Pérou

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Marlène nous accompagnera tout au long de ce périple péruvien. Vêtue de son imperméable rouge, parviendra-t-elle à échapper à l'impitoyable alpaloup : mi-alpaga, mi-loup ?
Juillet 2019
4 semaines
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Publié le 28 juillet 2019

11 au 17 juillet :

Nous quittons l'Equateur en bus de nuit et après un passage de douane assez fastidieux en pleine nuit, nous arrivons à Piura. Une ville sans charme mais depuis laquelle nous avons réservé un vol vers Lima. Nous voici enfin dans la capitale péruvienne.

Premières impressions mitigées : c'est très grand mais aussi très pollué, on restera sagement ici quelques jours en attendant l'arrivée de Marlène (la soeur de Fred).

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18 juillet :

Le jour J arrive enfin, nous préparons une pancarte de fortune pour accueillir Marlène à l'aéroport de Lima.

Derniers moments de tranquillité. 

L'attente est longue mais heureusement on se retrouve autour d'un bon burger pour rattraper le temps perdu et se faire des remarques désobligeantes sur nos looks respectifs. La belle vie !

Finalement, Marlène au bois dormant pique du nez dans le taxi, on aura une conversation plus constructive demain...

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19 juillet :

Début du stage commando pour Marlène, on ne la ménage pas et on la réveille en la poussant de son lit. Il est temps d'aller visiter Lima, nous ça fait quand même une semaine qu'on est là.

Et voici les 3 pollos hermanos en chemin vers le centre historique de Lima. La balade se fait en vitesse, on déambule sans but précis.

Aperçu de Lima. 

Soudain (imaginez un jingle bouleversant), des dizaines d'écoliers nous brandissent cahiers et stylos pour collectionner nos signatures de gringos. On apprécie ce moment de célébrité. Marlène prend un accent anglais soutenu, Fred pose pour quelques photos et Hilkka signe "Mike Tyson" ou "Geneviève de Fontenay".

Hilkka, très impliquée dans le réussite scolaire des enfants péruviens. Marlène, un peu moins...

Après un repas tout juste suffisant pour Fred et moi mais que Marlène considère trop consistant, nous partons pleins de complexes vers le site archéologique de Huaca Pucllana. Bon, soyons honnêtes : c'était pas la visite du siècle. Les explications assez techniques en espagnol via un micro défectueux n'ont pas gagné notre attention. On préfère donc être les fauteurs de trouble du fond de la classe jusqu'à ce qu'on quitte les ruines.

Représentation d'un invasion extra-terrestre. 

Quand soudain (imaginez encore un jingle bouleversant), la visite nous mène à l'enclos des cuys et des alpagas. Nous voilà de nouveau attentifs, le temps de jouer avec les bêtes.

" Salut, z'avez pas une cigarette ?"

Finalement, en tant que bons touristes assidus, nous terminons la journée par une promenade au marché de souvenirs incas. Marlène a envie de tout acheter maintenant mais on lui promet qu'elle retrouvera des peaux d'alpagas un peu plus tard. Quel monstre... On achète tout de même des bonnets péruviens quasi-identiques pour ne pas se perdre dans la foule. Photos à suivre lorsqu'on aura assez de courage pour les porter...

Moment shopping. 
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Prochaine étape : Cusco, toute l'histoire du Pérou

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Publié le 30 juillet 2019

20 juillet :

Aujourd'hui, nous retournons à l'aéroport de Lima pour notre vol intérieur vers Cusco. On s'inquiète un peu de retrouver le mal des montagnes qui nous avait bien assommés en Equateur, mais finalement, la transition de 0 à 3400 m d'altitude se fait sans soucis.

La nuit tombe, on se dépêche de rejoindre l'hôtel avant que les alpa-loups (=créatures féroces, alpagas la journée et loups la nuit) fassent leur apparition. Mais on bravera quand même le danger pour dévorer une bonne grosse pizza. Le serveur nous demandera même d'un air paniqué : "une pizza entière par personne ?!"

Fred pas partager son manger !
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21 juillet :

Vêtus de nos plus beaux habits, nous filons tous les 3 vers le cœur colonial de Cusco pour une petite balade. On découvre la place principale qui est de toute évidence très touristique mais aussi très agréable. Il fait super beau, avec une petite brise et des bonbons à la coca.

Les trois petits gringos en voyage. 

Nous sommes très vite accostés par de nombreux rabatteurs mais l'un d'entre eux se démarque en nous proposant une visite guidée gratuite de la ville. Nous acceptons volontiers et rejoignons le point de rendez-vous, après avoir pris un petit goûter dans un marché local. On y découvre même une nouvelle plante qui peut aider contre le mal des montagnes et la tourista : la muña. Bingo !

Nos têtes en observant le non-respect de la chaîne du froid VS nos têtes en découvrant la muña.

La visite commence, on apprend pleins de choses sur les Incas ou sur la colonisation du Pérou et de Cusco par les Espagnols.

Incas et colonisation:

Le drapeau arc-en-ciel (ou encore drapeau du Tahuantinsuyo) est le drapeau de l'empire Inca et le symbole de leur capitale, Cuzco. Cependant, il ne date que de 1973. En effet, les Incas n'avaient aucune notion de drapeau ou d'emblème.


