Carnet de voyage

Le Grand Nord

Dernière étape postée il y a 63 jours
Juin 2022
60 jours
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Publié le 1er juin 2022

Une fois ma Kia Picanto remplie en mode campeur, je décide de partir pour un périple vers le Cap Nord en solitaire.

Au programme le nord du Danemark puis une traversée en ferry jusqu'à Bergen au sud des fjords en Norvège puis la remontée des fjords direction le Cap Nord au-dessus du cercle polaire. La descente doit se faire par la Laponie finlandaise puis la Suède avec en option peut-être l'Islande.

La durée du périple est prévu entre le 23 mai et le 17 août.


Alors voilà je me mets en route un lundi, et comme tous les lundis je prends le temps d'apprécier le fait que je n'ai pas toujours eu cette vie.

J'ai traverser la Belgique sous la pluie un ciel gris et bas, je n'ai pas pris ça comme un signe de mauvaise augure pour ce voyage. Chez moi souvent c'est comme ça... J'ai traversé le nord de l'Allemagne. J'ai toujours eu en horreur le nord de l'Allemagne, j'ai toujours trouvé ça, froid et austère. Beaucoup trop industrialisé. Je sais que c'est un sentiment faux mais il reste présent dès que j'y passe...

J'ai poursuivi ma route vers le Danemark. Peu à peu le paysage a commencé à changer, plus vert, plus apaisant.

Je suis monté jusqu'à Hirtshals et ses magnifiques plages du Nord (avouons le sans vexer personne ...) Elles ont un petit air de la côte belge ...


De la départ pour la Norvège en prenant un ferry jusqu'à Bergen. La traversée de 16h se fait de nuit et est agréable bien que légèrement mouvementée ...

Je prends alors conscience de l'énormité des traversées viking. Nous sommes en pleine mer, l'eau est noir, sombre, pleines de vagues et notre gros ferry tangue alors que le ciel est beau ....


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Publié le 4 juin 2022


J'arrive à Bergen, et j'apprécie réellement cette petite ville portuaire (2 ème plus importante du pays) ah! - elle est agréable, avec de jolis quais, et des maison en bois tout autour de son petit port. Bergen représente vraiment l'image que l'on se fait de la Norvège une ville douce, calme, charmante.

Je trouve une auberge bon marché et je pars me baladais en ville et notamment découvrir le quartier de bryggen. Tout au long du quai de hautes maisons en bois reliées les unes ou autres de couleurs rouges et oranges. Fausse image du temps passé, puisque j'apprends qu'elles ont au cours des siècles brûlé à de nombreuses reprises, et reconstruites à l'identique à chaque fois...


Elles restent tout de même le témoignage des marchands de la Ligue hanséatique. En effet, la Hanse bénéficiait de comptoir à Bergen comme dans tout les grands ports du Nord entre le XIV ème et le XVIII ème siècle.


Et ça ne rigolait pas, puisque pendant cette période, les marchands de la Hanse regeantaient la vie économique. Ils avaient leurs propres règles, leurs propres institutions, bien souvent avec une puissance politique bien supérieure à celle des villes où états.


Les marchands ne se mélangeaient pas aux populations locales, une barrière séparée, à Bergen par exemple, les entrepôts et le reste de la ville.


Afin que les marchands puissent accéder aux quais de n'importe quelle demeure, des couloirs traversaient l'ensemble des habitations, ce qui explique le collé-serré des demeures...


La ville bien que charmante me semble finalement assez petite. Je la délaisse assez rapidement pour poursuivre ma route.



Je pars donc par la E16 en direction de Voss (J'indiquerai les routes prises afin de faciliter l'orientation des futurs voyageurs - il n'est pas évident de trouver son chemin dans les fjords !)

Voss ne brille pas par son charme, bien qu'elle dispose d'une jolie vue sur son lac. Vous constaterez assez rapidement que les villes de Norvège m'ont laissé assez neutre. C'est un pays où l'on aime tout ce qui n'est pas indiqué sur la carte ..

Néanmoins sur la route, je prends tout de suite conscience de plusieurs éléments.


Les nombreux passages de tunnels amènent avec eux la surprise du paysage, et de la météo. Ici, pas question de se fier au temps qu'il fait au réveil, les quatre saisons peuvent se présenter sur la journée malgré le fait que l'on soit fin mai. Le passage d'un tunnel peut amener à un soleil d'été, ou à une grosse pluie d'automne, à un magnifique fjord ou à une montagne au sommet enneigée...


