Carnet de voyage

Frogisgone

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Bienvenue à tous sur ce nouveau blog, c'est dorénavant ici que vous pourrez me suivre une fois que j'aurai rattraper mon retard ! A bientôt, Frogisgone.
14 septembre 2017 au 31 juillet 2018
321 jours
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Publié le 11 décembre 2017

4 septembre 2017

Bonjour à toi et à vous !

J'ai décidé de créer ce blog dans le but de partager mes aventures à ceux qui veulent les suivre ! Alors toi (ou vous) que je considère comme un ami, collègue, ou membre de ma famille (ou autres), et qui souhaite savoir si je suis vivant et si oui, où je suis, que fais-je etc., n'hésite pas à prendre des nouvelles sur ce blog, car c'est maintenant ici que je donnerai mes principaux signes de vie et de kiffe tout au long de cette année qui m'attend.

Ce blog aura donc comme utilité première de vous faire partager mes découvertes, mes états d'humeur sûrement aussi quelques fois et bien d'autres choses. Cependant, si la perspective de devoir lire mes états d'âme ou mes palabres pas toujours passionnantes ne t'enchante pas, il te sera donné la possibilité d'accéder directement aux photographies que je pourrai prendre et qui jalonneront mes parcours de vie pendant presque 365 jours. Par conséquent, que tu sois adepte des uniques photographies ou bien non adepte de lectures, tu pourras trouver ton bonheur en cliquant sur la rubrique "photographies garanties sans texte" qui se trouve en en-tête de cette page.


Mais si encore plus fainéant tu es et que depuis les toilettes tu veux pouvoir m'observer,

Tu pourras ton bonheur trouver, sur mon compte Instagram spécialement pour l'occasion créé

Et comme l'excès d'originalité n'est qu'une chimère qu'il faut parfois calmer,

Tu trouveras mon profil en tapant sur ton portable "frogisgone", tu l'auras deviné !


Je te (ou vous) souhaite une belle année, et surtout une bonne navigation sur ce blog, et dis toi (ou "dites vous" toujours hein, je n'oublierai jamais les gens que je dois vouvoyer ;) ) que de là où j'écris mes articles, il me fera toujours du bien de savoir comment la vie se passe pour toi (ou vous), alors n'hésite(z) pas à m'écrire ou à commenter (j'accepte les corrections orthographiques également si nécessaire !).


Bisous à certain(e)s et chaleureux serrages de mains pour les autres !

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9 Septembre 2017

Aussi surprenant que cela puisse paraître pour certain(e)s d'entre vous, mon année de voyages inoubliables a commencé le 14 Juillet 2017 (si d'ailleurs elle pouvait se terminer aux alentours du 14 Juillet 2018 avec une victoire de l'équipe de France, ça pourrait être assez sympa). J'aurai d'ailleurs l'occasion de revenir dans l'article second sur le fait que le nombre 14 m'aura suivi tout cet été et aura jalonné mon départ de bien des belles manières.

Mais avant de parler numérologie, je voudrais vraiment faire une pause dans le blog à peine commencé pour remercier ces personnes qui m'ont permis de passer le plus bel été qui soit, le dernier avant de partir. Il n'en paraît que sept sur cette photo, beaucoup manquent, mais l'explication est simple : sans ces sept là, mon été n'aurait surement pas été possible et s'il avait été réalisé sans eux, il s'en serait surement ressenti une division par sept du plaisir que j'ai pu prendre avec eux.

Je souhaite à tous de pouvoir se targuer d'une telle richesse (car oui, c'est possible de considérer ces mecs là comme une richesse ;) ) qui m'a permis tant de choses mais cet été principalement une : confirmer mon envie de partir mais aussi confirmer une autre envie : celle de revenir !

Et je pense que rien ne pouvait me mettre dans de meilleures conditions à l'aune du départ le plus flippant de ma vie. Car vouloir partir pour quitter un quotidien moyen ou autres raisons et à la portée de tous les esprits, mais se dire qu'on peut partir et qu'on sait déjà qu'en revenant on pourra retrouver des personnes aussi formidables, ce n'est franchement pas donné à tous je pense.

Ils m'ont maintes fois confirmés que la meilleure chose pour moi à l'heure actuelle était bien de partir, vivre ma vie et mes envies, mais pas seulement. Par leur présence et les moments que j'ai passé avec eux, d'autres choses se sont imposées à moi et parmi celles-ci, la meilleure que je pouvais vivre : l'envie de revenir et de revivre des moments identiques avec eux.

Pour cela je les remercie et leur garantie que chacun d'entre eux, à sa manière, pourra se venter d'avoir un peu voyager avec moi, car il m'accompagneront partout où j'irai !

Encore une fois je précise que ces sept là ont la primauté, mais je n'oublie pas les dizaines d'autres qui ont plus ou moins marqué mon été, un été particulièrement important pour moi. Et j'en profite aussi pour étendre ces remerciements aux autres personnes qui m'ont accompagnées tout au long de cette année scolaire, ceux là aussi voyageront toujours près de moi, soyez en sûrs à Clément Marot !


Merci à tous et toutes et à bienTOOOH !

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12 Septembre 2017

Tout aura donc été une question de 14 !

Tout d'abord, une photo à 14 pour se dire au revoir. merci à tous ceux qui apparaissent sur cette image, ils m'ont offert une dernière soirée grandiose !

Ensuite, les dates : Le 14 juillet je partais pour commencer un de mes plus beaux étés avec les huit que je vous ai déjà présenté à l'article précédent. Après quelques réglages nécessaires à la préparation du voyage, je repartais au même endroit avec un casting amoindri, mais pour presque 15 jours de bonheur à tous les niveaux.

Après les deux premiers 14 de l'été, il va pour moi être temps d'affronter le troisième et dernier, le 14 septembre, la date de mon départ. Date à partir de laquelle vous aurez donc droit à de vrais articles avec de vrais photos, pour le coup particulièrement exotiques ! Alors patience, on y est presque !

Me voilà donc prêt à partir avec l'envie de répondre à la question que pose cette article, maintenant que j'ai Descartes en mains : "J'y pense donc j'y suis?". Ou en d'autres termes : Penser à mon voyage m'aura-t-il fait voyager autant que le voyage lui-même?

Nous verrons cela, en attendant je vous dis à bientôt, mais cette fois-ci hors de France !


Ah oui ps : J'en vois déjà qui comptent. Mais pas d'excitation inutile, nous ne sommes pas 14 sur la photo mais bien 16 ;), merci à vous 16 !

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Publié le 11 décembre 2017

15 Septembre 2017

Après 7h d'avion depuis Paris me voilà arrivé dans la ville des extravagances, c'est ça?

Pour moi ç'aura plutôt été la ville de l'extra-latence, car après l'euphorie des 15-20 premières minutes après l'atterrissage et quelques demandes de renseignement (il a d'ailleurs même fallu que moi, l'homme le plus perdu de la terre à ce moment là, j'aide un autre gars qui avait l'air aussi perdu. Il n'aura cependant pas fallu longtemps pour que je me rende compte, à l'observer, que ce n'était pas moi l'homme le plus perdu de la terre mais bien lui : à la recherche de la porte "C15", je l'ai vu observer 45 secondes un panneau assez grand pour que je le vois sans lunettes, panneaux où il était écrit assez distinctement "Gate C1->C50", suite à quoi je l'ai vu se rediriger vers quelqu'un pour de l'aide)

Parenthèse refermée et moi arrivé au "gate 23" je dois de nouveau attendre pendant 2h30 ma correspondance pour Pékin.

Malheureusement, à défaut de pouvoir espérer admirer la grandeur de Dubai à travers les vitres de l'aéroport, je ne vois que Du-by night, et je n'entrevois donc rien de la grandeur de Dubai.

Mis à part quand je m'aperçois bien 1h30 après l'avoir acheté que ma bouteille d'eau d'un litre m'a coûté presque 3 euros.

Quitte à admirer une grandeur, j'aurais préféré que c'en soit une autre que celle du prix de ma bouteille d'eau.

Bref j’attends patiemment

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Publié le 11 décembre 2017


16 Septembre 2017

Après un périple harassant de presque 20h, j'arrive à mon auberge de jeunesse très proche de la place Tiananmen et de la cité interdite, deux endroits qui sont prévus dans la liste de ceux qu'il faut visiter. Avant de continuer je précise qu'en langage pékinois, proche signifie "inférieur à 100 000km", ou "inférieur à 45 minutes de marche"

Je rencontre dans ma chambre une irlandaise très sympa qui malheureusement allait repartir dans la nuit qui suivait.

Cependant, nous avons eu le temps d'apprendre un minimum à se connaître et par la même occasion elle m'a appris à connaître les choses importantes à l'arrivée dans Pékin.

Première chose et non des moindres, elle a confirmé ce que le dirigeant de l'hôtel m'avait fait lire sur un des murs de l'auberge de jeunesse : une histoire qui raconte que certains chinois (et certaines chinoises) entrent facilement en contact avec les jeunes étrangers qui sont seuls ou à deux, discutent avec eux, se montrent particulièrement agréables et hospitaliers (allant même jusqu'à parler la langue des visiteurs) avant de leur proposer d'aller boire un thé ou un verre. Ce que mentionnait le mur de l'auberge et que Rebecca (l'irlandaise s'appelle Rebecca) m'a confirmé, c'est qu'il ne faut jamais accepté ce genre de proposition car elles peuvent vous mener à des endroits bien étranges ou vous seriez obligés de payer 2 à 3 000 euros pour qu'on vous laisse tranquille. Première réaction : "Cimer", deuxième réaction : "ça doit quand même être rare et faut être un peu con". Et la troisième réaction arrive au moment où j'écris, presque 24h après les avertissements : "merde, ça m'est arrivé deux fois aujourd'hui !"

Alors quand je dis ça m'est arrivé deux fois n'allez pas imaginer que j'ai déjà dépensé 6 000 euros pour être libre. Mais j'ai été abordé à deux reprises par ce genre de personnes, une première fois seul et une deuxième fois avec Daniel, un israélien que Rebecca m'a présenté et avec qui j'ai passé ma première journée de visite.

Deuxième chose, et non des moindres (il n'y a aucune moindre en fait) : Rebecca m'annonce de ne pas être choqué mais il est possible que les chinois me regardent insistament mais que c'est normal il s'agira simplement de s'y habituer. Première réaction : "Cimer", deuxième réaction : "ça doit être rare et puis faut être un peu con pour fixer les gens comme ça". Et enfin troisième réaction qui arrive aujourd'hui : "Putain, ça m'est arrivé à peu près 3500 fois, elle avait raison". Encore que la chance que je peux avoir est de ne pas être une fille, car j'avais moi-même remarqué la veille que les chinois était particulièrement attiré du regard vers elle, à tel point que j'aurais pu me demander si Rebecca n'était pas une star de je ne sais quoi en Chine. Mais non, elle est juste occidentale et en plus c'est une fille, combo gagnant pour décrocher des mâchoires chinoises et des regards pas toujours de bon goût.

Pour ma part ça ressemblait plus à de la curiosité qu'à autre chose donc tout va bien, mais je n'imagine pas comment ça doit se passer pour une célébrité occidentale en voyage en Chine ! Franchement étonnant !

Enfin, last but not least (again), on discute sur un point de la Chine, ou plutôt des chinois, qui nous a étonné et un peu écœuré il faut le dire et vous allez vite comprendre le titre de cet article après avoir lu ce que j'ai vécu à l'aéroport.Après être descendu de mon avion, je suis allé reposer ma vessie qui avait déjà bien tenu aux toilettes de l'aéroport. À peine entré dans les toilettes, j'entends un raclement de gorge qui avoisinait à peu près les 140 décibels. S'en suit un énorme bruit de crachât qui émane de l'un des WC. Pas de problème je me dis qu'un des gars dit être malade, et même si ça m'a bien écœuré je passe à autre chose. Dans les 2 minutes qui suivent, un autre chinois entre dans les toilettes, remonte à peu près tout ce qu'il avait dans le nez, pour le racler et le cracher dans la poubelle. Première réaction : "Cimer". Deuxième réaction : "ça doit être rare de faire ça car faut quand même être un peu crade"

Et troisième réaction qui s'est vérifiée depuis que je suis là : les chinois (et les chinoises hein) crachent très souvent, partout, et de manière très explicite, on dirait un concours. À tel point qu'il y vont tellement fort que je me demande comment il n'ont pas encore aspiré leur cerveau ou fait remonter leur estomac. Cependant, passé l'écoeurance du truc, il est possible de leur accorder un certain crédit, crédit qui trouve son origine dans la qualité de l'air. Pour avoir respirer pendant 48h l'air de Pékin, je n'ose pas imaginer comment doivent se sentir ceux qui le respire depuis des années. Pour ma part, j'avais l'impression qu'à chaque inspiration, je prenais l'équivalent d'une cartouche de cigarette directement dans les poumons et la gorge. Je vous laisse imaginer la sensation qui suit après la journée et le bonheur que peut représenter le brossage de dent, langue, palet, gorge, poumon et tout ce qui peut être brossé !Bref, à part ça, le fait que les chinois aiment exhiber leurs centres en remontant leur t shirt et se baladent comme ça dans la rue et que la musique qui est dans la rue de ma fenêtre commence à me rendre fou (imaginez une mélodie de 15 notes qui se répète sans interruption entre 16h et 4h du matin), tout va bien et je suis content d'être là!