A leur arrivée en Amérique du Sud à la fin du XV ème siècle (Christophe Colomb & co.), les Espagnols ont énormément impacté la société Inca. La monnaie a remplacé le troc, l'évangélisation et la langue espagnole leurs furent imposées, leurs bâtiments sacrés furent détruits.


Les conquistadors espagnols emmenèrent avec eux sur le nouveau continent de nouvelles espèces animales ou végétales, telles que les chevaux, les vaches, les poules, le blé ou encore le pesto. Les pommes de terre, le maïs, le cacao, le café ou encore les cochons d'Inde firent le chemin inverse.

On savait pas où mettre ces photos. 

Nous montons une grande série de marches, menant à un point de vue sur la ville, que l'on trouve toujours aussi charmante. On aperçoit même les reliefs environnants que l'on découvrira peut-être dans les prochains jours.

La vue se mérite !

On a même droit à une virée en bus vers le site de Sacsayhuaman où nous retrouvons des alpagas trop mignons avant d'avoir quelques explications sur le site archéologique. Rabat-joie...

"Beeeeeeeeeeeeeeeh" dit Marlène. 

Revenons à nos moutons/alpagas, le site de Sacsayhuaman (=nom quechua signifiant "rapace content") est une forteresse inca dédiée au soleil. Sa construction datant du 13ème siècle aurait la forme d'une tête de puma, un animal sacré chez les Incas.

Fred, élu Inca toulousain de l'année.

Nous continuons vers un petit village où l'on découvre un peu les techniques de tissage et de coloration de la laine à l'aide de plantes ou d'insectes.

 Une petite purée de coccinelles ?

La balade se poursuit par une petite démonstration de cuisine péruvienne : pisco sour et ceviche, puis par la dégustation évidemment ! Enfin, c'est surtout Marlène qui a profité du pisco !

Le pisco sour est un cocktail péruvien concocté de pisco (marc péruvien à base de moût de raisin), de jus de citron vert, de sirop de sucre de canne, de blanc d’œuf et de cannelle. La recette ici.


Le ceviche est un plat emblématique, préparé avec du poisson blanc cru et une marinade de citron vert, coriandre, ail, oignon rouge. La recette ici.

On quitte notre guide qui nous aura tout de même occupés plus de 3 heures, en traversant le quartier coloré de San Blas, que l'on qualifie de "hipster friendly".

 San Blas, le quartier des artistes & Marlène, qui se demande ce qu'elle fout là.

On recroise pleins d'alpagas bien mieux coiffés que nous. Ça nous filerait presque des complexes ! Heureusement après un peu de shopping, il est déjà l'heure de retourner à l'hôtel. Ce sera shampoing pour tout le monde, histoire d'être aussi beaux que les alpagas péruviens...

Des alpagas, quelques minutes avant leur transformation en alpa-loups 
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Prochaine étape : Ollantaytambo, nos débuts dans la Vallée Sacrée

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22 juillet :

Le stage commando se poursuit, nous prenons un collectivo (= mini bus collectif) vers Ollantaytambo. Les paysages traversés sont superbes : montagnes escarpées, champs variés, nous pénétrons enfin dans la vallée sacrée des Incas.

La Vallée Sacrée des Incas désigne la région du Pérou située entre Cusco et la cité du Machu Picchu, un peu plus au nord. Elle comprend de nombreux sites archéologiques de la civilisation inca (XIIIème au XVIème siècle).

Le village, bien que très touristique, est super mignon. Ruelles pavées, maisons colorées et superbe vue sur les ruines incas. Mais pas de temps à perdre, nous allons justement les visiter, d'autant qu'il fait un temps super.

Ambiance western 

Il faudra se munir d'un forfait touristique (boleto turistico) nous donnant accès à 3 autres sites historiques, puis gravir de très nombreuses marches. Le site est immense et offre une très belle vue sur la montagne d'en face. On passe quelques heures à arpenter les ruines et on fait même une petite rando vers un point de vue peu fréquenté par les autres touristes.

L'archéologie pour les nuls.

Les ruines d'Ollantaytambo sont les restes d'une ancienne forteresse Inca, qui a été le siège de batailles contre les Espagnols. Mais la cité aurait semble avoir été habitée bien avant les Incas. Elle est constituée de terrasses sur les flancs de la montagne. En contrebas, on trouve des habitations en pierre, dont le toit fait de paille, a disparu depuis. Les Incas utilisaient de la terre pour assurer le liant entre les blocs de pierre, taillés avec une précision remarquable pour l'époque. Pour construire la forteresse, ces immenses blocs ont été acheminés par les Incas depuis une carrière située à une trentaine de kilomètres.

Habillées en Quechua devant un panneau écrit en quechua...

Encore une fois, la visite se termine par le "moment alpaga", ce qui n'est pas pour nous déplaire. On commence à s'y habituer à ces fins de visites odorantes.

Supers les déguisements ! 

Et comme on avait repéré un café panoramique, ou plutôt une cabane surélevée avec des vitres, on va boire un petit coup face aux ruines. Les Incas seraient fiers de nous ! Une grosse journée nous attend demain, on teste donc le burger d'alpaga pour reprendre des forces, les dents, pipi et au lit !

