Carnet de voyage

Voyage de miel au bout du monde.

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A nos familles et à nos amis, On espère que ce blog vous permettra de vivre avec nous nos aventures. On vous embrasse très fort.
Septembre 2016
15 semaines
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Publié le 3 septembre 2016

Après un arrêt à Amsterdam ou Adélaïde n'y a vue que sa chambre d’hôtel (merci au 40 de fièvre), nous avons fais un dernière escale à Londres avant de nous envoler pour le Pérou. Un FULL English breaksfast était donc de rigueur, pour le plus grand bonheur FX.

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Publié le 3 septembre 2016

Après avoir été accueilli très chaleureusement à notre arrivée par Arturo YZAGUIRRE à l'aéroport, une bonne nuit de sommeil nous attendait. Le lendemain, nous avons pris le petit déjeuner avec un couple de retraité breton qui avaient pris un mois et demi de vacance pour découvrir le Pérou et la Bolivie. Nous avons ensuite entrepris de nous rendre dans le centre historique de la ville afin de découvrir l'héritage colonial de cette ville, premier jalon de notre aventure en terre Inca.

Deux français perdus dans une jungle humaine ou s'entrechoquent vélos-taxis, piétons, motos et bus en tout genres. Grâce aux indications de Arturo, nous parvenons à rejoindre le centre-ville. Nous visitons l’Église magnifique bâtie en l'hommage de Francesco Pizzero, le colon espagnol qui découvrit Lima.

Nos affaires se corsent lorsque nous tentons de mettre à profit les quelques heures restantes de l’après midi pour aller visiter Miraflores, un quartier de la ville que l'on dit très touristique et populaire. Sans indications, sans guide ni plan de la ville, nos rudiments en espagnols nous sauveront la mise. Le quartier se montre cependant assez décevant, avec peu de beaux bâtiments.

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Publié le 4 septembre 2016

Un départ matinal de Lima et 4 heures de bus plus tard, nous sommes arrivés à Paracas. Nous avons visité la réserve nationale. Cette réserve est exclusivement maritime, mais la bande de terre désertique qui sépare l'océan Pacifique des montagnes de la cordillère des Andes est tout simplement à couper le souffle. Des paysages aux milles et unes nuances de jaune et de rouge, qui s'expliquent par les éruptions volcaniques intervenues il y plusieurs millions d'années. Un décor sublime et magique, un ciel bleu et un soleil radieux qui nous font bien vite oublier la grisaille de Lima. Après cette magnifique escapade nous nous sommes arrêtés au port pour déjeuner avec un couple de marseillais qui visitent le Pérou pendant trois semaines.

De retour en ville nous avons visités les alentours avec ces petits magasins au mille et une couleurs ( nappes, bijoux, pulls, sacs etc...), il y en avait pour tout les gouts. Plus tard nous avons dinés dans un vieux maki qui nous a servit du rit à en tomber par terre. Sur le chemin du retour nous avons croisés de jeunes péruviens qui faisaient un petit concert improvisé de chants traditionnels avec un accompagnement magnifique à la guitare. Rien de mieux pour clôturer cette belle journée.

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Publié le 4 septembre 2016

Au petit matin nous sommes partis en bateau découvrir des lions de mer qui ressemblent beaucoup aux phoques ou otaries.

LIONS DE MER
Le fameux 'Candellabre de Paracas'. Un géoglyphe à la forme de chandellier dont personne ne connait la source. Gravé par 60cm dans...
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Publié le 4 septembre 2016

Après trois heures de bus nous voici maintenant à l'oasis de Huacachina (Altitude: 600m). Nous avons déjeuné dans un petit restaurant loin des touristes ou le jeune serveur fort sympathique nous a toute de suite fait aimer ce petit coin de paradis. Après une ballade le long de l'oasis nous sommes partis faire du Buggy et du Sand boarding. Une expérience hors du commun dans ce désert péruvien.

Ces petits taxis à 3 roues sont innombrables dans les villes.


DANSE TRADITIONNELLE DES HOMMES
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Publié le 9 septembre 2016

Nazca et ses légendaires géoglyphes. Un paysage hors du commun dont on ne sait pas grand chose. Après une visite guidée d'un aqueduc souterrain construit il y a 2000 ans par le peuple Nazca (un des 70 construit dans la vallée de Nazca par la civilisation du même nom), nous sommes partis marcher autour d'un ancien village construit par le peuple Inca (XIIIe siècle).

Enfin, direction l'aéroport de la ville pour une séance frisson et pour s'en mettre plein la vue. Un petit plaisir assez onéreux mais qui vaut largement d'être vécu. Une vue impressionnante des géoglyphes, grâce notamment à un temps très Clément ;-)

Vue du ciel, la vallée de Nazca est encore plus grandiose, avec une étendue de sable et de roche à perte de vue que seul traverse la panaméricaine (la route qui traverse l'Amérique du Sud du Nord au Sud).

Sous nos yeux ébahis, s'étendent les merveilles laissées par le peuples Nazca (ou les Ovnis selon les théories^^). Les figures les plus impressionnantes sont le colibri, le singe et l'astronaute. Équipés d'un appareil photo et d'une caméra, il est alors très dur de se garder de mitrailler pour profiter au maximum avec nos rétines.

Le Colibri, le singe et l'astronaute.
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Publié le 9 septembre 2016

Après une nuit dans le bus nous sommes arrivés au petit matin à Arequiiiiipa! Nous avons retrouvé à l'auberge de jeunesse le couple de marseillais, puis tous les 4 nous sommes partis visiter le marché de la ville. Ça a été l'occasion de gouter des jus pressés, d'acheter des fruits aux apparences étranges et inconnues qui nous on valut quelques bonnes et mauvaises surprises ainsi que quelques bricoles, dont une montre pour FX qui commençait à désespérer sans celle qu'il avait laissé en France 😀. Nous avons été cependant étonnés de la difficulté de négociation des prix avec les Péruviens malgré les nombreuses stratégies mises en place.

Le volcan Chachani
Centre ville d'Arequipa.
Marché d'Arequipa

Après avoir visité cette magnifique ville colorée et pleine de sculptures Incas, nous avons diné dans un petit maki ou ils servaient des assiettes gigantesques (pour le plus grand bonheur des garçons ). Enfin nous avons clôturé cette belle journée dans un pub Irlandais à base de jeux de cartes et de mojitos.

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Publié le 9 septembre 2016

Mardi 06 septembre, il est 3 heures du matin, nous partons en Bus avec un groupe de 7 pour le Canyon de la Colca (3500m de profondeur), le second plus profond au monde après le canyon voisin de Cotahuasi (3535m). Une randonnée de 18 kms pour 1100m de dénivelés (en descente puis en montée) qui durera 2 jours, au départ de Cabanaconde.

Le vol lent et majestueux d'un Condor.
Avant le départ du trek, l’observatoire des Condors.

Le premier jour, après 3 heures de bus, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un petit village, avant de repartir vers le point de vue qui permet d’observer les Condors. Leur vol est majestueux, et nous regrettons de ne pas avoir d’objectif plus puissant pour les photographier de plus proche.


Ensuite commence la descente. Une marche de 12kms qui nous fait descendre de 1100m jusqu'au petit village ou nous avons déjeuné.
Petit bungalow avec une vue imprenable sur le canyon.


Au terme de la descente, nous arrivons vers 17hrs à l'oasis au fond du Canyon dans lequel pour passons la nuit. Nous passons une soirée très sympa avec les 5 français de notre groupe avec lesquels nous jouons au cartes accompagné d'une bière ou d'un mojito.


Le second jour, nous partons avec Mikael et Clara à 4hrs du matin pour grimper les 1100m de dénivelé. Un chemin abrupte qui serpente sur 7kms jusqu'au village de Llahuar. Nous commençons la marche à la lampe frontale, sous un ciel étoilé magnifique. Une heure plus tard, l'obscurité se dissipe peu à peu et nous (re)découvrons le canyon sous le soleil qui se lève. Une vue à couper le souffle!

Départ à 4H du matin pour marcher jusqu'au sommet. Une pure merveille !!

A notre arrivée à Llahuar 3 hrs plus tard, nous profitons d'un copieux petit déjeuner avant de repartir avec le reste du groupe.

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Publié le 25 septembre 2016

Jeudi 08 septembre vers 20hrs, nous quittons Arequipa pour Cusco. Un long trajet en Bus de nuit qui nous emmènera vers la cité la plus touristique et la plus belle de la vallée sacrée: Cusco, la capitale Inca.

Quand nous arrivons vers 7hrs du matin, nous avons le souffle coupé. Non pas à cause de la beauté du terminal de la gare routière, mais à cause de l’altitude. En effet, Cusco culmine à de 3500 mètres, soit plus de 1000 mètres par rapport à Arequipa. Après un court trajet en taxi, nous atterrissons dans un Starbuck de la Plaza de Armas, afin de profiter de la connexion Internet. Tout en sirotant un jus pressé hors de prix, Adélaïde travaille sur le blog. Quant à FX, il profite de chaque gorgée de son café non pas peu cher tout en recherchant une solution pour le logement. En effet, nous prévoyons de rester quelques jours à Cusco, tant la région y est belle et riche, d’où l’intérêt de trouver un plan pas trop cher mais confortable. Finalement, nous rejoignons Aude, une cousine d’Adélaïde qui se s’est installé à Cusco il y à 3 ans avec son mari Antoine et ses deux enfants Clémentine et Armel.

Nous la rejoignons sous les coups de 11hrs, dans son restaurant « Le buffet Francès » qu’ils ont monté il y à 6 mois. Ce dernier regorge de produits artisanaux et locaux tel que du pâté, de la baguette française, différents vins, et divers jambons. A l'issue des retrouvailles, Aude nous propose très gentiment de nous héberger pendant notre séjour en capitale Inca. Leur grande maison, qu’ils partagent avec un couple d’amis, respire le projet. En effet, une fois fini ça sera une véritable merveille. Nous sommes vraiment enchantés qu'ils nous aient proposé de dormir chez eux.

Nous visitons dès le lendemain cette magnifique ville. Les murs de la ville nous impressionnent et les églises nous subjuguent par leur beauté. A notre grande tristesse nous n'avons pas le droit de prendre de photos de l'intérieur de ces dernières. D'ailleurs plusieurs d'entre elles ont été construites sur les ruines de temples incas par les conquistadors Espagnols. Les musées et les marchés (Art, nourriture, vêtements, accessoires de la vie quotidienne etc..) sont impressionnants par leurs couleurs.

Le dimanche après la messe, nous assistons à une cérémonie avec maires, policiers, militaires, une dizaine d'écoles, des jeunes en habits traditionnels Incas. Chaque dimanche, la ville lève ses couleurs, ce qui est l'occasion pour tous de faire la fête et de défiler en costumes traditionnels. Ne vous méprenez pas sur la photo ce n'est pas le drapeau de la gay pride mais bien celui du peuple Queshua (rien à voir avec la marque de nos vêtements Décathlon^^).

Une chose nous agace au Pérou: les entrées pour les sites touristiques sont assez onéreuses, avec des prix doublés pour les étrangers. Une pilule d'autant plus dure à avaler qu'en France l’accès à la culture est souvent gratuit.

Après l'aventure du Machu Picchu, nous décidons de passer nos matinées à peindre les chambres d'hôtes sur lesquelles Aude et Antoine bossent d'arrache pied, et de passer nos après midi à visiter les villes aux alentours de Cusco.

Le lendemain soir de notre retour du Machu picchu nous savourons avec Clara et Mikael une raclette franco-péruvienne accompagnée d'un verre de vin dans le restaurant d'Antoine et Aude. Armel et Clémentine nous accueillent comme toujours très chaleureusement et nous finissons même par une petite séance photo avec le plus beau sourire d'Armel.

Raclette au "buffet Francès" 

Le lendemain nous rejoignons Mikael et Clara et partons tous les quatre visiter la chapelle d'Andahuayllas, surnommée (à juste titre) la "chapelle Sixtine des Andes". Le monument est entièrement peint, mais une fois encore, il nous a été impossible de prendre la moindre photo, dans un soucis évident de protéger les pigments des UVs.

La vue imprenable du clocher de l'Eglise San Christobal sur les hauteurs de Cusco.
Devant de la chapelle Sixtine des Andes et les cloches de l'Eglise San Christobal.

