Carnet de voyage

Balade autour de Bariloche

10 étapes
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San Carlos de Bariloche, avec escale à Rome et à Buenos Aires. Nous camperons autour de Bariloche avant de rejoindre Ushuaïa où nous embarquerons pour une expédition Antarctique...(autre carnet)
Du 20 décembre 2019 au 9 janvier 2020
3 semaines
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Voilà, enfin partis après bien du stress ! Il y a un mois, on se rendait compte que, suite au gros orage de Bulgarie, la photo du passeport de Jipy était décolorée. Sur le coup on ne s'est pas inquiétés vu que c'est un passeport biométrique et qu'il passait bien les frontières. Puis des policiers nous ont fait peur : "monsieur on ne vous reconnaît pas." Bon d'accord, mais le passeport a 8 ans, monsieur a une barbe blanche, et ses joues rebondies sont creusées par deux rides (pardon mon cœur, tu es toujours très beau !) Dans le doute, on refait un nouveau passeport, on nous annonce qu'il faut un mois... Grand stress, il y en a un qui est persuadé de se faire refouler à la frontière et qui ne dort plus... Quand au bout de 15 jours (3 jours avant le départ) le fameux passeport est prêt ! Apéro ! Puis j'ai la bonne idée de vouloir changer le numéro de passeport auprès de la compagnie aérienne. (Nous sommes passés par EDreams, pour un billet aerolineas argentinas jumelé avec Alitalia !) Oh surprise, le vol Rome-Buenos Aires est décalé de 24h... Personne ne nous a prévenus. S'ensuit un stress de 3 jours, EDreams nous propose un vol un jour plus tôt, confirmé mais pas finalisé. Je vous passe les étapes et les très nombreux coups de fil (on vous rappelle dans dix minutes... Ben non. On a un problème technique, rappelez demain. Votre dossier est traité en urgence...) pour finalement s'entendre dire la veille du départ que la compagnie refuse le changement car on a appelé trop tard ! EDreams nous propose un remboursement (ah non) ou les 24 h à Rome.

En soit ce n'est pas grave, mais si je n'avais pas eu l'idée d'aller sur le site d'Alitalia, on apprenait ça à l'aéroport, on perdait notre nuit réservée à BA et on passait 27h à l'aéroport de Rome assis sur un banc. Je suis assez en colère après EDreams et Alitalia.

Nous voilà donc au B&B Sofia, après 1h de bus pour faire 2 km (embouteillages), puis 1,5 km à pieds. On aurait peut-être dû prendre un taxi... L'endroit est charmant et l'hôtesse très accueillante.

Ce matin il fait un vent terrible et de la pluie. On va quand même jeter un coup d'œil à Ostia Antica, qui se trouve à quelques kilomètres. Notre avion n'est qu'à 18h00 !

Déception, à Ostia Antica on refuse de nous garder nos bagages à l'entrée et il est interdit d'entrer avec. D'autre part il semble que le plus intéressant est fermé ! Jipy va visiter seul, histoire qu'on ne soit pas venus pour rien... Il revient mitigé, après les sites vus en Turquie, Ostia Antica n'est pas indispensable.

Il a quand même quelques belles photos.

Retour à l'aéroport. Suite à Buenos Aires...

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Bien arrivés à Buenos Aires, après 14h de vol. Quel bonheur de rencontrer des douaniers souriants qui nous souhaitent la bienvenue en cherchant les quelques mots de français qu'ils connaissent ! Après les chauffeurs de bus exécrables de Rome et les employés peu sympathiques de la billetterie de Ostia Antica, ça fait du bien.

À la billetterie d'Aérolineas Argentinas on arrive à faire changer les billets retour d'ushuaia qu'on nous avait déplacés sans nous prévenir (on risquait de manquer l'avion pour Rome !) Affaire réglée, un chauffeur de taxi très agréable nous emmène à l'hôtel sans inscription dans un immeuble délabré. À 8h00 un dimanche c'est sinistre, mais on finit par nous ouvrir, après avoir pris un ascenseur plus que tremblant une dame (tremblante aussi) nous conduit dans une chambre très rudimentaire mais propre !

