Carnet de voyage

Colombia Echange interuniversitaire

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4 étudiants de Paris 8 partis pour 4 mois d'échange universitaire à 9000 km de chez eux au sud de la Colombie à Popayàn, la Ciudad Blanca
Du 1er mars au 3 juillet 2018
124 jours
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Publié le 13 mars 2018

Avant le grand départ pour la Colombie, laissez nous vous expliquer ce qu'est le compagnonnage. C'est grâce à ce programme proposé par IDEFI CréaTIC que nous avons pu partir à l'étranger, en Amérique Latine

Qu'est ce que le Compagnonnage ?

Le compagnonnage est un dispositif de transmission de connaissance et de partage d'expertises. C'est aussi un super moyen de partage de cultures et de savoirs.

C'est la deuxième fois que des étudiants bénéficient de ce programme. Les destinations sont différentes selon les années. En 2017, le compagnonnage international s'est déroulé en Chine, à Pékin, autour de l'Art et du Design. Cette année, c'est donc en Colombie que nous nous envolons pour 4 mois pour une formation tournée autour du Design Graphique.


Plusieurs Formations, plusieurs Horizons

Nous venons de formations différentes dans le département Humanités Numériques à l'Université Paris 8. Keren et Donald sont dans la mention Gestion Stratégique de l'Information, respectivement en Master 1 et Master 2. Jeanne est en Master 1 Création et Édition Numérique. Et Flore en Master 1 Numérique : Enjeux et Technologies.

Que ça soit par mail ou alors par un prof ou par bouche à oreille, nous avons tous entendu parler de ce projet et rapidement, on s'est dit qu'on ne pouvait pas passer à côté.

On ne se connaissait pas ou peu avant de partir. Keren et Donald dans le même master sont tous les deux originaires du Bénin mais venus étudier en France. C'est lors de la réunion de présentation et d'organisation que l'on s'est rencontré pour première la fois.


Nos préparatifs

Avant le grand départ, il fallait nous préparer à quitter nos proches et aussi nos vies parisiennes pour les 4 prochains mois. Ainsi alors que certains lâchait leur appart, d'autres retournait aux révisions d'Espagnol. Les sacs à dos et les valises se remplissent, nous voici donc à 4, prêt pour notre départ pour la Colombie.

On a tous entendu des choses différentes sur ce pays de l'autre côté de l'océan Atlantique. La beauté du paysage, les préjugés des violences, la gentillesse des gens, la diversité du climat... Mais on est tous prêt à se laisser surprendre et à apprendre de cette culture, de ce pays et de ces habitants.

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Après quelques intenses journées à faire tenir l'ensemble de notre vie dans 2x23kg, on est prêt à décoller pour l'autre bout du monde. A l'aéroport de Orly, on se retrouve devant la porte d'embarquement, à moitié sidéré de ce qu'il est en train de se passer : on quitte sereinement Paris pour 4 mois sous les tropiques. Mais aller vivre à Popayan, ça se mérite, le voyage comprend, 3 vols séparés de longues escales.

Première étape: une nuit à Madrid

On atterrit le 1er mars au soir, à l'aéroport de Madrid et nous constatons avec douleur que nous venons de quitter la francophonie. Bien loin de s'avouer vaincus face au premier obstacle, on file au centre ville faire valoir le peu de vocabulaire espagnol que nous possédons. On se retrouve en moins d'une heure armés de pinte de sangria, à se gaver de tapas. Et ce moment si réjouissant soit-il, ne s'est avérer être qu'une modeste annonciation de l'explosion de saveur qui nous attendait.

Cette courte escapade se conclue par une nuit sans sommeil, ni confort dans un fast-food de l'aéroport, nos corps repus effondrés sur des banquettes en simili cuir. De là, le fait de se lever imprégné d'une odeur de graillon froide, nous sert de prétexte pour prendre des nuggets en guise de petit déjeuner, une fameuse idée qui nous permet de feindre d'oublier les trois heures de retard de notre vol Madrid-Bogota.


Seconde étape: une escale prolongée à Bogota 

Alors que Flore profite lors des 10 heures de vol, d'un concerto de pleurs d'enfants, j'utilise (Jeanne) pour ma part les films disponibles sur l'écran d'avion comme berceuse, et tombe rapidement dans un sommeil proche du coma qui me fait raté la distribution du repas. En ce qui concerne Keren et Donald, plus loin dans l'avion le trajet se déroule à priori sans encombre.

Nous atterrissons à Bogota avec 3h30 de retard, juste à temps pour voir décoller l'avion qui devait nous conduire à Popayan. Avianca nous annonce que les autres vols de la journée pour Popayan sont complets et qu'on devra passer une nuit à Bogota. Et ce, à leurs frais dans un hôtel 5 étoiles à quelques minutes de là. C'est un plaisir de débarquer crevé et poisseux dans ce havre de raffinement pour jouer à ce qu'on est pas : de riches voyageurs habitués aux escales luxueuses.

Différente stratégies pour goûter le plus de choses possibles en un seul repas

Après une nuit pleine de douceur, nous reprenons le chemin de l'aventure ou tout du moins celui de Popayán. Cette fois ci nous sommes très en avance à l'aéroport, ce qui nous laisse tout le loisir d'observer à quel point les contrôles de sécurité colombiens sur les vols nationaux, sont peu stricts. Au moment d'embarquer, on découvre qu'un marchepied suffit à monter dans l'avion qui nous fera traverser les montagnes tant il est bas. Et bien évidemment étroit, une fois à l'intérieur. Contrairement à l'expérience tumultueuse que l'équipe de CREATIC nous a raconter avant notre départ, le vol est des plus tranquille.

Etape finale: arrivée triomphale à Popayán

A l'arrivée, devant l'aéroport (un bâtiment de 40 mètres de large qui sépare le tarmac de la rue) nous attendent une délégation de l'Université du Cauca, Mauricio en tête, Chef du département de Design Graphique de l'Université avec Tata, sa compagne, Alfredo prof de Photographie francophile à ses heure perdue et Yenny assurant une traduction fluide de notre espagnol bancal. Cette première soirée est une démonstration probante du sens de l'accueil chaleureux et de la disponibilité de nos hôtes colombiens à notre égard, malgré toutes les contraintes de communication. Après moult gestes de bienvenue, moult conseils bienveillants, moult remerciements et embrassades on se glisse sous un édredon de plumes pour notre première nuit dans la Ville Blanche

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Popayán, encore appelé Ville Blanche de part la couleur blanche des bâtiments, est situé au sud du pays dans la région du Cauca. Cette ville nous accueille sous le soleil et la chaleur pour cette première journée. Popayán est construite en 1537, par un conquistador espagnol mais garde ces origines d'origine indienne qui signifie Po (deux), Pa (paille) et Yan (le village).

Ville située à 1700m d'altitude, avec 277 000 habitants dont 17 000 étudiants.

Plarq Caldas - Coeur du centre historique

Accueilli par Maricela, une professeur de français et Laura, un professeur de Design, elles sont nos guides pour cette première visite de Popayán.

Son centre historique s'étend sur une dizaine de rues facilement parcourues à pied et très préservées. Au moins une fois par an à la veille de la Semaine Sainte tous les bâtiments du centre sont repeints en blanc. A noter, nous n'avons croisé jusqu'à présent aucune grande enseigne occidentale dans le centre (que se soit de fastfood, télécom ou habillement) ni de publicité. Et c'est bien ici que nous aurons cours! Car c'est dans ce centre historique que se situe le département de Design Graphique de l'université.

