Carnet de voyage

Carnet de Jean-Paul C en Suède

10 étapes
12 commentaires
Quelques anecdotes totalement subjectives et partiales. Tout est idyllique avant le départ, mais la réalité reprend vite le dessus ...
Du 24 février au 10 mars 2019
15 jours
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24 02


 Carnaval de Nice 


On quitte Nice avec encore en tête les images du Carnaval. C’est un vol sur la compagnie Norwegian qui nous emmène en Suède (80 E A/R pp). Pourquoi la Suède, alors qu’en cette saison, les journées sont courtes et le temps promet d’être froid ? Parce qu’une amie est partie là-bas rejoindre sa fille qui s’y est installée avec son mari et son enfant. Et on va leur faire un petit coucou !


Le vol dure trois heures et c’est par grand beau temps qu’on survole les Alpes, l’Allemagne les détroits et le sud de la Suède. Arrivée à Stockholm – Arlanda vers 14h. À notre étonnement, on constate qu’il ne fait pas si froid : 10°. On trouve assez facilement le bus direct pour Örebro, une ville presque à mi-chemin entre Stockholm et Göteborg.


La route traverse une contrée sans relief, quelques champs, des fermes de loin en loin, beaucoup de forêts de bouleaux et de sapins. Et des lacs, des tourbières et de part en part des amas de grosses boules de granite. Les rares maisons, construites à peu près sur le même modèle, sont toutes peintes en couleur rouille, les encadrements de portes et fenêtres en blanc. La nuit tombe vers les 5h30, et les fenêtres des maisons s’éclairent : elles n’ont pas de rideaux et presque chacune d’elles ont une petite lampe/abat-jour éclairée sur leur rebord intérieur.


On sent qu’on va avoir des difficultés avec la langue suédoise : le chauffeur annonce un arrêt dans une ville en prononçant un truc du genre « fteurèche ». On a compris qu’on était arrivé à Västerås grâce au panneau de l’arrêt…


On est accueillis par notre amie qui nous attend à la gare routière d’Örebro. Son appartement est à un jet de boule de neige de la gare. Le repas nous attend et nous bavardons jusqu’à tard dans la soirée avec pour thème : comment vivre en Suède à la suédoise…




25 02


Notre amie a beaucoup d’activités en ville, ce qui fait que lorsqu’on se réveille, elle est déjà sortie pour vaquer à ses occupations. On sort vers 10h, il fait beau, les rues sont presque désertes, seulement quelques personnes emmitouflées sur des vélos.


On fait quelques courses dans un magasin ICA en vue d’un pique-nique. On constate que les prix des produits fabriqués sont 50% plus chers qu’en France et que ceux des produits frais sont le double… Les produits alcoolisés ont 3,5° d’alcool maximum. Dans un recoin de cette grande surface, il y a un bureau de poste.



Notre visite du centre-ville se limite à l’extérieur du Château, une masse austère au milieu d’un petit lac : il y a des travaux et on ne visite pas. On longe vers l’est la petite rivière qui va se jeter dans le vaste lac de Hjälmaren. Le petit quartier de Wadköping regroupe une douzaine de maisons anciennes et a été transformé en musée en plein air en libre accès restituant le mode de vie d’il y a deux siècles. Il subsiste encore deux maisons dont le toit est recouvert de terre et de végétation, permettant une bonne isolation face aux températures extrêmes.On pique-nique au bord de la rivière, au soleil. Mais un petit vent froid nous oblige à rabattre nos capuches.

En haut à gauche : les beaux quartiers,  3 x Wadköping


L’après-midi, on poursuit notre promenade vers le lac à travers des chemins où l’on croise quelques joggeurs et promeneurs qui sortent leurs chiens. Le lac, comme les nombreux autres de la région, est un souvenir du passage des glaciers qui recouvraient la région à l’ère glaciaire, glaciers qui ont tout décapé et mis à nu le socle granitique, laissant lors de leur fonte des blocs erratiques au milieu de la plaine. Aujourd’hui, le paysage est occupé, outre le lac, par des tourbières entourées par de petites collines détrempées. Cet endroit est préservé car transformé en parc naturel. De nombreux aménagements ont été mis à la disposition des randonneurs : tables de pique-nique, emplacement de BBQ, et réserve de bois sec ! Deux bâtiments chauffés au poêle à bois sont construits au bord du lac pour accueillir les randonneurs ! Il y a des toilettes partout.


