Carnet de voyage

From Tchernobyl, with love...

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Dernière étape postée il y a 1466 jours
On se tire ailleurs, droit vers l'Est.
Du 11 août 2016 au 25 mai 2017
288 jours
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Ce blog n'est destiné qu'à nous et quelques proches, pour baliser notre passage de quelques petits cailloux blancs, façon Petit Poucet.

Donc, cet après-midi le grand départ de Roissy...

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11/08/2016



Bien arrivés, ça baigne...

Ciel bleu et canicule russe au rendez vous !

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C'est vaste, même même : on a déjà parcouru 32 km à pied dans les rues (sans rien visiter, juste prendre la température et regarder vivre), mais déjà quelques constats et/ou rencontres renversants qu'il nous faut partager avec vous :

 . les gens d'ici parlent le russe couramment, et même, (je crois), mieux que nous,

 . il y a un "pub" tout près d'ici avec de la bière et de la bouffe typiquement british, on s'y croirait,


on peut croiser dans les rues des pièces montées géantes, des chanteurs psychopathes perchés sur des camions chasse-neige,





de jeunes indigènes en costume traditionnel, ou de vieux pervers qui font semblant de photographier des cathédrales...

en lorgnant les petites blondes d'à côté...

Dernier détail mais de taille : on a 1 kg de myrtilles à torcher d'ici ce soir : depuis Tchernobyl, les récoltes sont fabuleuses et c'est vraiment pas cher...

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Publié le 18 août 2016

avec ses démesures :

voiture à rallonge, et un des métros les plus profonds du monde
hot-dog géant


ses rencontres surprenantes,

et probablement un record du monde : celui de la concentration au mètre carré de dégénérés persuadés que les décibels émis par leur moto peuvent donner une idée avantageuse de leur virilité...

(Association d'idées discutable : queue record pour entrer à l'Ermitage, l'un des plus beaux musées du monde, et au train où ça va nous risquons bien de quitter Saint Petersbourg demain soir sans avoir réussi à y mettre les pieds...).

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Complètement abrutis par une nuit dans un train rempli d'asiatiques hyperactifs et flatulents, la pluie à l'arrivée puis la dure nécessité de poireauter 5 heures avant d'accéder à un lit, because 14 heures c'est 14 heures, Kamarad...Bref un peu déphasés...

Et depuis, on roupille et on re-roupille!

A plus tard peut-être pour commentaire un brin désabusé sur les derniers jours à St Petersbourg et le tragique investissement du musée de l'Ermitage par ces mêmes hordes asiatiques hyperactives dont au sujet desquelles je causais plus haut.

Et puis nos premières vraies impressions moscovites, les précédentes étant probablement un peu faussées !

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(23/08)

Notre voyage "atypique" continue.

A Saint Petersbourg nous avons parcouru 150,01 km à pied dans les rues, croisé des milliers de visages, respiré les millions de pots d'échappement, le plus souvent libres (liberté, où vas-tu te planquer?) de la Nevski Prospekt, genre Avenue des Champs Elysées baltique de 4 ou 5 km de long, bondée de magasins de luxe, de bagnoles de luxe, de russes de luxe et de troupeaux de touristes majoritairement asiatiques et grands amateurs de selfies hilarants...

Nous avons réussi à ne rien visiter de ce qu'il aurait "fallu" visiter, et à nous enfuir du colossal musée de l'Ermitage moins d'une heure après avoir réussi à y pénétrer...

mais en ayant appris au passage que notre pétanque nationale nous venait de la Russie profonde, la preuve ci-contre à gauche, et aussi croisé une authentique babouchka (peut-être même la dernière...)


à gauche la preuve, et à droite la dernière 

dégotté un marché aux puces pourrave et sublime à l'autre bout de la ville,

rencontré des musiciens géniaux 


puis survolé Saint Petersbourg 

et visité à peu près tous les jardins publics...


Moscou, c'est très différent, on manque encore de recul pour en parler.

Mais justement, parlons-en.


quand tu crois avoir du recul, soit c'est fermé, soit c'est en travaux.


On est conquis par cette abondance de pièces montées à tous les coins de rues...ou de métro


et les métros fabuleux sous les dits coins de rues  


et les rares (mais exceptionnels) montreurs d'animaux qui font la manche...


Un dernier conseil : si vous croisez ce dessert fabuleux, partez en courant... 
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Publié le 29 août 2016

après 4 nuits et jours dans le transsibérien...

OK, il ne paye pas de mine, notre transsib, et surtout notre wagon (le dernier), et en 3° classe,

OK, c'est pas le grand confort et on promiscuite tous azimuts,

OK, les vitres sont sales et les seules photos d'extérieurs de ces 5200 KM en 96 heures (à la louche) seront floues ou prises à l'occasion de rares brefs dégourdissements de guiboles en gares,

touristes à G, indigènes transsibériens à Dte, en gare sibérienne

(Bien noter que les touristes étrangers doivent impérativement ne pas mordre la 2° ligne blanche, sous peine de confiscation de leur litron de vodka)


petite russe hyper-séduisante 


mais on y croise aussi des petites russes hyper-séduisantes en train de se goinfrer (de pâtes lyophilisées, après avoir déjà attaqué 2 pommes, un rouleau de sopalin et une provodnitsa dont on aperçoit un tout petit reste sur la tranche de pain de mie)


et des tas de gens vachtement sympas, avec lesquels on a partagé :

de la bouffe, avec "Olga" (= supposition), notre voisine d'en face, adorable, incompréhensible, qui bouffait comme un chancre nuit et jour, qui nous a fait goûter du fromage sur des cookies au chocolat, des pommes, des gâteaux secs, et nous servait de baromètre (quand elle descendait du train, c'est qu'on avait le temps d'aller faire 3 pas). Avec "Boris" (= supposition) qui s'est foutu de nous quand on a acheté des pommes vertes immangeables, mais qui nous a laissé les siennes (mangeables) un peu plus tard quand il a quitté le train...

quelques vagues impressions, très très approximatives, grâce un idiome mis au point avec Maylee, et composé de 30% d'espagnol, de 30% d'anglais, de 30% d'arabe maghrébin, de 30% d'allemand, de 30 % de portugais, de 30 % de breton, de 47% de grec ancien, et de 95% de langage des signes (c'est probablement un peu mesquin, pas très sportif, mais ça a nettement amélioré nos échanges avec les indigènes). Si on ajoute à ça une maitrise parfaite du spassiba (merci), privèt (salut les mecs, ou, selon le contexte, salut les mousmés), goulag (grandes vacances, ou congés payés, selon le contexte), poutine (spécialité fromagère délicatement canadienne), PECTOPAH en cyrillique qui se dit ristoran et tiens-toi bien qui signifie restaurant, on a une idée plutôt précise de nos progrès en communication.

la température ambiante (entre 28 et 33°C) dans un wagon soviétique sans fenêtres ouvrantes, et avec une seule porte ouvrante, et dans lequel nous étions 64, + les 2 provodnitsas (= chefs scoutes du wagon) = 68. J'ai bien dit. (pour ceux qui contestent mon arithmétique, il faut savoir que pour être provodnitsa faut faire le poids).

et le samovar qui distribue l'eau chaude nuit et jour (et donc à la clé : thé, nescafé, soupes et pâtes en sachets),

et les chiottes(soviétiques, en étain riveté, 2 chiottes pour 64 +2 = 68 individus avec une moyenne de 2 émonctoires chacun, d'où l'intérêt du sevrage tabagique qui autorise des apnées convenables quand il faut vraiment y aller),

et le petit filet d'eau froide dans le mini-lavabo des dits chiottes, dont il m'a fallu 2 jours pour comprendre comment le mettre en route (il y avait bien un robinet, avec des machins ronds à tourner, mais ils étaient factices).

Maitrisant le vocabulaire évoqué plus haut, j'aurais pu dire à ma voisine : salut la mousmé, j'ai de la poutine plein les doigts. Mais ajouter " comment pourrais-je bien m'en débarrasser ?" ou "comment actionne-t-on le robinet factice dans les chiottes au bout du couloir ?" c'eût été autrement plus technique, et donc, bloquage faute du bon vocabulaire...Il a donc fallu utiliser des moyens empiriques, au hasard : déverrouiller la porte tout en tirant la chasse d'eau, fermer puis rouvrir le fenestrou, donner des coups de lattes dans le plafond, chanter God save the queen en tchétchène, mais ça ne marchait jamais. Peut-être qu'un jour je dirai au monde comment j'ai fini par trouver... Ou peut-être pas.


On a aussi croisé ou rencontré :

- une énorme vieille qui sentait très très très mauvais (grave, même...) et voyageait avec un chat angora presqu'aussi gros qu'elle,

- des jeunes tatoués baraqués mafieux ou militaires ou les deux mon général,

- des gamins hurleurs qu'on avait envie de transformer en purée de steak haché (plus sûr que l'un OU l'autre),

- des petit(e)s jeunes scotché(e)s à leur phone par écouteur ou écran interposé,

- des vieux aux visages irrémédiablement marqués par des décennies de régime soviétique (supposition gratuite : peut-être qu'ils avaient simplement une bonne femme invivable... Mais dans cette hypothèse, ils devaient tous avoir tous la même)

- un papy ventripotent à moitié à poil qui s'est précipité toutes les heures pendant 96 heures au samovar (à l'avant du wagon) pour remplir sa tasse d'eau bouillante (et probablement aux toilettes, à l'arrière du wagon, dans les quart d'heure qui suivaient pour dégorger sa vessie),

- des visages de plus en plus orientaux au fur et à mesure du renouvellement des passagers pendant qu'on roulait vers l'Est (la majorité des passagers ne transite que sur des courts trajets de quelques centaines de km, et ils sont remplacés au fur et à mesure),


et subi :

- le tintamarre des roues sur les rails, à se demander parfois s'il resterait un peu de roue sur les essieux à l'arrivée (en fait oui, mais bon, il y avait encore 2500 km avant l'arrivée à Vladivostok...),

- l'extinction des feux à 21h30 si t'as pas sommeil tu te débrouilles mon gars,

- les paysages jamais lassants - et pourtant c'est long 96 heures même si on dort ou bouquine une bonne partie -, avec des steppes, des forêts, des taïgas, des rivières, des immensités sans trace d'humanité en dehors de la voie ferrée, (et tant mieux parce qu'à l'opposé quand tu approches des villes c'est moche, ça fume, ça pollue sans complexe, c'est concentré, c'est déprimant), et j'en passe...

Des bruits, des lumières, des odeurs, des impressions, des intuitions, des visages, des sourires, un train fou qui va d'une termitière à une autre.

Et une nature immense, par chance invivable 9 mois par an, grâce à quoi elle n'est pas encore "domestiquée" et effacée de la carte... pour combien de temps ?

Très sympa, la Sibérie et le transsibérien, à refaire à la première occasion, sans hésitation...


Et ce matin l'arrivée à Irkoutsk, juste avant le Lac Baïkal.

C'est carrément plus sympa (et intime) que St Petersbourg et Moscou : pas surpeuplé, circulation peu dense, quelques superbes maisons sibériennes en bois,


good company


et pour finir une auberge de jeunesse hypersympa, avec DE VRAIES DOUCHES, je ne vous dis pas le bonheur... = c'était le Rolling Stones Hostel !


Possible silence radio à venir pendant quelques jours pour cause de connexion pas garantie : il va falloir explorer le lac Baïkal et l'île d'Olkhon, petites merveilles, la Bouriatie (autre petite merveille, à l'Est du Baïkal), et en même temps obtenir un visa mongol impérativement avant le 9 Septembre (ce qui n'est pas gagné, mais qui est aussi incontournable si on ne veut pas moisir quelques siècles dans une geôle pas chauffée dans le no man's land situé entre la frontière russe qui nous expulse et la frontière mongole qui ne nous accepte pas sans visa)...!

Dernier détail : nous lisons et apprécions vos commentaires quand il y en a, même si on ne les commente pas forcément (et même jamais, à vrai dire) ensuite (mais bon, faut savoir s'arrêter). (et puis bon, on n'a pas toujours du WIFI). Bon.

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Du nouveau, depuis notre dernière connexion à Irkoutsk : d’abord LA bonne nouvelle, l’obtention du visa pour la Mongolie en moins d’une heure, là où tous les blogs forums et autres sites tourdumondistes nous avaient prédit des journées de galère... (parce qu'on est "troooop mignons", prétend Maylee ??)


Le lendemain, journée tape-cul dans un minibus bondé (154 passagers environ dans un engin de l’époque soviétique grand comme un kleenex de poche) pour nous rendre à l’île d’Olkhon, sur le lac Baïkal. Trajet plutôt éprouvant pour nos fesses occidentales, quelques paysages sibériens à travers les vitres entre 2 cahots,

et enfin le Baïkal, et l’attente du bac juste en face de l’île,

Et pour finir par 20 km de piste sur l’île, qui ont permis d'exploser ce qui nous restait de fessiers…

Mais bon, à l’arrivée, le grand bonheur…

Maylee était tellement contente qu’elle est allé se prosterner un petit coup devant l’arbre-totem chamanique le plus proche, c’est tout dire…

OK pour la prosternation, mais fesses en compote...

