Carnet de voyage

Nouvelle-Zélande 2019

22 étapes
3 commentaires
Deux semaines en vadrouille au pays des kiwis (et des kakapos)
Août 2019
3 semaines
Partager ce carnet de voyage
1

Les bagages sont presque prêts, notre avion décolle demain (31 août) à 12h25.

Aujourd'hui, nous fignolons les derniers détails de notre voyage, à commencer par l'étape à Canton, où nous passerons une journée entre nos deux vols.

2

On embarque dans notre premier vol direction Guangzhou pour une visite éclair 😀

Et c'est parti pour 11h de Piggy Jump!
3

Bien arrivés sur le sol chinois, après un joli lever de soleil depuis l'avion. On attend nos visas temporaires à l'aéroport avant de partir explorer la ville !

4

• Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons le métro pour le centre-ville, où nous espérons visiter le Temple des Six Banyans. Après quelques petits tours dans le quartier, nous trouvons ce temple ainsi que le Temple de la Brillante Piété Filiale (ça rigole pas) en pleine fête religieuse. La chaleur est écrasante et ne nous aide pas à lutter contre le décalage horaire.


• On décide de déjeuner sur l'île Shamian, qui est à voir d'après le guide. Nous la trouvons malheureusement en travaux ! Fatigués et terrassés par la chaleur, nous reprenons le métro vers l'aéroport pour y passer les quelques heures qui restent avant le départ de notre avion.


• Nous attirons malgré nous les regards, surtout Vincent et sa pilosité faciale. Les enfants nous dévisagent dans le métro où, c'est vrai, nous sommes presque les seuls occidentaux.

Temple de la Brillante Piété Filiale
Le temple des Six Banyans (et sa superbe pagode)
A Canton, on prend le métro avec des jetons
Une petite fille fascinée par Vincent
5

17h - Nous sommes dans le bus direction le centre-ville !


19h - On retrouve François et Hélène pour le dîner, puis on fait une courte balade dans Auckland en passant par Queen Street et par les quais.

La Sky Tower
La cathédrale St Patrick
6

• Nous faisons une courte balade dans Albert Park, et commençons à découvrir des essences d'arbres et des chants d'oiseau locaux. On a hâte d'aller dans des zones moins urbaines pour en voir plus !

Quelques arbres d'Albert Park

• Avec François et Hélène, nous visitons le musée maritime d'Auckland où sont exposées de nombreuses embarcations, allant des pirogues maories au voilier ayant remporté la coupe de l'America.

Musée maritime d'Auckland

• Nous nous abritons pour le reste de l'après-midi dans un bar à jeux de la ville, où nous testons Carcassonne et 5-Minute Dungeon.

7

• Nous récupérons notre voiture de location et partons sur la route ! La conduite à gauche avec le volant à droite n'est pas aisée au début mais Vincent s'en sort plutôt bien après seulement quelques heures de pratique.


• Sur la route, nous croisons de superbes arbres, des vaches, des moutons, des alpagas, plusieurs espèces d'oiseaux.

• Nous faisons une balade dans le Redwood, une forêt aux tons chauds où les vieux séquoias côtoient les fougères arborescentes.

8

Ce matin, nous avons visité la zone volcanique de Waimangu. C'est la seule zone géologique du monde dont on peut dater l'apparition au jour près : le 10 juin 1886, lorsque le volcan Tarawera entra soudainement en éruption et redessina tout le paysage.

On sent que ça s'active dans les sous-sols : geysers, fumerolles, odeur de souffre omniprésente, lacs bouillonnants (95°C !), rivières d'eau chaude... L'écosystème s'est adapté à ces conditions et la végétation y est bien particulière.

Inferno crater
Un pukeko, croisé en chemin

Nous avons ensuite roulé tout l'après-midi direction New-Plymouth. Nous avons vu des paysages très verdoyants (qui rappellent ceux de la Comté du Seigneur des Anneaux - Le Hobbit a été tourné à quelques kilomètres) et pléthore d'agneaux gambadant dans les prés. En fin de trajet, nous avons longé la côte et retrouvé la mer !

9

Nous quittons notre hébergement pour rejoindre le point de départ du Pouakai Circuit, dans le parc entourant le Mont Taranaki. Nous parcourons le circuit en deux jours, en passant une nuit dans l'une des "huts" du parc.


