Carnet de voyage

Flo et Fred en bateau, ou changer de vie et de vue

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Flo et Fred, entre 40 et 50, famille recomposée, 6 enfants de 12 à 18, trois chacun, le terrain de jeu entre Toulon et la Corse sur "NAECO" voilier acier de 12m, gone 40...
Janvier 2013
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Publié le 24 septembre 2018
Flo et Fred, dans le désordre... 

Depuis quatre ans nous "jouons" avec "NAECO" entre Toulon et la Corse, c'est un sympathique voilier en acier de 12m que j'ai acheté et restauré, étant soudeur de métier, et flo en tant qu' infirmière a pansé 😀.

NAECO au mouillage  

Nous avons déjà eu notre lot d'aventures et de péripéties, entre les grains imprévus, les pannes intempestives et les arrivées de nuit à l'arrache, nous commençons à avoir un peu d'expérience, en toute humilité.

Notre place au "quai sauvage" 


Rien que la place de notre torpilleur est à elle seule une aventure, sur un quai sauvage de la Seyne sur mer, entourée d'humains vrais et authentiques, parfois marginaux mais ensemble dans la galère et les joies de la plaisance... 😋

L'intérieur 

Nous commençons ce blog parce que nous avons changé de projet, décidé de passer au catamaran, plus spacieux et mieux adapté à notre projet, vivre à bord définitivement et larguer les amarres.

Nouvelle étape donc, vendre le notre, snif, trouver la perle, lier connaissance et tisser les liens...

Ne pas se retourner 
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Publié le 1er janvier 2017

De chat de gouttière , Chipie est passée à chat des quais ... quand elle n'est pas sur le pont à guetter les mouettes qui survolent notre embarcation ou à contempler les couchers de soleil . Aux jours de l'hiver c'est au pied du chauffage qu' elle préfère se prélasser .

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Publié le 1er janvier 2017

"Boudiou " qu'il est canon ...! Serieusement , Boudiou c'est son "p' ti "nom . Il s'agit d'un catamaran de 13m de long sur 6, 50 de large , un spécimen atypique , mais Ô combien charismatique , avec sa conduite intérieure et sa coque en alu . A rafraîchir bien sûr , mais bien équipé , il nous attend patiemment à ....Brest .

1er contact ..octobre 2015
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Publié le 17 janvier 2017

Après de nombreuses péripéties nous avons trouvé de digne successeurs pour Naeco. C'est dur de se séparer de lui mais c'est pour la bonne cause. Nous avons beaucoup investi en lui, en énergie, en temps, en passion et il nous l'a bien rendu le bougre. Biz

Nous voilà fin prêt pour nous lancer dans la prochaine étape, acheter un catamaran, l'apprivoiser et y vivre en combinant le boulot, les enfants et nous deux...

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Publié le 17 janvier 2017

Nous l'avons trouvé ! BOUDIOU ! Non ce n'est pas une exclamation du Sud, enfin si mais c'est surtout son nom... BOUDIOU 😁


Après maintes péripéties avec les banques et de nombreuses désillusions nous avons enfin réussi à boucler un budget minimum et à nous entendre avec la propriétaire, qui a été très conciliante et très patiente. Il nous manque 1000 euros pour finaliser mais on ne va pas s'arrêter à ce genre de détails, j'ai dans mon garage un tas de cochonneries que je vais m'empresser de vendre et pour la remise en forme de la bête on verra au fur et à mesure, qui ne risque rien n'a rien...

BOUDIOU est à Brest, nous à Toulon, 1450km de distance, ça va pas être simple pour y travailler, quand à le redescendre ça va être notre première aventure en cata et en Atlantique, un peu comme "aureliendavid" et son "heoliān"... Ayant du temps devant moi, j'y monterai une semaine par-ci par-la pour le découvrir et y bricoler.

Chose merveilleuse, nous avons eu plusieurs personnes qui nous ont contacté sur notre site facebook (catamaran boudiou) ayant reconnu le cata et ayant connu l'ancien propriétaire, décédé depuis( c'est sa fille qui le vend) et en ayant de merveilleux souvenirs, que de bonnes ondes... Nous aurons l'occasion de les rencontrer...

BOUDIOU
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Publié le 17 janvier 2017

Début janvier. Descendu pour une semaine avec un ami à Brest pour commencer la prise en main du cata, la chose va être complexe et longue... Je tiens à bien connaître mon bateau avant de prendre la mer et gros bateau gros soucis. Merveilleusement équipé, il y a toutefois beaucoup de choses à reprendre, l'hydrolique, les contacts électriques, le circuit d'eau durci, les moteurs à réviser et le circuit de gasoil... Ça va venir on va se découvrir et s'aimer...

Prochaine descente en février, moteur et hydrolique...

Visite et compréhension
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Publié le 10 mars 2017

Pendant une semaine de vacances scolaires, je les ai embarqué pour un peu de sport au bord de mer à Brest... Pas forcément ravis mais de bon moments ensemble partagés, déjà les 12h de voiture... Mdr

On a revisité l'électricité, démonté l'hydrolique pour amener les vérins à reconditionner, poncé toute les coque pour préparer la sous marine, et ça ça a dépoté...

