C is for Colombia

Alors que nous souhaitions rester 3 semaines dans ce pays, nous nous sommes vite rendu à l'évidence qu'il y a bien trop de choses à découvrir. On y restera près de 2 mois!
Du 15 décembre 2018 au 7 février 2019
55 jours
Dernière étape postée il y a 6 jours
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Publié le 19 janvier 2019

Depuis Mexico City, nous avons pris un vol jusqu'à Bogotá. L'idée était de remonter depuis la capitale sur la côte caribéenne et ensuite redescendre vers l'Equateur. Nous avions prévu 3 semaines. Nous nous sommes vite rendues à l'évidence que c'était bien trop peu! Nous avons décidé de prendre notre temps et nous allons au final rester près de deux mois dans ce beau pays!

Nous sommes restées 5 jours à Bogotá, dans le quartier 'La Candelaria', le quartier historique avec beaucoup de vie et de couleurs.

Infos pratiques

  • La monnaie : Le pesos Colombien est la monnaie locale, 1€ = 3575 COP plus ou moins. Autant dire, c’est pas mal d’avoir une application de conversion de monnaies. Pour vous donner une idée, 50 000 COP revient à 14€ environ et 20 000 COP à 5,60€.
Le COP, le pesos colombien 
  • La sécurité :

Le pays est sécuritaire dans son ensemble, il y a forcément plus de mouvements dans les grandes villes et plus de risques de vol en conséquence… On sent encore une petite ambiance d'insécurité dans Bogotá. Le soir, après 23h il n'est pas recommandé de se promener seul dans les rues. Nous avons eu des témoignages de touristes et étudiants sur place qui se sont fait voler leurs affaires.

Il ne faut pas tomber dans la paranoïa, mais disons qu'il faut rester prudent et garder ses affaires proches. e jamais laisser ses affaires sans surveillance.

J’ai malheureusement eu la mauvaise expérience de me faire voler mon sac par la ruse. On mangeait à la terrasse d’une petite cuisine de rue comme on peut facilement en trouver à Bogotá. J’avais mis mon sac à mes pieds, de sorte à ce qu’il touche mes jambes et éviter un vol. Et bien apparemment ce n’était pas assez. En l’espace de 10 minutes, nous avons passé notre commande, commencé à manger, l’homme assis à côté de moi est parti, et mon sac à disparu… Je n’ai rien senti, rien vu, Mélissa non plus, et personne d’autre dans le restaurant n’a rien vu non plus. J’ai cru vivre un cauchemar, j’ai voulu me réveiller, je ne savais pas quoi faire. Courir dans tous les sens ? Par où commencer ? Est-ce qu’il est parti à gauche, à droite ? J’ai paniqué.

Par grande chance, mon passeport était en sécurité à l’auberge et mon téléphone portable était avec moi. Mais voilà, mon super appareil photo reflex était dans le sac. Le seul jour où je prends un sac à dos et je ne mets pas mon appareil photo en évidence, je me le fais voler. J’ai été en colère après moi, je me suis refaite la scène dans la tête x fois. Et puis de la colère, je suis passée à l’acceptation. Comme me l’a si bien dit ma famille, j’ai eu la chance que ça se fasse par la ruse. Je n’ai rien, Mélissa non plus. Et elle me prête son appareil photo compact en attendant que je trouve une solution de remplacement, l’aventure continue !

Verdict : oui le vol existe, et il peut aussi se faire armer. Dans les grandes villes, il faut être prudent, sans être parano. Mettre son sac à dos devant soi, et entourer la jambe avec la anse de son sac lorsque l'on est assis sont des bonnes recommandations.

  • Le drapeau

Le drapeau colombien a trois couleurs, le jaune, le bleu et le rouge. Le jaune représente le soleil, l'or et le maïs, trois éléments vénérés dans le pays. Le bleu représente les deux océans atlantique et pacifique qui sont de part et d'autre du pays. C'est le seul pays en Amérique du Sud qui permet de se baigner dans les deux océans dans la même journée. Le rouge représente la mort, la guerre mais une transition vers les notions de passion et d'amour est en cours.

Bogota

Auberge :

  • Lima Lemon: située dans la Candelaria, très belle auberge avec une ambiance familiale, des lits extrêmement confortables, petit déjeuner inclus, propre et personnel disponible.
Auberge Lima Lemon 

Restaurants :

  • SPQR : un restaurant au cœur du quartier La Candelaria. Il est tenu par un Néo-Zélandais qui vit en Colombie depuis 1998. Il y a un menu petit-déjeuner/brunch jusqu’à 15h ! La nourriture est fraiche et un délice ! Très bon marché également.
SPQR 
  • Casa Quevedo : situé sur la place animée Plazoleta Chorro de Quevedo, ce restaurant italien est très mignon, le service est super et les pizzas sont délicieuses. Très bon marché !
Casa Quevedo  
  • La Abuela : une petite cantine de rue qui propose tous les jours un menu avec deux choix de viandes, et un repas végétarien. Le menu change tous les jours. Il y a une limonade, une soupe et un plat fait maison pour la modique somme de 2€ !
La Abuela  
  • Merlin Café Galeria Restaurante : un restaurant qui fait des spécialités à base de champignons. Les plats sont excellents, le cadre est très mignon et le service est bien fait. Les prix sont légèrement au-dessus de la moyenne mais cela reste raisonnable.
Merlin Café Galeria Restaurante 
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A faire

  • Free Graffiti Tour : pourboire laissé à l’appréciation du client, nous avons laissé 50 000 COP soit environ 7€/8$ par personne.
Free Graffiti Tour 

Le tour se fait tous les jours à 10h ou 14h et dure environ 2h30. On a pu apprendre sur l’histoire des tags et graffitis. Les graffitis viennent originellement du Bronx à New York. C’était un moyen de délimiter les quartiers des différents groupes/gangs. Ils sont très longtemps considérés comme une pollution visuelle. C’est grâce à la journaliste et photographe Marta Cooper que les graffitis prennent de l’ampleur. Ils prennent leur place dans nos sociétés et sont acceptés comme œuvre d’art. Notre guide nous a expliqué les différents styles et engagements des artistes.

Style :

  • Dirty Graffiti : très chargé, avec des formes incorrectes et souvent réalisé en noir et blanc
  • Wild style : pas de règles particulières, l’artiste joue avec les formes et les couleurs, c’est souvent difficile à comprendre et à lire
  • Bubble letter style : des graffitis / tags avec des formes arrondies
  • Throw up style : des tags écrits très vite, sans esthétisme, facile à lire
  • Block letter style : des tags avec des lettres très structurées, carrées.
Différents styles de graffitis 

Artistes :

  • Carlos Trilleras : un artiste colombien qui traite souvent de la tribu Witoto d’Amazonie
Carlos Trilleras 
  • DJLU : architecte et peintre engagé, qui s’inspire des œuvres de Banksy
DJLU
  • SaoPaulo : artiste anonyme, engagé qui traite des problématiques environnementales et de pauvreté
SaoPaulo
  • Wosnan et Ocio 4 : deux artistes qui réalisent des graffitis de style surréaliste, ils s’inspirent de l’architecte Gaudi. On y voit aussi leur intérêt pour la biologie, ils peignent un monde où les gens sont difformes. C’est leur manière de montrer ce qui nous attend si nous ne changeons pas
Wosnan et Ocio 4 
  • Vera & Nandi, deux artistes de street art engagées pour le droit des femmes, leur reconnaissance et leur acceptation. Vera a un style qui se rapproche du style de l’artiste néerlandais Van Gogh
Vera & Nandi 
  • APC : Animal Power Crew, un groupe d’artistes Street Art engagé dans la lutte contre la violence envers les animaux.
APC 

C'est une façon originale de découvrir la Candelaria à Bogotá. Il y a littéralement du street art à chaque coin de rue. Un régal pour les yeux!

Street art dans la Candelaria

  • Tour du Centre Historique de la Capitale : pourboire laissé à l’appréciation du client, nous avons laissé 50 000 COP soit environ 7€/8$ par personne.

Le tour permet de faire l'ensemble des points d'intérêts du centre historique et de déguster plusieurs mets colombiens. Il y a en deux tous les jours, soit à 10h, soit à 14h. Il est nécessaire de faire une réservation en ligne afin qu'ils puissent jauger combien de personnes souhaitent participer.

Tour du Centre Historique de la Capitale 

Nous avons goûté au Chicha, une boisson fermentée à partir de mais. C'est une boisson ancestrale qui est toujours consommée par les colombiens. Le Chicha est servi dans le Totuma, un bol fait d'une écorce de fruit. La fermentation de la boisson prend environ 1 mois. La consommation du Chicha est un partage, chaque personne boit dans le même Totuma et le fait passer à sa gauche.

En 1889, Léon Cop a essayé de faire de la bière la boisson nationale, mais la population faisait leur propro chicha. Léon a fait de la propagande pour dire que le Chicha rend les gens bêtes, ça a séparé la population en deux, tous les Colombiens ne voulaient pas avoir la mauvaise réputation de boire chicha. La bière a ainsi pris une place importante dans la consommation des Colombiens. Malgré la ruse de Léon Cop, il est très populaire car il a aidé dans l'économie et a baissé le chômage.

Chicha 

Nous avons également goûté différents fruits colombiens : feijoa (le petit fruit vert), le lulo (le fruit orange qui ressemble à une tomate, très acide), le curuba (un petit fruit jaune qui a texture d'une banane), le pitaya (qui ressemble au fruit du dragon), la granadina (qui ressemble à une orange, son goût s'y apparente également, la pulpe est plus claire), le uchuva (que l'on appelle chrisalide en europe), le guanábana (le gros fruit vert, qui a une texture proche du jackier, le goût est très doux).

Les fruits colombiens 

Nous nous sommes rendues à la 'Coca leaf embassy'. La coca est une feuille verte, qui a une grande signification dans l'histoire et la culture Colombienne. Elle contient du calcium, des minéraux, du magnésium, du potassium, aide le système nerveux et de la circulation sanguine. Elle est utilisée pour soigner les maux de tout le corps. La feuille prise seule guérit beaucoup de choses, elle aide également à réduire le stress, augmente l'énergie. Elle se consomme directement en la mâchant (sans l'avaler) ou sous forme de thé ou de gâteau.

Coca leaf embassy

Quand on met des feuilles de coca dans ce que l'on consomme, on va créer une connexion avec le terre et notre environnement. Le Wipala est drapeau de toutes les nations indigènes d'Amérique latine. Il représente la connexion des populations entre eux et la terre mère. La fonction de la plante est de créer l'équilibre entre tous les éléments, de créer l'amour et l'utilité entre chacun. C'est pourquoi elle est sacrée et considérée comme une fonction de la vie.

Le Wipala 

Nous avons goûté au Café Colombien, et vu la façon dont il est préparé en Colombie. Ici le café est une institution bien qu'il soit cher. La plupart du café est exporté pour les grands consommateurs de café dont la France en fait parti. La Colombie se retrouve alors avec un café de moindre qualité... Un peu triste, tout ça!

Café Colombien 

La 'Plazoleta de Rosario' est une des premières places de Bogotá. On y trouve énormément de vendeurs d"émeraude, la Colombie étant un des seuls producteurs d’Amérique Latine avec le Brésil.

Plazoleta de Rosario 

La place Bolivar est la principale du centre historique de Bogota. La Cathédrale que l'on trouve sur cette place a été construite au XVIIème siècle par les espagnols. On y voit très bien l'influence de l'architecture espagnole. L'Eglise a côté de la Cathédrale est plus ancienne, elle a été érigée en 1558 et c'est son nom "La Candelaria" qui donne le nom du quartier.