La météo n'est pas vraiment de notre côté (pluie et nuages qui cachent la vue) mais nous profitons des différents paysages qui se succèdent : forêt, crêtes, marais, étendues enneigées.

La nuit en hut s'avère plutôt fraîche, notre chambre n'a pas de chauffage et les températures sont assez descendues pour qu'il neige !

Pouakai Hut, notre maison d'un soir

La météo du deuxième jour est plus clémente : nous apercevons enfin le Mont Taranaki en entier sous un beau ciel bleu !

La neige du sommet s'envole avec les bourrasques
Pause avec vue
Des cèdres morts, attaqués par les oppossums
10

Journée de transition : ce matin nous partons d'Hawera, près du Mont Taranaki, pour Wellington.

Quatre heures de route sous la pluie, temps typique d'un mois de septembre néo-zélandais. Beaucoup de moutons sur les bords de route, la région se fait une spécialité de leur élevage, mais pas le temps de s'arrêter pour acheter quelques pelotes. En revanche, nous faisons une pause déjeuner en pique-niquant près d'un lac à l'arrière du van de François et Hélène.


Arrivée dans la capitale en début d'après-midi, puis visite du Musée Te Papa. Le musée, gratuit pour tous, mérite bien plus de temps que les 2h que nous pouvons lui accorder. Nous traversons donc au pas de course 3 sections.

Dans la section nature, nous découvrons la richesse de la faune locale, qui s'est développée indépendamment du reste du monde depuis des millions d'années. 70% de ses invertébrés, plus de 50% de ses oiseaux et même 20% de ses poissons sont endémiques, et les seuls mammifères originaires du pays sont des chauves-souris. Parmi les espèces uniques, le fameux kiwi mais aussi les moas, oiseaux coureurs pouvant dépasser les 3,6 m de haut, et les aigles de Haast, 3 m d'envergure et capables de chasser les précédents, sont aujourd'hui disparus.

Dans une deuxième exposition consacrée à la bataille de Gallipoli, nous pouvons admirer des figurines de soldats néo-zélandais réalisées par Weta Studio, créateurs d'effets spéciaux surtout connus pour avoir travaillé sur le Seigneur des Anneaux. Echelle: 4:1... soit des figurines ultra-réalistes d'environ 7 m de haut.Message pour Clémence : oui, c'est ce dont parle "Waltzing Matilda". >> https://www.youtube.com/watch?v=Wq0fF6oY6I4

La troisième section visitée présente la culture maorie : vêtements, sculpture, outils, bijoux... ainsi qu'une maison en bois sculpté, d'une très grande beauté. Les photos étant interdites dans cette section, nous n'en avons aucune à publier.

Un kakapo (empaillé mais tout de même !)
Roche volcanique sculptée

Après la visite, nous terminons la soirée avec François et Hélène dans un bar à jeux où nous testons "Photosynthèse" et "Bears vs. babies" 🐻👶

11

Ce matin, nous partons visiter le parc Zealandia, une réserve naturelle clôturée pour empêcher les nuisibles ("pests") de s'attaquer aux oiseaux endémiques.

Avant l'arrivée des polynésiens et des Européens, l'île ne comptait aucun mammifère à part quelques espèces de chauve-souris. Les oiseaux, n'ayant aucun prédateur, avaient perdu la capacité de voler au fil du temps. L'arrivée des rats, oppossums et belettes a mené plusieurs espèces à leur disparition car ils mangeaient les oeufs de ces oiseaux "flightless", dont les nids étaient au sol ou presque.

Au fil des chemins, nous avons eu l'occasion d'observer des espèces rares et menacées comme le Kaka (un gros perroquet aux tons rouges foncés), le Takahé (un gros oiseau bleu au bec rouge et qui ne vole pas), le Fantail (un passereau avec une queue blanche en éventail), le Tūī (de la taille d'un corbeau, il est marron avec des reflets bleus et a un jabot de plumes blanches sous le bec), le Saddleback, le Robin, le Bellbird...

Un Tui, plumage bleu et jabot de plumes banches
Un Kaka, on reconnaît bien le bec de perroquet
Un Kaka, plumage rouge foncé
Un Fantail, queue repliée, malheureusement ils sont trop rapides !
Un Saddleback, avec une zone fauve en forme de selle et des barbillons rouges
Un Takahé, plumage bleu et gros bec rouge
Un Takahé qui prend la pose

A 15h, nous quittons François, Hélène et l'île du nord en montant à bord d'un ferry qui nous emmène à Picton. Nous traversons les Marlborough Sounds, la côte nord de l'île sud, très découpée. La vue est imprenable depuis la mer !