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Publié le 13 décembre 2017

17 Septembre 2017

En ce premier réveil à Pékin, je suis réveillé très tôt, sans réussir à me rendormir, aux alentours de 5h.

Je repense à ce que j'ai pu lire sur la ville et les endroits à visiter. Je me rappelle qu'un événement "à ne pas rater" quand on visite Pékin a lieu dans peu de temps, à savoir la levée du drapeau sur la place Tiananmen. Les chinois se rassemblent et le protocole militaire est respecté chaque jour sur la place où s'élève le matin à l'aube aux environs de 6h à cette période de l'année, le drapeau national de la Chine, qui est descendu suivant le même protocole le soir au crépuscule, aux envions de 18h30 à cette période de l'année.

Je décide donc de me lever et part à la place Tiananmen que je découvre pour la première fois. J'arrive avec quelques minutes de retards, jour déjà levé, drapeau déjà levé, militaires partis, espoirs de voir le drapeau se lever partis.

Par contre les gens eux sont bien là. Et ce n'est pas seulement le jet lag qui m'amène à penser qu'il n'est pas l'heure que je vois sur mon téléphone, mais bien cette masse de gens, déjà tous en train de prendre des tas de photos à tous les coins de la place Tiananmen. Vraiment incroyable encore une fois. J'aperçois au loin la fameuse façade de la cité interdite ornée de la tête de Mao Zedong, apparemment un mec connu dans ce pays ! La taille de son ma-o-solée me confirmera que oui apparemment il est vraiment connu ce gars !

Ce que j'avais pu entrapercevoir des regards chinois curieux se confirme, on m'observe quand même pas mal, pour ne pas dire beaucoup. Après un rapide repas et une sieste (2 bananes à l'arrière goût de pot d'échappement et un peu d'eau en bouteille évidemment !), je rejoins Daniel, un israélien avec qui je passe la journée. Pour en revenir au repas, j'avoue que je sillonne les rues mais je ne sais vraiment pas où ni quoi manger. J'aperçois des gens déjà dans les restaurants mangeant des dumpings (raviolis chinois) ou autres repas salés alors qu'il n'est que 8h30... Je tente ma chance dans un supermarché mais je ne trouve que de la viande emballée dans du plastique, rien qui s'approche de près ou de loin de ma vision du petit déjeuner (ma vision s'approche certes de celle d'un enfant de 8 ans, mais j'irais jusqu'à dire qu'une bonne partie des adultes occidentaux seraient autant perdus que je le suis, on se rassure comme on peut, dans une ville où tous les 2m50, l'odeur change, et franchement pas toujours en bien je vous laisse imaginer).

Bref, me voici en tout début d'après midi avec Daniel. Nous retournons à la place Tiananmen et on se rend compte de la grandeur de la place (440000m2) quand on se dit qu'entre le moment où on aperçoit Mao et le moment où on le rejoint il se passe bien 20 minutes, 20 minutes consacrées à traverser la place sans s'arrêter plus que ça.

Nous voilà sous le menton de Mao pour pénétrer dans la cité interdite. Bel endroit, incroyablement grand mais monotone. Pour faire passer le temps qui s'écoule de plus en plus lentement face aux bâtiments qui se multiplient et se ressemblent vraiment tous, nous rompons la monotonie en s'apprenant quelques mots dans nos langues respectives. Arrivés à la fin de la cité interdite, un parc sur lequel siège un bâtiment surplombant tout Pékin nous appelle du pied. Nous ne résisterons pas longtemps à l'appel quand nous apprendrons que l'entrée de ce parc n'est que de 2 yuan (0,25euros) contre les 35 de la cité interdite, qui ne nous a révélé que des bâtiments similaires mis les uns derrière les autres et quelques détours culturels auxquels il était difficile de participer à moins de parler couramment le mandarin. Vous imaginerez qu'avec mes cinq nouveaux mots d'hébreu, je ne pouvais pas grandement élargir ma culture.

La vue depuis le haut de ce parc est incroyable et nous fait particulièrement relativiser le prix que nous avons consenti à payer pour la cité interdite mais ce sont quand même deux endroits intéressants à voir.

L'autre inconvénient de cette sortie à la cité interdite, c'est qu'elle nous a mené très loin de la place Tiananmen et donc encore plus loin de l'auberge de jeunesse. La marche commence à être longue, surtout pour moi qui était parti en sandales, croyant que le voyage serait court.

Après avoir rapidement mangé, je monte enfin me reposer. Quelqu'un dort déjà, il est 19h30, je me couche, déjà éreinté.

Je me réveille à 23h, et le nouveau qui dormait aussi. Nous faisons rapidement connaissance. Il s'appelle Roberto et il est brésilien. Il n'en faudra pas plus pour que nous planifions d'aller ensemble à la levée de drapeau pour ensuite enchaîner sur le musée national de la Chine qui se trouve sur l'aile est de la place Tiananmen.

Nous nous recouchons rapidement car à l'accueil de l'auberge, on nous prévient que le dimanche, mieux vaut être à la levée du drapeau aux alentours de 4h.

Les réveils sont branchés, la clim est à chier (30 degrés à l'extérieur, 18 dedans, j'ai l'impression d'être en incubation dans le seul but d'être malade) et la musique à l'extérieur commence vraiment à me rendre fou.


À demain, où plutôt à dans 3 tours d'horloge.

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Publié le 13 décembre 2017

18 Septembre 2017

2 tours d'horloge plus tard je ne dors toujours pas. J'abandonne rapidement l'idée de dormir pour me dire que je n'ai finalement qu'à patienter tranquillement qu'il soit 3h30 pour que Roberto se réveille et que nous partions pour la levée du drapeau.

L'horloge affiche 3h29, j'attends impatiemment qu'elle passe à 30 (Roberto m'a prévenu que son alarme était prévue à 3h30). Il est maintenant 3h31 et je me dis qu'il a sûrement compris que se lever à 3h30 pour partir à 4h était une idée moyenne.

4h05, Roberto n'est pas réveillé, j'en conclus que ce ne serait pas encore cette fois que je verrai la levée drapeau, car oui je n'ose pas le réveiller !

8h30, Roberto me réveille : "french guy, we missed the flag rising". Je lui explique ma nuit et il me dit que j'aurais dû le réveiller.

Tant pis nous enchaînons sur le musée national de Chine. Après quelques aller retours pour poser des éléments interdits à l'intérieur du musée (apparement le AK 47 est prohibé, quelqu'un aurait dû nous prévenir), nous nous retrouvons à l'intérieur. S'en suit une première heure intéressante, relatant l'accession au pouvoir de Mao et ses "bienfaits" (incommensurables si on en croit ce musée). La partialité de ce musée n'a d'égal que la morosité de sa deuxième partie. Et ce n'est qu'aux trois quart du trajet vers l'auberge que Roberto me montre son poignet et s'excuse profondément... nous avons oublié de récupérer nos objets au vestiaire du musée... Autant vous dire que je me serais vraiment passé de ce kilomètre de plus à marcher de bon matin, d'autant que le temple du ciel nous attend l'après midi.

À ce propos, le gouvernement chinois a du faire passer une motion en un temps record ce matin là puisque, à 9h il m'a été possible de rentrer en sandales dans le musée et 3h plus tard, il ne m'était plus possible d'entrer pour récupérer les objets que j'avais oublié dans ce lieu.

Bref, à midi, nous voila retournés à l'endroit où j'avais mangé la veille, avec Roberto cette fois, c'est son premier repas dans cet endroit et il n'est pas rassuré sur la salubrité. Il me fait d'ailleurs part d'une de ces théories venue tout droit du Brésil : the more the place is distusting, the more the food is good. Pour le coup, je m'attend à un repas 6 étoiles devant le degré d'insalubrité des lieux aujourd'hui. Des mégots par terre, le sol vraiment sale, toute la vaisselle est entassée sur une des tables etc. Roberto en profite pour faire une vidéo et me remercie bien ironiquement devant tous ses amis au Brésil (désolé pour l'image de la France)

Le summum est atteint quand nous entendons la cuisinière (qui cuisine) se racler la gorge et préparer un énorme crachât, qu'elle prend la peine de délivrer dans un seau posé à 2m de la casserole qui prépare le riz que je suis prêt à manger.

Mis à part cela, et un dicton brésilien vérifié, la nourriture est très bonne et pas de problème gastrique à déclarer !

Nous allons donc maintenant au temple du ciel, un endroit vraiment agréable à voir avec des grands jardins et de beaux monuments.

Mais une fois de plus, la sortie du parc nous amène on ne sait où et il nous faut marcher pendant 1h30 pour retrouver une station de métro.

Peu de choses nous divertissent sur la route, à part le traffic chinois toujours amusant à regarder car tout et n'importe quoi s'y passe. Des animaux en cage (deux chatons, un chien et quelques oiseaux) posés à l'entrée d'un restaurant nous font imaginer des choses pas très agréables : " oh this is fresh food"! Nous disons nous.

Quelques années plus tard, nous voila rentrés à l'auberge où rien de spécial ne se passera à part une rapide discussion avec trois américains qui ont pris possession des lits vides de la chambre sur les bienfaits du massage un peu spécial qu'ils ont reçu avant de rentrer à l'auberge (je vous laisse à votre imagination)

Bonne nuit et à demain !

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Publié le 13 décembre 2017

22 Septembre 2017

Ayant pas mal de retard par rapport aux photos, je vais avancer vite pour résumer la fin de ma première semaine à pekin.

En ce "3ème vrai jour" à Pékin, nous arrivons enfin à nous lever pour aller voir la levée de drapeau sur la place Tiananmen. Toute la Chine s'est déplacée, pour cet événement qui, il faut bien l'avouer, n'a lieu qu'une fois par jour ! Donc les places sont chères.

Se lever à 4h30 a d'autres avantages, la température et le temps sont enfin agréables, pas trop lourd comme c'est le cas depuis le début du séjour.

Pour ceux qui n'ont pas pu le voir car ils n'auraient pas Snapchat, la levée de drapeau dure 2min36 exactement. Cela peut paraître rapide quand on pense au monde qui s'est déplacé (avec tribune officielle, militaires qui paradent et musique encore mieux qu'apocalypse now), mais c'est long de regarde un drapeau monter péniblement les 20m qui le séparent du sol pendant 2min36, particulièrement quand une armée de téléphone portables et de perches à selfies vous bouchent le passage. L'avantage, car il faut toujours en trouver, c'est que je regarde la levée sur le téléphone de ma voisine, qui a un zoom qui fonctionne bien. En plus le manque de vent du jour nous fait assister à la montée d'un bout de tissu qui ne flotte même pas dans les airs. Mais bon, c'était vraiment marrant de voir cette démonstration de patriotisme et tous ces gens courir pour être les plus entassés contre la barrière de sécurité.

Nous rejoignons Daniel le midi pour aller au summer palace, un très bel endroit, calme et reposant. Mais le calme et le repos sont de courte durée, car une fois sortie, la Chine nous fait jouer à son jeu préféré : métro à l'entrée, marchez à la sortie. Une fois de plus, pour trouver une station de métro à la sortie du parc, il nous faudra près de 2h et mes nerfs sont à l'image de mes jambes, ils commencent à lâcher.

D'autant que l'idée vient à Roberto et Daniel d'aller visiter le site olympique. L'idée me branche. Et mes jambes retrouvent un peu de vigueur : plus loin plus haut plus fort dit la devise des JO après tout (en Chine, l'adaptation serait plus : plus loin, plus loin et toujours plus loin) mais une fois arrivé au site, c'est vraiment cool !

Et ce qui devait arriver arriva, deux groupes de trois-quatre chinoises nous ont pris en photos avec elles !

