Carnet de voyage

Chine du Sud, de Guangzhou à Chengdu

25 étapes
58 commentaires
20 abonnés
Dernière étape postée il y a 3 heures
Rizières et villages traditionnels au programme, à la découverte des minorités.
Septembre 2018
30 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 29 août 2018

6h du matin, bien arrivés à Guangzhou sous une pluie battante ! Après avoir trouvé un ATM pour changer de l'argent, au niveau des départs, nous cherchons un office de tourisme. Non, ça n'existe pas, on ne sera pas encombré par les cartes !

Nous prenons le métro direct ligne 3 pour la gare de l'est (7 Y par personne, environ 1€). À la gare de l'est, nous sortons en mettant notre jeton, quand on se rend compte que notre quartier se trouve de l'autre côté des rails. Il faut donc retourner dans le métro pour trouver la bonne sortie. On arrive à se faire comprendre pour rentrer (on ne veut pas repayer un billet de métro juste pour aller à la bonne sortie). Pour sortir, c'est plus compliqué, il faut trouver quelqu'un qui parle 3 mots d'anglais pour qu'il comprenne ce qu'il nous est arrivé, on dégaine notre plus joli sourire en donnant du "xiéxié", et ça marche.

Pour trouver notre logement, on se sert de MapsMe, mais ensuite on a l'impression de jouer à "Pékin express" pour trouver le bon immeuble, notre adresse en chinois à la main. Au 16ème étage du bâtiment 5, on nous accueille. Nous payons notre réservation Booking. Com, 575 Y pour les 4 nuits (environ 20€ la nuit), et une employée nous emmène au bâtiment 4, 45ème étage ! Très impressionnant ! (L'immeuble en comporte 50). Nous avons une chambre dans un appartement avec une cuisine et une salle de bains que nous partageons avec d'autres locataires.

Elves BNB Guangzhou East train station.

En bas on trouve un petit 7-Eleven, et sur l'avenue des petits restos (becs et pattes de canard). Je craque pour le Macdo, ce qui n'est pas du tout dans mes habitudes, car le bec de canard ne m'enthousiasme pas...

Après un peu de repos, nous sortons sous la pluie, à la tombée de la nuit, de l'autre côté, sur la Linhe Donglu (est), et là on trouve un peu plus de petites échoppes.

Au retour, le tonnerre gronde, les hautes tours font caisse de résonance, ça fait plutôt peur...

2
2
Publié le 29 août 2018

Ce matin nous prenons le métro pour le parc Yue Xiu. 4 Y le billet, nous n'achetons pas le forfait journée ni le forfait 3 jours, ça ne vaudra pas la peine.

Temps chaud et humide, on est un peu comme dans une cocotte minute... Le parc est très agréable, fréquenté mais pas trop. On est content de commencer nos visites par un peu de verdure. Des plans du parc sont affichés un peu partout, et grâce à MapsMe c'est très facile de trouver nos destinations. Première étape : la statue des 5 béliers. Une légende raconte qu'un jour de famine des immortels sont arrivés accompagnés de 5 béliers, tenant dans leur museau des plans de riz, sauvant ainsi le village. Les villageois ont ensuite édifié une grande statue en remerciements.

En contrebas, une grande sculpture murale raconte la légende. Cette petite place est le rendez-vous de joueurs de "plume lestée". Des groupes de 5 ou 6 joueurs en cercle font circuler la plume en la lançant et en la receptionnant avec leurs pieds. Quelle agilité !

Deuxième étape : la tour Zhenhai, qui abrite le musée national. Nous nous contentons de la voir de l'extérieur, nous avons encore d'autres choses à visiter, nous sommes assez sélectifs sur les musées.

Troisième étape : la Tour monument à Sun Yat Sen. On ne peut malheureusement pas monter plus haut que le 1er étage, on n'aura pas la belle vue annoncée par notre LP.

Il est temps de nous restaurer, on s'arrête face au parc dans un petit resto. Comme d'habitude pas de menu en anglais. Après un petit tour de table pour voir ce que les gens mangent on commande un peu au hasard : raviolis fris au maïs, viande et riz. Pas trop mal.

Nous arrivons au Mausolée du roi Nan Yue. Première surprise Jipy ne paie pas et moi je paie demi-tarif, l'avantage d'être vieux ! Mais la plus grande surprise c'est que cette visite nous a enthousiasmés ! On y a passé plus de 2 heures. On commence par une collection de miroirs en bronze de différentes époques, et une collection magnifique d'oreillers en céramique offerts par un couple.

Ensuite on accède au site où l'on a trouvé la tombe du roi Nan Yue. Ce roi avait été envoyé par l'empereur en 214 avant JC au sud pour réprimer l'agitation qui régnait alors. Sa tombe, découverte dans les années 1980, n'a jamais été pillée, donc tout y était, juste abîmé par de nombreuses inondations. Un beau travail de mise en valeur a été réalisé, un grand musée sur 2 étages, avec des explications en anglais. Le roi a été enterré dans un double coffre en laque, il était enveloppé de jade et de soie, c'est exceptionnel, ce qui a permis une bonne conservation. Il était entouré de 15 personnes (concubines, serviteurs, cuisinier, secrétaire), sacrifiés pour faire ce voyage dans l'éternité avec leur roi, apparemment mort de maladie aux environs de 40 ans.

