Carnet de voyage

Allemagne du centre, circuit camping-car 1100 km

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Départ Alsace, et direction le centre de l'Allemagne en suivant une partie de la "Route romantique", afin d'y découvrir des cités médiévales,
Juin 2024
13 jours
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A l'instar des précédents voyages, le périple se fera en camping-car. Un périple de 2 semaines, mais sans ma deuxième moitié !!! Béatrice n'est pas intéressée par les visites programmées (châteaux, musées, villages médiévaux,...).

Elle s'est constituée un programme et s'adonnera à la peinture !!!

Samedi 8 juin 2024, je viens de récupérer le camping-car auprès de mon concessionnaire. Il a procédé au remplacement du parechoc et des jupes de coté, endommagés l'an passé en empruntant un chemin douteux : une "bêtise" de ma part. Suis content de ne plus voir les nombreuses bandes adhésives qui maintenaient le parechoc. Pour la livraison des pièces il aura fallu attendre plus de 8 mois, l'âge avancé du camping-car en serait-il la cause ?

Le circuit fait environ 1100 km, avec des arrêts prévus à : Grötzingen, Maulbronn, Sinsheim, Schwäbisch Hall, Bad Mergentheim, Würtzburg, Coburg, Bad Staffelstein, Bamberg, Bad Winstein, Rothenburg ob der Tauber, Dinkelsbühl, Harburg, Nördlingen, Blaubeuren, Lichtenstein, Bisingen, Rottweil et Wolfach. En cours de route, des modifications de trajet ne sont pas exclues.

1ère étape : Grötzingen

Lundi 10 juin 2024, j'ai pris la route, direction Grötzingen où je compte voir les marais. J'ai trouvé un parking rue Bruchwaldstrasse (voir le doigt au bas de la photo). Arrivé sur place, j'ai décidé de contourner les 2 étangs : le Freiheitsee et le Naturschutzsee, avant d'aller aux marais (Moor).

J'aperçois un totem à la lisière de la forêt, je m'approche du lieu. Une jeune femme m'accueille et me fait rentrer. Il s'agit en fait d'une crèche installée en pleine nature, les enfants vivent à l'extérieur avec leurs monitrices, la roulotte ne sert que s'il pleut. Enfants et monitrices apprécient ce cadre de vie. Durant l'hiver, ils avaient un grand tipi. Je vois deux petits feux de bois qui se consument. Expliquant que je souhaite voir les marais, la monitrice me fait savoir qu'ils sont envahis de "moskitos". Elle part et revient avec un antimoustique pour que j'en mette sur les parties exposées du corps. Les enfants s'amusent sans crier !!!

Je reprends mon chemin.

Les accès directs pour une vue sur les 2 étangs sont rares.

L'eau a inondé la forêt des 2 cotés du chemin que j'emprunte. C'est très joli.

Après m'être égaré, j'arrive enfin aux marais et vais pouvoir y pénétrer sur une longueur d'environ 500 m, grâce aux passerelles en bois.

Suis comblé.

J'arrive à un poste d'observation.

D'autres photos des marais.

Maulbronn

Ayant repris la route, je m'arrête sur l'aire de camping-cars de Maulbronn, le stationnement est gratuit et les services sont payants. L'aire se trouve à 200 m du monastère que je compte visiter. Il est considéré comme l'ensemble monastique médiéval le mieux préservé d'Europe et a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1993. Le billet d'entrée est à 9€.

Le monastère fondé en 1147, est entouré d'une enceinte et de portes du Moyen-âge.

Je longe d'abord les remparts.

L'ensemble est immense.

Les bâtiments se trouvant dans l'enceinte.

Le monastère lui-même.

L'autosuffisance étant l'un des idéaux de l'ordre cistercien, la routine quotidienne des moines était faite de méditation, et prières, mais aussi de dur labeur. ORA ET LABORA = Prie et travaille.

Entrée de l'église

Les stalles.

De magnifiques fresques.

Décoration des voutes.

Fontaine à l'abri, dans ce bâtiment.

Sculptures en bois.

Sur ce je me promène encore avant de rejoindre le camping-car. Je vais passer la nuit sur l'aire de camping-cars.

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Publié le 12 juin 2024

Etape 2 : mardi 11 juin 2024 : direction Sinsheim à 43 km de Maulbronn

Musée technique de Sinsheim

Je stationne sur le parking du musée, rue Eberhard-Layer.

Le musée expose à la fois des avions, des voitures, des trains, des tanks,... Chose étonnante, il n'est pas répertorié dans le Guide Vert, ni dans le Guide A voir. Le prix de 22€ du billet d'entrée est justifié au regard de la quantité et de la qualité des belles mécaniques exposées. J'y ai passé presque 5 heures, tout dépend de l'intérêt qu'on leur porte.

En arrivant sur le parking, on voit "atterrir" le Tupolev, suivi de notre majestueux Concorde.

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Autres avions, tout aussi impressionnants.

Quelques exemplaires d'avions exposés à l'intérieur des halles. Sur la 1ère photo, le fameux Messerschmitt construit à plus de 33 000 exemplaires.

Des funcars, des dragsters,...

Le record du monde d'un véhicule roulant avec 1014,511 km/h. Plutôt courageux le pilote !!!

Photos des premiers véhicules roulants. Sur la 1ère photo, celui construit par De Dietrich en 1896.

L'évolution est rapide. Sur la 1ère photo, une Ford T de 1910 de 20 chevaux, fabriqués en 15 millions d'exemplaires, suivi d'un 2ème Ford T de 1912.

Véhicules des années 1930, de vraies merveilles.

La Mercedes Benz G4, fabriquée en 72 exemplaires, octroyées à certains hauts dignitaires du régime hitlérien et généraux. Un exemplaire a été offerte à Mussolini.

L'excentricité des voitures américaines des années 1950, en 1er une Pontiac, puis une Cadillac,...

Quelques exemplaires de Chevrolet Corvette,...

Passons à quelques voitures de course,...

L'Afrika Korps

Un canon pour la défense aérienne capable de tirer jusqu'à 12 000m et le projecteur capable d'éclairer sur une distance de 8000m.

Des chars russes dont le fameux T34.

De nombreux chars allemands sont exposés. Sur les 2 premières photos, celui d'un Panther qui a participé aux combats en Ukraine en 1944, que les militaires allemands ont dynamité pour ne pas le laisser aux russes, ne pouvant pas le réparer sur place.

Chars exposés à l'extérieur.

Changement de registre. Sur la 1ère photo, un "riche" fermier américain fier de son tracteur avec son épouse à la mode et la soeur de cette dernière ?

Je quitte la halle 1 pour rejoindre les halles 2 et 3.

Ah ! enfin le Concorde vu de près. L'intérieur se visite. Je trouve la cabine très étriqué et pas très confortable. Je rappelle que le 1er vol remonte à 1969, en service jusqu'en 2003, 2405 km/h.

Le Tupolev TU, se visite également. 1er vol fin 1968, en service jusqu'en 1977, 2285 km/h. La cabine paraît un peu plus confortable.

Anciennes locomotives.

Je m'arrête là, car il y a également de nombreuses voitures de courses et autres...