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :


https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/orebro-naturreservat-33533615

Naturreservat
On se réchauffe les mains au poêle du refuge 


Retour en ville vers 17h ; le soleil est couché et la lumière du jour décline lentement. À la suite de quelques bousculades involontaires, on apprend à lire les panneaux de circulation un peu plus attentivement : les piétons ne circulent pas au même endroit que les vélos, ce qui est parfois matérialisé au sol par un revêtement spécifique, mais aussi par des panneaux. Alors qu’on cherche notre chemin en lisant notre plan dépliable, une dame vient nous aider pour nous orienter.

A  Orebro, on  partage du territoire 


On passe par la gare où il y a un guichet réservé aux bus. La jeune fille au guichet est intarissable de conseils et de recommandations. Mais ici, tout doit se faire par internet, même le moindre trajet en bus. Le mieux est d’avoir l’application sur son mobile, y acheter son « ticket », et en monter l’image sur écran au chauffeur. On peut même faire cette manip alors qu’on monte dans le bus (nécessaire d’ôter ses moufles…) !!


Puis on retourne au supermarché ICA pour de petites emplettes. Soirée à bavarder autour du repas.




26 02


Aujourd’hui notre amie et sa fille se sont libérées de leurs obligations et on passe la journée ensemble. Au programme : barbecue au bord du lac avec la belle promenade que cela implique.


Quelques courses ; on passe au « System Bolaget » en centre-ville. C’est le magasin d’État qui a le monopole de la vente d’alcool. Il se présente comme un supermarché avec des rayonnages remplis de bières, vins, alcools forts, spiritueux. La provenance est mondiale. On trouve un Pinot gris d’Alsace à 10 € pour l’apéro du pique-nique.

3 x Les quartiers d'Örebro, le supermarché d'alcool d'Etat 


On prend au passage la fille de notre amie et son petit garçon, et on part pour le lac. Au bout de quelques kilomètres et de nombreux bavardages, on investit un site de piquenique où heureusement la huche à bois est pleine. Petit feu et grillade de saucisses. Super temps ensoleillé : on tombe les manteaux !



Le lac , Les tourbières, Une école de la nature


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/orebro-naturreservat-2-33561372


Retour par la maison de la mère et son enfant où l’on prend le café. La petite famille envisage de changer bientôt de maison, de passer d’une location à l’achat d’un appartement. On apprend avec surprise qu’ici une telle opération n’a rien à voir avec ce qui se fait chez nous (comme beaucoup des choses, soit dit en passant…). Quelques exemples. Il n’y a pas de notaires. Pour acheter un appartement, il faut simplement donner l’équivalent de 100 € à l’État. Lorsqu’on a le coup de cœur pour un bien, il faut être présent le jour de la visite choisi par l’agent immobilier, qui a rassemblé tous les prétendants acquéreurs, et ce jour-là on visite le bien tous ensemble, et … en chaussettes (il faut laisser les chaussures à l’entrée) ! Les appartements disposent toujours d’une cuisine équipée. Puis, au bout de 45mn de visite, le prix de base est rappelé par l’agent immobilier et on remet ses chaussures. Toutes les personnes intéressées doivent enchérir par internet… On a dix jours ! Et c’est le propriétaire qui choisit qui parmi les prétendants sera son successeur… Les formalités d’achat prennent très peu de temps.


Une autre discussion porte sur le système éducatif en Suède. Ici, il n’y a pas d’école maternelle, l’école n’étant obligatoire qu’à partir de sept ans. Il y a des crèches (privées ou publiques) accueillant les enfants à l’âge d’un an révolu (pas plus tôt, car les congés maternité sont d’un an). Le fonctionnement de ces crèches (appelées ici förskola = pré-école) est différent de l’une à l’autre : dans certaines, les enfants sont laissés à eux même ! Ils jouent, dedans, dehors, seuls, en groupe, selon leur bon vouloir, le personnel n’ayant aucune obligation pédagogique, voire d’encadrement… la seule limite de la surveillance par les adultes est que les enfants ne se mettent pas en danger. Dans d’autres, l’attention des adultes est plus présente, avec tout de même comme principe de laisser à l’enfant le maximum d’initiatives personnelles dans ses activités.


L’école primaire est un peu plus cadrée, mais il n’y a pas spécialement de règles ni de discipline, les jeunes pouvant assister aux cours avec écouteur dans les oreilles, casquette et pieds sur la table, sans pour cela susciter de réflexion de la part de l’enseignant… Il semble qu’on cherche à éviter les conflits. Il y existe cependant des écoles privées qui privilégient la discipline.