A Voss s'embarque vers le Naerøyfjorden (route 13) jusqu'à Vangsnes pour mon premier passage de fjords en bac. Et la surprise pour la petite française que je suis ... Les bacs sont en autopass - j'explique ! Pour payer les autoroutes norvégiennes il faut s'inscrire pour enregistrer la voiture sur un site avant de partir... Tout est automatisé.. et les ferrys également ! Moderne, certes ! Déroutant, je ne vous le fais pas dire !


Mais ce premier passage en bac est vraiment superbe, 20 min à profiter d'une grande étendue d'eau et des montagnes au large et des cascades dans tous les coins .... Le rêve !



Étape suivante : Jostedalsbreen via Gaupne. (Route 604)


Le Jostedalsbreen, c'est rien moins que le plus grand glacier d'Europe. Alors, il n'y a pas d'hésitation possible quand je lis qu'il est possible de randonnée pour voir le Nigardsbreen, dit la langue du Jostedalbreen. Je laisse les photos parler mais c'est à couper le souffle ... Peut être aussi un peu à cause du vent glacial qui est présent...


Et maintenant que j'ai compris que la Norvège c'est pas toujours l'été en été en route pour le massif montagneux du Jotunheimen par la spectaculaire route 55.


J'ai déjà compris depuis quelques routes, qu'il y a des passages en Norvège où ça grimpe sévère ... Ma Kia avance doucement mais sûrement (de toute manière les routes sont limitées à 70), et elles sont en très bon état !


J'ai aussi compris qu'entre deux fjords, c'est la montagne... Et qu'en montagne, en cette saison, c'est encore bien enneigée... J'ai vu mes premiers flocons, remis mon bonnet et mon polaire !


Quand je quitte Gaupne, il fait magnifique, l'air des lacs est sublime, j'hésite même à m'arrêter me baigner mais bon j'ai prévu de faire quelques bornes alors je trouverai bien autre chose. Et là, je constate que ça monte, un peu, beaucoup, beaucoup beaucoup ... Et que je passe du soleil printanier des lacs, aux grands plateaux de montagne sombtueux et enneigées...


La vue est indescriptible, pas une location en vue, alors je m'installe en camping sauvage dans cet endroit hors du temps...


Il faut savoir que le camping sauvage est très bien vue en Norvège et les airs très bien faite, je le conseille à 100% surtout si vous risquez d'aller dans des coins perdus et ça fera descendre un peu le budget (un chambre standard en auberge - salle de bain commune 70-150€/nuit).


Petite anecdote : vers 5 heure quand j'émerge d'un oeil, il neige... La voiture a déjà un bon centimètre.. et je constate que la neige commence à tenir sur route. Ma Kia n'a ni pneus neiges, ni chaines ... C'est censé être l'été ... Alors dommage pour la randonnée des plateaux que je m'étais prévue dans la matinée .. Ni une, ni deux, je remballe et me met en route sous une neige assez forte et j'irai finir ma nuit dans la vallée.


Étant un peu tôt dans la saison encore, j'apprends que la route 63 jusqu'à Geiranger est fermée suite aux risques d'avalanche dûs à la fonte des neiges....

Je poursuis donc ma route dans le massif Dovrefjell ( route E06). J'en profite pour une longue ballade sur Viewpoint Snøhetta pour essayer de voir les rennes sauvages et boeufs musqués paitrent sur les immenses plaines de Dovrefjell. Je n'enverrai aucun néanmoins la balade vaut largement le détour puisqu'elle amène sur une superbe vue des plateaux.

Et je finis avec un peu de neige..


J'avais lu avant mon départ, qu'au mois de mai déjà le soleil était fortement présent. Néanmoins, le vivre reste une expérience assez perturbante.... J'ai en effet le sentiment de vivre des jours sans fin... Le soleil de 21h pourrait être celui de midi, sans difficulté, et j'en arrive à être incapable de distinguer l'heure qu'il est si je n'ai pas une horloge.

Par ailleurs, appréhender le fait que le soleil ne se quasi couche jamais ( un crépuscule / aube apparaît au cours de la nuit); c'est aussi accepter que malgré la beauté du pays, il n'en reste pas moins qu'en décembre, il fait nuit noire et il neige...

Il faut bien se rendre compte, qu'au cours de ce voyage, je ne verrai ni la nuit, ni la lune, ni les étoiles.