Le billet d'entrée permet d'aller voir un film en 3D de 45 mn, j'ai retenu celui portant sur les Parcs naturels américains. C'est le Président Roosewelt qui a marqué son accord pour la création de ces parcs. Il en existe désormais près de 400. Les paysages étaient grandioses, une grande partie a dû être filmée par drone.

J'ai été ravi de la visite. Je regrette seulement de ne pas avoir reçu de plan (soit disant, ils en attendent la livraison), et par manque d'espace le musée est presque surchargé. Il existe un autre musée technique à SPIRE (à 40 km de Sinsheim) qu'il me reste à visiter, à voir quand ?

Schwäbisch Hall

Au milieu de l'après-midi, j'ai pris la direction de la ville de Schwäbisch Hall, et me suis arrêté sur l'aire gratuite de camping-cars, rue Spitalmühlerstrasse 49.122499 9.735012.

Le centre-ville est à 15 mn à pied de l'aire. Les maisons à colombage datant du 15ème et 16ème siècle ne manquent pas et il est plaisant de se promener dans le parc qui longe le cours d'eau, la "Kocher.

Eh oui !!! je fais un tour à l'église. Elle est immense.

Le retable dans le choeur.

Il existe plusieurs autres retables.

Autres photos.

Il est permis de monter au clocher, 155 marches.

Accès à quelques fresques.

Je reste dans le domaine religieux en visitant le Musée privé du Groupe Würth, qui est d'ailleurs propriétaire de nombreux musées. L'entrée est gratuite.

On voit que les tableaux ont été restaurés, ils sont très lumineux et datent des années 1400 à 1600. Ci-après quelques exemples. Sauf à de très rares exceptions, j'évite de joindre des tableaux avec la croix.

Les statuettes.

La fontaine devant l'église

Je termine la journée avec une excellente glace, à 1,80€ la boule. La ville Schwäbisch Hall me fait penser à la ville de Tübingen où notre fils ainé a résidé quelques temps avec sa famille : une ville authentique, agréable, dégageant une certaine quiétude,...

Je voulais m'atteler à rédiger l'étape mais pas de réseau internet. Zut alors !!!

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Publié le 13 juin 2024

Etape 3 : visiter le Freilichtmuseeum de Schwäbisch Hall

L'écomusée se trouve à environ 7 km de l'aire de camping-cars de la veille, rue Hohenlohestrasse 49.137736 9.696771. Il s'étend sur 46 ha et présente d'anciennes maisons typiques de la région. L'entrée est à 12€.

Comme j'adore les écomusées, je ne pouvais donc pas passer à coté sans m'arrêter. Dommage que les panneaux explicatifs soient uniquement en allemand quelque peu complétés par une traduction en anglais. En tant qu'alsacien, la compréhension de l'allemand ne pose pas vraiment de problème.

Je commence la visite par la gauche, et tombe sur un une ancienne "Baraques des travailleurs forcés" de la 2ème guerre mondiale. Dans celle-ci vivaient 50 à 60 prisonniers de guerre, des russes, des polonais et ukrainiens.

Le même type de baraques servait au RAD le Reichsarbeitsdienst (le service de travail au Reich). Les jeunes hommes et jeunes femmes de 18 à 25 ans avaient obligation d'y faire 6 mois. Le RAD avait un but éducatif : peu de confort, peu de place, rendre les personnes plus dures à la tâche, apprendre à travailler en commun,...

D'anciens véhicules et de matériels de pompiers sont exposés dans un hall. La 1ère photo présente une pompe en bois datant des années 1700. De nombreux bras étaient nécessaires pour l'alimenter en eau avec des seaux.

Une ancienne gare avec son logement.

Un ancien silo à blé

Une ferme datant de 1856 avec la photo des anciens propriétaires.

L'école de Satteldorf datant de 1828. Il est mentionné que ce n'est qu'après 1900 que le travail des maîtres d'école était reconnu et "rémunérateur" avec des avantages . Auparavant, ils devaient trouver encore d'autres sources de revenus.

Ah ! la discipline. Le principe retenu par les enseignants était le suivant : "pas d'éducation sans discipline et pas de discipline sans punition (essentiellement corporelle)". Il est précisé que certains instituteurs avaient jusqu'à une centaine d'élèves, donc pas d'autres choix pour les rendre obéissants, attentifs, studieux et persévérants. Eh oui ! ça fonctionnait à la baguette sur les doigts, au bâton sur les fesses, à tirer les oreilles et à faire des corvées en dehors des heures de classe.

Un dessin exagéré de la vie à l'intérieure d'une classe en 1825, avec l'arrivée du curé, l'élève puni portant un bonnet d'âne,...

La ferme traditionnelle de la région.

Les meubles de l'époque, dès lors qu'on avait les moyens financiers d'en acquérir.

2 maisons accolées de 1766, avec au rez-de-chaussée le maréchal-ferrant du coté gauche et du réparateur de charrettes du coté droit. Ce travail ne permettait pas de vivre, ils exploitaient également des champs.

Autre maison

La maison riquiqui de la famille d'un journalier

A partir de 1807, les communes du Württemberg avaient l'obligation de s'occuper des gens pauvres. Souvent elles se satisfaisaient de remanier d'anciens abris de bergers. Une femme et son fils ont vécu durant 40 ans dans cette maison. En 1880, la maison a abrité, 6 adultes et 8 enfants. Pa d'autres choix que d'occuper les combles !

La vie de Magdalena Kraft de 1786 à 1851. Sa mère a eu 5 enfants dont Magdalena à la suite de son 2ème mariage, sachant qu'il y avait déjà 4 enfants du 1er mariage.

Magdalena est tisserande. Son père décède alors qu'elle a 24 ans. Elle possède 2 métiers à tisser et une vache. A 34 ans, elle épouse un maître tisserand qui rejoindra la maison des parents à elle. Peu de temps après son mari décède, elle commence à vendre les habits de ce dernier, des dettes avaient été faites pour réaliser des travaux à la maison. Deux ans après, ses dettes représentent la valeur de la maison et de quelques terres qui seront vendues. 6 ans après la mort de son mari, elle se marie avec un veuf ayant un enfant. 9 ans après son 2ème mariage, son mari décède. Elle même décède à l'âge de 64 ans.

L'histoire du Yéniche "Joseph Berger". Les Yéniches sont appelés les «Tsiganes suisses», ils refusent d'être considérés comme des Roms ou des Tsiganes, dans le but de ne pas être confondus avec une minorité trop souvent mal perçue.

Les Yéniches étaient considérés par le 3ème Reich comme des tsiganes, des personnes asociales avec leurs nombreux enfants. La famille de Joseph Berger ne mendiaient pas, elle vivait de la vente des corbeilles en osier, aiguisait les ustensiles, et savait travailler. Son regard laisse apparaître un homme honnête. Joseph Berger et son fils ont été arrêtés et déportés au centre de concentration de Mathausen où ils sont morts.

Autres photos de Yéniches.

Le moulin.

Un mélange d'autres photos.

Pour terminer, je présente la plus grande ferme de l'écomusée, construire en 1585 qui a donc plus de 400 ans. Il convient de noter que : les propriétaires ont abrité durant la 2ème guerre mondiale une jeune femme juive, nommée Rosenfeld, dont le père était juif et la mère catholique. Puis son père est venu ainsi qu'un déserteur de l'armée allemande, échappant ainsi à la mort.

