Au départ de la cote Atlantique, nous traversons le continent d'un océan à l'autre, jusqu’à l’extrême-orient Russe et retour... 30 000 km en Peugeot 309 par Varsovie Moscou Irkoutsk et le lac Baïkal.
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Nous avons choisi de démarrer symboliquement le voyage depuis la cote Atlantique, dans les Landes lieu que nous affectionnons particulièrement, ainsi c'est au mois d'Avril 2019 que nous démarrons ce long périple, qui devrait nous mener sur environ 15 000 km (pour l'aller) jusqu’à Vladivostok dans l’extrême Orient Russe après avoir traversé la plus vaste étendue continentale sur terre.

Face au Japon et proche de la frontière Nord Coréenne et Chinoise, Vladivostok donne sur la mer du Japon et plus loin sur l'océan Pacifique, longtemps ville interdite c'est une base navale de la flotte Russe du Pacifique, qui est à sept jours de train de Moscou et huit fuseaux horaires de la France.

Il y a onze fuseaux horaires en Russie de Kalinigrad au Kamtchatka (notre objectif en 2020..)

C'est le 29 juin 2019 et jusqu'au 7 septembre, que le voyage se poursuivra durant environ 70 jours et 30 000 km avec le véhicule et les préparatifs que vous pourrez découvrir dans les étapes suivantes.


Rond point de l'océan à Biscarrosse
Rond point de l'océan à Biscarrosse
Avril 2019 - Point de départ : Rond Point de l'Océan à Biscarosse Plage, point le plus occidental. Christophe Maïlys Elena
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Une petite révision s'impose pour la Peugeot 309 de 1991 qui affiche plus de 610 00 km au départ, fidèle auto qui m'accompagne depuis 2000 et 490 000 km parcourus ensemble vers de nombreuses destinations (aperçu plus loin) Faisons les présentations : moteur à essence TU3F (bloc fonte, rare uniquement en 1992) 1360 cm³ de 75CV, conçue à l'origine par feu la marque Talbot, produite de 1985 à 1994 à 1 649 177 exemplaires : fiable.

Révision du train avant et arrière, démontage des freins, suspensions, échappement et cardans, dépose de la boite de vitesse, remplacement de routine de la distribution et de l'embrayage.

Petite révision..
Petite révision..
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Achat de l'auto en 2000
Achat de l'auto en 2000
Frontière Polonaise
Frontière Polonaise
Frontière Lettone
Frontière Lettone
Au lac Inari, au dessus du cercle polaire
Au lac Inari, au dessus du cercle polaire
Au cap Nord
Au cap Nord
Norvège
Norvège
Norvège
Norvège
Norvège
Norvège
Norvège en juillet
Norvège en juillet
Frontière Tchèque
Frontière Tchèque
Frontière Slovaque
Frontière Slovaque
Cap Finisterre (Fisterra en Galice) Espagne
Cap Finisterre (Fisterra en Galice) Espagne

An 2000 l'achat. Frontière Polonaise, Lettone, Lac Inari Finlande (45 km de la Russie), Cap Nord (Point le plus au nord par la route du continent), Norvège, République Tchèque, Galice Cap Finisterre (le plus à l'ouest) Slovénie, Hongrie, Bosnie, Slovaquie, Croatie et bien d'autres ...

KM 0 du pèlerinage de Compostelle, fait en 309... moins long qu'à pied.
Frontière Slovène
Frontière Bosniaque, en route pour Mostar !
Slovaquie
La vallée de la mort, est de la Slovaquie "udolie smrti"
Frontière Hongroise
Frontière Ukrainienne
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Début juin 2019, dernière petite révision avant de partir : remplacement des cylindres de freins arrière, plaquettes de freins avant, triangles avant, cardan gauche, silencieux, vidange à 613 000 km, filtre à huile, filtre à air, 4 pneus presque neufs, et sérigraphie Franco-Russe spéciale voyage... Une attention spéciale est portée au train avant qui va parcourir des routes autrement plus difficiles que par chez nous, avec des amplitudes de -40° à + 40°, l'immensité des distances (plus grand pays du monde, 26x la France) et la faible densité de population (8.5 hab/km2 contre 117 en France), le réseau n'est pas facile à entretenir.