Par contre, étonnamment, la solitude commence à me manquer un peu.

Et le soir venu, je profite de l'envie de certains d'aller se faire masser pour me retrouver un peu seul et aller manger dans cet endroit "crade mais bon".

Et cette fois ci, a défaut de cracher dans un seau, le patron de l'endroit décidé carrément de cracher sur la loi Evin. Après avoir humé une odeur suspecte, je lève le nez de mon assiette et le voit à une table de moi en train de fumer une cigarette, à l'aise.

À l'aise je le suis un peu moins personnellement, mais j'apprécie mon repas qui tient ses promesses, une fois de plus.

Ah oui ps : je progresse avec les baguettes !

Le jour suivant c'est celui que j'attendais depuis le début, le détour par la grande muraille de Chine. Et là franchement je ne vais pas m'étaler car pour le coup les photos parlent vraiment d'elles mêmes, c'est magnifique.

Je parlerai simplement de la bonne surprise de la journée en la personne du chauffeur de taxi qui nous a emmené après qu'on a pris le bus pendant presque 1h. Un des moments les moins rassurant de mon aventure jusqu'ici qui a vite laissé place à une surprise de taille. Se faire alpaguer par un taxi qui n'en est pas un n'est jamais rassurant, mais celui là était juste parfait. Il nous a accompagné jusqu'au guichet de la muraille, nous a conseillé un coin où les touristes vont moins (bien évidemment, il y avait pleins de touristes mais l'endroit était quand même magnifique).

Et qu'elle ne fut pas notre surprise quand au moment de ressortir de la muraille par un toboggan vraiment marrant, ce même brave homme nous sautait au cou en nous disant "my friends!" Et de nous proposer de nous ramener. Il nous avait donc attendu pendant presque 3h pour nous ramener. Il n'allait pas s'arrêter là puisqu'au moment de nous déposer à l'arrêt de bus, il ira jusqu'à attendre avec nous le bus pour que nous prenions le bon, il était presque à la limite de nous proposer des slips de rechange au cas où !

Formidable chauffeur pour une formidable journée !

Le jour suivant, encore épuisé de la veille, et après m'être accordé une grasse matinée, je vais seul au temple of lamas (ça y est ils se reconnaissent comme adorateur des lamas, les crachats sont peut être en fait des prières qui c'est!).

Visite agréable mais un peu monotone, malgré les très jolies statues, je commence à saturer des temples. Le hasard fait que je croise les deux Français (bretons) qui partagent ma chambre depuis 2 soirs. Nous rentrons à l'hôtel et la soirée se passera tranquillement.

Enfin, le dernier jour de Roberto (et quasiment mon dernier aussi, nous nous rendons au 798 art district, un quartier ou une ancienne usine désaffectée a laissé place à une immense galerie d'art d'origine et d'opinions multiples! Le temps presse et notre sélection va vers cette galerie un peu particulière qui ne laisse pas vraiment de doute sur la façon dont l'auteur rend "hommage" à Mao, héros de tout un peuple. Enfin, il me semble que c'est bien Mao qui y est représenté, et de manière très particulière, je vous laisse juge à travers les photos !

Après avoir laissé Roberto à la gare, je décide de préparer mes affaires et de m'offrir un dernier repas dans la rue de mon auberge. N'ayant plus vraiment de place dans son restaurant, la patronne m'assoit à la même table qu'une famille de chinois, constituée des parents et d'un jeune garçon de 8-9 ans. Ce dernier me tend la main pour me saluer, ils sont très sympathiques et ont l'air de vouloir profiter d'être attablé avec un occidental, chose qui ne doit pas leur être souvent arrivé à en croire leurs regards.

Le petit me parle sans cesse et ne semble pas comprendre que je ne peux lui répondre. C'est malgré cela un vrai bon moment. Je fais l'effort de chercher comment dire au revoir en chinois et après leur avoir dis l'effet est sans appel, ils sont ravis. C'est un dernier très bon souvenir de Pékin, en plus du repas qui était une fois de plus vraiment excellent, et je n'ai toujours pas été malade (j'aurais pensé avoir déjà vidé mon stock de smecta, mais il est encore là pour alourdir mon sac).

Peu importe, l'important est que tout aille bien, je peux partir de Pékin l'esprit tranquille, j'en ai vraiment profité à fond !

Vendredi 22 septembre, il est 6h et je pars pour l'aéroport, direction Shanghai !

Première surprise : je dois marchander le taxi pour y aller! Je m'en tire à 80 yuan aller, un peu plus cher que ce qu'on m'avait dit mais je ne veux pas prendre le risque de rater l'avion.

Arrivé à l'aéroport, on me fait vider mon sac à dos entièrement et devant tout le monde car quelque chose ne va pas. Au final, un sac vide plus tard et une fierté personnelle jetée aux ordures, il s'avéra que c'était ma lampe frontale qui ne passait pas. Pas besoin de AK 47 finalement pour faire paniquer et se faire virer de l'avion, une frontale suffit et ça coûte bien moins cher !

Bref, une fois ce premier contrôle fait et mon bagage mis en soute, je passe les formalités pour mon sac en cabine et je pense littéralement que ce dernier va bientôt contracter un cancer du poumon à forcé d'être exposé aux rayons x. Rendez vous compte, en Chine, à chaque fois que vous entrez dans une station de métro ou dans un musée, monument etc, le sac et vous même êtes passés au rayon x.

Bref, un américain me fait la discut, très sympa, il me note des endroits à ne pas rater quand j'irai en Australie.

Une fois arrivé à Shanghai, je me dirige vers l'auberge de jeunesse et n'en bouge plus de la journée pour trois principales raisons : il fait très moche, je suis fatigué et il semblerait que Shanghai soit une ville qui se prête un peu moins au tourisme que Pékin.

La soirée ne sera pas pour autant perdue puisque je discute avec sherry, une chinoise qui partage ma chambre. Elle est à Shanghai pour chercher du travail et elle est vraiment sympa. Nous nous apprenons quelques mots dans nos langues et ça y est, je sais dire ce que j'aurais dû apprendre en premier (avant même bonjour) : Wo bú huì shuō zhōng wén, ce qui signifie : je ne sais pas parler chinois.

J'en profite également pour lui demander si elle connaît des sites intéressant à visiter ici à Shanghai mais au fur et à mesure de nos recherches, les conclusions sont les mêmes : comparer à Pékin il y a moins de choses à faire et surtout, c'est un peu plus cher. Pour exemple, le Disneyland de Shanghai, qui est le plus récent, semble un endroit à aller voir mais il est accessible pour 400 yuan dit environ 50-60 euros. Trop cher pour moi, surtout dans l'optique d'y aller seul.

C'est donc décidé demain j'irai au Shanghai Word financial center, l'une des plus grandes tour de Shanghai.

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24 Septembre 2017

Mon premier jour à Shanghai sera dédié au fameux endroits où nombre de gratte ciels se côtoient, dont deux qui grattent particulièrement le ciel !

La seule ombre au tableau c'est justement qu'il y a une ombre de dizaines de km carré sur Shanghai, on n'aperçoit même pas un peu de soleil, et c'est le programme de toute la semaine...

C'est la deuxième chose qui me fait hésiter à aller au 100ème étage du Shanghai National Financial Center, avec le prix (180 yuan), mais je me dis que la vue est peut être sûrement agréable malgré les nuages et que c'est pas souvent que je peux monter si haut dans le ciel (474m).

J'y vais donc et malgré le temps qui abaisse un peu l'horizon, je ne suis pas déçu, j'aperçois même quelques nuages qui passent sous mes pieds. Je pourrais rester assis des heures à observer la ville...

En dessous de moi, 77 étages de bureaux, ça en fait des mecs qui bossent pendant que moi j'observe la ville en mangeant des gâteaux !

Après être redescendu sur terre, je rentre à l'auberge et y passe la soirée tranquillement car le temps est morose et mon moral aussi un peu je dois l'avouer !

Le lendemain, il pleut sans cesse du début à la fin de la journée que j'aurais entièrement passée à l'auberge, pour préparer la suite du voyage, lire un peu etc.

Promis demain je bouge !

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Publié le 13 décembre 2017

26 Septembre 2017

Même si le temps lui n'a pas bougé, moi ça y est j'ai bougé ! Et comme je me suis vite fait à l'idée que ce ne sera pas le temps qu'y s'adaptera à moi mais plutôt moi qui vais devoir m'adapter au temps, j'ai cassé ma tirelire chinoise pour m'offrir LE truc qui allait changer mon séjour à Shanghai, un parapluie !

Mon problème d'étanchéité capillaire résolu, je m'en vais découvrir une autre partie de Shanghai, le Yu Garden, un jardin magnifique qui a aussi l'option labyrinthe pour le même prix. Blague à part, je pense que la pluie n'a fait que rendre cet endroit plus beau encore, les photos en témoigneront ! Après avoir profité de l'endroit et un peu marché dans les rues de Shanghai, la seconde chose à retenir de la journée m'apparaîtra sur le voyage du retour.

En effet, les voyages en métro font émerger chez moi quelques interrogations : la première, je l'ai déjà dite mais depuis le temps je ne m'étonnerais pas que le cancer des poumons que mon sac a contracté du fait des expositions aux rayons x répétées ait évolué en cancer généralisé !

La seconde est que je me demande vraiment si les téléphones portable en Chine ont déjà connu ce que c'est qu'une poche... On est presque systématiquement proche d'un 100%! Presque 100% des chinois dans le métro sont sur leur téléphone, c'est impressionnant ! Au moins avec le regard posé constamment déçu, ils peuvent être assurés qu'on ne leur volera pas, c'est l'avantage !

J'ai quand même vu quelqu'un se lever de sa place, aller attendre devant la porte du métro et même sortir du métro est faire quelques pas sans lever les yeux de son film !

Un entraînement en vue d'une future cécité? Ils en seraient capables !

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27 Septembre 2017

Aujourd'hui, armé de mon parapluie, je décide d'aller au plus célèbre endroit de Shanghai : The Bund !

La météo était pourtant claire, orage toute la journée. Résultat, la seule fois où mon parapluie m'a servi, c'est pour me servir d'ombrelle tellement il faisait chaud et le soleil tapait fort...

En chemin je m'arrête au "people's park" un endroit plein de calme et de nature en plein milieu du Shanghai dynamique, le contraste est assez saisissant. À peine sorti du parc, les odeurs (parfois à gerber, pour le dire honnêtement) et le bruit (pas à gerber, mais chiant quand même) reprennent leur droit. Il y a une chose qui pourtant ne change pas, c'est cette manie qu'ont certains chinois (et pour le coup ça se cantonne aux chinois si je puis m'exprimer ainsi, et non aux chinoises), cette manie de remonter leur t shirt juste au dessous des pectoraux (ceux qui font ça ont d'ailleurs plus des "seins" que des "pecs") pour exhiber leur ventre. Et ça a l'air normal !

En marchant vers "The bund" je me rappelle une conversation qu'avaient deux filles sur la route derrière moi ce matin. L'une a prévenu l'autre de ne pas traverser car le feu était rouge. Et la réflexion m'est venue qu'en Chine, que le feu soit rouge ou vert, le risque pour votre vie est le même. J'irais même jusqu'à dire que le risque est moindre quand le bonhomme est rouge. Car si tu prends un risque à traverser alors que le feu est rouge, tu le sais que c'est risqué et tu t'attends à voir arriver une voiture et ce n'est pas étonnant car c'est rouge pour toi. En revanche, le fait qu'il soit vert n'empêche en rien les scooters, vélo et même parfois les voitures de passer ! Et ça c'est un problème..

En même temps, particularité en Chine : les feux indiquant aux voitures si elles peuvent passer ne sont pas situés du même côté du carrefour que là où la voiture se trouve, ce serait bien trop simple sinon, mais à l'autre bout du carrefour. Étrange mais c'est dans la ligne de conduite qui consiste à considérer le code de la route plutôt comme un guide que comme un réel code. Bref, une fois au passage piéton : cours et espère ! avant d'être toi même devenu un passage piéton ! Tel est le seul dicton qui compte en Chine.

Pour ce qui est de "The Bund", c'est vraiment grandiose et impressionnant, et après avoir vu à Pékin la grande muraille de Chine, je suis heureux de voir à Shanghai la grande muraille de vitrine, tout aussi impressionnante dans un style bien différent !