On rentre à la tombée de la nuit. Grosse opération de mise à jour du blog…

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Aujourd’hui notre amie s’est libérée de ses obligations. Alors c’est tous les trois que nous allons prendre le bus 302 de 9h20 à la gare routière avec pour destination le bourg de Nora à 35 km au nord d’Örebro. Nous sommes les seuls dans le bus. On présente la copie papier du ticket qui a été acheté sur internet. Le chauffeur y jette un œil distrait… Le trajet dure une quarantaine de minutes et traverse … devinez quoi ? Des forêts de sapins et de bouleaux !


Nora est une calme petite bourgade qui domine un grand lac (encore gelé !). Le temps est ensoleillé, la température est encore bien fraîche quand on descend du bus. L’arrêt est juste à côté de l’ancienne gare : des wagons et des vieilles locomotives dorment sur des rails rouillés. C’est dans l’ancienne gare que se trouve l’office du tourisme où on nous prodigue quelques conseils pour visiter les environs. On nous conseille d’aller visiter la petite vallée de Pershyttan où, il y a encore peu de temps, on extrayait du minerai de fer.

NORA 


Petit promenade dans Nora au bord du lac, puis café/thé/gateaux à la cardamome dans un charmant salon de thé (Da Capo), puis courses en prévision du piquenique. On trouve un lieu de piquenique dans une aire de sport à l’entrée du village de Pershyttan : petit kiosque avec BBQ, bois sec, table, bancs et couverture !


La vallée est chargée de multiples souvenirs de l’époque minière : collines de stériles, ancienne voies ferrées, canaux de dérivation de la rivière, roue à eau, puits de mines (dont un se visite l’été…), bâtiments. Dommage que lors de notre passage tous les lieux d’exposition soient fermés.

L'entrée de la mine, hier et aujourd'hui  


La conduite d'eau forcée en bois, Au sommet de la colline des stériles 

La rando se poursuit à travers une forêt (de sapins et de bouleaux…), le sentier étant souvent encombré par de la neige, de la glace ou des grandes flaques d’eau. Puis on traverse des villages, des fermes et leurs champs, des élevages de chevaux. On termine la rando entre As et Nora par une route monotone et poussiéreuse peu agréable. Heureusement le temps est resté au beau.

Sentier dans la forêt, Rivière noire (à cause des tourbières) 

Café/thé chez Da Capo. On arrive juste à temps pour prendre le bus de retour (17h15) aux trois-quarts vide.


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :


https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/nora-mines-de-fer-33586949


Le soir, on étire nos mollets endurcis et on masse nos rotules ramollies…

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Grasse mat. Encore une journée de ciel bleu accompagné d’un soleil bas dans le ciel mais étincelant ! On traîne un peu à la maison puis on récupère vers 11h notre amie au coin de la rue : elle est avec son petit-fils qu’elle promène dans sa poussette. Elle doit le remettre à sa fille vers midi au Komvux, le centre de formation pour adultes étrangers. En effet la mère et la fille participent au programme d’apprentissage de la langue suédoise mis en place par la municipalité d’Örebro.


La « faculté » est un important campus tout neuf situé dans la partie ouest de la ville, près des quartiers neufs aux logements à prix modérés majoritairement occupés par des populations immigrées.

KOMVUX, où on apprend le suédois


Cette institution, créée sous impulsion gouvernementale, propose à tout étranger enregistré et disposant d’une carte de résident, des cours gratuits d’alphabétisation, d’apprentissage de la langue suédoise, de matières générales (math, anglais, etc) et des professionnalisations pour des métiers de service (cuisine, entretien, etc). Il y a une centaine de classe (25 étudiants par classe). Les enseignants sont de toutes origines et diplômés. Les inscriptions se font à la demande de l’étudiant, un test est alors mis en place afin de l’orienter vers le bon niveau d’étude.


Pour ce qui concerne l’apprentissage de la langue suédoise, il y a cinq niveaux A, B, C, D et D+. Les employeurs qui sont au premier titre intéressés pour recruter du personnel pour des « petits boulots », s’attendent à ce que celui-ci ait le niveau C = langage simple courant. Le niveau D+ est exigé pour les personnes qui sollicitent un emploi de prof, par exemple. Les niveaux A et B s’adressent aux populations illettrées où l’apprentissage commence à la découverte de l’écrit.