Le lendemain grande rando dans le Nord de l’île, dans un engin 4X4 pire que celui de la veille, sur des pistes improbables (finalement, c’était possible d’avoir encore plus mal au cul que la veille…), et dans des coins tout aussi improbables…


t'as vu les tenues de plage?!...

Le jour suivant, rando à vélo sur des pistes composées exclusivement de tôle ondulée, de sable et de nids de poule...

(non ne n'est pas une photo d'Afrique)

d'où une alternance de grands moments de désespoir (prédominant dans la région charnue située au bas du dos), et d’émerveillements à répétition…

émerveillement, puis vélos abandonnés (pour cause de désespoir) 
moment de désespoir évident


et le même soir un petit coucher de soleil de rien du tout pour terminer cette journée épuisante

mouais, bon, pas mal...

Le lendemain grande convalescence pour nos fessiers préférés : randonnée à pied dans la forêt (profonde, celle ousqu’on entend le hibou)

puis quelques fabuleux points de vue durement gagnés (haut placés...)

Le jour d'après, nouvelle grande randonnée, mi 4x4 mi-pédestre, avec grande descente dans la forêt...

 et tout en bas de la descente, au bord du Baïkal…
au bout du monde, la cabane, je l'aime d'amour...
c'est exactement comme ça que j'imaginais celle de Sylvain Tesson

ben justement ça tombe plutôt bien, ma poule, parce que c'est précisément la sienne, avons-nous appris un peu plus tard (en fait, la reconstitution faite pour tourner le film).

(au fait, si un jour je me casse sans laisser d'adresse, ne me cherche pas ailleurs)


tout ça au bord d’un Baïkal en furie….

Plus tard nous avons tout appris sur la culture intensive (et biologique) des cailloux sacrés,

et ses techniques ancestrales, auxquelles Maylee s'est longuement exercée...

exercice


Pour se résumer, donc :

le Baïkal c’est pas mal

le Baïkal ça masse grave (voire ça massacre) les fesses

le Baïkal c’est génial

le Baïkal c’est glacial (par exemple hier et aujourd'hui)


une vraie petite merveille, donc…


MAIS :

Une immense déception, toutefois : nous avons voulu tester l’omoul...ce fameux poisson du lac Baïkal dont tous les Routards, Petits Futés et autres Lonelyplantards nous disaient depuis des mois : c’est le pied, c’est comme le saumon, un paradis palatin…

omoul (à gauche!)

Réputation surfaite, gémissait Maylee la nuit suivante, entre 2 efforts de gerbe, pendant que je la consolais en lui chantant « à la pêche omoul omoul omoul, je ne veux plus aller, maman ».

Comme quoi c’est bien vrai qu’ils écrivent n’importe quoi, dans ces guides…


Aujourd'hui 5 septembre, après 7 heures de tape-cul nous sommes revenus à Irkoutsk, d'où nous repartirons demain après-midi (en fait on s'est plantés : on avait choisi le train de 09h36 mais les horaires de train d'ici sont à l'heure de Moscou : il partira donc donc à 14h36...!) dans notre transsibérien préféré (cette fois, juré, j'essaie de photographier le fameux lavabo), pour rallier Oulan Oudé dans la soirée, notre dernière étape russe, en Bouriatie (230 km, 7 heures de train !). Ensuite la Mongolie : le 9, (précisément au 30° et dernier jour jour de notre visa russe), nous embarquerons sur le trans-mongolien : à nous les yourtes, les yourts au lait de yack (désolé, elle m’a échappé) et les chevauchées interminables dans les steppes mongoles...

(et ne comptez pas sur moi pour me laisser prendre en photo sur un canasson mongol, bande de pervers)

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(Nous sommes arrivés en Mongolie il y a 3 jours, en fait).

Nous avons fini la Russie en beauté, avec une journée passée dans un village perdu de Bouriatie à quelques dizaines de kilomètres de Ulan Udé :

village perdu, et petit bois en prévision de l'hiver sibérien...

nous avons d'abord copiné avec un moine boudhiste qui nous a présenté ses potes...

les dits potes, dont tu noteras que celui qui est à la droite du dalaï-lama est légèrement en hypoglycémie...


et ils sont tous devenus nos potes (les potes de mon pote etc...)

kicéképa vraiment à l'aise, sur la photo de famille ? (à part celui de l'hypoglycémie, qui est carrément en train d'agoniser)

dans le village bouriate on a partagé un repas bouriate avec des bouriates adorables (excellent, au fait, le repas bouriate...),

et pour digérer on a fait un peu de sport à la bouriate : d'abord il m'a fallu faucher un pré immense, puis faire du tir à l'arc (bouriate)

pré immense (et bouriate), puis tir à l'arc (le ventre en avant, siouplait)

ayant réussi ce difficile examen de passage j'ai pu revêtir l'habit traditionnel bouriate...

puis jouer aux osselets (bouriates) dans une yourte (bouriate) 

avec des bouriates vachtement habiles à ce jeu bouriate (saleté de gamin qu'arrêtait pas de gagner...)!

C'était très sympa, mais émotionnellement très fort : Maylee a du sniffer un peu de compote de myrtilles (bouriates) avant de retrouver ses repères...

overdose

Bon, bref, la Bouriatie vraiment sympa. Plein de potes.

La Russie aussi, d'ailleurs... Faut bien conclure, puisque le lendemain aux aurores on la quittait...


... OK, on devait la quitter avec le Transmongol (prolongement sud du Transsibérien) qui nous aurait amenés en 23 heures à peine (dont la moitié en contrôles et tracasseries policiers et douaniers à la frontière) jusqu'à Oulan Bator. Et finalement, à cause d'une Russe qu'elle a rien compris à mon pourtant excellent anglais, on s'est retrouvés dans un bus, qui a fait le trajet en 2 fois moins de temps et pour 3 fois moins cher. Bon, c'est la vie, on fait avec...

Nous sommes donc à Oulan Bator depuis 3 jours, et avons appris ce matin à l'ambassade de Chine que le visa c'était pas gagné, les Européens ils n'en veulent plus en ce moment, on re-tente notre chance dans une semaine, et si ça ne s'arrange pas d'ici-là, faudra zapper la Chine... Bon, on verra ça lundi prochain...!

Et avant de clore le chapitre russe, deux petites précisions pour ceusses qui veulent tout savoir :

1°) si tu veux faire laver ton linge, et que tu passes par un Russe francophone, il t'annonce froidement que ça va te coûter "150 roubles la Kulotte". Une vraie rente...Ne te fais pas avoir: 1 Kulotte = 1 kg. Fallait savoir...

2°) et le mystère des robinets du transsibérien, vous demandez-vous en pâlissant d'angoisse, va-t-on enfin nous en re-causer ?

Ben, suffisait d'appuyer sur le petit bitin près de la sortie du robinet, pour être sûr d'en prendre partout sauf sur les mains...

le machin plastique de gauche il est factice, celui de droite aussi...approche-toi subrepticement du truc qui pendouille sous le r...
appuie dessus d'un air détaché EN AYANT L'AIR DE RIEN ...et finis par un brusque triple salto arrière si tu veux échapper à la noy...

voilà, tu sais tout.

Ce soir, crêpes au menu, avec vodka mongole (je recommande : la Chinggis gold, une petite merveille...)

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Publié le 19 septembre 2016

Après 3 jours fabuleux dans la région de Terelj, nous sommes rentrés hier à UB pour re-tenter ce matin le visa chinois. Et malheureusement, c'est cuit, il n'y aura pas de Chine dans notre périple : pour une raison inconnue(*), la Chine refuse tous les visas depuis une bonne quinzaine (et annule ceux qu'elle avait accordés précédemment). Confirmé par l'Ambassade de France à qui on est allé serrer la pince dans la foulée. Et c'est d'autant plus râlant que j'avais rempli des pages de questionnaires en Chinois, fabriqué des tas de fausses réservations d'hôtels, de faux billets d'avion (d'entrée et sortie du pays), de fausses photos d'identité ( = sur lesquelles on avait pris l'air intelligent), bref on avait un dossier en béton et qui n'aura servi à rien...

(*)mais j'ai ma petite idée là-dessus : je pense que quelqu'un nous a cafté auprès des autorités de la République Populaire de Chine, et qu'ils ont tellement balisé à l'idée de nous voir arriver qu'ils ont carrément fermé les frontières...Pas cool, je dis.


A plus tard pour quelques pensées profondes et illustrations adéquates sur le Terelj, Ulaanbaatar et les Mongols, même qu'ils sont vachtement sympas, c'est pas comme d'autres bridés que je ne nommerai pas en raison de possibles représailles, déjà qu'ils nous les brisent menu avec leur histoire de visa...!


(Suite, le même soir et le lendemain, après avoir partiellement digéré l'annonce chinoise...)

Pour Flavien notamment, petit topo sur Oulan Bator (Ulaanbaatar pour les Mongols), 2° ville la plus polluée du globe parait-il, mais ce n'est manifestement pas le cas en ce moment (peut-être en hiver, quand les 3 centrales thermiques à charbon fonctionnent plein pot pour lutter contre les -30° à - 40° ambiants ?), grande ville à la même altitude que le Gerbier de Jonc, mélange étonnant d'Asie éternelle, de séquelles lépreuses de l'occupation soviétique, et d'un XXI° siècle résolument démarré...


Les camions-poubelles passent tous les jours, et sont accompagnés d'une petite musique orientale étonnante (dommage, j'ai perdu la vidéo...) Tout autour de la ville, d'interminables banlieues de toile, véritables bidonvilles de yourtes (non photographiées ici)(un peu de respect, quand même...), et hyper-développées ces dernières années parce que la misère chasse les nomades des montagnes et des steppes...

Et un peu partout à Oulan Bator nous avons rencontré des gens sympas, qui ont essayé de nous renseigner avec gentillesse, voire qui ont laissé en plan ce qu'ils faisaient pour nous accompagner jusqu'au bon arrêt de bus. Et des tas de voyageurs de tous profils et nationalités, dans nos auberges à backpackers, généralement aussi sympas que nous.

Bref on s'est fait plein de potes. Surtout Maylee.


Maylee et ses potes

Les montagnes et les steppes, nous avons commencé à les explorer dans le Parc protégé de Derelj, où nous avons passé quelques jours, à une centaine de km à l'Est d'Ulaanbaatar. Même qu'on a dormi dans une vraie yourte (en fait "ger" et pas yourte, banane !), avec un poêle à bois (génial : il fait 29° dans la yourte quand le feu est allumé, et 2° en fin de nuit quand il est éteint)

souriante mongole devant sa ger, et patibulaire mongol surpris au saut du lit

et tout autour...

toutotour 

des paysages à couper le souffle, des randonnées à pied épuisantes mais époustouflantes, des couleurs d'automne trop belles pour être vraies, des découpes rocheuses étonnantes, l'impression de rêver éveillé...

Nous avons même croisé des cavaliers à fière allure, héritiers manifestes des hordes mongoles de Ghengis Khan...

quelqu'un peut me dire où est passé le frein? 

Bref 4 jours de rêve...

Puis retour dans un bus miteux et sympa, où j'ai rencontré la femme de ma vie, même qu'on s'est raconté des histoires drôles sans paroles tout le long du trajet, c'était cool.

c'était cool ...!

La Mongolie (et les mongoles) c'est trop cool...

Demain mercredi, départ pour grand circuit (17 jours) dans l'Ouest puis le Sud de la Mongolie, on va faire à la louche 2 ou 3000 bornes dans les steppes, les montagnes (avec lacs et neiges zéternelles), le désert de Gobi (plein de dunes de sable, de falaises rouges et de squelettes de dinosaures), en jeep (surtout), à pied, à cheval et même à dos de chameau (?? : celui qui a 2 bosses).

Retour prévu à Ulan Bator le 7 octobre dans la soirée, d'où nous repartirons le lendemain matin (= dernier jour de notre visa mongol) pour rejoindre James je ne sais pas encore où : soit à Pékin (en transit, pour aller ensuite à Hanoï), soit directement à Hanoï : puisqu'on saute la case "Chine", on va passer directement à la case "Sud-Est Asiatique"... Chaloperie de Sintoques, quand même !!

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Publié le 20 septembre 2016

en fait l'étape n°10 vient d'être complétée...

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Arrivés à Hanoï (33°) le 8 au soir (où nous avons retrouvé James), après avoir démarré à 4h du matin d'Oulan Bator (-7°), et transité une huitaine d'heures à Pékin où on a failli rester coincés (les mêmes empafés qui nous ont refusé le visa il y a 3 semaines ne voulaient pas nous laisser monter dans l'avion d'Hanoï because on n'avait pas de billet de sortie du Vietnam : il a fallu dans l'urgence faire faire de faux billets pour Singapour. Galère...!)

