Carnet de voyage

Glissades autour du monde

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Dernière étape postée il y a 1 jour
"Cela rend modeste de voyager ; on voit quelle petite place on occupe dans le monde."
Du 14 octobre 2018 au 4 juillet 2019
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1er septembre 2018 : une pure journée !
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Publié le 16 octobre 2018

Après plusieurs mois de préparation, nous y voilà...Nous sommes le 14 octobre, date du grand départ avec au programme : 9 mois / 13 pays / 23 vols (si tout va bien) / 13kg sur le dos pour Coco et 15kg pour moi / Des litres de sueur / Probablement quelques galères...Mais surtout des tonnes et des tonnes de kiffe, de rencontres, de découvertes et de souvenirs plein la tête.

Première destination : New York. Bon OK ce n'est pas la destination la plus exotique mais ça nous permet de commencer le tour du monde en douceur niveau dépaysement.

NB : Promis on va essayer de ne pas trop glisser 😉

Nous et notre nouvelle maison ! 
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Salut les glisseurs,

Notre première glissade sur le continent américain se termine, voici le résumé…Après un vol presque parfait, aucune turbulence, pas un gamin qui pleure…rien, nous voilà arrivés à l’aéroport de Newark. Première mission : changer nos euros en dollars (on aurait bien aimé le faire en France mais pas de bol, il n’y a pas de bureau de change au terminal ouest de l’aéroport d’Orly, il faut le savoir). On trouve un bureau dès la sortie parfait, jusqu’à ce que le type nous dise 1€ = 1$...Comme on n’a pas envie de se faire pigeonner dès le premier jour, on décide d’attendre le lendemain pour changer nos billets. On se met donc en route vers notre premier « chez nous pas chez nous » : un bus express et 2 métros plus tard, nous voici arrivés à notre AirBnB de Brooklyn, au 910 Bedford street, un quartier plutôt tranquille à mi-chemin entre Bushwick et Williamsburg. Pas le temps de visiter le coin, il fait nuit et on est un peu fatigués, pour ce soir ce sera donc brossage de dents et au dodo.

Lundi matin, levé 9h, une bonne douche et nous voilà partis vers Manhattan. Tradition n°1 : à NY, le petit déjeuner, c’est chez Starbucks. On en profite pour capter un peu de wifi et repérer le bureau de change le plus proche. Le petit déj’ terminé, nous nous y rendons et là miracle, 1€ = 1,07$, c’est beaucoup mieux, on prend, mission accomplie. On file donc vers notre activité culturelle du jour, le mussée Guggenheim. Gros coup de cœur commun pour ce lieu : même si l’exposition temporaire sur Hilma af Klint était assez étrange, avec pas mal de tableaux que les élèves de ma maman auraient pu faire (du haut de leur 5 ans), la collection permanente est elle vraiment sympa, et le lieu en lui-même est impressionnant. Le musée est en fait une spirale de 400m, le long de laquelle les œuvres sont exposées, cela change des visites traditionnelles, c’est vraiment très agréable. 2h à se cultiver c’est bien, mais il faut maintenant manger…Tradition n°2 : à NY, le midi, c’est burger. On saute donc dans le premier Shake Shack venu (probablement les meilleurs burgers après ceux de Burger Joint), là on commence à se sentir comme de vrais américains. On entame ensuite une petite marche digestive dans Central Park. Petite déception car nous avions imaginé qu’en octobre, les couleurs seraient plus automnales, loupé, les arbres sont encore très très verts. La déception est vite oubliée dès le premier écureuil venu (on est vraiment trop gaga des animaux). En sortant du parc, on flâne un peu le long de la 5ème avenue, on peut alors se rendre compte qu’Halloween se rapproche, et que toute la ville est en train petit à petit de s’en-pumkin-er. Pour terminer la journée, on prend le métro direction East Village, notre quartier coup de cœur de l’été dernier. Confirmation, ce quartier est vraiment fou. On y trouve des jeunes, des vieux, des hipsters, des boutiques où on peut tout acheter ou presque, des bars et des restaurants tous plus stylés les uns que les autres…le coin parfait pour s’y promener, ou y vivre un jour, qui sait…Pour l’apéro, on se pose au bar Empellon al Pastor au croisement de la rue St Marks et de l’avenue A (juste devant Tompkins Square Park) : lumière tamisée, peintures du sol au plafond, petite musique rock en fond, une vingtaine de bières à la pression, l’endroit parfait pour se refaire le fil de la journée. On termine la soirée quelques mètres plus loin au restaurant Ha Noï House, on y déguste un gros bol de soupe vietnamienne trop bonne (petit avant-goût du mois de février), une super découverte. Première journée bien remplie, on retourne à l’appartement pour une bonne nuit de sommeil.

Première journée à NYC

Guggenheim : 25$ l'entrée par personne (ça vaut vraiment le coup)

Débout là-dedans, ce matin, on retourne dans le quartier de Chelsea, pour re-visiter le Chelsea market, un endroit complètement atypique où on trouve de quoi manger et faire du shopping dans une ambiance industrielle. Nous nous mettons ensuite à la recherche des galeries d’art de Chelsea, il y en a plusieurs dizaines regroupées entre la 10ème et 11ème avenue. Comme d’habitude, on se prend à rêver et on se dit que quand on sera plus vieux, c’est sûr on achètera plein plein d’œuvres trop cool (oui mais avant d’avoir des tableaux et des sculptures, il faudrait ptete avoir un appartement…). Après avoir marché un peu, on termine en métro jusqu’à la 110ème rue, on se fait une pause repas chez Five Guys (eh oui le midi c’est burger) puis on se dirige le long de l’Hudson pour se balader dans Riverside park. Après une balade plutôt apaisante, c’est l’heure d’aller retrouver la foule et l’ambiance du Madison Square Garden. 19h : début du match de hockey entre les NY Rangers et les Colorado Avalanche qui voit finalement les Rangers l’emporter aux pénaltys. Gooooooal !

Deuxième journée culturelle et sportive 

Pour la 3ème journée, on reste à Brooklyn et on se dirige vers le quartier de Williamsburg. On commence par le Williamsburg bridge, superbe édifice métallique qui relie Brooklyn au quartier du Lower East Side. Petite balade matinale cheveux aux vents avec un jolie point de vue sur Manhattan. On continue à déambuler dans le quartier puis on se pose quelques instants dans le East River State Park et le Bushwick Inlet Park, il y a un vent « à décorner des bœufs » mais le point de vue sur Manhattan est top et le lieu assez apaisant. Comme il n’est pas trop tard, on décide de faire un crocher par le quartier de Bushwick, célèbre pour son street art. Même si nous y étions déjà allés l’an dernier, on se rend compte que les choses bougent très vite et que de nouvelles fresques ont vu le jour. On ne s’attarde pas non plus puisque le soleil décline et on voudrait bien voir le coucher de soleil sur le rooftop du William Vale, hôtel tout beau tout neuf avec, en effet, une superbe vue à 360° sur la skyline de Manhattan et Brooklyn. Résultat des courses, gros coup de cœur pour ce quartier en pleine transformation où les bâtiments à l’abandon ou en court de réhabilitation côtoient les petites boutiques branchées, on se croirait dans le quartier de East Village, en plus grand et en pas tout à fait fini.

Williamsburg, notre gros coup de cœur 

On a tellement apprécié le coin qu’on décide pour notre dernier jour de réserver un free city tour de de Williamsburg. C’est Izzy qui nous guide pendant près de 2h à la découverte d’œuvres de street art. Heureusement que la visite est intéressante car avec 5°C dehors et le vent qui est toujours là, il fallait avoir la motiv’. Pour l’après-midi, on décide de retourner sur Manhattan pour se promener dans les quartiers de Soho et du Lower Manhattan. Après quelques visites de galeries d’art, on se pose pour déjeuner dans un petit restaurant « bio-bobo », le Dig Inn : on arrive à la caisse avec nos 2 grosses salades et là, la fille nous dit que le restaurant ne prend pas les espèces, seulement les cartes de crédit. On prend alors notre tête de touristes un peu désemparés et sans CB…il n’en fallait pas moins pour que le gérant du restaurant nous offre nos salades, et bim le repas gratuit. On repart car ce matin, Izzy nous a parlé d’une exposition de street art à l’hôtel CitizenM. Nous nous y rendons et là, quelle surprise, c’est une exposition un peu particulière puisque l’ensemble des cages d’escaliers des 19 étages sont recouvertes d’œuvres, et clou de la visite, ça se termine par un mur noir où on peut exercer nos talents créatifs…on a passé un super moment.

NYC, capitale du street art 

Notre dernière journée à New York touche à sa fin, il est temps de retourner à l’appartement, prendre nos 2 gros sacs et prendre la direction de l’aéroport JFK. 1h55 du matin : décollage direction le Guatemala…

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Hola los esciadores,

Après 2 vols plutôt tranquilles, nous voilà arrivés à Guatemala city. On ne s’attarde pas, on cherche une navette direction Antigua, notre premier point de chute situé à 40km à l’ouest de la capitale. A la sortie de l’aéroport, plusieurs boutiques proposent des trajets vers Antigua pour 10$ par personne en collectivo, on fonce. Problème, toutes les personnes de notre avion sont à priori déjà partie, et le trajet en collectivo ne marche que si nous sommes 4. On décide donc de patienter un peu voir si du monde arrive. Pas de chance, le prochain avion est censé arriver dans 1h30 et il est retardé…Comme on ne va pas attendre indéfiniment à l’aéroport, tant pis, nous payerons 35$ une navette privée. Ça commence bien ! La sortie de Guatemala city est un peu laborieuse, les routes sont bondées, l’air est super pollué…On a pas mal fait de ne pas rester finalement... 1h30 plus tard, nous voilà donc arrivés à Antigua. Nous avions repéré un hôtel qui nous semblait pas mal et bien situé, El Paseo de la Merced. On s’y dirige et en effet, pour 140 QZ la nuit (soit 16€), nous trouvons un endroit très sympa, avec les chambres donnant sur un patio super mignon, des douches communes avec de l’eau chaude (la chance). On ne réfléchit pas trop, on prend. D’autant que pour la première nuit nous sommes « surclassés » dans la « suite » de l’hôtel (ce qui signifie que nous avons le droit à un lit simple supplémentaire et la télé…youhou). On pose nos affaires et on part commencer à arpenter les rues de la ville. On a une super première impression, c’est une petite ville aux rues pavées et aux façades colorées, les gens sont super souriants et l’ambiance à l’air assez détendu. Après avoir exploré les rues alentour, on rentre à l’hôtel faire notre première lessive et prendre une bonne douche. S’en suit notre première bière guatémaltèque, et repas et au dodo car mine de rien, la nuit dernière passée dans l’avion a été assez courte.

Après une grosse journée de transport...une bonne bière ! 

Le lendemain, on décolle tranquillement pour aller réserver nos transports et excursions des prochains jours. On déambule dans les rues, il y a des boutiques qui proposent des transports et des excursions par dizaines, on a l’embarras du choix, donc on demande un peu à droite à gauche. Résultat on arrive à trouver un aller-retour pour 2 pour Chichicastenango (où il y a le plus grand marché d’Amérique centrale) pour le lendemain à 240 QZ (soit 27€) et une excursion tout compris pour un trek de 2 jours et 1 nuit au volcan Acatenango pour 300 QZ par personne (soit 34€). Première mission terminée, on se dirige alors vers le Cerro de la cruz, un point de vue qui surplombe la ville avec une vue imprenable sur le volcan Del Agua. Pas de chance pour nous, le sommet du volcan est quelque peu embrumé. On redescend pour commencer notre visite de la ville et notre bonne impression de la veille se confirme, il y a plein de petits jardins, de petites places, des marchés remplis de tissus colorés et artisanat en tout genre. On croise également un sacré paquet de bus décorés, colorés, aux calendres chromés et polishées…mais surtout remplis de gens, les fameux Chicken bus que nous avons surnommés les « Van Damn », en référence à la série Sense8 pour ceux qui ont suivi (pour les autres, il ne vous reste qu’à la regarder, c’est top). On rentre alors visiter les ruines et le musée de l’église San Francisco el Grande. Cet immense monument a été en grande partie détruit lors du tremblement de terre de 1773 (tremblement de terre qui a également entrainé le transfert de la capitale du Guatemala de Antigua à Guatemala city). Le lieu est hyper tranquille et très bien entretenu, on peut se balader dans les ruines qui ont été transformées en jardin arboré et fleuri, c’est magnifique. En montant à l’étage, on a une superbe vue sur le volcan Del Agua, qui cette fois-ci est découvert, superbe spectacle. On poursuit par la visite du musée de San Hermano Pedro, un prêtre espagnol ayant dévoué sa vie aux pauvres et aux malades, qui fut canonisé en 2002, et dont les restes sont conservés dans l’église San Francisco. Ce lieu est vraiment une superbe découverte, et pour 8 QZ par personne (soit 0,9€), il ne faut pas s’en priver. On sort du musée et on va s’installer sur l’esplanade de l’église, dans une petite gargote ou on prend un bon poulet grillé avec des nouilles et du guacamole pour 15 QZ par personne (soit 1,7€) : délicieux et imbattable. On continue notre tour de la ville en passant par la Plaza centrale, là encore un petit marché d’artisanat local, une grosse fontaine au centre dont les sculptures rappellent le clip de Katty Perry – California Gurls (on vous laisse regarder ˆˆ). On termine la journée en passant par l’arche de Santa Catalina avec là encore une vue dégagée sur le volcan.

Antigua : ses rues colorées et ses volcans 

Dimanche, comme prévue, on se lève tôt pour être prêt à 7h pour prendre notre bus direction la ville de Chicicastenango, située à 3h de route environ. Après même pas 45 minutes de trajet, on s’arrête, ça sent un peu le chaud, il semblerait que la courroie de notre super collectivo fasse un peu la tronche. Le chauffeur passe quelques coups de téléphone, et après une petite demi-heure, un autre bus arrive, c’est reparti direction Chichi. 10h45, nous voila sur place, et en effet, tous les jeudi et dimanches, la ville toute entière se transforme en marché géant auquel viennent participer toutes les ethnies locales avec leurs costumes traditionnels. 2 petits points d’étonnement : tout d’abord, à Chichi, les gens sont vraiment minuscules, hommes comme femmes ne dépassent pas 1m40, c’est assez marrant et perturbant à la fois. Second point, il semblerait que chez les ethnies descendant des mayas, la mode soit aux dents serties de métal doré, on vous laisse imaginer et juger de l’élégance du truc. Bref, sur le marché, on trouve de tout : des tissus, du cuir, des poteries, des fruits et légumes, des poulets, du poisson, des restaurants…un grand bordel finalement assez organisé avec différents « secteurs ». On déambule dans les différentes artères, tout est ultra tentant, notre fièvre acheteuse est de retour, mais on arrive à se raisonner. Seule glissade du jour : 2 petits bracelets (ça va ça passe). On tombe sur une église avec un attroupement de gens, on va voir. Il s’agit de l’église San Tomas (ça ne s’invente pas), vieille de plus de 460 ans, où les locaux viennent implorer la puissance de la nature pour leur garantir de bonnes récoltes et la santé. En effet, à l’intérieur, c’est rempli de fumée de bougie et d’encens, des petits papys font des incantations en jetant des fleurs, c’est assez mystique. A midi, on s’arrête dans le « quartier » des restaurants, au menu, un bon pollo frito avec des tortillas noires fraîchement cuites. Le ventre plein on continue notre tour jusqu’à 14h, heure de départ de notre bus retour pour Antigua.

Marché de Chichicastenango 

De retour à l’hôtel, on décide de se poser un peu, et là, nous sommes vite attirés par une musique à l’extérieur, du coup on sort pour voir ce qui se passe. En arrivant sur la place de la Merced, juste à côté de l’hôtel, on se rend compte que c’est l’heure de la messe, l’église de la Merced est bondée, et il y a en effet un groupe qui joue une musique finalement assez « festive », ça dépoussière clairement les offices tels qu’on les connait. On reste quelques minutes puis on sort sur la place pour aller s’acheter à manger, il y a plein de petits vendeurs ambulants qui proposent des sandwichs, tortillas, enchiladas, bananes rôties…on se laisse tenter et pour 35 QZ (soit 4€), on à notre plat et notre dessert, et en plus c’est super bon, la journée se termine très bien.

Antigua by night 

Ça y est, nous sommes lundi, jour de notre première ascension de volcan du voyage (et aussi le premier test pour mon genou…). On avale un petit déjeuner copieux puis on se rend à l’agence. Le type est complètement défoncé de la veille, on l’a vu hier et il ne se rappelle déjà plus nous, c’est assez peu engageant. Heureusement notre guide arrive et lui à l’air tout à fait normal, en plus il parle anglais ce qui est quand même plus simple pour comprendre les explications tout au long du trek. Notre mini bus arrive et après quelques stops pour récupérer le reste du groupe et de la nourriture, et 1h de route plus tard, nous voilà à 2400m, sur les flancs de l’Acatenango…c’est parti ! Au programme du jour : 7km de marche pour 1070m de dénivelé positif, ça monte fort et dès le début. On a le droit à une pose toutes les 25 minutes pour souffler un peu et boire. Au fil de l’ascension, les paysages changent, on passe de la forêt luxuriante et une forêt de sapin, puis à des paysages où les arbres se font plus rares. On découvre des paysages extraordinaires, avec vue sur la vallée et les différents volcans à proximité, tout ça au-dessus des nuages bien évidemment. Après 5h d’effort, notre groupe de 7 personnes arrive au camp de base situé à 3600m, juste devant le volcan del Fuego et le volcan del Agua. On pose les sacs, on monte les tentes, on prépare nos couchages et on fait le feu, ça a quand même fortement le goût de l’aventure tout ça. En lisant différents blogs, nous avions vu qu’il était possible de continuer la marche pour monter sur le Fuego, avec à priori un spectacle à couper le souffle à la nuit tombée…On pose la question à notre guide qui nous dit que moyennant 200 QZ par personne (soit 23€), il nous y emmènera. Deux des filles du groupe décident de rester au camp, nous serons donc 5 à continuer. On se couvre un peu, on prend nos frontales et en avant. On descend les pentes de l’Acatenango puis nous entamons la montée du Fuego, il fait nuit noire et nous sommes les seuls à gravir le volcan à ce moment-là, les autres groupes que nous croisons sont déjà sur le chemin du retour. Ça fait un peu flipper mais ça veut aussi dire qu’on sera seuls en haut pour admirer le spectacle. Et là on arrive sur un autre monde, on marche sur des roches volcaniques, il y a un vent de folie, on est à 3540 d’altitude et à 300m devant nous, le Fuego (qui porte très bien son nom) crache des roches incandescentes toutes les 5 minutes, dans un vacarme assourdissant. Après 25 minutes de tête à tête avec le volcan, on prend le chemin de retour, parce que mine de rien on se pèle et il commence à faire faim. Pour ce moment inoubliable, compter 3h30, 6km et 600m de dénivelé positif et négatif. On ne vous cache rien, la fin est un peu difficile, on n’a plus d’essence dans le moteur et on fini au mental. Après une bonne plâtrée de pate, on file au dodo car demain c’est réveil à 4h pour voir le levé de sommeil au sommet de l’Acatenango. Oui mais ça, c’était sans compter sur la première intoxication alimentaire du voyage (probablement due à notre petit déjeuner). Coco et moi n’avons pas fermé l’œil de la « courte » nuit, et le dîner à terminé sur les pentes du volcan. Autant vous dire qu’à 4h du matin, pliés en 2 en position fœtale et avec rien dans le ventre, pas question pour nous de partir pour les 2h30 de marche prévue au programme. Bon, on se console car à leur retour, le reste du groupe nous dit que nous n’avons pas loupé grand-chose, il y avait tellement de nuages qu’on ne voyait rien en haut. Après avoir plié le camp et profité une dernière fois de la vue magnifique, on se met en route pour la descente. On n’est pas au top mais on se fait quand même les 2h30 de marche qui nous séparent du mini bus direction Antigua. Au final, hormis notre petit souci de la nuit, on a vécu une expérience formidable, on est tout cassé de partout (mais mon genou a tenu le coup) mais tellement content d’avoir pu assister à un spectacle aussi grandiose. On arrive à notre hôtel, et là : grosse sieste bien méritée. Puis on va profiter une dernière fois des rues de la ville sous un grand soleil, un repas vite fait (on n’est toujours pas au top de la forme) et au lit comme les poules.

Nos tous premiers volcans : magiques pour les yeux, douloureux pour les cuisses ...

Demain, ce sera grasse matinée avant de partir en direction du lac Atitlan…

Hotel Paseo de la Merced (140 QZ la nuit pour une chambre double) : petit hôtel de 5 chambres avec salles de bain communes, très propre, bien placé, personnel ultra souriant et serviable. Petit déjeuner possible pour 15 à 30 QZ

Trek Acatenango - Fuego de 2 jours et 1 nuit avec GT Adventure (300 QZ par personne) : excursion tout compris (guide, nourriture, tente et duvet). Possibilité

Trajet aller-retour Antigua-Chichicastenango : 120 QZ par personne

Trajet aller simple Antigua-Panajachel : 60 QZ par personne

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Hola pececitos,

Nous revoilà après plusieurs jours de déconnexion totale car pas de wifi dans nos 2 derniers hôtels… Désormais de retour dans le monde moderne, nous sommes prêts à vous raconter la suite de nos aventures ! Dans l’étape précédente, nous étions sur le départ pour le lac Atitlán.

Donc comme prévu, mercredi 24 octobre, on se lève tranquillement (on avait vraiment besoin de récupérer après notre nuit blanche de la veille), on prépare notre sac et en guise de petit déjeuner, on va se faire un gros smoothie avant d’aller attendre notre collectivo, qui arrivera finalement avec plus de 30 minutes de retard. Nous voilà parti pour 3h de route direction Panajachel, notre premier stop sur les bords du lac Atitlán, un des plus beaux lacs du monde perché à 1560m d’altitude, et entouré (là encore) par 3 volcans, le San Pedro, le Toliman et le Atitlán. Le bus nous dépose tout près d’une guesthouse que nous avions repéré : le PanaHouse. On arrive à l’entrée de la rue et là, un type nous demande ce qu’on cherche, on lui répond qu’on cherche la guesthouse, et il nous répond en français : « venez c’est par ici, c’est chez moi ». Gros coup de chance de tomber sur le propriétaire car c’est en effet un peu pommé au fond d’une ruelle. On arrive donc dans une petite propriété tenue par un belge et un luxembourgeois, qui est en pleine rénovation, et qui propose des prestations top pour pas cher : chambre double avec salle de bain privative et eau chaude pour 140 QZ la nuit (soit 16€), ce sera notre chez nous pour les 2 prochains jours. On s’installe rapidement puis on part faire un petit tour des rues alentour et se promener sur le « front de lac » pour profiter du coucher de soleil, un peu nuageux, mais coucher de soleil quand même. Pour dîner, on s’arrête au bord du lac, dans le restaurant Los Pumpos, dont la déco ressemble plus au parc Guel de Barcelone qu’a une déco typique maya, mais c’est assez marrant. Ils proposent un plat de poisson pour 30 QZ, ça nous fait assez envie…et on a bien fait, c’était copieux et excellent, avec un poisson farci avec de la menthe et des oignons, un régal. Et en plus de tout ça, un service toujours au top, super prévenant et avec le sourire, une constante d’ailleurs depuis notre arrivée au Guatemala.

Première soirée sur les bords du lac Atitlán 

Le lendemain, on commence par un petit déjeuner au café le Te Quiero (Eh oui c’est notre voyage de noces quand même), la fille nous prépare un super smoothie fraise / banane / ananas, on est requinqués. On part ensuite faire un petit tour du village, on espérait qu’il y ait un marché au bord du lac mais à priori il n’a lieu que le weekend. On poursuit notre route le long du lac, c’est hyper calme et très reposant pour un village sensé être « touristique ». On reste plusieurs minutes à profiter de la vue sur le lac, les pêcheurs et les volcans puis on remonte vers les rues plus commerçantes, il y a un nombre incalculable de petites boutiques, on se balade donc entre tissus locaux, artisanat divers, nourritures et…tuk tuk, car oui, ici c’est le moyen de transport par excellence, il y en a partout et pour 10 QZ par personne (soit 1,10€), ils vous emmènent un peu partout. Mais pour l’après-midi, on décide de prendre l’option marche pour se rendre dans le petit village de Santa Catarina Palopo, à 4,5km de Pana. La route n’a pas grand intérêt si ce n’est de jolies points de vue sur le lac. Après 1h de marche, on arrive sur place, le village est tout petit, mais finalement assez sympa car très authentique et toutes les façades des maisons sont peintes avec des fresques colorées, encore une fois les gens sont super gentils. On y découvre des femmes en train de tisser des étoles. En se renseignant un peu, on découvre que chaque village le long du lac possède ses propres habits traditionnels, avec ses tissues, ses couleurs, ses coiffes…c’est fascinant de voir tant de différences alors que les villages sont très proches. Le tour du village étant vite fait, on se pose dans un café (le Café Tuk, quand on vous dit que le tuk uk est quasiment une réligion...) pour boire un thé glacé local (c’est tellement bon qu’on se dit qu’en rentrant, il faudra qu’on s’en fasse plus souvent). Pour le retour, nous voulions monter à l’arrière d’un pick-up, il y en a plein qui font des trajets entre les villages pour 3 QZ par personne (soit 0,33€), mais pas de chance, ceux que nous croisons sont soit pleins soit ne vont pas au bon endroit, qu’à cela ne tienne, on se fait notre petit kiffe de l’après-midi : une balade en tuk tuk ! De retour à Panajachel, on se pose un peu à l’hôtel puis on ressort pour profiter encore une fois du couché de soleil, on ne s’en lasse pas, les couleurs sont magnifiques, ça passe de jaune orangé au rose, c’est vraiment beau. Comme on avait repris du poil de la bête, on était assez motivé pour se faire un bon restau’ mais malheureusement, on se fait rattraper par notre petite maladie de ces derniers jours, on ne se sent à nouveau pas au top, le repas sera donc sommaire : un bout de pizza et au lit.

Panajachel : des couleurs extraordinaires du matin jusqu'au soir 

Vendredi matin, nous devions partir pour notre étape suivante autour du lac, mais vu notre état, on préfère rester une journée de plus à Pana pour essayer de se remettre d’aplomb avant de continuer. La journée se résume donc à quelques courses, un peu de cuisine à la guesthouse, plusieurs épisodes de « Narcos » et du repos…c’est certes beaucoup moins fun que les journées précédentes mais espérons que ça nous aide à mieux repartir !

Le lendemain matin, on va enfin mieux, il faut croire que le pâté de porc (fait maison par nos hôtes) mangé la veille au soir a été salvateur pour notre estomac. On fait donc nos sacs et on file aux embarcadères pour prendre une lancha (la barque à moteur locale) direction San Juan la Laguna, de l’autre côté du lac. Le trajet dure environ 30-45 minutes en comptant les arrêts dans les différents villages sur le chemin, et coûte 25 QZ par personne (soit moins de 3€). On arrive sur place et la rue qui remonte du ponton nous en met déjà plein les yeux : plein de petites galeries d’art avec des tableaux ultra colorés, des bars avec du café local…ça promet. Mais avant, objectif n°1 : trouver un hôtel, on rentre dans un premier en haut de la rue avec une superbe vue sur le lac, mais à 200 QZ la nuit c’est un peu cher, on va donc aller voir l’Eco-Hotel Mayachik, un hôtel perdu dans la forêt que nous avions repéré et qui avait l’air sympa. Il se trouve à 1km, on y va à pied. Dès l’arrivée, on est charmé par le lieu, il y a des arbres fruitiers, des plantes et des herbes aromatiques partout. La fille nous dit qu’elle a une chambre dispo pour 140 QZ…c’est parti, nous passerons donc les 2 prochaines nuits dans une petite cahute en bois avec un toit en palme, à se faire bercer par le bruit des oiseaux. On pose nos sacs et on repart directement au centre du village pour prendre un tuk tuk direction le village voisin de San Pedro d’où partent les bateaux direction Santiago Atitlán, le deuxième plus gros village du lac après Panajachel, particulier puisque ces habitants descendent d’une tribu maya différente de tous les autres villages du lac, résultat : là encore des habits différents, mais aussi des traditions (notamment religieuses) et une langue différente (même si aujourd’hui, beaucoup parlent espagnol). On descend du bateau et on tombe directement sur la rue principale avec plein de boutiques d’artisanat local, notamment des peintures et des sculptures sur bois typiques de Santiago. C’est le retour des pulsions acheteuses car ce qu’ils font est quand même très beau, ça fait envie, mais on continue notre chemin en direction de la place centrale, on fait un tour dans l’église, et en sortant, on se fait alpaguer par un papy qui nous propose de nous compter l’histoire et de nous emmener voir « Maximon » (prononcer ma-chi-mone). Là vous me dirait : c’est qui ma Simone, qu’est-ce qu’elle a de spéciale cette Simone. Eh bien il s’agit d’une divinité maya, représentée à Santiago par une sorte de poupée veille de 500 ans, habillée d’une chemise col pelle à tarte bleu roi volée à Claude François, d’espèces de foulard de soie multicolores sur les épaules, une cravate venue de Corée, 2 sombreros noirs l’un sur l’autre comme couvre-chef, et bien évidemment, le cigare à la bouche. Pour 40 QZ (soit 4,5€), le papy nous a donc raconté toute l’histoire de cette relique qui change de maison tous les ans et qui se trouve actuellement dans une pièce dédiée d’un des habitant de Santiago, qui est un amoncelât de brique et de broc, il y a des fleurs séchées, des fruits qui pendent, le plafond entier est décoré de lanières de papier multicolores, il y a également un cercueil en verre avec le corps du Christ à l’intérieur, surplombé de petites loupiottes aux couleurs de la Jamaïque. Bref, c’est un gros bordel, mais ça vaut le détour. Et pour 4 QZ supplémentaires (soit 0,5€), nous avons pu parler avec Maximon afin qu’il nous donne sa bénédiction (tant qu’à y être autant prendre le maximum de bonnes ondes pour la suite du voyage). Après ce moment complètement hors de commun, on repart vers les rues commerçantes car quand même, c’était vachement beau tout ce qu’on avait pu voir…On hésite pendant une bonne demi-heure à ramener un tableau qu’on trouvé trop beau (si si roulé dans un tube en, carton ça peut passer…), mais guidé par la raison, nous ne faisons finalement qu’une petite glissade, un masque maya en bois peint par un petit papy arborant sur sa coiffe le quetzal, l’oiseau emblématique maya. Il viendra compléter notre mur de souvenirs de voyages dans notre futur appart’. Il est 17h, c’est fini pour Santiago, on reprend une lancha direction San Juan et notre hôtel. On dîne sur place et on se couche tôt car demain c’est réveil aux aurores pour une nouvelle ascension.

Arrivée de l'autre côté du lac, entre forêt luxuriante et culture Maya 

2h30 dimanche matin, le réveil sonne…ça pique un peu ! un bon coup d’eau sur le visage, un brossage de dents express, on enfile nos fringues et c’est parti pour 2h30 de marche direction el Nariz de Indio (l’Idian Nose ou nez de l’indien), un sommet situé à 2300m d’altitude, qui surplombe San Juan, et offre une vue panoramique sur le lac, l’ensemble des villages et des volcans alentours. A 5h28 très précisément, on arrive en haut, parfait pour admirer le levé du soleil, qui pointe le bout de son nez (ahah petit blague) un peu avant 6h. On reste de nombreuses minutes à admirer le spectacle, les couleurs changent sans cesse, c’est magnifique. Il est temps de quitter notre promontoire, on redescend de l’autre côté de la montagne pour aller faire un tour dan le village de Santa Clara, malheureusement il n’est que 7h et c’est encore assez calme. Pour le retour à San Juan, ce sera cheveux au vent dans la benne d’un pick-up par la route côtière qui, soit dit en passant, est très jolie. De retour à l’hôtel, on entame une sieste bien méritée. Le midi, on décide de se faire un petit restaurant, et en se baladant, on tombe sur le plus petit restau’ du monde, 2 tables de 2 dans une espèce de tour en bois avec vue sur le lac, c’est tellement improbable qu’on s’y installe et on a très bien mangé. L’après-midi sera consacrée à une balade dans les rues de San Juan et un aller-retour rapide en tuk tuk à San Pedro pour réserver notre navette vers notre prochaine destination et retirer du cash. Avant de retourner à l’hôtel, on décide de se poser dans un petit café que nous avions repéré juste à côté de l’embarcadère, une structure toute en bois, avec plusieurs petits espaces cosy, le tout dans un jardin arboré avec vu sur le lac et l’Indian Nose…et comme d’habitude, nous sommes tout seul ! Ce soir, soirée tranquille à l’hôtel avant de partir demain matin vers notre dernière étape autour du lac.