Puis constitution du stock de pièces détachées en faisant un compromis entre poids et autonomie en cas de panne. En vrac sont embarqués : 1 alternateur + 1 régulateur + charbons, 1 démarreur + 1 jeu de charbon, 1 motoventilateur de refroidissement, 2 pompes à essence, 1 pompe lave glace, 1 moteur d'essuie glaces, 1 moteur de ventilation de chauffage, 2 bobines d'allumage, 1 allumeur (delco) + 2 têtes, 4 bougies d'allumage + câbles, 2 tringles de boite de vitesse, les 2 comodos, 1 avertisseur sonore, 4 plaquettes de frein, 2 garnitures de frein arrière, 2 flexibles de frein, toutes les pièces internes du carburateur, 1 soufflet de cardan, joints spi, 1 thermostat, 1 filtre à huile 1 autre à air , 3 courroies, tous les relais, toutes les sondes T° et de pression, contacteurs de stop de recul, les silent-blocs d'échappement, ampoules, fusibles, du fils électrique, 1 assortiment de boulons et vis, des durites de différents diamètre, un lot de mèches pour les crevaisons, 2 vitres de phares avant et 2 feux avant, un lot d'outils étudié pour affronter les réparations les plus lourdes, de la pâte à joint, du répare radiateur... Seule une casse moteur, nous immobiliserai.

Sont obligatoire en Russie dans les véhicules : pharmacie, barre de traction ou corde, lot d'outillage, un chasuble jaunes par personne, triangle, extincteur, ampoules et câbles de démarrage. Concernant l'alcool, tolérance zéro.

Pour entrer en Russie la voiture sera inscrite sur mon passeport, je ne pourrai sortir sans, en cas de casse, il faudra faire dresser un constat de police et apurer la situation douanière de la voiture, parés au pire nous sommes prêt à continuer le voyage sans la voiture, partant avec 3 sacs à dos pour nos affaires personnelles et une tente.


Triangle et cardan
Cylindre de frein arrière
Peinture spéciale voyage
Pièces de rechange
Indispensable, la RTA, le code la route, l'atlas du 1/700 000 au 1/2 800 000 ème
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Le départ approche... Prévu le vendredi 28 juin au matin, nous aurons alors 3 jours pour parcourir environ 2500 km qui nous séparent de Terehova en Lettonie, à la frontière Russe en passant par Berne, Munich, Prague et Varsovie.

Notre visa est valable du 01-07 au 07-09 avec 2 entrées que nous espérons utiliser pour une éventuelle incursion au Kazakhstan.

Les voyages en Russie c'est une longue histoire :

en attendant le départ, voici une petite rétrospective de quelques villes et régions Russes visitées depuis 2012, essentiellement en train, en 3°classe appelée Platzkart, moyen de transport le plus reposant en Russie, et permettant de rejoindre des villes éloignées en voyageant de nuit, ou de traverser le pays de Moscou à Vladivostok en Transibérien (6jours et 4h de train) 990 gares sur le trajet.

Juillet 2010, en allant au cap nord en Peugeot 309, nous passons à 45km de la Russie, Mourmansk est à 300km, nous irons à Mourmansk plus tard...

Filande 2010
Rennes - Lac Inari - Finlande
Maïlys essaye d'apercevoir le Russie..

Mai 2012 Iekaterinbourg anciennement Sverdlosk (Oural) ville de 1.4M/hab, 170 jours de neige par an, premier voyage, en avion et train. Iekaterinbourg se trouve juste après l'Oural en direction de l'est au début de la Sibérie Occidentale à la frontière entre Europe et Asie. Déplacement au nord vers les villes de Neviansk et son clocher penché et Verkhotourié et son immense cathédrale, ainsi qu'a Ganina Yama, lieu d'exhumation de la famille Romanov après son assassinat à Ekaterinbourg dans la maison Ipatiev.

Ekaterinbourg Prospekt Lenine
Se dit Vakzal : La Gare (Ekaterinbourg)
Monastère à Ganina Yama
Neviansk
Cathédrale sur la maison Ipatiev
Iekaterinbourg
Gare de Neviansk
Pont piéton à Verkhotourié
Nuit à Verkhotourié au monastère, n'ayant pas trouvé d'hôtel
Verkhotourié
Le "vézikod" véhicule idéal pour faire le bois pour l'hiver..
Iekaterinbourg
Un wagon de Platzkart, 60 couchettes.