Nous avons eu de la visite, la fille de l'ancien propriétaire, deux Gilbert qui ont ramené le cata des Antilles et Dany qui a vécu à bord... D'excellents moments d'échange et de partage, pleins d'infos intéressantes, une pause bien méritée aussi... 😁

Je mettrai des photos si je les retrouve. Merci aux enfants d'avoir été patients et efficaces, malgré mon sale caractère !

Merci à Flo qui nous soutenait moralement, déçue de ne pas avoir pu venir. Bisous mon cœur.

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Me voici de retour avec grand plaisir à Brest au chantier naut'iroise du très sympa Sylvain ! Flo travaille, nous reviendrons ensemble au prochain coup, très rapidement, il faut que ça avance, quel engin de folie... Il me tarde de le mettre à l'eau et de larguer es amarres...

Beaucoup de travail de compréhension et de simplification, de recherche d'astuces et de vérification. Le cata est très bien équipé, de très bonne qualité, surdimensionné, mais très compliqué. Sans doute pour de bonnes raisons, que je découvrirai à l'usure... Lol.

Je m'attaque au réseau de gasoil, changer toute les durites et refaire des passages plus évidents et simples, vidange et rinçage des réservoirs. Un gros morceau.

Le réseau d'eau à été fait, juste le dessal que je n'ai pas encore mis en route.

Une fois le gasoil fait je m'attaquerai aux compartiments moteurs, très fouillis, du taf là aussi... Tout est là, mais demande à être clarifié et vérifié. Normal quoi.

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Publié le 4 mai 2017

On reprend le récit, longtemps après, il faut dire que ma Flo s'occupe de la "com" mieux que moi, qui suis plus brouillon. On tient une sorte de journal de bord sur fb aussi.

Donc les moteurs, ils ont été revus par le chantier, une pompe à eau bloquée, un filtre à eau de mer mis à mal, vidange et filtres changés, ça devrait le faire. Remise en service des deuxièmes alternateurs sur chaque moteur, à priori c'est eux qui rechargent les batteries de servitude donc pas le choix.

Après vérification j'ai refait le circuit de gasoil qui ne me donnait pas satisfaction, le réservoir auxiliaire central remplira chaque réservoir moteur indépendamment grâce à des vannes reliant les tuyaux de vidange. Ça marche génial, principe des vases communicants...

Peinture de l'engin incroyable : la coque a été poncé à la disqueuse et disque flap usagé, une pour moi et une pour mes trois enfants qui se la font tourner... Tuant... Fini dans la journée... Merci les p'tits gars, sans eux je n'aurai pas eu la volonté jusqu'au bout.

Deux semaines plus tard avec ma Flo nous allons profiter de deux jours prévu de beau temps pour peindre les coques. Une couche d'apprêt dure puis deux couches d'antifouling dont la première dans un timing très précis pour bien accrocher. La peinture commandée est arrivée, faut en profiter... Au travail, deux coques c'est deux fois plus de travail et de "peinturation" couché... Harrassant ! À notre grand déplaisir le volume commandé par le chantier est pour une coque, dommage pour notre budget... Pareil pour l'antifouling, ça fait mal. Mais c'est fait et bien fait, très bien même, si j'avance bien et vite, Flo insiste pour les finitions et elle fait bien, on fait une sacrément bonne équipe, je le savais mais c'est toujours bon...

La date de mise à l'eau approche, le chantier tarde à venir tester les moteurs, à commander les anodes, à démonter les hélices très spécifiques, à usiner la bague de safran à changer, eh oui, une est cassée, merci à Marjuz l'ancien propriétaire d'en avoir prévu deux de rechange brutes à usiner...

La grue est finalement commandée, deux jours avant les anodes arrivent et à fond pour les remettre, 10 grosses et 6 petites... La veille révision des moteurs, démarrage quoi, les gaz tribord déconnent, stress, un peu de degrippant et ça a l'air d'aller... Bon.

Pour les hélices c'est plus compliqué, il faut les sortir pour changer les anodes puis remonter, une demi journée, maillet et réusinage des anodes pour bibi à la meule, ça passe pas. Ils ont eu du mal, je regarde ça inquiet et arrondi les angles quand j'entends le maillet, finalement tout est remis en place impeccablement.

Pour la bague de safran, elle est prête, ré-usinée, une fois le bateau soulevé par le camion grue on tombera la mèche et sa pelle, pré démontées, on sort la vieille bague, on enfile la neuve et on remboite le tout ! Un jeu d'enfant... Oui mais...

La grue est là, le skipper, qui a ramené le cata des Antilles est venu nous aider pour la première nav vers le port du château, préféré au moulin Blanc parce que nous y connaissons Guillaume et Amélie du voilier Alegria, rencontré sur ce chantier, super sympa, encore une belle rencontre, avec les deux Gilbert, qui ont ramené le canote, et Dominique.