San Juan et ses alentours, notre gros coup de cœur   

Après un dernier petit déjeuner au milieu des arbres, on se dirige vers l’embarcadère pour prendre une lancha direction San Marcos, petit village situé à 10 minutes de bateau de San Juan, réputé pour être plutôt orienté spiritualité, méditation…un village de hippies quoi ! Dès l’arrivée, ça se confirme un peu mais c’est pas non plus flagrant, il y a quelques personnes en sarouels et vêtement colorés avec des coupes de cheveux étranges, des centres de méditation, mais l’ambiance est plutôt sympa. Après avoir trouvé un petit hôtel pour 100 QZ la nuit (soit 11,5€), on retourne dans la rue principale qui mène à l’embarcadère, puis en bifurque dans une toute petite ruelle sur la droite, au bout de laquelle se trouve une réserve naturelle (le Cerro Tzankujil). Le lieu est très calme et super bien entretenu, on se balade entre les fleurs, les arbres et les libellules. Il y a des promontoires aménagés avec des jolis de points de vue, il y a même un plongeoir pour les plus téméraires qui souhaiteraient aller tâter l’eau du lac…On suit le chemin qui monte jusqu’à un super mirador avec une vue panoramique sur les alentours de San Marcos et sur les volcans, on profite de l’endroit quelques minutes pour se reposer et faire bronzette. En sortant du parc, petite pause déjeuner à base de falafels (plat typiquement guatémaltèque ^^), on décide de se mettre en route vers le village de Tzununa, situé à 45 minutes de marche. Bon, on ne va pas se mentir, le village n’a pas un grand intérêt, ce n’est pas spécialement beau, c’est minuscule…du coup on se prend un Pepsi et on reprend le premier tuk tuk venu pour retourner à San Marcos. On s’arrête alors dans une tienda où a lieu une nouvelle petite glissade-plaisir : une bouteille de rhum Botran 12 ans (plus pour moi que pour Coco j’avoue, mais ce n’est qu’une petite bouteille de 37,5cl). A défaut d’aller visiter la distillerie, il faut bien vérifier qu’il a le même goût dans le pays d’origine qu’à la maison. On passe ensuite chercher nos tapis de sol et on se met en quête d’un spot sympa pour aller se faire une séance de yoga « maison » (l’endroit s’y prête plutôt pas mal). On se pose sur un petit ponton, à l’abris des regards et face aux volcans, le top. Après 1h de travail, la première heure d’une longue série visant à atteindre notre objectif de réussir à s’asseoir en lotus à la fin du voyage (oui oui y’a pas mal de boulot vu la souplesse de départ, tant pour Coco que pour moi), on a bien mérité notre bière, d’autant qu’il s’agit de notre dernier apéro sur place avant de partir plus à l’est du pays. On se pose donc dans un bar, au bord du lac pour admirer une dernière fois le coucher de soleil. Sur le chemin du retour, on s’arrête prendre du pollo et des tortillas dans un bouiboui sur le bord de la route, on mangera tout ça à l’hôtel.

Derniers moments de détente aux bords du lac 

On passe notre repas avec une espagnole et une islandaise en partageant nos expériences de voyage, petite soirée plutôt sympa avant d’aller « mettre la viande dans le torchon », car demain, notre lancha nous attend à 7h pour retourner à Panajachel, puis une dizaine d’heures de bus pour se rendre à Semuc Champey, une réserve naturelle incontournable au Guatemala.

PANAJACHEL : Guesthouse le PanaHouse - 140 QZ la nuit en chambre double avec salle de bain privative (et chaude au gaz, le grand luxe) - Très bien située et gérants super sympa

SAN JUAN : Eco Hôtel Mayachik - 140 QZ la nuit en chambre double avec salle de bain commune - Lieu un peu excentré mais un cadre très apaisant et respectueux de l'environnement

Randonnée jusqu'à L'Indian Nose : levé de soleil avec point de vue magnifique sur tout le lac Atitlan - La randonnée peut se faire sans guide, le chemin est bien balisé et sans difficulté

Trajet d'un village à l'autre en lancha : entre 10 et 25 QZ par personne selon la distance

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Salut los pequenos murciélagos,

Nous sommes le 30 octobre, le soleil se lève sur San Marcos, les rues sont encore désertes, et nous sommes un peu en avance sur notre heure de départ prévue à 7h. Heureusement car à 6h45, on entend une voix au loin qui hurle « Panajacheeeeeeeel », on se presse donc pour arriver à la lancha. Le lac est paisible ce matin, ça nous permet de finir tranquillement notre nuit. Arrivé au lieu de rendez-vous, les soucis commencent : nous avions décidé de payer un peu plus cher (100 QZ de plus soit 11,5€ / OK ce n’est pas énorme mais pour le Guatemala c’est pas mal) pour avoir un bus plus gros, sensé être plus confortable, mais la fille nous dit qu’elle ne nous a pas sur sa liste de réservation et que notre bus est celui de derrière, soit le même mini-bus que d’habitude (qui du coup devait coûter 100 QZ de moins). Cela dit, en jetant un rapide coup d’œil, je me rends compte que ce mini-bus est tout neuf avec des sièges qui ont l’air bien plus confortables que le gros bus d’à côté…et finalement on a eu de la chance dans l’histoire car non seulement le bus était top confort, mais notre chauffeur était également très bien. Les 10h sont plutôt bien passées même si sur la dernière 1h30, c’est de la piste qui remue pas mal. A 18h15, on arrive à Lanquin, dernier village avant le parc. De là, on monte dans la benne d’un pick-up (qui ressemble plus à un gros camion de chantier) avec lequel nous faisons les 10km qui nous séparent de notre hôtel, El Portal de Champey situé à l’entrée du parc. Attention, ici 10km ça prend 45 minutes sur des chemins de terre au milieu de la forêt. A 19h15, fin du périple sous une pluie qui commence un peu à mouiller, on est au milieu de nulle part, ça sent le remake du livre de la jungle à plein nez. A l’accueil, la fille annonce la couleur : ce sera 170 QZ la nuit (soit 19€ / la nuit la plus chère depuis notre arrivée au Guatemala), pas d’eau chaude, pas de wifi, et de l’électricité seulement de 18h à 23h…mais pour ce prix, on a le droit à une petite chambre en bois plutôt mignonne dans un écrin de verdure sur les bords du Rio Cahabon, la rivière qui traverse le parc naturel de Semuc Champey.

8h, le réveil est assez agréable, la pluie a laissé place à un grand ciel bleu, il fait déjà chaud et on s’aperçoit que notre hôtel est bel et bien magnifique. Les jours à venir s’annoncent plutôt cool. On part donc vers l’entrée du parc qui se trouve à 2 minutes à pieds (sans trop le savoir, on a réservé l’hôtel le plus poche de l’entrée du parc, les personnes résidant plus proche de Lanquin doivent nécessairement se faire trimbaler en pick-up, on a donc de la chance), on s’acquitte des 50 QZ par personne pour l’entrée (soit 5,7€) et on commence notre ascension vers le premier point d’intérêt : un mirador avec une vue plongeante sur le parc. Cependant, la vue se mérite, ça monte forte, le sol est une vraie patinoire de boue, on comprend mieux pourquoi l’hôtel à mis en place un peu partout des robinets spéciaux « nettoyage de chaussures ». Mais une fois arrivés en haut, c’est la grosse claque, l’endroit est magnifique, on découvre les piscine naturelles couleur bleu lagon, le tout au milieu d’une végétation luxuriante, c’est à couper le souffle. On profite du point de vue mais on s’empresse quand même de reprendre notre chemin pour aller voir tout ça de plus prêt. Une fois en bas, on se rend compte que la nature est vraiment incroyable : il y a un torrent qui dévale la montagne, et qui a creusé un tunnel dans la roche où s’écoule une grande partie du flux d’eau. Les piscines sont elles situées au-dessus de ce tunnel et sont alimentées par des petits courts d’eau annexes, ce qui fait que le flux est ici très léger, juste ce qu’il faut pour que l’eau soit complètement transparente, et comble du kiffe, assez chaude. Il ne nous en fallait pas plus pour retomber en enfance, on nage, on barbote, on plonge, on se balade entre les différentes piscines, On passe vraiment un moment magique, d’autant qu’il y a très peu de monde. Après plus d’1h30 à chiller, il est temps de rentrer car la piscine, ça creuse. On prend notre déjeuner à l’hôtel puis on se pose sur la terrasse donnant sur la forêt et le Rio Cahabon, Coco lit pendant que je me mets à rédiger le blog (c’est là où on se dit qu’on a vraiment de la chance…). On se bouge quand même de notre petit coin de paradis car nous avions vu que de l’autre côté de la rivière, il y avait des grottes, on va donc voir. Ça a l’air sympa mais il est un peu trop tard pour les visiter, tant pis, on les fera demain matin. On revient à notre hôtel et on se pose sur une petite plateforme en bois, là encore face à la rivière pour se faire une séance de yoga, le lieu est tellement apaisant…La nuit tombe doucement, on passe à l’apéro puis au repas sur la terrasse de l’hôtel (pas trop le choix cela dit, on est à 45 minutes de toute civilisation)

Semuc Champey, on se rapproche du paradis sur terre... 

Comme prévu, réveil matinal pour se rendre à la grotte de Kat Ba, il est 8h30 et nous sommes les premiers, on paye les 60 QZ par personne (soit 6,8€) plus 20 QZ pour louer une paire de chaussures (soit 2,3€) car la visite se fait les pieds dans l’eau (voir un peu plus que les pieds). Chacun allume sa bougie (oui oui, à la bougie) et on entre dans la grotte. C’est un dédale de galeries façonnées par l’eau, on marche, on nage, on longe des cascades, on grimpe dans la pénombre…on se croirait dans Pirates de Caraïbes (et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, l’eau n’est pas si froide que ça). Après 30 minutes sous la roche, on arrive au bout de la partie ouverte au public qui fait quand même 900 mètres de long. Juste le temps de voir passer quelques chauves-souris et on prend le chemin du retour qui se termine par un petit toboggan naturel juste avant de revoir la lumière du jour. Après ce réveil vivifiant, on retourne à l’hôtel prendre une petite douche rapide puis on ressort pour prendre un pick-up direction Lanquin. Objectif du jour : trouver un moyen de se rendre à Placencia au Belize, notre prochaine destination. On s’arrête dans une boutique que nous avions repéré l’autre soir en arrivant, là le type nous dit que le meilleur moyen est de remonter à Flores, d’y dormir et de reprendre la route vers San Ignacio (au Belize), pour ensuite prendre des transports publics direction Placencia. Initialement nous avions prévu de passer par Raxruja, petite ville à côté de laquelle il y avait d’autres grottes à visiter, mais entre ce que raconte Google Maps et la réalité, c’est parfois un peu différent…Tant pis, nous changerons nos plans, le principal étant d’arriver au Belize dans 2 jours. On book donc nos 2 bus jusqu’à San Ignacio via Flores pour 270 QZ par personne (soit 31€). Petite pose déjeuner à Lanquin dans un restaurant où on en profite pour récupérer un peu de wifi, puis on saute dans un tuk tuk direction les Grottes de Lanquin (eh oui c’est notre journée grottes), situées à quelques minutes du centre du village. C’est reparti, pour 30 QZ par personne (soit 3,4€), on rentre à nouveau au cœur de la roche, cette fois ci, pas d’eau mais d’immenses cavités habitées par des chauves-souris. Plus on s’enfonce et plus le taux d’humidité augmente, on n’a pourtant pas fait d’effort surhumain mais nos t-shirts sont trempés, nos fronts dégoulinants…mais le spectacle vaut quand même le détour. Fin des visites pour aujourd’hui, on passe faire quelques courses au village en prévision de la journée de demain puis on prend le premier pick-up venu pour retourner une dernière fois chiller à l’hôtel et profiter du cadre magnifique. Le soir on ne fait pas de vieux os car le lendemain, le réveil sonnera tôt.

Les grottes de Lanquin, la 2ème maison de Batman 

Vendredi, il est 6h, l’heure pour nous de finir notre sac et de quitter Semuc direction Lanquin où nous prenons notre mini bus Toyata Hace (le nec plus ultra du mini buse, le même que depuis le début du voyage, sauf que celui-ci est rouge Ferrari avec une caméra intégrée dans le rétroviseur intérieur, trop classe). C’est parti pour un peu plus de 8h de route direction Flores, ville située au sud du pays, de laquelle nous devons prendre le lendemain notre correspondance pour le Bélize. Le trajet passe plutôt bien et nous arrivons à Flores vers 16h30. Avant de chercher un hôtel, on demande quand même quelques renseignements sur nos transferts du lendemain au Bélize à une fille de la compagnie de bus que nous avions récupéré quelques minutes auparavant et qui a fini le trajet avec nous. Eh là, elle nous dit que si nous voulons nous rendre à Placencia (notre premier point de chute au Bélize), notre bus prévu le lendemain à 7h ne fera pas l’affaire car nous n’arriverons pas chopper de correspondance dans la journée. Info ou intox, on ne saura jamais mais comme nous avons déjà réservé notre nuit à Placencia et que nous ne souhaitons pas payer une nuit en double, on décide de changer notre bus et d’en prendre celui qui part à 5h de matin. Au-delà du fait que ça nous fait lever à l’aube, comme ce n’est pas la même compagnie, on doit payer un supplément, le trajet jusqu’au Bélize nous coûtera donc 450 QZ (soit 51€) au lieu de 300 QZ (soit 34€)…Pour éviter à nouveau ce genre de situation, on décide de profiter d’avoir à l’agence un type qui parle très bien anglais pour réserver tous nos trajets jusqu’à la fin de notre séjour au Guatemala, cela nous permet au passage de négocier le prix et de faire rentrer tout ça dans notre budget…une bonne chose de faite. Une fois la partie transport réglée, on se met à la recherche de notre hôtel pour la nuit. Sur les conseils d’un couple de français rencontré dans le bus, on va voir juste à côté de l’agence dans une petite auberge de jeunesse, Los estudiantes. Pour 100 QZ, nous avons une chambre avec salle de bain privative, bon, ce n’est pas ultra clean, il fait ultra humide et ça sent un peu le moisi mais pour une nuit, ça fera l’affaire. Vers 19h, on retrouve notre petit couple de toulousains (Marine et Aurélien, 25 ans, qui se font 2 mois de voyage entre le Nicaragua et le Guatemala avec 1000€ de budget…solide) pour aller prendre l’apéro, puis on enchaîne sur le repas avec un gros burrito de poulet à seulement 18 QZ (soit 2€, rapport prix / calories de folie). On termine à l’hôtel par une dégustation de rhum (ça faisait longtemps tiens…) qui confirme que le rhum du Guatemala est largement meilleur que celui du Nicaragua. Fin de notre première partie d’escapade au Guatemala, on va se coucher pour notre petite nuit avant le départ pour notre parenthèse bélizienne…

4h45, en attente du bus direction le Bélize 

Réserve naturelle de Semuc Champey (50 QZ l'entrée par personne) : une lieu tout simplement magique, une forêt luxuriante, des piscines naturelles à l'eau bleu turquoise, un passage obligé si vous venez au Guatemala.

El Portal Champey : 170 QZ la nuit en chambre double avec salle de bain commune. L'hôtel est un peu cher mais se trouve juste à l'entrée du parc (évite un A/R en pick-up à 50 QZ, ce qui compense le prix élevé de la chambre). Le cadre est magnifique, l'hôtel est très bien entretenu, le personnel est super accueillant, le restaurant propose des plats un poil chers mais très copieux.

Trajet Lanquin - Semuc Champey : 20-25 QZ par personne, dans une benne à l'arrière d'un pick-up ou d'un camion. Compter 45 minutes.

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Salut les petits plongeurs

Nous sommes le 3 novembre, il est 4h du matin et le réveil somme (malgré la chambre pas au top, on a quand même réussi à dormir quelques heures). Petite toilette rapide et on file au point de départ du bus qui arrive peu avant 5h. Pour une fois, on a le droit a un « vrai » bus, il n’est pas de première jeunesse mais les siège sont très confortables, parfait pour continuer notre nuit. Le trajet passe du coup assez rapidement, nous voilà déjà arrivé au poste frontière : tout le monde descend. Un coup de tampon pour la sortie du territoire guatémaltèque, un petit papier à remplir pour l’entrée au Bélize, rien de bien méchant et en quelques dizaines de minutes, le bus reprend sa route direction Belmopan, la capitale du Bélize (pas de paiement à effectuer au passage de frontière mais nous devront probablement nous acquitter de quelques dollars à la sortie…). A 9h, nous arrivons à la « gare routière » de Belmopan (qui se résume à un gros hangar en taule), et là, grosse chance ou organisation de folie (on ne saura là encore jamais), mais la correspondance pour Placencia nous attend juste à côté. On met donc nos sacs dans le bus public qui n’est rien de plus qu’un ancien school bus repeint, avec cependant un petit détail sympa, il y a du gros R&B des années 90 et du raggae à fond, ça donne de suite l’ambiance du pays. C’est donc reparti pour quelques heures de route supplémentaires, on peut ainsi se rendre compte qu’il fait très très chaud et humide, que les route sont en meilleur état qu’au Guatemala, et que le pays à l’air globalement plus « riche » que son voisin. Il n’y a pas de bus direct pour Placencia, on fait donc un détour par Dangriga avant d’arriver finalement à destination sur les coups de 13h (on est bien content d’arriver après 8 heures dans les transports). Le bus nous dépose à 2 pas de notre guesthouse (Lydia’s guesthouse), qui est située sur le sidewalk de Placencia, connu pour être la plus étroite rue du monde, 1,2 Km de long pour seulement 120 cm de large (si si c’est dans le Guinness book). Au-delà de ça, la chambre est très propre et bien équipée (double ventilateur, indispensable au Bélize), 2 salles de bains communes, une grande cuisine, une terrasse, presque le grand luxe.

Notre guesthouse à Placencia 

On pose nos affaires et on va vite trouver un restaurant car on commence à avoir faim, notre dévolu se jette sur le Tipsy Tuna, un repère d’américains situé au bord de l’eau. On va d’ailleurs squater l’endroit presque toute la journée puisqu’après le repas, on lézarde sur les transats mis à disposition en sirotant un « Coco Chill », cocktail maison qu’on ne pouvait évidemment pas louper (rhum, coco, jus d’ananas et jus de raisin). Au passage, on demande au serveur pourquoi il n’y a personne dans l’eau alors qu’elle est à plus de 30°C, il nous répond à cause des algues…en effet ce n’est pas ultra clean mais bon, on a connu pire. Après un rapide tour des alentours et une bonne douche, nous retournons au même endroit pour le repas du soir, car il n’y a finalement pas grand-chose d’ouvert.

Journée difficile à Placencia...

Dimanche matin, on décide de louer des vélos pour aller se balader un peu, et en remontant vers le nord de la presqu’île, le sentiment étrange que nous avions ressenti la veille au soir se confirme, il y a beaucoup d’établissement fermés (hôtels, restaurants) et de maisons vides. Certes c’est la basse saison mais la les trucs sont carrément à vendre, et en parallèle, on trouve des constructions de gros resorts, des maisons flambant neuves, le tout donne une ambiance assez bizarre ! On retourne à la guesthouse pour le déjeuner puis l’après-midi, on va se poser sur une plage tout au sud de la presqu’île où il n’y a pas d’algues, on peut donc profiter tranquillement du soleil et de l’eau de mer la plus chaude dans laquelle nous ayons eu l’occasion de tremper nos pieds, au moins 32°…La journée se termine sans trop forcer et en toute honnêteté, heureusement qu’on ne reste pas un jour de plus car il n’y a pas grand-chose à faire et l’endroit ne vaut pas les heures passées dans le bus.

En cherchant bien, on arrive quand même à trouver quelques coins sympa à Placencia 

Le lendemain, on reprend donc le bus de 6h15 pour faire la route inverse vers Belmopan, puis continuer vers Belize City, d’où partent les water-taxis pour les différentes îles. On arrive vers 11h, juste le temps de rejoindre le quai, d’enregistrer nos bagages, manger un sandwich et nous voilà parti pour 30 minutes de bateau direction Caye Caulker. A l’arrivée, les impressions sont bien meilleures qu’à Placencia : pas de voitures dans les rues (qui d’ailleurs sont en sable), que des voiturettes de golf et des vélos, ça à l’air très très détentu, d’où la devise de l’île : « Go slow ». On traverse l’île, qui doit faire 300m à tout casser, pour rejoindre notre hôtel qui se situe sur l’autre rive. Nous voilà au Pause Hostel, un endroit un peu particulier puisqu’il recueille des chats et chiens abandonnés pour en prendre soin…avec pas loin d’une trentaine de chats en ce moment, on est trop content (non, Litchi ne nous manque pas du tout ^^). La nuit n’est pas donnée, 50$ béliziens/nuit (soit 22€, c’est le moins cher que nous avions pu trouver) pour 2 lits en dortoir, mais pour ce prix là il y a des canoës à disposition et un surtout ponton privé avec un étage pour admirer les couchers de soleil en prenant l’apéro (plutôt apéro-goûter car ici le soleil se couche à 17h15). L’après-midi, on fait le tour de l’île qui nous confirme qu’il n’y a pas beaucoup de plages, on trouve seulement un petit coin de sable au bout de l’île, qui est d’ailleurs étrangement désert et qui sera notre spot de baignade pour les prochains jours. On retourne à l’hôtel pour se faire notre premier sunset à Caye Caulker et ça vaut le détour, le paysage est fou, les couleurs sont magnifiques et évoluent au fur et à mesure que le soleil s’enfonce dans la mer, vraiment génial. Pour clôturer cette journée agréable, on se fait un petit restaurant en bord de mer avec au menu, de la langouste pour seulement 20$ béliziens (soit 9€), un régal.

Première journée à Caye Caulker, plutôt agréable 

Le lendemain, on se lève paisiblement sous une chaleur déjà harassante, et pour allier sport et rafraîchissement, on prend un canoë pour aller se balader vers le sud de l’île, coin complètement sauvage avec très peu d’habitation. Après deux bonnes heures de navigation intense, on retourne à notre ponton, c’est là que nous faisons la connaissance d’Axel et Antoine, 2 français qui sont venu s’installer au Bélize il y a 1 an, ils ont repris un restaurant un peu sur un coup de tête alors qu’ils ne savaient quasiment pas où se trouvait le pays et surtout, ils ne parlaient pas un mot d’anglais (compliqué dans une ancienne colonie britannique…). Ils nous racontent qu’ils sont en train de vendre leur affaire pour partir ouvrir un restaurant en Colombie (alors qu’ils ne parlent pas un mot d’espagnol…), on discute pas mal avec eux, c’est très sympa puis on part se restaurer un peu après nos durs efforts de la matinée. Une fois rassasiés, on se met en recherche d’informations pour aller faire de la plongée, il y a des agences un peu partout qui proposent quasiment les mêmes prestations pour le même prix (un prix un peu prohibitif quand même…). Notre choix s’arrête sur l’agence French Angel qui a le mérite de proposer des plongées bouteille et du snorkeling, il nous reste 2 jours, on fera donc plongée bouteille le lendemain, et snorkeling pour notre dernier jour. On en profite pour négocier un peu le prix à la baisse mais on débourse quand même 300$ béliziens chacun pour les 2 jours (soit 130€). On se pose ensuite sur notre plage en attendant le coucher de soleil (on ne s’en lasse pas), puis on se lance dans la préparation d’une langouste maison, à 12$ béliziens la bête (soit 5€), on aurait tort de s’en priver…Résultat, notre langouste flambée au rhum Botran avec en accompagnement du riz et de l’ananas rôti au gingembre et lait de coco et une grande réussite, on y prendrait presque goût ! On se couche assez tôt pour être en forme pour la plongée du lendemain, c’était sans compter sur nos colloc’ allemands qui sont rentrés complètement défaits à minuit et demi, qui se sont crus un peu seuls dans le dortoir, surtout les 2 filles qui avaient une bonne grosse voix de camionneur bavarois (c’est là où je me dis que j’ai de la chance d’avoir mon petit Coco chou avec sa petite voix douce).

Découverte de Caye Caulker, ses lagons, sa plage,ses couchers de soleil et...ses langoustes 

Malgré tout on arrive à se reposer pour être d’aplomb à 8h45 pour partir en bateau jusqu’à la réserve marine qui se situe tout autour de la barrière de corail. C’est vraiment sympa de re-plonger après plus d’un an depuis notre dernière sortie, de pouvoir à nouveau ressentir ces sensations de calme et de liberté qu’on a sous l’eau. Après, pour ne rien vous cacher, nous avons été un poil déçu des 2 plongées, même si nous avons quand même vu une grosse tortue, un gros requin nourrice, un barracuda, une énorme langouste et tout un tas de petits poissons colorés, pour une plongée sur la 2ème plus importante barrière de corail du monde, on s’attendait à plus, surtout au niveau de la flore marine, qui n’était pas si importante et pas si colorée que dans notre imagination. Finalement, notre plongée à seulement 6m de fond en Martinique il y a 3 ans était plus riche…mais on ne va pas se plaindre, on a quand même bien profité (c’est qu’on deviendrait presque difficiles), d’autant qu’entre les 2 plongées, nous avons fait une session snorkeling sur un site appelé « sharks and rays », qui porte plutôt très bien son nom puisque peuplé de dizaines de raies et de requins qui nagent avec les plongeurs, comme quoi il n’est peut être pas nécessaire de descendre profond pour voir la faune marine du coin. La plongée ça creuse et comme nous avons vu suffisamment de poissons pour aujourd’hui, à notre retour, on se fait un gros poulet au barbecue sur le bord de mer, avant d’aller s’allonger sur notre coin de plage favori pour parfaire notre bronzage. La soirée est plutôt tranquille, on profite à nouveau du coucher de soleil sur le ponton de l’hôtel, puis on partage l’apéro avec Alex, un allemand qui voyage depuis un peu plus de 4 mois et qui n’a pas de limite de temps, seulement une limite de budget. On papote pendant de longues minutes en mangeant du guacamole, un moment très sympa. Pendant ce temps-là, notre poêlée de légumes du dîner cuit tranquillement sur le feu et une fois notre discussion terminée, on se fait notre repas sur le ponton sous le ciel étoilé, on a vu pire comme cadre…Un peu de lecture pour Coco, un peu de rédaction pour moi (en effet, j’ai pris un peu de retard sur l’écriture du blog ^^) et on file se reposer pour être frais demain pour retourner dans l’eau.

Une journée plongée à Caye Caulker 

8h, on se réveil, notre premier réflexe est de mettre le nez dehors pour voir le temps, ce n’est pas très engageant, on espère que les nuages vont partir rapidement... Pas de chance, nous sommes en plein petit déjeuner quand des trombes d’eau s’abattent sur l’île. Heureusement nous sommes sur une île, le temps change vite, et à 10h15, heure du rendez-vous de notre excursion snorkeling, le soleil est revenu, et il ne nous quittera plus de toute la journée d’ailleurs. On monte donc dans le bateau pour une journée de navigation, avec un premier arrêt pour voir des tarpons, des poissons protégés au Bélize, qui n’ont pas trop évolué de la préhistoire et qui bébés font déjà près d’1m50 de long. On fait ensuite un second stop pour essayer d’apercevoir un lamantin, une espèce de gros mammifère marin tout pataud qui vit paisiblement dans les lagons tropicaux. Après quelques minutes d’attente dans un calme olympien, on entrevoit furtivement la bête avant qu’elle ne reparte se balader ailleurs…On reprend notre route vers le premier spot de snorkeling, le même sanctuaire pour les requins nourrice et les raies qu’hier, à la seule différence qu’aujourd’hui, le capitaine balance quelques sardines à l’eau, suffisant pour attirer des bancs entiers de poissons…On se met à l’eau et on nage durant de longues minutes au milieu de poissons qui font parfois jusqu’à 2 fois notre taille, il y en a tellement qu’on ne sait plus où donner de la tête, tout ça dans une eau bleu turquoise complètement limpide, et à plus de 28°C. Bon, fini la récré’, c’est l’heure de la pause déjeuner sur le bateau avant d’aller sur le 2ème spot de snorkeling, qui se situe à côté d’un chenal naturel au niveau de la barrière de corail. C’est probablement la meilleure sortie du jour, on aperçoit des poissons trompettes, des poissons lion et deux superbes raies aigles noires tachetées de poids marrons, avec une queue d’1m50…Et pour clôturer la sortie, on se fait un petit passage dans un tunnel naturel à 5m de profondeur environ, où les rayons du soleil transpercent l’eau, c’est magnifique. Pour le 3ème arrêt, à peine dans l’eau, on tombe nez à nez avec une petite tortue verte, trop cool (2 tortues en 2 jours, on a vraiment de la chance). Une dernière plongée au niveau d’un vieux conteneur tombé d’un bateau il y a plusieurs années, transformé aujourd’hui en récif corallien, puis c’est l’heure de prendre le chemin du retour. Juste avant notre arrivée, on fait une pause sur un ponton où se trouve une réserve pour hippocampes, on galère un peu à les trouver mais ils sont bien là, fondus dans le décor. On en profite pour se faire des potes un peu gloutons mais plutôt sympa : les pélicans. C’est la fin d’une super journée, on dépose le matériel à l’agence et on prend le chemin de l’hôtel quand on croise Marine et Aurélien, le couple de français rencontrés quelques jours plus tôt au Guatemala. On discute 30 secondes et le rendez-vous est pris pour un apéro-coucher de soleil sur le ponton de notre hôtel. On file donc prendre une douche express, un tour à la superette du coin pour prendre des avocats et des bières, et nous voilà à nouveau réuni, et à nouveau on passe un très bon moment en leur compagnie : des nachos, du guacamole, des bières, du rhum, un lieu magnifique et des gens sympas, je crois qu’on a quand même la belle vie... Nos chemins se séparent au moment du repas, et pour notre dernier dîner sur l’île on se fait plaisir avec un bon « lobster » grillé, avec 3 langoustes en 4 dîners, c’est presque le carton plein !

Une journée snorkeling à Caye Caulker 

C’est la fin de notre courte escapade au Bélize, demain midi, on retourne au Guatemala pour terminer notre tour en Amérique centrale. Si on se résume, un peu déçu par Plancencia, pas spécialement grand-chose à faire même si le lieu est loin d’être désagréable. En revanche, on a vraiment aimé notre passage à Caye Caulker, l’ambiance y est très sympa et plutôt très détendue (on est clairement sur une invitation au chill). Chaleur, mer turquoise, poissons grillés…l’endroit parfait pour passer quelques jours agréables tout en soignant son bronzage.

Pause Hostel : ce n'est pas le moins cher de l'île (25$ béliziens par personne la nuit en dortoir), mais il a une cuisine, un ponton privé faisant face au coucher de soleil, des canoës à disposition, et en plus, c'est un refuge pour chats 😀

A Caye Caulker, n'hésitez pas à aller directement voir les pêcheurs pour acheter des langoustes. Difficile de faire plus frais, et à seulement 12$ béliziens la bête, pourquoi s'en priver...