La place Bolivar  

Se balader dans le reste de la Candelaria permet d'avoir un joli aperçu du Montserrate et de découvrir une jolie architecture. J'ai été agréablement surprise par Bogota. Le centre historique est bien entretenu, propre, beau et agréable à découvrir!

 La Candelaria, Bogota 

  • Se rendre en haut du Montseratte : 20 000 COP / 5,60 € par personne pour un aller retour en Téléphérique.

Je dirai qu'il est obligatoire de se rendre en haut du Montseratte lorsqu'on se rend à Bogota. C'est un "must do". Et vous comprendrez une fois là haut. La vue est époustouflante. La ville de Bogota s'étend à perte de vue sur les flancs des montagnes, c'est incroyable!

Montserrate 

Il est possible de s'y rendre à pied, mais le chemin n'est ouvert que le matin. Il y a eu pas mal de vols les années précédentes. La solution a été de fermer l'accès aux piétons à compter de 13h pour éviter toute tentative de la part des pickpockets.

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Bogota aura été une belle surprise, et même si j'ai eu une mauvaise aventure, je garde un très bon souvenir de nos quelques jours dans la capitale colombienne!

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Publié le 24 janvier 2019

Après une petite semaine à Bogota, nous avons rejoint la petite ville coloniale au nord du nom de Villa de Leyva ou Villa de Leiva. Petite ville de 6 000 habitants, elle reconnue pour son architecture coloniale. C'est un centre touristique populaire à cause de son immense place centrale à gros pavés et les bâtiments qui l'entourent, inscrite au Patrimoine national de Colombie.

Infos pratiques

Transport : Bus, 24 000 COP/6,70€ par personne, 3-4h de voyage

Nous avons rejoint Villa de Leyva depuis Bogota en bus. Le plus pratique est de se rendre au Terminal de bus nord de Bogota. Le terminal s'appelle "Coflonorte Libertadores Terminal del Norte". Depuis ce terminal, les trajets sont directs jusqu'à Villa de Leyva. Nous avons rejoint le terminal depuis notre auberge en Uber pour la modique somme de 5€! Il faut compter une heure en voiture pour rejoindre le terminal et 3-4h de route pour rejoindre Villa de Leyva. Une petite information bonne à savoir, les départs des bus pour Villa de Leyva se font jusqu'à 16h maximum.

Bus Bogota - Villa de Leyva 

Auberge :

Hostel Xue, 26 000 COP/7,30€ la nuit par personne dans un dortoir de 4 personnes, petit déjeuner à 7 000 COP/1,95€ par personne.

Nous avons séjourné à l'Hostal Xué, une jolie petite auberge située juste à côté du terminal de bus, une aubaine pour nous! Elle est très propre, calme, très bien décorée et équipée. C'était un plaisir de se retrouver dans un endroit calme. La cuisine est en accès libre et le petit déjeuner est disponible mais payant.

Hostel Xue 

Restaurants :

  • Restaurante El Chipa: C'est un restaurant qui se situe à un des angles de la 'Plaza Mayor de Villa de Leyva", à l'étage. Le décor et le service sont soignés. Nous avons mangé des burgers. Ils n'avaient pas d'option végétarienne mais se sont adaptés facilement et m'ont proposé un burger avec un oeuf. Les prix restent abordables pour un restaurant en plein centre de la ville.
Restaurante El Chipa 
  • Restaurante Savia : un superbe restaurant végétarien bio qui se situe un peu à l'écart du centre de la ville. Il n'est pas évident à trouver mais c'est une pépite! Les prix sont un peu plus élevés mais au vue des quantités servies, ça les vaut! Nous nous sommes régalées.
Restaurante Savia 
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A faire

  • El Paso del Angel & Cascada Hayal

L'auberge Xué nous a conseillé différentes activités dont une petite randonnée avec des paysages époustouflants et une très belle cascade. Depuis Villa de Leyva, nous avons donc pris un bus pour rejoindre Santa Sofia où se situe le début de la marche. Il faut compter 2000 COP/0,55€ par personne et une petite demi-heure de trajet pour rejoindre Santa Sofia.

Petits plans pour aider à rejoindre le Paso del Angel

Une fois arrivées à Santa Sofia, le bus nous a déposé sur la place principale (rond noir sur la première carte ci dessus). Il n'y a pas de grandes indications pour rejoindre la marche. A l'aide de l'application Maps.me et en demandant aux locaux on a pu se débrouiller et trouver le chemin. J'ai créé des petits plans pour aider ceux qui aimeraient faire la petite randonnée et rejoindre les deux points d'intérêts qu'offre Santa Sofia. Il faut compter environ 1h30 pour rejoindre le 'Paso del Angel' et 30min pour rejoindre la Cascade 'Hayal'.

La marche pour rejoindre le 'passage de l'ange' 

Une fois arrivées à l'entrée du 'Paso del Angel', un petit 'abuelito' nous a fait payer le droit d'entrée sur sa propriété privé : 3000 COP soit environ 0,80€. La marche sur le passage de l'ange se fait en une trentaine de minutes et laisse une vue époustouflante sur la vallée!

El Paso del Angel 

Une fois l'aller retour sur le passage de l'ange effectué, il est possible de rejoindre la cascade Hayal en continuant le chemin à droite. Il faut compter une demi-heure pour atteindre la cascade, et elle en vaut le détour. Nous étions seules et nous avons eu le droit à ce spectacle pour nous deux!

Cascada Hayal 

Il a fait très chaud, nous étions en manque d'eau et nous redoutions un peu le retour pour rejoindre Santa Sofia. Nous avons eu la chance de tomber sur une famille d'américains, en vacances dans la région, qui étaient en voiture et nous ont proposé de nous déposer à Santa Sofia! Nous avons été sacrement chanceuses sur ce coup!

  • Pozos Azules, 10 000 COP/2,80€, 40 minutes à pied du centre ville de Villa de Leyva

Un autre endroit absolument à visiter quand on est à Villa de Leyva, c'est 'Los Pozos Azules'. Pour rejoindre l'endroit, deux options, soit prendre un bus en direction de Santa Sofia et demander de vous déposer à cet endroit, ou tout simplement marcher. Los Pozos Azules sont à seulement 40 minutes du centre ville, on a donc opté pour cette option. L'entrée est à 10 000 COP/2,80€ mais il y a une réduction lorsqu'on vient de l'Hostal Xué, nous avons donc payé 9000 COP/2,50€.

Los Pozos Azules 

Nous avons été ravies de découvrir ces étendues naturelles à la couleur bleu azur! La couleur de l'eau vient de la présence de bactéries dans l'eau qui pigmentent et créent la magnifique couleur de l'eau.

  • Terracotta Casa, 10 000 COP/2,80€, 20 minutes à pied du centre ville de Villa de Leyva

Une autre attraction présente à Villa de Leyva, c'est la Terracotta Casa. Une maison entièrement faite en terre cuite par l'artiste Octavio Mendoza. La maison fait 500m² et est considérée comme étant la plus grande pièce de poterie au monde.

Terracotta Casa 
  • Se balader dans la ville

Villa de Leyva mérite bien son inscription au Patrimoine national de Colombie. C'est une charmante ville de type coloniale. On a adoré le calme de la ville, son architecture, ses maisons blanches et l'accueil de ses habitants. C'est un vrai plaisir de découvrir ce genre de petite ville.

Villa de Leyva

On a également eu beaucoup de chance d'être là au moment des fêtes de fin d'année. Les rues étaient décorées pour Noël. La ville était d'autant plus charmante la nuit, joliment éclairée.

Villa de Leyva et ses décorations de Noël. 
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Nous avons passés trois jours à Villa de Leyva et nous sommes contentes d'avoir eu le temps d'y rester quelques jours pour pouvoir visiter les environs et découvrir les beautés que la Colombie a à offrir. Notre prochaine étape se situe à Barichara, une autre petite ville coloniale au nord de Villa de Leyva.

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Publié le 25 janvier 2019

Pour les fêtes de Noël, et sous les recommandations d'un ami colombien, nous sommes allée à Barichara. C'est une petite ville coloniale au nord de Villa de Leyva. Nous avons eu la chance qu'un ami de Mélissa et sa famille se retrouvent à Barichara au même moment! Nous avons pu profiter d'un Noël en famille en quelque sorte, ce qui n'est pas négligeable. Un grand merci à Adrien et sa famille 😀

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Infos Pratiques

Transport :

Pour rejoindre Barichara depuis Villa de Leyva, le plus simple est de suivre l'itinéraire suivant:

  • Un bus Villa de Leyva/Tunja pour 7000 COP/1,95€, pour une durée d'une heure environ
  • Un bus Tunja/San Gil pour 40 000 COP/11,20€, pour une durée de 4-5 heures
  • Un bus (jusqu'à 20h) ou un Taxi (dans notre cas) pour Barichara : 20 000 COP/5,60€

Il n'y a pas besoin de réserver ses bus à l'avance, il suffit de se rendre au terminal de bus et plusieurs compagnies de bus proposent des trajets, plusieurs fois par jour.

Transport de Villa de Leyva à Barichara 

Auberge : 40 000COP/10,90€ la nuit, pas de petit déjeuner.

Nous avons séjourné à l'auberge Tinto au centre ville de Barichara. L'auberge est très jolie, propre, bon marché... et avec une piscine! Les seuls petits hics étaient que les douches n'étaient qu'à l'eau froide (et elle froide!) et qu'il n'y avait pas de petit déjeuner de proposé.

Il y a une cuisine en plein air où il est très agréable de cuisiner, et en plus de cela la terrasse donne une superbe vue sur la vallée.

Tinto hostel 

Restaurants :

  • Al Fogolar: un restaurant sur le 'Parque Principale' de Barichara. Ils proposent une cuisine variée, abordable et délicieuse! Ils ont même des options véganes. Le service est également au petit soin. Nous avons testé les lasagnes végétariennes, elles étaient si bonnes que nous y sommes retournés avec la famille d'Adrien! J'ai testé les raviolis végétariens qui étaient très bons également. Une très bonne adresse!
Al Fogolar 
  • El Carambolo : Pour Noël, nous nous sommes faites plaisir et nous nous sommes offert un repas digne de ce nom. Nous avons été au restaurant El Carambolo qui proposait un menu avec 11 plats. C'était non seulement très bon, mais en plus le service était exceptionnel. Le Chef en personne venait expliquer les plats qu'il venait de confectionner. Une expérience de Noël atypique mais unique!
El Carambolo pour notre repas de Noël 
  • Igua nauno : Nous avons mangé au restaurant Igua Nauno avec la famille d'Adrien. C'est un restaurant avec une belle terrasse, de belles recettes colombiennes, un bon rapport qualité/prix et une bonne ambiance. Une bonne adresse pour manger à Barichara.
El Carambolo 
  • Shambala : un endroit type café avec de la restauration rapide de qualité. Il est notamment possible de goûter aux "Ceviches", spécialité colombienne. J'ai goûté au Ceviche Vegan à la mangue, délicieux! On s'est régalé.
Shambala 
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A faire

  • Se balader dans Barichara :

Barichara est sans doute un des plus beaux villages de Colombie. Le joli village est constitué de rues pavées et de maisons blanches. Nous avons rencontré beaucoup de Colombiens qui visitent le village. Il n'y a pas beaucoup de touristes malgré sa réputation. Se promener dans la ville est un plaisir, c'est reposant et fleuri.

