Carnet de voyage

Circuit Espagne Portugal

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Dernière étape postée il y a 18 heures
Circuit en camping car de Béatrice et Jean-Luc de la péninsule ibérique au printemps 2018
Avril 2018
90 jours
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25
mars
25
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Publié le 4 avril 2018

Nous habitons dans un village proche de Haguenau, en Alsace.

Nous voilà en pleins préparatifs de vacances. J'ai hâte de partir (JL) Béatrice a le stress de savoir qu'elle ne pourra pas embrasser ses petites filles durant 3 mois.

Circuit prévu : traverser la France d'Est au Sud Ouest, puis longer la côte Atlantique de l'Espagne du Nord, visiter le Portugal, l'Andalousie et remonter coté Méditerranée. Estimation 7000km.

Date prévue Vendredi Saint, la veille de Pâques, et retour fin juin.

27
mars
27
mars
Publié le 5 avril 2018

Ci-après le circuit prévu en Espagne et au Portugal :

soit un peu plus de 7000km
30
mars
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mars
Publié le 4 avril 2018

Arrivée dans l'après-midi au parking la Rodia, au pied de la citadelle. La pluie nous accueille. Je décide de partir seul. Mais il est trop tard pour visiter la citadelle. J'estime avoir monté près de 300 marches du parking à la porte de la citadelle.

Vers 17h le soleil fait son apparition. Je m'égare dans la ville et me retrouve à 3,8km du camping car. Le GPS à partir de mon téléphone m'indiquera le bon chemin du retour. (Tél portable offert par mes collègues de travail pour mon départ à la retraite, il me sera très utile dans les 3 prochains mois. Un petit coucou à eux). J'ai fait 12 km à pied, c'est pas mal pour un début.

Porte Rivote
Porte Rivote
Découverte des superbes bâtiments de la ville : lycée, tribunal, hôtel de ville... La vue de la citadelle à partir du camping car.
31
mars
31
mars
Publié le 4 avril 2018

Arrêt à l'aire cc, avenue Charles de Gaulle.

Visite du centre ville dont l'Hôtel-Dieu (Hospices de Beaune) entrée7,50€/personne. Mérite un ***. Les photos ci-après parlent d'elles-mêmes. Hôpital pour les pauvres créé en 1443 par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne. 80 lits disponibles qui se trouvent dans le bâtiment avec les tuiles en ardoise. Il était également prévu des lits pour les riches qui payaient le prix fort pour être soignés, ils se trouvent dans le bâtiment avec les tuiles en couleur. Actuellement les Hospices de Beaune sont propriétaires de 60 hectares de vignes.

Le centre ville n'est pas grand, mais sympa d'autant plus que le soleil nous a accompagné. Il y a déjà beaucoup de touristes. En fin de journée, j'ai fait le tour du vieux centre et j'ai pu constater que ne subsistent que quelques murailles et quelques tours dont les murs font 7m d'épaisseur pouvant résister aux boulets métalliques.

Tiens donc une Porsche pour la Police municipale !!!  C'est lié au festival des films policiers qui se déroule à Beaune, je pense....
1
avr

Chalons sur Saône est un arrêt intermédiaire pour assister à la messe de Pâques. Arrêt sur le parking rue Promenade Ste Marie, à proximité de la cathédrale. Je n'ai pas relevé de points méritant une visite, si ce n'est la cathédrale. Faut dire que je n'ai pas emporté le guide vert.

Le pauvre lapin, il n'a pas tenu la journée. Il aurait mieux valu qu'il soit en peluche comme les 2 marmottes.

Paray Le Monial, visite du centre ville et de la cathédrale. Arrêt sur une aire, bld Dauphin Louis.

La basilique est belle de l'extérieur, plus simple à l'intérieur à l'exception du choeur.

Sympa, d'autant plus que le soleil nous a accompagné lors de la visite du centre ville.

Visite également de la chapelle des apparitions à Ste Marguerite. Silence et environnement très poignants, nombreuses sont les personnes qui s'y recueillent. Béatrice et moi ressentons que bien des misères ont été confiées en ce lieu. Nous nous y recueillons un moment ...

Tiens une belle bâtisse qui remonte au moyen âge, construite par un drapier qui a fait fortune. Le frère de ce dernier, jaloux, a construit une tour devant pour faire de l'ombre à cette demeure.

2
avr
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avr
Publié le 4 avril 2018

Lapalisse, beau château. Arrivé un peu avant midi, visite de l'intérieur du château n'est plus possible. Qu'importe, le château est superbe de l'extérieur et dégage beaucoup d'authenticité.

Issoire, pour ma part le centre ville présente peu d'intérêt mais l'abbatiale Austremoine mérite de s'y attarder. Elle est magnifique, entièrement peinte avec des tons très chaleureux, évoquant un peu le style turc. Il m'est difficile de faire un tri des photos prises. Sous le chœur se trouve une crypte (voir la dernière photo). Mérite un ****.

A voir absolument
3
avr
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avr

Roulons à travers le Massif Central (en Occitanie), à 1000m d'altitude en moyenne sur une autoroute "gratuite" et ce depuis plus de 120 km. Il convenait de le souligner. Dommage que le ciel soit couvert, les fortes rafales m'ont incité à réduire nettement ma vitesse de conduite.

Nous rejoignons Séverac Le Château où nous rencontrons Guy avec qui j'ai échangé au cours des 3 derniers mois suite au circuit qu'il a entamé début janvier qui l'a conduit en Espagne du Nord (coté Atlantique), Portugal, Andalousie, pour remonter coté Méditerranée soit plus de 12 000km et plus de 600km à pied pour ses visites. Un vrai passionné de voyages. Il a notamment un blog sur Myatlas et il m'a incité à en faire de même. Nous l'avons ouvert ensemble, à moi de l'alimenter. Merci Guy. Ce sont la famille, nos amis et mes ex-collègues de travail qui seront contents.

Ne voulant pas décevoir Guy, je m'y suis mis en fin de soirée et y travaillait encore à 1heure du matin!!!Nous avons passé un agréable après-midi et avons longuement échangé au cours d'un repas. .

Séverac Le Château est un village médiéval qui mérite une visite. Mérite ***. Sur la photo ci-après Guy et Béatrice. Dommage que le ciel soit bien voilé, sinon les photos rendraient mieux. J'ai refait le tour du village la nuit tombée.


A voir les ruines du château, il devait être immense.