Les cours ont lieu 4 jours de la semaine par sessions de 4 heures, alternativement matinée ou après-midi. On fait l’appel à l’arrivée des étudiants en classe. C’est mal vu d’arriver en retard. Cependant l’indulgence est de mise pour les personnes ayant des enfants en bas âge et il n’est pas rare de voir des poussettes dans les classes ! On demande aux étudiants d’effectuer des « devoirs » à la maison. Le niveau des étudiants est régulièrement testé par des contrôles et la satisfaction atteinte pour un niveau est sanctionné par un diplôme. Ça peut aller très vite, comme ça peut durer un an pour le niveau D. Les étudiants qui participent au programme D+ ont un vrai statut d’étudiant et, outre les avantages que cela peut procurer, peuvent prétendre à une bourse.


Une session est ouverte dès qu’il y a suffisamment de candidats (25) pour tel niveau, et elle peut donc débuter à n’importe quel moment de l’année. Les classes sont équipées d’un matériel moderne d’apprentissage : vidéo, rétroprojecteur, tableau numérique, applications sur tablettes, etc.


L’échange du bébé et de sa poussette entre la grand-mère et sa fille se fait à la cafétéria du campus. On bavarde avec l’une quand l’autre est au cours, avant et après l’échange !


Il est temps d’aller à la « crèche ouverte » ! La crèche ouverte est une institution originale pour cette ville. À Örebro, il y a d’important nouveaux quartiers, avec une population jeune. Aussi la municipalité a mis en place ce concept gratuitement pour les familles dont les enfants ne sont pas inscrits en crèches, mais qui souhaitent tout de même que leurs enfants aient une vie sociale. Au centre de ces nouveaux quartiers, les « familjecentral » sont le lieu où les familles viennent avec leurs enfants lesquels peuvent jouer, dessiner, lire sous la surveillance des parents et le regard bienveillant de l’encadrement. Celui qu’on visite dispose d’une grande salle où les enfants peuvent casser la croute, d’une pièce bibliothèque, d’une pièce peinture, d’une pièce dinette. Une pièce est équipée pour changer bébé. Mais ces centres ne sont pas uniquement destinés à l’accueil ouvert des enfants en bas âge. Ils sont aussi le lieu d’information pour les familles, rencontre avec les assistantes sociales, assister à des interventions sur la vie dans la cité (police, santé, etc), participer à des groupe de parole, des cours de langue. Le personnel garde les enfants pour les parents qui participent à ces activités.

Crèche ouverte 


Tout est gratuit, tout est neuf, (et chauffé !!) et tout est encadré par des personnels qualifiés.


On traverse ces fameuses banlieues toutes neuves (Vivalla) composées de rangées de maisons de deux ou trois niveaux, entourées de pelouses, équipées de garages, quadrillée de voies distinctes pour les piétons/vélos et voitures ; en fait, c’est la même organisation qu’en ville mais avec des moyens plus modestes.

Un des quartiers de Vivalla, Un abri de jardin 


À la sortie du quartier de Vivalla, on tombe sur une imposante jardinerie Plantagen. Le clou de cette jardinerie (outre les plantes grasses qui semblent angoissées à l’idée de devoir sortir par 5°) sont les chalets tout en verre qui servent d’abris de jardin bien utile à l’heure de l’apéro.


On prend le bus N°2 pour le centre-ville. Belles lumières sur le château avec le soleil couchant.

Slottet (le chateau)
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Soleil et ciel bleu, la température en baisse : on sort par 0° ! On prend le train pour Göteborg. On traverse un paysage monotone de plaine où alternent grands champs et forêts. Un peu de relief à l’approche de Göteborg. Dans le train, très moderne, on est un peu sur le qui-vive : les billets ont été pris sur internet sans réservation des places. Or on voit que certaines personnes sont obligées de quitter leur place, car des nouveaux arrivants les avaient réservées. Donc, à chaque arrêt … Mais finalement on arrive sans encombre vers midi.


On trouve en face de la gare l’endroit où acheter les pass transport pour trois jours (19€/p) puis l’office du tourisme. On déjeune dans une poissonnerie/resto du grand centre commercial de Nordstan en face de la gare. On a loué pour deux nuits un airbnb qui se trouve au nord-ouest de la ville, au-delà du fleuve Göta Älv. Tram 6 pendant un bon quart d’heure, puis petite marche pour monter sur une colline. Les indications de l’hébergeur ne sont pas très précises mais on finit par trouver grâce aux photos qu’il nous a envoyées. C’est un quartier pavillonnaire, et notre logement est un appartement (salon + deux chambres) qui se situe à l’étage d’un des pavillons. C’est une jeune dame qui nous accueille.