Restaurant Enjoy : situé sur le long de la mer, il propose toutes sortes de poissons et fruits de mer grillés ou cuisinés, à des prix très abordables, et en plus, c'est très bon.

Si vous souhaitez faire une sortie en plongée ou en snorkeling, adressez-vous à l'agence French Angels. C'est l'une des rares agences à proposer les 2 types de plongées, ils sont un peu moins cher que les autres et les prestations sont vraiment bonnes, on recommande !

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La "minute bière" du Bélize...

Grands fans d'apéros que nous sommes, nous allons tenter à chaque fin de pays de vous livrer nos impressions sur les bières locales, leur intérêts, et bien évidemment nos préférences...C'est parti pour noter premier pays clôturé : le Bélize

La bière officielle du Bélize s'appelle la Belikin, vous ne pouvez pas la louper, elle sponsorise l'ensemble des bars et restaurants du pays. Elle existe sous différentes variantes (classique, light, stout, black...). C'est une vraie bière de soif, légère et sans trop de goût, c'est pour ça qu'à choisir on préfère la "stout", un peu plus forte mais aussi plus goûtue. Hormis la Belikin, il existe quelques autres bière locales comme la lighthouse mais qui n'ont pas grand intérêt...On trouve également pas mal de bières importées des caraïbes, notamment la Landshark et la Presidente, c'est finalement cette dernière que nous avons préféré. Elle est légère (comme toutes les autres), mais a le mérite d'avoir un bon goût de houblon. A l'instar d'une Corona, elle se marie bien avec une petite rondelle de citron vert

Notre bière du Bélize 
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Salut les oiseaux colorés,

Vendredi matin, 9 novembre, dernier réveil au Bélize, on se lève tranquillement, on fait notre sac, on profite du lieu, on fait des Skype avec la famille en attendant notre water-taxi. Départ de Caye Caulker vers 12h15 et arrivée à Belize city vers 13h, on à le temps de se poser pour déjeuner et à 14h, on embarque dans notre bus direction El Remate, petit village situé à l’est du lac Peten Itza (à 20km de Flores). On a le droit au bus « Classe Oro », c’est-à-dire des sièges top confort, du wifi, et un bus d’une cinquantaine de places pour 7 personnes, le grand luxe. Tout allait bien (on a même réussi à faire un Skype avec les copains de Castres qui étaient en train d’ouvrir la saison des raclettes) jusqu’à San Ignacio, ville située à quelques kilomètres de la frontière. Là, le bus s’arrête, on attend un peu à l’intérieur, puis en sortant, on se rend compte qu’une des pièces du moteur vient de lâcher et que le bus ne repartira pas. On sent la grosse loose pointer le bout de son nez, mais contre toute attente, un pick-up vient nous récupérer pour nous emmener jusqu’à la frontière, où nous attend un autre bus en partance pour Flores. On termine donc les derniers kms béliziens dans la benne du pick-up, on arrive donc à la frontière, on s’acquitte des 40$ béliziens (soit 17€) par personne pour la sortie du territoire, puis après quelques galères pour trouver le bus, on part enfin pour Flores vers 18h30. Cependant, le bus ne passe pas par El Remate, qu’à cela ne tienne, à peine 1h après notre départ, le bus nous dépose à 2km du village, où nous attend un 4x4 qui finira le trajet jusqu’à notre hôtel. Tout s’est finalement bien goupillé, et sur les conseils de nos petits français, on décide de s’installé à la Casa Dona Tonita, un petit hôtel sur les bords du lac avec une grande chambre avec vue sur le lac pour 125 QZ la nuit (soit 14€), on arrive même à temps pour le dîner, royal.

De retour au Guatemala après une petite halte au Bélize 

Le lendemain, on a prévu de passer la journée à El Remate, on se lève quand même tôt pour profiter de l’endroit et on découvre une vue magnifique sur le lac, avec un ponton privé terminé par une cabane sur pilotis avec un toit en palmes, c’est juste génial. On commence par une balade dans le village, qui ira finalement assez vite vue que c’est tout petit et qu’il n’y a pas grand-chose à faire. On fait juste quelques courses pour notre excursion de demain puis on retourne sur notre ponton, que nous ne quitterons pas de la journée. Il fait un temps splendide, le lac est calme avec une eau claire et chaude, on a 2 hamacs à disposition…plus serait indécent. On alterne entre baignade, bronzette et sieste durant tout l’après-midi qui se clôture vers 17h30 par un superbe coucher de soleil juste en face de nous. On a vraiment passé une super journée, certes il n’y avait pas grand-chose à faire mais le lieu est tellement beau et calme qu’il se suffit à lui-même.

Journée en tête à tête avec le plus fou des pontons... 

Dimanche matin, on se lève avant le soleil, à 4h30, car aujourd’hui c’est visite du site Maya de Tikal, et nous avons opté pour la visite matinale qui commence à 6h. Le bus passe donc nous chercher vers 5h15 à l’hôtel puis on se fait les 35 minutes de route pour arriver sur place. Un premier stop pour s’acquitter des 150 QZ par personne pour l’entrée dans le parc (soit 17€), puis un second stop pour déposer nos sacs et manger un bout pour ceux qui veulent. Commence ensuite la visite du parc accompagné de notre guide, car quand nous avions booké nos transports et visites lors de notre premier passage à Flores, avant le Bélize, nous n’avions pas eu trop le choix que de prendre une visite guidée du parc, qui peut se faire également seul. A posteriori, c’était finalement un très bon choix puisque notre guide, parlant parfaitement anglais, nous a donné tout un tas de détail sur la culture Maya, le site de Tikal, sa découverte, les rénovations…qui nous ont permis de vraiment comprendre ce lieu et apprécier ainsi au maximum la visite. Pendant plus de 5h, dans ce parc immense, on découvre une forêt verdoyante et dense au milieu de laquelle sont érigés des temples, des habitations et divers monuments parfois vieux de plusieurs milliers d’années. La faune est également très riche avec tout un tas d’espèces qu’on entend, et qu’on a parfois la chance de voir. Nous avons ainsi aperçu des singes noirs (qui font un boucan de l’espace), des singes « araignée », des toucans (probablement un des plus beaux oiseaux du monde), et un paquet d’autres oiseaux colorés. Malgré une fin de visite un peu pluvieuse, on a vraiment passé un super moment. Après avoir visité les sites de Chichen Itza, Palenque et Teotihuacan au Mexique, on commence à être pas mal calés en termes de culture Maya (mais on ne s’en lasse pas tellement les sites sont magnifiques). La visite terminée, on a juste le temps de préparer et d’engloutir nos petits sandwichs à base de tomates et de « queso crema » (le Saint Morêt local) et il est déjà l’heure de repartir pour Flores, noter lieu de villégiature pour le soir. En arrivant, on se trouve un petit hôtel pas très loin de notre point de rendez-vous du lendemain matin, l’hôtel El Mirador del lago, avec une chambre double et salle de bain privative pour 120 QZ la nuit (soit 14€) qui fera très bien l’affaire. Après une petite sieste bien méritée, on part faire quelques courses pour préparer les sandwichs du lendemain et s’acheter de quoi faire l’apéro que nous prendrons sur un bout de terrasse de l’hôtel, face au lac. La journée se termine par un bon burrito au poulet à 18QZ (soit 2€) au même endroit que lors de notre première étape à Flores (on ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand c’est bon et pas cher ^^), puis tout le monde au lit.

FIn de notre apprentissage de la culture Maya à Tikal (avec une grosse pensée pour la team PFHC qui a, elle aussi, visité Tikal pa...

Le lendemain, rendez-vous à 8h pour prendre le bus qui doit nous mener à Guatemala City, étape finale de notre visite de l’Amérique centrale. On prend la route avec presque 30 minutes de retard (à croire que le quart d’heure toulousain n’est pas une spécialité du sud de la France), et après plusieurs stops, un changement de bus, et plus de 10h de trajet, on arrive enfin à la capitale. Autant nous avions bien supporté les précédents trajets, autant celui-ci était un peu pénible, l’état des routes n’ayant pas aidé et ayant mis nos muscles fessiers à rude épreuve…Bref, le bus nous dépose à une station-service, d’où nous grimpons dans un taxi direction l’hôtel que nous avions réservé à l’avance. On arrive donc au Tequila Sunrise B&B, plutôt bien situé à 5km de l’aéroport. Pour 220QZ (soit 25€), nous avons une grande chambre, les salles de bains sont communes mais grandes avec de l’eau chaude. Ça peut paraître un peu cher mais le petit déjeuner est compris (et très copieux) donc au final, on s’y retrouve. Comme à l’accoutumé, on ressort et on s’arrête dans la tienda juste à côté de l’hôtel pour acheter notre tout dernier apéro au Guatemala, le classique bières et crackers locaux. On se pose sur la terrasse en se refaisant le fil de notre séjour, on fini nos sandwichs qui nous aurons finalement tenu toute la journée, et en guise de dessert, le type de l’hôtel nous apporte une tequila sunrise…tout est parfait, on va pouvoir bien profiter de notre dernière nuit au Guatemala. Mardi 13 novembre, jour de départ, on se réveil tranquillement vers 8h30 pour profiter du petit déjeuner : pastèque, bananes rôties, pancakes maison avec du sirop d’érable, ça change un peu des œufs et des haricots rouges ! On a un peu plus d’1h avant de partir pour l’aéroport, on part donc trouver un supermarché pour acheter 2 ou 3 trucs qui commencent à manquer, genre crème hydratante, produit à lentilles…Juste de temps de trouver la moitié de la liste qu’il est déjà l’heure de revenir à l’hôtel où nous attend notre taxi pour l’aéroport, moyennant 60 QZ (soit 7€). Comme tout s’était trop bien déroulé jusqu’à présent, il fallait bien qu’il y ait un petit hic avant noter départ…On arrive pour enregistrer nos bagages, et là la fille nous demande un billet de départ du Pérou, bien évidemment, nous n’en avons pas étant donné que nous passerons du Pérou à la Bolivie par voie terrestre et qu’on ne sait pas trop trop où on sera et quand ! La fille nous confirme que les autorités péruviennes demandent absolument ces informations sans quoi elle ne peut pas continuer l’enregistrement de nos bagages, et si pas de bagages…pas d’avion. Il est 14h30, la fin de l’enregistrement est à 14h50, on à donc 20 minutes pour trouver une solution. Coco (la geek du couple) part donc à la cafétéria juste en face de l’aéroport pour avoir du wifi (moyennant l’achat d’une bouteille d’eau ^^) et essayer de trouver un billet de bus entre le Pérou et la Bolivie que nous serions susceptible de réutiliser (histoire de ne pas se faire complètent avoir), pendant ce temps-là, je rempli les papiers d’immigration pour gagner un peut de temps car on ne sera probablement pas en avance. A 14h45, Coco revient avec un billet de bus qui nous a coûté 30$ US (soit 26€), on verra ce qu’on pourra en faire mais ça nous permet de finir l’enregistrement…Ouf ! On file aux contrôles et ça continue, le type me demande s’il peut checker mon sac, : pas de problème, sauf qu’il en sort mon couteau suisse que j’avais complètement oublié de remettre dans mon gros sac. Et bim, fini le couteau suisse qui nous avait tant servi depuis le début du voyage, on sera bon pour en racheter un en arrivant au Pérou. Dans l’histoire, nous devions manger un morceau, on n’a pas eu le temps, pas le temps non plus de changer nos quetzals guatémaltèques en sols péruviens (du coup nous allons probablement nous faire avoir sur le taux de change)… mais au moins, on arrive juste à temps pour l’embarquement direction le Panama puis le pays du « lama-roi »…

Pour résumé la vingtaine de jours passé au Guatemala, on va commencer par les gens, car c’est probablement la plus belle surprise de ce pays : tout le monde est tellement gentil, souriant, aidant, poli…rien que cela rend le quotidien facile et agréable à vivre. Nous avons également découvert des endroits magnifiques, avec un petit faible pour Antigua, notre premier arrêt dans le pays, qui nous a marqué par ses couleurs, sa douceur de vivre et la multitude d’activités possibles aux alentours. Le Guatemala, c’est aussi le pays des tuk tuk, des chicken bus colorés aux chromes polishés, des dos d’âne assassins, des routes dont 50% sont de la pistes et 25% sont criblés de nids de poules. C’est également l’inverse du « plat pays », où on passe du niveau de la mer à 2000m en un claquement de doigts. Niveau cuisine, malgré une grande diversité de produits, la diversité alimentaire est quant à elle assez limitée, mais l’expérience a montré qu’on ne s’en accommode pas si mal. Pour conclure, nous sommes entrés au Guatemala sans avis particulier sur le pays, on en repart complètement enchantés, avec encore plus envie de découvrir tout ce qui nous attend…Let’s go to Pérou !

Hotel La casa de Dona Tonita à El Remate : 125 QZ la nuit en chambre double avec salle de bain commune (comme nous restions 2 nuits, on a réussi a négocier à 100 QZ la nuit). Lieu ultra tranquille au bord du lac Peten Itza. Accueil au top, possibilité de manger sur place pour un prix raisonnable. Ponton privé juste parfait...l'endroit rêvé pour passer une journée au calme

Hotel El Mirador del lago à Flores : 120 QZ la nuit en chambre double avec salle de bain privative, plutôt bon rapport qualité / prix

Pour les transports et activité suivantes : trajet Flores (Guatemala) - Belmopan (Bélize) + aller-retour Bélize city - Caye Caulker en water taxi + trajet Bélize city - El Remate + Excursion avec guide à Tikal + Trajet Flores - Guatemala city = 600 QZ par personne

Site Maya de Tikal : à mi-chemin entre une réserve naturelle géante et un site archéologique Maya. Un incontournable au Guatemala, dont la visite guidée est un vrai plus pour comprendre l'histoire du lieu

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La « minute bière » (et même un peu plus) du Guatemala

Tout comme au Bélize, il y a réellement une bière nationale qu’on retrouve absolument partout et sous tous les formats : la Gallo, une bière de soif tout ce qu’il y a de plus classique, et là encore ce n’est pas forcément celle que nous avons préféré. A côté de ça, on trouve des bières très légères, moins chères que les bières classiques et qui font bien le boulot quand il fait très chaud, notamment la Dorada Ice pour laquelle nous avons opté à de nombreuse reprise. A côté de la Gallo, d’autres bières locales comme la Dorada, la Brahva, la Cabro ou des bières importées comme la Modelo sont monnaie courante, mais celle que nous avons préféré, bien que nous ne l’ayons pas vu souvent, c’est la Moza : une bière non filtrée qui allie le goût d’une bière brune tout en restant légère et facile à boire. Elle ressemble un peu à la Negra Modelo que nous avions découvert au Mexique et que nous avions déjà apprécié à l’époque. Question coût, cela dépend bien évidemment du lieu d’achat (supermarché, tienda ou bar) et de la bière, mais les premiers prix commencent aux environ de 6 QZ pour une Dorada Ice (soit 0,7€) et vont jusqu’à 10-15 QZ pour les autres (soit 1,1€ à 1,7€), ce qui est très abordable par rapport à ce qu’on peut connaître chez nous…ce qui ne nous a pas aidé à ne pas faire d’apéro il faut avouer !

Je profite de ce paragraphe pour faire la « parenthèse rhum » du Guatemala, qui vient confirmer tout le bien que je pense du Botran. Ce rhum est fabriqué sur les hauteurs de l’est du pays, si bien qu’il ne s’évapore pas lors de son vieillissement en fut (tout est une question de pression, on a donc quand même un lien avec la bière ^^). Ainsi, pas besoin de remplir les fûts au fur et à mesure (pas d’ouillage). C’est donc le même liquide qui reste en contact avec le fut pendant tout le vieillissement, ce qui confère au Botran ses saveurs si particulières qui mettent en alerte mes papilles à chaque dégustation. Intérêt du pays de production : ici, la bouteille de 18 ans ne coûte que 180 QZ, soit 20€, soit…plus de 2 fois moins cher qu’en France. Pour les connaisseurs, il faut noter que la bouteille de Zacapa 23 ans est elle à 250 QZ soit à peine 30€…malheureusement, le sac est déjà suffisamment lourd comme ça, donc à mon grand regret, pas de glissade sur le rhum.

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Publié le 28 novembre 2018

Salut les lamas surfeurs,

Ça fait longtemps que nous n’avons pas publié nos aventures, mais pas de panique, tout va bien, c’est juste que notre programme du Pérou est un peu chargé. Il en sera d’ailleurs de même pour notre prochain pays : la Bolivie.

Pour reprendre le fil de l’histoire, nos vols direction le Pérou se sont plutôt bien passés, pas trop de retard, pas trop de turbulences, on arrive donc un peu après 1h du matin à Lima. L’immigration va assez vite, la récupération des bagages aussi, on trouve un DAB pour retirer quelques soles puis on sort de l’aéroport avec l’intention de rejoindre notre hôtel qui se situe à 2km à pieds. Là on se fait sauter dessus par une armée de chauffeurs de taxi qui nous propose leurs services, on leur dit que nous allons marcher, mais devant leur insistance on décide de les écouter, c’est là que plusieurs nous disent qu’au-delà du fait que 2km ça fait loin, le coin est un peu craignos surtout la nuit, et que pour quelques soles on devrait y aller avec eux. C’est là que je me rappelle que dans les quelques échanges de mail que j’ai eu avec l’hôtel, ils insistaient à chaque fois sur le fait que si nous voulions nous pouvions réserver une navette pour 30 soles (soit 8€). Après quelques minutes de discussions et d’âpres négociations, on trouve un type qui accepte de nous emmener à l’hôtel pour 15 soles (soit 4€). Bon ok ce n’est pas cher, mais du coup le papy n’est pas l’air ultra serein avec ça voiture, il roule super lentement et pas très droit…On arrive quand même au PayPurix hôtel à 2h du mat’. On donne un billet de 50 soles au chauffeur (car nous n’avons que ça) et là il ne nous rend que 20 soles en nous disant qu’in n’a pas la monnaie. Là on commence à sentir qu’il essaye de nous la mettre, on lui demande donc s’il accepte les $ US, il nous répond que oui, on check sur notre application et 15 soles équivaut à 4,5$ US, on lui donne donc 4$ en billets et 0,5$ en pièces, il nous dit que ce n’est pas assez, on lui montre le taux de change mais il à l’air de s’en foutre royalement, on lui donne donc 0,5$ supplémentaire en pièces, il nous dit alors que chez eux, les pièces valent moins que les billets…on commence à tourner en rond et à 2h du matin ça devient agaçant. On rentre donc dans l’hôtel, on paye notre chambre et le réceptionniste nous rend la monnaie avec l’appoint pour le chauffeur afin de s’en débarrasser ! Un rapide check in et on peu afin aller se coucher dans une chambre double très propre avec salle de bain privative pour 60 soles la nuit petit déjeuner inclus (soit 16€).

Pour notre première journée en Amérique du sud, on se lève à 8h15 (même si nous nous sommes couchés à 3h) pour profiter du petit déjeuner qui est ultra complet et copieux (œufs, jambon, fromage, pain, fruit frais, jus, café, thé…), ça fait du bien de prendre un petit déjeuner continental. Comme il n’y a pas de petites économies, on en profite pour se faire des sandwichs pour le midi et prendre quelques fruits, puis on remonte à la chambre pour que Coco se lance dans une de ses missions du voyage : me couper les cheveux. Le début se passe plutôt pas mal jusqu’au moment du dégradé entre le côté et le dessus, on tente des trucs mais ce n’est pas très concluant, ça ne ressemble pas à grand-chose. Coco essaye une dernière fois et ce qui devait arriver arriva, le coup de tondeuse de trop et je me retrouve avec un joli trou sur le côté (en continuant un peu on pourrait faire une coupe à la Paul Pogba). C’est à ce moment là où on se dit qu’il serait peut-être bon d’aller chez un coiffeur pour essayer de rattraper tout ça…On arrête donc le massacre, on prend notre douche, on fait nos sac et on commande un Uber pour nous rendre dans le quartier Miraflores où nous dormirons les 2 prochaines nuits (le système Uber est à priori différent de chez nous puisque tu peux payer en cash, un bon plan car moins onéreux que les taxis et bien moins compliqué que les bus…). Après 45 minutes de route (eh oui, Lima est une grande ville) et 40 soles (soit 10€), nous arrivons à l’auberge de jeunesse que nous avions repérée, le Condor’s House, qui normalement doit proposer une chambre double pour 45 soles les 2 nuits (soit 12€, tarif très bas par rapport à tout ce que nous avions pu voir). On rentre, et la fille nous annonce 74 soles la nuit (soit 19€), on ne comprend pas trop d’où vient la différence mais le fait est qu’on trouve ça un peu cher quand même, on décide donc d’aller faire le tour du quartier pour voir les autres hôtels, qui nous annoncent tous des tarifs entre 95 et 120 soles la nuit. On ne va pas passer des heures à chercher, donc on retourne au Condor’s House, qui est vraiment bien, une grande cuisine, une grande terrasse et une chambre à l’écart avec une salle de bain qui n’est pas attenante mais qui nous est réservée. On essaye quand même de comprendre d’où vient la différence de prix entre ce que nous avions vu et la réalité, et voici la solution : nous avions fait les recherches d’hôtels à l’aéroport de Panama city, les résultats étaient donc en monnaie panaméenne et pas en soles (on est définitivement des champions…). Après avoir posé nos affaires, on part se balader dans le quartier de Miraflores qui est réputé pour être le quartier plutôt aisé de Lima (le plus sûr également), citadins que nous sommes, on se sent tout de suite à l’aise, et l’ambiance y est plutôt très agréable, on y croise des restaurants, des banques, des supermarchés, et surtout, des magasins de vêtements en alpaga, Coco est comme une folle mais rassurez-vous, nous ne glisserons pas cette fois-ci. On continue notre chemin vers les parcs Kennedy et Central, petit écrin de verdure au cœur de ce quartier, où des dizaines de chats ont élu domicile et côtoient les passants, on est dans notre élément. Pour le goûter, on s’octroie une pause au Choco Museo, un magasin qui présente tout le processus de fabrication du chocolat et bien évidemment, tout un tas de produits dérivés, on goûte un thé de cacao obtenue par l’infusion des restes de l’enveloppe de la noix, une vraie tuerie ! Au Guatemala, nous n’avions même pas touché à 1 gramme de chocolat, donc là on se lâche, chacun son chocolat, chaud pour Coco et froid pour moi, accompagné d’un gros brownie…un grand moment de kiffe pour les papilles. Bien repus, on reprend notre route vers le Mercado 1 de Surquillo, une halle où on trouve un peu de tout fruits, légumes, poissons, viandes, fromages…devant toute cette abondance, on se chauffe pour faire la cuisine ce soir, au menu : guacamole et tortillas, fromage local, bananes rôties, riz et courgettes. Sur le chemin du retour on tombe sur une boulangerie qui fait des pains ressemblant comme 2 gouttes d’eau à nos bons pains français, c’est parti pour un gros pain aux graines pour accompagner le fromage. On s’attarde quelques minutes dans des petites galeries d’art croisées en chemin (définitivement, on aime bien les tableaux), avant de retourner à l’hôtel pour cuisiner. Non pas que le France nous manque, mais ça fait vraiment du bien de retrouver ses petites habitudes alimentaires de la maison, après 1 mois à manger « local ». Fin de notre première journée à Lima, on a vraiment apprécié de se balader dans Miraflores, alors certes ce n’est peut-être pas représentatif de l’ensemble de la ville, mais c’est un quartier où il fait bon s’y promener, flâner, en toute sécurité.

Lima : première journée "retour aux sources" à Miraflores

Le lendemain matin, on se dirige à quelques pas de notre hôtel pour se rendre au point de rendez-vous pour un free walking tour dans le centre historique de Lima. Une fois tout le monde réuni, on se dirige vers la station de bus Benavides pour prendre la ligne C jusqu’à la station Colmena. A la sortie de la station, on se dirige de suite vers la place San Martin, une des places principales du centre de Lima. Pas de chance, nous sommes le 15 novembre, c’est jour de manifestation type « la manif pour tous », il y a des écrans géants, des colonnes de son et des centaines de personnes sur la place, la place d’Armes (ou Plaza Mayor) où se trouve le palais présidentiel est fermée pour des raisons de sécurité…Bref, un peu compliqué de se balader tranquillement dans la ville dans ces conditions. La guide nous emmène voir quelques églises, puis décide de nous faire entrer dans un centre commercial pour nous faire goûter du turon (un gâteau sablé à l’anis recouvert de miel, servi traditionnellement à l’approche de Noël) et du pisco (l’alcool emblématique du Pérou). Tout le monde donne 2 soles et la voilà parti acheter ses parts de turron industriel et son pisco qu’on se partage tous sur des tables comme chez Flunch, pas très très local comme expérience, on est un peu déçu du truc…D’ailleurs, une bonne partie du groupe décide de partir en juif à ce moment-là (on les comprend un peu). On décide de continuer un peu la visite avec le groupe direction le marché principal de Lima (dernière visite du tour avant de revenir à Miraflores), qui un peu comme hier, est une immense halle sur 3 étages où l’on peut acheter absolument tout, des tripes de cochon jusqu’au costume sur mesure. Comme nous avons était un peu déçu du début du tour et que nous n’avons pas envie de retourner à Miraflores tout de suite, on décide à notre tour de fausser compagnie au groupe et de finir la visite par nous-même. Du coup on se promène dans les allées du marché, il y a plein de couleurs, pleins d’odeurs, on aime vraiment se perdre dans ce genre d’endroit, d’autant qu’il est l’heure du déjeuner et qu’il y a des « restaurants » un peu partout, qui propose un menu à 8 soles pour une entrée et un plat (soit 2€). C’est ainsi qu’on déguste notre premier ceviche péruvien, un régal, Coco poursuit par un poulet, moi par du calamar, à la fin de nos assiettes, nous sommes calés, le rapport qualité / prix / quantité est imbattable. Avant de repartir du centre, on se dirige à nouveau vers la place d’Armes, l’accès est de nouveau possible, on va donc voir le palais présidentiel qui est plutôt très cool, avec une belle place fleurie en guise de jardin (il se met bien le président du Pérou), puis un petit détour par la place San Martin avant de retourner prendre le bus à la station centrale (la carte coûte 5 soles soit 1,3€ et le trajet coûte 2,5 soles par personne soit 0,7€). Avant de continuer notre visite de Lima, on repasse à l’hôtel car le matin, nous avions demandé au type de nous réserver les billets de bus pour notre prochaine destination, mais ça n’avait pas l’air simple, on voulait donc s’assurer que tout était ok, et bien nous en a pris puisque rien n’était fait…on se débrouille donc nous même pour trouver un bus le lendemain matin direction Paracas, pour 97 soles (soit 25€). Une fois la réservation faite, on retourne à la station de bus Benavides pour se diriger vers le quartier Baranco (prendre la ligne B ou C dans la direction opposée au centre-ville, jusqu’à l’arrêt Bulevar). La partie intéressante n’est finalement pas très grande, mais super mignonne, avec plein des petites maisons colorées, pas mal d’œuvres de street art, situées entre le parc municipal de Baranco, le parc Frederico Villareal et le Mirador de la bajada de banos. On déambule dans le quartier jusqu’au soleil couchant, puis nous faisons le chemin inverse pour retourner à l’hôtel. Pour le repas du soir, on fait simple : on termine les restes (avec quelques bricoles en plus comme un peu de fromage et une bonne bière ^^), puis on file rapidement se coucher car demain, c’est réveil à 5h…

Lima : le centre historique et Baranco
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Publié le 30 novembre 2018

Salut los flamingos,

Vendredi 16 novembre, c’est le moment pour nous de quitter Lima, certes nous n’y avons passé que 2 jours, mais nous avons vraiment apprécié l’ambiance de la ville et la sympathie des gens, ça laisse présager de bonnes choses pour la suite du voyage. Comme prévu, à 6h, on commande un Uber (on ne change pas une technique efficace) pour nous rendre au terminal de bus de la compagnie Cruz del Sur, qui nous en coûtera 14 soles (soit 3,6€). Après à peine 15 minutes de route, on arrive sur place, et nous sommes agréablement surpris car non seulement le terminal est très grand, mais surtout avec des bus qui ont l’air vraiment top. On commence par faire la queue pour imprimer nos billets (ce qui semblait obligatoire selon ce que nous avions vu lors de la réservation), arrivé au guichet, la fille nous dit que le billet électronique est suffisant (c’est bon à savoir). On va donc enregistrer nos bagages puis après quelques minutes d‘attente, on embarque dans le bus, au 2ème étage, et là, Coco est trop contente car le bus est juste top, des sièges ultra confort, larges, qui s’inclinent plus que de raisons, avec même le repose jambes moelleux et le petit plaid s'il fait froid…le voyage s’annonce agréable.