Popayán est une ancienne cité coloniale, comme l'architecture des maisons (avec patio et coursives) en témoigne. Au carrefour des voies commerciales qui relient l'équateur au ports de la côte pacifique et atlantique (dans les Caraïbes), Popayán se développe sur les plans politiques, religieux et culturels. On compte de nombreux poètes, peintres, compositeurs et intellectuels issus de Popayán, c'est d'ailleurs la ville qui a fourni le plus de président colombiens (17 au total). Cette tradition tient aussi au fait que la ville abrite l'université du Cauca l'une des plus anciennes et des plus renommées de Colombie, fondée en 1827. C'est là que nous étudierons pour ces 4 mois! Aujourd'hui encore Popayán reste une ville très universitaire, notamment grâce aux quelques 17 000 étudiants de l'université du Cauca (en médecine, langues, arts, biologie, anthropologie, éducation, administration, design graphique, sciences politique, ingénierie civile, économie, etc.)

Casa Rosada (Université de Design Graphique) 

Les églises sont très nombreuses et reflètent la croyance religieuse forte dans ce pays. Beaucoup de bâtiments ont été reconstruit suite au dernier grand tremblement de terre qui a secoué la ville en 1983.

Nos guides nous aident à obtenir une carte SIM du pays. Nous voici muni de numéro de téléphone Colombien ! De quoi avoir quelque chose à rajouter sur la carte de visite.

En fin d'après midi, c'est Alfredo le prof de photo et Yenny (se prononce "jenny"), sa femme, qui nous nous amène à Pueblito Patojo, la réplique des bâtiments principaux de Popayán.

Goûter de bienvenue à Pueblito Patojo
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Nous ne tardons pas à découvrir le chemin de l’Université, le dimanche au lendemain de notre arrivée à Popayan nous avons le droit à une visite exclusive de la faculté de design vide accompagnés de Maricella, prof de français et Laura, prof de typographie.

Le lundi nous débarquons officiellement à la fac en tant qu’étudiants, on est évidement l’attraction du jour tous les étudiants de design graphique sont au courant de notre arrivée (le département ne compte que 270 étudiants et les nouvelles vont vites). Cette première journée nous permet de rencontrer, l’équipe pédagogique, les membres de l’administration et d’en apprendre plus sur le déroulé des quatre prochains mois.

Nous découvrons les différences du système universitaire colombien vis-à-vis de ce que l’on connaît en France. La première surprise est de découvrir qu’ici on ne fonctionne pas en année universitaire mais en semestre (fini de lire avant de dire « bah en France aussi »). Chaque année civile comporte deux semestres de février à juin et d’aout à fin novembre séparés à chaque fois par deux mois de vacances. Bien que ce système paraisse de prime abord généreux en périodes de repos, les étudiants colombiens n’ont aucunes « petites vacances » pendant le semestre. Il faut compter 10 semestres (soit 5 ans) pour obtenir le premier diplôme en Colombie, qui est un équivalent Licence en France. Le Maestria, équivalent au Master 2 français se valide avec 4 semestres supplémentaires (soit 2 ans) et un mémoire. Les colombiens obtiennent donc un niveau master au bout de 7 ans d’études universitaires.

Nous arrivons donc à l’université alors que le semestre est entamé depuis un bon mois. L’idée de cet échange, nous explique-t-on est davantage un dialogue entre deux manières d’envisager le design et la possibilité d’intégrer des compétences complémentaires qu’une validation d’équivalence stricte. Les systèmes français et colombiens sont de toute façon si différent qu’il est compliqué de trouver des critères d’évaluation communs.

Nous suivons des cours de pregrado (licence) alors qu’en France nous préparons tous un Master (Flore, Keren et Jeanne en première année et Donald en seconde année). Selon les disciplines nous sommes avec des étudiants de différents niveaux, de 5eme au 8eme semestre, soit avec des élèves entre bac +3 et bac +5. Nous intégrerons donc des équipes de travail dont les projets sont déjà entamés depuis parfois plusieurs mois en essayant d’apporter nos compétences et expériences pour les enrichir. On se rend vite compte qu’il est difficile, outre notre piètre maîtrise de l’espagnol et malgré toute la bonne volonté qu’on y met, d’identifier quelle est notre valeur ajouté et comment intervenir dans un projet définit en amont, sans nous.

Ce système de 5 ans pour un premier diplôme, même s’il doit faire un sacré écremage, a le mérite de proposer une temporalité plus confortable pour mûrir des projets (qui se poursuivent souvent sur plusieurs semestres), construire une pédagogie dans la continuité et réaliser des interventions réelles. A l’inverse en France la plupart des projets sont basés sur des commandes fictives et ne s’étendent pas au delà de 2-3 mois. Nous avons été agréablement surpris de ne trouver que de petites classes une quinzaines d’élèves au maximum et des cours fondé sur le dialogue entre les étudiants avec le professeur souvent en retrait, bien loin des démonstrations magistrales qu’on peut trouver dans les fac françaises. Ce format nous est particulièrement confortable pour prendre le temps de comprendre, poser des questions et se lancer en espagnol. On ne chantera jamais assez les louanges d’un apprentissage individualisé.

Beaucoup des projets sur lesquels travaillent les étudiants fonctionnent en équipe et demandent un travail régulier en dehors des heures de cours. Les séances sont plutôt réservées à une présentation à l’ensemble de la classe de l’avancement du projet et des stratégies engagées. Les autres élèves sont invités à faire des remarques et poser leur questions. Le prof amène davantage des outils méthodologiques, guide le débat plus qu’il n’y prend part. Nous sommes peu habitués en tant qu’étudiants français à connaître l’avancement du travail des autres étudiants. Le suivi de projet se fait généralement uniquement avec le prof groupe par groupe, et on découvre le travail des autres équipes lors d’une présentation finale. Si la méthode colombienne est séduisante de part les discussions collectives qu’elle encourage, on ne peut s’empêcher de penser en tant que français que c’est au dépend de l’efficacité.


Notre emploi du temps  


Différents types de cours


  • Curso (les cours): la forme la plus théorique. Apport méthodologique, d’analyse et de réflexion autour du du design.

Nous suivons un « curso » appelé « Communication et territoire » dans lesquels les élèves sont invités à questionner les symboles représentatifs de la culture colombienne (à l’échelle nationale ou locale), analyser les codes visuels qui y sont attachés et faites des propositions de réinterprétation.


  • Taller (les ateliers): mise en exercice avec des cas pratiques. Identification d’un problème de société local, diagnostic des besoins et élaboration d’une stratégie de design graphique comme solution.

Nous suivons deux « tallers » de « design d’information » et de « stratégie de promotion » où nous prenons part à des groupes thématiques. Plus de détails dans un prochain article.


  • Laboratorio (Laboratoire de recherche): l’équivalent pour les étudiants d’un projet de diplôme avec des partenaires institutionnels. Pour l’université il s’agit de groupe de recherche, ce sont des projets plus ambitieux que ceux travaillés lors des « tallers », . Ils sont conduits par une équipe de professeurs sur plusieurs années et mélangent des étudiants de différents niveaux voir facultés.

Nous sommes divisés en deux groupes pour suivre les « laboratorios » en fonction de nos compétences vu que nous ne sommes pas issus des mêmes formations:

Donald et Keren participent à un groupe de recherche de classification du matériel typographique de la ville de Popayan. Le but est d’éviter le démantèlement du musée d’archives de la ville regorgeant de document et presse d’impression datant de plusieurs siècles (et possédant les caractères de plomb les plus anciens de Colombie)

Flore et Jeanne travaillent sur un projet en partenariat avec « movilidad futura » l’institution en charge d’une réforme du réseau de transport public. Les interventions de design ont pour but de légitimer ces politiques auprès des habitants.

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Pour notre deuxième weekend en Colombie, nous partons à la découverte d'une communauté indigène nichée à 2700 m d'altitude dans les environs de Popayan. Arnold, un étudiant colombien, nous accompagne et nous présente Marie Helena et Anna habitantes de Silvia.

Au programme, découverte du territoire avec de longue randonnée dans les vallées à la végétation foisonnante et luxuriante, en un mot un grand bol d'air et de soleil. C'est aussi l'occasion de découvrir les traditions, légendes et croyances du coin, l'art pictural et l'artisanat typique.

