Carnet de voyage

Asie du Sud-Est 2019: Vietnam Cambodge

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Notre première rencontre avec la culture asiatique. Entre découvertes culturelles et découvertes de paysages incroyables, l'émerveillement est à chaque coin de rue...
Février 2019
3 semaines
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Publié le 19 février 2019

Nouveau voyage à l'horizon, nouvelle aventure, nous partons au Vietnam et au Cambodge du 19 Février au 11 Mars.


A la différence de notre dernier voyage, l'Ouest Américain, c'est d'une toute autre culture que nous partons à la découverte. Oubliées les habitudes occidentales, l'Asie du sud-est nous ouvre les bras.


Mais qui dit Asie du sud-est dit aussi maladies qui nous sont inconnues. La première étape de la préparation de notre voyage est donc notre rendez-vous chez le médecin pour savoir quels vaccins faire, quels médicaments prendre...


Côté vaccin, 2 sont fortement recommandés: le vaccin contre l'hépatite A et le vaccin contre la fièvre typhoïde. A noter que les vaccins dit "de confort" qui sont des vaccins pour des voyages donc, ne sont pas remboursables par la sécurité sociale.

Deux possibilités : un vaccin qui combine les deux, le Tyavax, ou alors chaque vaccin séparément: Havrix (hépatite A) et le typhim (fièvre typhoïde).

Dans ce deuxième cas, l'Havrix peut-être pris en charge par la sécurité sociale. Mais ces vaccins sont très difficiles à trouver en pharmacie.


Nous avons donc fait marcher la concurrence en visitant plusieurs pharamacies et avons finalement acheté un Tyavax à 86€.


Côté maladie, le Vietnam et le Cambodge sont des pays où sévit le paludisme. Il faut donc prendre un traitement assez lourd, un jour avant le départ puis toute la durée du voyage et encore une semaine après.

La molécule pour le Cambodge est la catégorie 3: la malarone. Cette molécule n'étant pas bien supportée par tout le monde, nous avons fait un essai un weekend avant le voyage pour vérifier qu'on n'avait pas d'effets indésirables.

Même chose que pour les vaccins, il faut faire marcher la concurrence, et les prix vont du simple au triple (on en a vu a plus de 30€ la boîte). Nous avons finalement eu des boîtes a 13€ (par 12 comprimés). Il paraît qu'à la Défense il y en a des peu chères car beaucoup de passage.


Ensuite, le médecin nous a prescrit toute une liste de choses utiles au cas où: antibiotiques, antidiarrhéiques, anti-nausée. La médecine asiatique est très efficace, mais ils ont peu d'accès aux médicaments, il nous conseille donc de prendre une trousse de médicaments avec les ordonnances (afin de ne pas risquer d'être accusés de traffic) dans nos bagages, et le dernier jour de tout laisser au guide en partant.


Une fois cette étape résolue, nous avons pu nous concentrer tranquillement sur le reste du voyage.


La veille du départ, étape cruciale: les bagages. Température moyenne prévue de 30 degrés. En plein mois de février, nous ressortons donc nos vêtements d'été.

Nous avons le droit a 30 kilos de bagages et pour une première fois je teste la méthode de Marie kondo pour faire ma valise:


Valise rangée en mode Marie Kondo.

Ma valise fait 26 Kilos, celle de Michel fait 21 kilos, on est fin prêts pour le départ 😀

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Publié le 19 février 2019

19 Février, voilà, c'est le grand jour. Papa est venu nous chercher à la maison pour nous emmener à l'aéroport. Le vol est à 13h10 alors on décolle vers 9h30 de l'appartement direction "Aéroport Charles de Gaulle".

On arrive sur place a 10h10 et on part directement faire la queue pour l'enregistrement des bagages.

File d'attente pour l'enregistrement des bagages

Après près d'1h d'attente, nous voilà au guichet d'enregistrement.

Il faut savoir qu'au Vietnam, il n'est pas nécessaire de faire de visa si l'on passe moins de 16 jours sur place.

Du fait que nous partons au Cambodge le 5 mars, nous sommes exemptés de Visa.

Problème, une fois arrivés au guichet, l'hotesse nous annonce que malgré un billet de retour depuis le Cambodge vers Hanoï (car le vol retour pour la France fait obligatoirement escale à Hanoï) elle n'a pas de preuve que nous sortons bien du territoire Vietnamien au bout de moins de 14 jours. En effet, notre sortie du territoire vietnamien se fait depuis Hô-Chi-Minh-Ville vers Phnom-Penh en speedboat, et nous n'avons pas de réservation de bateau car c'est le guide sur place qui a tous nos vouchers.

Un peu stressés, on appelle donc l'agence. Réaction très rapide de Sonia qui contacte son homologue au Vietnam, lequel nous renvoie la réservation du bateau par mail.

En 20 minutes notre problème est réglé et nous pouvons aborder la suite de notre voyage sereinement, bien que ces 20 petites minutes nous aient quelque peu stressés.

On prend alors la navette direction la porte M24. Une fois sur place, quelques petits magasins mais surtout, le nouvel an chinois n'étant pas si loin derrière nous, une jolie installation pour accrocher ses vœux pour l'année.

Vœux pour la nouvelle année

On continue jusqu'à la porte d'embarquement et on repère notre avion sur le tarmac.


Airbus A350-900

Dans peu de temps nous serons installés pour 11h10 de vol.

En attente de l'embarquement

Ça y est on est dans l'avion!! C'est parti!!! A bientôt pour de nouvelles aventures à Hanoï !

Dans l'avion
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Publié le 21 février 2019

Le vol de Paris à Hanoï s'est déroulé sans encombres. On nous a servi le déjeuner vers 14h30, par contre il a fallu attendre 23h heure française pour le petit déjeuner, et je dois avouer que je commençait à avoir très sérieusement les crocs.

Pendant le vol, nous avons regardé des films et tenté de dormir un peu afin d'être en forme pour attaquer la visite de la ville d'Hanoï, même si dormir en plein après-midi n'est pas évident, surtout lorsque les messages d'annonces de turbulences (moins violentes que l'annonce en elle même) nous réveillaient régulièrement.

Étant a côté du hublot, j'ai eu une vue de choix sur le décollage et l'atterrissage, pu voir le coucher et le lever du soleil, et observer les sommets enneigés des Alpes.



Vues depuis le hublot

Nous avons atterri à Hanoï à 6h07.

La brume matinale masquait un peu le paysage quand les roues se sont posées sur le tarmac.

Température extérieure: 24°C.

Nous avons passé les formalités de douanes en un temps record et récupéré nos bagages tout aussi rapidement.

A l'extérieur, notre guide, DUC, nous attend.

En attendant le chauffeur, nous sommes allés retirer un peu de dongs vietnamiens:

1 000 000 de dongs soit environ 38€.

Le chauffeur est arrivé et nous avons pris la direction du centre ville d'Hanoï pour rejoindre notre hôtel.

Sur la route, on nous a expliqué deux trois petites choses: Tout d'abord, il faut savoir qu'Hanoï présente 8 millions d'habitants et 13000 km carrés.

Sur ces 8 millions d'habitants, 5 millions roulent en 2 roues, et seulement 500 000 en voiture. Cela va déjà vous donner une idée de ce à quoi ressemble la circulation.

Rouler a Hanoï, pour nous qui pensons que rouler à Paris est un cauchemar, est donc, au delà du réel. Entre queues de poissons à tout va et 2 roues de partout, c'est juste un enchevêtrement de véhicules sans nom.

Mais il n'y a pas que rouler à Hanoï qui est compliqué, nous y reviendrons par la suite.


Sur la route, nous avons vu une mosaïque qui fait près de 5km de long. Elle célèbre le millénaire de la capitale Hanoï, 1010-2010, et a mis près de 8 mois à être réalisée.


Mosaïque célébrant le millénaire de la capitale Hanoï

Au niveau logement, le prix du mètre carré a Hanoï est très cher (surtout pour le Vietnam dont le salaire moyen est de 150$ par mois): 10 000 $/m2. Peu vivent donc en centre ville.

Concernant l'architecture, les bâtiments à Hanoï sont plutôt étroits et haut, avec un mélange d'architecture vietnamienne, colonialiste française, et américaine, en général sur 4 étages.

Le rez de chaussée est réservé aux pièces de vie pour inviter: toilettes, cuisine/salle à manger.

Le premier étage est l'étage pour les grands-parents, lesquels ont du mal à se déplacer.

Le deuxième étage est consacré à la famille, parents et enfants y vivent ensemble

Le troisième étage est quand à lui consacré au culte des ancêtres, avec un autel pour déposer des offrandes et chérir

Après 35 minutes de route et quelques explications supplémentaires, nous voilà arrivés a l'hôtel.

Il est très correct même si pas extraordinaire.

Il est 7h20 et nous avons la journée devant nous. Grâce au early checking, on récupère notre chambre, elle est un peu sombre mais pour y dormir une nuit c'est tout à fait suffisant. On ouvre un peu nos valises et on décide de se mettre en route pour 8h30.


La chambre du Quochau hotel de Hanoï

Nous décidons de commencer par nous diriger vers le nord-ouest, direction le lac de la soie blanche et le lac de l'ouest. Il fait chaud mais c'est assez nuageux.

Nous nous mettons en route et découvrons une nouvelle difficulté, dont nous avions entendu parlé dans les différents articles sur la ville, mais qu'on ne peut qu'imaginer tant qu'on ne l'a pas vécu: traverser la rue à Hanoï.

Oui oui, vous avez bien lu, traverser la rue. En fait, les piétons ne sont JAMAIS prioritaires, même sur les passages piétons. C'est à vous, piéton, de faire attention aux voitures et deux roues, et non l'inverse. Ça veut donc dire être capable d'anticiper,, commencer a traverser même si une moto est sur la route pour passer Justement derrière elle avant que la suivante n'arrive. Je ne vous cache pas qu'au début c'est très difficile, encore plus quand il y a un passage piéton ou un feu et qu'avec notre bel espoir de voyageur français, on pense que tout sera plus facile ainsi, alors qu'en fait non. Le passage piéton n'est là que pour décorer, et les feux, entre ceux qui le grillent et les voitures qui tournent, il faut tout de même être vigilants. Mais une fois qu'on a compris comment ça marche, on s'adapte et tout va mieux.

Nous partons donc dans les rues, traversons la voie ferrée et découvrons le quartier des maisons d'ambassadeurs, toutes plus belles les unes que les autres avec des photos des différents pays sur les grilles.


Voie ferrée

Nous passons ensuite devant le mausolée d'ho-chi-min, l'Assemblée nationale et le palais présidentiel (je reviendrais dessus plus tard car nous y sommes allés). Enfin, nous arrivons au lac, après une bonne demie heure de marche et partons visiter la pagode Tran Quoc.

Pagode Tran Quoc

Le ciel nuageux ne rend pas sa grâce à l'endroit qui était vraiment superbe et coloré.

Après tout ça, nous nous baladons encore un peu sur le bord des lacs et décidons d'aller manger un morceau. Il est 10h du matin et notre dernier repas remonte à 5h du matin dans l'avion.

Nous optons pour une "chaîne", Highland Coffee, non sans passer devant une statue de cochon en plante pour célébrer la fête du têt.

Cochon de la fête du Têt et lac de la Soie

Au "Highland Coffee", j'opte pour un thé vert glacé avec un cheesecake au thé vert pendant que Michel prend un banana cake avec un capuccino.


Pause café

Après cette pause, nous partons dans le parc au sud de la pagode. Nous débutons par le jardin botanique, dont l'entrée s'élève à 2000 Dong par personne, soit 7,59 centimes d'euros...

Nous y croisons des singes, des fleurs de toutes sortes, des arbres dont les racines repartent de chaque branche (des banian) et des fleurs qui chez nous sont considérées comme des fleurs de Noël et qui là-bas sont partout : les poinsettias.

Jardin botanique

Nous partons ensuite en direction du musée et du mausolée d'Ho-Chi-Minh. En fait il y a un grand parc tout autour, on se promène dedans, il y a la pagode mot cot à voir avec une petite mare pleine de nénuphars, le musée énorme bloc de roche carrée, il fait beau et chaud et nous en profitons pleinement.

Mausolée et musée d'ho-chi-minh, parc et pagode mot cot

Après tout ça, on prend une petite pause bien méritée : thé glacé aux fraises mixées et on en profite pour planifier la suite de la journée à suivre au prochain épisode.

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Publié le 23 février 2019

Après la petite pause dans le jardin du parc du musée d'Ho-Chi-Min, nous passons par la place Ba Dinh et décidons d'aller en direction de la citadelle impériale.

La citadelle impériale est constituée de plusieurs bâtiments dont chacun présente un thème différent.

L'entrée s'élève à 60000 Dong ce qui fait 2.67 pour nous deux.

Un plan avec le sens de la visite nous est distribué et nous commençons notre visite par la porte sud, en traversant le parc.

A l'étage, une exposition représente le retour des guerriers victorieux de la guerre du Vietnam. Toute une expo photo y est consacrée.


Entrée et porte sud de la citadelle impériale

La suite de notre visite nous conduit dans une petite salle des expositions avec pas mal de petits d'objets typiques. Puis ensuite ce sont les visites des bunkers en souterrain, puis les appartements des femmes ... Chaque bâtiment est l'occasion de voir une nouvelle facette de la culture vietnamienne et de la guerre face aux Français.


Visite de la citadelle

Après toutes ces visites, direction la rue juste derrière et son musée de l'armée.

Au programme, plein d'explications sur l'armée et la guerre.

A savoir que:

La guerre avec la France est, vue par les vietnamiens, comme "la guerre d'agression", la guerre contre les États-Unis, la "guerre de destruction", et la guerre de leur point de vue: "la guerre de la libération".

Le musée de l'armée nous présente donc un certain nombre d'informations sur les conflits, des uniformes, les plans des grandes batailles, des armes: fusils, lance roquette, pistolets... Chaque salle révèle de nouvelles curiosités. Puis, une fois l'intérieur visité, on se retrouve l'extérieur pour observer les différents, avions, chars, hélicoptères, armes...


Extérieur du musée de l'armée.

La visite du musée s'achève par la tour de la citadelle, surplombée d'un drapeau du Vietnam, et donc appelée "Flag Tower"


La tour au drapeau

Une fois cette partie d'Hanoï terminée, nous nous dirigeons un peu plus au sud en direction du temple de la littérature.


Temple de la littérature et ses pagodes

Après cette journée bien remplie, nous sommes retournés à l'hôtel pour nous reposer et nous rafraîchir un peu.

Nous ressortons vers 18h pour aller vers le lac Hoan Kiêm.

Nous faisons un premier arrêt à côté du temple Ngoc Son et de son emblématique Pont rouge.

La pagode et son pont rouge

Nous continuons en faisant le tour du lac. S'arrêtant ça et là aux grés des curiosités:

-décorations célébrant la nouvelle année, place avec la statue du roi Ly Thai Tho tour de la tortue, cathédrale Saint Joseph,...


Autour du lac

Il est 19h30 et la faim commence à se faire ressentir. Nous regardons sur Google trip et tenons également compte des recommandations du guide, en nous dirigeant vers le "Madame Hien".

C'est un très beau restaurant avec une salle principale en extérieur, une petite salle en intérieur et une terrasse pour les couples.

Nous prenons donc place sur la terrasse.

Le menu est alléchant, les prix un peu plus cher que d'autres restaurant mais on est clairement dans un restaurant un peu chic.

Pour nous mettre en bouche, nous commandons des cocktails. Michel prend un cocktail avec black rice, triple sec, ananas et coco, le "Madame Hien", moi j'opte pour un cocktail au rhum blanc, fruit mixés (en l'occurence de la passion, miam) et du citron.

Les deux sont excellents.


Coktail "Madame Hien" à droite, et "Phu Lang" à gauche

Nous nous décidons pour deux plats différents dans les spécialités vietnamiennes, dans le but de se les partager: Agneau australien aux champignons avec du riz vapeur et boeuf braisé et nouilles sautées.

A peine le temps de commencer nos cocktails que la nourriture arrive.


Agneau australien et boeuf braisé

Après ce repas, nous décidons de marcher un peu pour retourner en face du temple de la littérature voir si les lampions que nous avions vu l'après-midi étaient à présent éclairés.

Malheureusement, en arrivant sur place tout était fermé et rien n'était éclairé, mais l'entrée du temple de la littérature, elle, était très belle et éclairée.


Temple de la littérature

Sur le chemin du retour vers l'hôtel, nous voyons beaucoup de "restaurants de rue".

Des gens mangent de la fondue vietnamienne, assis sur des tabourets en plastique sur de toutes petites tables en plastiques, un peu comme nos tables de jardin pour enfants.

Puis, vers la fin du trajet, sur la place ou se trouve la statue de Lénine dans le quartier des résidences d'ambassadeurs, plein de gens emmènent leurs enfants pour conduire de petites voitures en plastique à batterie.

Sur une autre place, ce sont des enfants en roller. Chaque place est dédiée à une activité familiale.

C'est amusant et dépaysant.

Place où les enfants font de la voiture électrique, statue de Lénine au fond

Nous rentrons à l'hôtel et c'est ainsi que s'achève notre première journée au Vietnam.

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Publié le 23 février 2019

Pour cette seconde journée au Vietnam, le guide vient nous chercher à l'hôtel à 8h30, direction le musée d'ethnographie.

Il faut savoir qu'au Vietnam, il y a 4 ethnies principales, qui ont ensuite chacune des sous-catégories : les viets, qui représentent à eux seuls 86% de la population, les Khmers, les Thaï et les Hoa.

Ce musée présente les us et coutumes de chaques ethnies, leurs maisons, leurs modes de vie, leurs vêtements traditionnels...

Petite anecdote marrante, le guide a demandé à Michel si il avait des origines asiatiques (bizarrement à moi il ne m'a pas posé la question...), Il avait l'air de vraiment y croire (notre guide est un "Viet").

