Bolivie

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185ème jour, les vivres se font de plus en plus rare. Fred développe des hallucinations chocolatées. Hilkka sniffe du parmesan. Les secours ne sont toujours pas arrivés. Juste un peu de saucisson...
Août 2019
2 semaines
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05 août :

Le bus de nuit nous conduit d'Arequipa à Puno, sur les bords du célèbre lac Titiaca, non loin de la frontière avec la Bolivie. Le temps de grimper dans un nouveau bus, c'est parti pour 3h de rodéo sur les routes plus ou moins plates qui bordent le lac : direction le poste de frontière.

Le bus nous dépose dans une ville qui ressemble davantage à un marché, et on passe le fameux bureau de l'administration péruvienne. Puis celui de la Bolivie, et nous voilà dans notre neuvième pays ! Hilkka part en quête d'un petit en-cas satifaisant pour fêter ce nouveau tampon dans nos passeports et revient avec un gros sac de cacahuètes non décortiquées. Elle me surprendra toujours !

Finalement, on ne pourra même pas manger nos cacahuètes car une passagère du bus est gravement allergique. Dommage !

On retrouve notre bus orange qui nous emmène à quelques km de là, dans une petite ville bolivienne répondant au joli nom de Copacabana. Comme la plage au Brésil, mais la comparaison s'arrête là. On sent davantage de pauvreté, mais à côté de ça la ville est bien animée, on tombe apparemment pendant la fête nationale, encore. Une file de voitures et de mini-vans sont à l'arrêt dans toute la ville, ça klaxonne et on entend des pétards à tous les coins de rue, c'est bien vivant ! Mais cette petite bourgade n'est qu'une étape vers la Isla del Sol, à une heure et demi de bateau de là. D'abord, repos !

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07 août :

Le surlendemain, nous voilà requinqués de ce voyage et prêts à en découdre avec l'île du Soleil. Rendez-vous à 8h30 à l'embarcadère pour la traversée. Le port n'est clairement pas l'endroit le plus mignon de la ville, c'est plutôt sale et on y croise de nombreuses voitures décorées façon arbre de Noël, du tuning un peu spécial.

On monte alors à bord du bateau et nous voilà partis vers l'île. Le bateau n'avance pas vite, ce qui nous laisse le temps de profiter de la vue sur le lac. Ça nous rappellerait presque nos 2 jours en slowboat sur le Mékong.

Le lac Titicaca; frontière naturelle entre le Pérou et la Bolivie; culmine à plus de 3800 m d'altitude, faisant de lui le plus haut lac navigable au monde. L'Isla del Sol est considérée comme le centre de la mythologie inca. Même si le côté folklorique est exploité pour le tourisme, l'île tente de conserver son côté sauvage et les habitants continuent à vivre de l'agriculture et de la pêche.

Nous y voilà ! 

Après quelques explications du capitaine sur le fonctionnement de l'île, on débarque enfin sur une petite plage. Pas de grande masse de touristes comme on l'avait lu sur internet, mais quelques randonneurs et des locaux. Notre hôtel se trouve juste là à quelques mètres, avec une vue imprenable sur le lac et les montagnes enneigées à l'horizon. Ils ont eu la bonne idée de placer d'énormes fenêtres aux chambres, ce qui fait qu'on aura droit le lendemain matin au lever de soleil sur le lac sans avoir à sortir du lit, le grand luxe ! On est ravis, même si Hilkka doit garder ses lunettes de soleil dans la chambre. Ah la vie de vampire...

On se lance alors sur le sentier de randonnée qui sillonne le sud de l'île. Ça grimpe pas mal alors qu'on remonte le chemin principal qui traverse le petit village de Yumani. On croise des lamas et des ânes, utilisés ici pour le transport de marchandises. Hilkka s'exclame: "c'est comme en Grèce !", comme on la comprend.

 Miaouw...