12

D'abord en voiture, pour aller de Picton à Marahau, où se trouve le point de départ du Sentier Côtier Abel Tasman, l'une des "great walks" du pays.

Nous traversons des paysages de plus en plus montagneux, qui nous donnent un aperçu de la topographie de l'île sud !

Une fois arrivés à Marahau, nous nous installons sur une table de pique-nique et déjeunons en compagnie d'un Chaffinch (ou Pahirini).

Notre copain le Chaffinch

Puis, nous faisons nos premiers kilomètres à pied, dans le parc Abel Tasman pour une randonnée de 2 jours. Nous en ferons le récit dans un article à part.

L'entrée du parc Abel Tasman, tout en sobriété
13

Tout d'abord une carte du parc pour vous aider à y voir plus clair !

Jour 1

Nous marchons tout l'après-midi sur le premier tronçon du parc, de Marahau à Anchorage (13,4 km). Sur le chemin, nous croisons des Weka (oiseaux endémiques disparus de la région en 1980 et réintroduits en 2005), nous voyons aussi de superbes arbres et nous longeons les premières plages. Le chemin serpente et monte de plus en plus haut, jusqu'à une hauteur d'où la vue est superbe !

Le soir, nous dormons à Anchorage Hut, où nous faisons la connaissance de Heidy (colombienne) et Faten (française), qui nous suivront le reste du chemin. Après un peu de lecture sur la plage au coucher du soleil, nous faisons quelques jeux.

Un weka, croisé en chemin
Lecture à Anchorage Bay

Jour 2

Nous nous lançons sur le deuxième tronçon (26 km), au départ d'Anchorage en passant par Torrent Bay, Bark Bay et Onetahuti pour arriver à Awaroa, où se trouve notre hut.

Les plages de sable fin se succèdent. Certains passages ne peuvent s'effectuer qu'à marée basse si l'on veut traverser à sec. A Bark Bay, nous arrivons un peu tard et devons enlever nos chaussures pour avancer (Vincent aura de l'eau jusqu'aux genoux, Elise trouvera le moyen d'escalader des rochers pour contourner).

Nous arrivons à Awaroa Hut vers 17h, et y retrouvons Heidy et Faten, ainsi qu'un nouveau compagnon, Markus (allemand).

Anchorage Bay au matin
Les endémiques Tree Ferns (fougères arborescentes)
Torrent Bay
Torrent Bay
Le pont suspendu sur Falls River
Un poussin de Weka sur le bord du chemin !
Bark Bay
Bark Bay
Vue sur Awaroa Inlet en fin d'après-midi
Heidy devant Awaroa Hut

Jour 3

C'est aujourd'hui que se termine le circuit pour nous : nous revenons au point de départ (Marahau) en water taxi. Nous devons marcher près de 2h pour atteindre la plage où nous sommes ramassés (toujours avec Faten et Heidy). Nous arrivons avec près d'une heure d'avance et profitons bien d'Awaroa Beach, où nous nous préparons un thé en attendant le bateau.

Une fois sur le water taxi, le skipper fait un arrêt au nord puis nous fait longer toute la côte d'une traite ! Étant en avance sur ses horaires, il nous emmène jusqu'à Tonga Island où se trouve une colonie d'otaries. Certaines, curieuses, nagent à notre rencontre : le skipper nous dit qu'elles ont 9 mois et qu'elles se nourrissent encore exclusivement du lait de leurs mères mais que d'ici peu elles passeront progressivement au poisson.

Awaroa Beach
Vincent a trouvé son bâton fétiche
Dans le water taxi !
Une otarie, capturée tant bien que mal !
14

Après la randonnée dans le parc Abel Tasman, nous arrivons en début d'après-midi à Nelson, à une heure de route.

Après une bonne douche bien méritée, nous prenons le temps de flâner dans cette jolie petite ville. Nous allons d'abord voir la cathédrale Christ Church (rien à voir avec la ville du même nom) localisée sur une colline et dont le clocher métallique est original ! Nous y entrons et, habitués aux belles et vieilles églises européennes, nous sommes décontenancés par la croix rétro-éclairée et le sol en béton ciré. L'endroit est néanmoins agréable.