Le musée a été financé par la France.

Il est en deux parties: une partie à l'intérieur pour tout ce qui est coutumes, métiers, outils et vêtements, une partie à l'extérieur ou l'on peut visiter les maisons "type" de chaque ethnie.




Intérieur du musée d'Ethnographie

La dernière partie du musée à l'intérieur est consacrée à l'élevage des éléphants, et pour le coup ça a cassé pas mal d'idées préconçues que j'avais dessus. J'avais souvent entendu parlé des éléphants en Thaïlande, drogués et tenus par des chaînes, ce qui m'avait sévèrement refroidie vis à vis de l'idée de monter sur leur dos. Et un peu bêtement, m'était fait la même idée sur le traitement qui leur est infligé ici

Or au Vietnam, les éléphants sont rares, et par conséquent, le peuple les respecte.

Les populations dans les régions où vivent les éléphants ont fait le choix de garder les deux catégories d'éléphants: les domestiqués, et les sauvages. Les domestiqués sont dressés des la naissance pour aider à la vie quotidienne et pour être en contact avec des touristes. Le dressage prend 2 à 3 ans, parfois jusqu'à 5 pour les éléphants un peu plus réfractaires. Si ils sont fatigués, ils sont mis en "repos" pendant 2 mois. Le reste du temps, le soin et le bien-être des éléphants est au centre des préoccupations des vietnamiens.

Quelques petites infos sur les éléphants :

Les éléphants vivent sur les hauts plateaux et peuvent peser de 3 à 5 tonnes.

Une femelle éléphant est fertile de 20 à 50 ans et donne naissance à un bébé tous les 4 à 5 ans au bout de 22 mois de gestation.

Un éléphant dort peu (3 à 5h par jour) mais passe 16h par jour à la recherche de nourriture.

Ils boivent entre 160 et 300 litres d'eau par jour, c'est pour ça qu'il vit dans des régions où l'eau n'est pas une denrée rare.

Les Mnongs, ethnie qui vit aux côtés des éléphants, ont une loi très stricte sur le soin à apporter à ces animaux, à tel point que les habitants peuvent payer une amende si ils s'en occupent mal. En général, les habitants les laissent en liberté la plupart du temps et les récupèrent à la saison sèche pour effectuer différentes tâches. De quoi se rassurer un peu sur le traitement qui leur est réservé ici.

C'est ainsi que s'achève l'espace intérieur du musée, en ayant appris pas mal de choses et découverts plein de facettes de ce beau pays qu'est le Vietnam.

Notre guide est fatigué, il prend donc un peu de repos et nous nous repartons vers l'extérieur pour les visites des maisons.


Chaque village a pour habitude d'avoir une maison communale. C'est une grand maison dans laquelle on se réunit pour faire la fête, manger et danser tous ensemble.

Certaines ethnies considèrent la hauteur comme symbole de richesse, d'autres la longueur, ce qui amène à différents types de demeures.




Maisons et tombeau

Après avoir fini la visite du musée d'ethnographie, notre guide nous propose d'aller visiter la fabrique de laque.

La laque est une spécialité d'Hanoï.

Il existe trois méthodes de laque:

La laque traditionnelle, la laque de nacre, et la laque de coquille d'oeuf.

Les trois méthodes finissent de la même manière, seules les étapes précédentes diffèrent : la dernière étape consiste à recouvrir un tableau de sève de laquier.

Il faut entre 12 et 15 couches de laques pour qu'un tableau soit fini, et 3 mois de séchage.

Entre chaque couche de laque, il faut poncer.


Processus de ponçage de la laque

La laque traditionnelle est un tableau peint puis recouvert de laque.



Tableaux pour laque traditionnelle

La laque à coquille d'oeuf, spécialité de la région d'Hanoï, consister à faire un tableau en y incorporant des coquilles d'oeufs, cassées une fois collées, puis sur lesquelles est coulée la laque, puis poncée pour faire réapparaître le motif. Cela donne un aspect particulier au tableau, un peu comme une sorte de mosaïque dans les blancs.


Laque à coquilles d'oeufs

La nâcre consiste à mélanger de la laque avec de la nacre afin d'obtenir des décors nacrés.

Les 3 méthodes peuvent être combinées pour fabriquer des tableaux différents.


Assortiment de tableaux laqués

C'est ici que s'arrête notre visite d'Hanoï. Nous prenons à présent la route en direction de Mai chau, à l'ouest, pour environ 3 heures 30 de route.

Vers midi, le chauffeur et le guide nous propose de nous arrêter manger une fondue vietnamienne pour 300 000 dongs par tête soit environ 10€.

Nous acceptons, et nous voilà tous les 4 autour d'une table remplie de nourriture, un gros bol de bouillon posé sur une plaque de cuisson placée devant nous.

Au menu: poulet (même les pattes et la tête!!), Boeuf, verdure, champignons, tofu et nouilles (les mêmes que chez nous, celles qui sont dans des sachets auxquelles on ajoute de l'eau bouillante).



Fondue vietnamienne

Après ce repas, on nous propose du thé vert glacé qu'on accepte avec plaisir et le chauffeur nous présente en quoi cela consiste de fumer à Hanoï avec le bambou.

A savoir qu'il est apparemment mal vu pour un vietnamien de ne pas fumer.

Nous reprenons la route pour Mai-Chau, route un peu montagneuse.

On fait de nouveau un arrêt dans une petite structure en bord de route. Cette structure est en fait formée de plusieurs piliers de métal et de béton sur lesquels viennent se poser des tubes de bambou et par dessus, un sol en feuille de palmiers.

La vue y est sublime.


Arrêt sur la route de Mai-Chau

Le guide nous propose alors de tester des encas locaux pour le goûter: eau de maïs et riz gluant en tube de bambou.

L'eau de maïs n'est vraiment pas fameuse, j'étais pourtant passée au dessus des apparences et de sa couleur proche de l'urine, mais en goût, c'était vraiment bof, sans compter que c'est servi tiède...


Le riz gluant par contre, même si ce n'est pas extraordinaire, ça se mange, surtout une fois qu'on le trempe dans les épices.

Et puis c'est toujours intéressant de goûter à des saveurs locales.



Riz gluant en tube de bambou et eau de maïs

Une fois le goûter terminé, on repart en direction de Mai chau.

Nous arrivons à l'hôtel vers 15h30.

L'hôtel est un "Home stat" c'est à dire que c'est plutôt une sorte de maison d'hôtes, le Valley View.

On nous donne la chambre au dernier étage. Pas d'ascenseur, mais la vue en vaut la peine, surtout qu'au Vietnam vous ne montez jamais votre valise vous-même.


Chambre du Valley View et vue depuis la terrasse

On nous annonce que des vélos sont à notre disposition gratuitement à la réception et que nous pouvons aller nous balader dans les rizières. Il fait beau et chaud et l'idée est fort séduisante.

On se change, et go, on part à l'aventure. Au bout de quelques minutes, on est vraiment en plein milieu des rizières. C'est vraiment génial et dépaysant, on se sent vraiment bien.

Nous continuons notre route et arrivons dans un petit village de maisons sur pilotis. On y trouve des bars/restaurants, des gîtes et des magasins avec des choses en tout genre.

Nous continuons à pédaler et décidons de faire une grande boucle.

Cette boucle nous fait passer par la grande route et nous passons devant une école à la sortie des cours. Des dizaines de scooters et de vélos avec enfants et parents nous entourent, ce n'est pas du tout dangereux et même plutôt amusant.


Balade dans les rizières de Mai chau

Nous continuons puis, nous décidons, peu avant d'arriver à l'hôtel, de retourner dans le petit village sur pilotis pour aller boire un smoothie. Il est 17h et on est attendus pour le repas à la maison d'hôtes à 19h.


Pause smoothie au village

Une fois cette petite pause bien méritée achevée, nous rentrons à l'hôtel pour nous laver et nous faire "beaux" pour la soirée.

À 19h, nous descendons pour prendre le repas avec le guide et le chauffeur. Le patron de la maison apporte une bouteille de "black rice" maison, sorte de saké un peu moins fort, typique Vietnamien et nous trinquons tous ensemble.

Santé!

Les plats ont tous été amenés à table, nous allons pouvoir commencer. Au menu: soupe de potiron, salade de fleurs de bananes, porc grillé, porc sauté, poulet, nems, haricots verts, riz vapeur...

De quoi ne plus avoir fin en sortant de table.


Repas du soir

Après le repas, un spectacle folklorique est prévu. Nous sommes les seuls clients ce soir là, le spectacle n'a lieu que pour nous. Nous finissons même par être invités à danser avec eux.


Spectacle folklorique

La soirée s'achève ainsi. On marche encore un peu en ville avant de retourner se coucher. Demain, beaucoup de route et une belle journée nous attendent.

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Publié le 25 février 2019

Le guide nous a donné rendez-vous à 8h pour le départ.

On se lève, on petit déjeune, et à 8h pile on est prêts pour le départ.

Le chauffeur range nos valises dans le coffre, et c'est parti, direction la montagne.

Le temps se dégrade de plus en plus en allant en altitude. La brume (ou peut-être était-ce les nuages) ne simplifie pas la tâche du chauffeur mais il est très prudent et tout se passe très bien.

On arrive a destination vers 9h du matin, dans la réserve naturelle de Pu Luong.

Ici, nous allons découvrir les rizières en terrasse.

On enfile un petit imperméable au cas où, et nous voilà fin prêts pour cette première vraie découverte de la culture asiatique.

Nous descendons un chemin un peu glissant malgré nos chaussures de trail (à ce moment là on se dit que si la rando se déroule comme ça tout le long ça va être compliqué) et on arrive dans un petit Home stay, une petite maison sur pilotis en bois, où l'on nous propose de passer aux toilettes avant le début de la randonnée. On y récupère un interprète car dans le village, seuls les jeunes parlent le vietnamien, les autres parlent le Thaï, qui est la langue de leur ethnie. Notre guide ne parle pas le Thaï, il ne parle que le Viet, d'où le besoin d'un interprète.

Home stay et aperçu des rizières

On reprend donc la route pour 3 heures de randonnée dans les rizières.

Des le début, la vue est impressionnante : des rizières en terrasse à perte de vue s'étalent devant nous.


Rizières en terrasse

Nous continuons notre chemin à la rencontre des habitants du village. Ils sont 500, et ils travaillent tous dans les rizières.

La première étape consiste à labourer à l'aide d'un boeuf.

Puis, ils plantent le riz, très serré, en sorte de petit carré.

Lorsque ça a bien poussé, ils repiquent les brins en les espaçant. Le riz peut alors finir de pousser jusqu'à sa récolte.


Dans le nord du Vietnam, il y a deux récoltes par an, dans le sud ils en font 3.

Nous avons pu voir les 3 phases: le labourage, le riz en plantation serrée, puis le repiquage.


Randonnée dans les rizières

Au fur et a mesure de la randonnée, on croise de plus en plus de personnes, toujours souriantes et accueillantes, un vrai plaisir.

On se dirige lentement mais sûrement vers le village.

Une fois arrivés dans le village, on s'arrête pour manger chez l'habitant.

Village et déjeuner chez l'habitant

Une fois le repas terminé, nous rejoignons notre chauffeur pour reprendre la route en direction de Tam Coc. Le Tam Coc garden, notre hôtel à Tam Coc, est l'un de ceux qui m'ont le plus tapé dans l'oeil sur internet. J'ai hâte de voir à quoi il ressemble en vrai.

Sur la route, on découvre la spécialité de la province de Ninh Binh: la chèvre. Tout le long de la route, sur le bord, des gens vendent des chèvre rôties, entières. Ça ne fait vraiment pas envie, surtout en plein milieu de la route


Sur la route de Tam Coc


Vers 15h30, nous au Tam Coc garden.

Et là, sincèrement, hormis l'absence du soleil, c'est le paradis!

Un jardin fleuri, une réception magnifique au milieu de ce jardin, la piscine avec une vue imprenable et le bar attenant...

On récupère notre chambre et on nous annonce qu'on viendra nous poser des moustiquaires pour la nuit.

On nous prévient également qu'on peut utiliser la piscine mais qu'elle est très froide.

On se rend donc à notre chambre avec nos bagages et on découvre les lieux.

Hôtel "Tam Coc Garden"

Après ça, nous décidons d'aller nous promener dans les jardins. Tout y est très beau.

Les jardins du Tam Coc

Nous décidons d'aller toucher l'eau de la piscine pour voir si elle est si froide que ça. Et au final, pas du tout, elle est à une température tout à fait correcte.

La piscine du Tam Coc Garden

Nous rentrons à la chambre nous changer et hop, direction la piscine pour un petit bain bien mérité.

Petite pause piscine

Après cette petite pause, nous rentrons à la chambre pour nous laver et nous préparer pour la soirée.

Il est encore trop tôt pour aller manger, alors on va sur ma terrasse pour boire un verre.

Vin d'abricot, spécialité locale

La nuit commence à tomber. On retourne à la chambre s'habiller plus couverts car les moustiques font rage. On met du produit anti-moustique et des manches longues.

Puis, comme il est toujours trop tôt pour aller manger (il n'est que 18h30), on se décide pour des cocktails.


Coktails autour de la piscine

Après cet mise en bouche, nous prenons la direction du restaurant. C'est un restaurant du chef Didier Corlou, chef breton expatrié à Hanoï.

Comme on aime découvrir des saveurs, on se met d'accord pour commander plusieurs plats qu'on partagera. On choisit donc un bouillon à la tomate et au porc, du poulet sauce passion et des brochettes de crevettes sur canne à sucre, et du riz sauté à l'ail.

Pour le dessert, ne sachant pas ce qu'est le panian, je me laisse tenter pour des crêpes au panian et crème de coco.


Restaurant du Tam Coc Garden

Après avoir bien mangé, on retourne dans notre chambre. Le personnel est passé nous ajouter une moustiquaire et à allumé les petites lampes d'ambiance. La chambre est merveilleuse.

La chambre et sa moustiquaire


Nous partons nous coucher, émerveillés par l'endroit.

Demain, Duc (notre guide) vient nous chercher à 8h.

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Publié le 26 février 2019

Aujourd'hui, il fait toujours gris, mais le réveil dans les jardins du Tam Coc Garden est un vrai régal.

Nous nous rendons au restaurant pour déjeuner, avec au programme, un peu de nourriture asiatique. Michel tente notamment un bouillon au bœuf.


Réveil au Tam Coc Garden

Nous rejoignons le guide à la réception à 8h. Il nous expose alors le programme de la journée.

Première étape, nous empruntons des vélos à l'hôtel (gratuit) et prenons la route de l'embarcadère pour une petite balade en sampans (bateau traditionnels).

On monte dans la barque, dirigée par une femme qui rame avec ses pieds.

Nous sommes les tout premiers touristes.


Balade en sampans

Nous passons alors sous 2 grottes, naviguons pendant environ une demi-heure et arrivés dans la 3 ème grotte (qui contient même un autel avec buddha), on fait demi-tour.

Nous n'avons pas croisé un seul autre bateau sur le chemin, nous nous sommes vraiment senti privilégiés de profiter de cette balade juste tous les deux et la femme qui ramait.

Promenade sur les eaux

Au bout d'1h15 de navigation, nous retournons sur la terre ferme, retrouvons nos vélos et le guide et reprenons la route cette fois-ci en direction de la pagode de Jade

La différence entre une pagode et un temple est qu'une pagode n'est consacrée qu'à Buddha, un temple à tous les êtres liés à la religion (buddha, les génies...).

La pagode de Jade se décompose en 3 parties auxquelles on accède par des marches:

La première, la plus basse, est entièrement à l'extérieur.

La seconde, un peu plus haute, est à moitié creusée dans la roche, à moitié à l'extérieur.

La dernière et plus haute, est entièrement creusée dans la roche.


La pagode de Jade

Le génie avec la barbe blanche est le génie de la terre, le génie avec la barbe noire le génie de la montagne. Le génie de la rivière était caché dans la grotte.

Après cette visite de la pagode, notre programme est sensé s'arrêter là, mais à cause d'une image sur bing.com, nous avons repéré un endroit très joli qui s'appelle Hang Mua et qui se trouve tout près de là où nous sommes.

Nous avions demandé au guide l'avant veille si il était possible de s'y rendre et il était d'accord.

Cela se trouve à 6 km de la pagode de Jade.

Nous reprenons donc les vélos pour nous y rendre.


Hang Mua

Hang Mua c'est un peu plus de 500 marches à grimper, avec deux jolis points de vue au sommet.

Malheureusement, les nuages sont très bas aujourd'hui et nous ne parvenons pas à voir le sol depuis le point le plus haut. L'endroit n'en demeure pas moins magnifique et totalement dépaysant.

Visite de Hang Mua et grotte du tigre tout en bas des marches.

Après ces efforts, le guide nous emmène déjeuner dans le village.

Nous choisissons plusieurs plats sur la carte à partager: porc à la cannelle, poulet aux 5 couleurs, et des nouilles sautées aux légumes.

En dessert, on opte pour des smoothies aux fruits frais.

Porc à la cannelle, poulet au 5 couleurs, nouilles sautées aux légumes et smothies aux fruits frais

Après ce repas, il est temps de retourner à Hanoï.

Nous rapportons donc les vélos à l'hôtel, aprés 4km de vélo, récupérons nos valises et repartons avec le chauffeur et le guide sur la route.

Nous arrivons sur Hanoï vers 16h30, non sans être passés devant l'usine Hyundai et la maison du patron d'une fabrique de ciment sur la route.

Tous les bâtiments sont faits en ciment ici, et ça rapporte beaucoup.