Nous visitons l'université de Silvia, antenne de l'université del Cauca, où Marie Helena enseigne un dialecte local et l'espagnol.

Les différentes familles du territoire se répartissent les travaux administratifs, agricoles et d'élevage, pour s'en partager les bénéfices dans une logique de quasi-autosuffisance .Bien que le respect de la tradition soit très fort, il cohabite harmonieusement avec la technologie d'aujourd'hui. Anna qui nous accompagne, porte un poncho tisser artisanalement par sa mère à l'arrière de la maison, et reste connectée à son smartphone.

Nous rentrons à la nuit tombée avec les derniers bus, crasseux et fatigués mais souriants.


50 nuances de verts à Silvia 
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Publié le 17 avril 2018

Préparatifs de la Semaine Sainte

A la veille de la Semaine Sainte, la ville de Popayán se fait une beauté. Partout sont entrepris des travaux de voiries et tous les bâtiments du centre historique sont repeints à la chaux blanche, pour être à la hauteur de la réputation de « Ciudad Blanca » lors de l’afflut de touristes. C'est autant une tradition qu'une obligation pour les commerces et habitants du centre de ravaler leurs façades à cette période chaque année. En quelques jours toutes les rues se remplissent de moult échafaudages. Périodes faste pour les ouvriers de bâtiments mais qui ne les rend pas plus efficace qu'à l'accoutumée. Leur technique consiste à restaurer des rues entières avec des pinceaux fins d'un geste flegmatique. Nous évaluons leur vitesse à de 3 - 5m2 de la demi journée. Les plus braves exercent leur art perché sur de hauts échafaudages branlants.

Une telle performance mériterait quelques applaudissements si elle n'était pas dépourvue d'application: une grande partie de la peinture se retrouve invariablement sur le trottoir, sur les vitre, sur les boiseries ou sur eux mêmes.



La veille de la Semana Santa : entraînement

les préparatifs de la procession  

| Première soirée de la Semana Santa

• Quelques sélections de photos des moments forts de la procession

Procession  de la Semana Santa 
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Notre présence à l’université a vite été identifiée par Maricela, professeur de français comme une formidable opportunité pour pousser ses étudiants à parler français. Au lendemain de notre arrivée, elle nous propose de participer au cours de français des étudiants de Design Graphique, qui viennent tout juste de commencer le français (depuis 2 semaines). C’est aussi l’occasion pour nous de développer notre espagnol et notamment enrichir notre vocabulaire technique. En quelques jours, nous voilà assistants de langue.

Et puis tout s’emballe. Maricela comprend vite que le courant passe bien avec les étudiants de Design Graphique et que nous sommes à la recherche de vie sociale, alors elle multiplie les propositions: des cafés thématiques en français, l’élaboration de glossaires autour du design, des activités avec les étudiants du département de langue...

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La professeur de français, Maricela organise avec ses étudiants de la faculté de langues une visite de la ville de Popayan. L’idée est pour les étudiants de pratiquer le français en nous présentant l’histoire et les anecdotes la ville blanche. Nous les retrouvons devant la Banco República (ancienne appellation de la Bibliothèque Publique) et à tour de rôle les étudiants nous présentent un monument emblématique lors d’une déambulation dans la ville.

Le « Parque Caldaz » 

Le «Parque Caldaz» est l’épicentre de la ville, ancienne place du marché où se trouve à la fois l’hôtel de ville et la cathédrale (et est bordée de banques d’où sorte de longues files d’attentes). Une statue à la gloire du conquistador espagnol … est érigée au milieu de cette place carrée en hommage au fondateur de Popayann. Cette place piétonne a été réaménagée avec beaucoup de végétation pour en faire un lieu de vie ombragé.

La tour de l’horloge

Dans un angle du Parque Caldaz se dresse la tour de l’horloge. Il s’agit du clocher de la cathédrale de la ville qui possède des cloches datant de l’époque coloniale et comme son nom l’indique, une horloge imposante. C’est un peu le Big Ben de Popayan, toutes proportions gardées. Pour l’anecdote, l’horloge a été fabriquée en France sur commande du roi comme cadeau diplomatique à la ville de Popayan. Dans un souci d’harmonie, l’artiste s’est permis de transformer le chiffre romain quatre (IV) par IIII. Il a été condamné à mort pour cette fantaisie qui n’était pas au goût du souverain.

On a depuis prêt attention aux chiffres de diverses horloges et constaté des « IIII » similaires à plusieurs endroits.


El morro et pueblito patojo

El morro est une colline artificielle construite près du centre historique par les colons espagnols à destination des populations indigènes pour qu’elles puissent exercer leur rites en lien avec l’observation du soleil, de la lune et de étoiles. Aujourd’hui encore « El Morro » (qui signifie la colline) est très fréquenté, puisqu’il domine la ville et offre un point de vue imprenable sur les environs. Le sommet est réputé pour être le meilleur endroit pour profiter du coucher de soleil. Chaque soir, nombre d’étudiants s’y retrouvent pour prendre une bière. Alors que la consommation d’alcool dans l’espace public est interdite, elle est étrangement tolérée sur les pentes de El Morro. A moins que la police ait la flemme de monter faire des contrôles.

El pueblito patojo, situé au pied de El Morro, est une réplique en taille réduite des monuments emblématiques de la ville, construit à l’époque de la colonisation espagnole. Bien que nous en ayons toujours pas bien saisi l’utilité, il s’agit aujourd’hui avant tout d’une attraction touristique où l’on trouve quelques (très bons) cafés et un marché d’artisans locaux.

Le Panthéon de Popayan à ses glorieux enfants

Situé dans le centre historique, cet édifice néoclassique dont la façade est surmontée d’un fronton triangulaire, abrite les dépouilles des personnages importants de la ville (et dieu sait s’il y en a). L’entrée principale se fait par un imposant portail en fer forgé entouré colonnes corinthiennes et d’une couronne de laurier symbolisant le destin glorieux des hommes et femmes qui y reposent.

Un pot après la visite

Dans une joie partagée, cette visite est soldée par une prise de verre dans un bar au cœur de la ville. Un moment festif agrémenté de petites anecdotes sur la ville blanche et d’un « téléphone arabe » à partir de proverbes français et espagnols (accompagnés de leur explication/traduction)

Une soirée clôturée par une photo de famille 
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Pour les besoins d’un projet universitaire porté par des étudiants de design et d’anthropologie, une sortie est organisée dans une coopérative d’agriculteurs à une heure de Popayán. Les professeurs nous proposent de nous joindre au groupe. La coopérative réunit les membres d’une communauté indigène qui produit pour leurs propres besoins : fruits, légumes, café, sucre, et élèvent vaches et volailles. Le but de notre visite est d’avoir un aperçu de l’ensemble de leurs activités et leur répartition sur le territoire. Tout au long de la visite, nous iront interroger les habitants de chaque maison sur les outils dont ils disposent (moulin à café ou à maïs, métier à tisser, etc.) pour établir un diagnostic des usages et des besoins.

Nous traversons les champs et, à notre grand étonnement, ici, pas de monoculture mais de multiples productions sur une même parcelle. On croise sur le même terrain du maïs, de la canne à sucre, de l’igname, de la cabuya (plante dont on tire des fibres pour le tissage), du café, des orangers, citronniers, mandariniers, des plants d’haricots rouges, des bananiers, goyaviers, papayes, des mûres rouges ou noires, des piments, de la guama (grande découverte: fruit dans une grande cosse à la chaire blanche et laiteuse comme le litchi avec en son centre un noyau noir et lisse.), plants d’ananas, plantes aromatiques et épices.

Encore une fois la végétation est luxuriante et contraste avec la terre rouge du sol. La diversité des cultures est impressionnante, il faut dire que la météo est idéale. La température est stable toute l’année, les plantations sont ensoleillées sans être brûlées par un soleil sec, il pleut régulièrement. L’air de la montagne chargé d’humidité rafraichit l’atmosphère et de nombreuses sources d’eau irriguent la région. Bref, un lieu parfait pour le développement de la vie et de la diversité. La coopérative protège la richesse de son territoire et le cultive de manière traditionnelle: à la machette, la charrue et au fumier (on a ceci dit croisé un vieux tracteur).