3 semaines de retard dans ce blog, ça va être duraille à rattraper...Elles correspondent à notre trip en Mongolie (steppes puis montagnes à l'Ouest, et désert de Gobi au Sud ensuite jusqu'à avant-hier soir), avec quelque 2000 photos non triées.

Les 8 premiers jours ont été un rodage: nous avons fait connaissance avec nos 2 compagnons mongols (le chauffeur, Lkhagva, et notre guide anglophone Tsetsgee), qui sont rapidement devenus des amis incontournables. Et ces 400 ou 500 premiers km à l'Ouest d'Oulan Bator nous ont permis de visiter des sites sympas, assez facilement accessibles. Beaucoup de steppe, des paysages fascinants, d'immenses zones qui ne semblent habitées que par des troupeaux, avec assez vite des montagnes à l'horizon. Les photos le diront mieux...

près de la capitale les bergers commencent à troquer leur cheval contre une mobylette : le progrès...
la steppe 
 parfois des dunes de sable 
on a même vu les chevaux sauvages de  Przewalski (c'est l'heure de te jeter fiévreusement sur Wikipedia...),
et la steppe ...
camping dans... 
le truc à droite, là, devine ce que c'est...! 
la machine qui fait le truc : en gros tu mets des moutons à droite, et il ressort des ballots de laine à gauche et des épluchures ...
c'est dans ce camp qu'on a eu notre dernière douche avant 2 semaines de crasse intensive, et même à un concert le soir...! 


le lendemain Maylee me frappait sauvagement pour se réchauffer, puis la steppe...
lunch time dans la steppe, bergerie d'hiver (dans...)
un village perdu : à la louche, à 50 km de piste (= 2 bonnes heures) du précédent ou du prochain
puis une région plus montagneuse, et à nouveau la steppe 
la steppe 
rarissimes arbres, et même des gorges vertigineuses 
même que Maylee, sujette au vertige, a bien failli basculer : par chance, notre guide a su la retenir à temps
et la steppe... 
pour changer, un volcan 
d'où on avait une vue fabuleuse au loin sur le Lac Blanc 
le soir on a dormi dans une ger ( = yourte) au bord du Lac Blanc 
le lendemain balade à cheval autour du même lac 
(on a même pu interviewer un yak avenant)
et on a fait la connaissance de bergers mongols bien sympas, chez lesquels on a bu du lait de jument fermenté et mangé des fromage...
pendant qu'ils attrapait des yaks ou des vaches, je sais plus exactement
pendant qu'un bébé mongol nous fermait la porte au nez... ensuite exploration d'une grotte souterraine
puis on a traversé des steppes et des rivières 
komdab... 
et... 
et... 
on a traversé des montagnes hors piste
et on a fini par se paumer complètement... 
heureusement  un cavalier (mongol) passait justement par là, et nous a indiqué la bonne route

1/2 heure après, à la nuit tombante, on était enlisés dans une gadoue invraisemblable, à 4000 m d'altitude au bout du monde et dans une tempête de neige...

La suite plus tard... ("épisode 17", rédigé à Chiang Maï le 9 Novembre !)

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Publié le 15 octobre 2016

Difficile de rester chronologique, entre la connexion absente quand on bouge ou capricieuse quand elle est présente. Je reprendrai la suite de la Mongolie un peu plus tard, pour ne pas aggraver le décalage. Quand nous aurons une bonne connexion et un peu de temps entre deux explorations...

Bref après avoir fini notre trip mongol, qui sera donc raconté plus loin, nous avons débarqué il y a une semaine au Vietnam, à Hanoï, (où James nous a rejoint), et sommes partis quelques jours dans le Nord (voir plus bas!). De retour aujourd'hui à Hanoï : ville que je trouve étonnante. Je m'attendais à une cité entre parenthèse (un peu comme au Laos), figée par un régime politique strict installé depuis des décennies, mais en fait elle a beaucoup évolué depuis les années 90 et c'est devenu une capitale asiatique "normale", vivante, grouillante, avec une quantité effroyable de scooters, de mobylettes, de klaxons, de petits restos, de petits métiers, de touristes (jeunes), bref une animation permanente jour et nuit... Grande ville asiatique, mais très peu défigurée par les buildings, et vraiment attachante...

Nous en étions donc partis par un train de nuit il y a 4 jours pour aller dans le Nord, à Sapa, au ras de la frontière chinoise : avons passé là-bas 3 jours à randonner durement dans une région très montagneuse (dévolue aux "tribus" minoritaires), qui ne connait l'horizontale que dans les rizières bricolées à flanc de coteau. On a marché en 2 jours 1/2 une quarantaine de km, (montées et de descentes hyper-raides exclusivement), dormi dans des villages paumés, dans les nuages, la pluie et la gadoue au début... Plutôt crevant, parce que malgré l'altitude (2000 à la louche) il faisait chaud (et notamment dans les montées!), mais compensé par des paysages grandioses et fascinants... Tout ça derrière une minuscule guide locale (genre 1m30 à 1m35), adorable et increvable...! Nous avons croisé et rencontré des tas de gens (minuscules, adorables et increvables) de différentes ethnies selon les villages. Et des rizières, des buffles et quelques randonneurs. Quelques images, dans le désordre :

Etonnantes, ces "minorités" ethniques, refoulées dans les montagnes pentues du Nord, peu accessibles, quasi-incultivables, mais qui survivent et gardent leur culture et leurs traditions envers et contre tout... (même phénomène qu'au Laos et en Thaïlande)...

Et hier soir re-train de nuit pour arriver ce matin à 5h à Hanoï...

Demain matin nous repartons pour 3 jours, cette fois en croisière, dans la Baie d'Ha Long, qui pourrait être, à ce que j'ai pu lire, la 8° merveille du monde ?

Ensuite, on ne sait toujours pas : il nous restera 3 ou 4 jours de validité de visa pour le Vietnam, puis il faudra bouger : soit le Laos, tout proche, et de là gagner le Nord de la Thaïlande (Triangle d'Or) puis redescendre vers Bangkok (si le récent décès du Roi ne déclenche pas, comme on pourrait le craindre, une guerre civile retenue depuis des années), soit le Cambodge via le Sud du Vietnam (Saïgon) puis Bangkok : on va décider ça entre 2 coktails, pendant notre croisière de luxe! A bientôt !

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Après notre trip à Sapa (montagnes et tribus du Nord), on a repassé une journée à Hanoï qui décidément est une ville pleine de charme et de mouvement, avec une foultitude de gens qui vendent de tout partout nuit et jour,

vendeur d'ananas en costume traditionnel 

On a repris la route (minibus) vers l'Est, pour une croisière sur la Baie d'Ha Long, petit intermède très sympa, because :

- on a bu des bières,

- on a rencontré un cuistot obsessionnel compulsif qui fait des fleurs et des phoenix éphémères en 3 coups de cuillère à pot avec le premier légume qui passe dans son champ de vision,

- après l'omoul du Baïkal on a été à la pêche au poisson de mer de Chine avec des Viêts minuscules qui ont attrapé 3 poissons minuscules (probable que ceci explique cela...) en 3 longues heures...

- on a fait kayak et baignades 2 jours de suite,

- on a chopé des coups de soleil,

- et surtout on a navigué pendant 3 jours au milieu d'îlots fabuleux (3 ou 4000, je crois) qui ont l'air de pousser dans la mer un peu partout... Paysages étonnants, mystérieux, envoûtants, à l'image de l'Orient...

Puis nous sommes rentrés à Hanoï le 3° jour (un peu plus tôt que prévu sous la pression du Typhon Sarika), et avons pris l'avion hier soir pour le Cambodge.

Nous sommes actuellement à Siem Reap, juste à côté des temples d'Angkor (que nous commencerons à visiter demain). Fascination d'emblée pour ce pays pauvre, mais riche en histoire, et qui émerge à peine de décennies de guerres et de génocides...


les petites friandises roses sur la tige de la fleur  sont des oeufs d'une espèce d'escargot d'eau douce qui pullule (et "cultivé"...


Pour les 2 jours à venir, visites de quelques-uns des multiples temples mythiques d'Angkor. Avec balades et grignotages dans les rues animées le soir.

Ensuite, en projet, peut-être quelques jours dans des îles sur le Mékong, situées au Nord, à la frontière du Laos. Parait que c'est fabuleux (il y en a 4000 sur le site), et encore vierge et méconnu des touristes. A suivre...

(et petit coup de rogne au passage à propos de ces fichus visas chinois refusés in extremis : ça nous a fait arriver dans le Sud-Est Asiatique un mois plus tôt que prévu, et donc pendant la (fin de la) saison des pluies, avec un temps lourd, des orages (et des typhons) et de l'eau partout...Mais bon, c'est juste histoire de râler, parce que c'est quand même le pied !)

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Nos déplacements se succèdent rapidement, et on essaie de faire un maximum de choses pendant que James est avec nous (il repart dans 4 jours, déjà). Par ailleurs depuis 2 semaines nous n'avons pas eu souvent de connexion, et ce blog prend de plus en plus de retard...

La suite donc. Nous sommes restés 3 jours à Sean Reap (Cambodge), à visiter les temples d'ANGKOR. Ou plutôt quelques-uns, parce qu'il y en a des centaines...Tout ça en tuk-tuk, un genre de mobylette préhistorique bricolée avec une remorque, trimbalés d'un site à l'autre par un chauffeur sympa, entre 2 pluies brèves et torrentielles...Ventilation assurée, ce qui était appréciable vu la chaleur ambiante (34-35°)

Ce qui frappe au Cambodge, c'est d'abord la gentillesse des gens, des khmers pour être précis. Ou plutôt ce qu'il en reste, parce qu'ils ont sacrément "mangé bon" il y a quelques années.

Et les paysages, en fin de saison des pluies, qui font alterner des rizières, des plans d'eau, la forêt vierge, bref des verts qui se succèdent ou se juxtaposent à l'infini.


et partout des temples, des grands (blindés de touristes) (chinois évidemment), des petits (oubliés), plus ou moins ruinés...

Bon, d'abord on n'est pas là pour faire un catalogue, mais c'était quand même beau (et chaud...).

Et un peu partout, la lutte acharnée entre ces constructions grandioses et la végétation tropicale:

En prime on a croisé des animaux sauvages :

un babouin (ou un truc approchant) qui a sauvagement agressé Maylee, puis des buffles,
de jeunes babouins, 
un vieux babouin pervers, et même un néléphant 

Mais surtout, à la grande satisfaction du vieux pervers, c'était plein de jeunes femmes à peine vêtues et peu farouches...

un grand souvenir...!


Après ces 3 jours culturels, nous avons décidé d'aller prendre le frais à 300 km au Nord de là, dans les "4000 îles", sur le Mékong, à la frontière entre le Cambodge et le Laos : 9 heures entassés dans un bus infâme, pour s'apercevoir en fin de compte que les 4000 machins en question se trouvaient ...au Laos, de l'autre côté de la frontière... (et, vu le trajet pénible, puis l'arnaque des visas qui coûtent 30 dollars chacun mais qu'on nous fait payer 50, nous sommes ensuite restés au Laos alors qu'on aurait eu encore plein de trucs à faire au Cambodge, ne serait-ce qu'aller dire au revoir à mes copines)...

Ce sera tout pour aujourd'hui. Demain peut-être, un topo sur nos 3-4 jours sublimes aux 4000 îles, suivis de 5 jours de raid à moto sur le plateau des Bolovans (donc au Sud Laos), avant de prendre hier un bus de nuit qui nous a amenés ce matin très tôt à BANGKOK, où nous avons enfin une bonne connexion (et une énorme lessive en train !).

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On s'est donc retrouvés au Laos sans avoir très bien compris comment, après un trajet plutôt éprouvant...

Dans une des "4000 îles" pendant 3 ou 4 jours (en cette fin de saison des pluies, les eaux du Mékong sont très hautes, et laissent émerger des îles un peu partout : on se déplace de l'une à l'autre en pirogues basiques mais bruyamment motorisées). Les paysages sont superbes, avec l'omniprésence de ce fleuve immense (qui fait jusqu'à 14 km de largeur par endroits) (je crois), parfois calme :

, parfois agité :

et toujours couleur café au lait 

Nous avons chopé des coups de soleil sur des plages improbables :

, fait du vélo dans la gadoue, du kayak dans des eaux déchaînées, vu des dauphins (locaux, en voie d'extinction), goûté (et moyennement apprécié, en ce qui concerne Maylee et moi...) des happy cakes (en vente libre pour vraiment pas cher), bref on s'est éclaté...!

j'ai bien mangé... (lui, il a adoré les cakes...!)