4
avr
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avr
Publié le 4 avril 2018

A partir de Rodez, la route était longue, sinueuse, étroite pour aller à Saint Cirq Lapopie et rejoindre ensuite Cahors mais de beaux paysages avec des arbustes rabougris et des flancs de montages rocheux... Le soleil s'est pointé à 10h et la pluie vers 17h. Quelques photos faites à partir du camping car...

Saint Cirq Lapopie a 2 étoiles dans le Guide Vert, et fait partie des "Plus beaux villages de France". Il s'agit d'un village médiéval. Parkings à 2 km du village, ils en existent plusieurs, la preuve que le village attend beaucoup de touristes en haute saison. Il est différent du village Séverac Le Château visité la veille.


La dernière photo représente un prête né dans le village qui a porté l'évangile en Chine, qui y a été torturé et étranglé (de mémo...
5
avr
5
avr
Publié le 5 avril 2018

Sommes arrivés la veille à Cahors sur l'aire située Chemin de la Chartreuse avec une vue sur la rivière la Chartreuse. Il n'y a que 3 emplacements mais un immense parking se situe à proximité.

La vue à partir du camping car.

Avons attendu le soleil qui s'est pointé à 10h avant de nous lancer dans la visite de la ville. La cathédrale est magnifique, certes totalement différente de la cathédrale gothique de Strasbourg. Le cloître devait également être une merveille à l'époque avant le passage de la révolution française, il dégage une certaine sérénité en s'y promenant.

La coupole sur la photo de gauche. Dommage le chœur est beau mais non éclairé, en conséquence les photos n'ont rien donné.

Le cloître

L'église Saint Barthélemy avec le clocher en briques, classé aux monuments historiques.

J'ai choisi de visiter Cahors pour son pont avant tout. Il s'agit du pont Valentré avec 3 tours. Il s'agit d'un pont médiéval qui remonte au 14ème siècle. Nombreux sont les pèlerins qui l'ont traversé pour aller à St Jacques de Compostelle. Un petit coucou à Mathieu notre fils qui a fait le trajet en Espagne à partir de St Jean Pied de Port soit 850km en 32 jours.

Direction Lourdes. Le Tomtom nous fait prendre de petites routes sinueuses et chaotiques. De beaux paysages mais qui deviennent lassant à la longue étant donné qu'on n'avance pas. Pas de stress, il faut savoir apprécier la retraite !!!

Valence d'Agen

Un arrêt pour visiter le lavoir et une halte à proximité sur la base nautique pour apprécier le soleil et le calme de l'endroit.

Fleurance

Sommes garés sur l'aire de camping car à nouveau avec une vue sur une rivière.

Le village de Fleurance est une bastide (un village fortifié et construit sur un plan régulier qui lui donne sa spécificité). Ci-après la Halle avec son Hôtel de ville, la porte de l'église a été fermé au moment où nous voulions rentrer. Eh oui !!! (il était 18h). Béatrice tient le coup, 10,5 km à pied aujourd'hui. Demain poursuivons la route vers Lourdes

Photo du milieu, autour de la halle des porches qui encadrent la place.
6
avr
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avr
Publié le 7 avril 2018

Sur la route vers Lourdes, des photos sur les monts enneigés des Pyrénées.

Photos prises de loin avec le zoom 

Arrivés à Lourdes, stationnement sur un parking en remontant le Bld Laparrac, à 1,5 km de la basilique. Avons parcouru 1220km depuis notre départ, en 8 jours.

Après-midi consacré à la prière : remerciements et intentions pour la famille, nos amis, mes anciens collègues de travail, pour l'humanité et la paix dans le monde,...

Description des lieux

Niveau 0 : la Basilique Notre Dame du Rosaire inaugurée en 1889, capacité 1500 pèlerins. Les mosaïques qui ornent la façade et ses chapelles (une quinzaine) sont de vraies œuvres d'art.

Niveau 1 : la crypte (1866). L'entrée se situe en dessous des escaliers, voir 1ère photo.

Niveau 2 : la Basilique Immaculée Conception (1871). Il s'agit de la chapelle demandée par la Vierge Marie au cours des 18 Apparitions à Bernadette Soubirou le 11 février 1858 et les jours suivants.

Basilique Pie X : il s'agit de la basilique souterraine inaugurée en 1958 qui peut contenir 25 000 pèlerins. Les chants écoutés au cours de la messe résonnaient harmonieusement dans cette basilique.

Grotte

7
avr

A notre départ de Lourdes, il pleuvait ce matin. Nous avons le choix soit de rester au lit, soit d'avancer. La météo a annoncé plus ou moins 5 jours de pluie. 180 km aujourd'hui sous la pluie...

A St Jean Pied de Port, nous stationnons sur l'aire de camping-car place Jaï-Alaï. La pluie s'étant calmée nous partons visiter la ville en montant à la citadelle (uniquement visible de l'extérieur). La vue sur les Pyrénées serait meilleure avec du soleil !!!

En descendant par la rue principale des pèlerins, nous passons devant le bureau des pèlerins où s'inscrivent ceux qui vont à pied à St Jacques de Compostelle. Nous y trouvons l'inscription de Mathieu et de Sabine en date du 1er juillet 2017 (photo à l'appui). Les pèlerins y reçoivent notamment une carte à faire tamponner à chaque étape, soit 850 km à pied au total.

La photo de droite rappelle le poids maxi à porter selon le poids de la personne. Si cela vous dit !!!
Photo de gauche, chercher Mathieu et Sabine.  Photo de droite le nombre de pèlerins par pays en 2017.

Quelques photos de maisons.

Béatrice s'est accrochée à mon bras pendant qu'on se promenait. Je me suis dit : elle tient quand même beaucoup à moi. C'est beau l'amour !!! En fait, c'est parce qu'il pleuvait et que je l'abritais avec le parapluie...

8
avr
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Publié le 8 avril 2018

Nous avons subi de fortes averses durant la nuit à St Jean Pied de Port, Béatrice a dû mettre des boules Quies dans les oreilles pour pouvoir dormir tellement la pluie rebondissait sur le toit du camping car. Sommes partis sous la pluie et avons croisé des pèlerins qui se rendent à St Jacques de Compostelle, ils ont du mérite et nous avons eu plaisir à les encourager (nous nous y rendons également mais en camping car).

Espelette

Sommes arrivés à Espelette, charmant village touristique avec les maisons basques peintes en blanc et les volets en rouge. Les grappes de pigment pendent sur les murs de certaines maisons.