Une chose nous étonnait depuis que nous visitions des églises en terre péruvienne: les statues sont toutes coiffées de perruques et sont habillées avec des ornements très riches et parfois un peu décalés, dans un style sud américain qui détonne. Nous apprenons par la suite que les perruques sont en réalité faites de cheveux humains, et que c'est un honneur pour les femmes péruviennes d'offrir des mèches de leurs cheveux pour en coiffer les statues. Les ornements nous dit-on sont remplacés plusieurs fois par an par de nouveaux.

A notre retour de cette expédition, nous partons tous les 4 en quête d'un cochon d'inde, une des spécialités péruvienne que nous ne voulions pas manquer avant de quitter le pays. L'attente est longue, mais le résultat en valait la chandelle. La présentation est parfaite, et se prête facilement aux photos.

Si le gout d'un tel met (très cher pour le Pérou) ne nous à pas particulièrement séduit, les accompagnements quant à eux ont fait le régal de nos palais. Nous clôturons cette belle soirée par quelques jeux de sociétés dans un bar.

Pour remercier la petite tribu de leur chaleureux accueil, nous décidons de préparer un diner à Aude, Antoine, Paul (le petit frère d'Antoine arrivé il y à peu) et leur 2 amis et colocataires Corentin, dit "Coco", et sa compagne Hélène.

Au programme, nous cuisinons un guacamole façon Adé, le fameux Poulet au boursin de FX (sans boursin car impossible à trouver ici) et pour finir, un crumble poire chocolat. Pour cela, nous partons le matin au marché de San Pédro, LE marché de la ville. Au milieu de la puanteur des stands de viande, nous parvenons à nous frayer un chemin vers les étals qui nous intéressent.

Corentin et Antoine ont quant à eux préparé les cocktails, dont une spécialité de l'Argentine, préparée par les blanches mains de Corentin, qui se boit dans un seul verre: le verre de l'amitié 😀

Au centre, le fameux verre de l'amitié.

Pour agrémenter cet apéro de l'espace, Aude et Antoine ont rapporté de leur restaurant quelques unes de leurs spécialités. Quant à Coco et Hélène, ils nous ont fait la joie d'apporter du saucisson Made In France.

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Publié le 19 septembre 2016

Lundi 12 et 13 Septembre, une grande grève régionale est annoncée. En cause les villages de la vallée sacrée poussés à bout par un gouvernement avare souhaitant récupérer la gestion des sites archéologiques Incas qui leur avait été concédé il y a plusieurs décennies pour qu'ils se développent grâce au tourisme naissant de la région.

La grève annoncée, la deuxième en 1 mois, s'annonce violente. Les informations circulants dans la ville sont rares, et parfois contradictoires. Personnes de semble réellement savoir qu'elle en sera l'étendue ni l'intensité. Nous décidons d'aller nous renseigner auprès de iPérou, l'office du tourisme de la ville, situé Place d'Armes, la place principale du centre historique de Cusco. Ils nous annoncent que tous les transports en direction de la vallée sacrée seront interrompus, et que tous les sites seront fermés, à l'exception du Machu Picchu.

Pour optimiser notre temps à Cusco, nous décidons avec Mikael et Clara qui nous ont rejoins le lendemain de notre arrivée, de jouer la montre et de partir après la messe dominicale afin de ne pas être bloqués 2 jours sur Cusco sans transports ni activités ouvertes.

Nous prenons alors en début d’après-midi un Collectivo (un mini van ou peuvent s'entasser prés de 20 personnes) pour Santa Maria. C'est donc parti pour 7 heures de transport.. Dans le bus, nous sommes les seuls "blancos". L'ambiance est au beau fixe lorsqu'à chaque arrêt des femmes montent dans le bus pour vendre leurs bananes, avocats, gélatines, jus de fruits, etc. Un marché dans le bus 😀

Nous mettons à profit ces heures de bus pour voler quelques heures de sommeil, car les levers matinaux depuis le début de notre périple commencent à se faire ressentir. Les paysages observés pendant le trajet sont magnifiques. Les décors variés de cette région nous épatent un peu plus chaque jour. A la nuit tombée, nous arrivons enfin à destination, d’où, nos bagages à peine posés au sol, nous sautons directement dans un autre collectivo qui nous emmène à Santa Teresa. Cette fois-ci, le trajet ne dure qu'une heure, mais la route sinueuse et dangereusement proche du ravin nous tient éveillés. Une fois arrivés à bon port, sains et saufs, nous sommes allés diner dans un petit maki, ce qui valut à Adélaïde une mini turista.

Le lendemain matin, malgré la grève annoncée, nous parvenons sans trop de difficultés à trouver un collectivo pour nous emmener jusqu'à Hydro Electrica, le dernier point accessible par voiture ou bus. Dans celui-ci, un couple de brésiliens rencontrés la veille nous accompagne, eux aussi en quête du Machu Picchu. Arrivés à Hydro Electrica, deux options s'offrent à nous: prendre le train jusqu'à Agua Calientes, ou faire la route à pied en longeant les rails. C'est cette dernière option que nous choisissons en raison du prix du billet de train, mais surtout car cette randonnée de 2 heures est réputée pour être magnifique. Nous amorçons la montée. Choix judicieux, car un gros groupe de touristes arrivés en bus au même moment est allé prendre un petit déjeuner. Le timing est donc parfait, et nous évitons ainsi de faire la marche au milieu de ce troupeau.. D'autant plus que l'inconfort d’Adélaïde de la veille avait quelque peu freiné notre appétit.

La beauté des paysages nous fait facilement ralentir le pas pour admirer d'un peu plus prés ces merveilles et de prendre de belles photos. Ce qui nous vaudra d'ailleurs de faire en 3 heures ce que nous aurions du faire en 2 heures.

Après un petite baignade, ce qui valut à FX 20 000 piqures de moustique, nous avons traversé un pont avec un peu d'acrobatie. (Le pont n'avait que des planches séparées d'un peu moins d'un mètre les unes des autres)

Une fois séchés et sacs aux dos, nous reprenons notre route. Quelques heures plus tard, nous arrivons finalement à Agua Calientes, avec une faim de loup. Le guide du routard égaillât notre journée lorsque l'on y lut que parmi la centaine de restaurant de la ville se trouvait une boulangerie française. La vitrine de pâtisseries et de sandwichs avait alors pour nous à ce moment la même aura que le saint Graal. Après un merveilleux déjeuner et plusieurs parties de cartes, nous partons en quête d'une auberge de jeunesse afin de pouvoir profiter de la ville sans être encombrés.

Le lendemain matin, c'est le jour J. L'alarme sonne à 5 heures et nous trouve en pleine forme, complètement excités. Après une douche rapide et un petit déjeuner frugale, nous partons à patte d'Agua Calientes en direction de la cité la plus emblématique de l'époque Inca. La montée est verticale mais se fait assez facilement, surtout que nous nous sommes mis en jambe au canyon de la Colca. Après 1H30 de marches pour 500 mètres de dénivelé, nous parvenons au sommet, et nous retrouvons une horde de touristes paresseux ayant choisi l'option "bus". Assez bizarrement, nous en voulons à ces énergumènes qui nous "volent" notre Machu Picchu, sans aucun effort.

Mais lorsque nous commençons à apercevoir les fameuses ruines, le moral remonte en flèche. Les photos internet (et les nôtres!) ne rendent pas vraiment justice à ce qu'est en réalité le Machu Picchu: une cité impressionnante et de grandes terrasses construites sur une crête de montagne. Une cité que l'on penserait imprenable. Paradoxalement, cette cité n'a jamais vu de combat car les Incas qui l'habitaient l'ont fuit, inachevée, en entendant que Cusco avait été prise par les conquistadors espagnols.

Comme tout les monuments de cette envergure, on imagine sans mal le cout humain qui a du être payé pour l'ériger.. Des centaines, des milliers sans doute, ont du offrir leur vie..

Au milieu des ruines gambadent lamas et Alpacas, fidèlement aux cartes postales. Nous traversons la cité de part en part, mitraillant de photos tout en évitant les touristes qui comme nous déambulent au milieu des ruines. Nous sommes chanceux avec le temps qui est radieux.

Après s'en être mis plein la vue pendant prés de 2 heures, l'appel du ventre prend le dessus, et nous amorçons la descente. En arrivant à Agua Calientes, nous humons l'odeur d'un barbecue qui nous tend les bras. De l'avis de tous, ce barbecue sera notre repas "post Machu Picchu". Nous en sortons ravis et requinqués.

Nous récupérons nos sacs à l'auberge puis nous prenons la route sur les rails dans le sens inverse. Nous papotons sur le trajet, et celui-ci semble passer en un clin d’œil. Une fois à Hydro Electrica, nous prenons un collectivo pour Santa Teresa ou nous délassons dans des eaux thermales. Un pur bonheur !!

Le lendemain, nous reprenons la route de Cusco.

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Après l'aventure du Machu Picchu, nous prenons la route de Cusco, mais sur la route nous prévoyons de visiter certains des plus beaux sites de la vallée sacrée que nous ont conseillées Aude et Antoine. Au programme, les impressionnantes terrasses agricoles Incas de Moray et les sublimes Salines de Maras.

Nous négocions avec un taxi pour qu'il nous promène d'un site à l'autre. Nous commençons par les terrasses, et celles-ci sont impressionnantes. Le niveau de technicité et d’ingéniosité de ces terrasses est assez incroyable. Grâce à ce système, les Incas avaient des produits frais à toutes les saisons, en cultivant l'été sur les terrasses supérieures afin de profiter du vent, et l'hiver sur les terrasses inférieures afin de capter un maximum de chaleur, plus présente en bas de la cuvette.

Les terrasses agricoles de Moray.

Ensuite, le chauffeur nous transporte vers les Salines de Maras. Une fois encore, nous sommes ébahis en approchant le site que nous découvrons à la sortie d'un virage. Ces bassins suspendus en terrasse se comptent par milliers, et les dégradés de blancs (en fonction du niveau de sècheresse du bassin) sont sujets à de belles photos.

Milles et unes teintes du marron au blanc.  
Les salines de Maras. 

Nous quittons avec regrets les salines, d'autant plus que cette visite marque la fin de notre périple vers le Machu Picchu. En fin de journée, nous sautons dans un bus et nous retournons sur Cusco.

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Publié le 30 septembre 2016

Une après midi, nous partons en Collectivo pour Pisac, afin de découvrir une autre cité Inca. Celle-ci est plus accessible car située à un peu moins de 2 heures de Cusco, mais aussi impressionnante que le Machu Picchu.

Le quartier religieux et administratif, qui surplombe le site. 

La cité nous impressionne par son développement et son architecture: système d'évacuation des eaux, de nombreuses salles de toutes tailles dont certaines géantes servaient probablement aux réceptions et banquets de fête, fenêtres avec pignons (ce qui laisse penser qu'ils avaient des volets à cette époque déjà), quartiers agricoles, religieux & administratifs distincts, cimetière à flanc de montagne (photo 4).

Malheureusement nous ne pouvons pas voir tous le site en raison de son étendue et de l'heure tardive. (Au Pérou en cette saison le soleil se couche vers 18 heures et la plupart des sites ferment à 17 heures)

Mais la géologie des lieux et le fait que nous soyons arrivés par la route sur le point le plus haut du site nous ont permis de pouvoir embrasser du regard cette cité merveilleuse.

Cette cité nous épate tant que nous osons la comparer au Machu Picchu, pourtant considéré comme le joyaux archéologique du Pérou (et sans doute peut être des Amériques). Pourtant plus accessible, Pisac est moins connue et plus boudée des touristes, ce que nous peinons à comprendre tant le site est impressionnant.

Le sentier qui nous ramène à la ville est incroyablement beau, mais n'ayant pas anticipé la tombée de la nuit et étant arrivés tard sur le site, nous l'avons finis à la lumière de nos portables. Nous décidons après cette aventure de toujours transporter dans le petit sac une des lampes frontales que nous avions acheté en France 😉

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Publié le 30 septembre 2016

A l'occasion d'une discussion avec Aude et Antoine, nous leur partageons notre désir de voir l’Amazonie Péruvienne. Ils nous parlent alors d'un trip qu'ils avaient effectué il y a quelques mois à l'est du pays. L'itinéraire nous semble parfait, et nous décidons d'y aller. Au programme, 3 heures de combi jusqu'à Paucartambo, puis le lendemain à 3 heures du matin, départ pour Tres Cruces ou le lever du soleil y est unique au monde. Tres Cruces est un mirador naturel situé sur les flancs de la Cordillère des Andes, qui surplombe la Serva (l'Amazonie). Le lever du soleil y est unique car à certaines périodes de l'année, les illusions d'optiques crées par l'humidité de la Serva y font voir plusieurs soleils se lever en même temps en faisant des bonds au dessus de l'Amazonie. Nul besoin de préciser notre enthousiasme lorsqu'ils nous en parlent. Une fois le soleil levé, retour à Paucartambo ou nous devons sauter dans un autre combi en direction de Pilcopata, une petite ville situé en bordure d'Amazonie. Le but étant alors de prendre un bateau en direction de Salvacion, petite ville complètement immergée au cœur d'une réserve naturelle de l'Amazonie, et destination finale de notre petit périple.