La cabuya, fibre à tisser

La cabuya est une plante tropicale caractérisée par ces longues feuilles épaisses et charnues dont on tire des fibres à tisser. A mesure que la cabuya grandit les feuilles les plus basses (les plus anciennes) sont coupées à la machette, ce qui donne au pied de la plante un aspect de tronc, comparable à celui d’un palmier. Les feuilles débitées sont pressées pour en extraire la fibre en la séparant de la pulpe et la sève. Les fibres, fique en espagnol, obtenues sont nouées par paquet, lavées à l’eau et étendues au soleil pendant environ 2 jours. Une fois le processus achevé, elles seront filées et serviront à tisser des toiles épaisses. Il s’agit de fibres épaisses et solides inconfortable pour l’habillement utilisées brutes comme le jute, pour leur grande résistance idéal dans l’agriculture (stockage, protection, sacs de grains …).


Le café, de la baie à la tasse

Dans cette coopérative comme dans le reste du pays on cultive le café. La Colombie est l’un des principaux producteurs mondiaux. La baie se cueille lorsqu’elle a une couleur très vive, oscillant entre vert et rouge. Elle est ensuite pressée au moulin pour en extraire la fève. La pulpe, elle, n’est pas consommée et servira d’engrais végétal dans les plantations. Au moment où il est extrait le grain a une teinte très claire, il passera plusieurs jours au soleil dans une serre pour brunir. Enfin il est moulu pour le préparer en boisson.



La canne à sucre, préparation de la panela

En Colombie on ne connaît pas le sucre de betterave, tout est fait à partir de la canne à sucre (qui est bien plus nutritive). Selon la méthode de raffinement on peut la trouver sous forme de sucre roux, sucre blanc ou « panela ». La panela se présente sous forme de bloc brun orangé ressemblant à de la mélasse solidifiée et est un ingrédient incontournable de la cuisine colombienne. Bien qu’elle serve à sucrer, son goût est complexe et nuancé (plus que notre sucre blanc). On peut y trouver une ressemblance avec le caramel et dans son utilisation, avec le miel solide.

Nous avons assisté à la fabrication artisanale de la panela dans un four d’argile chauffé au bois. Les tiges de canne à sucre sont coupées et bouillies pour en extraire le « jus », au fur et à mesure les tiges sont retirées. Le liquide obtenu est ensuite transvasé dans d’autres marmites pour être filtré/tamisé puis est réduit en une sorte de mélasse. Une fois tiède la pâte (semblable à du caramel chauffé) est coulée dans des moules pour refroidir. En une quinzaine de minutes, la panela trouve sa forme solide.

Au cours du processus, dès que le « jus » de panela est débarrassé de toutes les impuretés, il est possible de se servir un verre d’ « agua de panela » ou « guarapo ». Il s’agit d’une sorte d’infusion de panela riche en saveurs, souvent accompagnée de quelques gouttes de citron vert qu’on peut aussi trouver en version glacée dans les cafés « agua de panela fria ».



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Publié le 9 mai 2018

Merci Jésus d’avoir ressuscité, c’est une belle occasion pour découvrir la Colombie ! Je m’explique. Entre janvier et juin l’unique semaine de vacances que les étudiants ont, c’est fin avril, pour célébrer Pâques (la Colombie a une conception très particulière de la séparation de l’Eglise et l’Etat, mais on en reparlera dans un autre article). Un moment on ne peut mieux choisi pour se ruer à Medellin, la cité de l’éternel printemps. Bien que le trajet Popayán-Medellin semble plutôt accessible sur une carte, on met en réalité près de 15h de bus pour relier les 2 villes. Et l’avion est juste inenvisageable tant les vols sont hors de prix, même avec la conversion en euros.

Tout paraît toujours proche sur les cartes mais les trajets sont interminables, pour trois raisons principales :

1- La Colombie c’est grand. Environ quatre fois plus que le territoire français. Notre échelle d’appréciation des distances est quelque peu déstabilisée. D’autant plus que les projections Mercator auxquelles nous sommes habitués ne rendent pas justice au pays du Sud.

2- La Colombie a des voisins encore plus immenses. Comme, au hasard, le Brésil. Ce qui nous fait faussement croire que c’est un pays de taille raisonnable.

3- La Colombie, c’est montagneux. On compte 5 massifs montagneux différents dans le pays. Oui, oui ce qu’on appelle grossièrement en France la Cordillère des Andes est en fait composée d’une multitude de chaînes montagneuses.

Voilà pourquoi on met 15h pour faire un peu plus de 500 km. Un plaisir.

Pour traverser le pays ici, pas d’horaires de bus précis sur internet, pas de billets à réserver plusieurs semaines à l’avance (coucou la SNCF), seulement se pointer à la gare (le terminal) armé d’un sac à dos et d’un peu de courage.

Les gares se présentes à peu près toutes de la même manière, un long couloir bordé d’une foule de guichets étroits appartenant à différentes entreprises et proposants différentes destinations, horaires, tarifs, standing, etc. Et le boulot de chaque guichetier est de vous hurler la destination de son prochain bus jusqu’à vous convaincre de le prendre (même si ce n’est pas votre direction).

L’objectif pour deux touristes candides comme nous (Flore et Jeanne) est de parvenir à prospecter dans ce chaos sans se faire happer par un rabatteur un peu trop zélé. Jusque-là le bilan est plutôt positif : on a toujours réussi à se rendre où l’on souhaitait.

Si acheter un billet demande un peu de ruse, cet effort est vite récompensé. En embarquant les bus sont méga-confort (sièges moelleux qui s’abaissent pour dormir, place pour les pieds et les jambes, wifi, télé…)

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Pour être honnête, on a trouvé l’éternel printemps très pluvieux. Les six jours passés sur place ont été ponctués de sérieuses averses (mais on n’est pas en sucre).

A l’international Medellin est bien plus célèbre pour ses années de violence que pour son climat clément. Deuxième ville de Colombie, comptant (au dernier recensement surement approximatif selon les locaux) plus de 2,5 millions d’habitant et capitale de la région d’Antioquia, elle est tristement célèbre pour avoir été durant des décennies le fief de Pablo Escobar, plaque tournante du narcotrafic sud-américain. A la mort de celui-ci, la ville est devenue un champ de bataille où de multiples cartels se sont déchirés pour étendre leur territoire. Medellin est située dans une cuvette entourée de hautes montagnes offrant un accès stratégique sur la ville, les habitants ont vécus des années sombres cernés de toutes parts par des groupes armés. La ville assiégée, fût le terrain d’une lutte particulièrement meurtrière menée entre les gangs et la police pour reprendre le contrôle des quartiers abandonnés au chaos le plus total. C’est le cas de Comuna 13, l’un des 16 arrondissements de Medellin à flanc de montagne, connu pour avoir été l’un des plus dangereux.


Comuna 13

Eloigné du centre, ce quartier escarpé dominant la ville et difficile d’accès, était une zone particulièrement convoitée, qui a connu des affrontements parmi les plus violents. Ces dernières années grâce à une forte mobilisation politique, ce quartier a radicalement changé de visage. Cette zone a bénéficié de vastes programmes d’éducation populaire, de monumentales infrastructures de transports pour désenclaver les quartiers et de plans d’urbanisme audacieux, comme les escalators qui sillonnent Comuna 13 de haut en bas et permettent de se hisser à sa cime en 6 minutes contre plus d’une demi-heure auparavant.

