11 jours de vélo en Ethiopie du nord.
5 au 21 novembre 2017
17 jours
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Mékélé

Envol comme prévu, hier soir à 21h45 et arrivée à 6h45 ce matin à Addis Abeba, heure locale , c'est à dire avec 2h d'avance sur la France. Nous avons assisté à un magnifique lever de soleil.

Nous voici en Ethiopie berceau de l'humanité et du café!

Une bonne attente pour avoir nos visas et nous retrouvons notre guide Kali vers 9h.

Il fait bon, 22° , nous sommes à 2350m d'altitude.

Nous partons en ville en bus, convertir nos euros en " birrs ". 1 euro = 31,5 birrs.

Ensuite, dégustation de notre premier café éthiopien, grillé sur place à la poêle. Kali nous fait goûter le café Yirgacheffe. A la première gorgée, il parait costaud mais finalement, en le sucrant un peu, il s'avère très bon.

Pas le temps de visiter davantage car il nous faut retourner à l'aéroport pour embarquer pour Mékélé ( 2100m).

Le vol est de courte durée et vers 14h , nous nous installons à l'hôtel. Douche, déjeuner et il nous faut s'occuper des vtc que l'on loue. Chacun s'affaire en changeant pédales , selle ou en installant support de gps ou sacoche.

La soirée sera courte car nous n'avons pas beaucoup dormi dans l'avion et demain, on attaque le vélo et il y a un bon dénivelé!

Addis-Abbeba:

Café torréfié sur place:

Départ d"Addis Abeba:

Arrivée à Mékélé:

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Petit dèj 6h30. Départ 8h.

Devant l'hôtel

Ça démarre fort par une bosse. Nous prenons la route de l'aéroport pour sortir de Mékélé. Il n'y a pas énormément de circulation mais les véhicules polluent pas mal....et le bitume est en mauvais état sur cette portion , heureusement que nous avons de bons VTC.

Toute la journée, nous roulons entre 2000m et 2600m, les chasseurs de cols accumulent des plus de 2000m.

Certains cols nous entament un peu surtout qu'en plus du dénivelé, nous devons lutter contre un bon vent surtout cet après-midi. Les paysages sont superbes. Tout au long des routes, il y a plein de gens qui marchent: des écoliers qui nous demandent " 1 pen " , des femmes qui portent des sacs de riz, des hommes qui ne portent pas grand chose...mais nous en voyons aux champs, dans des carrières ou construisant des maisons. Il y a aussi beaucoup d'animaux: biquettes, bourricauts, vaches avec de belles cornes et même des dromadaires en se rapprochant d'Alamata.

À plusieurs reprises, nous croisons un groupe de coursiers avec une voiture suiveuse, l'entraîneur nous offre des bananes.

Echaffaudages en eucalyptus.
Regroupement 
Notre bus, pause bananes.
Guy montre la France en photos aux écoliers
C'est l'heure de manger!
Cérémonie du café.
C'est reparti...ça grimpe toujours
Un col de plus de 2000 pour les Cent Cols!
Kali, notre guide.

Notre petit groupe est super bien encadré, 2 guides Kali et Gabriel et un petit bus pour les transferts , un camion pour transporter les vélos avec un jeune mécano très compétent, un camion d'intendance transportant les cuisiniers et tout le nécessaire pour certains de nos repas.

Les cuisiniers nous préparent les repas du midi dans des petits bars et ce soir à notre hôtel. Leur cuisine est excellente, meilleure que celle mangée au restaurant.

L'étape faisait 173km, nous avons fait la fin en bus. La nuit arrive vite.

Chaleur annoncée pour demain ....

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Petite nuit car vers 3h30 nous pensons entendre un muezzin mais cela dure trois quarts d'heure....et ça reprend. Cela ressemble à des chants.

En se levant, nous découvrons une église orthodoxe tout près.

La fameuse église 
Petit dèj 
Etourneau metallique 

Dès 8h, il fait chaud. Nous démarrons par du plat, c'est agréable, il y a beaucoup d'activité dans les champs.