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23 juillet : Chinchero, Maras et Moray

Réveil bien matinal pour les 3 amigos. Aujourd'hui, nous allons sillonner la vallée, à la découverte de sites archéologiques et naturels majeurs de la région.

Notre chauffeur est fort aimable, à part lors d'une rechute bouleversante lors de laquelle il insulte un autre conducteur. D'après nos notions d'espagnol, il l'a menacé de "bouffer ses organes et de tondre son alpaga". Ou bien il lui a juste dit de ne pas chômer au feu vert. On ne saura jamais...

Après ces émotions, on arrive enfin au premier arrêt. Quelques alpagas nous accueillent, c'est un vrai business car il faut laisser une petite pièce pour pouvoir les nourrir. Bon pas grave, c'est quand même marrant. Nous avons à nouveau droit à une démonstration de tissage, puis nous filons vers le village de Chinchero.

Carré plongeant !

Ce village andin situé à 3760 m d'altitude comporte de nombreux vestiges incas. La base des bâtisses du village est faite à partir d'anciens murs incas (de couleur marron), alors que la partie supérieure est construite dans le style colonial espagnol du XVIIème siècle (en blanc), ce qui donne au village un charme particulier. En contrebas, on retrouve d'immenses terrasses agricoles, encore utilisées de nos jours.

Village désert.

Puis, nous roulons vers les salines de Maras, un site splendide où des bassins de sel trônent à flanc de montagne. Le chauffeur nous arrête un instant en bord de route pour admirer les terrasses en contrebas. Les couleurs nous éblouissent : blanc, turquoise, ocre, marron...

Les salines proviennent d'une source salée montagneuse. La couleur des bassins révèle le niveau d'eau présent et donc la période de récolte. Un bassin blanc est prêt à être récolté car l'eau s'est retirée tandis qu'un bassin marron contient encore trop d'eau. L'accès aux salines est interdit au public pour éviter la détérioration et la pollution des bassins, l'incivilité passée de certains touristes nous empêche d'approcher davantage.

 Poivre et sel.

Le sel de Maras coûte 5 soles le kg (1€35) et peut être aromatisé : ail, piments, herbes ou même fumé. On en a même goûté dans du chocolat noir au quinoa. Très bon.

Prochaine étape : le repas, enfin ! On discute avec notre chauffeur autour d'une soupe de quinoa, d'une truite grillée et d'un jus de maïs violet.

La chicha morada n'est pas une sorte de narguilé mais une boisson faite à base de maïs violet. Consommée chaude ou froide, parfois citronnée, c'est une boisson très populaire au Pérou.

Nous reprenons la route vers l'ultime site de la journée. Tous les paysages traversés sont magnifiques et grandioses, notre chauffeur s'improvise donc photographe de bord de route pour immortaliser nos beaux minois.

Auto-stoppeurs souriants.

A quelques kilomètres des salines de Maras, le site inca de Moray. Il s'agit de terrasses circulaires concentriques, à la façon d'un amphithéâtre, destinées à la recherche agricole. Les Incas simulaient ainsi plusieurs conditions climatiques afin d'améliorer leurs récoltes et de prédire leur rendement.

Crop circles & aliens... 

Sur le chemin du retour, nous redescendons de la montagne via une route bien sinueuse et nauséeuse. Sacré trajet ! Mais cette journée en valait bien la peine.

Maintenant, il est temps de s'organiser, nous ne pouvons prendre que nos petits sacs à dos pour notre prochaine aventure...

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Prochaine étape : Machu Picchu, la cité perdue dans les montagnes.

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Comme le veut la tradition, nous laissons aujourd'hui le clavier à Marlène.

Marlène est taureau, elle aime les pommes granny smith et la série Peaky Blinders. Elle collectionne les fèves et participe chaque année au championnat autrichien de bilboquet.

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24 juillet h

Pas de temps à perdre ce matin, nous avons un train à prendre. Direction Aguas Calientes, non pas pour profiter des eaux thermales, mais pour préparer la journée au Machu Picchu, la célèbre cité inca. La gare dénote un peu avec la ville d'Ollantaytambo, on sent que le train pour la cité perdue rapporte gros. Les trains sont des attractions à eux seuls, de l'extérieur ils ont un petit côté rétro façon Agatha Christie. A l'intérieur, même ambiance, avec des vitres panoramiques pour profiter de la vue sur les montagnes. On est gâtés ! 1h30 de trajet et nous voilà arrivés dans une petite ville sans trop de charme au pied des montagnes, ça ressemble un peu au Pas de la Case, le Pastis et les Gauloises en moins. Demain matin, les choses sérieuses commencent.

L'Orient Express entre en gare 

Le Machu Picchu (du quechua machu (vieille) et picchu (montagne)) est une ancienne cité inca (XV ème siècle) découverte en 1911 par un explorateur américain. Elle a la particularité de n'avoir jamais été découverte par les Espagnols, et donc d'avoir été conservée telle quelle à travers les siècles. C'est également l'une des sept merveilles du monde.