10€ la grappe si le cœur vous en dit, ça nettoie les pores de la peau quand on en mange...

Tiens une église au loin, de l'extérieur un peu comme toutes les églises romanes, un peu brute en soi. J'entraîne Béatrice à la visiter. L'intérieur est une merveille, du jamais vu !!! Elle date de 1627. Trois étages de balcons en bois sculpté faisant le tour des murs de l'église hormis le chœur. De belles peintures sur les murs et plafonds constitués de planches en bois avec des couleurs très naturelles difficiles à dater.

Quittons Espelette pour Sare, passons par la gare du train de Ruhne (permet de monter à près de 1000m mais y renonçons du fait que les sommets sont sous le brouillard), nous continuons vers le village d'Ascain (rien de particulier à voir si ce n'est les paysages en cours de route). Nous poursuivons la route vers l'Espagne et en chemin je me rends compte que j'ai omis de passer par St Pee sur Nivelle (tant pis).

Hondarribia

Nous avons traversé la frontière quasiment sans s'en rendre compte, soit 1425km parcourus en France. Nous visitons le centre historique de la ville (ancien village fortifié) constitué principalement par une rue qui monte vers l'église, cette dernière est fermée.

Après avoir pris un café dans une ancienne tour de chevalier dans laquelle se trouve également un hôtel, Béatrice voit enfin l'océan. Béatrice récupère mais elle ne sait pas ce qui l'attend et moi non plus. Nous prenons la route étroite et très sinueuse de la corniche de manière à voir de belles vues sur la mer mais l'absence de soleil a tout gâcher, donc pas de photos valables.

Nous continuons et arrivons à Donostia San Sebastian, beaucoup de circulation, un peu de stress, de plus le parking prévu est plein et la police nous indique un autre endroit à plus de 6km mais nous ignorions qu'il fallait repasser par le centre de la ville. Nous arrivons enfin sur l'aire cc rue Bério Pasealekua, à 3.30€ la nuit. Suffit pour aujourd'hui, demain nous visitons la ville et la baie.

9
avr
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avr
Publié le 9 avril 2018

Petit rajout à l'étape d'hier.

Mon premier mot en espagnol a été dans une cafétéria "una cerveza", vous aurez compris "une bière". En abordant nos voisins français dans cette cafétéria, ils nous ont fait savoir qu'ils connaissaient bien notre village et y avoir déjà mangé des tartes flambées.

Donostia San Sebastian

Nous sommes donc stationnés sur l'aire CC rue Berio Pasealekuat et y passerons 2 nuits. Pour visiter le centre ville, nous avons pris le bus (ligne 25) pour l'aller (station Uniberstitatea à coté de l'université) et le retour. Pas trop rassurés car l'aller a duré plus de 45mn alors que la distance à vol d'oiseau devait être de 3km et que nous ignorions le nom de la station à laquelle nous devions sortir. Nous sommes sortis à l'église San Vicente en plein centre historique de la ville.

De nombreux bâtiments, églises, hôtel de ville, théatre, hôtels,.. sont en pierre brun clair ce qui doit les mettre encore plus en valeur avec un soleil plus ardent.

Nous avons pu admirer la baie et l'océan sous un petit rayon de soleil et à midi nous sommes allés dans un bar à tapas. Excellent. Nous y avons rencontré que des français, normal il n'était que midi 1/4. Après avoir fait 5km en ville, nous sommes rentrés car il commençait à pleuvoir.

10
avr
10
avr
Publié le 10 avril 2018

Azpeitia

Azpeitia, par dépit. Aujourd'hui, c'était plus tôt galère. Près d'une heure uniquement pour sortir de la ville de Donostia San Sebastian entre autres suite à des routes bloquées pour travaux et le GPS qui insistait à te faire passer par ces routes, demandant sans cesse à faire demi tour. De plus la météo ne s'est pas trompée, il a plu toute la journée. Ayant choisi de longer la côte, je constate que même l'océan atlantique a les "traits tirés" par la météo.

Passons par Zarautz, une petite ville balnéaire. Nous traversons à pied un quartier assez récent, adapté au style espagnol. Après avoir marché 1,5km pour trouver le centre, nous faisons demi-tour. Passons par Getaria, village encaissé en bord de mer avec un petit port mais pas moyen de s'arrêter. Nous continuons vers Mutriku et re-galère la route est barrée et le GPS qui insiste à vouloir nous faire passer par cette route. Sur ce, je décide de suivre une route qui nous mènera au final à Azkoitia, à une quarantaine de km dans les terres et où nous décidons de rester pour la nuit sur un parking, d'autant plus qu'il continue à pleuvoir averse. Je reconnais que Béatrice a du mérite. Pour ne pas décevoir mes "abonnés", je mets quand même quelques photos.

Zarautz
Eglise fermée
11
avr
11
avr
Publié le 11 avril 2018

Après 48 h d'averses intenses et quasi ininterronpues, la pluie s'est enfin arrêtée à 16h. La station météo prévoit encore de la pluie pour les jours avenirs, mais avec une qualité de l'air "excellente". Cela me rassure. Pour que Béa ait un rayon de soleil à voir au cours de la journée, je me suis fais "particulièrement" beau. Elle l'a remarqué mais je ne remplace pas le soleil !!!

Avec toutes ces pluies je pense que Béatrice avait raison en ne souhaitant partir qu'en mai.

Nous avons continué notre chemin en passant par Mutriku, Ondarroa et Lekeitio en prenant une fois de plus la route de la corniche. Ci-après quelques photos de Lekeitio, rien de particulier à voir, une fois de plus l'église est fermée. La mer n'étant pas particulièrement belle sous la pluie nous rejoindrons demain directement Santillana del Mar sans passer par Gibelorratzagako pour y visiter le lieu de pèlerinage de San Juan de Gaztelugatxe (également une route de corniche sur laquelle on roule entre 30 et 40km/h). A midi, nous avons dégusté en bord de mer du "lomo iberico cebo" (une viande séchée très tendre et excellente, la traduction sur le tél portable n'a rien donné).

Nous nous sommes également arrêtés pour faire des courses dans un supermarché. A l'exception de certains articles, nous avons le sentiment que les prix rejoignent ceux de la France. Le gaz-oil est moins cher à 1,16€/l contre environ 1,36€ en France. Les espagnols parlent tellement vite qu'on ne capte absolument rien par contre en lisant les étiquettes ou des noms, nous arrivons à nous en sortir.