Se balader dans Barichara 

La cathédrale sur la place principale semble un peu démesurée comparée aux maisons d'un étage. Mais elle est très jolie et rend fiers les habitants de Barichara.

Cathedral de La Immaculada Concepcion 
  • Visiter le Cimetière :

Vous allez me dire, qu'est ce qu'on a été faire au cimetière de Barichara? Et bien, sachez que les tombes présentent sont des plus originales. Un élément de la vie de la personne disparue est représenté sur la tombe en son hommage : une guitare pour le musicien, une voiture pour le conducteur, des outils pour le mécaniciens, un mouton pour le berger... Le cimetière est bien entretenu, fleuri et surprenant. Il vaut le détour.

Cimetière de Barichara 
  • Camina Real a Guané & le village Guané :

Depuis Barichara une jolie marche d'une heure est accessible à tous. Elle est très facile et offre une vue époustouflante! On y rencontre des petites chèvres, on y observe des beaux oiseaux, des arbres pas ordinaires et puis on rejoint le petit village de Guané. La ville est très petite mais charmante! L'occasion de rencontrer les locaux et d'échanger sur les coutumes et traditions espagnoles.

Camina Real a Guané & le village Guané 
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Barichara a été un réel coup de coeur! On comprend pourquoi beaucoup de monde en parle comme un des plus beaux villages de Colombie. Il est beau, simple, calme, charmant et offre des vue sur une vallée extraordinaire! Que demander de plus? Et plus on voyage en Colombie, et plus on tombe sous le charme!

Pour la prochaine étape de notre tour de Colombie, on rebrousse chemin et on se rend dans le petit village de Guadalupe. Pourquoi on repart en arrière? Petit loupé, on avait pensé que Guadalupé était après Barichara. ^^

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Publié le 27 janvier 2019

Quand nous sommes arrivées à Bogotá, nous avons pris le temps de faire des petites recherches. Nous voulions avoir une petite idée des endroits où nous souhaitions aller pour prévoir un itinéraire, tout en se laissant la chance de l'adapter au gré de nos envies.

Nous avions alors trouvé des informations sur un endroit qui semblait presque irréel : caño cristales. Une rivière tapissée de différentes couleurs, des cascades qui coulent d'une manière romantique, un endroit qui semblait presque enchanté. Une rivière si belle qu'elle est considérée comme une des plus belles au monde... Rien que ça! Malheureusement au fur et à mesure de nos recherches, on apprend que la rivière ferme ses portes durant la saison sèche... Il est possible de la visiter seulement 6 mois de l'année, de juin à novembre. Pas de bol, nous sommes en Colombie en décembre. ça sera pour une prochaine fois, je serai obligée de revenir voir la belle Colombie, que la vie est difficile 😉.

Cependant, on constate qu'il y a une autre rivière colorée en Colombie! Plus modeste mais qui semble très jolie également. Cette rivière s'appelle 'Las Gachas' et se situe aux abords du village Guadalupe dans le Santander.

Nous pensions avoir localisé Guadalupe après Barichara, puis une fois à Barichara on constate que c'est en fait au sud de celle-ci... Voyager sans louper, c'est presque impossible! Après avoir fêté Noël à Barichara, nous rebroussons donc chemin pour rejoindre Guadalupe. Heureusement, ce n'est pas trop loin.

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Infos pratiques

Transport :

  • Barichara - San Gil : 5000 COP/1,40€, 1 heure
  • San Gil - Socorro : 4200 COP/1,20€, 30 minutes
  • Socorro - Guadalupe : 10 000 COP/2,80€, 1 heure et demi

Nous avons d'abord pris un bus depuis Barichara pour rejoindre le terminal de bus de San Gil, qui permet de rejoindre facilement différentes destinations. Le trajet coûte 5000 COP/1,40€ et dure environ 1 heure.

Une fois à San Gil, on trouve facilement et rapidement un bus pour Socorro. Je suis impressionnée de la facilité avec laquelle on se déplace. Je touche du bois, mais pour le moment, nous avons toujours trouvé très facilement les bus et nous avons rarement attendu plus d'une heure avant que le bus prenne la route. Le trajet San Gil - Socorro est rapide et très bon marché, il durera 30 minutes et nous coûtera 4200 COP/1,20€ par personne.

Une fois à Socorro, on se fait avoir. Nous arrivons dans un terminal qui n'est pas le bon pour notre prochain bus : Socorro - Guadalupe. Un homme à côté du comptoir de réservation nous explique qu'il est proche et qu'on peut prendre un taxi pour le rejoindre. Une femme au comptoir semble dire qu'il est possible d'y aller en marchant. Mais l'homme insiste un peu pour qu'on prenne un taxi. On est chargé, on sait qu'on a encore un bus à prendre, on ne veut pas se fatiguer. On paye donc 4000 COP/1,10€ notre course pour en fait un trajet qui dure 1 minute... L'autre terminal était littéralement à 3 blocs du premier... Je pense qu'on aurait mis tout au plus 5-10 minutes à pieds. We live, we learn! Nous ne sommes pas à 1€ près, mais quand on compare le rapport prix/distance avec les autres trajets, on a un peu eu le sentiment de se faire rouler (sans mauvais jeu de mot).

Nous prenons donc notre dernier bus pour rejoindre Guadalupe. Il coûte 10 000 COP/2,80€ et durera environ 1 heure et demi. La route est sinueuse, mon voisin est colombien, mais il a l'air de souffrir. Il aura le courage d'attendre jusqu'à notre arrivée avant de se soulager. Cela dit, la route était magnifique! Un des trajets que j'ai le plus apprécié pour le moment. On se retrouve dans une vallée verte, avec des palmiers, des animaux en liberté... Je suis côté fenêtre et j'apprécie ce spectacle pour mon plus grand plaisir.

3 bus pour rejoindre Guadalupe, une route magnifique. 

Auberge : Hotel Quinta Porra, 30 000 COP/8,35€ la nuit par personne

Nous sommes restées dans l'Hotel Quinta Porra pour deux nuits. L'endroit est adorable, c'est propre et nous avons eu une chambre rien que pour nous, une aubaine! On sent qu'il n'y a pas beaucoup de touristes qui viennent. On se sent un peu comme à la maison, c'est agréable.

Hotel Quinta Porra 

Restaurant : Nous n'avons pas trouvé de restaurant digne de ce nom, à Guadalupe c'est plutôt des cuisines de rue. Nous avons mangé un soir dans l'une d'entre elles, ce n'était pas extraordinaire. Nous avons préféré cuisiner à l'auberge par la suite. Il faut dire que le village n'a pas encore l'habitude de recevoir des touristes. J'imagine que d'ici quelques années, le village se développera. J'espère tout de même que cela se fera d'une belle manière et qu'il gardera son charme.

Bar :

A l'auberge, nous avons rencontré une famille colombienne absolument adorable. Je suis sortie boire des verres avec les deux (grands) enfants. Nous avons beaucoup sympathisé, parler de grands sujets, puis d'autres plus légers. C'est agréable d'échanger avec des colombiens pour en apprendre plus sur la culture, leur envie, leur vision de la vie.

Il y a deux bars très sympas sur la place principale. Il est drôle de voir que l'on peut acheter sa bière et la consommer dans la rue sans problème :

  • Panaderia Los Amigos : un petit bar qui ne paye pas de mine mais qui est très sympa et donne une très belle vue sur le "Parque Principal Guadalupe", la place centrale.
  • Sinaloa Cafe Bar : Juste en face du premier, il y a un café bar avec de la musique latino émise toujours plus forte que les autres endroits. Tu n'es pas dans un pays latin s'il n'y a pas de musique latine et si elle n'est pas au maximum du volume!
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A faire

  • Marcher dans le village

Guadalupe est le genre de petit village où les touristes sont rares, et ça se ressent. En marchant dans la ville, on constate les regards curieux des colombiens. Beaucoup souhaite nous parler et nous demander d'où l'on vient. C'est amusant et perturbant un peu malgré tout.

Guadalupe et ses paisibles rues. 

Sur la place principale "Parque Principal Guadalupe", vous pourrez y voir la belle Eglise "Parroquia Santuario Nuestra Senora de Guadalupe". Je l'ai trouvée très élégante, avec les palmiers sur la place, on se sent dépaysé.

Parroquia Santuario Nuestra Senora de Guadalupe 

Nous nous sommes également baladées durant le coucher du soleil et de nuit, j'adore voir comment l'atmosphère d'un endroit peut changer selon l'heure de la journée.

Guadalupe et ses jolies couleurs nocturnes.
  • Quebrada Las Gachas

Pour rejoindre la jolie rivière et ses surprenants trous colorés, il faut compter une heure depuis l'entrée du chemin. Pour la rejoindre, il faut sortir de la ville en prenant la route en direction de Socorro. Une fois à la station de service, il y a un chemin sur la droite qui indique le début du chemin.

Les directions pour rejoindre le chemin de 'Las Gachas'.

La route est belle. On a une vue incroyable sur la vallée. Le chemin est facile et agréable à marcher. On croise des petites vaches et des chiens en liberté, c'est paisible.

Le chemin qui mène à Las Gachas avec une vue incroyable 

Nous arrivons à une première partie de la rivière qui semble bien asséchée. Il faut continuer plus loin pendant une petite dizaine de minutes. On tombe alors sur la belle rivière colorée. Il n'y a pas beaucoup d'eau et pourtant elle est magnifique. La rivière coule sur une pierre de couleur rouge et forme des trous circulaires très profonds. Pour savoir la profondeur? Il faut prendre son courage à deux mains et aller vérifier... On ne voit pas le fond, c'est une peu stressant et puis une fois qu'on a touché le fond (toujours sans mauvais jeu de mot), on est dans un petit bain naturel rafraîchissant qui est le bienvenu! Parce qu'il fait chaud, très chaud. Le soleil colombien tape. Même Mélissa qui d'ordinaire est un petit chameau, n'a pas arrêté de boire de l'eau.

Las Gachas 

Las Gachas nous en aura mis plein les yeux, c'était une très belle journée ensoleillée et agrémentée de jolies couleurs.

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Guadalupe et Las Gachas étaient une réelle surprise. Entre la route magnifique qui y mène, les rues paisibles du village, la belle église entourée de palmiers et la jolie rivière colorée, nous avons été gâtées. Je garde un très bon souvenir de cette étape, c'est un coup de cœur!

Depuis Guadalupe, nous nous rendons à Bucaramanga, une ville au nord de San Gil qui permet l'accès au Canyon de Chicamocha, un lieu incroyable.

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Depuis Guadalupe, nous avons eu une longue journée de transport pour rejoindre Bucaramanga. C'est une ville située au nord de San Gil. Nous n'avons pas particulièrement visité la ville. Notre objectif premier en nous rendant là-bas était de rejoindre la Parc National de Chicamocha et son Canyon. Déjà sur la route, nous sommes passées devant et nous avons eu un aperçu de cette merveille de la nature! Je ne comprends pas bien comment ce Canyon ne soit pas plus connu, il semble époustouflant!