Notre objectif de cette petite escale à BA consiste à visiter le théâtre Colon qui était en rénovation lors de nos précédents passages. Une grande chance, au lieu de la visite guidée on nous propose un concert gratuit ! On va pouvoir profiter de l'acoustique, qui est paraît-il génial.

Inauguré en 1908, Georges Clémenceau avait proclamé : "C'est le plus beau théâtre du monde".

Mozart, Tchaïkovski Vivaldi... Moment très agréable, toute la famille des violons est de sortie, les sons clairs et purs s'élèvent de la scène à notre 6ème étage.


Atterrissage à Buenos Aires
Place du théâtre Colon
Théâtre Colon

Ah ! Le ciel bleu ! Trop fatigués on garde encore les petites doudounes...

De 20h00 à 2h00, la rue Corrientes devient en partie piétonne.


Demain matin, encore un vol pour San Carlos de Bariloche!

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L'aéroport Aéroparque de Buenos Aires a décoré ses toilettes pour Noël !

Survol de Buenos Aires

San Carlos de Bariloche et ses belles montagnes sont atteintes après 2h45 de vol.

Nous récupérons notre voiture chez EuropCar. Un peu décontenancés, il n'y a pas de clé de contact, on n'arrête pas le progrès ! Le temps de faire les courses, le soleil disparaît pour laisser la place à la pluie...

Nous prenons la route de El Bolson. La police nous arrête car on n'a pas mis les lumières comme il faut, cette voiture est pleine de mystère !

À 19h00, sous la pluie froide, nous abandonnons l'idée de planter la tente. Nous allons quand même dans un camping, où on nous propose une petite cabane aménagée. C'est bien sympa, d'autant qu'on n'a pas encore digéré le décalage horaire. Espérons que demain sera meilleur.

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Nous descendons la route 40, avec vue sur les montagnes.

À El Hoyo, nous entrons dans la province du Chubut.

On s'arrête au musée sur la culture des indiens Mapuche à Leleque, mais il est malheureusement fermé le 24 décembre.

Nous prenons la route de Gualjaina, qui devient piste. Le village est un peu perdu dans le désert, et peuplé d'indiens.

Nous voulons joindre Piedra Parada, fréquenté par les amateurs de varappe. Le paysage est désertique, les roches colorées.

À l'arrivée, c'est camping... ou camping ! Il est fréquenté par des vaches et des chevaux.

Piedra Parada

Joyeux Noël ! Ce n'est pas l'option gastronomique, ni "ambiance fêtarde" car les campeurs sont très discrets et peu bavards. Mais quel paysage !

Nous passons la journée de Noël dans le canyon de Piedra Parada, qui mesure 4,5 km de long. Belle randonnée de 11 km environ en tout.

On n'a pas réalisé que le soleil tapait dur dans le canyon, il a fallu enlever nos 4 épaisseurs et les porter dans le sac...

Le fond du canyon. La rivière a creusé plusieurs étages dans la roche.

Des paysages comme on les aime...

Nous passons une deuxième nuit au camping, encore plus calme que la veille. Nous sommes réveillés par les meuglements d'une vache qui vient renifler la tente !

Retour par la même piste. Des nandus traversent devant nous. (même famille que les autruches et les émeus).

Nous retrouvons les montagnes enneigées. Après un arrêt à Esquel (ravitaillement, office de tourisme et wifi), nous entrons dans le parc national Los Alerces, patrimoine de l'Unesco.

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Le parc national est au patrimoine de l'Unesco. Los alerces,, ce sont de grands arbres qui ne poussent qu'ici. Le plus vieux a 2600 ans mais pour le voir il faut faire une excursion d'une journée en bateau. Nous nous contenterons d'un alerce de 300 ans !

Nous commençons par une petite balade qui nous mène à un point de vue, après être passés devant des pétroglyphes (clepsydres).

Petite grimpette à la cascade Irigoyen.

Camping gratuit Coihue Viejo, au bord de l'eau.