12
avr
12
avr
Publié le 12 avril 2018

Santillana del Mar : arrêt pour la nuit sur un parking rue Calle Castillo à l'entrée du village.

Nous avons fait un peu de route aujourd'hui près de 200km de manière à ne plus voir de nuages. Miracle, soleil à midi qui réchauffe le corps et les esprits.

En cours de route, nous nous arrêtons pour faire le plein de Gpl, aucun des adaptateurs en ma possession pour les pays européens ne marche. Ce sont les gens de la station essence qui se démènent pour m'en trouver un. Je suis soulagé. Faut reconnaître qu'ils sont super sympa les espagnols, nous avons bien rigolé sans qu'on se comprenne, uniquement par des gestes.


Un peu avant midi et cet après-midi

Santillana del Mar est un véritable village-musée qui a conservé son patrimoine médiéval. Ses vieilles rues pavées sont bordées de "casonas", demeures seigneuriales. Le village a également plusieurs petits musées, de la torture, du diocèse,... . Comme il y a des touristes, il y a forcément des hôtels et de nombreuses petites échoppes que j'ai évité de photographier.

Durant le Moyen Age, Santillana était un lieu de pèlerinage, le monastère devint une puissante collégiale au 11ème siècle.La collégiale date des 12è et 13ème siècles.

L'entrée de la collégiale est de 3€/p. Beau retable.
Vue de la sacristie.
D'un coté du cloître, se tenait une exposition reprenant des scènes de la vie à l'époque, à Jérusalem 

Nous avons également croisé de nombreux pèlerins qui allaient à St Jacques de Compostelle. Nous y allons également mais pas à pied ...

Vais préparer la suite du parcours...

13
avr

Arrêt à San Vicente de la Barquera sur un parking (calle Las Tenerias) et pris l'unique place de parking encore disponible. En longeant un bras de la mer (à sec suite à la marée basse) nous avons rejoint l'iglésia qui se situait en hauteur.


Vu la rusticité de l'église de l'extérieur, construite entre le XIII et XVIème siècle, nous nous sommes interrogés si l'intérieur méritait le billet d'entrée à payer... A vous de nous le dire, au regard des photos prises !!!

Il s'agit de l'église Nuestra Senova de Los Angelos avec ses 2 portails romans, ses vaisseaux gothiques...


Oh mon Dieu que c'est beau !!! et le choix des photos est bien difficile... Je vous laisse admirer...

Photo à droite, le sol de l'église est en bois et on dirait qu'il est encore d'origine.

Photos des 3 autels, Béatrice trouve que les photos ne transmettent pas suffisamment leur beauté...

Ces 3 autels sont magnifiques, les couleurs sont vraiment en harmonie avec le style gothique de l'intérieur de l'église, toutes les sculptures sont en bois. d'une finesse incroyable...

Des chants nous accompagnent tout au long de la visite et incitent au recueillement.

Encore une merveille dans une chapelle de coté de l'église

Nous avons aussi l'occasion d'y faire de beaux échanges d'abord avec un couple de Bayonne qui nous a fait savoir qu'il venait de la ville de Léon et qu'il y a neigé quelques centimètres. Puis rencontre avec un pèlerin du Morbihan qui a déjà fait 1300km à pied pour rejoindre St Jacques de Compostelle (personne très sereine, bien dans sa peau, pas aigrie par la pluie, un exemple à suivre...).

En nous dirigeant vers le castillo (vous aurez compris le château), une grosse averse nous surprend et nous n'avons pris aucune précaution. La Guarda Civil nous invite à nous abriter à l'entrée de leur bâtiment. Toujours aussi sympa les Espagnols...

Nous continuons notre chemin vers Oviedo, soit encore 140km plus loin en utilisant l'autoroute. Initialement j'avais prévu de rejoindre Oviedo par la montagne en passant par Potes mais la saison ne s'y prête pas encore. Les paysages de la région de Cantabrie que nous traversons sur l'autoroute sont magnifiques et sont de loin plus beaux que ceux des routes de la corniche de l'océan que nous avons prises. L'autoroute surplombe des villages et des 2 cotés vous avez la montagne. Nous aurions aimé vous faire partager ces paysages verts (pâturages et forêts) mais le champ de vision de l'appareil photo n'est pas le même que le nôtre et sur les photos prises les glissières de sécurité y sont systématiques.

Ci-après ma photo sur laquelle j'apparais concentré sur la mise à jour de notre carnet de voyage...



Quelques photos supplémentaires de San Vicente de la Barquera.

On voit bien le retrait de l'océan suite à la marée basse.

...

La mairie







14
avr
14
avr
Publié le 14 avril 2018

Sommes arrivés hier au cours de l'après-midi à l'aire de CC de la ville. Comme il y avait un horodateur à proximité, je voulais payer. Un agent m'a fait savoir que c'était gratuit pour les cc. Ce matin nous avons pris le bus ligne C2 à la station Cuatro Canos pour sortir au centre de la ville, à la station Marques de Sta. Cruz, et pour le retour la ligne C1. Prix du billet 1,20€.

Oviedo est la capitale de la principauté des Asturies. La vielle ville groupée autour de la cathédrale est pleine de charme et plein de monde, c'est normal on est samedi et il y a du soleil. En arrivant nous tombons sur un marché. Devinez qui est contente ?

Nous passons sur la place de la Constitution avec la mairie et l'accès à une église. Les autels y sont moins beaux que ceux vus hier, en conséquence nous ne nous y attardons pas. (C'est bête les photos sont légèrement en biais.)

Mairie
La mairie à gauche.

Nous entendons au loin une cornemuse ou un instrument de la sorte. En arrivant sur la place nous y découvrons deux groupes folkloriques des Asturies (danseurs et danseuses, et musiciens). Nous y restons une bonne heure à les écouter avant qu'ils ne partent vers une autre place. Outre les photos ci-dessous, je les ai filmés mais l'ordinateur ne lit pas les fichiers CPI, de plus seuls les fichiers émanant de YouTube peuvent être insérés dans Myatlas, dommage. Nous avons apprécié les danses et la musique. Ayant vu un magasin qui vendait des CD, je m'y suis précipité mais j'ai oublié que les magasins ferment entre 14h et 16h.

Visite du Museo de Bellas Artes de Asturias

Nous sommes surpris car il est gratuit alors que la visite de la cathédrale serait revenu à 7€/p et qu'elle est fermée entre 14 et 16h. Nous ne l'avons pas visitée, sachant que nous en verrons d'autres ultérieurement et pour ne pas vous présenter que des monuments religieux.

