Carnet de voyage

Circuit vallée du Rhône et Provence en camping-car

9 étapes
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Dernière étape postée il y a 62 jours
Un circuit de 3 semaines.
Mai 2024
3 semaines
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Départ d'Alsace le 30 avril et retour prévu le 21 mai 2024.

Nous avons enfin une "éclaircie" de 3 semaines dans notre emploi du temps qui nous permet de partir à nouveau en camping-car. Ce sera notre 1ère sortie de l'année. Nous avons décidé de rester en France en parcourant paisiblement la vallée du Rhône et la Provence. Nous espérons y trouver du soleil !!!

A la fois le circuit et le nombre de visites programmées sont ambitieux pour 3 semaines. Elles dépendront avant tout des possibilités de stationnement proches de ces lieux.

Le circuit que j'avais prévu était effectivement bien trop ambitieux pour 3 semaines, nous n'avons finalement pas fait la côte de Marseille à Nice. Ce sera pour une autre fois, j'espère !!!


1ère Etape : Dôle

La 1ère étape nous conduit à Dôle. Un grand parking "avenue de Lahr" permet aux voitures et aux camping-cars des stationner à 300 m du centre-ville avec une magnifique vue sur le port et l'église. Les bateaux attendent paisiblement l'arrivée d'un capitaine pour voguer sur le canal.

La ville de Dôle est avant tout connue pour Louis PASTEUR avec sa maison natale. Il y a exercé le métier de tanneur de 1816 à 1825 face à ce canal.

En suivant le circuit proposé "le Chat Perché" long d'environ 4 km, nous passons devant les principaux lieux d'intérêt de la ville.

Nous commençons par longer un cours d'eau...

Le circuit nous fait passer par un joli parc

Les statues sont impressionnantes dont celle de Louis PASTEUR.

Au centre-ville, nous tombons sur une fresque murale en trompe-oeil des personnages célèbres de Dôle (3 rue de la Sous-Préfecture)

Le bâtiment de l'Hôtel Dieu est magnifique. Construction commencée en 1613. Depuis 1973, c'est devenu un centre de gériatrie.

Nous sommes impressionnés par le nombre élevé d'anciens bâtiments, désormais occupés par des écoles (collèges, lycées), musées, services administratifs et associations,... Quelques exemples.

Au centre-ville

L'église avec son orgue.

Quelques photos d'anciens éléments défensifs de la ville, remparts, courtines, porte,...

Encore quelques beaux points de vues et deux anciennes arches d'un pont sur la Saône.

A part quelques sculptures et l'un ou l'autre tableau, nous avons été déçus par les expositions du Musée des Beaux Arts, mais ne soyons pas difficiles l'entrée était gratuite.

Nous avons bénéficié d'une belle journée avec de nombreuses éclaircies. Nous allons rester sur ce parking pour la nuit avec d'autres camping-cars à proximité.

2ème Etape : La Vieille-Loye

Située à 16 km de Dôle, dans la Forêt de Chaux qui s'étend sur 22 000 ha, de quoi s'y perdre. Je ne m'attendais pas à devoir prendre des routes forestières cahotiques sur 13 km. Pour y voir quoi ???

Pour voir le dernier habitat sylvestre de bûcherons-charbonniers qui peuplaient autrefois la Forêt de Chaux, pour y trouver 4 baraques en terre cuite (dont celle ci-dessous qui date du XVIème siècle), 2 fours à pain, un rucher et un puits. Les baraques étaient fermées (photos de l'intérieur faite à travers la vitre).

Ci-après, la baraque du Garde forestier de 1854 à 1908 (reconstruite en 1991 dans son aspect de 1854). Le four a été construit en 1866 par le Garde forestier.

Le rucher : l'élevage des "Mouches à miel" procurait le sucre et la cire. A proximité un autre type de four utilisé.

Un peu plus en retrait dans la forêt, nous avons assisté à la fête des Charbonniers qui a lieu le 1er mai. A l'appui de photos, on nous explique en détail la construction et le fonctionnement d'une meule, qu'en dessous de 8 cm le bois était payant, au-delà il était vendu. Les petites branches servaient à faire des balais et des manches, les branches plus grosses de 6 à 8 cm étaient utilisées à faire des meules et produire du charbon de bois pour la sidérurgie. La plus grosse meule répertoriée dans l'histoire portait sur 170 stères de bois. Sur l'avant dernière photo, la meule de 15 stères de bois sera allumée au moyen des braises versées dans la cheminée de la meule. Une surveillance en continu de 3 jours sera ensuite nécessaire.

Autres photos de l'endroit, l'Arbre d'or, une colonne en pierre (tombée) qui servait à délimiter la forêt par quartier, Béatrice à coté de la statue de Saint Maur le patron des charbonniers.

Beaune

Il existe une aire payante de camping-cars à environ 10 mn du centre-historique, Avenue de Charles de Gaulle. Nous y passerons la nuit. La ville de Beaune est notamment connue pour l'Hôtel Dieu (bâtisse que nous avons déjà visitée il y a quelques années de cela).

Nous ciblons donc d'autres points d'intérêt du centre-ville. Nous choisissons de faire le tour des remparts avec ses tours aux dimensions impressionnantes.

La collégiale Notre-Dame

De nombreuses tentures de la Vie de la Vierge datant du 16ème siècle entourent son choeur. Ci-après quelques scènes

Autres photos du centre-ville. En premier l'Hôtel de Ville

Le Musée du Vin était fermé le 1er mai, dommage.

Nous faisons également un tour au Parc de la Bouzaize. La végétation et les différentes couleurs vertes qui émanent du cours d'eau apportent beaucoup de charme au lieu. Etant un jour férié, beaucoup de monde s'y promenait.

A proximité se trouve également le Parc de la Creuzotte, beaucoup plus petit et tout à fait différent du parc précédent. On marche sur les platelages en bois.

Nous retournons ensuite à l'aire de camping-cars.

3ème étape : la Roche de Solutré

Nous démarrons la journée sous la pluie, elle nous tiendra compagnie le restant de la journée.

Arrivés au lieu dit (une dizaine de km à l'ouest de la ville de Macon), un immense parking nous accueille. J'avais programmé de prendre le sentier pour atteindre le sommet de 495m et avoir un panorama sur les vignobles du Mâconnais mais la pluie et le vent m'en ont dissuadé. Ci-après la vue des 2 côtés de la Roche en question.