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25 juillet :

Le réveil d'Hilkka sonne à 5h. Ni une, ni deux, saut du lit, brossage de dents, Fred enfile le T-shirt d'Hilkka, je mets le pantalon de Fred.. rien ne va plus, il est tôt, on recommence. Une fois que chaque pot à retrouvé son couvercle, nous partons à l'aventure.

Nous arrivons au point de rendez-vous et nous comprenons vite que l'heure et demie d'attente que l'on nous avait promis n'était pas légendaire. Finalement, "seulement" une heure plus tard, nous sommes fiers de poser nos fesses sur les banquettes des bus que les Incas ont mis en place jadis pour visiter leur site (Fred et Hilkka m'expliqueront plus tard que non, à l'époque, les bus n'existaient pas, il y allaient en métro...).

Lacet après lacet, l'impatience monte. Je serre les fesses lorsque le vide se présente de mon côté mais je décide de faire confiance au chauffeur. Fred et Hilkka ont l'air assez sereins, du moins, ils n'ont pas l'air malades, tout va bien !

Nous arrivons finalement à bon port, sains et saufs. Il est 8h30 et c'est déjà Carrefour pendant les soldes ! Après un bon quart d'heure de réflexion, nous décidons d'attaquer la montagne du Machu Picchu avant les ruines. Au départ de la randonnée, une charmante porte de prison nous demande nos passeports, noms et prénoms, signature, heure de départ, prise de sang, coloscopie et toucher rectal (Hilkka et Fred semblent contents).

Un panneau nous annonce la douloureuse : dénivelé positif de 600 mètres, 2670 marches, sommet à 3085 m. Il en fallait plus pour nous décourager !

On dirait pas, mais ça grimpe dur 

Après 1h45 de souffrance, de rires, de pleurs, et de questionnements (Fred se demandait laquelle entre Hilkka et moi il allait manger en premier si nous ne nous en sortions pas), nous arrivons enfin au sommet. L'air se fait un peu plus rare, nous passons de très chaud à plutôt froid et Fred lance quelques "échos" dans le vide pour "tester l’acoustique du lieu".

Une vue qui se mérite 

Nous nous prenons en photo devant le paysage (avec et sans pantalon), nous grignotons quelques empanadas et il est déjà l'heure de redescendre. Oui, l'accès à la montagne est très limité, le retour au checkpoint se fait vers 13h. Nous admirons une dernière fois la vue sur le Machu Picchu depuis le sommet et entamons notre marche arrière (en moonwalk).

Il faisait pas si chaud que ça en fait 

Arrivés en bas, en valeureux petits soldats, nous décidons de partir à la découverte de la Porte du Soleil. Nous comprenons rapidement qu'il s'agit d'un petit parcours assez sportif, mais les marches de la montagne n'auront pas eu raison de nous. Arrivés à destination, la vue est splendide. Nous sommes tout de même un peu surpris ; la Porte du Soleil est en fait un ensemble de vestiges d'une bâtisse inca sur laquelle il n'y a même pas de porte... ils étaient bizarres ces Incas ! Peu importe, ça en valait la peine ! (d'autant plus qu'un groupe clame "we did it !!" et se fait appeler le groupe des sexy lamas. Rien que ça, ça donne un goût de revenez-y !).

L'étrange Puerta del Sol 

15h : retour à la case départ. Nous décidons maintenant de traverser le temps et de nous perdre dans les vestiges de la cité sacrée. Notre imagination nous renvoie vers ce à quoi devaient ressembler les lieux auparavant : ici, il devait y avoir le salon, puis la chambre, et là, "la cuisine, c'est nous et Schmidt".

Fred partage aussi son savoir : "Savez-vous pourquoi les fenêtres ont cette forme ? C'est une technique en cas de séisme pour que la structure ne s'effondre pas".

L'ensemble des constructions incas était pensé de façon à résister aux séismes. Les portes trapézoïdales, l'épaisseur variable des murs ou encore les constructions polygonales (chaque pierre était taillée pour s'imbriquer parfaitement dans les pierres voisines) ont permis aux constructions incas de traverser les siècles dans un très bon état de conservation. Les techniques utilisées à l'époque, notamment pour tailler et déplacer les plus grosses pierres, restent encore un mystère de nos jours...

Pierre? Présent! 

Nous apercevons quelques alpagas qui, fidèles à eux-mêmes, broutent vaillamment leur herbe. Nous croisons aussi un énorme caillou que tout le monde touche on ne sait trop pourquoi, mais je décide de faire pareil. Finalement, ils devaient être bien tranquilles ici nos petits hommes des forêts !

Est-ce qu'ils ont payé leur entrée au moins? C'est lamatable... 

Après deux bonnes heures dans ce lieu en dehors du temps, il est temps de redescendre. Contrairement à l'aller (en bus), nous entamons la descente par les marches. Fred stresse un peu que nous n'arrivions pas avant la nuit au village mais c'est mal nous connaitre ! Les jambes en compote et les pieds en feu, nous rejoignons à temps le début du sentier et les quelques kilomètres qui nous séparent de l'hôtel nous semblent interminables.