Dromadaire chatgé. 
Lavage des triporteurs 
Encore plus chargé 
Les hommes font la lessive 
Vente de charbon de bois 
De belles cornes 

Quelques arrêts pour observer le battage du teff, céréale nationale dont la graine est plus fine que le sésame.

Battage du teff 
Graines  de teff

Vers 10h, arrêt très intéressant pour rencontrer des familles wolo. Nous assistons à la cuisson au feu de bous des galettes de teff, injeras. Cela ressemble à celle de nos galettes bretonnes. La jeune femme n'a que 20 ans et une fille de 6 ans.

Galetiere  et son couvercle en bouse séchée
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Interieur d'une maison
Sechage du maïs 

Aujourd'hui, nous ne roulons qu'entre 1400m et 1900m, donc nous avons très chaud, 35°, heureusement sur les vélos, il y a de l'air.

Un peu d'eau 

Avant de déjeuner, il nous faut franchir un col et par cette chaleur, cela augmente la difficulté, nous avons très soif. L'eau des bidons désaltère peu.

Nous récupérons en mangeant de très bons plats préparés par nos cuisiniers.

Les cocas et bières sont frais et si peu chers....11 et 12 birrs...35 centimes d'euros!

Encore une longue montée cette aprèm de 1430m à 1920m. Les pourcentages ne sont pas élevés mais c'est long et nous sommes avec des VTC.

Weldiya 
Rencontre, smoothie d'avocat 

Nous sommes logés en petites huttes en pierre dans un beau parc.

Comme dab, ce n'est pas facile de trouver une connexion qui fonctionne bien.

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Encore une magnifique journée. Une première pour nous et une partie du groupe, rouler à plus de 3000m.

Transfert d'une quarantaine de km et nous démarrons à 3275m d'altitude, direction un col à 3540m. La pente est forte et avec l'altitude, nous sommes un peu essouflés au démarrage mais nos organismes s'adaptent assez vite.

Les paysages sont superbes , le ciel bleu et il ne fait pas très froid. Ensuite nous continuons la route des crêtes qui est une succession de montagnes russes avec beaucoup de petits raidars à 8%. Nous parcourons 64 km à plus de 3000m avec un dénivelé positif de 800m.

Nous sommes surpris par l'activité qu'il y a à cette altitude, beaucoup de villages et de cultures.

Ensuite nous empruntons une piste sur plus de 30km, très caillouteuse et pentue sur les 7 premiers km, 10%. Quelques incidents mécaniques vite réglés par le véhicule d'assistance qui nous suit en perma'ence et a des vélos en rab.

Seul bémol de la journée, l'agressivité de certains enfants dans un village: tapes peu amicales, jets de pierres à la fronde.....sinon, ils sont contents de nous voir, nous prennent en photos ou mendient: pens, money, you-you...

Dernier transfert pour rejoindre Lalibela , classée au patrimoine de l'Unesco. Nous y restons demain pour y visiter 11 églises !



Départ à l'école, d,autres iront l'après-midi 
Eucaliptus 
Piments 
.( 
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La piste..... 


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Slalom entre les cailloux, la piste est  à moitié goudronnèe sur  quelques km. 
Le bus nous attend pour la fin de l'étape 

J'ai fait un passage à terre en m'arrêtant , Yannick a évité une chute de justesse et il y a eu deux crevaisons sur cette piste.

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Visiter 11 églises dans la journée ne m'emballait pas trop mais quelle heureuse surprise!

Ces églises n'ont pas été construites mais excavées en 24 ans sous le règne de Lalibela au 12ième siécle. Elles sont toutes sur un même site , certaines reliées par souterrain. Nous avons bien crapahuté et même fait la chenille pour passer de l'enfer au paradis par un souterrain assez long et totalement obscur!

Cette journée de visites a été coupée par un repas agréable dans un resto suivi de la cérémonie du café dans un autre endroit.

Le mieux est de regarder les photos :

Départ à pied, cela change du vélo! 
Les habitations " tukul  ". J'avais cru que nous dormions dans un "  too cool" !