Ars-sur-Formans

La pluie ne nous lâchant pas de la journée et si nous voulons rester au sec, il ne nous reste que la visite d'églises et de musées. Nous partons pour rejoindre Ars-sur-Formans y visiter la basilique et le sanctuaire de Jean-Marie Vianney, plus connu sous le Curé d'Ars. Ce dernier arrive au village en 1818. Il est célèbre pour ses dons de confesseur et ses démêlés avec le Démon. Après sa mort en 1859, les pèlerins afflueront du monde entier et tout spécialement après sa canonisation en 1925 et sa proclamation comme "patron des curés de l'univers" en 1929.

En entrant dans la basilique, nous assistons à la fin d'une messe dite en polonais pour un bus de touristes, de tout âge.

Le corps du curé, extrait de sa tombe en 1904, est exposé dans la chapelle de la Châsse, son visage et ses mains sont recouverts de cire et son coeur est conservé à part.

Le choeur de la basilique.

Sa coupole.

Des fresques le représentant,...

Son sanctuaire est rempli de fresques.

La maison du Saint curé se visite, tout a été conservé en l'état.

L'aube faite par sa mère que le curé a porté lors de sa 1ère messe. La dernière photo se rapporte à la cuisine de la "Bonne du curé".

Nous n'avons pas visité le musée de cire portant sur la vie du Saint Curé.

A proximité de la basilique se trouve un grand parking sur lequel nous avons décidé d'y passer la nuit. Il a également plu cette nuit jusqu'à 3h du matin. Après 4h et jusqu'à 6h, nous avons eu droit à un magnifique concert de gazouillis, les oiseaux s'en sont donnés à coeur joie.

4 ème étape : Vernioz

Le but est de visiter le "jardin du Bois Marquis", rue du Bois Marquis. Un jardin désormais de plus de 10 ha, débuté en 1980 de la passion d'un seul homme, jardin qui regroupe des centaines d'arbres différents : Histoire – lejardinduboismarquis.com La visite est libre d'accès.

Le jardin a été classé « jardin remarquable » en juin 2010 et a reçu le prix de l’initiative botanique en janvier 2012.

Nous sommes ravis de cette visite d'autant plus que des éclaircies nous accompagnent.

Les photos se passent de commentaires !!! Je me limite en nombre diffusées.

En 1995, le propriétaire a creusé un étang de 7500m2 afin d'y créer un biotope à canards (sa 2ème passion).

Un peu plus loin, une 2ème mare aux crapauds et grenouilles. Nous avons été impressionnés par le niveau sonore des croassements émis.

Un peu plus loin, des paons qui présentent leur show. C'est comme au Crazy Horse, un coup devant, un coup derrière

Rappel : hihi !!! Les plumes du mâle sont plus brillantes et plus colorées que celles de la femelle (lu sur internet)

Autres photos du jardin

Tournon-sur-Rhône

Nous continuons notre route vers Tournon-sur-Rhône, où nous rejoignons le "Camping le Rhône" avec une vue sur le fleuve.

Au cours de l'après-midi, je visite le "Jardin d'Eden" sous un beau soleil. Le jardin s'étend sur un hectare, à flanc de coteaux. Avant la Révolution, il était entretenu par des moines, il est pris ensuite en charge par des nonnes, puis abandonné plus de 60 ans avant d'être repris par un particulier.

Je suis un peu sceptique au début. Mais plus on avance et plus on découvre la beauté du jardin.

On a également un panorama d'exception sur le château.

Château que je visite, au prix de 5€ l'entrée.

Projet de monument à la gloire de la batellerie du Rhône mais non réalisé (1ere image). Ces croix de mariniers datent du 19ème siècle. Elles sont l'emblème de la corporation des mariniers qui se mettaient sous la protection des croix face aux nombreux dangers du Rhône.

La passerelle Marc-Seguin fut construite par Marc Seguin de 1847 à 1849. C'est une version élargie et plus élevée du premier pont suspendu qu'il avait construit juste à côté en 1825 (détruit en 1965). La passerelle, autrefois pont routier, est utilisée uniquement comme passerelle piétonne puis aussi cycliste

L'église contient d'anciennes fresques.

Sur ce, retour au camping.

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Publié le 5 mai 2024

5ème étape : direction le Vieux Village d'Allan

En chemin, nous passons à quelques kilomètres des jolis villages de Mirmande et de Marmande (déjà visités par le passé), nous apercevons à Loriol sur Drôme 2 magnifiques fresques en trompe l'oeil sur 2 pans de maison. Elles rappellent la joie de vivre et incitent les touristes à venir s'installer à Loriol !!!

Arrivés à Allan, nous reparamétrons le GPS avec de nouvelles coordonnées 44.499573 4.796829 correspondant au parking proche du vieux village. Se situant en hauteur, nous nous engageons sur un chemin "circulable" avec précaution avec notre camping-car de 7 m.

Extrait de Wikipédia : "Tout commence au 12e siècle et on situe au 14e siècle l'extension définitive du village. Une église y fut construite entre 1601 et 1620 portant le nom d'église Saint Jean-Baptiste. Les aménagements défensifs extérieurs datent des 16è au 18è siècles. La porte principale, surmontée de l'emplacement des armoiries du seigneur a été construite en 1613.

Le bourg est ceint par un rempart percé de 4 portes (La Fontaine, Porte Neuve, Porte de Monjoux, Porte Nord du château).

En 1878, les matériaux de l'ancienne mairie (maison commune), de l’église saint Jean-Baptiste, des cimetières, etc. furent vendues aux enchères publiques. C'est bien dommage !!!

"Ce bourg n'est plus habité depuis 1907, le village s'étant installé en plaine dans les années 1830.

Malgré les démolitions, les ruines restent fabuleuses et les photos plairont à ceux et à celles qui aiment les vieilles pierres.

Je choisis en 1er de longer les remparts. Je suis bluffé par ses dimensions et l'appareil photo ne cesse de crépiter !!!

Je continue à longer les remparts jusqu'à la 2ème porte.

Je pénètre ensuite dans ces lieux en empruntant cette 2ème porte. A bien des endroits la végétation a pris le dessus, rendant les lieux encore plus surprenants.

Les excavations sont nombreuses...

Je bombarde encore les lecteurs de photos...

Si la matinée a été pluvieuse, le soleil arrivé vers midi a permis de sublimer les lieux.

Il a fait 16° au cours de l'après-midi et Béatrice a pu profiter du soleil. Nous passerons la nuit sur le parking en espérant qu'aucun fantôme ne vienne nous déranger. Ce fut le cas !!!

