Carnet de voyage

Le Voyage d'Errance

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Nous voyageons sur Errance notre voilier, avec nos enfants de 8 et 10 ans. Départ de Port St Louis du Rhône pour un voyage tout doux vers les Canaries et plus si le cœur nous en dit...
Février 2017
365 jours
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19/02/2017

Le départ tant attendu arrive enfin, nous quittons Port Napoléon et ses usines avec joie.

En route pour de nouveaux horizons...

Première nuit en mer, nous allons tout de suite être dans le bain, la traversée jusqu'à Sète se fera au près avec une houle qui chahutera bien l'équipage.

Le capitaine est content ! 10 ans qu'il attend. Si si, il peut être très patient!
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Publié le 23 février 2017

20/02/2017

Après 24 H de navigation, Sète nous ouvre les bras. Un grand merci au port pour son accueil.

Petit tour au Mont St Clair, la vue sur la ville est magnifique.

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Publié le 23 février 2017

Nous quittons Sète au petit matin. En route pour Port Argelès.

Au loin le Mont Canigou enneigé.

Arrivée de nuit à Port Argelès.

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Publié le 2 mars 2017

22/02/2017 - 25/02/2017

Le vent ne nous permet pas de partir tout suite vers les Baléares, nous patientons à Argelès, le port et complètement vide, pas un commerce ouvert, ici tout se passe en été.

Nous allons nous dégourdir les pattes en suivant le sentier du littoral jusqu'à Collioure, 1h30 de marche et pas un moussaillon ne râle!

Collioure
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25/02/2017 - 27/02/2017

Nous quittons Port Argelès en début d'après midi, à l'approche du Cap Béar les Douanes viennent nous saluer.. L'Espagne n'est plus très loin.

Nous passons le Cap Creus au couché du soleil.

Arrivée sur Minorque de nuit, après 36 h de navigation, nous nous mettons á la cape et attendons le levé du jour pour mouiller dans la Cala de Mahòn.

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Publié le 2 mars 2017

Île la plus à l'est des Baléares, Minorque est aussi la plus ancienne

Nous jetons l'encre à la Cala Taulera, à l'entrée du port de Mahòn. Le printemps pointe déjà le bout de son nez

Cala Taulera
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Publié le 4 mars 2017

01/03/2017 - 05/03/2017

Nous remontons le long de la côte Est, peu de vent et une forte houle, avant de découvrir coincé entre deux falaises le petit port de Fornells.

Nous mouillons sur une bouée à l'extérieur du port, et ferons la navette entre le village et Errance en annexe.

Nous avions prévu de partir de Fornells vendredi pour Minorque, au vu du très fort coup de vent annoncé nous décalons notre départ. Nous passons une grande partie de la nuit debout à surveiller les amarres accrochées à la bouée, ça secoue sérieusement, ce qui ne perturbe en rien les moussaillons qui dorment à poings fermés.

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Publié le 9 mars 2017

06/03/2017-09/03/2017

Après 115mn de navigation au près, une allure bien fatiguante, nous arrivons sur l'île de Majorque au petit port de Sóller.

Caëlan à un nouvel ami!(maman aussi). Mais il est de moins en moins malade.

Majorque est bien différente de sa petite soeur, montagneuse elle nous rappel nos Alpes avec les palmiers et les orangers en plus.

Un petit tour à la Palma pour rejoindre la soeur d'Éric et son compagnon qui font une croisière sur la méditerranée, désolé pas de photos nous profitons de ce moment et oublions d'en faire.

L'attraction du coin, le tramway datant de 1913, sympa mais cher!!


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Publié le 12 mars 2017

10/03/2017- 14/03/2017

Nous quittons Sóller pour voguer vers le parc national de Cabrera, la traversée sera beaucoup plus calme (peu être un peu trop pour le Capitaine) très peu de vent, pas de houle, heureusement que quelques ferries et le brouillard viendront mettre un peu l'ambiance!

Un dauphin viendra nous rendre visite, il va falloir nous croire sur parole, trop timide pour une petite photo...

L'archipel de Cabrera se situe au sud de Majorque, c'est un site protégé, faune, flore, et fond marin, juste magnifique, nous demandons une autorisation pour nous y rendre.

Pour nous dégourdir les pattes, direction le phare d'Enciola, 1h30 de marche tranquille.