On lève la bête, impressionnant, puis on s'active pour le safran. Pu.... la neuve ne rentre pas... graisse, ponçage diverses tentatives, le grutier est sympa et compétent pour lever puis rabaisser... Pas moyen, ça devient comme l'hélice... J'arrête tout, la marée n'attendra pas, on remet l'ancienne et je ferai le boulot à l'eau, pour un scaphandrier pas de soucis, mais après m'être occupé de faire ré-usiner la bague un peu mieux... les deux tant qu'à faire.

Mise à l'eau, vérification des passes coques. Misère, deux perlent légèrement, ça ira comme ça, ça devrait gonfler avec l'humidité. Sinon on changera le temps d'une marée, génial et pratique ces marées. Finalement les fuites s'arrêteront d'elles même.

Démarrage des moteurs, je regarde les comptes tour pour être sûr qu'ils ont démarré, ben oui, ça tourne, ça ronronne, discret ces yanmar 30cv...

Nos excellents Gilberts se mettent aux amarres, vas-y me disent ils, à toi de jouer... Vas-y vas-y, sont bon eux... Florence et Dominique me regardent. Chuis pas la !

Bon, ne chipotons pas, marche arrière, moteur bâbord, eh oui deux moteurs c,est confort... UN BONHEURRR ! 😀

Boud'iou réagit au quart de poil, on sort comme une fleur, marche avant et direction le port. Petite nav d'une heure pépère, champagne, euphorie, mais je reste très concentré et à l'écoute de tout les bruits. Les conditions sont idéales, soleil, pas de vent, tout va bien. Le safran ne gêne rien, on l'a juste resserré en vu de la future intervention.

Arrivé au port parfaite, manœuvre magnifique, je m'aime quoi... 😰

Mes Gilbert ont été formidable, efficaces, discrets, aimant le champagne... 😁 Un grand merci à eux et à Flo pour sa patience, à Boud'Iou pour Lui. À Dominique, à Dany pour ses photos pratiques et conseils, à feu Marjuz, pour un cata magnifique que nous prenons en main avec un bonheur rayonnant et bien visible sur nos bouilles euphoriques...

Peu évocateur mais bon...
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Publié le 4 mai 2017

Alors à l'eau, notre Boud'Iou l'est. Au port, peinard. Mais à moi de m'y mettre pour changer la bague de safran... On a fait un aller retour à Toulon pour les vacances et jeter un oeil sur les enfants... De retour pour des essais en mer et fignolages. On en a aussi profité pour faire enlever un mm intérieur et extérieur aux bagues. De retour je veux clôturer cette histoire. Il fait grand soleil, donc l'eau est forcément bonne, non ? Non.

Ben oui, on est à Brest quand même, il fait exceptionnellement beau et bon mais faut pas pousser (mémère dans les orties, quoique ça puisse être drôle...) je brief Flo sur la procédure, tout est prêt, un bout pour retenir tout ça... Je pense m'y mettre (à l'eau) sans combi, on devrai avoir vite fini, Flo insiste pour une petite au moins, l'argument du rhume porte, maligne ma blonde... Comme d'habitude je m'y jette sans réfléchir, et je me fige, GELEEE ! Ça caille.... Bon, vite vite... le safran sort tt seul, on le pose sur la MAGNIFIQUE 😁 jupe arrière, on enlève les bouts de la vielle bague et la.... YESSS ça rentre comme normal quoi... ! Plus qu'à renfiler le tout par dessous. Flo prend le bout pour hisser la mèche, je plonge (brrrr) pour mettre tout ça dans l'axe et tout rentre, tout seul, la bague est en place, plus qu'à resserrer les mâchoires en haut et la petite vis de sûreté... Finalement quand tout est bon, tout va bien.... 😈

Merci à la Flo d'avoir insisté pour la combi et à moi pour n'avoir pas fait le malin... Je sors et file sous la douche des quais frigorifié.

Je referme les mâchoires et remet la petite vis en place, une sacrée bonne chose de faite. Demain sortie avec nos Gilberts & co... (Dominique avec tout le respect que je lui dois... 😉), bien sympa de nous accompagner dans cette rade que je ne connais pas. Il y a quelques temps l'un des Gilbert nous a fait l'énorme surprise de se proposer très humblement de faire un bout de chemin ensemble de Brest à Lisbonne, on a été autant content que soulagé, c'est un marin, un voileux, discret et calme, rassurant et plein d'humour. Je surveillerai Flo moi... 😋😁. Nous regrettons seulement que Dominique sa compagne et l'autre Gilbert son ami ne puissent venir aussi.

Départ vers 14h, vent, soleil, marées, que de nouveauté, pas la voile, ça on connait humblement, mais cet environnement nouveau.

Une belle première, une superbe et délicieuse nav, de belles pointes le long de l'île Ronde, on découvre un peu mieux Boud'iou à la voile enfin, il file, fend les flots, pas de gîte !!! ENNNNNORME..... 😁

Bon, en partant au tout début j'ai senti un problème avec la barre, ça ne répond pas comme ça devrait, ce n'est pas l'hydrolique, je l'ai refaite et ça marche, donc le safran ! Je passe la barre et vais voir... La petite vis de sécurité vissée dans la mèche n'est pas à sa place, il y a un autre trou juste à côté que je n'avais pas vu, il faudra reprendre ça mais pas maintenant, je déverrouille les vérins et les alignes au mieux, ça ira pour cette sortie, au retour je reprendrai ça. Tout s'est bien passé. Ce soucis plus que de m'inquiéter me rassure, je connais mon bateau et je sais où aller chercher les soucis pour les régler, merci à toute ces heures passées à le dépouiller, la tête en bas dans les fonds et à suivre les fils un à un avec les garçons et Flo.