6ème étape : Bollène Montée de Barry

Nous prenons la route pour visiter le village troglodyte qui se trouve en hauteur au flanc d'une colline. Il s'agirait d'un des plus beaux et des plus grands de France. Arrivés à destination, pas de parking, route barrée par une barrière, site interdit suite aux éboulements de terrain et plusieurs manoeuvres nécessaires pour faire demi-tour sur la route . Nous avons tout de même réussi à stationner le long de la voie.

Chantier de sécurisation en cours pour un budget de plus de 1,2 millions HT.

Le village était occupé du néolithique jusqu'à la fin du 19ème siècle. Il est abandonné suite aux éboulements constants dans les habitats et la mort de plusieurs habitants ensevelis dans leur demeure. Le dernier habitant était un ermite qui y vécut jusqu'à sa mort en 1976.

Comme c'est dimanche, je décide de visiter le site malgré les interdictions en restant prudent.

Je relève que les travaux de rénovation ont déjà bien avancé.

encore des excavations.

J'ai lu que les nombreux petits trous dans les murs servaient à l'élevage de vers à soie afin de les nourrir...

Le site est impressionnant !!!

Saint Paulet de Caisson : la Chartreuse de Vallbonne

Nous prenons ensuite la direction de St Paulet de Caisson pour y visiter la chartreuse.

L'évêque d'Uzès demanda en 1203 à l'ordre des chartreux de construire un nouveau monastère qui sera le 41ème. Une communauté de moines suivant la règle de saint Bruno, vécut en ce monastère jusqu'en 1901. Abandonné, le monastère et le domaine de 43 ha fut racheté aux enchères en 1926 par une association pour y soigner les victimes de la lèpre. A partir de 1977, les premières vignes sont plantées et l'association gère désormais les activités de la chartreuse dans le cadre d'un établissement et service d'aide par le travail et dans le cadre d'activités sanitaires.

Le site est immense (photo extrait d'internet). Nombreux sont toutefois les bâtiments à l'abandon, faute de moyens financiers.

Le billet d'entrée est à 5€.

L'église.

L'autel

L'accès à l'immense cloître.

L'église vue à partir du parc

Le parc qui intègre également le cimetière.

De nombreux travaux seraient à faire !!!

25€ le vin de noix et de gentiane, 42€ la chartreuse. Plutôt dissuasif !!!

L'endroit vaut le détour.

La Roque-sur-Cèze.

Direction le village de La Roque-sur-Cèze, nous allons sur l'aire de camping-car Park et y resterons jusqu'au lendemain.

Nous rejoignons à pied les Cascades du Sautadet, distant d'environ 1 km.

De nombreux panneaux rappellent la nécessité d'être prudent, de ne pas aller dans l'eau, qu'il y a eu 30 morts et des centaines de blessés depuis 1960. Une plaque de commémoration rappelle le décès d'un chef de plongée de sapeur pompier décédé en 2000 en service commandé. S'il y avait peu de monde en début d'après-midi, ils étaient nombreux vers 16h, prenant des risques insensés pour des selfies ou avec des enfants en bas âge.

Le village de La Roque-sur-Cèze faisant partie de la liste des Plus Beaux Villages de France, je pars le visiter. Il se situe de l'autre coté du pont.

Le village n'est pas bien grand. Toutes les maisons sont habitées et bien entretenues. Le domaine du château avec l'église attenante est une propriété privé et ne se visitent pas.

Sur ce, la journée était bien chargée. Béatrice a pu profiter du soleil une partie de l'après-midi.

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Publié le 7 mai 2024

Abbaye de St Roman

Après un premier arrêt pour nous ravitailler en alimentation, nous avons pris la route pour la ville de Beaucaire en vu de visiter l'abbaye de St Roman, qui est une abbaye très différente des autres.

Le parking se situe au bas de la colline, à environ 1 km du site. Je décide d'y aller après le repas de midi.

"Gr... gr... gr...", le site est fermé le lundi, il faudrait attendre mardi 14 h pour le visiter. Je suis déçu.

Il s'agit en fait d'un ancien monastère creusé dans la colline dès le Xème siècle. On y voit :

- les vestiges de la vie monastique troglodytique (unique en Europe occidentale)

- une nécropole rupestre qui accueille des centaines de sépultures creusées dans la roche par des moines

- les vestiges de la fortification médiévale

Pour illustrer, je rapatrie 2 photos d'internet.

L'abbaye du Mont de Frigolet

Pour rejoindre l'abbaye du Mont de Frigolet nous passons devant le château de Tarascon mais impossible de s'arrêter, parking bondé.

Arrivés au Mont de Frigolet.

Le monastère a été en grande partie détruit durant la Révolution. Il est bien moins spectaculaire que celui de la Chartreuse de Vallbonne visité avant hier. Par contre l'intérieur de l'église engendre un wouah !!! dès l 'entrée !

Mais tout d'abord quelques informations :

Le monastère fait partie de l'Ordre des Prémontrés qui a fêté ses 9 siècles d'existence en 2021. L'Ordre est beaucoup moins connu que les cisterciens et les chartreux. L'Ordre propose de vivre la charité fraternelle de manière très concrète, par l'abandon de la propriété personnelle et la remise de ses biens à la communauté. C'est tout simple.

L'ordre comptait 600 maisons réparties en Europe au Moyen-Age. Près de chez nous, Le monastère d'Allerheiligen en Forêt-Noire a racheté en 1635 l'église et le couvent de St Nicolas à Haguenau.

L'intérieur de l'église est peu éclairé, je suppose pour ne pas altérer les peintures.

C'est grandiose.

Avec quelques réglages de l'appareil photo, j'ai réussi à apporter de la luminosité, même un peu trop, mais on a un meilleur aperçu de la chapelle à gauche du choeur de l'église.

Des éléments du choeur avec sa coupole.

La chapelle à droite du choeur.

L'intérieur de l'église est encore plus impressionnant en réalité que sur les photos.

Nous nous baladons ensuite dans le domaine qui entoure le monastère.

Après la visite, il commence à pleuvoir. Nous décidons finalement de rester sur le parking pour la nuit. Un calme absolu y régnait en fin de journée.

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Publié le 9 mai 2024

Etape : 7 Fontvieille.

Nous avons passé une nuit paisible sous les pins du parking du Mont de Frigolet, à coté du monastère.

Avant de quitter les lieux en début de matinée, j'ai refait un tour à l'abbaye, encore autant émerveillé que la veille.

Fontvieille

Direction le village de Fontvieille pour y voir le Moulin d'Alphonse Daudet. Impossible de trouver un parking si ce n'est que d'aller sur l'aire de camping-cars à 10€ minimum le stationnement d'office pour 24h. Nous nous tâtons sachant que nous avions prévu qu'un arrêt bref. Nous décidons finalement d'y aller et d'y rester jusqu'au lendemain.