Usine Hyundai et maison d'un patron d'usine de ciment

Une fois arrivés à Hanoï, nous disons au-revoir à notre guide et notre chauffeur que nous ne verrons plus, puis nous récupérons notre chambre dans le même hôtel que la première fois, le quo chau, mais la chambre est cette fois plus spacieuse. La même personne que la dernière fois attrapé nos valises et les mets dans l'ascenseur, puis devant notre chambre. Durée de l'opération: 1min30 max. Il est de coutume de laisser un pourboire, et comme nous l'avions lu sur internet, et comme nous l'avions fait la première fois, nous lui laissons l'équivalent d'1€. Il s'est mis à râler que ce n'était pas assez. Pour le coup nous étions un peu en colère. Autant à Mai chau nous avions donné plus d'argent car la chambre était au 4eme étage sans ascenseur, et nous n'avions pas pu lui donner à l'arrivée car il était redescendu tout de suite, il était souriant, et super content de son pourboire, autant là, il ne fait quasi pas d'effort, pas un sourire rien, récupère à chaque fois les 2 fois, pour monter puis pour descendre, ça lui prend 3 secondes et en plus il râle. Ça nous a vraiment vexés à tel point que le lendemain matin nous avons refusé qu'il s'occupe de nos valises, tant pis pour lui, et au moins il comprendra.

Si chaque voyageur lui donne 2€ par nuit, il ne s'en sort pas si mal que ça...

Bref, ça c'était pour la petite histoire du groom pas sympa.

Au moins la chambre est un peu plus sympa niveau espace, mais toujours aussi sombre.



Chambre d'hôtel a Hanoï le samedi soir

Comme la première fois nous n'avions pas eu le temps de faire le temple sur le lac de l'épée, nous nous y rendons après s'être un peu changés. Il fait froid ce soir là, nous avons dur sortir les sweats.

Nous y entrons en payant 30000 Dong par personne, soit 2,26€ pour nous deux.





Entrée du temple Ngoc Song

A l'intérieur il y a des explications sur le lac, disponibles en francais et notamment la légende qui lui valut son nom:

L'empereur Lê aurait retourné l'épée sacrée au génie-tortue des eaux sur les eaux du lac au 15 ème siècle. Dès lors, le lac s'est appelé "Hoan Kiêm" ce qui signifie "lac du retour de l'épée".

Certains pensent encore que l'épée se cache toujours quelque part dans les eaux du lac. Et parfois, des tortues émergent de l'eau pour ressusciter les légendes d'Hanoï.

Une statue de la tortue-génie a été réalisée en 1968. Elle pèse 250kg, est longue de 2m10 et fait 1,20m de large.

Intérieur du temple Ngoc son

Une fois cette visite achevée, on décide de se promener tout au tour du lac. On est samedi soir et le weekend, la circulation est fermée pour rendre le tour du lac piéton.

C'est très agréable, et les jeunes se retrouvent la-bas pour chanter et danser.


Balade autour du lac rendu piéton

Si vous suivez les actualités, vous savez que Trump et Kim Jong Un se rencontrent à Hanoï le 27 février prochain. Site vous êtes à Hanoï en ce moment, vous ne pouvez pas passer à côté : drapeau américain/coréen du nord/vietnamien tous ensemble au dessus d'une main serrée, voilà ce qui décore les rues de la ville. Sans compter les petits stands de vêtement qui vendent des T-shirts à leur effigie à 5€.


Rencontre USA/Corée du Nord

Après cette promenade enrichissante, nous décidons de nous mettre en route pour aller manger.

Une petite recherche sur Google trip nous conduit vers le restaurant "La verticale", restaurant du chef Didier Corlou.

On se dirige donc aura su ouest du lac de l'épée pour le dîner.

Sur place, beaucoup de Français, y compris un serveur.

Nous choisissons des menus à 536 000 Dong soit 20€ et 36 cts.

Le vin étant très cher au Vietnam pour des vins français assez médiocres, on commande plutôt une bouteille d'eau mais des coktails pour l'apéritif.

Le restaurant est un restaurant gastronomique et l'on y mange vraiment très bien pour une somme tout a fait correcte (60€) même si assez chère pour le pays. Au menu, canard, papaye verte, gambas, crème brûlée à la banane, baba au Rhum, un vrai régal.




Repas du soir à la Verticale

Après le repas, nous décidons de nous balader dans les rues animées.

Nous allons d'abord autour du lac puis un peu plus au nord à la découverte du marché de nuit.

Les rues d'Hanoï le samedi soir

Après toute cette marche, nous rentrons à l'hôtel pour dormir. Il est déjà plus de 23h et demain, on vient nous chercher à 8h30 pour aller dans la baie d'Halong.

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Publié le 26 février 2019

Ce matin, rien d'exotique pour notre petit déjeuner. Nous connaissons déjà l'hôtel et nous prenons ce qu'il nous faut pour ne pas avoir faim avant 12h.

Comme je vous le racontais hier, nous avons pris la décision avec Michel de ne pas laisser nos bagages dans le couloir comme il est coutume de le faire, mais de les descendre nous même.

Arrivé en bas, notre "ami" de la veille tente de prendre ma valise mais je refuse poliment, et Michel de même.

Il comprend qu'hier il a été incorrect et on le sent gêné.

Le minibus vient nous chercher pile à l'heure. On passe par un autre hôtel récupérer un américain, Jim, avec lequel nous discutons tout le long du trajet. Il voyage seul mais adore voyager et travaille en agence de voyage, le top.

Au bout d'1h30 de route environ, le bus fait un arrêt dans une sorte de gros bâtiment spécial touristes pour nous expliquer la fabrication des perles de culture.

Dans un premier temps, on insère une impureté dans une huître, en général une petite perle.

Insertion d'une perle synthétique dans l'huître

Une fois cette impureté insérée, il faut attendre que les huîtres fabriquent de la nacre tout autour.

Pour leur donner des couleurs différentes, ils les plongent dans des solutions différentes.

Lorsque les perles sont nacrées, elles sont récupérées puis triées par taille.

Tri des perles par taille

Pour finir, elles sont transformées en bijou. Pour ce faire, elles sont mesurées très finement pour la confection des boucles d'oreilles, percées, puis collées sur de petites tiges de métal.

Après la visualisation de tout ce processus, on va dans le showroom observer les différents produits à vendre.

Tout est relativement cher, on voit clairement que c'est à destination des touristes.

Au bout de 20 minutes d'arrêt, on rejoint notre mini-bus avec Jim et nous reprenons la route pour la baie d'Halong.

Nous arrivons au port d'Indochina Sails à 11h30.

Pendant le trajet, nous faisons des spéculations sur le bateau que nous aurons, n'ayant aucune idée de ce à quoi nous attendre. Nos valises nous ont suivi et attendent elles aussi d'être transportées.

Le port d'attache devant lequel nous nous arrêtons, indochina Sails, est assez petit et un seul bateau y est amarré.

Il n'a pas l'air extraordinaire mais correct.

On nous sert du thé au miel et au gingembre en attendant qu'il soit l'heure de l'embarquement, et j'en profite pour prendre des photos.



Thé au miel et au gingembre et seul bateau à quai

Au bout d'une demie heure, on vient nous récupérer pour l'embarquement. On ne monte pas dans le gros bateau à quai mais dans un tout petit. On enfile des gilets de sauvetage et on part vers le milieu du port ou les plus gros paquebots sont amarrés.

On file droit vers un bateau magnifique. Je n'en crois pas mes yeux.

Arrivée vers le bateau

Le bateau est juste sublime. On monte à bord, on est accueillis comme des rois. On nous offre un thé, et on s'installe dans des canapés dans le pont supérieur le temps que tout le monde embarque.

Une fois tout le monde à bord, on nous présente le planning de la journée :

- après la réunion, récupération de nos chambres. On aura alors un peu de temps pour s'installer et se changer (il est 12h20).

- 13h15: Déjeuner

-16h00: visite d'une grotte: la grotte de la surprise

-17h00, retour sur le bateau.

-18h15: démonstration culinaire pour apprendre à couper des fruits et légumes en fleurs et animaux

- 19h00: repas du soir.

Le reste du planning nous sera présenté plus tard.

On récupère notre clé de chambre, la 201.


Clé de la chambre

On descend juste d'un étage pour aller à notre chambre. On a à peine le temps de la découvrir que nos bagages arrivent.


Notre chambre, sa vue et sa terrasse

On décide de se changer afin d'être un peu plus présentables.

On monte alors dans le salon et commandons un cocktail car le repas n'est pas encore pour tout de suite. Tropical Paradise for me, Mai Tai for Michel.


Tropical Paradise à gauche, Mai Tai à droite

On part les boire a l'extérieur, sur le pont, pour profiter de la vue.

À 13h15, on nous appelle pour passer à table. On nous place sur une table parfaite, un peu à l'écart du monde.


Le restaurant

Le déjeuner est servi à table. La mise en bouche est un velouté de potiron qui arrive dans un bol posé sur une sorte de photophore dont le chauffe-plat chauffe la soupe pour la garder à température.

La soupe et Michel qui prend la soupe en photos

Après ce vrai régal, on nous apporte en entrée des crevettes, et des croquettes de crevettes à la salade de papaye verte, en plat du poisson, du riz et des légumes vapeurs, et en dessert des fruits frais coupés en cube et un gâteau à la noix de coco.

Les plats du restaurant

Après ce repas, nous buvons un café et profitons un peu du pont supérieur pour prendre des photos.

Pont supérieur du bâteau

Après ça, nous allons nous changer pour la visite de la grotte.

À 16h, nous rejoignons donc le pont inférieur pour monter dans un taxibus à destination de la grotte de la surprise.

En face de nous, on aperçoit la grotte du Pélican.

Arrivée à la grotte de la surprise: "Hang Sung Sot"

Cette grotte a été découverte par des français. L'ouverture extérieure est toute petite. On y entre par un côté mais ressort d'un autre. Il y a beaucoup de touristes et la guide nous explique différentes choses comme le fait qu'il y a beaucoup de marches à l'intérieur et que si on est cardiaque il vaut mieux rester en bas.

Nous entrons alors dans la première salle. Elle est déjà superbe.

Première salle de la grotte

On avance encore un peu et là, on arrive dans une deuxième salle encore plus grande que la première. Elle est encore plus magnifique et gigantesque.


Deuxième pièce de la grotte

La derniere pièce de la grotte est démesurée. On circule dedans en suivant la guide. Elle nous présente la roche de "l'homme heureux", la tortue dont il faut caresser la tête pour qu'elle nous porte chance, et nous nous dirigeons vers la sortie.

3 ème salle de la grotte de la surprise

Une fois dehors, nous avons une vue imprenable sur la baie et les navires qui attendent les différents groupes de touristes.

L'un d'eux a de superbes voiles rouges.

Sortie de la grotte de la Surprise

Au final, la visite de cette grotte aura vraiment été chouette. Déjà parce qu'elle n'était pas inscrite dans notre programme, mais surtout parce qu'elle ne payait pas de mine de l'extérieur mais était particulièrement impressionnante à l'intérieur, ce qui lui a sans doute valu son nom.

Nous reprenons le taxi bus pour remonter à bord du bateau.

On part se changer pour la soirée. A 18h15, il y a une démonstration pour faire des fleurs et des animaux avec des fruits et légumes.

Le chef utilise un outil qui ressemble à un gros taille crayon pour faire des fleurs avec une carotte, un petit couteau pour faire des fleurs de lotus en oignon, et un couteau classique pour faire une rose en peau de tomate et transformer une pomme en cygne.


Démonstration du chef cuisinier

Après cette petite animation, nous prenons un cocktail en attendant le repas. Cette fois-ci ce sera un "Sex on the Bay" pour moi et la même chose pour Michel. Puis on va se promener sur le "sundeck"


Balade sur le pont superieur

Le repas du soir est servi à 19h30. C'est un buffet mêlant des plats asiatiques et des plats européens. On aura ainsi pu manger des produits de la mer, du riz sauté à l'ananas, du bouillon aux champignons...


Repas du soir

Après le repas du soir, il y a le happy hour sur les cocktails, 1 acheté=1 gratuit, et la pêche de calamar nocturne.

On part pêcher vers 21h, en se disant que si à 21h30 on n'a rien attrapé, on abandonnera. On discute un peu avec des calédoniens, puis des Suisses viennent prendre le relais.

On observe un peu l'eau. On y voit des poissons volants, tout petits poissons verts avec des ailes qui font de grands sauts, de petites méduses transparentes, mais pas de calamar.

Puis, au moment où l'on s'apprête à partir, un calamar s'accroche à la ligne de Michel. Il tente de le sortir de l'eau, il crache et envoie un jet d'eau, mais rien n'y fait, on ne parvient pas à l'attraper.

Ça nous rebooste un peu alors nous continuons à essayer d'en attrapper un. On voit passer un poisson très bizarre, tout plat, ovale, avec les yeux sur le dessus qui nage en surface. Encore des poissons volants, mais pas d'autres calamars.

A 22h, on s'avoue vaincus et remonte commander des tequila sunrise avec du jus de fruit de la passion à la place de l'orange.

On s'installe avec l'Américain, Jim, on discute un peu de voyages et de randonnées, puis vers 23h on part se coucher. Demain il nous faut nous lever tout.

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Publié le 28 février 2019

Ce matin, réveil à 6h30 pour se préparer, boire un café et manger une petite pâtisserie.

Puis, direction le pont supérieur pour le cours de tai chi de 7h.

Finalement, comme il bruine, le professeur préfère donner cours à l'intérieur. On écarte quelques tables et c'est parti.

Mine de rien, cette gymnastique matinale est épuisante.

Après le tai chi, à 7h30, on prend le taxi bateau pour "Ti Top Island". Tip top Island est une île qui a été nommée ainsi en l'honneur du général russe Ti Top, deuxième russe après Gagarine a avoir été dans l'espace.

Une statue de lui est érigée sur la place sur laquelle on débarque.


Général Ti Top

A partir de là, il y a un petit chemin avec des escaliers, environ 400 marches à monter pour se rendre au sommet de l'île et avoir une vue imprenable sur la baie d'Halong.

Vue sur la baie d'Halong depuis le sommet de Ti Top Island

Nous avons monté les escaliers très rapidement. Nous nous rendons compte en redescendant que nous avons bien fait car a présent ça bouchonne dans la montée.

On redescend et comme il nous reste presque une demie-heure, avant de repartir alors on part sur la plage, et on vérifie la température de l'eau.

Elle doit être entre 18 et 20°C, ce qui est tout à fait correct pour aller se baigner pour un parisien, impensable pour ceux qui viennent de Nouvelle-Calédonie ou du sud de la France, et a priori pas possible non plus pour les vietnamiens.

Il y a un filet de volley et forcément, je ne peux pas m'empêcher de faire un peu le clown.

Baignade et clowneries sur Ti Top Island

Après cette petite baignade nous nous sèchons un peu et à 8h30 on rejoint notre guide et on reprend le taxibus en direction du bateau.

Une fois sur le bateau, il nous faut maintenant préparer nos valises et libérer la chambre avant 9h30.

On en profite donc pour refaire quelques photos.

Dernières photos sur le bateau

A 10h50 environ, nous revenons sur la terre ferme, à nouveau en taxibus depuis le gros paquebot qui reste au milieu de l'eau.

On nous dit de nous installer en attendant notre mini-bus.

Notre mini-bus n'arrive qu'à 11h30, l'attente a donc été un peu longue.

Nous arrivons à Hanoï vers 15h au même hôtel que les 2 autres fois.

On nous propose d'aller dans notre chambre mais on s'est lavés dans le bateau et on préfère aller visiter Hanoï alors on laisse les bagages dans le hall et on repart. C'est un peu dommage car du coup une chambre à été payée pour 2h pour rien mais franchement aller dormir alors que ce soir 14h de train nous attendent ne semble pas la meilleure des idées.

On décide d'aller voir le marché, qu'on n'avait pas du tout été voir jusque là.


Marché d'Hanoï

Il y a ensuite de grands hangars, sorte de marché couvert dans lequel on trouve de tout et où les allées sont tellement étroites que s'y déplacer n'est pas des plus aisé.

Après le marché, on retourne en ville et regarde les curiosités à visiter sur le guide.

Un petit temple attire notre attention.

Petit temple dans Hanoï

Après cette petite visite, on repart en direction cette fois de la rue du train, que nous avions vu assez rapidement le premier jour.

C'est fou de voir comme la vie se développe le long des rails.


Rue du train à Hanoï

On se promène encore un peu, et comme on doit être à l'hôtel à 18h et qu'on prend le train, on décide d'aller manger une soupe traditionnelle d'Hanoï à 17h, la "Phó".

C'est une sorte de bouillon aux nouilles, aux herbes et à la viande.

On prend celle au bœuf.


Soupe Phó

Après ce repas, on rentre a l'hôtel ou une personne vient nous chercher pour nous emmener à la gare. On attend que l'accès au train soit ouvert et on monte à bord.

Ce sont des cabines de 4 personnes. Nous avons les 2 couchettes de gauche. Deux jeunes allemands à peut près de notre âge arrivent à leur tour. On discute beaucoup avec eux, en anglais, ils sont très sympas.

A un moment, l'allemande semble effrayée. Une petite souris se promène sur le sol. Puis elle disparaît.

Lorsque le vendeur ambulant passe, on décide de tous commander une bière. On trinque tous les 4 à la suite du voyage.

Après ça, vers 22h, on décide de se coucher. Le train va rouler toute la nuit...

En tout, 14h de voyage sont prévues, direction: Hue.


Dans le train pour Hue
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Publié le 2 mars 2019

(Prélude: l'orthographe de "Hué" n'est pas correcte dans mon article, le "e" porte en fait un accent circonflexe ET un accent aigü mais n'ayant pu l'écrire ainsi, j'ai choisi au hasard l'un des deux accents).

Le nuit en train s'est plutôt bien passée, dans l'ensemble on a bien dormi, pour ma part je me suis réveillée une ou deux fois mais je ne pensais pas aussi bien dormir dans une couchette étroite, dans un train qui fait beaucoup de bruit et bouge énormément.

Vers 6h, on se décide à se lever, ce qui consiste en fait à ce que je descende du lit superposé et que je m'assoie à côté de Michel sur le lit inférieur.