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26 juillet :

Nous repartons du Pas de la Case avec quelques courbatures mais des images plein la tête. Le train panoramique est encore plus beau pour ce trajet retour, on a même droit à bord à une danse traditionnelle en costume et à un défilé pour présenter des vêtements en laine d'alpaga. Retour à Cusco pour la suite de nos aventures péruviennes.

Bout-en-train 
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Prochaine étape : Vinicunca, la montagne colorée

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27 juillet :

Le réveil à 2h30 est brutal, mais nécessaire. 3h de trajet nous attendent pour être parmi les premiers à la montagne aux sept couleurs (ou montagne arc-en-ciel), la tranquillité ça se mérite. On embarque dans un minibus majoritairement occupé par des Occidentaux, et après quelques explications du guide, on prend la route.

Le trajet est assez difficile pour Hilkka et moi, quelque chose est assez mal passé. Marlène, la plus vaillante de la troupe, ne bronche pas. A mi-parcours, le guide nous propose un petit dej buffet qui tombe bien, avant de reprendre la route, ou plutôt la piste. On traverse quelques villages très modestes pour ne pas dire pauvres et coupés du monde. Visiblement, ces gens-là n'ont pas encore profité de l'explosion du tourisme dans la région.

On arrive enfin sur place au petit matin, il fait encore bien frais et tant mieux. Quelques groupes ont été aussi courageux que nous, mais on est loin de se marcher dessus. Hilkka est encore un peu secouée par la tourista et commence donc le sentier à dos de cheval. Le plus dur de la randonnée est à venir, pas la peine de s'épuiser d'entrée. Le chemin est un faux-plat, et à 4700 m d'altitude, on s’essouffle très vite.

"I've been through the desert on a horse with no name" 

J'ai déjà perdu Marlène de vue, a t-elle pris de la coke ?

Beaucoup de promeneurs sont arrêtés sur le bord du sentier, assommés par le manque d'oxygène. Un peu plus tard, j'aperçois Hilkka et sa brave monture, souriants. Ce qui est un peu inhabituel pour un cheval. Celui qui sourit moins, c'est le propriétaire du cheval. Il me rejoint en contrebas pour que je lui paie la course, mais n'ayant pas compris qu'Hilkka l'envoyait vers moi pour ça, je me retrouve face au type incrédule, qui me barre le chemin sans m'expliquer. Je finis par comprendre, quel farceur ce Péruvien ! Je paie alors le brave caballero et rejoins Hilkka.

Ce cheval a quelque chose à se reprocher... 

On rattrape ensuite Marlène, qui a un peu ralenti la cadence, avant d'entamer la montée du Mont Vinicunca. Ça grimpe dur, Marlène arrive au sommet (5036 mètres, le record du voyage pour l'instant) un peu avant nous. Les derniers mètres se font quasiment à quatre pattes, entre les gros blocs rocheux et la cendre volcanique. En haut, la vue est géniale, on voit toute la vallée ainsi que les montagnes rouge vif d'un côté, les cimes enneigées de l'autre. C'est exactement ce genre de paysage qu'on était venus chercher en Amérique du Sud.

Après un tel effort, c'est pas ce genre de marbré qu'on espérait. 

Face à nous, la célèbre montagne colorée, façon marbré Papi Brossard. On ne distingue pas tout à fait 7 couleurs, mais c'est quand même magnifique. Les couleurs sont apparues il y a quelques années seulement, lorsque la neige a fondu. La variation de couleurs est due aux composés présents dans le sol : jaune = soufre, rouge = oxyde de fer, vert = cuivre. Les couleurs manquantes ont disparu à cause de l'érosion, et du mélange entre les couleurs. A terme, les couleurs vont disparaître petit à petit.

Les Tuche au Pérou 

Le site n'est devenu touristique qu'à partir de mars 2016, la région a vu arriver une quantité impressionnante de touristes en peu de temps, et les infrastructures ne sont pas encore adaptées à recevoir tant de monde (2 à 3000 personnes par jour). Les 4 villages alentours se succèdent pour assurer le transport à cheval, pour que tous profitent de l'essor économique de ce site, mais aussi pour ne pas épuiser les bêtes.

Toutes ces couleurs nous rendent un peu épileptiques et nous décidons alors de nous lancer dans une séance photo un peu kitsch. On aurait bien rajouté un loup hurlant, un cœur enflammé et un portrait de Johnny en arrière-plan, mais on n'a pas Photoshop...

Les Lannister à la montagne.

Puis le guide nous propose (pour quelques soles de plus évidemment) de faire le sentier menant à la Red Valley, que l'on devine derrière la montagne qui se tient face à nous. De l'autre côté, plus de marbré, mais un sable étonnement rouge recouvre toute la vallée. Il reste encore un peu de neige par endroits, ou encore de la végétation.

Les Bronzés font de la randonnée 

On se croirait presque sur Mars, le mélange de couleur est superbe. Certains touristes téméraires s'installent au bord du vide, alors qu'on se contente de prendre quelques clichés sur la terre ferme.