De drôles de lézards se faufillent entre nos jambes, un plus curieux viendra même chatouiller les doigts de Caëlan.

Au retour, les courageux vont se baigner, l'eau cristalline est à 13°! !!

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15/03/2017 - 17/03/2017

Nous retournons sur l'île de Majorque pour nous ravitailler, nous mouillons à la Colònia de San Jordi notre tiran d'eau ne nous permet pas de rentrer à ce port, puis direction Ràpita pour l'eau et le gasoil.

Nous rencontrons une famille de Nantais, Laurence, Stephan et leurs fils Baptiste et Thibault font un périple de 6 mois en Méditerranée à bord de leur voilier Stélie4. Ils nous invitent à prendre l'apéro et nous passons un moment très sympa en leur compagnie. Caëlan et Maé sont ravis de partager des histoires avec des copains.

Ils ont un site sympa, avec de supers vidéos : www.stelie4.com

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Publié le 19 mars 2017

18/03/2017 - 19/03/2017

Nous quittons Ràpita pour l'île de Formentera, après quelques heures, le vent tombe, nous naviguons au moteur, une longue nuit s'annonce. Pas de bol, le moteur fait des siennes, nous changeons nos plans et nous dirigeons vers Ibiza. Nous jetons l'encre à la Cala Talamanca, le mouillage n'est pas top, le balai des ferries fait une houle désagréable.

Plus de peur que de mal, Eric répare sans trop de difficulté.

Puisque nous sommes là, nous visitons la vieille ville d'Ibiza.

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Publié le 22 mars 2017

19/03/2017 - 22/03/2017

Presque 1 mois que nous naviguons autour des Baléares et nous commençons à perdre la notion du temps.

Nous mouillons au nord de Formentera à Espalmador, l'eau se réchauffe 14°8, les monstrasses ont la banane! Le capitaine ira explorer sous le bateau, et maman attendra que l'eau soit au moins à... 16° voir 18°.

Nous nous approchons du port de La Savina, mais le va et vient des Ferries ne nous donne pas envie d'y séjourner, et nous mouillerons non loin.

Une multitude de chemins balisés serpentent la petite île de 82km2, de quoi se dégourdir les pattes.

Ce matin réveil un peu speed, de fortes rafales de vents nous contraignent à lever l'ancre un peu plus tôt que prévu, direction la côte Ouest d'Ibiza

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Malgré notre départ précipité le vent faibli vite, et une fois de plus une houle viendra nous casser les pieds (ici on est poli, mais sur le bateau, quelques chapelets ont plu, chez les Rambaud il y a de l'imagination...)

Nous ne pourrons mouiller comme prévu à la Cala Vadella, nous longeons la côte Ouest et jetons l'ancre un peu avant San Antoni de Portmany, le vent doit tourner cet abri ne peut être que provisoir.

Nous passerons nos derniers jours aux Baléares au port, et sous notre 1° jour de pluie en un mois. Réparation, lessive et nettoyage au programme...

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Publié le 29 mars 2017


Une jolie navigation de 175 mn au grand largue, une grosse partie du trajet, nous finissons les derniers milles au près bien sur!! Ça penche dur! Et rallonge notre trajet.

A Carthagène les enfants sont ravis, visite du théâtre romain, du musée naval, du château de la Conception, les cailloux ils aiment.

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Publié le 5 avril 2017

Nous continuons notre périple vers le Sud, direction Almérimar, nous parcourons 127 mn.

Les 6 premières heures vont bon train, grand largue, toutes voiles dehors, ça file. Malheureusement le vent faibli de plus en plus, nous obligeant à naviguer au moteur, une jolie mer d'huile!

Nous arrivons au petit matin à Almerimar, ce port est sans doute le moins cher de ce côté de la Méditerranée, de grandes plages, et surtout des kilomètres de plastique, nous sommes au pays des tomates sous serres.

Nous patientons que le vent se lève pour partir pour le Maroc, nous n'avons pas envie de traverser au moteur.

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Publié le 5 avril 2017

04/04/2017

Nous avons bien fait de patienter un jour de plus pour traverser au Maroc, un vent entre 15 et 20 nd nous pousse au grand largue, une moyenne de 6,5 nd pour Errance, notre record depuis le départ, le capitaine est fier de son bateau! (Le vent des Globes pour les nuls c'est pour nous!). Tant et si bien que nous arrivons bien plus tôt que prévu au Maroc, de nuit avec, le phare d'atterrissage et le feu babord du port qui ne fonctionnent pas, on fait pas les malins.

