Carnet de voyage

Grand tour en Asie

31 étapes
59 commentaires
Après avoir apprécié le confort de notre grand voyage autour du monde il y a deux ans, nous récidivons en direction de l'Asie où nous espérons découvrir un mix de traditions et d'ultra-modernisme.
Du 16 janvier au 18 février 2019
34 jours
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5
janv

Je refais l'essai sur le site MYATLAS pour la création du blog et vérifie les fonctionnalités depuis le Samsung. Ça marche !

C'est le MS Westerdam de Holland America qui nous transportera pendant ce voyage de 30 jours. Même si Didier a décidé d'arrêter de fumer, nous avons quand même réservé une cabine balcon car il y a malgré tout quelques jours en mer et pour avoir déjà expérimenté la croisière, il est bien agréable de pouvoir s'isoler et profiter de la vue dans le calme. Didier anticipe que nous devrons communiquer quasiment exclusivement en anglais...(et râle un peu of course)

Départ Singapour- arrivee Shanghai

Grosse galère pour comprendre les visas requis. Finalement, nous n'avons demandé que celui du Cambodge car pour les autres pays, nous serions exemptés (?) Je ne vous conseille pas le Consulat de Chine qui m'a demandé d'appeler la douane de Shanghai...à Shanghai. Quant aux sociétés de service Visas, elles font faire les visas sans vérifier leur nécessité. Le bateau peut s'occuper aussi des visas...à prix d'or. Bref, un bon business.

Par sécurité mais aussi pour revoir Singapour, nous avons prévu d'arriver la veille de l'embarquement.

Minou Joe profite de nous pour les derniers jours avant de redevenir un chat sauvage que Josette viendra câliner en notre absence. Bon, il y aura un petit chauffage d'appoint dans le garage.

16
janv

Après un vol sans problème mais tout même même bien long, nous voilà à Singapour autour de 7h du matin.

30° humide et tropical. L'hôtel que j'ai réservé dans le quartier "orchard road" (une très longue avenue qui fait office de Champs Élysées où se succèdent les magasins les plus luxueux) nous met tout de suite dans l'ambiance futuriste de Singapour. La salle de bains semble suspendue dans le vide et Yoshi le petit robot vient sonner à notre porte pour nous amener des bouteilles d'eau. D'ailleurs, il nous aime bien car il viendra deux fois. Il fait des mimiques pour nous demander su nous sommes satisfaits.


Singapour, ville-état du Sud Est asiatique (693 km2 et 5 M d'habitants) respire l'opulence, l'ordre et la propreté. Cette république,située au bout de la péninsule de la Malaisie a obtenu son indépendance le 9 août 1965 après avoir été un comptoir britannique.

Singapour est un des pays les plus développés d'Asie et du monde et fait partie de ce que l'on appelle les quatre dragons asiatiques que nous visiterons au cours de ce voyage avec la Corée du Sud, Taiwan et Hong Kong.

C'est un kaléidoscope de cultures où on parle l'anglais, le mandarin, le tamoul et le malais. En ville se côtoient le quartier colonial avec le splendide hotel Raffles, le quartier chinois, le quartier indien "little india", le quartier arabe et le quartier futuriste de la marina dont le Marina Bay Sands est l'icône. Ce complexe hôtelier de trois bâtiments de 55 étages est surmonté d'une piscine de 150 de long à une hauteur de 200m..

Sujets au vertige, s'abstenir !

Je prends mon courage à deux jambes malgré la chaleur et la fatigue et j'abandonne Didier pour les visites que j'ai prévues en utilisant les transports en commun.

Le mythique Raffles est en plein lifting. Les jardins ne sont pas accessibles mais on peut quand même admirer la structure.

Arab Street, on s'en doutait un peu, n'a rien à voir avec les souks d'Afrique du Nord. Tout est ici parfaitement aseptisé. Trop à mon goût. Manquent les odeurs d'épices. Un aperçu du quartier chinois puis après une petite galère dans le métro où la machine ne voulant pas de mes billets pourtant neufs et plastifiés (si, si), deux étudiants m'offrent mon ticket pour la Marina et ses jardins les plus dingues du monde.

Depuis de nombreuses années, Singapour est dans le triste top 10 des pays où l’empreinte carbone est la plus élevée. Le gouvernement a décidé de transformer la ville en l'abritant dans un jardin tropical. Le chemin vers un développement écologique vertueux est encore loin; ce petit pays ne sait plus vivre sans la clim poussée a fond.

Je me liquéfie sous les immenses super structures des arbres recouverts de milliers de plantes et qui accumulent le jour l'énergie qui va les illuminer le soir. Je croise des dizaines de jardiniers occupés à retirer la moindre feuille imparfaite d'une jungle si "propre" qu'il serait impensable d'y mettre un babouin. 🤣 Ces jardins sont immenses et il faut apprendre un petit jeu de piste pour s'y diriger car je tombe sur plusieurs cul-de-sac et mes jambes fatiguées me crient de rentrer en taxi.

Pour ceux qui sont en meilleure forme que moi aujourd'hui, préférer le somptueux jardin botanique et ses milliers d'orchidées le jour et réserver le soir aux jardins de la Marina pour profiter de la relative fraîcheur et des illuminations.


17
janv

En route pour le port, nous traversons une dernière fois la ville sous un brouillard de pluie tiède et nous comprenons pourquoi la végétation pousse littéralement partout ici et pourquoi un brushing ne tient pas plus de 5mn.

Nous remarquons que les Singapouriennes sont pour la plupart très élégantes et généralement vêtues de la robe chic "trois trous" (les lectrices comprendront). Il faut dire que la ville est un piège géant à carte de crédit de préférence très Gold.

Grâce à un joker très spécial que je garde secrètement, nous court-circuitons la très très longue file de l'embarquement. Tous ceux qui n'ont pas pris la précaution de faire établir leur visa Cambodge sont gratifiés du sésame au triple du prix ambassade. 😂

Nous levons l'ancre en fin d'après midi sous une éclaircie pour la dernière vision de la "sky line" et des îlots de loisirs alentour et nous quittons sans trop de regrets la ville de "big brother" oú la liste des interdits et des amendes qui vont avec nous semble incompatible avec notre conception de la liberté individuelle. Nous apprenons que nous avons échappé au pire en utilisant innocemment nos e-cigarettes prohibées ici. Singapour est souvent qualifiée de "Suisse de l'Asie", pour avoir vécu à Zurich, je peux affirmer que l'élève a très largement dépassé le maître.


18
janv
18
janv

Aujourd'hui nous remontons en direction du golfe de Thaïlande vers Ko Samui, notre première escale.

Repérage des 10 ponts, achat de forfait internet et galères de connection, lecture des docs fournies par le bateau et divers formulaires à remplir pour les débarquements.

Interessante conférence sur l'histoire de la Thaïlande. Nous avons opté pour des horaires et un placement libre pour le dîner car lors de notre dernière croisière, nous n'avons jamais tenu bien longtemps à la même table. De plus, le premier service commence à 17h15 !!! Un peu comme en maison de retraite 😂

Première impression; le paquebot est un peu "confit" dans un luxe très américain ; boiseries, lumières tamisées, couleurs marronasses pas très glamour. On déploie par ailleurs une phénoménale activité pour nous vendre des tas de services ou d'objets dont nous n'avons absolument pas besoin à coup de promos qui vont toutes expirer sur l'heure..😉

Peu importe, nous sommes transportés confortablement vers tous ces endroits que nous avons hâte de voir et c'est tout ce qui compte pour nous. Ce soir, nous snoberons le dîner du Capitaine et nous dinerons sur notre balcon.

19
janv
19
janv
Ko Samui - Thailande

Ko Samui -Thaïlande

Destination phare du tourisme de ces dernières années, Ko Samui est la deuxième plus grande île de Thaïlande, ourlée de magnifiques plages de sable blanc bordées de cocoteraies, située à environ 700km au sud de Bangkok. Son centre est occupé par une jungle luxuriante. Une vraie carte postale.

La pêche et les plantations de noix de coco ont laissé la place à un développement galopant de structures hôtelières haut de gamme et son corollaire ; restaurants, bars et boutiques.

Une myriade d'îlots sauvages est accessible depuis Ko Samui via les bateaux de promenade.

Ce matin, nous partons bien chaussés pour un petit trek jungle qui doit nous conduire à la cascade "Hin Lad". Le port n'étant pas accessible aux paquebots, nous descendons à terre grâce aux canots du bateau ce qui prend un certain temps...

Notre excursion commence par le marché où se déploie la palette des ingrédients de la très bonne cuisine thaï. Les oeufs roses sont conservés plusieurs mois dans une saumure qui leur donne cette couleur originale.



Le trek n'est pas si facile. Ça monte pendant 3/4 h. Nous cheminons parmi des rochers glissants et les racines traitresses et malgré plusieurs averses (chaudes) nous transpirons comme des boeufs. La cascade est quelque peu décevante. Pas de grande chute mais un torrent bien vigoureux.

Nota pour Claudette notre tabacologue préférée : Un grand coup de chapeau à Didier qui a intégré le groupe de tête a bonne allure sans cracher ses poumons; zero cigarette depuis Singapour.

Sur le chemin du retour, certaines ne résistent pas à la tentation de se rafraîchir dans une eau assez fraîche mais bien agréable.