Le sentier semble faire le tour de la partie sud, on se dirige alors vers le sommet d'une des montagnes qui nous offre un point de vue spectaculaire sur le lac à perte d'horizon. Pas un coin d'ombre pour pique-niquer, mais le cadre est unique et on profite.

Fred, face à son destin

Après une montée bien intense, on se lance dans une séance photo express, contrairement à la diva d'à côté qui est sûrement encore sous les feux des projecteurs à l'heure où nous rédigeons cet article. Bon c'est pas très malin non plus car on est encore plus fatigués à force de courir après le retardateur... Heureusement, c'est l'heure du pique-nique !

On dirait bien "cheese", mais ça nous rend trop tristes... 

Après ce repas combo pain fromage, on a de nouveau de l'énergie pour monter à deux autres points de vue : d'un côté les cimes enneigées dans la direction de la Paz, de l'autre des falaises aux nombreuses couches de sédiments multicolores et le Pérou à l'horizon. Comme le temps est clair, le lac est relativement plat et les quelques nuages se reflètent à sa surface. Les flancs de collines sont occupés par des terrasses, et on croise quelques restes de constructions pré-colombiennes. Le sol est très sec et poussiéreux, la végétation assez absente, on ne s'attendait pas à ça mais c'est un beau spectacle !

Tout ce bleu, ça nous fait encore penser à du fromage 

On redescend alors tranquillement sur la fin du sentier qui nous ramène à la plage pour finir cette belle journée au bord de l'eau.

Fin de la rando, retour au bercail, comme on dit nulle part car c'est hyper dépassé. 

On croise de encore des bestiaux à la sortie du boulot, il pressent le pas pour attraper le RER B et rejoindre la banlieue.

 "Cours Anthony, on arrivera peut-être avant le JT de Claire Chazal !"
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08 août :

Le lendemain matin à 6h, on n'a qu'à ouvrir les rideaux pour assister au lever de soleil. On ne sort même pas du lit et on se rendort un peu. On est à presque 4000 m d'altitude, ça crève !

Isla de la Noche ouais. 

La matinée est bien tranquille : petit déjeuner en terrasse, dernières photos et on regagner le bateau qui nous ramènera à Copacabana. Plusieurs étapes de passage nous attendent dans les prochains jours, on fait le plein de séries sur Netflix et en avant !

Nostalgie du lac du Saut du Loup (47) 
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Prochaine étape : exploration du salar d'Uyuni et du Lipez

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12 au 14 août :

Nous arrivons par le train en gare de Tupiza, au sud de la Bolivie. La nuit a été un peu difficile, en compagnie d'un groupe d'Italiens assez pénibles. Mais c'est du passé, on n'est pas rancuniers, on pardonne ces abrutis.

Il est temps d'aller réserver notre tour dans la région du désert de Potosí et du salar d'Uyuni dans une agence. C'est alors qu'on propose à un autre couple de Français qui étaient également à bord du train s'ils veulent bien nous accompagner durant ce périple: c'est gagné, Manon et Joris seront de la partie. Le départ est prévu pour le 15 août, ce qui nous laisse un peu de temps pour nous préparer et nous reposer !

Joris et Manon font comme nous un voyage autour du monde. Réunion, Sri Lanka, Limousin, Chine, Corée, Japon, Australie...ils en ont vu pas mal eux aussi, depuis octobre dernier. On rigole bien tous les 4, on va se régaler !

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Jour 1 : 15 août

Jeudi matin, on se rejoint à l'agence pour le grand départ. Romàn sera notre guide/conducteur/mécano/photographe/gourou alors que Beatriz (Betty) sera notre cuisinière durant ces 4 prochains jours. On charge les sacs et tout le matériel sur le toit du 4x4 et nous voilà partis sur les pistes poussiéreuses du désert. La première partie du trajet traverse une région de canyons rouges et de pics rocheux aux formes très étranges.