Repas de poissons, Boites aux lettres, Transports en commun 


Retour en ville où l’on parcourt consciencieusement l’itinéraire suggéré par l’office du tourisme : quelques grandes avenues, quelques rues piétonnes, des places équipées de statues d’hommes célèbres, des canaux, etc. Les façades des rues non commerçantes de la ville sont plutôt austères. Les rues commerçantes arborent des vitrines luxueuses, les piétons marchent d’une allure raide et rapide, les vélos vous foncent dessus sans y prendre garde !

Opéra, Trois mats, Manif écolo, Canal 


2 x Le marché couvert , Sur la terrasse par 5° ! 
Vue depuis le Stadsteatern 
Forteresse de Skansen Kronan
2 x La forteresse de Skansen Kronan , Le musée d'Etat
La centrale électrique au milieu de la ville, 2 x Le marché aux poissons


Le marché couvert et le marché aux poissons ne proposent que des produits alimentaires de luxe.


On ne trouve pas un grand charme à cette ville, mais le temps est magnifique et c’est agréable de s’y promener. On n’hésite pas à grimper les deux cents marches qui permettent d’accéder à la forteresse Skansen Kronan d’où on a une belle vue sur la ville.


On finit l’itinéraire « touristique » à la tombée de la nuit. Quelques courses dans les sous-sols de Nordsplan et on rentre au bercail manger un plat de tortellini bien suédois, mais arrosé de vin sud-africain …

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Au réveil, ce matin, on a la surprise de voir les vitres de la maison recouvertes de givre ! Les maisons alentour, pareil ! La température a chuté cette nuit … Et le ciel est tout gris… Quand on sort pour attraper le tram 6, un petit vent glacé nous tombe dessus ! C’est un peu les courants d’air dans les wagons…. À Brunnsparken, on saute dans le tram 11 pour rejoindre son terminus à Saltholmen, qui est aussi le départ des ferries pour les îles qui sont au sud de l’embouchure du fleuve (= Södra Skärgarden) dont l’île de Vrangö.


Le terminal des ferries se présente comme un terminal d’autobus avec les panneaux électroniques indiquant les destinations et les horaires. Le bateau qui nous emmène est super équipé, une grande salle (chauffée) au ras de l’eau, une autre salle au premier étage réservée aux consommateurs du café, et à l’arrière, un pont qui doit être bondé l’été, mais aujourd’hui, personne n’y reste longtemps … On met une heure pour rallier l’île de Vrangö.

Les ferries pour les îles 


À la sortie du bateau, on fait quelques pas pour entrer dans le petit restau qui est l’unique maison devant le terminal ; le village, lui, est de l’autre côté de l’île. On choisit des plats au menu : bons et copieux. Il faut savoir que dans les restaus en Suède, lorsqu’on prend un plat au menu, on a, inclus dans le prix, accès au buffet d’entrées où on se sert à volonté, ainsi qu’à la cafetière et aux petits gâteaux.


Le sentier qui fait le tour de l’île par le sud commence au pied de ce restau. C’est un beau chemin qui traverse les dômes de granite couverts de bruyères et de genévriers, longe un peu la côte découpée avec quelques plages isolées, gravit doucement quelques buttes d’où l’on a de beaux points de vue sur les chapelets d’îles. On découvre le village au détour d’une petite forêt : des petites maisons blanches aux toits de tuiles, éparpillées autour du port de plaisance.


Le granite avec de belles intrusions 
Le village 
Quelques petites plages 

On prolonge par la partie nord de l’île où on longe une ferme d’élevage de moutons à la laine bien épaisse. Quelques rares promeneurs…


Dans cette île, une seule voiture (électrique) : celle qui amène les personnes handicapées au ferry. Sinon, on circule en vélo ou en mobylette à plateau pour le transport des paquets. Quelques engins pour les gros travaux. Et bien sûr, les petits bateaux ! On ne sait pas trop qui sont les habitants de cette île, mais à voir l’étendue du port de plaisance, on se dit que l’été, on doit s’y bousculer !

Les moyens de transports sur l'île


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :


https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sodra-skargarden-vrango-33685001


On prend le ferry de 15h18 ; il ne met que 45 minutes pour rallier la terre ferme.


On rentre au logement après avoir vérifié qu’il y a bien des consignes à bagages à la gare. Les nuages sont tellement bas qu’on a l’impression que la nuit est déjà tombée ! Et le vent glacé nous incite à rentrer au plus vite !


Soirée à bavarder autour d’un thé. Repas simple.

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Il a plu une grande partie de la nuit. À l’heure du petit dej, la pluie a cessé, mais le ciel est encore bien bas. Ça va être une journée-musées !Tram jusqu’à la gare centrale pour déposer nos petits sacs à dos dans une consigne.