Le bus 100% confort direction Paracas 

Après un peu plus de 4h de route, nous voilà arrivé à Paracas, toute petite ville située au sud de Lima, sur la côte atlantique. Dès l’arrivée, un type de la compagnie de bus nous demande si nous avons besoin d’aide, de renseignements…On a notre programme en tête mais on écoute quand même ce qu’il a à nous raconter. On profite d’être avec lui pour booker notre prochain bus vers Cusco pour dans 2 jours. Comme il n’y a pas de direct, ce sera un premier bus vers Ica, puis un bus de nuit vers Cusco, et on s’en sort pour un total de 271 soles (soit 70€, ce qui représente également notre budget journalier au Pérou ^^), certes c’est un peu cher mais premièrement on n’a pas le choix, et deuxièmement, pour un trajet cumulé de près de 20h, un peu de confort ne fera pas de mal. Une fois le bus réservé, le type nous propose des excursions autour de Paracas mais on trouve ça un peu cher et on préfère attendre d’être dans la ville pour faire notre choix…Nous voilà donc parti vers le centre-ville, et à peine avions nous mis le pied dehors qu’un autre type, Alfredo, nous saute dessus, en nous demandant ce qu’on vient faire ici, qu’il connait tout le monde sur Paracas…le bla bla classique. Il nous suit et on se dit qu’il peut peut-être quand même nous être utile, on lui dit qu’on cherche d’abord un hôtel pas cher, calme, avec une chambre double…il nous amène alors tout près du front de mer, à l’hôtel El Obelisco, un petit truc qui ne paye pas de mine, mais qui va s’avérer être le meilleur rapport qualité prix depuis le début de notre voyage : une grande chambre double avec salle de bain privative, au calme, très propre, initialement à 70 soles qu’Alfredo nous négocie à 50 soles (soit 13€)…parfait. Une fois installés, on suit Alfredo dans sa boutique située de l’autre côté de la rue, pour voir ce qu’il peut nous proposer. C’est là que les affaires sérieuses commencent puisque non seulement il peut nous organiser un tour au Îles Ballestas puis à la réserve naturelle de Paracas (ce que nous souhaitions faire le lendemain), mais il peut également nous proposer le trek de 5 jours que nous souhaitions faire au départ de Cusco vers le Macchu Picchu. Bien évidemment, plus on en prend, moins c’est cher…Il nous propose le tour des îles en bateau pour 30 soles par personne (auxquels nous devront ajouter 16 soles d’entrée), un tour de la réserve naturelle pour 35 soles par personnes (auxquels nous devront ajouter 11 soles d’entrée, sauf si nous prenons directement les 2 entrées ce qui nous reviendrait alors à 22 soles), et enfin le Salkantay trek à 200$ par personne pour 5 jours et 4 nuits…ça nous fait réfléchir car c’est un des prix les plus bas que nous aillons vu lors de nos recherches. On se prend quand même le temps de la réflexion autour d’un repas dans un restaurant juste en face de la boutique d’Alfredo, on y découvre le yuca frita, qui n’est ni plus ni moins que du manioc frit, servi avec une petite sauce aux poivrons, c’est super bon. Une fois le ventre plein, notre décision est prise, on ne prendra que le tour en bateau pour le lendemain, la visite de la réserve nous semble un peu chère, et pour le trek, on verra sur place à Cusco où nous aurons surement l’embarras du choix niveau agences. On se met alors en recherche d’un taxi pour nous amener à la Laguna Moron, une oasis située à 1h de route de Paracas, beaucoup moins connue et touristique de l’oasis de Huacachina, ce qui nous va parfaitement. Un premier type nous annonce 150 soles pour l’aller-retour, on tombe un peu sur le cul car nous pensions y mettre une cinquantaine de soles maximum, un deuxième nous propose 140 soles, un 3ème 130 soles…on commence à se dire que c’est peut-être le prix et qu’on n’aura pas trop le choix si nous voulons y aller. C’est parti pour 130 soles (soit 34€), on monte dans la voiture et on avance en direction du village de Bernales où se trouve l’oasis. Peu après la sortie de Paracas, le chauffeur s’arrête pour nous montrer des flamants rose, qui ont une couleur rose et blanche très particulière, qui serait à l’origine du premier drapeau péruvien. On continue en passant par la ville de Pisco, on en profite pour demander à notre chauffeur s’il y a un rapport entre le nom de la ville et le nom de l’alcool…minute culturelle : deux versions possibles au nom de Pisco, la première viendrai de l’époque où les tribus paracas, qui produisaient une liqueur de raisin, commerçait avec une autre tribu parlant le quechua, le nom Pisco dériverait du quechua « pisqu » qui veut dire « flamants », oiseaux massivement présents dans la région. L’autre version viendrait du fait qu’à l’époque des paracas, l’alcool était conservé dans des poteries, faites par des potiers appelés « piskos »…on vous laisse choisir votre version. Au fur et à mesure où on avance, le paysage change, on passe du bord de mer à la plaine verdoyante avec les montagnes andines en arrière-plan, puis le désert de sable fin, c’est incroyable de voir autant de changement en si peu de temps. Nous arrivons à Bernales où nous quittons la route pour une piste que nous empruntons pendant 5 minutes avant d’arriver au beau milieu des dunes de sable. On marche quelques minutes avant d’apercevoir l’oasis, complètement préservée de toute construction humaine, c’est magnifique. On escalade les dunes et on passe pas loin d’1h, comme deux grands enfants, à sauter, courir dans le sable, le paysage est à couper le souffle. On a vraiment fait le bon choix en préférant ce site à Huacachina, et on a également fait le bon choix de prendre une personne pour faire l’aller-retour et nous attendre sur place, parce qu’autant vous dire que nous étions vraiment tous seuls, et nous avons eu de la chance de tomber sur un gars super sympa, dont les petites anecdotes sur la culture locale étaient très appréciables. 16h30, on repart avec des étoiles plein les yeux vers Paracas. La fin de journée est plutôt tranquille, on profite du coucher de soleil en bord de mer puis on se fait un petit restaurant sur le front de mer à 15 soles le menu entrée – plat (soit 4€), avant d’aller au dodo.

Laguna Moron, comment redevenir des enfants...

Le lendemain, nous retrouvons Alfredo un peu avant 8h, on paye notre entrée à 16 soles (soit 4,1€), puis on se met dans la file d’attente, il y a déjà pas mal de monde, et ça a l’air d’être un peu le bordel, mais les gens qui gèrent les bateaux ont l’air de s’y retrouver et l’attente est finalement courte. A 8h tapante on prend la mer pour 2h de bateau direction les Îles de Ballestas, connues pour être un refuge pour oiseaux et mammifères marins. En sortant du port on aperçoit furtivement 2 dauphins (on est déjà trop contents), puis après quelques minutes de bateau, on s’arrête devant une petite montagne couleur ocre se jetant dans la mer, et sur laquelle sont creusées des lignes en forme de chandelier, les fameux géoglyphes, dont on ne connait pas la signification, et qui s’apparentent aux lignes que l’on peut trouver dans la région de Nazca. On continue notre chemin en pleine mer, ça secoue un petit peu plus mais rien de trop méchant, jusqu’à arriver à un ensemble d’« îles – rochers », où ont élu domicile plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux, il y en a partout, c’est impressionnant, on a le droit a un vrai balais au-dessus de nos têtes. A ce moment-là, on est tiraillé entre la beauté du spectacle et la peur de se faire chier dessus ^^, peur relativement fondée quand on voit la couche de guano sur les rochers. D’ailleurs, le guide nous raconte que tous les 7 ans, le gouvernement envoi des hommes pour nettoyer les rochers de ces amas de fientes (qui seront ensuite utilisés comme engrais), et qu’une fois leur travail terminé, ils doivent rester 14 jours en observation médicale à cause des composés azotés toxiques libérés par cette douce substance. Mis à part ça, le lieu est vraiment incroyable, en se rapprochant du bord, on aperçoit 2 petits manchots qui s’apprêtent à se mettre à l’eau (c’est exactement comme dans le dessin animé Pingu, ils avancent maladroitement puis se mettent sur le ventre et glissent sur les rochers jusqu’à atteindre l’eau), des lions de mer et des otaries qui se font dorer au soleil sur les rochers tous chauds. L’eau est super claire, la roche est rouge, on en prend vraiment plein les yeux, et même si c’est un peu touristique, avec un grand nombre de bateaux qui se croisent sur les lieux, on ne regrette vraiment pas l’excursion. On termine le tour par des arches naturelles sur lesquelles on aperçoit des pélicans péruviens, reconnaissables avec leur bec bleu ciel, rouge et jaune. 9h30, c’est l’heure de faire demi-tour direction le ponton car à 10h, une 2ème salve de touristes prend notre place (c’est un business chronométré de voir les oiseaux…). A la descente du bateau on se prend un bon petit déjeuner sur la plage, en compagnie de nos copains les pélicans, puis on retourne à l’hôtel pour se doucher et faire un petit sieston.

Les Îles de Ballestas, le paradis des oiseaux...et du guano ! 

Sur les coups de midi, on se met en recherche d’un moyen de transport pour se rendre à la réserve, et les premiers prix que nous annoncent les taxis sont bien au-dessus des 35 soles d’Alfredo (donc trop cher pour nous), en fait ils nous disent que s’ils nous amènent là-bas, ils reviendront vides car tout le monde y va en tour organisé, c’est pour ça qu’ils font payer cher. On commence à se dire que nous n’irons finalement pas à la réserve, quand nous tombons sur notre chauffeur d’hier, qui nous dit qu’il doit faire faire un tour à une dame d’ici une grosse demi-heure, et qu’il accepte de nous prendre avec lui pour 20 soles par personne (soit 5€), du coup on retrouve le sourire et on patiente jusqu’à 13h. Nous partons donc à la découverte de la réserve naturelle de Paracas, une immense presqu’île situé quelques kilomètres au sud de la ville, en s’acquittant au passage des 11 soles de droits d’entrée (soit 2,9€). Nous faisons un premier arrêt sur une falaise surplombant la playa roja, au niveau de l’isthme de la presqu’île, et pour vous décrire le paysage, sur la gauche nous avons un désert de terre jaunâtre avec des montagnes en fond, nous sommes sur une falaise en terre marron clair, surplombant une plaine de terre jaune au bout de laquelle se trouve une plage de sable rouge se jetant dans une mer bleu-vert, c’est juste magnifique (rien que pour cet endroit, on aurait regretté de ne pas être venu). On reste ici quelques minutes pour admirer le paysage puis on reprend la route pour descendre de l’autre côté de la plage rouge, et le paysage est tout aussi incroyable, le temps est magnifique, on a les cheveux au vent, c’est le top. On continue notre route pour aller en face de playa roja, à Lagunillas, un petit port de pêcheurs où nous nous arrêtons pour déjeuner, avec au menu, des petits sandwichs de poisson frit achetés à une petite mamie sur le bord de la route pour la modique somme de 1,5 soles pièce (soit 0,4€) : un vrai régal. Le repas terminé, nous nous rendons à notre dernier stop de la journée, Playa la mina, une plage de sable jaune bordée par des falaises noires, dû à la forte présence de carbone dans la roche. La plage porte ce nom car initialement, une mine devait être créée pour extraire le carbone, projet arrêté lors de la création de la réserve naturelle. On y trouve finalement pas mal de locaux qui viennent en famille ou entre amis pour passer la journée, voir même camper pour certains. Juste au-dessus, on trouve également une autre plage, un peu plus petite et un peu moins touristique, avec une eau super claire et une vue panoramique sur les falaises du continent. Après une bonne heure passée à se balader entre les 2 plages, il est temps de retourner à Paracas. Sur le chemin, notre chauffeur s’arrête pour nous montrer que la route sur laquelle nous roulons n’est pas fait de bitume (il est interdit de bitumer dans la réserve), mais bien de sel, noircit par la gomme des pneus des voitures. On profite une dernière fois des paysages somptueux, où les plaines jaunes et les montagnes rouges viennent contraster avec le bleu éclatant du ciel…16h, nous sommes de retour à l’hôtel, on récupère nos sacs et on file au terminal pour attendre notre bus de 17h direction Ica.

Réserve naturelle de Paracas 

Nous n’avons passé qu’un jour et demi à Paracas, mais la destination vaut vraiment de détour. La ville en elle-même est très petite mais les alentours regorgent de sites tous plus beaux les uns que les autres. On repart donc enchantés, les bonnes surprises au Pérou continuent, du coup on à hâte de découvrir notre prochaine destination…Et pour couronner le tout, nous n’avions rien demandé, mais nous avons le droit d’être surclassé, on passe donc les 2h de trajet entre Paracas et Ica dans la Rolls Royce des bus, des sièges larges, ultra confort, presque impossible de rester éveillé tellement on se croirait dans un lit. A Ica, nous patientons encore 2 bonnes heures avant de monter dans notre bus direction Cusco pour un long, très très long voyage…

Hotel El Obelisco (50 soles la nuit pour une chambre double avec salle de bain privative) : situé à quelques mètres de la plage, petit hôtel très calme, propre et vraiment pas cher pour les prestations

Prendre les entrées pour les Îles de Ballestas et la Réserve naturelle de Paracas en même temps, les 2 valent vraiment le coup, et cela permet d'économiser 5 soles par personne (22 soles vs. 16+11 soles)

Compagnie de bus Cruz del Sur : des terminaux de bus dans presque toutes les villes d'intérêt au Pérou, des bus récents, confortables, avec le repas parfois inclus, pour un tarif pas spécialement plus cher que les autres compagnies...

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Salut les apprentis Incas,

Comme on vous le disait précédemment, le transfert entre Ica et Cusco ne fut pas une mince affaire, un départ vers 10h du soir pour une arrivée le lendemain à 15h30, si on ajoute le trajet depuis Paracas, ça nous fait presque 20h de bus pour rejoindre l’ancienne capitale de l’empire Inca. Le soir, le repas était inclus dans le bus, pas mauvais mais une deuxième portion aurait fait plaisir, pareil pour le petit déjeuner. En revanche pas de déjeuner inclus, autant vous dire qu’à presque 16h, en plus d’en avoir marre d’être assis sur un fauteuil, on avait la dalle. Le principal dans tout ça reste que nous soyons arrivés comme prévu à Cusco. Une fois au terminal de bus, nous prenons un taxi à 15 soles (soit 4€ / on se fait un peu avoir, 10 soles est plutôt le juste tarif) pour nous rendre à notre hôtel. Notre choix s’est arrêté sur l’hôtel OkiDoki, car lié à l’agence avec laquelle nous voulions passer pour le Salkantay trek. On arrive sur place, l’hôtel est très bien situé, en plein cœur du centre historique de Cusco, à deux pas marché San Pedro, c’est une ancienne maison coloniale très bien entretenue, un patio central super sympa, des parties communes très propres, et la chambre double à 50 soles…on ne réfléchit pas trop : on prend. On pose nos affaires puis on file directement à l’agence pour se renseigner pour le trek devant nous mener au Machu Pichu. Initialement, nous voulions partir 2 jours plus tard le temps de s’acclimater un peu à l’altitude (Cusco étant situé à 2500m d’altitude), mais le type nous annonce la couleur, c’est soit départ le lendemain, ou alors dans 5 jours, ce qui fait trop tard pour notre programme…pas le choix, ce sera donc un départ demain. Une fois la décision prise, le type, Will, qui sera d’ailleurs notre guide pendant le trek, nous explique un peu le programme : départ le lendemain à 4h45 du matin pour monter en bus jusqu’au point de départ du trek, puis une première journée assez tranquille avec 13km jusqu’au camp de base, puis un aller-retour possible pour aller voir le glacier et le lac situé juste au-dessus du camp. Le 2ème jour, grosse journée, 22km avec pas mal de dénivelé et un sommet à plus de 4600m. Le 3ème jour, plus de 30km de marche assez plate, entrecoupée de passages en bus pour nous mener jusqu’à Agua Calientes, lieu de départ pour l’ascension jusqu’au Machu Picchu, que nous visiterons le 4ème jour avant de retourner à Cusco. Tout au long du trek, nous ne marcherons qu’avec nos petits sacs à dos avec le nécessaire pour la journée seulement, le reste de nos affaires (matelas et duvets prêtés par l’agence, changes, etc…) seront acheminés au stop suivant par des mulets. Les repas quant à eux seront préparés sur place par un chef cuisinier qui nous suivra tout au long du trek. A peine les explications terminées, on est déjà comme des fous, et on n’a qu’une hâte, être demain pour commencer le trek. Avant cela, sur les conseils de Will, on passe quand même s’acheter quelques petits snacks au cas où, de l’eau, des fruits secs, noter petit déjeuner du lendemain matin (chocolat, petits gâteaux à 1 soles acheté sur le marché qui ont l’air trop trop bons),un bon bonnet péruvien et des chaussettes en alpaga pour les petits moments de fraîcheur, et notre meilleur investissement : un poncho en plastique à 3 soles, qui nous évitera la douche plus d’une fois ^^. Après ces quelques courses, nous voila de retour à l’hôtel pour récupérer nos duvets, matelas, sacs, et aussi payer l’addition : 205 $ US pour le trek de 4 jours et 3 nuits, avec retour à Cusco en bus (il est possible de revenir en train, certes ça prend beaucoup moins de temps mais il faut s’acquitter de 90 $ US supplémentaires). Tout est inclus dans le prix (matelas, duvets, tentes, repas, hôtel à Agua Calientes, entrée au Machu Picchu…) sauf le 1er petit déjeuner et le dernier déjeuner. Pour notre dernière soirée avant le trek, on se fait un petit restaurant à 15 soles le menu pas très loin de l’hôtel, on prépare nos sacs, on se douche et au dodo car la nuit sera courte…

Le programme du Salkantay trek 

19 novembre, 4h00 du matin, le réveil sonne, on n’est pas très frais mais bon, vu ce qui nous attend on ne va pas se plaindre. On fini les sacs, un petit coup d’eau sur la figure et nous voila prêts à monter dans le mini-bus avec le reste du groupe : Mascha et Stijn, des hollandais en balade depuis 3 mois en Amérique du sud ; Cindy et Mathieu, un couple franco-belge parti il y a plus de 10 mois pour 1 an de tour du monde ; Quentin, un Marseillais en tour du monde depuis 14 mois ; et Christophe et Guillaume, 2 potes français, l’un vivant à Paris et l’autre à New-York, en vacances en Amérique du sud pour 2 semaines. A 5h, on part de Cusco direction Mollepata, notre stop petit déjeuner situé à 2900m d’altitude, nous avions prévu notre petit déjeuner mais il y a la possibilité d’en prendre un sur place pour une dizaine de soles. On reprend ensuite le bus direction Challacancha, lieu de départ de la marche. On est à 3600m et ça monde un peu raide sur le départ, les 2 potes français arrivés la veille au Pérou commencent déjà à sentir les effets de l’altitude…Après quelques minutes de montée, le terrain devient plus plat pour rejoindre le premier camp de base situé à 3900m. On arrive un peu avant midi sur place, nous n’avons plus qu’à attendre le déjeuner en cours de préparation. Après le repas, nous avons le droit à une petite sieste, durant laquelle il se met à pleuvoir. Qu’à cela ne tienne, à 14h, on remet les chaussures et on part en direction du lac Humantay, situé 300m au-dessus du camp de base. Après une bonne heure de montée entre pluie et éclaircies, on arrive à 4200m, avec devant nos yeux, un gros glacier qui se jette dans un lac bleu turquoise, c’est incroyable. L’endroit est d’autant plus beau que le temps se découvre petit à petit, pour nous laisser voir les sommets au moment de la descente. A 17h, nous sommes de retour au camp de base où un goûter avec gâteaux sablés, popcorn et chocolat chaud nous attend, c’est juste royal. A 18h30, à peine le goûter fini, c’est déjà l’heure du dîner, et on a le droit à de la nourriture à profusion : soupe, riz, légumes, viande…si nous avions perdu des calories pendant la journée, nous les avons clairement repris pendant le repas. Avant 20h, tout le monde au lit, emmitouflés dans nos duvets, sous une tente elle-même montée sous un petit abri en paille, le grand luxe.

Salkantay trek : jour 1, débuts en douceur... 

Après une bonne nuit sans même avoir froid, nous somme réveillés à 4h30 pour boire un « coca-tea » (infusion de feuilles de coca) bien chaud, parfait pour bien commencer la journée. On fait nos sacs, on prend le petit déjeuner avec le groupe et à 6h15, nous voilà partis pour le 2ème jour de trek. On monte jusqu’à 4100m pour traverser la Salkantaypampa, dernière partie plane avant d’attaquer la montée vers Suyroqocha, à 4400m, les nuages s’en vont et laissent place à un superbe ciel bleu, on a une vue imprenable sur toutes les montagnes alentours, c’est magnifique. Puis on continue la montée vers le point le plus haut du trek, Abra Salkantay situé à 4630m d’altitude, juste en face de la Salkantay mountain et son glacier. Les derniers mètres sont assez rudes, ça monte fort, notre cœur nous fait bien comprendre qu’on n’est pas au niveau de la mer (surtout le mien d’ailleurs), les nuages commencent à faire leur apparition et le froid par la même occasion, mais on est bien content d’être arrivés en haut pour admirer un paysage pareil, c’est fou. Après quelques minutes à profiter de la vue et à reprendre notre souffle, on descend de quelques mètres pour s’arrêter au niveau d’une terrasse entourée de rochers, là, Will nous donne des explications sur les montagnes alentours, les routes empruntées par les incas à l’époques, les croyances…le tout entrecoupé de quelques mots en quechua, la langue des incas, c’est super intéressant. Pour finir, on à même le droit à une cérémonie inca invoquant la Pachamama, la déesse de la terre pour faire simple, chacun prend 3 feuilles de coca dans ses mains, et souffle 4 fois dessus en direction de 4 points cardinaux, puis donne les 3 feuilles en offrande en faisant un vœu (on ne vous dira pas quels étaient nos vœux sinon ils ne se réaliseront pas ^^). Après ce moment très spirituel, on reprend notre route en direction du repas du midi, le temps commence à se gâter, la pluie fait son apparition (c’est là où on est content d’avoir notre poncho à 3 soles). Les paysages changent, on quitte petit à petit la montagne pour arriver à nouveau dans la pampa, où se trouve le lieu de notre déjeuner, entourés par des moutons et des ânes. On ne va pas se mentir, on commence à être un peu fatigués, le temps n’est pas au top, on est donc content de s’arrêter manger une bonne soupe chaude pour se requinquer. Au programme de l’après-midi, plus de 1000m de dénivelé négatif à travers la jungle péruvienne pour rejoindre le village de Chawllay, où nous passerons la nuit. La pluie ne s’étant pas arrêtée depuis le midi, on arrive un peu trempés mais content d’avoir fini car la fin de la descente était un peu difficile, avec le genou de Coco qui faisait un peu des siennes…Après un bon goûter (encore une fois) avec au menu des feuilletés à la banane, une vraie tuerie, suivi d’un bon repas, on a même la chance de regarder le match de foot Pérou – Equateur, comme au cinéma, avec tous les locaux (il faut savoir que les péruviens sont absolument fan de foot, surtout depuis leur participation à la dernière coupe du monde). Bien que le moment soit super sympa, et le match d’une grande qualité (je vous laisse voir si c’est ironique ou non…), on file se coucher après la première mi-temps car la fatigue se fait sentir.

Salkantay trek : jour 2, un régal pour les yeux, douloureux pour les jambes... 

Le lendemain matin, même combat, on se fait réveiller à 4h45 pour le « coca tea », on pack, on prend le petit déjeuner et à 6h30, c’est parti pour une longue journée de marche. On descend le canyon pour rejoindre la rivière que nous allons longer pendant plus de 20km jusqu’au village de Santa Teresa, lieu de notre pose déjeuner. On profite du dernier repas préparé par notre chef et son assistant, qui nous auront vraiment régalé tout au long du trek, puis on prend un mini-bus pour nous emmener à Hydroelectrica, lieu de départ de notre marche finale vers le Machu Picchu. Pendant 10km, on longe la ligne de chemin qui relie Hydroelectrica à Aguas Calientes, le village situé aux pieds du Machu Picchu, où nous passerons notre dernière nuit. Le village est intégralement dédié au tourisme, avec des hôtels et des restaurants partout, des touristes, et un immense marché aux souvenirs…mais malgré ça, l’endroit n’est pas si déplaisant. En plus nous avons la chance de séjourné dans un hôtel plutôt très bien : après 2 nuits en tente, sans se laver, nous avons le droit à une grande chambre double avec salle de bain privative, et de l’eau chaude à profusion, on ne se prive pas pour rester 30 minutes sous la douche (tant pis pour l’écologie), ce qui nous remet d’aplomb, prêt pour la fin de notre aventure.

Salkantay trek : jour 3, le Machu Picchu est en vue...

Le Machu Picchu c’est magnifique, surtout quand il n’y a pas grand monde, et pour ça, il faut y arriver les premiers. Comme nous avons choisi de ne pas prendre le bus et de faire la montée à pieds, notre réveil sonne à 3h30, pour un départ de l’hôtel à 4h, frontale vissée sur la tête, on marche en direction du pont qui symbolise l’entrée du site, situé à 20 minutes à pieds d’Aguas Calientes. On arrive sur place, les grilles sont fermées et n’ouvriront qu’à 5h, mais il y a déjà quelques dizaines de personnes devant nous. On patiente donc en prenant notre petit déjeuner, et à 5h tapante, le garde commence à faire passer les gens pour débuter l’ascension vers le Machu Picchu : 45 minutes à monter des marches, c’est long…très long, mais on sait pour quoi on le fait donc on ne s’arrête pas. Résultat, on arrive aux portes du site dans les 10 premiers, on est complètement trempés de chaud, mais contents, et cerise sur le gâteau, un temps plutôt clément. 6h, les portes s’ouvrent, on se dirige sans trainer vers les points de vue, et soudain, on tombe nez à nez avec LE Machu Picchu, c’est un moment magique, assez indescriptible, on a une grosse montée d’adrénaline, il y a vraiment quelque chose qui se dégage de ce lieu, surtout quand on est quasiment seuls pendant presque un quart d’heure…La brume vient doucement envelopper les ruines , c’est complètement extraordinaire, on passe de longues minutes à contempler les lieux, la bouche ouverte et les yeux écarquillés, comme des enfants. La pression retombe un peu au fur et à mesure où le monde arrive, c’est le moment que choisi Will pour nous donner des explications sur le lieu, sa construction, sa découverte, sa fonction…avant de nous quitter sur les coups de 8h. Comme on n’a pas encore eu assez de d’escaliers, on continue la visite direction la Porte du soleil, lieu d’arrivée de l’Inca trail, l’autre trek menant au Machu Picchu, d’où nous avons une vue panoramique sur toutes les montagnes alentours, la rivière et bien évidemment les ruines, que nous partons visiter dans la foulée. C’est assez impressionnant de voir à quel point le site est bien conservé et/ou restauré, les murs sont faits de pierres qui s’imbriquent parfaitement les unes dans les autres, l’herbe est verte presque fluo, et au milieu de tout ça, se baladent des petits lamas tous mignons. Pour faire court, le Machu Picchu, c’est vraiment un lieu incroyable, unique, qu’il faut absolument faire non seulement pour les paysages, pour l’histoire, mais aussi pour l’atmosphère si particulière qui se dégage de cet endroit. Mais comme toutes bonnes choses ont une fin, à 11h30, on quitte le site, on prend quand même le temps de se faire tamponner notre passeport avec le tampon officiel du Machu Picchu, puis on reprend les escaliers gravis le matin même à la sueur de notre front, pour retourner au pont puis se refaire les 10km qui nous séparent d’Hydroelectrica. A mi-chemin, on en a tous plein les jambes, on se fait donc une halte déjeuner le long de la ligne de chemin de fer, avant de terminer notre route. On arrive à 14h30, timing parfait, juste le temps de s’acheter des sandwichs pour le soir et une bonne bière, et nous attendons notre bus qui doit partir à 14h45. Une fois n’est pas coutume, les péruviens ne sont pas des pro de l’organisation, c’est un gros bordel, les types crient les noms des personnes devant monter dans les bus…ce n’est absolument pas efficace mais bon, au final, nous montons quand même dans le bus vers 15h pour 6h de trajet retour direction Cusco. 21h15, nous voila enfin de retour à l’hôtel, et s’est non sans un plaisir immense qu’on s’affale dans le lit, et en a peine 1 minutes, nous voilà déjà partis dans le bras de Morphée pour une bonne grosse nuit bien méritée, le corps fatigué mais des images plein la tête…

Salkantay trek : jour 4, enfin le Machu Picchu ! 
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Salut les alpagas,

Nous voilà de retour à Cusco après 4 jours de trek complètement fou jusqu’au Machu Picchu. Avec nos 80km dans les pattes, on est un peu fatigués donc on s’octroie une journée relâche à Cusco, avec au programme visite du Musée de l’Inca, qui retrace l’histoire des civilisation pré-Incas et Incas, au travers de vestiges, de tableaux et objets en tous genres (10 soles l’entrée par personne soit 2,6€), puis on flâne dans les rues, à la recherche de notre prochaine glissade, qui sera sans nul doute composée de vêtements en alpaga…La tentation est grande car entre les petits marchés et les magasins plus chics, il y en a partout. Finalement, on est assez raisonnable puisqu’on repart avec 1 pull à 30 soles chacun (soit 7,8€) et une grosse écharpe pour Coco à 130 soles (soit 34€). Au passage, on en profite pour faire le tour des agences pour se rendre le lendemain à la montagne arc en ciel puis on retourne à l’hôtel retrouver Quentin, rencontré pendant le trek et avec lequel nous allons passer les prochains jours à se balader dans les alentours de Cusco. On débrief de nos recherches d’agence, puis une fois d’accord, on part faire notre réservation. Pour l’apéro, on retrouve Cindy et Mathieu dans un petit bar du centre-ville, le Km 0, pour boire un bon Pisco Sour, le cocktail local à base de Pisco, de jus de citron et d’oeuf. On enchaîne ensuite par un restaurant indien où on se fait un gros poulet tikka massala avec un énoooooorme nan, on se régale, parfait avant d’aller faire une bonne nuit car demain, c’est départ 3h45…

Une journée détente à Cusco 

Samedi 24 novembre, c’est reparti pour les visites et la marche avec aujourd’hui la Rainbow Mountain, une montagne constituée de bandes rocheuses de toutes les couleurs, qui était encore recouverte de glace il y a quelques années et qui est désormais accessible grâce (ou plutôt à cause) du réchauffement climatique. On part donc de l’hôtel sur les coups de 4h pour quelques heures de bus, on ne souvient pas trop du timing vu que nous avons continué notre nuit jusqu’à l’arrivée au camp de base pour la pause petit déjeuner, où on a le droit à un rapide briefing avant de reprendre la route au milieu des montagnes et des lamas, direction 4900m d’altitude, point de départ de notre marche du jour. 10h, c’est parti pour 1h d’effort avant d’atteindre le sommet. Au bout de 40 minutes d’effort, on commence à voir la montagne qui se colore, nos joues se colorent aussi et on commence à être un peu essoufflés, mais on continue pour atteindre rapidement le point de vue avant qu’il n’y ait trop de monde. 11h, délivrance, nous voilà en haut avec un spectacle incroyable à 360°, la montagne arc en ciel en face de nous, la vallée verdoyante sur la gauche, le glacier dans le dos…le paysage est complètement fou. Après quelques minutes au sommet, on redescend car il fait un froid de canard là-haut, et on a envie d’aller voir de l’autre côté de la montagne où se trouve la Vallée Rouge, qui porte très bien son nom : les montagnes deviennent en effet rouges-orangées, parsemées de tapis de verdure, c’est magnifique, on en prend vraiment plein les yeux. Après avoir bien chargé nos téléphones en photos plus belles les unes que les autres, on redescend vers notre bus en contemplant une dernière fois les paysages incroyables qui nous entourent. Sur le chemin du retour, on fait un détour pour voir un lac (sans trop d’intérêt) avant de revenir au camp de base pour le déjeuner. De retour en fin d’après-midi à Cusco, avec Quentin, on se motive pour repartir dans la foulée afin de passer la nuit à Ollantaytambo, pour être sur place pour commencer notre visite de la Vallée Sacrée. On repasse donc rapidement à l’hôtel pour prendre quelques affaires et on se met en recherche d’un moyen de transport. On se dirige à 10 minutes à pieds en dessous du marché San Pedro, à Pavitos, d’où sont sensés partir des collectivos, on fait une petite halte dans une panaderia pour prendre quelques empanadas et des gâteaux qui feront notre dîner. Une fois sur place on demande à un type qui nous emmène vers un taxi qui est sur le point de partir…parfait : 15 soles (soit 4€) et 1h30 de route plus tard, nous voilà arrivés à Ollantaytambo. On fait 2 ou 3 hôtels et notre choix s’arrête finalement sur l’hôtel Chasqui, proche de la place centrale et au calme, avec une chambre triple avec salle de bain privative pour 27 soles par personne (soit 7€), on n’a plus qu’à se glisser sous la couverture et passer une bonne nuit.

Rainbow Mountain : la montagne aux 7 couleurs 

Le lendemain, on commence la journée par un gros petit déjeuner au marché : énorme jus de fruits frais et banana cake pour seulement 8 soles chacun (soit 2€), avant de se diriger vers les ruines du site Inca. On prend notre boleto touristico partiel à 70 soles (soit 18€) qui nous donne également accès aux sites de Moray et Chinchero, et on commence la visite : encore une fois, le site est super bien conservé et restauré, en montant en haut, on a une vue panoramique sur la vallée et le village, ça vaut le détour. On redescend pour se balader dans les jardins où pâturent deux petits alpagas. La visite terminée, on se balade un peu dans les petites ruelles colorées du village, c’est super mignon, avec un système de canalisations au sol, conservé depuis l’époque Inca, et qui acheminent l’eau partout dans le village. On se dirige vers les autres ruines (gratuites elles), situées en face du site archéologique, on a alors un autre point de vue sur le village et les ruines principales, avec un lit de nuage qui commence à envelopper les montagnes au loin. Après une bonne matinée de balade, on retourne au marché pour le déjeuner avec au menu : poulet pâtes pour Coco et petites brochettes pour ces messieurs. Le ventre plein, on prend un tuk-tuk (ça faisait longtemps) pour se rendre à Pachar, à quelques kilomètres, d’où part la route pour se rendre à la Naupa Iglesia, un lieu de culte situé dans une grotte naturelle creusée dans la montagne. Sur place, on y retrouve un groupe de néo-hippies en pleine communion avec l’au-delà, manifestement grâce à l’action de substances illicites, ils gesticulent, ils s’embrassent, ils chantent…C’est sympa mais du coup ils nous pètent notre vue et aussi notre silence. Du coup on ne s’attarde pas des lustres et on redescend car au bord de la route nous attend notre « cérémonial à nous », une dégustation de bières dans la Cerveceria del Valle Sagrado, une brasserie reconnue dont les bières ont été de nombreuses fois récompensées. On s’installe, on teste différentes bières, et il n’y a aucun doute, elles sont vraiment bonnes, bien meilleures que les bières classiques du commerce…nos papilles et nous passons un très bon moment. Le jour commence à décliner, l’heure pour nous de prendre un collectivo pour retourner à l’hôtel. Le soir, on dîne dans un petit restaurant où je prends mon premier burger d’alpaga du voyage : la viande à un goût assez fort mais c’est plutôt bon (ce n’est pas le meilleur burger que j’ai mangé mais ça fait le boulot). On enchaîne ensuite sur notre seconde nuit en colloc’, avec encore un bon dodo en perspective.