Il existe 3 sortes de campings dans le parc : les "libre", gratuit, pas d'eau ni wc, juste un emplacement pour faire du feu, les "agreste", eau, wc, douche à heure fixe, et les "organizado", eau chaude et électricité.

Malheureusement le 27 décembre est une journée pluvieuse ! On finit le petit déjeuner dans la voiture, on plie la tente mouillée, et on roule vers le Lago Verde. Nous passerons la journée dans la voiture, repos, bouquins, pique-nique, blog... Quelqu'un nous a dit qu'après 17h00 le temps se dégagerait. Alors on attend...

Ce monsieur avait raison, à 17h00 la pluie cesse, on va enfin pouvoir emprunter la célèbre passerelle du parc et faire une belle promenade !

Attention au puma... Au cas où lui aussi voudrait se dégourdir les pattes après la pluie, Jipy prend un bâton !

Voilà l'alerce de 300 ans.

Point de vue sur un glacier, un peu couvert encore...

Pas de puma, mais de beaux oiseaux, des canards multicolores, et... Oh surprise, deux huillins, loutres argentines, sorte de gros castors, bien plus gros que les ragondins...

Nous quittons le parc par le nord. Beaucoup de campings et de sentiers sont fermés, il y a sûrement eu des tempêtes, ou des dégâts causés par les pluies. On va donc rouler un peu, il fait jour tard.

À 21h30, après avoir fait des tentatives pour trouver une cabana, on trouve le camping de l'abuelo Daniel, dans une ferme. Quel bonheur : le vent glacial s'est levé, il fait presque nuit... On nous propose un petit coin au chaud près du feu pour faire notre cuisine, puis on s'organise pour dormir au mieux dans la voiture... Ce n'est pas le confort de Zezkinette (notre van) mais on est au sec, le sol étant trop boueux pour poser la tente...

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Le 28 décembre, nous quittons El abuelo Daniel, nous retrouvons le goudron à Cholila. Le temps est magnifique !

Nous passons devant la maison de Butch Cassidy. À Epuyen, pique-nique sur la place désertique où une plaque en céramique indique qu'un instituteur a été tué par la police en 2007. À la sortie du village, un stuppa...

Après 200 km, nous voilà au Centre Civique de Bariloche. Ce sapin métallique blanc cache la statue du Général Roca, dictateur responsable du génocide des indiens Mapuche. Cette statue ayant créé une polémique, elle est pour l'instant couverte, mais on ne sait pas si ce sapin, fait en 2013, est là en permanence, on se renseignera.

La cathédrale de Bariloche. Le chemin de croix est en céramique, œuvres d'art créées par 15 artistes différents. Remarquez les lunettes en métal ajoutées sur un des personnages...

Le vitrail du général Roca nous surprend dans ce lieu de culte...

Soirée au camping El Yeti. Des compagnons de la péninsule de Valdes font une parrillada et nous offrent un peu de leur délicieuse viande.

Nous dégustons nos chocolats achetés chez Rapanui, grande spécialité de Bariloche.

Réveil du 29 décembre

Montée au Cerro Otto, par 7 km de piste. Le dimanche, le centre d'attractions au sommet est fermé, ainsi que le téléphérique et le funiculaire. Aussi l'endroit est un peu désertique, je garde la voiture tandis que Jipy marche jusqu'au point de vue de la pierre de Habsburgo (6 km A/R). Il fait le chemin avec un compagnon argentin.

Point de vue du Cerro Otto

Retour en ville, promenade au bord de l'eau, où se trouve une patinoire couverte.

On flâne un peu sur la place du centre Civique, où des photographes en compagnie de leurs gros Saint-Bernard proposent leurs services. Ça fonctionne, beaucoup de familles se font photographier avec ces bons gros toutous affectueux !

À 18h00, l'horloge de l'hôtel de ville fait défiler 4 personnages (indien, prêtre, militaire et colon).

Au sol, des noms sont peints, essentiellement des femmes, tuées sans doute dans les années 1976 à 1978. Là aussi on voudrait en savoir plus...


Je ne résiste pas à une petite photo avec le papa Noël, même s'il est en plastique !