La dernière photo représente la chambre de Walentina Kriwenkos, une prisonnière russe qui avait été placée en 1940 dans la ferme pour travailler.

Il y a encore bien d'autres bâtiments. Après 4h30 de visite, eh oui ! il faut marcher pour rejoindre les maisons qui sont réparties sur les 46 ha, je rejoins le camping-car.

Direction Bad Mergentheim à 50 km de l'écomusée.

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Publié le 13 juin 2024

Etape 4 : jeudi 13 juin Bad Mergentheim

Hier en fin de journée, j'ai rejoint l'aire de camping-cars de Bad Mergentheim, rue Erlenbachweg. Le stationnement revient à 8,90€ avec la taxe de séjour. L'aire est située à environ 2 km du centre-ville.

Pour la visite, je suis parti ce matin en vélo, c'est plus rapide.

Dès lors qu'on lit "Bad", on est forcément dans une ville thermale et je tombe par hasard sur le parc de l'établissement thermal dans lequel s'affairent bien une vingtaine de jardiniers.

Non seulement le parc est immense, mais le complexe thermal l'est également. Vous devinez l'heure à laquelle je l'ai visité.

Quelques statues et sculptures.

Un peu plus loin, l'eau dégouline le long d'un mur constitué de minuscules branchages calcifiées. L'endroit est recommandé aux personnes ayant des problèmes pulmonaires.

Dans le parc, se trouve un immense jardin de roses.

Direction le centre-ville où se trouve le château des chevaliers de l'ordre Teutonique. Il a été édifié au 12ème siècle, puis agrandi au milieu du 16ème siècle pour abriter la résidence du grand maître de l'ordre. D'après le Guide Vert, on peut visiter le 2ème étage : les appartements, la salle du chapitre qui présente l'histoire de l'ordre, et une collection d'anciennes maisons de poupées. Je fais le choix de ne pas le visiter, à l'occasion, je me renseignerai sur l'histoire racontée en français de l'ordre.

L'église du château, la porte étant ouverte, devinez,... Je rentre et tombe sur un magnifique plafond peint.

Puis retour au camping-car et direction la ville de Würzburg.

Würzburg (Wurtzbourg en français)

J'ai décidé d'aller sur l'aire de camping-cars gratuite de Gerbrunn, à 4,5 km du centre-ville de Würzburg, que je rejoins ensuite en vélo. C'est toujours tout droit, en descente pour y aller, et en monter pour le retour.

Beaucoup de touristes au centre-ville.

La raison de la richesse des monuments de Würzburg est qu’elle était la capitale du royaume de Franconie, l’un des 5 grands duchés de l’Allemagne médiévale du 10ème siècle au 19ème siècle (lorsque Napoléon a fusionné la Franconie avec la Bavière). En tant que foyer de la royauté pendant tous ces siècles, la ville en a bénéficié et a prospéré.

La Falkenhaus décorée de stuc en 1721, qui abrite l'Office de Tourisme.

La collégiale Neumünster, quelques photos de fresques du plafond.

Würzburg est connu sous le nom de "ville aux 100 églises". Je tiens à vous rassurer, je ne vais pas toutes les visiter. Je présente encore la cathédrale avec quelques décorations intérieures.

La cathédrale regroupe des dizaines de dalles funéraires et de statues d'évêques. Ils semblent tous vouloir rester immortels, ils donnent tous l'impression d'avoir accompli beaucoup sur terre ! Ceux qui sont décédés récemment n'ont plus droit à leur effigie.

A partir du pont, on aperçoit sur les hauteurs : la forteresse de Marienberg. Les princes-évêques y ont résidé de 1253 à 1719. Il faut compter 30 mn pour la rejoindre. Le zoom la rapproche !!!

Le Vieux Pont sur le Main construit entre 1473 et 1543, a été enrichi vers 1730 de 12 monumentales statues de saints en grès.

Encore quelques photos concernant le centre-ville.

Le Palais de la Résidence des Evêques

Un magnifique château baroque, construit entre 1720 et 1744. Il devint la résidence des évêques en remplacement de l'ancienne forteresse de Marienberg. Il est classé au Patrimoine mondiale de l'UNESCO;

La vue coté parc

La vue coté ville.

Je me promène dans le parc.

Un certain nombre de statues sont même "abritées".

Mais c'est qu'ils sont bagarreurs ces petits anges !!!

Visite de la Résidence, le billet d'entrée est à 9€, et 8€ pour les séniors.

La salle au rez-de-chaussée donne directement sur le parc. Un magnifique plafond !

C'est bien la 1ère fois que l'on me déroule le tapis rouge. Je monte l'escalier d'honneur. Une fresque de 600 m2 au plafond m'attend.

La fresque représente l'hommage des 4 continents, alors connus, au prince-évêque von Greiffenclau.

Quasiment toutes les salles, chambres et appartements d'apparat à l'étage, ouvertes au public sont dirigés coté du parc.

La 1ère salle.

La suivante. Le reflet des miroirs gâchent quelque peu la beauté réelle de la pièce. Des touristes anglais ou américains ont dit en rentrant dans la pièce : Oh Jésus !

Une autre pièce

Encore une autre

Encore une

L'avant dernière

La salle impériale de forme ovale.

Je m'arrête là, sachant qu'il y en avait d'autres encore.

Après cette très belle visite, je retourne au camping-car.

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Publié le 14 juin 2024

Etape 5 : direction Coburg (Cobourg en français)

Je stationne sur le parking rue Zur Brandensteinseben, (50.26319 10.96624) non loin de la forteresse. Le stationnement est à 2€/24h. Il y a un arrêt de bus devant qui permet de rejoindre le centre-ville à environ 2 km, la descente est raide et il faut penser au retour.

Il pleuviote, pas trop envie de se faire mouiller. La forteresse étant à proximité, je me lance.

La forteresse appelée "Veste de Coburg" est l'une des plus grandes forteresses d'Allemagne avec une triple enceinte fortifiée. Son édification remonte au 12ème siècle mais l'ensemble actuel date du 16ème siècle. Le billet d'entrée est à 9€ et 7€ pour les séniors.

La vue des 2 cotés.

Quelques photos des bâtiments.

On voit que c'est le personnel de la maison qui était chargé de la vaisselle.

Eléments du poêle en faïence.

Une collection de chopes à bière du 17ème siècle avec des scènes de chasse.

Le cerf est devenu immortel !!! Pas sûr qu'il ait été tué par des flèches.

La finesse du meuble avec les scènes qu'il présente est impressionnante.

La chambre de réception de la princesse.

Le meuble. Les 6 bustes sont différents l'un de l'autre.

De bien belles sculptures.

Généralement dans un château ou un palais, il y a toujours une pièce qui sort de l'ordinaire ! Incroyablement belle !!! Je n'ai pas réussi à bien régler l'appareil photo, vu l'éclairage des projecteurs en place dans la pièce.

La marqueterie est d'une minutie invraisemblable, représentant des scènes de chasse, la vie d'autrefois,...

J'agrandis quelques photos. C'est époustouflant !

Sculptures au mur

Une impressionnante collection d'armes et d'armures,...

Quels mécanismes !

Ci-après 2 Orgelschütz (tireurs d'orgue) répertoriés dans l'inventaire de la forteresse "Veste Cobourg" en 1634.