Ensuite, on a repris un bus local pour aller plus au Nord jusqu'à PAKSE, petite ville sans intérêt évident en dehors de la possibilité d'y louer des motos, chez Miss Noy (tenu par un Belge plein de bons tuyaux et francophone de surcroit). Nous sommes donc partis en vadrouille sur nos montures pétaradantes :

et nous avons parcouru pendant 5 jours les pistes du plateau des Bolovans, région fraiche, superbe, préservée, avec des chutes d'eau dans tous les coins :

, des pistes parfois carrément pourraves, même que Maylee s'est viandée :

t'as vu son gros pansement ? 

On a dormi au bord de l'eau dans des cabanes branlantes,

laissé passer quelques averses diluviennes dans les premiers abris venus :

et on s'est fait des super-potes allemands... 

avec lesquels on a bu des hectolitres de bière...

Bref, super balade...

Après tout ça on a repris un bus "de nuit" (de 15 h au lendemain 04h30 à BANGKOK) pour passer en Thaïlande, James ayant son avion de retour le 7 Novembre au soir. Et depuis 2 jours, on s'éclate avec la bouffe thaï... et la Singha Beer, of course.

Pour finir ce petit topo Sud-Est Asiatique, quelques photos en vrac des protagonistes, piochées dans les phones des uns et des autres...

chui étanche...
ras le bol des waterfalls...!
l'unique selfie de ma carrière 
dur dur, la vie de plaisancier...
Ciel, un rapide !

La suite plus tard

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Publié le 10 novembre 2016

Après 3 jours à BANGKOK, où nous avons retrouvé avec James (et découvert pour Maylee) la sublime bouffe thaï des petits stands sur les trottoirs, les fabuleux massages (sages) thaï, et cette mégapole incroyable (14 ou 15 millions d'habitants, des buildings vertigineux qui poussent dans tous les coins chaque semaine, des superpositions de routes, de voies rapides, de trains, de métros aériens sur des constructions en béton qui s'entrecroisent de manière hallucinantes, une pollution record, une circulation ininterrompue et lancinante de tuk-tuks et taxis multicolores carrément flashies, de motos, scooters, voitures, et bus divers)... Population en deuil, (noir et blanc, complètement inhabituels), et partout des portraits et vidéos géants du Roi défunt, qui était très aimé...

Le 7 Novembre au soir nous avons accompagné James à l'aéroport, pincement au coeur de le voir partir déjà, et le 8 (hier), nous avons pris un vol intérieur pour Chiang Maï, à 750 Km au Nord de Bangkok (plus de places avant plusieurs jours dans le train de nuit initialement prévu). Nous allons y rester posés quelques jours, et j'en profite donc pour reprendre le récit de nos péripéties mongoles de fin Septembre-début Octobre !




Nous en étions à peu près à notre 8° jour vers l'Ouest, à 500 km d'Ulaan Bataar, (après le passage au Lac Blanc) : plus de route, que des pistes improbables (chacun fait la sienne, au feeling), dans des steppes d'altitude (entre 2000 et 3500m) désertes, avec des bourrasques de neige et la nuit tombante : nous nous sommes finalement enlisés dans une zone de gadoue profonde, dans un vent glacial. Après quelques heures de tentatives (entrecoupées de godets de vodka pour survivre au froid) vaines, épuisantes, gadouilleuses, désespérantes, à essayer d'extirper le camion de la boue dans laquelle il s'enfonçait un peu plus à chaque tentative, nous avons décidé de dormir quelques heures sur les sièges. Vers 3h du matin, des phares dans le lointain, branle-bas de combat, signaux, et nous avons été rejoints par deux 4x4 (avec une famille entière dans chacun), qui ont essayé de nous tracter hors de notre gadoue... et qui se sont embourbés à leur tour ! Bref chacun a fini par dormir quelques heures dans son véhicule enlisé en attendant le jour...

Au petit matin ( -7°) :

5 mm de glace sur les vitres, et dehors je ne te dis même pas...! 

nous avons repris la manoeuvre, entre 2 nestcafés et/ou thés mongols salés et brûlants. Pour réussir à sortir de notre marécage quelques heures plus tard...

des heures 
à galérer... 


Après ces aventures, on a repris la "route", re-traversé des bourbiers infâmes et des rivières en crue (à gué), grimpé et dévalé des pentes quasi-verticales, en serrant les fesses à chaque fois...Et ça a passé !

Une fois nous avons croisé des gens du coin, en mobylette, avec lesquels nous avons partagé notre repas de midi, bu quelques vodkas...et fait des photos ! C'est courant, ici...

Et surtout, encore et encore des paysages sublimes sans âme qui vive, sans aucune marque humaine...

photo de famille post-prandiale 
 traversée (en cours), et encore la steppe

et le surlendemain, à des dizaines de kilomètres de la yourte la plus proche,

nouvel embourbement, mais ...



on s'en est vite sortis, en même pas trois heures de terrassement dans la gadoue...
et on a pu continuer vers l'horizon... 

un soir, après 2 ou 3 jours complets de steppe, on est arrivé dans une "ville" où on a passé la nuit dans une yourte. A la louche, à 700 km d'UB


la ville... (et même que Maylee s'est encore fait un pote)  

On y a refait le plein (notamment de vodka), mangé comme des chancres, et rencontré 3 trentenaires mongols en vacances pour quelques jours : ils avaient entendu parler de nos récentes aventures boueuses, et hésitaient à aller en solo dans les montagnes perdues de l'Ouest, qu'ils ne connaissaient pas (nous non plus, d'ailleurs...!). On a décidé de voyager de concert, nous référant au vieil adage mongol qui dit en substance : plous on est de fous qui poussent et plous vite on se sort des trous et de la gadoue. On a d'ailleurs pu en vérifier la justesse quelques jours plus tard...

au fait, elle est passée où la piste ?... 
et ça passe...ou ça casse!

cette fois-là, ça a cassé, en pleine nuit (franchissement à toute vitesse d'une "marche" de 1 mètre de dénivelé) : un gros machin cassé sous la voiture, genre un essieu ou un truc comme ça, et par chance ils en avaient un de rechange dans le coffre...!! "Crazy mongol" ! (= commentaire spontané de Maylee au copain qui conduisait, il en rigole encore !)

on a campé plusieurs nuits dans des steppes glaciales (sous la tente), avec des soirées à grelotter (nous, mais pas les mongols !) au coin du feu (le feu de bouses séchées de yak : génial...!), à s'enfiler des tournées de vodka (quels soiffards ces mongols) (nous aussi) (moyenne = entre 2 et 3 litres par soirée) (à 7...) (et des bières)... Et tout le monde rigolait, racontait des histoires, chantait... (les mongols adorent le chant, et le pratiquent à longueur de journée) (même à jeun, c'est dire !).

Bref, le pied !


Notre cible finale à l'Ouest c'était le petit bitin blanc tout au fond, à plus de 4000 m d'altitude, avec neiges éternelles. Montagne sacrée. J'ai oublié son nom.

En route on a croisé des gamins à cheval,

puis un sanctuaire bouddhiste à l'entrée de la zone sacrée

là-bas, tout au fond... et là, tu vois mieux? 

on a fini à pied (2 heures d'escalade épuisante dans la caillasse, par un froid glacial),

par arriver au bord d'un lac (glacial) (et sacré lui-aussi), au pied du glacier (glacial),

à se les geler dramatiquement, même que nos potes mongols nous ont enfilé de force leurs zénormes fringues mongoles pour nous aider à survivre...

Faut bien le dire, l'endroit était magique...

magique... 
froid, moi ? (moi non plus!)



OK, j'abrège !


On a fait plein de rencontres chaleureuses et bu plein de vodka...

Et le ragoût et les tripes de mouton au petit-déj, et le fromage de yak dur comme de la pierre à chaque occasion...

Et la neige quasi-quotidienne...

C'était chouette.

rencontre chaleureuse


Après tout ça, nous sommes allés vers le Sud, distant de 3 ou 400 km (de pistes) pour aller dans le désert de Gobi, où notre guide nous affirmait qu'il faisait 20° la semaine d'avant. Pas fâchés à cette idée ! (tu parles, Emile ! On a eu droit une fois à + 3°...!)

Longue descente (2 ou 3 jours), paysages encore différents (steppe puis désert caillouteux, avant d'arriver à quelques dunes immenses nichées au pied des montagnes)

fait chaud...! 
un lac salé à la tombée du jour 
ils sont fous ces mongols 
lac pas salé le lendemain matin, et juste à côté... 
de nouveaux potes 
et on reprend la route du Sud 
les premières dunes... 
même que chui achtement content et même qu'il ne fait pas chaud
mais  bon, vraiment beau... 
on a fait du chameau (= 2 bosses, n'oublie pas) 
mais hygiène dentaire à revoir 
bien sûr Maylee  s'est fait encore un pote !
puis la piste encore ...

Le lendemain encore plus au Sud, mais toujours pas plus chaud, dans une zone ousque c'est truffé de squelettes de dinosaures (mais bon, c'est interdit d'en ramener, donc on les a laissés. D'ailleurs, faisait tellement froid qu'on n'a même pas creusé).

C'était irréel, ces falaises et ce sable rouge, au beau milieu du désert de caillasses....

Et c'est là que nous ont quitté nos 3 complices mongols (qui initialement ne devaient venir avec nous dans l'Ouest que 2 jours, et qui n'ont jamais pu nous quitter pendant 10 jours !!) (tellement qu'on est sympas) (et dont Maylee était devenue la mascotte). Un peu (et même beaucoup) tristes de s'en séparer...

Et on est ensuite remontés vers le Nord-Est, (vers UB) dans un Gobi sans dunes de sable, plein de neige, de paysages, de gens sympas, et d'accueils improvisés de nuit en pleine tempête de neige.....

et incontournables photos-souvenirs...! 

avec retour le 7 Octobre au soir à UB, repas d'adieu avec notre chauffeur, notre guide et leurs familles respectives, et l'avion le lendemain matin avant le jour pour Pékin puis Hanoï le soir, avec James qui nous y attend.

Voilà, la boucle est bouclée...(c'est gravement condensé : quelques lignes et une centaine de photos pour résumer une douzaine de jours et 2000 photos : vous avez de la chance)

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Publié le 11 novembre 2016

l'étape 17 a été postée hier, mais un bug avait supprimé une grande partie du texte : c'est réparé !

En ce moment CHIANG MAI, au Nord de la Thaïlande, où nous resterons jusqu'à lundi pour cause de méga festivités locales ce weekend. Demain balade à moto dans les montagnes environnantes.

Entre 2 averses tropicales on se balade dans les marchés polychromes, on boit des litres de smoothies (prononcer somoussi) à la mangue, et on continue d'explorer avec intérêt les massages thaï : il y a pire...

Ensuite possiblement (notamment si le vent souffle dans le bon sens) CHIANG RAI, le Triangle d'Or, et le Nord Laos...

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Publié le 16 novembre 2016

Après BANGKOK et les adieux émouvants à James,

adieux émouvants 

nous avons pris un vol intérieur pour CHIANG MAI où nous avons passé une semaine à nous remettre de nos émotions et excès divers : toute petite ville (même pas 2 millions d'habitants) du Nord, où se côtoient les ruelles ombragées,

les canaux et les arbres millénaires,

les temples,

et la foule 


Nous avons fait une cure de smoothies et de cuisine thaï,

, fêté des anniversaires sous la pluie avec de la bouffe mexicaine à la clef,

croisé des endroits paradisiaques,

testé et re-testé les massages thaï : ça peut te faire un mal de chien (elles ont un don pour te repérer des coins douloureux dont tu n'avais même pas conscience et de s'y acharner ensuite de tout leur poids avec leurs petits coudes et genoux osseux...), tu te fais mettre dans des positions carrément improbables tout en espérant que tes sphincters vont faire preuve de dignité, on t'arrache littéralement les orteils, on t'écrabouille chaque muscle y compris tous ceux dont tu ne savais même pas que tu en étais l'heureux propriétaire, et curieusement tu sors de là une heure plus tard complètement régénéré et d'une légèreté incroyable...Genre : qu'est-ce que c'est bien quand ça s'arrête !


Nous avons aussi loué un scooter pour nous balader dans les montagnes toutes proches,

on était trop mignons avec nos casques de chantier...


Dans un site volcanique où tu fais cuire tes oeufs de caille (justement tu en avais dans tes poches ce jour-là) dans des eaux sulfureuses à 105°,

avant, pendant et après

, on a découvert un autre (après les massages du même nom) supplice thaï :

1/2 heure pour éplucher un oeuf minable ...

Et pour finir, avant-hier soir (c'est aussi pour attendre ces festivités que nous sommes restés aussi longtemps à Chiang Maï), on s'en est mis plein les yeux avec le traditionnel loy krathong (ou yee pend festival = festival des lanternes) (t'as remarqué comme je cause bien le thaï, à présent ?) : ça a lieu une fois par an, à la pleine lune de Novembre, pour fêter la fin de la saison des pluies. En gros, tu envoies aux esprits de l'eau tout un tas de remerciements anticipés, par voie aérienne (lanternes) ou fluviale (petits bateaux en feuille de bananier avec bougie sur chacun, qu'on laisse dériver dans le courant)...

