Carnet de voyage

Frogisgone

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On se revoit bientôt !
14 septembre 2017 au 21 juin 2018
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Publié le 11 décembre 2017

4 septembre 2017

Bonjour à toi et à vous !

J'ai décidé de créer ce blog dans le but de partager mes aventures à ceux qui veulent les suivre ! Alors toi (ou vous) que je considère comme un ami, collègue, ou membre de ma famille (ou autres), et qui souhaite savoir si je suis vivant et si oui, où je suis, que fais-je etc., n'hésite pas à prendre des nouvelles sur ce blog, car c'est maintenant ici que je donnerai mes principaux signes de vie et de kiffe tout au long de cette année qui m'attend.

Ce blog aura donc comme utilité première de vous faire partager mes découvertes, mes états d'humeur sûrement aussi quelques fois et bien d'autres choses. Cependant, si la perspective de devoir lire mes états d'âme ou mes palabres pas toujours passionnantes ne t'enchante pas, il te sera donné la possibilité d'accéder directement aux photographies que je pourrai prendre et qui jalonneront mes parcours de vie pendant presque 365 jours. Par conséquent, que tu sois adepte des uniques photographies ou bien non adepte de lectures, tu pourras trouver ton bonheur en cliquant sur la rubrique "photographies garanties sans texte" qui se trouve en en-tête de cette page.


Mais si encore plus fainéant tu es et que depuis les toilettes tu veux pouvoir m'observer,

Tu pourras ton bonheur trouver, sur mon compte Instagram spécialement pour l'occasion créé

Et comme l'excès d'originalité n'est qu'une chimère qu'il faut parfois calmer,

Tu trouveras mon profil en tapant sur ton portable "frogisgone", tu l'auras deviné !


Je te (ou vous) souhaite une belle année, et surtout une bonne navigation sur ce blog, et dis toi (ou "dites vous" toujours hein, je n'oublierai jamais les gens que je dois vouvoyer ;) ) que de là où j'écris mes articles, il me fera toujours du bien de savoir comment la vie se passe pour toi (ou vous), alors n'hésite(z) pas à m'écrire ou à commenter (j'accepte les corrections orthographiques également si nécessaire !).


Bisous à certain(e)s et chaleureux serrages de mains pour les autres !

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9 Septembre 2017

Aussi surprenant que cela puisse paraître pour certain(e)s d'entre vous, mon année de voyages inoubliables a commencé le 14 Juillet 2017 (si d'ailleurs elle pouvait se terminer aux alentours du 14 Juillet 2018 avec une victoire de l'équipe de France, ça pourrait être assez sympa). J'aurai d'ailleurs l'occasion de revenir dans l'article second sur le fait que le nombre 14 m'aura suivi tout cet été et aura jalonné mon départ de bien des belles manières.

Mais avant de parler numérologie, je voudrais vraiment faire une pause dans le blog à peine commencé pour remercier ces personnes qui m'ont permis de passer le plus bel été qui soit, le dernier avant de partir. Il n'en paraît que sept sur cette photo, beaucoup manquent, mais l'explication est simple : sans ces sept là, mon été n'aurait surement pas été possible et s'il avait été réalisé sans eux, il s'en serait surement ressenti une division par sept du plaisir que j'ai pu prendre avec eux.

Je souhaite à tous de pouvoir se targuer d'une telle richesse (car oui, c'est possible de considérer ces mecs là comme une richesse ;) ) qui m'a permis tant de choses mais cet été principalement une : confirmer mon envie de partir mais aussi confirmer une autre envie : celle de revenir !

Et je pense que rien ne pouvait me mettre dans de meilleures conditions à l'aune du départ le plus flippant de ma vie. Car vouloir partir pour quitter un quotidien moyen ou autres raisons et à la portée de tous les esprits, mais se dire qu'on peut partir et qu'on sait déjà qu'en revenant on pourra retrouver des personnes aussi formidables, ce n'est franchement pas donné à tous je pense.

Ils m'ont maintes fois confirmés que la meilleure chose pour moi à l'heure actuelle était bien de partir, vivre ma vie et mes envies, mais pas seulement. Par leur présence et les moments que j'ai passé avec eux, d'autres choses se sont imposées à moi et parmi celles-ci, la meilleure que je pouvais vivre : l'envie de revenir et de revivre des moments identiques avec eux.

Pour cela je les remercie et leur garantie que chacun d'entre eux, à sa manière, pourra se venter d'avoir un peu voyager avec moi, car il m'accompagneront partout où j'irai !

Encore une fois je précise que ces sept là ont la primauté, mais je n'oublie pas les dizaines d'autres qui ont plus ou moins marqué mon été, un été particulièrement important pour moi. Et j'en profite aussi pour étendre ces remerciements aux autres personnes qui m'ont accompagnées tout au long de cette année scolaire, ceux là aussi voyageront toujours près de moi, soyez en sûrs à Clément Marot !


Merci à tous et toutes et à bienTOOOH !

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12 Septembre 2017

Tout aura donc été une question de 14 !

Tout d'abord, une photo à 14 pour se dire au revoir. merci à tous ceux qui apparaissent sur cette image, ils m'ont offert une dernière soirée grandiose !

Ensuite, les dates : Le 14 juillet je partais pour commencer un de mes plus beaux étés avec les huit que je vous ai déjà présenté à l'article précédent. Après quelques réglages nécessaires à la préparation du voyage, je repartais au même endroit avec un casting amoindri, mais pour presque 15 jours de bonheur à tous les niveaux.

Après les deux premiers 14 de l'été, il va pour moi être temps d'affronter le troisième et dernier, le 14 septembre, la date de mon départ. Date à partir de laquelle vous aurez donc droit à de vrais articles avec de vrais photos, pour le coup particulièrement exotiques ! Alors patience, on y est presque !

Me voilà donc prêt à partir avec l'envie de répondre à la question que pose cette article, maintenant que j'ai Descartes en mains : "J'y pense donc j'y suis?". Ou en d'autres termes : Penser à mon voyage m'aura-t-il fait voyager autant que le voyage lui-même?

Nous verrons cela, en attendant je vous dis à bientôt, mais cette fois-ci hors de France !


Ah oui ps : J'en vois déjà qui comptent. Mais pas d'excitation inutile, nous ne sommes pas 14 sur la photo mais bien 16 ;), merci à vous 16 !

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Publié le 11 décembre 2017

15 Septembre 2017

Après 7h d'avion depuis Paris me voilà arrivé dans la ville des extravagances, c'est ça?

Pour moi ç'aura plutôt été la ville de l'extra-latence, car après l'euphorie des 15-20 premières minutes après l'atterrissage et quelques demandes de renseignement (il a d'ailleurs même fallu que moi, l'homme le plus perdu de la terre à ce moment là, j'aide un autre gars qui avait l'air aussi perdu. Il n'aura cependant pas fallu longtemps pour que je me rende compte, à l'observer, que ce n'était pas moi l'homme le plus perdu de la terre mais bien lui : à la recherche de la porte "C15", je l'ai vu observer 45 secondes un panneau assez grand pour que je le vois sans lunettes, panneaux où il était écrit assez distinctement "Gate C1->C50", suite à quoi je l'ai vu se rediriger vers quelqu'un pour de l'aide)

Parenthèse refermée et moi arrivé au "gate 23" je dois de nouveau attendre pendant 2h30 ma correspondance pour Pékin.

Malheureusement, à défaut de pouvoir espérer admirer la grandeur de Dubai à travers les vitres de l'aéroport, je ne vois que Du-by night, et je n'entrevois donc rien de la grandeur de Dubai.

Mis à part quand je m'aperçois bien 1h30 après l'avoir acheté que ma bouteille d'eau d'un litre m'a coûté presque 3 euros.

Quitte à admirer une grandeur, j'aurais préféré que c'en soit une autre que celle du prix de ma bouteille d'eau.

Bref j’attends patiemment

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Publié le 11 décembre 2017


16 Septembre 2017

Après un périple harassant de presque 20h, j'arrive à mon auberge de jeunesse très proche de la place Tiananmen et de la cité interdite, deux endroits qui sont prévus dans la liste de ceux qu'il faut visiter. Avant de continuer je précise qu'en langage pékinois, proche signifie "inférieur à 100 000km", ou "inférieur à 45 minutes de marche"

Je rencontre dans ma chambre une irlandaise très sympa qui malheureusement allait repartir dans la nuit qui suivait.

Cependant, nous avons eu le temps d'apprendre un minimum à se connaître et par la même occasion elle m'a appris à connaître les choses importantes à l'arrivée dans Pékin.

Première chose et non des moindres, elle a confirmé ce que le dirigeant de l'hôtel m'avait fait lire sur un des murs de l'auberge de jeunesse : une histoire qui raconte que certains chinois (et certaines chinoises) entrent facilement en contact avec les jeunes étrangers qui sont seuls ou à deux, discutent avec eux, se montrent particulièrement agréables et hospitaliers (allant même jusqu'à parler la langue des visiteurs) avant de leur proposer d'aller boire un thé ou un verre. Ce que mentionnait le mur de l'auberge et que Rebecca (l'irlandaise s'appelle Rebecca) m'a confirmé, c'est qu'il ne faut jamais accepté ce genre de proposition car elles peuvent vous mener à des endroits bien étranges ou vous seriez obligés de payer 2 à 3 000 euros pour qu'on vous laisse tranquille. Première réaction : "Cimer", deuxième réaction : "ça doit quand même être rare et faut être un peu con". Et la troisième réaction arrive au moment où j'écris, presque 24h après les avertissements : "merde, ça m'est arrivé deux fois aujourd'hui !"

Alors quand je dis ça m'est arrivé deux fois n'allez pas imaginer que j'ai déjà dépensé 6 000 euros pour être libre. Mais j'ai été abordé à deux reprises par ce genre de personnes, une première fois seul et une deuxième fois avec Daniel, un israélien que Rebecca m'a présenté et avec qui j'ai passé ma première journée de visite.

Deuxième chose, et non des moindres (il n'y a aucune moindre en fait) : Rebecca m'annonce de ne pas être choqué mais il est possible que les chinois me regardent insistament mais que c'est normal il s'agira simplement de s'y habituer. Première réaction : "Cimer", deuxième réaction : "ça doit être rare et puis faut être un peu con pour fixer les gens comme ça". Et enfin troisième réaction qui arrive aujourd'hui : "Putain, ça m'est arrivé à peu près 3500 fois, elle avait raison". Encore que la chance que je peux avoir est de ne pas être une fille, car j'avais moi-même remarqué la veille que les chinois était particulièrement attiré du regard vers elle, à tel point que j'aurais pu me demander si Rebecca n'était pas une star de je ne sais quoi en Chine. Mais non, elle est juste occidentale et en plus c'est une fille, combo gagnant pour décrocher des mâchoires chinoises et des regards pas toujours de bon goût.

Pour ma part ça ressemblait plus à de la curiosité qu'à autre chose donc tout va bien, mais je n'imagine pas comment ça doit se passer pour une célébrité occidentale en voyage en Chine ! Franchement étonnant !

Enfin, last but not least (again), on discute sur un point de la Chine, ou plutôt des chinois, qui nous a étonné et un peu écœuré il faut le dire et vous allez vite comprendre le titre de cet article après avoir lu ce que j'ai vécu à l'aéroport.Après être descendu de mon avion, je suis allé reposer ma vessie qui avait déjà bien tenu aux toilettes de l'aéroport. À peine entré dans les toilettes, j'entends un raclement de gorge qui avoisinait à peu près les 140 décibels. S'en suit un énorme bruit de crachât qui émane de l'un des WC. Pas de problème je me dis qu'un des gars dit être malade, et même si ça m'a bien écœuré je passe à autre chose. Dans les 2 minutes qui suivent, un autre chinois entre dans les toilettes, remonte à peu près tout ce qu'il avait dans le nez, pour le racler et le cracher dans la poubelle. Première réaction : "Cimer". Deuxième réaction : "ça doit être rare de faire ça car faut quand même être un peu crade"

Et troisième réaction qui s'est vérifiée depuis que je suis là : les chinois (et les chinoises hein) crachent très souvent, partout, et de manière très explicite, on dirait un concours. À tel point qu'il y vont tellement fort que je me demande comment il n'ont pas encore aspiré leur cerveau ou fait remonter leur estomac. Cependant, passé l'écoeurance du truc, il est possible de leur accorder un certain crédit, crédit qui trouve son origine dans la qualité de l'air. Pour avoir respirer pendant 48h l'air de Pékin, je n'ose pas imaginer comment doivent se sentir ceux qui le respire depuis des années. Pour ma part, j'avais l'impression qu'à chaque inspiration, je prenais l'équivalent d'une cartouche de cigarette directement dans les poumons et la gorge. Je vous laisse imaginer la sensation qui suit après la journée et le bonheur que peut représenter le brossage de dent, langue, palet, gorge, poumon et tout ce qui peut être brossé !Bref, à part ça, le fait que les chinois aiment exhiber leurs centres en remontant leur t shirt et se baladent comme ça dans la rue et que la musique qui est dans la rue de ma fenêtre commence à me rendre fou (imaginez une mélodie de 15 notes qui se répète sans interruption entre 16h et 4h du matin), tout va bien et je suis content d'être là!

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Publié le 13 décembre 2017

17 Septembre 2017

En ce premier réveil à Pékin, je suis réveillé très tôt, sans réussir à me rendormir, aux alentours de 5h.

Je repense à ce que j'ai pu lire sur la ville et les endroits à visiter. Je me rappelle qu'un événement "à ne pas rater" quand on visite Pékin a lieu dans peu de temps, à savoir la levée du drapeau sur la place Tiananmen. Les chinois se rassemblent et le protocole militaire est respecté chaque jour sur la place où s'élève le matin à l'aube aux environs de 6h à cette période de l'année, le drapeau national de la Chine, qui est descendu suivant le même protocole le soir au crépuscule, aux envions de 18h30 à cette période de l'année.

Je décide donc de me lever et part à la place Tiananmen que je découvre pour la première fois. J'arrive avec quelques minutes de retards, jour déjà levé, drapeau déjà levé, militaires partis, espoirs de voir le drapeau se lever partis.

Par contre les gens eux sont bien là. Et ce n'est pas seulement le jet lag qui m'amène à penser qu'il n'est pas l'heure que je vois sur mon téléphone, mais bien cette masse de gens, déjà tous en train de prendre des tas de photos à tous les coins de la place Tiananmen. Vraiment incroyable encore une fois. J'aperçois au loin la fameuse façade de la cité interdite ornée de la tête de Mao Zedong, apparemment un mec connu dans ce pays ! La taille de son ma-o-solée me confirmera que oui apparemment il est vraiment connu ce gars !

Ce que j'avais pu entrapercevoir des regards chinois curieux se confirme, on m'observe quand même pas mal, pour ne pas dire beaucoup. Après un rapide repas et une sieste (2 bananes à l'arrière goût de pot d'échappement et un peu d'eau en bouteille évidemment !), je rejoins Daniel, un israélien avec qui je passe la journée. Pour en revenir au repas, j'avoue que je sillonne les rues mais je ne sais vraiment pas où ni quoi manger. J'aperçois des gens déjà dans les restaurants mangeant des dumpings (raviolis chinois) ou autres repas salés alors qu'il n'est que 8h30... Je tente ma chance dans un supermarché mais je ne trouve que de la viande emballée dans du plastique, rien qui s'approche de près ou de loin de ma vision du petit déjeuner (ma vision s'approche certes de celle d'un enfant de 8 ans, mais j'irais jusqu'à dire qu'une bonne partie des adultes occidentaux seraient autant perdus que je le suis, on se rassure comme on peut, dans une ville où tous les 2m50, l'odeur change, et franchement pas toujours en bien je vous laisse imaginer).

Bref, me voici en tout début d'après midi avec Daniel. Nous retournons à la place Tiananmen et on se rend compte de la grandeur de la place (440000m2) quand on se dit qu'entre le moment où on aperçoit Mao et le moment où on le rejoint il se passe bien 20 minutes, 20 minutes consacrées à traverser la place sans s'arrêter plus que ça.

Nous voilà sous le menton de Mao pour pénétrer dans la cité interdite. Bel endroit, incroyablement grand mais monotone. Pour faire passer le temps qui s'écoule de plus en plus lentement face aux bâtiments qui se multiplient et se ressemblent vraiment tous, nous rompons la monotonie en s'apprenant quelques mots dans nos langues respectives. Arrivés à la fin de la cité interdite, un parc sur lequel siège un bâtiment surplombant tout Pékin nous appelle du pied. Nous ne résisterons pas longtemps à l'appel quand nous apprendrons que l'entrée de ce parc n'est que de 2 yuan (0,25euros) contre les 35 de la cité interdite, qui ne nous a révélé que des bâtiments similaires mis les uns derrière les autres et quelques détours culturels auxquels il était difficile de participer à moins de parler couramment le mandarin. Vous imaginerez qu'avec mes cinq nouveaux mots d'hébreu, je ne pouvais pas grandement élargir ma culture.

La vue depuis le haut de ce parc est incroyable et nous fait particulièrement relativiser le prix que nous avons consenti à payer pour la cité interdite mais ce sont quand même deux endroits intéressants à voir.

L'autre inconvénient de cette sortie à la cité interdite, c'est qu'elle nous a mené très loin de la place Tiananmen et donc encore plus loin de l'auberge de jeunesse. La marche commence à être longue, surtout pour moi qui était parti en sandales, croyant que le voyage serait court.

Après avoir rapidement mangé, je monte enfin me reposer. Quelqu'un dort déjà, il est 19h30, je me couche, déjà éreinté.

Je me réveille à 23h, et le nouveau qui dormait aussi. Nous faisons rapidement connaissance. Il s'appelle Roberto et il est brésilien. Il n'en faudra pas plus pour que nous planifions d'aller ensemble à la levée de drapeau pour ensuite enchaîner sur le musée national de la Chine qui se trouve sur l'aile est de la place Tiananmen.

Nous nous recouchons rapidement car à l'accueil de l'auberge, on nous prévient que le dimanche, mieux vaut être à la levée du drapeau aux alentours de 4h.

Les réveils sont branchés, la clim est à chier (30 degrés à l'extérieur, 18 dedans, j'ai l'impression d'être en incubation dans le seul but d'être malade) et la musique à l'extérieur commence vraiment à me rendre fou.


À demain, où plutôt à dans 3 tours d'horloge.

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Publié le 13 décembre 2017

18 Septembre 2017

2 tours d'horloge plus tard je ne dors toujours pas. J'abandonne rapidement l'idée de dormir pour me dire que je n'ai finalement qu'à patienter tranquillement qu'il soit 3h30 pour que Roberto se réveille et que nous partions pour la levée du drapeau.

L'horloge affiche 3h29, j'attends impatiemment qu'elle passe à 30 (Roberto m'a prévenu que son alarme était prévue à 3h30). Il est maintenant 3h31 et je me dis qu'il a sûrement compris que se lever à 3h30 pour partir à 4h était une idée moyenne.

4h05, Roberto n'est pas réveillé, j'en conclus que ce ne serait pas encore cette fois que je verrai la levée drapeau, car oui je n'ose pas le réveiller !

8h30, Roberto me réveille : "french guy, we missed the flag rising". Je lui explique ma nuit et il me dit que j'aurais dû le réveiller.

Tant pis nous enchaînons sur le musée national de Chine. Après quelques aller retours pour poser des éléments interdits à l'intérieur du musée (apparement le AK 47 est prohibé, quelqu'un aurait dû nous prévenir), nous nous retrouvons à l'intérieur. S'en suit une première heure intéressante, relatant l'accession au pouvoir de Mao et ses "bienfaits" (incommensurables si on en croit ce musée). La partialité de ce musée n'a d'égal que la morosité de sa deuxième partie. Et ce n'est qu'aux trois quart du trajet vers l'auberge que Roberto me montre son poignet et s'excuse profondément... nous avons oublié de récupérer nos objets au vestiaire du musée... Autant vous dire que je me serais vraiment passé de ce kilomètre de plus à marcher de bon matin, d'autant que le temple du ciel nous attend l'après midi.

À ce propos, le gouvernement chinois a du faire passer une motion en un temps record ce matin là puisque, à 9h il m'a été possible de rentrer en sandales dans le musée et 3h plus tard, il ne m'était plus possible d'entrer pour récupérer les objets que j'avais oublié dans ce lieu.

Bref, à midi, nous voila retournés à l'endroit où j'avais mangé la veille, avec Roberto cette fois, c'est son premier repas dans cet endroit et il n'est pas rassuré sur la salubrité. Il me fait d'ailleurs part d'une de ces théories venue tout droit du Brésil : the more the place is distusting, the more the food is good. Pour le coup, je m'attend à un repas 6 étoiles devant le degré d'insalubrité des lieux aujourd'hui. Des mégots par terre, le sol vraiment sale, toute la vaisselle est entassée sur une des tables etc. Roberto en profite pour faire une vidéo et me remercie bien ironiquement devant tous ses amis au Brésil (désolé pour l'image de la France)

Le summum est atteint quand nous entendons la cuisinière (qui cuisine) se racler la gorge et préparer un énorme crachât, qu'elle prend la peine de délivrer dans un seau posé à 2m de la casserole qui prépare le riz que je suis prêt à manger.

Mis à part cela, et un dicton brésilien vérifié, la nourriture est très bonne et pas de problème gastrique à déclarer !

Nous allons donc maintenant au temple du ciel, un endroit vraiment agréable à voir avec des grands jardins et de beaux monuments.

Mais une fois de plus, la sortie du parc nous amène on ne sait où et il nous faut marcher pendant 1h30 pour retrouver une station de métro.

Peu de choses nous divertissent sur la route, à part le traffic chinois toujours amusant à regarder car tout et n'importe quoi s'y passe. Des animaux en cage (deux chatons, un chien et quelques oiseaux) posés à l'entrée d'un restaurant nous font imaginer des choses pas très agréables : " oh this is fresh food"! Nous disons nous.

Quelques années plus tard, nous voila rentrés à l'auberge où rien de spécial ne se passera à part une rapide discussion avec trois américains qui ont pris possession des lits vides de la chambre sur les bienfaits du massage un peu spécial qu'ils ont reçu avant de rentrer à l'auberge (je vous laisse à votre imagination)

Bonne nuit et à demain !

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Publié le 13 décembre 2017

22 Septembre 2017

Ayant pas mal de retard par rapport aux photos, je vais avancer vite pour résumer la fin de ma première semaine à pekin.