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Infos pratiques 

Transport :

  • Bus Guadalupe - Socorro, 10 000 COP/2,80€, 1 heure et demi
  • Bus Socorro - San Gil, 4200 COP/1,20€, 30 minutes
  • Bus San Gil - Bucaramanga, 20 000 COP/5,60€, 3-4 heures

Depuis Guadalupe, les bus sont rares, il faut bien prévoir l'heure à laquelle on souhaite partir. Il y a une agence de réservation de bus sur la place centrale : Cootrasaravita. Il y a un bus direct depuis Guadalupe jusqu'à Bucaramanga mais il est très tôt, à 4h du matin. Pour Socorro, pas beaucoup de choix, soit 5h, 6h ou 12h. Nous avons opté pour 12h, ça nous a laissé le temps de nous préparer et de prendre un bon petit déjeuner.

Les horaires de bus pour rejoindre et quitter Guadalupe. 

Une fois à Socorro, nous avons trouvé directement un bus qui se rendait à San Gil. Nous n'avons même pas eu besoin de changer de terminal, comme nous avions dû le faire à l'aller. Il y a tellement de compagnies de bus en Colombie, qu'il est facile de trouver des alternatives.

Une fois à San Gil, nous trouvons également rapidement un bus pour se rendre à Bucaramanga. La route est longue est sinueuse. Je ne bois que très rarement de soda, mais j'étais contente d'avoir un coca pour palier au mal du transport. Cela dit, la route est magnifique. Nous avons une petite introduction au Canyon de Chicamocha. On nous avait déjà venté sa beauté, on ne nous avait pas menti!

Sur la route de Bucaramanga, déjà le Canyon nous donnait un spectacle incroyable. 

Une fois arrivées au terminal de Bucaramanga, on trouve facilement un taxi pour rejoindre notre auberge. En Colombie il est tout à fait naturel de négocier, je dirai même plus que c'est nécessaire. Cela fait partie de la culture. Nous nous arrangeons pour payer notre courses 12 000 COP/3,35€ alors qu'on nous annonçait 20 000 COP/5,60€. Pas trop mal!

Logement : Kasa Guane Backpackers Hostel, 28 000 COP/7,80€ la nuit en dortoir de 4 personnes.

Nous sommes restées à l'auberge de jeunesse Kasa Guane qui n'est pas dans le meilleur quartier de Bucaramanga, je dois l'admettre. Mais l'auberge en elle-même est très sécuritaire, propre, le personnel est aimable et serviable, et il y règne une très bonne ambiance. Et elle est très bon marché, 7,80€ la nuit dans un dortoir à 4 que nous avons eu finalement pour nous, c'était plus que bienvenu!

Kasa Guane Backpackers Hostel  

Nous avons fêté la nouvelle année sur la terrasse de l'auberge avec le reste des invités, c'était une très belle manière de finir l'année en beauté! Nous avons rencontré des gens formidables. On a parlé de sujets de vie importants, nous étions d'horizons, d'âges et d'origines différentes. C'était enrichissant d'échanger et d'apprendre des uns et des autres.

2019 a commencé à Bucaramanga ! 

J'ai aussi eu la chance et l'honneur de réaliser la résolution d'un jeune suédois du nom de Linus : lui raser la tête! C'était assez irréel et drôle! ^^ Pourquoi il souhaitait se raser la tête? Il a toujours eu les cheveux longs et a toujours eu une appréhension de se les couper court. Mais voilà, ce jeune homme est brave et aime sortir de sa zone de confort. Un septuagénaire américain, Ron, qui ne faisait absolument pas son âge, avait une tondeuse. Je me suis bien évidement portée volontaire. Et voilà, une tête de rasée et une résolution de réalisée!

De mon côté, la résolution de 2019 sera bien différente : je souhaite apprendre l'espagnol. Ayant fait allemand au collègue, lycée et prépa, je suis débutante. Mais après deux mois de voyage en pays hispaniques, mon niveau s'améliore et je peux même converser de manière très simple. Alors à voir d'ici la fin du voyage en Amérique Latine, où en est mon espagnol. Affaire à suivre.

Une résolution de 2019 de réaliser pour Linus, 19 ans, se raser la tête! 

Restaurant :

  • Pizzabrosa : juste à côté de l'auberge, nous avons trouvé une pizzeria qui ne paye pas de mine mais qui propose un large choix de pizza. C'est bon et bon marché!
  • UberEat : nous n'avions pas pensé à ça, mais durant la nouvelle année, beaucoup de restaurants ont fermé leurs portes. Nous avons donc utilisé UberEat et nous avons également cuisiné à l'auberge. Une bonne manière de faire des économies.
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A faire 

Visiter le Canyon de Chichamocha

Transport :

  • Prendre un taxi ou un Uber pour rejoindre le terminal de bus 'Pare Papi Quiero Piña', à Floridablanca, au sud de Bucaramanga. Nous avons pris un Uber depuis notre auberge et nous en avons eu pour 10 800 COP/3€ pour une petite heure de route. Il nous a déposé pile poil devant le bus qui partait en direction de Bogotá, c'était parfait et économique.
  • Prendre un Bus en direction de Bogotá et demander de vous déposer au Parc National de Chicamocha, 15 000 COP/4,20€. Il y en a pour une heure et demi de route. Et comme pour venir à Bucaramanga, déjà avant d'atteindre le parc national, le Canyon nous offre un spectacle magnifique sur la route.
  • Pour le retour, il suffit d'attraper un bus qui se dirige vers Bucaramanga, ça sera le même prix qu'à l'aller 15 000 COP/4,20€. Puis prendre un Taxi pour rejoindre l'auberge.
En route vers le Canyon de Chicamocha! 

Le Parc National de Chicamocha:

  • Ouverture du parc : Mercredi au Vendredi, de 10h à 18h. Weekend et jours fériés, de 9h à 19h.

Nous avons eu de la chance, généralement, le parc ferme ses portes le lundi. Mais exceptionnellement pour les fêtes de fin d'années, il est resté ouvert, une aubaine car nous avions prévu d'y aller un lundi. Nous sommes chanceuses.

Parc National de Chicamocha 
  • Tarifs :

Le parc propose plusieurs activités, attractions et il y a même un parc aquatique. Nous avons opté pour l'entrée qui inclue le téléphérique et l'accès au point de vue à 360° : 50 000 COP/14€. Ça semble un peu cher pour le pays, mais ça vaut absolument le coup.

  • Le Téléphérique :

Le téléphérique ne fonctionne pas en continue et c'est bon à savoir. Si vous y allez entre midi et deux, prévoyez un pique-nique afin d'éviter de devoir payer votre repas une fortune. Le tour en téléphérique est agréable et permet de descendre dans le canyon et de remonter de l'autre côté à une bonne vitesse.

Le téléphérique du Canyon de Chicamocha 

La vue est imprenable. J'ai été plus impressionnée par le Canyon de Chicamocha que par celui des Etats-Unis. Je m'explique. Le Grand Canyon des Etats-Unis est connu mondialement. Presque tout le monde a vu une photo de l'"horse shoe" ou une photo du Canyon. Alors que celui de Colombie m'était complètement inconnu. J'ai été estomaquée, je ne m'attendais pas à voir une si grande beauté naturelle! La Colombie vole mon cœur petit à petit, et ça ne fait que commencer!

Canyon de Chicamocha 
  • Le point de vue à 360°:

Une fois le téléphérique repris pour revenir à l'entrée du parc, nous avons emprunté les marches sur la droite pour monter sur la plateforme qui permet d'avoir une vue à 360°. Il a fait très chaud, nous étions contentes d'avoir de l'eau et de quoi manger pour reprendre des forces.

Avant de rejoindre la plateforme à 360°, nous sommes passées devant une statue qui représente la 'Rébellion de Santander' durant la guerre des milles jours entre 1899 et 1903. C'est la guerre civile la plus importante ayant frappé la Colombie et le Panama, qui créera des rébellions et des soulèvements sociaux dans plusieurs régions des pays, dont le Santander où se situe le Canyon de Chicamocha.

 la 'Rébellion de Santander'

Depuis la plateforme à 360°, la vue en haut est époustouflante. Je ne le dirai jamais assez, le Canyon m'aura estomaqué! Je suis contente qu'on ait fait une étape à Bucaramanga pour pouvoir le visiter. C'est une merveille naturelle.

La vue depuis la plateforme à 360° 
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Après avoir visité le Canyon de Chicamocha et avoir fêter la nouvelle année à Bucaramanga, nous avons repris la route vers le nord. Nous souhaitions rejoindre Santa Marta, mais aux vues des distances, nous avons décidé de couper le poire en deux et de faire une halte dans le village de Mompos. Nous y aurons très chaud, mais ça vaut le détour.

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Publié le 28 janvier 2019

Depuis Bucaramanga, nous avons pris la route pour rejoindre le petit village de Santa Cruz de Mompox, ou aussi appelé Mompós. Cela se prononce "Momposs". Cette municipalité du nord de la Colombie a gardé son aspect coloniale, tel que son centre historique a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1995. On a hâte de le découvrir.

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Infos pratiques

Transport

  • Uber pour rejoindre le terminal de bus de Bucaramanga, 9000 COP/2,50€, environ 30 minutes
  • Bus direct depuis Bucaramanga jusqu’à Mompox, 100 000 COP/28€, 8 heures

Nous avons été agréablement surprises de trouver un bus direct pour rejoindre le petit village de Mompos. Le départ c’est fait à 10h du matin, et après 8h de trajet qui sont passées relativement vite, nous sommes arrivées à Mompox. La route a été agréable et nous avons été surprises de changer de décors. Fini les peintures de vallées, nous voilà dans un décor de lacs et rivières. C’est magique. Et comme une cerise sur le gâteau, on arrive avec le couché du soleil.

 Les lacs autour de Mompox

Logement : Pueblito Magico Hostel, 40 000 COP/11,20€ par personne la nuit.

Depuis la station de bus à Mompos, nous avons marché jusqu’à notre auberge. Le village est bien différent de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Les routes ne sont pas aménagées, elles sont en terre, il y a beaucoup de motos et de tuc tuc. Arrivées à l’auberge, on nous annonce que nous allons loger dans l’auberge d’à côté, qui semble bien plus modeste que la dite. Et cela s’avèrera bien différent en effet. Nous avons l’air climatisé dans notre chambre, mais la douche fonctionne très mal. L’eau est glacée, coule très doucement tel un filet et s’arrête au bout de 2-3 minutes. Nous devons demander continuellement au propriétaire de remettre de l’eau. Le problème perdure et on nous donne même une bassine d’eau pour pouvoir nous laver et « tirer la chasse ». On trouve ça très limite.

L'auberge dont on ne connait pas le nom où nous avons logé à Mompox. 

Forcément je ne vous recommande pas de venir dans cet hostel. Mais l’auberge initiale, la vraie « Pueblito Magico » semblait très mignonne et propre. Je m'assurerais juste que la réservation est bien dans la dite « Pueblito Magico ».

Nous avons également mangé un petit-déjeuner à l’auberge Casa Sol de Agua, à seulement 5 minutes de la nôtre, elle semblait très jolie, le personnel était très sympathique. Cela peut être une bonne option également.

Restaurant :

  • Casa Sol de Agua : une jolie auberge de jeunesse aux abords de la rivière Magdalena qui propose un petit déjeuner pour 12 000 COP/3,30€ qui inclue du pain avec un oeuf et des tomates, et au choix un café ou un thé. C'est simple, bon et efficace. Peut-être un peu cher, mais Mompox semble un peu plus cher de manière générale.
Casa Sol de Agua 
  • Crêpes D'la Villa : nous avons dîné dans une petite crêperie aux abords du "Parque de la inmaculada concepcion", on ne s'attendait pas à des crêpes françaises mais nous avons tout de même été surprise. Peut-être un peu trop de crème, mais la crêpe salée était malgré tout très bonne. Le tout accompagné d'un petit jus maison, on a bien mangé et bu.
Crêpes D'la Villa 

Supermarché :

  • Super Tienda Olimpica Mompox : ouvert tous les jours de 7h à 21h.