A 3h du matin nous accomplissons les formalités d'entrée à la Marocaine, c'est long très long, mais toujours avec gentillesse et politesse.

On nous informe que le mouillage est interdit, ce qui va limiter nos déplacements, nous louons donc une voiture, et ne le regrettons pas, dès que l'on sort de la ville les paysages sont magnifiques.

Nous resterons 3 ou 4 jours avant de repartir vers Ceuta (enclave Espagnol au Maroc), et de là nous passerons le détroit de Gibraltar.

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Publié le 11 avril 2017

09/04/2017

Nous sommes en règle pour quitter le Maroc, gendarmerie royale, police aux frontières, les douanes sont montées à bord avec un chien. N'oublions pas que nous sommes dans le rif, fief du trafique de drogue.

Faux départ d'Al Hoceima, le vent malgré les prévisions ne faibli pas, nous patientons 1 nuit de plus, notre appareillage étant prévu la veille, nous devons refaire les papiers de sortie!

La navigation entre Al Hoceima et Ceuta, se fait au grand largue avec une houlette de 2m, C'est bon pour la digestion!

Dès dizaines de dauphins vont nous accompagner et jouer autour d'Errance, petits et grands en prennent plein les yeux. (Les vidéos vont venir promis! On est pas au point pour le montage)

Nous arrivons à Ceuta de nuit, personne ne répond à la vhf, nous tournons un moment devant l'entrée du port, avant de nous poser au ponton carburant. Et là comme par miracle le gardien de nuit vient nous déloger!

Ceuta est une enclave Espagnole de 22km2, les cultures européenne et maghrébine se mélangent.


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Publié le 20 avril 2017

12/04/2017

7h du matin nous quittons Ceuta, direction le détroit de Gibraltar. Nous sommes partis un peu tôt, les 2 premières heures ne sont pas de tout repos, nous nous battons contre le courrant du détroit et les remous de la marée. La mer bouillonne, nous sommes au grand largue avec 35 nd de vent d'Est et nous avançons à 3 nd! Quelle sensation, on se sent vivant, c'est beau et effrayant à la fois.

Au bout de 2h le courrant s' inverse le long des côtes Marocaines, et nous filons à 7nd, au bout de 8h nous franchissons le cap Spartel, nous venons de braver les colonnes d'Hercules .

La nuit tombe et nous filons à bonne allure avant de nous retrouver au milieu de km de filets de pêcheurs, et cela ne manque pas nous en attrapons un. Errance stop net, heureusement nous sommes sur le bord du filet et parvenons à le décoincer sans mal, les pêcheurs viennent à notre rencontre et nous indiquent ou nous diriger : demi-tour, obligés de revenir sur nos pas, et de remonter plus au nord.

C'est notre première navigation supérieure à 48h, nous faisons des quarts de 2h la nuit. Au bout du 3° jour le rythme est pris, et la fatigue s' accumule.

C'est les vacances pour les loulous, jusqu'à présent nous faisions l'école tous les jours 2 ou 3h, mais là le manque de sommeil ne me donne pas envie de faire maths et français avec eux. Ce qui nous entoure va largement compenser.

Une baleine vient nager à une dizaine de mètres d'Errance, des dauphins jouent à l'étrave,une tortue se laisse porter par les vagues, et des hirondelles peut farouches vont venir se reposer. C'est bon, on a nos cours de sciences naturelles.

La confection du drapeau de Madère va nous occuper un moment, les enfants en sont fiers. Chacun s' habitue à ce nouveau rythme, et passe le temps à sa façon.

18/04/2017

Au bout de 620 n.m. et 6,5 jours de navigation, et après avoir testé toutes les allures possibles, nous arrivons à Porto Santo, l'île la plus au nord de l'archipel de Madère.

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Publié le 23 avril 2017

18/04/2017

Notre 1°journée à Porto Santo est plus que tranquille, tout le monde récupère, ménage,lessive et ravitaillement en frais au programme.

Une plage de 9 km de sable blanc borde la côte sud de l'île et TOUT le monde profite de l'eau à 17°9.

