Carnet de voyage

Mexique/Guatemala

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Un blog pour ordonner mes souvenirs, pour la famille, les amis et les curieux qui voyagent à travers les récits et également pour ceux qui cherchent à glaner quelques tuyaux pour leur voyage.
Décembre 2019
6 semaines
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Publié le 12 octobre 2019

Il s'en est failli de peu pour qu'on n'envisage pas de partir...

Si vous avez un peu suivi l'actualité, vous aurez appris que plusieurs compagnies aériennes ont fait faillite dernièrement dont évidemment celle chez qui nous avions acheté nos billets en juillet, XL Airways. Et vous saurez que le cas de liquidation judiciaire n'est que rarement pris en charge par nos assurances y compris celle de la carte MasterCard gold. Étant donné qu'il faut s'asseoir sur le remboursement, nous n'étions plus très sûr de racheter des billets d'avion. Nous n'avons pas souhaité rester rongés par ce dilemme et voir s'envoler notre projet de voyage. Aussi, après avoir suivi de prés pendant 3 semaines les possibilités de recours, signé des pétitions, suivi le mécontentement de tous ces clients spoilés, vu des prix s'envoler à la hausse, nous avons finalement pris la décision de maintenir notre voyage après avoir déniché des vols moins chers que les premiers et de plus en multidestinations. Nous partons donc le 4/11 de Paris pour Mexico avec United Airlines et retour le 17/12 de Cancun avec Air Canada

On retiendra deux choses: la première étant de s'assurer au moment de l'achat des billets, que la compagnie aérienne est en bonne santé financière et deuxièmement que d'attendre le dernier moment pour acheter les billets d'avion peut s'avérer un bon plan...

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On espère laisser derrière nous la grisaille et la pluie pour aller vers une saison plus tempérée, voire chaude, au Mexique(c'est bien le but du voyage en cette saison ! 😁) C'est après avoir fait notre cure automnale de champignons et de châtaignes que nous partons en ce dimanche matin de novembre. Autonomes dans nos déplacements nous partons avec un sac à dos chacun d'environ 7kg au départ d'amberieu gare.

Le départ
Le départ
Amberieu 7h du mat

On pourrait dire aussi que le voyage commence au Plesssis Bouchard où, en transit, nous avons été hébergé chez nos amis Frédéric et Isabelle. Merci à eux.


Deux sacs dans un, le sur-sac, très utile dans les différents transports pour protéger les sacs à dos et les lanières qui pendouillent, et le jaune fluo pour le repérer bien vite. On est peut-être joueurs, alors qu'on avait bien pris soin de répartir nos affaires dans deux sacs différents (depuis qu'il m'est arrivé une fois de ne pas voir mon bagage à l'arrivée). S'il n'est pas à destination, on perd tout...


Passages à l'enregistrement, à la douane et aux différents contrôles très rapides, nous voilà donc avec 2h à tuer pour attendre notre vol pour Mexico City qui transite par Washington ( 8 h+5h)

On oublie ici le téléphone mais pour ceux qui auraient la gentille intention de nous appeler sur WhatsApp, surtout pas le matin ! N'oubliez pas qu'il y aura 7h de décalage (quand pour vous il sera 8h, pour nous ce sera 1h du matin)

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Publié le 7 novembre 2019

Mexico, Mexico...

Sous ton soleil qui chante,

Le temps paraît trop court

Pour goûter au bonheur de chaque jour

Mexico, Mexico... Vous fredonnez tous, n'est ce pas, la chanson de Luis Mariano ?

Ville tentaculaire de plus de 20 millions d'habitants à 2000m d'altitude où nous avons débarqué lundi soir sans problème hormis presqu'une heure de retard, le pilote ayant dû changer son plan de vol au départ de washington en raison d'un ouragan. L'aéroport se situe en pleine ville et le survol de nuit et impressionnant et nous montre effectivement l'immense étendue de cette agglomération. Il ne nous faudra qu'1/2h, en transport en commun, pour rejoindre le quartier historique où nous avons réservé nos premières nuits. Pour y aller, nous avons choisi le MB (métro bus) qui pour nous était direct, du métro, je ne sais pas ce qu'il a, toujours est il qu'il a tout d'un bus, nous étions dans les embouteillages au même titre que les voitures ! Nous dirons plus rapide qu'un bus parce qu'il ne s'arrête pas souvent, nous n'avions que 4 ou 5 stations. Nous avons terminé à pied pour les 400m restants dans des rues déjà désertes. J'avoue que ce n'était pas très engageant à 11h du soir.