Nous finissons cette belle journée par l'autre spécialité de Bariloche : la bière artisanale (bière au miel et bière à la framboise), à la brasserie Bachmann, accompagnée de frites au fromage, lardon, oignons ! Délicieux !

Retour pour une deuxième nuit au camping El Yeti.

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Le 30 décembre, on quitte Bariloche pour faire une boucle dans le nord.

Nous laissons de côté la route des 7 lacs que nous avons déjà parcourue en 2002. On passe devant un amphithéâtre créé par la rivière, puis on traverse la vallée enchantée où de grands rochers bordent la route.

Le doigt de Dieu

On emprunte une piste sableuse, caillouteuse au relief accidenté en direction de Villa Traful, mais nous sommes enthousiasmés par le paysage.

Nous longeons le lac Traful. 5 km avant la ville, le grand mirador del Viente nous offre de magnifiques vues.

À Villa Traful, nous montons faire une jolie balade à la cascade Coa Co. On a aussi fait la boucle de la cascade arroyo Blanco, mais elle est moins intéressante, même si à la fin on peut entendre le chant des oiseaux cachés sous une guérite !

Nous revenons sur nos pas pour dormir au camping Paloma Araucana qu'on avait repéré. Le site est superbe !

Le 31 décembre, nous reprenons la piste pour rejoindre la route 40 (la route des 7 lacs) au nord de Villa La Angostura.

Nous prenons la route 40 en direction de Saint Martin des Andes, en nous arrêtant à chaque point de vue !

Arroyo Partido : cette petite rivière se divise ici en deux en cognant des rochers. Le bras gauche part se jeter dans l'Atlantique, le droit va rejoindre le Pacifique.

Nous voilà à Saint Martin des Andes. En 2002 nous nous étions arrêtés là, le 31 décembre aussi. J'avais fait la bêtise d'acheter du cidre, comme tous les argentins, à Villa la Angostura. Le soir au camping, j'ai ouvert la bouteille qui avait eu le temps de bien se réchauffer et d'être secouée sur les routes de montagne. Le bouchon m'avait percuté l'œil avec toute la puissance de sa pression ! J'étais restée borgne plusieurs jours, j'ai eu vraiment très peur... Cette année on fêtera la nouvelle année avec une canette de bière !

Il fait très chaud, les enfants en profitent !

Un petit musée sur la culture Mapuche : à gauche des outils pour la chasse, à droite des bijoux, et une grande épingle pour attacher les vêtements.

Nous prenons la route de Junin des Andes, à 40 km de là. Le paysage est plus vert, les roches colorées.

Vue sur le volcan Lanin, que nous avons l'intention de voir de plus près.

Soirée tranquille au camping Toscas Blancas, au bord de la rivière, à l'entrée de Junin. Il a fait tellement chaud que des gens se sont baignés aujourd'hui.

Bonne année 2020 à tous, bisous !

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Volcan Lanin

Parc Lanin

Le 1er janvier, c'est synonyme de "Asado" en Argentine. On s'installe dans la nature, de préférence au bord d'une rivière, c'est encore mieux s'il y a un "fogon" en ciment, et on sort son mouton prêt à cuire. 3 heures de cuisson. De voir tous ces morceaux de viande au camping et le long des routes, ça nous a presque coupé l'appétit ! Pour nous ce sera notre traditionnel sandwich fromage-avocat-tomate.

D'ailleurs deux hommes nous chassent de notre emplacement, ils déversent presque sur nos pieds leurs tas de bois, brandissent la machette et le gigot, sans un sourire. Leurs femmes viendront sans doute plus tard avec les enfants et le reste de la nourriture.

Un panneau qu'on rencontre souvent ! Il indique juste un virage un peu sec.

Direction le parc Lanin et son beau volcan. Aujourd'hui la météo est moins bonne, une couronne de nuages blancs entoure le sommet du volcan.

À l'entrée du parc, un bosquet d'araucanias...


L'après midi est très orageux, mais il ne pleut pas. Les insectes sont féroces. Comme de toute façon on manque un peu de sommeil, on fait la sieste dans la voiture.