Puis vient le moment de rebrousser chemin comme on disait en 1928, on croise alors la masse de touristes ayant commencé la randonnée en fin de matinée. On est crevés mais tellement contents d'avoir évité ça. Les chevaux sont tous pris d'assaut, et on croise leurs propriétaires monter et descendre en courant pour satisfaire la demande monstrueuse. De sacrés sportifs, à cette altitude ! Encore une fois, nous avons droit au moment "alpaga/lama", on s'inquiétait presque de ne pas les voir. On savoure le trajet retour en bus, et après un buffet à qui on ne fera aucun sentiment, on repart vers Cuzco. Sans doute l'une des meilleures étapes du voyage.

Ça sent fort le lama ! 
Alexandra Lama & Palama Anderson 
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Prochaine étape : le canyon de Colca

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29 juillet :

Après avoir enchaîné de belles randonnées, nous avons récupéré avec un peu de shopping à Cusco. C'est donc de là que nous prenons le bus de nuit qui nous mènera à Arequipa, la ville blanche. Le trajet se déroule bien et nous sommes très très satisfaits du niveau de confort dans ce bus. Sièges larges et inclinables, repose jambes, écran individuel, couverture, toilettes... Ça nous change des bus de nuit de l'enfer que l'on avait pu prendre en Asie.

Bon, malgré le confort, nous sommes épuisés en arrivant à Arequipa. Nous filons à l'hôtel pour nous reposer un peu. Le propriétaire, très gentil, nous sert un petit déjeuner avec des pains si bons que nous lui en commandons davantage pour le lendemain matin. Bah oui, 6 mois sans bon pain, on ne va pas se priver lorsque l'occasion se présente !

La journée ne sera pas très chargée. Pendant que je travaille sans relâche sur le blog, Marlène et Fred partent se balader...et manger des glaces apparemment ! Ils me promettent de me conduire chez le glacier lorsque l'on reviendra à Arequipa après le canyon. Affaire à suivre...

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30 juillet :

Un long trajet nous attend pour rejoindre le canyon de Colca. Six heures de bus (en fait, ce sera 7 heures) assez désagréables ou nous finissons à 3 sur 2 sièges, et nous voilà à Cabanaconde.

Nous allons faire quelques courses pour le pique-nique du lendemain mais surtout, nous dînons dans une cantine locale et devant une telenovela bouleversante. On se sent vivants !

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31 juillet :

Enfin ! Le jour J arrive, il est 9h et nous descendons dans le canyon de Colca. On m'a promis qu'il n'y avait pas de tarentules, seulement des scorpions. Je suis rassurée, Fred un peu moins.

Mode Rambo : activé 

Le décor est vertigineux et aride. On lève la tête et on admire les montagnes, on baisse le regard et on observe la profondeur et l'oasis où nous allons dormir, tout en bas.

Le canyon de Colca, avec ses 3400 mètres de profondeur, est 2 fois plus profond que le mythique Grand Canyon américain. Le plus haut point du canyon se situe à 4900 m d'altitude. La rivière Colca serpente le fond du canyon.

Ça lézarde par ici. 

Alors qu'on entame à peine notre marche, on croise des randonneurs qui remontent, à bout de force et qui nous indiquent être partis à 6h du matin...

Le soleil cogne fort, la descente est donc ponctuée de nombreux arrêts crème solaire. Voilà 2 heures que l'on descend, les genoux commencent à souffrir mais le pire, c'est d'imaginer la remontée qui nous attend demain...

Toujours en vie... 

En tout cas il n'y a pas à dire, le cadre est superbe. Une randonnée au milieu des cactus, ça met un peu de piquant dans nos vie !

Aye caramba ! 

On s'approche de plus en plus de l'oasis, petit havre de paix cerné de palmiers. Il nous aura fallu 3 heures de marche, on espère remonter en 4 heures demain.

 Si c'est juste un mirage, on est foutus !

Pique-nique et piscine, le reste de la journée s'annonce un peu moins sportif. C'était sans compter sur Fred et Marlène les téméraires, qui décident d'aller au bord de la rivière. "C'est cool, il y a même des chevaux", dit un randonneur. Après analyse du secteur, je trouve le lieu beaucoup trop propice aux araignées et m'abrite sur un énorme rocher, pendant que les 2 hermanos continuent. Ils me font des coucous enjoués depuis la rivière, m'envoient des bisous et Marlène mime même un bras d'honneur affectueux.

Oasis is good... 

Je laisse maintenant la parole à Fred pour raconter sa version des faits. Fred, dites-nous comment ça s'est passé.

Plus de peur que de mal. De retour de la rivière, en remontant sur le talus on remarque la présence d'un deuxième cheval en liberté, qui n'y était pas à l'aller et qui nous barre le passage. Celui-ci a l'air d'être sauvage, on évite donc de l'approcher. Après avoir cherché un autre chemin, on se résout à passer entre les deux animaux. Je m'approche doucement du cheval, qui est un peu plus haut sur le talus. Celui-ci baisse alors la tête et me fonce dessus avant de donner un grand coup de sabot au sol à 1m de moi. J'esquive alors de peu l'attaque de l'équidé furibond, pendant que Marlène s'enfuit en criant les bras en l'air "aaaah, un poneeeey!". Le cheval et moi échangeons un regard médusé devant ce spectacle irréel. Petit instant de panique quand même, un coup de sabot à 4h de marche du moindre médecin, c'est jamais une bonne nouvelle. Heureusement, le cheval finira par s'éloigner et nous laissera passer. La nature c'est bien, mais à la télé.