Un repas thaï délicieux est organisé dans un restaurant de bord de plage mais comme le temps est à l'orage, nous décidons de revenir ensuite au bateau sans traîner davantage puisque nous aurons d'autres occasions de goûter la mer à 28°.

Conclusion de la journée : débarquement/embarquement "merdique", groupe sympa qui marche sans chouiner - essentiellement américain, une bonne virée sportive. Domage de n'avoir pas eu un ciel plus bleu.

20
janv
20
janv
Bangkok - Thailande

Bangkok - Thaïlande

Nous débarquons à Laem Chabang et aujourdhui nous prévoyons de visiter la capitale : Krung Thep (la Cité des anges), également appelée Bangkok 15 M d'habitants dont 6 M à l'intérieur de la ville.

Le trajet prendra 5h aller-retour donc une grande journée que notre guide va occuper en nous documentant très brillamment.

La Thaïlande qui s’appelait le Royaume de Siam a changé son nom en 1939, thaï signifiant liberté.

A l’ouest et au nord-ouest se trouve la Birmanie, au sud la Malaisie, à l’est le Cambodge et au nord-est le Laos. C’est une monarchie constitutionnelle depuis 1932 dans laquelle le roi est officiellement Chef de l'État, Chef des Forces armées, partisan de la religion bouddhiste et défenseur de toutes les confessions. La vie politique est mouvementée ; la Thaïlande a connu 20 coups d'État depuis 1932, le dernier en date en 2014, qui ont résulté en un renforcement du pouvoir du monarque. Le "crime de lése majesté" a été rétabli.🤤

Le pays compte 69 M habitants. Environ 75 % de la population sont d'ethnie thaïe, 14 % sont des Chinois, et 3 % sont Malais. La religion principale est le bouddhisme, pratiquée par environ 95 % des Thaïlandais.

Il y a trois Thaïlande, physiquement et culturellement différentes.Tout d’abord, Bangkok, mégapole hyperactive et monstre urbain. Puis le Sud, ses îles, ses plages et sa cuisine plus épicée, sa mentalité un peu différente et son phrasé plus rapide. Enfin, le Nord, Thaïlande profonde, originelle des anciens royaumes fondateurs, son rythme de vie détendu, ses temples bouddhiques, ses montagnes et ses forêts...

Cependant, d’un bout à l’autre de la Thaïlande se retrouvent les qualités nationales : une forte identité, le Siam n’ayant jamais été colonisé et ayant développé des arts, une culture et même un alphabet propres ; un sens aigu des conventions sociales et de la politesse, beaucoup de pudeur, de calme et de dignité ; une forte religiosité et une quasi-vénération pour la famille royale (critiquer ouvertement le roi est passible de prison !) ; enfin, pas mal d’humour, et un solide appétit Le Thaïlandais est un épicurien toujours prêt à faire la fête.

L'arrivée sur Bangkok donne le ton ; des habitations en bois et tôle littéralement collées les unes aux autres côtoient d'immenses immeubles modernes. La ville s'est étendue très rapidement et sans plan directeur ce qui génère un enchevêtrement et un engorgement du trafic démentiel. Les câbles de telephone pendouillent partout.

Une bonne façon de "sentir" Bangkok est d'embarquer sur une des nombreuses navettes qui croisent sur le fleuve Chao Phraya. La circulation sur le fleuve est incroyable. De gros bateaux de transport se croisent avec des bateaux-taxi hyper rapides, des navettes pour traverser (les quelques ponts étant réservés aux véhicules), des barques de vendeurs alimentaires, des bateaux pour la visite touristique... tout ca circule dans tous les sens, fait demi-tour, des pointes de vitesse dans un boucan d'enfer et une orgie de gas-oil. Il n'est pas certain qu'habiter en bord du fleuve soit une option tranquille car la nuit est aussi agitée que le jour.

Autour de nous défilent quelques restes des maisons de bois traditionnelles, des temples en veux tu en voilà (400 en ville), un aperçu du palais royal, des shopping centres très luxueux, des immeubles de luxe, des habitations qui nous paraissent modestes mais qui ne le sont pas tant que ça vu le prix du m2.

Bizarrement, il y a encore des poissons et les boules genre pain de mie qu'on nous a distribuées étaient destinées à les nourrir et non constituer un en-cas à touriste 🤣

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Déjeuner somptueux au Ramada. Adresse à retenir. Pause fraîcheur agréable. (toilettes au top - oui ça compte dans une journée de 12h)

Une piscine violette ?
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Et c'est reparti sous 35° pour rendre visite au Bouddha en or. Je choisis l'escalier extérieur pendant que nos copains d'excursion attendent l'ascenseur. Comme nous avons compté 4 ou 5 bus...ce bouddha là est un rescapé de la guerre (contre la Birmanie) et c'est la foudre qui aurait fait éclater la gangue de ciment dont il avait été recouvert pour le cacher, alors qu'on l'avait oublié. Depuis, il sourit plutôt aux touristes. Les locaux préfèrent des bouddhas moins jet-set.

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Passage par le quartier chinois. La guide nous explique que les riches touristes chinois ont fait exploser le prix du durian, qui a (paraît il) un goût délicieux si on passe outre son odeur de toilettes. Il est d'ailleurs interdit d'en amener dans les hôtels.😂

Dernier arrêt au marché aux fleurs où des dizaines de mains agiles construisent fleur par fleur des assemblages sophistiqués et éphémères destinés aux temples. Bouddha est un gros consommateur de fleurs.

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Le bateau a ce soir invité une troupe locale qui nous présente un spectacle de danses thaï (avec traduction de l'intrigue) de très bon niveau avec les retournés de doigts et les démons sautants.


Du grand Art.




"Bangkok m'a tuer"
21
janv

Pour notre deuxième journée à Laem Chabang, nous décidons de nous rendre à Pattaya qui n'est qu'à 30mn de voiture. Destination préférée des Thaïlandais, des Russes et des hommes seuls. Pattaya est une station balnéaire célèbre pour la vie nocturne, la fête et le tourisme sexuel.

Après négociation, le taxi qui nous véhiculera pour la demie journée divise son prix par deux !

Un tour panoramique nous permet de vérifier que la ville est morte le matin et pour cause ; la rue pietonniere la plus animée le soir "walking Street" n'est qu'une enfilade de bars, go go dancing et cabarets.

On peut difficilement venir en thailande sans apercevoir des katoï ou lady boy appelés ici troisième sexe.

Les katoï sont plus visibles et plus acceptées dans la culture thaïlandaise que les personnes transgenres ne le sont dans les autres pays du monde. En effet le bouddhisme ne condamne pas l'homosexualité et reconnait 4 genres. Plusieurs mannequins, chanteurs et stars de cinéma thaïlandais sont des katoï, et les journaux thaïs publient régulièrement les photos des gagnantes des concours de beauté dont le plus important à lieu à Pattaya.

Reines de beauté Katoï

La plage qui longe une avenue type "croisette" de plus de 4km n'est pas non plus bondée.

Nous terminons notre visite par le point de vue et après avoir décliné toutes les propositions de spectacles mettant en scène des animaux : tigres, crocodiles et surtout éléphants (quelle tristesse), j'opte pour un authentique massage Thaï à un prix canon (10€ contre 150 $ sur le bateau) pendant que Didier - plus douillet- préfère faire un peu de shopping.

22
janv

Un pays cher à mon coeur après notre (mon fils Charles et moi) grand voyage dans le pays Khmer il y a 15 ans. Les temples d'Angkor Vat sont sublimes et à l'époque, la paix étant relativement récente, les touristes rares.

Le pays sous protectorat français pendant près d'un siècle, a obtenu son independance à la fin de la guerre d'Indochine en 1956. Déchiré par une atroce guerre civile de 1970 à 1997 sous le regime des Khmers rouges qui voulait éradiquer toute civilisation urbaine et intellectuelle puis envahi par le Vietnam, bombardé intensivement par les américains, truffé de mines, ces trois décennies y ont laissé des dégâts incommensurables et des millions de morts et de déplacés. 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et le pays qui ne s'est toujours pas relevé de l'anéantissement de l'éducation et la santé vit de l'aide internationale. La corruption règne en maître.

Sihanoukville est le seul grand port du Sud Ouest du pays et une station balnéaire promettant de magnifiques plages sous un climat tropical. Phnom Penh, la capitale est à 250 km que nous jugeons trop loin pour un aller retour car aujourdhui est notre seule escale au Cambodge.

Les navettes affrétées par Holland America déposent ceux qui n'ont pas choisi d'autres excursions à la plage principale. Évidemment, ça fait un monde fou qui gratte le sable à la recherche d'un transat à l'ombre. Mon plan B est de louer un tuk-tuk qui nous conduit sur une plage plus lointaine, moins construite et plus tranquille. C'est en fait un résidu des années 70, clientèle et fond sonore compris où on déjeune pour 3 € chacun très confortablement. L'eau est à 28°. L'air aussi.

Attention le paradis sera éphémère ; le plastique jonche la belle plage et les nouvelles constructions seront bientôt achevées au plus près de l'eau.😭 je rigole en lisant qu'on nous recommande des écrans solaires "environnemental friendly" quand on voit ce qui flotte dans l'eau.