Nous avons tellement galéré à trouver un supermarché, que je me suis dit qu'il ne serait pas idiot de partager l'information. C'est bien simple, il n'y a que ce supermarché à Mompox. Le reste sont des petits magasins avec peu de choix. Ce supermarché n'est pas des plus grands, mais vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour cuisiner et les commodités de la vie.

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A faire 

  • Se balader dans le centre historique de Mompox

Santa Cruz de Mompox n'est pas très grande mais très jolie. Je comprends pourquoi son centre a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les maisons coloniales, l'architecture, les rues en chemin de terre et les jolies couleurs rendent le village charmant et enchantant.

Santa Cruz de Mompox 

Nous nous sommes promenées tant bien que mal dans le centre durant la journée malgré la chaleur oppressante. Le soleil était dur et puissant. On avait l'impression d'être sous une cloche. La promenade en est presque devenue désagréable. Mais ça en valait la peine. J'ai beaucoup aimé l'ambiance de la ville, ses couleurs et sa simplicité.

Les jolies rues de Mompox. 

Il y a plusieurs églises à découvrir à Mompox, j'en ai retenu 3 pour leurs couleurs et leurs jolies architectures :

  • Iglesia de Santa Barbara : construite en 1613, c'est une jolie église qui se situe la place de Santa Barbara (étonnamment). Elle arbore une couleur jaune ocre et des moulures blanches bien sculptées. Je l'ai trouvé élégante et très bien entretenue.
Iglesia de Santa Barbara 
  • Iglesia de Santo Domingo : Cette église a été reconstruite en 1856 par les dominicains après un effondrement presque total. Plus modeste que les autres, elle est tout de même gracieuse avec son équilibre architectural et ses couleurs sobres.
Iglesia de Santo Domingo 
  • Iglesia de San Francisco : cette église a été construite en 1580 et est de loin la plus jolie selon moi. Avec sa couleur rouge et les jolies fleurs présentent sur la place, cela donne une atmosphère romantique au lieu.
 Iglesia de San Francisco
  • Tour sur la rivera Magdalena : 30 000 COP/8,40€, 3h de tour en bateau

Une bonne chose que nous a proposé notre auberge inconnue, c'est un tour en bateau sur la rivière Magdalena. Nous avons pu observer une faune et une flore incroyable. On a aperçu des enfants jouer dans l'eau. Nous avons aussi été impressionnées par le lancer de filet des pêcheurs. Le bateau s'est également arrêté pour ceux qui souhaitaient se baigner. Je suis une grande amoureuse de l'eau en générale, mais je n'étais pas bien inspirée cette fois-là. Malheureusement, si la rivière est très belle, elle semble très sale. On peut trouver beaucoup de détritus sur les berges... c'est dommage.

El rio Magdalena 

Nous avons fini notre balade avec un beau couché de soleil. Le reflet du soleil couchant sur la rivière nous a laissé rêveuse. La chaleur est partie avec le soleil, laissant une petite brise agréable. Une journée qui se termine en beauté.

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Notre prochaine destination est Santa Marta. Nous apprenons par surprise qu'il n'y a pas de bus depuis Mompox pour s'y rendre, seulement des taxis "collectivo". Deux horaires sont disponibles : 3h du matin ou 9h. Malheureusement tous les taxis collectivo de 9h étaient pleins le jour où nous souhaitions partir. Nous nous sommes donc levées aux aurores pour partir à 3h du matin, et rejoindre Santa Marta... Ah les aléas du voyage!

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Après avoir exploré le joli village de Mompox, nous avons pris la route pour rejoindre la côte Caribéenne de la Colombie. Santa Marta, nous voilà !

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Infos pratiques

Transport :

  • Taxi "colectivo" depuis Mompox jusqu’à Santa Marta, 70 000 COP/20€.

Nous avons pris un taxi "colectivo" à 3h du matin depuis Santa Cruz de Mompox pour rejoindre Santa Marta. Nous souhaitions originellement prendre un bus, mais après s'être renseignées auprès de différentes personnes dans la ville, on a appris qu'il n'y avait pas de départ depuis Mompox. A n'y rien comprendre, des bus desservent la ville mais par contre aucune compagnie ne propose de départ. On nous apprend donc qu'il nous faut réserver un taxi "colectivo". Du jour même pour le lendemain, malheureusement il n'y avait que le créneau de 3h du matin qui était disponible. Nous voilà donc à nous réveiller aux aurores pour nous rendre à Santa Marta. Avec un peu de recul, ce n'était pas trop mal, car il faisait extrêmement chaud dans le taxi collectif en pleine nuit... Alors je n'imagine même pas voyager en journée avec une chaleur décuplée. Comme me dit toujours ma grande soeur : "il n'arrive rien, pour rien!".

Levé du soleil sur la route vers Santa Marta 

Logement :

  • Fatima Hostel : dortoir à quatres 42000 COP/11,70€ & dortoir à six 35000 COP/9,70€ la nuit par personne.

L'auberge Fatima est située idéalement au centre et proche des différentes activités, c'est parfait ! En plus de ça, c'est propre, les lits sont confortables, les chambres sont dotées d'air climatisé durant la nuit, il y a un rooftop avec deux jacuzzis, des activités sont proposées tous les soirs, le petit-déjeuner est inclut... autant vous dire, on la valide! Le seul petit bémol était le wifi qui ne fonctionnait pas d'une manière optimale, mais la technologie est parfois capricieuse.

Fatima Hostel 

Supermarché : Exito Cra. 5 #19-20 à 5 minutes de l’auberge.

En sortant de l'auberge à gauche, il suffit de reprendre à gauche au prochain croisement pour tomber sur le supermarché. C'est vraiment très pratique d'en avoir un juste à côté, surtout quand on a une cuisine à disposition. On a pu se faire à manger à la plupart des repas. Ça nous permet de faire des économies et de mieux apprécier quand on se fait un resto!

Service de laverie : Lavandaria y Tintoreria ESPUMA Y COLOR. Cl. 17 #6-80, à 5 minutes de l’auberge

Etant en saison haute, l'auberge ne pouvait pas honorer ses services de laverie. Leur machine à laver était dédiée au lavage des draps des chambres, compréhensible. Nous avons trouvé une alternative juste à côté. La laverie Espuma y Color propose un service de laverie pour 6000 COP/1,70€ par kilo, soit 1000 COP/0,30€ plus cher que l'auberge, on s'en sort bien. Quand on voyage depuis 4 mois, avoir du linge propre qui sent bon, c'est plus qu'un plaisir, c'est un luxe!

Lavandaria y Tintoreria ESPUMA Y COLOR 

Restaurant :

  • Radio Burger : nous avons dîné dans un restaurant à burger, situé sur le "Parque Santander o de los Novios". Etant sur les routes depuis plusieurs mois, des fois on a besoin d'un peu de "comfort food", des plats réconfortants. Et bien Radio Burger nous a satisfait avec ses très bons burgers. Il y avait deux choix végétariens, ce qui n'est pas offert par tous les restaurants! On s'est régalées.
Radio Burger  

Sortie :

  • La Brisa Loca :

Nous sommes sorties un soir avec le personnel de notre auberge avec qui nous avions bien sympathisé depuis quelques jours. Nous n'avions pas forcément prévu de sortir. Nous étions plus dans l'optique de nous reposer avant de partir gravir la Cité Perdue. Mais ça aurait été bien dommage de passer à côté d'une belle soirée en si bonne compagnie! Nous sommes allés à la Brisa Loca, un roof-top au-dessus d'une auberge de jeunesse avec une vue panoramique sur Santa Marta. Nous avons été agréablement surprises qu'il y passe de la musique internationale, salsa et électronique. Nous avons passé une excellente soirée!

Les photos ne rendent pas grand chose, mais la vue était imprenable! 

J'ai eu le malheur d'avoir faim en sortant de soirée, nous nous sommes rendus sur un petit "street food" où on a mangé des frites. J'aurai bien dû m'en passer... J'ai fait une indigestion qui m'aura suivi jusqu'au premier jour du trek à la Cité perdue. Marcher sur une côte pentue en ayant envie de vomir, croyez-moi, ce n'est vraiment pas idéal! Cela dit, il parait que c'est un très bon marché de rue, que beaucoup de monde recommande. Il faut croire que mon estomac n'ait pas été d'accord.

Street Food à Santa Marta, le pire cauchemar de mon estomac. 
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A faire 

  • Se balader dans le centre ville de Santa Marta

J'avais un peu un a priori sur cette ville. J'avais déjà entendu dire que c'est une ville américanisée, très festive et peu authentique. Et bien, j'ai été très agréablement surprise. On est loin de Cancun et Playa del Carmen, au Mexique. Santa Marta et son centre ville sont très mignons, agrémentés de street art, petites boutiques et restaurants colorés. J'ai adoré déambuler dans le centre ville, m'y perdre et le découvrir.

Santa Marta et son centre ville. 

On a particulièrement aimé la Carrera 3, pour ses jolies couleurs, ses banderoles, ses jolies boutiques et restaurants. Il y avait toujours de l'animation, de jour comme en soirée.

Carrera 3 dans la centre de Santa Marta, une explosion de couleurs!

La Basilique de Santa Marta, située non loin de la Carrera 3, est une jolie basilique sobre et vêtue d'une robe blanche. Elle est simple et élégante. Nous ne sommes pas rentrées dedans, mais déjà l'extérieur est beau à voir!

Catedral Basílica de Santa Marta 

Le street art à Santa Marta est très présent. Il est coloré, historique, festif, parfois engagé. J'adore découvrir une ville à travers son art mural. Je trouve ça agréable de marcher, sans vraiment savoir où je vais, mais juste suivre les street art et apprécier le moment. Et en plus, Santa Marta, c'est le genre de ville où il est partout! Une belle façon d'explorer sans voir le temps passer.

Le street art à Santa Marta 
  • Aller faire de la plongée au parc Tayrona

Etant une grande fan de plongée, dès que je me retrouve proche de l'eau, je me renseigne toujours pour savoir où il est possible de plonger. J'ai été voir le 'Caribbean Pro Dive Center' qui m'a proposé de plonger au parc Tayrona pour y apprécier les coraux et la faune aquatique.

Je vais surement en étonner plus d'un, mais c'était la première fois que je faisais de la plongée depuis un bateau. Oui, oui, vous avez bien lu. Je suis instructrice mais j'ai fait mon baptême de plongée en bateau à Santa Marta! 😀 Avant cela, toutes les plongées que j'ai faites étaient accessibles depuis la plage, la baie ou le quai où j'étais. C'était excitant et un peu stressant à la fois. Mais quelle expérience! J'ai adoré essayer quelque chose de nouveau, et me laisser tomber en arrière s'est avéré super facile.

Une fois sous l'eau, la première plongée est un peu décevante, nous sommes un groupe de 5 personnes et au bout de 30 minutes, nous voilà déjà de retour à la surface... Je n'ai rien contre les plongées courtes quand les circonstances l'expliquent : une plongée en eau froide, profonde ou de nuit. Mais quand on est en plein océan à maximum 20 mètres, 30 minutes c'est un peu léger. Surtout que les fonds marins étaient très beaux! La visibilité n'était pas idéale mais on avait sous les yeux un tapis de coraux colorés. Je n'étais pas du tout rassasiée. Les instructeurs l'ont compris et nous ont permis d'avoir une deuxième plongée plus longue. Je garde malgré tout un très bon souvenir de ces plongées. J'ai déjà hâte de replonger en Colombie.