Pour l'anecdote, à la sortie du bateau qui nous a fait faire un tour de "The Bund", la nuit commence à tomber et les bâtiments commencent à s'illuminer. J'attend un peu pour voir les grandes tours s'allumer. Après avoir attendu une demi heure, la nuit est tombée complètement et j'ai un peu perdu l'espoir de les voir éclairées. Il est 18h46 et je commence à partir. Cependant je vois tous ces gens qui attendent en regarder "The Bund" donc je me dis qu'un quart d'heure de plus à attendre ce n'est pas si grave et si vraiment il ne s'est rien passé à 19h je plierai bagage.

18:59:40, un compte à rebours se met en route sur une des tours. À 19h l'allumage commence et c'est magnifique.

Je ne peux pas vraiment renier que si j'avais raté ça, c'eut été du geoffrey tout craché : rater le meilleur truc par manque de patience. Mais je suis allé contre ma nature et j'ai patienté, bien m'en a voulu ! J'espère que ce voyage pourra m'apprendre un peu la patience comme ce fut le cas aujourd'hui ;)

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Publié le 13 décembre 2017

29 Septembre 2017

Mes derniers jours à Shanghai seront calmes, voire même ennuyeux. Il y a effectivement moins à voir qu'à Pékin d'une part, et je commence à avoir envie de changer d'air (au sens propre, encore que vous l'aurez compris propre n'est pas le terme qui caractérise le mieux l'air ici, comme au figuré, car figurez vous que la culture commence à me fatiguer et j'ai hâte de découvrir l'Australie !)

Visite d'un énième temple, toujours en plein cœur de la grande Shanghai, toujours étonnant !

Il me faudra une dernière nuit pour me rendre compte que les chinois sont un peuple sympathique, particulièrement avec les touristes (aucun contrôle de police, il m'est même arrivé que mon sac bipe à un passage dans le métro et on m'a dit d'avancer sans vérifier. Mais, parce qu'il y a un "mais", qu'est ce qu'ils sont sans gêne !

Ça a commencé avec les crachats et la cigarette dans le restaurant, encore qu'on puisse mettre ça sur le dos de la culture sans que ce soit considéré comme un vrai manque d'éducation, mais ça s'est poursuivi cette nuit : un chinois a rejoint la chambre de l'auberge de jeunesse. À 2h je suis réveillé car monsieur passe un coup de téléphone, sans gêne il reste dans la chambre et parle à plus que haute voix, incroyable ! Je tente quelques "chuuuut", mais en chinois ça doit vouloir dire : "vas y continue je kiffe trop, tu peux parler plus fort même un peu s'il te plaît?" apparemment.

Et il ira jusqu'à recommencer le matin à 8h30. Truc de fou!

Une fois à l'aéroport, après y avoir passé la nuit, je me rend au comptoir d'enregistrement et vraiment au moment où c'est à moi de passer (j'avais franchi la ligne jaune de confidentialité c'est vous dire si j'étais engagé !

Une famille me passe devant sans un regard ni remord, et me regarde comme si j'étais fautif ! J'ai de l'avance donc ce n'est pas grave, mais ça reste franchement étrange.

Ah oui j'oubliais, comme un passage obligé, je vous mets quelques photos de l'auberge dans laquelle j'ai passé ces quelques nuits et ses alentours (pour que vous puissiez apercevoir la "vraie Chine", celle qui se cache derrière les temples dorés et les grattes ciels illuminés.

24h plus tard, me voila de retour à Pékin pour trois jours, vivement l'Australie !

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Publié le 13 décembre 2017

1er Octobre 2017

Pour ce dernier jour à Pékin et en Chine, je me déplace au zoo de la ville et à son aquarium. J'espère y voir des pandas et autres, car le zoo de Pékin est l'un des 5 endroits en Chine où l'on peut apercevoir des pandas, et ils n'y sont "que" 8 !

Pour faire court, car c'est une journée durant laquelle j'ai bien usé le bouton pour prendre les photos, je vous mets une vidéo qui est ma story snapchat qui résumera bien la journée et ce que j'ai pu voir ! Je mettrai quelques photos en bonus, mais certainement pas les 136 que j'ai pris (j'en ai vraiment pris 136..)

Mis à part ça juste deux trois remarques :

J'ai parfois eu l'impression d'être moi même un panda aujourd'hui, par les regards toujours curieux des milliers de chinois que j'ai pu croisé. Je sais bien se je dors pas très bien dans mon auberge (ah oui je vous ai pas raconté mais cette nouvelle auberge devait jadis être dédiée aux fakir qui appréciaient dormir sur des planches de bois, et les fakirs sont partis mais les planches sont restées !). Bref, à part les cernes je n'ai rien d'un panda..

Deuxième remarque générale sur le zoo, si les pandas y sont rois, le reste me fait beaucoup de peine. Vraiment, surtout du côté des "canidés", ils tournent en rond en évitant leurs crottes c'est franchement horrible. La seule place que j'enviais dans leurs cages, c'est justement leur crottes. Car elles, elles se font chier (au sens propre comme au figuré toujours) mais c'est naturel et normal, eux c'est juste affreux.

Dernier dégoût, mais vous le verrez à la fin de la story, c'est leur idée qui moi me répugne un peu, de mettre des méduses et des poissons dans des portes clés qu'ils vendent ensuite... Sans être Brigitte Bardot on s'en bien qu'il y a un souci : mange le ton poisson si tu veux mais ne m'accroche pas à tes clés c'est juste immonde

Mais bon pour voir les pandas, les pandas roux, des requins et même quelques girafes cette journée valait quand même le cou !

Je viens de voir que je ne pouvais pas mettre de vidéo sur le blog je vais donc la mettre sur Facebook si cela vous dit d'aller voir ! Si vous n'êtes pas amis avec moi ajoutez moi ou demandez aux gens qui sont amis avec vous et moi de pouvoir regarder ;)

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3 Octobre - 10 Octobre 2017

Après une nuit passée dans l'avion me voila atterri à sydney.

Je suis vraiment content de retrouver une ville dont la culture se rapproche de ma culture d'origine !

La Chine a des bons côtés, qui vont peut être me manquer (mais pas tout de suite) et des mauvais côtés qui eux ne vont certainement pas me manquer.

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand je découvre que de nombreux asiatiques vivent à sydney. Il me faudra une journée pour comprendre (et surtout une confirmation par mon cousin qui vit à sydney) que mon auberge de jeunesse est en plein... Chinatown...

J'y resterai 3 jours, partageant ma chambre avec 14 autres personnes ! Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le nombre de personnes qui partagent la chambre n'est pas proportionnel au nombre de rencontre et de gens qui parlent, loin de là.

Durant ces trois jours j'ai pu découvrir le Hunter valley, un parc situé à deux heures de sydney, qui expose de magnifiques jardins de différents pays mais aussi manly beach, une plage un peu moins touristique que bondi beach (qu'un ami m'aura fait découvrir d'ailleurs dès mon arrivée mais malheureusement de nuit). Un peu moins touristique mais tout aussi belle et agréable, c'est le début du printemps ici et il fait déjà 26 degrés.

Le chemin pour y accéder, se faisant par ferry, m'aura permis de découvrir des vues splendides du pont de sydney ainsi que de l'opéra de Sydney. Mais pas que ! Sur la route qui nous mène à manly, au loin nous pouvons apercevoir des baleines (ou des orques, honnêtement je n'ai pas vu la couleur de si loin) qui faisaient le show a des bateaux venus les observer. Elles sautaient hors de l'eau à plusieurs reprise pour replonger, et recommencer.

J'aurais aimé être plus prêt pour voir ça !

Après quelques heures passées à la plage, le chemin du retour nous offre un très beau sunset sur le pont et l'opéra.

L'Australie a vraiment de belles choses à offrir et je comprend les gens qu'elle a pu attirer et qui ont eu l'envie d'y rester !

Le reste de la semaine me confirmera ce que je pensais et même plus encore!

Une seconde auberge de jeunesse qui dépassera de loin mes attentes.

Des rencontres vraiment parfaites qui me feront regretter de partir si vite. Mais c'est pour découvrir encore plein de choses alors les regrets ne seront que passagers je l'espère !

Endroits visités :

Opera house

Sydney Harbour

Botanic Garden

Hyde Park

Manly Beach

Bondi Beach

Hunter Valley Gardens

Chinatown (super)

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10 Octobre - 15 Octobre 2017

Après avoir découvert la merveilleuse ville qu'est Sydney (Honnêtement un endroit qui semble presque parfait à vivre au quotidien, encore qu'il semble que la ville soit réservée aux gens beaux, dynamiques et qui ont l'air d'avoir de l'argent), je m'envole pour traverser une grande partie du pays. Pendant ce voyage en avion je repense d'ailleurs à ce que ce français rencontré à Sydney m'avait raconté. Lui et une personne rencontrée sur Internet ont traversé l'Australie d'Ouest en Est en voiture... Bilan : 7 jours de route (y compris quelques nuits à rouler), et à ce moment je suis particulièrement heureux de faire ces quelques kilomètres (2000 à peu près) en avion.

Après avoir profiter du décollage pour me mettre à l'aise (vraiment à l'aise car je suis seul au milieu d'une rangée de trois sièges libres), je me demande si le pilote n'a pas tout bonnement oublié de redresser l'appareil et si nous n'avons pas pénétré l'atmosphère de Mars. En effet je découvre à travers le hublot un décor lunaire (ou plutôt martien par sa couleur d'un rouge éclatant). Sérieusement, je n'avais pas considéré jusqu'alors à quel point le sol en Australie est vraiment rouge. Me voilà donc en train de traverser 2000 km de Roland Garros (peut être assez d'espace pour organiser suffisamment de tournoi pour voir un français l'emporter? Pas sûr cependant...)

Après l'alunissage, je récupère ma voiture de location. Voilà aussi une pensée qui m'aura aidé à faire passer le voyage bien plus vite qu'il ne parût, conduire une voiture de l'autre côté... Mon appréhension ira en grandissant quand le loueur m'annoncera que la voiture qui m'aura été réservé n'est autre qu'une Nissan Qashqaï. Bon... Passées les formalités de la location, me voilà donc au volant de ce que du haut de mes expériences auprès d'une Clio 1 et d'une C3 j'appelle une grosse voiture, avec le volant à droite, et qui plus est munie d'une boite automatique. Résumons à la Jean Reno dans Wasabi : "J'ai une bonne faculté d'adaptation mais là vous allez me donner 5 minutes pour réfléchir ok?"

Après la réflexion, il n'y a plus qu'à se lancer. Je découvre avec joie que l'Australie a pensé à nous et qu'elle rappelle à intervalle régulier qu'il est bon dans l'intérêt de chacun de rester à gauche et de prendre les rond-points dans le bon sens.

Un rapide aller retour hors de la route me rappellera de redoubler d'attention une fois de plus. Malgré ces quelques écarts, je retrouve un plaisir que j'avais presque oublié, être complètement libre de rouler, partir et suivre la route. D'autant plus que ces routes interminables traversant le désert me donnent vraiment une impression agréable. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, je songe à m'arrêter et à trouver un endroit pour passer la nuit. Une aire plus que minimaliste m'est indiquée comme étant la seule aux alentours (vous l'aurez compris, les alentours en plein désert australien n'ont rien à voir avec les alentours de la périphérie caennaise, et je repense aux conseils d'un ami rencontré à Sydney concernant la conduite la nuit : simplement à éviter sous peine de faucher un kangourou (histoire qui lui est vraiment arrivée). Je m'arrête donc, installe l'arrière de ma voiture de la façon la plus agréable qu'il soit pour y dormir et prend le temps de manger et de me laver dans les vestiaires encore plus minimalistes mis à disposition.

Je m'endors à l'arrière de ma voiture, bercé par un orage qui arrive au loin et qui se rapproche à mesure que la nuit avance.

Le lendemain matin, je découvre avec un bonheur non dissimulé que la destination que j'envisageais (un canyon qui apparaissait à 150km de l'aéroport), est en réalité à 300km et que jusqu'alors, google maps m'indiquait la distance à vol d'oiseau... Mon téléphone aurait il pris au premier degré le "mode avion"? Bref, cette découverte, couplée à l'autre découverte que je n'ai pas un kilométrage illimité (ce con de loueur m'a donné la facture du couple avant moi, chose que je n'ai découverte que ce matin là, la veille ayant été consacrée au plaisir de voir écrit : "kilométrage illimité" sur mon voucher. Finalement, ce voucher n'étant pas le mien, je comprend qu'il va falloir que je fasse demi tour pour retourner au plus près du site d'Uluru, site qui m'a fait venir jusqu'ici, et que après avoir bourlinguer pendant toute une soirée, mon nombre de kilomètres autorisé (500 sur 5 jours), m'est désormais compté...