La plage "hippie"
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Nous rentrons sous une infâme poussière car la route est en construction (enfin on le suppose ?) au milieu de dizaines d'immeubles en travaux, tous plus laids les uns que les autres et tous sous direction chinoise. Ce que nous voyons de la ville est à vomir de saleté et de puanteur malgré les casinos et machines à sous qui ont fleuri partout pour la clientèle chinoise.

La on roule carrément à contre-sens
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Je rajoute la photo du lion et de la lionne dorés qui sont devenus l'emblème de la ville sans que personne ne puisse en donner la signification 😂 et celle des enfants à la plage qui se fichent encore de savoir s'ils iront un jour à l'école.

On est souvent déçu de retourner sur les lieux qu'on a aimé il y a longtemps. Le Cambodge en est l'amère confirmation.

23
janv

Un peu d'information sur le bateau pour les curieux.


Le Westerdam a été fini en 2004 et il vogue sous pavillon hollandais.

Il fait 285m de long et 10 ponts.

1800 passagers sur notre croisière et environ 900 personnel de bord.

Comme tous les paquebots, il compte un nombre impressionnant de bars et coins musique, un casino, une salle de sports, deux piscines interieure et exterieure, un spa, un restaurant classique à 2 étages et des buffets pour tous les goûts et bien sûr le théâtre avec un spectacle tous les soirs.

Last but not least, un service cabine discrétionnaire pour grignoter (ou pire) 24h/24. Dur dur de se maintenir en croisière.

Ce qui est particulier, c'est le salon panoramique très agréable face à la mer et où on peut visualiser toutes les informations sur la route, les sonars, les escales et qui est doté d'un café où on trouve le seul expresso qui vaille le déplacement. Ça ronfle pas mal après le repas🛌

Le meilleur endroit après notre cabine

Au dernier pont, on trouve aussi des cabines exclusives qui peuvent être louées à la journée. Pour quoi faire ??

Il y a aussi une zone "jeux" où on peut jouer aux cartes, un cinéma et un espace puzzles très fourni où chacun peut contribuer.

Ce qui manque, c'est le panneau d'affichage qui permet de chercher des partenaires pour partager des taxis, jouer aux cartes, ou autre. ..😂 et qui était bien amusant sur notre précédent voyage.

Nous n'avons pas cherché la statistique exacte mais Holland America a plutôt une clientèle américaine et anglo-saxonne et il nous semble, assez âgée mais plutôt bien élevée. Donc, excellent service, ambiance très classique, excursions proposées très peu physiques.

Pas de disputes au bar ni de bousculades pour "chipper" la meilleure chaise longue ou le meilleur siège dans le bus.

On est mal si on ne maîtrise pas l'anglais ...ou alors le hollandais qui est bien sûr très international.

Voyager sans faire et défaire ses valises et en évitant les aéroports c'est quand même bien confortable.

24
janv
24
janv
Hô Chi Minh-Ville

Hô Chi Minh Ville - Vietnam

Pour les Français, le Vietnam c'était d'abord l'Indochine (avec le Laos et le Cambodge), la défaite de Dien Bien Phu en 1954 qui s'est conclue par l'indépendance du Vietnam du Nord et l'abandon de la colonie puis la longue guerre menée et perdue par l'Amérique (1964-1973) en soutien au Vietnam du Sud dans le but de contrer la progression communiste. Deux films d'anthologie : "Indochine" et "Apocalypse Now" restituent l'atmosphère de cette période.

Pour les Vietnamiens, c'est l'accession à l'indépendance, une guerre civile de 30 ans entre le Nord et le Sud, un pays ravagé finalement réunifié en 1976 sous un gouvernement communiste et une population martyrisée.

Depuis la fin des années 80, avec la libéralisation de l'économie, ce pays fait preuve d'un formidable dynamisme.

Ho Chi Minh Ville (9M d'habitants) ou Saïgon autrefois appelée la "perle de l'orient" par les Français est notre première escale au Vietnam.

Nous n'avons acheté qu'un aller-retour du port à Saïgon (trajet d'une heure et demie) mais notre jeune accompagnateur se propose de nous guider toute la journée. En effet, les points d'intérêt majeurs sont concentrés au centre de Saïgon et la visite peut donc se faire à pied.

Les alentours de Saïgon sont couverts de rizières et de nombreux et immenses immeubles sont en construction sur toute la périphérie. Ce qui frappe c'est la multitude des 2 roues qui est LE moyen de déplacement (les travaux du métro ont démarré). Le cyclo est ici une extension du corps ; on mange, fume, téléphone en roulant. On transporte sa petite famille au complet, des marchandises, des clients (les casques verts sont des Uber). C'est un phénoménal mouvement perpétuel et fluide qui ne s'embarrasse pas des feux de circulation et envahit au besoin les trottoirs.


Le bébé sur sa petite chaise
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Le bus nous depose et nous récupérera au pied de la tour Bitexco (280m). De là, nous cheminons en direction de la Mairie avec la statue d'Ho Chi Minh, L'Opéra, la Cathédrale Notre Dame (1880) en travaux, la Poste Centrale construite en 1886 par Gustave Eiffel, en passant devant l'hôtel Rex, ancien QG américain où logeaient également les correspondants de guerre et le plus ancien hôtel de la ville, le Continental.

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Contrairement au fouillis de Bangkok, le centre ville est quadrillé par de larges avenues avec des échappées verdoyantes, des parcs, le jardin botanique, bref des arbres ce qui est fort agréable par cette chaleur.

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Après un aperçu du Palais de la Réunification (art déco soviétique ?), fermé pour la pause déjeuner, notre guide nous fait découvrir un magnifique restaurant Vietnamien qui bien que haut de gamme, offre des plats délicieux à 5€ ! Il était temps car nous commencions à traîner la patte.

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Il nous reste un peu de temps pour nous rendre au marché (shoppiner un Bouddha pour Sabine), se faire voler par le taxi et grimper au sommet de la fameuse tour pour une vision panoramique de la ville


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C'est bientôt le nouvel an chinois. La ville est en pleins préparatifs. les belles sont de sortie.


les dragons nous souhaitent bon voyage

Nous avons adoré Saïgon, son style, son atmosphère, son mouvement. Y revenir ?

25
janv

Nha Trang est située à 434 km au nord de Hô Chi Minh Ville et fait partie du club des plus belles baies du monde. On y trouve de longues plages de sable blanc et une mer turquoise et transparente, comme sur les cartes postales.

La baie de Nha Trang comprend 19 îles et îlots et rassemble la plupart des écosystèmes tropicaux rares et typiques comme récifs coralliens, mangroves; c'est un spot de plongée.

L'arrivée sur Nha Trang fait penser aux paysages méditerranéens. Le climat est moins étouffant et moins humide ; 26° en moyenne.

Les Français qui ont découvert son potentiel en ont fait un lieu balnéaire plus tard utilisé par les américains. Aujourd'hui, la ville s'est bétonnée et attire des milliers de touristes russes et chinois avec ses hôtels, bars et centres commerciaux. Un disneyland local, Vinpearl occupe une île face à la ville reliée à la côte par le plus long téléphérique du monde.

Il reste paraît il à quelques km et accessibles par les bateaux navettes des lieux encore préservés mais pour pas très longtemps sans doute car la folie immobilière sévit sur cette côte.


Un village de pêcheurs

Nous débarquons avec les canots du bateau puis une navette nous dépose en ville.


Les abords de la plage

Le marché étant réputé, nous nous y rendons en rickshaw. Didier est pris d'une folie de shorts.

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Toujours sur notre "véhicule", soyons fous, nous nous rendons à Long Son, l’une des plus vieilles pagodes de la région (1886) reconstruite en 1900 après un typhon. Elle se situe à 3km du centre-ville et possède un Bouddha couché, long de 17m, entouré de 49 moines en pierre que nous ne ferons qu'apercevoir puisque l'espace où il se trouve est fermé Et au sommet, après 150 marches, un bouddha blanc de 21m de hauteur. Vue imprenable qui se mérite sur Nha Trang.


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Retour sur la "croisette" pour pause relax. La mer n'est qu'à 25°. On se se baigne pas. Trop froide.🤣

Difficile de critiquer le tourisme de masse quand on se déplace à 2000. Alors je m'abstiens de commentaires mal venus.

27
janv
27
janv

Elodie, je vais vérifier pour toi si la plage de Da Nang, appelée My Khe, est bien la plus belle plage au monde en plus d'être la plus longue.🏖

Da Nang est devenue la cinquième ville du Vietnam et son passé colonial est encore notable avec sa cathédrale et ses cafés offrant baguettes et croissants.🥐 elle est traversée par une rivière et donc possède de nombreux ponts dont le fameux "pont du dragon" qui crache le feu à la nuit tombée.

La région est riche en sites culturels ; la ville Impériale de Hue (à 2h et demie de route), les ruines de 70 temples Hindous de My Son, la montagne de marbre avec ses grottes et ses temples bouddhistes. Comme il faut faire un choix, nous optons pour Hoi An, petit port du 15ème et petite ville préservée classée au patrimoine mondial par l'Unesco.

Nous arrivons sous la pluie.☔ une occasion d'essayer les ponchos plastique distribués à Ko Samui ?

Vue de notre cabine

Nous avons convenu de partager un taxi avec un couple de Français rencontrés hier sur le bateau et après une nego bien enlevée, nous partons dans un très confortable mini van.