En ce "3ème vrai jour" à Pékin, nous arrivons enfin à nous lever pour aller voir la levée de drapeau sur la place Tiananmen. Toute la Chine s'est déplacée, pour cet événement qui, il faut bien l'avouer, n'a lieu qu'une fois par jour ! Donc les places sont chères.

Se lever à 4h30 a d'autres avantages, la température et le temps sont enfin agréables, pas trop lourd comme c'est le cas depuis le début du séjour.

Pour ceux qui n'ont pas pu le voir car ils n'auraient pas Snapchat, la levée de drapeau dure 2min36 exactement. Cela peut paraître rapide quand on pense au monde qui s'est déplacé (avec tribune officielle, militaires qui paradent et musique encore mieux qu'apocalypse now), mais c'est long de regarde un drapeau monter péniblement les 20m qui le séparent du sol pendant 2min36, particulièrement quand une armée de téléphone portables et de perches à selfies vous bouchent le passage. L'avantage, car il faut toujours en trouver, c'est que je regarde la levée sur le téléphone de ma voisine, qui a un zoom qui fonctionne bien. En plus le manque de vent du jour nous fait assister à la montée d'un bout de tissu qui ne flotte même pas dans les airs. Mais bon, c'était vraiment marrant de voir cette démonstration de patriotisme et tous ces gens courir pour être les plus entassés contre la barrière de sécurité.

Nous rejoignons Daniel le midi pour aller au summer palace, un très bel endroit, calme et reposant. Mais le calme et le repos sont de courte durée, car une fois sortie, la Chine nous fait jouer à son jeu préféré : métro à l'entrée, marchez à la sortie. Une fois de plus, pour trouver une station de métro à la sortie du parc, il nous faudra près de 2h et mes nerfs sont à l'image de mes jambes, ils commencent à lâcher.

D'autant que l'idée vient à Roberto et Daniel d'aller visiter le site olympique. L'idée me branche. Et mes jambes retrouvent un peu de vigueur : plus loin plus haut plus fort dit la devise des JO après tout (en Chine, l'adaptation serait plus : plus loin, plus loin et toujours plus loin) mais une fois arrivé au site, c'est vraiment cool !

Et ce qui devait arriver arriva, deux groupes de trois-quatre chinoises nous ont pris en photos avec elles !

Par contre, étonnamment, la solitude commence à me manquer un peu.

Et le soir venu, je profite de l'envie de certains d'aller se faire masser pour me retrouver un peu seul et aller manger dans cet endroit "crade mais bon".

Et cette fois ci, a défaut de cracher dans un seau, le patron de l'endroit décidé carrément de cracher sur la loi Evin. Après avoir humé une odeur suspecte, je lève le nez de mon assiette et le voit à une table de moi en train de fumer une cigarette, à l'aise.

À l'aise je le suis un peu moins personnellement, mais j'apprécie mon repas qui tient ses promesses, une fois de plus.

Ah oui ps : je progresse avec les baguettes !

Le jour suivant c'est celui que j'attendais depuis le début, le détour par la grande muraille de Chine. Et là franchement je ne vais pas m'étaler car pour le coup les photos parlent vraiment d'elles mêmes, c'est magnifique.

Je parlerai simplement de la bonne surprise de la journée en la personne du chauffeur de taxi qui nous a emmené après qu'on a pris le bus pendant presque 1h. Un des moments les moins rassurant de mon aventure jusqu'ici qui a vite laissé place à une surprise de taille. Se faire alpaguer par un taxi qui n'en est pas un n'est jamais rassurant, mais celui là était juste parfait. Il nous a accompagné jusqu'au guichet de la muraille, nous a conseillé un coin où les touristes vont moins (bien évidemment, il y avait pleins de touristes mais l'endroit était quand même magnifique).

Et qu'elle ne fut pas notre surprise quand au moment de ressortir de la muraille par un toboggan vraiment marrant, ce même brave homme nous sautait au cou en nous disant "my friends!" Et de nous proposer de nous ramener. Il nous avait donc attendu pendant presque 3h pour nous ramener. Il n'allait pas s'arrêter là puisqu'au moment de nous déposer à l'arrêt de bus, il ira jusqu'à attendre avec nous le bus pour que nous prenions le bon, il était presque à la limite de nous proposer des slips de rechange au cas où !

Formidable chauffeur pour une formidable journée !

Le jour suivant, encore épuisé de la veille, et après m'être accordé une grasse matinée, je vais seul au temple of lamas (ça y est ils se reconnaissent comme adorateur des lamas, les crachats sont peut être en fait des prières qui c'est!).

Visite agréable mais un peu monotone, malgré les très jolies statues, je commence à saturer des temples. Le hasard fait que je croise les deux Français (bretons) qui partagent ma chambre depuis 2 soirs. Nous rentrons à l'hôtel et la soirée se passera tranquillement.

Enfin, le dernier jour de Roberto (et quasiment mon dernier aussi, nous nous rendons au 798 art district, un quartier ou une ancienne usine désaffectée a laissé place à une immense galerie d'art d'origine et d'opinions multiples! Le temps presse et notre sélection va vers cette galerie un peu particulière qui ne laisse pas vraiment de doute sur la façon dont l'auteur rend "hommage" à Mao, héros de tout un peuple. Enfin, il me semble que c'est bien Mao qui y est représenté, et de manière très particulière, je vous laisse juge à travers les photos !

Après avoir laissé Roberto à la gare, je décide de préparer mes affaires et de m'offrir un dernier repas dans la rue de mon auberge. N'ayant plus vraiment de place dans son restaurant, la patronne m'assoit à la même table qu'une famille de chinois, constituée des parents et d'un jeune garçon de 8-9 ans. Ce dernier me tend la main pour me saluer, ils sont très sympathiques et ont l'air de vouloir profiter d'être attablé avec un occidental, chose qui ne doit pas leur être souvent arrivé à en croire leurs regards.

Le petit me parle sans cesse et ne semble pas comprendre que je ne peux lui répondre. C'est malgré cela un vrai bon moment. Je fais l'effort de chercher comment dire au revoir en chinois et après leur avoir dis l'effet est sans appel, ils sont ravis. C'est un dernier très bon souvenir de Pékin, en plus du repas qui était une fois de plus vraiment excellent, et je n'ai toujours pas été malade (j'aurais pensé avoir déjà vidé mon stock de smecta, mais il est encore là pour alourdir mon sac).

Peu importe, l'important est que tout aille bien, je peux partir de Pékin l'esprit tranquille, j'en ai vraiment profité à fond !

Vendredi 22 septembre, il est 6h et je pars pour l'aéroport, direction Shanghai !

Première surprise : je dois marchander le taxi pour y aller! Je m'en tire à 80 yuan aller, un peu plus cher que ce qu'on m'avait dit mais je ne veux pas prendre le risque de rater l'avion.

Arrivé à l'aéroport, on me fait vider mon sac à dos entièrement et devant tout le monde car quelque chose ne va pas. Au final, un sac vide plus tard et une fierté personnelle jetée aux ordures, il s'avéra que c'était ma lampe frontale qui ne passait pas. Pas besoin de AK 47 finalement pour faire paniquer et se faire virer de l'avion, une frontale suffit et ça coûte bien moins cher !

Bref, une fois ce premier contrôle fait et mon bagage mis en soute, je passe les formalités pour mon sac en cabine et je pense littéralement que ce dernier va bientôt contracter un cancer du poumon à forcé d'être exposé aux rayons x. Rendez vous compte, en Chine, à chaque fois que vous entrez dans une station de métro ou dans un musée, monument etc, le sac et vous même êtes passés au rayon x.

Bref, un américain me fait la discut, très sympa, il me note des endroits à ne pas rater quand j'irai en Australie.

Une fois arrivé à Shanghai, je me dirige vers l'auberge de jeunesse et n'en bouge plus de la journée pour trois principales raisons : il fait très moche, je suis fatigué et il semblerait que Shanghai soit une ville qui se prête un peu moins au tourisme que Pékin.

La soirée ne sera pas pour autant perdue puisque je discute avec sherry, une chinoise qui partage ma chambre. Elle est à Shanghai pour chercher du travail et elle est vraiment sympa. Nous nous apprenons quelques mots dans nos langues et ça y est, je sais dire ce que j'aurais dû apprendre en premier (avant même bonjour) : Wo bú huì shuō zhōng wén, ce qui signifie : je ne sais pas parler chinois.

J'en profite également pour lui demander si elle connaît des sites intéressant à visiter ici à Shanghai mais au fur et à mesure de nos recherches, les conclusions sont les mêmes : comparer à Pékin il y a moins de choses à faire et surtout, c'est un peu plus cher. Pour exemple, le Disneyland de Shanghai, qui est le plus récent, semble un endroit à aller voir mais il est accessible pour 400 yuan dit environ 50-60 euros. Trop cher pour moi, surtout dans l'optique d'y aller seul.

C'est donc décidé demain j'irai au Shanghai Word financial center, l'une des plus grandes tour de Shanghai.

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24 Septembre 2017

Mon premier jour à Shanghai sera dédié au fameux endroits où nombre de gratte ciels se côtoient, dont deux qui grattent particulièrement le ciel !

La seule ombre au tableau c'est justement qu'il y a une ombre de dizaines de km carré sur Shanghai, on n'aperçoit même pas un peu de soleil, et c'est le programme de toute la semaine...

C'est la deuxième chose qui me fait hésiter à aller au 100ème étage du Shanghai National Financial Center, avec le prix (180 yuan), mais je me dis que la vue est peut être sûrement agréable malgré les nuages et que c'est pas souvent que je peux monter si haut dans le ciel (474m).

J'y vais donc et malgré le temps qui abaisse un peu l'horizon, je ne suis pas déçu, j'aperçois même quelques nuages qui passent sous mes pieds. Je pourrais rester assis des heures à observer la ville...

En dessous de moi, 77 étages de bureaux, ça en fait des mecs qui bossent pendant que moi j'observe la ville en mangeant des gâteaux !

Après être redescendu sur terre, je rentre à l'auberge et y passe la soirée tranquillement car le temps est morose et mon moral aussi un peu je dois l'avouer !

Le lendemain, il pleut sans cesse du début à la fin de la journée que j'aurais entièrement passée à l'auberge, pour préparer la suite du voyage, lire un peu etc.

Promis demain je bouge !

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Publié le 13 décembre 2017

26 Septembre 2017

Même si le temps lui n'a pas bougé, moi ça y est j'ai bougé ! Et comme je me suis vite fait à l'idée que ce ne sera pas le temps qu'y s'adaptera à moi mais plutôt moi qui vais devoir m'adapter au temps, j'ai cassé ma tirelire chinoise pour m'offrir LE truc qui allait changer mon séjour à Shanghai, un parapluie !

Mon problème d'étanchéité capillaire résolu, je m'en vais découvrir une autre partie de Shanghai, le Yu Garden, un jardin magnifique qui a aussi l'option labyrinthe pour le même prix. Blague à part, je pense que la pluie n'a fait que rendre cet endroit plus beau encore, les photos en témoigneront ! Après avoir profité de l'endroit et un peu marché dans les rues de Shanghai, la seconde chose à retenir de la journée m'apparaîtra sur le voyage du retour.

En effet, les voyages en métro font émerger chez moi quelques interrogations : la première, je l'ai déjà dite mais depuis le temps je ne m'étonnerais pas que le cancer des poumons que mon sac a contracté du fait des expositions aux rayons x répétées ait évolué en cancer généralisé !

La seconde est que je me demande vraiment si les téléphones portable en Chine ont déjà connu ce que c'est qu'une poche... On est presque systématiquement proche d'un 100%! Presque 100% des chinois dans le métro sont sur leur téléphone, c'est impressionnant ! Au moins avec le regard posé constamment déçu, ils peuvent être assurés qu'on ne leur volera pas, c'est l'avantage !

J'ai quand même vu quelqu'un se lever de sa place, aller attendre devant la porte du métro et même sortir du métro est faire quelques pas sans lever les yeux de son film !

Un entraînement en vue d'une future cécité? Ils en seraient capables !

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27 Septembre 2017

Aujourd'hui, armé de mon parapluie, je décide d'aller au plus célèbre endroit de Shanghai : The Bund !

La météo était pourtant claire, orage toute la journée. Résultat, la seule fois où mon parapluie m'a servi, c'est pour me servir d'ombrelle tellement il faisait chaud et le soleil tapait fort...

En chemin je m'arrête au "people's park" un endroit plein de calme et de nature en plein milieu du Shanghai dynamique, le contraste est assez saisissant. À peine sorti du parc, les odeurs (parfois à gerber, pour le dire honnêtement) et le bruit (pas à gerber, mais chiant quand même) reprennent leur droit. Il y a une chose qui pourtant ne change pas, c'est cette manie qu'ont certains chinois (et pour le coup ça se cantonne aux chinois si je puis m'exprimer ainsi, et non aux chinoises), cette manie de remonter leur t shirt juste au dessous des pectoraux (ceux qui font ça ont d'ailleurs plus des "seins" que des "pecs") pour exhiber leur ventre. Et ça a l'air normal !

En marchant vers "The bund" je me rappelle une conversation qu'avaient deux filles sur la route derrière moi ce matin. L'une a prévenu l'autre de ne pas traverser car le feu était rouge. Et la réflexion m'est venue qu'en Chine, que le feu soit rouge ou vert, le risque pour votre vie est le même. J'irais même jusqu'à dire que le risque est moindre quand le bonhomme est rouge. Car si tu prends un risque à traverser alors que le feu est rouge, tu le sais que c'est risqué et tu t'attends à voir arriver une voiture et ce n'est pas étonnant car c'est rouge pour toi. En revanche, le fait qu'il soit vert n'empêche en rien les scooters, vélo et même parfois les voitures de passer ! Et ça c'est un problème..

En même temps, particularité en Chine : les feux indiquant aux voitures si elles peuvent passer ne sont pas situés du même côté du carrefour que là où la voiture se trouve, ce serait bien trop simple sinon, mais à l'autre bout du carrefour. Étrange mais c'est dans la ligne de conduite qui consiste à considérer le code de la route plutôt comme un guide que comme un réel code. Bref, une fois au passage piéton : cours et espère ! avant d'être toi même devenu un passage piéton ! Tel est le seul dicton qui compte en Chine.

Pour ce qui est de "The Bund", c'est vraiment grandiose et impressionnant, et après avoir vu à Pékin la grande muraille de Chine, je suis heureux de voir à Shanghai la grande muraille de vitrine, tout aussi impressionnante dans un style bien différent !

Pour l'anecdote, à la sortie du bateau qui nous a fait faire un tour de "The Bund", la nuit commence à tomber et les bâtiments commencent à s'illuminer. J'attend un peu pour voir les grandes tours s'allumer. Après avoir attendu une demi heure, la nuit est tombée complètement et j'ai un peu perdu l'espoir de les voir éclairées. Il est 18h46 et je commence à partir. Cependant je vois tous ces gens qui attendent en regarder "The Bund" donc je me dis qu'un quart d'heure de plus à attendre ce n'est pas si grave et si vraiment il ne s'est rien passé à 19h je plierai bagage.

18:59:40, un compte à rebours se met en route sur une des tours. À 19h l'allumage commence et c'est magnifique.

Je ne peux pas vraiment renier que si j'avais raté ça, c'eut été du geoffrey tout craché : rater le meilleur truc par manque de patience. Mais je suis allé contre ma nature et j'ai patienté, bien m'en a voulu ! J'espère que ce voyage pourra m'apprendre un peu la patience comme ce fut le cas aujourd'hui ;)

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Publié le 13 décembre 2017

29 Septembre 2017

Mes derniers jours à Shanghai seront calmes, voire même ennuyeux. Il y a effectivement moins à voir qu'à Pékin d'une part, et je commence à avoir envie de changer d'air (au sens propre, encore que vous l'aurez compris propre n'est pas le terme qui caractérise le mieux l'air ici, comme au figuré, car figurez vous que la culture commence à me fatiguer et j'ai hâte de découvrir l'Australie !)

Visite d'un énième temple, toujours en plein cœur de la grande Shanghai, toujours étonnant !

Il me faudra une dernière nuit pour me rendre compte que les chinois sont un peuple sympathique, particulièrement avec les touristes (aucun contrôle de police, il m'est même arrivé que mon sac bipe à un passage dans le métro et on m'a dit d'avancer sans vérifier. Mais, parce qu'il y a un "mais", qu'est ce qu'ils sont sans gêne !

Ça a commencé avec les crachats et la cigarette dans le restaurant, encore qu'on puisse mettre ça sur le dos de la culture sans que ce soit considéré comme un vrai manque d'éducation, mais ça s'est poursuivi cette nuit : un chinois a rejoint la chambre de l'auberge de jeunesse. À 2h je suis réveillé car monsieur passe un coup de téléphone, sans gêne il reste dans la chambre et parle à plus que haute voix, incroyable ! Je tente quelques "chuuuut", mais en chinois ça doit vouloir dire : "vas y continue je kiffe trop, tu peux parler plus fort même un peu s'il te plaît?" apparemment.

Et il ira jusqu'à recommencer le matin à 8h30. Truc de fou!

Une fois à l'aéroport, après y avoir passé la nuit, je me rend au comptoir d'enregistrement et vraiment au moment où c'est à moi de passer (j'avais franchi la ligne jaune de confidentialité c'est vous dire si j'étais engagé !

Une famille me passe devant sans un regard ni remord, et me regarde comme si j'étais fautif ! J'ai de l'avance donc ce n'est pas grave, mais ça reste franchement étrange.

Ah oui j'oubliais, comme un passage obligé, je vous mets quelques photos de l'auberge dans laquelle j'ai passé ces quelques nuits et ses alentours (pour que vous puissiez apercevoir la "vraie Chine", celle qui se cache derrière les temples dorés et les grattes ciels illuminés.

24h plus tard, me voila de retour à Pékin pour trois jours, vivement l'Australie !

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Publié le 13 décembre 2017

1er Octobre 2017

Pour ce dernier jour à Pékin et en Chine, je me déplace au zoo de la ville et à son aquarium. J'espère y voir des pandas et autres, car le zoo de Pékin est l'un des 5 endroits en Chine où l'on peut apercevoir des pandas, et ils n'y sont "que" 8 !

Pour faire court, car c'est une journée durant laquelle j'ai bien usé le bouton pour prendre les photos, je vous mets une vidéo qui est ma story snapchat qui résumera bien la journée et ce que j'ai pu voir ! Je mettrai quelques photos en bonus, mais certainement pas les 136 que j'ai pris (j'en ai vraiment pris 136..)

Mis à part ça juste deux trois remarques :

J'ai parfois eu l'impression d'être moi même un panda aujourd'hui, par les regards toujours curieux des milliers de chinois que j'ai pu croisé. Je sais bien se je dors pas très bien dans mon auberge (ah oui je vous ai pas raconté mais cette nouvelle auberge devait jadis être dédiée aux fakir qui appréciaient dormir sur des planches de bois, et les fakirs sont partis mais les planches sont restées !). Bref, à part les cernes je n'ai rien d'un panda..

Deuxième remarque générale sur le zoo, si les pandas y sont rois, le reste me fait beaucoup de peine. Vraiment, surtout du côté des "canidés", ils tournent en rond en évitant leurs crottes c'est franchement horrible. La seule place que j'enviais dans leurs cages, c'est justement leur crottes. Car elles, elles se font chier (au sens propre comme au figuré toujours) mais c'est naturel et normal, eux c'est juste affreux.

Dernier dégoût, mais vous le verrez à la fin de la story, c'est leur idée qui moi me répugne un peu, de mettre des méduses et des poissons dans des portes clés qu'ils vendent ensuite... Sans être Brigitte Bardot on s'en bien qu'il y a un souci : mange le ton poisson si tu veux mais ne m'accroche pas à tes clés c'est juste immonde

Mais bon pour voir les pandas, les pandas roux, des requins et même quelques girafes cette journée valait quand même le cou !

Je viens de voir que je ne pouvais pas mettre de vidéo sur le blog je vais donc la mettre sur Facebook si cela vous dit d'aller voir ! Si vous n'êtes pas amis avec moi ajoutez moi ou demandez aux gens qui sont amis avec vous et moi de pouvoir regarder ;)

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3 Octobre - 10 Octobre 2017

Après une nuit passée dans l'avion me voila atterri à sydney.

Je suis vraiment content de retrouver une ville dont la culture se rapproche de ma culture d'origine !

La Chine a des bons côtés, qui vont peut être me manquer (mais pas tout de suite) et des mauvais côtés qui eux ne vont certainement pas me manquer.

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand je découvre que de nombreux asiatiques vivent à sydney. Il me faudra une journée pour comprendre (et surtout une confirmation par mon cousin qui vit à sydney) que mon auberge de jeunesse est en plein... Chinatown...

J'y resterai 3 jours, partageant ma chambre avec 14 autres personnes ! Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, le nombre de personnes qui partagent la chambre n'est pas proportionnel au nombre de rencontre et de gens qui parlent, loin de là.

Durant ces trois jours j'ai pu découvrir le Hunter valley, un parc situé à deux heures de sydney, qui expose de magnifiques jardins de différents pays mais aussi manly beach, une plage un peu moins touristique que bondi beach (qu'un ami m'aura fait découvrir d'ailleurs dès mon arrivée mais malheureusement de nuit). Un peu moins touristique mais tout aussi belle et agréable, c'est le début du printemps ici et il fait déjà 26 degrés.

Le chemin pour y accéder, se faisant par ferry, m'aura permis de découvrir des vues splendides du pont de sydney ainsi que de l'opéra de Sydney. Mais pas que ! Sur la route qui nous mène à manly, au loin nous pouvons apercevoir des baleines (ou des orques, honnêtement je n'ai pas vu la couleur de si loin) qui faisaient le show a des bateaux venus les observer. Elles sautaient hors de l'eau à plusieurs reprise pour replonger, et recommencer.

J'aurais aimé être plus prêt pour voir ça !

Après quelques heures passées à la plage, le chemin du retour nous offre un très beau sunset sur le pont et l'opéra.

L'Australie a vraiment de belles choses à offrir et je comprend les gens qu'elle a pu attirer et qui ont eu l'envie d'y rester !

Le reste de la semaine me confirmera ce que je pensais et même plus encore!

Une seconde auberge de jeunesse qui dépassera de loin mes attentes.

Des rencontres vraiment parfaites qui me feront regretter de partir si vite. Mais c'est pour découvrir encore plein de choses alors les regrets ne seront que passagers je l'espère !