Dans le coin des enfants, tout est fait pour que les petiots s'amusent en apprenant, c'est très pédagogique !

Nous finissons la journée au temple Guang Xiao (la piété filiale). Jipy se promène dans les différents bâtiments tandis que je repose ma cheville (pas encore guérie de son entorse à Vilnius) au son des prières chantées des moines, un pur moment de bonheur !

Nous reprenons le métro à Ximenku, après un arrêt dans un des nombreux restos de soupe chinoise. On choisit ce qu'on veut, on paie en fonction du poids, et 5 minutes après on t'apporte un grand bol de soupe où on a fait bouillir tout ce que tu as choisi ! Quel régal. C'est génial car on peut goûter des choses qu'on ne connaît pas, si on n'aime pas on ne prend pas trop de risque.

On rentre de nuit à 19h et sous la pluie, le soleil de minuit nous semble déjà loin !



Statue des 5 béliers
Statue des 5 béliers
Sculpture murale
Sculpture murale
Tour Zhenhai
Tour Zhenhai
Monument Sun Yat Sen
Monument Sun Yat Sen
Joueurs de plume lestée
Joueurs de plume lestée
Oreiller en céramique
Oreiller en céramique
3
3
Publié le 30 août 2018

Journée très pluvieuse et religieuse !

Nous commençons par le Chen Clan Academy (1888). Très touristique, ce grand complexe ancestral était en ruine en 1950. La restauration a été très bien réalisée, et il a été transformé en musée. Ce complexe magnifiquement décoré, sculpté, avec différents matériaux et techniques variées, abrite des réalisations artistiques diverses : travail du bois et de l'ivoire de mammouth de Sibérie, des broderies, du papier découpé, de la porcelaine, des tableaux en terre cuite, etc. On voit aussi une reconstitution de pièces d'une maison riche.

Nous reprenons le métro jusqu'au temple des 6 banyans. L'emblème est la grande pagode des fleurs, mais aujourd'hui on ne peut pas y monter. Plusieurs jolis bâtiments : le 6ème patriarche, Kwanyin, les 3 bouddhas...

Nous marchons jusqu'à la mosquée, dont l'aspect extérieur ressemble aux temples bouddhistes, un grand minaret blanc en supplément. L'intérieur est semblable à toutes les autres mosquées.

Nous finissons ce périple par la cathédrale, 5 minutes avant sa fermeture ! (17h) Rien à signaler, ce n'est pas la cathédrale de Chartres ! Comme d'habitude quand un monument ou un musée ferme en Chine, quelqu'un l'annonce en se promenant avec un micro. Il faut alors dégager vite fait, un policier siffle en gesticulant, malheur à ceux qui traînent !

On est content de retrouver notre 45 ème étage et sa douche chaude, nos pieds marinent dans l'eau depuis ce matin, ouf ! La pluie n'a pas cessé de la journée !


Chen Clan Academy
Chen Clan Academy
Poignard de jade aux 9 anneaux
Poignard de jade aux 9 anneaux
Le chant du phénix, bois doré
Le chant du phénix, bois doré
Maison ancestrale
Maison ancestrale
Salon des visiteurs
Salon des visiteurs
Tableau en terre cuite
Tableau en terre cuite
Cage aux crabes et langoustes, tronc d'arbre ciselé
Cage aux crabes et langoustes, tronc d'arbre ciselé
4
4
Publié le 31 août 2018

Métro pour Chang Shou Lu , dédale de petites ruelles interdites aux voitures bien sûr, mais il faut être prudent car plein de petites carioles et des vélos, électriques ou non, circulent et nous frôlent. Les ruelles sont encombrées de tables où les clients déjeunent, et d'étalages de légumes. Nous débouchons sur une rue plus grande où il n'y a que des bijoutiers (argent, jade, or...)

Le premier arrêt de la journée, c'est le temple Hualin. Un bâtiment est consacré au Bhodidharma, celui qui a développé le bouddhisme zen en Chine (venu d'Inde).

Un autre grand bâtiment contient 500 Arhats, en bois doré. Ce sont les hommes qui ont atteint le nirvana mais sont restés sur terre pour sauver les humains. Marco Polo y est représenté !

L'orage éclate pendant que nous visitons, la pluie nous accompagnera jusqu'au soir !

À pieds nous rejoignons le musée de l'opéra, dans un joli quartier rénové à l'ancienne.

Nous atteignons ensuite l'île Shamian, après avoir traversé un centre commercial très moderne avec un grand magasin Décathlon !

L'île Shamian était une concession franco-anglaise vers 1860. Il reste beaucoup de bâtiments coloniaux.