La route longe la côte et sur 20 km s'étale une magnifique plage de sable blanc. Cet endroit a constitué pendant la guerre une zone de repos pour les Américains.

Par contre, nous remarquons que les hôtels et résidences de vacances poussent comme les champignons après la pluie et que chaque complexe hôtelier ferme ses accès vers la plage. Il reste encore des échappées et des zones vierges. Pour combien de temps ? La mer est aujourd'hui agitée et forme de gros rouleaux. Le drapeau de sécurité est au rouge. Personne dans l'eau. De chaque côté de la route, des échoppes, des habitations, des rizières.

La plage à perte de vue

Le centre ancien de Hoi An est piétonnier ce qui permet de marcher sans être constamment sur ses gardes et dans une relative tranquillité. La ville qui a préservé ses bâtiments historiques est tout simplement un bijou. Des centaines de lanternes sont suspendues dans les rues. On déambule et chaque rue est une merveille sous le soleil revenu. Des boutiques d'art, de la fringue bon goût, des petits bars, des restaurants dans des cadres fabuleux. On négocie une toile qui plus tard nous rappelera le Vietnam que nous commençons à vraiment aimer.

Pont japonais
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Sur les conseils du maître des excursions du bateau, nous cherchons le "Secret garden" qui en effet porte bien son nom. Et c'est encore notre meilleur repas pour un total de 20€. Au moment de payer, Didier s'aperçoit qu'il a perdu son portefeuille (carte de crédit, cash, docs officiels...) un instant de panique et un sprint (encore merci à l'arrêt de la clope) le ramène au bureau de change où l'employée modèle 👏avait rangé son oubli dans un tiroir.

En fait une maison ancienne convertie en restaurant
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Bien sûr, il faudrait voir la ville le soir quand toutes les lanternes sont allumées. Un spectacle magique. De belles images plein les yeux, nous reprenons le chemin du retour, ravis de notre choix.

Une élégante. Gants assortis aux claquettes !
28
janv
28
janv
Golfe du Tonkin

Golfe du Tonkin

Navigation vers la baie d'Halong.

Un magnifique spectacle nous a été offert par des professionnels vietnamiens incluant des danses et des musiques traditionnelles.


Ces danses et rythmes me paraissent largement inspirés des traditions Chinoises.

En effet pendant plus d'un millénaire, le Viêt Nam était une possession chinoise. En 939, le pays devient indépendant mais en demeure un État vassal très fortement sinisé.

De la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, le pays est divisé en deux. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud. Les Nguyen finissent par l'emporter et règnent sur le pays, rebaptisé Việt Nam puis Đại Nam, mais connu en Occident sous le nom d'Annam. En 1862, la France s'empare du sud du pays et en 1887 tout le territoire d'Annam est intégré à l'Indochine française. La dynastie Nguyễn est maintenue en place, mais ne conserve qu'un pouvoir symbolique.

29
janv
29
janv

Arrivée fantomatique dans la baie a six heures du matin.

Le jour a du mal à percer la brume d'où émergent des centaines de formes mystérieuses.

Élégante dentelle sculptée par le vent et l’eau, la baie d’Halong est un site naturel exceptionnel, l’un des plus grandioses de l’Asie du Sud-Est, reconnu d’ailleurs par l’Unesco. Théâtre de plusieurs batailles navales épiques, repaire de pirates, cette voie lactée d'îles est nimbée de légendes.

Ma préférée : "autrefois, le pays des Viêts fut envahi par des ennemis étrangers. Pour aider les Viêts à combattre les envahisseurs, l’Empereur de Jade leur envoya le Dragon-mère et ses enfants. Ceux ci crachèrent des milliers de perles et de jade qui se transformèrent en îles et îlots répartis partout dans la baie. Les bateaux ennemis qui, à ce moment entraient dans la baie, s'y fracassèrent. Après la victoire, le Dragon-Mère et ses enfants restèrent dans la baie"

D’où les noms des sites et paysages : Ha Long (le lieu où le Dragon-Mère descend), Bái Tu Long (les petits dragons se prosternent devant leur mère), Long Vi (la queue du dragon).

Certains des 1900 îlots contiennent des cavernes qui etaient habitées à la préhistoire. Nous partons ce matin pour une petite navigation dans la baie et nous commençons par un stop pour visiter la plus grande grotte découverte il y a seulement une quinzaine d'année par des pêcheurs cherchant un abri lors d'un typhon.

L'intérieur est immense et grandiose. Les stalagmites et stalactites ont sculpté dans le calcaire des formes fantastiques, l'éléphant, le lion, les statues de déesses, la gueule du Dragon, des méduses, etc...

On est habitué à voir les photos du paysage d'Halong sous un grand ciel bleu avec une eau turquoise. En été, la température monte à 40•.

Mais nous sommes en hiver et il fait autour de 18°. La magie opère quand même.

Nous ne verrons pas les villages flottants des pécheurs. Ils ont été détruits. Le tourisme a en effet profondément modifié la vie locale. Ha Long vit de la mane des millions de visiteurs (des centaines de bateaux proposent des mini croisières) et le gouvernement a relogé les pêcheurs à terre pour que les enfants soient scolarisés.


Notre escale étant de 2 jours, demain nous visiterons la ville.

30
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30
janv
Nuit côté ville

Aujourd'hui, le soleil est de retour et nous accompagne pendant notre visite de la ville. Pour les courtes distances, nous préférons utiliser les taxi-motos qui permettent de mieux voir l'environnement et d'éviter autant que possible les arnaques à la sortie du port. Bateau de croisière = tarifs multipliés par 2 ou 3. L'approche de la ville est soignée ; les jardins sont parsemés de bestiaires remarquablement taillés.

Les dragons, symboles d'Halong

Le centre ville n'a pas vraiment de charme. Un énorme centre commercial a poussé récemment tout à côté du marché traditionnel qui est une vraie caverne d'Ali Baba avec l'alimentaire au rez de chaussée et tout le reste en étage. Nous admirons la dextérité des préparatrices des différentes spécialités et ça sent drôlement bon. Les filles sont contentes d'être sur la photo et celle ci a même arrangé ses cheveux avec les lunettes en serre-tête pour être au top.

La déco des pastèques
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Puis nous prenons un KF devant le port de pêche qui est Le Spot à ne pas manquer

Après quelques déambulations parmi les petits commerces et notamment la rue de la confection sur mesure, les odeurs du marché nous ont ouvert l'appétit et nous prenons notre dernier repas au Vietnam. Délicieux pour 10€ a deux !!!

Voilà, ce soir nous quittons le Vietnam que nous avons adoré et où nous avons été bien accueillis sur une dernière vue sublime.

31
janv
31
janv

Sanya, surnommée l'Hawaii de l'Est est l'une des destinations préférées des Chinois du Nord pour son climat tropical. Cet endroit attire aussi les Russes à tel point que la signalisation et les menus sont également écrits en cyrillique. L'île possède 40 km de plages.

En même temps comme dirait l'autre 😂, c'est aussi le paradis des macaques dont je ne suis pas sûre qu'ils soient aussi "amicaux" que les prospectus l'affirment.🐒

Vue plongeante de notre cabine

L'arrivée est quelque peu surprenante mais ça ne sera que le premier choc car nous entrons dans la quatrième dimension. 4 immeubles suppositoires se dressent face au port ou nous avons accosté. Didier me fait remarquer que (par manque de place dans les salles de bains ?) les baignoires sont installées sur les balcons. Très original et chic 😂nous avons eu beau guetter, personne ne s'est baigné aujourd'hui.

Le service d'immigration applique le règlement à la lettre (avec passeport et photo individuelle) ce qui nous vaut presque deux heures d'attente pour sortir du port 👹Du coup, comme il n'est pas loin de midi, et que le bus qui nous dépose en ville met encore 30mn pour parcourir 4 km, nous abandonnons notre idée initiale de nous rendre sur une plage plus lointaine qui se trouve à 20km et passerons quelque temps sur la plage principale.

Franchement, nous ne sentons pas trop la visite aux villages des deux minorités ethniques, les Li et les Miao qui (sur)vivent en mettant en scène leurs traditions et nous préférons laisser les macaques tranquilles. Nos voisins de cabine nous confirment leur déception, la visite étant très axée sur l'utilisation de la carte bleue.

La ville s'étend à perte de vue. J'ai même l'impression qu'elle fait carrément le tour de l'île. Des immeubles neufs partout pour des appartements de vacances.. Le trafic est complètement désordonné. Des marinas géantes ont été construites et abritent de beaux bateaux. On imagine que c'est une destination pour ceux qui ont les moyens.


La plage est immense. Des panneaux numériques et des messages par haut parleurs en chinois et en russe entrecoupés de musique 🙉 Nous estimons qu'il s'agit des consignes de sécurité car des courants violents contrarient la baignade.

Après avoir divagué quelque temps sur le sable parmi la foule, nous optons pour la technique bien rodée du client de palace et nous nous choisissons les meilleurs transats de la plage à l ombre des palmiers en prenant soin de cacher le nom du bateau sur la serviette. Un tel culot n'étant pas imaginable, le gardien des transats nous laisse prendre nos aises.