La connexion internet est toutefois inexistante et difficile au centre-ville.

Le moulin d'Alphonse Daudet est à 100 m de l'aire, il date de 1814.

Pour rejoindre le centre du village, nous empruntons le sentier " Chemin des moulins". Le circuit est sympa. Nous passons à coté du moulin de Ramet, celui de Tissot-Amon et du château de Montauban qui sert de musée dédié à Alphonse Daudet (la visite se fait uniquement sur réservation).

A midi, nous nous installons à la terrasse d'un restaurant pour nous imprégner de l'ambiance provençale. Sur le moment nous avons apprécié les rayons de soleil, mais très vites insupportables. Le serveur nous a ramené un parasol.

Scènes de la vie provençale d'après "Les Lettres de Mon Moulin" d'Alphonse Daudet. Vu la veille dans une vitrine au monastère du Mont de Frigolet

Je trouve les postures de certains personnages très évocatrices, notamment ceux faisant partis du corps ecclésiastique et quelques autres.

Nous recommandons l'aire de camping-cars de Fontvieille, il est très grand, il est permis d'y sortir les chaises longues si soleil y a et c'est un bon point de départ pour faire de petites randonnées.

C'était donc une journée relaxe.

Etape 8 : St Rémy de Provence

Nous sommes mercredi le 8 mai. La veille, nous avons réservé des billets (via internet) pour visiter les Carrières de Lumières des Baux de Provence (15,50€ l'entrée). Nous avons retenu le seul créneau encore disponible avant samedi, soit le 8 mai à 17h30.

Direction la ville de St Rémy de Provence. Nous sommes dans la chaîne des Alpilles. Le paysage est joli, il y a toutefois peu d'arrêts possibles pour faire des photos.

Arrivés à St Rémy de Provence, nous tournons un peu pour trouver un stationnement. La chance nous sourit au parking des Arènes (Avenue Folco de Baroncelli), quasiment vide. Nous sommes à 1 km du centre-ville.

Il y a un grand marché au centre-ville. Béatrice est ravie, moi mitigé mais je me dis que cela fait partie de l'ambiance vacances. Béatrice a craqué pour un chemisier. Nous avons aimé l'ambiance mais trouvons que tous les marchés se ressemblent.

Nous avons quitté le marché sans finalement voir les monuments à l'exception de la Fontaine Nostradamus.









En revenant au parking, nous marchons "Sur les pas de Van Gogh" sur l'Avenue Van Gogh. 19 reproductions d'oeuvres (de taille réduite) peintes à St Rémy jalonnent l'avenue sur 1 km, promenade qui nous entraîne dans l'univers réel ou imaginatif de l'artiste.

Ci-après quelques oeuvres : L'Amandier en fleurs- Route au cyprès avec une étoile -Champs de blé avec cyprès - Cueilleuses d'olives

Les Pins sur un ciel du soir - les Alpilles aux oliviers - Hôpital St Paul à Saint Rémy

Non loin de là, le monastère St Paul de Mausole où l'on peut visiter une reconstitution de la chambre de Van Gogh sachant qu'il y était interné une année durant.

Tout proche également le site Antique avec l'Arc de Triomphe ( 20 après J-C) et le Mausolée des Julii (30 ans avant J-C).

En attendant de pouvoir aller aux Carrières des Lumières à Baux de Provence, nous stationnons sur un parking au col de la Caume (coordonnées gps 43.756683 4.833964). Un bel endroit pour se dégourdir les jambes. Nous sommes sur le territoire du Parc naturel régional des Alpilles qui fait partie des joyaux de la Provence avec 16 communes et 50 000ha.

En nous baladant, nous sentons l'odeur agréable des pins et avons de beaux points de vue.

Il est 16h. Nous partons vers les Carrières de Lumières aux Baux de Provence. Arrivés sur place, oh malheur !!! des voitures stationnées sur plus de 2 km des 2 cotés le long de la route qui va vers le château. L'embouteillage se poursuit près des Carrières. Nous sommes dans la ''mouise'', des voitures sur les bas cotés, d'autres faisant des marches arrières, nous derrière qui sommes en pente devant faire de même. Mais quelle idée de venir un jour férié !!! Ne cherchant plus qu'à quitter les lieux, nous rentrons sur un petit parking et oh miracle !!!, 2 voitures stationnées côte à côte quittent les lieux en nous laissant une possibilité de stationner.

Les Carrières des Lumières

Des images sur "L'Egypte des Pharaons" de Khéops à Ramsès II sont projetées sur toutes les parois de la carrière. Les images portent sur : les pharaons, la vie sur les bords du Nil, la construction de pyramides, les temples,... le tout accompagné d'une musique.

Ci-après des extraits...

La vision autour de nous.

Des trésors enfouis sous l'eau...

et bien d'autres images encore...

La seconde projection portait sur "Les Orientalistes", avec des panoramas d'horizons lointains, la danse de l'âme orientale, les merveilles orientales, la traversée impitoyable du désert, le monde des fauves, la femme orientale.

Les 2 dernières images et je m'arrête.

Les carrières en question.

La projection a duré 1 heure en continu. Un vrai régal pour les yeux et bien davantage encore pour ceux qui adorent la civilisation égyptienne.

Pour passer la nuit, nous sommes retournés au col, au Parking de la Caume. Nous y avons trouvé bien d'autres camping-caristes.

Jeudi le 9 mai au matin : alors que la connexion internet était quasi inexistante hier, elle est bien meilleure ce matin. Ce qui m'a permis de compléter le carnet de voyage et de publier l'étape.

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Publié le 10 mai 2024

étape 9 : Parking au col de La Caume

Après avoir visité les Carrières des Lumières, nous sommes revenus au parking en question pour y passer la nuit en présence d'autres camping-cars. Au réveil jeudi 9 mai, il fait plein soleil et pas de vent. Nous décidons d'y rester la journée et une nuit supplémentaire.

Nous nous contentons de balades dans les environs. Nous croisons de nombreux randonneurs et vététistes. A bien des endroits, nous sentons l'odeur de la sève des pins.

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Avec de beaux points de vue.

10ème étape : Eygalières

Vendredi 10 mai, direction le village des Eygalières. Il serait l'un des plus beaux villages de la chaîne des Alpilles. Nous stationnons sur le parking Avenue Léon Blum, non loin du cimetière.