Nous faisons le tour de l'île, en nous arrêtant aux deux églises et à l'hôtel du cygne blanc, où nous avions changé de l'argent en 1987. Nous avons aussi retrouvé l'hôtel Shamian où nous avions dormi. On a essayé de demander aux réceptionnistes quand l'hôtel avait été rénové, car à l'époque il n'était pas aussi chic. Même avec les traducteurs automatiques, il n'y a pas eu moyen de se faire comprendre !

Dans la rivière des perles (pas très propre) une femme nageait à contre courant une bouée accrochée derrière elle.

Nous reprenons le métro à Huangsha afin de voir l'opéra et le quartier moderne illuminé. Nous avons goûté au métro bondé du vendredi soir, mais c'est assez bien organisé !

Le quartier moderne nous a beaucoup plu, ça rappelle Chicago, Dubai... C'est toujours impressionnant ces tours aux formes fines, qui changent de couleur. De plus, la pluie a cessé !

L'opéra est formé de plaques de verre assemblées, aux bords arrondis. Les derniers spectateurs se pressent, il est 19h30, le spectacle va commencer : ce soir on joue "Cats".

Nous finissons la soirée aux fontaines dansantes, c'est la bonne surprise !

Il est temps de rentrer, en essayant de trouver quelque chose à grignoter, on n'a pas vraiment pris le temps de manger aujourd'hui.



Temple Hualin
Bhodidharma
Arrhats
Marco Polo
5
5
Publié le 1er septembre 2018

On se lève un peu tard ce matin, à 10h la femme de ménage nous demande gentiment de libérer la chambre. On déplace un peu honteux tout notre petit bazar dans la salle à manger, à 11h on est prêts !

Les chaussures d'avant hier sont encore trempées ! Heureusement qu'on a pris 2 paires.

Métro jusqu'à la gare du sud. On ne s'attendait pas à ce qu'il y ait une telle foule, une heure trente de queue pour acheter le billet, les trains sont bien complets, le premier à avoir de la place est à 16h30. On s'en contentera, on devra dormir à Guilin. Nous n'avons pas l'intention de traîner à Guilin. Il faut visiter Yanshuo, mais nous en avons un très beau souvenir, lors de notre premier voyage chinois en 1986, on ne voudrait pas tout gâcher en y retournant car les choses changent, pas toujours en bien !

La gare est immense, il y a peu d'endroits pour manger et surtout rien pour s'asseoir. En bas comme en haut on s'installe par terre, on a l'habitude mais le poids des ans commence à se faire sentir !

Le train est à l'heure, c'est un beau TGV. C'est un peu plus cher que d'autres trains, mais on n'avait pas le choix : 251 Y par personne (35€).

En route on aperçoit derrière la vitre les beaux paysages karstiques, que l'on trouve sur les peintures traditionnelles chinoises.

Nous arrivons à 19h30, il fait nuit, et en sortant de la gare des dames attendent avec une petite pancarte en chinois. L'une d'elle s'approche de nous, on lui demande avec les quelques mots qu'on connaît s'il s'agit bien d'hôtel et le prix, et on la suit dans la rue principale. Super, on n'a pas été habitué à ce que ce soit si facile en Chine ! Petit hôtel tout simple, 100 Y (15 €).

En plus il y a de quoi manger tout près, ça a l'air bien appétissant. C'est la fête, des coques et des aubergines, dans une sauce délicieuse épicée juste comme on aime ! Un régal ! Dans la rue plusieurs échoppes cuisinent de bonnes choses qui sentent bon, dommage la pluie arrive, on retourne à l'hôtel.

Demain on continue notre trajet vers Dazhai.

Gare de Canton
Gare de Canton
Trajet pour Guilin
6
6
Publié le 2 septembre 2018

En route pour les rizières. À la gare du nord nous prenons le bus 1 pour la gare routière Qintan, au sud. (2 Y pp, 1h de bus)

Nous avons tout de suite un bus pour Heping Longji Lu Ku (croisement pour Longji) (32 Y pp, un peu moins de 2 h).

Le bus nous dépose au croisement où un minibus beige plein est prêt à partir pour Dazhai (30 Y pp et 45 min).

En route on nous fait payer le droit d'entrée aux villages : 95 Y pp.

On a lu que Tiantouzhai est plus joli pour dormir mais 40 min de grimpette avec les sacs, on ne veut plus les faire. Il y a des porteurs (plutôt des porteuses) mais nos sacs sont lourds, on n'a pas trop envie d'infliger ça à ces petites dames, et puis ça augmente le prix du séjour, car il faudra redescendre ! On dormira donc à Dazhai, à l'auberge de jeunesse Lost in Beauty. (129 Y la nuit pour nous deux). C'est une très belle bâtisse en bois.