On mange quelques biscuits au césame qui nous étaient offerts dans le compartiment, et on regarde par la fenêtre en attendant qu'il soit 8h40, heure d'arrivée prévue à Hué.

Mais c'est sans compter le fonctionnement des trains vietnamiens.

À 8h20, on s'arrête en pleine voie. Aucune explication sur le pourquoi du comment, on est juste là, arrêtés à 11km de la gare (merci les gps hors ligne, car pour une fois, pas de wifi).

On patiente, bien que dans un compartiment de 4m², il n'y ait pas grand chose à faire et que le temps semble vite long. Avec Vera et Bernard (les 2 allemands), on spécule sur les raisons de l'arrêt, sur l'heure d'arrivée finale, et envisage éventuellement la solution taxi pour les 11 km restant si jamais le train ne repart pas.

On lit un peu, et puis on s'impatiente... Le temps passe...

A 8h55, enfin une annonce est faite.

On attend en fait le passage d'un train dans l'autre sens.

En effet, à plusieurs endroits au Vietnam, il n'y a qu'une seule voie de chemin de fer pour les deux sens de circulation. Il faut donc attendre sur une zone où il y a plusieurs voies pour se "garer", puisque les trains ne peuvent pas se croiser.

Peu après cette annonce, on voit passer un train de marchandises dans le sens inverse.

Et peu de temps après, on redémarre. Au final il nous aura fallu moins d'une demi-heure pour aller de l'endroit où l'on était arrêté à la gare de Hué et nous arrivons à 9h30 au lieu de 8h40.

La guide nous attend et le chauffeur et elle même nous conduisent à l'hôtel.

Il est prévu dans notre planning qu'on mange le petit déjeuner à l'hôtel mais le petit déjeuner est sensé finir à 9h30 là-bas.

Heureusement, ils ont eu la prévenance de nous mettre plein de choses de côté sur des assiettes recouvertes de film plastique. On prend donc un très bon petit déjeuner.

Après ça, on nous donne la clé de notre chambre. Nos valises nous y ont déjà été montées.

Photo (sombre) de la chambre

Pendant ce temps, la guide nous attend en bas. Alors on essaye de faire vite, on se lave et direction le rez de chaussée pour les découvertes de la journée.

La guide s'appelle "Lan", ce qui signifie "Orchidée" en vietnamien, et le chauffeur s'appelle "Thuy" ce qui signifie "eau".

La guide nous propose de réorganiser un peu nos visites pour qu'on finisse plus tôt demain pour profiter davantage de notre joli hôtel à Hoi An.

On accepte et elle nous propose donc de commencer par la cité impériale qui risque de prendre du temps à visiter.

Il faut savoir que pendant longtemps, Hue a été la capitale du Vietnam.

En 1010, l'empereur Ly Thai to a décidé de déplacer la capitale à Hanoï, car Hue est située au milieu de montagnes, ce qui fut un avantage à l'époque où de nombreux peuples tentaient d'envahir le Vietnam, la rendant difficile d'accès, mais un inconvénient ensuite lorsque l'empereur voulut agrandir la capitale et la rendre plus attractive.

La cité impériale d'Hue est donc très conséquente et de nombreux empereurs s'y sont succédés.

Devant l'entrée de la citadelle se trouve une sorte de gros bloc de pierre avec un drapeau vietnamien trônant fièrement dessus.

Le temps est beau mais nuageux, les photos ne rendent pas grâce à la beauté du site.

On arrive alors devant l'entrée de la citadelle et les bassins sont remplis de poisson. La guide nous donne nos cartes d'entrée, et nous voilà partis pour la visite.


Entrée de la citadelle Impériale

La citadelle impériale est en fait un ensemble de bâtiments avec de grandes allées et plein de beaux jardins dans lesquels se promener. Malgré le monde qu'il semblait y avoir à l'entrée, on ne croise pas grand monde quand on se promène.

La guide nous explique de nombreuses choses sur les différents lieux.


Citadelle impériale

On se promène longuement, on regarde la bibliothèque...

Dans le temple principal, la guide nous raconte un peu la vie de chacun des empereurs, dont un qui est devenu empereur à 7ans et était un peu "instrumentalisé" par les Français ce qui valut qu'en vieillissant il mène une politique très anti-catholique et anti-française.

Elle nous en raconte un peu plus sur l'empereur Tu Dhuc car nous allons voir son mausolée plus tard dans la journée.

Cet empereur eut la particularité d'être homosexuel et de ne pas avoir d'enfants. Il semblerait que ce soit notamment dû au fait que malgré tous les moyens qu'il avait a disposition (boisson au gingembre, embryon de poussin sensé être un véritable viagra naturel), il ne parvint pas à être en état de procréer face à une femme.

Son homosexualité fut longtemps cachée derrière un grand nombre de concubines, mais révélée un soir où il avait trop bu et aurait commis une erreur.

C'était un grand poète et un excentrique. Il ne fut pas aimé du peuple pour plusieurs raisons:

La première était tout simplement qu'il avait tué son frère pour pouvoir accéder au trône.

La seconde fut qu'il dépensait beaucoup d'argent pour son mausolée (car les empereurs faisaient construire leur mausolée de leur vivant pour préparer leur vie après la mort) et qu'il augmenta donc énormément les impôts des villageois.

Enfin, son absence de descendants entraîna le choix d'un de ses 3 neveux pour la succession et c'est l'un de ses 3 neveux qui fut l'empereur de 7 ans qui fut longtemps manipulé par les Français.

Nous avons appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la société vietnamienne de l'époque.

Tout d'abord, il y avait toujours 3 entrées dans tous les bâtiments, l'une pour la famille royale, les deux autres pour les mandarins.

Les femmes vietnamiennes n'avaient le droit de n'avoir qu'un seul mari tandis que les hommes vietnamiens pouvaient avoir autant de concubines qu'ils le souhaitaient.

Il y avait 3 règles pour les femmes vietnamiennes:

- petites, elles devaient obéissance à leur père

- une fois mariées, elles devaient obéissance à leur mari

- une fois qu'elles avaient un fils, lorsque celui-ci devenait adulte, elles lui devaient obéissance.

Un des empereurs avait à lui seul 150 concubines.

Les concubines vivent dans un bâtiment a part, seul lieu dans lequel elles ont droit d'être. Une fois entrées au service de l'empereur, elles n'ont plus le droit de le quitter. À sa mort, elles doivent vivre dans son mausolée et prier pour lui quotidiennement jusqu'à leur propre mort.

Les plus jeunes concubines peuvent avoir jusqu'à 10 ans...

Par ailleurs, il n'y a jamais de reine, juste une reine mère. L'empereur ne choisit pas de reine parmi ses concubines, afin d'éviter d'attiser jalousie et animosité entre elles.

A la mort du roi, un des multiples enfants de l'empereur est choisi pour gouverner (souvent choisi par l'empereur lui-même juste avant sa mort) et sa mère devient donc la reine mère.

Les concubines du roi doivent visiter la reine mère quotidiennement.

Il n'y eut qu'une seule reine au Vietnam. Un empereur étant parti vivre en France pour ses études, il y rencontra une femme qui.il voulut épouser. Comme cette femme était catholique, elle dut se convertir au bouddhisme pour devenir sa femme et il fit donc d'elle la reine.

Malheureusement, la reine mère ne l'accepta jamais vraiment de par son origine catholique.

On voit aussi le mausolée de l'une des reines mère. La guide en profite pour nous expliquer que dans tous les temples, pagodes et cimetière, un mur est dressé devant pour éloigner le mauvais esprit.

Pour finir, elle nous explique comment le Vietnam s'est étendu au centre du pays. Une princesse vietnamienne et un roi Cham (peuple qui vivait au centre) se sont mariés, puis, au décès de ce dernier, comme le veut la coutume Cham, la princesse devait être immolée (car la femme doit être immolée lors de la mort du mari, bien évidemment l'inverse n'est pas vraie). Le frère de la princesse, le roi vietnamien, prétextant de refuser ce sort pour sa sœur, en profite pour déclarer la guerre aux Chams. Le Vietnam gagna donc des terres vers le sud.

Après toutes ces informations culturelles, nous achevons la visite de la cité impériale par la visite du théâtre et de la fabrique de lanternes.



Mur du mausolée de la reine mère
Mur contre le mauvais esprit devant le mausolée de la reine mère, théâtre et fabrique de lampions et chapeaux coniques

La visite de la citadelle étant terminée, nous partons à présent à la découverte du marché de Dong Ba.

La guide nous présente chaque fruit, ainsi que son goût (sucré, amer, acide...), nous présente le betel, un fruit dont les feuilles teintes les dents en noir. Avant, les femmes lâchaient les feuilles car c'etait à la mode d'avoir les dents noires alors qu'aujourd'hui la mode est aux dents blanches. Ses fruits se mangent sans noircir les dents.

On voit également les stands d'épices, de riz, de graines en tous genres s'offrent à nos yeux dans de gros sacs en toile de jute. Il y a également des champignons séchés, des poulpes séchés...

Les nouilles de riz elles aussi ont leur places, colorées en fonction des épices qui les parfument: curcuma, curry, nature...

Enfin, ce qui est un peu plus dérangeant pour nos petites habitudes d'Européens, la viande est présentée et couper devant nous, par 30°C, parfois à 20cm du pied de celle qui la vend.

Le poisson quand a lui est vendu encore vivant, dans des aquariums, ou séché, comme les crevettes ou le calamar.


Marché de Dang Ba

Après cette petite immersion dans la vie quotidienne des vietnamiens d'Hué, nous partons cette fois pour le mausolée de l'empereur Tu Duc.


Mausolée de l'empereur Tu Dúc

Le mausolée de l'empereur Tu Duc est composé d'un très grand parc, de deux bâtiments autrefois ses bâtiments de travail qui devinrent ensuite des temples qui lui furent consacrés pour que ses concubines puissent honorer sa mémoire.

Sa tombe ne contient aujourd'hui pas son corps, de sorte à éviter qu'elle ne soit pillée pour ses richesses, de la même manière que le mausolée en mémoire de sa mère qui est au fond du parc ne contient pas le corps de sa mère.


Plan du mausolée, jardin et tombeau de l'empereur Tu Duc

Après cette visite, la guide nous propose d'aller manger dans un petit restaurant local.

On accepte et l'on y est rapidement.

Parmi les plats, la gérante nous en conseille un qui s'appelle "La lót". C'est du bœuf enroulé dans des feuilles de Betem et grillé au barbecue. Ça a l'air chouette alors on le tente. On prend un autre plat qui ressemble un peu à du riz cantonais, un jus de mangue pour moi et une bière locale pour Michel.


Repas du déjeuner

Après quoi, on reprend la route. Petit arrêt pour observer la fabrication d'encens et de chapeaux côniques.

L'encense est fabriqué à partir de 3 ingrédients: de la sciure, de la poudre parfumée, et de l'eau.

Cela donne une pâte dans laquelle on roule de petits bâtons de bambou.

Les bâtons ont été préalablement teintés afin de pouvoir différencier les odeurs.


Fabrique d'encens et de chapeau conique

Le chapeau conique est confectionné à partir d'une armature en bambou sur laquelle sont collées successivement plusieurs feuilles de latanier séché.

Le latanier est un arbre à très grande feuilles.

Le chapeau conique était initialement porté uniquement par les femmes pour travailler dans les rizières ou les champs. A présent il est porté parfois juste pour le faire vendre aux touristes, mais est toujours présent dans les rizières et les champs.

La dernière étape guidée de la journée est un temple bouddhiste dirigé par des eunuques. Les eunuques étaient très importants pour les empereurs car ils faisaient la passerelle entre eux et le peuple, une sorte de porte parole. L'eunuque recueillait les doléances du mandarins, allait les porter à l'empereur, et rapportait la réponse de l'empereur au mandarin. Ils conseillaient egalement parfois l'empereur sur de grandes décisions.

Ce temple bouddhiste est très grand et encore une fois, un très grand jardin y est présent. On y découvre un tableau avec les activités de la journée, avec notamment un réveil à 3h45, 2 cours de "Cong Phù" dans la journée, une sieste de 2h le midi et un coucher à 21h30.


Temple bouddhiste des eunuques

Après cette visite, le chauffeur nous raccompagne à l'hôtel et on dit au-revoir à la guide. Il n'est pas très tard et il fait toujours chaud bien que nuageux, alors on se décide à profiter un peu de la piscine de l'hôtel.

Mais notre hôtel est en 2 parties et la piscine est dans la seconde.

On décide donc de s'habiller de sorte à pouvoir aller a la piscine puis d'en profiter pour observer un peu les différentes rues de la ville.



Piscine puis balade dans la ville

La nuit tombe vite au Vietnam. On continue donc a se promener en profitant des lumières et on se promène au bord de l'eau. On découvre le pont construit par Eiffel puis de l'autre côté, on decouvre un petit marché.

On tombe sur de jeunes vietnamiens qui interrogent des touristes pour améliorer leur anglais. Au cas où, on fait quand même très attention à nos affaires mais on discute avec eux et au final ils ont vraiment juste aimé discuter.


Hue by night

On rentre à l'hôtel par les rues un peu vivantes et je tombe sur une robe asiatique qui me plaît. Je l'essaie mais j'ai la taille trop fine.

La dame me dit qu'il faut juste la reprendre.

Elle attrape la robe, sort sa vieille machine à coudre Singer à pédale et reprend la robe. Je la réessaye, elle est parfaite.

Je décide de la prendre, elle me revient à moins de 10€, retouche en quelques minutes sur place et une dame adorable. Bref, le top.

On rentre donc à l'hôtel, prend une douche et repart en quête d'un restaurant.

Entre temps, on s'est renseigné et avons vu que si on retire des dongs dans un distributeur ACB avec une visa européenne, aucun frais (autre que les frais bancaires français) ne s'applique. On teste, et c'est vrai. Le top!

On trouve le restaurant qu'on avait repéré sur Trip advisor mais il est vide alors ça ne nous donne pas trop envie. Au final, on se décidé pour le DMZ, un resto sur le thème militaire, et dont le nom signifie "DeMilitarized Zone".

La déco est fun, le menu alléchant.

On commande à manger et on à boire en attendant nos plats.

On mange pour moins de 10€ à deux avec du bœuf au curry et de la noix de coco, de la salade de papaye verte et des nems.

La nourriture est excellente, le service super sympa et la musique agréable. On est au dernier étage sur le rooftop et il y fait bon.

Après le repas, on se fait une partie de Billard américain.


Le DMZ

Après le repas, on rentre à l'hôtel. Demain, une grosse journée nous attend et la guide vient nous chercher à 8h.

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Hier, nous avons fait la plus grosse partie du programme d'Hué.

Aujourd'hui, nous devons retrouver la guide à 8h. Nous nous levons donc tôt pour prendre le petit déjeuner, toujours dans le même hôtel. Pour la première fois depuis notre arrivée au Vietnam, le ciel est vraiment bleu, pas un nuage à l'horizon. On découvre alors que l'hôtel, bien qu'en travaux, a une vue panoramique sur la ville, et depuis le restaurant on voit notamment un petit temple.

Vue depuis le haut de l'Hotel Thanh Lich 2

On prépare nos valises, on récupère tout et direction la réception pour retrouver notre guide et notre chauffeur.

On laisse nos valises dans la voiture et le chauffeur nous dépose à l'embarcadère.

De là-bas, on va faire une petite balade en bateau sur la rivière des parfums jusqu'à la pagode de la dame céleste.

Mais tout d'abord une petite explication sur le nom de cette rivière, la "rivière des parfums".

Ce nom vient du fait qu'autrefois, beaucoup d'arbres fruitiers et de fleurs poussaient le long de cette rivière. Lorsque les fleurs tombaient dans l'eau, leur parfum se répandait partout sur la rivière.

Les habitants prirent donc l'habitude de l'appeler "la rivière des parfums" et c'est ainsi qu'aujourd'hui elle est nommée.

On arrive sur l'embarcadère ou beaucoup de bateaux attendent les flots de touristes curieux.

Les bateaux ont des têtes de dragons colorées, c'est joli et fun.


Bateaux Dragons

On part sur l'eau. La température est parfaite (environ 25°C), le paysage magnifique et la lumière superbe: on prend de belles photos avec l'appareil, ça nous change un peu du ciel blanc "cramé" des photos des derniers jours.


Promenade sur la rivière des parfums

On finit la croisière en accostant devant la pagode Thien Mù, pagode de la dame Céleste.

Cette pagode est la plus haute du Vietnam avec ses 6 étages.

Selon la légende, une vieille dame fit son apparition un jour là où est aujourd'hui construite la pagode.

Elle y prédit que celui qui bâtirait une pagode sur cette colline fonderait une grande dynastie.

La pagode fut donc construite par un seigneur de la famille Nguyen en 1601 afin de réaliser la "prophétie".

Les Nguyen furent effectivement une puissante dynastie.

La pagode possédait en 1710 une cloche si puissante qu'on l'entendait à 10km. Après quoi, une plus petite cloche fut ajoutée avec une portée de "seulement" 3 km.

A l'entrée, un peu sur le même principe que le ying et le yang, il y a un mauvais génie et un bon génie. Le bon génie sur mes photos ci-après est celui à la barbe longue, le mauvais celui à la barbe courte.

Il faut noter que les barbes sont vraiment en fibre (on dirait du crin de cheval ou quelque chose du genre ==> après question à la guide, il s'avère que ce sont les cheveux de femmes qui les vendent ou les offres pour la confection des génies).



Pagode de la dame céleste

Après la visite de la pagode, le chauffeur nous récupère avec la guide et nous prenons la route pour Hoi An en passant par le col des nuages et Da Nang.

A peine parti, lorsque l'on commence à s'éloigner d'Hué, on découvre les fameuses plages de sable blanc.

De nombreux gros camion transportant des cochons (au moins 50) sont également sur la route. Par endroit, ils s'arrêtent pour les nettoyer au jet d'eau, et en même temps les rafraîchir.