En allant me tremper les pieds, je remarque une zone délimitée sur le sable. Au départ, je crois qu'elle est occupée par des phoques car les formes sont très noires et brillantes. En ajustant ma vue, j' ai un hoquet de surprise. Que des hommes, allant du très bronzé au cramé portant des strings ou même rien. Étonnant en pleine ville. Les américains du bateau passent et repassent l'air de rien. Du jamais vu à Miami. Un quidam fait semblant d'un selfie (avec un masque?) le dos au troupeau. 😉

Dernières photos de la ville depuis le pont du bateau. Une escale pour rien ou plutôt pour confirmer qu'il faut ajouter cet "Hawaï" dans les lieux à fuir. Enfin comme dit "le Routard", il faut bien qu'il y ait des lieux pour cette clientèle , ils seront moins nombreux sur la côte d'Azur.

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Hong-Kong

Hong-Kong - 1

Pour comprendre Hong Kong, il faut se reférer a son passé et a sa géographie particulière.

SItuée au sud de la Chine continentale, comptoir maritime et point d’entrée vers l’intérieur des terres, via la rivière des Perles, qui mène à Canton, Hong Kong est devenue colonie britannique par le traité de Nankin (1842) qui mit fin a la guerre de l'opium entre les Britaniques et la Chine. Et fut retrocédée à la Chine en 1997 soit 155 ans plus tard.

L'île de Hong Kong fut la première région habitée par les colons anglais. Elle est assez montagneuse. C'est aussi sur l'île que les habitants ont les revenus les plus élevés.

La péninsule de Kowloon fait face à la côte nord de l'île. Kowloon était initialement un quartier populaire, abritant les immigrants . les densités y sont particulièrement fortes, dépassant les 30 000 habitants au kilomètre carré. Mais elles atteignent 200 000 habitants/km2 à Mong Kok, le record mondial 😩.

Les Nouveaux territoires, situés au nord de Kowloon, représentent plus de 80 % de la surface de Hong Kong. Depuis les années 2000, ils regroupent également plus de la moitié des habitants car des villes nouvelles s'y construisent. De nombreuses îles y sont associées ; La plus vaste est de loin celle de Lantau, située à l'ouest de l'île de Hong Kong, et sur laquelle se trouve notamment le nouvel aéroport international. 


En vert les nouveaux territoires, en blanc l'île et Kowloon

Nous arrivons dans la brume du matin et face à nous se dresse la "skyline". Déjà très impressionnante. Ici c'est ce que les Honkgonkais appellent l'hiver mais il fait près de 20°.

Nous avons prévu de découvrir Hong Kong grâce au pass Big Bus qui offre trois circuits, une traversée de la baie par le star ferry et l'accès à Victoria peak.

Dès 9h, nous sommes à bord pour un tour complet de l'île et c'est parti pour le torticolis car on peut difficilement apercevoir le sommet des gratte-ciels qui nous entourent. Nous remarquons que les immeubles les plus cliquants des bureaux ou administratifs (cf la tour en or) côtoient ceux des habitations dont certains nous semblent plus bas de gamme. Je suis étonnée de voir combien ils apparaissent si étroits par rapport à leur hauteur. Hong Kong subit 2 hurricanes par an pendant lesquels les habitants sont confinés chez eux (terrifiés). D'ailleurs l'habitat est le problème no1 ici car les prix de l’immobilier à Hong Kong sont les plus hauts de la planète.(22000 €/m2) Près de 50% des 7 M de Hongkongais vivent en HLM, et récemment des capsules de 2m², louées plus de 300 euros par mois, ont fait leur apparition pour pallier la crise de logement.


Le sud de l'ile, Aberdeen et Stanley deux ports de pêche, où subsiste l'un des rares bâtiments coloniaux, Muray house (1840) déplacé en 2000 de la partie centrale de l'île et transformé en restaurants, offre des paysages plus verdoyants et dégagés sur de magnifiques baies. Là, évidement la vue sur mer est hors de prix.

Le soleil fait son apparition.

Retour au centre où nous attaquons la seconde route du Big Bus qui va nous faire découvrir le centre urbain de l'île et sa mythique ligne de trams très colorés et très utilisés. D'ailleurs les Hongkongais ne possèdent pas de voiture (où pourrait on les garer ?) et les transports en communs sont très performants (tram, métro, bus, navettes fluviales) et peu onéreux.


Nous avons rendez vous avec Shi, qui travaillait avec moi en Suisse, qui vit désormais à Hong Kong en famille et qui a prévu de passer le reste de là journée avec nous.

2
fév
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Hong-Kong

Hong Kong - 2

Shi habite le quartier des antiquaires. En l'attendant, nous utilisons les toilettes publiques et nous avons l'agréable surprise de trouver un lieu extrêmement propre ...et gratuit. Une passante se demande pourquoi je prends une photo mais c'est parce qu'elle ne sait pas sur sur ce plan, la France se classe au niveau du tiers monde.

Nous pénétrons ensuite dans un temple Shinto très ancien où il est d'usage de venir faire des offrandes et brûler des papiers colorés pour demander des faveurs très matérielles; réussir un examen, trouver un mari, gagner de l'argent...bref, une petite foule très concentrée s'y presse. Pour notre part, nous ne demandons rien, nous estimant déjà assez gâtés.

Shi a prévu de nous accompagner à Victoria Peak, le sommet de l'île où nous aurons une vue sans pareille sur Hong Kong. Pour éviter une file d'attente impressionnante au funiculaire, nous montons en taxi. A l'arrivée, la foule est si dense qu'on peut difficilement mettre un pied devant l'autre. Le plan secret de Shi est de nous faire faire le tour du sommet, petite balade d'une heure qui nous remet les idées en place dans le calme et nous offre des aperçus magnifiques sur la ville. Une bouffée de silence bienvenue au dessus de cette frénésie. Il est vrai que pendant cette balade, il y aura plus de chiens que de touristes autour de nous. Pendant ce temps, on papote avec Shi ... il aime sa vie à Hong Kong. Il travaille beaucoup, beaucoup pour assurer à sa famille une vie très décente mais il dit qu'il gagne plus en travaillant plus ce qui ne serait pas le cas s'il rentrait en France.. Très peu d'impôts ou taxes à Hong Kong; la contrepartie c'est qu'il faut assurer sa retraite et sa santé par des contributions purement personnelles. En gros, tout le contraire du système Français.

Nous prenons le ferry pour Kowloon où Shi a prévu de nous amener dîner dans un restaurant spécialisé dans le canard (pékinois) qui se trouve dans l'un des centres commerciaux les plus luxueux de la ville. Les plus grandes marques mondiales y sont présentes et bien que hors taxes, les prix sont extravagants. La clientèle est néamoins bien présente aussi car Hong Kong attire les milliardaires Chinois, de plus en plus nombreux à considérer Hong Kong comme un coffre fort où leur argent sera en sécurité. De plus, la consommation de produits de marque est le nouveau visage de la société Chinoise qu'on soit à Hong Kong ou Singapour.

Nous terminons la soirée sur la promenade des célébrités où la foule assiste à des spectacles de rue et au son et lumière qui a lieu tous les soirs à 20h.

Le spectacle des illuminations est magique.


Près de vingt ans après la rétrocession, Hong Kong reste un électron (presque) libre de Pékin. Profitant de l’héritage britannique, et du principe du « un pays, deux systèmes » jusqu’en 2047, le territoire défend l’autonomie de son système politique, social, judiciaire et économique et affirme chaque jour un peu plus son identité. La jeunesse qui à l’automne 2014 brandit ses parapluies contre Pékin, protège aussi aujourd’hui le patrimoine architectural chinois de la ville.

Souhaitons lui de conserver cette liberté qui a fait sa richesse et son dynamisme même si derrière le miroir existe une réalité moins glamour comme les vieux obligés de travailler jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus (par manque de retraite) ou le systeme officiel mais scandaleux des employées de maisons (importées des Philippines, Malaisie, Thaïlande) similaire à Dubaï et Singapour.

3
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Hong-Kong

Hong Kong- 3

Vues du départ qui démontrent que Hong Kong détient bien le record mondial de gratte-ciel, terme un peu désuet mais que j'aime bien.

5
fév

Que connaît-on des Philippines à part les 3000 paires de chaussures d'Imelda Marcos, veuve de l'ancien dictateur corrompu, les milliers de travailleurs expatriés aux Émirats, Hong Kong, Singapour. ..et sur à peu près toute la marine marchande du monde et enfin la guerre totale y compris par des moyens extra légaux déclarée à la drogue mais aussi aux drogués par l'actuel président Rodrigo Duerte qui a déjà fait plus de 30 000 morts ?

Pour remédier à mes lacunes, je suis allée écouter notre conférencier qui nous briefe avant chaque pays. L'archipel des Philippines est composé de plus de 7200 îles volcaniques réparties en trois sous groupes : Luzon, Viscayas et Mindanao pour un total de 107 M d'habitants.

Les Philippines ont finalement accédé à l'indépendance en 1946 après de nombreuses révoltes et de sanglants massacres tout au long de ses occupations successives.

Elles ont d'abord été colonisées par les espagnols de 1565 à 1898 qui avaient inventé un système de caste basé sur les différents métissages. Les Américains ont racheté l'archipel pour 20 M $ et l'ont occupé jusqu'en 1942, date à laquelle le Japon s'en est emparé ce qui en a fait une des regions les plus bombardées de la 2eme guerre mondiale.