Mai 2013 Moscou, la capitale bien sûr, 12M/hab (Intramuros), traversée par la rivière Moskova.

Métro Partinzanskaya
La Moskova
Le Kremlin
Gare de Kazan à Moscou, d'ici partent les trains pour Vladivostok
Métro de Moscou
Architecture de l'époque Stalinienne
Entrée du parc VDNK
Fusée Vostok dans le parc VDNK
Monument aux conquérants de l'espace
9 mai jour de fête de la victoire en Russie
Métro de Moscou

Mai 2013 en train : Saint-Pétersbourg, ex Petrograd, puis Leningrad, fondée par le Tsar Pierre Le grand, capitale de l'Empire Russe de 1712 à 1917, 5.3M/hab bordée par le fleuve Néva qui se jette dans la mer Baltique.

Rive de la Néva
Croiseur Aurora qui donna le signal de la révolution d'octobre 1917
L'Ermitage, l'ancienne résidence des Romanov
Cathédrale St Sauveur

Novembre 2013 en train : Moscou - St Pétersbourg - Tsarkoïe Selo - Pavlosk - Carélie (vers la Finlande) Petrozavdosk -Lac Onega.

Moscou Place rouge
Métro de Moscou
Saint Isaac à St Pétersbourg bâtie sous Alexandre 1er
Palais de Catherine (Tsarkoie Selo) à Pouchkine à 25 km de St Petersbourg
L'intérieur
Gare de Pavlosk
Palais de Pavlosk construit pour Catherine II
En Carélie
En Carélie
Lac Onéga, petite mer de 248 km / 90km à Petrozadosk
Petrozavdosk, la gare

Mai 2014 en train : Samara anciennement Kouïbychev à 900km sud est de Moscou, agréable ville de 1.1M/hab bordant la Volga (3700km qui coule du nord au sud pour ce jeter dans la mer Caspienne), on y produit des fusées Soyouz des Lada Samara, durant la 2ème guerre de nombreuses usines furent déplacée ici.

Fusée Soyouz
La Volga

Mai 2014 en train : Orenburg brièvement appelée Tchkalov, à 1230 km au sud-est de Moscou, proche de la frontière Kazakhe, 560 000 hab, très chaud l'été très froid l'hiver, bordée par le fleuve Oural (2400km se jette dans la mer Caspienne au sud). Ville d'origine de Eléna. Le fleuve fait frontière géographique entre l'Europe et l'Asie. La steppe s'étend autour de la ville. Ici aussi des usines furent déplacées d'ouest en est durant le 2ème GM.

Centre d'Orenbourg
Le pont entre Europe et Asie sur l'Oural
Lieu de culte Tatar
Stèle Asie/Europe
La gare d'Orenbourg
La Steppe au sud d'Orenbourg
Steppe
Flotaison maximal dans le lac de sel de la ville de Soly Liesk
A orenburg le parc
Voyage de retour en train vers Moscou
Escale à la gare de Samara, notre locomotive
A Moscou, l'université

Décembre 2014 : Moscou

Place Rouge : la cathédrale St Basile le Bienheureux 1555
Maïlys, derrière : Joukov
Bielka et Strelka 1er êtres vivants à être allés dans l'Espace
Valentina Terchkova, 1ère femme dans l'espace.
Le superbe parc VDNK
Métro de Moscou
Patinoire dans le parc VDNK
Dans le Kremlin
Tsar Pouchka (canon) 39 tonnes calibre 890mm
Cathédrale St Sauveur à Moscou
Monastère de Serguiev Possad à 2h30 de train au nord Est de Moscou
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Août 2015 en train : Moscou à Anapa 65 000/hab sur les bords de la Mer Noire, Mer d'Azov, Sukho, Utrish, Novorossysk. Région sud de la Russie, très balnéaire. A 1400km de Moscou.