Endroits visités :

Opera house

Sydney Harbour

Botanic Garden

Hyde Park

Manly Beach

Bondi Beach

Hunter Valley Gardens

Chinatown (super)

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10 Octobre - 15 Octobre 2017

Après avoir découvert la merveilleuse ville qu'est Sydney (Honnêtement un endroit qui semble presque parfait à vivre au quotidien, encore qu'il semble que la ville soit réservée aux gens beaux, dynamiques et qui ont l'air d'avoir de l'argent), je m'envole pour traverser une grande partie du pays. Pendant ce voyage en avion je repense d'ailleurs à ce que ce français rencontré à Sydney m'avait raconté. Lui et une personne rencontrée sur Internet ont traversé l'Australie d'Ouest en Est en voiture... Bilan : 7 jours de route (y compris quelques nuits à rouler), et à ce moment je suis particulièrement heureux de faire ces quelques kilomètres (2000 à peu près) en avion.

Après avoir profiter du décollage pour me mettre à l'aise (vraiment à l'aise car je suis seul au milieu d'une rangée de trois sièges libres), je me demande si le pilote n'a pas tout bonnement oublié de redresser l'appareil et si nous n'avons pas pénétré l'atmosphère de Mars. En effet je découvre à travers le hublot un décor lunaire (ou plutôt martien par sa couleur d'un rouge éclatant). Sérieusement, je n'avais pas considéré jusqu'alors à quel point le sol en Australie est vraiment rouge. Me voilà donc en train de traverser 2000 km de Roland Garros (peut être assez d'espace pour organiser suffisamment de tournoi pour voir un français l'emporter? Pas sûr cependant...)

Après l'alunissage, je récupère ma voiture de location. Voilà aussi une pensée qui m'aura aidé à faire passer le voyage bien plus vite qu'il ne parût, conduire une voiture de l'autre côté... Mon appréhension ira en grandissant quand le loueur m'annoncera que la voiture qui m'aura été réservé n'est autre qu'une Nissan Qashqaï. Bon... Passées les formalités de la location, me voilà donc au volant de ce que du haut de mes expériences auprès d'une Clio 1 et d'une C3 j'appelle une grosse voiture, avec le volant à droite, et qui plus est munie d'une boite automatique. Résumons à la Jean Reno dans Wasabi : "J'ai une bonne faculté d'adaptation mais là vous allez me donner 5 minutes pour réfléchir ok?"

Après la réflexion, il n'y a plus qu'à se lancer. Je découvre avec joie que l'Australie a pensé à nous et qu'elle rappelle à intervalle régulier qu'il est bon dans l'intérêt de chacun de rester à gauche et de prendre les rond-points dans le bon sens.

Un rapide aller retour hors de la route me rappellera de redoubler d'attention une fois de plus. Malgré ces quelques écarts, je retrouve un plaisir que j'avais presque oublié, être complètement libre de rouler, partir et suivre la route. D'autant plus que ces routes interminables traversant le désert me donnent vraiment une impression agréable. Quelques dizaines de kilomètres plus tard, je songe à m'arrêter et à trouver un endroit pour passer la nuit. Une aire plus que minimaliste m'est indiquée comme étant la seule aux alentours (vous l'aurez compris, les alentours en plein désert australien n'ont rien à voir avec les alentours de la périphérie caennaise, et je repense aux conseils d'un ami rencontré à Sydney concernant la conduite la nuit : simplement à éviter sous peine de faucher un kangourou (histoire qui lui est vraiment arrivée). Je m'arrête donc, installe l'arrière de ma voiture de la façon la plus agréable qu'il soit pour y dormir et prend le temps de manger et de me laver dans les vestiaires encore plus minimalistes mis à disposition.

Je m'endors à l'arrière de ma voiture, bercé par un orage qui arrive au loin et qui se rapproche à mesure que la nuit avance.

Le lendemain matin, je découvre avec un bonheur non dissimulé que la destination que j'envisageais (un canyon qui apparaissait à 150km de l'aéroport), est en réalité à 300km et que jusqu'alors, google maps m'indiquait la distance à vol d'oiseau... Mon téléphone aurait il pris au premier degré le "mode avion"? Bref, cette découverte, couplée à l'autre découverte que je n'ai pas un kilométrage illimité (ce con de loueur m'a donné la facture du couple avant moi, chose que je n'ai découverte que ce matin là, la veille ayant été consacrée au plaisir de voir écrit : "kilométrage illimité" sur mon voucher. Finalement, ce voucher n'étant pas le mien, je comprend qu'il va falloir que je fasse demi tour pour retourner au plus près du site d'Uluru, site qui m'a fait venir jusqu'ici, et que après avoir bourlinguer pendant toute une soirée, mon nombre de kilomètres autorisé (500 sur 5 jours), m'est désormais compté...

J'envisage également d'aller prendre un emplacement camping au Resort qui est le seul endroit où l'on peut trouver de la vie au milieu de ce désert. Je m'exécute et vais enfin découvrir Uluru dans l'après midi.

J'entame donc une marche de 7,5km autour de cet immense cailloux. Rien de plus à ajouter là dessus, mis à part que je suis heureux d'avoir mon parapluie, qui me protégera de l'indice UV 47 qui plane sur cette partie du désert australien. Cet endroit est vraiment magnifique !

J'apprendrai plus tard, en faisant un rapide tour du côté de l'espace culturel, que grimper Uluru est considéré comme un manque de respect énorme envers les aborigènes, puisqu'il correspond à une terre sacrée pour ces derniers. Je n'avais pas vraiment envisagé de le grimper, du fait de la dangerosité (des personnes sont déjà mortes en essayant de le grimper), mais cet état de fait autour de la croyance des aborigènes entérinera ma décision (à l'espace culturel, un cahier est même consacré uniquement à l'écriture d'une phrase suivie de la signature des gens "I did not climb Uluru".

J'en apprends aussi davantage sur l'histoire d'Uluru et des aborigènes. Loin de pouvoir en retranscrire tous les détails, je peux juste me remémorer que les fissures et ombres qu'on peut apercevoir sur Uluru sont là pour relater l'histoire d'un combat entre une femme serpent et je ne sais plus trop quel autre animal mystique. Une histoire faite de croyances, à l'image de beaucoup de religions, que j'estime parfois à dormir debout et dénuée de sens, à l'image de beaucoup de religions, mais qui rassemble un peuple autour de traditions qui se transmettent d'ailleurs toujours de générations en générations, et c'est surement ça le plus important, surement ! Toujours est il que les aborigènes ont eu gain de cause, une première fois il y a quelques années puisque la terre aborigène a bien failli ne plus leur appartenir, mais au prix d'un combat elle restera sous leur responsabilité. Et une deuxième fois puisqu'il me semble bien avoir lu après mon séjour la bas que l'interdiction de grimper Uluru serait prononcée totale et pour toujours.

Pas grand chose d'autre malheureusement à dire sur le peuple aborigène, que je n'aurais pas eu l'occasion de voir comme les nombreuses vidéos nous l'ont montré, en train de danser recouvert de terre battue. Les aborigènes que j'ai eu l'occasion de voir portaient des casquettes Nike et étaient sur leurs smartphones, à noter simplement que physiquement c'est un peuple vraiment étonnant.!

L'autre site (Kata Tjuta) et aussi magnifique et plus varié, à l'image d'un canyon. J'ai apprécié faire cette marche mais j'étais quand même content de rentrer profiter un peu de la piscine du camping pour me détendre et patienter les deux derniers jours (car oui, 5 jours pour visiter le site d'Uluru, c'est un peu trop...)

Je n'aurais malgré tout aucune peine à dire que Uluru est un endroit incroyable, vraiment spécial (un énorme cailloux rouge au milieu du désert, faut quand même y penser) et que je classerais volontiers dans les endroits à voir dans sa vie. Une véritable merveille de la nature !

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15 Octobre 2017

Si j'ai beaucoup apprécié les paysages lunaires d'Uluru, 5 jours sur place c'est plus qu'il n'en faut et je suis content de reprendre la route. Courte escale à Alice Spring et je reprend l'avion direction Adelaide. Je prend le temps de planifier rapidement les quelques jours qui m'attendent et contrairement à Uluru, le temps m'est compté : dans 5 jours l'avion m'amène en Nouvelle Zélande, cela paraît bien peu pour affronter toutes les étapes qui m'attendent et les 1400 km qui me séparent de Melbourne, endroit d'où je décollerai pour Auckland et ou je retrouverai un ami pas vu depuis longtemps.

A peine arrivé à Adelaide, je monte dans le premier taxi pour retrouver l'agence de location de voitures. Une fois de plus je suis assez gâté mais un peu effrayé de la taille de la voiture qui m'est confié. Mais d'un autre côté j'apprécie toujours le fait que je vais pouvoir économiser moult deniers en dormant à l'arrière sans être en position foetale du début à la fin de mes nuits. J'enchaine donc les kilomètres, en prenant malgré tout la précaution de m'arrêter le plus vite possible après la tombée de la nuit, car je garde en tête les avertissements concernant la rencontre de kangourous sur les routes la nuit. Et en même temps j'avoue que sans avoir envie de highfiver leur front avec mon pare-choc, j'attends ces rencontres avec impatience ! Après tout, la signalisation ne laisse pas de doute possible, je vais en voir des kangourous en liberté !

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Publié le 25 décembre 2017

16 Octobre 2017

Après une brève escale au Grampians national park, célèbre pour ces chutes d'eau, lacs, et autres magnifiques paysages ; dont un point de vue tout simplement incroyable sur une forêt qui n'en finit pas. Difficile pour mon objectif photo de rendre compte de la grandeur de cette vue, mais je vous garantie que je n'ai jamais vu ça de ma vie, j'enchaine encore quelques 200 kilomètres pour atteindre la mer.

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Publié le 25 décembre 2017

17 Octobre 2017

Je rejoins donc la côte sud de l'Australie et Warrnambool, endroit réputé pour sa "nursery", endroit d'où il est possible d'apercevoir au large des baleines qui viennent à cette endroit pour donner naissance à leurs petits. Question timing on peut pas faire mieux : j'y arrive le 20 octobre et il est indiqué que les baleines sont en général visible jusqu'à mi octobre. Je caresse l'espoir de voir au loin une baleine qui aurait mal réglé son horloge biologique mais après une bonne trentaine de minutes à regarder l'océan je conclus ce moment qui reste malgré tout agréable pour aller effectuer le premier achat compulsif du voyage, compulsivité engendrée par la solitude que je me traîne depuis déjà un petit moment. Je sens déjà des esprits qui se déplacent, calmons nous, rien à voir avec ce que les pires d'entre vous pensent ! Même pas le temps de l'essayer, je poursuis ma route, motivé par l'envie de croiser enfin un putain de marsupial : qu'il soit de type kangourou ou koala, mais surtout qu'il soit vivant ! Car oui pour l'instant j'aurais vu plus de kangourous morts sur le bords des routes que vivant près des arbres.

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18 Octobre 2017

La suite de la Great se passe toujours bien, le temps est parfait. Je m'arrête à l'un des endroits incontournables de cette route que sont les douze apôtres, un paysage comme on en voit peu. Mais j'avoue que les cailloux commence à m'ennuyer et au détour d'un panneau bien anodin, me voilà dans une ferme ou se côtoient moutons, dingos, kangourous et... c'est tout, il faudra attendre pour les koalas. Je partage donc un bon moment avec ces premiers animaux, que je préfère voir vivant d'ailleurs. J'aurais pu les regarder et rester près d'eux encore longtemps mais le temps passe, et malgré que ce soit vraiment marrant de les voir bondir, j'avance car la nuit va tomber et je veux voir les koalas qui, il semblerait, sont visibles en liberté à quelques kilomètres de là !

Effectivement, me voilà dans un camping où les gens en location ont la chance de pouvoir partager leur espace de campement avec des koalas. Pas bien actif, à part pour manger, j'aurais quand même beaucoup aimé les chercher tel un dresseur pokémon, et les observer rapidement après les avoir trouvé !

Je reprends ensuite la route, et laisse la tranquilité de cette partie de la great ocean road pour rejoindre Torquay puis Melbourne

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Publié le 25 décembre 2017

19 Octobre 2017

Voici donc la dernière étape avant les "presque au revoir" à l'Australie, et que vois-je, ôh surprise, des cascades, des paysages superbes et des plages ! Bon allez on en a vu déjà plein on passe à autre chose (Comme quoi l'esprit humain est fondamentalement à chier, car j'arrive à me lasser de ce genre de choses... à moins que ce soit que mon esprit?).

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20 Octobre 2017

Le dernier visage que j'aurais l'occasion de voir de l'Australie sera fidèle aux 20 jours que j'y ai passé, parfait. Je tiens d'ailleurs à remercier Alexis et Barbara qui m'auront permis de clôturer ce deuxième chapitre de la meilleure des façons. Les plus malins auront maintenant compris quel fut mon achat compulsif qui m'a effectivement aidé et qui m'aidera encore, j'en suis sûr, à réduire ce sentiment de solitude que je peux côtoyer ! Au passage, profitant de la plage et de ma guitare, un gars est venu me voir pour me dire que la vue qu'il avait depuis la route (pour la faire simple, moi assis de dos, face à la mer en train de jouer), l'avait beaucoup inspiré et qu'il aimerait me prendre en photo pour me mettre en couverture de son futur album, car il fait de la musique. Pas de souci pour moi, mais après avoir vu sa page Facebook, je ne pense pas faire la couverture d'un album de platine mais plutôt d'un album de platane !

A bientôt sur une autre île d'Océanie !

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22 Octobre 2017

Me voilà donc arrivé, en ce vendredi 20 octobre (la date est sympa à savoir pour la suite), à Auckland, plus grande ville de Nouvelle Zélande. Et déjà à l'aéroport, mes nerfs sont mis à rude épreuve. Après avoir enchainé pendant presque 1 mois et demi, j'espère enfin pouvoir me reposer un peu ici. Il est 5h du matin, l'avion atterri, je suis vraiment fatigué, physiquement et nerveusement et voici ce qui m'arrive : Après avoir rempli un papier précisant que j'amène avec moi sur le sol Néo-Zélandais du matériel de camping (une tente et des chaussures de randonnée), me voilà obligé de passer par un endroit ayant pour but d'inspecter ces objets. Déjà se pointe dans mon esprit le futur problème de la tente dépliée, car pas simple à replier.

Je patiente du côté des arrivées en attendant qu'on me rende ma tente et mes chaussures. Quelques longues, très longues minutes plus tard, on me rend mes chaussures nettoyées (bon point), mais on m'annonce que la tente n'est pas repliée car il n'ont pas réussi à le faire. Récapitulons : je suis au milieu des arrivées à l'aéroport d'Auckland, fatigué de ouf, et je dois, devant une centaine de personne qui n'ont que ça a faire que de regarder les pauvres gens dans ma situation, replier ma tente (qui, pour leur donner un peu de crédit, n'est vraiment pas si simple à replier).

Les minutes passent, les cernes se creusent, ma patience se vide et je me retrouve enfin dans le bus qui me conduira au CBD (centre ville) d'Auckland. Une heure plus tard (il est aux alentours de 7h du matin), je ne pense qu'au moment où je vais m'écrouler dans un lit pour pouvoir réparer les dégâts des dernières journées à dormir dans ma voiture ou bien dans l'avion, dégâts qui commencent sérieusement à se faire (res)sentir.

Et là, l’apothéose, une fois arrivé au bureau d'enregistrement de l'auberge de jeunesse qui m'accueillera pendant les 3 prochaines nuits (je ne pense pas aux journées à ce moment là, je l'admets), que le check-in (enregistrement, ou comprenez "prise de possession du seul truc que j'attends depuis si longtemps : un rectangle de mousse et d'un oreiller") devra attendre 1pm...... Je récupère le maximum de sang froid que j'ai pu épargner depuis une dizaine d'année, prends une grande inspiration, me déclenche un ulcère à l'estomac et me fais pousser une dizaine de cheveux blancs afin de contenir mon énervement et accepte finalement volontiers d'attendre ici pendant 6 heures afin de pouvoir m'enregistrer...

Les présentations avec Auckland attendront, je dois dormir.

Au programme dès que je suis prêt : ouverture de compte en banque, obtention du numéro IRD, achat d'un téléphone, bref tous les trucs chiants mais indispensables à l'intronisation dans cette nouvelle ville... Mais au fait, on est quel jour? Le 27 octobre? Veille d'un weekend de trois jours pour cause de lundi férié synonyme de -banques non ouvertes pendant 3 jours-? ...

A ce rythme de chance, même mon ulcère décide de ne pas insister et d'aller se coucher aussi.

Ps : Pour ceux qui s'inquiète, l'ulcère fait uniquement parti du gag, pas de mon estomac, mais je l'ai franchement échappé belle !

Pendant ces quelques jours qui ne seront donc consacrés qu'à une remise en état, je découvre le port d'Auckland, un super endroit d'où la vue sur la ville et la sky tower de nuit est très appréciable, au moins proportionnellement comparable au dixième du prix des bateaux et yachts alignés sur le port.

L'étape auberge de jeunesse finie, je vais donc pouvoir commencer la seconde étape néozélandaise, l'aménagement dans mon appartement qui sera mon point de chute pour les 12 semaines à venir !

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Publié le 27 décembre 2017

23 Octobre 2017

Après des semaines partagées entre les chambres (elles-mêmes parfois bien partagées, jusqu'à 14 en Australie), et les coffres de voitures, me voilà enfin dans un endroit fixes. Cependant, la taille de ma chambre aura l'avantage de me rappeler mes deux périples en Australie. En effet, et honnêtement, je ne pense pas que l'arrière des voitures que j'ai pu utiliser ait quelque mètre carré que ce soit à envier à ma nouvelle chambre. Avec le gabarit d'une cabine de bateau, elle aura aussi le mérite de me rappeler le camping, et ça, c'est toujours agréable. Appartement que je partagerai avec un français, une allemande, un anglais dans un premier temps et que je finirai avec 3 français et toujours un anglais, Ben, une des meilleures rencontres si ce n'est la meilleure rencontre jusqu'à maintenant. Je me sens quand même un spolié dans la mesure où j'avais expressément demandé à être avec uniquement des étrangers... La piscine viendra contrebalancer ce mauvais point, mais pour en revenir à la taille globale de l'appartement, nous sommes tous plutôt heureux de ne pas avoir les mêmes rythmes de vie car la bataille aurait pu faire rage dans la salle de bain.

Maintenant installé dans l'appartement, je fais le nécessaire administratif qui me permettra de me mettre activement au boulot, ou du moins au boulot dans ma recherche de boulot.

J'opte pour une stratégie un peu différente de celles que j'ai pu lire, et décide m'inscrire dans le plus de Job Agencies (agence d’Intérim) possible, ce qui me permet au passage de me balader dans la ville et de découvrir à quel point cet endroit de Nouvelle Zélande est vallonné. On passe très rapidement de l'essoufflement dû à la montée d'une pente bien abrupte à l'air con qu'on a tous à marcher dans une pente pentue dans le sens inverse.

Prêt à enchaîner les entretiens d'embauche (au passage, la Nouvelle Zélande aura déjà eu rapidement cet effet sur moi que la France n'aura pas eu en 26, celui de me faire investir dans des vêtements vraiment "formal", je ne me sens pas moi, mais je me sens plus crédible, et c'est pas si mal), j'essaye de donner le meilleur de moi même, et ça portera assez rapidement ses fruits. Je me retrouve un matin, habillé en pingouin, au beau milieu d'un salon d'exposition de différentes marques ou des investisseurs et des clients se bousculent. Ma mission d'aujourd'hui sera d'amener en voiture SEAT (la Nouvelle Zélande ne connaît pas cette marque), où ils le souhaitent pour leur montrer les équipements de la voiture. Bon, on verra !

Après un petit moment d'attente, le patron m'annonce que personne n'a réservé ce service et que je vais donc devoir me mêler aux autres employés et vendre (au sens figuré) aux gens qui se promènent près des voitures.

Pardon? Il va donc falloir que je parle en anglais à des gens, qui parfois sont spécialistes, de caractéristiques de voitures, chose que je ne saurais même pas imaginer faire en français? Sans suivirent 6 heures horriblement longues et fortes en culpabilité auprès du patron. Il n'en demeure pas moins qu'une culpabilité à 20 dollars de l'heure reste agréable à vivre. Un collègue qui se retrouve dans la même situation me rassure en me répétant constamment : "Easy money bro !". Certes, mais je me rends compte d'une de mes limites, confirmée par les souvenirs que j'ai de mes dernières expériences professionnelles, je ne pourrai pas mêler travail et ennui dans ma vie, même sous couvert d'un ennui bien rémunéré.

Viendront après cette première expérience encore une fois mitigée, quelques jours de calme plat jusqu'à la prochaine expérience, quelle soit professionnelle ou touristique.

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Mount Eden, One Tree Hill, Auckland, Nouvelle-Zélande, Planète Terre, Système solaire, Voie lactée, Univers 

15 Novembre 2017

De ces 4 premières semaines à Auckland, il ne restera pas grand chose dans mes souvenirs ! Quelques soirées, quelques entretiens téléphoniques désespérés pour enfin trouver un travail à moyen terme, quelques boulots éphémères... Parmi ceux là un que j'aurais aimé conservé, non seulement parce que je ne m'y ennuyais pas trop, que le travail en lui-même n'était pas spécialement difficile (à la réception de courrier d'une entreprise style Carrefour), mais également car le salaire était présent !

D'autant que les espoirs sont permis car, en fin de journée, une des femmes avec lesquelles j'ai travaillé toute la journée, originaire des îles Tonga et au passage particulièrement heureuse de la victoire en rugby league de son équipe contre les blacks (on ira jusqu'à voir presque 3 semaines après le match des voitures encore entièrement décorées de drapeaux des Tonga qui roulent dans les rues d'Auckland), me demandera de laisser mon numéro de téléphone sur le bureau principal afin que l'on m'appelle le plus tôt possible pour revenir travailler ici.

Les jours se suivent et se ressemblent un peu, je profite de la salle de sport, j'étudie un peu l'anglais de mon côté. Bref, j'essaye de mettre en place des stratagèmes pour duper mon esprit et l'empêcher de culpabiliser de ne pas faire grand chose ici. Le fait d'entendre mes colocataires partir le matin et de les attendre le soir me fait vivre l'expérience d'un enfant de 10-11 ans à qui ses parents lui confieraient la maison pendant que ces derniers s'en vont travailler. En des jours plus pessimistes je me dis que non finalement je suis plus comme un canidé, avec pour seul reste hominidé ma capacité à être propre et à me nourrir tout seul.