Nos photos ne rendent pas bien, mais c'était impressionnant de voir le ciel plein de ces constellations nouvelles :

et sans cesse de nouvelles lanternes partout qui allaient rejoindre les étoiles

et ça a duré une grande partie de la nuit...


Le lendemain (hier, donc) on a pris un bus qui nous a amenés hier soir à CHIANG RAI, à 200 km au Nord-Est : on arrive au Triangle d'Or, et on se rapproche subrepticement du Laos...

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Publié le 25 novembre 2016

De CHIANG RAI où nous sommes restés 2 jours,

nous avons un peu rayonné dans le "Triangle d'Or", zone frontière entre 3 pays :

au 1er plan, d'où est prise la photo, c'est la Thaïlande. Le triangle en face et ce qui le prolonge, c'est la Birmanie. Et à droite le Laos.

En Birmanie on continue allègrement les plantations de pavot (opium) qui ont fait la célébrité de la région. En Thaïlande c'est strictement interdit depuis quelques années (et remplacé par des plantations de thé, activité moins lucrative mais qui te permet d'éviter la peine de mort), et au Laos ce n'est plus vraiment autorisé...

pas un seul coquelicot en vue... 

Cette zone montagneuse est sauvage et magnifique, la végétation luxuriante,

et les spécialités locales appétissantes :

miam...! 

Pour finir avec la région, petit saut vite fait au White Temple, qui a toujours son allure de meringue anguleuse:

et dont les abords t'interpellent franchement :

voire carrément :

Après ça, 3 heures de bus glacial (la porte ne fermait pas) et pourri (ceci explique cela) au petit matin,

pour arriver à la frontière du LAOS,

où nous avons pris un slow boat (grosse péniche locale bourrée jusqu'à la gueule de backpakers plus ou moins beurrés) et descendu le Mékong pendant 7 heures, dans des paysages de rêve...

dans une ambiance très sympa, avec notre pote Alejandro (colombien qui vit en Australie), une allemande logorrhéique (diarrhée verbale) et halitosique (qui pue de la gueule, mais ça va ensemble) dont Maylee a subi la conversation fascinante, et toute une bande qui buvait des LaoBeer (pas nous, bien sûr). Arrivés le soir à PAKBENG, 180 km plus bas, où nous avons fait une étape de 4 nuits.

J'avais déjà passé plusieurs semaines dans ce gros village au milieu de nulle part, mais pour y bosser. Cette fois c'était pour faire des balades, on en a fait quelques-unes d'un peu raides, à la recherche de villages paumés dans les montagnes, et ça valait vraiment le coup d'oeil (même si T-shirts trempés de sueur et guiboles en compote le soir...).

On a fait quelques rencontres,

et sommes devenus très copain avec le jeune patron du "Sabaïdee" (= "bonjour", en Lao), petit resto génial où nous nous sommes abonnés.

Puis nouvelle journée de bateau sur le Mékong, pour rejoindre LUANG PRABANG, 170 km plus à l'Est,


où nous venons de passer 3 jours de farniente total : shakes et smoothies à tire-larigot, petites bouffes géniales dans des petits stands au bord du marché, couchers de soleil sur le Mékong, marché de nuit et grasses matinées...Adorable petite ville, où il faut juste éviter les troupeaux de touristes Chinois : avec un peu d'entrainement, c'est faisable...


Tout à l'heure, départ pour la Thaïlande, à 900 km au Sud de Bangkok : arrivée ce soir à KRABI, puis nous passerons 4 ou 6 jours dans l'île de KOH LANTA(qui n'a que peu de rapports avec l'émission TV du même nom, qu'on se rassure): dure, dure, la vie...

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Publié le 16 décembre 2016

Le 25 Novembre donc, nous avons pris l'avion de LUANG PRABANG (Laos) à KRABI (Thaïlande Sud), puis bus et ferry le lendemain pour rejoindre l'île de KOH LANTA : c'est hyper-touristique dans un rayon de 5 km du village principal : multitude de consommateurs friqués, donc de commerces, restaurants et agences touristiques diverses. Notre logement, en plein dans cette zone, était sous le feu croisé des sonos du bar d'en face (à 10 mètres) et de celui de derrière (à 15 m): à eux deux ils méritaient une mention spéciale pour leur débit décibelliqueux cacophonique... jusqu'à 2 heures du matin. Et je ne te parle même pas du prix des consommations dans les bouis-bouis du bord de mer...!

Nous avons habilement contourné ces inconvénients majeurs, 1°) en rêvant de meutres jusqu'à 2h du matin, 2°) en louant un scooter pour nous éloigner de cette "trépidance" insupportable de la journée. Et là, c'était magique...

L'île du Nord, complètement sauvage et quasi inhabitée :

et celle du Sud, qui redevient déserte à quelques kilomètres du patelin, avec des plages et des paysages grandioses et des routes défoncées :

Quelques indigènes farceurs, qui viennent fouiller ton sac à dos dès que tu regardes ailleurs :

et des smoothies sublimes au milieu de nulle part 

Voilà pour Koh Lanta : des paysages paradisiaques à condition de pouvoir s'éloigner un peu de la foule.

5 jours après, avion pour l'Indonésie : arrivée à DENPASAR (Bali) le 2 Décembre au soir : ça y est, nous voilà dans l'hémisphère Sud !!! (même qu'il parait que quand tu tires la chasse, la cuvette se vide dans le sens inverse des aiguilles d'une montre)

Nous avons rejoint notre ami Rudy et sa famille pour un week-end à CANDIDASA (à 2 heures de route au Sud- Est de Bali), petite station balnéaire sans grand intérêt, mais des coins sympas à proximité : des temples, des palais, des rizières, l'art balinais partout : c'est beau, même si un peu banalisé...


(tu noteras comme le touriste en rouge du second plan se fout carrément de la gueule de l'artiste exposant... C'est révoltant. Quant à Elliot, le fils de Rudy, il n'en a rien à battre).

Le surlendemain on a pris un chauffeur qui nous a baladés dans l'intérieur :


Evidemment Maylee s'est fait un nouveau pote,

 moi aussi, d'ailleurs


Ensuite on a loué un scooter 3 jours et on a survécu je ne sais pas comment (la circulation à Bali, c'est un cauchemar : il y a des myriades de scooters qui déboulent dans tous les coins sans ralentir, ça te passe devant, derrière, dessus, dessous, sur les côtés, ça te queudepoissonne en klaxonnant pour te dire de te planquer, il n'y a qu'une priorité c'est la leur, et tout ça sans un poil d'agressivité. C'est vraiment éprouvant, quand déjà tu as du mal à ne pas te viander tout seul sur cet engin complètement instable...). Bref on a vadrouillé 3 jours, et vu encore des coins sympas, notamment des plages à déferlantes avec plein de surfeurs (même que je suis devenu un pro du look du surfeur sachant surfer, et que Maylee ne s'en est toujours pas remise...).

Bref, on a vu des tas de beaux coins, entre 2 frayeurs routières...

Pour en terminer avec Bali et le scooter, nous avons ensuite loué une voiture pendant 3 jours, pour aller plus loin dans l'intérieur. Fâcheuse erreur, c'est pire que le scooter : d'abord parce que on "conduit" à gauche, mais que vu que tu es doublé par des flots de scooters à droite et à gauche en même temps, et que les voitures qui arrivent en face te foncent carrément dessus, très vite tu ne sais plus où tu habites... (résultat : un rétroviseur explosé 100 m après le démarrage !). Mais ça nous a permis de voir encore des endroits incroyables (lac de Danau Batur et volcans)...

à gauche en noir = coulée de lave 

On a fini par rentrer entiers à DENPASAR, d'où nous sommes repartis le lendemain (11 Décembre) pour le pays Toraja, dont nous sommes revenus (à regret) ce matin. Mais bon, pour ce soir c'est assez, on verra la suite plus tard...(Quand même, que je vous dise : après la Mongolie, le pays Toraja (SULAWESI) est notre deuxième grand coup de coeur de ce voyage !)

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Nous avons terminé hier un (trop) petit périple dans une autre île indonésienne, Sulawesi (les Célèbes) et plus particulièrement au PAYS TORAJA, juste en-dessous de l'Equateur. De Bali, c'est à 1 heure d'avion + 1 nuit de bus. Sur place nous sommes restés 4 jours à RANTEPAO, avec un guide/ami qui nous a emmenés un peu partout dans un rayon de 50 km, dans des bouts du monde improbables et à couper le souffle...Avec lui nous sommes allés dans des villages perdus, y avons fait des rencontres inoubliables, partagé les repas, assisté à des funérailles festives et des combats de buffles (pacifiques et rigolards), et un peu touché du doigt cette culture traditionnelle sage, solidaire, respectueuse de tous et de la nature. Des grands moments, des paysages époustouflants, des gens souriants : sûr qu'un jour ou l'autre, nous y retournerons ! Ce que l'humanité a perdu se trouve encore ici...

Pas besoin de grands discours, il y a des livres pour ça. Partager quelques photos pourra peut-être donner une vague idée.


Le pays Toraja, c'est d'abord des paysages de montagne, de forêt tropicale et de rizières...

Le pays Toraja ce sont aussi les traditionnelles maisons (et greniers à riz) en forme de navires (ou d'ailes?), qui forment ces villages familiaux et traditionnels :


Le pays Toraja, c'est aussi le buffle, omniprésent, objet de tous les soins, signe extérieur de richesse...(laquelle sera partagée à toutes les occasions)

buffle farceur 

avec parfois (lors des grandes fêtes) les "combats" de buffles, brefs (coups de tête), qui se terminent invariablement par une fuite éperdue dans un éclat de rire général :


Et bien sûr tout ce qui se rapporte aux funérailles, avec ces rites ancestraux qui accompagnent le défunt, dans une ambiance de fête, sans tristesse déplacée, en harmonie avec la nature... les dépouilles sont installées dans des grottes creusées dans la roche (pour les adultes) ou dans des troncs d'arbre (pour les bébés), pour économiser la terre (consacrée aux cultures)...

comme au pays Dogon... 
défilé lors de funérailles, puis partage de la viande qui reste après la fête 

et on en profite pour se faire une petite bouffe (puis partager les restes abondants entre la centaine de participants du village et des villages voisins)


et surtout, le pays Toraja, ce sont des gens adorables, hospitalièrs et souriants, un lieu de rencontres.



Les mots sont trop petits pour expliquer ce pays. Et les photos n'en donnent qu'un très vague aperçu. Il faut y aller, avec le souci toutefois de ne pas contaminer ce coin de paradis...

Expérience marquante, avec la certitude, comme pour la Mongolie, qu'il faudra absolument revenir un jour...


De retour depuis hier à Bali, nous préparons notre départ (ce soir) pour la Nouvelle Zélande. Grand changement de vie en perspective !

(Qui a d'ailleurs commencé : Maylee vient enfin de comprendre que l'emballage de ses céréales préférées n'est pas comestible...)

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Publié le 20 janvier 2017

Depuis déjà un mois nous sillonnons la Nouvelle-Zélande...! L’heure est sans doute venue d’en raconter un peu plus. Parce qu’après ces premières semaines de périgrinations, nous sommes bloqués à Portebello, près de DUNEDIN (en bas à droite de l’île du Sud) : le van est en réparation pour une dizaine de jours, et nous avons donc tout loisir de nous connecter et de reprendre ce blog, entre deux balades sur la péninsule d’Otago, avec ses pingouins aux yeux jaunes, albatros, lions marins et autres dauphins…

(avant-hier matin pour la première fois après 5000 km de routes néo-zélandaises j’ai pensé à vérifier le niveau d’huile avant de redémarrer…Bien m’en a pris, puisqu’il n’en restait que quelques gouttes : j’ai donc vidé un bidon d’huile dans le carter, bien content d’avoir évité de justesse la catastrophe de cramer le moteur !

20 km plus loin nous étions définitivement en panne, moteur cramé, parce qu’il n’y avait plus d’eau dans le radiateur, et que ça j’avais oublié de le vérifier..!).


Après Bali donc, nous avions atterri il y a un mois à AUCKLAND. Belle ville vivante, où nous avons rencontré Pierre (merci à Stéphane et Patrick d’avoir un cousin aussi sympa en NZ…), qui nous a efficacement accompagné dans nos premiers pas et s’est démené pour nous aider à trouver le « van » que nous cherchions. (Découvrir un peu de la Nouvelle-Zélande en 3 mois nécessitait ce type de véhicule pour autonomiser nos déplacements et nous permettre de dormir et faire la popote n'importe où. L’option « location » dépassant de très loin notre budget, il restait donc l’achat d’un véhicule d’occasion, que nous essaierons de revendre avant de repartir). Nous avons donc dégotté l’engin de nos rêves (un NISSAN Serena, avec une grande planche à l’arrière sur laquelle il y a un matelas et sous laquelle il y a notre bazar), fait quelques achats incontournables (sacs de couchage, vaisselle…) dans des O.P. à Auckland (magasins d’occasion très bon marché au bénéfice d’oeuvres de charité), et pris la route un après-midi, 3 ou 4 jours avant Noël : direction TAURANGA (côte Est de l’île du Nord), où nous étions attendus.