Retour heureux, soirée délicieuse, sacrés Gilberts aussi... On a bien dormi...

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Ahaaa... De retour à Brest, on est rentré à Toulon ramener le trafic, et revenu à Brest en avion, pour le grand périple Brest Toulon... Gilbert est venu nous prendre à l'aéroport, ravitaillement, on est invité chez eux ce soir, youpiii, crêpesssss !!!

Certain diront " grand périple ? " Qu'ils disent, pour nous c'est géant, nous "connaissons" la Méditerranée, moi un peu les Antilles et à peine l'Atlantique. Alors Gascogne ! C'est un sacré morceau quand même. Et puis avec un nouveau bateau, cata qui plus est... Nous n'avons jamais navigué sur un cata. Mais celui ci est particulier, en alu, presque sur mesure, timonerie intérieure, et gréement de Sun Fizz, particulier je vous dis...

Je vois la moue de certain, "timonerie intérieure ?" eh bien "mouez" donc, le très proche avenir finira de nous convaincre et de nous séduire si tant est que cela fut nécessaire, la timonerie intérieure c'est le luxe... Vous n'êtes pas d'accord, alors vous ne naviguez pas ! En navigation c'est le grand luxe, au mouillage on est dehors... 😎

Nous partirons un jour plus tôt que prévu, météo oblige, ne pas forcer sur les crêpes, grrr. 😛

Départ à 6h, petite pluie fine, c'est l'Armorique qui nous salue, et on l'apprécie. Passage du goulet de Brest dans le jour naissant, avec la marée, direction le Raz de Sein, parce qu'on est pas des comiques et qu'ont le vaut bien ! (Mèche)

Grandiose passage, renommé, mythique, un bonheur dans ces conditions, le soleil apparaît et nous mettons le cap au large, direction l'aventure...

Bon, faut être honnête, Gilbert nous a fait un excellent plat pour midi, mais franchement Flo et moi ne l'avons pas apprécié à sa juste valeur même si nous y avons fait honneur... Un vague mal de mer s'installe, grrr ben alors ? La mer n'est pas grosse pour les critères du NORD (!) mais pour nous... Au portant ça roule, le vent souffle bien, nous jouons avec les 8 noeuds tranquillou...

Deux jours délicats, que j'ai apprécié malgré la compagnie insistante et délicate de mon ami le seau... Pour qui ne l'a jamais eu pas de soucis mais pas le mérite de le passer, nous l'avons passé, sans faillir, en faisant les manoeuvres et les quarts, et en appréciant chaque instant de notre aventure, chaque moment incroyable du grand large, des dauphins souvent venus nous voir, du soleil, des vagues et des pointes de notre Boud'Iou...

Pour Gilbert point de soucis, juste peiné pour nous, quel équipier, quel plaisir que sa compagnie, un grand merci à Dominique de nous l'avoir prêté, et à lui de s'être proposé, nous n'osions pas lui demander mais nous l'espérions fortement.

Tout s'est très bien déroulé, mis à part ce petit désagrément, nous arrivons en vue du cap Finistère finalement en pleine forme enfin et avec un vent à 37 noeuds, deux ris et des surfs impressionnants 15 noeuds régulièrement et une pointe à 16 non officialisée, ça a à peine apparue un instant... Quel engin, quel bonheur, quels moments incroyables tout les trois, quatre avec Boud'Iou... Quasiment le cap passé, petite embardée, Boud'Iou part au lof et y reste, surprise générale, une emmerde ! La voilà ! Gilbert part descendre la voile, Flo prend la barre, je file ouvrir les trappes des vérins hydrauliques pour le verdict. Le voilà, incroyable, en pivotant sur lui-même, l'axe du vérin s'est désolidarisé de la mâchoire de la mèche de safran... Bon !? 😷😲😪😯😒😓

Donc : de par la loi de Murphy dite de l'enmerdement maximum, la gv au portant se coince dans les barres de flèches avec un bout au milieu (?) en la descendant, Gilbert la laisse pour plus tard, je sors de mon côté la barre franche de secours et la hôöòōø bonheur je barre cet extraordinaire engin en direct, et quel put... de pied, (à ré-éditer plus tard...) Flo prend la barre avec moi en tandem, Gilbert re visse l'embout, un grand moment dans ces grosses vagues et les surfs... Flo à été merveilleuse, tranquille, sereine, dommage, pas de photo... Lol

Une fois tout remis en place nous faisons route derrière le cap Finistere pour affaler la gv, puis en fait la re hisser parce que passer le cap nous sommes à l'abri du vent et nous passons de surfs à tout va et grosse houle à une mer tranquille et petit vent, incroyable, la Méditerranée, on/off... 😀

Nous nous arrêterons au mouillage de Porto, juste devant la marina, au milieu des petits optimists qui régatent et des gros cargos qui ne cessent de rentrer et sortir ....Impressionnant

C'est le moment de tester P'ti Boud'Iou......