Je me souviens qu'en 1987, suite aux glissements de terrains la route Lassa Kathmandu était coupée, il fallait en faire une grande partie à pieds. Le grand sujet entre les touristes était "porteur ou pas"! Entre "ça leur donne du travail, ça les fait vivre", et "j'ai trop honte", les discussions allaient bon train. On était jeunes, on avait préféré porter nos sacs nous-mêmes.

Vers 17 h on décide d'aller au point de vue Golden Bouddha à pieds, à l'arrivée du téléphérique. Ce n'est qu'à 1,2 km, mais ça grimpe sec, on rentrera à 20h dans la nuit noire, pas évident ! En haut, on se promène sur le belvédère en bois, le paysage est superbe. Il y a aussi un petit village.

Le riz est très haut, la récolte aura lieu en octobre.

Les villages sont habités par les Yao, qui habitent dans des immeubles en bois de 3 étages. Certains portent encore le costume traditionnel, mais c'est plutôt pour des raisons touristiques... On a lu que beaucoup abandonnaient le travail dans les rizières pour travailler au service des touristes, mais il faut qu'ils trouvent un équilibre car les touristes viennent... pour les rizières ! Donc il faut qu'elles continuent à exister et à être bien entretenues.

Malheureusement des constructions de béton fleurissent un peu trop. Il y a quand même un effort pour cacher le béton avec du bois.

Nous finissons la journée par un repas traditionnel, du riz cuit dans un morceau de bambou. On ajoute du tofu épicé et des pommes de terre en fines lamelles et cuites, façon spaghettis. On nous sert un thé délicieux, dans lequel trempe un gros fruit.



Vue de notre chambre, Dazhai
Riz cuit dans le bambou
7

LA randonnée que fait tout touriste occidental qui se respecte ! Les touristes chinois restent dans une vallée, ils n'aiment pas vraiment les randonnées. Je n'ai peut-être pas été bien raisonnable, mais j'avais préparé cette balade avant de partir et je tenais à la faire, on ne va quand même pas se faire commander par une paire de jambes !

Par prudence on l'a faite à l'inverse de ce que font généralement les gens, on a pris le bus ce matin à 9h20, puis on a attendu 1h un autre bus pour monter à Ping'An. On a bien fait car je marche lentement (les bus s'arrêtent de bonne heure), en plus on s'est trompé une fois, on a rajouté 4 km aux 12 prévus. Nous avons rejoint notre hôtel à 20h30, à la lampe de poche !

À Zhongliu, une femme Yao nous a proposé de nous montrer ses longs cheveux moyennant 5 Y (elles ne les coupent que 2 fois dans leur vie). On s'est laissé tenter par la proposition. Beaucoup de femmes nous invitent à dormir, il est déjà 16h30 et il reste 6 km. On aurait pu se faire une soirée "Pékin Express !" Mais on a les lampes, on préfère rejoindre notre chambre !

Je vous laisse avec les nombreuses photos, je compléterai peut-être plus tard.


Le riz est prêt
Patates douces pour le petit déjeuner
Riz cuit dans le bambou
Viande et tofu
Maison en construction, bois sur béton
Cornes pour l'artisanat
Objets en corne
Ses sacs sont très lourds, Jipy a testé
Œufs cuits dans la cendre pour le déjeuner
8
8
Publié le 4 septembre 2018

Aujourd'hui le soleil est au rendez-vous de bonne heure !

Nous prenons le minibus pour Longsheng (20Y pp). On se demande si à l'aller on n'a pas payé un aller retour. On s'est fait aussi avoir hier pour monter à Ping'An.

À Longsheng on attend 1h le bus pour Sanjiang. (34 Y)

À Sanjiang on nous fait signe qu'il faut marcher un peu pour prendre le bus pour Chengyang. Nous sommes arrêtés par des chauffeurs de minibus qui nous demandent 100 Y ! On vérifie alors nos documents, et on continue notre route. On traverse un grand pont. La vue est très jolie, des immeubles en bois et une pagode longent la rivière. Nous arrivons à la gare routière Hexi, à 800m. Inutile de prendre la rue qui monte vers la gare routière, le bus attend en bas sur la grand route, prêt à partir. (3 Y pp !)

En route nous passons devant une école. Les chinois aussi ont fait leur rentrée. Il est 16h20, une horde de gamins braillards envahit le bus. Le chauffeur prend alors son micro, le calme revient aussitôt ! Quelle autorité !

Les gaminots descendent presque tous dans le même village. Puis les gens nous font signe que c'est à nous de descendre, Chengyang est un ensemble de 8 villages, essentiellement des Dong.

C'est le pont du vent et de la pluie qui est réputé. Ce vieux pont a été construit en pierre et en bois, sans un seul clou. C'est un pont mais il servait aussi de lieu de réunions car il a des bancs. La légende raconte qu'un dragon aurait sauvé une femme des pinces d'un vilain crabe. Le pont a été construit en l'honneur du dragon, qui protège les récoltes.

Avant de rejoindre les villages, il faut s'acquitter du droit d'entrée. Nous avons droit au demi-tarif, 30 Y pp au lieu de 60.