La cathédrale Christ Church, en haut d'une colline

Nous allons ensuite visiter une boutique de laine néo-zélandaise et choisissons des pelotes mélange mérino-oppossum-soie, qui fera une chaude écharpe à Vincent (tricotée par Elise).

Enfin, une fois le soleil couché, nous nous dirigeons vers Queens Park puis déambulons dans les rues de Nelson dont les maisons éclairées nous font un bel effet. La ville est plutôt agréable et jolie.

Le soir, nous dînons dans un restaurant de la ville où nous croisons nos voisins de chambre à l'hôtel (des français) et... Faten ! Décidément, on ne se quitte plus.

Queens Park
Queens Park
Maisons et rues de Nelson de nuit
Déco du restaurant East St.
15

Nous quittons Nelson sous un beau soleil, puis le temps se couvre de plus en plus (en guise de transition, nous croisons un arc-en-ciel).

Nous arrivons à Punakaiki vers midi, et nous trouvons une mer très agitée et un peu inquiétante (pour Elise, en tous cas).

Après un pique-nique dans la voiture (trop de pluie et de froid), nous allons jeter un oeil aux Pancake Rocks, des formations rocheuses sur la côte qui ont la particularité de laisser voir leurs couches sédimentaires en relief. Ces motifs rappellent des piles de pancakes, d'où leur nom. La météo rigoureuse nous permet de voir l'endroit dans une ambiance particulière - nous nous disons que ce serait bien plus "plat" sous le soleil.

Nous longeons ensuite la côte ouest jusqu'à Hokitika, une ville connue pour ses boutiques d'artisanat local, notamment le travail du jade. La ville est plutôt éteinte en cette période de l'année, mais nous profitons tout de même de la plage de sable noir qui borde la ville.

En fin d'après-midi, nous arrivons dans notre logement d'un jour à Dunollie. Nous sommes accueillis par Scott dans la ferme familiale, et la visite commence par... les présentations avec les animaux. Mouton, lapins, chèvre, poules et même une anguille dans le ruisseau !

On se fait facilement des amis quand on a des grains de maïs dans la main
16

Nous quittons la ferme de Dunollie ce matin, direction : les montagnes ! En arrivant sur la côte ouest hier, les nuages nous empêchaient de les voir, mais elles sont bien visibles ce matin.

Nous roulons en direction d'Arthur's Pass, le village le plus haut de Nouvelle-Zélande, à 900m d'altitude. Il se trouve sur l'une des seules routes traversant les Alpes du Sud d'est en ouest. Ce chemin était déjà utilisé par les maoris il y a des centaines d'années. Sur le chemin, nous croisons une auberge arborant un Gollum géant sur sa devanture !

Nous faisons un premier arrêt pour admirer le Otira Viaduct, situé en contrebas et que nous venons d'emprunter. Nous rencontrons à ce moment-là notre premier Kea. Ce sont de gros perroquets vivant dans les montagnes et connus pour s'attaquer à tout ce qu'ils trouvent : ils décollent le caoutchouc des voitures, croquent les antennes, etc. Nous le trouvons en plein assaut de la rambarde en bois (voir photo). Grâce à la bague qu'ils portent autour de la patte, les Kea sont identifiables via le site keadatabase.nz : celui-ci est un mâle adulte nommé Vaclav.

Otira Viaduct
Bon appétit !
Notre ami Vaclav

Deuxième arrêt à Arthur's Pass village, où nous empruntons le sentier Devil's Punchbowl. Après 30 minutes de marche à travers la forêt, nous arrivons au pied d'une grande cascade que les maoris nomment Te Tautea o Hinekakai. Les anciens maoris aimaient lier les lieux remarquables à des éléments de leur histoire réelle ou légendaire. Ici, ils voyaient dans les flots déversés du haut de la falaise un parallèle avec les tissages en fibre de flax (une plante locale qui servait à faire des sacs, des voiles, etc.).

Sur le chemin du retour, nous avons eu la chance d'observer de nombreux Rifleman ainsi qu'un Tomtit. Ce sont deux tout petits passereaux que nous avons eu du mal à prendre en photo avec nos téléphones !