Ceci explique pourquoi les Philippines sont à 90% catholiques, une anomalie en Asie.

Les langues officielles sont le tagalog et l'anglais mais il y a 80 dialectes ou autres langues usitées aux Philippines.😓

Les Philippines souffrent d'un système de corruption généralisé que Duerte n'a pas réussi à endiguer.

Aujourd'hui, jour du Nouvel An chinois, nous resterons à Manille et nous nous concentrerons sur la partie ancienne de la ville appelée "intramuros", en évitant le quartier chinois qui va être en ébullition.

Comité d'accueil

Le bateau est à quai quasiment en ville.

Vue du pont
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Nous utilisons notre moyen de transport favori pour parcourir des rues de la ville ancienne bâtie par les espagnols au 15ème siècle et ceinturée de murs

Les centres d'intérêt sont restreints ; le fort Santiago bâti en 1590 que nous ne visitons pas, la Basilique en excellent état parce que reconstruite après son bombardement en 1945. Il a fallu beaucoup de constance aux Manillois car elle avait déjà été reconstruite 7 fois précédemment en raison d'un tremblement de terre tous les 10 ans. Seules ses portes sont remarquables.

Entrée du fort Santiago
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Nous passons devant divers monuments commémoratifs des morts pendant la guerre d'indépendance et les portraits de tous les presidents successifs. Notre chauffeur nous dit que "Marcos était le meilleur ! parce que de son temps le peso etait plus fort par rapport au dollar". 😂

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Nous nous faisons déposer au parc Rizal, héros national de la révolution fusillé par les espagnols.

On remarque dans le parc et dans les rues de nombreux sans abri, allongés sur des cartons avec quelque fois des parapluies pour toute protection. Un bébé couché à même le trottoir.😢. Nous apprenons que l'épouse de notre "taxi" est partie il y a 6 mois pour les Emirats avec un contrat de 3 ans en lui laissant leurs 7 filles. La dernière est obligée de l'accompagner sur son vélo car elle est trop jeune pour l'école.

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Notre intention était de déjeuner dans un bel hôtel à proximité tout en profitant de sa piscine. Mauvaise pioche ; pour le nouvel an, les Chinois aisés ont eu la même idée que nous. L'hôtel est bondé et pas vraiment calme. Nous rentrons sur le bateau. Il fait 31°. Au passage, nous croisons quantités de jeepees, véhicules militaires abandonnés par les Américains et reconvertis en taxis collectifs.

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Manille ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Nous y avons constaté les ravages d'une politique émigratoire encouragée par l'état (1M de départs annuels) car elle fait rentrer des devises au détriment des structures familiales et laissant à l'abandon des enfants victimes faciles de la drogue et de la violence.

7
fév
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Après Singapour et Hong Kong, nous allons découvrir le 3eme dragon asiatique ; Taïwan où nous visiterons Kaohsiung au sud et Taipei au nord de l'île, distante de 180 km des côtes chinoises.

Taïwan était connue sous le nom de Formose jusqu'au XXeme siècle, baptisée ainsi par les Portugais (merveilleuse) qui en chassèrent les Hollandais en 1662 et encouragèrent l'immigration chinoise par besoin de main d'oeuvre. En 1885, la Chine l'annexa comme une province chinoise mais dût la céder 10 ans plus tard aux Japonnais qui l'occupèrent jusqu'à leur défaite à la fin de la deuxième guerre mondiale. Lorsque les communistes chinois fondèrent en 1949 la République populaire de Chine sur le continent chinois, le gouvernement mené par le Kuomintang (KMT) de la Republique de Chine se retira à Taïwan où il conserva le contrôle sur Taïwan. Au cours des 50 dernières années,Taïwan est devenue une démocratie libre et vivante et ce tout petit pays de 22 M d'habitants un géant économique.

Les montagnes couvrent plus de la moitié du pays et 62 sommets dépassent 3 000 m, visibles depuis la côte ce qui donne un paysage fabuleux.

Isla formosa !

Nous avons opté aujourd'hui pour la visite du plus grand monastère Bouddhiste au monde ; Fo Guang Shan, site sacré créé en 1967 et situé à une trentaine de km du port.

Chuck, notre guide, met à profit le trajet pour relever notre niveau de culture ; Le bouddhisme et le taoïsme font partie des religions chinoises traditionnelles et la constitution taïwanaise garantit la liberté de culte.Le taoïsme a ses racines en Chine, alors que le bouddhisme s’est propagé à partir de l’Inde. A Taïwan, ces deux religions ont fusionné.

Nous commencerons par le Centre de Mémoire dédié à Bouddha, immense espace comprenant une fondation pour la culture et l'éducation bouddhistes, des lieux de culte et de méditation, le grand Bouddha, les 4 stupas et les huit pagodes (symbolisant pour ceux qui ont des notions les 4 Vérités et l'octuple sentier) .

Le Bouddha ouvre les yeux quand on s'approche

Nous sommes bluffés par la beauté et l'organisation (la pédagogie)de ce lieu, par la gentillesse des nonnes qui nous aident à faire nos offrandes.

C'est la fête des lanternes



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Finalement, le temps nous paraît trop court et en retournant au bus, nous avons la chance de croiser la grande parade. Magique par les couleurs et la musique.

Le rouge, couleur de la Chine
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Enfin nous atteignons le monastère situé en haut d'une colline qu'il faut grimper en méditant dit le guide 😁

Bouddha fait 110 mètres de haut.
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Et au sommet, les 3 Bouddhas entourés de 14800 (non il n'y a pas d'erreur) statuettes de Bouddha encastrées dans les murs.

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Nous résistons à la somnolence induite par le repos au frais dans le bus après ce bel effort pour apercevoir une dernière fois la ville. Bien propre et ordonnée. Sommes nous bien en Asie ?

Dernières vues du départ

8
fév
8
fév

Après une nuit agitée par l'orage où il nous a semblé glisser hors de notre lit plusieurs fois, nous arrivons à Keelung qui est la porte d'entrée de Taipei, la capitale.

La sortie du bateau est épique car, en dépit des avertissements répétés, certains addicts ont voulu cacher de la nourriture dans leurs sacs 🍔🌮🍪ce qui nous a valu une inspection détaillée et individualisée entraînant un bon retard dans les excursions.🕛

Il faut une petite heure pour arriver à Taipei et chemin faisant on s'étonne encore de l'ordre et de la propreté qui règnent ici. Il faut dire que Taipei est une ville relativement neuve car détruite par les bombardements américains.

Le grand bâtiment rouge est un très bel hôtel

Nous avons choisi un parcours centré sur les traditions. D'abord la visite d'une maison traditionnelle d'un très riche marchand chinois, datant de 200ans. Où plutôt de ses jardins qui étaient l'unique possibilité de sortie des femmes.

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Je ne résiste pas à la photo des toilettes qui ne sont pas certifiées d'époque mais bien typiques néanmoins.

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Nous continuons sur la rue Dihua, la plus ancienne de la ville réputée pour ses étals de nourriture. Nous restons perplexes devant la forme et la couleur de la plupart des produits. J'essaye même plusieurs "échantillons" sans parvenir à identifier la source.

Puis nous nous dirigeons vers le temple Taoiste Pao An, classé par l'Unesco monument historique. En principe, le temple est dédié au dieu de la médecine mais une quantité d'autres dieux ont également colonisé l'endroit qui, outre les touristes est pris d'assaut par les locaux qui font brûler par centaines des bâtons d'encens. Les temples taoistes sont extrêmement ornementés et les dragons sur les toits remarquables.

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Nous terminons sur une note plus sobre, le temple de Confucius, dont la philosophie a modelé la Chine ancienne. Là, pas de fioritures, un endroit "zen", reposant et presque déserté avec seulement la date de la mort de Confucius ...qui est aussi la date de sa renaissance.

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Didier, atteint d'overdose, patiente près de la boutique de souvenirs en lisant un abrégé du confucianisme édité en français


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De loin et dans la brume, j'attrape le 101, l'immeuble le plus haut, emblème de la ville, en forme de bambou.

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Après ces deux jours à Taïwan, la question fondamentale reste celle ci : Taïwan est elle chinoise ou non ?

Dans un monde où la démocratie est souvent malmenée, on en oublierait presque les endroits du monde où elle se porte bien. C'est pourtant le cas de Taïwan qui affiche le plus grand respect pour les libertés.

Taïwan est en tête des pays asiatiques pour la liberté de la presse, ne compte pas un seul prisonnier politique, connait l'alternance démocratique, respecte la liberté d'association, de culte, et a l'une des sociétés civiles les plus dynamiques du monde.

Et pourtant Taïwan n'"existe" pas. Pékin, qui considère que la "République de Chine", son appellation officielle héritée de la Chine pré-maoïste, n'est qu'une "province rebelle" de la République Populaire, fait pression sur le monde pour effacer l'identité de Taïwan et forcer "la réunification". Bien qu'ayant un gouvernement autonome depuis 1949, Taïwan n'est pas reconnue comme indépendante par la plupart des pays du monde qui entretiennent des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine.

Notre guide nous précise que devant ce rapport de force, Taiwan choisit le status quo vis à vis de ce frère embarrassant qui menace de les envahir par la force pour le cas où ils se déclaraient indépendants.