Les fameux escalators extérieurs dans les rues de Comuna 13 

La transformation de ce quartier est emblématique des changements amorcés dans l’ensemble de la ville. Aujourd’hui, Comuna 13 est une zone touristique que nous avons visité avec Laura une habitante qui est née et a grandi dans ce quartier. En traversant le quartier, Laura nous a raconté son histoire et celle de ces proches, pris au piège dans la tourmente et comment peu à peu la Comuna 13 s’est apaisée et transformée. Les rues ont été couvertes d’immenses fresques, et de divers projets artistiques. Une économie locale s’est réimplantée, nombre de cafés ont fleuris, des activités associatives et citoyennes ont repris. Laura a insisté sur le sentiment de fierté qu’elle nourrit aujourd’hui pour son quartier qui a su se reconstruire et rendre aux habitants leur dignité. Laura nous a confié que pendant longtemps, vivre à Comuna 13 était difficile à assumer du fait des nombreuses étiquettes qui lui était attribuées et pouvait même s’avérer handicapant pour candidater dans de prestigieuses universités où trouver un travail.


Ce qui nous a particulièrement marqué à Comuna 13 c’est l’accueil que nous avons reçu. Souvent les habitants de quartiers touristiques, lassés par le flux continu de visiteurs déversé dans les rues, se montrent distants/indifférents (voire désagréables lorsqu’il s’agit des parisiens), alors qu’à Comuna 13 le développement touristique est tellement récent, qu’il est considéré comme une preuve de l’amélioration du quartier de son attractivité (et bien sur une ressource économique non négligeable). Nous avons eu l’étrange sensation que les locaux étaient reconnaissants envers nous (les touristes) de notre présence. Reconnaissants que nous constations leurs efforts et leurs succès pour s’arracher à leur réputation sulfureuse. Heureux de nous voir émerveillés et enthousiastes à la vue tous les projets mis en place. Et surtout fier de pouvoir nous transmettre leur histoire, le témoignage de leur douleur et leur persévérance et de trouver à travers nous des portes voix, pour la diffuser à travers le monde. Cette visite nous a particulièrement émues. Notamment parce que nous y avons vu une utopie sociale et politique, un coin de paradis ; un quartier coloré, accueillant, singulier où nous avons rencontré des personnes souriantes, pleine d’espoir en l’avenir (en dépit de tout ce qu’elles avaient pu vivre), des enfants qui jouent au ballon dans les rues, d’autres qui dansent, des gens qui se saluent comme dans un petit monde où tout le monde se connaît. Malgré tout ce qu’on nous a raconté, les photos ou les impacts visibles dans la ville, nous n’arrivions pas à imaginer son passé sanglant et la terreur de ces mêmes habitants. Comme si cette transformation radicale était un voile trop opaque pour envisager des corps gisants sur le sol, des avis de recherches placardés en nombre sur les murs ou des familles éplorées. Cet optimiste féroce partout affiché, contraste tellement avec les horreurs qui nous été contées que ça en est déstabilisant.



Si Comuna 13 est emblématique des mutations opérées à Medellin ces dernières années, pour son développement particulièrement rapide et radical, on trouve des traces d’amélioration de la qualité de vie partout dans la ville. Medellin veut se construire une image de ville verte, culturelle et ouverte sur le monde. Son réseau de transport public intégré, dont nous avons parlé plus haut, composé de plusieurs lignes de métro est considéré comme le plus efficient et moderne de Colombie. La ville regorge de parcs, nous nous sommes fait un plaisir d’en visiter certains, comme le fameux Jardin Botanique dont la richesse est impressionnante. C’est la Colombie, n’oublions pas que TOUT peut pousser, autant des cactus que des plantes tropicales, ou des fleurs délicates. On se passe de description et on vous laisse profiter des photos.

En plus de sa végétation foisonnante, on y trouve aussi une « maisons des papillons », des tortues et des carpes dans l’étang, et surtout des iguanes en liberté. Evidemment, on est allées dans ce jardin avec la ferme intention de se faire des amis reptiles. On n’en a malheureusement pas croisé un seul, ce qui m’a (Jeanne) particulièrement déçue.


Aussi Medellin est une ville d’art. C’est la cité de Fernando Botero (toujours vivant, le saviez-vous ?) dont on trouve de nombreuses sculptures sur les places publiques. Le musée d’Antioquia, le plus important de la ville lui consacre plusieurs étages. Il est célébré comme une légende vivante pour son travail mais aussi pour son engagement en faveur de la paix et de l’égalité.

Ici une de ses sculptures exposées sur une place publique détruite lors d’un attentat qui a couté la vie à plusieurs personnes. L’artiste a décidé en hommage et en mémoire des victimes de conserver la statue abîmée mais a apposé à côté une réplique intacte en signe de résilience.

Medellin promeut de nombreux artistes locaux d’Antioquia et de Colombie, et aussi issu du street art. Elle est devenue un vaste terrain de jeu pour les graffeurs, qui l’ont habillée d’immenses fresques où s’affichent autant des illustrations colorées que des messages politiques.

Aujourd’hui l’identité de la ville s’appuie sur ces dessins qui parcourent les murs, se déroulent le long des routes ou des façades d’immeubles. Leur évolution rapide témoigne des préoccupations populaires avec une authenticité et une richesse de styles graphiques étonnante.

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Que serait ce blog sans quelques bons plans pour se péter la panse (où saliver pour nos lecteurs du bout du monde) ! En ce qui concerne la nourriture, manger à Medellin est beaucoup plus cher qu’a Popayán où un déjeuner coûte entre 5 000 $ et 10 000 $ (2-3€) mais la cuisine est plus diverse et cosmopolite. Traduction : vous ne mangerez pas de soupe de patates à tous les repas. Aussi mes conversions de pesos ($) en euros sont des approximations sujettes à ma propre créativité.


Ganson & Castor

Cra 43e # 11a-30

Brunch de ouf. Ok, c’est très occidental et dans un quartier regorgeant d’auberge de jeunesse, mais franchement c’est mérité de déguster du jambon de Parme sur un fond de Carla Bruni après 15h de bus. En fait cette liste d’adresse est juste une succession de petits délices, mais n’y cherchez pas forcément de la cuisine traditionnelle ou de l’authentique. C’est juste des endroits bons qu’on recommande chaudement.

Ambiance un peu chic, en bois et carrelé de blanc, avec une avancée en extérieur. Nous déjeunons en terrasse sur une petite rue calme. Ce restaurant a deux autres adresses dans Medellin dont une dans le musée d’art moderne. Parfait pour un dimanche matin chill, ou après une nuit arrosée, des jus détox sont à la carte. Il est possible de commander, comme je le disais plus haut de la vraie charcuterie ou fromage (chose impossible à Popayán).


Pizzeria La Proa

Cra. 69a #44b-6, Medellín, Antioquia

Alors qu’il pleuvait des trombes, nous avons atterries affamées (si, si malgré tout ce qu’on mange on trouve encore le temps d’avoir faim) en plein milieu de l’après-midi. A la vue de nos mines défaites le pizzaiolo (très charmant jeune homme soit dit en passant) a accepté de nous servir. Nous avons pris deux pizzas absolument délicieuses. Les portions de Colombie sont généreuses et nous avons finis nos assiettes par gourmandise, repues.


Mucura

Calle 44A # 69 A 42 Barrio FLORIDA – Medellin

Entrées par hasard dans ce resto aux spécialités marinières, nous louchons avec délice sur les assiettes des autres clients. Lorsqu’on nous apporte la carte effectivement tout est alléchant. Les plats commencent aux alentours de 15 000 $ (5€) et vont jusqu’à 25 000 (8€) et la qualité est au rendez-vous. J’ai pris un ceviche dans lequel se baignaient une foule de poissons aux saveurs riches (et aux noms oubliés), des crevettes charnues, et du crabe tel que je n’en avais probablement jamais gouté auparavant. Certes je ne suis pas une fille de la côte et je m’y connais peu en crustacés, mais j’ai découvert ce jour-là le goût que les surimis tentaient vainement d’imiter. Flore a commandé un filet de poisson pané, tendre à l’intérieur et croustillant à l’extérieur relevé d’une sauce « je me rappelle plus de quoi mais c’était trop bon ». Avec des frites croustillantes. Un classique mais un délice.