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Publié le 5 mai 2017

Donc préparation de p'tit Boud'Iou pour une tite toilette au port, on en a bien besoin...

Nous descendons l'annexe, du même acabit que son grand frère, belle, excellent moteur, plutôt stable et en dur. Notre Gilbert y descend préparer la mise en route, il manque le tchitchou de sécurité sur le moteur, je v chercher un petit truc pour le remplacer pendant que Gilbert tente d'adapter un p'tit bout fin et tente de démarrer en tirant doucement sur la corde... En revenant OH surprise, je vois au loin notre annexe et son sympathique passager dériver paisiblement vers d'autres horizons lointains, terres inconnues, civilisations... je m'égare ! Plutôt une digue pas si lointaine que ca finalement.... Je crie, Gilbert lève la tête, mine stupéfaite ! Je lis dans son regard une sorte de désappointement, une vague tristesse, un déni ! Soit ils sont nuls soit ils ne me veulent plus à bord, c'est un message pas si subliminal que cela... Florence part dans un fou rire devant cette mine déconfite, je tente héroïquement un superbe lancé de bout, superbe dans le geste, complètement à côté question efficacité, une pensée m'effleure de me jeter à l'eau mais le souvenir saisissant de Brest me rattrape bien vite, et puis pour quoi faire ? In finé je me dit qu'un peu de pression pour démarrer le moteur peut être salutaire, et effectivement, notre effaré Gilbert se démène sur la corde et dans un discret nuage bleu le moteur démarre finalement, donnant raison à mes réflexions... Ahaha...

P'tit Boud'Iou et son capitaine reviennent, pas rancuniers, Florence hilare et moi désolé ! Honnêtement, Gilbert est resté détendu et à maîtriser la situation tranquillement, faisant une totale confiance au soin apporté au moteur par son ancien propriétaire, nous avons bien ri autour d'un thé/café. Thé pour G et café pour nous.

Réchauffés, nous partons à l'aventure sur les côtés sauvages portugaises, terre de découvreurs et de navigateurs. 3mn après nous accostons au ponton, un bonhomme sort d'une porte de hangar, nous le saluons et il vient à notre rencontre. Il ouvre une porte et nous entamons une intéressante conversation surtout avec les mains, chacun croit comprendre l'autre et surtout ce qui l'arrange, ce qu'on appelle un dialogue de sourd avec le regard tourné vers l'ailleurs en prime... LA COMMUNICATION, un vrai débat politique... 😂

Très sympathiquement il nous explique que ce n'est plus l'heure mais si nous désirons accoster pas de soucis. Ah, juste la douche ? Pas de soucis, il ouvre les sanitaires, nous explique qu'il déverrouille le sas de retour à notre annexe et nous souhaite une bonne soirée... QUEL BONHEUR !

QUEL BONHEUR que cette douche, j'y entre quasiment en salopette et cirée pour rincer tout ça, au moins 48h que je baigne dedans, pas question de tout enlever pour tout remettre entre deux quarts, ou pour la sieste... d'ailleurs je dormais assis... Lol

Bon, quand même, bonne douche et rasoir, alors que notre G restait impeccable à toute heure l'animal, impressionnant...

Retour tout frais au boat, autant Flo que Gilbert, excellents à la cuisine, je me régale régulièrement, je me concentre sur le gasoil et les moteurs... Le repas au mouillage est excellent, et nous debriefons de cette première traversée, que de bonheur, d'émotions, de VIE ! Gilbert a tout autant apprécié et nous nous confirmons notre plongée dans cette aventure sans parachute. Suis-je clair ?

Gros dodo suite à bon repas, comme prévu l'escale à Porto n'étais pas veine, un coup de vent est prévu et il arrive, pile à l'heure. On prend des repères, on active des alarmes de mouillage téléchargées et sur le GPS simrad 31... Au lit.

Dans la nuit, je dors d'un oeil par principe et un bruit achève de me réveiller, sans doute p'tit Boud'Iou qui a cogné sur son grand frère, discussions houleuses (😋) ! Que du vent ! Non non, bien trouvé quand même...