L'île est de petite taille 42km2, et se visite facilement à pied, nous en profitons pour gravir le Pico Castelo, et marcher le long des côtes, nous dégourdir les jambes nous fait du bien. Nous découvrons la flore, et certain vont se souvenir que les cactus sa pique!

Baignades et ballades, vont rythmer ces quelques jours à Porto Santo.

Nous patientons que le vent se lève pour traverser sur Madère

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Publié le 4 mai 2017

24/04/2017

L'archipel de Madère se compose de plusieurs petites îles dont seulement deux sont habitées, Porto Santo et Madeira grande, qui donne son nom à tout le groupe.

L'ensemble de cet archipel volcanique à un climat sec et aride, sauf Madère, et notre arrivée se fait sous la pluie.La semaine s' annonce bien grise. Peu importe nous avons décidé de visiter cette île, et la rencontre de Sébastien va nous faciliter la tâche, nous pourrons louer une voiture à un tarif raisonnable.

Nous oublions nos envies de mouillage et restons 1 semaine au port de Quinta do Lorde, et sillonnons l'île. De belles balades entre mer et montagne, le point culminant Pico Ruivo est quand même à 1862 m, nous le gravirons dans le brouillard ... les chemins sont balisés, et pavés, on imagine le travail des Madériens à travers les montagnes. Nous découvrons les levadas, des kms de canaux, transportant l'eau douce des sommets. La climat doux et humide rend la nature généreuse.

Et nous découvrons aussi le monde, depuis notre départ nous avons croisé très peu de touristes, mais Madère est une destination prisée et nous sommes au mois d'avril!

Une belle surprise pendant notre séjour, notre ami Ligo va descendre de ses montagnes Hauts Alpines pour venir faire l'apéro, et ça fait plaisir, on recommence dans 1 mois!

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Publié le 4 mai 2017

01/05/2017

Nous quittons Madère sous les nuages, et nous dirigeons vers Deserta Grande, une île protégée de l'archipel, et repère des phoques moines.

Un grand soleil nous accueil, et nous mouillons au pied des falaises volcaniques. L'île est surveillée, une petite visite balisée de 500m nous explique ce qui ce passe ici. Nous pouvons nous baigner mais pas de randonnée. Même si l'envie de découvrir cette nature preservée est forte, nous sommes content que de tel endroit existe.

Caëlan sera le seul chanceux à voir un phoque, en pleine nuit, il est réveillé par un drôle de bruit, et a la curiosité de sortir avec une lampe de poche, juste le temps d'apercevoir la queue de l'animal plongeant.

Nous repartons le lendemain pour les Canaries, 260 mn à parcourir.

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Publié le 6 mai 2017

04/05/2017

La traversée de Deserta à Graciosa n'a pas été de tout repos, les 12 premiers milles se font au moteur, pétole, c'est vêtus et total qui sont contents. Enfin un vent d'est se lève et nous pousse jusqu'à la tombée de la nuit et rebelotte, plus rien, hormis une houle d'1,50m qui nous empêche de naviguer au moteur ,on se met à la cape séche en attendant le vent. Au petit matin tout rentre dans l'ordre, enfin le vent se lève et tout le monde profite d'une belle navigation.

Nous arrivons en fin d'après-midi à Graciosa, île habitée la plus au nord des Canaries, plate et arride où se dessine 3 cônes volcaniques. La chaleur est au rendez-vous, et nous allons l'explorer à pied. L'ascension du plus haut sommet Aguja Grande (266m quand même!), restera un moment particulier pour nous, en bon montagnard le capitaine a voulu grimper tout droit! Ça glisse et ça râle! Mais qu'elle récompense, la vue est grandiose.

2 mois et demi que nous naviguons et plus de 2000 mn parcourus, les Canaries sont la destination qui détermine pour nous la suite, je crois que nous sommes prêts à continuer, y a plus qu'à!

Nous allons rester autour des îles 2 ou 3 mois, prendre le temps, puis direction le Cap Vert.

J'en profite pour lancer un appel aux pêcheurs, parmi vous certains sont plutôt doués à ce sport voir même des champions et font la une des grands journaux hauts alpins (Chris tu nous envoies Lucas!), Guitou help! Les Bretons sont quand même la référence en la matière, Tonton il nous faut un cours! 2000mn parcourus et pas un poisson, notre traîne, ne traîne rien...