En plein far-west 

Puis nous arrivons sur une grande plaine occupée par des lamas, Romàn nous laisse approcher les animaux de plus près. Enfin, pas à plus de 3-4 m, on respecte leur vie privée.

A ce rythme là vous aurez bientôt plus rien à bouffer les gars ! 

Le midi, on fait escale dans le petit village de mineurs de Avaroa où on prend notre premier repas du tour. Avec nous, d'autres touristes de diverses compagnies, les tours sont plus ou moins tous les mêmes, ce qui n'est pas plus mal pour la préservation des sites.

Marion & Boris ont trouvé un gros pneu ! 

On poursuit la route qui nous mène à la Ciudad del Encanto, le Machu Picchu Bolivien d’après Romàn. Il s'agit de pics rocheux découpés par la pluie et le vent. De près, on dirait presque un décor en carton.

Bon, pour le Machu Picchu on repassera hein ! 

Puis un stop au Pueblo Abandonado, ancien village aux abords d'une mine d'or et d'argent, abandonnée par ses habitants après une malédiction, d'après la légende (ou plutôt à cause de la maladie).

Un peu décevant ce Airbnb 

On roule encore de longues heures dans le désert alors que le soleil va bientôt se coucher, on arrive devant une lagune au pied d'un volcan, la laguna Morijon où un panneau nous indique une altitude de 4855 m. Même pas peur.

Youpi une lagune ! 

Nous posons les sacs à la nuit tombée dans un petit hospedaje à Quetena Chico. Des chambres privées assez basiques nous attendent, mais sans salle de bain : tant pis pour la douche, on est plus heureux quand on est sales. Petit réconfort, le poêle à bois est vite allumé dans la pièce commune. A en juger par le nombre de couvertures sur les lits, la nuit sera fraîche.

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Jour 2 : 16 août

Et c'est un euphémisme, la nuit a été glaciale, c'est avec plaisir qu'on sort du lit à 6:30 pour une nouvelle journée de 4x4 dans la poussière du désert. Un petit déj, et on reprend la route à travers le Nor Lipez, direction Quetena Grande puis le sud.

Premier arrêt pour admirer la laguna Hedionda, un immense lac salé. Puis la laguna Kollpa, grand lac presque entièrement gelé, peuplée de nombreux flamants roses.

Hilkka trouve que les petits buissons ressemblent aux trolls dans La Reine des Neiges.

Plus loin, on traverse l'immense désert de Salvador Dali (110 km2) qui porte le nom du peintre en raison de la ressemblance de certains de ses tableaux avec le lieu.

Amanda Lear avec un bonnet péruvien. 

On roule jusqu'à la frontière chilienne pour apercevoir les lagunas blanca et verde, au pied du volcan Licancabur, partagé entre le Chili et la Bolivie.

Pendant qu'on prend la photo, Romàn se barre avec le 4x4 
"Qui a pissé dans la piscine ?" 

Un renard sauvage vient à notre rencontre, timide mais curieux il s'approche assez près de nous. Quelle belle bête !

 "Il a l'air gros ce chaton, non ? Courrez !"

Sur le retour, un arrêt pour déjeuner au bord de laguna salada le cerro colorado et ses sources chaudes (40°C), où on compense l'absence de douche la veille. Petite trempette histoire d'ouvrir pores, les chakras, plaies infectées...puis retour à la Jeep pour le rodéo digestif !

L'après-midi, direction el Sol de Mañana, une étendue volcanique très ventée composée de geysers, fumerolles et mares de boue, à une altitude de 5000 m. Cet endroit nous rappelle énormément les parcs Waimangu et Wai-O-Tapu de Nouvelle-Zélande.

Au feu ! 

Prochain arrêt à la laguna colorada, qui porte bien son nom : rose, orange, nuances de bleu, vert, jaune, le décor est superbe. On s'approche de l'eau pour voir les flamants roses, surement un des plus beaux sites du tour.

 815ème lagune, toujours pas de cocotiers en vue. 