10
fév
10
fév
Naha -Okinawa

Naha - Okinawa

L'ile d'Okinawa fut annexée par le Japon en 1879. Elle a été le lieu de la dernière et la plus sanglante bataille du Pacifique et elle a été totalement dévastée pendant ce "typhon d'acier de 90 jours". Il semble que cette défense acharnée des Japonnais a été le déclencheur des deux attaques nucléaires US deux mois plus tard. Les américains ont ensuite occupé l'île jusqu'en 1972, date à laquelle ils l'ont rendue au Japon en y gardant des bases de stationnement. Dans les années 1950, l’armée américaine y a discrètement testé à une douzaine de reprises ses armes biologiques 😢

L'île avait la particularité de détenir le record mondial de centenaires mais depuis l'implantation américaine - et les fast foods qui vont avec - elle détient maintenant le record Japonnais d'obèses.😢😢

C'est dimanche et il n'y a rien à faire sur l'île. On s'interroge même sur les raisons de cette escale dont nous profitons pour nous aérer et (re)prendre contact avec la culture japonaise, le bateau étant à quai "en ville".

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L'entrée de la ville est encadrée de deux "beaux" dragons en raison du jumelage avec une ville chinoise.

Le monorail
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En réalité, le symbole de l'île est le Shisa, sortes de lions qui vont par deux et dont l'utilité est d'empêcher les démons de pénétrer dans les foyers.

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Nous arpentons la très longue rue principale ; les boutiques de souvenirs style Hawaï alternent avec des restaurants à steaks. La (vraie) viande de Kobé se trouve ici à 80 € le plat 💸💴.

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Quelques découvertes étonnantes ; la liqueur de serpent qui vous tient éveillé 48h (testé mais pas approuvé) et les sandales-poissons 😂😂 N'ayant pas trouvé le sac a main assorti, nous n'en ramenons pas.

Pommes de terre violettes
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Nous observons un pâtissier fabriquer de bizarres gâteaux ronds qui cuisent comme des kebabs. En fait c'est la pâtisserie star de l'île et c'est délicieux.

Les passages couverts
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Après un bon KF et une bière locale (au double des prix français), nous reprenons la direction du port.

Optimisation des parkings

Didier me dit qu'il a déjà fait plus de 100km à pied depuis le départ. 👏🚶‍♂️

Nous assistons à un merveilleux spectacle donné sur le quai avant notre départ qui à lui seul vaut l'escale à Naha !!!

11
fév
11
fév
Ishigaki - Japon

Ishigaki - Japon

Une île minuscule pas très loin de la côte est de Taïwan. Un paradis tropical de plages, mangrove et récifs de corail dont le récif protégé de Shiraho, où se trouve un corail rare de couleur bleue. Ishigaki fait partie de l'archipel Yaeyama qui comprend une quinzaine de confettis plus ou moins habités, certains sans voitures et où on déplace en char à boeufs comme à Taketomi à 10mn de ferry (600 habitants).

C'était LE jour où il aurait dû faire beau.


Au bureau des excursions, un couple de Canadiens nous propose de partager leur taxi pour un tour de l'île. Ils ont l'air sympa alors nous ferons équipe.

Notre chauffeur qui ne parle pas un mot d'anglais nous déplace d'un point de vue à l'autre en passant par le point d'observation des oiseaux en forme d'oeuf en nous présentant, cassé en deux, à chaque sortie ses parapluies.

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Le point de vue sublime s'appelle Kabira Bay et même sous le crachin, l'eau est turquoise et translucide. On imagine que sous le soleil, cet endroit a un petit goût de Polynésie.

Aucune construction, la nature dans sa splendeur


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Je rajoute une photo "volée" à un croisiériste qui s'est rendu sur la minuscule île voisine Taketomi célèbre pour son voiturage de buffles d'eau. Il paraît que le buffle marche en musique et s'arrête avec le sanshin (sorte de banjo à 3 cordes).🎶

Cet endroit est l'exact opposé de Sanya. Ces îles sont pourtant bien connues des Japonnais que sans doute grâce à leur caractère insulaire et leur phobie de l'envahissement, ils réussissent à préserver.

12
fév
12
fév

Nous laissons la chaleur derrière nous et remontons en direction de la Corée du Sud où nous attendons une chute drastique des températures.

Aujourd'hui c'est détente à bord, gymn, conférences, lecture...pas tentés par la piscine ni les papouilles hors de prix du Spa.

Voici le petit zoo d'éponges élevé par notre chef de cabine.🤗🤗

13
fév
13
fév
Pusan - Corée du Sud

Busan - Corée du Sud

Encore un autre monde à découvrir qui va, ou pas ? confirmer les informations/clichés que nous avons sur ce pays.

Nous faisons escale à Busan au sud de la péninsule, deuxième ville du pays avec 3.6M d'habitants et l'un des plus grands ports du monde.

Pour tirer le meilleur parti de notre seule journée en Corée du Sud, nous avons choisi un grand tour avec guide qui inclut plus de vues scéniques qu'une visite urbaine.

Excursion 3.0 : écran pour projeter

Notre guide commence bien sûr par un rappel de la triste histoire du pays.

La partition de la Corée en 1956 fait suite à une longue occupation japonaise (1910 à la fin de la 2eme guerre mondiale). Le traitement des coréens quasiment réduits en esclavage par le Japon a laissé de lourdes séquelles qui polluent encore les relations entre ces deux pays.

Depuis, les Coréens du Sud ont appris à vivre avec les menaces des Kim, l'hyper militarisation du pays, les intrusions des espions du Nord, les tentatives de communication illégales via la Chine avec leurs relations piégées au nord et les transferts d'argent réguliers que les officiels du Nord laissent passer en prélevant leur bakchich.

Un petit film qui a un petit goût de propagande nous explique comment la Corée du Sud, apres avoir été l'un des pays les plus pauvres de la planète est devenu le premier "dragon asiatique"🥇et comment ce "miracle" fait la fierté du pays.

Nous nous arrêtons d'abord au temple bouddhiste Haedong Yonggungsa que sa situation en bord de mer rend unique. En fait, 20% seulement de la population se dit bouddhiste, 25% sont chrétiens et 45% ne croit en rien.

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La guide recherche pour ceux qui veulent bien révéler leur âge, l'animal qui leur correspond selon l'astrologie chinoise. Didier est coq, je suis dragon.

Ces mignons cochons vaquaient près du temple
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Nous passons par le centre international du cinéma asiatique qui ne nous branche pas trop.

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Nous enchaînons sur une petite promenade en direction d'Haeundae Beach. On nous montre une photo de la plage en été ; en fait il n'y a plus de plage visible car les parasols se touchent sur toute sa surface et une marée humaine flotte sur 10 mètres 😭

Nous sommes attendus pour déjeuner dans un restaurant local. Une vraie découverte : Base riz plus beaucoup de petits accompagnements à partager ; algues, limaces ou escargots, petits crabes entiers, le fameux kimchi (chou fermenté) ...bref, nous restons un peu sur notre faim..

Le street food avait l'air plus appétissant

Une dernière promenade à Oryukdo pour son point de vue de la côte escarpée où de multiples sentiers sont aménagés. Quand 80% de la population vit dans des tours, fenêtres fermées, ils faut bien lui ménager des bouffées d'air. ..pollué. Car ce que la guide nous cache, c'est que la Corée du Sud est tellement polluée que les parents vérifient tous les matins le taux de particules pour permettre ou non à leur enfant de jouer ou faire du sport à l'extérieur. Pas de problème pour les nombreux caniches ; ils ne portent pas de masque mais de très jolis pantalons.

Retour par la ville, impressionnant quand on sait que les dernières maisons seront rasées sous peu et qu'un immeuble n'est fait que pour durer 30 à 40ans.

Tours alignées à perte de vue

Bien que ce pays offre beaucoup de similitudes avec les 3 autres dragons ( Singapour, Hong Hong et Taïwan), la Corée du Sud nous semble avoir atteint un niveau plus dangereux en termes de qualité de vie ou tout simplement du sens de la vie ; réussite à tout prix, natalité en chute libre, suicides, obsession de l'apparence, vie virtuelle sur la toile.

Quel bonheur de vivre sur le vieux continent !!

14
fév
14
fév
Nagasaki - Japon

Nagasaki - Japon

Nagasaki est une ville de taille moyenne avec 430000 habitants à priori plutôt agréable avec des constructions de taille modeste ou des maisons individuelles à flanc de collines. Elke est située dans l'île la plus septentrionale du Japon.

Vue depuis notre cabine
La petite surprise de Didier pour la Saint Valentin

Nous héritons d'une guide méticuleuse, un rien rigide qui va minuter nos sorties avec la plus grande rigueur et (essayer de) nous mettre en file deux par deux lorsqu'il faut attendre quelque part 😉

Nagasaki doit son essor d'abord aux Portugais. Les jésuites furent expulsés a la fin du 15eme siècle et les Japonnais convertis, pourchassés et martyrisés continuèrent leur culte en secret. Nagasaki, grâce aux Hollandais, fut le seul point de contact avec l'extérieur pendant les deux siècles (1641 - 1859) où le Japon a pratiqué sa politique d'isolation.

Oura, Cathédrale aux 26 martyrs

Mais Nagasaki est surtout un émouvant lieu de mémoire. Nous passerons donc notre matinée entre le Parc pour la Paix et le Musée de la Bombe Atomique.