J'attaque le centre de la Norvège avec la jolie ville de Trondheim. 4e ville du pays elle reste à mon sens de taille très modeste mais bénéficie d'un vrai charme. Le soleil présent aide peut-être l'ensemble. Le centre-ville est vivant et plein de couleurs. Mais le vrai charme de la ville résulte du vieux quartier composer de maisons colorées sur pilotis de part et d'autre de la rivière Nidelva.

La cathédrale est unique et mérite également le détour.


Pour l'histoire, la ville a été construite par la lignée viking des Olav, descendants des premiers rois de Norvège. Ce charmant personnage, sanglant conquérant, imposa la religion chrétienne dans une grande partie du pays notamment en faisant venir des évêques anglais et allemand dans toute la Norvège.


Mon topo après une semaine en Norvège. Ici, tout est beau, tout est calme, tout est propre. La nature est à la première place et les Norvégiens sont un peu comme leur extérieur. Calme, reposant, tranquille, extrêmement accueillant, très souriant et bienveillant. Un peu comme l'eau des fjords, rien ne bouge, aucun mot plus haut que l'autre, aucune incivilité. J'ai un peu le sentiment d'être au pays des bisounours. Ça fait du bien pour se retrouver soi, prendre le temps de contempler les grands lacs, les kilomètres de forêt, les montagnes au neige éternelles et ce soleil qui ne part jamais réellement.

Alors, j'apprends à ralentir ma personne, à écouter le bruit des cascades le vent dans les arbres. La Norvège oblige à quitter notre personne intérieur toujours trop speed et à respirer un grand coup. Ici râler, crier ou s'exciter pour rien n'a clairement pas sa place !

Néanmoins, on sent une grande force de caractère chez les Norvégiens, il en faut forcément une pour vivre dans des pays où il fait nuit noire et il neige la moitié de l'année. Alors, parfois ils sont comme les eaux calme des fjords, et parfois la tempête dans les eaux noires de la mer de Norvège.

Un autre aspect peut surprendre au premier abord. Les Norvégiens sillonnent l'ensemble du pays en camping-car ou caravane et rien de plus normal que de faire du camping sous la neige. Par conséquent, aspect positif les aires de camping sont présentes et très entretenues dans tout le pays. Fait plus déroutant, les Norvégiens ont un rapport à la solitude, à la quête de soi- même que l'on retrouve dans peu d'endroit. Aucun étonnement de leur part de voir une femme seule faire du camping sauvage dans des endroits déserts venues de France. On sourit et on me dit bonne route !

En même temps, on se sent en sécurité dans chaque endroit, même dans des lieux au milieu de rien. Comme quoi, certains pays arrivent à faire en sorte que ce soit le cas...


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Publié le 10 juin 2022

N'étant pas pressée par le temps, je décide de prendre la route 17 dite "route de la côte" pour relier Trondheim à Bodø, moins rapide que l'E06 et moins économique, elle me permettra de prendre une dose de fjords conséquentes. En même temps c'est aussi pour ça que je suis venue !

Sur la route, je profite pour aller visiter 2/3 jolies églises en bois, et les gravures de Rennes vieilles de 3 000 à 6 500 ans du village de Hell.


Je monte jusqu'à Steinkjer et bifurque sur la 17. Pendant quelques temps rien d'exceptionnel, j'ai plus le sentiment d'être partie vadrouiller en Suisse. Soyons d'accord, c'est beau quand même la Suisse...

Des prairies, des collines, vertes, vertes, vertes avec des vaches qui broutent dedans et au loin des montagnes, je traverse quelques lacs mais rien de comparable à ce que j'ai vu jusque-là. Alors, forcément je me demande pourquoi le routeur me fait passer par là.....


J'avance sur Namsos, Høylandet, Foldereid puis j'arrive au bout de la route à Holm. Et quand je dis le bout de la route, c'est littéralement le bout puisqu'elle donne sur la mer.

Je prends donc le bac pour Vennesund, le bout de terre juste en face. Et là je commence à comprendre, péninsule quasiment abandonnée par l'homme et nature absolument magnifique.


Je remonte jusque Horn, sur des kilomètres avec comme seul plaisir de regarder le monde tout autour de soi.


Puis nouveau bac pour passer de Horn à Tjøtta.

On s'arrête et on profite de la magnifique vue sur les fjords dû bateau et du vent qui souffle, fort, dans les oreilles. Avec une petite frayeur, puisque le ferry faite un arrêt non indiqué sur une petite île perdue ...