Le décor change encore sur le trajet nous menant à notre deuxième escale (Villamar), on se croirait sur Mars. Le soir venu, Betty nous sert une spécialité Bolivienne, les salchipapa : un plat de saucisses industrielles et de frites pas cuites, accompagné de poivrons et de mayonnaise. Un mélange un peu étrange qui ne nous aura pas vraiment convaincus. Mais peu importe, ce soir on a droit à la douche. Ça ressemble de plus en plus à Koh Lanta !

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Jour 3 : 17 août

On se réveille encore frigorifiés mais vivants. Hilkka est dans une forme assez moyenne, Joris s'en sort à peine mieux. On reprend la route en petite forme, direction la Valle de Rocas, structures de roches volcaniques en plein désert. Les deux formations les plus célèbres sont la coupe du monde et le chameau/dinosaure (selon Hilkka).

On vous laisse trouver la coupe du monde et le chameau/dinosaure

Plus loin, arrêt à la laguna Vinto, peuplée de nombreux lamas et autres oiseaux aux grands pieds.

Les animaux après avoir entendu la blague de Fred : "Un lama rentre dans un bar..." 

Nous rejoignons ensuite le Canyon del Anaconda, surnommé ainsi à cause de la rivière serpentant au fond du canyon.

Fred, Marion & Boris avant la chasse à l'anaconda. 

Puis, armés de nos yaourts à boire, nous entamons une brève rando vers la laguna Negra.

Si on doit visiter une lagune de plus... 

Ce tour ressemblerait presque à un safari. Les vigognes, un peu hautaines, se prennent pour les gazelles boliviennes. Nous apercevons également une créature étrange, croisement entre le lapin et l’écureuil : le viscache.

Le mâle attire la femelle en lui offrant des diamants et cartes cadeaux La Redoute.

Betty rassure tout de suite Hilkka : "oui ça se mange et c'est très bon" dit-elle en aiguisant son couteau de chasse. Oui car malgré la turista, Hilkka reste fidèle à elle-même et demande à Betty "et ça, ça se mange ?", à chaque fois que l'on croise un animal...

Le midi, petit pique-nique dans une vallée remplie de lamas. Ironie ou cruelle coïncidence, Betty nous servira ce midi-là son meilleur repas, le ragoût de lama. Miam...

"Du ragoût...de lama ?!" 

On traverse ensuite le village quasi désert de Julaca, qui ressemble à un village du far-west avec son train abandonné et la voie ferrée qui le traverse. Un petite bière de cactus, un Snickers et on reprend la route. Direction l'hôtel de sel, au bord du salar d'Uyuni, le clou de la visite.

Tchou-tchou ! 

En fin d'après-midi, on s'aventure sur le salar pour prendre l'apéro avec un vin rouge bolivien que l'on qualifiera de Villageoise. Quelques chips et des biscuits, voilà le combo parfait pour contempler le coucher de soleil sur le désert.

Manon & Joris, ces blagueurs 
Coucher de soleil sur le désert 

Romàn improvise même une séance photos avec des poses imposées. C'est très déconcertant mais finalement le résultat est plutôt convaincant. Quel artiste ce Romàn.

"It's fun to stay at the... YMCAAAAAA !"

A la nuit tombée, on commence vraiment à se peler. Tout le monde en voiture, la soupe de Betty nous attend à l'hôtel de sel. Hilkka se fait remarquer au dîner en battant le record de fièvre du voyage et part se coucher avant même le dessert.

Elle me confiera plus tard dans la nuit, en pleine hallucination "je n'ai pas brossé mes dents avant de me coucher". Je regagne mon lit avec effroi et stupéfaction.

La note va encore être salée.
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Jour 4 : 18 août

Dernier réveil avant les poules. Romàn charge le 4x4 avec notre aide et nous voilà lancés sur le salar alors que les premiers rayons du soleil ne vont pas tarder à faire leur apparition. Au bout d'un moment, la Isla Incahuasi pointe le bout de son cactus.