Qu'à cela ne tienne, si je dois rester encore quelques temps comme ça, autant en profiter pour que mon moi-enfant de 10-11 ans aille promener mon moi-chien un peu dans les alentours d'Auckland. Je décide donc après quelques recherches sur les endroits à visiter (sans exploser son budget) à Auckland. Au passage, même si vous avez un budget à exploser, la liste des endroits à visiter s'arrête malheureusement bien vite dans la plus grande ville de Nouvelle-Zélande.

Le prix à payer pour accéder au Mont Eden ne sera que de quelques dollars pour le bus et quelques litres d'oxygène car la montée du volcan n'est pas si simple et un peu longue. Un fois arrivé à One tree hill (I don't wanna be anything....., pour ceux qui reconnaîtront), je suis surpris de voir des moutons (jusqu'ici rien de fou), en liberté, au milieu du parc. L'idée est vraiment sympa et dépaysante de pouvoir à la fois admirer du haut du volcan (éteint) une ville qui ne cesse de grandir ou les constructions se multiplient, et se retourner, marcher quelques pas et éviter de juste une crotte de mouton. Au passage, je suis personnellement assez heureux de retrouver cet animal qui a partagé une partie de mon enfance ; mon téléphone indique Novembre 2017 mais à l'intérieur je revis le coup de tête de Zidane 11 ans plus tôt, le jeu vidéo "XIII" sur gamecube, les caravanes, le tout début de la vie de mon chien... Bref, un peu de laine sur un animal un peu idiot et je suis de retour en enfance, belle sensation !

Au passage, petite piqûre de rappel, je suis né pas moins de 18550 km au nord-ouest !

Cet avant-goût me ravit quand même, car je me prend à croire que ce parc n'est qu'une version miniature de la beauté de la Nouvelle-Zélande, où les arbres, les collines, les moutons et les points de vue spectaculaire cohabitent, hâte de découvrir tout ça !

Mais avant toute chose, après un rapide entretien dans un café, je crois avoir trouvé un job qui me tiendra du 30 Novembre jusqu'à la fin Janvier. Début dans un peu plus d'une semaine, il n'en faut pas plus à mon sens de la culpabilité pour se sentir plus à l'aise et je décide donc de profiter de cette semaine devant moi pour aller visiter une petite bourgade au Nord Est cette fois d'Auckland, certains connaissent déjà la destination, pour les autres (si tant est qu'ils existent), rendez-vous au prochain article...

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22 Novembre 2017

Ah oui j'oubliais !

Avant de découvrir une destination de rêve je profite d'une après-midi de soleil pour me convaincre qu'on peut aussi voir des belles choses à Auckland, histoire d'avoir envie de revenir !

Je fais donc pour la seconde fois le safari dauphins/baleines qui est proposé sur le port d'Auckland. Une deuxième fois car oui, la première fois, les "95% de réussite" affichés sur la brochure du safari auront laissé la place aux "5% de mskin, c'est vraiment pas de chance de passer 5 heures en mer pour voir... la mer".

Mais cette fois-ci, le capitaine aura l'occasion de nous parler d'autre chose que des trois quatre oiseaux qui survolent l'océan. Nous aurons effectivement la chance d'apercevoir deux baleines, qui semblent à la fois habituées mais surtout contentes de la venue du bateau. Après quelques montrages d'aileron, nous décidons de reprendre la mer et quelques kilomètres plus loin, des dizaines (en réalité apparemment des centaines) de dauphins viendront nous offrir un spectacle magnifique, à quelques mètre voire parfois même quelques centimètres du bateau. Splendide, cette fois-ci ça valait le coup de partir !

Ps 1 : Pour ceux qui se demandent, non je n'ai pas payé en plus le second safari,

Ps 2 : Je dis "apparemment des centaines", car une des personnes qui travaillent sur le bateau m'annonce que pour compter le nombre exact de dauphin, ils estiment que pour chaque dauphin vu à la surface, il y en a 5 en dessous de l'eau. J'imagine que lors des manifestations à Paris, les écarts entre l'organisation et la police doivent s'expliquer de la même manière !

Ps 3 : 100 euros sur leBoncoin

Ps 4 : encore trop cher pour moi !

Ps 5 : Oui, les Etats Unis sont bientôt à portée de clic !

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23 Novembre 2017 - 30 Novembre 2017

Je pense que la réponse est non.

S'il fallait argumenter, je dirais déjà qu'à l'époque où je suis parti à Hawaï (et donc l'époque de l'année que vous pouvez voir sur les photos), ils sont en début d'hiver. Quelques 25 degrés de moyenne, pour un hiver, ça reste correct.

Ensuite, je remercierais le temps qui passe, puisqu'il m'offre ainsi une chronologie et donc un moment par lequel commencer, car il me paraît difficile, en après-coup, de savoir exactement par où commencer, tant cette semaine de découvertes de l'île me fera oublier les quelques semaines que j'ai pu parfois subir à Auckland.

Commençons par le début ! Après avoir récupérer la voiture de location, nous prenons la direction de nos auberges de jeunesse respectives, à deux pas de la plage principale d'Honolulu, Waikiki Beach ! Au passage, cette première mission me tend les nerfs à un certain point, mais j'essaye de ne pas oublier que je ne suis pas seul pour ce voyage, et que ce facteur non-solitude, mis en parallèle avec ma façon d'être pas toujours facile à vivre, pourrons vite peser sur ma partenaire de voyage, il s'agira pour moi de faire donc attention... mais la conclusion reste la même, peu importe les problèmes que l'on rencontrera, "on est quand même à Hawaï".

A Waikiki, nous prenons le temps d'une baignade, pour le coup bien méritée, non loin de Duke Kahanamoku, dieu vivant ici puisqu'il est considéré comme le papa du surf à travers le monde (il aurait d'ailleurs pu être élu président de l'univers au regard de son CV : champion olympique de natation à plusieurs reprises, médaillé en waterpolo à 42 ans, a fait découvrir le surf en Amérique, en Australie, acteur dans plusieurs films etc.).

A propos de baignade et d'homme ayant accompli un peu moins de chose que Duke, la plupart des gens qui sont partis en vacances avec moi le savent, la frilosité peut parfois être un problème de taille pour moi. Et bien figurez vous, ceux là et les autres, que je ne me laisserai pas prier pour aller me baigner dans cette eau vraiment magnifique et chauuuuude ! Je pourrai donc dire à partir de ce moment que se baigner dans l'océan en hiver n'est pas un problème pour moi !

Je chausse mes lunettes de plongée en espérant apercevoir quelques poissons, bien que dans cette eau, il ne faille pas nécessairement en avoir car on peut voir ses pieds même lorsque le niveau de l'eau se lie à la taille voire au nombril.

Au bout de quelques minutes d'observation rapide d'une faune aquatique bien peu nombreuse mais présente, je demande à Maeva si l'on peut, à peine reposés, directement aller à Hanauma Bay, une plage du sud est célèbre pour être un spot de snorkeling exceptionnel duquel il est parfois même possible d'apercevoir des tortues. En réalité, ma demande ressemble plus à celle d'un enfant de 4 ans qui aimerait avoir un nouveau jouet qu'à une demande raisonnée d'un adulte de 26 ans, mais le résultat est le même (et surtout le bon, puisque nous partons dans la foulée direction Hanauma Bay). Outre la beauté de la crique (visible en photo n°4), je ne regretterai pas une seconde d'avoir agi en suivant mon envie de venir, et de payer 40 dollar d'entrée + location du matériel de snorkeling. Je me souviens avoir fait ça en Espagne et c'était déjà magnifique, mais quel plaisir de faire ça ici ! Ce sont des dizaines, des centaines que dis-je un cap, c'est une péninsule de poissons que l'on découvre nager dans ces eaux si claires. Captivé par le spectacle, j'irai presque jusqu'à me faire piéger en partant trop loin et en ayant du mal à revenir près du bord, même à l'aide des palmes.

Passé l'émerveillement du début, nous nous mettons en quête du Graal, une ou plusieurs tortue(s) ! Après plusieurs minutes de recherche, nous tombons nez à nez avec l'un de ces reptiles, en train de se nourrir de corail. Quel spectacle ! Je paparazze l'animal pendant presque 10 minutes sans m'arrêter, vraiment j'adore ce qu'il m'est offert de regarder.

Je m'endors déjà avec des souvenirs pleins les yeux, et je pense déjà au lendemain où nous irons, avec Maeva et Nicolas, fraîchement rencontré à l'auberge, prendre une leçon de surf sur la plage de Waikiki. Incontournable chose à faire mais surtout vraiment impatient de découvrir cette activité.

La journée suivante commence donc par une initiation au surf sur la plage de Waikiki, activité number one des touristes pour des raisons évidentes, ça reste en effet un de mes meilleurs souvenirs, concurrencé de près par la tortue. Surfer sur une tortue aurait été l'alternative qui m'aurait permis d'économiser un meilleur souvenir mais à la limite deux c'est mieux que zéro. Encore qu'ici à Hawaï, les meilleurs souvenirs semblent pouvoir se compter par dizaines !

Nous rencontrons donc Tito, notre professeur du jour, un américain de 67 ans (oui, 67 ans, toujours dans l'eau à surfer, et selon ses mots "always the best" ! Vraiment impressionnant) incroyable. Il m'interpelle rapidement en me parlant du PSG et l'heure de surf est lancée. On ne pouvait pas rêver mieux comme professeur, tant sur le plan de la sympathie que sur la façon d'enseigner. Et nous prendrons chacun à notre tour une vague(lette) assez rapidement. Par prendre une vague j'entends se lever sur la planche sur un remous pas plus haut qu'une assiette, mais je vous garantie que les sensations de glisse sont déjà là et carrément agréables !

L'heure passe à une vitesse folle et nous sommes invités à revenir plus tard pour profiter d'une deuxième heure mais en autonomie cette fois. Effectivement, je pensais qu'on pourrait enchaîner l'heure gratuite dans la foulée, mais l'intégralité de mon corps réclame autre chose, du repos et une bière (Une prise de bière plus qu'une mise en bière vous l'aurez compris).

Lors de cette seconde heure en autonomie, je commence avec mes camarades à l'endroit que Tito nous aura fait découvrir pendant la première leçon. La platitude de l'eau m'amène à tester l'endroit où tous les surfeurs s'entassent en attendant la vague. Mais ils ont raison, la mer s'agite un peu plus ici et la scène est juste incroyable. Quand je regarde à l'arrière je vois des dizaines de surfeurs(ses) et un couché de soleil tandis que l'avant me propose à voir la plage de Waikiki et les hôtels mythiques qui ornent le rivage.

J'arrive péniblement à prendre deux trois vagues mais l'affluence ici ne facilite pas les choses. Et j'en viens quand même rapidement à comprendre que les excuses ça va 5 minutes, car oui je vois, au moment ou je me relève sur ma planche après une de mes nombreuses chutes, glisser sur une vague une fille de 12-13 qui semble tellement à l'aise sur l'eau qu'elle m'a filé des complexes à vie !

De toute façon l'heure est finie, je rentre au poste pour rendre le matériel.

Le jour suivant la première leçon de surf, nous allons visiter une partie du site historique de Pearl Harbor, à savoir le mémorial de l'USS Arizona, bateau coulé durant l'attaque des japonais. Après une première fausse route dû au GPS qui nous aura amené à l'entrée de la base militaire de Pearl Harbor (mauvaise idée), et qui nous aura valu une petite augmentation des pulsations cardiaques - Comme chacun d'entre nous il m'est arrivé en France de me faire contrôler, sans avoir pourtant rien à me reprocher, et de voir ma pression interne monter. Cette montée de pression prend en effet une autre dimension quand le gendarme est remplacé par trois militaires américains, et quand le rond point du Leclerc est remplacé par la base militaire de Pearl Harbor... Bref, merci GPS, et je pense d'ailleurs que ces militaires ont dû en faire flipper des tas de gens à ce sujet...

Le mémorial donc consiste en une petite plateforme posée au dessus du bateau qui gît au fond de l'eau mais dont on voit encore qui dépassent de l'eau le haut des cheminées ou je ne sais quoi. Petit point écologie, on aperçoit encore à la surface des plaques d'huiles qui s'échappent du bateau (depuis 1941? Apparemment oui !). Nous visitons ensuite l'USS Missouri, bateau qui a survécu à l'attaque nippone ! Je reste pas incroyablement fan de ce genre de visites mais quand même intéressant de découvrir la façon dont les soldats ont vécu les soldats sur le bateau, et surtout content d'en savoir un peu plus sur l'attaque en elle-même !

Un peu plus tard dans le séjour, nous continuons notre périple des incontournables de l'île d'Hawaï et faisons donc escale par les Manoa Falls (des chutes d'eau, malheureusement peu actives à ce moment de l'année), et le Diamond Head, randonnée qui donne accès à un des plus beaux points de vue que j'ai pu découvrir tout au long de mon voyage, et à fortiori de ma vie.

Après avoir profité pendant quelques jours d'Honolulu, de Waikiki, des plages, du surf, des couchers de soleil, et même d'une parade suite à Thanksgiving, parade pour le coup vraiment à l'américaine, durant laquelle des écoles défilent présentant leurs fanfares et leurs gymnastes, nous prenons la direction du nord shore de l'île pour découvrir la suite de l'île d'Oahu. En chemin, perdu en plein milieu de l'île, nous faisons escale à Dole, connue pour être la plus grande plantation d'ananas du monde ! J'ai du pu répondre à une question que je m'étais jamais vraiment posé, à savoir "comment poussent les ananas?". Réponse d'ailleurs assez étonnante puisque les ananas sortent à moitié de terre, mais sont surtout une fleur qui pousse et se transforme en ananas (à ce que j'ai compris). Intéressant et la dégustation me confirme que l'ananas est le fruit que je préfère, si seulement il ne laissait pas des milliards de fils dans les dents !

Une fois arrivé dans le North Shore, c'est la déception sur plusieurs points (pour ne pas dire tous)... Le mauvais temps (vents violents et temps gris), empêche la compétition de surf que nous étions venu voir d'avoir lieu et nous empêche même de refaire un peu de snorkeling à turtle bay (l'appellation de l'endroit donnait pourtant sacrément envie).

Nous profiterons donc de l'hôtel (5 étoiles celui là, pour changer un peu), durant les deux derniers jours. Ah si, dernier fait notable, l'avant dernière nuit à Hawaï, je me réveille avec un mélange de douleur intense et d'engourdissement localisé dans le pouce gauche.

Après avoir fait un tour sur le lieu de pèlerinage des hypocondriaques qu'est Internet, je décide d'aller à l’hôpital le plus proche car je crains pour mon pouce (blagues mises à part, j'ai l'intégralité des symptômes d'une infection du fait du non-traitement d'une petite coupure à la con). Le médecin me confirmera ce diagnostique ,en me précisant que j'ai bien fait de me déplacer tout de suite sous peine d'opération... Il me mettra par la suite sous antibiotiques pendant une semaine.

Et d'un coup je me sens effrayé par autre chose que la perte d'un pouce, à savoir la perte d'un bras... La panique m'aura en effet fait oublié qu'on est aux États Unis et que c'est surement le pire endroit pour être malade en temps normal, mais alors être hospitalisé, en urgence, à 4h du matin... Bref, mon pouce va bien et je n'ai toujours pas reçu la note à ce jour. Je remercie malgré tout le facteur qui a fait que j'ai cliqué sur "protection totale" lors de la réservation de mon voyage. Je dis bien le facteur car en temps normal, j'aurais pu ne pas choisir d'assurance 99 fois sur 100 en me disant que rien ne m'arriverait. Cette fois ci je l'ai fait, et j'attends malgré tout la fin de la procédure car ça risque encore d'être compliqué tout ça. Mais...

mon

pouce

va

bien !

Merci Hawaï, merci Tito, merci Duke pour cette semaine, c'était juste incroyable, je peux partir tranquille !

Et merci Maeva pour m’avoir accompagné 😀

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30 Novembre 2017

Passée l'euphorie Hawaïenne, je suis de retour à Auckland avec la ferme intention de travailler, non seulement pour gagner un peu d'argent qui me permettrait d'envisager de visiter d'autres contrées, mais également pour briser l'ennui qui m'enchaine à mon 147 Hobson Street depuis trop longtemps.

Je me rends donc au rendez-vous convenu avec Ruben, un local que j'avais rencontré peu de temps avant de partir et avec qui j'avais convenu qu'on travaillerait ensemble dans les bâtiments de l'université, vides à ce moment de l'année, période de grandes vacances oblige !

Je découvre donc la mission qui va m'être confiée : Nettoyer la moquette de toutes les chambres avec une shampouineuse, ainsi que les lits et les chaises. Bon, pourquoi pas ! C'est une affaire bien physique et difficile, mais elle surpasse de loin la perspective d'ennui. Seul hic, le travail s'étendra de 7h à 19h du lundi au samedi... Certes je veux à ce moment rompre avec l'ennui, mais j'ai tout de même envie qu'on reste en bon terme et qu'on se revoit de temps à autre... Second hic (ouais en fait il n'y en a pas qu'un seul), c'est qu'en travaillant comme une brute, j'aspire au moins à devenir milliardaire (c'est peut être le côté français, ou "normal" qui ressort, car j'avoue que ça n'a vraiment pas l'air de refroidir les camarades indiens et chinois que je rencontre sur le lieu du job). En effet, sans évidemment prétendre à être rémunérer de fou, le minimum de 15,75 a quand même plutôt intérêt à être respecté. Ce à quoi Ruben m'annoncera que nous serons payés entre 100 et 150 dollars pour une journée. Pas la peine d'être Cédric Villani pour rapidement comprendre que le compte n'y est pas. J'irais même jusqu'à dire que c'est vraiment pas possible.

En plus de cela, j'épistole rapidement avec une agence d'interim qui me propose un entretien dans l'après-midi pour convenir de la signature d'un contrat dans une entreprise de marquage conseillée par un ami comme étant un job ou on est payé correctement pour pas faire grand grand chose, mais la nuit !

Ayant gardé des bons souvenirs du travail de nuit, il ne m'en faudra pas beaucoup plus pour dire à Ruben (Ah si, son accent incompréhensible aura martelé le coup de grâce) que j'ai été content de le rencontrer mais que ça allait s'arrêter là pour moi. il est donc 11h30, 4h30 après le début je raccroche les crampons et met un terme à ma carrière de shampouineur. Je n'exigerai d'ailleurs même pas à Ruben de me payer la matinée et m'excuse aussi platement qu'une moquette pourrait le faire auprès de lui pour le dérangement.

Je poursuis donc ma journée à l'agence d'interim et l'entretien se passe tellement bien que la fille avec laquelle je me suis entretenu me donnera l'attirail complet du parfait travailleur de chantier. Cela contraste bien avec les vêtements que j'ai du porter au salon d'exposition et ma petite chambre devient à elle toute seule un salon des métiers ou d'orientation ONISEP

J'irais donc le lundi suivant pour ma première nuit (19h-7h) avec les marqueurs de nuit qui s'occupent de tracer ou repasser lignes, flèches etc. que l'on voit par terre sur les routes. J'aide donc au marquage, remplissage de la peinture, etc. Cette nuit confirmera ce que Dimitri m'avait dit, sur les 10 heures partis, nous aurons travaillé à peu près 4h, pour 6h à dormir ou discuter dans la camionnette. Je me retrouve au passage avec de néo-zélandais d'origine "samoanne", d'une taille et d'une corpulence qui me feront légèrement buggué quand j'apprendrai que le premier à 23 ans et le second 21... Je suis donc le plus vieux dans la cabine... Voilà voilà...

L'aventure ne se poursuivra malheureusement pas plus que une nuit et une heure dans la mesure où le second soir on m'assigne avec un gars que je peinerai à trouver dans l'usine tout d'abord. Ensuite, une fois avoir mis la main dessus, son amabilité et son sens de l'écoute et du partage des connaissances me feront vite penser qu'une nuit complète à ses côtés c'est juste pas possible et que je préfère m'en aller plutôt que rester là et avoir l'impression de le saouler autant qu'il me saoule.

Je commence malgré tout, sur la route qui me ramène chez moi, à me demander si quelque chose cloche chez moi. Certes, je ne suis pas prêt à faire n'importe quoi, ni avec n'importe. Mais de là à ne rien trouver qui fonctionne... C'est décidé, demain à la première heure, j'imprime 10 CVs et je me motive à faire ce que la plupart des gens m'avaient conseillé jusqu'alors : faire la tournée des bars et restaurants pour savoir s'ils recherchent du monde. J'abandonne la procrastination pour la procrastin-action (oui parce que techniquement je remet encore une fois les choses au lendemain, et même au lendemain après-midi sous les conseils de ma colocataire qui me prévient qu'il est plus sage de faire la tournée des bars avec son CV, aux alentours de 14-15h).

Armé de mes 7 CVs fraîchement imprimés, je m'apprête donc à faire la tournée des bars. A noter qu'il reste plus agréable de faire la tournée des bars à 20h plutôt qu'à 14h et avec sa CB plutôt qu'avec des CV ! Mais j'y crois et j'espère qu fond que le jeu en vaut la chandelle.

Je décide donc, dans mon esprit procrastinateur invertébré, d'aller me poster tout au bout d'une rue qui fait fasse à la mer, puis de la remonter dans le sens inverse en donnant mes CV à chaque bar qui se présentera. Tentative de reculer l'échéance pitoyable qui me mènera uniquement 15 minutes plus loin, les fainéants le savent, psychologiquement c'est toujours important de remettre à un peu plus tard ce qu'on pourrait faire tout de suite.

Et là, incroyable ! Je pose un premier CV dans le premier bar de la rue, un second dans le second bar, et sur la route du troisième bar (où vous l'aurez compris j'allais poser mon troisième CV), je reçois un appel du premier bar qui me propose un essai deux jours après et en raccrochant je me rends compte que j'ai un message vocal du second bar qui me propose un essai dans la soirée. Je me rendrai à cette essai, obligé de refuser l'offre de l'autre bar, et d'un côté bien heureux de voir depuis ce jour mes 5 autres CV prendre la poussière au fond de mon placard. La conclusion de la journée est évidente : Même si je vais nettoyer la vaisselle de gens que je ne verrai même pas manger, avoir eu ce job est une chance, et une chance qui a été provoquée, car oui, la chance il semblerait que ça se provoque !

Je serai donc pendant plus du mois kitchen hand précisément ! Si mes "kitchen hands" serviront surtout au début à nettoyer la vaisselle, les poubelles et tout le reste uniquement, le métier se diversifiera un peu à mesure du temps qui passe et de l'expérience qui s'engrange. Je me retrouverai donc plus vite que je ne l'aurais pensé, en train de préparer les pizzas pour les clients du restaurant.