J'envisage également d'aller prendre un emplacement camping au Resort qui est le seul endroit où l'on peut trouver de la vie au milieu de ce désert. Je m'exécute et vais enfin découvrir Uluru dans l'après midi.

J'entame donc une marche de 7,5km autour de cet immense cailloux. Rien de plus à ajouter là dessus, mis à part que je suis heureux d'avoir mon parapluie, qui me protégera de l'indice UV 47 qui plane sur cette partie du désert australien. Cet endroit est vraiment magnifique !

J'apprendrai plus tard, en faisant un rapide tour du côté de l'espace culturel, que grimper Uluru est considéré comme un manque de respect énorme envers les aborigènes, puisqu'il correspond à une terre sacrée pour ces derniers. Je n'avais pas vraiment envisagé de le grimper, du fait de la dangerosité (des personnes sont déjà mortes en essayant de le grimper), mais cet état de fait autour de la croyance des aborigènes entérinera ma décision (à l'espace culturel, un cahier est même consacré uniquement à l'écriture d'une phrase suivie de la signature des gens "I did not climb Uluru".

J'en apprends aussi davantage sur l'histoire d'Uluru et des aborigènes. Loin de pouvoir en retranscrire tous les détails, je peux juste me remémorer que les fissures et ombres qu'on peut apercevoir sur Uluru sont là pour relater l'histoire d'un combat entre une femme serpent et je ne sais plus trop quel autre animal mystique. Une histoire faite de croyances, à l'image de beaucoup de religions, que j'estime parfois à dormir debout et dénuée de sens, à l'image de beaucoup de religions, mais qui rassemble un peuple autour de traditions qui se transmettent d'ailleurs toujours de générations en générations, et c'est surement ça le plus important, surement ! Toujours est il que les aborigènes ont eu gain de cause, une première fois il y a quelques années puisque la terre aborigène a bien failli ne plus leur appartenir, mais au prix d'un combat elle restera sous leur responsabilité. Et une deuxième fois puisqu'il me semble bien avoir lu après mon séjour la bas que l'interdiction de grimper Uluru serait prononcée totale et pour toujours.

Pas grand chose d'autre malheureusement à dire sur le peuple aborigène, que je n'aurais pas eu l'occasion de voir comme les nombreuses vidéos nous l'ont montré, en train de danser recouvert de terre battue. Les aborigènes que j'ai eu l'occasion de voir portaient des casquettes Nike et étaient sur leurs smartphones, à noter simplement que physiquement c'est un peuple vraiment étonnant.!

L'autre site (Kata Tjuta) et aussi magnifique et plus varié, à l'image d'un canyon. J'ai apprécié faire cette marche mais j'étais quand même content de rentrer profiter un peu de la piscine du camping pour me détendre et patienter les deux derniers jours (car oui, 5 jours pour visiter le site d'Uluru, c'est un peu trop...)

Je n'aurais malgré tout aucune peine à dire que Uluru est un endroit incroyable, vraiment spécial (un énorme cailloux rouge au milieu du désert, faut quand même y penser) et que je classerais volontiers dans les endroits à voir dans sa vie. Une véritable merveille de la nature !

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15 Octobre 2017

Si j'ai beaucoup apprécié les paysages lunaires d'Uluru, 5 jours sur place c'est plus qu'il n'en faut et je suis content de reprendre la route. Courte escale à Alice Spring et je reprend l'avion direction Adelaide. Je prend le temps de planifier rapidement les quelques jours qui m'attendent et contrairement à Uluru, le temps m'est compté : dans 5 jours l'avion m'amène en Nouvelle Zélande, cela paraît bien peu pour affronter toutes les étapes qui m'attendent et les 1400 km qui me séparent de Melbourne, endroit d'où je décollerai pour Auckland et ou je retrouverai un ami pas vu depuis longtemps.

A peine arrivé à Adelaide, je monte dans le premier taxi pour retrouver l'agence de location de voitures. Une fois de plus je suis assez gâté mais un peu effrayé de la taille de la voiture qui m'est confié. Mais d'un autre côté j'apprécie toujours le fait que je vais pouvoir économiser moult deniers en dormant à l'arrière sans être en position foetale du début à la fin de mes nuits. J'enchaine donc les kilomètres, en prenant malgré tout la précaution de m'arrêter le plus vite possible après la tombée de la nuit, car je garde en tête les avertissements concernant la rencontre de kangourous sur les routes la nuit. Et en même temps j'avoue que sans avoir envie de highfiver leur front avec mon pare-choc, j'attends ces rencontres avec impatience ! Après tout, la signalisation ne laisse pas de doute possible, je vais en voir des kangourous en liberté !

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Publié le 25 décembre 2017

16 Octobre 2017

Après une brève escale au Grampians national park, célèbre pour ces chutes d'eau, lacs, et autres magnifiques paysages ; dont un point de vue tout simplement incroyable sur une forêt qui n'en finit pas. Difficile pour mon objectif photo de rendre compte de la grandeur de cette vue, mais je vous garantie que je n'ai jamais vu ça de ma vie, j'enchaine encore quelques 200 kilomètres pour atteindre la mer.

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Publié le 25 décembre 2017

17 Octobre 2017

Je rejoins donc la côte sud de l'Australie et Warrnambool, endroit réputé pour sa "nursery", endroit d'où il est possible d'apercevoir au large des baleines qui viennent à cette endroit pour donner naissance à leurs petits. Question timing on peut pas faire mieux : j'y arrive le 20 octobre et il est indiqué que les baleines sont en général visible jusqu'à mi octobre. Je caresse l'espoir de voir au loin une baleine qui aurait mal réglé son horloge biologique mais après une bonne trentaine de minutes à regarder l'océan je conclus ce moment qui reste malgré tout agréable pour aller effectuer le premier achat compulsif du voyage, compulsivité engendrée par la solitude que je me traîne depuis déjà un petit moment. Je sens déjà des esprits qui se déplacent, calmons nous, rien à voir avec ce que les pires d'entre vous pensent ! Même pas le temps de l'essayer, je poursuis ma route, motivé par l'envie de croiser enfin un putain de marsupial : qu'il soit de type kangourou ou koala, mais surtout qu'il soit vivant ! Car oui pour l'instant j'aurais vu plus de kangourous morts sur le bords des routes que vivant près des arbres.

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18 Octobre 2017

La suite de la Great se passe toujours bien, le temps est parfait. Je m'arrête à l'un des endroits incontournables de cette route que sont les douze apôtres, un paysage comme on en voit peu. Mais j'avoue que les cailloux commence à m'ennuyer et au détour d'un panneau bien anodin, me voilà dans une ferme ou se côtoient moutons, dingos, kangourous et... c'est tout, il faudra attendre pour les koalas. Je partage donc un bon moment avec ces premiers animaux, que je préfère voir vivant d'ailleurs. J'aurais pu les regarder et rester près d'eux encore longtemps mais le temps passe, et malgré que ce soit vraiment marrant de les voir bondir, j'avance car la nuit va tomber et je veux voir les koalas qui, il semblerait, sont visibles en liberté à quelques kilomètres de là !

Effectivement, me voilà dans un camping où les gens en location ont la chance de pouvoir partager leur espace de campement avec des koalas. Pas bien actif, à part pour manger, j'aurais quand même beaucoup aimé les chercher tel un dresseur pokémon, et les observer rapidement après les avoir trouvé !

Je reprends ensuite la route, et laisse la tranquilité de cette partie de la great ocean road pour rejoindre Torquay puis Melbourne

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Publié le 25 décembre 2017

19 Octobre 2017

Voici donc la dernière étape avant les "presque au revoir" à l'Australie, et que vois-je, ôh surprise, des cascades, des paysages superbes et des plages ! Bon allez on en a vu déjà plein on passe à autre chose (Comme quoi l'esprit humain est fondamentalement à chier, car j'arrive à me lasser de ce genre de choses... à moins que ce soit que mon esprit?).

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20 Octobre 2017

Le dernier visage que j'aurais l'occasion de voir de l'Australie sera fidèle aux 20 jours que j'y ai passé, parfait. Je tiens d'ailleurs à remercier Alexis et Barbara qui m'auront permis de clôturer ce deuxième chapitre de la meilleure des façons. Les plus malins auront maintenant compris quel fut mon achat compulsif qui m'a effectivement aidé et qui m'aidera encore, j'en suis sûr, à réduire ce sentiment de solitude que je peux côtoyer ! Au passage, profitant de la plage et de ma guitare, un gars est venu me voir pour me dire que la vue qu'il avait depuis la route (pour la faire simple, moi assis de dos, face à la mer en train de jouer), l'avait beaucoup inspiré et qu'il aimerait me prendre en photo pour me mettre en couverture de son futur album, car il fait de la musique. Pas de souci pour moi, mais après avoir vu sa page Facebook, je ne pense pas faire la couverture d'un album de platine mais plutôt d'un album de platane !

A bientôt sur une autre île d'Océanie !

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22 Octobre 2017

Me voilà donc arrivé, en ce vendredi 20 octobre (la date est sympa à savoir pour la suite), à Auckland, plus grande ville de Nouvelle Zélande. Et déjà à l'aéroport, mes nerfs sont mis à rude épreuve. Après avoir enchainé pendant presque 1 mois et demi, j'espère enfin pouvoir me reposer un peu ici. Il est 5h du matin, l'avion atterri, je suis vraiment fatigué, physiquement et nerveusement et voici ce qui m'arrive : Après avoir rempli un papier précisant que j'amène avec moi sur le sol Néo-Zélandais du matériel de camping (une tente et des chaussures de randonnée), me voilà obligé de passer par un endroit ayant pour but d'inspecter ces objets. Déjà se pointe dans mon esprit le futur problème de la tente dépliée, car pas simple à replier.

Je patiente du côté des arrivées en attendant qu'on me rende ma tente et mes chaussures. Quelques longues, très longues minutes plus tard, on me rend mes chaussures nettoyées (bon point), mais on m'annonce que la tente n'est pas repliée car il n'ont pas réussi à le faire. Récapitulons : je suis au milieu des arrivées à l'aéroport d'Auckland, fatigué de ouf, et je dois, devant une centaine de personne qui n'ont que ça a faire que de regarder les pauvres gens dans ma situation, replier ma tente (qui, pour leur donner un peu de crédit, n'est vraiment pas si simple à replier).

Les minutes passent, les cernes se creusent, ma patience se vide et je me retrouve enfin dans le bus qui me conduira au CBD (centre ville) d'Auckland. Une heure plus tard (il est aux alentours de 7h du matin), je ne pense qu'au moment où je vais m'écrouler dans un lit pour pouvoir réparer les dégâts des dernières journées à dormir dans ma voiture ou bien dans l'avion, dégâts qui commencent sérieusement à se faire (res)sentir.

Et là, l’apothéose, une fois arrivé au bureau d'enregistrement de l'auberge de jeunesse qui m'accueillera pendant les 3 prochaines nuits (je ne pense pas aux journées à ce moment là, je l'admets), que le check-in (enregistrement, ou comprenez "prise de possession du seul truc que j'attends depuis si longtemps : un rectangle de mousse et d'un oreiller") devra attendre 1pm...... Je récupère le maximum de sang froid que j'ai pu épargner depuis une dizaine d'année, prends une grande inspiration, me déclenche un ulcère à l'estomac et me fais pousser une dizaine de cheveux blancs afin de contenir mon énervement et accepte finalement volontiers d'attendre ici pendant 6 heures afin de pouvoir m'enregistrer...

Les présentations avec Auckland attendront, je dois dormir.

Au programme dès que je suis prêt : ouverture de compte en banque, obtention du numéro IRD, achat d'un téléphone, bref tous les trucs chiants mais indispensables à l'intronisation dans cette nouvelle ville... Mais au fait, on est quel jour? Le 27 octobre? Veille d'un weekend de trois jours pour cause de lundi férié synonyme de -banques non ouvertes pendant 3 jours-? ...

A ce rythme de chance, même mon ulcère décide de ne pas insister et d'aller se coucher aussi.

Ps : Pour ceux qui s'inquiète, l'ulcère fait uniquement parti du gag, pas de mon estomac, mais je l'ai franchement échappé belle !

Pendant ces quelques jours qui ne seront donc consacrés qu'à une remise en état, je découvre le port d'Auckland, un super endroit d'où la vue sur la ville et la sky tower de nuit est très appréciable, au moins proportionnellement comparable au dixième du prix des bateaux et yachts alignés sur le port.