L'itinéraire étant soigneusement préparé, nous partons en milieu d’après midi pour Paucartambo. La route est belle, mais FX, imperturbable, ne la voit pas beaucoup car il roupille quasiment de A à Z 😀

A notre arrivée à Paucartambo, nous sommes saisis par le charme de ce petit village, traversé par un cours d'eau, et qui nous fait penser à un village du sud de la France, avec ses couleurs vives et ses toits en tuile romaines.

Nous trouvons assez rapidement un hôtel, et après avoir négocié le prix de la nuit, nous négocions avec le manager pour trouver un guide capable de nous emmener à Tres Cruces le lendemain matin à 3 heures. Celui-ci est très optimiste, comme d'habitude ici, et nous promet la lune.

Après une nuit assez courte, nous nous levons puis nous nous rendons au point de rendez vous. Les minutes passent et n’entament pas notre enthousiasme. Nous rigolons, dans la nuit noire, en nous félicitons d'être tombé sur Aude et Antoine et leur plans géniaux. Après 30 minutes à attendre, nous commençons à nous poser des questions: Viendra? Viendra pas? Il nous semble impensable qu'un péruvien d'un petit village perdu dans les montagnes puisse faire l'impasse sur 120 soles. (Prés de 30€, mais le 7ème du SMIC péruvien donc une belle somme pour ici, surtout pour un job de 5 heures max)

Au bout d'une heure, l'évidence s'impose enfin à nous: le gars ne s'est jamais levé. Dépités, nous allons nous recoucher. A notre levé, nous espérons nous expliquer avec le manager, mais manque de bol c'est sur sa femme que nous tombons. Un bout de femme désagréable au possible avec qui nous peinons à nous faire comprendre et à rester poli. Nous lui demandons à quelle heure le manager sera de retour et nous promettons de revenir afin d'obtenir des explications de sa part.

Ne voulant pas partir sans avoir vu ce lever de soleil, nous tentons un autre hôtel, et en chemin nous négocions avec un Taximan pour qu'il nous emmène le lendemain matin. Nous passons donc une journée tranquille dans ce petit village, à jouer au cartes et à nous balader. En milieu d’après midi, nous nous expliquons avec le manager du premier hôtel, et même si ses excuses changent à mesure que les contre-arguments tombent, nous comprenons de sa part des choses un peu contradictoires: le gars s'est levé mais voyant que le ciel était nuageux, il n'est pas descendu pour ne pas nous faire perdre notre temps.

Quel bon samaritain!! 😀

Ensuite, il nous annonce que c'est parce que nous n'avions pas payé en avance (il ne manquerait plus que cela!). On vous en passe...

Bref, le gars ne s'est pas levé. Tant pis pour lui, c'est un autre qui recevra l'argent.

Le soir, nous rentrons à l'hôtel, mettons nos réveils et partons nous coucher. Lorsque sonne la trompette, nous nous habillons en quatrième vitesse, avalons quelques gâteaux achetés la veille, puis nous rendons au point de rendez-vous.

Une fois de plus, nous sommes enthousiastes à l'idée d'être les témoins de ce lever de soleil fantastique;

Une fois de plus, nous attendons dans la nuit noire, à plaisanter;

Une fois de plus, l'évidence s'impose rapidement à nous: le taximan ne viendra pas.

Appelons ça de l'intuition féminine, mais dés le début Adélaïde était certaine que le gars ne viendrait pas. Et FX, serein et absolument certain de lui, de lui rétorquer que ce gars là vit de la route et de ce genre d'excursions et donc qu'il viendrait à coup sûr!

Cette fois-ci, nous pestons pour de bon, et décidons de mettre un terme à cette expédition, qui apparemment semble impossible. Le fait être hors saison peut être.. Pour couronner le tout, il n'y a pas de combi pour Pilcopata (deuxième jalon de ce périple) avant 2 jours. Nous décidons donc de rentrer bredouilles à Cusco.

Ce genre de mésaventure arrive, et cela fait partie d'un tel voyage. Tant pis pour l'Amazonie Péruvienne, nous irons voir l'Amazonie quand nous serons en Bolivie 😀

Les statues agricoles qui surplombent le village. 
Un dernier repas avant de reprendre la route. Un repas à 5 soles/pers (1€) mais qui valait ce prix..^^ 
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Dernière étape de notre long séjour dans la vallée sacrée: La "montagne aux 7 couleurs", aussi appelée "Montagne arc en ciel" "Vinicunca" ou "Nevado Colorado". Cette montagne, découverte en 2015, est encore très méconnue et donc protégée des touristes, mais devient de plus en plus populaire. Une fois de plus, nous profitons des bons conseils d'Aude et Antoine, sans qui nous serions passé à côté de beaucoup de beaux sites.

Nous partons en bus express en fin d'après-midi de Cusco, pour un trajet rustique de prés de 4 heures. Nous arrivons à Checacupe d'ou, à peine descendus du bus, nous embarquons dans un combi vers Pitumarca. Dans ce minuscule village absolument pas touristique (Les gens passent généralement par un tour opérateur et font le trek dans la journée), pas d’hôtels ni d'auberges. Nous dormons donc chez l'habitant, dans une piole ridiculement petite et rustique, accolée au bar du magasin du propriétaire, dans lequel se réjouissent en chantant et buvant une dizaine de professeurs du village, à l'occasion du journée chômée "journée des professeurs".

Le soir, nous discutons longuement avec la fille des gérants du magasin, et celle-ci nous conseille de partir vers 5 heures du matin dans l'espoir de faire la route de 1 heure qui nous sépare du Nevado Auzangate (le point de départ de la randonnée) à bord d'un camion avec qui nous ferions du stop. Malheureusement, nous loupons cette opportunité (peut être pour le mieux étant donné de l'état des routes), mais nous tombons nez à nez avec un motard qui nous propose de faire la route. Adélaïde est emballé! FX ne pense lui qu'à la sécurité, à 3 sur une moto, sur les routes sinueuses de cette belle Cordillère des Andes. Finalement, nous embarquons avec lui pour un trajet épique de 1 heure. Nous sommes couverts au maximum, mais le froid matinal s’engouffre tout de même. Heureusement, les paysages sont exceptionnels et nous font un peu oublier notre condition.

Le trajet en moto et le petit réconfort de l'arrivée 😀

A notre arrivée, pour nous réchauffer, et pour laisser au flot de touristes le temps de démarrer la rando et de ne pas être dans nos pattes, nous sirotons un café et un maté de Coca (une infusion de la fameuse feuille du même nom) dans un petit van garé au milieu des bus touristiques.

Finalement, nous entamons la marche, et les premiers 100 mètres de montée nous essoufflent comme jamais. En effet, nous sommes déjà à 4300 mètres, et l'air commence à se fait TRÈS RARE. Si la rando n'est pas réputée très physique au niveau des articulations et des cuisses, elle à la réputation de mettre le souffle à très rude épreuve. Finalement, un peu de plat nous permet de reprendre notre souffle avant de continuer. A ce niveau, nous assistons à l'emballement d'un des chevaux de location (sans doute causé par l'appareil photo que FX braquait sur la montagne au moment ou le cheval passait à sa hauteur). Quelle ne fût pas la panique de la Mama et de la cavalière ! 😀

Après ce petit fou rire, nous repartons et nous arrêtons régulièrement pour reprendre notre souffle et prendre des photos. Vers 11 heures, après 3 heures d'ascension, nous pic niquons dans la neige. Aude et Antoine nous avaient en effet conseillé de déjeuner avant d'arriver au sommet, en raison des forts vents glaciaux qui y soufflent. Nous dégustons, ô luxe ultime, un sandwich à la mousse de foie aromatisé au Pisco (le Pisco est un alcool traditionnel du Pérou), et aux rillettes que nous préparons sur place avec les ingrédients achetés la veille au restaurant français. Un vrai délice !

Nous reprenons ensuite la route, pour l'heure et demie restante qui nous sépare du sommet. La montée devient éprouvante, en raison du manque d'air et de l'inclinaison de la pente. Finalement, essoufflés mais heureux, nous parvenons enfin au sommet. Nous sommes donc à 5100 mètres, plus haut que le Mont Blanc qui culmine, lui, à 4809 mètres. Le vent qui souffle est violent mais n'entame en rien notre joie d'être arrivés. Ces couleurs sont vraiment belles, et nous avons presque l'impression que la montagne à été peinte. Mais cet étonnant spectacle n'est que le fruit du temps et de la nature. On le doit à l’accumulation millénaire de différentes couches de sédiments. L'oxyde de fer offre le rouge, le sulfate de cuivre donne le vert, ou bien autre exemple, le souffre donne le jaune.

Après nous en être mis plein les yeux, nous redescendons, une rando plus facile qui ne prendra que 2h30. Arrivé au point de départ, nous angoissons un peu car, n'étant pas passés par un tour opérateur personne nous attend. Si nous ne trouvons personne, c'est une marche de 7 heures que nous serions forcés de faire.

Fort heureusement, nous parvenons à trouver un petit combi rempli de d'hommes Queshuas qui acceptent de nous redéposer à Pitumarca. Sauvés !! 😀

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Après avoir quitté Cusco par bus de nuit, nous arrivons à Copacabana, sur les rives du légendaire lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde (3636 mètre d'altitude pour 8562 km²). Nous nous dirigeons vers la majestueuse Cathédrale de la ville, dans l'espoir de pouvoir assister à la messe dominicale. Nous arrivons un peu en avance, et devons attendre 1 heure, mais le résultat en vaut la chandelle, car en raison d'une fête à la Madone, nous assistons au défilé des habitants de la ville venus déposer de somptueuses gerbes d'iris à l’hôtel.

La Cathédrale et le port de Copacabana. 

Après la messe, nous redescendons au niveau du port afin d'acheter nos billets pour la traversée du lac jusqu'à la Isla del Sol, l'île du Soleil. La légende raconte que le premier homme Inca, semi homme, semi Dieu, serait sortit du lac. En chemin, nous croisons Anaïs et Lucas, un couple de français qui voyageaient avec nous dans le bus et avec qui nous avions fait connaissance au poste de frontière entre le Pérou et la Bolivie. Ayant un peu de temps à perdre avant que le bateau ne parte, nous allons tous les 4 boire une petite bière sur les terrasses du port.

Pendant la traversée de 2 heures qui nous emmène au nord de l'Ile, à Challapampa, nous faisant un peu connaissance. Lorsque nous arrivons à destination, nous prenons quelques photos, avant d'aller à l'hotel qu'Antoine nous avait conseillé. Celui-ci est assez rustique, mais surplombe la baie, et la vue qui s'offre alors à nous est magnifique. Nous décidons de déguster un petit apéro tout en jouant aux cartes, afin de profiter de ce point de vue. Nous leur apprenons le "Bugule", jeu appris de Mikael et Clara, et ses insolents ont l'impertinence de nous battre... La chance du débutant! ^^

L'arrivée au port de Challapampa, au nord de l'île. 

Dans la foulée, nous redescendons au port du village dans l'espoir de manger une bonne Truite. Nous atterrissons dans un petit maki vide, et passons une agréable soirée.

Le lendemain matin, nous partons vers 7 heures pour la randonnée de 3 heures qui nous sépare du Sud de l'île. Le chemin que nous empruntons est magique, et nous fais traverser quelques petits villages très mignons. En chemin, nous nous faisons un petit compagnon de route: un petit chien qui nous suivra de A à Z, et qu’Adélaïde rebaptisa "Rex". Sur la route, nous croisons des ânes, des chevaux, un troupeau de mouton dirigé par un berger qui jouait de la flute, des chevaux et des porcs.