Les églises sont entretenues par l'Unesco qui pour les protéger, a construit d'horribles toits. Dommage.

L'église de Marie creusée dans le roc. 
Chaque église est gardée par un prêtre. 
Le bâton de prière sert à s'appuyer ou à effectuer une gestuelle lors des offices qui durent 3h.
Aucune sécurité... 
Tombeau de Lalibela 
Repas typique éthiopien
Cérémonie du café 
Torréfaction                                                                                                     
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Inquiétude ce matin, il en manque un à l'appel? Personne ne connait son numéro de chambre. Finalement, nous le retrouvons et le réveillons, il avait eu une panne d'oreiller.

Il nous faut remonter à Gashena en bus, 60 km dont 30 de piste.

Il faut toujours slalomer entre les gens et les animaux, en bus ou à vélo 
La piste 
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Ensuite nous reprenons nos vélos et la route des crêtes avec ses montagnes russes.

C'est reparti 

Il fait bon, quelques nuages arrivent, cela nous arrange pour grimper les cotes

Une fois de plus les paysages sont superbes, surtout ceux de cet après-midi. La descente du col , 3140m , est magnifique. C'est beau à gauche, c'est beau à droite!

Marché 
Une vache éthiopienne pour JM 
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Repas préparé par nos cuisiniers, chez l'habitant en se serrant un peu 
Nous partons attaquer  le col 
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Nous sommes beaucoup encouragés, applaudis mais malheureusement il y a encore eu des jets de pierre par des gamins, qui ont atteints 3 d'entre nous. Deux petites blessures, rien de grave. D'après la guide, ce n'est que sur ce tronçon du parcours qu'il y a des problèmes. Nous sommes tout de même bien encadrés car en plus du bus et du camion assistance, nous avions le mécano sur le vélo et cet aprés-midi, le fourgon des cuisiniers qui est aussi resté derriere certains cyclos.

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103km +775m mais -1659m !

En effet, cette nuit nous avons dormi à 2710m et ce soir nous sommes à 1834m, près du lac Tana.

Journée agréable car nous avons eu beaucoup de descentes même si , en Ethiopie, on ne peut pas descendre sans bosses , souvent à 3 ou 4 %.

En quittant Debre Tabor, nous doublons sur une longue distance, une colonne d'étudiants se rendant dans un collège. Impressionnant leur nombre.

Toujours beaucoup de monde dans les rues 
C'est toujours aussi beau 
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Attention, ornières !
Passage  non bitumé
Nous descendons  bien.
Le paysage change, c'est toujours bien cultivé. 
Impressionnant ce caillou! 
Le même.... 
Filimon, notre mécano . 
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km 32, nous laissons nos vélos sous bonne garde et Salomon nous emmene à 2 km , par une piste, rencontrer la communauté d'Awra Amba, créée en 1972 par le philosophe illétré Zumra Nuru. Les cinq cents membres de la communauté ont abandonné droit coutumier et patriarcat, pour faire de la femme l'égale absolue de l'homme. Découverte d'une utopie bien réelle.

Pour en savoir plus cliquer sur: Awra Amba

Zumra Nuru 
L'école 
Les principes fondamentaux écrits en amharic, langue nationale. Elle est écrite avec 200 caractères représentant 200 sons. 
La maison des anciens, 9 places, on se relaie pour s'occuper d'eux. 
Cuisson de l'injera, galette de teff, met indispensable en Ethiopie 
En Ethiopie, ce sont les hommes qui tissent mais dans la communauté, les femmes le font aussi 
Un petit achat . 

Et nous repartons pour une quinzaine de km avant de s'arrêter dans un bien agréable bar où nos cuisiniers nous ont encore gâtés.

Souvent de jeunes porteurs qui ne voient pas bien où ils vont. 
Ici, il y a de l'eau . C'est irrigué et du riz est cultivé en grandes surfaces.
Arrivée à  Bahir Dar 
Fin de l'étape, roulante aujourd'hui. Les vélos sont comme toujours, rangés dans le camion.
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Il fait bien chaud ce matin lorsque nous partons faire une traversée d'une heure sur le lac Tana pour rejoindre une presqu'île sur laquelle nous visitons un monastère construit en torchis. Ses murs intérieurs sont joliment peints , on y retrouve la bible, en BD.