Guatama

#43b- a, Cl. 8 #43b-102, Medellín, Antioquia

Un restaurant de blogueuse mode, où tous les gens paraissaient riches, jeunes et beaux. On se sentait ploucs d’arriver dans un temple Instagram avec des cheveux gras, mais bon comme on s’est régalé, on s’en fout. Le menu du jour à 13 000$ (4€) que Flore a pris était aussi beau que bon (voir les photos pour se faire une idée) mais ce qu’on recommande par-dessus tout ce sont les Bowl. Un bol de céréale, pour moi du quinoa accompagné de mille et une douceurs pour le palais, de type filet de poulet caramélisés + dates + houmous + algues cheloues (mais bonnes) + feta en sauce + potimarron fondant. Avec ceci on a bu des smoothies aux ingrédients plus proche d’une soupe que d’un jus : gingembre-carottes-citron- brocoli.

La cuisine était raffinée, les harmonies surprenantes et réussies, la déco appliquée. On en garde toutes les deux un souvenir gourmand.

Cocktails

Non loin de notre auberge, se trouvait une rue de la décadence peuplée de bars, restos, glaciers, boîtes (et quelques bar-karaoké planqués pour faire croire qu’il s’agit d’une activité cool). On s’est bien sûr senties le devoir d’en tester quelques un, notamment les bars à cocktails, chose qu’on avait pas encore réussi dénicher à Popayán. Et quel plaisir une Piña Colada avec du jus d’ananas pressé, et non pas industriel comme en France, des petites lapées de rhum des caraïbes et des fleurs pour décorer le bord des verres. Les terrasses sont agréables, tous simplement parce qu’il n’est pas aisé de trouver des terrasses en Colombie où ce concept n’est pas très développé malgré la météo clémente (c’est mission impossible de boire un verre en terrasse par exemple à Popayán). Les serveurs sont cools, et ont pour habitudes de se convertir en photographe lorsque les clientes n’ont pas le bras assez long pour réaliser leur selfie avec un cosmo à la main. Certains bars offrent même le troisième cocktail.

Bonus : nous avons même croisés des Delirium, pour les petits potes à Medellin en mal du pays.

Frappuccinos

Dans cette même rue, nous nous sommes échouées un après-midi dans un café pour commander des frappuccinos. On commence à s’habituer à notre propre indécence face à a quantité de nourriture englouties. Nous sommes toutes à fait conscientes qu’il va être difficile de retourner à notre train de vie d’étudiantes une fois rentrées à Paris. En attendant, une très aimable serveuse nous a servi de monstrueux frappucinos contenant autant de café que de chantilly. Nous les avons dégustés avec élégance comme peuvent en témoigner les images ci-dessous.


Les meilleurs buñelos de Medellin

Près de la station de métro blabla se trouve une boulangerie qui ressemble à tant d’autres. Elle produit pourtant des buñelos qui peuvent être la justification d’une vie. Arrêter votre licence de philo et venez vous baffrer de ces petites balles de pâte frite à l’huile, vous en apprendrez autant sur l’essence de l’être ! Dans cette boulangerie (qui doit probablement figurer dans aucun guide tant elle est lambda) le café n’est pas top et les serveuses vous ignorent superbement, mais les buñelos cuits sous vos yeux ébahis sont chauds et craquants, parfaitement ronds évidemment, plus moelleux que jamais à l’intérieur, et aéré à souhait. Sa légèreté vous permet d’en engloutir une quantité tout à fait remarquable. Il en existe 2 tailles que nous nous sommes fait une joie de tenter, format classique à 300$ l’unité (0,20€) ou grand format avec une noisette de fromage fondant à l’intérieur à 500$ (0,25 €). Je précise que la boulangerie était blindée de colombiens venus y prendre un petit déjeuner et qu’on a vu un nombre surprenant de personnes acheter des buñelos à emporter. Il n’y a pas de fumée sans feu.



Jus Comuna 13 et café panoramique

En visitant Comuna 13 nous avons croisé quelques merveilles tout à fait dignes d’être partagées. Au pied du quartier se font face une glacerie tenue par une petite dame et une petite juterie (boutique de jus) qui a sur son perron installé deux chaises au soleil. A vous de faire votre choix si vous désirez un rafraîchissement avant d’attaquer l’ascension. Une fois en haut un charmant petit café construit en bambou vous accueillera. Il dispose d’une terrasse à la vue panoramique, avec un petit frappuccino c’est le feu. Lorsqu’on y est passé un mec se faisait faire des dreads à côté de nous en nous exposant son interprétation du match de foot que la télé diffusait. Grand moment d’échange culturel. Sur le comptoir, sous verre, des visiteurs de plein de pays ont laissé un billet, si vous avez un billet de 50€ dont vous ne savez que faire n’hésitez pas à les aidez à parfaire leur collection.


Literal

Cl. 8 #43a 69, Medellín, Antioquia

Boutique de design de créateur de Medellin et sa région, propose principalement des articles de mode et des accessoires, on trouve aussi un peu de carterie. On ne sait pas si la sélection de créateurs est renouvelée mais lorsqu’on y est passé, il s’agissait principalement de collections féminines.


The Wandering Paisa Backpackers Hostel

Calle 44 A No. 68 A 76 Laureles.

On a testé plusieurs auberges de jeunesse durant notre séjour, blabla la dernière où nous avons dormi était particulièrement sympa. Dortoir de 8 lits, certes mais personnels sympa, terrasse au premier étage avec plein de hamacs (au moins il y en a toujours un de dispo), beaucoup de jeux de société en libre-service (Flore a ainsi pu apprendre à jouer aux échecs), sanitaires propres, bar au rez-de-chaussée, situé près de la « rue de la décadence ». On l’a trouvé basiquement trouvé sur hostelworld.com. La nuit est à 24 000$ (8€)

photo du site Hostelworld 
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Publié le 31 mai 2018

Notre présence ici en Colombie ne se résume pas uniquement à la découverte de la ville ou encore à du tourisme. A l’université, depuis le début du semestre nous sommes intégrés des travaux de groupe. Dans le cours de Stratégie de promotion avec des étudiants de 7eme semestre, nous sommes répartis en paire dans 2 projets différents.

Pour ma part, Flore, je travaille avec le projet qui s’appelle Buena Hierba. C’est un projet qui se déroule à Popayán dans le but de mettre en avant les bienfaits des herbes aromatiques.

Pour une grande partie des jeunes adultes de la ville, les bienfaits et les connaissances liées aux herbes aromatiques sont anciens, perdus et inutiles face à l’efficacité des médicaments.

Buna Hierba a donc comme objectifs de réaliser :

- Une enquête sur les savoirs des herbes aromatiques et qui sont les personnes dans la ville de Popayán qui les possèdent,

- Un travail de documentation pour construire un guide de consommation,

- Des productions éditoriales et des éléments infographiques qui, ensemble, informeront une communauté de jeunes urbains sur les alternatives naturelles que sont les herbes aromatiques

L’objectif final est de générer une consommation consciente des herbes aromatiques pour la jeune population urbaine de Popayán (18 à 35 ans).

Ainsi en mettant à portée de mains pour tous quelque soit le bienfait recherché

- Une alternative de consommation

- Une recherche bien être

- La conservation de traditions et de la culture

Les personnes âgées sont la mémoire de ces savoirs sur l’utilisation des herbes aromatique qui sont une source précieuse du patrimoine. Buena Hierba agit comme un pont entre les personnes âgées, leurs savoirs et les nouvelles générations.

Au cours du mois de mai, nous avons fait un évènement dans le centre de Popayán, au parc Caldas. Il s’agissait de l’espace Buena Hierba, pour procurer un espace sans stress aux personnes présentent. Une échappatoire à la routine quotidienne.