En train pour Anapa
Anapa Hotel de ville
Lénine à Anapa
Rives de la Mer d'Azov, peu profonde (10m) receptacle du fleuve Don
Bain dans les volcans de boue dans la péninsule de Taman
Rincage dans la mer d'Azov
Novorossysk
Novorossysk - Ville Héros de l'Urss
Monument aux héros à Novorossysk, lieu de combat intense (défense du Caucase)
Sukho, petite ville balnéaire

Août 2015 en train : Toula 490 000/hab 190 km au sud de Moscou, ville arsenal, fabrique d'arme depuis 1712, ville réputée aussi pour sa production de Samovar, de Prianik, ville héros de l'Urss où l'avance des troupes Allemandes a été stoppée, de nombreuses usines ont été déménagées au delà de l'Oural à cette époque.

Toula
Kremlin de Toula
Autre specialite de Toula, la Prianik, un gateau épicé.
Toula ville Héros
Tramway à Toula, toujours conduit par des femmes en Russie
Michael Kalashnikov
Musée du Samovar Toula

Mai 2016 Moscou

Gare de Kazan, Gare de Leningred, Gare de Yaroslav
La Gare de Bielorussie à Moscou, direction Smolensk, Minsk...
Quartier Arbat à Moscou
10 voies dans un sens 10 dans l'autre...
Moscou
Place rouge
Place rouge
MVD le ministère de l'intérieur
Berlin 1945
Métro de Moscou

Mai 2016 en train : Vologda (en route vers le nord !) 310 000/hab 410 km au nord de Moscou, ville agréable très riche en patrimoine, connue pour sa dentelle.

La gare de Vologda
Lada Jigouli
Nombreuses églises Othodoxes à Vologda
La rivière Vologda
Vologda

Mai 2016 en train : Arkhangelsk (toujours vers le nord !) 350 000/hab, bordée par la Dvina qui se jette dans la Mer Blanche, 1000 km au nord de Moscou été frais et bref. Ville stratégique : construction de la plupart des sous-marin à Severodvinsk. La ville a été fortement bombardée par l'aviation Allemande car elle constituait un port en eau libre.

Port sur la Divna
Arkhangelsk
Gare de Arkhangelsk
La Divna
Arkhangelsk le centre
L'aéroport d'où nous partons pour Mourmansk
Bois flottés pour la papeterie

Mai 2016 en Avion (Antonov 24) : Mourmansk (Toujours plus au nord !) 305 000/hab, 1450 km au nord de Moscou, la plus grande ville du monde au delà du cercle polaire Arctique, dans la baie de Kola qui donne sur la mer de Barent. Nous sommes en Mai et bénéficions du soleil de minuit. Ville stratégique, la flotte du nord est stationné non loin à Severomorsk, ville Héros de l'Urss, copieusement bombardé à cause de son port en libre à cette latitude.

Embarquement dans l'Antonov 24
Survol de la péninsule de Kola
Severomorsk, ville interdite.
Brise glace nucléaire Lénine
Kioske du sous marin Koursk, errigé en monument à Mourmansk
Alyosha, monument aux défenseurs de l'Arctique
Le centre
La médaille de la ville (Héros)
Un peu de charbon
Forte activité industrielle à Mourmansk

Mai 2016 en train : Belomorsk (vers le sud) 11 000/hab 1100km au nord de Moscou, célèbre pour ses pétroglyphes vieux de 4000 ans. En République de Carélie.

En train, minuit le soleil peine à se coucher, il va remonter maintenant.
En chemin vers Belomorsk
Gare de Belomorsk
Au bord de la Mer Blanche
Pétroglyphes
Mer Blanche
Attention aux ours !
Arrêt à Medvezhya Gora, la montagne des ours
Arrêt à Petrozavdosk
A bord du train "Arctique" Mourmansk-Moscou 2190 km 36 heures 31 arrêts
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Juillet 2017 : Moscou

Fontaine du parc VDNK 15 paysannes autant que de républiques de l'Urss
Métro de Moscou
Statue du Général De Gaulle à Moscou devant l'hôtel Cosmos
Embarquement en train pour Kazan

Juillet 2017 en train : Kazan 1.240.000/hab 720 km à l'est de Moscou. Capitale de la République du Tatarstan. Ville de relocalisation d'usine durant la guerre, production aéronautique.