Métier vraiment fatiguant, mais le salaire minimum y est d'une part, d'autre part je suis content de trouver une stabilité, et enfin les gens avec qui je travaille (pour la plupart des indiens, et même quelques françaises) enterineront rapidement ma décision de rester au North Park pour le temps qui me reste à Auckland.

Je suis également content d'en apprendre davantage sur le travail dans la cuisine d'un restaurant. Passés le strass et les paillettes de top chef, c'est vraiment intéressant. J'ai notamment pu comprendre que plus la journée avance, vers le début de soirée, plus on comprend rapidement l'organigramme du restaurant. Pour la faire simple, et sans vouloir être trop dans le préjugé, j'ai pu constaté que plus tu pars tôt du restaurant, plus tu es important, respecté et payé dans le restaurant. Bref, je partais le dernier...

Mais je ne renie en rien ma condition, le temps passe plus vite, j'apprends des choses, je suis payé, et je mange gratuitement (enfin plus techniquement, je suis engraissé gratuitement, à base de plats gras-tuits, mais il me restera quelques mois pour reperdre et revenir en France avec au moins un abdominal de visible !), car oui en ce moment l'argent est pour moi plus important que le style !

Mon mois de décembre sera donc monotone et rempli de travail, mais ça fait du bien, après presque 3 mois de découverte et de détente, jalonnées d'expériences plus ou moins réussies.

Mention honorable quand même pour le premier pastis que j'ai pu prendre dans un bar, car très rare ici ! Sa rareté me sera d'ailleurs confirmé quand au hasard d'un liquor centre (Ah oui au fait, ici, pas question de trouver de l'alcool dans les grandes surfaces, où alors dans un endroit bien séparé, et vérification de l'identité systématique !, tout comme l'entrée dans les bars, les vendredis soirs à Caen seraient moins animés si c'était le cas !). C'est dans ce liquor centre que je verrai donc qu'un bouteille de 700ml de Ricard est vendue 77 dollars, soit 45 euros). Mention également très honorable à ce supporter (du moins je pense) de Manchester United qui aura fait le nécessaire, tant au niveau de la couleur qu'au niveau de la plaque d'immatriculation, pour que sa voiture reflète son dévouement pour son club, classe (mais Chevrolet eut été encore mieux, dommage !). Car oui ici il est possible de choisir son immatriculation !

Je ne m'étends pas plus pour le moment,

A très bientôt !

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Partagé entre mon emploi du temps de laveur de vaisselle (qui au passage commence vraiment à évoluer et se complexifier pour s'ouvrir à la vraie définition de "kitchen hand") et la nécessité de dormir un minimum, je trouve le temps d'aller visiter les endroits emblématiques que l'on peut trouver aux alentours d'Auckland. Waiheke Island en fait partie ! Je n'aurai cependant pas la possibilité de visiter l'île dans son intrégralité, et ce pour quoi elle est réputée (ses vignobles), car le prix d'un aller retour sur l'île en ferry me découragera de dépenser le moindre centime supplémentaire une fois sur l'île. J'en découvre donc une petite partie à pied, parties consistant en des plages très agréables car vides.

Cette courte parenthèse refermée, je m'en retourne à ma cuisine et donc à mon évolution professionnelle, qui ne sera pas suivie d'évolution salariale, pas d'excitation. En revanche, je suis assez heureux de pouvoir me diversifier et de compter dans ma palette de compétence des nouvelles choses telles que la préparation des pizzas, l'aide à la cuisine, la participation plus active qu'avant à la logistique de la cuisine. Il m'arrive parfois même d'apercevoir la lumière du jour au hasard d'un coup de main apporté au bar et au service en salle. A ce sujet, je serai d'ailleurs bientôt servi (Oh Devos).

Noël arrive donc ! Le 24 au soir nous nous retrouvons, l'équipe du restaurant, presque au complet pour partager un repas et s'échanger les cadeaux de la loterie de Noël (ce moment bien gênant où tu tires un prénom dans le chapeau, prénom auquel tu dois acheté un cadeau sachant que tu n'arrives même pas à y associer un visage...). C'est un bon moment, plus facile pour apprendre à se connaître en effet autour d'une table qu'entre deux fours, 50000 assiettes et le sol glissant de la cuisine.

La soirée se déroule bien, la distribution des cadeaux est partagée entre des moments gênants et d'autres moments gênants, mais l'objectif tacite de la soirée est rempli, les gens se rapprochent et apprennent à se connaître. Jusqu'au moment où c'est le drame, moment où les 70% d'indiens qui constituent l'équipe du restaurant prend possession de l'ordinateur et donc de la musique ahah. Même si la musique me fatigue rapidement, c'est vraiment très marrant de les voir se lâcher et apprécier à ce point là. Il faut dire aussi que, pour avoir discuter avec eux, partir d'Inde représente parfois pour eux (pour ne pas dire pour l'intégralité d'entre eux), je cite, la "seule chance d'avoir un avenir", raison pour laquelle ils sont venus en Nouvelle Zélande étudier la cuisine, chercher du travail, etc. Au passage, et sans entrer dans les détails, la plupart d'entre eux sont très jeunes (celui qui m'aura formé n'avait que 18 ans au moment de mon arrivée et je serai d'ailleurs particulièrement choqué de lui fêter son 19ème anniversaire), ou bien sont venus en Nouvelle Zélande très jeunes, seuls, et pour certains n'ont pas revu leur pays depuis 2 ans. Cette maturité me bouscule un peu, mais elle sera compensée par d'autres traits de la culture indienne dont ils me feront le récit, traits qui les bloquent dans une certaine adolescence qui contraste vraiment avec leur capacité à assurer un travail de chef de cuisine dans un pays si différent de leur pays d'origine.

La soirée de Noël se passe donc à merveille, malgré le fait que ma routine de Noël française me manque un peu ! Voilà une chose qui m'aura d'ailleurs plutôt pris par surprise, je n'aurais pas pensé que le manque viendrait frapper si fort à ma fenêtre en ce moment de Noël. S'il est bien possible que les trois mois et quelques jours écoulés depuis mon départ renforcent ce manque, la perspective du nouvel an approchant et qui, pour le coup j'en suis sûr, sera synonyme d'un peu de tristesse car loin de tous ces gens avec qui je le partage habituellement, n'aide vraiment pas à se motiver à retourner en cuisine.

Mes fêtes de fin d'années seront donc partagées entre du travail et des pensées tout droit dirigées vers la France et tous ces gens qui me manquent.. Mais je m'efforce de prendre ces moments parfois difficiles avec philosophie, en me disant que ce n'est pas tous les jours qu'on peut vivre des choses pareilles. Il faut aussi dire que les 25-27 degrés ambiants seront une bonne aide à la philosophie.

Le nouvel an aura une toute autre allure. 15 heures de travail de suite entre 12.30pm le 31 et 3.30am le 1er de l'an, je n'en peux plus. J'aurais donc fait le ménage pour 250 personnes qui faisaient eux, la fête, dans un évènement privé qui aura valu à notre restaurant un petit relooking façon Bollywood (eh oui, encore). Mais cette fois-ci, ce ne seront pas 4-5 chansons indiennes qui viendront caresser mes oreilles, mais bien 4-5 heures complètes de musiques indiennes qui viendront marteler mes tympans toute la soirée. Et à défaut de passer ma soirée de nouvel an à boire des verres pleins, je ne ferai que voir des verres vides. Des centaines de verres que je vois passer, que je dois ramasser, parfois cassés, que je dois laver et que je dois re-ranger, pour recommencer dans les minutes qui suivent.

Encore une fois je dois faire preuve de beaucoup de philosophie pour relativiser ce moment, mais ce n'est finalement pas si mal. J'aurais particulièrement apprécié le moment où une coupure de courant frappera uniquement la table du DJ, plongeant la salle dans un moment de gêne d'une petite dizaine de minutes. Si la quantité de minutes passées dans le calme satisferont mes oreilles, elles ne satisferont pas vraiment l'ensemble des convives, d'autant que ces dix minutes s'étalent entre 23h54 et 00h05 (véridique). Résultat, pas de décompte, pas de bonne année, et je suis d'ailleurs étonné que le DJ n'effectue même pas de rappelle après que le courant a été remis.

Pendant ce temps, je pense au fait que je suis en train de manquer, non loin de là, le feu d'artifice tiré de la sky tower. C'est quand même assez dommage de rater le tout premier feu d'artifice du monde célébrant la nouvelle année (la Nouvelle Zélande étant, à quelques détails îleux près, le premier pays à passer à la nouvelle année).

J'insisterai pour partir à 3.30 car je n'en peux vraiment plus, d'autant plus que je dois être de retour le lendemain à 1pm pour une autre journée de travail.

Je profiterai quand même de ces moments d'été pour aller visiter Waiheke Island, à une heure de ferry d'Auckland, célèbre pour ces nombreux vignobles. Je me contenterai d'un peu de marche et de flânerie sur les plages de cette île qui semble quand même relativement agréable à vivre, du moins à en juger à la beauté des paysages que j'imagine visibles depuis les maisons du bords de mer.

Bref, quelle fin d'année, mais vous me manquez !

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Publié le 25 janvier 2018


Il y a déjà un bout de temps que dans mon esprit, j’ai fait mes adieux à Auckland, mais j’aurais plus de mal à m’y faire en ce qui concerne les gens que j’y ai rencontré.

Qu’on s’entende bien malgré tout sur ce point, je conseille à quiconque de vivre ne serait-ce qu’un petit moment à Auckland car en plus d’être une ville magnifique, elle abrite nombre de gens particulièrement intéressants, pour ne pas dire formidables, et ce de toutes les nationalités.

J’irais donc volontiers à contre-courant de tous ces messages d’avertissement que j’ai pu lire concernant Auckland, certains allant jusqu’à même chercher à la fuir au plus vite car « ça n’est pas la nouvelle Zélande ». La banalité (et la bêtise hein) de cette phrase, m’avait encouragé à me méfier d’une part des personnes qui la prononçait et d’autre part à douter de sa véracité.

Car oui, selon moi, n’importe quelle ville de n’importe quel pays ne reflète pas le dit-pays, enfin j’espère qu’on sera sur ce point, sinon j’attends évidemment les propositions avec plaisir. Il n’en demeure pas moins que certaines choses sont vraies : Auckland, c’est assez cher à vivre. Certes ! Il sera surement bon de rappeler à ce moment qu’Auckland, ville la plus peuplé de Nouvelle-Zélande, et qui est parfois prise à tort pour sa capitale, n’est pas plus chère que certaines grandes villes de France. Et j’ajouterai d’ailleurs, vous avez déjà pu le constater, qu’à quelques kilomètres de bus, il est possible d’escalader un volcan peuplé de bien des moutons. Alors si, je dirais qu’Auckland, c’est la Nouvelle-Zélande, dans sa variété de paysages, de nationalités, et d’endroits vraiment géniaux.

J’en viens donc à mon cas personnel et estime que 3 mois fut une période un peu longue à bien y réfléchir en après-coup (A vrai dire, même en pendant-coup je m’en étais rendu compte). Mais mon contrat de location m’aura obligé à rester jusqu’à la mi-janvier.

Encore une fois j’insiste sur le fait qu’Auckland fut pour moi une ville particulièrement agréable à vivre, et mon envie de partir nait plus précisément d’une envie de bouger et de découvrir, plutôt que d’une envie de la « fuir le plus vite possible », comme j’ai pu voir certains l’annoncer, avant même d’y avoir poser un pied !

Je pars donc l’esprit léger et assez heureux. En effet, les moments de stagnation qui ont pu ponctuer le ventre mou de mon aventure ont été largement compensés par une fin à la Game of Thrones, entre le pincement au cœur dû à l’arrêt d’un périple, et l’excitation d’en découvrir encore plus.

Sur le plan comptable, au moment où j’écris, je suis parti depuis un peu plus de 4 mois, 131 jours, et il n’y a pas un moment où je regrette d’avoir pris la décision de monter dans cet avion, le 14 Septembre dernier.

Sur le plan comptable également, difficile de compter le nombre précis de gens qui auront partagé mon aventure jusqu’alors. Je remercie donc profondément les gens qui m’ont accompagné, que j’ai pu découvrir très tôt dès mon arrivée, ou bien sur le tard, voire même quelques jours avant le départ.

Il y a parmi ceux-là des français, ils se reconnaitront et il y en a bien d’autres, anglais, indiens, kiwis qui ne sauront même pas que je les remercie. Difficile en effet pour eux de comprendre ce que j’écris dans la mesure où pour la totalité d’entre eux, prononcer mon prénom correctement s’avère plus difficile que bien des épreuves.

Ces relations ont parfois été très courtes, le temps d’une soirée, parfois étalées dans le temps, le temps d’une colocation de 12 semaines, j’en ai peut-être même oublié, mais elles ont chacune d’entre elles participé à cette première moitié de voyage, évidemment inoubliable.

Car oui, si certains moments de mon voyage m’ont confirmé que dans le fond, je vais bien devoir me résigner à me considérer comme quelqu’un d’un peu solitaire sur les bords, il n’en demeure pas moins que les échanges que j’ai pu avoir m’ont toujours fait du bien, et je n’en regrette aucun.

Autre confirmation que m’apportera cette fin de séjour à Auckland, c’est mon rapport à la nostalgie. Je me suis notamment senti confirmé dans cette nostalgie le jour où je me suis rendu compte que laver les casseroles me manquerait ! J’ai effectivement parfois du mal à passer à autre chose et me dire que quelque chose est fini. Mais ce voyage a pour avantage de me rappeler à chaque instant que quand quelque chose se finit, quelque chose d’autre commence, parfois même plus vite qu’on le pense, et même que ce quelque chose s’éloigne parfois terriblement de ce qu’on l’on pouvait attendre !

Ah oui sinon niveau touristique, je profite de mes derniers moments dans l’agglomération d’Auckland pour découvrir la plage de Piha, plage la plus célèbre de l’agglomération, mais malheureusement non accessible par un autre moment que la voiture. Vous aurez donc compris au passage que la suite de mon voyage a déjà commencé, et que ce passage a été matériellement symbolisé par l’achat d’un véhicule, que je vous présenterai très prochainement ! Piha est une magnifique plage de sable noir, de laquelle émerge tels des stalagmites d’énormes rochers, lui donnant un caractère particulièrement sauvage, et tout ça à 30 kms seulement d’Auckland, si ça ce n’est pas la Nouvelle-Zélande !

Sans le savoir, cette après-midi à Piha ira jusqu’à changer pas mal de chose concernant la fin de mon mois de Janvier. Mais ça vous le saurez après la présentation du véhicule !

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Publié le 28 janvier 2018


Ce n’aura pas été si simple de trouver une voiture correspondant à l’ensemble de mes critères. D’autant que j’admets faire évoluer mes critères au grès de mes humeurs, il faut le reconnaitre. Tantôt tenté par un gros van (self-contained, c’est-à-dire avec toilettes et douche, permettant l’accès à un plus grand nombre d’endroit gratuitement) qui me permettrait de voyager dans le plus grand des conforts, mais vite calmé par les prix qui défilent sous mes yeux.

Parfois tenté par une voiture minimaliste avec possibilité d’installer un lit à l’arrière, après tout j’ai su le faire pendant quelques jours en Australie, pourquoi pas en Nouvelle-Zélande ?! Cette deuxième alternative, qui concilie pourtant mon besoin d’avoir un véhicule et mon budget qui, je dois l’avouer après le voyage à Hawaï notamment, a plutôt rétréci, n’aura pourtant pas le temps de bourgeonner tant que ça dans mon esprit.

La perspective de passer une journée entière (voire plusieurs) allongée à l’arrière d’une voiture par temps de pluie ne me tente vraiment pas. Je finirai donc par trouver mon idéal que vous pouvez rapidement explorer au détour des photos que je vous poste. Il n’y aura pas grand-chose à rajouter, mis à part que je suis pressé de l’essayer en conditions réelles. Et devinez quoi ? La réponse aux questions posées par cet article et le précédent arrivent dans le suivant (c’est quand même vachement bien pensé la chronologie !).

Ah oui au fait, message pour la France toute en-tière : Simplifiez nous la vie !

En Nouvelle-Zélande, les démarches pour devenir acquéreur officiel d'un véhicule sont aussi simple qu'envoyer une carte postale ! Au sens figuré comme au sens propre. Pour la faire courte, j'ai compris pourquoi en France, on appelle ça une "démarche administrative", car il y a bien "des marches" parfois interminables à monter pour arriver à son objectif. En Nouvelle Zélande, j'aurais plutôt tendance à appeler ça "unemarche administrative" tant c'est simple et facilitant. Après s'être mis d'accord sur le prix avec le vendeur, il s'agira pour moi (la présence du vendeur n'étant même pas obligatoire) de me rendre à laPoste (oui, laPoste !), demander un simple papier sur lequel j'écrirai mon nom, adresse et numéro d'immatriculation (du véhicule), et de payer 9 dollars. Et voilà, la personne au guichet me donne un papier disant que je suis à partir d'aujourd'hui le propriétaire du véhicule. Ainsi, par de carte grise, pas de temps perdu, pas trop d'argent dépensé. Autre élément, l'assurance n'est pas obligatoire pour rouler là-bas !

Bref, tout ça pour dire que la simplification des démarches et de tout le reste a quelques avantages que viendront compenser quelques inconvénients. En effet, outre le fait que j'espère ne pas avoir d'accident avec quiconque, mais particulièrement avec quelqu'un sans assurance, un collègue indien m'a raconté qu'après s'être fait arrêté sans permis, il avait pu repartir sans être inquiété, à part sous la menace d'un avertissement. Difficile à croire !

Bref, je suis en fin autonome et prêt à partir d'Auckland pour découvrir tant de choses !

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Publié le 5 février 2018


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Comme j’ai pu l’introduire, les vagues que je voyais quelques jours plus tôt au loin s’écraser sur le sable noir de Piha ravivent en moi les souvenirs de la leçon de surf que j’ai pu prendre à Hawaï. Tous ces souvenirs, couplés à ces possibilités nouvelles qu’accompagnent la seconde partie de mon voyage iront donc jusqu’à bouleverser les plans que j’avais pu faire pour cette fin du mois de Janvier. En effet, et malgré les quelques heures que j’ai pu consacré à étudier et planifier un possible voyage dans l’île du Nord, la simple idée de me retrouver à nouveau sur les vagues, progresser, pouvoir vraiment être autonome sur une planche, suffit à remettre en cause mon projet. Cette simple idée se concrétisera après quelques minutes passées sur Internet. Première raison, il existe bon nombre de spots de surf très intéressants tout autour de la Nouvelle-Zélande, au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest. Je caresse déjà le doux espoir de pouvoir voyager avec une planche et pouvoir profiter de ces différents endroits pour progresser et surtout kiffer !

Je n’imagine cependant pas possible de m’acheter une planche de manière compulsive, comme j’ai pu le faire pour la guitare, simplement car mon niveau actuel ne me semble pas le permettre, mais également car je n’y connais honnêtement pas grand-chose. Je décide donc de consacrer une semaine à l’apprentissage approfondi du surf, pour pouvoir par la suite envisager de procéder à l’achat. Après quelques minutes de plus sur Internet, il s’avère que Raglan semble la ville du surf en Nouvelle-Zélande, du moins là où sont situées de très bonnes écoles. Cela me sera confirmé dans les deux sens par les locaux à qui j’aurais l’occasion d’en parler. Dans les deux sens car quand il m’arrivera d’entamer la conversation par « J’aimerais apprendre le surf », ceux-là finiront ma phrase en me répondant « Ah oui donc tu vas à Raglan c’est ça ? ». Et inversement, quand j’entamerais ma phrase par « Je vais partir une semaine à Raglan », ceux-là de me répondre « Oh tu vas surfer toi ! ».

Me voilà donc sur la route de Raglan, aux alentours d’Hamilton, quand je décide de m’arrêter pour pouvoir profiter de ma voiture et de sa cuisine et me cuisiner mes premières pâtes itinérantes ! Je ne sais pas pourquoi, mais je n’oserais pas le faire et je reprendrais la route avec la faim au ventre, et j’attendrais donc d’être à Raglan pour me faire à manger. Je suis à la fois excité d’avoir de nouvelles possibilités mais l’impression d’avoir tellement de possibilité me bloque un peu. J’ai un peu la même sensation d’entrer dans une salle de la bibliothèque avec tellement d’emplacements libres que je ne sais pas où m’asseoir ! Un peu désagréable mais c’est le prix d’entrée dans une zone qui s’éloigne de ma zone de confort habituelle. Ce sentiment sera malgré tout assez éphémère, tant cette nouvelle zone semble propice à de belles choses.

Si une bonne partie des campings pour véhicules non self contained et self contained sont gratuits en Nouvelle-Zélande, ce n’est pas le cas de Raglan. Et après avoir erré quelques dizaines de minutes dans la ville à la recherche d’une place gratuite qui pourrait me permettre de passer la nuit sans prendre d’amende, je finis par écouter mon côté « sécurité », ou « non courageux », tout dépend du positionnement de chacun, je décide de me diriger vers un camping à 10 malheureux dollars la nuit. D’un coup, ma culpabilité et ma peur de prendre une amende bêtement parties, je me sens bien mieux et je suis prêt à profiter de ma voiture. D’autant qu’ici, les gens que je serai amené à rencontrer auront surement d’autres projet que celui de me mettre un ticket sous les essuie-glaces !

Quelques gouttes de pluie plus tard, quelques jours de surf plus tard, quelques rencontres germaniques plus tard, je confirme que le surf est une activité qui va rythmer mes derniers mois en Nouvelle Zélande. Je passerai 5 jours dans ce free-camp, 5 jours durant lesquels le beau temps aura agi en Interim, mais au vu des dégats faits par le soleil sur mon visage, il aura largement fait son office, même par Interim. J'en aurais jusqu'à du mal à plisser le front sous peine de craquellements. Moi qui trouvais un peu ridicule le fait que les surfeurs se recouvrent parfois l'intégralité du visage de crème, cette courte session m'apprendra que même moi, j'ai besoin de crème, particulièrement si je veux m'approcher de Kelly Slatter ou Duke, sinon je succomberai d'un cancer de la peau (ou directement un cancer du front) avant de pouvoir prendre deux vagues de suite.

A prévoir donc dans le budget prochain : 400-500 dollars pour une planche et 50 dollars pour de la crème solaire, ou l'inverse peut être !