Visite du musée d’État de la ville (Stadsmuséet) : histoire de Göteborg depuis la dernière glaciation jusqu’à ce jour en passant par les Vikings et leurs dieux légendaires ! On y apprend entre autres, qu’à la fondation de la ville – une forteresse qui protégeait le port et son commerce (1620), l’administration (lois, police et taxes) en fut confiée par le roi à douze personnes : quatre Suédois, trois Hollandais, trois Allemands et deux Ecossais.

Stadsmuséet 


À noter un étage consacré aux enfants avec des petits dioramas expliquant les divers métiers anciens.


Lunch au restau du musée.


Tram jusqu’au musée d’Histoire Naturelle. Perché sur une colline au milieu d’un grand parc, le musée abrite une quantité impressionnante d’animaux naturalisés, dont des milliers d’oiseaux ! De belles planches pédagogiques en relief, dont une surprenante vitrine sur les différentes étapes de la gestation du bébé dans le ventre de sa mère. Des dioramas grandeur réelle sur l’habitat des animaux dans la nature. Dans ce musée, les enfants sont les rois et les parents leur courent parfois après ! On n’a pas trouvé de salle consacrée au Suédois Linné, pourtant le père-fondateur des sciences naturelles et de sa célèbre et toujours en vigueur « classification des espèces ».

Naturhistoriska museum 


Naturhistoriska museum 

La fin d’après-midi, on flâne à la recherche d’un café. On monte dans le train de retour à Örebro à la nuit tombante. C’est un train avec plusieurs wagons-couchettes à destination du grand nord. Pique-nique dans le train. On est étonnés de voir deux contrôleurs : leur contrôle consiste à scanner le portable (ou une impression papier) de chacun des voyageurs avec leur portable.


Arrivés à Örebro, on a la surprise de voir le paysage recouvert d’une fine couche de neige.

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04 03




ÖREBRO




On se réveille vers 8h. Il neige. Véro a un peu de fièvre et tousse beaucoup …


On ne bouge pas trop de la matinée : on piquenique à la maison !


On démarre doucement à 14h pour une promenade vers le Swampen, le château d’eau tout moderne au nord de la ville. À l’intérieur, on emprunte un ascenseur qui nous amène à une vaste terrasse circulaire avec vue 360° sur la ville.


Retour vers le centre-ville. Les trottoirs sont encore un peu enneigés. La municipalité a fait épandre partout des petits graviers, ce qui évite de déraper. « On croirait marcher sur des biscuits » pourrait dire « Demi-lune » (cf Indiana Jones…). Ça n’empêche pas les gens de marcher à une allure de grands sportifs : la marche nordique ! Ils sont encore plus rapides que les gens à la sortie de la Gare St Lazare !


On termine l’après-midi, calés dans un café d’une chaine. En passant, cette constatation : il ne reste que très peu de cafés de quartier qui ne soient affiliés à une chaîne.


À la nuit tombée, on va chez la fille de notre amie et son mari qui nous ont invités à dîner.


On passe une agréable soirée autour d’une raclette. On bavarde sur le mode de vie suédois, sur l’intégration des nouveaux arrivants, sur la vie au travail. On apprend avec étonnement qu’en Suède, à 10h du matin, tout le monde fait « fika », c'est-à-dire qu’on s’arrête de bosser, qu’on va à la pièce dédiée à la pause, et que chacun prend un solide petit déjeuner. Compter un quart d’heure, voire une demi-heure. Parfois, c’est le patron qui paye la nourriture. Et le soir pas question de rester au travail après 17h, c’est très mal vu ! Et on pourrait s’imaginer que tu ne t’occupes pas bien de tes enfants…






05 03




ÖREBRO – Ånnaboda




Ce matin réveil tôt, pour deux raisons : 1) Véro n’arrête pas de tousser, 2) on a décidé d’aller se promener en forêt, or le bus 323 pour Annaboda part de la gare à 8h35.