Arrivée à Kazan
Gare de Kazan
Cathédrale de l'Annociation
Mosquée Qolsarif
Kazan
Kazan
Métro de Kazan
Kremlin de Kazan
Kremlin de Kazan bordé par la Volga

Juillet 2017 Iekaterinbourg

Un hall de la gare de Iekaterinbourg
Une nuit de train entre chaque ville
Centre de Iekaterinbourg

Juillet 2017 Tcheliabinsk 1.200.000/hab 1500 km à l'est de Moscou, ville pas désagréable, au delà de l'Oural, autre ville importante de relocalisation d'usine, connue pour son astéroïde de 2013.

Gare de Tcheliabinsk
Eglise Alexandre Nevski
Centre de Tcheliabinsk
Monument aux gardes frontières

Juillet 2017, à Zlataoust incursion dans les monts de l'Oural

Zlataoust
L'Oural



Juillet 2017 Orenbourg - Steppe

La steppe au sud d'Orenbourg
La cannabis (Rutelia) pousse naturellement le long des cours d'eau
le temps d'une averse les chevaux occupent l'abris bus..
Steppe
Le climat est TRES chaud ici en été
Le chameau, une monture utilisé auparavant par les cosaques de l'Oural
Ici on ne peut aller plus loin sans documents c'est la zone frontalière

Juillet 2017 Samara

En train pour Samara
Samara, la Volga
Samara
Une petite exploitation de phosphate on peut voir les réserves derrière la ville

Juillet 2017 Volvograd, ex Stalingrad, anciennement Tsaritsyne, 900km au sud de Moscou 1M/hab bordé par la Volga, connue pour sa bataille d’anéantissement sans précédent durant la deuxième guerre. Ville Héros de l'Urss.

En chemin pour Volvograd
Gare de Volvograd
Une Katioucha, derrière, la médaille de la ville.
Ruine au centre ville pour mémoire
Mémorial dans les briques des ruines de Stalingrad
La statue de la mère patrie 85m sur le Kourgan Mamaïev lieu d'une âpre bataille
La Volga à Volvograd
La reconstruction, bâtiments des années 1950
La flamme

Juillet 2017 Elista (en autobus) 110 000/hab, en République de Kamoulkie à 1150 km au sud de Moscou, point extrême atteint par l'armée Allemande dans le Caucase, îlot Bouddhiste au milieu de la steppe, et république tourné vers les jeux d’échecs ! Campus, compétition d'échecs. Le Dalaï Lama est venu à Elista.

En route pour Elista à travers la steppe
Elista
Le temple
Le président Ilioumjinov passionné d’échecs qui sont enseignés à l'école
Autour d'Elista

Juillet 2017 en train Rostov sur le Don 1M120 000/hab, 1100 km au sud de Moscou, bordé comme son nom l'indique par le fleuve Don (2000 km) qui se jette dans le mer d'Azov, carrefour ferroviaire et portuaire, lieu de 2 intenses batailles de 1941 à 1943.

Le Don à Rostov
Rostov
Le traditionnel monument aux gardes frontières
Rostov
Rostov

Juillet 2017 en bus Crimée Yalta 80 000/hab agréable ville au bord de la mer noire. Le train est bien le moyen le plus sûr de voyager..

Sortie de route en bus suite un accrochage, très vite réglé.
Lénine de Yalta
Mer noire à Yalta
Bac pour véhicule et trains pour aller en Crimée, maintenant il y a un pont
Notre bus endommagé, une nuit de voyage entre Rostov et Yalta

Juillet 2017 en bus Simpferopol en Crimée 340 000/hab belle ville d'origine Scythe

Simpferopol

Juillet 2017 Anapa

Voltige Cosaque
Mer noire à Anapa
Mer d'Azov
Marché au poisson séché
Anapa
Dans les volcans de boue
Anapa

Juillet 2017 retour à Moscou

Deux jours de train pour le retour vers Moscou
Deux jours de paysages
Deux jours de thé..
Gare de Leningrad et de Yaroslav
Métro de Moscou
Au marché d'Izmaïlovo
Un vendeur de souvenirs
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Février 2018 départ de Moscou

La Place Rouge en hiver, détour incontournable
Embarquement pour Novossibirsk

Février 2018 en route Novossibirsk en Sibérie à 2900km à l'est de Moscou 1.5M/hab. bordée par le fleuve Ob qui s'écoule du sud au nord sur 5400 km. Froid et neigeux en hiver.