Bon, là, à cette heure ci, nous n'avions plus les idées très claires, nous n'avions qu'une envie, celle d'aller nous coucher. Comme à l'accoutumée, nous choisissons les auberges de jeunesse parce que cela nous donne encore l' impression d'être jeunes...😀 Seulement, pas d'ascenseur et 4 étages à monter, là, tu sens que tu es à 2000m d.'altitude et que tu n'as plus 20 ans!

Nuit réparatrice, loin s'en faut, à 4 heures du matin (11h pour vous qui êtes restés au pays) j' étais prête à me lever !

Nous avons dû patienter jusqu'à 8h pour le petit déjeuner et partir à la découverte du quartier.


Le zócalo (place principale)

Ici, comme dans tous les pays sud américains la religion catholique est très prégnante avec des églises, des cathédrales plutôt, à tous les carrefours. Rappelons que c'était la fête des morts il y a peu et ici cette célébration est très importante.

Nous avons commencé par les visites culturelles comme il se doit.

Museum bellas artes avec des peintures de Diego Rivera qué j'adore
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Publié le 7 novembre 2019

Teotihuacán, "l'endroit où les hommes se transforme en dieux", même pas vrai !

Bien que nous aurions pu et dû y aller par nos propres moyens nous avons pris un tour proposé par l'hôtel pour nous rendre à 50 km au nord de la ville pour découvrir ce gigantesque site d'une civilisation ancienne qui date de 400 ans avant J.-C. On s'interroge toujours sur le pourquoi de ces tas de cailloux (organisés) les aztèques qui découvrirent les ruines crurent que Teotihuacán avait été bâti par une race de géants au temps du premier soleil.

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Publié le 9 novembre 2019

4 nuits à Mexico c'est suffisant bien qu'il y ait encore des choses à voir. Franchement, ce que je ne regretterai pas c'est le México City hostel, certes très bien placé mais très bruyant, encore une fois notre jeunesse nous fait défaut avec nos horaires de couche-tôt...

Nous avons silloné le quartier historique mais aussi un quartier plus moderne et branché que nous a fait découvrir Rubén. Rubén on l'a connu à Ladinhac, et ouiiii ! Content de nous montrer son quartier préféré de México. Un vrai citadin qui ne comprend pas qu'on puisse ne pas s'ennuyer dans notre coin reculé du Cantal.


Découverte du quartier Rosa avec notre ami Rubén

Un regret cependant c'est de ne pas avoir vu le musée de Frida Khalo nous y sommes pourtant allés et on s'est même payé trois quart d'heure de transport, mais il y avait trop de monde, on avait pourtant vu que c'était conseillé de réserver par internet. On aura déambulé dans ce quartier résidentiel et apprécié le marché coloré du quartier.

Marché de Coyoacan

Finalement nous avons passé une bonne partie de la journée dans un immense Park (Chapultepec) où se trouve également le musée national d'anthropologie où on peut rester la journée. Magnifique architecture !

Musée national d'anthropologie
Musée national d'anthropologie

Nous finissons notre séjour à Mexico en beauté. Avant de rentrer à l'hôtel on va aller faire un dernier tour sur cette grande place qu'est le zócalo et là, un spectacle inattendu, un opéra grandiose en plein air avec deux écrans géants racontant la conquête du Mexique par les espagnols. Un orchestre d'une cinquantaine de musiciens et sur scène une centaine de danseurs et chanteurs. Nous n'avons malheureusement pas pu tenir les 3 actes en station debout.

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Publié le 10 novembre 2019

Plus de 2 millions d'habitants pour cette ville (qui n'est pas un village) aux charmes espagnols à 2150m d'altitude. On s'y sent mieux qu'à México, une ambiance plus sereine et plus tranquille.

Les habitants ici vivent pourtant avec une épée de Damoclès sur la tête, en effet le volcan popocatepetl (celui de nos livres de géographie) qui culmine à 5426m d'altitude tout près d'ici, est en activité en ce moment, il s'en dégage de gros panaches de fumée et une irruption pourrait survenir à tout moment.


CHOLULA

C'est de Cholula, où nous sommes allés ce matin en bus, qu'on voit bien le volcan. Ici, à 10km de Puebla, se trouve une des plus grande pyramide du Mexique mais elle est enfouie sous une colline, si bien que les espagnols quand ils arrivèrent ici, n'en ont même pas soupçonné l'existence et ont construit une église sur son sommet! Il fait bon de flâner dans cette ville, il y a vraiment une ambiance de vacances. C'est samedi, les citadins sont venus là se détendre, il y a beaucoup d'échopes d'artisanat et de vendeurs à la sauvette qui proposent du café, du chocolat, des sauterelles (nature ou au piment) et beaucoup de célébrations de mariage. Les églises dans lesquelles nous rentrons systématiquement étaient magnifiquement décorées.