Dans la montée, le chauffeur s'arrête pour nous laisser prendre une photo.

La guide nous prend tous les deux. Elle est amusante car au lieu de dire "Ouistiti" ou "cheese", elle dit "1,2,3, cacahuète".

On repart sur la route. Le premier arrêt est un petit endroit au bord de l'eau avec de gros complexes d'hôtel et des élevages d'huîtres. Il y a également un peu de restaurants et une petite plage de sable blanc.

Pour l'élevage des huîtres, les vietnamiens utilisent des pneus de vélo qu'ils laissent ensuite sur la route pour que les voitures, en roulant dessus, décrochent les résidus des huîtres précédentes. Il peuvent alors recommencer et les plongent dans l'eau afin que les huîtres s'y accorchent s'y accrochent. Sur le bord de la route, on voit des femmes ouvrir des huîtres tous les 10m.

Dans ce lieu, on retrouve les allemands du train, on prend des nouvelles, on discute un peu, ils partent aussi pour Hoi An.

Puis on croise également le couple de suisses de la croisière dans la baie d'Halong. Ils ont le sourire et ont l'air en forme, on discute rapidement avec eux, leur vol depuis Hanoï s'est bien passé. On fait vite car la guide nous attend pour nous donner des explications.

Elle nous conseille d'aller sur la petite plage au bord de l'eau pour prendre des photos. Cette plage s'appelle la plage des mariés car beaucoup de mariés viennent se faire prendre en photo ici.

Après avoir été au bord de l'eau, et en attendant que la guide ait fini de manger, on décider de se poser un peu pour boire du thé glacé, hibiscus pour moi, thé vert pour Michel, à 5000 dongs le verre soit 19 cts d'euros...


Photos de la station balnéaire. En bas à droite: arrêt sur la route pour observer les plages

Peu de temps après, on paye nos consommations et on reprend la route.

L'arrêt suivant a lieu en pleine montagne, dans le col des nuages, où l'on visite 2 ou 3 bunkers américains avant de se remettre en route.



Col des nuages

Après ces quelques minutes d'arrêt, nous remontons en voiture. Nous passons alors par la ville de Da Nang.

Pour nous, cette ville ne casse pas 3 pattes à un canard. A part son joli pont dragon, tout est très construit et moderne. Il y a des rues entières de complexes hôteliers hors normes et la guide nous explique que l'utilisation du sable pour les constructions a beaucoup réduit la taille des plages. Elles sont réputées être les plus belles plages du Vietnam. Ce qui est triste, c'est que du fait de la présence des hyper-complexes hôteliers, l'accès à la plage pour les vietnamiens se résume à une petite bande d'une centaine de mètres maximum, le reste étant privatisé par les hôtels.

Cependant, les vietnamiens n'aimant pas le soleil, ils ne vont a la plage qu'avant 8h ou après 16, ce qui semble leur rendre ce manque d'accès à la plage moins pénible.

Peut-être n'avons nous pas passé assez de temps dans cette ville pour en apprécier les atouts.

Comme nous n'avons pas encore déjeuner, la guide nous demande si nous préférons manger dans un gros restaurant ou manger dans un petit restaurant avec beaucoup moins de choix.

On opte pour la seconde option, ayant une préférence pour les choses un peu plus authentiques.

On s'arrête alors à Da Nang dans un petit restaurant en ville.


Le cadre du restaurant et l'entrée par dessus le bassin de poissons

On se décide pour deux soupes, l'une au bœuf, l'autre au porc. Avec, on mange des crêpes de sésame que l'on trempe dedans et on commande à boire.

On a mangé pour a peu près 7€ pour tous les deux.

Nous repartons et passons à côté du pont dragon.

Dernier arrêt avant d'arriver a Hoi An, dans la zone des 5 montagnes (nommées par les 5 éléments: le feu, l'eau, le bois, le métal et la terre), devant la montagne de marbre on s'arrête pour voir comment est taillé le marbre, et le genre de pièces qui sont fabriquées.

D'abord, la montagne est taillée pour récupérer de gros blocs de marbres. A présent la découpe des 5 montagnes est interdite car elles sont devenus trop réduites pour continuer à en autoriser l'exploitation.

Ensuite, ces blocs sont taillés par un sculpteur. Puis, elles sont polies sous l'eau pour leur donner cet aspect brillant.

Les bouddhistes achètent beaucoup de statues pour protéger leurs maisons et leurs jardins.

Marbrerie et montagne de marbre

Après ce dernier arrêt, nous arrivons dans la ville d'Hoi An.

Hoi An est la capitale de la soie, et la ville des lampions. Avant de rejoindre notre hôtel, la guide nous propose de découvrir les métiers d'Hoi An: la confection de la soie et la confection de lampions.

Tout d'abord, on nous présente les vers à soie. Ils sont nourris avec des feuilles de murier (différent des ronces que l'on a chez nous, mais apparemment les mêmes qui sont utilisés à Lyon).


Vers à soie

Lorsqu'ils ont assez mangé, les vers forment des chrysalides.

Pour ce faire, ils faut les placer entre deux plaques de bambou pour qu'ils fabriquent leurs cocons


Chrysalides de vers à soie

Lorsque les chrysalides ont assez grandi, elle quittent leur cocon, et ressemblent un peu à des papillons. Elle vont alors s'accoupler pour que la femelle redonne des œufs et le cycle recommence.

Les cocons sont alors récupérés et trempés dans l'eau chaude pour récupérer le fil de soie.

Chaque cocon peut donner entre 600m et 1km de fil...

Récupération du fil de soie

Une fois recupéré, le fil est teinté et tissé.

Le gros fil donne la soie sauvage, elle présente de petites boules aux endroits où le fil a cassé et où il a fallu repartir sur un nouveau fil.

Le fil d'un peu meilleur qualité donne la soie classique, et le fil le plus fin donne la soie fine.

On en fait des vêtements et des lampions qui font la renommée d'Hoi An.

Utilisation de la soie

C'est la fin des visites guidées. La guide nous indique donc qu'elle-même et le chauffeur vont nous déposer à l'hôtel et que nous allons pouvoir profiter de la piscine.

En arrivant devant le Hoi An Boutique Ressort, le bâtiment en lui-même n'a rien d'extraordinaire, un bâtiment gros et Blanc, assez cubique, a 15 minutes de voiture de la vieille ville.

On passe les portes, on nous sert du thé glacé au citron vert et au miel, un régal, et on récupère notre chambre. Et la, c'est le paradis.

En face de la réception s'étend un immense jardin bien entretenu, où frangipaniers et palmiers s'étendent. Au loin (enfin à 100m), on voit la plage. Et au centre du jardin, juste devant nous, une grande piscine à débordement.

L'endroit est juste magnifique.


Entrée de l'hôtel, vue depuis le hall, vue depuis la chambre.

La chambre est moderne et spacieuse. On a une petite terrasse. On est dans cet hôtel pour 2 nuits alors forcément on est contents qu'il soit chouette.

Mais on a juste vu les choses de loin, on ne s'est pas encore rendu à la piscine. Il fait beau et chaud et on n'a plus rien de particulier à faire alors on décide de s'offrir un peu de farniente à la piscine.

On en profite bien, l'eau est bonne, il n'y a pas trop de monde et le niveau est bas au début et profond au fond ce qui permet être assis avec de l'eau aux épaules sans soucis.


Farniente à l'hôtel: plage et piscine

Après ça, nous allons nous doucher et, comme il faut prendre une navette pour aller en ville, on décide de prendre la navette de 19h. Je mets ma petite robe asiatique pour l'occasion.

Alors vers 18h30, comme on est beaux comme des sous neufs, on prend la direction du bar de la piscine.

Michel prend un Green lantern et moi un Miss Hoi An, cocktail à base d'alcool japonais au melon de couleur verte.

Les lanternes des arbres de l'hôtel se sont allumées. Tout est sublime, y compris ma piscine qui s'est éclairée...

Cocktail au bord de la piscine

Il est 18h45, on se décide donc à aller dans le hall de l'hôtel pour attendre la navette.

A 19h on monte dedans, direction la vieille ville.

En moins de 15 minutes nous voilà dans le centre. Je m'émerveille devant tous les lampions allumés dans la rue. On se promène quelques minutes puis on décide de partir en quête d'un restaurant.

Quelques lampions à Hoi An

On se décidé pour le "Lantern Town". La carte a l'air sympathique, l'ambiance et la déco très jolies, et les prix tout a fait correct.

On commande des cocktails et des menus complet avec entrée plat et dessert contenant: de la salade de papaye verte, un plat de viande et un dessert. Pour le plat on prend du canard et du bœuf pour partager. On commande en complément du Wonon pour goûter.

Le dessert est constitué de banane flambée et de mangue flambée.


Restaurant à Hoi An

Après cette promenade en ville, il nous faut nous hâter. On finit de manger à 21h et la navette passe à 21h20... On paye vite l'addition, on marche un peu vite. Mais au final on a quand même quelques minutes et Michel en profite pour m'acheter une bague en argent de la forme du clou de Cartier à moins de 5€. Je suis fan 😍😍

On arrive pour la navette, elle est pleine... Heureusement ils nous disent qu'ils en envoient une deuxième.

On arrive finalement à l'hôtel peu après 21h30, on se promène encore pas mal dans les jardins et sur la plage puis on se décide à aller se coucher. Il est tard et une dure journée nous attend.

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Publié le 6 mars 2019

Ce matin, nous nous levons tôt car nous souhaitons profiter de la piscine avant le petit déjeuner. Elle ouvre à 6h, alors à 6h05 on est en maillot et on file prendre un bain matinal.

L'avantage de se lever aux aurores, c'est que la piscine est vide. C'est vraiment le pied.


Piscine de l'hôtel au réveil à Hoi An

Après cette petite pause fraîcheur, on part prendre le petit déjeuner. Le choix y est très varié et c'est difficile de choisir et de ne pas trop manger. Je trouve mon bonheur habituel en la présence de fruits de la passion. Après quoi, je pars à nouveau faire quelques photos.


Petit déjeuner, plage et piscine le matin.

Aujourd'hui, nous allons nous déplacer à vélo, pas de chauffeur. La guide nous récupère donc à 8h et 3 vélos nous attendent.

La première étape de notre journée était initialement une balade en bateau dans le même type que celui de la veille, sur la rivière qui borde la ville. La guide nous propose si on le souhaite de plutôt aller naviguer dans les mangroves afin de voir quelque chose d'un peu différent. On accepte avec plaisir.

On s'arrête donc dans un petit coin de verdure, entouré de palmiers d'eau et de bananiers.

L'eau y est somâtre, c'est à dire que c'est un mélange d'eau douce et d'eau salée.

On monte à bord d'un petit bateau appelé "bateau panier", fait de bambou et de résine de palmier d'eau.

Michel est appelé à contribution pour ramer.

Au début c'est un peu difficile puis il trouve son rythme.

L'endroit est sublime, on se promène au milieu des palmiers, au bruit des rames plongeant dans l'eau. C'est très calme et loin des bruits de klaxon habituels au Vietnam.


Balade dans les mangroves

La guide nous explique qu'ici il y a eu des batailles entre américains et vietnamiens et que les vietnamiens se cachaient dans les mangroves en utilisant des tubes de bambou pour respirer.

Après quoi, les américains ont épandu de l'agent orange, un exfoliant, et les arbres sont morts, empêchant ainsi les vietnamiens de se cacher dedans. Depuis, la nature a repris ses droits et les arbres ont récupéré leur superbe mais les dégâts sur les êtres humains ont été considérables dans les années qui suivirent (malformations congénitales, cancers...).

Un peu plus loin, on croise un groupe de thaïlandais. Ils écoutent de la musique très fort et sont très nombreux. Le batelier nous explique que les thaïlandais sont un peu fous car ils consomment trop de cocaïne. Cela nous fait sourire.

Un pêcheur leur fait une démonstration de lancer de filet.

Ils s'en vont, et nous avons aussi droit à notre démonstration de lancer de filet.




Thaïlandais, démonstration de filets et Michel qui pagaie

Sur le chemin du retour, le batelier nous apprend à pêcher le crabe avec de petits morceaux de noix de coco accrochés à une canne à pêche en bambou. Le crabe attrape le morceau, et quand il est bien accroché, on tire et on le met dans un seau. Je n'en ai attrapé qu'un seul mais c'était drôle.

La particularité des mangroves et de leur eau sommâtre c'est que malgré le fait qu'on ne soit pas en mer, crabes et coquillages s'attachent aux palmiers d'eau.

Après quoi, il nous a montré qu'on pouvait faire de petits objets avec les feuilles de palmier.

Il me fait une bague en forme de fleur.

Une fois revenu sur terre, la guide nous montre qu'on peut aussi faire des animaux, elle nous fait une sauterelle.



Fin de la visite et objets en feuille de palmier

Après cette visite des mangroves, on prend cette fois la direction de la vieille ville de Hoi An pour la visiter. On longe la rivière à vélo, on les gare à un endroit tout proche et l'on commence par aller au temple chinois.

Il est encore tôt et le temple n'est pas trop plein.

On y découvre des divinités et l'architecture traditionnelle, de l'encens en spirale qui peut mettre un mois à brûler pour que le vœu qu'il symbolise se réalise.

On apprend également qu'ici, une licorne, qui est très fréquemment représentée en statue a l'entrée des temples ou pagodes, est le mélange entre un lion et un dragon, rien à voir donc avec nos licornes à nous.


Temple chinois, et licorne avec un noeud au cou.

Après le temple chinois, nous nous rendons dans les vieilles maisons de la ville. La première est celle de Quan Thang. C'est une vieille maison typique.

Hoi An se trouve dans le centre du Vietnam, c'est une région qui, en saisons des pluies, est soumise aux innondations.

Toutes les maisons possèdent donc un étage et les affaires sont montées dedans dès que l'eau commence à monter. Ensuite, les gens se déplacent en barque comme à Venise.

Sur les vieilles maisons, les hauteurs d'eau en fonction des années sont indiquées sur des poutres. La dernière plus grosse innondation est celle de 1964.


Vieille maison Quan Thang

Après cette maison, on va en visiter une seconde. On y voit les lits, les étages. Il ya également un poème écrit avec des oiseaux qui forment des signes chinois, le tout en nâcre. En tout, ce poème est fait de 100 oiseaux de nâcre. Dans cette vieille maison, on voit comment faire les spécialités de Hoi An : les white roses et les wondon.


Deuxième vieille maison

Après avoir visité le quartier chinois, on prend le pont couvert pour passer dans le quartier japonais. Ce pont contient une petite exposition de photos.

Il a été construit car une légende racontait qu'un monstre vivait sous le village. Sa tête se trouvait dans le quartier chinois, et son corps dans le quartier japonais. Ce monstre provoquait typhons, tornades et tsunamis. Il fallait donc un pont pour réunir les 2.

Malheureusement, il y a toujours autant de tempêtes dans le centre du pays bien après la construction de ce pont.

A l'entrée du pont, côté chinois il y a deux chien en statue qui gardent l'entrée, côté japonais 2 singes.


Pont Japonais

Après la visite du pont, on entre vraiment dans le quartier japonais.

Là-bas, on visite une maison ancienne, classée au patrimoine mondial, sur deux étages avec un patio central. Le métier de la famille est la broderie au fil de soie. On nous explique le processus et nous présente des produits. Une grande nappe et les 12 serviettes qui vont avec peut mettre près d'une semaine à être réalisée.

A l'étage, il y a le autel prévu pour le culte des ancêtres et un crochet pour monter les affaires quand l'eau monte au rez-de-chaussée.



Maison ancienne

Après le quartier japonais on se rend dans le quartier français, on se promène dans les rues, flânant un peu, observant l'architecture des demeures.

On voit un monsieur qui a fait des petites choses en feuilles de palmiers comme nous avions vu le matin. Bref, on découvre la vie de cette petite ville si charmante.



Promenade dans Hoi An

Après cette promenade pédestre en ville, on retourne récupérer les vélos.

On fait de nouveau un arrêt dans un temple bouddhiste.

Temple bouddhiste

Après la visite de ce temple, on prend la direction de la dernière étape de notre journée : les jardins potagers accompagnés d'un cours de cuisine vietnamienne.

On arrive à vélo dans une étendue verte à perte vue, si je devais en faire un tableau et lui donner un nom, je l'appellerais: 50 nuances de vert.

La guide prend le temps de nous présenter chaque herbe: du basilic, du basilic citronné, de la citronnelle, des radis, de la coriandre, de la menthe, et même des cacahuètes dont elle sort les racines pour nous montrer la coque que nous connaissons si bien.


50 nuances de vert

Toutes ces herbes sont cultivées afin d'être utilisées par de grands restaurants ou d'être revendues sur les marchés. Les parfums qui s'en échappent sont exquis et malgré le soleil, il s'en dégage une certaine fraîcheur.

On se dirige ensuite vers le lieu du cours de cuisine.

Tout d'abord, on nous met un tablier et une toque.

Ensuite, on nous montre comment faire, puis, on fait.

On va apprendre à faire les crêpes vietnamiennes. C'est très typique et très adaptable, en fonction des régions des saisons...

Les ingrédients:

- La pâte: la pâte est un liquide extrait de riz gluant écrasé, d'eau, et de curcuma. Ça donne la pâte qui servira pour les crêpes. On y ajoute de la ciboulette émincée pour donner du goût.

- la viande: ici on a des crevettes et du porc, mais en réalité vous pouvez mettre ce que vous voulez: bœuf, canard, poulet...

- les pousses de soja: pour agrémenter la crêpe

- de l'huile (de tournesol, ou de tout ce que vous voulez. Evitez peut-être l'huile de moteur tout de même, ça risque de laisser un arrière goût)


La recette:

- on commence par mettre de l'huile dans une sorte de petit wok

- on la laisse chauffer un peu, et pour savoir si c'est chaud, on trempe des baguettes dans l'huile. Si ça fait des bulles autour des baguettes, l'huile est assez chaude, sinon il faut attendre encore un peu.

