Moni Toplou est un monastère du XVᵉ siècle, près de la ville de Sitia à l'est de la Crète. Moni Toplou, davantage forteresse que monastère, fut un haut lieu de résistance et de courage.
Octobre 2019
2 jours
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Le monastère de Toplou, situé à l'extrême nord-est de l'île, est connu pour être l'un des plus riches de l'île. D'après les fresques de la partie la plus ancienne de l'église, il est supposé avoir été construit au XIVe siècle mais sa fondation pourrait bien, d'après certains, remonter au-delà. Le monastère prend son essor au XVe siècle. Détruit en grande partie par un séisme en 1612, il est reconstruit grâce à l'aide des fidèles et la participation de la République de Venise, l'île de Crète étant encore sous son influence à cette époque.

Le monastère subit à plusieurs reprises de nouvelles dégradations et des pillages notamment sous l'occupation ottomane où les religieux sont accusés de connivence avec les révolutionnaires crétois.

Baptisé initialement Panagia Akrotiriani « Vierge du Cap », le nom de Toplou n'apparaît qu'au XVIIe siècle. Cet appellation est, dans sa version la plus probable, dérivé d'un mot turc signifiant canon et prend son origine d'une petite pièce d'artillerie utilisée par les Vénitiens pour également alerter la population d'un danger imminent.

Le complexe monastique est de nos jours l'un des sites les plus visités de la région. Moyennant un droit d'entrée, il dévoile un ensemble de bâtiments intégrés à l'enceinte fortifiée.

L’église actuelle a deux nefs : l'une, plus ancienne, dédiée à la Nativité de la Vierge possédant des fresques datées du XIVe siècle, et l'autre, construite ultérieurement en l'honneur de Saint-Jean le Théologien. L'important clocher de style renaissance domine un ensemble de bâtiments qui abritent les cellules construites sur plusieurs niveaux, les cuisines, le réfectoire, les réserves... et un musée d’art religieux le « Katholicon » doté d’une collection riche en icônes typiques de l'art crétois byzantin et d’une collection de gravures d’artistes grecs du XVIIe au XIXe siècle. Sur la droite du parc arboré en sortant par la porte principale, un petit tour dans l'ancien moulin à vent permet d'en contempler son mécanisme de broyage. A l'extérieur de l'enceinte, et à l'opposée de l'autre côté de la route se dresse l'église vénitienne de Timios Stavros « la Sainte Croix » paraissant bien petite au regard des immenses éoliennes modernes qui se dressent sur la crête toute proche.