Marlène, quelques minutes avant le drame équestre...

Après ce rodéo péruvien, nous décidons même de créer notre propre jeu de l'oie. Et là, c'est la révélation. Nos 3 cerveaux fusionnent pour concevoir un jeu diabolique, aux règles les plus sadiques les unes que les autres ! On fait un pacte de sang et on se promet de recréer le jeu lors de notre retour en France. Plateau en bois, pyrogravure et peinture, on ne plaisante pas avec notre bébé que l'on nomme affectueusement : "le bâtard péruvien".

Quelques parties, un dîner et une douche glacée plus tard, nous nous apprêtons à nous coucher dans ce repère à araignées et insectes en tous genres. Après un très gros chagrin, beaucoup de pleurs et une fouille minutieuse de la chambre (effectuée par Fred le courageux), j'accepte d'aller dormir. A condition de laisser la lumière allumée, de ne pas dormir contre le mur et de partir très tôt demain matin... Non, 6 mois de tour du monde ne m'ont pas rendue moins arachnophobe...

 A la recherche des araignées
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01 août :

Cocorico ! Aujourd'hui 1er août, nous fêtons nos 6 mois de voyage. Six mois sans bon pain, fromage, sans parfum, sans bonne douche... Mais six mois parsemés de temples, jungle, cocotiers, glaciers, volcans, fjords, riz (beaucoup), plages, baleines, tortues... On boira une bière ce soir !

La délivrance a sonné, jamais le son du réveil retentissant à 4h30 du matin ne m'aura procuré autant de soulagement. Je quitte cette chambre avec grand plaisir. En plus, il n'y a pas de temps à perdre, on veut absolument remonter le canyon le plus tôt possible pour éviter le soleil et la chaleur étouffante. Finalement, il fait jour bien plus tard que prévu (on avait pourtant demandé conseil au propriétaire de l'hôtel). Nous partons à 6h15 au lieu de 5h30.

Toujours du côté obscur 

Comme prévu, la remontée est assez intense mais moins que ce que l'on pensait. On se surprend à monter sans faire de pauses, surtout Marlène qui grimpe à vive allure. On essaie de s'en approcher, tel un mirage que l'on n'atteindra jamais. Encore une fois, on se pose des questions sur consommation de poudre blanche qu'elle surnomme sa "potion magique". Fred m'assure qu'elle n'est pourtant pas tombée dans une marmite de talc étant petite. C'est peut-être du sucre glace...

Fatigués mais contents 

On profite une dernière fois du paysage puis on continue à torturer nos cuisses. Il est 9h13, nous terminons l'ascension en 2h58 minutes. Un beau record dont nous sommes très fiers, même si on Marlène aurait pu terminer en 2h30 si elle n'avait pas dû nous attendre. Nous la félicitons pour sa forme physique et reprenons le chemin du village.

Un sacré dénivelé ! 

Après avoir retrouvé nos esprits, on prend la direction de la Cruz del Condor. Un point de vue d'où il est possible d'observer des condors en vol. Nous sommes à nouveau bluffés par la profondeur du canyon même si franchement : "ça vaut pas le trou de Bozouls (Aveyron) hein !" [rire potache].

La Cruz del Condor 

Et là, nous détectons très vite 2, puis 3, puis 1000 condors en train de voler ! C'est assez impressionnant, malgré la distance, on parvient à distinguer leurs ailes immenses. Marlène s'exclame : "oh des gros pigeons !", pendant que Fred chante "fais commeeeeeeeuh l'oiseau" de Michel Fugain. La fratrie infernale a encore frappé...

Les condors cherchent Marlène 

Dernières photos des randonneurs intrépides puis retour à l'hôtel où l'on s'octroie enfin un peu de repos. Demain nous retournerons à Arequipa, notre ultime étape au Pérou.

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Prochaine étape : Arequipa, Avignon selon Fred

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Publié le 14 août 2019

Dernière étape de notre périple inca avec Marlène : Arequipa, la deuxième ville du Pérou. Une autre ville coloniale, nichée au pied des énormes volcans Misti et Chachani. Retour chez Alejandro, chez qui on était avant le Canyon de Colca et qui semble content de nous revoir. A peine le temps de poser nos affaires qu'Hilkka relance l'histoire du fameux queso helado gate, allusion à cette après-midi avant le Canyon où Marlène et moi étions allés chez le glacier en ville, sans Hilkka donc. On dirait qu'on a des choses à se faire pardonner ! Nous voilà partis tous les trois cette fois, direction la fameuse Plaza de Armas, place carrée au centre de toutes les villes péruviennes (et de Rodez).

Les arcades qui entourent la place carrée sont ornées de drapeaux rouge et blanc à l'occasion de la fête nationale. Avec ce ciel bleu et les pierres volcaniques blanches (sillar) des bâtiments, on en prend plein les yeux ! La Place d'Armes est dominée par l'immense basilique Notre-Dame de la ville, et en second plan les deux volcans à la cime enneigée qui culminent à plus de 6000 m. La ville a d'ailleurs été plusieurs fois détruite par des séismes et des éruptions volcaniques, on espère passer entre les gouttes.