J'ai utilisé pour la 1ère fois Google Traduction à partir d'une photo, sur la recommandation d'une abonnée. Le résultat est impressionnant. La description sur le fonctionnement de ces engins était très technique.

Des Leuchtbombe (des bombes éclairantes). avec une mèche qu'on allumait, mais dont on n'arrivait pas à contrôler le moment de l'explosion.

En 1er, le plus gros des canons qui pèse plus de 3 tonnes.

Une assise confortable dans le carrosse ci-après.

Le 1er a servi lors du mariage d'un prince.

Traineaux qui servaient après les années 1700.

Après cette visite fort intéressante, je prends le vélo pour rejoindre le centre-ville. Pas besoin de pédaler, tout se fait en descente.

La Place du Marché avec la Stadthaus (la maison de ville).

En face la mairie et de coté la pharmacie Hof

La Judentor (la porte des Juifs), sauf erreur il s'agit du Münzmeisterhaus, et le château Ehrenburg (un palais princier) que je ne visite pas ayant déjà visité celui de Würzburg.

Avant d'entamer la remontée au parking de la forteresse, je reprends des forces. La saucisse était excellente, un vrai délice. Même avec une deuxième, je n'aurai réussi à monter la côte sans marcher.

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Publié le 15 juin 2024

Etape 6 : Bad Staffelstein vendredi 14 juin 2024

Je stationne sur le parking, rue Vierzenherligene Strasse. Le stationnement est payant, soit 10€ pour un camping-car valable 24h. Je décide de m'arrêter en contrebas sur le parking gravillonné à 0€ et d'y rester la nuit. Dans la soirée, un autre camping-car m'a rejoint.

Je visite la basilique Vierzenheiligen, des Quatorze Saints, connue pour être un sanctuaire de pèlerinage. En 1445 et 1446, un pâtre a vu plusieurs apparitions dont la dernière est identifiée comme celle de l'Enfant Jésus parmi les "quatorze intercesseurs". Le culte de saints, préconisé alors par les dominicains et les cisterciens d'Allemagne, est à replacer dans l'atmosphère mystique du début du 15ème siècle durant lequel les visions étaient nombreuses.

La basilique est en hauteur à environ 700 m de distance du parking.

Coté choeur

Le fond de l'abbatiale et la chaire.

L'Autel des Intercesseurs (Nothelfer-Altar) : les Saints qui intercèdent auprès de Dieu en faveur de quelqu'un. L'autel est au centre de l'abbatiale avec 14 saints représentés par des statues, dont Saint Guy qui intercède pour les guérisons d'épilepsie, Saint Christophe est le patron des voyageurs,...

Photos recto-verso de l'autel

Au fond de l'abbatiale, un espace est consacré aux bougies et cierges allumés symbolisant la continuité de la prière. Les cierges les plus imposants et les plus marquants ont été conservés après avoir été partiellement consumés.

Sur ce, retour au parking pour y passer la nuit.

Etape 7 : Bamberg vendredi 15 juin 2024

Je me réveille sous une pluie intense qui, d'après les prévisions météo, devrait durer jusque vers midi. Vers 10h le ciel commence à se dégager. Direction Bamberg, pour stationner sur l'aire de camping-cars, rue Rhein Main Donau Damm de la ville de Bamberg, qui est environ 2 km du centre-ville. Le stationnement est à 15€/24h.

La ville de Bamberg ressort avec 2 étoiles dans le Guide Vert et d'après ce dernier, elle compte près de 2300 monuments historiques. Elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

D'après le circuit recommandé dans le Guide Vert, il sera vite fait sachant que je ne tiens pas à visiter la "Nouvelle Résidence" avec les appartements impériaux.

Je prends à nouveau le vélo pour rejoindre le centre-ville et passe devant quelques anciens bâtiments.

Dans un parc, plusieurs moines entament une séance de méditation et prière.

Un peu plus loin, devant un cabinet d'avocats trône une magnifique statue symbolisant l'équité de la justice : une femme avec les yeux bandés en gage d'impartialité, tenant dans sa main droite un glaive et dans sa main gauche une balance.

La représentation d’une balance qui est équilibrée symbolise l’impartialité nécessaire au fonctionnement de la justice, qui ne doit pencher en faveur d’aucune des parties.

Le centre-ville est noir de monde. Beaucoup de groupes avec guides.

Quelques photos prises au hasard.

L'ancien Hôtel de Ville, érigé au 14ème siècle sur un minuscule îlot artificiel. La maison à colombages est en équilibre sur l'avant-bec du pont.

Je reviens sur mes pas et me dirige vers la porte à voûte, surmontée d'un balcon rococo

Les 2 façades peintes de fresques.

Direction la cathédrale aux 4 tours. La 1ère photo a été prise à partir d'un dépliant. La visite sera rapide : un écriteau indique qu'elle est fermée à partir de 11 h et dimanche elle est fermée l'après-midi. Grâce à la maquette, on voit les dimensions de l'ensemble. Les bâtiments coté gauche de la cathédrale concerne l'Ancienne Résidence.

L'Ancienne Résidence, il s'agit de l'ancien palais épiscopal édifié sur les fondations du palais impérial des 10è-11ème siècle. La cour intérieure est entourée de bâtiments gothiques à colombages. Elle abrite le Musée Historique.

Je visite le Musée Historique, à 8€ l'entrée. Sur 1 étage, on évoque l'histoire des juifs et on présente des objets de culte. Sur un autre étage, ce sont beaucoup de tableaux avec des portraits de personnages. Je m'attendais à trouver des informations sur l'histoire de la ville.


Une horloge des années 1580 avec le mécanisme en bois. Certains éléments bougent. Quelques tableaux que j'ai appréciés.

Je ressorts, un peu déçu.

En face de la cathédrale se trouve le Nouvelle Résidence.

En amont d'un cours d'eau proche du centre-ville, je n'en crois pas mes yeux !!!

Sur ce, je retourne à l'aire de camping-car, quelque peu déçu au vu des 2300 monuments historiques que compteraient la ville d'après le Guide Vert.

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Publié le 16 juin 2024

Etape 8 : Bad Windsheim dimanche 16 juin 2024

La visite porte sur le Fränkisches Freilandmuseum : le musée de plein air de Franconie.

L'entrée est à 7€ pour les séniors et 1€ supplémentaire pour un descriptif en français d'une trentaine de pages. C'est génial !

La Franconie est une région du centre-sud de l'Allemagne. Depuis 1803, elle appartient à la Bavière. Le nom « Franconie » vient des Francs, un peuple germanique qui a conquis la plus grande partie de l'Europe occidentale au milieu du 8ème siècle.

Le musée de 50 ha présente donc des habitations et petites exploitations de la Franconie. Près de 100 habitations et bâtiments d'exploitation agricoles provenant des siècles derniers peuvent y être observés.

Ci-après la maison de vieillesse de Knittelsbach que l'on appelle Korbhaus en Franconie, qui est destinée aux fermiers à la retraite, contruite en 1821, puis un bâtiment de 1662 qui servait d'étable.

La bergerie de Hambühl de 1744.

Les différentes étapes avant de pouvoir tricoter !

Une ferme de la région d'Uffenheim construite en 1772. Une partie du 1er étage était réservée aux anciens.