- une fois l'huile chaude, on met des crevettes et du porc à cuire dans le wok, on attend que ce soit bien doré puis on fait entrer le feu dans la poêle pour les flamber.

- une fois les viande et crevette flambés, on ajoute la fameuse "pâte à crêpes"

- on étale bien la pâte en tournant la casserole et on ajoute les pousses de soja

- on met alors le couvercle et on laisse cuire 1 minute

- A la fin du temps imparti, on retire le couvercle et on fait sauter la crêpe pour la retourner. On laisse encore cuire quelques minutes.

- une fois cuite, on retourne une dernière fois la crêpe et on la met dans une assiette.


Pour la manger, il faut des feuilles de riz (comme pour les rouleaux de printemps), de la menthe et de la salade.

On plonge la feuille de riz dans l'eau pour la ramollir. On ajoute de la salade et de la menthe dedans. On place alors la crêpe vietnamienne dedans et on roule.

C'est prêt à être dégusté.

On passe alors a table pour manger ce qu'on a préparé mais aussi tout un tas d'autres plats.


Top chef version vietnamienne

C'est ainsi que s'achève notre programme de la journée. On rentre, toujours à vélo, à l'hôtel. Il est encore tôt alors on décide de profiter un peu de la piscine de l'hôtel et de la plage. Après-midi farniente.


Trop dure la vie

Pendant notre pause farniente, la guide débarque un peu inquiète car elle ne sais pas qui doit faire nos enregistrements pour le vol de demain. Elle veut être sûre que tout se passe bien pour nous alors elle appelle l'agence mais c'est en fait une agence prestataire de notre vraie agence.

Encore une fois, Sonia avait tout prévu et notre enregistrement est déjà prêt. Elle nous a envoyé ce qu'il faut par email, on aura juste à demander à la réception de nous les imprimer. Plus d'inquiétude pour Lan.

Après la petite pause piscine on fait une balade le long de la plage, puis on s'est baigné en mer.

Ensuite, vers 16h30, on remonte à la chambre pour se doucher et se préparer pour sortir en ville. Comme la veille on n'a pas eu le temps de se balader, on vise la navette de 18h pour avoir un peu plus de temps de découverte, et on pense manger dans un restaurant plus rapide.

On est prêt vers 17h30 alors on boit un cocktail en attendant l'heure de la navette.


Cocktails du soir bonsoir

La navette arrive à l'heure et nous voilà repartis pour la vieille ville d'Hoi An.

Cette fois-ci, on la sillonne en long, en large et en travers, on visite le marché, on prend le pont au dessus de la rivière recouverte de bateaux à lampions, on voit les cochons de la nouvelle année... Bref, on s'en met plein les yeux.

Petite anecdote sympa, un japonais s'arrête pour demander une photo à Michel. On pense qu'il veut qu'on les prenne en photo sa femme et lui.

Mais non, le japonais veut juste une photo avec un européen.

Ça nous fait sourire, Michel joue le jeu et je repars au bras de ma célébrité locale en quête d'un endroit où manger.


Hoi An by night

Alors qu'on cherche un endroit où manger, on s'arrête devant un restaurant au bord de l'eau, qui nous fait envie et dont les prix sont raisonnables.

Pendant qu'on lit la carte, on entend un "Michel" avec un accent.

On se retourne et on voit Bernard et Vera qui viennent de finir de manger dans le restaurant on l'on pense s'arrêter. On discute un peu avec eux, ils ont fait du trekking aujourd'hui et demain il vont à Danang, Après-demain ils seront à Ho Cho Minh et ensuite ils rentrent à Düsseldorf. On leur souhaite une bonne fin de voyage au cas où on ne les recroise pas, ils quittent leur table et l'on s'installe à leur place avec vue sur l'eau.

On commande des "white roses" pour goûter un peu à la spécialité du coin, à boire et quelques mets traditionnels.


White roses et boeuf aux champignons

Une fois le repas terminé, on prend encore le temps de se promener un peu puis on rejoint la navette de 21h20.

Une fois rentrés, on va un peu se promener au bord de la mer: on y voit de gros bateaux pratiquer la pêche nocturne avec de grosses lampes, parfois très près du bord. C'est intéressant à regarder.

Il est tard, demain le chauffeur nous récupère à 7h15 pour nous emmener à l'aéroport.

Nous passons par l'accueil faire imprimer nos bons d'enregistrement (c'est fait en un temps record) puis allons nous coucher rapidement, exténués par notre journée. Demain, au revoir le centre et bonjour le sud.


Balade sur la plage
13

Ce matin, comme on est très gourmands, on a préparé nos valises au maximum hier soir, et on a mis le réveil de bonne heure, ce qui fait qu'à 6h pile on était dans la piscine.

Je pourrais presque m'habituer à ce plaisir matinal, mais bon, restons terre à terre tout de même.

Comme la veille, la piscine est déserte.

C'est un pur plaisir de prendre ce petit moment pour nous et de nous imprégner une dernière fois de l'endroit.

Puis, vers 6h15, on quitte la piscine direction la chambre. On se lave, finalise au maximum nos bagages et l'on part petit déjeuner.

A notre retour a la chambre, les valises sont rapidement bouclées et on arrive bien à l'heure dans le hall de l'hôtel.

Une navette de l'hôtel nous emmène à l'aéroport de Da Nang.

Une fois sur place, on réalise toutes les formalités habituelles, et nos valises ont pris chacune 3 kilos (mais il faut avouer qu'on a plus de 2kg chacun d'eau en petite bouteille dans nos valises).

On passe la sécurité en retirant nos chaussures, et nous voilà en attente de l'embarquement. Embarquement prévu à 9h20, vol à 10h,00 arrivée prévue à 11h25.


Le vol de déroule sans encombres, nous arrivons à Ho Chi Minh ville à l'heure avec 33°C au sol.

Petite précision, dans la suite je parlerais parfois d'Ho Chi Minh Ville, parfois de Saïgon. Il faut savoir que Saïgon est l'ancien nom, et Ho Chi Minh ville le nom actuel de la ville. Mais beaucoup d'habitants continuent a l'appeler Saïgon. J'utiliserais donc un peu les deux, mais ce sera toujours de la même ville que je parlerais.



Vol Danang - Ho Chi Minh

En arrivant après avoir récupéré nos valises, on sort de l'aéroport et on cherche nos noms sur les panneaux. Mais malgré un grand nombre de noms impossible de trouver notre chauffeur. On attend un peu, on cherche, on cherche... Notre hôtel s'appelle le Liberty central Riverside et un homme avec un panneau Liberty central attend. Alors Michel va le voir. L'homme vérifie sa liste de passagers, on n'est pas dedans. Mais cet épisode stresse un peu Michel, qui 5 minutes plus tard me demande d'envoyer un message à Stéphane Simonin, notre contact sur place.

Malheureusement, le wifi de l'aéroport a du mal et le message ne semble pas partir. Michel est de plus en plus stressé.

Il part alors un peu au loin pour essayer de retrouver du réseau et faire partir le message, en me laissant avec les valises.

Il est parti depuis moins d'une minute lorsque je vois un homme arriver avec un panneau "Mr. DURAND". Je lui dis que je m'appelle "DURAND" mais que je suis une femme. Il vérifie les deux noms qu'il a et c'est bien nous, sauf qu'entre temps du coup, Michel n'est plus avec moi...

Je finis par l'apercevoir au loin, lui fait de grands signes mais il ne me voit pas. Il finit enfin par me voir et comprendre. Et quand il arrive à mon niveau, je reçois un appel WhatsApp de Stéphane sur mon téléphone. Je lui explique que c'est réglé, qu'on a trouvé notre chauffeur. Il est content et nous prenons le chemin de la voiture.


Le chauffeur nous dépose à notre hôtel, le "Liberty Central River side". Il y a 2 hôtels Liberty central, un en centre ville, le "city point", et un le long de la rivière, le "River side".

Notre hôtel est très luxueux. En arrivant, on nous offre une coupe de jus d'orange bien frais et on nous remet notre chambre: la 2209. Elle se trouve au 22 ème étage avec vue sur la rivière.



Chambre à l'Hôtel Liberty central River side

On pose un peu nos affaires et comme aujourd'hui on est en quartier libre et qu'il n'est que 13h, on se décide à profiter un peu de la piscine pour se rafraîchir.

La piscine est au 24eme étage puis il reste un étage à monter à pied.

La piscine est en Roof top à débordement. Elle n'est pas très chaude mais c'est agréable. Le bar la surplombe.

Piscine de l'hôtel

Après avoir bien profité, on se lave rapidement et part en quête d'un restaurant.

On en trouve un pas très loin de l'hôtel, avec des prix corrects et une carte alléchante. On décide de goûter les feuilles de jasmin cuites à la vapeur, du canard et du porc et de la salade de papaye verte.

En boisson, je prend un soda au fruit de la passion, c'est à dire de l'eau gazeuse avec du jus de fruit pressé.



Repas du déjeuner à Saigon

Après déjeuner, on a repéré un petit itinéraire à faire dans la ville pour voir pas mal de choses. On décide de le suivre, tout en essayant d'éviter ce qu'on visitera le lendemain.

On va quand même voir le bureau de poste parce qu'on se dit que la lumière du soir est différente de celle du matin. En face, on voit la cathédrale notre dame qui est malheureusement en rénovation.

Notre dame à gauche, bureau de poste construit par Eiffel a droite

Je ne mets pas trop de photos parce que nous y retournons demain alors j'expliquerais un peu plus en détails.

Dans les rues d'Ho Chi Minh ville, il y a beaucoup de bâtiments luxueux et d'enseignes de mode connues.

Bâtiments d'Ho Chi Minh ville: Opéra (construit par des français), hôtel de luxe et Vincom Center.

On continue a se promener, et on arrive dans un parc où jouent des écureuils, près du musée de la guerre et du Palais de la réunification. La rue qui longe le parc représente très bien a elle seule l'omniprésence des deux roues au Vietnam.

A la différence d'Hanoï, ici les vietnamiens s'arrêtent au feu rouge.

Il est autour de 17h et les gens sortent du travail ou récupèrent leurs enfants à l'école. Il prennent tous cette rue et s'arrêtent lorsque le feu est rouge. Sauf qu'il fait bien s'imaginer qu'il y a des centaines et des centaines de 2 roues, arrêtés à un feu, en général 3 ou 4 côte à côte. Je vous mets une photo juste en dessous, mais j'ai pris une vidéo et franchement, c'est encore plus impressionnant!!!


Deux roues arrêtés au feu rouge

Il faut bien s'imaginer que c'est la rue entière qui est remplie de deux roues à l'arrêt, et que lorsque ça passe au vert, un énorme bloc de 2 roues se déplace.

Ensuite, on revient vers le centre ville et la rue Nguyen, sont le centre est normalement piéton, mais une partie n'est pas accessible car il y a des travaux. En effet, le métro est sensé arriver a Saïgon en 2021.

La lumière décroît, et on se dirige vers le bâtiment de la mairie. De l'autre côté de la rue, en face de la mairie, au milieu d'une place se trouve une statue d'Ho Chi Minh.

L'endroit est sublime.


Mairie d'Ho Chi Minh Ville (Saïgon)

On fait demi-tour pour prendre la direction de l'hôtel, on va rentrer aller boire un cocktail et se baigner dans la piscine, se laver puis aller manger. Il a beau faire nuit il n'est en fait que 18h.

Sur le chemin du retour, les bâtiments sont très illuminés. Et une scène d'où s'échappent des commentaires et de la musique nous intrigue. On voit des femmes défiler, on se demander si c'est quelque chose comme un concours de Miss ou quelque chose comme ça, mais certaines filles n'ont pas trop l'étoffe d'une miss. On note le nom vietnamien pour regarder en rentrant à l'hôtel: "Tôi Yêu Âo Dái".

On observe un immeuble dont chaque "appartement" est un café différent. Il est surnommé "le paradis des cafés".


Illuminations de Saïgon et paradis des cafés (en bas à gauche et en haut à droite)

En arrivant a l'hôtel, en rentrant dans la chambre on vérifie sur internet et on découvre que ce que l'on a vu dans la rue ce sont les répétitions de la cérémonie d'ouverture du festival de la tunique traditionnelle vietnamienne "Âo dái" qui commence le 2 mars.

Après cet instant culturel, on se met en maillot de bain et hop, direction la piscine et le bar.


Pause piscine et cocktail

Après ce petit moment de détente, on repart marcher en ville. On aimerait voir le bureau de poste de nuit, et puis on se trouvera un petit restaurant.

On marche d'abord jusqu'au bureau de poste et la cathédrale Notre-Dame.


Bureau de poste et cathédrale Notre-Dame

Nous repartons dans le rue Nguyen et trouvons un petit restaurant en face des répétitions du festival de la tunique vietnamienne.

La nourriture y est plutôt bonne et la déco sympa, en style colonialiste français, mais le service peu sympathique.

Au moins, nous avons bien mangé.


Repas du soir: salade de canard a la papaye et boeuf "La lót" (roulé dans des feuilles de Betem)

On finit notre soirée sur ce repas. On rentre à l'hôtel et on s'endort rapidement. Demain , la nouvelle guide vient nous chercher à 8h30.

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Ce matin, comme on est très gourmands, on a préparé nos valises au maximum hier soir, et on a mis le réveil de bonne heure, ce qui fait qu'à 6h pile on était dans la piscine.

Je pourrais presque m'habituer à ce plaisir matinal, mais bon, restons terre à terre tout de même.

Comme la veille, la piscine est déserte.

C'est un pur plaisir de prendre ce petit moment pour nous et de nous imprégner une dernière fois de l'endroit.

Puis, vers 6h15, on quitte la piscine direction la chambre. On se lave, finalise au maximum nos bagages et l'on part petit déjeuner.

A notre retour a la chambre, les valises sont rapidement bouclées et on arrive bien à l'heure dans le hall de l'hôtel.

Une navette de l'hôtel nous emmène à l'aéroport de Da Nang.

Une fois sur place, on réalise toutes les formalités habituelles, et nos valises ont pris chacune 3 kilos (mais il faut avouer qu'on a plus de 2kg chacun d'eau en petite bouteille dans nos valises).

On passe la sécurité en retirant nos chaussures, et nous voilà en attente de l'embarquement. Embarquement prévu à 9h20, vol à 10h,00 arrivée prévue à 11h25.


Le vol de déroule sans encombres, nous arrivons à Ho Chi Minh ville à l'heure avec 33°C au sol.

Petite précision, dans la suite je parlerais parfois d'Ho Chi Minh Ville, parfois de Saïgon. Il faut savoir que Saïgon est l'ancien nom, et Ho Chi Minh ville le nom actuel de la ville. Mais beaucoup d'habitants continuent a l'appeler Saïgon. J'utiliserais donc un peu les deux, mais ce sera toujours de la même ville que je parlerais.



Vol Danang - Ho Chi Minh

En arrivant après avoir récupéré nos valises, on sort de l'aéroport et on cherche nos noms sur les panneaux. Mais malgré un grand nombre de noms impossible de trouver notre chauffeur. On attend un peu, on cherche, on cherche... Notre hôtel s'appelle le Liberty central Riverside et un homme avec un panneau Liberty central attend. Alors Michel va le voir. L'homme vérifie sa liste de passagers, on n'est pas dedans. Mais cet épisode stresse un peu Michel, qui 5 minutes plus tard me demande d'envoyer un message à Stéphane Simonin, notre contact sur place.

Malheureusement, le wifi de l'aéroport a du mal et le message ne semble pas partir. Michel est de plus en plus stressé.

Il part alors un peu au loin pour essayer de retrouver du réseau et faire partir le message, en me laissant avec les valises.

Il est parti depuis moins d'une minute lorsque je vois un homme arriver avec un panneau "Mr. DURAND". Je lui dis que je m'appelle "DURAND" mais que je suis une femme. Il vérifie les deux noms qu'il a et c'est bien nous, sauf qu'entre temps du coup, Michel n'est plus avec moi...

Je finis par l'apercevoir au loin, lui fait de grands signes mais il ne me voit pas. Il finit enfin par me voir et comprendre. Et quand il arrive à mon niveau, je reçois un appel WhatsApp de Stéphane sur mon téléphone. Je lui explique que c'est réglé, qu'on a trouvé notre chauffeur. Il est content et nous prenons le chemin de la voiture.


Le chauffeur nous dépose à notre hôtel, le "Liberty Central River side". Il y a 2 hôtels Liberty central, un en centre ville, le "city point", et un le long de la rivière, le "River side".

Notre hôtel est très luxueux. En arrivant, on nous offre une coupe de jus d'orange bien frais et on nous remet notre chambre: la 2209. Elle se trouve au 22 ème étage avec vue sur la rivière.



Chambre à l'Hôtel Liberty central River side

On pose un peu nos affaires et comme aujourd'hui on est en quartier libre et qu'il n'est que 13h, on se décide à profiter un peu de la piscine pour se rafraîchir.

La piscine est au 24eme étage puis il reste un étage à monter à pied.

La piscine est en Roof top à débordement. Elle n'est pas très chaude mais c'est agréable. Le bar la surplombe.

Piscine de l'hôtel

Après avoir bien profité, on se lave rapidement et part en quête d'un restaurant.

On en trouve un pas très loin de l'hôtel, avec des prix corrects et une carte alléchante. On décide de goûter les feuilles de jasmin cuites à la vapeur, du canard et du porc et de la salade de papaye verte.

En boisson, je prend un soda au fruit de la passion, c'est à dire de l'eau gazeuse avec du jus de fruit pressé.



Repas du déjeuner à Saigon

Après déjeuner, on a repéré un petit itinéraire à faire dans la ville pour voir pas mal de choses. On décide de le suivre, tout en essayant d'éviter ce qu'on visitera le lendemain.