Un Rifleman sur le tronc
Un Rifleman
Un Tomtit

Troisième arrêt près de Castle Hill : nous sommes passés à côté par hasard mais n'avions pas prévu d'y faire un stop. Il s'agit d'immenses rochers dépassant de collines et donnant l'impression que ce sont les ruines d'un château (d'où le nom). Ayant visiblement besoin de nous dégourdir les jambes, nous grimpons en haut de certains d'entre eux.

Quelques moutons !
Trouveras-tu Elise sur cette photo ? (bizarrement, elle n'est pas au sommet)

Après avoir roulé plus de 400km, nous arrivons en début de soirée à Kaikoura, sur la côte est !

17

Ce matin, nous regardons par la fenêtre et voyons du soleil (c'est assez rare ces temps-ci). On se dit "super, pile le jour de l'excursion en mer pour voir des baleines !". Vous imaginez notre déception quand, arrivés au comptoir de la compagnie Whale Watch, on nous annonce que les excursions sont annulées pour cause de mer agitée !

Nous prenons tout de même le temps d'admirer la mer depuis Kaikoura, ce que nous n'avions pas pu faire la veille car nous sommes arrivés de nuit.

Ni une ni deux, nous changeons de plan et filons en direction de la péninsule de Banks, au sud-est de Christchurch (c'était normalement au programme demain).

En chemin, nous nous arrêtons pour une pause pique-nique sur la plage de Kairaki. De là, nous voyons la péninsule de Kaikoura sur notre gauche et celle de Banks sur notre droite !

Vue sur la péninsule de Kaikoura
Vue sur la péninsule de Banks

Deux éruptions volcaniques géantes sont à l'origine de la formation de la péninsule de Banks, il a 8 millions d'années. Cela explique sa forme étrange (regardez une carte de l'île sud : vous voyez cette protubérance sur la côte est ? C'est d'elle que l'on parle).

Nous passons la majeure partie de l'après-midi sur la jolie route qui traverse la péninsule, puis quelques heures à Akaroa, petit port situé dans un bras de mer au coeur de la péninsule.

La ville d'Akaroa a été fondée par des français, dont le but était de créer une base pour les baleiniers. On trouve aux quatre coins de la ville des clins d'oeil à ce passé français, à commencer par les noms de rue et de certains commerces (voir photos). On trouve également dans les rues les anciens chaudrons qui servaient à faire fondre la graisse de baleine.

Nous visitons la petite et charmante église anglicane de la ville.

L'église anglicane d'Akaroa
L'intérieur de l'église
Les antiques chaudrons à graisse de baleine
18

Notre sortie en mer ayant été annulée, nous avions une journée de libre à combler. Des français croisés à Nelson nous avaient recommandé le lac Tekapo, et cette option nous semblait intéressante car elle pouvait faire l'objet d'un aller-retour depuis Christchurch.

Nous prenons donc la route sous un beau soleil, encore une fois, et voyons les Alpes du Sud s'approcher à mesure que nous roulons.

Nous arrivons ensuite sur la rive sud du lac, que nous trouvons un peu gris (ses eaux sont connues pour être d'un bleu turquoise soutenu en raison dun sédiment qu'elle contient : la farine glaciaire). Les roches au sol ont l'air d'être recouverte d'une poudre blanchâtre, peut-être est-ce cette fameuse farine ?

La fameuse farine glaciaire ?

Nous partons ensuite en direction du Mt John, situé près de la rive sud-ouest du lac. A son sommet se trouve un observatoire astronomique ainsi qu'un point de vue à 360° sur la vallée de McKenzie (où se trouve le lac). Les télescopes ont chacun leur petite maison, ce qui donne une atmosphère Tatooine au lieu !

Nous prenons notre pique-nique assis sur un rocher en observant des dizaines de touristes faire la queue pour prendre la pose sur un rocher bien placé face à la vallée. Clairement, nous étions à côté d'un spot Instagram.

Après une pause au chaud à l'Astro Café qui se trouve au sommet, nous faisons le tour du Mt John en empruntant un sentier. Le temps se gâte progressivement et nous repartons sous de grosses bourrasques de vent, mais nous en avons pris plein les yeux !

Ambiance Tatooine en haut du Mt John
Les beaux paysages, c'est aussi ça : des séances photo interminables à proximité
Le cappuccino de l'Astro Café, dans le thème !

Une fois redescendus sur les rives du lac, nous voyons enfin sa couleur bleu turquoise (la luminosité a dû changer avec la météo). Nous visitons l'église interconfessionnelle The Good Shepherd ainsi que le monument commémorant les premiers bergers (et leurs chiens !) venus dans la région.