J'hésite à me lever et comme je me connais, je force ma nature de paresseux du Brésil, animal merveilleux qui même dans sa quête d'amour prend son temps, incroyable que la sélection naturelle n'est pas fait son office, mais je disgresse... et me lève en chaussettes caleçon et tee shirt (propre tout ça !) pour aller participer à la discussion. J'ouvre la petite baie vitrée, et OHH Surprise me voilà face à une e très efficace et esthétique digue en rocher, dont les détails m'émeuvent à un moment où ça ne serai pas forcément idéal, quels bâtisseurs aussi ces portugais, mais ça on le savait, dixit de nombreuses vidéos sur les parcs d'attractions dans des bétonnières... Bref, chocking ! Je confirme, ça réveil expressément et quelque soit la tenue. Action, je regarde le Loch, 3m, ok, le bruit venait bien de l'annexe et pas du safran sur les cailloux, ouf. Je prépare le démarrage des moteurs, horreur, rien. ??? Ah oui, pour ne pas décharger les batteries moteurs j'ai coupé le circuit avec les bien nommés coupes circuits, un de chaque côté bien sur, que c large un cata... Je me jette chez Gilbert qui dort comme un bienheureux, toujours impeccable et je ne dirai rien de plus sur ce sujet là, comme dirai mon ami Forrest, n'insistez pas... je remet le circuit en l'interpellant, puis me jette de l'autre côté pour l'autre bitonio. De retour au centre dans la timonerie Gilbert me rejoint et voit le soucis, calmement il enfile son ciré, et se prépare à remonter la chaine et la fourche, je démarre et Oh bonheur, joie et félicité tout fonctionne. Coup d'oeil au Loch, toujours 3m, la digue ne s'est pas avancé vers nous, ou l'inverse, je ne sais plus. Marche avant sous ses instructions, le vent souffle fort et je lutte avec les moteurs pour maintenir le cata dans l'axe (?) avec la barre du coup pour m'aider (?) ben alors me dis- je en mon moi intérieur ? Ah ben oui, le moteur bâbord ronronne mais même à plein gaz il ne donne pas ? Grrr, à étudier plus tard, je sort mon calepin, cherche mon stylo qui a roulé et note tout ça pour le faire plus tard au calme... Non, je déconne, je file un grand coup de pied dans l'alu, aie, et me jette à l'eau... Mais non, moteur bâbord au point mort et plein gaz sur le tribord barre à fond et Boud'Iou répond comme une fleur, j'embrasserai ma femme si elle était la. . Gilbert me regarde avec un regard mêlant une légère impatience (ça mouille devant) à une interrogation (je suis habitué à plus d'efficacité), ok, ok, ça viens, je t'expliquerai... Nous remontons l'ancre et allons la mouiller ailleurs, le seul bateau du mouillage (anglais en bois) s'en fout bien et les cargos continuent leurs ballet, incroyable ce trafic dans ce port... Flo n'a pas tardé à nous rejoindre, elle prépare fort à propos de l'eau chaude pour thé/café... On se retrouve au sec, et débriefing, il est 2h, finalement je préfère les quarts aux mouillages... Lol

Après les boissons chaudes et les petits fours on décide que ce coup ci ça ira et que ces put... d'alarmes n'ont pas marchées... Je décide de mettre un compte à rebours et d'aller vérifier toute les heures... 3h, 4h, 5h, tout va bien, le vent tourne et nous aussi, pas simple d'être sur qu'on ne dérape pas, ça souffle fort et la houle frappe la digue de l'autre côté furieusement. Re dodo, mais ce coup ci réveil par un Gilbert détendu mais insistant, "fred on a dérapé, faut bouger". OK, je viens, arrive à la timonerie et Oh surprise, ou sommes nous donc ??? Ah oui, au milieu ! Au milieu du passage des cargos, et Oh surprise n'en serait ce pas un là qui pointe son bulbe à l'entrée ? SI SI ME RÉPOND LA PILOTINE ! RHOOO ben oui on part , tiens, c'est sur qu'on a rien à faire la, bien d'accord... Gilbert et moi embarquons tout notre petit monde, Boud'Iou, p'tit frère, mouillage et Flo vers des lieux moins passants, le cargo nous passe à côté très proprement, la pilotine à été très détendu, sans doute un troisième Gilbert à sa barre, et nous allons re mouiller plus loin...

Re mouillage et autant vous dire qu'on a mis le paquet (comme les autre fois d'ailleurs !) et surveillance en déjeunant. Un orage sévère nous traverse, ah tiens, on dérape... Grrrr bon !

Ce coup ci on va vraiment ailleurs, ce coin la ne le fait pas, l'anglais est toujours paisible et inconscient de nos tribulations et gesticulations intempestives...

Ça sera la bonne... Par contre pour l'enlever... 😂

Encore toute la journée et la nuit au mouillage, vent, orage, ça tient,, repos... Au matin grand soleil, forte houle, trafic intense et optimist à donf, gare aux prochains JO...

Bon p'tit déj au beurre salé de Bretagne et hop, on y va, direction Lisbonne 😁

Peu de vent, ça sera au moteur tribord. Ah oui, le moteur... Au premier moment de répit après avoir chassé je me précipite jetter un oeil, rien, je demande à Flo de bouger la manette des gaz et la vérité apparaît dans sa délicieuse simplicité ! La goupille qui relie le câble au bitonio sur le moteur s'est envolée , paix à son âme, on en remet une autre ! Put... de goupille, bien sur juste au mauvais moment, mais normal ça ! Je vérifie aussi les niveaux d'huile et de liquide de refroidissement. Impec... 😋😊

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Publié le 5 mai 2017

Traversée en vue des côtes, peu de vent, donc moteur, notre Gilbert a un avion à prendre, et nous une équipière à récupérer. Eh oui il nous laisse voler de nos propres ailes, après avoir été très modestement et très humblement d'excellent conseil et modele Il connaît bien Boud'Iou pour l'avoir ramené des Antilles et nous a permis d'approfondir notre connaissance de cet incroyable engin, énnnnnOrme !