Ollantaytambo  et ses environs 

Lundi 26 novembre, on se refait le même petit déjeuné que la veille, c’était tellement bon…Puis on prend un bus direction Cusco qui nous dépose quelques kilomètres après la ville d’Urubamba, le long de la route, non loin du village de Maras. On ne peut pas louper l’endroit, il y a une armée de taxi qui attendent patiemment les touristes. On prend donc le premier taxi venu, un bon tas de ferraille mais à priori encore en état de rouler, et qui nous emmène jusqu’au site archéologique de Moray. Ce sont des terrasses circulaires, construites pour avoir une différence de températures de 5°C entre le haut et le bas, qui étaient utilisées à l’époque pour faire des expérimentations de cultures. La visite est assez rapide, en 1h nous avons fait le tour, on remonte dans notre taxi qui nous emmène jusqu’au Salineras de Maras, un marais salant géant, constitué de plusieurs milliers de petites terrasses à flanc de montagne, qui sont alimentées par un petit filet d’eau chaude et salée qui jailli de la montagne. Chaque année, plus de 2500 tonnes de sel sont produites par simple évaporation de l’eau, et utilisées dans toute la région (on a d’ailleurs acheté sur le marché de Cusco un chocolat noir 70% au sel de Maras, une tuerie). Le site est immense et le mélange de couleur est vraiment beau, on ne regrette pas notre investissement de 10 soles par personne pour l’entrée (soit 2,6€). On prend ensuite un petit chemin le long de la montagne qui redescend jusqu’à la route entre Ollantaytambo et Urubamba, notre destination pour le déjeuner. Il y a des collectivos qui passent sans arrêt sur cette route, on n’attend donc pas très longtemps avant de monter dans un mini-bus qui nous dépose dans le centre d’Urubamba. On se dirige alors vers un restaurant qu’une amie de Quentin lui a conseillé : le El Huacatay, où on peut à priori trouver de délicieuses lasagnes d’alpaga…on tente donc notre chance. Le lieu est sympa, avec un petit jardin à l’intérieur, par contre, à 38 soles (soit 10€), les lasagnes ne sont pas données, on hésite donc à rester mais la raison des papilles est trop forte…on s’installe et on commande nos lasagnes. Premier bon point, on nous apporte des petites olives super bonnes pour patienter, et quand enfin notre plat arrive, on ne regrette pas notre choix, ça sent trop bon, c’est super bien cuisiné, l’alpaga est cuit parfaitement, la petite sauce aux champignons est folle…bref, on se régale. C’est la peau du ventre bien tendue qu’on retourne sur la route principale pour trouver un collectivo en direction de Chinchero, notre dernier site de la journée. On galère un peu plus mais au bout d’une dizaine minute, nous voilà en route. Une fois sur place, on découvre un site une nouvelle fois très bien entretenu, avec en arrivant une grande place avec une église coloniale toute blanche, dont l’intérieur est intégralement recouvert de peintures, du sol au plafond. En poursuivant, on retrouve les traditionnelles terrasses verdoyantes. Au passage, on s’arrête pour faire un câlin à une petite fille trop mignonne avec son alpaga (trop mignon lui aussi), puis on part à la recherche de notre dernier bus de la journée pour revenir à Cusco. On tombe sur une sorte de bus scolaire à 2,5 soles le trajet (soit 0,6€), c’est parfait, et sur les coups de 17h00 nous voilà de retour à l’hôtel, juste le temps de se poser un peu, de recharger les téléphones et de se faire une petite session internet avant de repartir pour prendre un bus de nuit en direction de notre dernière étape péruvienne, la ville d’Arequipa. 20h00, c’est parti pour 10h de bus pour rejoindre la 2ème plus grande ville du Pérou.

Moray, Maras, Chinchero...au cœur de la Vallée Sacrée 
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Publié le 25 décembre 2018

Salut les alpagas,

27 novembre, peu après 6h du matin, nous voilà arrivés à Arequipa. On prend directement un taxi pour nous rendre dans le centre historique, à côté d’un hôtel que nous avions repéré : le Vallecito Backpackers. L’endroit est très bien situé, à 2 pas de la Plaza de armas et du marché San Camillo, au calme, avec un petit court intérieur, et une grande chambre avec salle de bain commune pour 50 soles la nuit (soit 13€). Comme il est tôt, la chambre n’est pas encore disponible, on part donc faire un petit tour du côté du marché pour prendre le petit déjeuné, ce sera sandwich et jus de fruit frais. On part ensuite se balader dans « la ville blanche », célèbre pour ses façades faites en roche volcanique blanc cassé. La place centrale de la ville (Plaza des armas) est magnifique, entourés d’arches sur 3 côtés, et de la cathédrale d’Arequipa sur le 4ème côté, avec en fond les volcans qui bordent la ville. On rentre dans les différentes églises du centre-ville, aux façades ultra-travaillées et à la décoration intérieure soignée et bien dorée, puis on commence tranquillement à préparer notre prochaine glissade en examinant uns à uns les magasins de vêtements en alpaga qui ouvrent petit à petit leurs portes. Mais la glissade attendra, nous retournons à l’hôtel pour prendre notre chambre et surtout prendre une bonne douche avant de repartir visiter la ville. On se fait une petite halte déjeuner dans un petit restaurant de la rue Santa Catalina avant de se rendre au Mundo Alplaca, un magasin-musée autour de l’alpaga et des différentes sortes de lamas, la laine, l’artisanat…On y découvre notamment qu’il existe 4 types de camélidés : le lama et l’alpaga qui sont domestiqués, et le vicuna et le guanaco qui eux restent sauvages ; que la laine la plus fine, la plus chaude mais aussi la plus chère n’est pas celle de l’alpaga mais celle du vicuna. Il y a également une galerie d’art avec des lamas à taille réelle, peint à la manière des « cow-parade », on en ramènerait bien un à la maison mais il semblerait qu’ils ne soient pas à vendre…C’est alors que commence la vraie partie de glisse de la journée, on se fait tous les magasins, on essaye, on compare, et on finit par craquer : un bomber, une cape pour Coco, un pull et une écharpe pour moi, et bien sur quelques petits cadeaux pour la famille. Après cette journée bien remplie et le portefeuille bien vide, on décide d’aller au marché pour acheter des avocats, quelques légumes, du pain, du fromage, on file ensuite au supermarché le plus proche pour acheter quelques bières et on retourne à l’hôtel de se préparer un bon « apéro-repas » comme à la maison.

Premier jour à Arequipa la blanche 

Comme cela nous manquait un petit peu, on a été malade toute la nuit, probablement à cause d’un légume mal lavé, ou d’une eau pas assez bouillie. On vous passe les détails mais la nuit qui s’annonçait paisible se transforme plutôt en balais entre la chambre et la salle de bain…Le fait est que le 28, nous devions visiter la ville, et que nous avons finalement visiter notre chambre. Après une matinée passée au lit, Coco va mieux, mais pour moi, c’est toujours la lutte avec mon ventre. Le midi, comme je ne peux rien avaler, je me lance dans une sieste tandis que Coco sort pour manger un bout. L’après midi se passe, on regarde des épisodes de Narcos en buvant du Coca, et mon état s’améliore petit à petit. Un peu comme un lendemain de cuite, le seul truc qui nous fait alors envie pour le repas du soir, c’est un gros burger. Ça tombe bien, il y a un restaurant juste à côté de l’hôtel avec une carte de burgers plutôt alléchante, et on dévore avec appétit notre gros sandwich.

Durant la nuit, c’est reparti, Coco n’est pas au top mais tient le coup, tandis que de mon côté, c’est comme hier, mais en pire. On est donc reparti pour une bonne journée dans la chambre à regarder des séries, en espérant que ça s’améliore…Dans le courant d’après-midi, c’est mieux, on arrive même à aller faire un tour en ville, un exploit. Du coup on hésite à réserver un trek de 2 jours dans le Canyon del Colca, un canyon 2 fois plus haut que le Grand Canyon aux Etats Unis, durant lequel on passe la nuit dans une oasis située au fond du canyon. On a vraiment envi de la faire mais vu l’état de santé des 2 derniers jours, on se rabat finalement pour une version plus courte sur une journée, à 140 soles pour nous deux (soit 37€), incluant la journée en bus avec la visite de différents sites d’intérêt et le repas du midi, avec départ le lendemain matin à 4h. Le soir on ne fait donc pas de folies, on reste au Coca et aux céréales Frosties, en croisant les doigts pour que la nuit soit moins agitée que les précédentes.

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…A minuit, je suis encore plié en 2 et ça semble compromis de se lever à 3h30 pour passer la journée entière dans un bus. Coco se lève donc quand même à 4h pour dire au chauffeur de bus que ce sera sans nous aujourd’hui…On se lève vers 9h, ça va un peu mieux, je prends une énorme infusion de monia, une sorte de menthe locale tandis que Coco savoure les énormes pancakes préparé maison par la cuisinière (je suis un peu dégoutté mais là, il n’y a pas le choix). On se prépare tranquillement et en fin de matinée, on file à l’agence pour essayer de voir s’il y a moyen de reporter notre excursion à demain…Il fallait s’y attendre mais seul le repas du midi (que nous n’avons pas pris du coup) nous sera remboursé, pour le reste, c’est pour notre pomme. Comme on veut quand même absolument voir le canyon, tant pis, on décide de repayer la journée, qui nous reviens du coup à 240 soles au lieu de 140, mais on aura au moins fait quelque chose de notre passage à Arequipa. Le midi, je me sens bien mieux, sur les conseils de Coco, je tente donc mon premier « vrai » repas depuis 2 jours : un panini (oui c’est complètement fou) qui passe plutôt très bien. Pour remettre un peu de baume au cœur, on retourne ensuite dans un magasin d’antiquité que nous avions repéré le premier jour, c’est alors qu’intervient notre seconde glissade à Arequipa : on craque pour un petit taureau en céramique fait par un artiste de Cusco. La pièce est belle mais son histoire également : ce taureau se retrouve sur le toit des maisons boliviennes, car il est offert aux couples venant de se marier afin d’apporter protection et prospérité au foyer ; pour le coup, c’est relativement de circonstance. Ayant repris un peu de forces, et tout content de notre dernière acquisition, on se lance dans la visite de la cathédrale d’Arequipa, un tour de 45 minutes pour 15 soles par personnes avec visite quasi privée de la cathédrale, du musée et une balade sur le toit avec une vue imprenable sur la Plaza des armas. Fin de la visite à 15h, on file à quelques mètres de là pour aller faire un free walking tour dans le centre-ville. Pendant près de 3h, on arpente les rues en suivant notre guide qui nous donne des explications sur l’histoire d’Arequipa, son économie, on y apprend qu’au-delà d’être la capitale mondiale de l’alpaga, la ville s’est à l’époque développée grâce au commerce du vin (c’est peut-être pour ça que nous trouvons la ville agréable ^^). Notre tour terminé, on se dirige vers le monastère Santa Catalina, un incontournable à visiter mais pas de chance, il est 18h passé et les portes fermes à 17h…dommage. Pour faire passer notre déception de ne pas avoir pu visiter le monastère, on retourne tranquillement vers l’hôtel pour dîner dans une pizzeria, ça fait vraiment plaisir de manger avec appétit après plusieurs jours sans repas consistant. Une fois le ventre plein, on file se coucher pour être en forme demain pour l’excursion.

Enfin la découverte de la ville après plusieurs jours de découverte de notre chambre d'hôtel 

3h30, le réveil somme, la nuit s’est bien passée, pas de mal de ventre à l’horizon, on se prépare et peu après 4h, on saute dans le bus direction le Canyon del Colca. Premier stop de la journée, le petit déjeuner dans un bled perdu dans les montagnes, on a 30 minutes top chrono pour avaler un thé et du pain avec de la confiture, puis on reprend la route vers un premier point de vue sur le canyon, c’est vraiment immense et magnifique à la fois, on a une vue plongeante sur la rivière en contre-bas et sur toutes les petites terrasses qui bordent le canyon. L’arrêt suivant se fait au Mirador del condor, un point de vue où l’on peut observer des condors voler. Certes il y avait 2 oiseaux, volant en cercle au-dessus de nos têtes, mais tellement loin que nous n’avons pas vraiment pu les distinguer. On repart ensuite visiter une église dans un petit village avant de se rendre dans des sources chaudes pour prendre un bon bain dans une eau claire, sous un grand ciel bleu, le top (pour 10 soles l’entrée, soit 2,6€, ça vaut le coup). Après s’être bien délassé pendant une bonne heure, on reprend le bus direction le déjeuner, où on a le droit à un buffet de différents plats typiques de la région comme du sauté d’alpaga ou du ceviche de truite, on se fait bien plaisir. Après le repas, on prend la route du retour durant laquelle on traverse des paysages de fou, des étendues de plaines parsemées de petites pozzines, où se baladent des vicunas en libertés, un vrai régal pour les yeux. On fait une première halte à 4900m d’altitude, dans un paysage quasi-lunaire où on a une vue à 180° sur la dizaine de volcans d’Arequipa et ses environs. Notre dernier stop de la journée se fait dans une sorte de ferme où se promène en liberté des dizaines et des dizaines d’alpagas, nos yeux s’illuminent d’un coup, et tandis que la moitié du bus dort, on se dépêche de sortir pour aller voir ces petites bêtes pleines de poil. Même s’ils sont domestiqués, ils n’en restent pas moins un peu sauvages, le troupeau s’en va lentement au fur et à mesure ou on avance, seuls quelques curieux restent avec nous, l’un d’entre eux s’aventure même à sentir la main de Coco (elle est aux anges). La journée se termine parfaitement, trop heureux d’avoir pu passer quelques minutes au milieu des lamas. On est de retour à Arequipa en fin d’après-midi, on retourne voir notre petite boutique d’antiquité pour gérer l’envoi vers la France de notre taureau. Rodrigo, le vendeur, est d’ailleurs super sympa puisqu’il accepte de s’occuper également de l’envoi de toutes les autres choses que nous avons acheté sur place. On décide de prendre l’option DHL, un peu plus chère que la poste locale mais au regard de la valeur du colis, on préfère sécuriser l’envoi : arrivée prévue en France d’ici une dizaine de jours. En revenant à l’hôtel, on s’arrête quelques minutes sur la Plaza de armas, où se déroule une messe géante, la place est noire de monde, on comprend bien à ce moment là à quel point les gens sont croyants ici…Non pas que la messe ne nous intéresse pas, mais il est alors l’heure de rentrer pour finir nos sacs et prendre une petite douche avant de quitter le Pérou en bus de nuit direction la Bolivie. A 22h30, nous partons donc vers Puno, d’où nous prendrons un autre bus demain matin en direction de Cerro Copacabana, première ville bolivienne le long du lac Titicaca côté bolivien.

Canyon, Bains thermaux, Alpagas et compagnie... 

C’est ainsi que se termine notre escapade péruvienne, nous avons finalement passé à peine 3 semaines sur place, ayant choisi au dernier moment de découvrir le lac Titicaca côté bolivien et pas péruvien. La conclusion est que si nous avions pu, nous aurions passé bien plus de temps dans ce pays extraordinaire. Les gens sont adorables, il y a un nombre incalculable de sites à visiter, de lieux à découvrir, et pour couronner le tout, on y mange très bien. Même si nous sommes un peu déçus de ne pas avoir prévu plus de temps au Pérou dans notre programme, on repart complètement conquis par ce pays, où nous retournerons, c’est sûr, pour passer plus de temps et redécouvrir des endroits qui nous ont marqués comme les alentours d’Arequipa, et surtout découvrir tout le nord du pays que nous n’avons pas fait, avec notamment la région de Huaraz qui a l’air juste magnifique. Nous voilà désormais partis pour un mois à la découverte d’un pays peut-être un peu moins touristique mais tout aussi riche de choses à découvrir : la Bolivie.

Hotel Vallecito Backpackers : 50 soles la nuit pour une chambre double avec salle de bain commune, petit déjeuner inclus. L'hôtel est idéalement situé en plein centre d'Arequipa, il est super calme et vous aurez peut-être le droit en petit déj' à de délicieux pancakes à la banane et confiture de lait...un régal.

Free Walking Tour : départ à 15h pour au moins 3h de balade dans le centre ville. On en apprend beaucoup sur la ville, sa construction, son économie, sa culture...super intéressant


Alvaro Valdivia anticuario, 204 rue Santa Catalina : une toute petite boutique d'antiquités qui se révèle être une caverne d'Ali Baba, des objets en tous genres typiques du Pérou et de l'Amérique du sud. Un vrai coup de cœur. Le personnel est en plus super sympa, on vous conseil d'aller y faire un tour

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La "minute bière" du Pérou

On a tellement enchaîné au Pérou que nous n'avons pas spécialement eu le temps de bien s'attarder sur les plaisirs houblonnés que nous propose le pays. On a quand même pris le temps de s'arrêter dans la Cerveceria del Valle Sagrado, où nous avons clairement nos meilleurs bières du Pérou. Après, la bière nationale, qui est présente partout, qui sponsorise tous les bars, et qui finalement n'est pas si mauvaise, c'est la Cusquena. On peut la trouver en blonde, ambrée et brune, la plus commune restant la blonde, une bonne bière de soif, assez goûteuse, et parfaite pour se désaltérer en cas de chaleur un peu trop importante.

On profite de ce post pour mentionner qu'au delà de la bière, la boisson la plus consommée au Pérou reste l'Inca Cola (qui appartient au groupe Coca Cola), une boisson jaune, au goût de Red Bull qui se retrouve absolument partout. Ce n'est vraiment pas terrible mais les locaux adorent ça...on vous laissera vous faire votre avis !

Bières et autres boissons péruviennes... 
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Salut les marins d’eau douce,

Le 2 décembre, nous arrivons au terminal de bus de Puno vers 5h30, les agences de voyage et les boutiques commencent tout juste à ouvrir leurs portes, on prend donc un bon thé chaud et on se pose pour attendre notre bus de 7h30. Après quelques minutes, on se rend compte qu’il y a un autre bus 1h plus tôt, on se débrouille donc pour changer notre réservation (cela signifie aller dans une sorte de cyber café imprimer nos billets pour qu’ils puissent faire la modification, car oui, une fois sur deux, le billet papier est obligatoire, même s’il ne sert finalement à rien d’autre qu’à avoir un nom et un numéro de passeport…bref) puis on file dans la première tienda venue pour dépenser nos derniers soles avant de passer en Bolivie, on se retrouve donc avec 2 paquets d’Oréo, des crackers salés, une brique de chocolat au lait et une part de gâteau au chocolat, parfait pour faire le petit déjeuner dans le bus. A 6h30, nous voilà donc parti en direction de la Bolivie. Au ¾ du chemin, on fait une halte au poste frontière, tout se passe comme sur des roulettes, on a même la chance de tomber en plein milieu d’une sorte de procession côté bolivien, avec des militaires en tenue jouant de la musique, suivi de tout un groupe de gens en tenue traditionnelle, c’est super beau et coloré. Mais on ne s’attarde pas, dès que tout le monde a fini de remplir ses formalités, on repart pour arriver à 11h30 à Copacabana. Comme à chaque fois, la première mission est de trouver un hôtel pour la nuit. On remonte vers la Basilique à côté de laquelle se trouve un petit hôtel que nous avions repéré : pas de chance, il n’a plus l’air d’exister, mais il y en a un autre juste à côté qui fera très bien l’affaire, à 80 bolivianos la nuit en chambre double avec salle de bain privative et eau chaude (soit 10€). Une fois nos affaires posées, on part se balader dans les rues à la recherche d’un distributeur, d’agences pour réserver notre trajet de demain vers l’Isla del sol, ainsi que d’un marché pour déjeuner. La ville n’est vraiment pas très grande, on a donc le temps de remplir toutes nos missions avant le début d’après-midi, ce qui nous laisse largement le temps de visiter la Basilique puis de monter au mirador Sagrado Corazon de Jesus, situé sur la droite du village, on y a une vue panoramique sur Copacabana, le lac Titicaca et les îles voisines. On se rend alors compte à quel point le lac est immense, on n’en voit pas le bout. On redescend face à la mer, entre les cailloux et les petites herbes, on se prendrait presque pour des petits chamois…Une fois en bas, on se pose dans un bar avec vue sur le « port » et les pontons, avec un bon jus de fruits frais en guise de goûter. On nous avait prévenu mais effectivement les bords du lac à Copacabana sont plutôt décevants : c’est plein de bateaux de touristes qui font de la bouée, de pédalos en forme de cygne, et de petites baraques pour manger qui sont toutes identiques… Vivement l’Isla del sol ! Avant de retourner à l’hôtel, on refait un tour des rues commerçantes, on se balade dans les magasins puis on file profiter de la chambre, faire une petite sieste après la nuit de bus pas très reposante. A la nuit tombée, on ressort pour aller dîner dans un petit restaurant à la décoration typique des bords du lac : meubles en bois et plafond en espèce de palmes séchées. On prend un menu avec soupe en entrée et une truite à la plancha ensuite, c’est parfait, et pour la première fois depuis le début du voyage, je m’octroie un petit plaisir : un verre de vin. On découvre alors la typicité des vins boliviens qui se rapprochent plus de la sangria que du classique vin français…on n’est pas habitués à ce genre de goûts, d’autant que ce vin ne devait pas être un grand cru, mais bon, ça fait quand même du bien de changer un peu de la bière…

Une journée à Copacabana, un shoot de  couleurs sur les bords du lac Titicaca 

Après une bonne nuit, on prend quelques affaires dans nos petits sacs, on laisse le reste à l’hôtel puis on se dirige vers l’embarcadère d’où partent les bateaux pour Isla del Sol, avec quand même un arrêt au passage pour se prendre le petit jus de fruits frais du matin qui fait plaisir. Un peu après 8h30, notre bateau lève l’ancre et commence doucement sa route vers l’île. Au départ on se dit qu’il n’avance pas le temps de sortir du port, mais que nenni, il s’agit bien de la vitesse de croisière, on a la charrette comme jamais, et on comprend mieux pourquoi il faut 1h30 pour parcourir les quelques kilomètres qui séparent la terre de l’île. Vers 10h, on arrive enfin à Isla del Sol, dans le sud de l’île où vit la communauté Yumani. On demande de suite à une dame où peut-on manger et dormir, elle nous répond qu’en gros il y a plein d’hôtels et de restaurants, mais qu’il faut rester dans le sud, car dans le nord, il y a des problèmes et c’est impossible d’y aller. On ne comprend pas bien le truc, donc on se met en route en direction du nord de l’île, par le chemin « norte – sur » qui traverse l’île par le centre, on s’arrête au Cerro Palla Khasa, où on a un superbe point de vue sur le sud de l’île et le lac. Le ciel est bleu, parsemé de quelques nuages, le lac est d’un bleu ultra intense, c’est vraiment magnifique. On galère un peu à retrouver notre route, au final on coupe à travers champs pour finalement retomber sur le chemin. On continue jusqu’à tomber sur une sorte de checkpoint où sont assis 4 papys, l’un d’entre eux se lève et nous dit que nous ne pouvons pas aller plus loin, que l’autre partie de l’île est interdite aux touristes, car il y a un conflit entre les 2 communautés du nord de l’île…on essaye de parlementer un peu avec eux pour voir s’il n’y a vraiment aucun moyen de passer : chou blanc. On fait donc demi-tour et on se pose quelques mètres plus loin pour prendre notre déjeuner, à base d’empanadas au fromage, de crackers et d’Oréo. Pendant le repas, on se questionne du coup sur le fait de rester dormir sur l’île ou pas, car avec seulement une petite moitié de l’île à visiter, on se dit qu’on aura peut-être fini dans le courant de l’après-midi. Finalement, on décide de rester pour profiter du coucher de soleil et du levé le lendemain, qui, partait-il, sont assez fous. Le ventre plein, on reprend notre chemin en direction du sud de l’île et une fois de retour au village, on en profite pour trouver notre hôtel pour la nuit. Notre choix se porte sur l’Hostal Puerta del sol, situé sur les hauteurs, avec une vue magnifique sur l’ouest de l’île, parfait pour admirer le coucher de soleil ce soir. Pour 80 BS (soit 10€), on a le droit à une chambre double plutôt sympa avec salle de bain commune, mais une superbe vue sur le lac. On discute quelques instants avec la fille de l’hôtel qui nous confirme que cela fait 2 ans qu’il y a un conflit entre les 2 communautés du nord de l’île, qui n’arrivent pas à s’entendre sur la répartition des revenus du tourisme. Cela pénalise aussi un peu le côté sud, c’est pour ça qu’ils espèrent qu’un accord sera rapidement trouvé pour que tout rentre dans l’ordre. On continue ensuite notre chemin vers le sud pour aller jusqu’au mirador Cerro Quenuani, de là, on aperçoit au fond les montagnes andines enneigées qui entourent La Paz, on en prend plein les yeux, la vue est magnifique. On poursuit notre chemin pour aller jusqu’au ruines Incas qui se trouvent juste en face de la Isla de la Luna puis on retourne tranquillement sur les hauteurs pour se poser dans un bar avec vue sur le lac pour savourer notre première bière bolivienne, l’endroit est super calme, il n’y a personne, c’est royal, et c’est aussi la première fois de notre vie qu’on a la chance de boire une bière à 4000m d’altitude, et on peut vous le dire, l’alcool en altitude ça tape bien la tête ^^. On retourne ensuite à notre hôtel pour se poser en attendant le coucher de soleil, qui se révèle être à la hauteur de nos espérances, pendant près de 45 minutes, on voit les couleurs changer, avec des dégradés de jaune, orange, bleu, rose…c’est extraordinaire. Vers 19h15, on court pour retourner au Cerro Quenani pour apercevoir les dernières lueurs du jour avant de redescendre dans un tout petit restaurant éclairé à la bougie, dont tout le monde vante les mérites : Las Velas. On prend une truite à la monia en papillote, une vraie tuerie, on passe un super moment dans un cadre chaleureux (on a même réussi à négocier le prix, initialement à 50 BS le plat, finalement à 30 BS, parfait). En revenant à l’hôtel, on lève les yeux au ciel, et on découvre un ciel rempli de centaines de milliers d’étoiles (beaucoup plus que par chez nous), on a l’impression qu’elles sont toutes proches de nous, on se serait bien attardé un peu s’il ne faisait pas si froid, du coup c’est un peu à contre cœur qu’on file se mettre sous la couette.

Une belle et paisible journée à Isla del Sol 

Le lendemain matin, on met le réveil à 5h, on se couvre et on file à nouveau au mirador pour voir le lever de soleil. Encore une fois un moment magique, on est quasi-seuls en haut, le soleil sort de derrière les montagnes pour éclairer petit à petit tout le lac…On est super content d’être resté sur l’île pour admirer ce spectacle. Ce n’est pas le tout mais il n’est pas encore 6h, on retourne donc se coucher quelques heures pour finir notre nuit. Vers 8h30, on décolle pour retourner vers l’embarcadère, on s’arrête sur le chemin prendre notre petit déjeuner à 15 BS (soit 2€) en profitant une dernière fois de la vue sur les montagnes, puis à 10h30, tout le monde dans le bateau supersonique direction Copacabana. De retour sur la terre ferme, on a 1h30 à tuer avant de prendre notre bus pour La Paz, on se met donc en quête d’un restaurant pour se faire un bon ceviche. On trouve un tout petit truc sur la Plaza 2 de febrero, à 2 pas de notre hôtel, et pour 15 bolivianos par personne, on a le droit à un ceviche de l’espace, un régal pour les papilles (là, on se dit que quand on rentrera, on en refera c’est claire). Timing parfait, on a juste le temps d’aller récupérer nos sacs à l’hôtel et on file prendre notre bus à 13h30, en direction de La Paz.

Derniers moments de tranquillité avant notre départ pour La Paz...

Hôtel Puerta de Sol à Isla del Sol : une chambre double avec salle de bain commune à 80 BS la nuit, avec en prime une superbe vue sur le lac Titicaca et le coucher de soleil...un super endroit pour passer une nuit au calme

Restaurant Las Velas : situé sur les hauteurs, au sud de l'île, c'est un petit restaurant familial, éclairé à la bougie, où on trouve une cuisine fraîche et faite maison. Tous les plats sont cuisinés à la minute, donc il faut s'armer d'un peu de patience mais ce qu'il y a dans l'assiette en vaut le coup, notamment la truite en papillote cuisinée avec des petits légumes et de la monia...une vraie tuerie !

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Publié le 13 janvier 2019

Salut les bolivianos,

Après un peu plus de 4h de route, nous voilà arrivés dans la capitale bolivienne, qui a l’aire immense soit dit en passant. Comme on ne maîtrise pas encore les distances, on prend un taxi pour se rendre à l’hôtel que nous avions repéré : l’hôtel Salas. Bon OK le nom n’est pas très engageant mais on vous assure que l’hôtel est très bien, bien situé, chambre et salle de bain propres, et surtout pas cher du tout (100 BS pour une chambre double avec salle de bain commune, petit déjeuner inclus, soit 13€), ça nous convient parfaitement, on y pose donc nos affaires pour les prochains jours. On profite de ne pas être arrivés trop tard pour partir se balader un peu dans le quartier, d’autant que nous sommes juste à côté de la rue Sagarnaga, LA rue commerçante de La Paz où se trouvent toutes les agences de voyages et les magasins d’objets locaux divers et variés. On commence par se renseigner sur l’ascension du Huayna Potosi, un volcan culminant à plus de 6000m situé à côté de La Paz. Ça a l’air très très sympa, mais pas si simple, avec des passages à grimper au piolet, et surtout une dernière partie de marche sur une arrête avec plusieurs centaines de mètres de vide sous les pieds, autant dire qu’avec Coco qui a le vertige, on repassera…Pas de Huayna Potosi pour nous ! On poursuit notre balade dans les magasins de souvenirs, et là, on commence à se dire qu’une nouvelle glissade s’approche, mais pas ce soir, car il est l’heure de manger, on tombe alors sur une petite cours intérieur située calle Murillo, dans laquelle se cache 2 restaurants appartenant à la même maison : le Berlusca, un restaurant de pâtes et le Fenomeno, un restaurant de burgers, avec tout ça on devrait bien trouver notre bonheur donc on s’installe. Comme on a un peu la dalle, on se laisse tenter par les burgers qui vont s’avérer être une révélation culinaire, c’est sans aucun problème qu’on le dit, il s’agit là probablement des meilleurs burgers que nous ayons mangé (peut-être même meilleur que le Burger Joint de New-York) : un pain ciabatta juste grillé comme il faut, un steak frais épais et juteux, une garniture maison au top, et les frites, les friiiiiites, des frites de patate douce maison à tomber. On décerne la palme d’or au Fondeguesa, un burger avec une fricassé de champignon et une sauce fromage et vin blanc servie à la dernière minute, un truc de malade ! On ne vous cache pas non plus que ce restaurant deviendra notre cantine, puisque nous ferons tous nos dîner à La Paz ici. Après cette description à la hauteur du plaisir que nous avons eu à venir dans ce restaurant, on allait presque en oublier un point important, les burgers ne coûtent que 40 BS (soit 5€), et en prime on a le droit à un tube à essais de Limoncello avec l’addition…que demander de plus ! C’est repus et ravis de cette découverte culinaire que nous retournons ensuite à notre hôtel pour notre première nuit dans la capitale la plus haute du monde (3640m, ce n’est pas rien).