Avec son imposant clocher de style Renaissance qui se dresse sur le côté ouest au-dessus de la porte centrale, le monastère de Toplou, aussi appelé monastère de la Vierge du Cap (« Panagia Akrotiriani ») est le plus important ensemble monastique fortifié du nord-est de la Crète.Cet impressionnant ensemble s’est progressivement développé à partir du XIVe siècle pour devenir peu à peu, comme en témoignent les documents d’archives depuis le XVe siècle, un monastère prospère à l’important rayonnement spirituel. Bâti sur trois niveaux autour d’une cour, le monastère est entouré de remparts et couvre une surface d’environ 800 mètres carrés. Sa construction remonte aux dernières années de la domination vénitienne, à l’époque où la menace ottomane se faisait plus pressante. La façade est ornée d’un fronton de style Renaissance et porte une inscription dédicatoire gravée de l’higoumène Gabriel Pantogalos écrite en couplets élégiaques. L’iconostase du catholicon, qui possède de belles icônes byzantines, mérite également l’attention. Le monastère avait deux entrées successives. Un grand portail permettait d’abord d’accéder à la cour extérieure. C’est là que se déroulaient toutes les activités inhérentes à un site fortifié. Le portail extérieur était situé à l’extrémité d’une galerie voutée. La seconde porte qui menait au bâtiment principal du monastère s’appelait la « porte de la roue » ; elle était très lourde et difficile à ouvrir. Elle devait son nom à la roue qui facilitait la tâche du moine chargée de l’ouvrir et de la fermer. Juste au-dessus de la porte se trouve le « katachytra » ou « trou de l’assassin », par lequel on jetait de l’huile brulante ou du plomb fondu sur les pirates et les assaillants qui tentaient de forcer la porte. La construction du monastère sous cette forme fortifiée a été associée aux familles créto-vénitiennes de Kornaros et Mezzo à Sitia. D’ailleurs, aujourd’hui encore, l’aile sud porte le nom de Kornaros et l’aile nord le nom de Mezzo, indiquant ainsi le nom des bienfaiteurs du monastère. Le monastère a connu son apogée aux XIVe et XVe siècles, si l’on en juge par le grand nombre d’icônes importantes de cette époque, qui reflètent fidèlement l’évolution du style de Constantinople dans la peinture d’icônes. Ce style fut progressivement introduit en Crète après la chute de Constantinople. La grande valeur artistique des icônes est également révélatrice du niveau d’éducation élevé de la communauté monastique, qui joua un rôle important dans l’amélioration du niveau culturel en Crète pendant la Renaissance.Cette période de prospérité ne fut interrompue qu’1612, lorsqu’un tremblement de terre dévastateur ravagea l’est de la Crète. Sous l’occupation ottomane, le monastère fut souvent le théâtre de pillages et de massacres par les Turcs mais il parvint à survivre et à aider les Grecs assouvis. Ainsi, à partir de 1856, une école secrète fut organisée au sein du monastère. On y enseignait les lettres par le biais des textes religieux, sous les auspices de la Dimogerontia (Conseil des Anciens). C’est là que les futurs moines mais aussi les enfants des habitants de la région apprenaient à lire et à écrire.Le catholicon du monastère, qui est dédié à la Nativité de la Vierge, était à l’origine une petite église à nef unique, à l’ouest de laquelle fut ajouté un second espace vouté de taille respectable. La chapelle initiale sert maintenant de sanctuaire. Au point supérieur de l’arcade de l’extension qui est divisée par un arc transversal de soutien, des fresques de grande qualité datant de la deuxième moitié du XIVe siècle subsistent en mauvais état (Borboudakis, 2004). Toutes les représentations qui ont été reconnues proviennent d’un plus grand cycle christologique comprenant au moins seize scènes. Lors d’une troisième phase de construction, l’église à nef unique en voute de Saint Jean le Théologien a été bâtie, contiguë au côté sud du catholicon. Une remarquable collection d’icônes, de manuscrits, d’incunables, de gravures et de reliques religieuses est conservée et exposée dans le monastère, faisant de ce dernier une importante destination culturelle dans l’est de la Crète. Aujourd’hui, le monastère est actif et accueille des moines.

On arrive au "monastère" aprés une petite route sinueuse avec le long de la cote et une magnifique vue sur la mer

Nous y sommes !

Un grand parking au calme pour la nuit

On entre...

Monument dédié aux moines résistants

Le clocher et la culture : potager, vigne, olivier

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L'entrée principale

L'aspect d'une forteresse !

Quelques photos à la volée....car interdit! dommage

Cour intérieur et cellules

Petit musée

La boutique

Avant d'aller à la distillerie: quelques produits

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A coté du monastère, possibilité de dégustation de vins et d'huile d'olive: HUM...vous ne le regretterez pas!

Outre l'aspect monastique, Toplou possède de vastes domaines dont une partie est utilisée pour l'oléiculture et la viticulture. Huile, vin et raki obtenus grâce à un savoir-faire de plusieurs siècles, auxquels vient de s'ajouter plus récemment le miel, sont produits de nos jours selon les principes de l'agriculture biologique et font la réputation de l'appellation « Toplou ». La visite du monastère est donc également l'occasion de prendre connaissance des processus de fabrication et d'une rencontre gustative avec les différents produits.

Pas de photos à l'intérieur : interdit ! mais une excellente dégustation : VINS, RAKI et … HUILE: le tout en Français

Un accès fermé et controlé....il faut montrer pate blanche!

Un petit musée

Traversée de la distillerie, mais après...interdit de photographier ! Dommage car c'était super!...

Les provisions sont faites , après une excellente dégustation et à la sortie avec notre hôtesse .

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Et....Une petite chapelle comme souvent au bord de la route