Plongée au Parc Tayrona 
  • Aller explorer Minca

Depuis que nous sommes en Colombie et que l'on rencontre des Colombiens, on nous demande souvent où nous souhaitons nous rendre. Une fois que l'on disait vouloir aller à Santa Marta, tout le monde nous a recommandé d'aller visiter Minca, un petit village perché dans les montagnes. Sous ses nombreuses recommandations, nous nous rendons donc à Minca pour la journée, avec un tour organisé par notre auberge. Belle erreur! Le tour n'est pas ce à quoi nous nous attendions.

Nous nous sommes d'abord rendues dans une maison à colobris. On a pu observer les colibris de très près c'était impressionnant. Ces oiseaux avec leur belle robe verte ont une élégance indéniable. Leur battement d'ailes se fait à une rapidité incroyable. On les voit venir et repartir à une vitesse sans nom! L'endroit est un peu touristique, mais c'est agréable de pourvoir observer ces oiseaux en liberté. C'était la partie sympa du tour. L'endroit était joli, avec une arche de fleur, une flore abondante et une vue panoramique sur Minca.

Les Colibris à Minca 

Nous avons ensuite été visiter une exploitation de café. Et c'est là que le tour à commencer à virer au calvaire. On nous propose de faire la visite en espagnol ou en anglais. Souhaitant améliorer notre espagnol, on demande s'il est possible de l'avoir en espagnol mais à un rythme lent. Le guide accepte sans rechigner et nous dit même qu'il peut passer à l'anglais si nécessaire La visite commence, et le guide parle beaucoup trop vite. On lui demande de ralentir, ce qu'il fait une minute puis repart à un rythme plus soutenu. On demande alors des explications en anglais, et le guide décide de nous ignorer. Il continue son explication en espagnol à une rapidité folle. C'est frustrant et vexant. Je comprends que ce n'est pas agréable de devoir passer d'une langue à l'autre, mais étant donné qu'il nous l'avait proposé, je trouve un peu limite sa réaction. Nous avons donc visité une exploitation de café en comprenant le tiers des explications... pas très cool, mais on garde le sourire!

Visite d'une exploitation de café à Minca 

La suite du tour nous a conduit à une cascade. A priori, on s'attend à un endroit agréable où on va pouvoir se détendre et profiter de l'eau fraîche. Nous avons marché une petite trentaine de minutes pour rejoindre la Cascade, et là à notre surprise, la cascade était bondée. On ne voyait presque plus l'eau. L'endroit semblait joli, mais ce n'est pas très relaxant de se retrouver entassés.... Après la déception de notre visite à la ferme de café, on commence un peu à perdre le sourire. Mais heureusement, le tour se fait avec une famille Colombienne qui nous inclue très vite à eux, et nous parle en espagnol avec une patience sans nom. On était reconnaissantes de les avoir avec nous.

La cascade Azul de Minca 

Le tour s'est fini avec un repas dans un restaurant. Nous étions affamées, nous avons dû attendre 16h pour manger. Il aurait été intelligent de nous informer que l'on mangerait si tard. L'accumulation des déceptions et la faim ne font pas bon ménage. Le cadre du restaurant était très mignon. Nous avons bien mangé. On essaye de relativiser en se disant qu'on ne peut pas toujours avoir de belles expériences, ça fait partie du voyage !

  • Tayrona Park : 135 000 COP/38€ pour le tour qui inclut le transport, le guide et l'entrée au parc.

Depuis Santa Marta, nous avons pris une journée pour rejoindre le Parc National de Tayrona, une petite merveille de la Colombie. Etant donné que nous étions là en pleine saison haute, nous avons choisi de prendre un tour pour être sûres de pouvoir rentrer dans le parc. Et nous avons bien fait, à peine notre journée réservée, on nous annonce qu'il faut la décaler car il n'y a plus de places de disponibles. Nous avons eu de la chance de rester à Santa Marta sur plusieurs jours.

Etant donné que notre expérience à Minca n'avait pas été fameuse, on appréhendait un peu le tour... Et encore une fois, on a été un peu agacées par l'organisation. La réceptionniste de l'auberge nous avait annoncé un départ à 7h. On avait donc prévu un réveil assez tôt pour se faire un bon petit-déjeuner. Et bien, une fois arrivées dans la cuisine à 6h du matin, on vient nous annoncer que le chauffeur est présent. Nous étions clairement de mauvais poil. L'erreur est humaine, mais notre patience est mise à dure épreuve. Bien heureusement la suite de la journée s'est déroulée à merveilles et Tayrona était à la hauteur de notre espérance! Nous avons fait la connaissance de Charlotte, une française en vacances en Colombie et d'un couple canadien fraîchement fiancés!

Le parc Tayrona 

Le tour commence à l'entrée 'Taquilla El Zaino' du parc. Notre guide nous explique que nous allons marcher entre 2h et 2h30 pour rejoindre différents points de vue et différentes plages : Canaveral, Arrecifes, La Piscina, El Cabo et Playa Brava.

Le plan du Parc National de Tayrona 

Les plages sont toutes aussi belles les unes que les autres... Les palmiers au vent, les rochers si particuliers de Tayrona et l'eau d'un bleu cristal nous ont enchantées. On a l'impression d'être à un paradis sur terre.

Le parc Tayrona 

Nous avons marché le long des quatre premières plages pour rejoindre la dernière et la plus connue, Playa Brava. Nous avons fait une halte de 3 heures. Nous avons pu profiter de l'eau, rejoindre le point de vue de la maison en palmier qui nous a offert un superbe spectacle. Je m'attendais à ce que Tayrona soit beau, mais pas à ce point. C'est incroyable.

Playa Brava, Tayrona 

Nous avons fini notre journée en rebroussant notre chemin pour quitter le parc. Repasser devant les différents points de vue était un régal. Nous avons eu également la chance de voir des petits singes sur le chemin du retour, la cerise sur le gâteau! Une très belle journée. Tayrona est une merveille naturelle que je ne manquerai pas de revisiter un jour!

Tayrona Park 
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En allant à Santa Marta, je ne savais trop à quoi m'attendre. Je craignais un endroit trop touristique et surfait. Je me suis trompée. Si c'est clairement touristique, ce n'est pas surfait. J'ai adoré rester à Santa Marta une semaine pour la découvrir et prendre le temps de partir explorer ses environs. Je pense que Minca est plus beau en réalité, que ce que l'on a pu voir. Le parc Tayrona est clairement un bijou. La côte caribéenne de la Colombie est pleine de surprise!

Notre prochaine étape est un beau challenge. Nous partons pour la Cité Perdue dans la Sierra Nevada de Santa Marta, un trek de 4 jours !

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Publié le 15 février 2019

Après avoir exploré Santa Marta et ses environs, nous avons voulu relever un défi : faire le trek de la "Ciudad Perdida" ou la Cité Perdue. Le trek consiste en 4 jours à rejoindre une cité indigène découverte en 1973. L'ancienne cité porte plusieurs noms. Son nom originel est Teyuna. Elle a ensuite été rebaptisée la "Cité Perdue" par un anthropologiste qui a réussi à la trouver, et a énoncé "c'est réellement une cité perdue". Depuis ce nom est resté et est utilisé partout dans le monde. Elle porte aussi le nom "d'Enfer Vert", enfer car c'est difficile de l'atteindre et vert pour la nature en abondance qui l'entoure.

Nous avons donc préparé nos sacs à dos, notre mental et avons pris la route vers la Ciudad Perdida. Nous étions à moitié impatientes de la voir et à moitié inquiètes de beaucoup souffrir pour pouvoir l'atteindre. Une chose est certaine, nous sommes très heureuses d'avoir réalisé ce beau challenge !

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Infos pratiques

  • Tour opérateur : Expotur – Operador autorizado a Ciudad Perdida

Sous les conseils d'une amie (merci Marine! 😀), nous avons réservé notre trek avec le tour opérateur Expotur, qui est le plus jeune sur le marché mais le plus réputé. Il faut compter environ 1 100 000COP/300€ pour les 4 jours de treks, ce qui peut paraître cher mais il faut penser que cela inclut : l'entrée au parc archéologique; le transport aller/retour depuis Santa Marta (et possibilité de voir pour se faire déposer dans les alentours au retour, nous nous ferons déposer au terminal de bus); les repas, fruits & snacks; les nuits dans des lits en hauteur avec des filets anti-moustiques; un guide, un traducteur & un cuisinier; une assurance; et enfin une participation au soutien aux populations indigènes locales.

Tour opérateur Expotur 
  • Que faut-il emmener?

C'était mon premier trek et j'étais contente d'avoir un sac à dos qui ne pesait que 2kg. Déjà lorsque nous avons réservé nos places, l'agent nous avait conseillé de prendre le strict minimum, c'est à dire : des vêtements pour la nuit qui resteront secs, à mettre de côté dans un sac plastique, et croyez-moi c'est très important ! Nous avons passé 4 jours dans des vêtements humides, qui n'avaient pas le temps de sécher d'un jour à l'autre.

Il faut une tenue pour la journée. J'avais prévu un t-shirt et un débardeur pour pouvoir alterner, j'ai trouvé ça pas mal. J'avais pris 4 paires de chaussettes et des sous-vêtements pour ne pas devoir les laver et risquer de les mettre humides.

Il faut aussi une serviette, un maillot de bain, des bonnes chaussures, une caméra pour prendre de belles photos (il est possible de recharger ses appareils électroniques sur les camps, il n'est pas nécessaire de s'encombrer de ses chargeurs), une lampe torche/lumière frontale (la nuit il fait très noir et pour se rendre aux toilettes c'est indispensable) et deux bouteilles d'eau pour la première journée (ensuite il est possible de les remplir sur les différents camps).

Ils insistent également sur le fait de prendre de la bonne crème solaire et un bon répulsif anti-moustique. Nous avions acheté un répulsif assez puissant qui nous a permis de sortir presque indemne du trek!

Et enfin, il faut prévoir quelques médicaments. La veille du trek, j'ai eu la chance de faire une indigestion... J'ai fait le premier jour du trek avec une envie de vomir très désagréable et des maux de ventre intenses. J'étais contente qu'on ait prévu des médicaments qui m'ont permis de me débarrasser de cette indigestion et profiter du reste du trek sans peine (enfin sans maux de ventre).

Liste des choses à emmener au trek de la Cité Perdue 
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Le trek

Le trek de la Cité Perdue, c'est 62km sur 4 jours, avec de belles montées qui durent jusqu'à 1h30. On ne va pas se mentir, c'est dur. Le mental a beaucoup joué dans notre ascension. Les paysages aident cependant à tenir la grimpe! Tout au long des 4 jours, on aura des panoramas exceptionnels sur la vallée de la Sierra Nevada.

Les paysages magnifiques de la Sierra Nevada 

On aura également l'occasion de se baigner à plusieurs reprises, ce qui était bienvenue au vu de la chaleur! Le cadre était idyllique. Se retrouver en pleine nature est vraiment agréable, une belle coupure du monde moderne!