5h du matin, ça pique !

Grand rocher recouvert de cactus géants en plein milieu de cette immensité blanche de sel, on se dépêche de grimper au sommet avant le lever du soleil. En évitant les épines de cactus tant bien que mal après une si courte nuit. De nombreux touristes sont là, ce qui est assez surprenant en plein milieu du désert. Au sommet, la vue est incroyable et le lever du soleil restera un de nos meilleurs souvenirs du voyage.

Aye Caramba ! 

On prend le temps de contempler la vue à 360° sur le désert avant de redescendre retrouver Romàn et Betty pour le petit déj sur le désert.

"Bon service, brunch sympa, j'ai trouvé une épine sur mon siège, œufs un peu trop salés. 3/5" 

Direction ensuite une zone isolée du salar où le sol cristallisé dessine des hexagones au sol. C'est le moment de faire nos photos trompe l’œil avec l'aide de ce diable de Romàn, jamais à court d'idées pour amuser la galerie, alors que Betty se marre toujours autant, même après 20 ans de métier.

Charentaises, les pantoufles que l'on peut conduire. 
"Hooooyuken !" - Dhalsim, Street Fighter II, disponible sur Super Nintendo

C'est ici que s'achève notre périple dans le salar. Dernière étape avant de se dire au revoir, le cimetière de trains de Uyuni, qui ne retiendra pas notre attention. Après le repas, on laisse Manon et Joris qui reprennent la route direction Potosi alors qu'Hilkka et moi regagnons Tupiza, avant de quitter la Bolivie pour l'Argentine.

Hilkka, un vampire des temps modernes, sans vision périphérique.
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Prochaine étape : l'Argentine !

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Publié le 24 août 2019

Quelques chiffres :

Jours sur place : 15

Total dépensé : 856 €

Budget par jour et par personne : 29€, nous avions prévu 28€. Pas loin !

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Répartition des dépenses:

Répartition des dépenses en Bolivie 
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Ce que nous avons aimé:

  • l'excursion en 4x4 dans le Potosi, la diversité des paysages.
  • le lever de soleil sur la Isla Incahuasi, un autre grand moment du voyage.
  • la cuisine de Betty, sa gentillesse aussi.
  • la rencontre avec Manon et Joris, sacrée équipe !
  • la Isla del Sol et le lever de soleil sur le lac Titicaca depuis notre chambre.
  • les sacs géants de cacahuètes sur les marchés.
  • les lamas, alpagas, vigognes, viscachas, flamants roses, renards du désert...
  • les sources chaudes en plein milieu du désert
  • la truite à la plancha
  • le coût de la vie
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Ce que nous avons moins aimé:

  • le contact avec les locaux, plus froids qu'en Equateur et au Pérou.
  • les villes, malheureusement assez poussiéreuses et polluées.
  • l'état des routes, lié bien sûr au manque de moyens.
  • les plats à base de viande qu'on n'a pas tentés par peur de l'hygiène.
  • les boites de thon "surprise", on ne savait jamais sur quoi on allait tomber (anchois, sardine...?). On chipote, mais le pâté d'anchois, on ne le souhaite à personne !
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Le mot de la fin :

La Bolivie est surement le pays dont les sites naturels nous ont le plus enchantés, par leur diversité et leur immensité. Lagunes, volcans, déserts, vie sauvage, on en a pris plein les yeux. Nous avions décidé de cibler uniquement deux régions du pays, pour les visiter plus sereinement, mais aussi pour garder du budget pour l'excursion en 4x4 dans le désert. Et on ne regrette pas ce choix, ce fut sans aucun doute un des moments clés du voyage. D'autre part, la pauvreté, très marquée dans les campagnes, nous a parfois rappelé des pays comme le Cambodge. En Amérique du Sud, le niveau de vie d'un pays à l'autre peut varier considérablement.