Carnet de voyage

De l'Espagne aux Canaries

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Enfin à trois sur le Karlana IV nous allons vers les Canaries, étape la plus difficile de la transat
Du 28 août au 19 septembre 2022
23 jours
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Publié le 27 août 2022

Je vous donne le tracking satellite de Karlana IV. A partir de lundi on sera hors zone...


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Publié le 28 août 2022

Voilà, on a récupéré Jacques. Journée au moteur pendant 10h pour rejoindre Gibraltar.

Le rocher qui se devine dans la brume. Un, deux cargos à l'ancre. Puis deux autres. Au loin, on voit le Maroc.

Le courant est favorable. On entre dans la baie. Choc. Des dizaines de cargos à l'ancre. Certains à couple. Il faut zigzaguer entre eux. Finalement le vaste mouillage et un chouette dîner.

Demain on entre dans le vrai. Départ pour les Canaries.

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Publié le 31 août 2022


La traversée depuis Gibraltar a été frustrante. Le détroit du côté Marocain est une marmite de remous où la vitesse était parfois de 2nds. Le vent promis était volage. Une petite pointe de vitesse à 8nds de Karlana puis tout le reste au moteur. Enfin l'Atlantique. Le vent monte, monte... la vitesse aussi 8,9,10nds. Puis baisse et, dans la nuit, moteur. Au matin brise. Test de voiles, 20minutes puis pétole. Deux heures après, spi symétrique pendant 1/4 d'heure. A un moment, j'ai pu tenir 5 nds pendant 4 minutes à la voile avant d'être obligé de l'affaler à nouveau pour pétole. Sans vent, la voile claque et il faut l'affaler au moteur.

Sortie sud du détroit de Gibraltar, pointe Nord Ouest de l'Afrique 

Mais on avance et on arrive, après 180 Mn au Maroc à Mohammedia, 30km au nord de Casablanca. Ce n'est pas un détour sur la route des Canaries et c'est une étape qui va réduire la longueur de la traversée.

Le port de Mahommedia est un port industriel et pétrolier. Tout au fond une petite marina qui appartient à un club nautique. On est accueillis à bras ouverts par des "bienvenue". Une seule place mais on peut la prendre pour deux nuits.

Tout de suite des douaniers, des policiers et des autorités arrivent. Je dois les suivre au Yacht Club. Papiers, questions, pass vaccinal. Finalement ils me disent qu'ils gardent les passeports. Si on veut sortir du port on doit s'adresser aux policiers de faction qui nous remettront un permis d'escale pour circuler. La douane met sous scellés le drône dont l'usage est interdit.

On part le soir visiter Mahommedia. Peu intéressant sauf la kasbah. Pleine de monde, de bruit, de d'odeurs. On est attirés par un restaurant banal. Tables en plastique, cuisine presque en plein air, aspect plutôt pauvre. Trois fritures de poissons et une bouteille d'eau. La friture comporte de vrais poissons, plus gros que des sardines. Les couverts, ce sont des.... serviettes en papier! Ni couteaux, ni fourchettes. On mange avec les doigts.

Au retour on prend un "petit taxi" vert. Course de trois kilomètres de nuit pour 70 cts d'Euros!

Au lendemain matin on va à la gare prendre le train pour Casblanca. Unvrai TER français impeccable et à l'heure.

On visite la mosquée Hassan II. Magnifique, spectaculaire et grandiose. Bravo au Roi. Puis déjeuner dans un vrai restaurant conseillé par le taxi: "Le petit cuistot". Cuisine maison, inventive, aimable. On se régale avec des couverts cette fois ci.

Nouveau taxi pour la Médina. Echoppes multicolores, cuivre, djellabas, babouches sur des kilomètres. Soudain le marché aux olives. Des étals couverts de toutes sortes d'olives et d'épices. On achète 2l d'huile (pas très bonne), des olives, des amandes, des mélanges d'épices, des dattes et, surtout, du poivre noir extraordinairement puissant.

De retour au bateau Brigitte nous fait cuir le poisson (une liche que Jacques à pêchée) dans une soupe de poisson.

Belle, belle belle étape dépaysante malgré le Français omniprésent dans les conversations. J'ai fait des vidéos qui seront montées plus tard.

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Publié le 4 septembre 2022

Après des formalités douanières un peu folkloriques on prend la mer jeudi matin.