Nous finissons par arriver à Yumani, tout au sud de l'île. A l'entrée du village, 2 petits garçons sortant de l'école nous suivent et s'amusent avec le chien. Nous leur demandons ou nous pourrions trouver de la bonne truite, et l'un deux, le plus téméraire, nous dit connaitre un endroit. Nous commençons à comprendre qu'il va nous emmener dans le maki de sa mama, mais peu importe, nous devons dans tous les cas redescendre pour aller au port du village. En effet, Lucas et Anaïs doivent repartir vers 15hrs vers Copacabana. Nous avons la bonne surprise quand nous arrivons à destination de découvrir un endroit propre et qui fait envie. La terrasse qui surplombe le port est vraiment tranquille, donc nous décidons de tenter la truite saumonée ici. Nous ne sommes pas déçus, et tous nos plats sont excellents. Il est 14h30, le soleil cogne, et nous devons repartir car nous ne voulons pas nous faire surprendre par la tombée de la nuit en pleine randonnée du retour. En route, nous croisons un petit Alpaca enfui qui dévalait le sentier menant au port. Celui ci, très marrant, s’arrêtait à chaque coude du sentier, en regardant tout autour de lui comme s'il ne croyait pas sa chance d'être enfin libre, avant de repartir de plus belle en direction du port.

Le reste de notre aprem se déroule sans surprise, et nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Challapampa au nord. Sur la route, nous avions croisée 2 françaises qui se dépêchaient de rentrer. Arrivant tout juste du Pérou, celles-ci avaient oublié de mettre leurs montres à l'heure à la frontière et pensaient n'avoir que très peu de temps avant de se faire surprendre par la nuit. (Bolivie = 1 heure en plus )

Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour assister au légendaire lever de soleil de l'île, mais manque de bol, l'endroit de la rive ou celui-ci doit faire son apparition est couvert de nuages. Nous sommes un peu dégoutés, mais décidons malgré tout de rester jusqu'au bout. Nous assistons en dépit des nuages à un très beau spectacle.

Finalement, nous faisons nos sacs et repartons par le bateau de 8h30 vers Copacabana ou nous restons une journée avant de repartir vers notre prochaine étape.

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Publié le 26 octobre 2016

A propos de La Paz:

Capitale administrative la plus haute du monde, La Paz est étagée de 3 200 à 4 000 m, dans un immense canyon encaissé. Elle possède l’un des cadres naturels les plus beaux du monde. Entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5 000 m, la belle ville du début du XXe siècle, très hispanique, a fait place à un chaos urbain. Chose étonnante : La Paz est la seule ville où les pauvres vivent en hauteur et les riches en bas. Cela est dû à l'altitude.

Nous arrivons dans cette capitale étonnante le mercredi 28 Septembre. Nous ne projetons pas d'y rester très longtemps en raison de son impopularité sur les blogs et forums de voyages. En effet, le taux de criminalité y est très élevé, et la ville n'est pas réputée très intéressante.

Mais lorsque nous arrivons, par le haut de la ville, nous sommes hypnotisés par cette capitale, qui s'étend à perte de vue sur les flancs des montagnes qui l'entourent. FX surtout est emballé. Adélaïde n'aime pas trop l'aspect trop uniforme de la ville.

Lorsque nous arrivons au terminal de bus, nous décidons de prendre un taxi en direction du centre historique de la ville. Nous choisissons avec soin un taxi banalisé de la ville, car il existe une multitude de services de taxis différents, et tous n'ont pas une blanche réputation. Le taximan, très sympathique et causant, nous dépose auprès d'un hôtel de bonne qualité et pas trop cher pour La Paz (selon lui). Le prix nous rebute un peu et nous décidons d'aller prendre un bière dans un Pub Anglais situé à 50 mètres de l'hôtel afin de parler avec les locaux et touristes qui vivent dans le quartier. La serveuse très gentillement nous redirige vers un hôtel 2x moins cher et pas loin du pub. Après la bière et les jeux de cartes qui vont avec, nous prenons tout notre barda et filons le déposer à l'hôtel. Nous retournons ensuite au pub dans l'espoir de manger quelque chose d’européen car 3 semaines de bouffe locales commençaient à nous faire rêver de mets plus délicats. A notre grande surprise, le pub est fumeur, et nous apprenons par la suite que sauf indications contraires, il est possible de fumer dans les lieux publics en Bolivie.

Nous passons 3 jours assez tranquilles à La Paz, à recharger les batteries et à acheter quelques souvenirs. Nous nous baladons beaucoup, visitons le fameux marché aux sorcières de la ville, et prenons même le légendaire téléphérique jusqu'au sommet de la ville pour observer la vue.

Le plus long réseau téléphérique urbain du monde avec 3 lignes (5 en construction). 
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Publié le 26 octobre 2016


A propos de Santa Cruz : Ville la plus peuplée de la Bolivie, Santa Cruz se situe à l’Est du Pays, à une altitude de 300 mètres au dessus de la mer. Le climat y est donc tropical et agréable, avec quasi pas de variations saisonnières. La ville est un héritage des Conquistadors, se qui se traduit par une architecture coloniale omniprésente. La ville à vu sa démographie exploser au cours des 30 dernières années, et s’est étendue progressivement jusqu’à devenir la métropole qu’elle est actuellement.

Après un court séjour sans grand intérêt à Cochabamba (à mi chemin entre La Paz et Santa Cruz) nous atteignons Santa Cruz au terme d’une nuit passée dans le bus. Nous partons en direction du centre pour y trouver un hôtel. Malheureusement tous ces derniers sont chers et hors de notre budget. Nous décidons donc de nous trouver un bar avec internet pour tenter les Airbnb. Après une longue recherche, nous trouvons finalement notre bonheur. Direction la banlieue de Santa Cruz. Notre logement est accolé à une pizzeria et y vivent une quinzaine de personnes. La plupart sont des étrangers (Vénézuéliens, Colombiens, Argentins) venues en Bolivie pour trouver du travail. Très accueillants, nous passons notre première soirée en leur compagnie malgré notre niveau d’Espagnol très moyen. Ils sont vraiment adorables et sont très heureux de rencontrer des français.

Soirée avec les copains de l'auberge et cours de salsa. 

Le lendemain nous partons visiter la ville. Le centre est magnifique, le climat tropical et les palmiers un peu partout nous changent la vie. Enfin, les shorts et les tongs sont de sortie. A déjeuner nous testons un petit Maki rempli d’hommes. Cette « cantine » est décorée de photos de bières et de femmes nues 😀 Nous verrons de telles scènes un peu partout en Bolivie, ou calendrier dénudé et poster religieux cohabitent. L’ambiance est au beau fixe. Au menu, soupe puis riz et frites avec du poulet. Le dessert, un alcool de maïs servit dans une calebasse qui est généralement bu cul sec.

Coin sup droit: un Mennonite. Très présents dans les grandes villes, ce peuple a un petit aspect "Petite maison dans la prairie".

FX tombe littéralement sous le charme de la cathédrale faite de briques, mais son véritable amour dans cette ville fût le glacier qui réalisait devant nous la glace que nous choisissions à base de nitrogène.

Le placard à draps, la cachette préféré du petit Jean Paul. 

Comme le fût Cusco, Santa Cruz sera notre point de chute pendant prés de 3 semaines pendant lesquelles nous alterneront entre Santa Cruz et les visites de la région. (cf étapes suivantes)

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Publié le 29 octobre 2016

Nous demandons conseil à nos copains vénézuéliens et Colombiens de l’auberge à propos des choses à voir dans la région de Santa Cruz. Ceux-ci nous parlent de Samaipata, et nous décidons de nous y rendre. Nous y arrivons donc un mardi après midi, après un trajet de 3 heures, qui aurait dû durer 1 heure selon les premières indications du chauffeur. Nous avons appris qu’il est naïf de croire les indications spatiales et temporelles des latinos américains. A croire que la précision et la ponctualité sont des affaires purement occidentales.

A notre arrivée, une fois le gros sac déposé à l’hôtel (lors de nos excursions, nous ne prenons que le gros sac de FX et nous déposons en bas arrière les autres sacs afin de ne pas être encombrés), nous partons en quête d’un petit maki. Même si nous adorons l’ambiance des makis, nous commençons réellement à saturer de ces plats locaux, généralement très gras ou très fades. Faute de mieux à ce moment là, nous nous reprenons un énième « poulet, riz nature, frittes pas cuites » et nous promettons de mettre à profit la cuisine de l’hôtel dés le lendemain.

Les gérants de l’hôtel, Alexis et Paola sont vraiment très sympas avec nous. Lorsque nous leur faisons part de notre souhait de trouver un local (qui ne soit pas d’une agence de tourisme) qui pourrait nous servir de guide pour aller faire une excursion dans le Parc national Amboro, ils se décarcassent et passent des coups de fils. Finalement, René sera notre guide. Un taximan qui leur avait fait faire un tour similaire il y a quelques années. Nous négocions rapidement le prix, allons déjeuner puis partons avec René pour 1h30 de voiture jusqu’à un accès du parc peu fréquenté des touristes.

A notre arrivée sur le site, nous observons les condors qui volent juste au dessus de nos têtes. Encore une fois nous regrettons que notre zoom ne soit pas plus puissant…

Nous entamons la marche. Après 30 minutes de randonnée sur un gros chemin sans charme, nous pénétrons dans la forêt, en prenant un petit sentier très mignon qui nous permet d’observer des fougères préhistoriques géantes. Certaines mesurent plus de 5 mètres de hauteur, et sont vieilles de plus de 500 ans. Ce chemin est vraiment très beau, mais la boucle de l’excursion est vraiment trop rapide à notre gout. En 1h30 nous sommes malheureusement de retour à la voiture. Nous aurions aimé marcher plus longtemps et profiter un peu plus de cette jungle.

Randonnée dans le parc national Amboro. 

Nous repartons en direction de Samaipata, et après un rapide dîner, nous sortons prendre une bière dans un bar rempli d’occidentaux. Nous faisons la rencontre de 2 couples français, Louis et Julie ainsi que Laurie et Antoine. Les deux couples sont en voyage de longue durée, et nous passons une agréable soirée en leur compagnie. Nous nous donnons rendez-vous le lendemain au même endroit, après nos excursions respectives.

Le lendemain, René n’étant pas disponible, c’est un de ses copains, Félix, qui nous servira de chauffeur. Nous partons en fin de matinée pour El Fuerte, un site archéologique pré-inca considéré comme le Machu Picchu de la Bolivie, et les cascades de Las Cuevas. Le site pré-inca est vraiment bien entretenu, et la boucle qui permet de le visiter est très agréable.

Le site pré-Inca El Fuerte. 

De retour à la voiture, ou Félix nous à attendu 2 heures, nous partons en direction des cascades. Le site de Las Cuevas comporte 3 cascades qui se suivent. Les 2 premières étant noires de monde, nous nous posons donc à la troisième, de loin la plus impressionnante. L’eau est fraiche mais nous tentons tout de même quelques photos. Adélaïde décide d’inaugurer le hamac acheté en France que nous trimballons depuis le début sans l’avoir jamais utilisé. Une très bonne idée, et celui-ci nous permettra d’apprécier la cascade dans le plus grand des conforts ;-)

La cascade de Las Cuevas. 

De retour à la voiture, ou Félix nous attendait une fois de plus, nous reprenons la route de Samaipata. Sur la route, nous admirons les flamboyants, ces arbres tropicaux aux couleurs vivent et magiques qui rappellent à FX la Guadeloupe et le Gabon.

Les arbres flamboyants, avec leurs premières fleurs de la saison.

Après une douche bien méritée, nous partons rejoindre les copains français, avec qui nous passons une superbe soirée dans le pub.

Le lendemain matin, Félix nous rejoins à 9 heures devant l’église, et nous partons voir les volcans. La route est longue pour accéder au point de départ de la rando, et nous fais arriver au Laguna Volcano, un hôtel ultra chic. Nous payons nos droits d’entrée, et partons pour 3 heures de randonnée. Les volcans n’en sont finalement pas, (en tout cas rien à voir avec les volcans que nous connaissons) mais les points de vus sont incroyablement beaux.

La super randonnée Laguna Volcano.

Nous aimerions déambuler dans ces montagnes un peu plus, mais l’heure tourne et Félix nous attend pour repartir. C’est donc à contre cœur que nous prenons le chemin du retour en direction de Samaipata. Une fois arrivés, nous dénichons (difficilement) un collectivo pour repartir vers Santa Cruz, que nous atteignons à la nuit tombée, 2 heures plus tard.

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Adélaïde tient absolument à aller voir l’Amazonie. Nous modifions donc notre programme initial pour nous rendre à San Jose de Chiquitos, un petit village perdu à 5 heures de Santa Cruz, principalement connu pour sa mission Jésuite. Dans le bus nous sommes entourés d’une quinzaine de Némménites. Un peu plus modernes que les Amish (les hommes fument la cigarette, les hommes et les femmes prennent le bus), leur langue nous semble être un mixte entre l’allemand et l’espagnol, c’est assez étrange. Bref Le bus part avec 1 heure de retard de Santa Cruz, et nous arrivons finalement au terminal de San Jose de Chiquitos vers minuit. Nous sommes collants, moites, et encore un peu endormis. Pour nous rendre au village, nous prenons 2 taxis moto, ce qui aura le don de nous réveiller !