La Häckerhaus de 1706, les Häcker étaient de petits exploitants.

La maison du maire du village d'Obernbreit. Les boiseries richement décorées de l'étage supérieur indiquent le rang du propriétaire qui était boulanger, le fournil était au rez-de-chaussée.

La brasserie communale de Schlüsselfeld

Dans certaines maisons, un enregistrement raconte la vie et le vécu de la famille. Dans celle-ci le père est mort jeune, le fils encore très jeune s'est démené à faire survivre la famille, puis il a dû partir à la guerre. Bien après son départ, un prisonnier a aidé à l'exploitation de la ferme, il est reparti à la fin de la guerre et le fils n'était toujours pas rentré,...

L'école de Pfaffenhofen construite en 1801, rajout de l'étage en 1885. Le rez-de-chaussée comprend l'appartement de l'enseignant, au 1er étage la salle de classe. L'école a fermé en 1939, vu le nombre réduit d'élèves.

La ferme de Mailheim

Moissonneuse batteuse

Impressionnant l'entraide et le nombre de personnes nécessaires au fonctionnement !

Les anciens tracteurs.

Le moulin à moudre et à huile de Königshoffen de 1810

Une fabrique de tuiles.

Reconstitution d'une tombe de 51 m3, d'une dame de 30 à 40 ans, découverte dans un cimetière du début du Moyen-Age à Zeuzleben. Lors des fouilles, ils ont dégagé 62 tombes de personnes et 6 tombes d'animaux.

N'est-il pas mignon ???

La maison des journaliers de Marienstein date de 1367, je ne me suis pas trompé de date. Ils ont réussi à conserver quelques parties des murs intérieurs avec les couleurs.

La maison que j'appelle ''hammam" dans laquelle on se "décrassait". Ce genre de maison était fréquent dans la région.

La teinturerie de Heidenheim de 1831 avec un aménagement intérieur riche en couleur. Dans les annexes, un Kaltmang (calandre à froid) avec manège qui servait à lisser le tissu avant de le vendre.

La ferme de Gungolding, d'une surface utile de 300 m2, a été bâtie en 1564, elle est présentée dans l'état dans lequel elle se trouvait au 19ème siècle. Une écurie voutée.

Encore une autre ferme

La maison d'un exploitant de Zirndorf a été bâtie en 1679 et modifiée en 1800.

Photos de la cueillette des boules de houblon dans les années 1890-1930. Dans mon enfance, on cueillait encore les boules à la main en se réunissant dans les granges. Ce n'est que vers les années 1963 que les machines sont intervenues.

Une ferme de plus, avec son pigeonnier.

Un nid d'hirondelles dans l'étable. Les parents des oisillons n'ont pas apprécié que j'observe leur nid !

Le moulin d'Unterschlauersbach qui a été construit en 1576 et agrandi en 1601. Le rendement journalier d'une meule est de 12 quintaux de céréales. Le moulin est encore opérationnel et on y produit de la farine régulièrement.

Il y a encore bien d'autres fermes,...

La suite de la visite se passe dans le village et donc en dehors du musée plein air. Il suffit de montrer le badge montrant qu'on a payé l'entrée du musée.

Une ancienne ferme du village.

A coté de la ferme une ancienne pharmacie.

L'église musée qui se trouve également dans le village

Pour terminer la visite, un tour dans l'église actuelle de la petite ville.

C'est vraiment dommage que la bibliothèque du monastère datant des années 1559 soit fermée dimanche et lundi.

J'ai finalement marché 12 km aujourd'hui, un peu plus de 8 dans le musée et 4 pour les visites du centre-ville. Je me suis dit qu'il me fallait bien une bonne bière pour prendre le courage de m'attaquer à la rédaction de l'étape du jour.

Je passe la nuit sur le parking, qui est en fait un verger sur lequel les camping-cars sont invités à stationner. Il faut juste espérer qu'il ne pleuve pas cette nuit, sinon impossible de sortir. Pour le moment j'ai eu beaucoup de chances avec la météo.

Je pense que j'aurai dû prendre une 2ème chope de bière, la rédaction de l'étape aurait alors été plus concise !!!

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Sur le parking verger de la nuit dernière à Bad Windsheim, je n'étais pas très rassuré quand j'ai entendu la pluie tombée après minuit. Il s'agissait finalement que de timides averses. Donc pas de problème pour quitter le verger.

Arrivé à Rothenburg ob der Tauber, j'ai retenu le parking 3, rue Laiblestrasse. Il n'y a aucun service, le prix est de 5€ pour 2 heures et 15€/24h. Le parking n'est pas glamour ! J'ai tout de même décidé d'y rester pour la nuit. Il se situe à environ 600 m d'une des portes de l'enceinte de la ville.

La ville de Rothenburg ob der Tauber est une des rares villes en Allemagne à avoir conservé autant de traces du Moyen-Age.

Le parking 3 se situe en haut à droite du plan, j'ai donc rejoint la rue Würtzburger Strasse

Je pénètre dans la ville par la porte Galgentor, et passe un peu plus loin sous la tour Röderbogen, les 2 datent du 12ème siècle.

Je passe auparavant devant quelques anciennes maisons à colombages.

Pour tomber sur la Place au marché avec la Mairie. Je me dépêche de faire des photos, il y a encore peu de touristes, peut-être parce que la météo est encore hésitante.

A coté de la mairie, une magnifique fontaine.

Avec l'arrivée hésitante des rayons de soleil, je m'empresse de faire des photos de 2 rues non encore envahies par les touristes.

Dès qu'on se promène au hasard des rues, on tombent sur des tours.

Il est possible de marcher sur le chemin de ronde.

On y a incrusté des tablettes gravées, s'agirait-il des noms de généreux donateurs ?

Quelques tours, prises de l'extérieur de l'enceinte.

Une autre porte de la ville, la Markusturm qui remonte également au 12ème siècle, elle servait de prison jusqu'en 1844. Vue des 2 cotés.

Le bastion Kligen

Le bastion Spital, la Porte de l'Hôpital du 16 et 17ème siècle. C'est la plus imposante défense de la ville.

La vue de l'extérieur et de l'intérieur.

Je rejoins la place centrale. Sur la photo, St Jacques a l'air de poser sur la photo comme les asiatiques. Il existe également un musée sur la torture. Les fameuses boules de Rothenburg !

La preuve qu'il y a beaucoup de touristes.

Un peu de lecture sur un pan de l'histoire de la ville de Rothenburg ob der Tauber (documentation émanant d'une consultation d'internet)

En 1544, la Réforme s’étend à Rothenburg qui est depuis protestante évangélique. Durant la Guerre de Trente Ans, la ville déjà bien affaiblie, est envahie à plusieurs reprises. C’est de 1631 que date la fameuse histoire de la « Rasade du Bourgmestre - Meistertrunk» qui est aujourd’hui encore fêtée et jouée par la troupe théâtrale du Meistertrunk, l’histoire est la suivante :La ville protestante est prise par la Ligue Catholique qui voulait tuer tous les membres du Conseil de Rothenburg et saccager la ville. Pour adoucir l’humeur du Général Comte de Tilly, du vin fut servit dans une carafe de 3 litre ¼. Tilly offrit une dernière chance à la ville ; si quelqu’un a le courage de boire d’un trait le contenu de la carafe, alors la ville sera préservée. L’ancien Bourgmestre Nusch releva le défi et réussit cet exploit, sauvant ainsi Rothenburg.Ainsi grâce à cette rasade, la ville continua à exister, mais après la guerre de Trente Ans, Rothenburg fut reléguée en ville de province et tomba dans un long sommeil, ayant perdu beaucoup de ses habitants et endetté, la ville n’a jamais réussi à se redresser. En 1803, après 500 ans d’indépendance, la ville est attribuée à la Bavière.Contrairement à la grande majorité des villes qui s’étendirent et se renouvelèrent suite à leur développement économique et démographique, rien n’à changer ces derniers 400 ans à Rothenburg et que nous pouvons découvrir aujourd'hui une ville parfaitement conservée, comme elle l’était au Moyen-âge.