Prendre le bus est relativement simple lorsqu’on a une carte « Resekort » (on nous en a prêté une) : il suffit de mettre des couronnes sur son compte, et à chaque voyage fait sur le réseau du comté, le chauffeur débite le prix du voyage. Lorsqu’on arrive à Annaboda, on s’aperçoit qu’il y a de la neige en abondance, ce qu’on n’avait pas prévu …


Annaboda est une petite station de loisirs proposant de nombreux sentiers de randonnées dans une forêt … de sapins et de bouleaux, et de nombreux lacs. Il y a suffisamment de dénivelée (200m ?) pour qu’à un kilomètre de là, il y ait un remonte-pente et de petites pistes de ski. Un important camping héberge des caravanes qui ne semblent pas être habitées actuellement. On prend un café dans le seul établissement ouvert ; il fait aussi restaurant, vend du petit matériel de randonnée et surtout le plus étonnant propose gratuitement les fiches de randonnées de ce qu’on appelle ici le « Bergslagsleden ». Il s’agit d’un sentier de randonnée qui traverse le comté du sud au nord, découpé en plusieurs étapes. On prend la fiche N°10 :


https://naturkartan.se/en/orebro/bergslagsleden-etapp-10 qui va d’ Ånnaboda – Suttarboda à 7km au sud.


Le sentier démarre au bord d’un petit lac gelé autour duquel une dameuse est passée récemment pour les adeptes du ski de fond (qui ne se sont pas réveillés ce matin…). La neige est fraîche et il en est bien tombé 15cm cette nuit, sur de l’ancienne neige plus dure. Notre équipement est sommaire et la neige atteint le haut des contreforts des chaussures. Et même souvent la neige se faufile dans les chaussures… Bon, ça passe sans trop de difficultés ; il faut cependant adapter le rythme et lever les jambes comme pour monter des marches.


Mais la neige cache bien des pièges : dans un creux, après avoir entendu un craquement (forcément sinistre !), voilà que je m’étale dans une flaque d’eau bien cachée. Résultat : mes deux chaussures transformées en aquarium ! Heureusement que c’était moi qui était devant à faire la trace (ouais, on était les premiers et les seuls à faire cet itinéraire…). Du coup, on devient beaucoup plus vigilants sur les creux (et sur les bosses aussi…).


Malgré ces déboires, on traverse de beaux paysages, avec de nombreux lacs gelés, des sapins aux branches alourdies, un air bien frais qui nous fait presque disparaître la toux. Outre un balisage bien conçu, il y a quelques panneaux explicatifs. Par exemple, les lacs sont d’origine humaine, destinés à alimenter des moulins utilisés dans l’industrie du fer, au travail de forge.


On met tout de même trois heures pour parcourir sept kilomètres. À mi-chemin, une cabane abrite du bois sec, et met à disposition des randonneurs une scie et une hache, afin d’alimenter un éventuel BBQ. C’est ballot : on a oublié les allumettes !


À Suttarboda, on atteint une ferme d’élevage bovin. On espérait un abri pour piqueniquer, mais point ! On reprend une route recouverte de neige, mais tout de même bien dégagée pour rallier Garphyttan, une bourgade où on souhaite prendre le bus du retour. Personne sur cette route ! Au bout du compte, lors de cette rando, on a vu plus de vaches que d’humains !


On mange nos sandwiches dans le bus, ce qui n’est pas d’une grande élégance ; mais, enfin, il est plus de 14h !


Retour à la maison où on met à sécher nos petites affaires….


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :


https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/annaboda-suttarboda-garphyttan-33804456

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06 03


Vu l’état des troupes, on est à peine sortis aujourd’hui. Un peu de fièvre, mauvaise nuit, courbatures ont eu raison de notre agitation permanente …

À midi, on rejoint notre amie, sa fille, et le petit garçon, pour aller déguster un repas végétarien, avec un super rapport Q/P, au restaurant du City Konferenscenter.

Après-midi sous la couette avec un thermomètre dans la bouche, et un sac de glace sur la tête…

Comme il n’y a pas grand-chose à raconter pour aujourd’hui, on va vous expliquer la façon originale qu’ont les Suédois pour dire l’heure. Voici un tableau :

18h : 6h du soir

18h15 : un quart après 6h du soir

18h25 : cinq avant la demie de 7h du soir

18h30 : la demie de 7h du soir

18h35 : cinq après la demie de 7h du soir

18h45 : un quart avant 7h du soir

Heureusement que les trains et les avions sont à l’heure internationale ! Mais attention quand on prend un rendez-vous ici, le lapin est vite arrivé !

On s’est couchés à cinq après la demie de onze heures du soir !...

07 03

Ce matin, on se sent un peu plus d’attaque pour aller visiter un bourg et ses alentours, à 50 km au sud d’Örebro : Askersund. Bus 841, où nous sommes les seuls passagers.

Le lac Vättern est encore gelé, mais pas au point de pouvoir marcher dessus. La rive n’est pas accessible partout car il y a de nombreuses résidence d’été et les plages semblent privées. Le promeneur se retrouve vite « chez les gens » car il n’y a pas de clôture ni de pancarte… Il y a un parcours de santé qui fait quelques kilomètres dans la forêt. Un village-musée (Hembygdsgarden) aux maisons anciennes propose des animations folkloriques … l’été ! On ne rencontre pratiquement personne : ce bourg est un lieu de villégiature qui doit être plus animé … l’été.