Arrivée dans la capitale la plus haute du monde... 

Le 5 décembre au matin, notre objectif est de réserver notre trek dans la région amazonienne de la Bolivie, appelée pampa pour la partie mangrove et selva pour la partie jungle. On se rend donc dans une agence qu’on nous a conseillé, et qui d’ailleurs est la seule agence amazonienne ayant un bureau à La Paz : Fluvial Tour (aussi bizarre que ça puisse paraître). La fille nous présente les 2 tours de 3 jours chacun, en partant de Rurrenabaque, pour 650 BS par tour et par personne (soit 81€). La description est conforme à ce que nous souhaitons faire, et le prix est même plus bas que ce que nous avions vu, on signe malgré sa mise en garde très appuyée sur le risque de pluie dans la selva. Pour le transfert à Rurrenabaque depuis La Paz, nous avions 2 options : soit y aller en bus via la « route de la mort », 15h de bus sur des routes de montagnes sans parapets avec parfois plusieurs centaines de mètres de vide, pour 160 BS l’aller-retour par personne (soit 20€) ; ou alors l’avion, 30 minutes de vol pour 1000 BS l’aller-retour par personne (soit 125€). Après un court temps de réflexion, c’est sans trop d’hésitation qu’on décide d’investir dans l’avion, pour économiser 30h de transport inconfortable, et peut-être aussi épargner notre vie…On est super content et on a trop hâte d’aller se balader en forêt pour voir tout un tas de plantes et bestioles en tout genre, mais en attendant, on part faire notre tour dans La Paz avec en ligne de mire, une grosse session shopping. On commence par arpenter les stands de fringues le long des rues et les magasins de fripes pour trouver des vêtements que nous pourrons « ruiner » sans scrupule lors du trek. Coco trouve un sublime legging gris et vert ainsi qu’un t-shirt gris et blanc, pour ma part ce sera un délicieux t-shirt kaki et un jogging bleu. Après ces achats du meilleur goût, on continue avec quelques magasins de vêtements en alpaga, et en 30 minutes, me voilà l’heureux propriétaire de 2 nouveaux pulls 100% alpagas, Coco quant à elle repart avec une grosse écharpe. On continue notre périple dans une boutique dans laquelle on trouve tout un tas d’objets en fourrure d’alpaga. Le verdict est sans appel : 2 coussins pour le canapé et une chapka pour Coco (et encore, on s’est clairement restreint ^^). C’est les mains remplies de sacs qu’on repasse à l’hôtel pour déposer tous nos achats, avant de ressortir pour aller visiter un peu la ville : on commence par les églises San Francisco puis Santo Domingo, on poursuit par la Plaza Murillo, place centrale de la ville où se trouve également la cathédrale Metropolitana. On passe faire un tour à la calle Jaen, une petite rue colorée avec des ateliers d’artistes (ça n’a pas un très grand intérêt mais c’est mignon). Le centre historique est assez concentré, quelques heures nous suffisent pour tout voir et être à l’heure pour notre burger du soir (on vous avait prévenu, le Fenomeno, c’est vraiment notre cantine).

A la découverte de La Paz 

Le lendemain, c’est jour de départ pour Rurrenabaque, mais on ne décolle qu’en milieu d’après-midi, on profite donc de la matinée pour prendre un des téléphériques qui traverse La Paz, à la station Obelisco (ligne violette). Ça peut paraître étrange, un téléphérique « comme au ski » en pleine ville, mais si vous y allez un jour, vous comprendrez aisément tout son intérêt, car la ville est construite dans une cuvette avec des pentes vertigineuses. On se rend également compte de l’étendue de la ville, c’est vraiment immense, ça monte et ça descend dans tous les sens, c’est très impressionnant et très différent des grandes métropoles européennes. On ne regrette pas notre balade, car pour seulement 6 BS l’aller-retour par personne (soit 0,75€), on a une superbe vue panoramique sur la ville, en plus du tour de manège, c’est imbattable. Petit bonus, en arrivant en haut, on tombe sur une manifestation d’opposition au gouvernement d’Evo Morales, on se dit que finalement il n’y a pas qu’en France que les gens sont mécontents, à la seule différence qu’ici, les gens ne bloquent pas la circulation et surtout, ils sont moins bien lotis et bien plus pauvres que chez nous… (#réflexionsurlemouvementdesgiletsjaunes). Notre petite balade terminée, on retourne vers l’hôtel pour le déjeuner, on trouve une petite gargote avec un almuerzo à 12 BS (soit 1,5€) avec une grosse soupe puis un énoooorme gratin de pâtes bolognaises (appelé pastel de fideo). C’est donc le ventre bien plein qu’on retourne prendre notre sac, puis nous sautons dans un taxi direction l’aéroport. Le trajet n’est pas extrêmement long, mais c’est probablement la course en taxi la plus épique de notre courte vie : le chauffeur conduit en zig zag dans les côtes comme pour grimper une montagne à pieds car sa voiture n’est pas assez puissante pour aller tout droit, après chaque arrêt, c’est démarrage en burn obligatoire, et clou du spectacle, suite à une insertion manquée où on a failli emboutir l’aile d’une autre voiture, le type s’arrête, recule en pente sur plusieurs mètres pour reprendre son élan…magique. On arrive finalement en vie à l’aéroport de La Paz – El Alto, qui paraît tout petit pour la taille de la ville, mais qui est finalement bien vide, on a donc l’embarras du choix de notre siège pour attendre l’embarquement. C’est à l’heure que nous montons dans l’avion, on s’installe à notre place jusqu’à ce que le pilote nous dise qu’à cause d’un problème mécanique, nous devons changer d’avion (je suis alors très rassuré…). On ressort donc pour prendre un bus qui nous amène quelques dizaines de mètres plus loin dans un avion identique à la peinture près (ce qui me rassure encore moins). Cette fois sera la bonne, on décolle finalement avec un peu de retard, et après quelques minutes de vol, on traverse les montagnes andines en passant tout prêt d’énormes glaciers, c’est superbe, puis le paysage change petit à petit, les montagnes laissant place à de la forêt dense à perte de vue. Après à peine 30 minutes de vol et un petit café plus tard, on commence à apercevoir les méandres des rivières qui traversent la région, annonçant notre arrivée imminente à l’aéroport de Rurrenabaque…

Dernières heures à La Paz avant le départ pour une semaine dans la jungle bolivienne 

Hôtel Salas : Chambre double avec salle de bain commune et petit déjeuner inclus pour 100 BS. L'hôtel est idéalement situé dans le centre de La Paz, à deux pas des rues commerçantes et du centre historique. En plus, le personnel est très agréable et super aidant...un très bon rapport qualité prix

El Fenomeno : situé calle Murillo, dans une petite cour intérieure, à quelques mètres de la rue Sagarnaga, ce restaurant propose des burgers extraordinaires pour seulement 40 BS, à tester absolument si vous aller à La Paz

Pour avoir une vue panoramique de la ville sans se ruiner, on vous conseille de prendre un des téléphériques qui relient les parties basses et hautes de La Paz. Pour seulement 6 BS le trajet, ça fait une petite balade sympa...

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Salut les baroudeurs,

Notre vol express se termine sur une piste perdue au milieu des arbres. Notre avion s’arrête, tout le monde descend sur le « tarmac » pour prendre les mini bus qui traversent un bon chemin de terre bien boueux, pour nous amener jusqu’au « terminal », une petite barraque avec un toit en taule, probablement le plus petit aéroport que nous ayons vu…On récupère nos bagages puis on monte dans un taxi qui nous amène en ville pour 10 BS par personne. On fait 2 ou 3 hôtels avant de se poser à l’Hôtel Beni, un des plus gros bâtiments du centre-ville qui s’avère être très propre, relativement neuf et à un prix correct : 100 BS la nuit pour une chambre double avec salle de bain privative (soit 13€), et chose la plus importante : une bonne moustiquaire. On s’installe, on prend une bonne douche fraîche parce que nous sommes déjà complètement humides, merci les 27°C et 95% d’humidité, on se badigeonne d’anti-moustique pour éviter de se faire détruire le corps dès le premier jour, puis on file se balader pour découvrir le coin et chercher un restaurant pour dîner. On se pose dans une pizzeria plutôt sympa où on se fait une grosse pizza de 40cm de diamètre avec une boisson locale, préparé à base d’un fruit dont on ne se rappelle pas le nom, on sait juste que le fruit a une texture entre la banane et le litchi et que c’est super bon et désaltérant.

Bienvenu en Amazonie bolivienne...

Le lendemain matin, on prend nos affaires direction le marché pour prendre le traditionnel petit déjeuner d’Amérique du sud : jus de fruits frais et grosse part de gâteaux, le tout pour 24 BS (soit 3€), ça vaut le coup. A 8h30, on se rend à l’agence pour découvrir notre guide et notre groupe pour les 3 prochains jours dans la selva. On se retrouve à 5 avec 2 français, Aurélien et Elodie et 1 hollandais, Mark plus notre guide, dont on ne se rappelle plus le nom tellement il est compliqué, et sa femme Chachi (beaucoup plus simple comme nom), qui sera notre cuisinière pendant le trek. On récupère une paire de bottes (qui vont s’avérer être indispensables) puis on prend la direction de la rivière où nous attend notre bateau, on s’acquitte des 150 BS d’entrée pour le Parc National Madidi, puis c’est parti pour environ 3h de bateau à contre-courant, au beau milieu des montagnes et de la forêt, sur une eau à la couleur marron peu engageante. On s’arrête sur une bande de terre assez boueuse, on descend toutes les affaires et c’est parti pour une marche épique dans la boue et à travers les feuillages, on s’enfonce toutes les 2 minutes, on traverse 2 guets normalement secs mais remplis d’eau à causes des pluies de ces derniers jours. Après un bon quart d’heure, on arrive sur le camp, situé dans une petite clairière, il y a plusieurs bungalows pour la nuit, un gros bungalow qui sert de cuisine et salle à manger, et comble du luxe, des toilettes et des douches (bon OK, l’eau de la douche est puisée dans la rivière, mais c’est une douche quand même). On installe nos lits avec les indispensables moustiquaires pendant que Chachi s’affaire en cuisine pour nous préparer le déjeuner. On commence à peine à manger que la pluie se met à tomber, c’est parti pour pas loin de 2h de déluge, le camp se transforme en marre…l’après-midi s’annonce sympa. Quand la pluie décide enfin de cesser, on enfile nos ponchos en plastique et on commence à s’enfoncer dans la jungle bolivienne. Il y a de l’eau partout, ça glisse, et la pluie a fait un peu fuir les animaux, mais on aperçoit quand même des escargots multicolores, des énormes fourmis, des crapauds qui font un boucan de l’espace, on traverse des « ponts naturels » en troncs d’arbres sur lesquels on risque à tout moment de tomber à l’eau…c’est l’aventure. Notre guide nous montre une feuille, appelée iridia, qui frottée dans les mains avec de l’eau, forme un jus pourpre qui peut servir de teinture, notamment pour les vêtements ou les cheveux (heureusement ça marche mieux sur cheveux blonds que bruns, c’est donc Mark qui aura le droit à sa coloration capillaire). On s’arrête également devant une grosse liane biscornue, notre guide nous explique alors qu’elle est utilisée par les chamans lors de cérémonies traditionnelles pour ses propriétés hallucinogènes puissantes, il nous met également en garde car certaines personnes s’amusent à l’utiliser un peu n’importe comment, et se retrouvent ainsi dans des situations un peu délicates…on ne va donc pas tenter le diable, hein ! Après quelques heures de marches, il est l’heure de retourner au camp pour le dîner, certes nous sommes dans la jungle, mais avec les quantités de bouffe qu’il y a sur la table, on ne risque pas de mourir de faim, et en plus, ce n’est plutôt pas mauvais, très gras, mais pas mauvais. C’est donc bien repu que nous partons tous nous coucher pour notre première nuit dans la forêt amazonienne, qui sera finalement assez paisible, bercée par le bruit des animaux et autres insectes, et sans trop de moustiques.

Selva jour 1 

Le lendemain, l’eau a quasiment disparu et le soleil pointe le bout de son nez, la journée s’annonce donc plus clémente qu’hier. On avale un copieux petit déjeuner puis on se met en route à la recherche de bêtes sauvages et autres plantes médicinales. On est rapidement servi, notre guide s’arrête et nous montre un banal trou dans le sol, il s’approche, regarde, puis plante sa machette dans la terre à quelques centimètres du trou, on ne voit toujours rien, il demande alors à Mark de lui donner une cigarette, il prend la fumée et la crache doucement dans le trou…astuce pour « endormir » l’énorme tarentule qui s’y cache. Après quelques minutes à jouer avec un bâton et son couteau, il arrive enfin à faire sortir l’araignée un peu groggy par la fumée, elle est énorme, toute noire et toute poilue, on se regarde tous en se disant qu’on ne voudrait surtout pas avoir ce genre de truc dans la chambre ce soir. Pendant toute la matinée, on déambule dans la jungle pour apercevoir des grenouilles, des énormes vers blanc (comme dans Koh Lanta) qui sont à priori bons pour la toux grasse des enfants (personnellement on préfère le petit Drill), des araignées et autres insectes en tous genres, on a même la chance de tomber face à un tapir (vous savez, l’animal avec une espèce de trombe qui mange des fourmis), on ne le voit que furtivement mais suffisamment longtemps pour se rendre compte qu’il est bien plus gros que ce qu’on imaginait. On croise également de nombreux « jungle chicken », une sorte de grosse dinde noire et blanche, qui fait un bruit plus proche d’un cochon qu’on égorge que d’un coq. Sur notre passage, on distingue également des traces de jaguar, de belles empreintes avec des gros coussinets, malheureusement nous n’aurons pas la chance d’en voir en vrai…dommage. Avec Coco, on entrevoit le temps d’une seconde une silhouette féline, noire, mais qui disparait aussitôt dans la dense forêt, impossible d’identifier de quoi il s’agissait…encore dommage. Niveau végétal, ce n’est pas mal non plus, notre guide nous fait découvrir une écorce d’arbre qui sent l’ail et qui est bonne pour les piqûres de moustiques ; une racine noire gluante bonne pour les maux de ventre ; une autre écorce, très amère, à utiliser en cas d’arthrose et rhumatismes…On goute à un vrai cœur de palmier (pas celui trouvé en boîte de conserve à Carrefour), ça n’a pas tellement de goût mais ça se mange. Il nous dégote également 2 types de lianes remplies d’eau complètement pure, l’une avec un goût légèrement terreux mais passable, l’autre clairement très bonne avec un petit goût d’eau de coco, avec ça on est prêt à survivre dans la jungle, d’autant que notre guide nous a donné un autre petit tuyau : tous les fruits que mangent les singes sont comestibles pour l’homme, notamment des petits fruits jaunes qui ont un goût de mangue…D’ailleurs en parlant des singes, on en a vu plusieurs familles se balader dans les arbres, c’est impressionnant de voir à quel point ils sont agiles, ça donne vraiment envie de jouer à Tarzan ! En toute fin de matinée, avant de retourner au camp, on se met à taper sur un tronc d’arbre avec des bâtons pour détendre l’écorce afin de pouvoir la retirer. Après plusieurs minutes d’acharnement et quelques ampoules aux mains, on arrive enfin à enlever l’écorce qui servira une fois lavée et séchée à faire une sorte de tunique (ça sent le remake de la fashion week version bolivienne ^^). On revient ensuite au camp où nous attend encore un repas pléthorique, qui est immédiatement suivi par une grosse session sieste dans les hamacs avec juste le bruit de l’eau et des animaux, un vrai bonheur. L’après-midi, nous restons sur le camp pour un atelier confection de bague en mini noix de coco, on apprend à choisir nos cocos, les couper, les poncer, les lustrer afin de faire de superbes bagues quasiment noires et ultra brillantes. Bon, on ne dit pas qu’on les mettra tous les jours, mais l’activité était plutôt sympa. Mine de rien ça prend du temps de faire des bijoux, ça nous tient jusqu’à l’heure du dîner, et une fois le ventre plein, en visse nos frontales sur la tête, et on part tous en forêt pour une balade nocturne. Nos sens sont en alerte, il y a plein de bruits dans tous les sens, c’est un mélange entre flippant et très cool, on retombe sur un tas d’araignées, des criquets, des lucioles qui scintillent dans les arbres, des chauves-souris, mais malheureusement, pas de grosse bête à l’horizon. On rentre donc se coucher pour notre seconde et dernière nuit en mode Robinson.

Selva jour 2 

Pour notre dernière matinée, on retourne marcher dans la jungle, sous un grand soleil qui arrive difficilement à percer l’épaisse couche de feuilles qu’il y a au-dessus de nos têtes. Notre guide nous montre comment confectionner un arc avec un type de bois particulier et une liane, avec une flèche en tige de palme. J’essaye de faire partir la flèche mais la liane casse sous ma force surhumaine, nous n’irons donc pas chasser le jungle chicken ce matin. Il se lance ensuite dans la réalisation d’un chapeau en palme, qui vient parfaitement compléter la tunique, et c’est Coco qui hérite de la tenue complète de « Reine de la selva », qui soit dit en passant offre une protection parfaite contre les moustiques. Le long du chemin, on tombe sur un oisillon tout mignon, maman ne devait pas être trop loin donc on lui fait un rapide câlin en caressant son duvet tout doux, puis on le laisse repartir dans la nature. Le clou du spectacle restera quand même le moment où nous voyons notre guide partir en courant, regarder en l’air de longues minutes, puis revenir vers nous en nous demandant de le suivre, on parcours une vingtaine de mètre, et en levant les yeux, perché en haut d’un arbre à une centaine de mètres de nous, un couple de perroquets, genre les gros perroquets rouges qu’on ne voit que dans les zoos ou à la télé, on est comme des gamins à contempler admiratifs les 2 oiseaux qui sont vraiment magnifiques. Soudain, ils s’envolent pour passer majestueusement juste au-dessus de nos têtes, comme fin de trek, on pouvait difficilement rêver mieux. Après toutes ces émotions, nous retournons au camp pour partager notre dernier repas avant de retourner le long de la rivière où nous attend notre bateau. Cette fois ci, nous sommes dans le sens du courant, c’est donc en moins de 2h que nous regagnons Rurrenabaque. Fin de la première partie de notre séjour en Amazonie bolivienne, et malgré un temps pas 100% avec nous, on ressort complètement ravis de l’expérience, mais également content de retrouver la civilisation pour prendre une vraie bonne douche, car après 3 jours à se laver à l’eau de la rivière, à remettre les même fringues imbibées de produit anti-moustique, on se sent un peu sale voyez-vous…Après s’être refait une « beauté », on file en ville car on nous a vivement conseillé d’avoir des vêtements clairs et amples pour la pampa, sous peine de se faire dévorer par les moustiques qui sont à priori bien plus nombreux et voraces que dans la selva. On se rend donc dans un petit magasin de fripes, une vraie caverne d’Ali Baba d’où on ressort avec 2 pantalons, 2 chemises et un maillot de baseball pour Coco en bonus, le tout pour 20 BS (soit 2,5€), on est trop content de notre shopping. On essaye ensuite de trouver un distributeur pour retirer un peu car nous risquons d’être un peu court, mais pas de bol, aucun des 3 distributeurs de la ville ne fonctionne avec nos cartes bancaires, on va donc devoir faire un peu attention aux dépenses si on ne veut pas se retrouver sans argent pour notre retour à La Paz. On arrive quand même à trouver un petit restaurant le soir où on se fait un burger végétarien pour pas trop cher, avant de rejoindre notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil car demain, c’est reparti direction la pampa.

Selva jour 3 

Le lendemain matin, on ne change pas nos habitudes, on va se prendre notre petit déjeuner au marché, le traditionnel jus de fruits /gâteau avant de filer à l’agence où nous attend notre 4x4. Pour les 3 prochains jours, nous serons 4, avec une chinoise et un taïwanais, pas excessivement loquaces mais plutôt sympas. On prend donc la route pour un trajet d’environ 4h (et 4h de piste remplie de nids de poules, c’est long) jusqu’au point de départ des bateaux, dans la mangrove amazonienne. On fait une pause repas dans un petit village perdu au milieu de nulle part, où je rencontre un pote perroquet qui était à deux doigts de manger ma chemise, puis nous repartons pour arriver à destination en début d’après-midi. On fait alors la connaissance de notre guide, Samir, qui conduira le bateau pendant les 3 jours, il semble un peu « je m’en foutiste » sur les bords et peu loquace, ce n’est donc probablement pas là qu’on se marrera le plus mais s’il nous fait découvre de belles choses, c’est le principal. On charge nos affaires sur la barque et c’est parti pour notre premier après-midi à se balader sur une eau d’un noir intense, avec une douce odeur de vase (hummm). Au bout de quelques minutes, on aperçoit notre premier caïman et des oiseaux de paradis, un animal assez étrange, avec une tête bleue surmontée d’un belle crête, plutôt joli mais qui pousse un cri plus proche du porc que de l’oiseau. On continue notre route et au milieu d’un passage étroit, on tombe sur tout un troupeau de petits singes jaunes, on est comme des gamins, d’autant que ces petites bêtes ne sont vraiment pas craintives, encore plus après avoir découvert le régime de bananes à l’avant du bateau. On passe de longues minutes à jouer avec eux, ils grimpent partout, et en récompense ils ont le droit à quelques bouts de bananes…on est tellement en plein kiffe qu’on resterait bien ici toute la journée…On reprend malgré tout notre chemin en direction du camp, durant lequel on croise notamment nos premières tortues, elles sont toutes petites comparé aux tortues de mer, et pavanent au soleil sur des bouts de bois. On arrive sur notre camp, constitué de bungalows en bois sur pilotis, reliés les uns aux autres par des ponts, c’est plutôt sympa même si ça sent le moustique à plein nez ^^. On prend possession de notre chambre double avec salle de bain privée, le grand luxe, et même s’il y a une sorte d’odeur de mazout bizarre, on s’en accommodera. On fait alors la connaisse des gros singes noirs qui vivent sur le camp, ils se baladent partout est aiment à priori beaucoup s’introduire dans les chambres si la porte est ouverte, histoire de fouiller dans les affaires…On rencontre également Santa, le caïman de plus de 5m qui loge ici, il a l’ait assez calme et paisible mais on n’y mettrait pas les mains quand même vu la taille du bestiau ! En fin d’après-midi, on reprend le bateau pour aller voir le coucher de soleil dans le « bar du coin », des bungalows sur pilotis avec des hamacs où on peut acheter des boissons fraîches si besoin. Ce n’est pas le coucher de soleil le plus fou que nous ayons vu (c’est qu’on deviendrait difficile dit donc…), mais les couleurs sont jolies, une fois le soleil parti, on retourne au camp pour prendre le dîner, puis filer dans le bungalow pour tenter de dormir, malgré la chaleur étouffante et l’humidité au top. Au bout de 30 secondes, le lit ressemble à une pataugeoire, mais on s’estime heureux car la moustiquaire fait super bien son boulot…Bonne nuit.

Pampa jour 1 

Le lendemain, on prend le petit déj’ puis on part poser notre bateau à côté du lieu du coucher de soleil d’hier, d’où nous partons marcher dans une immense étendu d’herbes, recouverte de quelques centimètres d’eau, à la recherche de serpents. On passe plus de 2h à déambuler sous une chaleur de plus en plus harassante…chou blanc, pas un seul animal en vue. C’est donc complètement trempés que nous regagnons le bateau, puis le camp pour le déjeuner. Pendant que nos chemises sèches au soleil, on a le droit à une bonne sieste dans les hamacs, avant de repartir pour notre balade de l’après-midi. Entre temps on voit un des types du camp qui pulvérise une solution inconnue un peu partout sur les murs, le sol…on lui demande de quoi il s’agit, il nous répond sans aucun souci que c’est un mélange de gasoil et de répulsif à moustique, et que le gasoil permet de prolonger l’effet du produit…on comprend mieux l’odeur de mazout sentie dans la chambre hier. On trouve ça un peu moyen car entre ça et les résidus de savons de la douche qui partent directement dans l’eau, ça fait beaucoup de solvants et hydrocarbure qui se déversent la rivière…bref. On repart sur l’eau et en passant devant le camp vide d’une autre agence, on croise toute une famille de capibara, ne sorte de gros castor sans queue avec le museau tout plat…pas très beau mais plutôt marrant. Et ce n’est que le début puisque tout au long de l’après-midi, nous allons voir un nombre incalculable d’oiseaux et d’animaux en tous genres : cormorans, aigrettes, hérons, martin pêcheurs, pleins de petits oiseaux colorés ; singes noirs, singes rouges, tortues, caïmans…c’est carrément mieux qu’au zoo. On s’arrête à un moment dans une sorte de piscine naturelle, où ont élu domicile des dauphins rose…en vrai ce n’est pas très beau, on dirait un dauphin normal mais albinos et sans nageoir dorsale, mais bon, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’en voir. Notre guide nous propose d’aller nager avec eux mais vu la couleur et l’odeur de l’eau, nous déclinons la proposition. Sur le chemin de retour, on s’arrête et notre guide nous dit de regarder en haut d’un arbre, au départ on ne voit rien du tout, c’est en insistant qu’on distingue 2 pattes qui enlacent une branche…un paresseux est tout simplement en train de faire la sieste. Certes on n’aura pas vu grand-chose de son corps, mais pour être resté longtemps à attendre désespérément un mouvement, on peut vous dire que ça ne bouge vraiment, mais vraiment pas ^^ Pour la fin de journée, on retourne voir le coucher de soleil qui est pour le coup beaucoup plus beau que celui d’hier, des couleurs magnifiques, et en prime, on a le droit à la visite d’un bébé chat, et comme minette commence à nous manquer, autant vous dire qu’on ne s’est pas privé de la câliner un peu. Lorsque nous repartons, les couleurs du ciel se reflètent sur l’eau noire comme dans un miroir, c’est vraiment beau, cela aurait pu être encore plus si on ne s’était pas fait attaquer par une nuée de moustiques bien voraces. On termine la journée par une balade nocturne à la recherche des animaux qui sortent se balader à la nuit tombée. On aperçoit quelques caïmans, dont les yeux brillent sous les lumières des lampes torches, ainsi que des lucioles perchées dans les arbres. Pour la soirée, même programme que la veille, repas puis dodo dans notre « piscine privée » (la pampa mais sympa mais on a hâte de retrouver un lit sec pour dormir).

Pampa jour 2 

Dernière journée de trek, on reprend le bateau pour noter dernière tour dans la pampa bolivienne, on aperçoit à nouveau des dauphins et de nombreux oiseaux, avec en plus ce matin un toucan, perché tout seul en haut d’un arbre, et on confirme, avec les perroquets, ça fait vraiment parti des plus beaux oiseaux du monde. On s’arrête ensuite sur le camp d’une autre agence pour faire la connaissance d’Andres, un joli caïman d’une dizaine d’année, plutôt sympa, avec d’énoooooooormes dents. Même s’il vie ici depuis sa naissance et qu’il n’a jamais attaqué l’homme, on reste quand même à distance on ne sait jamais…C’est donc avec nos 2 bras intactes que nous partageons notre dernier repas au camp avant de retourner à notre point de départ ou nous attend notre 4x4 direction Rurrenabaque. En conclusion de ces 3 jours, on a vraiment vécu une super expérience, on a vu tout un tas d’animaux que nous ne reverrons probablement jamais (en liberté tout du moins), cependant, le tour était moins authentique que dans la selva, on a eu un peu plus l’impression d’être « un pigeon de touriste » qu’on balade toute la journée, sans trop d’échanges avec le guide ou la population locale…un peu dommage. Autre point négatif, pour des personnes qui vivent grâce à la beauté de la nature alentours, les agences ne font pas tout pour préserver cet écosystème, entre l’essence des moteurs, le gasoil sur les murs, les rejets des douches dans la rivière etc…on n’aimerait pas être à la place des poissons qui vivent ici. Mais à part ça, c’était quand même très sympa et c’est ravi de notre semaine que nous regagnons l’aéroport pour attendre notre avion retour vers La Paz. Même chose qu’à l’arrivée, après avoir passé les « portiques de sécurité » avec fouille manuelle à l’ancienne, on monte dans le mini-bus qui nous amène sur le tarmac où nous attend notre avion de la compagnie Amaszonas, et 30 minutes plus tard, nous voilà de retour à la capitale. Cette fois-ci, on se dit qu’on va arrêter de faire les touristes et qu’on va prendre le téléphérique pour rentrer à l’hôtel. On sort donc de l’aéroport en taxi (pas trop le choix) qui nous dépose à la première station, on monte dans « le manège », on apprécie une nouvelle fois de voir la ville avec un peu de hauteur. On arrive à la station intermédiaire (un peu comme au ski, il faut descendre à chaque station pour prendre le téléphérique suivant), et là, problème technique, tout est bloqué…on commencerait presque à regretter notre choix de transport. Heureusement, à peine 10 minutes plus tard, ça repart et nous voilà de retour dans le centre-ville. Il est 19h, c’est qu’il serait bientôt l’heure de manger ^^, c’est donc sans même repasser à l’hôtel, nos sacs sur le dos que nous filons…au Fenomeno pour déguster à nouveau un savoureux burger, et on vous le jure, on ne s’en lasse absolument pas. Une fois n’est pas coutume, c’est repu que nous retournons à l’hôtel pour se faire une vraie bonne grosse nuit après notre semaine en vadrouille.

Pampa jour 3 

Le lendemain matin, on se réveille tranquillement avant de se rendre à la poste afin de renvoyer en France tous nos achats récents, plus quelques autres bricoles, qui arriveront à la maison d’ici un petit mois. On file ensuite faire quelques courses pour renouveler les stocks de gâteaux, et autres médicaments contre la « chichi »… Pour l’après-midi, on se met en recherche d’un collectivo pour nous emmener jusqu’à la Valle de la Luna. C’est un peu la lutte, comme on ne comprend rien au système de collectivo, on demande un peu à chaque bus qui passe, c’est un mix entre un système de couleurs, de numéros et de pancartes placardées sur le pare-brise…au bout de quelques minutes et un peu de réflexion, on comprend quand même quel bus nous devons prendre et à quel endroit, alléluia ! On monte donc dans notre mini-bus qui pour 1,25 BS par personne (soit 0,15€) nous amène à bon port en une bonne vingtaine de minutes. Le site se situe sur les collines, au milieu d’un quartier plutôt huppé de la ville, l’entrée coûte 15 BS par personne (soit 2€) pour avoir accès à un lieu vraiment sympa et assez incroyable, où le temps, l’eau et le vent ont créé des formations verticales complètement étranges dans la roche, ressemblant un peu à des stalagmites géantes. On retourne à l’hôtel préparer nos sacs en vue du départ de demain, puis nous ressortons pour aller se faire notre cinquième et dernier burger de La Paz. On ne s’attarde pas trop car on doit se lever à l’aube pour prendre notre bus qui part à 6h en direction de Patacamaya puis Sajama…

Retour à La Paz : visite de la Valle de la Luna avant le départ pour Sajama

Trek pampa & selva : On a passé une semaine extraordinaire, c'est une vraie expérience à vivre au moins une fois ! La réussite des treks dépendant de la météo bien évidemment mais surtout du guide, et ça, on ne peut pas savoir à l'avance sur qui on va tomber. Nous sommes passé par l'agence Fluvial Tour qui était finalement pas mal, avec l'avantage de proposer des prix accessibles.