Lac Tana 
Traversée tranquille, certains somnolent, il faut récupérer. 
pirogue en papyrus.
Des boutiques à touristes si nombreuses.
L'entrée du monastère. 

Une autre heure de bateau pour rentrer puis déjeuner au bord du lac.

Pêcheur 
Pélicans 
Repas bien agréable. 

Puis nous retrouvons Solomon qui nous conduit à 30km de là (que de la piste), pour y voir les chutes du Nil Bleu. Le Nil bleu et le Nil blanc forment le Nil au Soudan.

La piste. 
C'est un magasin de fringues. 
Séchage de piments 
Petite traversée du Nil bleu. 
Dany, un de nos 3 cuisiniers. 

Avant de rentrer en bus, nous allons voir la meunerie du village, des femmes y apportent leurs sacs de graines et repartent avec leur farine de maïs ou millet.

Millet et maïs. 
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Au moment du départ, ma roue avant et la roue arrière d'un autre sont à plat. Filimon nous remplace vite fait nos roues et nous partons. Il fait chaud dès le départ. Kali nous fait faire une variante de 18 km et une montée de 90m pour avoir un point de vue sur Bahir Dar et le lac Tana.

Nous revenons en ville et repartons sur notre trace. En ville, ça grouille de tuk-tuks, il faut être vigilants. Le relief est facile aujourd'hui et le vent favorable, par contre, il fait chaud. 40° cet aprèm. Heureusement, il y a un peu d'air en roulant.

Etape roulante mais pour moi, c'est un jour sans, j'ai rejoint Kali et Solomon dans le bus km 34, mon vélo étant aussitôt rangé dans le camion d'assistance.

Nous sommes tout le temps entre le bus et le camion, et pouvons être dépannés ou pris en charge à n'importe quel moment.

Après un excellent repas préparé chez l'habitant par Brouk, Dany et Shimeles, notre équipe cuisine, le groupe repart pour une petite trentaine de kllomètres.

Super, nous sommes arrivés à 14h40! Cela fait du bien surtout que nous sommes beaucoup à avoir rhume ou mal à la gorge : écarts de températures ou pollution ? Nous allons pouvoir récupérer.

La douche est froide, les prises électriques sont HS sauf une pour nous, mais il y a la wifi dans les chambres et elle a l'air de fonctionner. En plus, nos deux St Georges nous ont coûté 24 birrs et il faut 31,5 birrs pour faire un euro....je vous laisse calculer le prix d'une bière! Donc on peut dire que nous sommes très bien à Adugna Hotel. En plus, dans notre chambre, nous profitons de tous les bruits de la rue et il y en a !

Les photos vous montreront les paysages traversés .

Nous dormons ce soir à 2100m.

Route bien agréable 
Vue sur Bahir Dar 
Le Nil bleu 
        Fabrication de torchis                                                           Corvée d'eau 
Marché 
Pour faire du charbon de bois. 
Velociste 
Déjeuner dans une famille 
 .
Hôtel Adugna
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Il fait bon pour rouler ce matin, pas trop chaud. Heureusement car nous avons quelques bonnes grimpettes au programme dont un col avant la ville d'Enjebara à plus de 2600m.


Nous redescendons un peu et km 42, Kali nous arrête pour aller voir un lac de cratère, Zingini Kibeb Hayk'. L'endroit est amenagé pour pique-niquer et nous avons la surprise d'y retrouver nos 3 cuisiniers. Il n'est que 11h. Certains partent pour une petite marche au-dessus du lac avec un guide. Tout de suite nous découvrons des familles de colombus ou singes colobes. Pas facile de les photographier car ils se déplacent rapidement.


A notre retour nous déjeunons, plats excellents comme toujours.