Pour le retour nous prenons un train tout moderne et gratuit de surcroît, mais qui se traîne jusqu'au centre de Puebla.

Cholula

Retour à Puebla où nous flânons encore dans les rues et profitons d'un tour "by night" avec un bus à impériale dans les différents quartiers classés à l'Unesco. Que de monuments !


On va se laisser tenter par des churros
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Publié le 12 novembre 2019

Dimanche 10 novembre.lo

Prendre un bus au Mexique, c'est comme dans tous les autres pays d' Amérique du Sud, il faut se rendre dans une gare routière. Difficile de décrire l'immensité des lieux que ce soit à Mexico, Puebla et maintenant à Oaxaca, de grands halls où les différentes compagnies vendent les tickets, des galeries marchandes, des salles d'attente et les quais d'arrivées d'un côté et ceux des départs d'un autre. C'est bien sûr le moyen le plus utilisé pour se déplacer dans le pays.

Une salle d'attente du terminal Capu à Puebla.

Nous avions pris nos billets à l'avance car aujourd'hui c'est dimanche et il y a plus de fréquentation. 5h de route pour nous rendre à Oaxaca (prononcez Whouaaa-K)

Au fur et à mesure que nous progressons dans notre périple, (nous sommes à 500km au sud de Mexico) la taille des villes de destination diminue. Oaxaca compte tout de même pas moins de 255 000 habitants mais c'est une très jolie ville coloniale très aérée et colorée, on ne se sent pas étouffé par la hauteur des immeubles. Région à fort risque sismique, les habitations n'ont pas d'étages. C'est le berceau de la civilisation zapotèque et mixtèque et d'une cinquantaine d'autres ethnies, dans cet état du Mexique il faut savoir que 20% de la population ne parle pas un mot d'espagnol. Avant de venir je n'ai pas vraiment révisé l'histoire, je connaissais vaguement les incas, les mayas, les aztèques mais alors avec toutes ces civilisations en "èque" je m'y perds parce qu'il y a aussi les toltèques, les olmèques,...



Mais quelle effervescence dans cette ville ! on se retrouve malgré nous happés par la foule et assistons ce soir à un défilé et spectacle de lumières.

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Publié le 12 novembre 2019

Lundi 11 novembre (ce n'est pas férié ici bien sûr)

Les petits déjeuners dans les hôtels ne sont jamais servis avant 8h et pas question de partir le matin sans notre p'tit café. Pour se rendre sur le site de Monte Albàn, pas de bus publics directs, mais des bus de la compagnie Autobuses Turísticos qui partent toutes les heures au coin d'une rue et proposent l'aller retour, nous partons à 8h40. Le site est situé à une dizaine de km, posé au sommet d'une colline qui domine la vallée d'oaxaca. Je vous passe les détails historiques qui s'étalent de 500 avt JC à 550 après JC.

Il aurait fallu y être à 7h du matin pour avoir une jolie lumière pour les photos et être tranquille sans trop de monde car là, ce sont des flots de touristes qui sont débarqués des autocars. Notre retour étant prévu à midi, cela nous laisse largement le temps de faire le tour.

Terrain de jeu de pelote (ce ne sont pas les basques qui l'ont inventés)

Nous n'avions pas vraiment eu le temps de flâner dans la ville. Comme d'habitude, on entre dans toutes les églises et les marchés sur notre passage. C'est la région du Mezcal et du chocolat. Que dire ? J'adore le chocolat (le noir) et on ne peut pas dire que celui ci soit fameux bien qu'ils y rajoutent amande, canelle ou piment, ils ne se sont pas encore affranchis du sucre ! Nous n'avons pas goûté cet alcool fort qu'est le mezcal, par contre dans un bar nous avons vu un mexicain en boire un verre et tituber après ça, bon je crois qu'il avait bu une bière aussi... Mais tout de même on a frôlé la catastrophe dans les escaliers du "rooftop" (toit terrasse) où nous étions installés...

Proche de ses racines indiennes, la ville demeure un haut lieu de la contestation politique et sociale depuis les années 70, (c'est écrit dans le guide du routard) En effet on retrouvent ces manifestants dans le centre historique.


Étudiants bloquant la circulation