Les baignades dans la rivière de la Sierra Nevada 

Nous avons eu la chance d'avoir un guide exceptionnel, Daniel, qui avait une superbe stratégie de gestion de son groupe. Daniel et Deby, le traducteur, ont tout de suite créé une cohésion d'équipe en nous donnant un nom : Les Tayrona. Ils ont mémorisé nos noms en l'espace d'une heure! Et tout au long des 4 jours, ils ont été au petit soin avec nous.

Daniel, Deby et Sebastien, le neveu de Daniel (qui avait déjà fait plus de 40 fois le trek...). 

Daniel a fait en sorte que nous soyons toujours le premier groupe à partir de sorte que nous puissions arriver les premiers aux camps pour choisir nos lits, prendre nos douches et manger tranquillement. Et nous avons toujours été les premiers, toujours, sans se presser. Nous avions une équipe de 11 personnes, avec une superbe entente! Nous avons tissé des liens forts avec certains d'entre eux dont notamment nos petits frères Arthur et Jérémy, avec qui on voyagera à Cartagena et Medellin par la suite.

Les Tayronas !!! 

Nous pouvions poser toutes les questions que nous souhaitions, Daniel et Deby étaient ravis de nous répondre et de nous donner des détails sur la culture indigène. Ils avaient la ferme conviction que c'est en parlant d'eux qu'ils seront compris, respectés et aidés. Et je suis bien d'accord.

Les Kogis, une des sociétés indigènes de la Sierra Nevada. 

Au fur et à mesure de nos questions, j'ai collecté les informations sur une note de mon portable afin de m'en souvenir :

La Cité Perdue a été construite entre 600 et 700 après JC. Comme je le disais plus haut, elle a été découverte en 1973. Après plusieurs conflits d'intérêts entre les explorateurs et les sociétés indigènes, un contrôle a été mis en place par le gouvernement pour encadrer les relations. C'est en 1982 que finiront les recherches et restauration de la cité. La Cité perdue représente 40% des vestiges présents dans la Sierra Nevada. 60% restent dans la jungle pour protéger la nature.

 La magnifique Ciudad Perdida

Nous avons principalement appris et découvert la culture Kogi, une des sociétés indigènes de la Sierra Nevada. Il y a trois autres sociétés indigènes : les Cuesta, les Arhuacos et les Kankuamos.

Chez les Kogis, on ne se marie pas par amour, ils découvrent leurs futures partenaires le jour du mariage. L'homme a 6 mois pour évaluer s'il souhaite rester avec sa femme ou non. Les relations entre les hommes et les femmes sont réduites qu'à la reproduction. Ils n'ont pas de rapports sexuels dans la maison. Ils estiment que l'acte réalisé à l'extérieur permettra à leur progéniture d'avoir une meilleure ouverture d'esprit et meilleure connexion avec la terre mère. L'acte est fait rapidement car il y a beaucoup de moustiques. Quand une femme se marie et qu'elle perd son mari, elle peut se remarier. Si elle est trop âgée pour avoir des enfants, elle doit "offrir" une de ses filles à son mari pour qu'il puisse avoir un enfant.

Le poporo est un instrument donné au jeune homme de 18 ans lorsqu'il devient un homme. C'est une sorte de "journal intime". L'homme mâche de la feuille de coca et met un bâton dans la bouche pour récolter de la salive et la mettre sur le poporo. Le poporo grossi au rythme de "l'écriture". Le premier poporo est conservé à vie.

Le poporo 

Le mochila est un sac fait par les femmes pour leurs maris. Elles cousent un sac de différentes couleurs, la façon dont elles cousent raconte une histoire dont seul le chef de famille peut lire. C'est pour permettre à l'homme de transporter son poporo et ses feuilles de coca. Seules les femmes peuvent ramasser les feuilles de Coca. Les hommes s'échangent des feuilles de Coca pour se dire bonjour.

Un village Kogi 

Il existe un rituel spirituel annuel chez les Kogis : les hommes se réunissent dans une maison où ils restent 4 jours & 3 nuits éveillés, sans manger. Ils mâchent de la feuille de coca, méditent et boivent de la liqueur.

Les Kogis sont imberbes. Ils ont cependant de longs cheveux qu'ils ne coupent pas. Se faire couper les cheveux est une grande punition et une grande honte pour la personne recevant cette punition.

Un village Kogi 

Après ce trek, je me rends compte de l'importance de la conservation de ces sociétés indigènes. Mais surtout de l'importance de leur culture, de leur terre et de leurs biens. Nous n'avons en aucun cas le droit de leur prendre quoi que ce soit. Si nous avons fait le choix (l'erreur plutôt) de détruire notre environnement dans nos sociétés, nous avons en aucun cas le droit de venir piller leurs ressources et prendre leur terre.

Le chef de la société Kogi, un privilège d'avoir une photo à ces côtés. 
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En conclusion le Trek est difficile mais il en vaut vraiment la peine. C'est une magnifique expérience sportive et humaine! Nous avons été ravies de faire ce trek avec notre équipe, nous en gardons de superbes souvenirs. Merci les Tayronas!

La Ciudad Perdida 
La cité perdue, une belle claque 
Une belle aventure aux côtés de ma petite best!  
TAYRONA TEAM 
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Publié le 14 mars 2019

Après le trek de la Cité Perdue dans la Sierra Nevada, nous souhaitions nous poser quelques jours sans avoir la culpabilité de ne rien faire. On a hésité entre retourner à Santa Marta ou aller à Barranquilla. On savait qu'en allant à Santa Marta, on serait tenter de visiter, faire des activités... Du coup, nous avons opté pour l'option numéro 2. Et nous avons bien fait. Barranquilla n'est pas réputé pour sa beauté, et on a vite compris pourquoi.

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Infos pratiques

Transport : Pour rejoindre Barranquilla, nous avons pris un bus depuis Santa Marta, le trajet dure 2h et coûte environ 13 000 COP/3,70€.

Logement : Air bnb by Laura (Apartament Amoblado Barranquilla 6)

Nous avons choisi de rester dans un Air bnb pour être tranquilles et pouvoir se reposer comme il se doit après le trek que nous avons fait. Nous avons été très bien accueilli par Laura. En plus, nous avions fait une erreur dans la réservation, on avait réservé trois nuits avant notre arrivée... Mais l'appartement était toujours disponible et Laura a été très compréhensive. Nous n'avons pas eu besoin de repayer quoi que ce soit!

Un air bnb, un appartement pour nous, un repose bien mérité ! 

Supermarché : Tiendas ara Betania, Calle 75B #41-D-45

Nous avions un supermarché avec toutes les commodités à côté de notre Air Bnb, ce qui était des plus pratiques!

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A faire

Sans grande surprise, il n'y avait pas grand chose à faire à Barranquilla. Appart si on avait été là fin février/début mars et là ça aurait été une autre histoire! Il y aurait eu le carnaval de Barranquilla qui est très réputé en Amérique du Sud avec celui de Rio et de Cusco.

Nous avons donc pu profiter de trois jours de Netflix and chill, de grasse matinée, de relaxation, comme on le souhaitait. Et on en avait bien besoin. Voyager c'est absolument génial, mais c'est aussi très fatiguant. Je suis contente qu'on s'accorde aussi bien avec Mélissa, on s'est quand s'arrêter et se reposer, et quand s'activer !

Nous avons tout de même été au centre de Barranquilla pour visiter les points d'intérêts. Nous n'avons pas trouvé la ville jolie comme beaucoup de gens... et nous avons même été mal à l'aise. La ville ne donne pas un sentiment de sécurité... J'ai sorti mon portable pour prendre une photo et un policier qui passait à côté de moi m'a conseillé de le ranger... ça ne met pas bien en confiance. Notre balade aura duré une heure et on est vite rentré à l'appartement.

Barranquilla 
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Une fois s'être bien reposées à Barranquilla, nous avons pris la route pour la belle Carthagène! C'est une ville qu'on avait hâte de rejoindre et de découvrir, d'autant plus que nos petits frères Arthur et Jérémy allaient nous rejoindre!

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Ps: je n'ai pas pris le temps d'alimenter mon carnet de voyage en ligne depuis un petit moment, nous avons été accompagné par différentes personnes au cours des dernières étapes et cela m'a été difficile de trouver du temps pour me poser et écrire. Mais je compte bien rattraper mon retard et vous expliquer nos aventures jusqu'ici! A très bientôt! E.

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Publié le 15 mars 2019

Après notre repos bien mérité à Barranquilla, nous avons rejoint l'héroïque Carthagène! Carthagène est une des villes les plus touristiques de Colombie et on a vite compris pourquoi! Elle est absolument magnifique! Nous avons adoré avoir nos petits frères Arthur et Jérémy avec nous pour découvrir et visiter la ville. Le voyage est fait de rencontres qui vous marquent, ces deux loustiques en font parti!

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Infos pratiques

Transport : Berlinastur, 20 de Julio #7A, 05h-19h

Pour rejoindre Carthagène depuis Barranquilla, nous avions une compagnie de bus juste à côté de là où nous logions, une aubaine! Le trajet a duré environ 2-3 heures et nous a coûté 22 000 COP/6,20€.

Logement : Cozy 2x room with AC in Getsemani by Vilma

Se loger à Carthagène peut vite devenir cher, même pour les auberges de jeunesse. Ou sinon il faut choisir un quartier un peu loin du centre historique. En faisant un petit comparatif, on s'est vite rendu compte qu'un air bnb revenait moins cher qu'une auberge, avec en prime un peu plus de confort. On a donc opté pour un appartement dans le quarter Getsemani, qui est le lieu de la fête juste à côté du centre historique.

Getsemani 

Restaurant :

  • Maha Raja, Carrera 10 : un super restaurant indien qui se situait dans notre rue. Nous nous sommes régalées et les portions étaient très copieuses!
 Maha Raja
  • Pizzas Piccolo, calle del Sargento Mayor, calle 38 #6-107 local 01, une pizzeria dans le centre de Carthagène, abordable et délicieuse.
Pizzas Piccolo 
  • Novo Kebab Grill, Cl. 39 #9-136, un kebab à Carthagène? Oui et même qu'il était bon et qu'il avait une option végétarienne! Les prix sont un peu chers pour la Colombie mais ça reste raisonnable.

Bar :

  • Townhouse Boutique Hotel & Rooftop, Cra. 7 #36-88, s'il y a bien un endroit à ne pas louper, c'est le Townhouse rooftop qui offre une vue imprenable sur la ville de nuit! Nous avons bu un verre, profiter de la musique international (ça fait du bien de changer un peu du reggaeton) et regarder la belle Carthagène depuis ses toits.
Townhouse Boutique Hotel & Rooftop 

A faire 

  • Visite Free Tour centre historique

On a commencé notre exploration de la ville par une visite gratuite de la ville. Ces tours de la ville sont toujours très informatifs et bien organisé. C'est très pratique pour s'orienter dans la ville et apprendre sur l'histoire de la ville. Nous étions avec Arthur et Jérémy, nos deux petits frères rencontrés à la Cité Perdue de la Sierra Nevada, et nous sommes tombés sur Julie et Seamus, un couple d'irlandais qui étaient également avec nous! L'équipe des Tayrona étaient presque à moitié réunie!

A voir dans le centre historique:

Places: plaza de los coches, plaza Santo Domingo, plaza de Santa Teresa, plaza de la Proclamación, plaza de la Aduana

Eglises: Covento de San Pedro Claver, Claustro de Santo Domingo, Catedral Santa Catalina

Visite du Centre Historique de Carthagène
  • Sortir à Getsemani, le quartier de la fête à Carthagène

Accompagné de nos deux loustiques et de notre couple irlandais préféré, nous sommes allés faire la tournée des bars dans le quartier de la fête de la ville : Getsemani. Dans ce quartier, on trouve de tout mais principalement des bars qui proposent de la musique latine! Reggaeton, salsa, meringue... demandez, vous trouverez!