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C’est empli d’un sentiment somme toute particulier que j’entame l’écriture de ces articles sur mon périple en Polynésie Française. En effet, si jusqu’à présent je n’avais laissé pour inconnue à chacune de mes étapes que les gens que j’allais y rencontrer, par une préparation parfois minutieuse, les choses s’inversent ici à Tahiti.

Je sais donc à l’avance qui je m’en vais (re)trouver sur l’île, mais le suspense sur le déroulé et le déroulement reste total ! Je profite en effet de mon passage en Océanie pour parfaire mon exploration familiale, en allant à la rencontre d’un bout de famille parti des décennies auparavant s’exiler sur ce que Google image nous présente comme un vrai paradis sur terre.

Si le passé nous a à chacun permis de déjà nous rencontrer nombres d’années auparavant, ma qualité de plus jeune de toute la famille ne m’offre que peu de souvenirs, mis à part ceux immortalisés sur papier glacé. Encore que, il me faut bien l’admettre, parcourir du regard ces souvenirs m’ont souvent donné l’impression d’y contempler la vie d’un autre, tant les souvenirs de cette époque, qui s’étalent entre l’enfance et le début de l’adolescence pour ma part, sont éparses et sommaires.

Avant même d’entrer dans l’avion qui m’amènera au beau milieu de l’océan pacifique, la sanction me semble un peu démesurée. En effet, qu’ai-je bien pu faire pour mériter que quelqu’un s’embête à dessiner autant de nuages et d’éclairs sur les prévisions météorologiques de la semaine qui m’attend… ? Je repense malgré tout à mon séjour à Hawaï, dont l’écart entre la météo parfois annoncée et la réalité m’a redonné le sourire à plusieurs reprises. L’espoir est donc présent, d’autant qu’après avoir rapidement aperçu la neige entre Caen et Paris, ce qui nous a valu d’ailleurs deux bonnes heures de retard au départ de Roissy, je suis bien heureux de repasser la barre des 25°, voire même de bien la recalibrer aux alentours des 30°.

L’arrivée se fait comme prévue par la météo, écrasé par la pluie et la chaleur. Mais déjà une différence avec l’archipel Hawaïen, même sous la pluie et avec une arrivée à minuit, un groupe de musique accompagné d’une danseuse nous plongent dans l’ambiance tahitienne. Plus encore, un collier de fleurs m’attend à la sortie de l’aéroport, deux éléments qui nous avaient manqué et étonné, lors de notre arrivée à Hawaï. A ce sujet, j’adresse un premier merci qui sera suivi par de nombreux autres aux deux personnes qui m’ont offert ce collier, et par la même occasion qui m’ont permis de ne pas être piéton d’entrée de jeu, à savoir ma tante Jeanny et mon cousin Guillaume. Si la situation présente sur le papier un caractère potentiellement gênant, par la dis-temps-ce qui nous séparent de notre dernière entrevue, je sens déjà que je suis entouré de gens bien, et ça, et bien ça fait du bien !

Si la première soirée à Tahiti ne m’aura pas offert ce qu’il est possible d’espérer de Tahiti, la première journée continuera de me faire aller de surprise en surprise. La surprise fut en effet de taille quand je me rendrai compte que l’immeuble dans lequel je suis, suivant qu’on se trouve sur un balcon orienté d’un côté ou de l’autre, n’offre considérablement pas le même spectacle. Le premier balcon offrant la vue sur un centre-ville considérons le ainsi, classique, entre les bruits de voitures et la vue sur d’autres immeuble, semble si éloigné, et pourtant à seulement de quelques mètres du second, orienté dans une tout autre position, et offrant également une toute autre vue.

A la vue des taules de toutes les couleurs, d’un matelas posé sur le toit d’une maison, de la boue et du reste, je crois à un bidonville. Après avoir eu par ma tante précision du fait que les taules sont un matériau particulièrement utilisé sur l’île, du fait du prix, trop coûteux, des tuiles ou autres revêtements, j’aurais bien confirmation qu’il s’agit d’un endroit très pauvre, dans lequel s’entasse de nombreuses familles. Dès lors je n’ose imaginer la contorsion qu’ils sont amenés à faire en ces jours de tempête, entre les écoulements boueux à éviter par-dessous et les tambours du Burundi qui viennent du dessous par le claquement incessant des gouttes sur les taules. Si l’on pousse un peu plus loin le regard, on y aperçoit au port un paquebot de croisière surement près à repartir pour un endroit encore plus paradisiaque. C’est peut être donc cela Tahiti, entre la beauté sans pareille d’une île qui attire des touristes venus cherchés ce qu’Internet leur a offert, et la confrontation à la pauvreté et parfois même la saleté d’une île au potentiel largement sous exploité par ces habitants. Pour ma part, je suis assez content de me retrouver face à cette réalité !

Après quelques rencontres passionnantes, et ce malgré le mauvais temps, je vais enfin pouvoir faire une chose dont j’ai envie depuis pas mal de temps, surtout ici à Tahiti, vous l’aurez compris je meurs d’impatience de me réessayer au surf. La désillusion sera à la hauteur de l’attente et de l’impatience qui a monté exponentiellement depuis plus de deux semaines sans en faire ! Le surf à Tahiti n’a rien à voir avec le surf à Hawaï et le surf à Raglan en Nouvelle-Zélande...!

Si je devais résumer mon expérience de surf à Tahiti, et ce en chiffre, je dirais que c’aura été 90% de galère pour 10% de plaisir. Le chaos des vagues à affronter pour remonter péniblement au large ne sera pas compensé par ma faculté à prendre les vagues tel que je le souhaiterais. Plusieurs explications à cela : Ce fut pour moi la première expérience sur une « vraie » planche de surf, première explication. Avant d’être un peu plus technique concernant la troisième explication, je ne tournerais tout de même pas le dos à la seconde, qui aurait d’ailleurs pu être classée numéro un, à savoir que je suis quand même assez nul. Plus techniquement donc, il semblerait qu’à Hawaï et Raglan, les vagues soient des vagues de récif, donc plus facile à dompter car moins chaotique.

Pour faire comprendre de façon imagée à celles et ceux qui se sont déjà essayés au ski, je dirais que monter au large, surfer une demi vague pour devoir repartir au large en surmontant une vingtaine de vague avant d’atteindre un spot intéressant revient à remonter à pied la montagne après la descente, et ce en enlevant un seul ski. Car oui, pour les personnes comme moi qui ne maitrisent pas la technique du canard qui permet de passer sous les vagues qui déferlent à contre-sens, la planche se comporte tel un boulet qu’il est parfois difficile de supporter dans sa lutte effrénée contre les vagues. A ce moment précis je me sens comme quelqu’un avec un pied bot qui doit concourir au 100m avec Christophe Lemaitre, c’est peine perdu, je souffre physiquement et mentalement, et je ne prends vraiment pas beaucoup de plaisir.

Je prendrai quand même le temps, en cette fin d’après de surf-France, d’aller cueillir des noix de coco sur la plage pour m’essayer à leur ouverture, et de toute façon je n’ai que peu le choix car je n’ai rien à manger pour ce soir ! Une demi-heure de lutte plus tard, je suis content de savourer mon repas que j’ai bien plus mérité que de nombreux autres au cours de ma vie !

Ah oui d’ailleurs, je n’ai pas été malade, c'est une nouvelle plutôt bonne à prendre, car oui au fait j'ai reçu la facture de mon hospitalisation à Hawaï ! Ce seront donc 460 dollars à payer pour 15 minutes de consultations. Merci l'Amérique !

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Malgré ce que le titre de l’article pourrait laisser entendre, la pluie ne cessera pas dans l’immédiat, loin s’en faut !

À ce propos, pour ceux comme moi qui pouvaient se demander d’où venait cette idée saugrenue des pubs Tahiti, se doucher à l’extérieur etc., je commence a voir une hypothèse explicative !

Cependant, j’avoue qu’en cette nouvelle journée morose, un des aspects qu’on m’avait jusqu’alors tant venté m’est apparu de façon bien nette lors d’une énième tentative de mettre à l’eau mes « connaissances » du surf.

Sur la route me menant au spot tout d’abord. J’aperçois en premier lieu des fruits installés sur le bord de la route accompagnés d’un prix dessus comme cela se fait beaucoup ici. Cependant, non loin des tubercules, se trouvent quatre polynésiens qui, au moment de mon passage, tendent tous la main vers le ciel tour à tour. Je leur répond, surpris malgré tout et attend quelques mètres histoire de ne plus être dans leur champ de vision avant de vérifier s’il n’y avait personne derrière moi. Et bien non ! Il semblerait que ces saluts fussent bien dirigés vers moi !

Ce moment recalera presque le moment de la veille au seconde plan de la politesse ! Encore que, le niveau était déjà assez enlevé !

Alors que je revenais à vélo de chez carrefour (la coco, ça va quand même bien 5 minutes, enfin 30 minutes plus dégustation, pour ceux qui suivent), une bière à la main - normal, je commence à m’acclimater à mon nouvel environnement - deux filles me saluent de l’autre côté de la route. Mais attention, quand je dis de l’autre côté de la route je veux bien dire DE L’AUTRE CÔTÉ de la route, 4 voies et un terre plein central plus loin !

Je crois également comprendre qu’elles m’invitent à les rejoindre. Ni une ni deux, et comme on ne se refait pas même à 20000 km de chez soi, je prend mon courage à deux mains et je n’y vais pas et continue ma route en sens opposé à elles, qui m’auront d’abord fait rire puis un peu regretter de ne pas être allé à la rencontre de quelques locaux !

Une chose reste tout de même à espérer, c’est que parmi ces deux filles ne figurait pas celle que Guillaume et moi apercevrons deux soirs plus tard, accroupie entre une voiture et... rien du tout, ou plutôt si : le monde entier, culotte au bas des chevilles, en train de se soulager... Un vendredi soir, même à l’autre bout du monde, ça reste un vendredi soir... Encore que je ne m’expliquerais pas encore aujourd’hui (Guillaume t’en penses quelque chose?) pourquoi elle était également seins nus. Peut être on fait pipi comme ça la bas, à voir !

Pour en revenir à la polie-nésie et mon après midi surf, c’est une fois dans l’eau, au large et installé sur ma planche, autant dire quelques temps plus tard... que ma seconde surprise de la journée arrivera. J’aperçois sur le sable deux jeunes gens s’approcher dans l’eau, jusqu’à venir à côté de moi pour me saluer d’un Check. Check qui au passage me fera perdre l’équilibre et sûrement à la fois toute ma crédibilité et mon pass d’entrée au cercle très fermé des surfeurs stylés. J’ai donc manqué une opportunité de sortir de mon cercle mon fermé des terriens aimant les sports collectifs et Zlatan...

Si l’hospitalité des polynésiens ne semble donc pas remise en cause sur le plan humain (car oui, sur le passage du retour à la maison, les mêmes quatre personnes me serviront la même ovations qu’au voyage aller), d’autres points restent à revoir selon moi !

Quand il s’agira par exemple d’aborder le sujet des bus qui desservent l’île (difficile en effet d’accepter la position de boulet intégral qu’il faut amener ça et là sur l’île...), la seule et d’ailleurs très simple réponse qu’on m’accordera à ce sujet est la suivante : « les bus c’est inexplicable, il n’y a pas d’horaires et très peu d’abri bus » et de poursuivre en me rassurant « mais t’inquiète, t’attendras pas plus d’une heure si tu te mets là et t’attends, et c’est toi qui dit quand tu veux descendre »... Je vous laisse donc avec ça... je n’ai pas pris le bus une seule fois.

D’autre part, qu’elle ne fut pas ma surprise quand, au détour d’une journée où j’ai enfin la possibilité de me déplacer par moi même (merci Guillaume), il me sera d’abord refusé l’entrée d’un musée, fermé pour cause de... on ne connaît pas la cause... Je garde le meilleur pour la fin en précisant d’abord qu’en cette journée classée vigilance orange, les grottes qui constituent la deuxième étape de mon périple touristique ne sont elles pas fermées. Me voilà donc rassuré, les éléments naturels eux ne ferment pas, et visite donc ces jolies grottes avec la ferme intention de me diriger par la suite à la plage du PK 18 (le débat fait encore rage pour savoir s’il s’agit du point kilométrique ou bien du Polynesian kilometer haha!) pour y faire du snorkeling. Certains le sentent venir?

Au moment donc d’entre sur le parking du PK 18, une femme s’approche pour m’annoncer, sans trembler d’un seul sourcil, que la plage est fermée, car oui c’est bel et bien possible de fermer la plage... Je vous laisse également avec ça...

Accordons nous maintenant un détour sur un endroit qui, même en vigilance rouge sang ne fermera pas ses portes, à savoir carrefour. Je serai bref pour d’abord accorder mes louanges à un fruit que j’ai redécouvert ici, à savoir la banane. Rien à voir d’aspect visuel (Vous emballez pas quand même, ça reste une banane, mais bien plus verte et petite), le goût n’a pour le coup VRAIMENT rien à voir ! Incroyable !

Mais sans plus tarder, dirigeons nous maintenant vers le rayon frais, pour quelques secondes seulement vous comprendrez vite pourquoi. En effet, c’est quand je verrai le lot de quatre yaourts blancs de la marque carrefour étalés au dessus défiant beaucoup de chose mais pas la concurrence, que l’envie me viendra de partir. Il me semble en effet que 1200 francs pacifique (soit presque 10 euros) ce soit un peu excessif non? 4 yaourts donc pour presque le prix d’une bouteille de Ricard en France?

D’ailleurs, parlons Ricard ! Et travaillons nos maths ensemble en résolvant le problème suivant : Victor souhaite, pour une quelconque raison, s’enivrer avec le contenu d’une bouteille de Ricard. Pour une raison que l’on ne connaît pas, le prix est affiché en yaourts. Ainsi, pour s’offrir sa généreuse et gouleyante bouteille, Victor devra débourser pas moins de 22 yaourts. Sachant le prix de 4 yaourts, estimez le prix d’une bouteille de Ricard et expliquez à Victor comment s’enivrer autrement qu’avec ce breuvage, car le problème est bien là !

Finissons enfin par le rayon volaille, mais cette fois-ci pas au supermarché mais bien dans le champ à côté de ma chambre. S’il semble à leur prix que les yaourts soient des produits importés, j’en connais d’autres qui semblent aussi importé et fraîchement. On ne reconnait pas leur importation à leur prix cette fois, mais à leur jetlag persistant. Car oui, chanter toutes les nuits à 3h précises du matin, c’est vraiment un problème. Si même les volailles font leur possible pour faire reculer le tourisme, les tahitiens risquent de se retrouver vite bien seuls !

Enfin, toujours à propos de volatiles, il fallait vraiment que je fasse passer cette information, tellement est m’est apparue sensationnelle ! Quelques minutes à écouter la radio dans la voiture de mon fidèle allié du séjour m’auront suffises à découvrir ce « le saviez-vous » des plus intéressants.

J’entends donc jaillir des enceintes une mélodie qui m’apparait très vite familière. Il ne me faudra pas plus de temps qu’il vous en faudra à la lecture de ce début de paroles pour trouver de quoi il s’agissait : « Petit oiseau si tu n’as pas d’ailes… etc. » Vous l’avez ? Certains d’entre vous l’ont j’en suis sûr.

Bien loin de l’ambiance humoristique d’un spectacle de Gad Elmaleh, ces paroles, prononcées par une espèce de Frankie Vincent sont accompagnées d’une rythmique qui s’approche dangereusement d’un zouk. Sans que je ne dise quoique ce soit, mon partenaire de voyage (oui, c’est toujours de toi que je parle Cyril 😉) m’annonce qu’ici, à Tahiti, cette chanson est genre un des musts pour draguer et danser collé serré… Je crois que c’est l’une des plus grosses barres interne que je me suis tapé depuis longtemps ! Le mystère reste quand même entier sur la genèse de ce tube, de ce phénomène ! Gad aurait-il déjà plagié à l’époque un artiste, pas américain mais tahitien ? Ou bien est-ce de bonne facture de reprendre un texte second degré écrit par un humoriste pour en faire une vraie chanson, presque hymne à l’amour ? Certaines mauvaises langues diront que cela expliquerait le succès de pas mal de chanteurs français, je ne serai pas de ceux-là, ou alors juste pour quelques-uns.

Bref, si j’évoquais à l’instant mon compagnon de route, c’est également pour lui rendre hommage, car vraiment, sans lui, mon voyage aurait été bien différent. Entre Paddle, Surf, presque Kitesurf et bien d’autres moments qui constituent ta vie que tu m’as généreusement fait partager. Je ne l’oublierai pas ! Et en apothéose cette journée autour de l’île avec toi et Claude ! Je ne reviendrai pas sur le fond ni la forme de cette journée, encore que la forme nous aura permis de voir pas mal de fonds, et que certains de ces fonds ne nous auront pas toujours permis de revenir en forme 😉. En termes plus scientifiques, et comme le dirait une auteure française de qualité, merci pour ce moment.

J’élargis d’ailleurs ce message presque présidentiel à l’ensemble de ma famille que j’ai pu découvrir plus que redécouvrir au fil de ce voyage. S’il est clair depuis longtemps pour moi que les amis sont la famille que l’on choisit, il est maintenant également clair qu’il est franchement possible de décider de se faire des amis parmi sa famille, et ce même si les conditions initiales ne sont pas toujours réunies !

Merci à tous et à bientôt.

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Après être donc resté un bout de temps à Auckland, avoir visité diverses endroits n'ayant en commun avec la Nouvelle-Zélande que celui d'être sur la même moitié de planète, il est maintenant temps pour moi de me mettre en route et de découvrir ce que ce pays a à offrir ! Vous pourrez donc réchauffer vos rétines en suivant un peu mon parcours d'abord dans le Northland (comprenez, tout ce qui se trouve au dessus d'Auckland), puis l'île du Nord, et enfin l'île du Sud. L'immensité du pays en longueur me permet d'ambitionner ce tour en un mois, mais rien ne reste figé, loin de là ! Tout dépendra du temps, de mon véhicule, des envies du moment et de tout le reste en fait ! Bonne route à vous !

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Non loin d'Auckland, je débute donc cette montée vers le Nord auprès d'une magnifique étendue d'eau réchauffée par un soleil bien matinal et encore bien estival ! Si près d'Auckland, il y a vraiment moyen de se retrouver "loin" d'Auckland, la ville qui à elle seule peuple plus d'un tiers de la Nouvelle-Zélande toute entière !

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Et en disant ça j'ai bien conscience de ne pas vraiment respecter cette très jolie plage offrant une toute aussi jolie vue sur des îles, mais il faut bien admettre qu'avec ce qui va venir, ce moment aurait pu ne pas arriver que mon voyage n'en aura pas pour autant pâti !

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Inédit car j'avoue n'en avoir jamais vu auparavant. Des grottes oui, encore que je ne sois pas un habitué, mais des grottes avec constellations de vers sur les parois, ça c'est nouveau, et c'est vraiment magnifique ! Après inspection de plus près, ce sont des vers allongés mais un seul point au milieu de leur "dos" s'illumine ce qui donne en plein jour ce paysage de clair de lune.

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Un paysage si bordélique comme la Nouvelle Zélande en offre tant. Parfois on se demande vraiment si la nature est pas elle-même consciente d'avoir franchement fait n'importe quoi à certains moments. Ça monte, ça descend, ça remonte et ça redescend, comme ma jauge d'essence d'ailleurs !

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Si je devais formuler un souhait pour le reste de mon voyage à travers le pays, c'est qu'il soit à l'image de cette journée, paisible, ensoleillé, entre baignades, moments musicaux et même moments de lecture ! Un moment malheureusement un poil gâchée par des maoris qui, après s'être tranquillement amusé sur le ponton, sont partis en laissant des bouteilles en plastiques flotter à la surface de l'eau et dérivant au large, décidément, entre Tahiti et la Nouvelle-Zélande, les gens ne se rendent parfois pas compte de la chance qu'ils ont de vivre dans des endroits aussi magnifique. Ah oui j'oubliais, il faut quand même préciser qu'avant de me jeter à l'eau, quelques hésitations ont émergé après que j'ai vu se promener au bord (genre vraiment au bord, donc tout près du ponton), une raie (de la classe des Chondrichthyes hein, pas de la classe des bas du dos humain) d'une taille assez impressionnante !

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Petit arrêt aux spectaculaires chutes d'eau de Whangarei, d'autant plus agréable à regarder que, contrairement à pas mal de chutes d'eau que j'ai pu observer en Australie ou bien même que j'aurais l'occasion d'observer dans la suite de mon périple en Nouvelle-Zélande, il est possible si on s'accroche un peu, de s'approcher de très très près et de s'y baigner. Un peu fraîche il est vrai, mais ça valait vraiment le coup de s'approcher au plus près et de voir l'eau me tomber directement sur le visage. Un vrai dépaysement ! Au passage petit décernage de médaille de connerie avec palme pour ces deux personnes qui auront passé presque 5 minutes à faire prendre la pose à leurs horribles chiens devant les chutes.

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Matapouri, comme son nom ne l'indique pas ! L'espace de camping est restreint, mais une fois de plus je profiterais de mon toit ouvrant pour m'endormir avec les étoiles en ligne de mire. Ce qu'on raconte pas trop en général, c'est qu'à s'endormir avec le toit ouvrant ouvert, on se réveille très prématurément avec le soleil de 6h en plein visage, mais d'un côté tant mieux, car ma route aujourd'hui sera longue et les étapes nombreuses !

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Non loin de l'endroit où j'ai donc passé ma courte nuit, se trouvent les Mermaid Pools, comme des piscines naturelles créées par la nature tout proche de la mer, dans les hauteurs rocheuses. Le chemin pour y accéder n'est pas de tout repos, j'y croiserai d'ailleurs plusieurs tongs cassées et laissées à l'abandon. Il faut dire que la pente, qui nécessite de s'accrocher à une corde pour y monter, ne pardonne pas si par malheur tu prends un peu de vitesse dans la descente. Le sort peut donc être fatal pour toute tong trop fragile.

Après donc près d'une heure de crapahutage (le mot n'existe peut être pas, mais est sincèrement bien choisi, croyez moi), je me rends compte que les piscines en questions sont une mine d'or si l'on a pensé à prendre son masque et son tuba. Voyez par vous même la clarté de cette eau qui n'aura d'égal que la fraîcheur de sa température. Je vous laisse donc imaginer les insultes que je me suis dirigé quand je me suis rendu compte que je n'avais pas pris mon masque et mon tuba... Mais, car il y à un mais, c'est sans compter sur une famille de néo-zélandais (surtout la maman en fait) qui, devant mon regard dépité, me proposera d'utiliser un des leurs. Une fois remercié une bonne dizaine de fois, je profite donc du spectacle, c'est vraiment magnifique, on dirait tout simplement un aquarium géant dans lequel il est possible d'aller et venir à sa guise. Surplombant ce bel endroit, un fauteuil, qui a du donner bien du fil à retorde à la personne qui l'a amené jusqu'ici, mais qui a du également relativement bien en profité, une fois la corvée de la montée exécutée.