Il faut marcher un peu pour arriver au centre de Ma'an, où se trouve le pont, et gravir plusieurs escaliers. Une petite suée avec les bagages et cette chaleur ! Nous trouvons un hôtel tout près du pont, pas encore terminé, je me demande d'ailleurs si nous n'avons pas l'unique chambre finie ! (100 Y)

La nuit tombe, nous pensions que le pont serait illuminé, qu'il y aurait de l'ambiance... Non, tous les marchands ambulants ont plié bagage, le pont est tout sombre, très peu de monde dans les rues. Pas facile pour manger, pas de menus affichés et pas de clients. On trouvera un resto avec un couple chinois qui dîne, on se simplifie la tâche en commandant la même chose qu'eux, à base de porc, de bambou, de riz et de bouillon avec légumes. Un festin ! Pendant que l'on mange, 3 adolescentes débarquent et nous demandent la permission de faire des selfies avec nous. Nous sommes mitraillés, ça nous fait bien rire, on pense au sketch de "scènes de ménage", quand Raymond et Huguette voient passer les chinois dans leur cuisine lors des journées du patrimoine !



Petits cochons ont fait le trajet en bus
Sanjiang
On sort de l'école
Chengyang
Récolte du riz
Pont du vent et de la pluie Chengyang
9
9
Publié le 5 septembre 2018

Ce matin nous profitons un peu de Chengyang. Un groupe de jeunes peintres en stage envahit le village. Puis nous voulons acheter du thé, puisqu'il est cultivé ici. Nous avons droit à une cérémonie du thé.

Nous quittons l'hôtel avec nos bagages, on prend un chemin différent de l'aller, ça nous permet de visiter une autre partie, nous trouvons le coin vraiment très beau. Des immeubles neufs se mêlent aux anciens, mais ils sont construits dans le même style, le ciment étant recouvert de bois.

Nous finissons par retrouver l'arrêt de bus, après une bonne suée. À Sanjiang j'avais lu qu'on pouvait maintenant prendre un TGV et être en 20 minutes à Zhaoxing. Impossible de localiser la gare et nous n'arrivons pas à nous renseigner. Du coup on retourne à la gare routière où nous attendons pendant 2h un bus pour Congjiang (35 Y pp). Nous changerons un peu notre plan de route.

La route est très mauvaise, très abîmée par les pluies abondantes. Nous mettons 4h pour faire 100 km. Une nouvelle route permet de faire plus rapidement les derniers km, avec un long tunnel de 4 km, mais une grande discussion s'engage dans le bus. Apparemment un petit groupe de villageois avec d'énormes sacs de... légumes (?) a raté son arrêt à cause de ce changement. Dommage on ne comprend pas ce qu'il se dit ! À priori le chauffeur et son aide vont arranger les choses, à l'arrivée les sourires sont revenus.

Il fait nuit, nous trouvons assez vite un petit hôtel (60 Y). Les bâtiments de Congjiang sont joliment illuminés.

Pont du vent et de la pluie
Peintres en stage
Sur le pont
Deux vendeuses efficaces
Face au pont
10
10
Publié le 6 septembre 2018

Aujourd'hui nous allons chez les Miao. Basha est un village de montagne, où les gens essaient de conserver leurs coutumes ancestrales. C'est le seul peuple de Chine où les hommes ont le droit de garder le fusil sur l'épaule toute la journée. Pour préserver cela on a construit une grande barrière payante à 4 km en contrebas. Comme nos documents ne sont pas à jour, on n'avait pas compris ça ! On avait pris un taxi depuis Congjiang, mais il nous a abandonné, après 4,5 km, devant la barrière ! Un peu contrariés on n'a pas voulu prendre le bus de tourisme moyennant 20Y chacun, on a fait la grimpette à pieds. Un peu dur avec cette grosse chaleur, mais le paysage est joli. Entrée du "parc" : 40 ¥ pp, 20 ¥ de 60 à 69 ans.

Je ne sais pas ce qu'il faut en penser, mais cette organisation revêt pour nous un aspect Disneyland. Si vous êtes déjà venus, n'y retournez pas, vous serez déçus. D'un autre côté, puisque le tourisme chinois se développe, c'est peut-être une bonne chose que ce soit organisé en parc. L'entrée payante doit revenir aux villageois (j'espère). Ils vendent de l'artisanat, et organisent des spectacles de danse 3 fois par jour. (45¥ pp je crois, on n'avait pas pris l'option spectacle au départ, un peu rebutés par cet aspect zoo, puis comme on se reposait à l'ombre sur le lieu du spectacle au moment où ça commençait, le contrôleur nous a proposé de rester ! Sympa. Il faut dire qu'on est les seuls étrangers, on ne passe pas inaperçus. Soit on nous escroque un peu, soit on nous protège !) Finalement on a beaucoup aimé le spectacle, l'ambiance était bon enfant, les Miao ont partagé des événements de leur vie au son du Lucheng, l'instrument traditionnel en bambou : mariage (ils ont choisi le marié dans le public), séduction des jeunes, chasse, combats et chahuts des garçons, pour finir par le rasage du crâne à la faucille. C'est à l'âge de 15 ans pour les garçons, on leur laisse une mèche qu'ils tressent en chignon sur le sommet du crâne. Deux volontaires ont prêté leur tête pour la démonstration.