Il faut avoir quitter les lieux avec 14h. La Flamme olympique passera en fin de journée. Pour l'occasion une statue a été érigée "La Vénus à la Flamme". Nous apercevons une tour sur les hauteurs du village.

Montée vers le vieux village, les ruines du château, l'église,... c'est la partie la plus spectaculaire.

Balade à travers le vieux village qui mène au château.

La Maison des Consuls sur les 2 premières photos. Comme toutes les communautés provençales autrefois, la population d'Eygalières contrôlait scrupuleusement les représentants du pouvoir seigneurial. Ces représentants, souvent élus par l'ensemble de la communauté, portaient le non de Consul. Les réunions se tenaient dans cette maison.

L'ancienne église Saint-Laurent installée contre le rempart Nord. Sa construction remonte au début du XIème siècle. L'église a été un lieu de culte de 1155 à 1905. Les notables et consuls du village y étaient inhumés sous le dallage. En 1703, on dénombrait 36 sépultures.

La chapelle des Pénitents. La confrérie des Pénitents existe depuis les débuts de la Chrétienté : l'entrée en pénitence était alors un acte public fait par un pécheur après aveu secret de sa faute à son évêque. A Eygalières, la confrérie se consacrait aux soins des malades, à l'accueil des pèlerins et aux enterrements. Elle a joué un rôle primordial lors de la Grande Peste de Marseille en 1720. On peut voir, à l'intérieur du musée, la fosse où ont été rassemblés les ossements des morts de cette épisode de peste. (musée fermé à mon passage).

L'église sous un autre angle. Un peu plus loin une tour.

Accès au donjon.

Au loin la chaîne des Alpilles.

Nous nous sommes arrêtés au village de Mouries, pour y acheter de l'huile d'olives. Au prix de 69€ le cubi de 3 litres, nous faisons marche arrière. Nous prenons la direction d'Entressen en nous arrêtant au Moulin d'huile d'olive de la Maison Leydier. Elle exploite 80 hectares d'oliviers plantés en 1958, produisant 100 000 l d'huile. On nous fait goûter 3 types d'huile dont le goût diffère en fonction de la maturité des olives, de la tapenade et des olives marinées... Les prix au litre sont quasi identiques à ceux de la première boutique visitée.

On nous fait visiter le moulin que nous qualifierons d'usine ultra-moderne. Les machines que nous avons vues sont en cours de révision et de nettoyage et en partie démontées. On nous fait savoir que la Maison fait partie de "France Passion" (pour le stationnement des camping-cars) et on nous invite à revenir pour participer au ramassage à la main des olives et à voir le moulin fonctionner (de septembre à mi-décembre.)

Le paiement par CB est moins douloureux que de régler en espèces.

Nous prenons la direction de Saint Chamas à l'Etang de Berre, nous contournons le village pour ne pas passer par le centre et arrivons à stationner le long de la route 39 Avenue Marx Dormoy, non loin du port. Nous quittons les lieux après le repas. Les parkings coté étang sont équipés de barrières de 2 m en hauteur.

Carro

Nous filons ensuite à Carro, 6 Quai Jean Verandy en bord de mer, proche de Martigues, sur une aire de camping-cars (sans électricité). Vu la météo ensoleillée prévue les prochains jours, nous décidons d'y rester 2 nuits.

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Publié le 13 mai 2024

L'aire de camping-cars ne désemplit pas pour 3 raisons, sa position en bordure de mer, son tarif imbattable de 10,50€ et 12,50€ en haute saison (pas de branchement électrique possible) et le long weekend du 8 mai.

Coté front de mer, les camping-cars sont serrés et aucun n'est partant. Nous occupons un emplacement un peu moins glamour mais plus espacé avec une vue sur le port et le bateau de la SNSM.

La veille au soir nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil.

étape 11 : Carro, un village tourné vers la mer

Samedi 11 mai, découverte des lieux : l'accès à la mer est rocailleux. Un monument a été édifié pour rappeler le nom des marins péris en mer (avec plusieurs fois le même nom de famille), un peu plus loin une plaque pour un sauvetage légendaire de la SNSM.

Les mouettes s'impatientent !!! Elles attendent leur pitance. Le "marché aux poissons" est à proximité de l'aire de cc, il est ouvert de 8h30 à midi.

La vendeuse d'huîtres, Caroline, affiche un grand sourire, elle a la queue d'attente la plus longue et elle ne désemplit pas. Béatrice patiente !!!

Que des produits frais.

En longeant le port on rallie la plage de sable de Carro, à environ 600 m de l'aire. Un peu plus loin, l'endroit est propice pour des photos.

Par le passé, le port de pêche de Carro était connu pour sa pêche au thon, une douzaine de bateaux la pratique encore.

Divers.

J'ai fait un tour en vélo pour rejoindre la plage de la Couronne. Le stationnement est payant avec des barrières en hauteur empêchant l'accès aux camping-cars. Beaucoup de monde.

Nous occupons notre temps à admirer les bateaux et voiliers.

Je me suis renseigné auprès de l'Office de Tourisme pour aller à Martigues en bus et visiter le centre-ville qui serait très joli. Une station d'arrêt est au port de Carro. Malheureusement pas de bus le dimanche et les jours fériés. Demain c'est dimanche, nous profiterons donc une journée de plus du soleil et nous irons à Martigues lundi le 13 mai.

3ème jour passé à Carro

Dimanche le 12 mai, je fais un tour en vélo, un chemin cyclable permet de longer la côte en direction du port pétrolier de Lavéra. Je m'attarde sur cette portion de côte.

Les 2 cotés du chemin cyclable sont agréables à regarder.

Eh voilà que je tombe sur un panneau exigeant une licence pour pénétrer sur le terrain. J'ignorai qu'il fallait une licence pour retirer son maillot de bain !!! Je n'explore pas le terrain, j'ai oublié d'emporter la crème solaire !!!

Je contourne l'endroit et me trouve devant l'impressionnant port pétrolier de Lavéra.

Retour direction Carro par la route, mauvais choix je peine à monter un col de 122m mais j'apprécie la longue descente. Je choisis de faire un tour au village de la Couronne et fait une halte au panneau indiquant "Impasse de la Batterie" et "Chemin de la Batterie".