Dans la soirée on s'installe au camping du parc, face au volcan, et Jipy va se dégourdir les jambes en marchant jusqu'au lac Tromen, à 3 km.

2 janvier : le volcan à 7h00 du matin.

Le temps est magnifique. Après une petite photo avec le gardien du camping, on s'attaque au sentier du mirador : 1 km de grimpette pour 200m de dénivelé.

Rencontre sur le chemin...

Hourrah! Essoufflés et trempés, mais heureux !

Mirador del Lago Tromen

Redescente raide dans la forêt. Le lichen couvre les hauts arbres, des bosquets de bambou se glissent entre eux.

À Junin des Andes, arrêt à l'église "Notre Dame des Neiges", où il est fortement question de la colonisation des indiens (le mot civilisé a été recouvert de noir sur la plaque).

Place de Junin, hommage aux habitants morts pour défendre les Malouines.

Sur le parking du supermarché, nous rencontrons la famille "Duthoy du monde" partie pour un an avec un gros 4x4 aménagé, avec les tentes sur le toit. Je suis toujours émue par ces jeunes familles qui ont fait le choix de tout quitter pendant un an, voire plus, pour parcourir le monde avec leur véhicule. Nous suivrons leur périple.

Nous quittons la route 40 pour emprunter la piste 63 qui mène au lac Meliquina. Beaucoup de monde, peu de camping, des clôtures des deux côtés de la piste. Nous poursuivons, on trouve quelques campings gratuits au bord de la route, mais du verre brisé (vitre de voiture) nous dissuade de nous y installer.

Nous faisons un détour de 7 km sur une mauvaise piste pour atteindre le Lago Filo Hua Hum, toujours dans le parc Lanin. Un camping "agreste" nous accueille, dans un très joli cadre.! Ouf, on est rassuré.

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Le 3 janvier, on quitte vers 14h00 notre petit camping au bord d'un lac pour retrouver la piste 63.

Jusqu'à Confluencia, de belles formations rocheuses bordent la route.

Ces 40 km sont complètement désertiques... pas une seule habitation et très peu de voitures.

Selon les conseils des "Duthoy du monde", nous allons dormir à Colonia Suiza, village historique avec féria artisanale et restaurants, hôtels et trois campings. Le camping Ser qu'on nous a recommandé étant occupé par une colonie de vacances, on va au Goye, très bon marché et rempli de routards.

On assiste le samedi matin à la préparation du Curanto, plat traditionnel (ensemble de viandes et de légumes cuits au feu de bois, recouvert de branchages et d'une toile de jute).

Montée au Cerro Campanario en télésiège, on n'a pas le courage de faire la grimpette à pieds...

La vue est magnifique, il faut dire qu'on est bien gâté avec le temps !

Demain nous mettons le cap sur Ushuaïa. Nous allons quitter le ciel bleu...

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Le 5 janvier, nous quittons San Carlos de Bariloche sous les nuages, histoire qu'on n'ait pas de regrets de quitter le ciel bleu ! On a vraiment eu de la chance cette semaine...

Arrivée à Buenos Aires sous une grosse chaleur, pour une escale de 3 heures.

Départ pour Ushuaïa. Pablo est content, il a hâte de voir ses copains.

Pablo a été offert à Jipy par ses collègues lors de son départ en retraite, car il avait annoncé son désir de mettre un jour les pieds en Antarctique.

Arrivée à Ushuaïa à 19h30, avec un ciel nuageux.

Nous avons eu la réponse à nos questions : le sapin blanc métallique de Bariloche recouvre la statue du Général Roca du 8 décembre au 6 janvier. Le reste du temps, celle-ci trône sur la place, couverte de graffitis, tous les jours nettoyée puis re-taguée... On nous a expliqué que le général Roca avait ses statues et ses noms de rue en tant que président (2 fois président), et que si on voulait supprimer les siens il faudrait en faire de même avec les autres présidents, ce qui est impossible vu le nombre de rues et de statues de dirigeants à travers toute l'Argentine.