À midi nous avions goûté au lotus, c'est très bon.

Au retour le dernier bus a proposé gentiment de nous descendre à la barrière, puis nous avons fini les 4,5 derniers kilomètres à pieds.

Jipy le courageux est allé photographier les illuminations de la ville (notamment les ponts). Même les arrêts de bus sont magnifiques la nuit.

Je joindrai les photos prises sur notre appareil à notre retour, ainsi qu'une ou deux vidéos.

Montée à Basha
The last gunner tribe in the world
Musée de Basha
Lotus
11
11
Publié le 7 septembre 2018

Zhaoxing est un village très touristique en plein expansion. Nous prenons d'abord le bus jusqu'à Laoxiang, par la nouvelle route (12 ¥ pp). Il nous dépose dans une gare routière toute neuve, en bois, imitation temple, face à la gare du TGV, toute neuve elle aussi. La femme qui contrôle les billets nous emmène tout de suite vers un petit bus qui est en train de partir pour Zhaoxing. Trajet 20 ¥, pour 5 km. Le chauffeur s'arrête à la barrière située à 2 km du village, son aide nous emmène à la billetterie. 100 ¥ l'entrée, gratuit pour les plus de 60 ans. J'ai de la chance, la caissière n'a pas "chinoisé" pour 3 semaines ! Le bus nous a cette fois déposés à l'entrée du village (contrairement au taxi pour Basha).

Par contre, trouver un hôtel n'est pas du gâteau ! Pendant que Jipy garde les bagages, je sillonne le village, entrant dans 8 hôtels : plusieurs n'acceptent pas les étrangers, et parmi ceux qui acceptent, soit ils ont de la place mais coûtent le double, soit ils ont été réservés et n'ont pas de place. Enfin, un petit hôtel qui n'a pas un seul client accepte de nous recevoir, après avoir téléphoné à un responsable ! La joie des hôtels en Chine... Aujourd'hui dans le village nous ne rencontrerons comme étrangers qu'un couple israélien avec un guide chinois, qui nous aide à choisir notre repas. Par contre énormément de touristes chinois, seuls ou en groupes, avec micro et petit drapeau. Les pauvres villageois ont subi un sacré changement... C'est encore une sorte de Disneyland, même si c'est très joli. Mais si cela peut permettre aux Dong de conserver leur culture... Pour les gens âgés ça doit être difficile. Pour les jeunes, ça leur permet de vivre leur culture en la faisant partager, au lieu d'aller travailler en ville.

Le village est construit dans le creux de la vallée. Il comporte un certain nombre de jolis ponts couverts, et 5 tours du tambour, qui servent de lieux de réunions. Les femmes y font de la broderie, les hommes jouent de la musique ou font des parties de jeux de société. Beaucoup de nouvelles constructions, en bois ou en ciment recouvert de bois.

Il a beaucoup plu cette nuit, la rivière est boueuse et les rizières ont de l'eau.

Ce soir, grand spectacle offert en plein air. Féérie des lumières et des costumes brillants dans la nuit. On nous raconte une vieille légende chinoise, style Roméo et Juliette, et des événements de la vie quotidienne Dong sont illustrés par des danses et des chansons. Très beau spectacle !



Tour du tambour
Cueillette du poivre
12
12
Publié le 8 septembre 2018

Quelques photos de Zhaoxing illuminé. Tout est fait pour que les chinois y passent un bon moment : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs, karaoké, massages,, et même une boîte de nuit ! On a été vraiment surpris !

Belle randonnée aujourd'hui de Zhaoxing à Tang'An (985m d'altitude), 5 km de grimpette, avec des escaliers aux marches parfois hautes, dans les rizières. Paysages magnifiques. Le chemin est en pleine rénovation, on refait des ponts, des toilettes, des pavillons pour se reposer, des rambardes en faux bois (fil de fer recouvert de toile de jute trempée dans du ciment). En route on passe au village de Xiage. Une fillette joue à l'élastique en l'accrochant aux tabourets (souvenirs d'enfance !)

Beaucoup de maisons neuves en ciment, et pas recouvertes de bois. On imagine que des chinois viennent s'installer ici pour travailler avec le tourisme à Zhaoxing.

Tang'An est un village musée. Des touristes chinois sont montés en bus par la route. Ils photographient sans gêne les villageois Dong, et nous avec... On a un peu l'impression de faire partie du village !