Alors que nous nous attentions à voir uniquement quelques salles d'exposition, il y en avait 27. Que du bonheur !!! Le choix des photos des tableaux est délicat tellement il y en avait de magnifiques.


A gauche, on dirait un vrai cercueil,  non il a été peint en 3D. A gauche le père qui trouve son fils noyé, très poignant...

Quelques statues prises au hasard...

La Maternidad.     Rondeurs n'est pas synonyme de laideur !!!
J'ai beau la serrée, elle me fait visiblement la "gueule"...

Allons programmer la suite du circuit pour demain...

15
avr
15
avr
Publié le 15 avril 2018

Nous avons rejoint Praia das Catedrais, une progression d'environ 130 km vers St Jacques de Compostelle. Au final nous progressons comme des pèlerins, par étape mais en camping car.

En cours de route je constate un voyant rouge allumé sur le tableau de bord. Je m'arrête et sort le carnet du véhicule écrit en italien. Je comprends qu'il y a un problème avec le niveau d'huile des freins. Après vérification, le niveau n'est pas en cause. Je décide de rouler malgré tout et m'aperçois que la lumière a disparu. Origine : j'avais roulé avec le frein à main légèrement serré.

Praia das Catedrais n'est pas une ville, ni un village mais le nom d'une plage avec en arrière plan des falaises sculptées en arc-boutants par la mer, qui rappellent la structure des cathédrales gothiques. C'est impressionnant. Nous sommes arrivés à la marée montante, de ce fait nous avons dû écourter notre promenade au bas des falaises. Demain vers 10h, nous y retournerons à la marée basse.

Dommage que sur les photos, cette mer limpide et de couleur turquoise ne ressort pas suffisamment.

Les photos parlent d'elles-mêmes

Je ne peux m'empêcher de rajouter des photos tant elles sont belles. Demain plein soleil,nous y retournerons donc.


En guise de repas vers 15h, nous avons dégusté une galette "régionale" farcie au thon, de piments doux etc... accompagnée d'une salade de mâche... Excellent.



Nous avons également fait une belle rencontre avec un couple de jeunes camping caristes. Echanges de 16h30 à au-delà de 21h, ce qui explique mon retard dans la mise à jour du carnet de voyage.

Ce couple de globe-trotter a pour habitude de travailler 2 à 3 ans pour faire des économies puis de larguer les amarres 6 mois, 1 an voire plus. Là, ils font un break de 2 ans. Ils ont passé 3 mois sur les côtes bretonnes et continuent par les côtes espagnoles, puis le Portugal, avant de remonter par le centre de l'Espagne pour être en juin en Norvège.

Ces jeunes trentenaires nous ont appris énormément de choses et ont une remarquable philosophie de vie !

16
avr
16
avr
Publié le 16 avril 2018

Je reviens sur notre couple de jeunes globe-trotter avec lesquels nous avons encore partagé la matinée avec le regret d'avoir à nous séparer mais avec la volonté de nous croiser encore sur les routes du Portugal.

Le guide de leur vie s'appuie entre autres sur 2 devises :

  • Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayer la routine c'est mortel.
  • Ne pleure pas parce que c'est fini, souris parce que c'est arrivé.

Nous essaierons de l'appliquer et de nous y référer.

Leur voyage qui a démarré il y plus d'un an est retracé via Facebook sous l'identifiant "Le voyage de Chandler".

Nous avons donc dormi sur place à "Praia das Catedrais" pour pouvoir accéder ce matin à la marée basse au bas des falaises et sur la plage qui s'offrait à nous. Pour info, en été compte tenu du nombre important de touristes et de limiter leur nombre, il est nécessaire de s'enregistrer sur internet pour pouvoir accéder au bas des falaises.

Que dire sinon que les mots nous manquent pour décrire ce petit coin de paradis que nous avons pu sillonner sur environ 500m. Devions tantôt escalader certains rochers ou nous mouiller les pieds avec à chaque avancée de nouveaux tableaux dignes des plus grands musées... Et tout ce cheminement sous un magnifique ciel bleu et le chant des vagues...

Réveil sous un beau levé de soleil
Réveil sous un beau levé de soleil

Avons continué notre chemin en début d'après-midi vers Lugo, environ 110 km pour visiter le centre ville et plus particulièrement les murailles et la cathédrale.

La muraille a été édifiée par les Romains au 3ème siècle et modifiée au Moyen Age. Elle est construite en dalles de schiste et entoure la ville sur plus de 2km et 11m de hauteur, et s'ouvre par 10 portes sur le quartier ancien. Nous nous sommes promenés sur le chemin de ronde.

La cathédrale est impressionnante de l'extérieur. L'intérieur est particulier. Dans le prolongement du centre de la cathédrale nous y relevons 3 autels successifs qui réduisent fortement la superficie intérieure et le nombre de places assises. Sur les côtés, également de nombreux autels. A part le chœur et son dôme peint, elle ne nous a pas charmé... plus que ça. Je rappelle que toutes les églises et cathédrales sont fermées de 14 à 16 heures.

Museo Provincial

Nous avons également visité le musée dont l'entrée était également gratuite. Malheureusement sur la vingtaine de salles, seules 3 étaient autorisées pour des photos mais elles présentaient peu d'intérêt.

17
avr

Un coucou à Rose-Marie qui est native de Saint Jacques de Compostelle et qui m'a fait savoir que le délicieux gâteau contenant du thon et des pigments doux s'appelle : empanada.

Notre dernière étape pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle a porté sur 120km. En cours de route, nous avons croisé de nombreux pèlerins dont certains ont un âge "avancé", qui marchent courbés donnant l'impression de ployer sous la charge de leur sac alors qu'ils ont déjà fait des centaines de km voire, plus d'un millier. Chapeau bas... que du respect...

Nous avons stationné sur un parking de bus et camping-car Rua das Caminos da Vida et pris la ligne 1 de bus pour rejoindre le centre et revenir. Nous sommes déjà contents d'avoir fait 7km à pied aujourd'hui et 10 hier, aucune comparaison possible avec les km avalés par les pélerins...

Saint Jacques de Compostelle est la capitale de la Galice et la 3ème plus grande ville de pèlerinage chrétien au monde.

J'aime bien la photo ci-après, vous devinez pourquoi !!!