Dans cet espace, le but était de détecter son niveau de stress, de présenter les différentes herbes qui permettent de remédier à ce stress. Que ce soit celles qui calme, qui purifie et qui relaxe.

Nous avons eu de très bon retour sur l’expérience vécu avec Buena Hierba. Vous pouvez voir quelque photo de l’évènement et de la présentation en classe qui a suivi.

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Publié le 1er juillet 2018

Nous participons à des laboratoires d'investigations au sein de l'université. Un laboratoire d'investigation est un projet développé par des professeurs et des étudiants pendant plusieurs semestres pour réaliser des actions réelles et impactantes.

Jeanne et moi nous trouvons dans le laboratoire sur la mobilité urbaine et la culture citoyenne à Popayan. Pendant que Donald et Keren sont dans le laboratoire de typographie (dans lequel nous sommes aller faire un petit tour la semaine dernière - l'article est en route).

Pour sortir un diagnostique sur la culture citoyenne, nous avons réalisé un événement le 19 avril 2018 pour récolter ce que pense les gens de Popayan de la mobilité. Quels sont les problèmes et quelles solutions envisagent-ils pour vivre ensemble entre tous les acteurs de la mobilité en ville ? Et quel meilleur jour pour organisé cela que le jour sans voiture, ni bus, ni motos autorisé à roulé dans la ville entière. Seuls les taxi pouvaient circuler. Ainsi, les vélos et bien évidement les piétons pouvaient s'approprié les rues comme ils le voulaient.


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A l’université, nous avons fait connaissance d’un étudiant en semestre 9 . Antony, puisque c’est de lui il s’agit, dans le cadre de sa formation et pour sa validation et l’obtention de son diplôme de Designer graphique, travail sur un projet touristique. Pour réaliser ce projet, il nous fait appel pour participer à une étude de satisfaction à caractère universitaire. Pour cela, il nous amène à découvrir une petite ville appelée Puelenje.

A six : Antony, Diego (le guide touristique), Donald, Flore, Jeanne, Nathaly (la traductrice) et Samuel (le photographe), nous allons à la découverte de Puelenje !

Puelenje est une petite ville située dans le nord de Popayán. Initialement, il a été établi depuis sa création en 1537 comme un peuple des Indiens qui pratiquaient l'agriculture, l'artisanat, l'élevage, la maçonnerie et d’autres professions. Actuellement cette ville est devenu e un lieu gastronomique et culturel. D’un climat froid, Puelenje compte 3 500 habitants avec pour superficie de 3.261 km² et d’une altitude de 1770m.

La découverte que nous faisons est considérée comme un voyage de la connaissance à travers lequel les connaissances traditionnelles sont combinées pour offrir aux visiteurs que nous sommes des expériences authentiques.

4 étapes constituent notre découverte :

1 ère étape. Découverte de l’instrument « Chirimía » : son histoire, par José Lemos

Notre première découverte commence par la découverte de cet instrument : le Chirimía

Le chirimía est un groupe musical composé de plusieurs instruments, parmi les plus communs le tambour, les maracas, le charas, le triangle et la flûte, reconnu de Puelenje. Si cet instrument est plus re-connu à Puelenje c’est grâce à José Lemos qui, depuis des années s’est donné corps et âme en s’investissant dans sa promotion. Initialement il n’avait aucune notion de cet instrument, nous confie-t-il, donc non initié à la musique mais s’est donné inlassablement et avec abnégation pour l’apprendre. Au fil des années, il a appris sans formation aucune à jouer cet instrument, à fabriquer des instruments à vent, à percussion, en bois, en cuir : flûtes, tambours, maracas, charrasca et de surcroît à enseigner. Grâce à ses efforts, il reçoit certains nombres de titres. Pour l’amour qu’il a pour son travail, il devient plutard artiste musicien. Aujourd’hui, à son actif, il compte 43 discs.

Photos : Présentation des instruments 

2 ème étape. Apprentissage artisanal de la fabrication de la boisson « Guarapo », à base de canne à sucre

Nous partons à la découverte de la fabrication de la boisson Guarapo dans un petit ‘’établissement’’ où elle est fabriquée et vendue après.

Pour fabriquer cette boisson, il faut avoir de la canne à sucre préalablement bien lavée et d’une machine appelée «Trapiche » pour moudre la canne à cheval. Cette machine est sous forme de rectangle posée sur du bois et disposant trois côtés utiles : une entrée, une sortie et un côté robinet. Le côté entrée sert à mettre la canne à sucre entre la machine. Ensuite, on va tourner le levier en bois artisanal de la machine pour faire ressortir de l’autre côté la canne à sucre déjà pressée. Le troisième côté sous forme de robinet sert à récupérer l’eau de la canne à sucre dans un récipient pour être filtrée et servie. On peut, pour lui donner un goût agréable ajouter du citron 🍋.

Photos : Production de la boisson Guarapo plus dégustation 

Après la dégustation de cette boisson qui mérite d’être prise avec modération, nous partons jouer au jeu de crapaud. Un jeu traditionnel ouvert à tout public par son promoteur Herman Mera, responsable de l’établissement. Le jeu consiste à comptabiliser des points en lançant des pièces sur un plateau troué conduisant ces pièces jetées dans des cases auxquelles sont attribuées des points. Nous formons donc un groupe de 6 personnes : Antony, Diego, Donald, Flore, Jeanne, Nathaly et Samuel. Avant de commencer le jeu proprement dit, nous dégustons comme de vrais pros notre boisson Guarapo servie dans de petits verres d'alcool. Pendant que j'hésite encore (Donald) , balayant mes yeux sur elles , Jeanne et Flore n'hésitent pas à prendre aussi rapidement que possible leurs verres servis (sourire). A la saveur d'alcool, cette boisson m'a l'aire d'un ''vrai'' alcool. Bon, disons simplement que nous prenons cette boisson pour avoir de l'énergie nécessaire pour bien jouer. Mais pendant le jeu aussi, nous dégustons avec beaucoup de plaisir cette boisson, sans oublier que notre hôte se donne le plaisir de nous servir comme de vrai.e.s princes et princesses venu .e.s de très loin! Au bout de ce jeu, le match est soldé par le résultat suivant : (surtout ne riez pas ce que vous allez voir par la suite ! Comme quoi dans un match, il y a des perdants et des gagnants !) Mais nooon ! On ne perd rien, on apprend plutôt !


Photos : Jeu de crapaud et dégustation de la boisson Guarapo

3 ème étape. Prise de connaissance de l’histoire de Puelenje

Initialement au XVIe siècle, le Puelenje d’aujourd’hui a été appelé Puellensi de Buena Vista, parce qu’il donne une vue d’ensemble sur la ville de Popayán. Mais plutard avec la refondation de la ville en 1745, il a changé son nom au style espagnol. Jadis, comme c'était la tradition dans la majorité des fondations espagnoles en Amérique, ''le corregimiento '' a acquis un nom composé, où le nom d'un saint ou d'une dévotion catholique a été utilisé avec ou un mot d'origine indigène. C’est ainsi que le nom du corregimiento a été composé à partir de la refondation de l'année 1745 comme suit :

San Juan, en l'honneur de San Juan Bautista, c’est-à-dire l'un des saints patrons de la ville de Popayán. Il serait également alors donné par la haute dévotion qui avait le Marquesa de San Miguel de la Vega, Dionisia Perez Manrique par le saint. De manière significative, l'église a qui a été construite par les espagnols ‘’en souvenir de leur passage’’ à l’époque coloniale a reçu le nom Viceparroquia de San Juan Bautista de Puelenje… L’église qui porte aujourd’hui le nom de « Parroquia Amo Jesus » est la première construction à Puelenje, puis après s’en ont suivi les restaurants, les habitations, etc. Nous vous laissons apprécier par les photos ci-dessous qui en témoignent.