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Publié le 15 mai 2017

09/05/2017

Nous quittons le mouillage de Francesa, au sud de Graciosa pour Lanzarote, le vent nous fait défaut, mais nous avons besoin de ravitaillement en frais, ici le choix était assez restreint.

Nous longeons la côte Ouest, et la vue sur Lanzarote donne le ton, on distingue les champs de lave noire, un paysage saisissant! Les gribs nous annoncent du Sud Ouest pour quelques jours, nous ne pourrons pas faire de mouillage pour le moment, aucun abris n' est sûr au sud, nous ferons donc escale à la marina Rubicòn, un peu trop de monde et un peu trop Dysneyland, mais nous en profitons pour louer une voiture 3 jours et jouer aux parfaits touristes.

Les enfants sont ravis, musées et visites guidés au programme. Il est difficile de sortir des sentiers battus à Lanzarote.

D'une superficie 846 km2, Lanzarote fait partie des 7 plus grandes îles des Canaries, son paysage lunaire regroupe 300 cônes volcaniques, baptisés les montagnes de feu, nous allons sillonner le parc naturel de Timanfaya en car, 1h de visite à travers un paysage époustouflant.

Notre découverte de Lanzarote va nous mener à l'artiste César Manrique, dont les sculptures et l'architecture se retrouvent au 4 coins de l'île.

Les vignobles sont aussi une curiosité à ne pas manquer, les pieds de vignes sont plantés dans des trous remplis de cendre et protégés des vents dominants par des murets en pierres sèches. Le contraste des couleurs dessine de jolis motifs. En bon petit français, nous avons évidemment fait la route des bodegas... Les enfants ont adoré la visite du musée du vin (de futurs amateurs!) et les parents la dégustation... Comme on peut si attendre ce sont des vins plutôt puissants, ils nous rappellent beaucoup le Collioures, des vins de pierres et de soleil.

Nous passons les derniers jours à Lanzarote au mouillage de Papagayo, 3 plages magnifiques où le maillot n'est pas obligatoire.

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Publié le 22 mai 2017

16/05/2017

Fuerteventura la bien nommée, des rafales de vent entre 20 et 30 noeuds nous accueillent, impossible de mouiller à Los Lobos comme nous avions prévu. Nous filons au sud de l'île nous mettre à l'abris, 1 semaine de fort vent est annoncée. Nous accostons au port de Gran Tarajal, port d'intérêt général, gérés par les autorités publiques, ces ports ont des prix très raisonnables. Et en effet du vent il y en a, même les pêcheurs ne sortent pas durant 5 jours. Nous en profitons pour visiter l'île de l'intérieur.

Fuerteventura, est aride, mais l'eau douce est présente au fond des vallées ou nous découvrons de véritables oasis. Les moulins à vent, énergie qui ne manque pas ici, servent à pomper l'eau des puits. L'agriculture y est plus développée, et nous allons enfin trouver des fruits et légumes goûteux, (rien de top depuis le Maroc), notre première ratatouille sera Canarienne, et quel plaisir, presque aussi bon que les légumes à Pépé! Sans oublier l'élevage des chèvres, nous avons fait le stock de savoureuses tommes.

Nous allons descendre tranquillement le long de la côte Est, avant de traverser pour Gran Canaria.

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26/05/2017

Après une semaine à sillonner Fuerteventura de l'intérieur, nous profitons de nouveau des mouillages. Oh miracle notre premier poisson sera pêché et mangé, bon un peu petit pour 4, mais nous nous régalons tout de même.

Pour rejoindre Gran Canaria, nous longeons la côte Est de Fuerteventura, et découvrons de petits villages bien sympathiques, nous tentons un mouillage à Ginijinamar, nous y restons quelques heures, le vent monte, pas question d'y passer la nuit.