L'étape auberge de jeunesse finie, je vais donc pouvoir commencer la seconde étape néozélandaise, l'aménagement dans mon appartement qui sera mon point de chute pour les 12 semaines à venir !

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Publié le 27 décembre 2017

23 Octobre 2017

Après des semaines partagées entre les chambres (elles-mêmes parfois bien partagées, jusqu'à 14 en Australie), et les coffres de voitures, me voilà enfin dans un endroit fixes. Cependant, la taille de ma chambre aura l'avantage de me rappeler mes deux périples en Australie. En effet, et honnêtement, je ne pense pas que l'arrière des voitures que j'ai pu utiliser ait quelque mètre carré que ce soit à envier à ma nouvelle chambre. Avec le gabarit d'une cabine de bateau, elle aura aussi le mérite de me rappeler le camping, et ça, c'est toujours agréable. Appartement que je partagerai avec un français, une allemande, un anglais dans un premier temps et que je finirai avec 3 français et toujours un anglais, Ben, une des meilleures rencontres si ce n'est la meilleure rencontre jusqu'à maintenant. Je me sens quand même un spolié dans la mesure où j'avais expressément demandé à être avec uniquement des étrangers... La piscine viendra contrebalancer ce mauvais point, mais pour en revenir à la taille globale de l'appartement, nous sommes tous plutôt heureux de ne pas avoir les mêmes rythmes de vie car la bataille aurait pu faire rage dans la salle de bain.

Maintenant installé dans l'appartement, je fais le nécessaire administratif qui me permettra de me mettre activement au boulot, ou du moins au boulot dans ma recherche de boulot.

J'opte pour une stratégie un peu différente de celles que j'ai pu lire, et décide m'inscrire dans le plus de Job Agencies (agence d’Intérim) possible, ce qui me permet au passage de me balader dans la ville et de découvrir à quel point cet endroit de Nouvelle Zélande est vallonné. On passe très rapidement de l'essoufflement dû à la montée d'une pente bien abrupte à l'air con qu'on a tous à marcher dans une pente pentue dans le sens inverse.

Prêt à enchaîner les entretiens d'embauche (au passage, la Nouvelle Zélande aura déjà eu rapidement cet effet sur moi que la France n'aura pas eu en 26, celui de me faire investir dans des vêtements vraiment "formal", je ne me sens pas moi, mais je me sens plus crédible, et c'est pas si mal), j'essaye de donner le meilleur de moi même, et ça portera assez rapidement ses fruits. Je me retrouve un matin, habillé en pingouin, au beau milieu d'un salon d'exposition de différentes marques ou des investisseurs et des clients se bousculent. Ma mission d'aujourd'hui sera d'amener en voiture SEAT (la Nouvelle Zélande ne connaît pas cette marque), où ils le souhaitent pour leur montrer les équipements de la voiture. Bon, on verra !

Après un petit moment d'attente, le patron m'annonce que personne n'a réservé ce service et que je vais donc devoir me mêler aux autres employés et vendre (au sens figuré) aux gens qui se promènent près des voitures.

Pardon? Il va donc falloir que je parle en anglais à des gens, qui parfois sont spécialistes, de caractéristiques de voitures, chose que je ne saurais même pas imaginer faire en français? Sans suivirent 6 heures horriblement longues et fortes en culpabilité auprès du patron. Il n'en demeure pas moins qu'une culpabilité à 20 dollars de l'heure reste agréable à vivre. Un collègue qui se retrouve dans la même situation me rassure en me répétant constamment : "Easy money bro !". Certes, mais je me rends compte d'une de mes limites, confirmée par les souvenirs que j'ai de mes dernières expériences professionnelles, je ne pourrai pas mêler travail et ennui dans ma vie, même sous couvert d'un ennui bien rémunéré.

Viendront après cette première expérience encore une fois mitigée, quelques jours de calme plat jusqu'à la prochaine expérience, quelle soit professionnelle ou touristique.

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Mount Eden, One Tree Hill, Auckland, Nouvelle-Zélande, Planète Terre, Système solaire, Voie lactée, Univers 

15 Novembre 2017

De ces 4 premières semaines à Auckland, il ne restera pas grand chose dans mes souvenirs ! Quelques soirées, quelques entretiens téléphoniques désespérés pour enfin trouver un travail à moyen terme, quelques boulots éphémères... Parmi ceux là un que j'aurais aimé conservé, non seulement parce que je ne m'y ennuyais pas trop, que le travail en lui-même n'était pas spécialement difficile (à la réception de courrier d'une entreprise style Carrefour), mais également car le salaire était présent !

D'autant que les espoirs sont permis car, en fin de journée, une des femmes avec lesquelles j'ai travaillé toute la journée, originaire des îles Tonga et au passage particulièrement heureuse de la victoire en rugby league de son équipe contre les blacks (on ira jusqu'à voir presque 3 semaines après le match des voitures encore entièrement décorées de drapeaux des Tonga qui roulent dans les rues d'Auckland), me demandera de laisser mon numéro de téléphone sur le bureau principal afin que l'on m'appelle le plus tôt possible pour revenir travailler ici.

Les jours se suivent et se ressemblent un peu, je profite de la salle de sport, j'étudie un peu l'anglais de mon côté. Bref, j'essaye de mettre en place des stratagèmes pour duper mon esprit et l'empêcher de culpabiliser de ne pas faire grand chose ici. Le fait d'entendre mes colocataires partir le matin et de les attendre le soir me fait vivre l'expérience d'un enfant de 10-11 ans à qui ses parents lui confieraient la maison pendant que ces derniers s'en vont travailler. En des jours plus pessimistes je me dis que non finalement je suis plus comme un canidé, avec pour seul reste hominidé ma capacité à être propre et à me nourrir tout seul.

Qu'à cela ne tienne, si je dois rester encore quelques temps comme ça, autant en profiter pour que mon moi-enfant de 10-11 ans aille promener mon moi-chien un peu dans les alentours d'Auckland. Je décide donc après quelques recherches sur les endroits à visiter (sans exploser son budget) à Auckland. Au passage, même si vous avez un budget à exploser, la liste des endroits à visiter s'arrête malheureusement bien vite dans la plus grande ville de Nouvelle-Zélande.

Le prix à payer pour accéder au Mont Eden ne sera que de quelques dollars pour le bus et quelques litres d'oxygène car la montée du volcan n'est pas si simple et un peu longue. Un fois arrivé à One tree hill (I don't wanna be anything....., pour ceux qui reconnaîtront), je suis surpris de voir des moutons (jusqu'ici rien de fou), en liberté, au milieu du parc. L'idée est vraiment sympa et dépaysante de pouvoir à la fois admirer du haut du volcan (éteint) une ville qui ne cesse de grandir ou les constructions se multiplient, et se retourner, marcher quelques pas et éviter de juste une crotte de mouton. Au passage, je suis personnellement assez heureux de retrouver cet animal qui a partagé une partie de mon enfance ; mon téléphone indique Novembre 2017 mais à l'intérieur je revis le coup de tête de Zidane 11 ans plus tôt, le jeu vidéo "XIII" sur gamecube, les caravanes, le tout début de la vie de mon chien... Bref, un peu de laine sur un animal un peu idiot et je suis de retour en enfance, belle sensation !

Au passage, petite piqûre de rappel, je suis né pas moins de 18550 km au nord-ouest !

Cet avant-goût me ravit quand même, car je me prend à croire que ce parc n'est qu'une version miniature de la beauté de la Nouvelle-Zélande, où les arbres, les collines, les moutons et les points de vue spectaculaire cohabitent, hâte de découvrir tout ça !

Mais avant toute chose, après un rapide entretien dans un café, je crois avoir trouvé un job qui me tiendra du 30 Novembre jusqu'à la fin Janvier. Début dans un peu plus d'une semaine, il n'en faut pas plus à mon sens de la culpabilité pour se sentir plus à l'aise et je décide donc de profiter de cette semaine devant moi pour aller visiter une petite bourgade au Nord Est cette fois d'Auckland, certains connaissent déjà la destination, pour les autres (si tant est qu'ils existent), rendez-vous au prochain article...

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22 Novembre 2017

Ah oui j'oubliais !

Avant de découvrir une destination de rêve je profite d'une après-midi de soleil pour me convaincre qu'on peut aussi voir des belles choses à Auckland, histoire d'avoir envie de revenir !

Je fais donc pour la seconde fois le safari dauphins/baleines qui est proposé sur le port d'Auckland. Une deuxième fois car oui, la première fois, les "95% de réussite" affichés sur la brochure du safari auront laissé la place aux "5% de mskin, c'est vraiment pas de chance de passer 5 heures en mer pour voir... la mer".

Mais cette fois-ci, le capitaine aura l'occasion de nous parler d'autre chose que des trois quatre oiseaux qui survolent l'océan. Nous aurons effectivement la chance d'apercevoir deux baleines, qui semblent à la fois habituées mais surtout contentes de la venue du bateau. Après quelques montrages d'aileron, nous décidons de reprendre la mer et quelques kilomètres plus loin, des dizaines (en réalité apparemment des centaines) de dauphins viendront nous offrir un spectacle magnifique, à quelques mètre voire parfois même quelques centimètres du bateau. Splendide, cette fois-ci ça valait le coup de partir !

Ps 1 : Pour ceux qui se demandent, non je n'ai pas payé en plus le second safari,

Ps 2 : Je dis "apparemment des centaines", car une des personnes qui travaillent sur le bateau m'annonce que pour compter le nombre exact de dauphin, ils estiment que pour chaque dauphin vu à la surface, il y en a 5 en dessous de l'eau. J'imagine que lors des manifestations à Paris, les écarts entre l'organisation et la police doivent s'expliquer de la même manière !

Ps 3 : 100 euros sur leBoncoin

Ps 4 : encore trop cher pour moi !

Ps 5 : Oui, les Etats Unis sont bientôt à portée de clic !

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23 Novembre 2017 - 30 Novembre 2017

Je pense que la réponse est non.

S'il fallait argumenter, je dirais déjà qu'à l'époque où je suis parti à Hawaï (et donc l'époque de l'année que vous pouvez voir sur les photos), ils sont en début d'hiver. Quelques 25 degrés de moyenne, pour un hiver, ça reste correct.

Ensuite, je remercierais le temps qui passe, puisqu'il m'offre ainsi une chronologie et donc un moment par lequel commencer, car il me paraît difficile, en après-coup, de savoir exactement par où commencer, tant cette semaine de découvertes de l'île me fera oublier les quelques semaines que j'ai pu parfois subir à Auckland.

Commençons par le début ! Après avoir récupérer la voiture de location, nous prenons la direction de nos auberges de jeunesse respectives, à deux pas de la plage principale d'Honolulu, Waikiki Beach ! Au passage, cette première mission me tend les nerfs à un certain point, mais j'essaye de ne pas oublier que je ne suis pas seul pour ce voyage, et que ce facteur non-solitude, mis en parallèle avec ma façon d'être pas toujours facile à vivre, pourrons vite peser sur ma partenaire de voyage, il s'agira pour moi de faire donc attention... mais la conclusion reste la même, peu importe les problèmes que l'on rencontrera, "on est quand même à Hawaï".

A Waikiki, nous prenons le temps d'une baignade, pour le coup bien méritée, non loin de Duke Kahanamoku, dieu vivant ici puisqu'il est considéré comme le papa du surf à travers le monde (il aurait d'ailleurs pu être élu président de l'univers au regard de son CV : champion olympique de natation à plusieurs reprises, médaillé en waterpolo à 42 ans, a fait découvrir le surf en Amérique, en Australie, acteur dans plusieurs films etc.).

A propos de baignade et d'homme ayant accompli un peu moins de chose que Duke, la plupart des gens qui sont partis en vacances avec moi le savent, la frilosité peut parfois être un problème de taille pour moi. Et bien figurez vous, ceux là et les autres, que je ne me laisserai pas prier pour aller me baigner dans cette eau vraiment magnifique et chauuuuude ! Je pourrai donc dire à partir de ce moment que se baigner dans l'océan en hiver n'est pas un problème pour moi !

Je chausse mes lunettes de plongée en espérant apercevoir quelques poissons, bien que dans cette eau, il ne faille pas nécessairement en avoir car on peut voir ses pieds même lorsque le niveau de l'eau se lie à la taille voire au nombril.