Traversée d'un fleuve gelé
Le paysage défile sur 3000 km et durant plusieurs jours
Arrêt de quelques minutes à Iekaterinbourg, les jours sont très courts.
Arrêt à Omsk grande ville Sibérienne de plus de 1M/hab
En gare d'Omsk, certains mangent de glaces sur le quai...

Février 2018 Novossibirsk -26° en moyenne durant notre séjour, très belle ville et agréable, nous reviendrons c'est sûr.

Le très beau métro de Novossibirsk
Station Gagarine, premier homme dans l'espace.
Lénine, l'opéra
En troïka dans le Taïga
Naissance du jour
Nous assistons par hasard à Aïda à l'opéra. (plus grand que le Bolchoï à Moscou)
L'opéra de Novossibirsk est gigantesque prévu pour 1800 personnes
La gare de Novossibirsk
Au milieu du fleuve Ob gelé, un des plus longs de la planète.
Ski de fond dans un parc de Novossibirsk, très bien cette ville !

Février 2018 en train pour Irkoutsk via Krasnoïarsk

Les villages le long du chemin de fer, il fait froid..
Gare de Krasnoyarsk, ville Sibérienne de + 1M/hab à 3400 km à l'est de Moscou
Krasnoyarsk 160 jours de neige par an
Fleuve Ienisseï 5000km coule du sud au nord

Février 2019 Irkoutsk, Oust Orda en Bouriatie

Arrivée à la gare d'Irkoutsk par un froid Sibérien..
Irkoutsk
A Oust Orda au nord de Irkoutsk, jour de fête Bouriate.
J'ai eu la chance de faire un tour dans cette magnifique Volga
Toboggan d'hiver
Chamanistes, Bouddhistes et orthodoxes se côtoient ici.

Février 2018 Irkoutsk 610 000/hab bordée par le fleuve Angara seul débouché du lac Baïkal qui se trouve à 70 km de la ville à l'est. 5585 km de train à l'est de Moscou. Une semaine de voyage pour nous.

Irkoutsk
Les maisons de bois d'Irkoutsk
L'Eglise de l'Epiphanie
L'Angara à Irkoutsk

Février 2018 en route pour le Lac Baïkal

Un Uaz sur la Baïkal
L'Angara gelé, proche du Baïkal

Février 2018 Le lac Baïkal enfin ! 640km de long 25 à 80km de large, 1642 m de profondeur et 7000m de sédiments en dessous... 260 fois le volume du Lac Léman, 20% du volume d'eau douce mondial, 336 rivières l'alimente, seul l'Angara lui sert de débouché. Gelé une grande partie de l'année.

Listvianka
Sensations incroyable sur ce lac qui bouge tout le temps et craque sans arrêt
Maïlys aux manettes
Traversée du Lac en Hydroglisseurs
Notre sauna, fabuleux !
Comme quoi on peut se baigner de nuit par -25° dans un lac gelé
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1890 km depuis le départ.

Vendredi 28 juin 2019.

Ce matin à 05h après 1000m environ nous entrons en Helvetie. Il fait déjà 25°.

Traversée de la Suisse en direction du Lac de Constance, par Berne et Zurich.

Entrée en Allemagne à Konstanz et traversée du lac en bac, direction Munich, puis la frontière Tchèque. Il fait moins chaud ici.

Poste CH-D à Konstanz
Bac de Meerbug à Friedrichshafen

Petit bain dans le lac de Konstanz sur l'autre rive puis, traversée de l'Allemagne, longue et éprouvante, 30° tout de même, gros bouchons autour de Munich et au sud de Nuremberg. Partis à 5h arrivés à 19h au camping de Karlstejn en CZ, très joli coin qui nous a déjà servi d'étape auparavant, à 15km de Prague au bord de la Berounka.

Pour la République Tchèque, nous avons acheté une vignette autoroute et changé quelque couronnes pour assurer le ravitaillement. Un euro pour 25 couronnes.

La Berounka
On en profite avant les galères probables à venir
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2610 km au total

Très bonne nuit dans ce camping, 10° au réveil. Nous repartons vers le nord-est vers Varsovie.