Eglise Parroquia amo Jesus de Puelenje

4 ème étape. Découverte du restaurant El Eden de mis abuelos

Dernière étape de notre découverte. Nous allons dans un restaurant qui se trouve à 1 kilomètre environ de l’église pour déjeuner. A la carte, ce restaurant comprend des lacs de pêche, de mini-golf, un parking privé, des espaces verts, des entrées pour des plats d’événements sociaux et d’affaires. L’idée de cette visite est de nous faire connaître non seulement la recette des tartes, connues sur le nom d’empanadas mais aussi de passer à la préparation. Nous en avons profité dans une atmosphère décontractée en compagnie du propriétaire du restaurant, cheffe cuisinière, Janeth Reyes et son équipe pour mettre la main à pâte. Ainsi, après la préparation de la pâte et des ingrédients (par l'équipe) à mettre à l'intérieur de l'empanada, nous prenons un morceau de la pâte, puis nous l'enroulons dans la paume de nos mains pour en faire une petite boule. Ensuite, nous l'enveloppons d'un petit sachet blanc transparent, et après nous l'aplatissons d'une petite planche ronde pour la façonner et lui donner une forme ronde, lui mettre à l'intérieur les ingrédients déjà préparés et pâteux, la refaçonner les bouts. Ainsi, elle est prête pour frire. Ci-dessous, quelques images témoignant les moment forts de cette préparation et la dégustation.


Préparation de Empanadas


Au restaurante Casona

Comme les empanadas que nous venons de prendre ne nous suffisent pas, nous nous rendons au restaurant Casona pour nous régaler encore. Qu’est-ce que nous sommes de gros groumands! 😃.

Nous nous échouons dans ce restaurant sans l’avoir prévu préalablement. Ceci, sur l’initiative de Diego, notre guide touristique. Nous prenons place comme de vrais touristes à la découverte de bons plats. Puis, quelques secondes après s’approche auprès de nous un serveu, un gentleman, à ce qu’il me paraît il serait le responsable dudit restaurant. Comme dans la plupart des restaurants, il nous présente le menu du jour , puis nous donne la liberté de choisir ce qui nous plaît. Quelques fractions de secondes après concertation, nous nous décidons finalement. Au menu on peut voir: de Sancocho (sopa), picada (chicharrón,costillas, Ahumada, carne adobada, plantano en forma de retacada, enbuelto blanco y papa), sans oublier aussi de patacones. (Photo ci-contre).Jeanne et Nathaly quant à elles prennent de la soupe, tandis que Flore, Diego, Antony, Samuel et moi-même nous contentons du reste.Ceci étant, nous avons tous néanmoins partagé le plat qui nous est servi. Tout ceci accompagné de jus de fruits (dont j’oublie le nom).

Déjeuner  

Notre visite prend fin par une enquête de satisfaction qui constitue une phase importante du projet de diplôme, ces renseignements sur notre journée à Puelenje permettra d'améliorer et d'ajuster la visite touristique mais également par la suite d'établir un prix pour une telle prestation. Le but des projets de diplôme est de continuer à développer ce projet.

Enquête de satisfaction


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Ce qu’il faut savoir sur les travaux des étudiants

• Rapport final (Informe final de los estudiantes)

Il faut noter qu’il y a quelques activités qui sont menées par l’administration avant de tenir le rapport final des travaux. Ces activités consistent à collecter tous les projets des étudiants du taller (atelier) 1 jusqu’à au taller 8. Ensuite, à partir de ces travaux, l’administration élabore un questionnaire en ligne ( l’outil le plus couramment utilisé dans ce cas est Google Forms) pour demander aux étudiants de voter selon eux les projets qui leurs semblent meilleurs. Ils ont donc deux jours pour répondre à ce questionnaire. Après cette phase de collecte d’avis d’étudiants, elle (l’administration) tient compte de ces résultats pour donner un point. Notez que les points donnés valent pour un semestre. Lorsque les étudiants obtiennent un point en deux distincts semestres, cela correspond à un cours (curso) ( cours électifs ou formation humaniste).

Au final, que font-ils avec ces projets?

Ces projets d’étudiant servent à faire des posters. Autrement dit, chaque année, avec les meilleurs projets, ils en font des posters qui s’impriment en taille 100 x 70 cms pour en faire une exposition dans toute l’université. Cette exposition s’appelle diseño al patio.

Présentation des projets des étudiants

Du 12 au 15 juin, c’est la période des présentations des travaux des étudiants. Trois jours pour permettre à tous les étudiants du diseño gráfico de présenter et de soutenir une dernière fois leurs travaux.

Afin de présenter les travaux, les étudiants s’activent à bien disposer leur espace de présentation soit dans la salle soit dans un espace libre. Dans les salles, on peut y voir la disposition des tables, des présentoirs, des affiches de présentation sous toutes ses formes. Cela relève bien de l’imagination et du goût des étudiants.

Ci-dessous, une photo prise au passage après une présentation pour vous donner un apperçu de la présentation des travaux.

Présentation des projets - Taller 1


• Présentation des travaux : projet Párchater a leer - Taller 8

Au soir du 12 juin, les étudiants de ce taller vont présenter leurs travaux de fin d’année devant un jury composé de quatre professeurs pour évaluer le travail fourni.

Le projet Párchater a leer présenté par quatre étudiantes est un projet qui se veut promoteur de la lecture à l’université et surtout en direction des jeunes étudiants.

L’objectif général est, à travers la conception d'une stratégie, d’articuler les intérêts au tour de la lecture avec des espaces de loisir des étudiants de Design graphique , au moyen de processus qui permettent d'atténuer les imaginaires qui font peu d’attraction de cette pratique.

Après la présentation, s’en ont suivi les commentaires des enseignants. C’est donc la phase d’échange et d’explications.

Ici, quelques photos des moments fort de cette présentation.

Présentation du projet Párache a leer  


• Présentation des travaux : Taller 5, Diseño de información

Ce jeudi 13 juin, bon nombres de présentations sont réalisées.

En taller 5, quatre grands projets sont présentés. Au menu, on peut y voir Pueblito, Nexo, XYZ, Reverde ser, MHN et Mati en la escuela.

Dans l’ordre, nous vous donnons une idée sur les objectifs généraux caractérisant chaque projet.

de Ainsi le projet Pueblito a pour objectif général de générer une mémoire narrative permettant de communiquer les expériences des travailleurs de hangars. Celui de Nexo, de concevoir un outil qui permet de rendre visible les personnes actives du secteur cinématographique et audiovisuel de l’an ville de Popayán, afin de renforcer les liens sociaux et économiques du secteur. Pour XYZ, c’est de visualiser les imaginaires du public cible sur le féminismepour générer de nouveaux points de vue à travers eux. Mais pour Reverde serde , il s’agit de visualiser comment le travail collectif se déroule actuellement au sein de l’association ASFADEH( Association des Familles - Agrocologiques et de Développement Humain) pour générer des espaces de réflexion et rétroaction. Quant à MHN, il est plutôt question de développer un récit qui va optimiser une interaction entre l’information des objets exposés et les familles ( ou des “des visiteurs “). Enfin, pour Mati en la escuela, l’idée est de générer du matériel graphique de soutien à partir de la conception de l’information qui va faciliter l’assimilation, l’interprétation et appliquer le contenu mathématique des enfants de 4ème année de la fondation Gersain Marín de la ville de Popayán.

Qu’il vous souvienne que j’ai parlé un peu plus haut dans la présentation de Párchater a leer des espaces de présentation. Il s’agit bien ici le cas , comme illustrent les photos ci-dessous. À tout de rôle, comme l’espace est un peu restreint, les enseignants passent chacun pour évaluer les projets. Au total, deux enseignants ont pu évaluer ces six projets présentés un peu plus haut.

Dans une atmosphère décontractée et comme un échange interactif étudiant - enseignements sans une barrière hiérarchique (qu’on pouvait établir sous d’autres cieux), les étudiants ont su valablement défendre leurs projets, tout cet échange sous le regard et la présence de leur enseignant principal.

Présentation des projets - Taller 5