Au bout de quelques minutes d'observation rapide d'une faune aquatique bien peu nombreuse mais présente, je demande à Maeva si l'on peut, à peine reposés, directement aller à Hanauma Bay, une plage du sud est célèbre pour être un spot de snorkeling exceptionnel duquel il est parfois même possible d'apercevoir des tortues. En réalité, ma demande ressemble plus à celle d'un enfant de 4 ans qui aimerait avoir un nouveau jouet qu'à une demande raisonnée d'un adulte de 26 ans, mais le résultat est le même (et surtout le bon, puisque nous partons dans la foulée direction Hanauma Bay). Outre la beauté de la crique (visible en photo n°4), je ne regretterai pas une seconde d'avoir agi en suivant mon envie de venir, et de payer 40 dollar d'entrée + location du matériel de snorkeling. Je me souviens avoir fait ça en Espagne et c'était déjà magnifique, mais quel plaisir de faire ça ici ! Ce sont des dizaines, des centaines que dis-je un cap, c'est une péninsule de poissons que l'on découvre nager dans ces eaux si claires. Captivé par le spectacle, j'irai presque jusqu'à me faire piéger en partant trop loin et en ayant du mal à revenir près du bord, même à l'aide des palmes.

Passé l'émerveillement du début, nous nous mettons en quête du Graal, une ou plusieurs tortue(s) ! Après plusieurs minutes de recherche, nous tombons nez à nez avec l'un de ces reptiles, en train de se nourrir de corail. Quel spectacle ! Je paparazze l'animal pendant presque 10 minutes sans m'arrêter, vraiment j'adore ce qu'il m'est offert de regarder.

Je m'endors déjà avec des souvenirs pleins les yeux, et je pense déjà au lendemain où nous irons, avec Maeva et Nicolas, fraîchement rencontré à l'auberge, prendre une leçon de surf sur la plage de Waikiki. Incontournable chose à faire mais surtout vraiment impatient de découvrir cette activité.

La journée suivante commence donc par une initiation au surf sur la plage de Waikiki, activité number one des touristes pour des raisons évidentes, ça reste en effet un de mes meilleurs souvenirs, concurrencé de près par la tortue. Surfer sur une tortue aurait été l'alternative qui m'aurait permis d'économiser un meilleur souvenir mais à la limite deux c'est mieux que zéro. Encore qu'ici à Hawaï, les meilleurs souvenirs semblent pouvoir se compter par dizaines !

Nous rencontrons donc Tito, notre professeur du jour, un américain de 67 ans (oui, 67 ans, toujours dans l'eau à surfer, et selon ses mots "always the best" ! Vraiment impressionnant) incroyable. Il m'interpelle rapidement en me parlant du PSG et l'heure de surf est lancée. On ne pouvait pas rêver mieux comme professeur, tant sur le plan de la sympathie que sur la façon d'enseigner. Et nous prendrons chacun à notre tour une vague(lette) assez rapidement. Par prendre une vague j'entends se lever sur la planche sur un remous pas plus haut qu'une assiette, mais je vous garantie que les sensations de glisse sont déjà là et carrément agréables !

L'heure passe à une vitesse folle et nous sommes invités à revenir plus tard pour profiter d'une deuxième heure mais en autonomie cette fois. Effectivement, je pensais qu'on pourrait enchaîner l'heure gratuite dans la foulée, mais l'intégralité de mon corps réclame autre chose, du repos et une bière (Une prise de bière plus qu'une mise en bière vous l'aurez compris).

Lors de cette seconde heure en autonomie, je commence avec mes camarades à l'endroit que Tito nous aura fait découvrir pendant la première leçon. La platitude de l'eau m'amène à tester l'endroit où tous les surfeurs s'entassent en attendant la vague. Mais ils ont raison, la mer s'agite un peu plus ici et la scène est juste incroyable. Quand je regarde à l'arrière je vois des dizaines de surfeurs(ses) et un couché de soleil tandis que l'avant me propose à voir la plage de Waikiki et les hôtels mythiques qui ornent le rivage.

J'arrive péniblement à prendre deux trois vagues mais l'affluence ici ne facilite pas les choses. Et j'en viens quand même rapidement à comprendre que les excuses ça va 5 minutes, car oui je vois, au moment ou je me relève sur ma planche après une de mes nombreuses chutes, glisser sur une vague une fille de 12-13 qui semble tellement à l'aise sur l'eau qu'elle m'a filé des complexes à vie !

De toute façon l'heure est finie, je rentre au poste pour rendre le matériel.

Le jour suivant la première leçon de surf, nous allons visiter une partie du site historique de Pearl Harbor, à savoir le mémorial de l'USS Arizona, bateau coulé durant l'attaque des japonais. Après une première fausse route dû au GPS qui nous aura amené à l'entrée de la base militaire de Pearl Harbor (mauvaise idée), et qui nous aura valu une petite augmentation des pulsations cardiaques - Comme chacun d'entre nous il m'est arrivé en France de me faire contrôler, sans avoir pourtant rien à me reprocher, et de voir ma pression interne monter. Cette montée de pression prend en effet une autre dimension quand le gendarme est remplacé par trois militaires américains, et quand le rond point du Leclerc est remplacé par la base militaire de Pearl Harbor... Bref, merci GPS, et je pense d'ailleurs que ces militaires ont dû en faire flipper des tas de gens à ce sujet...

Le mémorial donc consiste en une petite plateforme posée au dessus du bateau qui gît au fond de l'eau mais dont on voit encore qui dépassent de l'eau le haut des cheminées ou je ne sais quoi. Petit point écologie, on aperçoit encore à la surface des plaques d'huiles qui s'échappent du bateau (depuis 1941? Apparemment oui !). Nous visitons ensuite l'USS Missouri, bateau qui a survécu à l'attaque nippone ! Je reste pas incroyablement fan de ce genre de visites mais quand même intéressant de découvrir la façon dont les soldats ont vécu les soldats sur le bateau, et surtout content d'en savoir un peu plus sur l'attaque en elle-même !

Un peu plus tard dans le séjour, nous continuons notre périple des incontournables de l'île d'Hawaï et faisons donc escale par les Manoa Falls (des chutes d'eau, malheureusement peu actives à ce moment de l'année), et le Diamond Head, randonnée qui donne accès à un des plus beaux points de vue que j'ai pu découvrir tout au long de mon voyage, et à fortiori de ma vie.

Après avoir profité pendant quelques jours d'Honolulu, de Waikiki, des plages, du surf, des couchers de soleil, et même d'une parade suite à Thanksgiving, parade pour le coup vraiment à l'américaine, durant laquelle des écoles défilent présentant leurs fanfares et leurs gymnastes, nous prenons la direction du nord shore de l'île pour découvrir la suite de l'île d'Oahu. En chemin, perdu en plein milieu de l'île, nous faisons escale à Dole, connue pour être la plus grande plantation d'ananas du monde ! J'ai du pu répondre à une question que je m'étais jamais vraiment posé, à savoir "comment poussent les ananas?". Réponse d'ailleurs assez étonnante puisque les ananas sortent à moitié de terre, mais sont surtout une fleur qui pousse et se transforme en ananas (à ce que j'ai compris). Intéressant et la dégustation me confirme que l'ananas est le fruit que je préfère, si seulement il ne laissait pas des milliards de fils dans les dents !

Une fois arrivé dans le North Shore, c'est la déception sur plusieurs points (pour ne pas dire tous)... Le mauvais temps (vents violents et temps gris), empêche la compétition de surf que nous étions venu voir d'avoir lieu et nous empêche même de refaire un peu de snorkeling à turtle bay (l'appellation de l'endroit donnait pourtant sacrément envie).

Nous profiterons donc de l'hôtel (5 étoiles celui là, pour changer un peu), durant les deux derniers jours. Ah si, dernier fait notable, l'avant dernière nuit à Hawaï, je me réveille avec un mélange de douleur intense et d'engourdissement localisé dans le pouce gauche.

Après avoir fait un tour sur le lieu de pèlerinage des hypocondriaques qu'est Internet, je décide d'aller à l’hôpital le plus proche car je crains pour mon pouce (blagues mises à part, j'ai l'intégralité des symptômes d'une infection du fait du non-traitement d'une petite coupure à la con). Le médecin me confirmera ce diagnostique ,en me précisant que j'ai bien fait de me déplacer tout de suite sous peine d'opération... Il me mettra par la suite sous antibiotiques pendant une semaine.

Et d'un coup je me sens effrayé par autre chose que la perte d'un pouce, à savoir la perte d'un bras... La panique m'aura en effet fait oublié qu'on est aux États Unis et que c'est surement le pire endroit pour être malade en temps normal, mais alors être hospitalisé, en urgence, à 4h du matin... Bref, mon pouce va bien et je n'ai toujours pas reçu la note à ce jour. Je remercie malgré tout le facteur qui a fait que j'ai cliqué sur "protection totale" lors de la réservation de mon voyage. Je dis bien le facteur car en temps normal, j'aurais pu ne pas choisir d'assurance 99 fois sur 100 en me disant que rien ne m'arriverait. Cette fois ci je l'ai fait, et j'attends malgré tout la fin de la procédure car ça risque encore d'être compliqué tout ça. Mais...

mon

pouce

va

bien !

Merci Hawaï, merci Tito, merci Duke pour cette semaine, c'était juste incroyable, je peux partir tranquille !

Et merci Maeva pour m’avoir accompagné 😀

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30 Novembre 2017

Passée l'euphorie Hawaïenne, je suis de retour à Auckland avec la ferme intention de travailler, non seulement pour gagner un peu d'argent qui me permettrait d'envisager de visiter d'autres contrées, mais également pour briser l'ennui qui m'enchaine à mon 147 Hobson Street depuis trop longtemps.

Je me rends donc au rendez-vous convenu avec Ruben, un local que j'avais rencontré peu de temps avant de partir et avec qui j'avais convenu qu'on travaillerait ensemble dans les bâtiments de l'université, vides à ce moment de l'année, période de grandes vacances oblige !

Je découvre donc la mission qui va m'être confiée : Nettoyer la moquette de toutes les chambres avec une shampouineuse, ainsi que les lits et les chaises. Bon, pourquoi pas ! C'est une affaire bien physique et difficile, mais elle surpasse de loin la perspective d'ennui. Seul hic, le travail s'étendra de 7h à 19h du lundi au samedi... Certes je veux à ce moment rompre avec l'ennui, mais j'ai tout de même envie qu'on reste en bon terme et qu'on se revoit de temps à autre... Second hic (ouais en fait il n'y en a pas qu'un seul), c'est qu'en travaillant comme une brute, j'aspire au moins à devenir milliardaire (c'est peut être le côté français, ou "normal" qui ressort, car j'avoue que ça n'a vraiment pas l'air de refroidir les camarades indiens et chinois que je rencontre sur le lieu du job). En effet, sans évidemment prétendre à être rémunérer de fou, le minimum de 15,75 a quand même plutôt intérêt à être respecté. Ce à quoi Ruben m'annoncera que nous serons payés entre 100 et 150 dollars pour une journée. Pas la peine d'être Cédric Villani pour rapidement comprendre que le compte n'y est pas. J'irais même jusqu'à dire que c'est vraiment pas possible.

En plus de cela, j'épistole rapidement avec une agence d'interim qui me propose un entretien dans l'après-midi pour convenir de la signature d'un contrat dans une entreprise de marquage conseillée par un ami comme étant un job ou on est payé correctement pour pas faire grand grand chose, mais la nuit !

Ayant gardé des bons souvenirs du travail de nuit, il ne m'en faudra pas beaucoup plus pour dire à Ruben (Ah si, son accent incompréhensible aura martelé le coup de grâce) que j'ai été content de le rencontrer mais que ça allait s'arrêter là pour moi. il est donc 11h30, 4h30 après le début je raccroche les crampons et met un terme à ma carrière de shampouineur. Je n'exigerai d'ailleurs même pas à Ruben de me payer la matinée et m'excuse aussi platement qu'une moquette pourrait le faire auprès de lui pour le dérangement.

Je poursuis donc ma journée à l'agence d'interim et l'entretien se passe tellement bien que la fille avec laquelle je me suis entretenu me donnera l'attirail complet du parfait travailleur de chantier. Cela contraste bien avec les vêtements que j'ai du porter au salon d'exposition et ma petite chambre devient à elle toute seule un salon des métiers ou d'orientation ONISEP

J'irais donc le lundi suivant pour ma première nuit (19h-7h) avec les marqueurs de nuit qui s'occupent de tracer ou repasser lignes, flèches etc. que l'on voit par terre sur les routes. J'aide donc au marquage, remplissage de la peinture, etc. Cette nuit confirmera ce que Dimitri m'avait dit, sur les 10 heures partis, nous aurons travaillé à peu près 4h, pour 6h à dormir ou discuter dans la camionnette. Je me retrouve au passage avec de néo-zélandais d'origine "samoanne", d'une taille et d'une corpulence qui me feront légèrement buggué quand j'apprendrai que le premier à 23 ans et le second 21... Je suis donc le plus vieux dans la cabine... Voilà voilà...