Le musée historique, qui se trouve derrière le bâtiment de la Mairie, présente des scènes de Rothenburg du temps de la guerre de 30 ans, avec la fameuse scène de la rasade. Le billet d'entrée est à 4€.

Je suppose des membres du Conseil de Rothenburg, une épouse et ses enfants, inquiets du résultat du défi relevé par le maire.

Autres scènes de la Guerre de 30 ans.

Quelques tableaux portant sur l'attaque de la ville.

En rejoignant le sous-sol de l'Hôtel de ville, on accède à 3 cachots et un salle de torture. Le maire Heinrich Toppler y fut emprisonné en 1408. Son arrestation est liée à un différend avec les burgraves de Nuremberg et le roi Rupprecht. Cherchant recours auprès du roi déchu Venceslas, le roi Rupprecht entama un procès pour haute trahison. Condamné, Toppler est enfermé dans le cachot de l’Hôtel de ville en 1408 et y meurt quelques mois plus tard dans des circonstances inexpliquées.

Une autre scène avec un patient soigné par un médecin.

En dehors des remparts et bien en contrebas, j'aperçois un beau bâtiment : le Wildbad. J'interroge une dame qui en sort pour savoir s'il se visite. Elle me répond que oui, que je m'adresse à la réception. Mais avant d'y entrer, je consulte mon portable. Non, non, ce n'est pas pour moi !!! Il s'agit d'un centre de congrès et de conférences de l’Église évangélique luthérienne de Bavière, avec des séminaires sur le thème de l’art de vivre chrétien et ses facettes. Ouf !!!


Je continue ma route en longeant un cours d'eau.

Après quoi, je retourne au camping-car. Finalement, pas de pluie cet après-midi, contrairement à ce que prévoyait la météo. C'est tant mieux.

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Publié le 19 juin 2024

Une journée ensoleillé !!! Mais cela dépend pour qui.

Etape 10 : Dinkelsbühl mardi 18 juin 2024

Je prends la direction de la ville de Dinkelsbühl, également entourée de remparts et de tours comme Rothenburg-ob-der-Tauber. Elles font partie d'un des itinéraires touristiques les plus populaires d'Allemagne : La Route romantique longue de 350 km (décrite sur internet).

Je stationne sur l'aire de camping-cars, rue Mönchsrother Strasse, à 8€/24h, à 200 m de la porte d'entrée de la ville. L'Office de tourisme m'a délivré un plan en français avec des explications sur les principaux bâtiments et tours.

A coté de la porte de Nördlingen (vers 1400) par laquelle je passe, se trouve le moulin, aux allures de forteresse avec défenses et tour de ronde, construit au XIVème siècle. Il abrite aujourd'hui le Musée de la 3ème dimension. Un peu plus au loin on aperçoit la tour Bäuerlin du XVIème siècle.

Un pas de plus, et me voilà immergé dans une ville, haute en couleur !!! Le décalage des maisons rend l'ensemble encore plus beau. Les maisons des rues adjacentes sont également toutes en couleurs.

Je m'approche de la Place du Marché.

De nombreuses maisons émanent du Moyen-Age. La 1ère maison ci-après ferait partie des plus belles maisons à colombage de l'Allemagne.

Plus en détail : sur la 1ère photo, en sommet haut du pignon, on voit Bacchus (le nom romain du Dieu du vin) assis sur un tonneau.

Autres maisons.

Photos de rues

L'ancien complexe hospitalier. L'hôpital a été fondé vers1280 et l'église de l'hôpital en 1380. Le bâtiment à colombage était autrefois un orphelinat. A l'origine l'hôpital se trouvait en dehors des murs de la ville, comme cela se faisait au Moyen-Age, à cause des maladies contagieuses. C'est suite à l'élargissement du périmètre de l'enceinte qu'il s'est trouvé dans la ville.

L'Hôtel de ville. Puis l'ancienne mairie, comportant au sous-sol une cave voutée dans laquelle se passaient les tortures avec un accès direct aux cachots. Le 3ème bâtiment servait de grenier à blé, il a été réhabilité en Auberge de Jeunesse.

Quelques enseignes.

Les 3 autres portes.

Il y a en outre 14 tours au niveau des remparts.

Les grosses tours carrées ont été rehaussées par une habitation.

Les portes de l'église vues de l'extérieur et de l'intérieur.

Sur le mur d'une maison du centre-ville, une scène de la Guerre de 30 ans : lorsque les armées suédoises assiégèrent la ville en 1632, la fille Lore du gardien de la tour implora la miséricorde des enfants et des habitants. Le colonel Vonsperreuth fut sensible à la démarche de cette fille qui ressemblait étrangement à sa propre fille. C'est ainsi que la ville fut épargnée du pillage et de la destruction. Cet évènement est fêté chaque année, du 12 au 21 juillet pour cette année 2024.

Divers.

J'ai également fait un tour au musée de la ville, l'entrée est à 5€. En plus de l'histoire de la ville, on y présente l'histoire du soldat Hagendorf qui a laissé des écrits. En résumé : il est l'un des 22 000 soldats qui ont participé à la bataille de Magdebourg en 1631 où il fut blessé. Son épouse s'est alors chargée de voler des biens aux vaincus. (A l'issue de cette bataille, la ville avait été pillée et plus de 20 000 habitants massacrés). Hagendorf participa encore à bien d'autres batailles dont celle de Fribourg en 1644. Son épouse l'accompagna tout au long de sa vie, ils souffrirent beaucoup de la faim et des mauvaises conditions de vie. Ils ont eu 10 enfants mais 1 seul survécu. Sa femme est également morte sur les chemins. A la fin de sa vie de soldat, il avait parcouru 22 000 km à pied et avait perdu une jambe.

Quelques peintures de blasons d'habitants de la ville.

Un panneau reprend les blasons des bienfaiteurs de l'hôpital, de 1701 à 1786.

Divers objets dont quelques instruments de torture.

Tortures qui se pratiquaient dans la cave voutée du bâtiment de l'Office de Tourisme qui était l'ancienne mairie. De 1420 à 1753, 96 exécutions ont été pratiquées. C'était le juge qui décidait du mode d'exécution : la pendaison pour les voleurs, l'épée pour les meurtriers, les homicides involontaires et les pyromanes. Quant aux femmes, elles étaient noyées et celles reconnues pour sorcellerie étaient brûlées.

Sur ce, retour à l'aire de camping-cars en attendant le passage du veilleur de nuit à 21h.