De là, je prends la décision de rejoindre la E06 pour atteindre Mo I Rana donc passage par Leland, Stordalen, Bjerka.


Arrivée à Mo I Rana, je constate malheureusement que la ville n'a vraiment rien à offrir, à part de quoi faire un plein et un ravitaillement...


Un choix s'impose, et il faut le faire des Mo I Rana, car en Norvège, impossible de tout faire...

A Mo I Rana, il faut choisir de passer le cercle polaire arctique soit par la route E06 avec le point de vue touristique sur les hauts plateaux, soit par le ferry qui relie Kilbogham à Jetvik...


Je choisis la deuxième option et par conséquent le voyage se poursuit sur la route 17. Des villages tout au long du chemin avec des entrepôts rouges posés sur l'eau.


Petite information : le rouge des maisons en bois de Norvège est dû au mélange d'huile et de poudre de roche concassée mis pour protéger le bois. À la différence des peintures classiques, ce mélange permet au bois de respirer et d'évacuer l'eau.


Je prends donc la route pour Kilbogham, sans aucun regret quand je constate ce que je vois sur place. Le ferry qui relie Kilbogham à Jetvika est pour moi un des plus beaux passages de fjords. En plus, je ressens une certaine fierté à passer pour la première fois le cercle polaire, même si ce n'est qu'une ligne imaginaire.


De Jetvika à Ågskardet, il n'y a rien, mais c'est tellement beau qu'on aimerait y rester pour toujours...


Nouveau bac à Ågskardet jusqu'à Forøy. Et peu après, le glacier Svartisen qui descend jusqu'à 20 m au dessus de la mer.

Je poursuis tranquillement ma route jusqu'à Bodø, en longeant des gigantesques fjords, et mes premières plages du Nord, je prends le temps de profiter encore et encore de cette nature à couper le souffle.


J'arrive à Bodø, et après autant de temps dans la nature, je n'ai pas tellement envie de rentrer dans une zone aussi urbanisée ...


J'arrive et j'obtiens tout de suite un ferry pour les îles Lofoten, alors je ne visiterai que Bodø qu'en surface...


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Publié le 21 juin 2022

Bateau à Bodø à 17h pour 3h30 de traversée. Impossible de commander les billets par Internet le site n'est donc qu'en norvégien je n'y comprends rien... Je fais donc comme tous les touristes et je me mets dans la file d'attente en espérant avoir le ferry le suivant est un à minuit. Parfois, on a du bol et je vous avoue que moi c'est assez régulièrement que je me fais la remarque. Je rentre donc comme dernière voiture avant fermeture des portes !


Le soleil accompagne la traversée. On a le sentiment de milliers de petites étoiles qui brillent sur l'océan. La traversée est calme est très agréable. Débarquement 20h30 - 21h à Moskenes au sud des îles Lofoten.

Je trouve rapidement un endroit où m'arrêter camper car le prix des locations est exorbitants ... On sent rapidement l'aspect très touristique du secteur ...

1er jour alors je profite pleinement de la beauté du soleil de minuit.


Les lofoten appartiennent vraiment à un monde à part.

Je commence par le petit village de Reine, qui doit être un des plus beaux de la Norvège. Harmonie parfaite entre le charme des maisons de pêcheurs sur pilotis et les hautes montagnes.

Le petit plus, et il faut avoir l'estomac bien accroché si on visite dès le matin, une agréable odeur de morue qui reste présente en tout moment de la journée. ( On s'y habitue vite). En effet, à cette période de l'année, des grands séchoirs sont installés aux abords des villages pour faire sécher les morues pêchées de l'hiver.


Je continue ma visite en remontant, et je suis charmée par les paysages, la couleur de l'eau bleu azure, les plages immenses de sable blanc, les cabanes de pêcheur rouges perdues au milieu de rien, les montagnes toujours présentes...


Avec ces plages dignent des Caraïbe,s je décide tout de même d'aller me baigner, il fait très beau et elles donnent envie, enfin très beau on doit pas passer les 10 degrés quand même... Je passe le maillot de bain, déterminée, je trempe un orteil, beaucoup moins déterminée... Je renonce presque à l'idée... mais bon une fille du Nord de la France qui a peur d'un peu d'eau froide, je sens déjà les commentaires...

Alors, plus d'hésitation, je fonce direction un petit bain du Nord, parce que c'est pas ce qu'on fait tous les jours quand même.