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Publié le 24 janvier 2019

Holà chicas & chicos,

En cette fin de mois de janvier, après 3 mois (déjà !) de glissades intensives, des milliers de kms parcourus, dix vols, une cinquantaine de pollos con arroz, des litres de bières locales, des centaines de « c’est magnifique / canon / incroyable / crazyyyy » … Nous venons vous souhaiter, avec quelques heures (jours) de décalage horaire une merveilleuse année 2019 ! Merci de continuer à nous suivre et merci pour tous vos commentaires qui nous font chaud au cœur à l’autre bout du monde.

Diverses festivités et festins de noël et du jour de l'an en Bolivie

Nous pensons bien à vous, surtout quand nous avons les doigts de pied en éventail autour d’une bière 😉

 Oui oui, on pense bien à vous même dans ces moments là !

Pour nous, il est temps dans la vraie vie, pas celle du blog, de traverser le globe pour nous envoler vers l’Asie. Mais pas d’inquiétude, la suite et fin de l’Amérique du Sud est à venir sur cette page (on fait tout notre possible pour rattraper le retard, on vous le promet), avec encore plein de belles glissades à vous raconter !

To be continued... 

A très vite !

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Publié le 22 février 2019

Salut les sherpas,

Le 14 décembre, le jour n’est pas encore levé qu’on prend la direction du terminal de bus de La Paz, une fois sur place, même bordel que d’habitude, il nous faut le ticket imprimé (que nous n’avons pas), on va donc trouver une sorte de cyber café pour imprimer le bout de papier avant de retourner à l’agence. On s’installe dans le bus qui part pile à l’heure, presque vide, mais à l’heure. Après quelques arrêts à différents endroits de la ville, le bus se rempli et part en direction de Patacamaya, une toute petite ville perdue au milieu de nulle part, d’où par le seul et unique bus allant à Sajama. Le bus nous dépose un peu à l’arrache sur le bord de la route, puis on marche quelques minutes pour rejoindre la rue principale où se trouve les « arrêts » de bus. Nous avions lu qu’il n’y avait qu’un seul bus par jour vers Sajama, et qu’il pouvait partir entre 9h et 12h (pas d’horaire précis), on a donc pris l’option d’arriver tôt sur place histoire de ne pas le louper. On le trouve assez facilement, il s’agit d’un mini-bus, qui aujourd’hui partira vers midi, il n’est que 8h30, on a donc quelques heures à tuer avant de décoller. On se met donc à nos activités favorites pendant les temps d’attente : Coco lit pendant que j’écris…Vers 12h30, le bus s’est rempli et nous partons pour environ 2h de route en direction du petit village de Sajama. A quelques kilomètres de l’arrivée, on s’arrête à un checkpoint point payer notre entrée dans le parc naturel : 100 BS par personne, ce n’est vraiment pas donné mais les paysages que nous avons autour de nous sont tellement fous que ça laisse présager le meilleur pour les jours à venir. En arrivant au village, c’est comme nous l’avions imaginé : une toute petite bourgade de 250 habitants, qui semble complètement déserte, ce qui est sûr, c’est qu’on ne sera pas étouffé par les touristes ! On se met en recherche de l’hôtel de Mario, un guide de haute montagne que nous souhaitons rencontrer pour préparer l’ascension d’un des volcans du coin. Le lieu est super mignon, avec des petites chambres individuelles au toit de chaume, avec vue sur le volcan Sajama (le plus haut sommet de Bolivie), à 80 BS la nuit pour une chambre double avec salle de bain privative, on n’hésite pas, on fonce. On s’installe dans notre petit nid d’amour, puis on ressort directement pour monter en haut du mirador situé juste en face de l’hôtel, duquel on a une superbe vue sur le volcan Sajama d’un côté et sur le village de l’autre. La pente pour arriver en haut n’est pas si raide que ça, mais nous fait bien sentir qu’on se trouve à plus de 4000m d’altitude, ça annonce un peu de souffrance pour les prochains jours…Une fois au sommet, on en prend déjà plein les yeux : une immense étendue plane encerclée par des volcans, et au milieu de tout ça, le village qui parait bien minuscule dans cette immensité. Après quelques minutes à contempler le paysage, on redescend pour aller se balader dans le village, autant vous dire que le tour fut vite fait ^^. On se pose alors dans une petite tienda pour prendre une bonne bière fraîche avant de passer au dîner : une soupe puis des pâtes pour une bouché de pain, ce n’est pas de la grande gastronomie mais ça fait largement l’affaire. On retourne ensuite à l’hôtel dans le noir le plus complet pour passer notre première nuit avec nos thermiques et une bonne paire de chaussettes car dans la chambre, ce n’est pas la canicule…

Arrivée sous le soleil à Sajama 

Le lendemain matin, on se lève tôt pour partir à l’aube vers les geysers, situé à environ 8km du village en direction de la frontière chilienne. Le temps est couvert, le vent souffle, il fait froid, on a connu plus agréable comme réveil, on espère que ça ne va pas durer toute la journée. Après près de 2h de marche sans croiser une âme, nous voilà arrivés sur place, on découvre un endroit magnifique, avec plusieurs dizaines de sources chaudes aux couleurs turquoise au milieu des herbes rases. Le temps s’est un peu dégagé, les conditions parfaites pour prendre notre petit déjeuner bien au chaud devant ce paysage superbe, et cerise sur le gâteau : nous sommes absolument seuls. On reprend notre chemin pour aller jusqu’à une lagune située 3km plus loin, mais problème, MapsMe (l’application indispensable pour les backpackers) ne connait pas cette lagune, on suit donc le seul chemin que nous avons trouvé, mais après plus d’une heure de marche sans aucune lagune à l’horizon, on se dit que ce n’était probablement pas le bon chemin. Qu’à cela ne tienne, le GPS nous dit qu’il y a une autre lagune en continuant sur notre chemin, la pente devient plus raide, on prend un peu de hauteur, le souffle devient plus compliqué mais à midi, après plus de 2h de marche nous voila arrivés au sommet, à plus de 4900m d’altitude. On se rend alors compte que nous venons d’atteindre sans le savoir la frontière entre la Bolivie et le Chili, matérialisée par une simple petite tour métallique, pas de poste frontière, pas de douaniers, c’est pour le coup bien plus simple de passer au Chili par ici que par la route…Le vent souffle fort là-haut et on aperçoit un orage un peu plus loin, on décide donc de ne pas trop s’attarder afin de pouvoir prendre notre déjeuner tranquille au niveau de geysers. La descente est bien plus facile que la montée, et en un peu moins d’1h30, nous voilà sur le lieu du repas, mais l’orage que nous avions vu a bien avancé et se trouve maintenant tout prêt, on voit les trombes d’eau qui tombent là où nous étions quelques minutes auparavant, et le tonnerre gronde de plus en plus fort. On se motive quand même pour ouvrir rapidement nos boites de thon pour se faire nos sandwichs « thon-moutarde », qu’on savoure les pieds dans l’eau chaude. Pas le temps de se faire le 2ème sandwich, l’orage devient trop menaçant, on pli bagages et on prend le chemin du retour. A peine un quart d’heure plus tard, les premières gouttes nous arrivent dessus, puis de la grêle…qui ne s’arrêtera quasiment pas jusqu’à notre retour au village. On a les pieds et les jambes trempés et congelés, on a vraiment hâte de retourner à l’hôtel pour prendre une bonne douche chaude bien méritée. Après 2h de marche dans des conditions assez peu agréables, nous voilà arrivés dans notre chambre, et là : pas d’électricité, et si pas d’électricité, eh bien pas d’eau chaude…100% loose. Ana, la gérante de l’hôtel nous explique qu’il n’est pas rare d’avoir des coupures de courant à cause du vent en cette saison…On espère donc que ça sera réparé rapidement, mais pour ce soir, ce sera toilette de chat à l’eau glacée du robinet. Le soir, on mange à l’hôtel, un bon repas chaud préparé par Ana, ça ne remplace pas la douche mais ça suffit à nous requinquer un peu avant la grosse journée de demain. Demain, c’est le grand jour, celui de l’ascension de notre premier sommet à plus de 6000m d’altitude, l’Acotango, situé à la frontière chilienne, et culminant à 6052m. Après le repas, on file donc se coucher car demain c’est réveil à 3h30.

Des  geysers à la frontière chilienne

Au milieu de la nuit, on entend frapper à notre porte, il est minuit passé, et c’est Mario qui vient nous dire qu’à cause de la pluie qui tombe en abondance depuis plusieurs heures, cela semble compliqué d’aller faire l’ascension, et que nous devrons la repousser au lendemain. Pas de soucis, on changera nos plans et notre nuit sera un peu moins courte aujourd’hui. On se lève donc tranquillement, on prend notre petit déjeuner au lit, puis on sort pour partir en direction de la laguna Huayna Khota. En mettant les pieds dehors, on se rend compte qu’il a vraiment pas mal neigé, il y a plus de 5cm partout dans le village, et comme on ne connait pas l’état du chemin, on se sent moyennement chaud de faire les 12km de marche jusqu’à la lagune. On se met donc en recherche d’un taxi pour nous y amener, on croise 2 types, on leur demande s’ils connaissent quelqu’un pour nous emmener : 1 coup de fil et hop, nous voilà dans le taxi direction la lagune. La route est quand même bien enneigée, on a bien fait de prendre l’option 4x4, et une fois sur place, c’est à nouveau le spectacle, une grande lagune remplie de flamants roses, dans laquelle se reflète le volcan Sajama fraîchement enneigé, c’est absolument incroyable. On fait le tour de la lagune, nous sommes juste tous les 2 pour profiter de ce moment et de cet endroit pendant près d’une heure avant de retourner au taxi. On prend alors la direction de bains chauds qui se trouvent à mi-chemin entre la lagune et le village, le taxi nous y dépose, nous ferons le chemin retour à pied. Là c’est un peu la douche froide quand le taxi nous annonce le prix : 140 BS (soit 18€), c’est presque le prix de 2 nuits à l’hôtel, cela dit, c’est de notre faute, on ne lui avait pas demandé le prix avant, et maintenant que le trajet est fait, on n’a plus trop le choix, ça nous apprendra…L’entrée des bains se fait au niveau d’une petite maison blanche et orange, on paye 10 BS (soit 1,3€€) pour l’entrée, puis nous marchons le long d’un chemin de terre pendant une dizaine de minutes jusqu’à arriver sur un petit ruisseau, où est aménagé un petit bassin d’eau chaude, en pleine nature, au milieu des herbes et des lamas, avec les volcans enneigés en toile de fond, autant vous dire que la petite déconvenue du taxi est vite oubliée. Sans tarder, on troque notre tenue chaude pour le maillot de bain et on file dans l’eau qui doit avoisiner les 35°C, sans mauvais jeu de mot, on nage dans le bonheur…On passe près d’une heure à se prélasser dans l’eau juste Coco et moi, un pur moment de détente et de plaisir. Une fois nos doigts bien fripés, on sort de notre bain privé, on remet nos vêtements chauds et on se met en route pour retourner au village. Le reste de l’après-midi sera consacré à une belle session sieste suivi d’un peu d’écriture, on ne force pas trop, et après le repas, on se couche tôt pour être en forme demain pour l’ascension de l’Acotango.

Lagune, flamants roses, volcans, sources chaudes, lamas sous un grand ciel bleu 

4h30, le réveil sonne, on enfile notre tenue, une bonne tasse de thé et à 5h, on décolle en compagnie de Mario pour 2h de route devant nous mener sur les flancs de l’Acotango, à 5300m d’altitude, lieu de départ de notre ascension. Il fait encore nuit mais le temps semble couvert, et ça se confirme au fur et à mesure où nous avançons, il y a une belle couche de nuages au-dessus de nos têtes. Heureusement, quand nous nous arrêtons pour commencer l’ascension, le ciel bleu fait son apparition, le soleil également. On commence à monter avec une bonne couche de neige fraîche sous les pieds, et le soleil qui nous tape sur la tête, on fait donc une première pause crème solaire et enlevage de couches car même si nous sommes à plus de 5500m, on a chaud ! On continue l’ascension et Mario se retourne de plus en plus vers les gros nuages au loin qui avancent tranquillement vers nous. En effet, plus on avance, et plus le temps se couvre, il ne fait pas spécialement plus froid mais on voit de moins en moins bien. Quand nous commençons la partie plus pentue, la neige fait son apparition, on ne voit alors plus grand-chose de ce qui nous entoure. Pour la dernière partie de l’ascension, on est en plein milieu d’un champ de congères d’environ 1 mètre de haut, qu’on doit enjamber les unes après les autres, ça peut paraître simple mais à presque 6000m, tout est plus difficile…Après plusieurs minutes d’effort, nous voila enfin sorti de ce bourbier, on fait alors une pause sur une partie plane, c’est là que Mario nous dit que ça y est, nous avons dépassé les 6000m ! On est trop content, et même si on ne voit absolument rien, on l’a fait ! Mais l’ascension n’est pas finie, il reste quelques mètres avant d’atteindre le sommet. C’est alors que Coco me demande ce que c’est que ce bruit aigue qu’on entend, au départ je n’entends rien puis je me rends compte que le bruit vient de mes bâtons, plus je les bouge, plus le bruit s’intensifie…étrange. Mario prend alors mon bâton, le lève en l’air, et bim, énorme coup de tonnerre ! Il nous explique alors que nous somme en fait en plein milieu d’un bel orage, et que le bruit que nous entendions venait de l’électricité qui était en train de se charger dans le bâton…engageant n’est-ce pas. Il nous demande ensuite ce que nous voulons faire : continuer jusqu’au sommet ou s’arrêter là, sachant qu’à cause de l’orage, l’ascension devient dangereuse. On ne réfléchit pas trop longtemps : on ne voit rien du tout, c’est dangereux et on a déjà atteint les 6000m, nous allons donc en rester là et entamer la descente, l’histoire retiendra qu’on a gravit l’Acotango, point ^^. La descente est limite plus compliquée que la montée, on passe par une pente vertigineuse et enneigée, Coco n’est pas au top de la confiance, mais on en vient à bout, il neige de plus en plus, on se prend des rafales en pleine face pendant toute la descente, c’est super sympa, et en prime, on commence à ressentir les effets de l’altitude avec un petit mal de tête qui pointe le bout de son nez…Un peu plus de 5h après notre départ, nous voilà enfin de retour au 4x4 pour prendre le chemin retour vers Sajama, content de l’avoir fait ou content d’avoir fini, on ne sait pas trop, mais content ! Après cette petite marche matinale, autant vous dire que l’après-midi est consacrée à une sieste bien méritée, puis la préparation de nos affaires en vue de notre départ le lendemain matin. Pour fêter notre premier 6000m on prend l’apéro avec Mario puis on enchaîne sur notre dernier repas à l’hôtel avant d’aller se coucher comme les poules car demain, le bus met les voiles à 5h30…

Notre tout premier 6000m...dans les nuages 

Nous sommes à un peu plus de mi-chemin de notre séjour en Bolivie, et nous venons de découvrir à Sajama un lieu vraiment extraordinaire, qui fera probablement parti de nos meilleurs souvenirs en Amérique du sud. Il est rare de trouver un endroit si perdu, avec des paysages si variés, différents mais tous plus magnifiques les uns que les autres, où on peut se balader seuls pendant des heures. Nous n’y aurons finalement passé que 3 jours et demi, mais que de souvenirs…

Posada Panatura Mariana (Chez Ana et Mario) : Super petit hôtel avec vue sur le volcan Sajama. Des petits bungalows plutôt mignons avec salle de bain privée et eau chaude (quand il y a de l'électricité ^^) pour seulement 80 BS la nuit. En plus Ana et Mario sont vraiment adorables...le top

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Publié le 24 février 2019

Salut la gente de plata,

Il fait encore nuit, et nous quittons Sajama par le seul et unique bus qui part du village, tous les jours vers 5h30 en direction de Patacamaya. C’est donc parti pour une grosse journée de bus devant nous amener à Potosi. Pour cela, nous prenons un bus à Patacamaya direction Oruro, suivi d’un autre bus direction Potosi. Il y a pas mal de transferts mais en réalité ce n’est pas très compliqué, il y a des bus qui partent très régulièrement donc ça se fait bien. On arrive enfin sur place en fin d’après-midi, on sort du terminal et on choppe le premier collectivo direction le centre-ville (c’est tout aussi pratique et surtout bien moins cher que les taxis). Notre première mission est de réserver notre tour dans les mines le lendemain, pour cela, on se rend à l’agence Big Deal, située à deux pas de la place, qui nous a été recommandée par plusieurs personnes rencontrées précédemment, notamment car elle est tenue par des anciens mineurs et certains encore en activité, et qu’elle fait les choses « proprement » (ils se refusent par exemple à faire exploser de la dynamite à des touristes…). Une fois sur place, le type nous explique leur tour, les prestations qu’ils proposent, leur éthique…et le prix, ça nous convient très bien et pour 150 BS par personne (soit 19€), nous partirons avec eux demain matin. Le tour réservé, on part à la recherche de notre hôtel pour la nuit, on ne se complique pas la vie, on s’arrête dans celui qui est juste à côté de l’agence, l’hôtel La Realeza, la fille nous annonce 140 BS pour la nuit en chambre double avec salle de bain commune (soit 18€), on trouve ça un peu cher au regard de ce qu’on a pu avoir avant, on décide donc d’aller voir ailleurs…On va dans un autre hôtel à priori bon marché, le mec nous dit qu’il n’a plus de chambre double et surtout qu’au tarif que nous avons en tête (une centaine de BS), nous ne trouverons rien à Potosi, sauf en dortoir. Sachant ça, on retourne donc au premier hôtel qui n’était finalement pas si cher que ça pour la ville, on pose nos affaires, et on ressort directement pour le dîner car à presque 20h, on a la dalle. Là encore, on fait au plus simple, à 20 mètres à gauche de l’hôtel au coin de la rue, un petit restaurant italien qui fera très bien l’affaire avec le classique pizza / bière, juste ce qu’il nous faut avant d’aller se coucher. Pour digérer quand même un peu, on va se balader rapidement sur la place centrale où il y a plein d’animations de Noël pour les enfants, c’est super animé et coloré, ça nous plonge quelques instants dans la magie de Noël que nous n’avons finalement pas trop retrouvé en Bolivie. C’est donc avec un brun de nostalgie que nous filons nous glisser dans le lit.

Potosi by night 

Le lendemain, à 8h30, on traverse la rue pour se rendre à l’agence, et c’est parti pour une matinée à la découverte de l’univers des mineurs de Potosi. On monte dans notre mini bus qui fait un premier arrêt au marché des mineurs, l’endroit où ils se fournissent tous en matériel et trucs en tous genres : vêtements, dynamite, cigarettes, feuilles de coca, alcool éthylique, et surtout, une espèce de pâte noire assez dure, qui ressemble un peu à du charbon de bois, et qui a un goût de poisson pourrit, il paraîtrait que les mineurs en raffole…eh bien nous, pas trop ^^. Après un peu d’histoire sur le marché, la vie des mineurs, etc…on remonte dans le bus en direction d’un petit local dans lequel on se change pour revêtir notre tenue de combat : pantalon et veste de protection, bottes en caoutchouc, casque de chantier avec frontale vissée sur le crâne, et un petit masque pour éviter de respirer trop de poussière, nous voilà fin prêt. On se dirige alors vers un des lieux où les roches extraites de la mine sont acheminées pour y extraire les différents minerais. Il y a des énormes machines qui tournent en remuant une sorte de bouillasse, mélange de minerais et de produits chimiques, car oui, pour réaliser l’extraction, ils utilisent des produits sympas comme du cyanure par exemple, ça ne donne pas spécialement envie d’être à leur place ! Notre guide nous explique alors que ces sites d’extraction appartiennent à des sociétés privées, pour la plupart étrangères, et qu’elles achètent les roches à des prix très bas aux mineurs (ce qui ne leur va bien évidemment pas du tout), mais qu’ils n’ont pas le choix car ce sont les seules structures capables de réaliser ce travail. Après avoir vu la fin du processus, on se dirige vers « la montaña de plata », la montagne d’argent comme on l’appelle ici, la colline où se trouvent les mines de Potosi, constituées d’interminables galeries réparties sur 3 étages (où peut être plus vu qu’il n’y a pas de plan ^^). Elle est surnommée ainsi car à l’époque, on extrayait d’énormes quantités d’argent, ce qui a fait la renommée de la ville et la richesse des espagnols... Désormais, l’argent se fait beaucoup plus rare, les principaux minerais étant aujourd’hui le cuivre et le zinc. Une fois sur place, on est un peu dans un autre monde, la colline est un immense chantier avec des entrées de galeries partout, des barraques qui tiennent on ne sait trop comment et des déchets un peu partout. Nous arrivons devant l’entrée de la mine et on commence à s’enfoncer sous terre dans des galeries qui par endroits ne font pas plus d’1 mètre de haut, il fait sombre, l’air est chargé de poussière, ça sent la poudre et les parois sont maintenues par des planches de bois qui paraissent parfois assez peu solides. Là-dedans, c’est un balai incessant de mineurs qui charrient des kilos de gravas dans des brouettes pleines à ras bord, on croise des moins jeunes, mais aussi des gamins qui n’ont pas plus de 15 ans. C’est les vacances scolaires, ils nous disent qu’ils sont là pour aider mais on ne saura jamais s’il vont vraiment à l’école le reste du temps ou s’ils travaillent tout simplement ici tous les jours (sujet un peu tabou quand même)…Non loin de l’entrée de notre mine, on trouve un hôtel avec « le dieu de la mine », censé apporter sécurité, santé et prospérité aux mineurs en échange d’offrandes comme des cigarettes, de l’alcool, de la coca…On se trimbale pendant plus d’une heure dans différentes galeries, on rencontre différents mineurs en train de travailler, on en profite pour leur donner des feuilles de coca et des boissons achetées le matin au marché (ce sont des petits gestes qui sont appréciés des mineurs), et on se rend surtout compte des conditions dans lesquelles ces gens travaillent et la difficulté de leur quotidien. Honnêtement, après avoir vu ça, je pense qu’on ne peut plus se plaindre de nos conditions de travail en France…On ressort de la mine tout poussiéreux et surtout avec une belle leçon de vie. Certes, ce n’est pas forcément l’endroit le plus « fun » et le plus grandiose que nous ayons visité depuis le début du voyage, mais c’est une vraie expérience que nous sommes contents d’avoir pu vivre. Notre tour se termine sur les coups de midi, heure d’aller prendre notre repas au marché central, accompagné de Gaspard et Héloïse, 2 français rencontrés le matin même. On se pose dans une toute petite guitoune où pour 10 BS par personne (soit 1,3€), on a le droit à une grosse soupe de maïs ultra dense, puis de la viande hachée cuisinée avec du riz, et la boisson en plus…il y a tellement à manger qu’on se demande comment les locaux font pour en venir à bout, mais ça a le mérite d’être excellent et vraiment pas cher. Après le déjeuner, on part se balader un peu dans le centre-ville en attendant 14h, heure d’ouverture de la Casa de la moneda, un musée qui retrace une partie de l’histoire de la ville et du pays. Pas de chance pour nous, le lieu est exceptionnellement fermé l’après-midi pour préparer des festivités ayant lieu les prochains jours…dommage. Nous n’avons plus grand-chose à faire à Potosi, on décide donc de prendre nos affaires et de se rendre plus tôt que prévu au terminal de bus pour prendre la route direction Sucre. Comme d’habitude, on trouve assez facilement un bus qui part sous peu, avec une arrivée prévue dans la soirée. En arrivant aux abords de Sucre, on se rend tout de suite compte qu’elle a quelque chose de particulier, qu’elle n’est pas comme les autres villes de Bolivie : un énorme centre de conventions flambant neuf, des immeubles, des maisons avec du crépit, des routes goudronnées…ça change un peu ! une fois au terminal, on prend le premier collectivo direction le centre-ville pour se rendre à l’hôtel Colors House, non loin de la Plaza 25 de mayo. Le lieu à l’air super sympa, dans une ancienne maison coloniale avec un patio central ! Il est près de 21h, mais il leur reste une chambre double immense avec une salle de bain extérieure privée, pour seulement 120 BS (soit 15€), c’est le grand luxe, la nuit s’annonce sous les meilleurs hospices.

L'univers des mines de Potosi... 

Le lendemain, on se lève tranquillement et on profite du petit déjeuner dans le patio de l’hôtel avant de sortir pour commencer notre balade dans la ville, après un petit tour de la place centrale, qui soit dit en passant est plutôt jolie, on se dirige vers le grand marché central, où comme d’habitude, on trouve absolument tout et n’importe quoi, des fruits et légumes, de la viande, des paniers, des produits ménagers…on aime définitivement flâner dans ce genre d’endroits ! On se pose quelques minutes pour le déjeuner, et en repartant, pour le dessert, on teste les gelly locales présentées dans des verres en plastique…Coco n’est pas super emballée mais se laisse quand même tenter et au final, eh bien ce n’est pas si mal que ça. On monte ensuite sur les hauteurs de la ville pour aller visiter le musée des arts indigènes, qui retrace une partie de l’histoire et de la culture, notamment musicale, vestimentaire et spirituelle des populations locales. Le musée n’est pas très grand mais très riche et très bien fait, on y apprend beaucoup de choses, notamment pourquoi les gens adorent écouter de la musique complètement fausse par exemple…On vous laisse le plaisir de l’explication pour quand vous irez visiter ce musée qui vaut vraiment le détour. On retourne ensuite dans le centre pour faire un autre musée avec des expositions temporaires, sur le papier ça avait l’air plutôt sympa, mais que nenni, on ne se souvient même plus du nom du musée…heureusement qu’il était gratuit ^^. On fini la journée en flânant dans la ville qui est, somme toute, très agréable, puis nous partons faire quelques courses avant de revenir à l’hôtel pour se faire un bel apéro avec un bon vin bolivien, tellement bon qu’on se siffle toute la bouteille avant d’aller dîner dans un restaurant juste à côté de l’hôtel, El Solar : ambiance plutôt cosy, buffet des entrées à volonté, plats très bons et hyper copieux, le tout pour un prix très abordable. C’est donc en roulant que nous parcourons les quelques mètres qui nous séparent de notre lit pour se reposer de notre journée bien remplie.

A la découverte de Sucre 

Dernière journée à Sucre, après un bon petit déjeuner, on part à nouveau arpenter les rues de la ville pour une petite session shopping, avant de se rendre au bureau de l’immigration afin de faire étendre notre visa bolivien, nous avions mal calculé notre coup, en restant 32 jours dans le pays avec un visa valable 30 jours. Heureusement la procédure est assez simple, moyennant une photocopie du passeport, le type, aimable comme une porte de prison, nous tamponne notre passeport avec une extension de 30 jours supplémentaires. En début d’après-midi, on visite la Casa de la libertad, un musée qui retrace une partie de l’histoire géographique et politique de la Bolivie. Même si la guide était un peu brouillonne et parlait un anglais assez approximatif, l’endroit est quand même intéressant, et super beau. On termine la partie culturelle en allant goûter le chocolat bolivien chez Para Ti, on se fait un gros chocolat chaud avec une belle part de gâteau, un bonheur pour les papilles. Il est ensuite temps pour nous d’aller chercher nos sacs à l’hôtel et de se rendre au terminal de bus, tandis que le temps se gâte peu à peu…Arrivés au terminal, on se met en recherche d’un bus de nuit direction Tarija, on croise un type qui nous dit qu’il n’y a que 3 compagnies qui font le trajet, et que toutes sont complètes pour ce soir…ça sent la loose à plein nez ! Comme on n’a pas spécialement envie de rester une nuit de plus sur place pour le plaisir, on s’obstine un peu, on demande un peu à droite à gauche, une première personne nous propose de faire le trajet en soute (mais bien sûr…et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu…), on trouve ensuite un gars qui nous propose de voyager dans les escaliers pour 110 BS par personne, alors que le prix normal est à priori de 150 BS. On n’a pas trop le choix, on prend, et tant pis pour notre dos, on dormira mieux les nuits suivantes. On monte donc dans le bus en attendant patiemment que tout le monde s’installe, pour voir si par miracle, il n’y aurait pas quelques places de libres pour que nous puissions y installer notre fessier. La partie haute du bus semble bien remplie, par contre, les 2 sièges de devant sur la partie basse du bus, qui ressemble à une 1ère classe, avec des sièges plus larges, plus de place…restent inoccupés. Le bus démarre, on attend debout quelques minutes pour voir si personnes ne vient prendre la place…puis on fini par s’installer confortablement, c’est le grand luxe, nous devions passer la nuit dans un escalier, et on fini dans un siège top confort, que demander de plus. C’est donc parfaitement reposés que nous arrivons sur les coups de 7h du matin à Tarija…

Musée des arts indigènes de Sucre : Petit musée perché sur les hauteurs de la ville, il permet d'en apprendre beaucoup plus sur les populations locales et leurs traditions...un endroit à visiter absolument

Hôtel Colors House à Sucre : très bien placé, juste à côté de la place centrale, l'endroit parfait pour passer quelques jours à Sucre, dans une belle bâtisse coloniale et pour un prix raisonnable

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Salut les followers,

Nous faisons un nouveau post intermédiaire pour vous annoncer quelques changements dans le format rédactionnel du blog. En effet, nous constatons que nous sommes dans l’incapacité la plus totale à rattraper le retard accumulé en Amérique du sud, et qu’en plus, ce n’est pas en Asie que cela va changer (bien au contraire…), trop occupés à profiter à fond de tous les paysages, treks, marchés, cascades...qui s’offrent à nous. On a donc décidé de modifier un peu la façon de vous raconter nos aventures, afin que vous puissiez enfin nous suivre avec moins d’un mois de retard 😊. Désormais, nous vous donnerons un peu moins de détails écrits pour laisser la part belle aux photos et illustrations diverses de notre quotidien (ne vous inquiétez pas, on vous donnera tous les détails à notre retour si vous le souhaitez !). En espérant que vous continuerez à nous suivre et à nous donner de vos nouvelles qui nous font toujours autant plaisir à l’autre bout du monde. On vous embrasse fort !

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Salut les œnologues en herbe,

Nous voici à Tarija, cœur de la région viticole de Bolivie. On galère un peu à trouver un hôtel à prix abordable, et après plusieurs tentatives infructueuses, on fini par poser nos affaires au Kultur Berlin, et on repart directement pour aller visiter la bodega Campos de Solana, une des plus grosse maison viticole de Bolivie. Malheureusement, le lieu ferme à midi et il est 11h30 passé, on a donc juste le temps de faire une visite express de la cave et du chai, même pas le temps pour une dégustation…on est un peu déçu, mais cela ne nous empêche pas de repartir avec une bouteille 😊. Nous voulions également visiter la maison Kohlberg, la plus grosse et la plus connue, mais là encore, weekend oblige, c’est fermé…L’après-midi sera donc consacré à une visite de la ville, pas très grand mais plutôt mignon. Le soir on se pose boire un verre en terrasse sur la place centrale, où nous avons le plaisir d’assister à la nuit tombée à un spectacle incroyable : le balai des photos de mariages. Près d’une dizaine de couples fraîchement mariés sont venu se faire photographier sur la place illuminée, avec parfois des tenues d’un goût assez douteux…c’était très drôle. Pour le dîner, on mange dans un petit boui-boui local, dans lequel on peut enfin déguster pour la première fois la bière de Potosi : la Potosina, la bière qui est brassée le plus haut au monde (c'est ce qu'il y a marqué sur l'étiquette ^^), et qui est soit dit en passant très bonne.

Première journée à Tarija, la ville bolivienne du vin 

Le lendemain matin, on part faire un tour organisé pour visiter des petites bodegas indépendantes, on passe un super moment : près d’une dizaine de lieux, plus de 25 dégustations, c’est presque le paradis. On se rend alors compte que les boliviens n’ont vraiment pas le même palet et les mêmes goûts en matière de vin. Ils aiment les vins très sucrés, limite liquoreux, compliqués pour nous donc de trouver un vin sec, d’autant que leurs vins secs ressemblent aux vins moelleux de chez nous…on vous laisse imaginer comment sont alors leurs vins doux ^^. La matinée se termine, on est complètement ravis des ces découvertes, et un peu pompette aussi…L’après-midi, après un repas dans un bistrot sympa sur la place centrale de la ville, où Coco revit complètement après avoir mangé un délicieux cheese-cake, c’est détente et balade dans la ville sans trop forcer.