Nous remontons les rues qui sont encore couvertes par de vieilles dalles de pierre et de chaque coté il y a des arcades.

Au détour de la rue, nous apercevons une flèche qui pointe. Nous devinons qu'il s'agit de celle de la cathédrale.

Et tout à coup nous nous retrouvons face à l'immense cathédrale. Je n'ai pas suffisamment de recul possible pour la photographier.

Il y a déjà du monde mais tous ne sont pas des pèlerins.

Les orgues des 2 cotés sont magnifiques. Nombreux sont les petits anges qui gravitent autour des tuyaux...

Le chœur est impressionnant et les photos ne permettent pas d'en percevoir la profondeur. Pour ma part, ça brille de trop... Sur la photo de gauche apparaissent les 2 encensoirs, celui en couleur bleu est projeté dans les airs lors de certaines messes...

Nombreuses sont les chapelles qui entourent le cœur de la cathédrale...

Il est nécessaire de faire le tour de la cathédrale. Elle nous paraît encore plus belle sur la face arrière.

La cathédrale, du coté gauche.

Encore quelques photos de beaux bâtiments...

Un hôtel, no visits sauf à prendre une chambre...mais à quel prix ?

Puis visite du Museo do Pobo Galego, à 3€ l'entrée. Il est installé dans un ancien couvent. Il vise avant tout à donner une vision globale de la culture galicienne.

Nous avons rejoint en fin de journée nos jeunes globe-trotter suivi d'un apéro qui a duré d'où la publication tardive. Allons passer à table et nous nous plions ainsi aux habitudes du pays...

18
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Publié le 18 avril 2018

Nous stationnons sur une aire de pique nique à l'entrée de A Guarda. L'aire est certes à coté de la route mais elle surplombe l'océan...

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Pontevedra pour visiter la ville compte tenu du beau temps annoncé mais de longer la côte après la ville de Baiona sur une trentaine de km jusqu'à A Guarda.

L'alerte du niveau du réservoir s'étant allumée alors que je ne m'y attendais pas encore et ne trouvant pas de station sur l'autoroute, je commence à m'impatienter. Je décide de sortir à Pontevedra à la recherche d'une station, pas évident à trouver. La tension monte, l'aiguille commence à être dans le bas de la zone rouge. Merci Gps. J'ai réussi à mettre 67 litres de gaz-oil pour un réservoir de 70. Béatrice ne sait pas que je n'avais plus que 3 litres à disposition. Ouf, je respire à nouveau...

Depuis Santiago, le Gps nous a dirigé sur l'autoroute payante, soit environ 10€ pour environ 80km. Ce n'est pas cher compte tenu de toutes les autres autoroutes non payantes empruntées. Ce choix imposé nous a fait gagner beaucoup de temps et nous avons ainsi pu assister à la marée montante avec les vagues qui se fracassent sur les rochers. Nous avons ainsi dépassé la ville de Baiona pour suivre la route côtière sur environ 30km pour arriver à "A Guarda".

Sommes émerveillés par ce spectacle que la nature nous offre... le soleil y contribue...



L'océan est vraiment déchaîné à certains endroits...


En arrivant à A Guarda, je repère un parking à coté de la plage, nous offrant une vue magnifique sur les vagues. Une barrière nous semble interdire l'accès mais passons quand même. Très bel endroit mais sur la route d'accès nous y trouvons des débris rejetés par l'océan. Béatrice se renseigne auprès d'une dame qui passe à pied. Elle lui signale que l'endroit était inondé hier soir ainsi que la plage. Elle pense que la marée de ce soir présente des risques, voulant encore profiter de notre voyage nous nous sommes arrêtés plus en hauteur.

Ci-après photos prises à partir de l'endroit qui risque d'être inondé ce soir.

19
avr
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Publié le 19 avril 2018

Encore un petit retour sur les photos prises en fin de journée d'hier et ce matin à partir de notre emplacement de parking pour la nuit. Nous avons ainsi assisté à un beau coucher de soleil, une nuit étoilée et la petite ville illuminée.

ff

Si l'on tient compte du décalage horaire d'une heure en moins au Portugal, je peux dire que pour une fois nous avons réussi à partir un peu plus tôt. Ce décalage m'aidera à être dans les temps pour les diffusions à venir.

Ce matin en traversant la frontière, entre la N113 et la A3 nous pensions passer par le portail Easytoll (il n'en existe que 4 dans tout le pays) pour enregistrer notre CB et notre plaque d'immatriculation et être tranquilles par la suite pour le paiement automatique des autoroutes équipées de détections automatiques. Pas de chance, l'autoroute que nous avons prise pour aller sur Braga fonctionne uniquement avec un ticket payable à la sortie, soit 10,70€.

Dans un premier temps nous avions prévu de visiter le centre historique de la ville de Braga mais le lieu de stationnement étant à plus de 3km nous avons continué notre route vers Bom Jesus. Nous stationnons sur un parking à coté du sanctuaire avec une vue magnifique sur la ville, à 1€ le stationnement pour 24h, en comparaison des 0,50€ pour faire pipi. Nous décidons de rester pour la nuit.

Une nouvelle fois, nous faisons une belle rencontre dans un bel endroit. Il s'agit de 2 parisiens (frère et sœur) qui font un séjour découverte de 5 jours depuis Porto. Ils ont plaisir à nous accompagner tout au long de la visite soit plus de 2 heures...

Le sanctuaire Bom Jesus, construit entre 1784 et 1811, s'élève au sommet d'un escalier monumental. Il est taillé dans un granit gris que rehausse la blancheur des murs crépis à la chaux.

Après la porte d'entrée, vous montez en empruntant des allées successives, à la fin de chaque allée se trouve une chapelle dont chacune abrite des scènes de la Passion évoquée par des personnages en terre cuite, grandeur nature et d'un réalisme étonnant...

A la fin de la dernière allée apparaît ce fameux escalier en granit. Une merveille... L'Escalier des "Cinq-Sens" appelé ainsi car chacun des 5 paliers est décoré de fontaines allégoriques se rapportant aux cinq sens. L'eau jaillit des yeux pour la vue, des oreilles pour l'ouïe, du nez pour l'odorat, et de la bouche pour le goût. Je vous transmets la plus impressionnante...

Au sommet des escaliers...

Vues du plafond et de la coupole...

A coté du sanctuaire,...

La vue sur la ville à partir de notre emplacement...