Après une bonne nuit de sommeil nous partons visiter la ville. Nous louons une moto et partons gambader dans les alentours. Un pur bonheur ! Nous découvrons (en suivant les indications pas très claires du propriétaire de la moto, et avec un peu de chance) des endroits magnifiques ou nous nous baladons. Nous bénéficions notamment de la vue unique du mirador naturel qui surplombe la région.

Le mirador naturel. 

Puis nous nous promenons dans la Vallée de la Lune. Un paysage étonnant, ou rocs et forêt se mélangent en harmonie. Nous servons de diner aux moustiques qui nous attaquerons sauvagement. Étrangement ces moustiques sont noirs, beaucoup plus gros que ceux que nous avions vu jusqu’à présent, et ne semblent pas craindre notre produit anti bestioles.

La vallée de la Lune. 

A notre retour, nous avons tout juste le temps de visiter la mission Jésuite du village (une des nombreuses de la région).

La mission trône au centre du village.
De belles peintures murales qui retracent l'histoire de la mission et du village. 

Puis nous partons en quête d’un marché pour nous préparer une salade composée.

Notre programme (merci au gars de l’office du tourisme qui nous a beaucoup aidé !) prévoit d’aller à San Ignacio de Velasco, dans le nord du département (le nord est du pays), mais le bus ne part que dans quelques jours. Nous décidons donc de profiter de ce temps pour aller visiter la région. A San Ignacio de Velasco, nous avons bon espoir de trouver un guide qui pourra nous emmener dans le parc National Noel Kempff. Un des plus beaux parcs du continent, heureusement très préservé car absolument pas fréquenté en raison de son emplacement hors de toute civilisation.

Le lendemain matin, nous levons le camp en direction de Chochis, un village situé à 1 heure de bus de San Jose.

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Publié le 5 novembre 2016


Nous arrivons à Chochis, en milieu d’après midi. Nous galérons un peu à trouver une auberge qui soit raisonnable en terme de prix, mais finalement nous tombons sur une dame qui loue une chambre dans une maisonnette située dans son jardin. Nous avons la bonne surprise de découvrir un endroit propre et agréable, à un prix très abordable. Nous sommes un peu étonnés des prix des logements, dans ce minuscule village de 500 habitants, mais bon, nous commençons à être habitués aux échelles de prix sud américaines, qui défient parfois toute logique.

Le lendemain matin, nous partons pour une cascade située à 40 minutes de marche du centre du village. La rando est bien sympa, et les cascade assez belle.

Mais notre plus gros coupe de cœur sera pour le mirador naturel que nous irons visiter en fin d‘après midi, après que la chaleur (écrasante entre 11am et 3pm) soit un peu passée.

Pour y accéder, nous enfonçons dans la forêt à la sortie du village, puis grimpons pendant 30 minutes. La chaleur est encore incroyable, mais nous sommes récompensés lorsque nous arrivons enfin en haut ! La vue est tout simplement imprenable. Assurément l’un des plus beaux endroits que nous ayons vus depuis le début de ce voyage. Nous restons 1 heure au sommet, à nous détendre en profitant du vent qui souffle (et qui chasse les moustiques). Nous prenons pleins de supers photos, mais une mauvaise manip de FX le soir en copiant les photos nous en fera perdre la moitié. Nous hésitons vraiment à nous refaire la ballade pour refaire les photos tant elles étaient géniales.

Après la rando, comme il ne nous reste quasiment plus d’argent, et qu’il n’y a pas de banque dans le village, nous dinons d’une soupe que nous trimballions depuis Santa Cruz. Nous avons juste de quoi nous acheter quelques empenadas chacun dans la rue (pâtisserie salée et fourrée à la viande) et une bouteille d’eau. La chaleur est telle ici que nous buvons entre 6 et 8 litres d’eau par jour. Autant dire que nous devons nous rationner un peu ce soir là. Cette expérience est formatrice, et nous décidons de toujours garder un petit pactole dont nous ne touchons pas, pour faire face à ce genre de situation ;-)

Le lendemain, nous nous levons très tôt pour prendre le Collectivo (ou Truffi comme ils les appellent ici) en direction de Roboré, la prochaine grande ville ou, nous assure-t-on, nous pourrons retirer de l’argent. Comme nous sommes 2, et chargé de notre gros sac, nous ne parvenons pas à shotguner deux places dans les 3 collectivos déjà quasi remplis qui sont arrivés puis repartis. Le temps passe, et à 8 hrs, nous comprenons que nous avons manqué notre chance. Il y a bien un bus qui doit partir à 14 heures, mais nous n’avons quasiment plus d’eau donc rejoindre Roboré devient critique... Nous sortons donc du village dans l’espoir de faire du stop. Après plusieurs échecs, se sera finalement Pablo, un camionneur adorable qui transporte de la viande qui nous fera faire les 40 kms qui nous séparent de Roboré. Sauvés !!

Notre petite aventure en stop. 
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Publié le 5 novembre 2016

Lorsque nous arrivons à Roboré, nous trouvons un hôtel après plusieurs essais (par un curieux hasard, les premiers hôtels que nous croisons dans une ville ou dans un village semblent toujours être les plus chers) puis nous allons retirer du cash et acheter de l’eau.

Nous ne pensons pas rester à Roboré très longtemps car nous voulons surtout aller à Agua Calientes, un petit village à 10 kms de Roboré, connu pour ses eaux thermales. Mais la gérante de l’hôtel nous indique qu’il est préférable de faire l’aller retour dans la journée et de revenir sur Roboré en raison de la chaleur d’Agua Calientes. Nous décidons de suivre son conseil car Roboré est le point de départ obligé pour retourner à San Jose de Chiquitos, d’où nous repartirons pour essayer d’aller visiter le parc national Noel Kempff Mercado.

L’après midi, après la sieste réglementaire (indispensable sous cette latitude), nous allons dans un cyber café afin d’essayer de trouver une solution à notre problème de carte d’appareil photo. (Nous avons plusieurs cartes, mais FX est persuadé que les photos du mirador de la veille sont encore sur la carte SD endommagée, mais invisibles en raison d’un problème dans le micro programme de la carte qui rend son contenu illisible).

FX finit par trouver une solution sur un blog, mais toutes ses tentatives seront infructueuses. Quelle poisse quand même. Nous décidons de mettre cette carte SD de côté et d’attendre d’être en France pour solutionner ce problème.

Nous passons le reste de la soirée dans un maki à jouer aux cartes.

Le lendemain, dimanche, nous nous levons vers 5h30 pour aller à la messe avant de partir vers Agua Calientes pour la journée. Une fois de plus, les indications données quant à l’horaire de l’office sont erronées (cela devient une fâcheuse habitude ici) Nous attrapons donc un taxi moto qui nous emmène au terminal de bus. Nous irons à la messe le soir, car nous voulons profiter de la « fraicheur » matinale (il fait déjà 25 à 30 degrés à 7 heures du matin) pour aller aux eaux thermales.

Nous arrivons à destination 15 minutes plus tard, et décidons de nous rendre au spot le plus éloigné afin de finir par le spot le plus proche du village. Nous avons 2 kms à marcher, et il fait déjà très chaud. Mais lorsque nous arrivons, le site est quasiment vide. Nous installons le hamac et allons à la baille.

Le premier spot d'eau chaude d'Agua Calientes. 

L’eau est chaude, pas la plus agréable qui soit.. Rapidement, une troupe de mammouths arrivent pour nous gâcher le plaisir, et nous levons le camp pour le deuxième spot. Celui-ci est moins fréquentés, mais un peu moins sympa. Nous y restons tout de même un petit bout de temps, puis retournons au village.

Le second spot, plus tranquille.

Nous déjeunons dans un petit maki, mais devons écourter notre repas lorsqu’un bus arrive. Un bus qui se rend à Roboré. Nous ne savons pas s’il y en aura un autre dans l’après midi, et comme nous ne voulons pas rester bloquer ici, nous le prenons. Nous arrivons à Roboré vers 13 heures, juste à temps pour la sieste !

Le lendemain matin, nous flânons dans la ville puis nous rendons en moto au terminal de bus pour nous renseigner sur les horaires. Vers 16hrs, nous partons pour la cascade Chorro San Luis, situé à 6 kms de la ville. Lorsque la route devient impraticable pour le taxi moto à 3 roues qui nous emmène, nous prenons congés du chauffeur et entamons la marche. Nous arrivons à la cascade 1 heure après, et nous profitons de la vue spectaculaire du site. Malheureusement, le site est assez proche de la ville donc assez fréquenté par les locaux. Le site est donc dégueulasse. La notion de protection de l’environnement n’est pas encore arrivée en Bolivie…

La cascade Chorro San Luis.

La nuit est tombée lorsque nous reprenons la route. Fort de notre expérience passée, nous avions prévu le coup et étions partis avec la frontale. Nous nous dépêchons pour être à temps au point de rendez-vous avec le chauffeur de l’aller qui nous à promis de venir nous chercher. Celui-ci ne viendra finalement pas. (Étonnant !) Nous rentrons donc à pattes vers Roboré. C’est 3 kms de plus que nous avalons, avant de profiter de la douche bien méritée de l’hôtel.

Le lendemain, nous partons vers une autre cascade située en périphérie de la ville : Totailzares. Celle-ci est située un peu plus loin, et nous fait normalement marcher 1 heure après 5 kms de voiture. Malheureusement pour nous, le taxi ne peut nous emmener qu’à 3 kms du point de départ en raison de l’état de la route. Qu’à cela ne tienne, nous entamons la marche. Il est 8 heures du matin, et la route est sympa. On monte pendant 1h15, puis on redescend tout le dénivelé en 30 minutes. Un petit chemin escarpé que nous angoissons pour le retour. Nous arrivons à une première cascade vraiment belle, puis un autre chemin nous emmène à la cascade principale. Nous sommes ravis, mais ne pouvons pas nous baigner en raison du manque de temps. Nous avons en effet donné rendez-vous avec le taximan à midi au point de dépose initial.

Totailzares: une cascade qui se mérite ! 

Nous reprenons la route, en commençant par la montée ultra rude du début. Toutes nos randonnées nous ont bien mises en jambes, et nous avons un bon rythme, mais cette montée restera gravée dans nos mémoires en raison de la chaleur suffocante et de l’inclinaison de la pente.

Une fois n’est pas coutume, le taximan ne vient pas, et nous finissons donc notre marche par ces 3 kms restants. Nous arrivons fourbus et assoiffés à Roboré ou nous prenons congé de notre sueur sous une bonne douche froide. Nous avons ensuite rendez-vous avec une bière bien fraîche.

Le soir à 19hrs, nous prenons le train (pour la première fois depuis le début de notre périple. Ça y est nous avons pris tous les moyens de transports par terre, mer et air !). Les billets de train sont incroyablement peu chers, et nous nous attendons à un train crasseux, pas climé, et ultra lent. Énorme surprise quand nous découvrons que le train est parfaitement climé, propre et spacieux. De la qualité TGV en Bolivie ! ;-)

Nous arrivons donc au terminal de bus de San Jose de Chiquitos, vers 23 heures, d’où nous comptons embarquer vers San Ignacio de Velasco, prochaine étape de notre périple.

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Lorsque nous arrivons au terminal de bus de San Jose de Chiquitos, nous achetons nos billets pour le bus de nuit qui nous emmènera à San Ignacio de Velasco. Le départ est prévu vers minuit, et nous devons arriver vers 5 heures du matin à destination. Le bus est rustique, et part en retard, mais malgré cela nous arrivons à dormir un peu. Nous arrivons vers 6 heures du matin, et nous prenons le taxi moto vers le centre de la ville.

 La très belle place de San Ignacio.