Les villageois ne protestent pas, ils se laissent photographier et sont même très souriants. On se dit qu'ils ont dû avoir des consignes, on imagine une réunion comme on a vu chez nous dans des téléfilms : vous allez faire partie du parc, vous allez être visités et photographiés, en échange vous bénéficiez d'aide pour vos cultures et de plus de confort ! (énergie solaire, toilettes, tricycles neufs...)

J'ai passé un moment avec une petite vieille qui, en voyant ma canne, m'a parlé de ses douleurs. Quant à Jipy, deux petites vieilles ont éclaté de rire en voyant sa barbe et lui ont fait de la place sur leur petit banc !

En tous cas, c'est un très beau village, et la vue sur la vallée est superbe.

Nous décidons de rentrer à pieds par la route, 7,5 km. Ce soir les genoux sont très douloureux...

Touriste chinoise déguisée avec un costume de fête
Toile de jute avec ciment sur du fil de fer, imitation bois réussie
Pavillon de repos en construction
13
13
Publié le 9 septembre 2018

Lever à 6h30, nous voulons aller voir le point de vue situé à l'ouest du village avant de partir. Très joli coin, on a vue sur toute la vallée, on revoit très loin et très haut le village de Tang'An. C'est dans ce coin qu'on loue des costumes de fêtes. C'est amusant de voir les touristes chinois (han) en costume traditionnel, avec leur sac à main d'un côté et le portable de l'autre. Nous avons droit encore à une petite chanson d'un groupe de Dong. Nous quittons Zhaoxing à regrets, on a beaucoup aimé.

En quittant l'hôtel on a la chance d'avoir tout de suite la navette gratuite qui traverse le village, c'est royal, on évitera un bon km en tirant les bagages ! On attrape tout de suite le minibus pour Laoxiang, (10 ¥ pp), et de là le bus pour Kaili (80 ¥ pp). Par la nouvelle route, on y sera en 3h.(Autoroute, passages aériens, tunnels, montagne boisée...)

Jusque là on est très chanceux. Les choses se gâtent à Kaili. Je pars en expédition autour de la gare routière, située en plein centre ville. Peu d'hôtels, et ils n'acceptent pas les étrangers. Ce qui est désagréable, c'est cette façon de dire non sans une explication, sans une excuse, sans un sourire. Des chinois sympas ont demandé pour moi, même réponse. À la gare de bus un gars du cits me montre vaguement la direction d'un centre commercial. Jipy souhaite qu'on essaie avec les bagages, d'abord dans la même rue, mais c'est pareil. Quatre jeunes filles nous regardent en riant, du coup on va vers elles, et elles surmontent leur timidité pour nous aider ! Elles sont très mignonnes et dégourdies, elles sont fières de prononcer 2 phrases en anglais ! Elles demandent pour nous et on se retrouve au 4ème étage du centre commercial, hôtel 4 étoiles. Les prix annoncés sont bien au-dessus de notre budget. Les ados marchandent pour nous, avec le traducteur du portable. Les filles de l'hôtel baissent le prix et nous annoncent que c'est le seul hôtel qui accepte les étrangers. Le prix devient plus raisonnable, mais on a un rejet de cette grosse ville et de son mauvais accueil. On cherchait un petit hôtel sympa pour rayonner 2 jours dans les petits villages autour et voir le musée des minorités. On se dit que finalement on n'a pas envie de collectionner les villages, et que le musée ne nous apportera pas plus que les musées vivants qu'on vient de voir. Sortant de Zhaoxing, Kaili est bien laide. Puisque Kaili ne veut pas de nous, nous ne voulons pas d'elle ! Nous regrettons juste de ne pas avoir séjourné une nuit de plus dans deux des villages précédents.

Retour à la gare routière, par chance on a un bus dans 15 minutes pour Zhenyuan, (35 ¥ pp) qui devrait être beaucoup plus accueillante.

Effectivement, 2h de bus après... Une bonne petite marche pour rejoindre la vieille ville. Nous trouvons très facilement un hôtel correct et dans nos prix. Toujours la communication grâce aux traducteurs du téléphone !

La vieille ville a l'air très belle.

On prend notre courage à deux mains pour aller manger et là... c'est magique, féerique, toute la montagne est illuminée, ce sont les grottes du dragon vert (qui ne sont pas des grottes mais des temples imbriqués dans la montagne).


Retour de la pêche en rivière
Point de vue de l'ouest
Costumes à louer
Arrivée à Zhenyuan
Zhenyuan
14
14
Publié le 10 septembre 2018

Très jolie petite ville. Elle est toute en longueur et borde la rivière. Une promenade est aménagée le long de la rivière, certains tronçons sont encore en travaux. Le soir les restaurants en plein air s'installent tout le long de la rivière. Énormément de touristes chinois, nous étions encore toute la journée les seuls occidentaux !

Nous pensions hier soir être dans la vieille ville... Pas du tout, il a fallu compter 1,3 km pour arriver à la vieille ville et 2,5 km pour les grottes du dragon vert.

Cet ensemble de temples (taoïstes, bouddhistes et Confucéens) sont imbriqués dans la roche. Entrée 60 ¥.