Dégustation de vins de petit producteurs locaux, un sacrée découverte ! 

24 décembre, veille de Noël, on prend un bus direction Tupiza. C’est parti pour 6h de bus sur la soi-disant route de la mort (encore une…) qui finalement n’est pas si terrible que ça, OK il n’y a pas de parapets partout, les routes en terre dans la montagne ne sont pas très larges, mais on a vu bien pire, même chez nous, d’autant que les paysages le long du chemin sont à couper le souffle. 6h plus tard, nous voilà arrivés sur place, on pause nos affaires à l’hôtel Butch Cassidy, qui s’avèrera être l’hôtel avec le meilleur rapport qualité prix de toute l’Amérique du sud. Au programme de la fin d’après-midi, recherche d’agences pour le trek en 4x4 dans la Salar d’Uyuni, puis quelques courses pour se concocter un bon apéro pour le réveillon de Noël. Vers 19h, c’est l’heure de commencer les festivités, on s’installe dans le salon de l’hôtel, avec vue sur les montagnes (on s’est fait « beau » pour l’occasion), c’est plutôt cool. On est rapidement rejoint par un couple de français avec leurs 2 enfants, ainsi que 2 autres français, avec qui on partage finalement l’apéro, on passe un super moment. On s’extirpe vers 21h pour aller dîner en ville avec au menu, une belle parillada de viande (un barbecue à Noël, on aura tout vu ^^), puis on retourne à l’hôtel pour partager le dessert avec le petit groupe du soir. Ça ne remplace pas un bon Noël en famille mais ce n’était vraiment pas si mal comme réveillon.

Une veille de Noël et un réveillon pas comme les autres...

Le lendemain, on traîne un peu au lit avant d’aller profiter du petit déjeuner gargantuesque à notre disposition dans le salon. Sur les coups de midi, on retrouve Quentin, notre collègue marseillais rencontré lors du Salkantay trek au Pérou, qui nous a retrouvé sur place pour passer les prochains jours ensemble. On se fait un petit repas classique au marché puis on part pour 3h de balade à cheval dans le Canyon del Inca, situé juste à côté de la ville : les montagnes sont rouge-orangé, entrecoupées de quelques montagnes multicolores et d’arbres vert fluo, le paysage est vraiment superbe. La balade est très sympa mais après 3h sur notre destrier, on est quand même bien content que ça se termine car nos fesses commencent sévèrement à souffrir. S’en suit une sieste bien méritée avant de retrouver Quentin pour aller dîner dans une sorte de « Diner » bolivien à priori assez prisé par les locaux, mais qui ne restera pas dans les annales de la gastronomie.

Une journée agréable pour les yeux, plus compliquée pour nos fesses... 

Dernière journée à Tupiza : journée off, on en profite pour bien se reposer, écrire un peu, aller faire quelques courses et surtout booker notre tour en 4x4. On retrouve Quentin en fin de journée pour à nouveau, se faire un bel apéro dans le salon de l’hôtel. On file ensuite dîner dans un bar-pizzeria où on rencontre fortuitement les 2 filles qui viendront compléter notre voiture pour le Salar le lendemain, Marina et Elisa, 2 françaises elles aussi en balade en Amérique du sud. On papote autour de quelques bières avant d’aller se faire une bonne dernière nuit avant le départ pour 4 jours de trek pour rejoindre le Salar d’Uyuni.

Hôtel Kultur Berlin à Tarija : les hôtels sont tous très chers dans cette ville par rapport aux autres villes faites précédemment. Dans ce contexte, le Kultur Berlin propose une grande chambre double avec salle de bain commune très propre, pour 160 BS. Pour ce prix, le petit déjeuner est inclus, et il est vraiment très bon et copieux


Hôtel Butch Cassidy à Tupiza : probablement un des meilleur rapport qualité prix depuis notre départ. Une grande chambre double avec salle de bain privative et eau chaude pour 160 BS, avec inclus un petit déjeuner pantagruélique. En plus de ça, le personnel est super sympa, on recommande à 200%

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Salut les pilotes,

On se retrouve donc à l’agence avec toute la team, on fait alors connaissance de notre guide, Fanor et sa femme Santosa qui sera notre cuisinière pour les prochains jours. Une fois le 4x4 chargé, c’est parti pour notre première journée de route, et rien que le matin, on en prend déjà plein les yeux : traversée d’un canyon aux roches complètement découpées ; balade dans une prairie remplie de centaines d’alpagas, on se fait même un peu gronder car on traine un petit peu trop, mais on les aime tellement ces petites bêtes… ; découverte de la cuidad del encanto, des formations de roches poreuses qui ressemblent est un décor de Star Wars. Si les prochains jours sont pareils, on sera vraiment gâtés, d’autant qu’après une rapide pause déjeuner, c’est reparti : visite de ruines d’un village espagnol, aujourd’hui habité par des petits chinchillas sauvages ; traversées d’immenses étendues vallonnées pour atteindre la laguna Mojeron située à 4855m d’altitude. On arrive en fin de journée dans le village microscopique dans lequel nous allons passer la nuit, avec en cadeau un magnifique coucher de soleil aux couleurs incroyables. Après le goûter suivi rapidement d’un bon repas, on file se coucher avec déjà des images plein la tête (et plein le téléphone aussi 😊).

 Trek J1 :  ciel nuageux, ciel bleu, ciel rose, ciel jaune...on aura tout vu 

Le lendemain, on commence la journée en allant rencontrer des lamas, sagement en train de dormir dans leur enclos de pierre, puis on reprend la route pour s’arrêter au niveau d’une lagune sur laquelle se reflète les nuages et les montagnes au loin, c’est magnifique avec en prime les flamants roses qui volent en rasant l’eau, et ça continue quelques centaines de mètre plus loin avec une autre lagune, recouverte quasi intégralement d’une couche blanche, non pas de sel mais de borax, minéral très présent dans cette région de Bolivie. On passe de longues minutes à contempler le lieu, on se balade autour de la lagune, on en prend plein les yeux…On continue notre chemin en passant par le désert de Dali, avec des roches posées sur le sable, qui soi-disant ressemblent à un tableau du peintre espagnol (on n’est pas super convaincu sur la ressemblance avec un Dali mais l’endroit est sympa ^^). On termine notre chemin à la frontière avec le Chili, avec devant nous le volcan Licancabour, à cheval entre les 2 pays, et au pied duquel se trouve une superbe lagune avec une eau bleu-vert, d’où son nom de laguna verde. Nous partons ensuite en direction du nord pour rejoindre des sources chaudes où nous prenons un petit bain plutôt agréable avant de prendre le déjeuner, avec une bouteille de vin s’il vous plait. L’après-midi, on commence par s’arrêter au niveau de geysers complètement fous, les couleurs sont incroyables, allant du jaune, au vert-gris, au rouge…il y a de la fumée partout et ça sent le souffre à plein nez. On se balade au milieu des bassins bouillonnants, on se croirait sur une autre planète…puis on repart pour la dernière attraction de la journée : la laguna Colorada, une lagune rouge, verte, blanche, peuplée de flamants roses et de lama. Le lieu est magnifique mais ce n’est pas les tropiques, si bien qu’après bientôt 45 minutes à contempler le paysage et les lama qui broutes l’herbe verte au bord de l’eau, le vent bien froid nous pousse à retourner au 4x4 pour se rendre dans le petit village pommé (encore un) situé à 2h de route où nous passerons la nuit.

Trek J2 : lamas, lagunas et geysers en folie 

3ème jour de trek, on commence par s’arrêter dans une sorte de désert rempli d’énormes rochers, dont un soi-disant en forme de coupe du monde de football, c’est là encore un peu tiré par les cheveux mais bon… Puis nous faisons un stop au fameux « rocher du chameau » que l’on voit souvent sur les photos, on en profite pour se faire quelques petites photos de team sympas. On continue par un peu d’escalade pour monter en haut des rochers et avoir une superbe vue sur les alentours. On est un peu haut, c’est un peu flippant mais le paysage vaut le détour. Après quelques minutes de route à travers les cailloux, la terre et le sable, on arrive dans un endroit incroyable : la laguna Negra. On crapahute au milieu de rochers et des petits chinchilas pour arriver sur une langue de terre où trône une lagune à l’eau sombre, dans laquelle se reflète les rochers, c’est vraiment très beau. Nous ferons la pause déjeuner dans une petite salle juste à côté. Après le repas, on se dirige vers un immense canyon au fond duquel serpente un court d’eau entouré de verdure, puis on se met en route pour rejoindre l’entrée du Salar d’Uyuni. Après plusieurs heures de route, nous voilà arrivés à notre hôtel pour la nuit, intégralement fait en sel, c’est vraiment sympa. A peine le temps de poser nos affaires et on repart en direction du Salar pour aller prendre l’apéro et faire quelques photos pour le coucher de soleil. On a de la chance car le temps qui était menaçant s’améliore petit à petit pour laisser même place à quelques apparitions du soleil. On partage donc une bonne bouteille de vin accompagnée d’olives et de fromage (c’est grand luxe) avant de se lancer dans une séance photos avec notre guide comme directeur artistique…On passe un super moment avant de retourner à l’hôtel pour le dîner. Pendant que certains prennent une douche et se reposent, Marina et moi nous lançons dans la confection d’un tarte tatin avec les moyens du bord, qui terminera parfaitement notre dernier repas du soir tous ensemble. Au milieu du repas, la pluie fait son retour et tombe de plus en plus fort, on espère que cela ne durera pas trop longtemps et que demain, le temps sera meilleur et la route praticable.

Trek J3 : en route vers les portes du Salar 

Le réveil sonne aux aurores, et malheureusement la pluie est toujours là…Nous devions prendre la petit déjeuner sur le Salar mais on attend finalement à l’hôtel que la pluie cesse. Le temps semble enfin se dégager un peu, on prend donc la direction de l’île aux cactus, qui porte très bien son nom puisque peuplée d’un nombre incalculable de cactus pouvant atteindre plusieurs mètres de haut et qui ont donc des centaines voire des milliers d’années. Une fois au sommet de l’île, on a un super panorama sur le Salar, et on se rend compte de l’immensité de ce désert, on n’en voit pas le bout ! On remonte ensuite dans le 4x4 et on commence notre longue route en direction de l’entrée du Salar côté Uyuni. On faire un premier arrêt dans une partie où il n’y a pas d’eau, et le sel est complètement craquelé par terre, avec le ciel bleu juste parsemé de quelques nuages, c’est magnifique. Mais ce n’est rien comparé au second arrêt que nous faisons où le sol est recouvert d’une fine couche d’eau, formant comme un miroir où tout se reflète : le ciel, les nuages, nous…c’est absolument incroyable. C’est donc parti pour une interminable séance photo, qui dure de longues minutes et génère tout un tas de photos toutes plus belles les unes que les autres. Malheureusement, il faut bien y aller à un moment car nous sommes attendu à la sortie du Salar pour partager notre dernier repas ensemble. On se pose dans une petite maison qui fait cantine mais également boutique de souvenir, férocement gardée par un « lama de compagnie » complètement fou-fou et super mignon. On se fait donc une petite session « câlin de lama » avant de partir pour la dernière activité du tour : la visite d’un cimetière de trains, qui avouons-le, n’a aucun intérêt surtout après avoir passé la matinée sur le Salar…C’est donc complètement enchantés que nous terminons notre trek en 4x4 qui restera certainement comme un dès moment les plus extraordinaire du voyage. On se retrouve alors dans la ville d’Uyuni, où nous devons passer quelques jours en attendant le 2 janvier et la reprise du trafic normal des bus en direction du Chili. Pour vous faire une idée, Uyuni, c’est probablement la ville la plus moche, la plus chère, avec les gens les plus désagréables de toute la Bolivie…Un endroit complètement inintéressant où nous allons passer les 2 prochains jours, dont le nouvel an : SUPER. Entre les hôtels miteux, ceux hors de prix, ceux fermés, on galère un peu à trouver une chambre si bien qu’on fini par craquer en s’arrêtant dans un endroit complètement hors budget, Los Girasoles, mais qui a le mérite d’être calme, propre et confortable. Pour le soir, on se fait un gros apéro dans la chambre puis un petit sandwich sans prétention pour le repas.

Trek J4 : le Salar d'Uyuni, un des plus beau endroit du monde  

Le lendemain, c’est le 31 décembre, on commence la journée par un petit déjeuner finalement assez déceptif pour le prix de l’hôtel, on décide donc de changer d’endroit pour les 2 prochaines nuits. On pose nos sacs au Beliz Inn, situé un peu plus loin du centre, mais avec des prestations tout aussi correctes et un prix bien moins prohibitif. On file ensuite se balader un peu dans la ville histoire de bien être sûr que nous n’ayons rien louper à visiter…On vous le confirme, il n’y a vraiment mais vraiment rien à voir à Uyuni ^^. On passe dans le seul restaurant chic et sympa de la ville pour réserver une table pour le soir, le type nous dit que pour l’instant il n’a aucune réservation, que ce n’est donc pas la peine de réserver, qu’en se pointant à 20h ce sera bon. Sur ce, on part faire quelques courses pour notre apéro du soir puis on file se poser à l’hôtel. 18h30, c’est le moment d’attaquer, on ouvre une bonne bouteille de vin achetée quelques jours plus tôt à Tarija, pain, pâté, olives, petits crackers…on se fait un super apéro de réveillon, puis on file au restaurant pour le dîner. Et là, patatras, en arrivant, la salle est comble, et le mec nous dit que les seules tables de libres sont réservés, on a beau lui expliquer, il s’en fout complètement et nous dit qu’il ne peut rien pour nous…ça nous apprendra à faire confiance à un bolivien ^^. C’est ainsi qu’on se retrouve pour le réveillon du premier de l’an à manger dans une pizzeria à Uyuni, la grande classe. On se console un peu en se disant qu’on à manger une pizza avec une pâte de quinoa qui était vraiment bonne et copieuse. On retourne ensuite à l’hôtel et on se glisse dans le lit, un épisode de Viking en attendant minuit et au dodo : Bonne année !!

Une pizza, une bière...et bonne année !! 

Le lendemain est une copie conforme de la veille : on passe la journée à lézarder dans la chambre, oscillant entre retouche photo, séries, séance de sport et sieste. Une petite sortie l’après midi pour aller faire un tour au marché et me faire couper les cheveux, puis le soir, un restaurant tout simple avant d’aller profiter de notre dernière nuit dans la délicieuse ville d’Uyuni.

2 janvier, jour de départ direction le Chili. On prend notre petit déjeuner et on se prépare tranquillement avant d’aller faire quelques courses pour le repas puis attendre notre bus direction San Pedro de Atacama avec un départ à 13h30.

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Salut les hommes des sables,

Il est presque minuit, il fait nuit noire et nous voilà enfin arrivés à San Pedro de Atacama. Nous marchons quelques minutes dans les rues désertes pour rejoindre notre hôtel, le Refugio Don Natu, où nous passerons 5 nuits. On s’installe dans notre chambre et on file au lit histoire de ne pas être trop crevés demain matin.

3 janvier, premier jour à San Pedro consacré à la visite de la Vallée de la Luna, une sorte de désert de roches et de sable situé à quelques kilomètres. On s’arrête chez le premier loueur de vélos que nous trouvons, on s’achète de quoi grignoter le midi, et c’est parti. Comme nous sommes parti tôt le matin, on a la chance d’éviter le flot de touristes et de profiter des paysages magnifiques quasiment seuls. Les différents points de vue sont tous plus incroyables les uns que les autres, c’est super calme, un endroit très agréable pour les yeux et reposant pour l’esprit. Le retour au village est lui plus compliqué, on a déjà quelques kilomètres dans les jambes, les côtes deviennent plus difficiles à gravir d’autant qu’il commence à faire excessivement chaud. On est bien content de revenir en ville après 6h de balade. On file à l’hôtel prendre une bonne douche puis on ressort pour aller se balader dans les rues. Le calme de la matinée laisse alors place à une marée de touristes, c’est complètement fou, il y en a partout, c’est même un peu trop, on se croirait Boulevard Haussmann la veille de Noël. On se rend alors compte que le village tout entier est fait pour les touristes, avec des tours operators, des restaurants et des boutiques de souvenirs partout. On profite de la fin d’après midi pour faire un petit comparatif des agences et organiser les visites des prochains jours, car toutes les activités sont à l’extérieur de la ville, souvent à plusieurs dizaines de kilomètres voir beaucoup plus, si bien qu’il est impossible de se débrouiller par ses propres moyens. Une fois notre programme terminé, on fini tranquillement la journée avant d’aller se reposer au calme à l’hôtel.

Vallée de la Luna 

Le lendemain, matinée off, on se fait une petite grâce mat’ suivi d’un bon gros petit déjeuner avec œuf brouillés, fruits, pains au chocolat…un vrai petit goût de la maison…En début d’après-midi, on par en mini-bus direction la laguna Piedra, une lagune d’eau ultra salée, si bien qu’on y flotte sans faire le moindre effort, c’est une des rares fois ou j’ai réussit à faire la planche, un exploit…Bon la baignade c’est sympa mais l’eau n’est pas si chaude que ça donc on ne s’attarde pas non plus et on file se balader pour voir les autres lagunes aux alentours. On reprend la route pour s’arrêter non loin de là au niveau de 2 trous d’eau parfaitement circulaire au milieu de nulle part, les plus courageux oseront quelques plongeons, nous concernant, on restera sur le bord à contempler les lieux. Le dernier arrêt se fait à la Laguna Cejar, une immense lagune recouverte d’une épaisse couche de sel, avec en toile de fond le volcan Licancabour, l’endroit est très beau, surtout en fin de journée. Pour le coucher de soleil, on retourne à notre mini-bus où notre chauffeur nous a préparer un petit apéro avec des olives, du pâté et du Pisco Sour (le cocktail local), le ciel se pare de couleurs magnifiques…c’est une journée qui se termine bien.

Laguna Ceijar 

Pour notre 3ème journée, c’est détente totale, on ne fait rien de la journée si ce n’est se balader dans la ville, on flâne, on rentre dans toutes les boutiques…journée assez peu fatigante mais parfaite pour préparer l’activité du soir : l’astronomico, une sortie de nuit pour aller observer le ciel et les étoiles au télescope. Après quelques minutes de bus pour sortir de la ville, on arrive dans un champ où sont installés 3 gros télescopes, il n’y a aucune pollution lumineuse, le ciel est complètement dégagé, parfait pour observer les milliers d’étoiles au-dessus de notre tête. Notre guide du soir nous fait voir la voie lactée, la planète Mercure qui est l’étoile la plus jaune de toutes…et nous donne quelques informations sur les constellations, la formation des étoiles, la façon dont les Inca se servaient du ciel pour se repérer, ou prévoir la météo…Une sortie très sympa et instructive, le top.

Astronomico (photo non trafiquée ^^) 

Le lendemain, on part le matin en direction de la Vallée Arcoiris, situé à une bonne heure et demi de San Pedro. Après un petit déjeuner copieux, on visite un site où se trouvent des dessins gravés dans la roche, datant de la période Inca. Puis on reprend la route pour aller jusqu’à une vallée entourée de montagne de toutes les couleurs, ce n’est pas aussi régulier que la montagne arc en ciel au Pérou mais ça vaut le détour, c’est vraiment très beau. De retour en ville, on passe l’après-midi à se balader sans trop forcer car le lendemain, le réveil sera matinal…

Vallée Arcoiris 

Dernier jour dans le sud du Chili, et en effet, on se lève comme les poules, vers 4h du matin, pour se rendre aux geysers del Tatio, le 3ème plus grand site de geysers au monde, situé à près de 100km de San Pedro. Nous arrivons sur place, le soleil est tout juste en train de se lever, et il fait extrêmement froid. Autant l’après-midi, en ville, on dépasse les 30°C, alors qu’ici, nous sommes à plus de 4000m d’altitude et le matin, il fait moins de 0°C, ça caille sévèrement ! Malgré le froid, on profite quand même de l’endroit qui est superbe au soleil levant, avec les premiers rayons qui viennent éclairer les fumerolles. Après un petit déjeuner avec du bon thé bien chaud, on prend le chemin du retour en s’arrêtant devant des lagunes, des canyons, avec des volcans enneigés en toile de fond, on a connu pire comme paysage…De retour à l’hôtel, on se fait un déjeuner rapide puis on prend nos sacs pour se rendre au terminal afin de prendre un bus direction Calama, ville d’où nous décollons demain en direction de la capitale Santiago.

geysers del Tatio 
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Salut les grapheurs,

Le 8 janvier, nous décollons de Calama dans la matinée en direction de Santiago du Chili, on mange dans l’aéroport en attendant notre bus puis nous partons vers 14h en direction de Valparaiso, situé sur la côte à 1h30 de la capitale. Nous arrivons donc dans l’après-midi et nous filons directement poser nos affaires à notre hôtel, le Escarabajo, situé dans le Cerro Bellavista, juste à côté du musée à ciel ouvert. Comme nous avons un peu de temps devant nous, nous partons commencer notre exploration de la ville en commençant par les 2 quartiers où se trouvent la majorité des œuvres de street art : Cerro Concepcion et Cerro Alegre. Il fait un temps superbe, et on en prend déjà plein les yeux, il y a des fresques absolument partout, c’est hyper coloré, et ça donne une atmosphère vraiment particulière à cette ville. On déambule dans les rues jusqu’à ce que la faim nous amène dans un restaurant pour déguster une des spécialités locales : une sorte d’énorme burger avec une gros steak, un peu de salade et de tomate, une belle portion de choux et deux bonnes louches de mayonnaise…la bombe calorique à la chilienne ! Le tout accompagné d’une « petite » portion de frites, ça ne fait jamais de mal. C’est la peau du ventre bien tendue et la moitié de nos sandwichs dans un doggy bag que nous retournons à l’hôtel pour s’enfoncer dans le matelas.

Nos premiers pas dans les rues de Valpo' 

Le lendemain matin, nous retournons nous balader dans le Cerro Concepcion qui est probablement le plus dense en fresques murales en tous genres, on croise ainsi un nombre incalculable d’œuvre dont certaines réalisées par des personnalités reconnues du street art comme Mr Papillon, Goblin ou La Faunna. On fait un aller-retour rapide à l’hôtel pour le déjeuner (eh oui, on a le burger d’hier à terminer) puis nous retournons en ville pour rejoindre la Plaza Sotomayor, d’où part à 15h un free walking tour avec l’agence Valpo’top, une des seules à proposer un tour de la ville en français. Pendant presque 3h, nous suivons notre guide, une chilienne ayant étudié en Suisse, au travers des rues des quartier Concepcion et Alegre. Alors certes nous repassons devant des œuvres que nous avons déjà vues, mais les explications sur les artistes, le contexte de réalisation des fresques… nous donne parfois un regard neuf et différent. On passe un super moment avec notre petit groupe, on continue donc notre lancé avec un apéro dans un petit bar plutôt sympa avec au menu Pisco Sour et cacahuètes grillées super bonnes, puis on termine la journée avec un super repas au Café del Pintor, endroit très agréable que nous vous recommandons.

Cerro Alegre et Cerro Concepcion 

Deuxième journée à Valpo’, on débute par un tour dans le Cerro Bellavista, en commençant par aller voir la Sebastiana, une des maisons de l’écrivain Pablo Neruda, le jardin et la vue sur la ville y sont plutôt sympas. En redescendant, on se balade dans le musée à ciel ouvert, une succession de petites ruelles et d’escaliers où se trouvent là encore des œuvres de street art, ce n’est pas l’endroit le plus incroyable que nous ayons vu mais ça vaut le coup quand même. L’après-midi, on retourne dans le Cerro Alegre en passant par l’incontournable « We are not hippies, we are happies », puis nous poussons jusqu’au port pour prendre l’Ascensor Artilleria, un des vieux ascenseurs de la ville du haut duquel on a une vue panoramique sur la baie de Valparaiso et son immense port. On prend ensuite le chemin du retour en faisant un stop au supermarché pour faire quelques courses car ce soir, c’est apéro et repas à l’hôtel pour notre dernière soirée.

Valparaiso : suite et fin  

Le lendemain matin, réveil en douceur puis nous prenons le chemin du terminal de bus et à 11h, c’est parti direction Santiago…Une heure et demi plus tard, nous voilà de retour à la capitale. On retrouve nos bons réflexes de citadins : on prend le métro pour se rendre dans le quartier Bellavista, le quartier étudiant et festif de Santiago où se trouve notre hôtel (eh oui ça fait du bien de se rappeler sa jeunesse de temps en temps). On pose donc nos affaires au Kombi Hostel, une auberge de jeunesse un peu roots mais avec un patio extérieur plutôt agréable, où nous prenons notre déjeuner avant de repartir se balader dans le quartier et monter en haut du Cerro San Cristobal, une grosse colline au milieu de la ville en haut de laquelle se trouve une église à ciel ouvert, avec une vue magnifique à 360° sur toute la ville. Pour s’y rendre, on prend le funiculaire « à l’ancienne » qui nous évite de monter les marches sous le soleil qui tape, et nous offre par la même occasion une expérience plutôt régressive en mode fête foraine ! Après ce premier après-midi plutôt sympa, on retourne rapidement à l’hôtel se changer puis nous rejoignons l’arrêt de métro Boquedano, où nous attendent Rebecca et Nico, 2 copains et anciens collègues de chez Pierre Fabre qui après un passage de plus d’un an par Houston au Texas, habitent désormais à Santiago. C’est en se racontant nos histoires de voyages respectives que nous passons la soirée autour d’un verre et quelques tapas, un super moment qui nous rappelle un peu notre époque castraise…

A la découverte de Satiago 

Contents de s’être revus la veille, on se retrouve le lendemain matin pour aller visiter la bodega Concha y Toro, une des plus importantes exploitations viticoles du pays. Le domaine est superbe avec un grand parc arboré, l’ancienne « immense » maison des fondateurs du domaine et une grosse bâtisse très bien entretenue où se trouve les chais. On découvre les lieux en dégustant au fil de la visite, certains vins de leur production, qui sont pour la plupart très bons mais à des prix assez élevés, on se contentera donc d’un vin d’entrée de gamme que nous dégusterons un peu plus tard. Point très sympa de la visite, le domaine possède une petite parcelle sur laquelle ils conservent tous les cépages de raisins cultivés et utilisés au chili, même si eux ne se servent que d’une partie de ces cépages pour créer leurs vins. On y retrouve ainsi le mourvèdre, notre petit cépage oublié que nous apprécions tant…Après cette matinée agréable pour les yeux comme pour les papilles, on file faire un petit tour dans un marché non loin de là pour acheter quelques fruits et prendre le déjeuner. Pour l’après-midi, on file de noter côté visiter le quartier Italia, endroit plutôt bobo-chic rempli de boutiques et concept-store à la mode, l’ambiance y est très agréable et propice à la glisse, mais nous serons raisonnables cette fois-ci en nous contentant de faire du lèche-vitrines 😊 ! On retourne ensuite à l’hôtel pour se faire beaux car aujourd’hui, nous sommes le 12 janvier, jour de mon anniversaire, on a donc décidé de se faire un petit plaisir en allant prendre l’apéro au Matilde, un petit bar-rooftop branché du quartier Bellavista où nous prenons quelques délicieux mojito, probablement les meilleurs que nous ayons jamais dégustés, accompagnés d’une belle assiette de charcuteries et fromages italiens…un régal, avec en prime la vue sur les environs : apéro parfait. On poursuit la soirée non loin de là en allant manger à El Meson Nerudiano, un superbe restaurant dans une vieille maison faite de pierres et de bois au style feutré, petite musique jazz en fond. On se fait à nouveau plaisir avec un très bon repas accompagné d’une bouteille de carménère, LE cépage chilien par excellence. Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas fait de bonne soirée apéro – dîner, eh bien on vous confirme qu’on aime vraiment toujours ça ! Dîner au top avec un service parfait, et j’ai en plus le droit à un super cadeau pour mes 31 ans, une invitation pour aller savourer, à notre retour en France, un déjeuner chez Guy Savoy, chef 3 étoiles dont le restaurant situé dans le bâtiment de la Monnaie de Paris a été élu meilleur restaurant du monde en 2018, rien que ça…MERCIIIIIIIIII Coco chou. Et c’est sur cette délicate attention que ce termine cette superbe journée d’anniversaire, à plusieurs milliers de kilomètres de la maison !

Une journée d'anniversaire pas comme les autres  

Le lendemain matin, on se rend au marché La Vega, un des plus grands marchés de la ville, où l’on trouve de tout, mais surtout d’immenses étales de fruits et légumes à perte de vue, ça donne envie de tout acheter, mais on reste une nouvelle fois raisonnables en ne prenant que quelques fruits confits 😉. Après un rapide déjeuner à base des classiques empanadas, on se dirige vers le Cerro Santa Lucia, une autre petite colline située en plein centre de la ville, où nous retrouvons Rebecca et Nico. On monte au sommet pour profiter de la vue puis on redescend en se baladant dans le parc. On continue la visite par le quartier Lastarria juste à côté pour finir au musée des beaux-arts et d’art moderne, un superbe bâtiment au bord de la rivière avec quelques expositions intéressantes, et d’autres un peu plus « conceptuelles ». On fini tranquillement l’après midi sur la terrasse d’un café en buvant une bonne bière bien fraîche avant de se dire au revoir.

Dernier jour à Santiago, on fini notre visite de la ville par la partie la plus centrale : la Plaza de armas, la Plaza de la constuticion et le Palacio de la moneda, en dessous duquel se trouve un improbable et immense centre culturel avec des expositions, des magasins, etc…On déambule dans le quartier commerçant, on fait une pause pour enfin goûter à la spécialité locale : la chicha morada, un boisson qui ressemble à un ice tea avec dedans une demi pêche au sirop et du blé…ça peut paraître étrange mais c’est loin d’être mauvais. Pour notre dernier déjeuner, on file vers le Mercado Central, un vieux bâtiment en métal plutôt sympa où se côtoient étales de poissons et restaurants à touristes. On se pose dans un tout petit boui-boui à l’écart où on se fait un délicieux ceviche pour trois fois rien, parfait pour clôturer ce passage à Santiago. On retourne ensuite tranquillement à l’hôtel pour préparer nos affaires car ce soir, c’est le grand départ direction la Patagonie. On garde les bonnes habitudes, on prend le métro en fin d’après-midi pour l’aéroport, avec un décollage prévu à 21h25 à destination de Buenos Aires où nous faisons escale avant de prendre un second avion vers El Calafate…

Dernier jour à Santiago, on fini notre visite de la ville par la partie la plus centrale : la Plaza de armas, la Plaza de la constuticion et le Palacio de la moneda, en dessous duquel se trouve un improbable et immense centre culturel avec des expositions, des magasins, etc…On déambule dans le quartier commerçant, on fait une pause pour enfin goûter à la spécialité locale : la chicha morada, un boisson qui ressemble à un ice tea avec dedans une demi pêche au sirop et du blé…ça peut paraître étrange mais c’est loin d’être mauvais. Pour notre dernier déjeuner, on file vers le Mercado Central, un vieux bâtiment en métal plutôt sympa où se côtoient étales de poissons et restaurants à touristes. On se pose dans un tout petit boui-boui à l’écart où on se fait un délicieux ceviche pour trois fois rien, parfait pour clôturer ce passage à Santiago. On retourne ensuite tranquillement à l’hôtel pour préparer nos affaires car ce soir, c’est le grand départ direction la Patagonie. On garde les bonnes habitudes, on prend le métro en fin d’après-midi pour l’aéroport, avec un décollage prévu à 21h25 à destination de Buenos Aires où nous faisons escale avant de prendre un second avion vers El Calafate…