Après un petit déjeuner dans une boulangerie, nous nous installons à l'auberge trouvée un peu plus tôt. Après une petite douche, vitale sous cette chaleur, nous repartons en ville afin de nous renseigner sur les modalités d’accès au parc national. Nous allons tout d’abord à l’office du tourisme, qui nous redirige vers le bureau du parc. Nous nous y rendons mais il est fermé. Nous y retournons en milieu d’après midi. La femme de permanence nous parle rapidement des possibilités et des difficultés d’un tel périple. Apparemment, le nord du parc n’est pas accessible en raison de l’état des routes (suite à la saison des pluies). C’est dommage, car il y avait une gigantesque cascade (88 mètres de haut, étalée sur plusieurs centaines de mètres de long). Nous aurions adoré la faire, mais elle nous assure que le sud du parc est tout aussi intéressant. Pour y aller, nous devons nous rendre au terminal, prendre un trufi pour Campamento d’où nous devons prendre un 4x4 vers Florida. Une fois là bas, nous devons contacter un gars qui nous servira de guide. Nous insistons bien, posons toutes les questions nécessaires, et la femme nous assure qu’il est tout à fait possible de faire un tel trajet, et que nous devrions être capable d’arriver jusqu’à Florida.

Le départ étant fixé à 11 heures du matin le lendemain, nous profitons de notre après-midi pour faire des courses, visiter l’incroyable mission Jésuite de la ville, et jouer aux cartes en terrasse.

La mission jésuite est vraiment splendide.

Le soir, nous dinons de brochettes et de patates douces achetées dans la rue à une marchante ambulante.

Petit diner dans la rue, et une magnifique lune rousse

Le lendemain, après une nuit assez courte (à cause de la chaleur), nous partons en taxi moto vers le terminal de bus. Nous attendons notre trufi qui arrive en retard, puis nous partons vers Campamento. Le trajet dure prés de 3 heures, et nous arrivons dans un micro village, totalement perdu au fin fond de la Bolivie. Immédiatement nous nous renseignons auprès d’une femme sur les possibilités de trajet vers Florida. Celle-ci ne sait pas trop, et discute avec le chauffeur du truffi. Ils arrivent à la conclusion que « peut être » il y a un 4x4 qui passera vers 17 heures ou 19 heures. Ça commence à sentir le moisi cette histoire... On se renseigne sur ce que sont ces 4x4, ou Camionetas comme ils les appellent. Il est 15 heures, on a faim, et l’aventure risque de s’achever avant même d’avoir commencé. On a deux options : l’option confortable qui consisterait à rentrer sur San Ignacio avec le chauffeur du Trufi, ou bien rester ici est tenter notre chance. Ayant déjà déboursé de l’argent pour venir ici, nous choisissons la deuxième option.

L'endroit dans lequel nous nous posons en attendant un 4x4. 

La femme avec qui nous discutions nous propose de nous préparer un repas. Nous acceptons bien volontiers, et commençons à sortir les cartes, notre arme principale contre l’ennui. Finalement nous restons jusqu’à 20h30, à jouer au cartes. A chaque fois que nous entendions un bruit de moteur, nous courions sur la route, arrêtions la voiture et tentions notre chance. Sans succès...

LE GOUTER DES COCHONS : LA MANGUE. 

Nous nous dirigeons donc vers la seule auberge de la ville. La proprio, désagréable au possible, ne nous adresse quasiment pas la parole. La chambre est relativement propre, mais remplie d’insectes de toutes tailles. Nous lui demandons si nous pouvons utiliser sa cuisine pour nous préparer des pâtes, mais elle refuse en utilisant des excuses que nous ne comprenons pas très bien. Nous dinons donc frugalement avec un concombre et une boite de thon achetés le matin « au cas où ». Ensuite, nous prenons une douche mémorable, au gobelet, dans l'obscurité la plus complète, entre 4 murs d'argile.


Un repas frugal, et des bestioles et animaux en tout genre, dont un phasme. 

Finalement, à 15hrs, le taxi pour San Ignacio est là. L'aventure du parc national s'achève donc dans l’œuf, et nous repartons à San Igancio d’où nous repartons directement vers Santa Cruz.

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Publié le 5 novembre 2016

De San Ignacio, nous arrivons par bus de nuit à Santa Cruz. Une nuit de bus franchement pas très reposante. Nous allons récupérer le reste de nos sacs que nous avions laissé au airbnb pendant plus de 2 semaines, prenons une douche, et profitons de la connexion internet pour donner des nouvelles et passer des coups de fils à nos petites familles respectives. En fin d’après midi, nous retournons au terminal et achetons nos billets pour Sucre. Une deuxième nuit consécutive dans le bus. 😦

Nous arrivons à Sucre un beau matin, après une nuit détestable dans le bus. Nous sommes à 2,800 mètres, ce qui nous change un peu de nos 3 semaines passées dans la région de Santa Cruz ou nous étions au niveau de la mer. Nous reprenons de l'altitude à mesure que nous nous redirigeons vers l'ouest du pays et de la Cordillère des Andes. Pendant que FX visite les toilettes du terminal (dans le top 5 des plus dégueulasses de la planète), Adélaïde va discuter au point d’accueil, et arrive à nous dégoter un taxi et un hôtel à 100 mètres de la place principale, à un prix plus qu’abordable. Nous sommes ravis ! Nous nous y rendons et sautons dans nos lits afin de commencer/terminer la nuit que nous n’avions pas franchement eus dans le bus.

Après cette petite nuit, nous achevons de nous requinquer dans un petit maquis. Nous voila prêt à repartir de plus belle.

La place centrale de Sucre. 
Sucre, surnommée à juste titre la "Ville blanche".

Nous passerons 3 jours complets à Sucre, à nous reposer, acheter 2/3 trucs, et à visiter cette ville de fond en comble. En réalité, cette ville n’offre pas beaucoup de choses à faire aux touristes, mais il est charmant de s’y balader. Nous montons au mirador afin d’admirer la vue de la ville. Nous sommes un peu déçues de la vue, mais nous profitons d’être en haut pour acheter 2/3 bricoles au marché artisanal.

Le mirador de la ville, après une "petite" montée bien crevante. Nous avions perdu l'habitude 😀

Le lendemain, nous partons visiter une des très nombreuses églises de la ville. Il est même possible de monter sur le toit. Cette fois-ci la vue ne nous laisse pas de marbre.

L’église San Felipe de Neri. 

Le dernier jour, nous passons 4 heures dans un café tenu par un Français. Christian à la soixantaine, est originaire de Paris, et fume comme un pompier les « gitanes » du coin. Au début, sa voix rocailleuse et son ton grincheux nous énervent un peu, mais à mesure que les minutes s‘égrènent en se transformant en heures, nous prenons plaisir à discuter avec lui de tout et de rien. Lui nous parle surtout de la Bolivie. Celle que nous ne voyons pas forcement, mais que les expatriés connaissent bien : corruption, trafics en tout genre, mentalités locales, etc.

En prime, nous lui piquons prés de 100 GO de films. C’est une aubaine car nous commencions à avoir fait le tour des films que nous avions pris sur notre disque dur.

Finalement, en milieu d’après midi, nous repartons pour Potosi.

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Publié le 5 novembre 2016

Capitale du département du même nom, Potosi est l’une des plus hautes villes du monde, avec une altitude de 4,090 mètres. Aujourd’hui de petite taille, Potosi fut au XVIème siècle la ville la plus peuplée de la planète, devant Paris, Londres, Rome ou Moscou. Cela en raison de l’exploitation en masse des mines d’argent du mont Cerro Rico ("Montagne Riche") sur les flancs duquel s’est développée la ville après sa création en 1545. Exploitation qui enrichit notablement l’Espagne, au prix fort de plusieurs millions de morts. On raconte que l'argent extrait de la mine suffirait pour construire un pont au dessus de l'Atlantique, reliant l’Espagne à la Bolivie, et qu'un deuxième pont pourrait être construit en empilant les corps des indigènes, esclaves et ouvriers morts dans la mine.

Nous arrivons dans une ville sans grand charme, principalement connue des touristes pour la visite de ses mines. Nous nous installons dans une auberge assez sympa, et partons déjeuner et nous balader. Nous visitons notamment la cathédrale de la ville, sans doute l'une des plus jolies que nous ayons visité en Amérique latine. Très spacieuse et lumineuse, pas trop chargée, cette cathédrale nous séduit beaucoup, et nous pouvons même monter sur le clocher et y observer la ville vue d'en haut.

La belle cathédrale et la vue imprenable sur la ville. 

Le lendemain, nous partons à 14 heures pour la visite des mines. Avec nous nous accompagnent 4 brésiliens. Nous commençons le tour par une séance d'explications du matériel et des conditions de travail des ouvriers au marché des mineurs. Notre guide, Marco, est très intéressant, et nous fait un topo sur l'alimentation des ouvriers pendant leurs heures de travail. Ceux-ci se gavent toutes la journée de feuilles de coca et de pâte énergisante (à base de bicarbonate de soude). Cela leur donne l'énergie et le sentiment de satiété nécessaire pour tenir le choc sous terre.

Marco nous présente ensuite les bâtons de dynamite utilisés par les mineurs, en vente libre dans ce marché. (Pas besoin de permis, n'importe qui peut acheter de la dynamite pour quelques sous.)

La coca, le bicarbonate de soude en sachet, les cigarettes et la dynamite.

Enfin, nous achetons chacun un sachet de feuilles de coca et une bouteille de soda à donner aux ouvriers que nous croiserons, afin d'améliorer un peu leur quotidien.

Puis, nous partons nous équiper pour la descente aux enfers.

Nous voici équipés et  fin prêts.

Avant d'entrer dans les mines, Marco nous fait un petit topo sur la situation. Il nous inonde de chiffres tout aussi intéressants les uns des autres, mais que nous ne pouvons tous retenir. Notamment, que l'on dénombre 10,000 ouvriers qui travaillent encore à la mine, que leur espérance de vie est de 45 ans (contre 35 ans à l'époque coloniale), qu'il n'existe pas à ce jour de cartes du réseau minier, que le rendement en argent de la mine s'épuise (auparavant 1 tonne de minerai pouvait receler 200KG d'argent, maintenant c'est 1KG), que c'est maintenant l'étain qui est le plus extrait, que 30% des revenus de la mine vont directement dans les caisses de l’état Bolivien, que l'on dénombre encore de nos jours entre 30 à 40 morts par an, et enfin, que le Cerro Rico, pourtant exploité de l'intérieur, s'est tassé de 500 mètres au fil de ses 5 siècles d'exploitation.

De nos jours, les ouvriers travaillent à leur compte, et sont regroupés en coopératives privées. Cela leur permet de réguler eux mêmes leurs horaires, de mettre en commun le matériel, et d'avoir un salaire variable allant parfois jusqu'à 1000 bolivianos par semaine (Le salaire moyen en Bolivie est de 1,500 bolivianos par mois).

Le Cerro Rico.

Nous pénétrons ensuite la montagne gruyère par l'une des nombreuses mines qui la trouent de partout. Nous autres européens, que l'on bassine en permanence avec la sécurité, les normes etc, rien ne nous aura préparé aux conditions de travail de ces mineurs.

Après 1 minute de marche, nous arrivons au sanctuaire dédié au Tio (l’Oncle) qui est le Dieu de la mine. De sa liaison fertile avec Pachamama, la déesse de la terre, découle le minerai présent dans la mine. A l'entrée de la mine, chacun doit abandonner sa religion, et croire au Tio. En effet, celui-ci est responsable de tout ce qui se passe dans la mine, de bon ou de mauvais. Tout mauvais esprit est complètement proscrit de la mine, pour ne pas s’attirer les foudres du Tio.

La visite commence donc par un petit rituel d’offrande à ce Dieu étrange. Nous lui offrons de l’alcool à 96 degrés, des feuilles de coca, et même une cigarette. Si celle-ci se consume alors le Tio nous autorise l’accès aux entrailles de son royaume. Marco à l’air d’y croire dur comme fer, et se confond en courbettes. Coup de bol, la cigarette se consume! Le Tio nous accorde donc accès à son territoire 😀

Le Tio. 

Nous nous enfonçons donc un peu plus dans cette mine sordide, ou aucune galerie ne semble être solide.

Les galeries sont ponctuées de puits profonds parfois de 80m permettant la circulation de l'air entre les  étages de la mine. 
Souvent nous croisons des pans de murs ou de plafond à deux doigts de céder à la pression. 
Certains accès sont très étroits. 

Nous restons environ 3 heures sous terre. L'air est sec et frais, les souterrains sont étroits et donnent l'impression de vouloir s'écrouler à tout moment. Il est parfois difficile de respirer. Nous comprenons sans mal ce que ce doit être de passer 8 à 12 heures sous terre, à travailler sans relâche. A un moment, Marco nous fait éteindre toutes nos lumières, afin d'apprécier l'obscurité la plus complète qui soit. Le silence est total. Il est juste interrompu par quelques bruits d'explosion de dynamite un plus bas dans la mine. Nous comptons 12 coups, et espérons qu'il n'y a pas eu d'accidents. Il nous raconte que parfois, les lampes des ouvriers tombent en rade et que ceux-ci sont forcés de rester 1 voire 2 jours seuls dans la mine, immobiles, à attendre qu'un groupe de mineurs passe par là. Ce travail est horrible, et nous fait pleinement nous rendre compte de la chance que nous avons.