Lotus
Qinglong Dong, grottes du dragon vert
15
15
Publié le 11 septembre 2018

Pluie... toute la journée !

Nous poursuivons malgré tout notre visite de Zhenyuan. Nous prenons une des "4 allées" dans la vieille ville, 4 rues qui grimpent avec des escaliers glissants contre la falaise. Ruelles étroites, très vieilles maisons de bois encastrées entre des immeubles neufs, point de vue sur la rivière et les toits de la ville, quelques anciennes riches propriétés, et un puits pourvu de quelques poissons rouges, qui alimentait le quartier jusqu'en 1980. Bref, une très belle balade, à ne pas manquer.

Partout en ville des affichettes nous vantent les croisières. Malgré la pluie, nous étions décidés à y aller. Par prudence nous avons demandé si la croisière allait bien voir les gorges, avec le grand rocher qu'on voit souvent en photos. On a bien fait de demander, car les croisières se contentent de sillonner la rivière sur les 2,5 km en ville qu'on commence à bien connaître. Pour les gorges, c'est plus rare et plus cher, on ne nous encourage pas vu le temps... On décide alors de s'approcher des gorges à pieds. On a lu sur notre LP qu'il y avait la gorge de Tiexi. On se renseigne auprès d'un chauffeur de bus, qui forcément ne comprend rien puisque la photo qu'on lui montre ne correspond pas au nom qu'on lui donne ! Donc on continue à pieds, et au bout de 2 km, voyant passer le bus, on décide de le prendre. Heureusement, car on a fait environ 6 à 8 km avant d'être déposés à l'entrée de la gorge de Tiexi, en montagne, le long d'une petite rivière, qui n'est pas du tout la rivière Wuyang.

Il est 17h, et ça ferme... à 17h00 ! La caissière, fermée elle aussi, nous fait un geste qui pourrait s'interpréter par : "fichez le camp". Tant pis pour la visite, de toute façon on n'avait pas trop envie de se lancer dans une balade avec escaliers glissants dans la forêt, on a fait malgré tout une belle promenade pour venir ici. Mais on décide quand même de donner une leçon de politesse à cette petite dame. On lui explique avec beaucoup de gestes qu'on peut dire gentiment aux gens et avec le sourire que l'entrée est fermée. Défi réussi, la dame a compris et a souri !

On reprend le bus 7, et après avoir descendu la rue qui longe la rivière, bordée d'hôtels neufs, nous rejoignons le célèbre pont. On dîne d'une soupe aux nouilles dans une petite gargotte face aux temples de Qinglong Dong. À 19h00, tout à coup, tout s'illumine, c'est magnifique, ça me rappelle les illuminations de "Chartres en lumière"!

Nous rentrons à pieds pour profiter des illuminations de la ville, la pluie commence enfin à faiblir.

Nougat
allée Renshou
Grande propriétés
Puits Sifangjing
Près de la gorge Tiexi
16
16
Publié le 12 septembre 2018

Lever 5h50, ça fait une petite nuit. Nous avions repéré hier le bus pour la gare. Impeccable, on s'évite une petite marche de 2 km avec les bagages, et on gagne beaucoup de temps. Nous avons le train de 8h51 pour Anshun.

Le temps est encore maussade aujourd'hui, mais il ne pleut plus.

Le train est animé, il y a beaucoup de monde mais on a la chance d'avoir 3 places pour nous deux jusqu'à Guiyang, ce n'est pas du luxe avec nos bagages ! Par contre on finira le trajet bien entassés !

Anshun : on avait très peur de se retrouver dans la même situation qu'à Kaili. Et bien non, le 7days a bien voulu de nous. Demain nous irons sur le site des grandes cascades. Alors cet après-midi, repos, on en a besoin !

Bon, le repos n'a pas été bien long, ce serait dommage de ne pas visiter un peu Anshun (avec les capes de pluie)... Comme d'habitude le LP se trompe sur l'échelle de la carte, c'est plus loin qu'on pensait (3 km). On est quand même récompensé, on trouve le temple au bord de la rivière, encastré dans de grands immeubles. On se glisse discrètement par une porte ouverte, on commence à faire des photos dans la pénombre, en ayant un peu peur de se faire gronder par le moine qui tourne en récitant ses prières. C'est alors qu'il appuie sur l'interrupteur avec un sourire de bienvenue, on pousse un "Oh" admiratif. Dorures, couleurs, on adore... Et ça sent bon l'encens.

En face, c'est un vieux quartier qui tient encore debout, certaines maisons ont d'ailleurs été abandonnées, à notre avis de grands immeubles neufs ne tarderont pas à les remplacer ! Ces maisons sont d'ailleurs toutes des petites échoppes, pas sûrs qu'elles soient habitées. Ça sent bon, on trouve des petites pommes de terre sautées avec une petite brochette de poisson, hum, ça change du riz et des nouilles.

On finit bien cette journée qui ne s'annonçait pas très riche !