Malheureusement, la statue symbole de la Paix est en rénovation sous une bâche. Le parc est parsemé de divers monuments ou stèles à la Paix, offerts par tous les pays du monde. Nous rencontrons un survivant qui ne fait pas ses 86 ans et qui a consacré sa vie à diffuser un message de paix.

"Les Continents" offert par les U.S.A.
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Très dur de visionner les films du musée 😢

L'épicentre.
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Nous accédons enfin à la vue des "100 000 $" par le funiculaire du mont Inasa grâce à des employées stylées qui pratiquent la courbette à chaque pas. Les maisons en cascade me font penser à Valparaiso...mais en plus ordonnées bien sûr.

Notre bateau dans la baie
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Le retour transite par le quartier chinois et c'est domage que nous partions ce soir car c'est la fête des lanternes.

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Et encore les adieux bien enlevés des tambours Japonnais.

15
fév
15
fév
Kagoshima - Japon

Kagoshima - Japon

Kagoshima se trouve sur la même île que Nagasaki, plus au sud. Sa population de 600 000 habitants vit paisiblement face à l'un des volcans les plus actifs, le Sakurajima. Sa dernière importante éruption en 1914 l'a changé d'île en presqu'île.

C'est lui la star !

Après avoir hésité avec la spécialité locale ; les bains de sable chaud (une photo montrant des dizaines de formes ensablées à quelques cm les unes des autres et avec un petit parapluie sur chaque tête nous en a découragés) nous pensons que le bon plan, c'est de se rapprocher du volcan en prenant le ferry.

Le volcan a une moyenne de 800 mini éruptions par an et crache régulièrement de la cendre et de la fumée. L'île est habitée et la population s'est adaptée ; chaque tombe au cimetière a un toit, certains jours, les enfants portent des casques, la municipalité nettoie les rues en permanence. Quand la pluie de cendre est trop importante ...on arrête sa voiture ou on s'abrite. C'est simple comme bonjour.

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Sur place, nous achetons deux billets pour le bus "panoramique". C'est l'arnaque du jour. Nous prenons place dans un bus plein à craquer où la moitié des passagers reste debout comme dans le métro à l'heure de pointe.

Quand on a la chance d'être assis (2 places Japon = 1.5 place Europe = 1 place US 😂), qu'on a réussi à caser ses genoux en biais et son sac sur son estomac, il est impossible de bouger ou de sortir du bus aux 4 arrêts photos prévus. D'autant qu'à chaque arrêt, les imprévoyants des bus précédents pareillement surchargés, rentent désespérément une entrée. De plus, il commence à pleuvoir (de l'eau pas de la cendre). Donc, on se calme et on admire le bas côté de la route au travers de vitres vert foncé 😂😂. Je réussis une sortie pour une seule photo pendant que Didier bloque l'espace pour mon retour. Je sais c'est pas chouette mais entre la peste et le choléra....

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Après une heure de panorama du trottoir, nous sommes vilains et revendons nos tickets pour moitié de leur valeur à ceux qui vont essayer les sardines en boîte à leur tour.😜

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Au passage, un dernier temple Shinto et un peu de végétation "à la japonnaise".

Comme ce matin, nous zappons la navette de retour au bateau quand nous apercevons le troupeau des passagers qui patiente en un immense escargot sous la pluie. Heureusement nous avons notre adresse magique en Japonnais car ici aucun chauffeur de taxi ne comprend l'anglais.

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Je ne peux pas clore le chapitre Japon sans mentionner ce qui se fait de mieux ici : les toilettes... avec sièges chauffants, petite musique de cascade pour masquer tout bruit inconvenant, les petits jets tièdes selon l'option avant ou arrière, la soufflerie pour sécher délicatement ce qui vient d'être rincé. Essayé et approuvé ! 🤗🤗

Et encore, les appareils installés à la maison peuvent aussi faire d'autres analyses et les transmettre à votre médecin. 🤔

Je veux le même

Alors "Sayonara" Japon car même si la politesse et la délicatesse de ce peuple sont éternelles, la saison magique pour voir les "sakura", fleurs de cerisiers, c'est le printemps.

16
fév
16
fév
Mer de Chine Orientale

Paquetage

Notre dernier jour en mer avant le débarquement à Shanghaï.⏳

On refait les valises. 🛍 on pense à Minou à qui on offrira Whatsapp la prochaine fois.🐱

On rechange tout en yuans. C'est la 10eme monnaie de notre périple. Vive l'€ !💴💵💶

On dit au revoir en le pensant vraiment à nos copains Canadiens 🇨🇦 Lucie et Valentino, ceux qui ont partagé leur taxi avec nous à Ishigaki et avec qui nous avons bien ri depuis au gré de nos sorties ou dîners.

On finit nos dernières bouteilles 🍷🥂 on enfourne un dernier cheese cake (reste 4 mois avant le maillot 👙).

17
fév
17
fév

Si Beijing est la capitale politique et culturelle de la Chine, Shanghaï est sa vitrine commerciale. Cest une ville qui a eu beaucoup de contacts avec le monde extérieur dès l'ouverture de la Chine à la moitié du XIXe siècle. Les Français, Américains, Anglais et Allemands y avaient des "concessions" et les magnifiques bâtiments, sièges de toutes leurs sociétés commerciales ont été conservés et réhabilités sur la promenade du "Bund" en tant que "reliques coloniales".

Nous avons réservé un hôtel près du "Bund" pour tirer parti au mieux de nos dernières heures chinoises.

1h d'attente pour un taxi. Restons zen. Arrivée au travers de banlieues pas très glamour. On perçoit bien que cette mégalopole de 20 M d'habitants s'est (trop) rapidement modernisée sans aucun respect pour l'humain ou l'écologie et sans vision urbanistique cohérente ce qui conduit à une architecture chaotique et disons le tout net extrêmement moche. Par endroits, 4 voies rapides se superposent.


Et partout le linge seche aux fenêtres

Bonne surprise pour l'hôtel ; confortable et bien situé (un Campanile dirigé à la francaise). Au milieu des quartiers résidentiels et d'immeubles hauts et modernes subsistent des îlots de vie à la chinoise avec des petites habitations ou des logements de part et d'autres de petites allées fermées.


La galère ici c'est; 1) trouver un taxi qui consente à nous prendre, 2) lui expliquer où on veut aĺler, 3)ne pas s'offusquer s'il a l'air de vous crier dessus. Après plusieurs essais, nous nous retrouvons par hasard dans la "concession francaise" qui faisait partie de ma liste "à voir". Et en effet, c'est un quartier ancien bien rénové où fleurissent les petites boutiques de luxe ou de produits rares.


La concession française
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Nous demandons l'aide de deux étudiants qui, divine surprise, parlent un anglais parfait (en fait Jerry vient de finir ses études au UK) et se proposent de nous accompagner jusqu'au seul magasin de Shanghai qui vend du liquide pour e-cigarettes. Une promenade incroyable via le réseau de bus que seul un chinois peut comprendre et encore; Jerry pianote sans arrêt sur son appli pour s'y retrouver.

Merci à Jerry d'une expérience sans pareille

Le crabe de lac est une spécialité de Shanghai mais le restaurant recommandé est malheureusement fermé. Notre deuxième tentative est un désastre. On nous sert UN crabe (immangeable malgré les gants en plastique qui viennent avec) à un prix astronomique ; on ne peut pas gagner à tous les coups 🙃

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Au passage, nous aurons pu admirer les illuminations du "bund" qui font l'image iconique de Shanghai.

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Et un aperçu du quartier futuriste Pudong qui se dresse en face dont ma tour préférée "La perle de l'Orient". (relais TV). Nous ne visiterons pas Pudong car nous sommes atteints d'overdose de gratte-ciels.

Les lumières de la nuit ne peuvent pas oblitérer le fait que Shanghai reste une cité industrielle, développée à marche forcée et polluée.

Le temps où Shanghaï brillait de mille feux, le temps du Shanghaï des gangsters et des casinos est bien révolu.

Shanghaï est aussi culturellement isolée en raison de l'arrogance des Shanghaiens qui se considèrent en avance sur le reste de la Chine.

Combien de temps vont survivre les îlots de vie traditionnels à côté de la pseudo vie occidentale qui est devenue la norme à adopter ?

20
fév

Un voyage plein de couleurs et de saveurs.🎎🥋🏯🍣

Surtout un véritable coup de coeur pour le Vietnam.💖

Des pays en ébullition dont beaucoup en mode "modernisme forcené" au détriment souvent de l'écologie💣 une impression de multitude, des mégalopoles en sur-population 🆘️ ; Agoraphobes, s'abstenir.

Si les 4 dragons asiatiques nous ont épaté👹 seul Taïwan nous a séduits.

Le Japon, ⛩ tellement à part mais avec un problème si critique de vieillissement.😷

La Chine omniprésente...🏮🐖 ni Google ni FB mais tous addicts à leur smartphone📱

Bien sûr, ce carnet n'est qu'un apercu de ces pays qui plus est au travers de nos propres filtres alors nous rentrons plus ravis que rassurés. 👀

Le premier jour de notre retour, je réalise notre chance immense de pouvoir nous isoler, marcher dans la nature, vivre dans le calme. Plus je voyage, plus j'aime la France.


Chez nous c'est pas mal non plus