Stress de la conduite à gauche et d’un véhicule de gabarit un poil imposant, et très vite une première étape quelques dizaines de kilomètres après Auckland, dans un parc naturel au milieu de nulle part : nous nous sommes posés sur un « terrain de camping » gratuit où nous étions absolument seuls. Premier contact avec le paradis, dans un paysage splendide et sauvage, avec des lapins et des oiseaux partout…

juste derrière... 


Ensuite nous sommes repartis vers l'Est, mais très vite un voyant d'alerte s'est allumé sur le tableau de bord, prophétisant une panne de moteur incessamment sous peu. Juste avant le weekend de Noël, donc! La voiture roulait encore, mais pas vite... Nous nous sommes posés en bord de mer, à Miranda, en face de THAMES, et avons attendu sur place la fin de ce long weekend. Belles balades, une mer laiteuse étonnante, et un réveillon de Noël sur la plage, à déguster un saumon fumé EXCEPTIONNEL (arrosé de vodka finlandaise, faut faire gaffe à la déshydratation quand on voyage).

j'ai bien dit laiteuse 
oiseau exotique 

Le lundi, nous avons découvert que le weekend de Noël en NZ durait en fait jusqu'au jeudi : nous avons donc pris le risque de bouger et d'aller à petite vitesse à TAURANGA, où nous avons été reçus comme des rois chez Lorraine et Rodney (merci à Brigitte d'avoir des amis aussi extraordinaires et de nous les avoir prêtés quelques jours !) : nous avons passé des jours de rêve dans une maison magnifique, avec des amis adorables, qui nous ont promené dans des coins superbes, et fait découvrir la gentillesse incroyable des Néozélandais...

les alpagas de Lorraine et Rod (tondus de frais)
site volcanique au nom imprononçable, près de Rotorua


et aussi la "blue spring" (Wahou River, de son vrai nom) d'une couleur bleu-vert-turquoise-émeraude époustouflante

et la "blue spring" ou Wahoo river, 
avec des verts/bleus turquoise/émeraude 
même qu'on s'est écrié "wahou" tellement que c'était beau... 

Ces quelques jours à Tauranga, chez ces amis exceptionnels, resteront un grand souvenir...

Et cerise sur le gâteau, nous y avons même fait réparer le van, qui avait un capteur défaillant, ou un truc approchant...


(- Ma poule, va falloir tailler sévère, et résumer davantage ces premiers milliers de kilomètres et de photos…

- OK, OK...)

Juste avant le Nouvel An, nous avons quitté TAURANGA et repris la route vers le Sud : d’abord TAUPO et son lac immense (région blindée de touristes, en plein dans la haute saison)



, pour nous poser plus loin en altitude, dans le parc national du Tongariro, au pied de volcans enneigés. Froid et nuageux, mais paysages et balades à pied fantastiques…Et pas un chat !

la fumée sur le volcan c'est pas de la fumée mais des nuages, banane ! 



un peu frais, par ici... 

*,

Puis nous avons continué à descendre vers le Sud, au gré de l’inspiration et des coups de coeur, selon la pluie, le froid et le vent, en traversant des coins improbables, au milieu de nulle part,


coin improbable 
au milieu de nulle part, avec un vent incroyable, même que Maylee a failli être emportée 

pour rejoindre la mer (de Tasmanie, si tu veux tout savoir), sur la côte Ouest, au niveau de WANGANUI, et descendre ensuite sur WELLINGTON (le but étant d’arriver rapidement dans l’île du Sud et d’y passer un bon mois, pour revenir ensuite dans l’île du Nord, après la grosse saison touristique).


Près de Wellington nous avons trouvé une plage de galets truffée de coquilles de moules géantes (du genre qu’au resto tu commandes une moule pour dix personnes et puis des frites…)


la baie de Wellington et la moule dont au sujet de laquelle je causais 




et 2 jours plus tard nous avons pris le ferry pour PICTON (en haut de l’île du Sud) (3h 1/2 de traversée)

l'arrivée dans les fjords de île du Sud 



Et là, on a recommencé à en prendre plein les yeux : la côte Nord est grandiose (à condition d’éviter les troupeaux de vacanciers),



et notamment la pointe de Farewell, en haut et à gauche de la carte:

du sable à l'infini 
et des dunes à l'infini
et des dunes... et même une licorne
et le cap Farewell

Puis nous avons repris la route vers le Sud, vers le Lac Rototua et plein d'autres (lacs)(souperrrrbes)

et ensuite WESTPORT et GREYMOUTH, avec un mauvais temps tenace, et on a tracé comme des malades...


et une nuit au bord d’un lac après HOKITIKA avec plein de sandflies (voir + loin),

pour arriver finalement dans les Alpes du Sud, dans la région fantastique du FOX GLACIER



un glacier de près (crade) 
un glacier de loin                (et un bébé fougère de près)
assez souvent on se croirait en Islande... 



puis route jusqu'à QUEENSTOWN,

toujours ces bleus/verts qui interpellent... 

Quelques jours à QUEENSTOWN, petite ville sympa autour de laquelle nous avons pas mal randonné


Ensuite TE ANAU et le fameux MILFORD SOUND, cirques de montagnes sauvages et enneigées, avec des paysages (et des randonnées…) à couper le souffle (au sens figuré mais aussi au sens propre…), et où il pleut 7 mètres (cumulés, ma poule !) par an...(dont au moins 3 pendant les 3 jours qu'on y a passés...)


Après quoi nous nous sommes (courageusement) dirigé les les régions polaires, (TUATAPERE puis INVERCARGILL), au Sud du Sud,


puis avons longé la côte Sud et traversé les « Catlins »

un peu venteux 

avec des vagues qu'on dirait des tsunamis...

1.même pô peur ...                        2. quoique...
kaï kaï ! 



jusque (presque) DUNEDIN,


où nous attendons patiemment l’échange standard de notre moteur…

, tout en continuant notre exploration :



En un mot, ce voyage en NZ est carrément génial…


Quand il n’est pas en panne, notre mini « van » nous offre une grande liberté : on peut aller partout, zapper rapidement les régions qui ne nous inspirent pas, et trainer autant qu’on veut dans celles qui nous passionnent. Le camping sauvage n’est pas possible, mais il y a partout des aires de camping basiques (peu fréquentées, voire désertes, et très peu onéreuses), ou un peu moins basiques (douches, laundry et un peu de WIFI) pour quand on commence à sentir franchement la charogne…

On se déplace aussi beaucoup à pied, sur les multiples sentiers de randonnée : 10 à 20 km par jour : la grande classe !

Et on se caille les miches à peu près partout (ce matin +4°, ressenti -4°, alors que le 20 Janvier d’ici est l’équivalent du 20 Juillet en Europe : y’a de l’abus, je trouve).


Il y a d’ailleurs plein d’autres trucs abusifs dans cet Hémisphère Sud : outre que les toilettes se vident dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et c’est très très perturbant, plus tu descends au Sud et plus tu te cailles, la constellation Orion saute aux yeux mais elle n’est pas à sa place habituelle, et quand tu as affaire avec les gens d’ici, ils sont gentils et souriants : ça aussi est perturbant… En outre ils parlent tous anglais, et à grande vitesse et avec un accent effroyable (perso, chaque fois qu’un local m’adresse la parole, je ne pige que dalle, mes neurones restent désespérément hébétés, j’adopte un sourire imbécile et je fais le mec passionné par le paysage)… Et je ne m’étendrai pas sur la conduite à gauche, la transmission automatique, ou le manche de l’essuie-glace vicieusement mis à la place de celui du clignotant…(Et j’allais oublier les sandflies, cousines germaines des midges écossais ou des yinyins antillais : dans beaucoup d’endroits paradisiaques, genre terrain superbe et désert au bord d’un lac ou d’un torrent, dans une végétation somptueuse, tu es immédiatement assailli par des milliards - je les ai comptés, alors évite-moi ce petit sourire supérieur et incrédule - de petits moucherons piqueurs qui te laissent partout des gros spots rouges et prurigineux pour plusieurs semaines…)

La suite plus tard.

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Publié le 31 janvier 2017

Depuis 15 jours nous sommes bloqués dans les parages, à attendre que le van soit réparé...Ou plutôt à attendre l'arrivée d'un moteur de rechange, parti de l'île du Nord il y a 2 semaines, et arrivé ici ce matin seulement...(Après 10 annonces successives qu'il devrait arriver le lendemain au plus tard). Bref, l'échange est en cours, et on devrait pouvoir récupérer notre véhicule préféré d'ici 24 à 48 heures...

C'est pas dommage, because on commençait à avoir ratissé les environs de fond en comble, avec une vieille voiture poussive et peu sûre prêtée par le garage. Entre 2 averses on a quand pu se balader dans Dunedin, ville écossaise aux antipodes.

Y admirer les peintures murales éparpillées en ville, parfois questionnantes:


même pô peur 

, y visiter un musée hyper-intéressant,

dans lequel nous avons beaucoup appris sur les immigrés du XIX° siècle et les conditions pourraves dans lesquelles ils ont voyagé puis débarqué sur ces terres inhospitalières,(...),

mais aussi approfondi nos connaissances générales, et découvert notamment que, même dans l'hémisphère Sud ousque les toilettes se vidangent dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, c'est toujours lui qui lave le plus blanc :

, ou bien que mon fils aîné avait délocalisé bien avant l'heure -avec la modestie et la discrétion qui le caractérisent- sa petite entreprise de cuisinières électriques :


la preuve ... 

Nous avons aussi arpenté des plages immenses :

et croisé des algues avec lesquelles nous avons très probablement un ancêtre commun :

et des boules de pétanque d'1m de diamètre :



On a aussi visité une réserve pleine d'oiseaux rares en liberté

mais qu'a priori Maylee avait déjà visitée il y a une dizaine d'années, bien qu'elle prétende ne pas s'en souvenir... Mais bon, y'a quand même une photo qui confirme.


On a par ailleurs rencontré quelques indigènes :

(plutôt sympas une fois qu'on a brisé la glace)


et bien sûr partout des paysages pas tristes, komdab :

Voilà, Dunedin c'est (presque) fini, avant de raccrocher je vérifie si Maylee a quelque chose à ajouter...


Elle a, parce que son père a oublié entre autres :

  • Une rue un peu penchée
= la rue Baldwin, la plus pentue du monde (bof...)  
  • Des décors tout droits sortis de Breaking Bad


vous voyez bien, c'est "Los Pollos Hermanos" au loin 



  • Un train d'époque, bleu comme la Terre :

Je pense aussi à la mission que m'ont confié mes frères, en promenant notre cher géniteur sur les rebords d'un gouffre béant le tout sur des rails de train (je prends des doubles mesures parce qu'il est devenu suspicieux, ce vieux shnock).

 mais quand même, il est trop mignooooon

(bref après cette mise à jour, on va repartir sur la côte Est, direction Christchurch pour commencer. See you)

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Publié le 20 février 2017

Le 1er Février en fin d'après-midi nous avions donc récupéré le van, avec un moteur tout neuf, et repris notre périple fâcheusement paralysé depuis 15 jours.

De DUNEDIN (au Sud du Sud) nous sommes remontés en 2 semaines à PICTON (au Nord du Sud) pour reprendre le ferry jusqu'à WELLINGTON (au Sud du Nord) d'où nous continuons à nous hisser depuis 10 jours vers le Nord du Nord (nous sommes actuellement à COROMANDEL, à droite).


On a d'abord longé la côte Est jusqu'à OAMARU puis nous sous sommes enfoncés dans l'intérieur, peu habité, dans des collines. Au milieu de nulle part DUNTROON pour être précis) on a visité avec passion un musée de fossiles tenu par un vieux bonhomme passionné et passionnant et pas du tout fossilisé, qui nous a refilé notamment plein d'excellents tuyaux pour la suite.

On a croisé des lacs (pour changer) :

lac pour changer 

et traversé des steppes encadrées de montagnes (façon Mongolie) :

pour arriver sur un autre lac, stupéfiant, plus bleu que bleu (même qu'on voulait se plaindre auprès des autorités tellement que ça ne faisait pas naturel, et pourtant on était déjà plutôt blindés, question bleus verts turquoises et émeraudes) :

En arrière-plan du lac (d'OHAU) c'est le Mont Cook, genre 4 km de haut, qu'on est allé zieuter de plus près, les pieds dans un petit lac blanc qu'on dirait une pub pour Nestlé :

lequel se déverse dans un autre lac du même bleu incredible (tu as remarqué, j'espère, comment que je maitrise la langue locale?) que celui de la veille :

Ensuite, ras le bol des lacs merveilleux, on est repartis sur la côte Est (TIMARU), en saluant au passage quelques cervidés égarés :

, et on est remontés vers CHRISTCHURCH, grande ville secouée et détruite régulièrement par des tremblements de terre à répétition, et donc en perpétuel chantier :

le centre ville... 