Comme dans l'ancien temps, il s'arrêtait devant chaque restaurant pour rappeler que c'était le moment de remplir une dernière fois les verres et de rentrer, appelant également la protection de Dieu. Chaque restaurateur lui apportait un verre, soit du vin blanc, de la bière, ou de l'eau de vie, qu'il faisait passer aux touristes. Faut dire qu'il faisait la promotion de chaque restaurant !!! Ils seraient d'ailleurs tous très bons, et il nous les recommandait vivement.


Un replay des portes et tours de la ville, sous le feu des projecteurs.

Ainsi se termine la visite de la ville de Dinkesbühl.

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Publié le 20 juin 2024

Etape 11 : Nördlingen mercredi 19 juin 2024

Départ de Dinkelsbühl pour Nördlingen. Au réveil ce matin, pluie jusqu'à 10h puis super soleil, même trop chaud.

Je stationne sur l'aire de camping-cars, rue 2 Kaiserwiese, proche des remparts de Nördlingen, à 7€ les 24h.

La physionomie de le ville est marquée par la vieille ville historique encerclée d'un rempart et son chemin de ronde de 2,7 km entièrement conservés et accessibles.

Je passe sous la Porte Baldinger.

J'en profite ensuite pour revenir à l'extérieur et faire le tour des remparts (en vélo). Je trouve dommage que les tours et les remparts aient été crépis, ils ont moins de charme, le coté ancien ressortant moins.

Apercevant le Musée du cratère de la plaine du Ries, je m'y dirige. Nördlingen se trouve quasiment au centre de l'impact de la météorite qui a heurté la Terre. Je m'empresse de le visiter, 5€ le billet d'entrée. Ce billet donne également accès au Musée historique de la ville mais qui n'ouvre qu'à 13h30.

Copié du Guide Vert et corrigé d'après les informations apprises au musée : il y a 15 millions d'années, une météorite d'1 km de diamètre, a quitté sa trajectoire entre Mars et Jupiter et lancée à 70 000 km/h a heurté le secteur de Nördlingen. Elle s'est enfoncée sur 1 km de profondeur, générant un nuage de 100 km de haut, avec des projections pouvant atteindre 450 km et détruisant toute vie dans un rayon de 100 km. L'énergie déployée équivalait à 100 000 fois celle de la bombe atomique d'Hiroshima. La chaleur dégagée de l'ordre de 10 000 degré au centre a provoqué la disparition de la météorite, formant un cratère de 24 km de diamètre et dont le fond a fini petit à petit par se stabiliser à 240 m par rapport à la crête circulaire.

La montée au clocher de l'église permet de bien voir la crête circulaire du cratère (ce point est développé plus loin).

Au niveau du musée même, il faut bien maîtriser l'allemand pour comprendre les explications. Ce serait un des plus grands musées de ce genre au monde et le cratère de la plaine du Ries serait un des cratères terrestres les plus impressionnants parmi les quelques 180 cratères de météorites connus sur terre.

Impacts recencés au niveau de l'Europe, type de roches projetées ayant fusionné avec d'autres roches, une petite météorite tombée aux USA, prêtée pour être exposée au musée

Un peu plus loin l'Hôpital (Hôtel Dieu) avec son église. L'origine remonte au 13ème siècle pour les soins des malades, des indigents et des vieillards. Le bâtiment a été construit en 1564.

La construction imposante du Klösterle (petit couvent) : au début, une ancienne abbatiale franciscaine qui a servi de grenier à céréales dès 1585 et après la Réforme.

Maisons à colombage

Autres maisons, elles sont toutes aussi immenses et belles.

L'Hôtel de ville date du 13ème siècle, utilisé sans interruption depuis 1382 par le Conseil Municipal, donc depuis plus de 600 ans. Le majestueux escalier extérieur remonte à 1618, construit en pierre de suévite (roche formée par l'impact de la météorite). Sous l'escalier, une cellule autrefois grillagée abritait la "maison du fou".

La Tanzhaus (la maison de danse) du 15ème siècle, elle servait autrefois de salle de vente aux commerçants d'étoffes et aussi de salle des fêtes

L'église St Georges possède un orgue majestueux (la couleur dorée ne ressort pas suffisamment sur les photos.

Plusieurs dizaines de grands et magnifiques blasons sont accrochés au mur intérieur de l'église.

Les stalles m'attirent toujours. Ces sculptures correspondent certainement aux personnes de l'époque. Il serait intéressant d'avoir des informations sur ces personnes...

A coté de chaque assise et de façon plus discrète, d'autres têtes. Je pense qu'on déformait la tête des personnes non appréciées. Une est même à l'envers... Pas évident d'accepter d'être présenté ainsi !!! D'autres ne vont pas vers le ridicule.

Les femmes et enfants sont rarement representés.

Sur ce, je monte au sommet du clocher qui mesure 90m. La caisse est en haut, ne paie donc que celui qui arrive au bout des 350 marches, 4€ le billet d'entrée.

La vue du haut du clocher permet d'embraser du regard le cratère de la plaine du Ries. C'est fabuleux ! Photos prises en zoomant. En tournant sur le chemin de ronde du haut du clocher, on aperçoit très clairement la partie plane au milieu du cratère et au loin la crête circulaire relevée de 150 à 250m.

La 1ère photo prise sans zoomer fait bien ressortir la hauteur de clocher.

Une des fontaines.

Une autre

Musée historique. Il y a pas mal de tableaux.

Je mets jusque quelques photos variées de ce que j'ai bien aimé.

Au 3ème étage, se trouve également des pièces provenant de fouilles. Quelques photos...

Je termine avec une histoire macabre qui a fait l'objet d'une reconstitution dans le musée. Je ne joins pas de photo. La période concernée remonte entre 10 000 et 6000 ans avant Jésus-Christ.

Google traduction : des têtes coupées de 14 adultes et enfants ont été trouvées dans la grotte ci-après. Il est certain que ce sont des têtes et non des crânes qui ont fini dans le sol. Les marques de coupures sur les vertèbres démontrent la séparation violente des têtes du torse. Une certaine révérence était témoignée aux têtes des personnes tuées. Elles étaient saupoudrées de craie rouge ou d'ocre et décorées de canines de cerf et de coquilles d'escargots. D'autres têtes coupées ont été trouvées dans la région.

Je diffuse l'étape demain pour que votre sommeil ne soit pas perturbé par cette histoire.

Pour info : une dame avec qui j'ai discuté m'a fait savoir que la petite cité médiévale de Wemding (non loin de Nördlingen) avait autant de charme que celle de Dinkelsbühl. Je réserve cette visite à une autre sortie, je ne tiens pas à être saturé par les cités médiévales !!!

Après cette belle visite, je suis revenu à l'aire de camping-cars. Au milieu de l'après-midi, la chaleur dans le camping-car était insupportable. J'ai donc décidé de rouler une heure en actionnant à fond le ventilateur, cela m'a rapproché de l'étape suivante. Me suis arrêté sur une autre aire.

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Publié le 21 juin 2024

Etape 12 :

Blaubeuren, impossible de stationner sauf à aller sur l'aire de camping-cars et de régler 20€ pour 24h. J'ai continué ma route puisque je comptai m'arrêter que le temps de voir le Blautopf.