Nous traversons de nuit pour Gran Canaria, et allons goûter à la navigation Canarienne, le vent entre les îles s' accélère de façon spectaculaire passant de 10 à 30 noeuds en quelques secondes, une houle de 2,5m viendra secouer un peu plus l'équipage. Une navigation bien fatiguante, impossible de se reposer, nous restons ensemble toute la nuit. Le mal de mer refait son apparition, notre petit mousse est bien malade! (Je fais pas la maligne non plus). Nous arrivons à Las Palmas vers 12h, et mouillons devant une petite plage au milieu de la ville. Éric y était venu il y a quelques années, mais nous découvrons qu'il n'est plus possible d'y jeter l'ancre. Nous restons quand même le temps de faire une grosse sieste bien méritée, avant de contacter le port juste à côté. L'accueil y est déplorable, un excité commence par nous engueuler, ni Éric ni moi ne sommes d'humeur à entrer en conflit, et décidons de partir sur le champ, ce qui a pour effet de calmer immédiatement notre interlocuteur. Ok nous restons.

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Les marins rencontrer durant notre voyage et ce que nous lisons de Gran Canaria, ne présage rien de bon, trop touristique, trop surfaite, l'île n'a décidemment pas la côte des voyageurs. Mais nous sommes trop curieux pour écouter les autres et ne le regrettons pas. Certes Las Palmas est une ville sale et bruyante comme nous ne les aimons pas, mais nous partons à la découverte de l'intérieur. Et là ouah! Messieurs les navigateurs oubliez vos aprioris, sortez de vos voiliers et venez marcher dans cette nature grandiose. En bus ou en voiture tout est possible ici.

Houlala.... grosse fatigue, fautes corrigées, vous auriez pu le dire !!

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03/06/2017

Nous décidons de quitter Las Palmas de Gran Canaria de bonne heure, pour Puerto de las nieves, comment ça décidé, qui décide ici, sans doute pas les apprentis marins. Eole lui seul est maître du jeu. Après 2h de navigation houleuse, nous changeons de cap et filons sur Ténérife, la mer se forme, le vent monte pour atteindre les 35 noeuds, Caëlan et maman ont ressortis leur ami (et oui Gwen il est toujours là!). Même avec 2 ris dans la grande voile et plusieurs tours dans le génois Errance file entre 7 et 8 noeuds. Nous sommes bien heureux d'arriver à Santa Cruz de Ténérife, où nous retrouvons un autre voilier Français, qui bien qu'aguerrit trouve que la navigation Canarienne et plus que sportive.

Pour nous Santa Cruz et un bon point de chute pour partir à la découverte de Ténérife, bien que la marina soit un peu chère, la location de voiture au pied du port nous facilite la tâche. Avec 4 millions de visiteurs par an nous ne serons pas les seuls à vouloir gravir le Teide. Et gravir est un bien grand mot, un sentier avec 1500m de dénivelé part de Montaña Blanca, mais il est fermé pour 2 jours, et seul le vilain maçon est capable de faire autant de dénivelé sous ce soleil. Alors on fait comme tout le monde, on prend le téléphérique qui va nous mener à 200 m du sommet, chouette, 200 m ça nous va aux enfants et moi! Et ben non, il faut une autorisation pour toucher le toit de l'Espagne, on a bien essayé de soudoyer le garde, mais impossible, pas plus de 200 personnes par jour sur le Teide, il y a 2 mois et demi d'attente, rien que ça, s' il vous vient à l'idée de venir par ici, prévoyez, prévoyez!!! Nous on sait plus faire prévoir, on voit, mais prévoir! Peu importe, on reviendra, et en attendant on profite, c'est magnifique, à 3718 m d'altitude (-200), on en prend plein les yeux. Ça plaît tellement à Caëlan et Maé que nous retournons le lendemain dans le parc naturel du Teide pour une autre balade au coeur de Sámara. Si vous venez par là, n'oubliez pas de vous arrêter à Portillo, au centre d'accueil du parc, un guide expliquera en français les balades à faire et vous y verez un film expliquant la formation des Canaries (simple et ludique). Encore une île qu'on aime.

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09/06/2017

Nous quittons Santa Cruz pour longer les côtes vers le Nord, nous mouillons à 6 mn, à la playa de Antequera, 2 voiliers autour de nous, la tranquilité des mouillage est retrouvée. Nous décidons de prolonger une nuit de plus, et pas de bol, notre chaîne s'emmêle dans le seul train de voiture trainant au fond de l'eau de toutes les Canaries. Nous passons une nuit à surveiller le mouillage et au petit matin Eric va plonger et voir l'étendu des dégâts. Après plusieurs heures pour sauver notre ancre, le vent se lève et nous décidons de l'abandonner avec 15 m de chaîne . On apprend je vous dis on apprend! Nous filons vers le port de Garachico, une fois n'est pas coutume le vent nous fait défaut, le Capitaine ne veut pas entendre parler de moteur, nous sommes là pour naviguer non de non! Donc nous naviguons doucement, lentement, et arrivons de nuit à Garachico, pas question d'arriver de nuit! Il n'en est pas question tu as vu l'entrée du port, oui ça c'est ce que je disais, après, nous sommes nul en pronostic d'arrivée et le Capitaine est têtu! Alors on est rentré de nuit et c'est vraiment pas large!