Un rajout de photos faites la nuit tombée, sur la ville à partir de notre stationnement et du sanctuaire qui me paraît plus beau illuminé...

20
avr
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Publié le 20 avril 2018

Je reviens sur un commentaire d'une amie, fidèle lectrice :

''Eh bien avec tous ces magnifiques lieux ecclésiastiques vous devez planer dans les sphères angéliques. Sûre que vous reviendrez complètement transformés et remplis de ces énergies divines qui sont décuplées par cet intense contact des éléments naturels."

Béatrice a déjà ressenti des émotions particulières..., moi je suis ébloui par la beauté mais je ne plane pas encore dans les sphères angéliques... Normal, les hommes sont moins sensibles...

Ayant fait des achats ce matin dans un supermarché, nous trouvons les prix appliqués assez proches des nôtres sauf exception. Le SMIC portugais étant de l'ordre de 550€, le prix des aliments me paraît élevé pour eux. L'après-midi nous avons pris un café et une bière sur une terrasse à 0,65 et 1,30€, pas cher. Pour remonter le moral de Béatrice, qui commençait à souffrir de la chaleur, nous avons fait 2 magasins. Au final c'est moi qui suis ressorti avec plus d'habits que Béa, chaque article coûtait entre 6,50 et 10€, donc pas cher du tout.

Nous stationnons à coté de l'aire de service camping-car de la ville, sur un immense parking.

En nous dirigeant vers le château nous tombons en premier sur le Palais des ducs de Bragance (entrée 5€/p), que nous visitons. Il fut construit au début du 15ème siècle, 39 hautes cheminées en briques dénotent. Le Palais reste aujourd'hui la résidence officielle de la présidence de la République du Portugal mais n'est quasiment pas utilisé.

C'est immense, ne vous fiez pas à la taille des photos... La cour intérieure est magnifique... Sur la photo de gauche au 1er étage...
Vu de la charpente de la chapelle...
Les pièces sont immenses...

Ci-après la salle de réception... pas mal pour y faire un banquet !!!

Flash interdit...

Béatrice est intéressée par ce meuble pour y ranger ses bijoux, mais elle n'a que des bijoux fantaisies... Je sais vous allez me dire qu'est-ce que tu attends pour lui offrir des bijoux en or !!!

En sortant du Palais, nous nous dirigeons vers le château (que nous ne visitons pas) qui se situe à 100m du Palais.

Le château avec son donjon et les 7 tours sont impressionnantes 

En nous dirigeant vers le centre ville, nous tombons sur une petite église qui nous stupéfie... et qui n'est pas recensée dans le Guide Vert. De mémoire elle date du 14ème siècle. Photos volées pour la bonne cause...

A 1€/p, nous pouvons visiter un endroit remarquable, qui chose étonnante se situe au 1er étage de l'église... J'ai volé les photos, non pas pour moi mais pour montrer cette beauté... le Bon Dieu voudra bien me pardonner...

Vous me direz encore des églises, oui mais celle qui suit ne paie pas de mine de l'extérieur mais alors à l'intérieur c'est l'extase... il s'agit de l'église San Francisco, construite au 15ème siècle. Vous y seriez rentrés après avoir vu autant d'églises que nous, pas si sûr...

Non ce n'est pas le bâtiment à gauche mais l'église photo de doite.  

Au cours de la visite de l'église, un monsieur qui parle assez bien français et qui a en charge le patrimoine d'un ensemble de bâtiments, nous fait une visite privée de la sacristie et du cloître... Encore que du bonheur !!!

Après avoir vu la 1ère sacristie, il nous dirige vers la 2ème ... Elle constitue en soi un vrai musée. Elle contient que des joyaux remontant à de nombreux siècles en arrière, tout est ancien... Dommage que nous n'ayons pas pu enregistrer les explications de la personne. La sacristie possède entre autres un joli plafond à caisson.

Les chapes ci-après remontent au 14ème siècle, elles pèsent plus de 20kg chacune et sont brodées de fil d'or... Ce sont des fins morceaux de nacre cousus sur la photo du milieu...

Ci-après le seul morceau de fresque rescapée qui a échappé aux prises de Napoléon. Les fresques qu'il a emportées ont été remplacées par des azulejos (carrelage bleu) qui remontent au 18ème siècle.

Je dois malheureusement faire un tri des photos pour ne pas trop charger le carnet de voyage.

Ce soir il y a un concert à 21h dans l'église évoquée ci-dessus. Nous comptons y aller...

21
avr
21
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Publié le 21 avril 2018

Je reviens sur la soirée d'hier soir : concert à Guimarães. Un ensemble vocal de plus de 100 choristes et 47 musiciens ont animé le concert dans une église. Ils ont repris un requiem de Jean Brahms. L'église était remplie. On nous avait annoncé 21h pour le démarrage mais le concert n'a commencé qu'à 21h45. Il était gratuit et même pas de panier à la sortie... Que demander de plus... Une belle photo sur le chemin du retour...

Une autre petite église juste à coté étant encore éclairée à plus de 23 heures, j'ai entre-ouvert la porte pour ressortir aussi vite... j'ai vu un cercueil sans couvercle avec le corps du défunt bien apparent, il était veillé par la famille et connaissance...

Ce matin j'ai fait notre déclaration d'impôts par internet. Le fisc sait tout, je n'ai même pas eu à contredire les chiffres avancés. Quelques clics pour valider et il suffit de payer... c'est beau le progrès...

Nous avons rejoint la ville de Peso da Regua qui se situe vers la fin de la vallée du Douro, ce dernier étant un fleuve. En apercevant cette vallée, elle nous fait penser à la vallée de la Moselle avec la plantation de vignes en étage. Nous avons mis près de 2h1/2 pour faire les 80km qui nous séparaient de la ville de Peso da Regua, un peu pénible, que des virages, routes étroites et chaotiques, y compris quand nous étions sur une route nationale, et qui dit montées dit descentes...

Zut, pas de soleil, les photos prises sont bien ternes.

Aujourd'hui il n'est nul besoin que je m'étends davantage. Comme il pleut, j'ai le temps de mettre à jour le carnet de voyage et de lire. En discutant avec un camping cariste français, il nous a fait savoir qu'il est là depuis une semaine et qu'il préfère cette vallée par rapport au sud du Portugal qu'il connaît bien.