Le Blautopf est une exsurgence qui constitue la source de la rivière Blau, qui se jette après 22 km dans le fleuve du Danube dans la ville d'Ulm. La cuvette a une profondeur de 21m et la couleur bleue de l'eau est due au calcaire très concentré dissout dans l'eau.

Internet m'a permis de voir le lieu sans y aller. J'y ai récupéré 2 photos.

En cours de route je tombe sur un panneau portant sur les "Grottes et art de la période glaciaire dans le Jura souabe". Je me dis, chouette cela changera de la période médiévale, d'autant plus que je vois que c'est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 2017.

Le site est en hauteur à une distance de 1 600m. Je prends mes précautions en mettant un pantalon long, et un gilet dans le sac à dos pour visiter le site. Mine de rien, ça grimpe et voilà Jean-Luc en sueur !


Tout cet effort pour ça !!!

Bon, il y a encore une autre grotte plus impressionnante un peu plus loin.

La profondeur de la grotte est d'environ 25 m, avec une cheminée ou sortie d'air au fond. Je joins un certain nombre de photos pour donner l'illusion d'une grotte immense !!!

Un couple allemand m'a dit qu'il s'agit en fait d'un ensemble de six grottes localisées dans les environs et qu'il est compliqué de les visiter. Certaines se visiteraient que sur rendez-vous, d'autres uniquement le weekend ou certains jours,... D'après une consultation sur internet : les plus anciennes traces d'occupation sont datées sur une période s'échelonnant entre 41 000 et 31 000 ans av. J.-C. Les explorations et les fouilles réalisées dans ces cavernes montrent qu'elles ont connu une présence d'homme de Néandertal.

Zwiefalten

Je m'arrête ensuite à Zwiefalten. Devinez !!! tout simplement pour visiter une abbaye 😉

Elle est considérée comme l'un des plus beaux exemples d'art baroque tardif. En 1750, l'abbaye reçoit le statut d'abbaye impériale, ce qui signifiait qu'elle était indépendante et était libre de l'État de Wurtemberg. En 1802, toutefois, le monastère est dissous dans le cadre du Recès d'Empire allemand. En 1812 le monastère devient un centre thérapeutique, et de nos jours, c'est une polyclinique à vocation neurologique et psychiatrique.

L'intérieur de l'abbaye est somptueux.

Le choeur

C'est impressionnant.

La chaire, et ...

Sur place, c'est encore plus majestueux.

Château de Lichtenstein

Je m'arrête ensuite au château de Lichtenstein, au sud de la ville de Reutlingen dans le Bad Würtemberg.

Il est appelé aussi Märchenschloss (château de contes de fées des Wurtemberg), ce simple pavillon de chasse médiéval fut détruit deux fois au cours du XIVe siècle. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’il fut rénové en devenant cet édifice enchanté, afin d’accueillir le roi Frédéric Ier et sa collection d’armes et de peintures.

Pour le parking, c'est 2€, c'est 4€ le billet d'entrée pour visiter les extérieurs du château, c'est 12€ pour visiter l'intérieur nécessairement accompagné d'un guide.

Un des murs du château accueille un défilé de mode avec les habits de l'époque.

Chez les hommes, c'est le coté "chef" qui ressort.

Le groupe que nous étions étant constitué que d'étrangers dont des asiatiques, le guide a fait son "speech" en anglais. J'ai eu bien des difficultés à tout comprendre, il parlait trop vite (pour moi).

Il était interdit de prendre des photos de l'intérieur du château. J'en ai "volé" quelques unes. L'intérieur des pièces est charmant.

Et pour conclure, les 2 dernières photos.

Demain je prévois de faire une dernière visite avant de rentrer et retrouver Béatrice. Ce sera un autre château, beaucoup plus imposant et impressionnant. J'espère qu'il sera possible de faire des photos à l'intérieur.

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Etape 12 : Château Hohenzollern, vendredi 21 juin 2024

La dynastie des Hohenzollern, dont l'histoire remonte à près d'un millénaire, a donné naissance aux comtes de Zollern, aux princes souabes, aux burgraves de Franconie, aux princes électeurs de Brandebourg ainsi qu'aux rois de Prusse et aux empereurs allemands.

Le château est situé à 7 km environ de la ville de Bisingen et se trouve à environ 800 m de haut. Il permettrait de voir jusqu'à 100 km à la ronde.

Je m'arrête sur le parking qui se trouve à 2 km environ du château. Les touristes les plus téméraires montent à pied en empruntant un sentier bien raide, les autres attendent la navette gratuite, c'est compris dans le prix du billet : 26€, tout de même !!!

Il est permis de prendre des photos, et la visite se fait selon le rythme de chacun.

Le château a été restauré au XIXème siècle. Il attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs du monde entier.

Avant d'arriver dans la cour du château, on passe par plusieurs portes et un "tunnel".

Et nous voici dans la cour du château.

Les bâtiments représentent en quelque sorte un fer à cheval : sur le coté droit, l'église catholique et une construction rectangulaire.

Ma première impression en voyant la régularité des pierres utilisées des bâtiments : le château a fait l'objet d'une complète reconstruction. J'apprends qu'il renaît de ses cendres de 1850 à 1867 mais a-t-on respecté pour autant le plan et la physionomie de l'ancien château ? Si la réponse est non, je trouve la visite déjà moins attractive !


Les 2 bâtiments suivants forment la pointe arrondie

L'église protestante est sur le côté gauche. L'existence de 2 églises s'explique : la branche souabe des Hohenzollern est restée catholique et la branche prusse s'est convertie au protestantisme lors de la Réforme.

La visite commence par la pièce ci-après :

Puis vient la salle à manger.

Suivi d'un large couloir affichant de beaux et grands tableaux aux murs.

On arrive ensuite dans une belle pièce à la forme arrondie.

On traverse d'autres pièces sans grande importance.

Une autre belle pièce avec une vue ouverte vers l'extérieur.

La chambre à coucher et le boudoir de la souveraine, suivi du salon d'accueil du souverain

La salle aux trésors.

La statue des souverains Hohenzollern.

Divers

Au regard de la dimension du château et du prix du billet, je m'attendais à trouver des salles encore plus grandioses et bien plus nombreuses !!! Je ressors donc un peu désillusionné par le château.

Sur ce, je rejoins le camping-car et mets en marche le GPS pour un retour au domicile la veille du week-end, y retrouver Béatrice.

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Pour préparer mon circuit, je me suis inspiré de la renommée "Route romantique allemande" décrite sur internet, qui part de la ville de Wurtzbourg à Fussen sur une longueur de 350 km.

Concernant la météo durant mes 12 jours de sortie en célibataire, à part une journée et plusieurs débuts de journée pluvieux, j'ai bénéficié d'une météo clémente voire ensoleillée le plus souvent, rendant le voyage agréable.

Je remercie les abonnés et lecteurs d'avoir suivi mon carnet de voyage, ainsi que ceux et celles qui ont commenté les étapes. En espérant qu'il vous a permis de découvrir avec moi, des cités médiévales, quelques châteaux, sans oublier les monastères et abbayes 😉 du centre de l'Allemagne.

Prenez soin de vous et peut-être me lirez-vous à l'occasion d'un prochain voyage en camping-car.

Jean-Luc