La batterie est envahie par la pinède. J'apprends via internet que la batterie de la Couronne a été achevée en 1934, elle avait pour mission de couvrir le secteur Ouest de Marseille et de protéger le golfe de Fos. Lors de l’occupation de la zone sud en novembre 1942, ses installations furent directement intégrées dans le dispositif du Südwall (le mur de la Méditerranée), construit par l’armée allemande afin de parer à un débarquement des alliés en Provence. La Wehrmacht compléta le dispositif en renforçant sa défense rapprochée par le creusement de tranchées et d’abris et la construction de plusieurs casemates pouvant battre la côte, le tout complété par l’installation de pièces de défense anti-aérienne. A son départ en août 1944, l’armée allemande détruisit les pièces de 138 et fit sauter les réserves de munitions.

Je poursuis l'exploration des lieux...

Tout le terrain est sens dessus, sens dessous.

Je continue à longer la côte en direction de Carro et passe devant la plage de la Couronne et la plage du Verdon. Il est possible de suivre le "sentier du littoral" sur 13 kilomètres, de rejoindre Sausset-les-Pins et découvrir les criques et calanques.

Au-dessus de la plage de Carro, je découvre 1 des 18 sites d’exploitation des carrières de pierre. C'est notamment sur son port qu'on embarquait les matériaux à destination de Marseille, les pierres ont servi à la construction de grands monuments tels que l'Abbaye Saint-Victor, l'Hôtel de ville et la Vieille Charité... (entre le IIIème siècle avant J-C. et le XIXème siècle).

Sur ce, il est midi. Béatrice m'attend pour le repas. Suivi d'un après-midi farniente au soleil.

Martigues

Lundi matin 9h, nous prenons le bus de la ligne 30 à la station d'arrêt du port de Carro, le billet est à 1€. Il permet de circuler dans toute la métropole marseillaise durant 2 heures (chien interdit). Il est possible de télécharger les fiches horaires sur le site "lepilote.com".

Après 40 mn, nous arrivons au centre-ville de Martigues, et sortons à la station "L'Ile".

Selon Alexandre Dumas "Martigues est à Venise ce qu'est une charmante paysanne à une grande dame".

Photos d'époque.

Le Pêcheur et la Ramendeuse (2010). Béatrice joue la timide !!!


Nous avons rencontré 2 couples d'alsaciens qui comme nous ont fait le tour des 3 églises du centre-ville. Ci-après l'église de la Madeleine. Il s'agit de la plus belle.

Une navette gratuite permet d'aller d'un bord à un autre.

Comme nous avons pu le constater, le montant de 450€ n'est pas dissuasif.

Je pensai que le centre-ville présentait plus d'intérêt.

Nous prenons le bus de retour en début d'après-midi et déplaçons le camping-car pour avoir une vue directe sur la mer.

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Publié le 15 mai 2024

étape 13 : Aix-Les Milles

Mardi matin 14 mai : nous sommes venus dans le sud de la France pour du soleil et non de la pluie. D'après les prévisions météo, des rafales de 40 km/h sont attendues en début d'après-midi, pouvant atteindre 70 km/h vers 17h.

Compte tenu du mauvais temps annoncé pour ces 2 prochains jours et la date limite de retour en Alsace du 21 mai, nous décidons d'amorcer notre retour un peu plus tôt que prévu.

Le Camp Les Milles

En direction vers le nord et après avoir dépassé Aix-en-Provence, nous nous arrêtons au village "Les Milles" pour visiter le Camp en question. Il s'agit d'un des rares camps d'internement et de transit de 1939-1942 qui subsiste encore en France.

Pour info : il n'est pas possible de stationner en camping-car sur le parking du site (barrière en hauteur). Nous stationnons à 600 m du site, avenue Marius Requier.

Le Camp est ouvert en septembre 1939 au sein d'une tuilerie, il a connu un peu plus de 3 ans d'activité, et vit passer plus de 10 000 internés originaires de 38 pays, parmi lesquels de nombreux artistes et intellectuels.

Avant de rejoindre l'entrée du site, je découvre l'allée des "Justes parmi les nations" au bout de laquelle se trouve la voie ferrée et un wagon de l'époque qui a servi à transférer les juifs à Drancy. L'allée sert avant tout à honorer les noms de ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l'idéologie nazie. Je joins au hasard les noms de 3 d'entre eux.

L'histoire du camp se divise en 3 périodes correspondant aux différentes catégories d'internés qui y séjournèrent :

- Septembre 1939 à juin 1940 : un camp pour "sujets ennemis". Le gouvernement français prend la décision d'interner les ressortissants du Reich (antifascistes, légionnaires,... ) venus se réfugier en France

- Juillet 1940 à juillet 1942 : un camp pour "indésirables", désireux d'émigrer en attente de l'obtention des autorisations et papiers nécessaires. Le régime de Vichy fait tout pour freiner les départs, le camp est rapidement surpeuplé avec 3 500 internés en juin 1940

- Août et septembre 1942 : un camp de déportation des Juifs vers Auschwitz via Drancy ou Rivesaltes de plus de 2 000 Juifs, hommes, femmes et enfants. Vichy a accepté de livrer 10 000 Juifs de la zone dite "libre" à l'Allemagne. Au début du mois de juillet 1942, Laval propose d'inclure les enfants âgés de moins de seize ans dans les déportations.

Ci-après le courrier d'un officier allemand signalant à sa hiérarchie que le Président Laval souhaite que les enfants de moins de 16 ans soient également emmenés.

Le billet d'entrée sénior avec un audio guide est à 12€. J'aurai pu me passer de l'audio guide.

Le site est aménagé en mémorial, avec des salles d’exposition, des films, des panneaux explicatifs, de nombreuses photos de familles déportées, de cartes d'identité d'enfants,...

Le site nous replonge dans ce drame historique, la chronologie de l'arrivée de Hitler au pouvoir, l'embrigadement du peuple allemand, la "mise à mort" du peuple juif,...

La visite pousse à nous questionner sur ce que l'on aurait fait en pareil circonstance, mais aussi à se questionner sur ce que l'on peut faire aujourd'hui pour éviter de favoriser des circonstances à même de recréer de tels génocides. Il nous offre une réflexion éducative sur le danger de sa résurgence.

Ci-après des dessins retrouvés sur les murs du camp.

Il y beaucoup à lire et l'on peut y passer facilement plusieurs heures. Sur réservation, un guide est à votre disposition tout au long de la visite.

Le site est admirablement bien fait. C'est très émouvant et on en ressort marqué, surtout en voyant les nombreuses photos de familles déportées, des pièces d'identité des enfants avec la photo, etc...

J'ai regardé quelques extraits de films qui sont également très bien faits.

J'ai finalement fait très peu de photos sur ces évènements bien trop tragiques.

Je recommande la visite.

Photos de l'intérieur de la tuilerie dans laquelle vivaient jusqu'à 3500 internés.