Est-ce l'arrêt prolongé, beaucoup ont frais en repartant et partent avec leur coupe-vent. Nous nous réchauffons assez vite car nous avons un enchaînement de montées-descentes comme dab.


Nous finissons par 30km de descente entrecoupée tout de même de quelques bosses et arrivons tôt à l'hôtel, 15h20.

Charbon de bois 
Eucaliptus coupés même assez jeunes 
Vélociste 
Il y a beaucoup de fabricants de meubles, surtout de fauteuils. 
Cela ressemble au lac Pavin 
Promenade apéritive 
Pas facile mais Yannick l'a eu! 
Pause  repas 
Quezaco? 
Chargement d'un camion qui a cabané et s'est arrêté en contre-bas. 
Séchage piments 
Piments 
Mais où vont-ils tous?...ils rentrent après avoir assisté à un office religieux 
Les tuk-tuks grouillent dans toutes les villes 
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Température agréable pour partir. 20 km de mise en jambes et ensuite une succession de montées de plusieurs kilomètres s'enchaînent. 12 km pour la plus longue , col Emmanuel. Heureusement, les pourcentages sont raisonnables 5-6 % , quelquefois 7 % et en plus le paysage nous ravit. C'est un patchwork de parcelles de différentes couleurs.

Nous sommes beaucoup encouragés par les enfants ou adultes. Coups de klaxon sympas, des bravos et les continuels : " many-many-many" sans doute pour " money", ou " wherarigo-wherarigo" , si on leur répond " Addis Abeba", ils continuent " wherarigo", ils n'ont pas tout compris à l'école. Et bien sûr, toujours les "you-you-you". Ils aiment bien aussi nous taper dans les mains ou courir à nos côtés. A un moment, j'en ai eu une dizaine à courir autour de moi. C'est sympa mais j'avais peur que ceux de derrière tirent sur ma sacoche.

Hier nous avions tout de même encore eu quelques jets de cailloux.

Dans la matinée, nous rencontrons un sacochard anglais parti de chez lui en septembre. Tout content de retrouver des cyclos, il reste avec nous jusqu'à Debre Markos. Ville à 2450m d'altitude, il faut donc encore bien grimper pour y arriver.

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Impressionnant le nombre et la taille des troupeaux. 
Faites vos dons pour la paroisse dans le parapluie. 
Baies de café.
     Un petit effort Pascal pour gagner!                            
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Ce ne sont pas des boutiques à touristes mais pour les locaux. Pour la première fois nous voyons des bouteilles d'alcool de...? 
Encore un camion de bière sur le flanc! 
Philippe et Ezra , l'anglais 
Brouk, notre excellent chef cuisinier  
Boucherie locale, le boucher coupe la viande avec 2 fossiles 
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Les uniformes des écoliers sont de différentes couleurs suivant les villes, ici c'est vert.
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Debre Markos 
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Pour nous : 93 km. +1150m. - 2380m

Nous avons dormi à 2500m et il fait frais ce matin. Nous partons couverts. Comme à l'accoutumée, nous enchaînons montées et descentes à travers de beaux paysages de cultures et en traversant des villages toujours très animés. Bonne surprise, nous nous attendions à une route pourrie et de la piste, or la route a été refaite, le bitume est tout lisse.

Guy casse sa chaîne, heureusement le camion d'assistance est là et Filemon lui remet un maillon.

En nous rapprochant des gorges du Nil bleu, nous prenons un bon petit vent défavorable . Il faut appuyer sur les pédales bien qu'il y ait moins de bosses. Le plateau que nous traversons est très cultivé.

70 km au compteur et déjà + 1000 m de dénivelé. Maintenant nous devons descendre 1400 m plus bas pour traverser le Nil . Malheureusement, le goudron est tout boursouflé, une vraie tôle ondulée et quelquefois, il n'y a plus de revêtement. Prudence nécessaire et arrêts photos car c'est superbe, une fois de plus. Un peu avant le pont, nos cuisiniers s'affairent à côté d'une petite gargote dans laquelle nous dèjeunons.