Pas loin de là, il y a la Banks Peninsula, petite merveille pour les yeux, pleine de dénivelés vertigineux et de randos épuisantes...

Après quoi nous avons suivi la côte Est jusqu'à KAIKOURA, paradis des phoques et des pingouins, mais aussi blessures impressionnantes du récent tremblement de terre (août dernier)...

tu vois un phoque, toi ? 

moi non plus, je ne sais pas où sont passés mes phoques. Tant pis.

Après ça, vu que la route du Nord était coupée pour cause de séisme dévastateur de routes, on a retraversé l'île du Sud en diagonale pour arriver en haut à gauche à TAKAKA (c'est pas drôle) et dans le Abel Tasman National Park...

même que Maylee s'est mouillé les pieds et même qu'elle s'est fait une copine
et même que je me suis fait des potes 

et même que c'était magnifique, tout ça...


Ensuite direction l'Est (avant PICTON), dans les Marlborough Sounds, déchiquetaille d'îles et de presqu'îles sauvages :

et partout des randonnées grandioses...

Cette île du Sud est une petite merveille, il n'y a rien à jeter. On se prend à fantasmer sur ce qu'elle était encore récemment, avant les colons blancs, avec un peu moins de pâturages et un peu plus de Maoris dans le paysage...



(à plus tard pour la suite, peut-être)

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Revenus sur l'île du Nord depuis 17 jours, nous avons beaucoup roulé, sans plan précis, en suivant l'inspiration et en essayant désespérément de fuir la pluie et le froid qui nous collaient aux basques.

A partir de Wellington (nommée ainsi en hommage au fumier qui a mis la pâtée à Napoléon), nous avons zigzagué vers le Nord en traversant des paysages magnifiques mais pas vraiment ensoleillés à ce moment-là :

pas loin de Wellington 
en pays Maori 

Nous avons bivouaqué en passant dans des campings plutôt peinards :

yapa foule

pour finalement arriver à NEW PLYMOUTH (vers le milieu à gauche). Petite ville très sympa, avec des parcs somptueux et un mini-zoo adorable, où bien entendu Maylee s'est très vite fait des copains :

copains de Maylee 

et moi une adorable copine qui m'a fait craquer :

âme-soeur 

Et puis on a visité un musée étonnant, exposant notamment des insectes bizarres :

insectes bizarres 

ou même carrément, euh, limites...

mouais... voire carrément antipathiques!


Le lendemain nous avons randonné jusqu'à épuisement, pas loin de là, autour du Mont Taranaki :

et c'était vraiment bien bô même s'ils nous avaient mis des dénivelés partout...

et on a eu de la chance, le volcan n'a ni éructé ni érupté pendant qu'on y était...

Après ça (je résume, sinon on y sera encore demain), on a passé quelques jours dans la Péninsule de COROMANDEL (plus haut et à droite), une vraie merveille dont les images n'auront pas besoin de mes commentaires oiseux :


une petite merveille, je n'ai pas peur de le redire, avec juste un ou deux sites promptement expédiés (pour cause de cars de touristes extrême-orientaux grégairement atteints de selfie-manie galopante)...


Nous avons courageusement frôlé la catastrophe sur certaines pistes très très dangereuses,

la preuve... 

et quelquefois fait des rencontres insolites...

insolite (sans truquage, je le jure)
insolites 


Ensuite nous nous sommes retrouvés tout en haut du haut, dans le Northland, (CAPE REINGA), et là aussi, coup de coeur, avec des océans dans tous les coins, des falaises, des dunes à n'en plus finir, des plages de sable désertes (dont une de 80 miles ou kilomètres, je ne sais plus mais ça ne change rien), et des couleurs, des couleurs...!

Nous y avons fait une randonnée du genre que tu as l'impression que tu ne vas jamais t'en sortir (22km, dont une grande partie dans les dunes, et le retour tout en montée...) mais exceptionnelle...


Vu qu'on ne pouvait pas aller plus au Nord, on est redescendus en zigzags, on a par exemple dormi et on s'est baladé dans une forêt de kauris, ces arbres mythiques de NZ dont certains ont plus de 2000 ans et peuvent atteindre 50 de haut :

tu vois un kauri, toi ? 

(eh ben non : va donc photographier un machin de 50 m de haut avec un smartphone quand tu n'as que quelques pas de recul...)


Nous sommes à présent à THAMES, pas très loin d'AUCKLAND.

Etape de remise à jour :

1) on se goinfre de fish and ships sur la plage, 2) en jouant au UNO,

3) devant des couchers de soleil avec des couleurs qu'on les dirait inventées :

4) et surtout on profite d'avoir dégotté un camping avec une très correcte (même si très payante) connexion wifi pour mettre à jours les mails, ce blog, essayer de joindre nos contacts australiens, balancer des petites annonces fallacieuses pour vendre à prix d'or notre van actuel, éplucher d'autres sites d'annonces pour essayer d'en dégotter un en arrivant en Australie... Tout ceci n'étant pas possible en itinérance.

Il n'y aura donc probablement pas de nouvelles photos sur ce blog, mais probablement une dernière étape "Nouvelle Zélande" postée d'Auckland avant notre départ le 13 Mars pour Sydney : nous essaierons d'y faire le point sur ces 3 mois passés dans ce pays fabuleux...

C.U.

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Hormis quelques ennuis mécaniques (et davantage de pluie que prévu), ce trip de 3 mois et 12000 km aura été à la hauteur de nos attentes.


Nous avons circulé dans les 2 îles totalement en improvisation, en nous articulant sur un vague schéma initial qui comportait juste quelques spots supposées immanquables.

Improvisation selon le temps (on a curieusement tourné le dos aux gigantesques masses nuageuses qui nous poursuivaient par périodes), selon l’humeur du moment (les jours de spleen associés à du temps maussado-pluvieux on avait plutôt tendance à « tracer »), selon des ébauches de raisonnements simpl(ist)es (du genre : cette mini-route qui serpente au milieu de nulle part semble tellement plus attrayante que la highway actuelle), selon nos allergies (ce coin est blindé de touristes = on se casse en courant), selon nos envies du moment, en fait.


Il en a résulté une foultitude de moments uniques : paysages à couper le souffle, découverte d’une nature sauvage et grandiose, randonnées fantastiques, contacts parfois brefs mais toujours étonnamment chaleureux avec les Néo-Zélandais, plongeons émouvants dans le passé des Maoris et des premiers immigrants…

Confrontation aussi avec une modernité qui semble moins engagée que la nôtre dans une spirale auto-destructrice : efforts réels de préservation de la nature, habitat à taille humaine, loisirs sportifs généralisés, souci de réhabilitation de la civilisation Maorie (même si les millions d’hectares occupés par les moutons et les pâturages ne semblent pas prêts à être restitués à qui que ce soit !). En clair, on dirait qu’il subsiste ici un peu de bon sens. (4 millions 1/2 d’habitants pour une superficie assez comparable à celle de la France, ça doit aussi aider à ne pas s’empiler et à regarder ce qu’il y a autour).


Voyage magnifique donc, qui a généré bien des réflexions*, et qui nous aura définitivement changés, je crois…


Prochaine destination l'Australie, dans 5 jours, et on à commencé la remise en condition :




Bises à tous...


(*) par exemple sur : le sens de la vie / la saveur d’un camembert normand un peu "fait » / l’intérêt de préserver ce qu’il reste d’écosystème / la saveur d’un saucisson ardéchois / la splendeur sauvage de cette île préservée (de nous) jusqu’à récemment / la saveur d’un Côte Rôtie arrosant un camembert et un saucisson, etc…

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Si les derniers jours en NZ ont été marqués par des pluies record, une soupe à l'oignon mémorable, l'impossibilité de revendre le van (il a été laissé en dépôt chez Pierre qui risque de galèrer avant d'arriver à nous en débarrasser...), les premiers jours en Australie ont été marqués par des pluies record, l'absence de soupe à l'oignon et l'impossibilité de louer un campervan. (il semble qu'il aurait fallu s'y prendre très en avance...).

Une semaine à SYDNEY dans un backpackers, à cheval entre le quartier chinois et celui des affaires. On a exploré les pubs du coin et torché quelques Guinness au passage, mais il a fallu s'exiler dans un resto espagnol pour la Saint Patrick because pubs inaccessibles tellement il y avait du monde.

Des heures et des heures passées sur internet à rechercher un quelconque véhicule, à n'importe quel prix, et sans résultat... (genre : on te propose un super camping-car à 35$ par jour, le lendemain il n'est plus dispo mais on peut le remplacer par un autre à 80$, après hésitation et n'ayant pas le choix tu finis par dire OK, la vie est courte, soyons fou, le jour d'après y'enapu mais il en reste un à 135$, même scénario, et au bout du compte il n'y aura rien à louer avant le mois prochain...Même chose pour une voiture. Quant aux vélos, on n'a même pas vérifié, tellement qu'on était déprimés...).

Entre 2 Guiness, entre 2 averses, entre 2 recherches vaines, on s'est aussi baladé dans la ville. Plutôt sympa, mais pas le grand coup de coeur, possiblement à cause du temps et des galères...


En désespoir de cause, on a pris un train pour CANBERRA, seul endroit où il était possible de louer une voiture (et de la rendre à Melbourne, étape suivante).

Canberra le weekend, c'est carrément la ville-morte. Mortelle, même. Heureusement il y avait un musée avec une exposition d'art aborigène, qui nous a donné envie de rester encore un peu en Australie...

Après ce weekend furieux dans la capitale, nous avons enfin récupéré une voiture de location, qui nous a permis en 3 jours (pluvieux) de rejoindre Melbourne ... et Tristan, qui arrivait le lendemain matin, après seulement quelques dizaines d'heures de voyage.

On a trainé ensemble une paire de jours à Melbourne, le temps de dégotter une autre voiture pour la suite du voyage (toujours pas de campervan disponible), et d'apprécier cette ville de contrastes (ci-dessous à gauche),

Et puis on a enfin croisé, avec émotion, (ci-dessus à droite), 10 jours après notre arrivée en Australie, notre premier Aborigène...(on en était arrivé à se demander si ce n'était pas un mythe, tout ça ...)

Et surtout, depuis 4 jours, on a vraiment redémarré notre voyage : dans le Wilson's Promontory puis Phillip Island, paysages sublimes, randonnées dans les forêts d'eucalyptus, rencontres avec des bestioles diverses... C'est reparti !!

et, pour terminer cette étape avant la fin de la connexion, notre copine rencontrée dans la salle de bains, la célèbre araignée d'Australie, qu'à peine elle te regarde que tu es déjà en piteux état :

avec tout ça les retrouvailles pas tristes avec Tristan...

J'en ai fini pour aujourd'hui, et je passe le relai à mes colocs...

Tristan :

De toute évidence, l’auteur de ce remarquable blog se veut particulièrement discret concernant sa propre apparence physique. Sans doute en raison de sa légendaire modestie… Toujours est-il que j’ai la sensation d’être investi d’une mission, celle de montrer au grand jour un « style » capillaire d’un nouveau genre. Indéfinissable. Voyez, plutôt.

(Sans omettre d’éloigner les plus jeunes de votre écran)


Jako l'Explorateur 

Maylee :

On a aussi rencontré une bestiole qu'elle est (presque) aussi poilue que Doudou (et un peu borgne aussi...) :

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Ce blog commence à me prendre la tête : entre des journées archi-remplies, des milliers de kilomètres d'un coin à un autre, des centaines de photos (sublimes) prises chaque jour, et un WIFI inutilisable lors de la plupart des étapes, il est difficile de rester à jour...

La dernière fois qu'on s'est croisé, vous et nous, c'était au sud de MELBOURNE (Wilson's Promontory et Phillip Island), où nous avions rayonné pendant quelques jours après l'arrivée de Tristan.

Ensuite nous avons pris la route en direction d'ADELAIDE (à la louche 1000 Km à l'Ouest de Melbourne), via la mythique Great Ocean Road, décrite partout comme une des plus belles routes du monde.