Au rez-de-chaussée, le four Hoffmann de la tuilerie (ultra-moderne et performant pour l'époque). Les problèmes liés à la conjoncture en 1937, on aboutit à la fermeture de l'usine, d'où la disponibilité du site en 1939.

Les 3 premières photos montrent le four de l'extérieur, on y pénétrait par les portes latérales. Les 2 dernières photos montrent le four de l'intérieur.

Le 1er étage de la tuilerie, occupé par les internés.

Le 2ème étage également occupé par les internés.

Le réfectoire des gardiens. C'est vraisemblablement à la demande de la direction que des internés ont réalisé des oeuvres. Au moins 2 peintres. Leur sujet essentiel, la nourriture, qui peut s'expliquer par le lieu de destination (le réfectoire) avec, en arrière plan, la situation alimentaire précaire au camp. Les peintures ont visiblement été rénovées par rapport aux photos de l'époque.

Sur ce, je quitte les lieux pour rejoindre Béatrice qui doit s'impatienter.

Villeneuve

Nous prenons ensuite la direction de Manosque et trouvons une aire de camping-cars à proximité, à Villeneuve, un village perché. Pour rejoindre l'aire, il faut monter au village et aller en contrebas du cimetière. Personnellement, je déconseille sauf à avoir un fourgon, la route est étroite et les virages serrés.

Par contre une belle vue sur le village.

La visite du village ne présente pas vraiment d'intérêt, les ruelles sont étroites et en pente, de nombreux escaliers permettent de prendre des raccourcis.

Le monument aux morts est très expressif ainsi que les fresques sur le mur en retrait du monument.

Discrets, les dessins de la colombe et l'avion sont très réussis.


Béatrice a voulu que je fasse une photo de la plante ci-après.


étape 14 : Les Mées

Nous passons par la ville de Sisteron que nous avons déjà visitée par le passé. Arrivés à "Les Mées", nous prenons la direction du village de Malijai pour nous arrêter sur le parking prévu pour admirer le site ou faire le tour en randonnée.

Les rochers ont été formés par érosion de matériaux composés de galets cimentés appelé poudingue. Les falaises ont pris des formes coniques pouvant faire penser à un alignement de moines en robe de bure

Les Pénitents des Mées

La légende raconte : qu'il s'agit de sept captives Maures que Rimbaud, le Seigneur des Mées aurait emmenées dans son château. Pour arrêter les ragots, le Comte fut contraint de reconduire ses prisonnières sur les berges de la Durance pour un embarquement immédiat sur un radeau descendant vers Arles. Le jour du départ les moines et la population se ressemblèrent au pied de la colline. Conscient du péril menaçant les religieux, le grand St Donat, depuis son ermitage, pétrifia sur le champ les moines dans leur robe de bure, afin de leur éviter une damnation imminente.


Il est possible de faire à pied le tour de cette formation rocheuse en 2 h en suivant le "sentier des Pénitents".

Béatrice a estimé que je pouvais m'abstenir de faire le sentier, j'en ai conclu que je n'avais pas de péché !!! En fait la météo est très capricieuse aujourd'hui, avec de nombreuses averses assez courtes en général mais tout au long de la journée.

Sur ce, nous partons en direction de Grenoble en nous arrêtant sur l'aire de camping-cars gratuite de Laragne-Montéglin. A environ 10 km, se trouvent les gorges de la Mérouge, nous avons fait les gorges en camping-car par le passé, c'est très joli mais nécessite une conduite prudente notamment lors de croisement avec des véhicules qui viennent en face, la route étant souvent étroite.

Rien à voir à Laragne-Montéglin. Nous resterons sur l'aire de camping-cars et y passerons la nuit.

A demain.

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Publié le 17 mai 2024

étape 14 : journée un peu rocambolesque.

La Faurie

Jeudi 16 mai, nous sommes partis confiants avec l'intention de visiter le Monastère de la Dormition de la Mère-de-Dieu sur la commune de La Faurie (Hautes-Alpes), au lieu-dit Notre-Dame. Il s'agit d'un petit monastère orthodoxe qui compterait une dizaine de moines. Il se situe à 1000 m d'altitude.

L'accès se passe de commentaire. Béatrice pensait que j'allai être plus raisonnable depuis le dernier accrochage qui m'a coûté le parechoc arrière du camping-car.

Le comble : arrivés à destination, le petit monastère ne se visite pas.

Je récupère 3 photos sur internet, en espérant que les moines ne m'en tiendront pas rigueur !!!

Photos panoramiques des 2 cotés environnants le monastère. Une myriade de boutons d'or...

L’environnement est propice à ce que les moines recherchent et suffisamment éloigné du monde pour répondre à la démarche monastique !!!

Retour sur la route principale, sans encombre, Béatrice remarque un panneau "Distillerie Pusteaux" à 2 km du village La Faurie : une distillerie de lavande et lavandin. Le bâtiment est dans son jus, la vente se fait dans le caveau. Béatrice y fait ses emplettes. Site internet : www.lavande-pusteaux.com Le nom de Pusteaux correspond au nom du hameau.


En remontant sur Grenoble, nous avons pris la D1075. Le trajet nous a offert de beaux panoramas mais les routes étaient bien sinueuses !

L'épée de Damoclès au-dessus de la ville de Serres, même pas peur !!! Les paysages traversés étaient vraiment magnifiques

Nous avons aperçu au loin les sommets enneigés.

2ème déconvenue du jour, j'avais l'intention d'aller visiter le Musée du Tisserand à La Batie-Montgascon mais le GPS n'arrêtait pas de me diriger vers des routes étroites et devant les déviations, le GPS, têtu comme une mule, insistait à vouloir me faire passer par la route barrée. J'ai abandonné le projet de visite du musée et nous avons rejoint une route principale pour nous diriger vers la Cité Médiévale de Pérouges. Nous y passerons la nuit sur le parking et la visiterons demain.

De 13h à 16h, nous avons subi de fortes pluies et beaucoup de vent.

Eh oui !!! Dans un voyage, il y a des jours avec et des jours sans, à l'image de la vie.

étape 15 : Pérouges

Vendredi 17 mai : Béatrice était aux anges, cette nuit, sur le parking au bas de la Cité médiévale : en pleine nature. Un réveil très tardif au chant des oiseaux et de cocoricos. Le coq est un lève-tard (comme Béa).

Le village de Pérouges est classé parmi la liste des "Plus Beaux Villages de France". Il s'agit d'un village fortifié situé sur un promontoire à moins de 35 km de Lyon. Nous savons qu'il est très beau pour l'avoir déjà visité par le passé. Sommes donc ravis de le revoir.