À 1000 m, il fait très chaud 35-40 degrés. Notre hôtel est à 2500 m d'altitude. Il faut donc remonter autant que ce que l'on a descendu. Nous sommes 7 accompagnés du cyclo anglais à remonter sur nos vélos. Faux départ, Guy a la roue avant à plat. On lui change sa roue et c'est parti. Les roches sont chaudes, c'est une fournaise. Guy et moi ne parcourons que 4km et optons pour une montée cool dans le bus. Finalement, il n'y a que Philippe, Yannick , Bernard et l'anglais délesté de ses sacoches qui font la montée intégrale et arrivent en bonne forme avec 112 km et 2400 m de dénivelé. Bravo à eux.

Debre Markos au lever du soleil 
Geta et Filemon 
Vendeur de teff 
Petit marché 
Le photographe du blog 
Une église orthodoxe 
La mosquée en face de l'église 
On ne se lasse pas de ces couleurs. .
Descente vers les gorges du Nil bleu. 
Pause déjeuner. 
Déjà de la hauteur. 
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Petit breton et grand-breton. 
Heureusement, il y a des supporters. 
 Fair play british
Philippe qui est arrivé le premier et Yannick  retournent chercher Bernard qui a été gêné par une file de camion.
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Nous avions prévu de déjeuner à 6h30 et de partir à 7h30 pour éviter un peu de chaleur, mais le petit déjeuner n'est pas prêt . Il est 6h50 quand nous commençons à manger. Départ à 7h50.

Il fait bon. Nous avons 40 km d'échauffement en oscillant entre 2500m et 2600m mais la route est en mauvaise état, c'est pénible.

Guy crève encore. Tout le monde s'arrête, on a le temps. On fera ainsi plusieurs pauses avant de d'attaquer les 10km de montée pour atteindre les 3100m. Grimpette agréable, les pourcentages varient de 5 à 10%.

Ensuite nous restons entre 3000 et 3100m et mangeons dans une gargote où nos cuisiniers nous ont préparé encore un bon repas. Nous mangeons mieux avec eux que lorsque nous allons au restaurant.

Reste une trentaine de km pour aller au-delà de Fiche, jusqu'à Debre Libanos où nous chargeons nos vélos et allons visiter un monastère, le Lourdes éthiopien, pour les orthodoxes.

Ensuite, retour à Fiche en bus. Encore une belle journée.

En route nous dit Kaliopy 
Nous en aurons vu des bidons jaunes et des porteurs d'eau! 
Teff rouge 
Séchage de bouses 
En transe la petite dame! 
Notre camion assistance. 
Ils récoltent des lentilles.
Protection anti-pollution . 
Notre bus. 
Eglise orthodoxe. 
Monastère de Libanos. 
L'interieur. 
Une famille de singes geladas
Dessert de ce soir, hommage à l'agence Sphere qui nous a si bien organisé notre périple. 

Polaires nécessaires le soir, il fait frais. Nous sommes encore à 2800m.

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Nous commençons par redescendre à Debre Libanos en étant couverts mais la montée suivante nous réchauffe vite. Le profil ne change pas beaucoup. Pas de plat, on monte, on descend avec des pourcentages variant de 4 à 9 %. Nous oscillons entre 2500m et 2850m.

Comme hier lorsque les bosses s'amenuisent, c'est le vent qui apparait et défavorable.

Plus de cuisiniers, nous devons manger au restaurant à......... 92km! cela fait bien loin compte tenu des bosses et du vent défavorable.

De nombreux arrêts eau + bananes+ gateaux sont effectués. Les bananes remplacent avantageusement les barres de céréales, nous en mangeons des quantités impressionnantes, 3 ce matin. Des fois 4-5 par jour.

Le resto est top, cela retape. Nous sommes confortablement assis et mangeons de la chèvre très bien préparée accompagnée d'un bon riz aux légumes.

Il ne reste que 11km à faire et 250m à grimper pour rejoindre le col d'Etoto, terme de notre périple à vélo.