La "Plaza de la Sanisima Trinidad" est le lieu où tout commence. Tout le monde s'y réuni pour commencer à boire des coups et au fur et à mesure, tout le monde se déplace dans les bars. L'ambiance est festive, ça rigole, ça chante, il fait bon. Tous les éléments sont réunis pour passer une bonne soirée!

Avec Mélissa, Julie, Arthur, Jérémy et Saemus, nous avons fait deux trois bars (dont je n'ai malheureusement pas noté les noms) et deux trois boîtes, avec des ambiances différentes, des musiques différentes, une chose est sûre, on s'est bien amusés!

Sortir à Getsemani 
  • Plonger à Isla Baru : Diving & Adventure Cartagena, calle Portobello #10-92

Après avoir fait une petite étude comparative entre les différents club de plongée à Carthagène, il m'a semblé que Diving & Adventure Cartagena était celui qui se rapproche plus de mon mode de plongée. C'est un petit centre familiale abordable, tenu par Alberto qui est très gentil, professionnel et arrangeant. Julie et Saemus cherchaient un club pour passer leur premier niveau de plongée et ont été ravis des services fournis.

Pendant que Mélissa et Jérémy ont été visité le musée naval, nous sommes allés plonger à côté de l'île Baru avec Arthur! Nous avons fait deux superbes plongées d'1 heure. La première nous avons vu plusieurs épaves de bateaux de pêches et commerciaux, ainsi qu'un musée de différentes structure installées sous l'eau. La deuxième, nous avons profité du magnifiques récif corallien, des poissons colorés, c'était incroyable! ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de si belles plongées, et tout ça dans une atmosphère familiale !

Deux superbes plongées à Isla Baru 
  • Farniente à Isa Baru

Nous avons pris un taxi pour rejoindre "l'île Baru", qui n'en est pas vraiment une, c'est une presque île située au sud de Carthagène. Il faut compter 35 000 COP/10€ pour le taxi et une heure pour rejoindre Baru. Nous étions 4, donc le trajet nous a seulement coûté 2,50€ par personne.

L'endroit est très touristique tant il est beau, et nous avons choisi d'y aller un samedi, il y avait énormément de monde. Mais l'endroit reste très beau et l'eau d'un bleu turquoise. C'est un bon choix pour une après-midi farniente!

Nous avons pu nous prélasser sur la plage, profiter de l'eau qui était proche d'un bain, et finir avec beau couché de soleil!

Isla Baru 
  • Visiter le "Castillo de San Felipe de Barajas"

L'entrée du Château est un peu chère, il faut compter 25 000 COP/7€ pour y accéder. Le château en lui même n'est pas très beau, ni très grand, mais il offre une très belle vue sur Carthagène, son centre, Getsemani et la nouvelle ville. On a l'impression d'avoir une vue sur Miami et ses grattes ciel!

C'est la plus grande forteresse construite par les Espagnols pendant leur période coloniale. Le premier fort date de 1536, il porte alors le nom de château de Saint-Lazare, mais il est reconstruit en 1657 et renforcé au milieu du XVIIIe siècle.

Castillo de San Felipe de Barajas
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Nous avons adoré visiter Carthagène. C'est une ville qui reste très touristique, mais son charme, ses rues colorées et son histoire font vite oublier le monde autour! Je sais que j'y retournerai un jour avec plaisir!

Cartagena, la Heroica. 

Notre prochaine étape se situe à Medellín, une des plus grande ville de Colombie! Et nos deux petits frères voyagent encore avec nous, on compte y faire la fête pour mon anniversaire!

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Publié le 15 mars 2019

Après une belle semaine sous le soleil de Carthagène, nous avons rejoins la "ville du printemps éternelle", Medellín. Nous avons pris un bus de nuit pour gagner du temps, il s'est avéré très confortable. Nous avons pu dormir et arriver à Medellín avec un minimum de force pour commencer notre journée, accompagnées de nos fidèles acolytes, Arthur et Jérémy.

En route pour Medellín!  
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Infos pratiques

Transport : Nous avons pris un bus de nuit depuis Carthagène pour rejoindre Medellín. Il faut compter 14h30 de route et le trajet coûte 140 000 COP/39€.

Logement : Air bnb by Hanny. Etant donné que nous étions quatre, il était plus économique et confortable de réserver un appartement sur Air bnb. Et nous avons trouvé un super endroit à seulement 10 minutes du centre ville, un appartement moderne dans une résidence sécurisée, avec piscine, juste à côté du métro.

Il faut savoir que certain quartier de Medellín laisse un peu à désirer, nous étions juste à côté d'un endroit où il y avait beaucoup de junkies. Mais nous n'avons eu aucun problème. Il faut rester vigilant mais ne pas devenir parano pour autant.

 Notre appartement à Medellín 

Restaurant :

  • Burdo, carrera 35 #8A-101, nous étions à Medellín le jour de mon anniversaire, le 25 janvier, nous avons donc profité de cette occasion pour sortir (comme si nous avions besoin d'une raison particulière... ^^). Nous avons été au restaurant Burdo qui propose des burgers donc des burgers végétariens! Nous nous sommes régalés! Le service est aux petits soins et l'ambiance est festive, une belle manière de commencer la soirée.
 Burdo

Bars & Sortie : Medellín est connue pour être une ville de la fête! Il y a plusieurs quartiers où l'on peut trouver des bars et boîtes dont entre autre le quartier Barrio, La Florida et El Poblado. Nous sommes allés dans El Poblado où l'ambiance était clairement festive, il y avait moins de monde étant donné qu'on était en semaine, mais je pouvais clairement imaginer à quoi ressemble l'endroit le weekend.

Nous avons fait plusieurs bars et une boîte :

  • La boîte Calle 9+1 : propose de la musique électronique, il faut s'accrocher, c'est très très électronique! Mais les prix des boissons sont raisonnables et l'ambiance de la boîte est sympa!
  • Le bar Basicila : Si vous souhaitez des cocktails chargés et bon marchés, je ne peux que vous recommandez de vous rendre dans ce bar.
  • Le bar/boîte Pub House Parque Lleras : Les verres sont chers, ce n'est pas ici qu'il faut commencer la soirée, mais la musique est sympa et mélangée, il n'y a pas que de la musique latine!
La fête à Medellín dans El Poblado

A faire 

  • Visiter le centre ville :

Medellín n'a pas de centre historique à propre dit, avec des battisses datant de plusieurs siècles. C'est une ville qui a été réaménagée et réhabilitée en laissant peu de bâtiments historiques. Elle est la deuxième ville la plus peuplée après Bogotá. Elle se trouve dans la vallée de l'Aburrá entre les cordillères Occidentale et Centrale.

Avant d'être envahit par les Espagnols dans les années 1500, le territoire était habité par des indigènes de différentes ethnies. De nos jours, Medellín est un grand centre culturel de Colombie. La ville abrite un grand nombre de sites touristiques.

La ville est également connue pour avoir été le centre opérationnel du cartel homonyme dirigé par le célèbre baron de la drogue, Pablo Escobar, des années 1970 au début des années 1990. Durant cette période, Medellín est le théâtre de très nombreux crimes de sang.

  • Les places à visiter : Plaza Botero, Plaza Cisneros, Plaza Mayor
  • Les parques à visiter : Parque Berrio, Parque Bolivar
  • Les églises à visiter : Candelaria Church, Catedral Basilica Metropolitana de Medellin
Parque Bolivar & Catedral Basilica Metropolitana de Medellin 
Plaza Botero & Candelaria Church
Plaza Cisneros & Monumento a la Raza 
Centre Ville de Medellín 
Plaza Mayor 
  • Aller voir le coucher de soleil à Nutibara Hill :

Pour avoir une vue panoramique sur la ville et profiter du coucher du soleil, nous nous sommes rendu en taxi à la colline Nutibara qui se situe au sud de la ville. La vue y est absolument superbe et permet de se rendre compte de l'étendu de la ville!

Nutibara Hill  
  • Aller visiter la Comuna 13, l'ancien quartier général du Cartel de Pablo Escobar

La comuna 13 est un endroit dans le quartier San Javier en région de Medellin. Dans les années 1970, il s'est développé rapidement car c'était bon marché et proche du centre ville. C'était un endroit où les familles se réfugiaient durant la période où les trafiquants étaient présents dans la vie Colombienne.

Les familles sont venues en grand nombre et le gouvernement a donné l'ordre d'arrêter de venir. Les familles ont continué a venir et se sont installées dans les montagnes. Le gouvernement, toujours contre se rassemblement de familles pauvres en région de la ville, a donné l'ordre de tout détruire. Les familles ont malgré tout reconstruit à nouveau, encore et encore. C'était une guerre entre la police et la communauté.

La comuna 13 était divisée entre les légaux et illégaux. Elle a été considérée très longtemps comme un quartier très dangereux. Il n'y avait plus de contrôle de police. Les trafiquants ont vu cette situation comme une opportunité. Ils sont venus s'installer et ont profité de cette endroit pour le transfert de drogue. La communauté avait des machettes pour se protéger, ce qui n'était pas assez pour se protéger contre leurs armes.

Les farqs sont alors venus et ont protégé les communautés. Ils ont fait des dons de nourritures, ont amélioré leurs maisons. Ils voulaient protéger les familles. Ils ont même donné des emplois chez les farqs. Leur condition? Ils voulaient transporter les drogues à travers les montagnes. La seule différence était qu'ils étaient bons pour la communauté.

En 1993, Pablo Escobar, alors le leader de la Comuna 13, a été exécuté. Don Berna fut le nouveau leader, il était également un leader paramilitaire (un groupe de "riches" qui souhaitent éradiquer les problèmes sociaux). Jusqu'à la fin des années 1990, il n'a réussi seulement à récupérer que 20% du pouvoir sur la Comuna 13. La situation devenait hors de contrôle. La communauté a appelé l'aide du gouvernement.

Le 21 mai 2002, 100 policiers sont venus dans le quartier pour attaquer les farqs mais ont tiré sur tout le monde, mêmes les habitants de la communauté. Beaucoup de personnes sont mortes. Les habitants ont commencé à utiliser des morceaux de tissus blancs pour demander à la police d'arrêter de shooter. C'était un réel bain de sang qui n'a pas régler le problème des farqs. En 2008, Don Berna est capturé et emprisonné par les Américains. Et c'est seulement à partir de 2010 que la paix a commencé à s'installer, il y a seulement 8 ans...

Apprendre l'histoire de la Comuna 13 est très touchant. C'est tellement récent et proche de nous qu'on se demande comment un quartier ait pu se métamorphosé en si peu de temps. Il reste un endroit où la sécurité laisse à désirer la nuit, mais ça n'a rien à voir avec la situation d'il y a 10 ans.

Street Art à la Comuna 13 
Escalator construit en 2011 pour aider la communauté de la Comuna 13  
La Comuna 13, un quartier touchant. 
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Medellín est le genre de ville qui surprend, par son architecture, par son histoire, par sa population hétéroclite. Nous avons adoré la découvrir et explorer ses différents quartiers. Elle devient de plus en plus touristique et c'est tout ce qu'on souhaite à la population qui a bien souffert durant les années de trafics de drogue.