L'aventure ne se poursuivra malheureusement pas plus que une nuit et une heure dans la mesure où le second soir on m'assigne avec un gars que je peinerai à trouver dans l'usine tout d'abord. Ensuite, une fois avoir mis la main dessus, son amabilité et son sens de l'écoute et du partage des connaissances me feront vite penser qu'une nuit complète à ses côtés c'est juste pas possible et que je préfère m'en aller plutôt que rester là et avoir l'impression de le saouler autant qu'il me saoule.

Je commence malgré tout, sur la route qui me ramène chez moi, à me demander si quelque chose cloche chez moi. Certes, je ne suis pas prêt à faire n'importe quoi, ni avec n'importe. Mais de là à ne rien trouver qui fonctionne... C'est décidé, demain à la première heure, j'imprime 10 CVs et je me motive à faire ce que la plupart des gens m'avaient conseillé jusqu'alors : faire la tournée des bars et restaurants pour savoir s'ils recherchent du monde. J'abandonne la procrastination pour la procrastin-action (oui parce que techniquement je remet encore une fois les choses au lendemain, et même au lendemain après-midi sous les conseils de ma colocataire qui me prévient qu'il est plus sage de faire la tournée des bars avec son CV, aux alentours de 14-15h).

Armé de mes 7 CVs fraîchement imprimés, je m'apprête donc à faire la tournée des bars. A noter qu'il reste plus agréable de faire la tournée des bars à 20h plutôt qu'à 14h et avec sa CB plutôt qu'avec des CV ! Mais j'y crois et j'espère qu fond que le jeu en vaut la chandelle.

Je décide donc, dans mon esprit procrastinateur invertébré, d'aller me poster tout au bout d'une rue qui fait fasse à la mer, puis de la remonter dans le sens inverse en donnant mes CV à chaque bar qui se présentera. Tentative de reculer l'échéance pitoyable qui me mènera uniquement 15 minutes plus loin, les fainéants le savent, psychologiquement c'est toujours important de remettre à un peu plus tard ce qu'on pourrait faire tout de suite.

Et là, incroyable ! Je pose un premier CV dans le premier bar de la rue, un second dans le second bar, et sur la route du troisième bar (où vous l'aurez compris j'allais poser mon troisième CV), je reçois un appel du premier bar qui me propose un essai deux jours après et en raccrochant je me rends compte que j'ai un message vocal du second bar qui me propose un essai dans la soirée. Je me rendrai à cette essai, obligé de refuser l'offre de l'autre bar, et d'un côté bien heureux de voir depuis ce jour mes 5 autres CV prendre la poussière au fond de mon placard. La conclusion de la journée est évidente : Même si je vais nettoyer la vaisselle de gens que je ne verrai même pas manger, avoir eu ce job est une chance, et une chance qui a été provoquée, car oui, la chance il semblerait que ça se provoque !

Je serai donc pendant plus du mois kitchen hand précisément ! Si mes "kitchen hands" serviront surtout au début à nettoyer la vaisselle, les poubelles et tout le reste uniquement, le métier se diversifiera un peu à mesure du temps qui passe et de l'expérience qui s'engrange. Je me retrouverai donc plus vite que je ne l'aurais pensé, en train de préparer les pizzas pour les clients du restaurant.

Métier vraiment fatiguant, mais le salaire minimum y est d'une part, d'autre part je suis content de trouver une stabilité, et enfin les gens avec qui je travaille (pour la plupart des indiens, et même quelques françaises) enterineront rapidement ma décision de rester au North Park pour le temps qui me reste à Auckland.

Je suis également content d'en apprendre davantage sur le travail dans la cuisine d'un restaurant. Passés le strass et les paillettes de top chef, c'est vraiment intéressant. J'ai notamment pu comprendre que plus la journée avance, vers le début de soirée, plus on comprend rapidement l'organigramme du restaurant. Pour la faire simple, et sans vouloir être trop dans le préjugé, j'ai pu constaté que plus tu pars tôt du restaurant, plus tu es important, respecté et payé dans le restaurant. Bref, je partais le dernier...

Mais je ne renie en rien ma condition, le temps passe plus vite, j'apprends des choses, je suis payé, et je mange gratuitement (enfin plus techniquement, je suis engraissé gratuitement, à base de plats gras-tuits, mais il me restera quelques mois pour reperdre et revenir en France avec au moins un abdominal de visible !), car oui en ce moment l'argent est pour moi plus important que le style !

Mon mois de décembre sera donc monotone et rempli de travail, mais ça fait du bien, après presque 3 mois de découverte et de détente, jalonnées d'expériences plus ou moins réussies.

Mention honorable quand même pour le premier pastis que j'ai pu prendre dans un bar, car très rare ici ! Sa rareté me sera d'ailleurs confirmé quand au hasard d'un liquor centre (Ah oui au fait, ici, pas question de trouver de l'alcool dans les grandes surfaces, où alors dans un endroit bien séparé, et vérification de l'identité systématique !, tout comme l'entrée dans les bars, les vendredis soirs à Caen seraient moins animés si c'était le cas !). C'est dans ce liquor centre que je verrai donc qu'un bouteille de 700ml de Ricard est vendue 77 dollars, soit 45 euros). Mention également très honorable à ce supporter (du moins je pense) de Manchester United qui aura fait le nécessaire, tant au niveau de la couleur qu'au niveau de la plaque d'immatriculation, pour que sa voiture reflète son dévouement pour son club, classe (mais Chevrolet eut été encore mieux, dommage !). Car oui ici il est possible de choisir son immatriculation !

Je ne m'étends pas plus pour le moment,

A très bientôt !

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Partagé entre mon emploi du temps de laveur de vaisselle (qui au passage commence vraiment à évoluer et se complexifier pour s'ouvrir à la vraie définition de "kitchen hand") et la nécessité de dormir un minimum, je trouve le temps d'aller visiter les endroits emblématiques que l'on peut trouver aux alentours d'Auckland. Waiheke Island en fait partie ! Je n'aurai cependant pas la possibilité de visiter l'île dans son intrégralité, et ce pour quoi elle est réputée (ses vignobles), car le prix d'un aller retour sur l'île en ferry me découragera de dépenser le moindre centime supplémentaire une fois sur l'île. J'en découvre donc une petite partie à pied, parties consistant en des plages très agréables car vides.

Cette courte parenthèse refermée, je m'en retourne à ma cuisine et donc à mon évolution professionnelle, qui ne sera pas suivie d'évolution salariale, pas d'excitation. En revanche, je suis assez heureux de pouvoir me diversifier et de compter dans ma palette de compétence des nouvelles choses telles que la préparation des pizzas, l'aide à la cuisine, la participation plus active qu'avant à la logistique de la cuisine. Il m'arrive parfois même d'apercevoir la lumière du jour au hasard d'un coup de main apporté au bar et au service en salle. A ce sujet, je serai d'ailleurs bientôt servi (Oh Devos).

Noël arrive donc ! Le 24 au soir nous nous retrouvons, l'équipe du restaurant, presque au complet pour partager un repas et s'échanger les cadeaux de la loterie de Noël (ce moment bien gênant où tu tires un prénom dans le chapeau, prénom auquel tu dois acheté un cadeau sachant que tu n'arrives même pas à y associer un visage...). C'est un bon moment, plus facile pour apprendre à se connaître en effet autour d'une table qu'entre deux fours, 50000 assiettes et le sol glissant de la cuisine.

La soirée se déroule bien, la distribution des cadeaux est partagée entre des moments gênants et d'autres moments gênants, mais l'objectif tacite de la soirée est rempli, les gens se rapprochent et apprennent à se connaître. Jusqu'au moment où c'est le drame, moment où les 70% d'indiens qui constituent l'équipe du restaurant prend possession de l'ordinateur et donc de la musique ahah. Même si la musique me fatigue rapidement, c'est vraiment très marrant de les voir se lâcher et apprécier à ce point là. Il faut dire aussi que, pour avoir discuter avec eux, partir d'Inde représente parfois pour eux (pour ne pas dire pour l'intégralité d'entre eux), je cite, la "seule chance d'avoir un avenir", raison pour laquelle ils sont venus en Nouvelle Zélande étudier la cuisine, chercher du travail, etc. Au passage, et sans entrer dans les détails, la plupart d'entre eux sont très jeunes (celui qui m'aura formé n'avait que 18 ans au moment de mon arrivée et je serai d'ailleurs particulièrement choqué de lui fêter son 19ème anniversaire), ou bien sont venus en Nouvelle Zélande très jeunes, seuls, et pour certains n'ont pas revu leur pays depuis 2 ans. Cette maturité me bouscule un peu, mais elle sera compensée par d'autres traits de la culture indienne dont ils me feront le récit, traits qui les bloquent dans une certaine adolescence qui contraste vraiment avec leur capacité à assurer un travail de chef de cuisine dans un pays si différent de leur pays d'origine.

La soirée de Noël se passe donc à merveille, malgré le fait que ma routine de Noël française me manque un peu ! Voilà une chose qui m'aura d'ailleurs plutôt pris par surprise, je n'aurais pas pensé que le manque viendrait frapper si fort à ma fenêtre en ce moment de Noël. S'il est bien possible que les trois mois et quelques jours écoulés depuis mon départ renforcent ce manque, la perspective du nouvel an approchant et qui, pour le coup j'en suis sûr, sera synonyme d'un peu de tristesse car loin de tous ces gens avec qui je le partage habituellement, n'aide vraiment pas à se motiver à retourner en cuisine.

Mes fêtes de fin d'années seront donc partagées entre du travail et des pensées tout droit dirigées vers la France et tous ces gens qui me manquent.. Mais je m'efforce de prendre ces moments parfois difficiles avec philosophie, en me disant que ce n'est pas tous les jours qu'on peut vivre des choses pareilles. Il faut aussi dire que les 25-27 degrés ambiants seront une bonne aide à la philosophie.

Le nouvel an aura une toute autre allure. 15 heures de travail de suite entre 12.30pm le 31 et 3.30am le 1er de l'an, je n'en peux plus. J'aurais donc fait le ménage pour 250 personnes qui faisaient eux, la fête, dans un évènement privé qui aura valu à notre restaurant un petit relooking façon Bollywood (eh oui, encore). Mais cette fois-ci, ce ne seront pas 4-5 chansons indiennes qui viendront caresser mes oreilles, mais bien 4-5 heures complètes de musiques indiennes qui viendront marteler mes tympans toute la soirée. Et à défaut de passer ma soirée de nouvel an à boire des verres pleins, je ne ferai que voir des verres vides. Des centaines de verres que je vois passer, que je dois ramasser, parfois cassés, que je dois laver et que je dois re-ranger, pour recommencer dans les minutes qui suivent.

Encore une fois je dois faire preuve de beaucoup de philosophie pour relativiser ce moment, mais ce n'est finalement pas si mal. J'aurais particulièrement apprécié le moment où une coupure de courant frappera uniquement la table du DJ, plongeant la salle dans un moment de gêne d'une petite dizaine de minutes. Si la quantité de minutes passées dans le calme satisferont mes oreilles, elles ne satisferont pas vraiment l'ensemble des convives, d'autant que ces dix minutes s'étalent entre 23h54 et 00h05 (véridique). Résultat, pas de décompte, pas de bonne année, et je suis d'ailleurs étonné que le DJ n'effectue même pas de rappelle après que le courant a été remis.

Pendant ce temps, je pense au fait que je suis en train de manquer, non loin de là, le feu d'artifice tiré de la sky tower. C'est quand même assez dommage de rater le tout premier feu d'artifice du monde célébrant la nouvelle année (la Nouvelle Zélande étant, à quelques détails îleux près, le premier pays à passer à la nouvelle année).

J'insisterai pour partir à 3.30 car je n'en peux vraiment plus, d'autant plus que je dois être de retour le lendemain à 1pm pour une autre journée de travail.

Je profiterai quand même de ces moments d'été pour aller visiter Waiheke Island, à une heure de ferry d'Auckland, célèbre pour ces nombreux vignobles. Je me contenterai d'un peu de marche et de flânerie sur les plages de cette île qui semble quand même relativement agréable à vivre, du moins à en juger à la beauté des paysages que j'imagine visibles depuis les maisons du bords de mer.

Bref, quelle fin d'année, mais vous me manquez !

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