Nous arrivons sur Cascais, superbe mouillage, Saint Trop de Lisbonne, presque personne et beau temps. Repos peinard, petite sortie à terre, superbe. Apéroooooo !

Le lendemain descente du Tage, le long des berges Lisbonne s'offre, magnifique, la tour de Belém, le monument des découvreurs, l'Opéra, le PONT du 25 avril et le Corcovado...

Des instants rêvés, mythiques, nous profitons et jouissons de vivre ces instants attendus, une première, une étape.

Sous le pont, le bruit, les voitures vues par en dessous, nous sommes dedans, à l'Ouest, heureusement Gilbert veille, nous filmons et regardons bouche bée et émerveillés.

Le mouillage sera à la dernière marina, après le port de commerce, avant le pont Vasco de Gama. Des eaux troubles, les marées des hectares rien que pour nous... En arrivant un cargo qui faisait des essais nous fait une queue de lapin, on ne chipote pas, alu contre acier, il gagne... Puis question tonnage, on s'écrase !

Une fois mouillés , nous allons en annexe nous doucher, tranquilles, puis faire des courses, Gilbert ouvre la voie, il connaît le coin. Nous nous installons à une terrasse prendre un verre en attendant notre nouvelle coéquipière, Sarah, et là...

Sage comme une image, parce que je conduis , là où Flo et G commandent une '"cerveza" je prend gentiment une menthe à l'eau... Quoi ?

Même discours qu'a Porto, limpide et concis. Après avoir essuyé plusieurs serveur/se nous espérons et attendons impatiemment de voir ce que Google traduction et la langue des signes va nous apporter... Nous voyons une petite partir en courant, puis revenir avec une branche de menthe fraîche ??? Rhooo qu'est ce que j'ai encore fait ? C'est un monde dès qu'on sort des classiques bière et coca c compliqué ! 😀

Un bon moment après, au moment où je me décide à passer à un oasis ou ice tea pour simplifier les choses, me voilà servi d'un somptueux verre de citron pressé avec des feuilles de menthe baignant dedans... 😁 Excellent... Ce qu'il y a de génial, c'est que le serveur est revenu me demander si nous nous étions bien compris, hilare j'ai dit que non mais que j'appréciais les efforts et que c'était fort bon. C'est sûr que leur gentillesse a une saveur très agréable, on ne peut pas dire, chapeau les Portugais pour l'accueil et le sourire.

La nuit au port pour infos, pour un cata 12,85*6,5 est de 80e. Nous resterons au mouillage, la passe est étroite et avec le courant et le vent c'est pas évident ! Puis je préfère les mettre dans le gasoil, ravitaillé avec deux bidons de 30l à la station à 100m, 1,29€ le litre.

Voili voilà pour l'instant.

Notre Gilbert est parti ce matin, le programme est ouvert, la météo décidera.... 😘

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Me revoilà sur le blog. Longtemps délaissé, pas bien ça !!! Nous avons donc laisse partir à regret "notre" Gilbert, qui nous aura permis d'aprivoiser notre nouvelle maison, et qui vole vers d'autres aventures, nous aurons l'occasion de le retrouver... Échangé contre Sarah, une connaissance à Florence de Toulon, nous allons attendre un créneau météo qui corresponde à la marée pour sortir du Tage... Deux jours durant sur les starting block puis Go ! Top départ sans l'expérience de notre initiateur, mais je suis confiant. La descente est rapide, le vent et le courant nous portent, et magnifique, quelle ville... Soudain aux aguets, je vois une différence dans la mer et c'est tout à coup le chahut, le cata plonge et enfourne, la mer se fait pointue et violente, surpris je met les moteurs et tâche de comprendre. Ah oui, vent contre courant me disait Gilbert, le courant du Tage contre la mer qui rentre ! Quelques minutes passent et tout aussi soudainement la mer se fait onde, douce, régulière, nous sommes de nouveau en mer ! Direction Cascais, et demain départ pour Gibraltar, en frôlant le cap Sao Vicente, pour s'abriter vers Portimao au cas ou... Mouillage délicieux, douche au port agréable...

Tôt le lendemain... Départ sous voile et à nous l'aventure... Nous alternerons entre voile et moteur, jour et nuit, les quarts se passent bien mais les lieux sont très fréquentés, il faut rester concentré, nous n'avons pas l'AIS et c'est dommage... Après deux jours et une nuit nous arrivons de nuit à Tarifa, nous mouillons au plus facile, mais sale nuit, très rouleuse, pourtant sur un cata... Par contre quelle émotion de voir les lumières de l'Afrique toute proche, continent de ma naissance et de mon enfance. Le lendemain matin tôt nous rentrons au port de Tarifa pour faire du gasoil mais non, pas de gasoil ici... Bon, direction Gibraltar et son fameux Rocher...