Avant de commencer la dite route, c'était déjà pas triste, avec dunes et végétation rase à droite, et un océan grandiose et agité à gauche. Quelques images, en vrac :


indigène en pleine activité rituelle 

Et la faune locale qu'on commence à voir de près :

On a même assisté à quelques évènements sportifs locaux :

Le lendemain nous avons emprunté la fameuse GOR, entre Apollo Bay et Warrnambool, et c'était vraiment carrément pas mal... :

un océan omniprésent qui grignote le continent...

et dans l'intérieur, des forêts superbes (rain forests) où nous avons fait quelques randonnées mémorables au milieu des araignées très très mortelles et des serpents tout aussi venimeux:

on a repéré au passage une fosse à touristes, mais on n'est pas tombés dans le piège...

t'inquiète pas : la marée va monter et ensuite ce sera tout propre... 

Après cette Great Ocean Road, on s'est tapé quelques centaines de kilomètres (en voiture) pour prendre un ferry, au Sud d'ADELAIDE, et passer quelques jours (sublimes, bien entendu), dans la "Kangaroo island" (= l'île des kangourous, pour ceusses qui maitrisent la langue anglaise avec moins de facilité que nous).


Première étape, pour être en règle, jeter par-dessus bord les renards et les lapins planqués dans nos sacs à dos (ils sont très stricts, ces Australiens):

Nous avons donc obtempéré (la mort dans l'âme) puis nous sommes partis à la découverte de cette île paradisiaque.

Qui mérite bien son nom : tu croises des kangourous (et des wallabies) à tous les coins de rue :

ils viennent même... 
... se foutre carrément de ta tronche 
ou te faire du charme...

Tu peux aussi partager ton quatre-heures avec eux :

En dehors de ces sympathiques sauterelles géantes, on croise aussi des bestioles variées...

D'adorables koalas :

d'émouvants volatiles :

d'énormes reptiles préhistoriques (70 ou 80 cm pour les 2 premiers) :

des otaries à fourrure et des lions de mer, fanas de bronzage intégral :

on a même vu un ornithorynque (rarissime) :

et des pingouins nains.

A part ça, Kangaroo Island est une belle île sauvage :

avec juste quelques touristes détonnants :

et des rochers étonnants :

En un mot, c'était génial...

Après ça, on a passé une nuit à ADELAIDE, puis ça a été le départ de Tristan...Ces 16 ou 17 jours ensemble ont vraiment été sympas... et trop courts!


Le jour suivant, Maylee et moi avons pris l'avion pour PERTH (la ville la plus isolée du monde, à 2700 km à l'Ouest d'ADELAIDE), et peut-être que je vous raconterai la suite un de ces jours (il serait temps : déjà 9 ou 10 jours qu'on est sur place!).

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Bonne surprise en arrivant à PERTH le 10 Avril: le temps. Carrément méditerranéen, et après les fraicheurs précédentes c'était carrément jouissif !

2 nuits sur place, le temps d'apprécier cette ville agréable et vivante :


et de récupérer une voiture pour nous mettre en route d'abord vers le Nord.

Et pour la première fois (1 mois après notre arrivée, tout de même !), je me suis réellement senti en Australie : la chaleur, les couleurs (tous les tons possibles de l'ocre au rouge), les routes et les pistes sur lesquelles on peut rouler des 50 ou 100 kilomètres sans croiser ni humain ni voiture ni maison ni patelin, et le "bush" partout, ce désert australien de petits buissons qui survivent dans le sable ou la terre rouge... J'ai retrouvé ici les images d'Australie qui rodaient dans ma tête depuis des lustres:


et au milieu de tout ça, l'étonnant Pinnacles desert, avec ses rochers qui émergent du sable :

ou encore des lacs salés aux 3/4 asséchés, découverts par hasard au milieu de nulle part :

ou cette oasis perdue, jadis haut-lieu aborigène (avant l'invasion européenne), actuellement "site de camping" perdu et à demi-abandonné :

Et encore cette végétation étonnante :

Il y a aussi une côte et des plages, mais bof, après la Nouvelle Zélande et la Great Ocean Road on est un peu blasés !

même si les coquillages sont assortis au paysage... 


On s'est rempli les yeux au cours de ces 3 jours (au Nord de Perth), même si les 1000 km parcourus étaient quelquefois un peu épuisants.



Ensuite nous sommes descendus à 500 km au Sud de PERTH. Nous avons d'abord traversé une région superbe avec une forêt de Karris géants (Eucalyptus diversicolor si tu veux tout savoir)(et aucun rapport avec les Kauris de Nouvelle-Zélande). Beaucoup plus frais puisque plus au Sud (casse-tête du changement d'hémisphère...), et des paysages plutôt magnifiques...

Puis patienté 2 jours (pluie) à ALBANY, avant de pouvoir visiter le Stirling Range National Park, sensé être sublime... (vu qu'il est situé en altitude et qu'il pleuvait avec des nuages bas, il n'y aurait rien eu à voir). Finalement, nous avons pu y aller hier, et ça valait effectivement la peine d'attendre :

déjà de loin, ces montagnes c'est pas mal...
plus tu approches plus c'est pas mal
et quand tu es dedans c'est carrément pas mal

et quand tu arrives en haut, c'est le pied !

Aujourd'hui, en remontant vers Perth, on a randonné et grimpé (durement...) une autre montagne, et à l'arrivée, au milieu des blocs de granite posés en équilibre au-dessus du vide, le coup d'oeil valait aussi le déplacement :

Demain retour à Perth, d'où prendrons le 22 un avion pour aller à BROOME, 2500 km plus au Nord, à l'entrée des "Kimberleys": enfin la véritable Australie !

Rien de programmé encore, on va improviser sur place en fonction de l'état des pistes (fin de la saison des pluies, ça risque d'être la gadoue). On sait seulement que c'est tout rouge, tout gadouilleux, tout chaud (35 à 39°), tout plein de crocodiles, tout plein d'Aborigènes (enfin on va voir à quoi ils ressemblent...!) et qu'il y a des milliers de kilomètres carrés qui valent le coup d'oeil...Si affinité, nous risquons d'y passer quelques semaines. Et probablement reprendre du retard sur ce blog, pourtant remis à jour ce soir pour la première fois depuis des mois ! ( because ça m'étonnerait qu'on trouve du WIFI dans ces coins-là...).

A plus tard donc.

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Arrivés il y a une dizaine de jours à BROOME (en haut et à gauche de l'Australie, à 1700 ou 2000 km de Perth, j'me rappelle pu très bien), et c'était carrément la surprise : d'en haut, une presqu'île qui baigne dans un océan turquoise, on se croirait aux Antilles...

et en bas un aéroport minuscule, 37° à l'ombre, un hôtel paradisiaque, quasi-vide et pas cher (because hors saison), avec une piscine fantastique pour nous seuls. On a traîné là quelques jours, avec petites balades dans les parages, couchers de soleil incroyables, et partout des couleurs qui continuent de nous poursuivre...


... et les nuages 

Un régal...


Après ces quelques jours de sublime farniente, nous avons loué un 4X4 et pris la piste pour explorer en 2 jours la péninsule de DAMPIER, (autour de CAPE LEVEQUE), à 200 km au Nord de BROOME. Ici encore ces couleurs obsédantes, sans commentaires...

Puis dans la foulée, un bus de nuit (pas vraiment confortable) pour faire en 13 heures les 700 km qui nous séparaient de KUNUNURRA, plus à l'Est.

La saison des pluies vient juste de se terminer, et la route normale (et fabuleuse parait-il) (Gibb River Road) qui coupe à travers les Kimberley est inondée et impraticable. D'où le trajet en bus.

A Kununurra on a repris un 4X4 pour aller 2 jours dans le Purnululu Régional Park, 300 km plus au Sud, et rencontré là encore des couleurs et des paysages fantastiques... et désertiques (1 poste à essence ou une poubelle tous les 150 ou 200 km, et strictement rien au milieu)...

la preuve que je ne raconte pas n'importe quoi 

rien à part du bush, des termitières dans le bush, et d'adorables petits baobabs :

et des pistes rouges pourraves, coupées partout de rivières et de poches d'eau, mais qui nous ont mené dans des coins bien sympas :

On n'est pas restés assez longtemps là-bas, il aurait bien fallu 2 ou 3 jours de plus, vu les distances. Mais il fallait rendre le 4X4 avant-hier soir, pas le choix...

Hier, 11 heures de bus pour faire la route entre KUNUNURRA et DARWIN (700 km à l'Est), où nous sommes arrivés dans la nuit. Changement de fuseau horaire, il a fallu avancer nos montres d'une heure et demie...

(et dans 2 jours, on part 6 jours en camping-car, se rincer l'oeil encore dans des coins improbables, devant des trucs rouges dans du vert et sous du bleu : la routine, quoi !)



Maylee :

Quelques panoramas en vrac pour mieux se rendre compte des décors (et zoomer avec une meilleure qualité)



Et quelques couchers de soleil en attendant désespérément des rayons verts qui n'ont jamais montré le bout de leur nez

Bises !

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3 semaines de Mai réparties entre le Nord (Top End) et le Centre (Red Center), avec des températures souvent tropicales (au Nord), quelquefois un brin frisquettes dans le Centre (6° le matin à ULURU), dans des paysages variés, à croiser une palette infinie d'ocres et de rouges : ça a été jouissif de se remplir encore les yeux même si la tête s'évadait de plus en plus fréquemment vers la fin du voyage et le retour...


Après moult hésitations on a décidé de passer quand même par le mythique Centre Rouge (et on a bien fait, parce que c'était juste splendide) (et pile poil avant la saison des troupeaux de bofs de toutes origines), mais de zapper la TASMANIE pour cause de météo décourageante (trop froid et surtout beaucoup de pluies prévues, qui auraient probablement complètement gâché le séjour).

On s'est d'abord baladé en camping-car dans un rayon de 300 km autour de Darwin : National Park de Kakadu à l'Est, Katherin au Sud, Litchfield au retour, avec pas mal de pistes encore fermées because la récente saison des pluies, mais on a croisé quand même des paysages pas tristes :

avec parfois des gribouillages d'époque :

, des chutes d'eau au milieu de nulle part en plein désert (Katherin Gorge) :

quelques rencontres démesurées :

chauve-souris géantes : à la louche, 50 cm repliées...et termitières géantes

(avec jeune Aborigène qui a bien voulu poser devant ce monument pour donner l'échelle),

huitres géantes 

(avec jeune Aborigène qui ressemblait étonnamment à la précédente, et qui a accepté tout aussi gentiment...)


ou encore des rencontres insolites dans les lieux insolites :

repaire de crocos (billabong), et le nouveau copain de Maylee...

puis sommes revenus à Darwin pour quelques jours, afin de décider de la suite du voyage, entre 2 couchers de soleil...

On a finalement décidé d'avancer notre retour en France de 2 semaines (météo trop pourrie pour un périple en Tasmanie) mais de s'arrêter quand même 3 jours au Centre Rouge avant de rentrer.

Donc avion jusqu'à ALICE SPRINGS puis un autre pour ULURU, et là, quand même, coup de coeur pour cette fameuse montagne sacrée, qui passe son temps à changer de couleur...

d'abord au lever du soleil :

, puis au coucher du même soleil :

Vraiment hallucinant, ce caillou de 300 m de hauteur qui, même en plein jour, passe par toutes les nuances de l'ocre au rouge :


et tout autour, le désert rouge et ocre...

qui s'étend à l'infini... 



Quelques jours à Melbourne,


à se battre avec un billet de retour dit "flexible" mais qui ne l'a pas été du tout, (merci Gotogate, je n'oublierai pas de te faire de la pub), pour finalement trouver un vol qui nous a ramenés à Paris, via Saïgon puis Hanoï...

Et depuis le 25 Mai, nous voilà revenus à la case départ...


il est trop tôt pour faire le bilan -mitigé- de ce voyage en Australie, et du voyage en général : ce sera sans doute l'occasion d'un prochain et ultime chapitre. A bientôt donc, peut-être.

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Publié le 30 juillet 2017

Quelques impressions générales sur l'Australie, comme promis.

Je n'en avais pas appréhendé l'immensité (14 fois la France : ça ne se visite pas en improvisant, comme la Nouvelle Zélande...!), ce qui nous a confronté à des galères à répétition (parfois), à un budget astronomique (systématiquement), au sacrifice de quelques destinations (Tasmanie, Grande Barrière de Corail), et à l'impossibilité totale de rencontres avec le Peuple Aborigène (en dehors des loques humaines qui hantent les villes du Nord, merci la Civilisation...).

Mais avec du recul, c'était quand même pas si mal !! En 2 mois 1/2, avec 10000 km de transports d'une zone à une autre (train, bus et avion), et 8000 km de balades localement en véhicules de location, on s'est rempli les yeux d'images et de couleurs improbables et fabuleuses, on a croisé des panoramas à couper le souffle, on a traversé des immensités vierges de toute salissure humaine, on a fait des randonnées sublimes, et aussi... on s'est goinfrés de caramel-slices, et ça, je le dis haut et fort, ça valait le détour !


Ce blog est maintenant terminé, certes.

Mais le voyage continue, dans nos têtes. (t'as vu, ça rime presque !)

au fait, tu connaissais le curry au mouton végétarien ?