Des la sortie du port on envoie le Code D. A ce moment on fonce sur un casier. Une hésitation, une erreur de manipulation de pilote et nous voilà avec un casier dans le safran. Nouvelle erreur, je viens face au vent et, dans la manœuvre le code D s'accroche dans le balcon et se déchire.

On arrive à le rouler, mais il n'est pas facile d'arrêter le bateau avec un seul moteur. Finalement, après 3/4 d'h de baignade (parfois tractee) on arrive à se dégager. Mais notre meilleure voile est perdue.

On longe la côte et on passe devant la mosquée de Casablanca très imposante vue du large.

Le premier jour et la première nuit sont très pénibles. Vent faible qui amène à faire plusieurs heures de moteur et centaines de pêcheurs et de casiers qui sont autant de pièges. Pas autant qu'un cargo de 160m qui nous a foncé dessus par l'arrière.

Enfin, vendredi matin, spi symetrique pendant 3h. Puis grand voile et génois. La vitesse se stabilise entre 7 et 9 nds. La mer se creuse. Jacques profite d'une courte accalmie pour nous sortir deux bonites.

Que c'est agréable de surfer enfin, pendant des heures, vite, sans avoir à toucher aux voiles . La nuit est impressionnante avec des pointes à 13nds et des vagues qui submergent la jupe.

Samedi soir, le vent baisse et, au lieu d'arriver à minuit, c'est à 6h du matin dimanche que nous jetons l'ancre dans les piscines naturelles de la pointe Mujeres sur Lanzarote.

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Publié le 9 septembre 2022

On quitte le port par vent de Nord, pile arrière. Spi symetrique et Grabd voile, puis génois en ciseaux. La côte Est de Lanzarote défilé, monotone.

Enfin on arrive derrière l'île des Lobos. Mouillage de mauvaise qualité.



Hier, départ tôt le matin pour longer Fuerteventura. Le vent est là. On fonce. Un ferry nous dépasse juste avant le cap. On rejoint le village de Tarajalero. Mouillage sympa. Visite en annexe et dîner en ville dans un bistro improbable mais excellent.


Ce matin 9 septembre on fait des courses. A 15h le vent a fait 180° et le mouillage dérape. Vite, à relever l'ancre et cap sur l'extrémité sud ouest de l'île. Vent fort, rafales à 46 nds. Génois seul puis sec de toile. Entre deux rafales Jacques pêche une bonite rayée...


On trouve un mouillage abrité au pied de Punta de Jandia. Tout se calme.

Demain, si Eole veut bien on traverse vers Gran Canaria...

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Publié le 16 septembre 2022

On est restés deux jours à Las Palmas sur Gran Canaria. Visite en voiture (une Opel break portant péniblement ses 350.000km).

Choc devant la cathédrale d'Arucas.

Plaisir de la fête du village de Terror.

Gastronomie locale dans un restaurant perdu près de Valleseco.

Spectacle des paysages fantastiques autour du Roques de Nubio

Charme de la vieille ville de Las Palmas

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Publié le 16 septembre 2022

Le mouillage de La Antequeras sur Tenerife est spectaculaire. Plage de sable noir entourée de falaise vertigineuses où se nichent quelques cactus et deux maisons. Le soleil du matin donne une lumière colorée aux rochers. On semble seuls au monde.

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Publié le 16 septembre 2022

Gomera est la plus belle île des Canaries (même si je n'ai pas vu Hiero ni Palma).

La route nous emmène à travers la montagne vers Jermigua et Agulo. Villages colorés, nichés au pied des montagnes.

Puis on est montés au mirador Abrante, en verre, qui surplombe Agulo.

On s'est alors enfoncés dans la forêt Garajonay et nous avons marché, à l'ombre de ses grands arbres, jusqu'à l'ermita de Nuestra Senora de Lourdes. Perdu au milieu de la forêt, bordé par une rivière bien vive encore malgré les mous de canicule. On y voit la pittoresque source miraculeuse qui jaillit du tronc d'un arbre.

On se croit dans les Vosges tellement il fait frais, tellement les chemins sont bons et balisés, et tellement l'environnement est montagneux.

Ensuite retour vers le port,San Sébastien, et vues fantastiques sur les canyons deserts, sur le port et sur le Teide, volcan de Tenerife qui, du haut de ses 3751m est le plus haut sommet d'Espagne. On a capturé une sortie de fumeroles de ça volcan. La photo est faite à 50km avec un téléphone... il a du faire chaud là bas.