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"Quand t'as vu une chute, tu les as toutes vues", pas forcément vrai, mais quand tu commences par des grosses chutes dans lesquelles tu peux te baigner et que t'enchaines sur d'autres plus petites, ça reste frustrant, je ne m'attarderais donc pas trop à Paihia, même si ça reste très beau, évidemment !

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A force de voir des chutes, on finit par penser. Et quand on y pense, l'eau en soi ça ne bouge pas... Alors entre les vagues sur la côte, les chutes un peu partout, on a quand même la chance d'avoir une belle nature qui nous met du mouvement à tout ça, bon sinon encore une fois, ça reste de l'eau qui tombe, et même si celles-ci s'appelle les Rainbow Falls on ne peut pas vraiment y accéder. Vivement la suite, et tiens d'ailleurs, en parlant de Rainbow...

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Enfin, ce qu'il en reste !

Au programme de mon voyage jusqu'au mémorial du Rainbow Warrior, des vaches sur la route et une plage vraiment magnifique, paradisiaque. J'aurais d'ailleurs, suite à la lecture d'un post Facebook, caressé le doux espoir d'y rencontrer des dauphins. En effet, quelques jours auparavant, des gens qui nageaient ici ont eu la chance de se retrouver au milieu d'une bande de 5-6 dauphins (à les citer). Malheureusement pour moi, après une vingtaine de minutes à nager au large, rien ne se passera, et comme le temps presse, je ne peux pas rester plus longtemps. Peut être auront-ils senti et pensé qu'un français si près du mémorial du Rainbow Warrior ne présageait rien de bon?

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10 Juillet 1985, Hôtel de Matignon :

- Monsieur Fabius, vous êtes vraiment sûr qu'envoyer des agents secrets pour faire exploser un bateau de Greenpeace qui veut manifester pacifiquement contre les essais nucléaires que nous programmons en Polynésie française, c'est éthiquement une bonne idée?

- C'est quoi "éthiquement"?

- Bah c'est un peu nul de faire ça non? Il ont le droit de manifester non? D'autant qu'il y a encore quelqu'un à l'intéri...

BOOM..

Merci la France...

Un bon point pour Lolo Fabius, il s'y est pris au bon endroit, car il était difficile de faire plus joli cadre pour un mémorial !

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Ou plutôt si, il y a bien quelque chose à traverser après tout. Des routes à faire pâlir à la fois les routes du Dakar mais aussi et surtout à faire pâlir n'importe quel conducteur de Toyota Estima Lucida 1994. C'est d'ailleurs bien ce qui m'arrivera, plusieurs dizaines de kilomètres durant. Entre me concentrer sur la route, espérer que rien ne tombe de dessous ma voiture, prier littéralement qu'aucune route ne soit fermée, et patienter jusqu'à la fin de ce sentier, tout ça m'épuise et je serai bien content d'arriver sur ce petit bout de terre. Vous avez dit pittoresque? Possible quand le seul moyen d'aller aux toilettes et de passer par dessus la rivière, marcher 400m pour trouver cachée au fond du terrain une paire de toilettes sèches, revenir et n'avoir pour moyen de conserver un peu d'hygiène que ladite rivière. Mais cela fera fort bien l'affaire, la gratuité étant toujours au rendez-vous. Une petite toilette dans la rivière plus tard (obligatoire après l'après midi à chercher les dauphins), je me sens mieux et me couche, mon périple vers le Nord du Nord n'est pas fini...

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Me voilà donc au bout du bout. Ici le vent souffle très fort, le spectacle est magique, entre la verdure qui parvient à survivre malgré l'environnement plutôt hostile, le phare isolé mais pas tant que ça, tant de gens viennent lui rendre visite, les plages magnifiques qui donnent pour impression que personne n'y a jamais foulé les pieds, et le vrai spectacle qu'offre l'océan et la mer.

En effet, si la mer de Tasman était du Ricard et l'océan Pacifique un grand pichet d'eau, il ne manquerait plus ici qu'un peu d'orgeat pour être en compagnie d'une belle moresque. Lieu de rencontre entre l'océan à droit et la mer à gauche, on peut voir à l'écume l'endroit précis ou les deux courants antagonistes se rencontrent, dans une soupe qui fait mêler les couleurs et donne à voir des nuances de bleu vert particulièrement agréable en ce jour ensoleillé. Les maoris associent ce "meeting point" au point de rencontre entre la mer "mâle" Te Moana Tapokopoko a Tawhaki et la mer "femelle" Te Tal o Whitirela et en un lieu de danse entre ces derniers, lieu de la création de la vie. Haut lieu des croyances Maoris, le Cape Reinga est un endroit qui vaut vraiment le détour (et quel détour!)

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Petit hommage à ce mammifère ongulé ruminant appartenant à la famille des ovidés, plutôt présent en terre néo-zélandaise !

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Quoi de plus normal que de trouver, à quelques centaines de mètres de dizaines de moutons, des dunes de sables d'une taille si considérable qu'il est possible d'y pratiquer du surf (plus précisément du bodyboard) !

Projeter d'un coup dans ce paysage lunaire, je m'étonne de voir d'aussi différentes choses en si peu de temps, et surtout si eu de kilomètres...

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Et quand je dis une route, c'est une route officielle que celle qui parcourt la grande plage de 90 miles Beach, qui pour une raison pratique, n'en fait en réalité qu'entre 50 et 60, mais il semblerait que 90 miles Beach, ça passe mieux !

Ce qui passe mieux aussi, c'est quand au moment de ressortir de la plage, et après avoir profité d'un repas en face à face avec l'océan, tu accélères vraiment beaucoup au moment de passer la petite montée de sable qui te ramène sur la route, la vraie. Chose que je ne savais pas au départ et qui m'a valu une petite frayeur, une petite affiche, et qui aurait aussi sûrement pu me valoir une entaille dans mon budget si j'avais par panique écouté ce gros chien de néo-zélandais. Je vous vois venir, pas d'insulte gratuite, et vous avez bien raison, mais place à l'explication. Me voilà donc après ma tentative de sortie avortée, avec du sable jusqu'au premier quart de chacun de mes pneus, dans l'impossibilité d'avancer ou de reculer. Un moralisateur qui, je lui accorde, a dû voir ce genre de situation au moins un millier de fois dans sa vie, puisqu'il semble tenir un camion-café juste à côté de la sortie de sable, me fustigera au moment fatidique ou je commence à m'embourber : "Nooooooo ! Now you're fucked up". Effectivement j'étais bien fucked-up, mais croyez vous qu'il serait venu m'aider? Je descend une première fois de ma voiture pour dégager le sable des roues avant et arrière, en espérant pouvoir au moins reculer pour pouvoir reprendre mon élan. Seul, cela ne fonctionne pas. Un gars me propose de l'aide et me demande si j'ai besoin qu'on me tire à l'extérieur. Je lui réponds donc qu'il est possible que oui j'ai besoin d'aide et qu'il est le bienvenu. Ce à quoi il ajoute qu'il m'en coûtera 50 dollars... Je lui dis poliment donc d'aller bien se polir et que je préfère encore me débrouiller tout seul que d'avoir à financer leur commerce bizarre. Car entre nous, pour qu'une entrée/sortie de "vraie route sur la plage", soit aussi peu commode (attention, n'y voyez là aucune remise en cause du fait que je m'y sois pris comme un manche, c'est admis !) et voir aussi rapidement débarquer des bons samaritain près à vous sortir de là pour 50 dollars, je soupçonne les néo-zélandais de la jouer maligne sur ce coup !

Bref, quelques minutes plus tard, des camarades allemands m'aideront à pousser ma voiture vers l'arrière, chose qui me permettra de reprendre mon élan d'un peu plus loin.

A peine le temps de me replacer dans l'axe de la sortie que j'aperçois une voiture s'approcher de la sortie, avec une timidité comparable à la mienne. Le résultat sera donc le même que moi. Nous allons donc, en compagnie des allemands, aidé se pauvre gars à se remettre sur le droit chemin.

Un bon coup d'accélérateur plus tard, me voilà sorti de ce bourbier, voiture immaculée et compte en banque également. Danke schön !

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En route vers Auckland, une dernière étape incontournable pour découvrir un des joyaux de la Nouvelle Zélande, la forêt de Waipoua, dans laquelle s'élève jusqu'à tutoyer le ciel des arbres gigantesques nommés les Kauris.

Concernant le plus gros du monde (en photo), La taille du tronc est de 17,7 mètres, pour une taille totale de plus de 51 mètres. Au niveau de la circonférence du tronc, on est sur du 14 mètres, difficile à enlacer ! Doublement difficile à enlacer, car impossible d'accéder à l'arbre lui-même, ce dans le but de protéger ces racines, a priori sensible.

Au niveau de l'âge dudit Tane Mahuta (comprenez "lord of the forest"), qu'on présente donc comme le plus vieux Kauri du monde, l'affiche explicative a opté pour 2000 ans ! Parti pris pour en mettre plein la vue ou réalité scientifique? A y réfléchir et à se renseigner sur le net ou tout simplement plus en profondeur que ce que l'on veut bien présenter aux touristes, la réalité est plus complexe que cela. Ainsi, cet arbre aurait entre 1250 et 2500 ans, sacré fourchette ! Il faut quand même se rendre compte que la moins impressionnante des estimations nous amène dans le temps jusqu'au couronnement de Charlemagne ! Ne parlons pas de la plus impressionnante, qui nous amène carrément au roi Léonidas et aux conflits entre grecs et perses ! Dans les deux cas, cela reste vraiment incroyable, notamment pour un pays qui n'a été conquis par le capitaine Cook et les occidentaux il y a de cela à peine 250 ans !

Parenthèse historique refermée, ici on ne plaisante pas avec les Kauris et on se lave les pieds avant d'entrer dans la forêt !

En marchant un peu plus loin on peut trouver, dissimulées dans l'immensité de la forêt, les "four sister", un surprenant regroupement de quatre arbres, à moins qu'il ne s'agisse d'un seul arbre? Quoiqu'il en soit, lavage de chaussure toujours obligatoire !

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Considérée comme l'un des plus beaux endroits de l'île du Nord de Nouvelle-Zélande, la péninsule du Coromandel, que je n'aurais pas fait dans son intégralité a effectivement de beaux et surprenants trésors à offrir. Je commencerai par le surprenant, en me rendant à la Hot Water Beach, à l'Est de la péninsule. A priori une plage comme les autres, cette plage se distingue rapidement par le fait que contrairement à toutes les autres plages que j'ai pu visiter jusqu'alors, le parking y est payant, et bien payant... Ajouté à cela la location d'une pelle à cinq dollars et vous vous retrouvez vite à une visite que j'estime un peu chère, du moins pour une visite sur la plage. Inévitable d'éviter le parking, j'éviterai donc la pelle en me disant que si je dois creuser, je le ferai avec mes mains, quitte à n'immerger qu'un pied dans ces eaux chaudes. Ces eaux chaudes donc ! A une centaine de mètres du parking, on peut apercevoir un amas de personnes en train de creuser des trous dans ce sable sensé libéré des eaux chaudes...

Après m'être rafraichi dans l'eau de la mer, qui elle, est bien fraîche, je me dis qu'immerger qu'un pied serait dommage et me mets donc à guetter tel un vautour le moindre départ. Quelques minutes dans la peau d'un rapace plus tard, courte attente donc, un groupe de quatre personnes libère une plutôt grande piscine qui s'offre donc à moi. Après les 5 dollars économisés, une grande piscine déjà prête, parfait !

Mais alors qu'en est-il de la chaleur?! Et bien c'est tout bonnement incroyable, l'eau qui sort du sol est vraiment chaude. Et la chaleur diffère suivant qu'on se trouve à plus ou moins loin du centre du regroupement. On peut même apercevoir de la fumée s'échapper de l'une des piscines, piscine dans laquelle personne n'ose s'aventurer d'ailleurs, tellement la température de l'eau n'est pas supportable. Dans la mienne, tout va bien, par moment la chaleur est un peu forte mais je profite de ce moment... étrange dans la mesure de mon paiement au parking, c'est à dire pas bien longtemps !

Sacrée expérience ! A deux pas, l'eau de la mer et froide, et ici, il suffit de creuser sur 30 cm pour se retrouver au milieu d'un faitout rempli d'eau qui bout ! Mais alors que se passe-t-il si l'on creuse dans la mer? Question à laquelle vous n'aurez pas de réponse...

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Après le surprenant, le beau, qui reste quand même assez surprenant il faut l'admettre !

D'autant que cette fois-ci, ce ne sont pas 100 mètres qui me séparent de ma voiture à Cathedral Cove, le second "must see" de la péninsule du Coromandel, mais bien une marche d'une petite heure, entre plage et forêt. Mais à l'arrivée, le spectacle est vraiment sublime. Comment la nature et les dizaines de milliers d'années qui sont passées par là ont bien pu aboutir sur un tel résultat?! Un immense passage sous le cailloux qui amène à un énorme cailloux dont la base est bien plus petite que sa plus large portion et qui ne demandera surement un jour qu'à tomber, voilà les merveilles qui vous attendent à la suite de ce léger crapahutage qui vous fera au passage découvrir de magnifiques vues sur l'océan pacifique, entre autres. Il paraît d'ailleurs que c'est un des lieux de tournage du film Narnia, libre à ceux qui l'ont vu de me confirmer, pour moi cela s'arrêtera (si l'on peut dire) à un des plus beaux endroits que j'ai vu jusqu'alors, et c'est déjà pas mal !

Je n'irai pas plus loin dans la découverte de la péninsule du Coromandel, notamment car le beau temps que vous apercevez n'était bien qu'une fenêtre dans une semaine bien terne, ce qui m'a d'ailleurs fait prendre la décision d'annuler certaines choses prévues à Auckland pour y aller dans l'instant et en profiter. C'est un des aspects de la vie que je mène ici particulièrement appréciable que celui de pouvoir choisir à n'importe quel moment de partir n'importe où, car rien ni personne ne vous en empêche ! Je crois que je m'approche un peu du concept de liberté à vivre cela !

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Mon voyage en direction de Wellington, à l'extrême sud de l'île Nord, endroit depuis lequel je prendrai le bateau qui m'amènera sur l'île Sud, me fera parcourir un petit bout de chemin au long duquel je pourrai découvrir plusieurs des merveilleux endroits de Nouvelle-Zélande.

En route pour Rotorua, première grosse étape de mon voyage dans l'île Nord, un premier arrêt obligatoire au Hobbiton Movie Set, près de Matamata, m’amènera à passer la nuit dans un endroit vraiment magnifique. Une ferme qui, en fin d'après midi, ouvre ses portes aux voyageurs. Le prix et la localisation (respectivement 8 dollars et à 2kms du site du village des Hobbit) auront d'abord été déterminant pour le choix de l'endroit. Quelle ne fut pas alors la très bonne surprise (comme beaucoup d'endroit où j'ai dormi d'ailleurs, mais j'accorderais une petite mention spéciale pour celui là!) de découvrir un endroit qui fait face à la nature néo-zélandaise dans toute sa splendeur. L'occasion nous est même donnée de prendre une douche (froide) devant ce panorama formidable. Cependant, à compter sur les doigts d'une main les douches chaudes que j'ai pu prendre les 3 dernières semaines, je ferai une croix sur le panorama et daignerai payer les deux dollars qui me permettront de prendre une douche, certes courte, mais chaude !

Après avoir profité d'une belle nuit, le réveil se fait en compagnie de dizaines de vaches. La Normandie n'est pas loin mais il est bientôt l'heure de partir pour la Terre du milieu, et ça en Normandie, et ben il y en a pas !

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Peter Jackson a raison, une fois que la plupart des films sont tournés et sortent au cinéma, il ne reste souvent rien de ces heures de tournage, et c'est bien dommage ! Par chance, il est des films, dont le seigneur des anneaux, qui ont fait perdurer des sites tels que celui-là. Et mis à part le prix un poil élevé, les groupes dont le nombre et lui, deux voire trois poils élevé, cet endroit qui était à l'origine une ferme donc le réalisateur est tombé amoureux et qu'il a du négocier sec avec son propriétaire, cet endroit est vraiment magique ! Une marche de deux heures et quelques explications sur le film plus tard, nous voilà arrivé à la fin du tour, dans le bar où les hobbits festoient ! A propos d'anecdotes concernant la réalisation du film, un arbre artificiel se cache dans les photos du tour, saurez-vous le retrouver? Indice quand même, ne cherchez pas dans les petits arbres, sans ça vous perdrez pas mal de temps !

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Après avoir fait mon petit tour dans la comté, il me reste l'après midi pour rejoindre Rotorua, qui ne se trouve qu'à 50kms, autrement dit bien plus qu'il n'en faut. Je consulte donc rapidement l'application Campermate, un joyau que j'oblige (étape supérieure du conseil) à tout le monde envisageant de voyager en Nouvelle-Zélande ou Australie d'acquérir, gratuitement. Cette application en plus de pouvoir indiquer les toilettes publiques, les campings gratuits, et tout le bordel nécessaire à la survie, indique les endroits, encore une fois en distinguant les gratuits et les payants, qui sont susceptibles d'être agréables à visiter dans les alentours ! Un véritable bonheur qui m'aura donc permis de passer un moment aux blue springs, des sources d'eau d'une pureté incroyable, qui amène sincèrement à penser qu'il n'y a qu'à se baisser, remplir sa bouteille et la mettre en rayon dans le premier supermarché qui vient, car oui, blue springs est une marque d'eau ici, en Nouvelle-Zélande, et on comprend pourquoi ! Si passer devant un gros burger avec des frites peut donner fin, passer pas loin des blue springs donne vraiment soif et envie d'y plonger. Les 11 degrés à l'année annoncés sont quand même là pour refroidir les envies, ainsi que les nombreux panneaux d'interdiction faut bien l'avouer !

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Qui sent le prout certes, mais qui en l'espace d'une balade de deux heures offre vraiment beaucoup de choses. Sans hiérarchiser : Bâtiments à l'architecture agréable à regarder, cratères fumant en pleins milieu de la ville, et son lac magnifique qui lui aussi offre à qui a la patience de marcher un peu et d'explorer des vues à couper le souffle et même une fois de plus des trous d'eau chaude à quelques centimètres du lac froid. Du coup ça donne quoi? Un pied au froid et un pied au chaud !

Enfin, belle sensation de pouvoir, en plein centre ville, se retrouver debout devant des bouts de boue qui bouillent ! (à dire très vite)...

Ps : Par contre oui ça sent assez fort, le souffre notamment. Personnellement, c'est supportable et ça dépayse même (il est simple de se dépayser les yeux et même les oreilles, mais se dépayser les narines est plus rare!), mais de là à vivre ici, non définitivement non !

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Malgré un prix un peu élevé, je ne regrette pas d'avoir erré pendant près de deux heures dans ce parc incroyable, où l'odeur qui règne dépayse pour le coup tout autant que ce qu'on y voit. Des rivières jaunes, des lacs verts, orange, des torrents qui bouillonnent (100 degrés eh oui, y a plus qu'à mettre les pâtes, mais faut quand même faire gaffe à ce qu'elles se barrent pas trop loin). C'est vraiment incroyable, et je suis d'ailleurs persuadé que la plupart des mes amis qui ont fait des études de biologie et qui, pour la plupart d'entre eux, déteste la géologie, auraient pu la découvrir autrement et s'y passionner un peu plus dans un environnement comme celui là !

Chose que je n'aurais par contre pas anticipé, c'est que le geyser puisse être commandé par la simple introduction de savon dans l'orifice. Alors là ! L'homme a quand même pas mal le contrôle sur la nature quoiqu'on en pense. Car oui, après que le gars a mis du savon (ça reste une réflexion personnelle mais j'ai vraiment l'impression d'être un attardé à utiliser l'indicatif après "après que") dans l'orifice, il ne se passera pas une minute avant que le geyser ne se mette à bouillonner d'abord puis entrer en éruption ensuite !

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J'en profite pour rajouter deux photos prises à la sortie du Waiotapu Thermal Wonderland d'une magnifique piscine de boue qui bout !

Mais pour en revenir au sujet de l'article, Campermate est définitivement mon ami et l'ami de tous les backpackers du pays ! Sur la route entre Waiotapu et Taupo, et bien motivé par l'idée de me baigner dans une source chaude il faut bien l'avouer, je parcours rapidement l'application qui me prévient que sur ma route (presque aucun détour à faire), se trouvent la "Butchers Pool". Après un rapide coup d’œil sur les avis laissés par les autres, je décide d'aller y jeter un œil par moi-même en ne m'attardant pas trop sur le nom qui fait flipper. La "piscine des bouchers", perdue en plein milieu de rien, ça rassure en effet pas trop. J'aurais donc encore une fois la surprise de ne pas regretter mon choix. Une piscine thermale naturelle me tendant les bras, sans personne à l'horizon, parfait ! Car oui, sous ses airs de "vraie" piscine, il s'agit bien d'une eau naturelle dont le fond est constitué de cailloux, de sol pour être tout à fait dans le vrai.

Un pied dans l'eau plus tard, j'ai bien confirmation, une source CHAUDE, à peu près à 37 degrés selon l'application, moment vraiment relaxant et agréable à ne partager avec... personne ! Mises à part quelques dizaines de vaches

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Bon certes, l'idée de faire un article de voyage sur un McDo n'est surement pas la meilleure à première vue, mais pas dans le cas de celui-ci ! Officiellement élu le McDo le plus cool du monde ! Bon rappelons nous tout de même que les Néo-zélandais ont du mal avec les "le plus du monde", "la mieux du monde" et tout ça. Entre les arbres les "plus vieux" dont on ne sait dire sur leur âge qu'une fourchette entre 1250 et 2500 ans et maintenant le McDo le plus cool du monde sans aucun justificatif précis (genre Guinness book ou quoi), et même la plus belle randonnée du monde (vous verrez bientôt que sur ce coup là, le doute est peut être moins permis). Enfin bref, un McDo normal à part qu'on peut manger dans cet avion, qui n'est pas factice, il a une vraie histoire. Je vous passe le discours mais à l'origine ici de l'armée américaine (dans les années 40 je crois), il s'est retrouvé en Nouvelle Zélande à bosser pour McDo, un juste retour des choses de lui offrir ça !