Pour demain, nous avons pris une option pour une sortie en train (a priori à vapeur datant du début du 20è siècle), avec un guide, avec visite d'une cave à vin, et un tour en barque d'antan. Nous avons marqué notre accord pour le prix de 55€ la personne, tarif conditionnel il faut que le guide réussisse à regrouper un minimum de 8 personnes. Au-deçà c'est 80€, plus tôt cher. Il nous avisera ce soir à 20h. A défaut nous prendrons tout simplement le train pour Pinhao, la gare est ornée de 25 panneaux d'azuleros illustrant les sites et les costumes traditionnelles de la vallée... Journée de demain => orageuse = photos ternes...

22
avr
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Publié le 22 avril 2018

Encore une journée bien remplie, nous étions en vadrouille de 9h30 à 20h (donc 21h en France).

Nous avions "une guide" rien que pour nous, pour la journée, qui vient de créer l'équivalent de son auto-entreprise et nous étions ses premiers clients.

Son nom est Nathalie MONDERO tel +351 93 545 7337 dourowithsoul@gmail.com. Nous avons passé un journée très agréable avec elle. Elle est très souriante, a beaucoup d'humour, est très ouverte d'esprit et d'une entière disponibilité... Elle nous a également fait part des souvenirs de son enfance, du vécu des parents et grands parents, ce qui était un plus. Nous la recommandons...


Programme : dégustation de Porto, puis train jusqu'à Pinhao, visite de la gare, lunch, puis barque sur le Douro (le fleuve), visite guidée dans un domaine viticole et dégustation de vins...

Ayant fait plus de 200 photos, il m'est difficile de faire un tri.

Pour info, une femme dit "obrigada" pour dire merci et un homme dit "obrigado".


Nathalie nous fait savoir que c'est une bonne période pour visiter la vallée du Douro puisqu'en été il peut faire jusqu'à 40 voire 50° et il y a beaucoup de touristes... Il pleut très rarement en été, les vignes bénéficient principalement de l'humidité transportée par le vent. La pierre de schiste conserve l'humidité des vignes. Seuls les plants de vigne de moins de 5 ans peuvent être arrosés et il faut demander une dérogation . Un barrage régule désormais le fleuve, par le passé il était possible de le traverser à pied à certaines périodes de l'année...

Il faut savoir que c'est dans le fond de la vallée du Douro qu'il y a des vignes. C'est notamment entre Peso da Régua et au-delà de Pinhao que la région est la plus belle...

Les vitres du train n'étant pas propres, les photos n'ont rien donné...

Arrivés à la gare de Pinhao d'où partait le vin en bateau ou en train. Elle est ornée de 25 panneaux d'azulejos (azu = bleu) illustrant les sites et les coutumes traditionnelles de la vallée. Quelques exemples ci-après...

Sur la photo de droite, on n'y voit des porteurs qui transportent les grappes de raisin dans des hottes jusqu'à la maison du propr...
Traversée du fleuve, du temps où il n'existait pas encore de barrage...  La photo de droite montre un "habit" en paille que les ge...

Les propriétaires ont leur maison en hauteur et les gens qui travaillent pour eux l'ont dans le bas de la vallée. Ils sont également logés dans des bâtiments (photo ci-après) qu'ils ne quittent pas durant toute la durée des travaux...

Ballade en barque durant une heure, par le passé il avançait à l'aide d'une voile. Ci-après le capitaine...En cours de route, il a coupé de moteur de manière à pouvoir bien s'imprégner du calme, de la beauté de l'endroit... C'était magique...




Nous assistons également à une vente aux enchères pour une œuvre de charité "Immaculée de Conception" avec des enchères de quelques euros...



Il est temps que je vous montre quelques photos faites du fleuve et des deux riveq... Comme il a beaucoup plu ces derniers temps, les vignes ont 3 semaines de retard, ce qui explique les coteaux sont encore tout dégagés. L'endroit sera encore plus beau d'ici quelques semaines. Nous n'avons toutefois pas prévu de revenir, vu les virages que nous avons dû "affronter" pour venir à Regua... mais cela en valait la peine...

En fin d'après-midi, nous avons visité le domaine "Quinta do Bomfim" qui appartient à la famille "Symington". Visite guidée très intéressante, dommage que notre mémoire soit sélective... La famille détient 28 domaines, soit 1100 hectares de vignes pour une superficie de 2300 hectares de terrain. Actuellement c'est la 4ème génération en place. Quasiment tout est fait à la main vu la pente prononcée des vignes, ce qui explique entre autres le prix plus élevé du vin produit.

Pour éviter d'écrire des bêtises, je m'abstiens de décrire la fermentation, la vinification, les différents types de vins... Je vous invite à venir... En tout cas, les vignes sont réparties sur 1300 parcelles et chacune est gérée à part, selon qu'elles sont en hauteur, par étage ou verticales. Ce n'est que depuis 1980 que les vignes plantées verticalement sont autorisées elles posent toutefois de problème de l'érosion.

On utilise des machines qui imitent le foulage des grappes par les pieds, et pour garder la tradition il y a encore un vin pour lequel les grappes sont foulées et qui nécessite l'intervention de 40 personnes à raison de 4 heures par "lot".

Tout le vin du Douro vient de cette région, après les vendanges de septembre-octobre, le vin reste sur place jusqu'au mois d'avril pour qu'il se stabilise et c'est seulement ensuite qu'il est transporté à Vila Nova Gaia, à coté de Porto où les mélanges et les vins seront réalisés.

Il existe 2 familles de vin, le Rubis de 2 à 7 ans d'âge conservé dans de grands fûts et le Tawny qui dépasse les 7 ans conservés dans de petits fûts...

Le Porto est fait certes avec du vin mais mélangé avec de l'eau de vie à 77% ce qui va arrêter la fermentation et ensuite on rajoute de l'eau pour arriver à un degré compris entre 18 et 22°. Concernant le vin, la fermentation va jusqu'à la fin...

Pour info, le Porto n'évolue plus en bouteille quelque soit la durée de conservation contrairement au vin à l'exception d'un Porto appelée "Vintage" qui peut dépasser allègrement 60 ans... Le prix est en conséquence...

Il y aurait beaucoup à écrire sur le vin mais je m'arrête...

En fin de journée, Nathalie nous a offert une spécificité de Régua, des bonbons appelés : Rebucados da Régua... Nous penserons à elles quand nous les mettrons en bouche.

Vraiment une superbe journée... et pour apprécier pleinement la rétrospective j'applique ce que Nathalie nous a dit. Il est toujours intéressant de se poser la question : "Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui pour la première fois ?"