On va quand même voir le bureau de poste parce qu'on se dit que la lumière du soir est différente de celle du matin. En face, on voit la cathédrale notre dame qui est malheureusement en rénovation.

Notre dame à gauche, bureau de poste construit par Eiffel a droite

Je ne mets pas trop de photos parce que nous y retournons demain alors j'expliquerais un peu plus en détails.

Dans les rues d'Ho Chi Minh ville, il y a beaucoup de bâtiments luxueux et d'enseignes de mode connues.

Bâtiments d'Ho Chi Minh ville: Opéra (construit par des français), hôtel de luxe et Vincom Center.

On continue a se promener, et on arrive dans un parc où jouent des écureuils, près du musée de la guerre et du Palais de la réunification. La rue qui longe le parc représente très bien a elle seule l'omniprésence des deux roues au Vietnam.

A la différence d'Hanoï, ici les vietnamiens s'arrêtent au feu rouge.

Il est autour de 17h et les gens sortent du travail ou récupèrent leurs enfants à l'école. Il prennent tous cette rue et s'arrêtent lorsque le feu est rouge. Sauf qu'il fait bien s'imaginer qu'il y a des centaines et des centaines de 2 roues, arrêtés à un feu, en général 3 ou 4 côte à côte. Je vous mets une photo juste en dessous, mais j'ai pris une vidéo et franchement, c'est encore plus impressionnant!!!


Deux roues arrêtés au feu rouge

Il faut bien s'imaginer que c'est la rue entière qui est remplie de deux roues à l'arrêt, et que lorsque ça passe au vert, un énorme bloc de 2 roues se déplace.

Ensuite, on revient vers le centre ville et la rue Nguyen, sont le centre est normalement piéton, mais une partie n'est pas accessible car il y a des travaux. En effet, le métro est sensé arriver a Saïgon en 2021.

La lumière décroît, et on se dirige vers le bâtiment de la mairie. De l'autre côté de la rue, en face de la mairie, au milieu d'une place se trouve une statue d'Ho Chi Minh.

L'endroit est sublime.


Mairie d'Ho Chi Minh Ville (Saïgon)

On fait demi-tour pour prendre la direction de l'hôtel, on va rentrer aller boire un cocktail et se baigner dans la piscine, se laver puis aller manger. Il a beau faire nuit il n'est en fait que 18h.

Sur le chemin du retour, les bâtiments sont très illuminés. Et une scène d'où s'échappent des commentaires et de la musique nous intrigue. On voit des femmes défiler, on se demander si c'est quelque chose comme un concours de Miss ou quelque chose comme ça, mais certaines filles n'ont pas trop l'étoffe d'une miss. On note le nom vietnamien pour regarder en rentrant à l'hôtel: "Tôi Yêu Âo Dái".

On observe un immeuble dont chaque "appartement" est un café différent. Il est surnommé "le paradis des cafés".


Illuminations de Saïgon et paradis des cafés (en bas à gauche et en haut à droite)

En arrivant a l'hôtel, en rentrant dans la chambre on vérifie sur internet et on découvre que ce que l'on a vu dans la rue ce sont les répétitions de la cérémonie d'ouverture du festival de la tunique traditionnelle vietnamienne "Âo dái" qui commence le 2 mars.

Après cet instant culturel, on se met en maillot de bain et hop, direction la piscine et le bar.


Pause piscine et cocktail

Après ce petit moment de détente, on repart marcher en ville. On aimerait voir le bureau de poste de nuit, et puis on se trouvera un petit restaurant.

On marche d'abord jusqu'au bureau de poste et la cathédrale Notre-Dame.


Bureau de poste et cathédrale Notre-Dame

Nous repartons dans le rue Nguyen et trouvons un petit restaurant en face des répétitions du festival de la tunique vietnamienne.

La nourriture y est plutôt bonne et la déco sympa, en style colonialiste français, mais le service peu sympathique.

Au moins, nous avons bien mangé.


Repas du soir: salade de canard a la papaye et boeuf "La lót" (roulé dans des feuilles de Betem)

On finit notre soirée sur ce repas. On rentre à l'hôtel et on s'endort rapidement. Demain , la nouvelle guide vient nous chercher à 8h30.

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Ce matin, nous commencons par un bon petit déjeuner très complet a l'hotel. Puis, la premiere chose que je veux faire ensuite c'est prendre une photo de la statue juste à côté de notre hotel. Je m'y rend rapidement puis nous attendons dans le hall de l'hôtel avec nos bagages l'arrivée de notre guide.

Petit déjeuner et statue

Le réceptionniste nous préviens qu'elle arrive mais qu'ayant eu des soucis de téléphone, elle est parti en racheter un. Elle arrive cependant à 8h30 pile tout de même.

Son prénom est Loan, ce qui veut dire "la femelle du Phénix". Je trouve ça très beau.

C'est une petite dame qui a l'air assez âgée. Elle a l'air un peu chamboulée et elle nous explique que son téléphone ne fonctionnait plus et que c'était par conséquent très difficile pour elle car possible d'être en contact avec l'agence ou avec les hôtels, et qu'elle en a donc racheté un. Elle parle très bien français, presque sans accent, avec parfois quelques erreurs mais vraiment minimes. Elle nous pris de m'excuser pour l'incident du téléphone et pour ses fautes de français dûes à un manque de pratique. Mais honnêtement, elle parler vraiment bien français!

La première étape de notre visite est le quartier chinois. Elle nous présente le marché de gros, où les prix sont 30% moins chers qu'ailleurs et ou les vendeurs viennent s'approvisionner.

Elle nous explique que les chinois, lorsqu'ils s'installent, s'installent toujours en bloc communautaire et ne s'intègrent jamais. Ils on un centre de gestion, qui gère toutes les affaires de la communauté, et auquel ils donnent régulièrement de l'argent, un temple, une école et un hôpital. Ça fonctionne toujours comme ça.

Le centre de gestion leur permet de contracter des prêts sans aucun intérêt, ce qui leur donne beaucoup de puissance commerciale vis-à-vis des autres populations.

En 1975, avec l'arrivée du communisme, les chinois ont été massivement expulsés, mais beaucoup avaient t déjà la nationalité vietnamienne et ont pu rester dans le pays.

Chaque partie du marché est divisée par catégorie. Il y a les tissus, le papier (cerfs volants et lampions), la rue des ciseaux (oui oui vous avez bien lu), la rue des fruits, celle de la viande et du poisson...

Tout est structuré.

Comme toujours, on voit sur la route des familles entières sur un scooter. C'est l'heure d'emmener les enfants à l'école.

On descend ensuite de la voiture pour visiter le temple chinois de la dame céleste.

Marché, temple, et famille en scooter

Après la visite de ce temple, nous partons pour le musée de la guerre.

J'ai été émerveillée par ce pays depuis le début du voyage, et la visite de ce musée a été pour moi, pour le moment en tous cas, le moment le plus difficile. Autant nous avons croisé la pauvreté, autant tous étaient toujours souriants, heureux de vivre, chaleureux. On sait bien qu'on n'a pas le même niveau de vie, que c'est autre chose que l'Occident, et qu'il y a eu la guerre il y a encore peu de temps, mais on ne s'apitoie pas sur leur sort, au contraire on voit qu'au final on peut être heureux avec peu de choses.

La guerre, on l'avait vue au musée de l'armée a Hanoï. Mais c'était différent.

Le musée de l'armée et tout ce qu'on lit partout est plutôt axé sur les forces en présence, les combats... Pas sur les dégâts causés par la guerre sur le sol et les civils.

Le musée de la guerre de Saïgon est plus une exposition photo avec explications qu'un musée où on entrepose des armes et des costumes d'apparat. Bien sûr on y voit aussi des tanks et des hélicoptères, mais on y voit surtout des photos. De vraies photos... Et certaines m'ont vraiment beaucoup touchée.

La guide nous prévient qu'à l'intérieur, elle ne nous donnera pas d'explication, elle nous laissera libre de visiter, de lire les pancartes, mais pas d'explications.

Elle nous raconte un peu son histoire:

Loan a 68 ans. C'est à dire qu'en France elle serait à la retraite depuis longtemps.

Elle est née dans une famille bourgeoise et est catholique. Elle a reçu l'enseignement des bonnes sœurs et c'est également a ce moment qu'on lui a enseigné le français.

Elle nous explique qu'en 1975, lorsque le communisme est arrivé, tous les biens ont été confisqués. Elle a donc dû épouser un maquisard pour sauver l'honneur de sa famille et assurer leur survie dans un régime compliqué.

Elle nous raconte que la guerre a beaucoup fait souffrir son mari moralement, que c'était un homme bien mais que les atrocités de la guerre l'ont complètement anéanti à tel point qu'il a sombré dans l'alcoolisme.

Il a été enlevé à sa famille avec ses frères à 11 ans par le gouvernement pour être formé à devenir maquisard. Aucun choix possible, juste obéir, bien que les parents aient supplié qu'on leur laisse leurs enfants.

Loan nous raconte qu'il se réveillait souvent au milieu de la nuit après la guerre, réveillé par ses cauchemars.

Après dix ans à supporter tant bien que mal l'alcoolisme de son mari, encouragée par sa fille de 15 ans, elle a divorcé.

Mais elle a gardé de bons rapports avec lui et ne manque pas de rappeler que c'était un homme bien qui a été détruit par la guerre, et que dans ses périodes de lucidité c'était un homme bon.

Lorsqu'il a eu un cancer elle est restée a son chevet et 2 ans plus tard s'est chargée de son enterrement.

C'est assez touchant d'avoir une guide avec un vécu. Les deux premiers étaient jeunes, Duc avait clairement moins que la 30aine, je dirais entre 20 et 25 ans maximum, Lan avait 30 ans et était mariée et maman d'un petit de 2 ans, mais Loan, à la différence des deux autres, avait connu la guerre. Elle avait connu la misère aussi.

Elle a 5 enfants qui ont tous réussi dans la vie, et vient d'avoir son deuxième petit enfant né la veille au soir de notre rencontre.

Elle nous explique donc que la raison pour laquelle elle ne veut pas nous donner d'explications dans le musée c'est qu'il y a des oreilles du gouvernement partout, et qu'elle ne partage pas forcément tout ce qui est écrit. Que les photos sont toutes vraies, mais que les interprétations sont forcément orientées politiquement.

Elle dit que rien n'est tout blanc ou tout noir et que forcément ce musée étant un musée du gouvernement il ne peut donner qu'une seule version de l'histoire.

Je trouve ça intéressant car on pourra comparer ce qui se dit au Vietnam avec ce qui se dit en France ou aux États-Unis.

La raison pour laquelle le visite de ce musée a été difficile pour moi, c'est que la toute première salle est consacrée à l'agent orange. Comme je l'expliquais lors de notre visite des mangroves d'Hoi An, les États-Unis ont répandu un exfoliant appelé "agent orange" dans le centre et le sud du pays afin d'empêcher les vietnamiens de se cacher dans la végétation.

Cet agent a eu des effets destructeurs sur la végétation mais également sur les êtres humains. Les photos de cette salle présentent les malformations congénitales qui ont suivi. Il faut avoir le cœur bien accroché car ces effets étaient dévastateurs. Certaines photos sont des photos célèbres, comme celle d'une jeune virtuose de la musique, née sans bras, qui avait appris à jouer avec ses pieds et était devenue célèbre. Son grand-père était décédé d'un cancer lié à l'agent orange. Mais il y a aussi des photos de bébés siamois, de becs de lièvres, de membres atrophiés...

En plus des photos des malformations congénitales, on voit des photos des cancers de la peau causé par l'agent orange. Bien sûr, il a causé bien d'autres cancers, mais les autres ne sont pas visibles depuis le extérieur. Leucémies, cancer du poumon, de l'estomac, et j'en passe...

Bref, pour moi ça a été dur à regarder, et à accepter que l'être humain ait pu commettre de telles atrocités, et pire encore, de savoir pertinemment qu'on n'a pas appris de nos erreurs et qu'on serait prêts a recommencer (quand je vois le lobbyisme de Monsanto, c'est bien qu'on ne comprend rien...).


Les salles suivantes étaient plus ou moins difficiles. Certaines photos présentaient des personnes ayant marché sur des mines, des soldats américains brandissant des têtes de vietnamiens comme des trophées de chasse, des gens encore vivants traînés par des tanks, des gens balancés depuis des hélicoptères. De ce point de vue là, clairement, les atrocités étaient commises des deux côtés mais les photos sont vraiment percutantes. On y voit aussi quelques photos rendues célèbres dont les explications diffèrent entre ce qui est écrit dans le musée et ce qu'il semble s'être produit d'après des témoignages de maquisards... Notamment la petite fille au Napalm.

Bref, qui que soient les gentils et les méchants de l'histoire, les soldats obéissaient aux ordres et bien souvent on menaçait leurs familles. La guerre est un phénomène très humain et très moche, et je suis contente qu'il y ait de tels musées pour qu'on n'oublie pas ce qu'il s'est passé. Si seulement les politiciens pouvaient en tirer des leçons...

Je vous épargne les photos les pires mais en mets quelques une pour illustrer mes propos.


Photos de l'exposition

Après les photos, il y a quelques armes d'exposées, puis, en conclusion de l'exposition, les chiffres...

Les chiffres, ce sont tous d'abord, dans le camp vietnamien :

- 3 millions de morts, dont 2 millions de civils

- 2 millions de blessés

- 300 000 disparus

Mais les chiffres ce sont aussi:

- 500 000 tonnes de bombes larguées

- 6,1 millions d'hectares de terre contaminée par les bombes et les explosifs

- 9 284 communes polluées par les bombes et les explosifs

Comme vous vous en doutez, ces chiffres induisent forcément un autre effet: les bombes qui n'avaient pas explosé et qui explosent plus tard par exemple...

Entre 1975 et 2002, il y a eu 42 135 personnes tuées par des bombes ou des explosifs, et 62143 blessés.

Il y a au mur des photos du corps de deux jeunes tués en 2002 par l'explosion d'une bombe oubliée...


Quelques exemples des présentations sur les armes

Bref, tout ça est très dur, mais ça fait partie de l'histoire, et de notre visite.

Dehors, il y a des modèles des prisons utilisées pour les prisonniers, construites d'abord par les Français, puis utilisées par les américains pour emprisonner les vietnamiens. Elles sont surnommées les "Tiger cage".

Puis elle nous présente un modèle de guillotine. Loan nous explique que la peine de mort est toujours légale au Vietnam mais plus avec une guillotine.



Tiger Cage et Guillotine

On finit le musée par des véhicules de guerre tels que le ch47 (chinnock), un gros hélicoptère dont je vous ai déjà parlé dans l'étape d'Hanoï du premier jour, des tanks, des avions... Et quelques éclats d'obus et munitions.


Véhicules et obus

Après cette visite du musée de la guerre, nous partons voir le palais de la réunification. On ne le visite pas car les salles sont souvent occupées pour diverses raisons et que notre planning est très serré. Mais Loan nous explique qu'avant, c'était le gouverneur français qui habitait ce palais, qu'ensuite il a été complètement détruit par les bombardements et qu'il a été reconstruit par un célèbre architecte vietnamien en respectant tout un tas de symboliques: l'utilisation des 5 éléments, avec une fontaine pour l'eau, de grands arbres pour symboliser le bois, du métal pour la façade du bâtiment, entremêlé de pierre, de grands jardins pour la terre. La symbolique du feu est également représentée mais je ne me souviens plus sous quelle forme.

Après le palais de la réunification, direction le bureau de poste et la cathédrale notre dame. Comme on les a vu la veille, on passe assez vite dessus au niveau quantité de photos, mais on profite pleinement des explications de Loan, notamment sur la cathédrale notre dame qui fut construite en petites briquettes de Toulouse, d'où sa couleur rouge. Elle est en rénovation et c'est assez long car le gouvernement vietnamien manque de fond.

La poste de Saïgon a été construite entre 1886 et 1891 et est attribuée à Gustave Eiffel qui n'en a en fait réalisé que la charpente métallique. Sur la devanture, on peut lire le nom de scientifiques célèbres (Faraday par exemple).

A la différence de notre dame, la poste a non seulement été rénovée, mais 2 fois. En effet, la première fois qu'elle a été repeinte, la couleur a été jugée trop "flashy". La teinte de peinture a été retravaillée et la poste a été repeinte afin de redevenir la poste historique qu'elle était.



La poste d'Ho Chi Minh Ville

Après la visite de la poste, nous nous sommes rendu sur le marché de Ben tanh. Ce marché est très grand et la guide nous a mis en garde:

- première chose, faire très attention aux pickpockets

- deuxième chose: tout autour ce sont des employés d'état qui tiennent les échoppes.

Les prix sont donc fixes, les employées ont toutes la même tenue: une chemisette bleu ciel avec le nom du marché dessus.

- troisième chose: au centre ce sont des privés. Et bien évidemment, si vous arrivez avec une tête d'Européen, les prix sont hallucinants. Il faut beaucoup marchander et aller jusqu'à faire mine de partir pour obtenir le meilleur prix.

On a eu l'exemple d'un portefeuille qu'on nous a tout de même annoncé à 1 000 000 de dongs, soit 38€. Au bout d'une minute il était déjà descendu à 500 000 dongs. Au final comme ça nous souhaitons qu'elle se moque de nous, au moment de partir elle nous le vendait 100 000, soit 5€... Le fait qu'elle ait exagéré nous a quoiqu'il arrive découragé et nous n'avons pas souhaité finaliser l'achat, mais ça vous donne une idée de comment ça fonctionne.

Après cette pause au marché, nous sommes allés manger. En face du marché de Ben tanh il y a un restaurant connu parce que Bill Clinton y a mangé en 2000. Ça s'appelle le pho 2000. On n'a pas choisi ce restaurant parce qu'il est connu mais parce qu'il nous faisait envie et surtout, qu'on devait manger rapidement car nous avions rendez vous avec la guide à 13h30.