Sur le pont d'Avignon

On emprunte la calle San Francisco et ses belles bâtisses coloniales direction le Rio Chili. On arrive à un petit espace vert et on tombe alors nez à nez (ou nez à museau) avec des lamas et/ou des alpagas, jamais facile de les différencier ces deux-là.

Selfie avec les alpaloups et vue sur le Rio Chili et le volcan

Quelques photos avec nos amis plein de laine avant de monter à la Plaza de Yanahuara, qui offre un beau panorama sur les toits de la ville mais surtout sur les deux immenses volcans. Entre les couples de nouveaux mariés et les Instagrameuses en manque de reconnaissance, on arrive à se frayer un chemin pour admirer la vue. De l'autre côté de la place, une église où est célébrée une messe de mariage. La place est très agréable, ornée de grands palmiers et d'une fontaine où on se pose un moment en repensant à ces deux semaines dans la vallée inca, qui sont passées à toute vitesse.

Les fables de la fontaine - vue sur la ville et El Misti en fond

Sur le retour, arrêt obligatoire chez le glacier où Hilkka est enfin récompensée de ses efforts par la fameuse queso helado à la cannelle, qui semble être la spécialité du glacier. La bouche pleine de crème glacée, elle nous accorde son pardon. Ouf ! Le soir venu, une petite pizza accompagnée d'un très bon vin rouge péruvien pour clore ce séjour avec Marlène.

Calle San Francisco et l'église du même nom

Le lendemain, après un dernier petit déjeuner chez Alejandro, il est temps de gagner l'aéroport où Marlène doit prendre son avion pour Lima. Au moment de passer la sécurité, elle se lance dans quelques imitations de lama plutôt approximatives pour nous dire au revoir de loin, sous le regard consterné du personnel de l'aéroport.

Plus que 16h de vol avant la maison 

On se sera bien marrés tous les trois, et je repars donc avec ma belette et un petit coup de blues, le même qu'on avait eu après les départs d'Anaïs, Sam et Célia. C'était notre dernière guest du voyage ! Mais pas le temps de se lamenter, un long trajet jusqu'aux abords du lac Titicaca en Bolivie nous attend le soir même !

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Prochaine étape : Copacabana et la Isla del Sol, sur les bords du lac Titicaca.

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Publié le 24 août 2019

Quelques chiffres : 

Jours sur place : 24

Total dépensé : 1891 €

Budget par jour et par personne : 39 €, nous avions prévu 32€. On avait sous-estimé le Pérou, sans le train, on était bons. Mais sans regret, ça valait le coup !

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Répartition des dépenses:

Répartition des dépenses au Pérou 
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Ce que nous avons aimé:

  • la venue de Marlène, ça remonte le moral et ça donne l'impression d'être en vacances.
  • l'ascension de la montagne Machu Picchu, difficile mais offrant une superbe vue sur le site archéologique et naturel. Un des grands moments du tour du monde.
  • la culture, les vestiges et ruines incas, la découverte de la vallée sacrée, qui a tenu toutes ses promesses.
  • la montagne arc-en-ciel de Vinicunca, un paysage complètement nouveau pour nous.
  • les villes de Cusco et d'Arequipa, très agréables, pleines de charme et d'histoire.
  • les Péruviennes qui portent des bébés alpagas sur le dos, tellement improbable.
  • avoir vu des condors en plein vol au dessus du canyon de Colca.
  • les petits pains de l'hôtel à Arequipa, un délice.
  • la sauce verte aux épinards pour les pâtes, qui nous hante encore à ce jour.
  • les bus de nuits Cruz del Sur, une très bonne compagnie que l'on recommande.
  • la glace queso helado (=fromage frais ?) à la cannelle.
  • l'invention de notre jeu de société avec Marlène : "Le bâtard péruvien", bientôt incontournables dans toutes vos soirée entre amis.
  • le mal des montagnes, qui nous a quand même bien épargnés.
  • la gentillesse des gens, moins marquée qu'en Equateur, mais quand même.
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Ce que nous avons moins aimé:

  • la venue de Marlène... Non on déconne !
  • les prix exorbitants des billets de train pour les étrangers, 20 fois plus chers que les billets pour les Péruviens. Excessif.
  • les prix des activités, bien plus importants qu'en Equateur.
  • la ville de Lima, très polluée et pas dingue non plus.
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Nous aurions pu séjourner plus longtemps au Pérou mais avons préféré caler notre itinéraire à la venue de Marlène pour profiter davantage avec elle. On avait perdu l'habitude d'avoir un rythme de voyage si soutenu ! Nous avons vraiment aimé les visites de sites incas ainsi que tous les paysages parcourus. Ce fut aussi l'occasion de reprendre un peu le sport avec quelques randos assez intenses mais qui en valaient la peine. Finalement, nous avons tout de même vu de très belles régions du Pérou en "seulement" 3 semaines. Le pays mériterait qu'on s'y attarde davantage, mais l'itinéraire classique des incontournables est déjà génial... A condition de bien tolérer l'altitude, mais ça, c'est un peu comme la loterie !