Plusieurs scènes du film "Les Trois Mousquetaires" y furent tournées.

Entre le 14ème et le 16ème siècle, Pérouges est au coeur de luttes entre dauphinois et savoyards, puis entre français et savoyards. Le village devient français en 1601. Au début du 20ème siècle, la Cité est en partie abandonnée et menacée d'être démolie. C'est la création d'un Comité de Défense et de Conservation du Vieux Pérouges en 1911 qui va la sauver et depuis sa restauration se poursuit.

La tour fortifiée de la "Porte d'en Haut" est accolée à l'église datant du XIIème siècle.

Il s'agit d'une église forteresse, construite au XVème siècle, son mur de gauche constitue une partie du rempart , large de 2,30 m à sa base et 1,40 m au sommet.

La "Vierge au manteau" nous invite à se confier et à nous prendre sous sa protection !!!

A peine entrés dans la Cité, nous tombons sous le charme médiéval.

Chaque ruelle nous attire.

3 belles fontaines.

La visite se poursuit.

Les portes et fenêtres marquées par le temps.

A midi, nous rejoignons le restaurant "Les Terrasses de Pérouges", que nous recommandons vivement, rapport qualité/prix, le service,... Nous avons choisi comme plat principal du foie de veau, salade, frites => excellent.

Des citations sont rappelées sur la nappe en papier :

"La gourmandise commence quand on n'a plus faim", Alphonse Daudet

"Si nous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine". Je suis entièrement d'accord avec Colette

"Bien manger c'est atteindre le ciel", proverbe chinois.

De charmants panneaux publicitaires sont accrochés au mur du restaurant.

L'après-midi nous continuons notre visite. C'est tout simplement grandiose.

Je termine par des fleurs

Le soleil nous invite à rester une nuit supplémentaire sur le parking du village de Pérouges, cette fois en présence d'autres camping-caristes.

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Publié le 19 mai 2024

Retour en soirée sur Pérouges illuminé.

étape 16 : Musée des Maisons comtoises.

Partis de Pérouges, nous avons rejoint le village de Nancray en Franche-Comté pour visiter ou revisiter le musée des Maisons comtoises. Il a ouvert en 1988, s'étend sur 18 ha et se situe à 15 km de Besançon. Il présente une trentaine d'édifices ruraux typiques de la région de Franche-Comté.

Les constructions présentées sont variées : fermes du Sundgau (en partie en Alsace et Territoire de Belfort), constructions bressanes du Haut-Doubs, maisons en grès rose des Vosges saônoises, rucher, chapelle,...

Ferme du Sundgau du Territoire de Belfort : elle date du XVIIIème siècle. La pièce à vivre ou "Stube" date de 1925.

Une autre maison qui vient du Territoire de Belfort datant également du XVIIIème siècle

Ferme du Sundgau de 1770. La cheminée s'arrête dans le grenier. La fumée est évacuée par de petites ouvertures. Elle assure à la fois une certaine isolation de la maison en empêchant le froid de pénétrer et protège la charpente contre les parasites et les récoltes de fruits et légumes stockées dans le grenier.

Avec un peu d'imagination, et de la volonté, voilà un exemple de ce que l'on peut faire !!! Une idée pour le jardin.

Une croix en fer forgé du Doubs du 18ème siècle. On l'appelait la "croix des morts", on déposait à son pied le cercueil du défunt du hameau. Le prêtre et la communauté venaient l'y chercher ensuite.

Une ferme des environs de Morteau dans le Doubs, datant de 1784

Une fruitière à comté, provenant des Plateaux supérieurs du Haut-Doubs, datant du 19ème siècle. L'aménagement intérieur se réfère à la période 1919 à 1921. Les années après, c'est la coopérative qui a prend le relai.

Les bâtiments suivants ont été trop rénovés, sans faire ressortir l'ancien, je ne joins pas de photo.

Le grenier de bois de 1767 du Haut-Jura : il se situait à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal pour le distancer de l'habitation principale, en cas d'incendie.

Une loge de 1802 qui se trouvait dans les pâturages d'estive en montagne et sur les plateaux. Les bêtes s'y réfugiaient en cas de mauvais temps, pour s'abreuver et lors de la traite.

Une autre ferme du Haut-Jura de 1771

Une ferme des Vosges-Saônoises de 1761.

Une caborde du 19ème siècle des plaines et basses vallées du Doubs et de l'Ognon. Elle mesure 9 m de haut et 100 000 pierres soit environ 300 tonnes ont été nécessaires à sa construction. Elle est pourvue d'un four à pain, d'un four en terre cuite, de poutres en bois pour une mezzanine pour le séchage ou le repos.


Une chapelle de 1889 provenant des premier plateaux du Doubs. Elle avait été construite selon les volontés de la soeur d'un cultivateur (après son décès 1821-1885)..

Les boeufs commencent à travailler à l'âge de 4 ans jusqu'à leur 13 ans. Ils sont moins rapides mais plus résistants que le cheval, qui s'essouffle plus vite. C'est aux boeufs que l'on confie les labours profonds en sol argileux et les défrichements de vieilles prairies,... Boeufs et vaches peuvent travailler jusqu'à 6 heures par jour.

Une hébergeage du Jura : elle est composée d'une remise, d'une grange et d'une écurie. La maison se trouvait en face.

Une fontaine abreuvoir de Montmahoux (Doubs) de 1834. Jusqu'en 1974, les troupeaux qui passaient à coté s'y abreuvaient 4 fois par jour.

Les étapes successives de la moisson du blé à la cuisson du pain.

Nous avons subi un violent orage l'après-midi au cours de la visite du musée.

Nous stationnons sur l'immense parking du musée (avec possibilité de vidanger) et qui offre une magnifique vue. Les prévisions météos pour le lendemain étant favorables avec beaucoup d'éclaircies, nous resterons une journée supplémentaire sur le parking en présence d'autres camping-caristes.

Lundi de Pentecôte 20 mai, retour en Alsace.

Notre périple se termine. Nous espérons pouvoir repartir mi-juin vers une autre direction.

En résumé :

Nous avons encore savouré de beaux sites et de beaux paysages à travers ce circuit.

De plus, même si nous avons subi des orages et averses, le temps nous étaient globalement favorable et nous avons pu effectuer nos visites sans parapluie !

Nous espérons que le partage de cette "échappée belle" vous a permis de rêver et d'admirer à travers ce carnet de voyage des régions et lieux merveilleux de notre belle France.