Indication Routard : risque d'hypothermie après plus de 5 à 10 minutes.


Je continue la remontée des iles puisque j'ai décidé de prendre le ferry à Andenes au nord des îles Vesterålen. Le paysage est assez semblable. malheureusement pour moi, il commence à pleuvoir et à faire mauvais temps pour tout le reste du séjour dans l'archipel... Et comme dans tous les endroits où il y a la mer et où il fait mauvais, ce n'est pas très plus agréable....




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Publié le 21 juin 2022


Je prendrai le ferry à Andenes vers Gryllefjord sur l'île de Senja. Comme le temps est très mauvais, la traversée est horrible avec un bateau qui tente dans tous les sens pendant 2 heures...


L'île de Senja est une petite merveille sur cette terre. Elle ressemble assez aux Lofotens mais avec une absence de touriste très significative !

Encore très préserver, elle dispose d'une route touristique longeant la côte de la île. Et elle est époustouflante. On se pose, on prend le temps, et on profite encore de ces plages du Grand Nord qui semblent ne pas être à leur place.


Après avoir fait le tour, je prends le pont à Finnsnes pour rejoindre le continent direction Alta.

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Publié le 21 juin 2022

Vers Alta, j'apprends qu'un pont est coupé fermant la route principale et m'obligeant à faire un détour d'environ 300 bornes dans les terres... Bon d'accord, on n'est pas pressé ! Mais je me dis que ça doit pas être facile tous les jours d'être norvégien ...

Moi, ça me fait plaisir, quand même, car je rencontre mes premières rennes sauvages sur le territoire des Samis.


Un peu d'information !

Le nord de la Norvège ainsi que le nord de la Finlande se nomme le Finnmark. La population locale est connue sous le nom des Samis. Ils étaient à l'origine une population de nomade qui traversait le Grand Nord avec leurs rennes d'un bout à l'autre en fonction des saisons.


Aujourd'hui, les Samis sont beaucoup plus sédentaires, et pratiquent tous le scooter des neiges ... (La modernité..!)

Néanmoins, la population est habituée aux hivers très long, très enneigés et très froid, à la pêche en lac gelée et aux zones semi-désertiques..


Je monte toujours et j'arrive à l'île de Magerøya, où l'île du Cap Nord... Ici, pas de grandes forêts, la roche quasiment nue se forment en couche. Des rennes broutent dans les plaines désertiques, et j'identifie quelques campements de Samis...

Je longe les falaises, encore et encore, face à l'immensité de la mer, avec au loin des reliefs montagneux enneigées.


Je continue pour aller rejoindre le plus haut point d'Europe. Je monte les rives du fjord de Porsangen, le paysage est dépouillé de vie, des plateaux semi-enneigées s'ouvrent devant moi, parsemés de lac et balayés par les grands vents froids du Nord.

Devant moi, le Cap Nord, l'objectif de ce périple et la fierté !

On va pas se mentir, le Cap Nord est une attraction touristique, à 100%. Les cars de touristes sont là, débarquant de l'Express côtier...


Un peu d'histoire :


Le Cap Nord est une falaise de 300 m de haut tombant dans la mer des Barents.

En 1553, le navigateur anglais Richard Chancellor identifie ce CAP en cherchant une route pour accéder à l'Amérique. Il faut attendre 1664, pour que l'explorateur italien Francesco Negri il pose le pied. La route d'accès n'est ouverte qu'en 1956.


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Publié le 21 juin 2022

Une fois tout en haut, il faut bien envisager la descente....Bien sûr du Cap Nord, pas vraiment le choix, direction la route en sens inverse et je redescend l'île de Magerøya. Mais elle est tellement belle que je ne m'en lasse pas.


Je quitte rapidement la Norvège par la E06 puis la 92 pour rejoindre la Laponie finlandaise. J'en rêve depuis longtemps alors j'ai vraiment hâte de découvrir cette partie du voyage. J'ai peut-être eu trop d'attente..


Je traverse la Laponie par la E75 Inari, Tankavaara, Sodankylä, Rovaniemi et Kemi.

Les paysages sont sympathiques des grandes forêts de pins mais avec très peu de relief. Le nom de ville est un grand mot pour ce que je traverse comme hameau..

Avec la fonte des neiges le paysage est surtout composé de marée. Et avec les beaux jours, de moustiques ...