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Cela se passe entre 16 heures et 16 heures et 5 minutes. Le lit de la rivière se rempli à une vitesse folle, et ce 5 fois par jour, car oui, c'est artificiel et le remplissage se passe à l'ouverture du barrage. Cela n'enlève pourtant rien à l'impression de vitesse et la force impressionnante du courant !

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Parfois chaude, voire très chaude, parfois froide et très violente, l'eau est ici incontournable et vraiment partout. Petit moment au pied du source, elle chaude, avant d'aller voir les Huka Falls, un must see de la Nouvelle-Zélande ! Encore une fois la puissance du courant est saisissante, et cette fois entièrement naturelle ! Au passage, la pureté de l'eau est assez incroyable pour une eau qui bouge autant !

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25 kilomètres, plus de 35000 pas, un départ de la voiture à 8h23 pour un retour à 15h10 environ, de l'épuisement physique et de l'épuisement mental, mais des récompenses à la hauteur de l'effort ! Au programme de la marche et des photos, les diverses merveilles de cette longue marche : les lacs émeraudes qui portent bien leurs noms, le Red Crater, également, le lac bleu, le mont Tongariro, le mont Ngauruhoe, le lac Rotoaira et le lac Taupo. Considérée comme la plus belle randonnée de Nouvelle-Zélande et une des plus belles du monde, j'avoue que là c'est bien possible !

Alors je vois déjà les sceptiques qui se posent des questions, et vous avez raison (d'être sceptique). La randonnée du Tongariro Alpine Crossing ne fait que 19,4kms, alors pourquoi ce fourbe nous annonce 25 kilomètres?! Et bien figurez vous que la randonnée n'étant pas une boucle, il est nécessaire de laisser sa voiture au parking du départ (gratuité limitée à 4h...) et donc s'organiser par la suite pour, depuis l'arrivée, rejoindre le parking du départ soit en navette (40 dollars), soit en stop. Bref, toutes ces considérations pécuniaires prises en compte, il n'aura pas fallu longtemps pour que, sous les conseils d'une charmante personne, je me gare à l'arrivée (parking gratuit et illimité), pour remonter la randonnée dans le sens inverse, jusqu'au Red Crater puis revenir au parking. Une distance augmenté, un porte feuille immaculé. Tous comptes faits, à la fin de la journée, je ne regrette sincèrement pas d'avoir consenti à un effort pareil, qui ne me ressemble pas forcément ! De là à me faire changer d'avis sur les randonnées en général, il n'y a qu'un pas (parmi 35000, ce n'est pas grand chose !).

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De l'eau, une source, une de plus, mais celle là a quelque chose d'un peu particulier si on s'intéresse au film de Peter Jackson ! Pour ceux qui reconnaissent du premier coup, bravo, pour ceux qui reconnaissent maintenant que je leur annonce que c'est l'endroit où Gollum se baigne avant d'être capturé par Faramir, tant mieux et bravo aussi, et pour tous les autres qui se demandent encore de quel film on parle, bougez vous le uc, il est jamais trop tard pour bien faire et pour le regarder et combler ses lacunes en cinéma !

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Non loin de la fontaine de Gollum se trouve le mordor. Et il n'y a pas à dire, on y est. C'est pas vraiment impressionnant mais plutôt deux-pressionnant ! Paysage désertique, lunaire, avec en toile de fond la montagne du destin, j'imagine bien maintenant la galère, pour deux hobbits qui plus est, de monter tout là-haut ! Je souffre encore de la marche de la veille, mais je ne regrette pas d'avoir pris le temps de marcher encore un peu pour y accéder !

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Palmerston North « ...est la capitale du suicide en Nouvelle-Zélande. Si vous souhaitez vous tuer mais vous n'avez pas le courage de ce faire, je pense qu'une visite à Palmerston North fera l'affaire. » C'est ainsi que John Cleese caractérisait la ville de Palmerston North. Même si je trouve ce jugement un peu excessif, j'admets que cette ville située au centre de l'île du Nord n'a pas grand chose d'attirant. Elle ressemble en certains points au Lisieux français (récemment classée dans le top 15 des villes les plus chiantes de France). On sent bien malgré tout l'effort d'avoir mis le musée national du Rugby dans cette ville pour redonner un peu d'attractivité à l'endroit mais bon !

Toujours est il que les routes qui bordent la ville sont par contre magnifiques. Si magnifiques qu'elles sont parfois dangereuses. Je me suis en effet à plusieurs reprises surpris à passer tout près de l'accident à trop vouloir profiter des innombrables vallées qui constituent les bords de routes. A noter également que la route qui m'a mené du Tongariro National Park à Palmerston North m'a enfin convaincu du ratio homme/mouton d'1/10 qu'on m'avait présenté dans les livres. 130 kilomètres de moutons, à gauche, à droite. En cette journée bien triste ou les nuages sont bien bas (difficile en effet de voir le haut des montagnes qui forment les vallées), il est même des milliers de nuages qui broutent l'herbe de part et d'autre de la route. Difficile de les prendre en photos car tout cela se déroule sur la route, mais c'est tout de même impressionnant, croyez moi sur parole !

Vous pourrez donc voir ici quelques photos de l'intérieur du musée du Rugby. Pas sûr qu'il ne vaille son coût en dollars, mais la valeur symbolique d'en connaître un peu plus sur le rugby dans le pays du rugby ira sûrement contrebalancer cela ! Aspect sympa quand même de pouvoir s'essayer à la poussée d'une mêlée et d'autres jeux en pleins milieu du musée. J'aurais également eu confirmation que Richie McCaw est vraiment un héro en Nouvelle-Zélande, ils ont été jusqu'à acquérir son badge quand même ! Il a même eu le droit à un portrait en toast (oui oui, en mie de pain plus ou moins crâmée !)

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Pour mon court passage dans la capitale la plus cool du monde (je vous avais prévenu, les néo-zélandais ont un sérieux trouble avec les "la plus" ou "le plus du monde"), je m'arrêterai en cette première journée déjà bien entamée chez un incontournable des passionnés de cinéma. N'étant pas moi-même un féru de chez féru, je me contenterai largement de la partie gratuite du musée de Weta Cave, devanture des studios Weta Workshop. Non pas que le parcours long ne m'aurait pas intéressé, loin de là, mais encore une fois le prix fera que je l'esquiverai poliment.

District 9, I-Robot, King Kong, le seigneur des anneaux, Narnia, le Hobbit, Kingdom of Heaven et bien d'autres encore, voilà une liste loin d'être exhaustive des films qui ont vu leurs effets spéciaux, décors, armes, armures etc. naître dans ces studios de Welligton. A la fin de la présentation vidéo d'une demi heure qui retrace l'histoire des studios, l'entrée en contact avec des réalisateurs tels que Peter Jackson, les quelques brèves images du travail exercé loin de la caméra, je comme sincèrement à compatir avec tous ces fans du 7ème art, ça a vraiment l'air passionnant !

De la confection des miniatures, bien plus présentes dans le cinéma d'action que je n'aurais pu le penser, à la fabrication des armes en passant par la minutie du maquillage (chaque cheveu de King kong a été implanté dans le crâne un par un pour plus de réalisme...). C'est vraiment un monde, et je suis assez fier de compter par mes amis des gens impliqués dans cet art !

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Le temps ne m'aura pas beaucoup été favorable pour découvrir Wellington, d'autant que la plupart de la ville se trouve en altitude. C'est d'ailleurs un point particulièrement remarquable pour une ville qui est la capitale d'un pays, même si d'un point de vue historique ça n'a pas toujours été le cas. Auckland était en effet la capitale du pays, qui a donc changé au profit de Wellington notamment pour sa position géographique et sa proximité de l'île du Sud. Bref, voir des maisons construites à flan de collines, bord de mer reste une vue atypique pour une capitale. Loin d'être une ville surpeuplée, Wellington a beaucoup de charmes je l'admets. Et ç'aurait été avec plaisir de passer un moment ici, du moins avec une météo plus favorable. Par ce court laps de temps, il faut aller à l'essentiel.

Sur la liste des incontournables, le musée Te Papa, qui ne m'aura pas réconcilier avec les musées. Encore que la surprise de recroiser une connaissance rencontrée en travaillant à Auckland m'aura vraiment fait plaisir. J'espère d'ailleurs vous revoir dans le Sud (de la Nouvelle Zélande ou de la France 😉). Pour en revenir au musée, une seule chose à retenir de mon côté, c'est la taille de ce calamar, pêché aux alentours de la ville, "plus gros calamar géant jamais pêché" (éternel retour des "le plus"...)

C'est donc depuis le bateau qui m'emmène sur l'île du Sud que j'écris cet article. Hâte de voir ce que le Sud, plus sauvage que le Nord encore, a à offrir !

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Un simple aperçu du parc national Abel Tasman est suffisant pour saisir les raisons pour lesquelles il est considéré comme l'un des plus beaux parcs naturels de Nouvelle-Zélande. Le sable couleur Or, les cailloux coupés en deux par l'opération d'on ne sait quoi, et bien d'autres endroits magiques que je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter (vous comprendrez bientôt la raison de cet empressement qui ne me laissera pas le temps de trop m'attarder dans le Nord de l'île Sud)...

Il y a même la possibilité de se faire cuire une omelette en face à face avec l'océan !

Pour ceux que ça intéresse, et j'en connais que ça peut intéresser, le nom du parc Abel Tasman vient du nom du navigateur qui s'est accosté ici pour la première fois ! Il est d'ailleurs connu pour avoir découvert une île proche de l'Australie, dont le nom est également inspiré par le navigateur. Relisez le nom du gars, et je suis sûr que vous l'aurez 😉. Allons, un petit effort, que diable !

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Encore de nombreux kilomètres parsemés d'ovidés, une nuit agréable au bord de l'eau. Rien de plus à signaler sur mon chemin vers Christchurch, ville dans laquelle je compte bien vendre ma voiture ! Voilà donc la raison qui m'a poussé à abréger mon séjour dans le Nord de l'île Sud ! Pour la faire très courte, le marché des vans et plus généralement de vente de voiture à cette époque de l'année (Winter is coming !) est horrible et il est très complexe de vendre sa voiture. J'envisage donc d'aller à Christchurch le plus tôt possible, de baisser le prix de la voiture et tout le reste, pour pouvoir vendre et penser à la suite ! Car oui, la vente ne signifie en rien la fin de mon périple, mais bien l'ouverture d'un nouveau chapitre, avec nouveaux paysages et nouveaux personnages ! Il y a tout de même fort à parier que les moutons seront eux, toujours au rendez-vous !

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Je prends donc mes précautions et réserve une bonne semaine à rester à Christchurch pour vendre ma voiture. A ma grande et très agréable surprise, il n'aura suffi que d'une visite, d'une check mécanique, d'un accord sur le prix et le tour était joué ! En une journée me voilà débarrassé, mais à pied... Content de l'avoir vendu à deux français plutôt sympas, je me réjouis quand même de cette tâche accomplie qui aurait pu être bien plus complexe !

J'ai donc une semaine à profiter (on va pas dire m'emmerder, ça pourrait briser un peu de magie) à Christchurch, mais le temps est proportionnellement l'inverse de celui que j'ai pu avoir à Tahiti (je n'oublierai jamais) donc je coule jusqu'à aujourd'hui des jours paisibles dans cette ville plutôt agréable mais en grande reconstruction du fait des tremblements de terre qui ont eu lieux quelques années auparavant... Je profite du calme avant la tempête qui approche !

Au passage, voir des moutons et des terrains de rugby en Nouvelle-Zélande, c'est pas ouf vous l'aurez compris, mais quand les locaux laissent le soin aux premiers d'entretenir les seconds, ça vaut clairement le détour et la photo. A moins qu'ils jouent vraiment !

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Publié le 3 avril 2018

Voilà la question que je me pose depuis quelques jours... Comment, mais comment est-il possible de s'ennuyer autant dans un si bel endroit ?!

Est-ce l'après coup de la vente de la voiture, le passage à l'heure d'hiver? Difficile de se prononcer, pourtant l'endroit est magnifique. Je ne suis pas précisément à Christchurch pour ces quelques jours en auberge de jeunesse, mais à New Brighton, au bord de l'eau. Je tente de tuer l'ennui dans cette magnifique bibliothèque qui offre une vue directe sur la plage. J'attends et planifie patiemment la suite de mon voyage, mais les journées semblent tout de même un peu longues il faut bien l'admettre ! D'ailleurs, le nom anglais d'Idéfix, c'est Dogmatix, s'il y en a parmi vous que cela intéresse !

Jolie performance quand même que ce dessin fait sur la plage, et qui, depuis la jetée, est vraiment incroyable. Il semble d'ailleurs que New Brighton soit la ville du dessin, voir étape suivante !

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Il suffisait pourtant à celui ou celle qui a dessiné sur la plage de ne parcourir que quelques dizaines de mètres pour que son œuvre ne soit pas avalée par la marée montante. Encore que, à errer quelques heures dans les rues de la petite ville de New Brighton, il semble difficile de trouver des bouts de mur encore disponibles ! Et pour les bouts de mur déjà pris, difficile d'avoir envie d'effacer pour recommencer autre chose tant les créations qui décorent les rues sont splendides !

Généralement pas très sensible à ces formes d'expression, je dois avouer que là je suis resté bluffé à plusieurs reprises, et me suis trouvé bien obligé de vous les faire partager.

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La première étape de la seconde partie de mon périple commence donc au Tekapo Lake. Difficile de rendre compte avec un petit téléphone et surtout avec la une hauteur de vue d'1m75 de la beauté du lac, mais la fonte des glaciers à cet endroit de la Nouvelle Zélande a laissé place à une merveille. Et il y a encore des gens qui se plaignent du réchauffement climatique... Inutile de préciser le second degré, mais il n'en demeure pas moins que la température de l'eau est le seul facteur limitant de la sévère envie de s'y jeter ! Utile également de préciser que si j'apparais sur une des photos, c'est bien que je suis cette fois-ci accompagné ! Cela fait effectivement parti des surprises qu'un voyage comme celui là peut déceler ! De rapides présentations s'imposent donc, mais avant tous, il paraît intéressant de prendre de la hauteur pour apprécier réellement la beauté du lac Tekapo !

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Yann Arthus Bertrand disait donc vrai ! Ça vaut parfois le coup de s'élever pour observer le sol. Quitte à marcher dans le froid et grimper un peu en altitude. La récompense est quand même souvent au bout du chemin de terre ! Et là, pour le coup, la récompense valait l'effort. Encore qu'il y aura surement des efforts plus intenses à fournir plus tard, il n'y a pas toujours besoin de marcher pendant des heures pour trouver des endroits magnifiques.

Merci au passage à Elouan pour ces quelques images capturées à l'aide de son drone, et à Florine et Marion pour le partage de l'aventure ! La division par quatre de l'espace vital dans le van sera je pense largement compensée par une multiplication par quatre du plaisir de voyager et de découvrir !

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Publié le 11 avril 2018

Quand t'as vu un lac, tu les as tous vu? Fort probable ! Mais quand les lacs sont d'une telle beauté, difficile de s'en lasser. Le bleu du lac est si incroyable qu'il contrebalance à lui seul le froid qui rend compliquée l'envie de rester à regarder le soleil se coucher derrière les montagnes.

Si le lac Pukaki est plus grand par sa taille, il a malheureusement la malchance d'arriver second dans notre périple, et souffre donc forcément de la comparaison avec le Tekapo. Autant dire que les deux jouent dans la même catégorie, à ceci près que le temps était bien plus appréciable du côté du premier. A noter d'ailleurs une belle fausse joie quand en route vers le mont Cook (un des plus prisé et des plus visité du pays), le temps tournera à la vraie grosse grisaille et même la neige... avec pour résultat une visibilité quasi nulle qui empêche même d'apercevoir les magnifiques montagnes que l'on devine à travers la brume ! Randonnée de 5-6 heures économisées mais des belles images qui nous passent également sous le nez. D'autant plus dommage qu'il faut avancer, et donc y renoncer...

Au passage, un œil un peu curieux sur le camping et un brin logique au vu du nombre que nous sommes à voyager pourra mettre le doigt sur le bolide qui nous conduit à travers l'île du Sud, où les températures se rapprochent dangereusement de zéro, à mi-chemin seulement de la pointe du Sud...

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La route est bien surprenante en Nouvelle Zélande. De retour de la déception du mont Cook, partis sous un grand soleil, la météo changera encore à plusieurs reprises le temps de la route vers Cromwell. Et il faut bien admettre que les montagnes sont bien plus belles recouvertes d'un fin manteau neigeux ! A propos de manteaux, la route vers le Sud oblige à passer par Tarras, petite ville qui outre son nom à ne pas prononcer dans tous les pays, a fait la une des faits divers quelques années auparavant. Souvenez-vous de ce mouton, nommé Shrek (à la suite de l'évènement ou avant je ne sais pas d'ailleurs) qui s'était perdu et qui n'avait pas pu être tondu pendant un bon moment. Et bien ce mouton aux cheveux longs vivait ici, à Tarras ! Et pour avoir un peu grimper une des montagnes de cette vallée, on comprend qu'il s'y soit perdu !

Mort en 2011 à l'âge (tout de même remarquable) de 17 ans, Shrek continue à faire la fierté de la ville qui exhibe la photo de leur mascotte aux portes de Tarras. La photo n'est pas de moi, elle vient d'ici : https://www.roulmaloute.com/periples/nouvelle-zelande/184-le-sud-du-sud-la-partie-sud-de-l-ile-du-sud, ce serait dommage de s'attirer des problèmes de droits d'auteur pour un mouton poilu. Je regrette après coup de ne pas m'être arrêter pour en prendre une par moi-même et rendre hommage à cet ovidé à qui je commence à ressembler, du fait que mon rasoir ne fonctionne plus...

Vous pouvez également voir plus en détail le nouveau destrier !

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Les nuits au bord de décors paradisiaques s’enchaînent, et la température continue de descendre… Quelques kilomètres de marches dans la montagne plus loin pourtant, nous aurons l’occasion de nous assoupir dans l’herbe, enveloppés par la chaleur que le soleil libère de temps à autre sur le pays ! Pas rassurés par la présence d’os d’une taille assez importante, nous expérimenterons cependant le bonheur de soulager certains besoins avec une vue imprenable. Expérience à refaire ! A peine quelques kilomètres plus loin, la route se transforme en vraie difficulté, tant le vent souffle entre les montagnes et dans les plaines. Difficile de conduire quand la prise au vent est si importante ! La nuit tombe et une fois de plus nous n’aurons la chance de découvrir l’endroit dans lequel nous passerons la nuit qu’au lever du jour… Sensation intéressante malgré tout que celle de découvrir avec le soleil levant le paysage qui nous entoure. Cela rajoute en effet aux surprises déjà bien abondantes en Nouvelle Zélande quand il s’agit des paysages. De paysages, oui mais pas que… !

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Et oui ! L’ile Sud de la Nouvelle Zélande est aussi grandement réputée pour la faune que l’on peut y croiser en milieu naturel. Si mon parcours ne m’a toujours pas permis de croiser de Kiwi - quelle idée de choisir comme emblème un oiseau nocturne… Qui plus est un oiseau à plume et qui… ne sait pas voler, bref ! -, la suite me réservera d’autres surprises. D’ailleurs, en parlant de chose qui ne voleront décidément jamais, je ne regretterai pas ce court détour par Dunedin qui nous aura permis d’observer dans leur milieu naturel des Sea Lions (otaries)… Nous avons d’abord eu la chance d’apercevoir en bord de route quelques jeunes otaries qui jouaient et au loin leur mère (supposition qui sera confirmée quand, sur la route du retour, nous aurons le privilège de voir ladite mère nourrir son petit !). Entre deux, nous irons chercher un peu plus loin sur une plage avec le doux espoir d’apercevoir des pingouins qui, selon Campermate, s’y promènent de temps à autre. A mesure que les mètres de sables défilent sous nos pas, l’espoir de croiser toute faune s’amenuise… Jusqu’au moment ou j’aurais la chance d’apercevoir, camouflé entre les hautes herbes et tentant surement d’attraper un peu de repos, une otarie ! L’espoir renait, et après l’avoir un peu paparazzé, nous repartons en chasse d’autres. Le hasard d’une descente de dune un peu précipitée m’aura presque fait tomber sur la seconde que nous verrons. Certainement surprise par mon arrivée, cette dernière me surprendra également par un cri venu du fond des âges et qui m’aura un peu fait paniquer aussi il faut bien l’admettre. Nous prenons une nouvelle fois l’animal en cible de nos appareils tour à tour puis prenons congé. Après tout, ils méritent bien le repos qu’ils cherchent tant, d’autant que nous n’aurons malheureusement que peu respecté les 10 m de précautions à conserver annoncés par les panneaux présents à l’entrée de la plage. C’était franchement magique !

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Dernière étape à Dunedin : Dernier jeu de mot à chier !

Le passage par Dunedin nous donnera aussi la chance, après une soirée un peu agitée, de découvrir une rue on ne peut plus penchée. Et oui, l’amour que porte les néo-zélandais aux superlatifs est de retour une fois de plus. A en croire l’explication qui surplombe la rue, nous voici après quelques efforts tout de même, dans la rue la plus pentue du monde, rien que ça ! Baldwin Street est malgré tout reconnue, il est vrai, comme la rue la plus penchée du monde. Et pour être penchée, elle l’est sacrément ! Pour se rendre compte un peu plus que sur les quelques photos qui ne rendent malheureusement pas toujours compte, la rue qui ne fait que 350 mètres de long a une inclinaison moyenne de 19%. J’espère quand même que les photos suffiront, car je n’arriverai pas à expliquer en des termes autres que des pourcentages ce à quoi correspondent ces 19% (Un géomètre dans la place ?)

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Publié le 17 avril 2018

Entre Dunedin et Curio Bay, autre lieu où nombre d’espèces marines se côtoient, nous aurons l’immense privilège de marcher jusqu’à des chutes d’eau. Vous avez dit ironie ? Vous avez dit second degré ? J’avoue que pour ma part, voir de l’eau tomber commence à ne plus trop me passionner. D’autant que la perspective de voir, dans la même journée, des dauphins nager au large des côtes de Curio Bay et des pingouins revenir du boulot au coucher du soleil n’iront pas dans le sens d’une promotion de ces chutes d’eau, aussi belles soient elles. Si seulement la perspective de pouvoir s’y baigner était là, mais entre la couleur (et la température hein, on ne va pas se mentir) de l’eau et du ciel, le projet est difficilement envisageable !

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