L'église The Good Shepherd
Le monument aux premiers habitants de la région : les bergers et leurs chiens !
19

Ce matin, nous avons dit au revoir à l'île sud : nous avons décollé de Christchurch à 9h40 direction Auckland. Il nous restera 2 journées sur place avant de rentrer en France.

Nous survolons les montagnes de l'île sud

Nous faisons un petit tour dans la ville avant de pouvoir faire notre check-in à l'auberge de jeunesse : le temps est bien meilleur qu'à notre arrivée et nous permet de pique-niquer à Victoria Park, avant de nous promener dans CBD et Downtown (deux quartiers de la ville). Une petite bruine est arrivée en fin d'après-midi, mais ça n'a pas entamé notre humeur !

Un ancien gouverneur général de Nouvelle-Zélande. Et la statue d'un type inconnu
Street art endémique : Moa et Kiwi

Nous terminons notre journée en retournant dans le bar à jeux que nous avions testé avec Hélène et François. Cette fois, nous essayons le jeu Ticket to Ride (Les Aventuriers du Rail) : Vincent n'a pas eu beaucoup de chance 😁

20

Aujourd'hui est notre dernière journée en Nouvelle-Zélande, nous embarquons ce soir à 21h30. Après avoir bouclé nos bagages et les avoir laissés en garde, nous partons en ferry direction Waiheke Island, une île située au large d'Auckland.

Après seulement 50 minutes de traversée, nous arrivons au port de Matiatia puis nous marchons jusqu'à Oneroa. Nous traversons une forêt avant de déboucher sur la ville, puis des plages de sable ou de rochers.

Vue sur Auckland depuis le ferry

Durant nos promenades, nous observons une flore différente de ce que nous avions vu jusqu'à présent (c'est notre première fois aussi au nord en pleine nature, donc ne savons pas si cette flore est spécifique à l'île ou simplement adaptée au climat plus doux du nord du pays).

Le fameux Manuka, qui fait un miel haut de gamme en NZ

C'est aussi l'occasion pour nous d'observer de nouvelles espèces d'oiseaux : le Grey Warbler (ou Riroriro), le Kingfisher (une espèce de Martin-pêcheur que l'on ne trouve qu'en Océanie), le Sterling, l'Eastern Rosella (un perroquet originaire d'Australie) et le Myna.

Myna
Myna en vol
Kingfisher
Une grue encore non-identifiée !
Eastern Rosella
21

Nous embarquons pour notre premier vol d'une durée de 11h40. Décollage à 21h30 heure locale à Auckland, arrivée à 5h10 heure locale à Canton... mais il est 23h heure française. Nous cherchons un moyen de nous recaler sur les horaires français de façon efficace.

A l'aller, le personnel de l'aéroport a mentionné que notre compagnie, China Southern Airlines, offrait un hébergement en hôtel à ses passagers en transit longue durée. Cette fois, c'est pour nous l'occasion de bien dormir et de nous remettre du jetlag. Nous acceptons.

Après un deuxième passage au bureau des visas temporaires, nous montons dans une vieille navette et le chauffeur nous conduit dans un hôtel que nous avons sélectionné au hasard dans la liste qu'on nous présentait. A notre grande surprise, nous passons la porte d'une immense suite qui fait probablement 2 fois la taille de notre appartement parisien.

Heure française : 3h du matin. Heure cantonnaise : 9h. On nous invite à prendre un petit déjeuner. Nous ne savons pas bien de quel repas il s'agit pour notre horloge biologique mais nous mangeons avec appétit ! Nous apprécions particulièrement le riz cantonais (c'était bien l'occasion d'en goûter, n'est-ce pas ?)

Navette d'un autre temps
Le hall de l'hôtel, digne d'un centre commercial
Petit déjeuner local
On se fait vite à la vie de château

Il est actuellement 22h à Canton et 16h en France. Nous embarquons dans 2h pour notre dernier vol direction Paris !

22

Nous sommes bien arrivés à Paris ce matin, nos sacs à dos sont gentiment bercés par le rythme du RER B !

Si la Nouvelle-Zélande vous manque déjà, vous pouvez suivre les aventures de François et Hélène sur https://www.polarsteps.com/HeleneLbt/1307249-balade-au-pays-du-long-nuage-blanc 🚙🇳🇿