La navigation est sereine, petit vent et petit courant, nous nous approchons doucement et petit à petit le trafic des cargos s'intensifie pour devenir intense et impressionnant dans la baie de Gibraltar, avec les ferries qui traversent vers l'Afrique à toute vitesse et les cargos de toute taille qui mouillent, appareillent ou arrivent. Nous continuons au moteur pour être mieux manœuvrant, direction la première marina, côté anglais... Pleine mais oh surprise le gasoil est à 49cts le litre, nous faisons tout les pleins... Direction la marina côté espagnol, très sympa, peu chère et pleine de places. Une fois amarrés, nous partons visiter ce lieu extraordinaire, ce rocher posé au bout de l'Europe, impressionnant. Un restaurant très sympa, une ville vivante, mouvante, bruyante. Pour y aller outre la frontière il faut traverser la piste de l'aéroport, d'ailleurs un avion nous décolle devant. Surréaliste ! Le supermarché est excellent, que des produits anglais, exotiques, originaux... Un régal. Le soir retour au boat, une nuit très agréable, tranquille, reposante. Départ tôt le lendemain, les vents sont favorables...

Le lendemain ! Départ avec pas mal de vent, il va nous pousser ça va être bien... Au moment de partir alors que les filles libére le boud'iou je me rend compte que le répétiteur d'angle de barre ne marche plus. Panique, le cata part du mauvais côté et ça va être coton pour redresser... Enfin ! Passage à la capitainerie régler la "bilt" puis top départ. Départ chaotique encore, il faudra mettre au point le largage des amarres...

Une fois parti ça va tout seul, louvoyage entre les cargos puis sortie de la baie. Côté Est le vent nous pousse à 15 noeuds et nous nous envolons vers les Baléares... Yesss

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Publié le 15 octobre 2018

Deux jours de navigation la plupart au portant pour arriver au petit matin a Formentera. Superbe joyaux quasi désert a cette période, calme, limpide, le bonheur ! Les nuits auront été longues, beaucoup de cargos a l'arrêt sur notre route, beaucoup en route aussi, l'AIS aurait été bien utile la !

A l'arrivée nous allons faire un tour dans la petite ville, ravitailler un peu pour le principe, faire les boutiques (les filles...) et moi les attendre. Puis repos et dans l'après midi départ pour un mouillage pas loin, paradisiaque, festif, eaux turquoises et sable blanc. Un régal. Nous y dormirons tranquille et le lendemain départ pour Majorque. Un arrêt à Es Vedra, réputée hantée par les extra-terrestres, en y arrivant, au moment où je suis aux toilettes évidemment, le moteur bâbord cale ! Les filles s'exclament "c'est le rayon des extra-terrestres"... Pfff panne de gasoil !!! Nous y passerons le midi, superbe rocher déjà réputé à l'Antiquité... Nous passerons entre quelques îles pour jouer un peu plus tard, 90cm de tirant d'eau, c'est chouette... Arrivée a Majorque ou une amie nous attend et où nous embarquerons une autre équipière... Sacré Fredo !!!

Un accueil formidable de la part de Chantal Huron, un.plouf dans la magnifique piscine de sa résidence 5 étoiles, une bonne douche chaude chez elle, malheureusement la météo décide et nous repartirons des le soir pour éviter un gros coup de Mistral annoncer pour dans une 50aine d'heures sur Marseille...

Avec SB la Grande avec nous, nous serons plus a l'aise pour les quarts. Nous finirons cette étape dans la bonne humeur et la rigolade, SB est un phénomène !

Arrivée au Frioul 30mn avant le coup de vent violent annoncé, oufff

Le lendemain nous "profiterons" d'un indélicat qui a décroché notre ancre et qui a fait déraper notre cata pour aller déposer Sarah au Vieux-Port et faire du gasoil. C'était sans compter le Mistral, l'arrivée dans le port poussé par le vent est rapide, brouillonne, se mettre à quai un vrai b.... Heureusement les gars s'y attendaient, ça ira. Pour le départ pire ! Plus jamais de manœuvre dans un port par gros vent, plus jamais...!

Nous déposons Sarah en pleurs, c'était pour elle aussi une sacrée aventure. Bizzz Sarah.

Retour au Frioul face au vent, doucement donc ! Les deux moteurs de 30cv sont bien faibles avec ce fardage ENNORMEEE !!!

Après une nuit agitée et de super moments avec nos amis SB et Jacques nous repartirons Flo et Moi pour Toulon et sa rade, un peu de calme et de tranquillité entre nous, que du bonheur. Nous ferons une halte délicieuse et symbolique aux Deux Frères, au pied du Mai (Cap Sicié). Le soir nous nous posons au mouillage ,aux Sablettes, Enfin nous revoyons les enfants, qui regardent heberlués leurs parents hirsutes, les yeux encore tout remplis du merveilleux voyage, de l'aventure qu'ils ne comprennent pas trop, sales et dépenaillés ,il faut bien le dire, leurs parents quoi !!! Méga fiesta, pizzas et kebab, coca et oasis !!! Nous quoi ! L'appartement où nous les avions laissés, est tout propre, nous faisons un peu "tâche là dedans, semblent nous dire leurs regards. Lol

Home sweet Home, vivement le retour à bord... Nous l'avons fait, il est là, ya plus qu'à... Et maintenant ???