Nous approchons d'Addis Abeba et il y a énormément de voitures et surtout des camions. Je me protège des gaz avec mon tour du cou. C'est sûr qu'il vaut mieux finir le parcours au resto que faire cette dernière montée sans difficulté mais sans intérêt. C'est l'option prise par certains.

Comme nous n'avons pas tous fait l'intégral du parcours, chacun fait son bilan. Pour nous:

Guy 996km +12600m

Cath 942km +12200m

Ezra , l'anglais s'est complètement intégré à notre groupe durant ces 3 derniers jours, heureux d'avoir de la compagnie et de l'assistance. Maintenant, il va reprendre sa route direction Nairobi.

Nous sommes vraiment heureux du parcours et de l'organisation proposée par l'équipe Sphere et conquis par la beauté des paysages de cette mal connue Ethiopie. Plusieurs d'entre nous envisagent déjà de revenir découvrir la région du Danakil . Cliquez sur le lien suivant pour comprendre pourquoi:

Que voir en Ethiopie

Demain, pour visiter Addis Abeba , nous n'aurons plus que Kali et Solomon.

Pas facile de se défaire de ces petits vendeurs. 
Pour garder les injeras. 
Trop mignons ces petits gosses! 
Nous n'avons pas la priorité! 
Pause bananes-gateaux. 
Montée au col d'Eltoto 
Au col 
Photo de famille! 
De gauche à droite :  Filimon - Eliaz-Geta-Solomon
Addis Abeba 
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Journée mouvementée aujourd'hui pour Kaliopy et Philippe ( le grand ).

En effet, samedi, Philippe s'est rendu compte que sa pochette contenant son passeport entre autres choses, n'était plus dans son sac à dos. Il a aussitôt prévenu l'ambassade belge et il doit avoir aujourd'hui un passeport provisoire.

Il va donc avec Kali, le chercher. Oui mais il faut aussi aller faire une déclaration de perte dans un commissariat. Ils y vont en taxi collectif.

Ensuite, ils doivent aller au bureau d'immigration pour avoir un nouveau visa.

A chaque fois, longue file d'attente mais Kali est débrouillarde et gagne des places. Il faut passer dans plusieurs bureaux, payer plusieurs fois et attendre....ce n'est qu'après 17h30 qu'enfin, ils obtiennent le fameux sésame!

Pendant ce temps là, Solomon nous fait visiter Addis Abeba. Tout d'abord, il nous emmène à 3000m pour avoir une vue sur la ville. Nous sommes émus de voir des femmes redescendre de ce mont, chargées d'énormes fagots de bois pesant jusqu'à 70kg. Elles font deux aller-retour par jour.

Ensuite nous allons au musée national. La vraie Lucy , dinknesh ici, n'est pas là,, il y a une copie. Après avoir arpenté les 4 niveaux du musée , nous nous rendons au resto dans le fond du jardin du musée, cadre agréable.

Un peu de shopping, Solomon nous choisit des boutiques en fonction de nos demandes puis nous allons visiter le Mercato en bus, vitres fermées. Impressionnant ce marché.

Comme il doit aller rechercher Kali et Philippe, Solomon nous dépose dans un grand hôtel dont nous squattons le hall, et abusons de leur wifi. Nous en profitons même pour enfiler nos tenues chaudes pour le retour.

Enfin nous voilà tous réunis et nous profitons de la soirée de clôture dans un restaurant proche de l'aéroport : repas en musique , cadeaux offerts par Sphère puis nous rejoignons l'aéroport où nous quittons Solomon et Kaliopy.

Fin d'un superbe voyage itinérant à vélo. Merci encore à toute l'équipe de Sphère qui nous a si bien encadrés et aussi à Alain, notre très agréable accompagnateur FFCT qui a géré le groupe avec beaucoup de tact et gentillesse.

Couche de pollution sur Addis Abeba 
Monument hommage aux victimes  faites par les italiens en 1942. 
Yannick n'arrive pas à se relever seul, tellement c'est lourd et large. 
C'est parti. 
Le musée 
Dinknesh 
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Le Mercato 
Tout se vend! 
Gare construite par les français 
Disciplinés.
Beaux médaillés!