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Publié le 22 juin 2017

11/06/2017

Petit port bien sympa, le village respire la tranquillité, le temps semble s' être arrêté ici. Nous nous balladons aux alentours, en bus, à pied. Le rythme est tranquille, nous avons adopté l'heure Canarienne, et tout est plus souple. Nous retrouvons un voilier Français, avec une petite fille à bord, les enfants sont ravis, et cerise sur le gâteau ils nous ramènent notre ancre (oui,oui, celle que nous avons abondonnée à l'épisode précédent) merci encore les Demian. Éric en profite pour faire une petite beauté à Errance, la chasse à la rouille est lancée.

12 jours ici, ça y est, on devient de vrais marins, on prend le temps...(ou on devient fainéants!). Demain nous filons sur un mouillage du côté ouest de Ténérife avant de changer d'île.

Garachico, Icod de los Vinos
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Publié le 27 juin 2017

Encore un morceau de mer qui a refusé Errance, nous ne mouillerons pas à la pointe de Teno, le vent ne nous le permettra pas. Dommage, cet endroit est vraiment magnifique. En voilier nous apprenons à renoncer, pas grave, nous filons grand largue vers la Gomera, Errance fait des pointes à 8 nd avec 2 ris dans la grande voile et le génois réduit au maximum, des rafales de 30 nd viendront nous bousculer. Caëlan est encore bien malade (pas envie de se faire prendre en photo avec El Vomito son ami depuis 4 mois), heureusement ça ne le perturbe pas, il oublie vite ces moments pénibles.

Nous jetons la pioche à la playa de Guancha ,nom des premiers habitants des Canaries. La nuit est calme, même si le mouillage est rouleur, nous y passons 2 jours bien sympas.

Mouillage de playa de Guancha

Petit clein d'oeil à...

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25/06/2017

Pour visiter La Gomera nous filons au port de San Sebastián, nous n'osons pas encore laisser Errance au mouillage seul durant toute une journé sans surveillance. Ici on facture au m2 habitable, en oubliant qu'un voilier n'est pas rectangulaire, et Errance à de drôles de papiers (petite erreur de l'administration Française), il n'est large que de 2m une vrai taille de mannequin ! Ici ça ne choque personne (c'est bien la première fois), et nous laissons dire (j'en entends déjà dire ouh les malhonnêtes, oui sur ce coup là on en profite!), le port est réputé cher, il ne le sera pas pour nous.

Nous partons à la découverte de La Gomera, nous sillonnons la petite île de 369 km2 du nord au Sud. Et une fois de plus nous en prenons plein les yeux.

Région de Vallehermoso, nord de la Gomera

Le point culminant de La Gomera est de 1487 m, l'ascension Del Pico de Garajonay est tellement facile, que les enfants en redemande. Qu'à cela ne tienne, on file marcher au frais, et descendons au coeur de la Forêt humide del Cedro. 7km à travers la Laurisilva (forêt de lauriers) magnifique et rafraîchissant.700m de dénivée dans la falaise et 10 km dans la journée, les 2 loulous ont leur compte. Entre mer et terre, la découverte de chaque île ne nous donne qu'une envie, que peut-on voir encore et encore, comme un bon chocolat, le voyage devient une gourmandise.

Pico de Garajonay
Pico de Garajonay
Pico Garajonay, forêt Del Cedro parc naturel de Garajonay, bravo les loulous (comment calmer vos bambins! Et maman)


San Sebastian de la Gomera


Valle Gran Rey
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Publié le 10 juillet 2017

03/07/2017


Nous quittons San Sebastian, au programme longer la côte sud de la Gomera et jeter la pioche quand un endroit nous plaît.