On a pris tous les deux une très bonne soupe, quelques nems et 2 cocas, et quelques photos du lieu quand même. La nourriture était très bonne et servie rapidement. Puis on a retrouvé la guide.



Pho 2000

Après déjeuner, on prends la route en direction du delta du Mékong. Il y a beaucoup de route, environ 4h, alors au bout de 2h, le chauffeur fait un arrêt dans une sorte d'aire de repos très axée tourisme mais très très belle: "Mekong rest stop"

Mekong rest stop

Après cette pause on reprend la route et on observe les alentours. A un endroit, la guide nous explique qu'ils vont construire un complexe hôtelier avec casino pour les chinois (les jeux d'argent sont interdits pour les vietnamiens ).

La guide nous donne des informations tout le long de la route. Elle nous raconte notamment que le chat et le serpent sont interdits à la consommation légalement. En effet, dans le sud du Vietnam et notamment dans la région du Mékong, les chats et serpents étaient très consommés. Cela a conduit à la prolifération des rats qui attaquèrent les rizières. Depuis, consommer le chat ou le serpent a été interdit par la loi, et on consomme parfois du rat dans certaines provinces.

Nous nous rendons dans la province de Ben tre, pour nous y rendre nous traversons 2 bras du bras supérieur du Mékong. En effet, le Mékong se sépare d'abord en deux bras: la bras supérieur et le bras inférieur. Ces des bras se redivisent: en 7 bras pour le Mékong supérieur, en 2 bras pour le Mékong inférieur.

Nous arrivons à l'endroit prévu en début de soirée. Comme l'hôtel n'est pas accessible en voiture, on prend juste nos affaires pour une nuit dans nos valises et on transfère tout dans un sac à dos.

On part a pied le long du Mékong, c'est vraiment très beau, l'eau est très haute et les arbres fruitiers sont très nombreux.

On arrive devant notre maison d'hôtes 5 minutes plus tard: "Les jardins du Mékong".

On récupère notre chambre et on nous propose d'aller faire un tour à vélo avant la nuit.

On accepte avec plaisir.


Les jardins du Mékong

Nous partons donc avec une personne du gîte, vó, faire une balade à vélo dans les alentours. La guide préfère rester au gîte.

C'est un endroit très fertile et les arbres fruitiers y poussent très bien et donnent beaucoup. On voit donc: des papayes, des jacquiers, des durians, des bananes, des mangues, des cousins des litchis...

Ce qui est assez impressionnant c'est que sur le même arbre il peut y avoir un fruit prêt à être cueilli, et une fleur, les deux stades sont simultanés à la différence de chez nous où l'arbre est soit totalement en fleurs, soit totalement en fruits.

La guide nous a également expliqué un peu plus tôt comment fonctionne un bananier.

D'abord apparaît une grosse fleur un peu violette (excellente en salade).

Cette fleur donne naissance à un régiment de bananes. Quand le régiment de banane est mûr, il commence à refaire une fleur au bout. Et le cycle recommence. Il peut y avoir jusqu'à 3 cycles avant que cette partie du bananier ne meurt.

Nous faisons une balade sympathique, la lumière est dorée, et rouler a l'écart de presque toute circulation (presque parce qu'il y a encore parfois des mobilettes) est très agréable.




Promenade à vélo

Une fois rentrés au gîte, comme on a encore un peu de temps avant le cours de cuisine, on se balade encore un peu à pied pour faire quelques photos.


Balade au bord du Mékong et intérieur du gîte

Après cette petite promenade photo, on part se doucher avant le cours de cuisine.

On arrive les premiers, et notre guide est là pour traduire les explications de l'hôtesse.

Celle qui nous donne le cours s'appelle An Thu.

La recette ressemble un peu à celle qu'on avait vu à Hoi An mais en version plus grande.

On commence cette fois par la fabrication de la pâte: An Thu verse du riz gluant arromatisé au curcuma dans une meule afin d'en faire ressortir du jus.


Fabrication de la pâte

Après quoi, on fait chauffer un wok sur un feu de bois. On y met de l'huile.

Puis on ajoute la viande (qu'on ne fait pas flamber cette fois-ci) et enfin, une fois la viande cuite, la pâte à laquelle on a ajouté de la ciboulette.

On ajoute des pousses de soja et des herbes et on met le couvercle en attendant que ça cuise.


Cuisson

Une fois que c'est cuit, on passe au repas.

Cette fois-ci on ne le met pas dans des galettes de riz pour le manger mais dans des feuilles de salade que l'on roule.

C'est vraiment très bon.

On a aussi droit à une dorade, du riz et encore une tonne de nourriture comme a chaque fois que l'on mange chez l'habitant.



Repas du soir

Michel prend une bière locale en accompagnement et moi un jus de la passion (sur les photos ci-dessus, on voit mon jus sur la photo de droite).

Et pour le repas, on a de la compagnie. Il y a 3 chatons noirs et leur mère qui rôdent autour de la nourriture.

Chat et bière

Et voilà la journée qui s'achève. Vivement la suite!

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Publié le 15 mars 2019

Ce matin, départ à 8h30 pour naviguer dans le Mékong.

Mais d'abord, petit déjeuner.

On se rend à l'endroit du petit déjeuner et An Thu et vô nous rapportent tout ce qu'il faut.

Œufs, fruits frais, et d'excellents pancakes à la banane.

Jus de fruits frais, bref, le top.


Petit déjeuner à Mo Cay


Après le petit déjeuner, nous faisons le check out de notre chambre. Nos hôtes nous offrent des fruits séchés pour « grignoter » sur la route. On les remercie chaleureusement, cette première expérience dans le delta du Mékong est encore une belle découverte humaine.

En compagnie de la guide, nous prenons la direction de l’embarcadère qui se trouve à environ 200m de l’hôtel. Heureusement que la guide avait pensé à nous dire de récupérer des affaires dans un sac sans quoi il aurait fallu trainer nos valises jusque dans le bateau.

Sur le chemin, un détail nous interpelle : le niveau de l’eau nous semble beaucoup plus bas que la veille. On interroge la guide à ce sujet et elle nous explique que le Mékong subit deux marées hautes et deux marées basses par jour.


Marée basse

A l’heure actuelle, l’eau est en train de remonter mais le niveau est toujours très bas. On apprend d’ailleurs que c’est la raison pour laquelle sur notre programme il était indiqué 8h, et qu’au final elle nous a donné rendez-vous à 8h30 : l’eau était trop basse pour naviguer.

Je monte sur le ponton et m’apprête à monter sur le bateau quand j’entends du bruit derrière moi.

Je me retourne et je mets quelques secondes à comprendre la scène. Michel est à 2mètres de moi, également tourné pour voir ce qu’il se passe, et la guide est en contrebas du ponton, dans les jacinthes d’eau et les palmiers d’eau. Elle nous dit qu’elle est tombée, on s’assure qu’elle va bien. Elle nous dit que oui, qu’elle ne s’est pas fait mal.

On vérifie qu’elle ne dit pas ça juste pour nous faire plaisir, on voit bien qu’elle est un peu gênée d’être tombée. Au final plus de peur que de mal.

On l’aide à monter dans le bateau et on s’installe.

Une fois à bord, le batelier réalise sa manœuvre pour repartir. Le niveau extrêmement bas de l’eau nous impressionne. Le batelier parvient à faire quasiment demi-tour dans un bras de rivière dont la largeur n’est pas plus grande que la longueur du bateau. Le bateau fait donc des manœuvres pendant lesquelles l’avant du bateau est dans la boue. En repartant, je prends même une photo avec le réflexe de la marque laissée par le bateau dans la boue.

Cette partie du delta du Mékong s’appelle la rivière « Tiền ». Le Tiền (en vietnamien: Sông Tiền) est le bras septentrional principal du Mékong dans la partie sud du Viêt Nam.

On navigue au gré de l’eau, et la rivière Tiền s’élargit. Il fait déjà chaud malgré l’heure matinale mais l’air du bateau est agréable. On profite des paysages.



Promenade sur la rivière Tiền

Notre premier arrêt a lieu au bord de l’eau près de vergers, afin de faire une dégustation de fruits.

On nous sert une petite assiette avec plusieurs fruits :

-          De la pomme d’amour

-          De l’ananas

-          Du fruit du dragon

-          De la pastèque

La guide qu’il n’y ait pas de mangue mais elle nous explique que c’est un fruit un peu plus cher et que du coup les restaurants en servent rarement.



Dégustation de fruits

Pendant la dégustation de fruits, qui est accompagnée de thé, il y a un petit spectacle. Des vietnamiens retransmettent en chanson des scènes de la vie quotidienne. La guide prend le temps de nous expliquer chacune des chansons.

C’est divertissant.

En direction de la confiserie

Lorsque l'on entre dans la confiserie, ça sent bon la noix de coco.

Il y a quelques groupes de touristes mais notre guide prend bien soin de nous et se débrouille pour qu'on puisse profiter de l'endroit correctement. On nous présente la fabrication de quelques douceurs.

On découvre dans un premier temps les caramels de noix de coco.

La première étape de la fabrication consiste à récupérer les fibres sur l’extérieur de la noix de coco pour en faire des ficelles qui serviront plus tard à attacher les scahets ou les étiquettes.





Ficelle de coco

Ensuite, l’intérieur de la noix de coco est évidé au moyen d’un petit outil en métal prévu à cette effet.

Évidement de la noix de coco

Ce qui a été récupéré est ensuite placé dans une sorte de meule pour en récupérer tout le jus.


Récupération du jus de coco


On place ensuite dans une sorte de wok 50% de jus de coco, 50% de jus de canne à sucre et on y ajoute du malt. On met ensuite ça à cuire pendant 45 minutes pour que ça devienne pâteux. 

Cuisson du caramel

Une fois que c’est pâteux, on coule des longues lignes de cette pâte et on laisse sécher.


Séchage du caramel

On la découpe ensuite en petits carrés : voilà notre caramel de coco.

Il y a ensuite plusieurs parfums possibles en ajoutant des extraits durant la cuisson.


Les caramels sont ensuite placés sur des feuilles de riz (qui sont donc comestibles) puis dans de petits papiers.

Caramels: phase finale

Nous nous dirigeons ensuite vers l’alcool de riz ou de riz gluant (l’alcool de riz gluant étant de meilleure qualité). Ca macère pendant seulement 2-3 jours et l’alcool est prêt.

Dedans, on y ajoute souvent des serpents, ou bien des scorpions. Ils y sont placés déjà morts ou encore vivant et sont asphyxiés par l’alcool.



Alcool de riz

Nous nous dirigeons de l’autre côté de la pièce et observons cette fois la fabrication des feuilles de riz qui seront ensuite utilisées pour les nems ou les rouleaux de printemps.

La pâte est fabriquée avec : de l’eau, du sel et de la farine de riz.

La pâte est ensuite cuite à la vapeur : une sorte de grosse bâche en plastique est tendue au-dessus d’une marmite d’eau bouillante. On fait un peu comme une crêpe sur cette bâche. Quand on ne l'utilise pas on l'a couvre avec un couvercle de bambou pour éviter que la bâche ne refroidisse.


On aperçoit la bâche sous le couvercle en bois puis sans le couvercle

Ensuite on met la crêpe à sécher sur des plaques en bambou.

Séchage des crêpes de riz

Pour finir, nous sommes allés voir comme on fait du riz soufflé.

Dans une grosse marmite, on fait chauffer le riz, sans lui enlever sa peau. Un peu comme du pop corn, ça éclate. Ensuite, on passe les morceaux de riz soufflé au tamis pour faire partir les peaux.

On peut faire la même chose avec des vermicelles de riz ou de Manioc.

Ce riz soufflé peut ensuite être inséré dans du caramel ou autre confiserie.


Riz soufflé

Une fois tout ça observé, on passe à table pour goûter. Chaque saveur est différente, et franchement, tout est vraiment bon.

La guide nous explique le rôle de chaque chose dans la vie quotidienne, comme par exemple l’utilisation du gingembre confit contre le mal de gorge ou les rhumatismes.

On achète 5 paquets différents pour faire gouter à nos familles, et la guide achète un paquet de feuilles de riz transformées en chips.

A notre grand étonnement elle nous l’offre, nous disant qu’il faut bien faire attention à refermer le sachet à chaque fois pour pas que ça ramollisse. On la remercie chaleureusement, on n’avait pas anticipé qu’elle allait nous gâter. Elle a vraiment le cœur sur la main.


Séance pour goûter toutes les confiseries avec du thé

On retourne ensuite au bateau. C’est un peu compliqué car l’eau a beaucoup baissé et le ponton est très haut par rapport au bateau. On aide la guide au mieux, on sent bien que ça la gêne d’avoir besoin d’aide mais franchement, il y a bien 1m d’écart entre le ponton et le bateau.

Une fois réembarqués, on part en direction d’un petit bras du Mékong. Une petite barque, un peu comme un canoë, vient nous chercher. La femme pagaye avec les bras cette fois. La guide nous demande de mettre nos gilets de sauvetage, on s‘exécute.

Sur le bateau, il y a des chapeau conique à disponibilité alors j’en mets un, Michel lui préfère sa casquette.

Balade en barque

On navigue au milieu des palmiers. L’ambiance est paisible mais on croise quelques touristes et beaucoup de plastiques polluent les rives. On apprécie tout de même le moment mais ça ne détrône ni notre petite balade dans la baie d’halong terrestre au milieu des grottes, malgré le brouillard, ni la balade au milieu des mangroves, car l’absence totale de tourisme et la propreté de l’eau nous avaient conquis.

On meurt de chaud dans les gilets de sauvetage, et je me rends compte qu’aucun autre touriste n’en porte. Nous savons très bien nager et l’eau n’est pas froide, il n’y a pas de courant, au final j’ai plutôt l’impression que la guide nous a un peu surprotégé ^^

On revient au bateau initial et on repart.

Le prochain arrêt est la pause déjeuner. On débarque sur un petit ponton au milieu d’arbres fruitiers et de fleurs, et on arrive dans un petit restaurant tout mignon. Il fait aussi gîte, et tout est coloré et chaleureux. 

 On nous installe à table, nous demande ce qu’on veut boire et le premier plat arrive.

Je reste bouche bée devant la présentation du plat.

Ce sont des nems, mais ils sont disposés autour d’un canoë avec un vietnamien dessus, taillé dans du concombre. Il a ses pagaies autour de lui. C'est accompagné d'une soupe au poulet et au maïs.


Premier plat

On mange les nems, ils sont excellents, et un nouveau plat arrive : du poisson.

De nouveau, présentation très soignée avec un petit pêcheur en concombre à cheval sur le poisson. Il le découpe devant nous, enlevant les filets d’arêtes avec précision.

Pour le manger, il nous faut mettre le poisson d'avril s une feuille de salade, humidifier une feuille de riz puis rouler la salade et le poisson dans la feuille de riz. Les premiers sont un peu laids puis on s'améliore.

Poisson

En accompagnement, on nous apporte du riz vapeur avec également une superbe présentation d’un vietnamien avec deux paniers accrochés à un bambou.

Tout est très bon, et on a vraiment beaucoup à manger, même de trop. On voit un autre groupe derrière nous, ils sont 8 et on ne leur apporte que 2 fois ce qu’on reçoit. Ca explique sans doute les doses trop importantes.

Riz vapeur

On remercie chaleureusement le restaurateur, on règle nos boissons et nous voilà repartis sur l’eau.

Cette fois, on prend la direction de Vinh long ou l’on rejoindra notre chauffeur pour faire la route terrestre jusqu’à Can Tho.

En arrivant à Vinh Long, on part visiter le marché. La guide nous présente plein de fruits, elle nous achète une mangue et un cousin du litchi, encore une fois elle nous gâte de trop, on est vraiment gênés. Humainement cette guide est une découverte extraordinaire.

Voir une femme avec un tel vécu, qui a souffert, connu la pauvreté, être aussi généreuse et chaleureuse, franchement c’est extraordinaire.

Avoir le cœur sur la main et être aussi attentionnée envers nous alors qu’elle sait bien qu’on est des occidentaux, qu’on a la chance de voyager, de découvrir son pays, qu’on a des soins comme on veut, bref, qu’on est des privilégiés, ça me touche. Elle ne nous juge pas, elle est juste dans le partage. C’est vraiment une femme merveilleuse.

Comme chaque fois au Vietnam, le marché regorge de couleurs.


Marché de Vinh Long

On rejoint le chauffeur et l’on prend la route pour Can Tho. On nous dépose à notre hôtel et la guide nous donne quelques recommandations sur les choses à faire/voir en ville, les restaurants qui ont de bonnes choses à des prix corrects…

La chambre est très correcte et très bien placée. La ville de Can Tho n’est pas extraordinaire, pas particulièrement de charme où autre.

Chambre de Can Tho

On se décide tout de même à aller faire un tour jusqu’au lac, puis on va visiter un temple bouddhiste extrêmement coloré, le Chùa Khmer Viễn Quang.

On rentre ensuite à l’hôtel pour se laver et se préparer à aller manger.



Temple bouddhiste

On choisit un des restaurants conseillés par la guide, celui qui se trouve au fond du marché couvert, au bord de l'eau.

On y mange très bien.

Beignets de fleurs de potiron en entrée pour tous les deux, puis soupe au bœuf et au curry pour Michel et crevettes cuites à la bière et au citron pour moi.

En boisson, Michel optera pour une "Larue" tandis que, fidèle à moi-même, je prendrais un jus de fruits de la passion.

Ensuite, pour découvrir un peu le terroir, je tente un verre de vin blanc "Da lat".

On ne peut pas le qualifier d'extraordinaire mais au moins il n'est pas "mauvais".

Repas du soir

On achète ensuite de jolies cartes postales et on repart se promener un peu au bord de l’eau. On va jusqu’au pont ou des lotus lumineux s’offrent à nous, faisant face à des dragons sur l’eau.

Can Tho by night

Sur le chemin du retour, on passe par le marché de nuit, puis l’on rentre à l’hôtel.

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