Quant aux noms de femmes inscrits à la peinture blanche, ce sont les femmes disparues lors de la dictature de 1976 à 1982. Leurs mères se battent pour retrouver leurs bébés nés en prison et confiés à des familles, ce sont les "grands-mères de mai", appelées aussi "les folles de mai" (ces grands-mères manifestent depuis plusieurs années place du 2 mai à Buenos Aires).

Comme dans toutes les villes du monde aujourd'hui, Ushuaïa a son nom inscrit en grandes lettres, avec ici la petite touche de Noël !

Nous ne ferons pas la visite classique de Ushuaïa, étant déjà venus en 2004. Nous avions alors bien profité du parc national. La ville s'est agrandie, mais un gros casino en béton défigure le bord de mer.

Plusieurs décors dans la ville nous rappellent que Ushuaïa était un bagne. Plusieurs musées en relatent l'histoire.

Un promeneur de chiens en a 17 au bout de ses laisses ! Impressionnant, heureusement ils sont dociles...

Nous prenons la route du nord pour gagner Rio Grande et Bahia San Sebastián.

En allant vers le nord, nous traversons des forêts couvertes de lichen...

et nous avons le plaisir de rencontrer les guanacos. Attention, certains traversent la route.

À Rio Grande, nous allons grâce à MapsMe et IOverlander chez la casa Azul de Graciela. Quelle chance nous avons eue ! D'abord c'est le seul endroit où on peut poser sa tente, ensuite Graciela est une dame adorable, généreuse, dynamique et créative. Nous avons passé deux nuits chez elle.

Le 7 janvier, nous allons passer la journée à Bahia San Sebastián, juste à la frontière du Chili. Des milliers de moutons sont rassemblés et apportés à la propriété, où paraît il on leur donne un bain. On n'a pas eu l'autorisation de s'approcher. L'odeur est très forte. Les moutons sont poussés assez brutalement sur la passerelle. On a essayé de poser des questions à un jeune homme, en vacances scolaires, venu aider son père.

42 km de piste pour longer la baie, mais on ne peut pas s'approcher de la mer. Les deux côtés de la piste sont clôturés. Quatre rapaces sur la clôture.. Derrière on découvre les renards, peut-être que les oiseaux attendent leur tour pour aller manger !

Deux renards viennent se ravitailler sur un cadavre de guanaco... Ils y viennent chacun leur tour !

Énormément de guanacos tout le long de la piste. La clôture ne les dérange pas, ni la conduite de gaz, ils les sautent gracieusement. On a quand même vu quelques squelettes de guanacos, souvent contre la clôture, sans doute certains ont raté leur coup en sautant...

Au bout de la baie, plusieurs puits de forage à la recherche du pétrole.

Au retour, près de quelques maisons de pêcheurs, on profite d'un accès à la mer.

Au retour on s'arrête à Cabo Domingo. Quelques sanctuaires sont vénérés au pied de la falaise...

Nous montons au sommet du cap, la pente est raide mais la vue très jolie.

Lorsque nous revenons à Rio Grande, il pleut. Graciela a rentré notre linge propre qui n'arrive pas à sécher.

À 21h30, quatre motards arrivent sans tente, pensant que c'était un hôtel. Graciela les aide à téléphoner dans divers hébergements, il n'y a pas grand chose et tout est complet, elle arrive à les caser chez un ami pêcheur.

Le 8 janvier, il a plu toute la nuit, la tente est inondée. Graciela nous aide à tout faire sécher. Nous roulons vers Ushuaïa toute la journée sous une pluie battante (200 km), après avoir réservé une chambre dans un camping à l'entrée de la ville. Il fait froid, on se demande comment on va supporter trois semaines de gros froid... Mais on sortira notre équipement de la valise, et il devrait faire chaud dans le bateau !

Rendez-vous sur notre carnet de voyage suivant. Nous n'aurons pas de wifi sur le bateau, vous n'aurez donc sûrement pas notre carnet avant fin janvier... Merci de nous suivre, nous pensons à vous. Bisous

https://www.myatlas.com/jipsysiau/malouines-georgie-du-sud-antarctique