San Sebastian
Playa del Cabrito
Le Teide vu de la Gomera

Playa de Oroja (rouleur), Playa de Chinguarime (un peu moins), Santiago (vite fuyons), et Valle Gran Rey les mouillages se succèdent, nous avons maintenant une certitude La Gomera ne se laisse pas apprivoiser comme ça. Les baies où nous jetons l'ancre sont toutes plus belles les unes que les autres, mais le roulis rend les nuits bien courtes! Errance est sans cesse ballotté, pour dormir tranquille le capitaine met en route son alerte de mouillage = moi (au moindre bruit je vérifie la position d'Errance).

Playa de Oroja 28°03.274'N 17°09.104'W

A Chinguarine, notre ancre chasse au petit matin, nous recommençons notre mouillage, le voilier Français voisin, chasse aussi, mais ne s'en aperçoit pas (tout le monde n'a pas une Sèverine anxieuse à bord!) , nous le voyons dériver, heureusement le vent le pousse au large, pas de danger. Il doit faire une bonne sieste, sa VHF n'est pas en route, nos appels radio ne servent à rien. Une famille à la bonne idée de passer par là avec un super zodiac, nous les interpellons pour qu'ils aillent réveiller la belle au bois dormant!

Playa de Chinguarime 28°02.269'N 17°10.471W. Petite leçon de pêche


Puerto De Santiago 28°01.679'N 17°11.685'W

Valle Gran Rey, seul mouillage ou nous laissons quelques heures Errance pour une petite ballade dans le canyon. Rafraîchissant par cette chaleur, les loulous jouent aux explorateurs.

Valle Gran Rey 28°04.733'N 17°19.537W
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Publié le 11 juillet 2017

10/07/2017

Nous quittons La Gomera pour La Palma, l'île la plus à l'ouest de l'archipel des Canaries. Entre 20 et 30 nd de vent nous pousse au travers, Errance file à 7nd, quand nous repensons que nous étions fier de nous au début de notre voyage lorsque notre moyenne atteignait 4 nd!!! Nous nous méfions des accélérations des vents entre les îles et réduisons la toile au maximum. Nous avons vu arriver au port des voiliers aux voiles déchirées, pas envie de tester!

Mais le plus impressionnant, reste le passage sous le vent, à l'abris de La Palma, plus rien, plus un souffle, et du coup on râle! On avance plus, rien de pire pour un voilier, qui n'a pas envie de naviguer au moteur!

Valle Gran Rey
Pas soucis sa souffle
La Palma se dessine au loin
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Publié le 20 juillet 2017

10/07/2017

Nous faisons escale au port de Tazacorte sur la côte ouest de La Palma. Location de voiture et c'est parti pour le tour de l'île. Nous connaissons déjà La Palma, pour y être venu il y a quelques années en mode sac à dos et tente. Nous y revenons avec plaisir. Isla Bonita, un petit nom qui lui va bien.

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Publié le 21 juillet 2017

14/07/2017


Nous quittons La Palma au levé du jour, 70 mn nous sépare d' El Hierro, une jolie navigation en vue. Les 35 premiers mn se font au grand largue, 20 nd de vent nous pousse avec douceur, la mer et calme, génial, on en rêvait. Tellement bien que le capitaine écoute le tour de France à la radio (on se refait pas!!!) Oui mais çà c'est quand on oublie qu'on navigue aux Canaries. A l'approche d'El Hierro le vent monte, nous réduisons la toile, 1 seul ris dans la grande voile, le génois ressemble à un mouchoir de poche. La mer se forme, nous sommes bousculés, sa monte vite, trop vite pour atteindre les 48nd, Errance est difficile à barrer, et affaler le reste de grande voile devient un tour de force. Durant 1h, l'océan nous chahute, les prévisions météo annonçaient entre 10 et 15 nd de vent! Nous apprenons, qu'ici rien ne se prévoit. L'arrivée au port de la restinga est folklo, 30 nd pour rentrer et pas de place! Nous nous mettons sur le quai des ferries (qui ne viennent plus ici) et veillons toute la nuit pour ajuster nos amarres en fonction de la marée. Errance n'apprécie pas du tout le quai en béton et nous explosons plusieurs pare-battages. La suite sera beaucoup plus sympa.

Les 35 premiers mn paisibles, après pas photos, on avait autre chose à faire!