Nous croisons un groupe de 3 ouvriers qui poussent péniblement un charriot rempli de 2 tonnes de minerais, sur des rails incertains. Malgré l'intensité de leur labeur, ceux-ci ne se plaignent jamais, pour ne pas déplaire au Tio. Nous leur offrons 2L de sodas et un sachet de feuilles de coca. On discute un peu. Lorsque l'un de nous demande comment se passe le travail, l'un deux nous répond: "C'est Triste". Puis il nous explique un peu son travail, et nous annonce qu'un collègue est mort 2 jours avant en tombant dans un puit. La peine se lit dans ses yeux, et la tristesse envahit le couloir dans lequel nous nous tenons. En signe de respect, Marco sort une petite fiole d'alcool pur à 96%. Après avoir versé une goute au sol pour le camarade tombé, puis une autre pour la déesse de la Terre (Pachamama), chacun à son tour prend une petite gorgée. Nous voyons bien que les mineurs sont reconnaissants de ce petit geste. A ce moment, un autre mineur arrive et nous prévient calmement "On se barre les gars, il y a de la dynamite qui va exploser". Notre petite troupe repart donc un peu plus vite qu'elle n'était arrivée, malgré les incantations rassurantes de Marco: "Tranquilo amigos, tranquilo".

Marco nous explique alors que les mineurs sont très respectés à Potosi. En effet, il n'est pas une famille qui n'a pas eu au moins un ancêtre mort dans cette mine.

Nombreux sont les touristes qui refusent d'aller visiter les mines pour ne pas encourager ce que certains appellent le "tourisme de la misère". Pour notre part, nous voulions vraiment nous rendre compte de ce qu'est le travail, le vrai. Celui qui tue à petit feu. Et puis nous avions lu que ces excursions de touristes permettent vraiment d'améliorer un peu les conditions de travail, notamment grâce aux petits cadeaux que nous leur offrons. Ce n'est vraiment pas grand chose, mais cela fait plaisir.

Nous ressortons tous de la mine, sales, et un peu tristes d'avoir été les témoins de ce genre de travail. Un travail d'une intensité exceptionnelle. Quand on voit cela, on se demande pourquoi les grèves et les syndicats sont encore tolérés en Europe..

La sortie de la mine.
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Publié le 19 novembre 2016

Nous voici enfin dans le sud Lipez, le sud ouest de la Bolivie, et son légendaire salar. Le salar d'Uyuni. Le plus grand et plus haut désert de sel de la planète. 12km2 de sel, des illusions d'optique de folie. Des lagunes incroyables. Une succession sans fin de paysages magnifiques. Et un point de passage obligé de la légendaire course "Paris Dakar". (Qui étrangement à gardé son nom, bien qu'elle ne se déroule plus en Afrique.)

Nous trouvons après quelques négociations entre les agences de tourisme, un tour de 3 jours dans le Salar et le sud Lipez, à un prix imbattable.

Le tour démarre le matin du premier jour, à 11heures. Nous sommes chanceux car nous ne sommes que 5 au lieu de 6 dans le 4x4. On est au large 😀 Nous commençons par le cimetières de trains de la ville d'Uyuni. Cet endroit est vraiment mythique, et chargé d'histoire. Il y à beaucoup de touristes sur place, mais nous arrivons à nous trouver un endroit avec une petite locomotive un peu plus tranquille.

Le légendaire cimetière de train d'Uyuni. 

Ensuite, nous ré embarquons dans le 4x4 en direction du salar que nous atteignons après 40 minutes de route. Notre guide nous arrête à l'entrée du salar, et nous pouvons observer de minuscules petits geysers. Ce ne sont pas des geysers à proprement parler, mais de l'eau qui ressort de sous terre. Nous arrivons ensuite à la statue de sel du Paris Dakar. C'est impressionnant de voir ces blocs de sels aussi solides que du granit. Puis, nous nous rendons à l'Hostal de Sal, un hotel complètement construit en sel, qui n'est maintenant plus en service depuis que le Salar est tombé sous la coupe de l'UNESCO.

Nous passons prés d'une heure dans le salar à prendre des photos et à jouer avec les illusions d'optique crées par le sel blanc et le soleil.

Impressionnant salar. 

Nous continuons à rouler dans le salar à apprécier le paysage, et le sel à perte de vue.

Enfin, nous arrivons à la Isla del Pescado. Une île remplie de cactus au beau milieu de cette mer de sel. Nous y restons une heure, et sirotons une bonne bière, en l'honneur d’Adélaïde qui fête ses 24 ans en ce jour mémorable 😀

Finalement, nous arrivons au crépuscule à l’hôtel, ici aussi tout en sel, qui est situé sur les rives du salar.

Nous profitons d'un thé bien chaud et de biscuits en attendant que le diner soit servi. Après le repas, nous discutons un peu, puis allons nous coucher pour être en forme pour le lendemain.

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Après un réveil assez matinal, nous rejoignons le reste de l'équipe dans le réfectoire de l’hôtel afin de profiter d'un copieux petit déjeuner. Nous embarquons ensuite dans le 4x4, et nous reprenons la route là ou l'avions laissé la veille. Après une vingtaine de minutes, nous arrivons dans un petit village perdu, quasi abandonné, dont le nom nous échappe aujourd'hui.

Petit village fantôme. 

Nous reprenons ensuite la route. Nous nous arrêtons de temps à autre pour prendre des photos des paysages qui se succèdent.

Les paysages sont vraiment exceptionnels. C'est endroit est unique au monde, et mérite largement sa réputation d'être l'un des plus beaux endroits de la planètes.

Chaque 20 minutes de 4x4 nous fait arriver dans des endroits différents. La diversité des paysages que nous rencontrons ici est phénoménale.

L'un des plus beaux paysages que nous ayons vu sur le continent: la Lagune rouge. Ce lac salé présente une couleur rouge/bordeaux qui s'explique par la présence de certains minéraux en raison de la proximité avec les volcans. Il fait très froid en raison de l'altitude et du vent omniprésent à cet endroit, mais qu'est ce que c'est beau!

La lagune rouge.  

La journée continue, et nous nous arrêtons souvent pour contempler d'autres lagunes, des champs de roches volcaniques ou bien encore des volcans.

Finalement, la journée s'achève vers 17h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel. Nous dormons tous dans un dortoir, ce qui n'est pas plus mal car l’hôtel est absolument gelé.

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Publié le 19 novembre 2016

Le dernier jour, nous nous levons à 4 heures du matin. Il fait très froid dans l’hôtel, et nous nous réchauffons avec un thé bien chaud et des pancakes. A 4H30, nous chargeons le 4x4 et levons le camp pour aller voir le soleil se lever sur les geysers, situés à 1hrs de route. Dans la voiture, tout le monde écrase et tente de finir sa nuit. Nous arrivons aux geysers un peu avant 6Hrs. Le soleil commence à pointer le bout de son nez. Le premier geyser que nous voyons est artificiel, et nous ne nous y attardons pas très longtemps. Un peu plus loin, nous arrivons à hauteur des geysers naturels. C’est vraiment beau, mais la température dehors est extrêmement froide. Personne ne semble savoir quelle est la température réelle, mais nous nous accordons tous pour dire qu’il fait dans les -10 degrés C. Autant dire que malgré la beauté du site, et du lever de soleil se levant sur les geysers, nous ne restons pas 2 heures dehors. C’est dommage car c’est la première fois que nous assistons à un tel spectacle.


Les geysers.

Finalement nous repartons, les membres un peu gelés. Nous avons 1 heure de route jusqu’aux bains thermaux. Le site est situé en bordure d’une lagune peuplée de vie animale en tout genre. En raison du prix d’entrée, mais surtout aussi par manque de courage, nous ne nous y baignons pas. En effet, l’eau est sans doute ultra agréable (30 degrés environ), mais se déshabiller, et surtout, se sécher et se ré habiller dans ce froid de gueux ne nous tente vraiment pas. D’ailleurs nous ne serons pas les seuls, car aucun des autres membres de notre groupe ne tentera cette expérience.

Les bains thermaux.

Le dernier stop de la journée, avant que ceux qui ont choisis de poursuivre la route au Chili ne se séparent de ceux qui ont décidés de rentrer à Uyuni, est la Lagune Verde. C’est un des plus beaux sites que nous ayons vu sur le continent (le classement commence à être vraiment difficile à établir) Un lac immense aux eaux turquoises, perché à plus de 4000m d’altitude, au pied d’un volcan. La vue est à couper le souffle, malgré le vent glacial incessant qui souffle à ce niveau et qui n’entame en rien notre joie d’être ici.

Finalement, nous reprenons la route d’Uyuni. Un trajet quasi direct (nous ne nous arrêterons que pour manger dans un petit village) ou s’enchaineront une multitude de paysages différents. Canyons, volcans, lacs aux milles couleurs, plaines immenses,… Nous n’aurons rien épargnés à nos yeux lors de ces 3 jours.

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Publié le 19 novembre 2016

Nous arrivons à Tupiza vers 3 heures du matin. Nous luttons contre le sommeil et regardons un film dans le terminal de bus, puis nous partons en quête d’un hostal vers 5hr ou 6hr du matin. Nous finissons par en trouver un. Le personnel est vraiment charmant, l’hostal est propre, et la chambre pas très chère comparée aux autres hostals de la ville. Nous terminons notre nuit. L’après-midi, nous flânons dans cette minuscule ville. Nous sommes les seuls touristes du bled, lequel est situé dans une jolie vallée qu’encerclent deux chaines de montagnes.

Tupiza, une ville très tranquille. 

Le lendemain, nous décidons d’aller visiter les environs à cheval. La gérante de l’hôtel nous redirige vers l’activité de son frangin. Celui-ci se montre aussi cordial que sa sœur. Nous partons pour 3 heures de cheval. Adélaïde appréhende un peu au début car sa dernière expérience sur un canasson lui avait valu de finir par terre, Assez rapidement celle-ci se sent très à l’aise sur sa monture. D’autant plus que n’étant pas des cavaliers accomplis, ils nous ont filé des chevaux assez dociles. Celui de FX tente de faire le malin au début, pour le tester probablement, mais un petit coup sec d’éperons le remet rapidement dans le droit chemin.

On se croirait vraiment dans un western. Nous marchons au pas, lentement, profitant de chaque instant de cette ballade. Nous arrivons à la Puerta del Diablo une sorte de pan de mur vertical érigé au milieu d’une plaine. Notre guide nous explique qu’il s’agit d’une strate qui a remonté verticalement après s’être confronté à une autre strate. Ce type de phénomène n’est pas rare ici sur la Cordillère des Andes, mais impossible de s’en lasser.

La puerta del Diablo.

Un peu plus loin, nous arrivons dans la Valle de los Machos, puis enfin au Canon del Inca. Celui-ci est impressionnant. Malheureusement pour nous, l’accès en est bloqué par un troupeau de chèvres. De toute façon, les chevaux ne vont pas plus loin en raison du terrain escarpé. Normalement les cavaliers descendent de leur monture à ce niveau là et vont marcher dans le canon pendant 20 minutes, mais les chèvres nous en empêchent un peu. Il faut dire que notre guide n’est pas très loquace, et ne nous explique pas vraiment quoi faire. Nous profitons tout de même de ce temps de pause pour nous étirer, prendre des photos, et discuter avec 2 cavaliers venus s’arrêter à notre hauteur. La femme est canadienne, et son compagnon de route semble être du continent. En tout cas il parle parfaitement anglais donc nous pouvons avoir une vraie discussion.

Le canyon del Inca. 

Finalement, nous nous redirigeons vers la ville. Nous avons un bus de nuit pour Tarija, ville la plus au sud que nous visiterons en Bolivie.

Nous récupérons donc nos affaires, allons casser une graine puis nous dirigeons vers le terminal. Nous commençons à être habitués aux voyages de nuit, mais la qualité des bus n’est vraiment pas excellente dans ces villes peu touristiques. Il y fait froid ou chaud, la télé crache un son très fort et de mauvaise qualité, et bien souvent les sièges ne s’inclinent pas jusqu’au bout. Nous n’avons pas le choix de toute façon, il n’y a qu’une compagnie qui dessert Tarija.