Au bord du lac Vättern 


Le village-musée de Hembygdsgarden, et le bourg d'Askerund

On déjeune dans un café/boulangerie (Tutingen) qui propose aussi des menus simples.


Après-midi en rando dans la campagne alentours par des chemins et des pistes qui traversent des fermes. On constate que la campagne suédoise est moins bordélique que la campagne française…On termine la rando sous une petite pluie fine. La température s’est un peu levée et il n’y a presque plus de neige.


Pour visualiser cette rando, suivre le lien :


https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/askersund-33865690



À Askersund, on attend le bus 841 de 16h30 (la demie de 5h du soir…) à la cafeteria du centre culturel, un immense bâtiment moderne. Quelques courses à Örebro. Pour faire ses courses, il n’y a que les supermarchés… On peut s’y servir des assiettes de plats préparés et qu’on paye au poids à raison d’1,2 € par 100g. Il y a aussi un coin où l’on peut rendre les consignes de ses boissons, en cannettes, en bouteilles plastique ou en verre. Une machine les avale et, en échange, elle restitue un bon d’achat remboursable à la caisse (0,20€ pp).

Le buffet  et la machine à avaler les bouteilles


Retour à la maison où on dîne de spaghettis bolognese, mais où on a remplacé les pâtes par du riz…

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Voici, en résumé et en style télégraphique, notre visite de la capitale, et, sachant que c’est une grande ville, qu’on n’a pas tout vu et qu’on n’a pas vraiment vocation à faire guide touristique, on va plutôt faire parler les photos.


On est arrivés le vendredi à l’aéroport vers 12h30. On a réservé 2 nuits à l’hôtel Good Morning Arlanda, pas loin. On a pensé qu’être proche de l’aéroport avait un côté pratique car dimanche, l’avion part à 7h, et ce d’autant que cet hôtel propose une navette gratuite. On prend le bus Flygbussarna (réservé sur internet) pour le centre-ville.

On prend un repas turc dans le marché en sous-sol de Hötorgshallen et on commence la visite sous un ciel sombre et un air glacé, complété par quelques bourrasques de neige… On constate que le peu de voitures en circulation reste sous l’œil vigilant de la police : une voiture allemande se fait embarquer à la fourrière sans attirer pour autant l’attention des passants. Ici aussi on marche vite, peut-être pour se réchauffer ? On passe du quartier Centralen qui regorge de magasins super luxe à Gamla Stan, une ile qui rassemble dans la vieille ville, le château du roi, des administrations, plein de petits musées, des restaurants et les magasins de souvenirs encastrés dans les ruelles.

2 x Hötorgshallen , Centralen 


Gamla Stan 
Gamla Stan 

On est découragé de poursuivre la promenade, les musées sont déjà fermés, le ciel est sombre et franchement, on se les gèle…


Le samedi s’annonce plus clément avec un beau soleil qui brille sur les dix centimètres de neige tombés durant la nuit.

Entre les bras de mer 


On élargit la visite en traversant vers le sud les bras de mer ou de rivière (on ne sait pas trop) qui séparent les îles (des collines de granite qui dépassent…). - Södermalm, un quartier animé sans grande prétention (et encore plus animé si on suit les aventures de Lisbeth Salander dans les livres Millenium de Stieg Larsson !). On piquenique dans les tribunes d’une patinoire-stade où se déroule un match de hockey entre deux équipes juniors, on boit un café dans bistro sympa, et on se pose un bon quart d’heure dans l’église (chauffée) de Stanta Maria Magdaleina où se déroule une répétition d’un oratorio de JS Bach. – Skeppsholmen, une île débordant de musées, dont, à quai, de nombreux bateaux plus que centenaires. – Kastellholmen, une île qui défend l’entrée de la rade.

Dans le quartier de Lisbeth Salander 


Retour vers le terminal des bus par des rues commerçantes où les grandes marques internationales essayent de se faire une place entre les grandes marques locales.

Le quartier des grands magasins 


À l’hôtel, on dîne avec ce qu’on a rassemblé au buffet de salade du 7 Eleven de l’Aéroport arrosé d’un côte du Rhône sauvé d’un System bogladet.


Demain, retour au bercail !

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Voici quelques images attestant de la variété des nombreuses sculptures que l'on trouve en ville.