Bien que les gens soient très sympathiques, j'ai vite le sentiment qu'il n'y a rien...

Je repasse sous le cercle polaire au village du Père Noël de Rovaniemi, et celui-ci doit être parti au soleil car j'ai le sentiment que ça n'en vaut pas vraiment la peine...


Le récap : je pense que la Laponie finlandaise doit être magnifique, une semaine, sous la neige d'hiver....

J'arrive en Laponie suédoise. Et je reste sur ma faim. Le temps est beau, c'est plutôt joli, les villes sont des grands centres commerciaux a ciel ouvert ...

Mais honnêtement je trouve ça assez fade quand même... Peut-être que c'est moi, peut-être qu'à force d'aller voir des lieux exceptionnels, mes exigences augmentent... C'est possible, voir même fort probable...

La Suède ne me plaît pas, elle ne me déplaît pas pour autant, les plages, les forêts, des réserves naturelles sont sympathiques, mais je n'y trouve rien d'exceptionnel...

Au bout d'un moment je commence à m'ennuyer, l'appareil photo est de moins en moins sorti...

Et comme je n'ai pas fait autant de kilomètres pour avoir ce sentiment je prends une décision radicale de changement d'itinéraire !

Après Umeå, je traverse littéralement la Suède de droite à gauche pour repasser en Norvège direction Rorøs.

L'absence de ferry pour l'Islande me laisse du temps, je pars direction le sud de la Norvège !


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Arrivée à Rorøs. Petite ville minière qui mérite d'être cité puisqu'elle est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Bien qu'elle ne comporte que quelques rues, la ville de Rorøs marque par ces vieilles maisons au caractère bien particulier, et à leur toit rempli de verdure.

Lors de la descente, je ne peux manquer les magnifiques routes touristiques nationales que je n'ai pas encore eu l'occasion de faire. Je m'engage sur la route 27 jusque Ringebu.


Ce jour-là, la chance me sourie puisque je tombe sur un élan adulte au abord d'un champ.


Bon à savoir : en Norvège, les rennes comme les élans son maître des lieux il convient d'être extrêmement vigilant au volant puisqu'ils ont l'habitude de traverser sans avertissement.


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Publié le 1er août 2022

À la descente je traverse le parc national Jotunheimen par la route 51. Bien que moins enneigées que la route 55, la roure 51 longe le massif de Jotunheimen sans monter en altitude mais permet d'admirer ses magnifiques sommets Et ses lacs gelés.


La petite laine reste de vigueur dans les parages...


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Publié le 1er août 2022


La route 13 descendant jusque Stavenger est s'en doute l'une des plus longues routes touristiques nationales de Norvège.

C'est également une pure merveille puisqu'elle longe d'un côté les fjords et cumule les cascades plus impressionnantes les unes que les autres de l'autre.


La beauté suprême.

Preikestolen est sans nul doute le site naturel le plus impressionnant de Norvège. Cette falaise tombe à pic sur le Lysefjord avec 604 m de haut et offre une vue absolument spectaculaire.


En haut pas de barrière ou de sécurité juste le vide et l'instinct de survie de chacun.


Petit point noir : le site est très connu et particulièrement apprécié des touristes, partir à l'aube ou un peu avant de coucher du soleil.


Et voilà, je marque le point final de 5 semaines en solitaire dans le Grand Nord absolument exceptionnelles et extrêmement ressourçantes.


Après, 9 199 km et un retour à la maison je peux annoncer que la kia a survécu à son périple avec brio !


Le petit débrief de retour :

La Norvège est vraiment magnifique avec des paysages à couper le souffle tout au long de la route.

Les routes nationales touristiques sont à prioriser et valent réellement le coup.

Bien que cela augmente le budget, je recommande vivement le passage des fjords.

Le camping sauvage se fait sans difficulté, et la Norvège est vraiment un pays très sécurisant.

La Laponie et la Suède sont peu comparables à la Norvège et peuvent décevoir sur un périple cumulé. En cas de volonté à faire les trois pays favoriser la Suède en premier.

Malgré le mois de juin, certaines zones de Norvège restent enneigées, prévoir un équipement adapté.

La gastronomie est extrêmement chère et manque d'intérêt à mon sens, de même que l'aspect festif, ne pas en faire la priorité du voyage.


Allez je finis, en recommandant vivement aux amoureux de la nature la Norvège même si c'est sûr que ça fera un trou dans le budget ...


A bientôt,

Léa