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Publié le 1er décembre 2016

Une fois n’est pas coutume, nous arrivons vers 5hrs du matin au terminal de Bus de Tarija. Fidèles à nos habitudes, nous nous installons dans un coin du terminal et regardons un film en attendant que la ville se réveille un peu. Vers 6h30, nous faisons le tour des hôtels du terminal, et finissons par en trouver un qui n’est pas hors de prix. L’hôtel est absolument crasseux, mais nous ne nous posons pas trop de questions, et dormons à poings fermés jusqu’à 11hrs. Nous partons donc ensuite à pied vers le centre de la ville.

Étant à moindre altitude que Uyuni, Potosi ou encore Tupiza, Tarija bénéficie d’un climat très agréable, et nos tongues et shorts refont enfin surface. Nous marchons donc jusqu’au centre, et nous arrêtons en cours de route pour un petit repas bien mérité. Nous commandons une jarre de limonade, et sortons les cartes, le temps que nos commandent arrivent.

L’après-midi, nous nous baladons dans le centre ville, essayons (sans succès) de trouver un hôtel un peu moins répugnant, mangeons quelques parts de gâteau à la crème au marché, et nous nous renseignons pour les tours des vignobles. En effet, le sud de la Bolivie (en particulier Tarija) est très réputé pour ses vignobles.

Le soir, nous mangeons un plateau de viande pas très loin du terminal. Nous goutons toutes sortes de viandes, comme du cœur, des tripes, du foie, et d’autres parties dont nous avons oublié le nom. La viande n’était pas excellente, mais nous sortons tout de même contents de cette expérience (surtout FX).

Le lendemain, nous partons faire le tour des vignobles. Nous commençons par la visite du chai Kohlberg. La guide nous explique les techniques de vinification, très similaires à celles pratiquées en France, avec des cuves en Inox, des barils de chênes pour les vins les plus prestigieux etc... Pour l’anecdote, elle nous explique ensuite l’histoire de la maison Kohlberg. C’est un prêtre, en mission en Bolivie, qui commença à faire son propre vin pour la messe et qui décida par la suite d’en faire profiter les gens de sa région. C’est ainsi qu’est née la maison Kohlberg.

Nous assistons à la mise en bouteille, entièrement automatisée, mais ne pouvons prendre de photo afin de protéger le secret industriel de leur processus.

Sur la route, nous nous arrêtons sur un pont avec une vue incroyable. 

Ensuite, nous partons déguster plusieurs des vins Kohlberg dans la résidence familiale des Kohlberg (seulement habitée de la famille, pour certaines occasions et vacances) Nous dégustons avec le vin du jambon sec, des biscuits, et du fromage. Le moment est divin !

Le domaine Kohlberg. 

Nous repartons pour une seconde dégustation, d’eau de vie et de vin sucré cette fois-ci, dans une sorte de cave à vin.

Enfin, nous avons le droit à une 3ème dégustation. Cette fois-ci, il s’agit de vins produits artisanalement par une coopérative vinicole du coin. Nous pouvons y voir les méthodes qu'utilisent les vignerons pour fabriquer leur vins. Malheureusement les services de l'hygiène commencent de plus en plus à leur mettre des battons dans les roues, et ce genre de petite production locale est en déclin. Le site est beau, et nous goutons toutes sortes de vins, dont des vins très sucrés (ayant une forte ressemblance avec le porto).

En France nous ne sommes pas éduqués aux vins étrangers, comme cela peut être le cas ailleurs, et de fait, nous préférons habituellement les vins de nos régions. Cela n’a pas loupé : rien ne vaut un bon bordeaux, même si l’expérience de ces vins boliviens était intéressante. Nous achetons une bouteille à la fin de la visite, que nous dégusterons dans un restaurant un soir. (Ici les restaurateurs sont un peu plus relax qu’en occident avec cette pratique de consommer ses propres boissons dans leur restaurant)

Le lendemain nous partons pour Oruro, dernière étape avant le CHILI !!!

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Publié le 1er décembre 2016

Nous arrivons vers 8 heures du matin cette fois-ci, et pouvons donc directement chercher un hostal. Ne comptant pas rester des lustres à Oruro, nous ne nous embêtons pas à chercher un hôtel dans le centre. Nous restons donc à proximité du terminal. Une fois de plus, l’hôtel est un peu sale (FX passera d’ailleurs lui-même la serpillère en arrivant^^) mais à un prix très convenable, et à 100 mètres du terminal. Nous partons directement dans le centre afin de nous renseigner sur les choses à voir dans la région. Nous tombons sur une agence mais rien ne nous tente vraiment. C’est donc décidé, nous partons dés que possible pour Iquique, au Chili. Nous prenons un bus pour le lendemain soir à 22heures (nous avons déjà réglé la nuit à l’hôtel pour la nuit à venir). En attendant, nous nous baladons toute la journée dans la ville.

Oruro est une ville de Bolivie très connue pour son légendaire carnaval (l’équivalent bolivien de Dunkerque). Celui-ci est en février, donc nous arrivons un peu tôt, mais nous avons quand même la chance d’assister à de nombreux défilés.

FX souhaite absolument faire tailler sa barbe qui commence à lui donner des airs de taliban. Nous partons donc en quête d’un coiffeur, que nous trouverons au bout de 2 heures. Le barbier nous explique que les défilés auxquels nous avons pu assister sont des défilés réalisés par les commerçants de la ville. Chaque catégorie de commerçant défile sous une couleur différente.

N’ayant pas une grande expérience des barbes, et des tailles de sabot, FX demande une coupe au sabot 1. (Il demande d’abord taille 2, mais cela lui parait encore trop long) Il est trop tard lorsque le sabot assassin réalise son œuvre, et que FX, lui, réalise sa bêtise. FX se retrouve donc 10 minutes plus tard avec une petite barbe blonde 😀

Le lendemain, nous continuons notre ballade dans la ville. En particulier, nous montons sur la montagne afin d’admirer de plus prés la gigantesque statue de Notre Dame de Guadalupe. Celle-ci impose, par sa taille d’abord, puis par sa beauté ensuite. Les traits son fins, les dimensions respectées. Les centaines (milliers ?) de marches que nous avons grimpées jusque là valent largement le coup !

Finalement, nous redescendons, et allons au marché central de la ville faire quelques courses. Puis nous rentrons au terminal, et après quelques péripéties avec la compagnie de bus (changement de bus à la dernière minute, gros retard, etc…), nous quittons définitivement la Bolivie pour Iquique. Un voyage de la mort, qui durera prés de 24hrs, au lieu des 8hrs initialement annoncées.

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Publié le 1er décembre 2016

Après un voyage infernal qui a duré 23hrs (au lieu des 8 annoncées), nous arrivons de nuit à Iquique, première ville chilienne de notre périple. Déjà nous commençons à ressentir la différence avec la Bolivie. Dans les prix tout d'abord, puis dans l'aspect général de la ville. Celle-ci est beaucoup plus propre, spacieuse et occidentalisée que toutes les villes que nous avons visité en Bolivie. En sortant du bus, nous grillons une cigarette. Un petit chiot vient se coller à nous et s'installe auprès des sacs. Adélaïde pense immédiatement à l'adoption. FX plus pragmatique s'y oppose instantanément. Le chanceux aura quand même droit à quelques caresses, mais après 15minutes nous devons reprendre nos sacs pour aller à l'hôtel. Le petit chiot nous suivra jusqu'à l’hôtel malgré nos nombreuses tentatives pour nous en dépêtre. Celui-ci est bon marché pour une ville chilienne, mais à ce prix nous aurions eu un 4 étoiles en Bolivie..

Le lendemain, nous déposons nos sacs à la consignes de l'hôtel et partons explorer la ville que l'on surnomme la "Miami des Andes" en raison de son littoral couvert de gratte-ciels. Lorsque nous arrivons sur le front de mer, nous avons la surprise de pouvoir observer de grand oiseaux ressemblants à des vautours. Étonnant pour nous qui sommes habitués aux mouettes!

Iquique: ne ville qui nous fait penser à l'Espagne. 

Nous aimerions profiter d'être prés de la mer pour nous faire un moules-frittes, mais il semblerait que ce ne soit pas dans la culture chilienne. Au lieu de cela, nous atterrissons dans un restaurant qui propose des burgers. Pas très original, mais très économique.

Après avoir marché toute la journée le long de la côte, nous rentrons finalement à l'hôtel récupérer nos affaires, puis nous embarquons dans un bus (de luxe selon nos critères boliviens^^) en direction de San Pedro de Atacama et son légendaire désert.

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Nous arrivons un beau matin à San Pedro de Atacama, la Mecque touristique du nord du chili. La région est mondialement connue pour le Stargazing. En effet, c'est l'endroit de la planète ou les étoiles sont le plus facilement observables en raison de l'altitude, de l’atmosphère, et de la pureté du ciel. On trouve ici les plus grands, et la plus grande concentration de télescopes au monde. San Pedro est également reconnue pour les randonnées dans le désert d'Atacama, le plus aride de la planète: taux d'humidité 3 fois inférieur au Sahara. Les tests de pluviométrie indiquent que certains endroits du désert n'ont jamais connu de pluie!

Nous nous mettons en quête d'un hostal pas trop cher, mais la notion "pas trop chère" n'existe pas ici. Véritable oasis perdue aux confins du désert, San Pedro vit du tourisme, et tout y est importé, ce qui explique le niveau des prix.

La ville ne compte que 3 distributeurs de billets, et ceux-ci ont la réputation d'être capricieux avec les cartes étrangères. La nôtre en particulier ne marche pas très bien, et semble être plafonnée. En prime, nous découvrons qu'au chili, les retraits par cartes étrangères sont soumis à une taxe de 5%. Nous parvenons tant bien que mal à retirer quelques billets, ce qui nous permettra de payer nos excursions et l’hôtel, mais nous devons nous rationner sur la nourriture. Ce sera pâtes-sauce tomate pendant 3 jours 😀

Heureusement, nous avions acheté 2 boites de thon en Bolivie "au cas ou", ce qui permettra d'améliorer sensiblement nos repas.

Le lendemain de notre arrivée, nous louons des vélos et partons pédaler en direction de la vallée de la lune. Un site incroyable, aux abords du désert. Une randonnée de 30kms dans le désert. Les vélos ne sont pas de dernière génération, et nous le sentons passer sur ces routes/sentiers tape-culs.

Le paysage est vraiment lunaire, et nous nous émerveillons de ces reliefs qui doivent faire le bonheur des géologues. On se rend vraiment compte des batailles que se sont livrées (et continuent de se livrer) les plaques tectoniques au fils du temps.

Après 1 heure à pédaler en plein cagnard, nous arrivons dans une grotte de sel. Malheureusement nous ne sommes pas les seuls sur le site, car de nombreux cars de touristes nous ont doublés sur la route. Nous avançons donc à la file indienne dans cet impressionnant canyon de sel et de roche. A un moment, l'obscurité devient totale et nous devons nous équiper de nos lampes frontales.

La grotte de sel. 

En sortant de la grotte, nous crapahutons un peu et prenons de la hauteur. On peut alors admirer les vestiges laissés par le temps.

Nous finissons par redescendre et retournons à nos vélos. Une énorme montée nous attend. 1/2kms de montée pure, sur un sol sableux, caillouteux et sous un soleil de plomb. Nous faisons quelques pauses de temps à autre afin de nous retourner et de contempler cette étendue sauvage de sable, de sel et de roches.

1L d'huile de coude (de genoux? 😉 ) plus tard, nous arrivons sur le deuxième site. Ici aussi, les cars de touristes sont abondants. Nous montons un peu et arrivons sur un paysage à couper le souffle: une dune géante perdue aux creux des montagnes. Nous nous baladons sur un sentier de crête et admirons ce paysage. Le soleil qui tombe nous offre de très belles couleurs.

L'arrête et sa vue féerique, puis le chemin du retour.  

Finalement, nous devons reprendre le chemin du retour. Cette fois-ci, nous sommes plutôt dans le sens de la descente, et nous apprécions de pouvoir dévaler sans effort ces chemins sur lesquels nous avons tant galéré à l'aller. Le soleil finit sa course dans le ciel, et nous arrivons de nuit à l'hôtel, juste à temps pour pouvoir observer la lune géante du siècle. La dernière lune géante s'est produite en 1948, et nous sommes ravis d'être dans le désert d'Atacama pour en profiter! On nous explique que cette lune géante ne se produit que lorsque la trajectoire de la lune croise celle de la terre au plus proche, soit une fois tous les 100 ans environ.

La lune géante.