Karlstejn
Ravitaillement en fruit

Après avoir traversé la plate République Tchèque, nous arrivons à la frontière Polonaise, dans un massif qui pourrai ressembler au Jura..Le massif des Sudetes. Nous y trouvons un peu de fraîcheur avant de redescendre dans l'immense plaine Polonaise, où nous retrouvons un bon 30°, nous continuons vers Wroclaw. 1 € = 4 Zlotys.

Frontière Polonaise après Nachod
Ça penche, mais c'est bien rattrapé sur le haut.

Arrivé à 18h vers Varsovie pour la nuit, dans un camping très propre et agréable, un peu au sud de la Ville pour 50 zlotys. Ce soir 17°, ça fait du bien.

D'une manière générale nous avons utilisé un réseau routier en super état avec de belles infrastructures et une signalisation parfaite, agréable à rouler.

Nous avons quitté le sud de la Pologne et ses reliefs doux pour traverser une grande plaine dedié aux cultures puis de grandes forêts de pins (sylvestre) au centre.

Les belles route Polonaises
Camping Varsovie
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820 km 3430 km au total.


Levé à 5h ce matin par 17°, direction le centre de Varsovie pour une visite matinale, dans une ville presque déserte.

D'abord, l'incontournable tour, d'architecture soviétique : le palais de la culture et des sciences, datant de l'époque du pacte, 1955, 237m de haut, 3288 pièces. Puis le centre ville historique, très beau même si réduit du fait de la 2ème guerre, quelque traces subsistent, impacts, etc.. et plaques en mémoire du ghetto, 84% des bâtiments ont été détruit.


Varsovie, 1,8M/hab, la capitale depuis 1596, bordée par le fleuve Vistule, 1047km qui s'écoule vers la mer Baltique.


Le palais de la culture et des sciences

Nous partons ensuite de Varsovie vers 9h en direction du nord-est toujours, d'ailleurs les jours s'allongent avec la latitude, ce soir nous aurons une clarté durant toute la nuit.

La partie nord de la Pologne et également très plate, plus boisé, la très belle autoroute puis route, trace en ligne droite à travers les pins et quelques cultures sur 400km jusqu'à la frontière de la Lituanie, via Bialystok, en longeant la Biélorussie. Beaucoup de cigognes ici. Nous passons nos derniers zlotys dans le réservoir de l'auto. Il fait 28° ça chauffe pas mal.

Entrée en Lituanie à 14h, nous passons à côté de l'enclave Russe de Kalilingrad, le pays est plat beaucoup de culture de céréales, encore beaucoup de cigognes comme dans tous les Pays Baltes.

Les routes se dégradent, il faut plus de temps pour avancer. On recule un peu dans le temps, les voitures en circulation sont plus anciennes, les paysans travaillent avec des tracteurs antediluvien. Les villages sont comme figé, tout semble plus calme.

Nous rentrons maintenant en Lettonie, nous enchaînons les lignes droites sans fin, parfois 80km, nous passons par Daugavpils, et après 810km, nous nous arrêtons à Aglona vers 21h dans un camping très simple au bord d'un grand lac à l'écart de tout après 2 km de route non goudronnée, calme assuré. Il nous reste 150km demain matin pour rejoindrea frontière Russe à Teherova, alors il faudra attendre, parfois 10h à ce poste comme c'était le cas aujourd'hui, un site permet de connaître le nombre de voitures en attente et le temps pour passer. 110 voitures sont passés aujourd'hui. Petite appréhension, c'est une étape importante.

La frontière Lettone n'étonne plus la 309
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380 km 3810 Km au total

Depuis hier en Lituanie, nous avons une heure de décalage avec la France (-1h).

Ce matin levé à 5h, nous rangeons la voiture proprement, en route pour la frontière Russe, 130km, dans la zone frontière Biélorusse puis Russe, mauvaise surprise, 25km de piste en gravier, et nous ne tardons pas à être intercepté par une patrouille de gardes frontières, nous demandant de bien rester sur le chemin.

Route longeant la frontière Biélorusse puis Russe

Nous arrivons à la douane de sortie Lettone à 08h15, établissement d'une fiche de circulation pour la police, la douane et le service vétérinaire. Nous restons à l'arrêt jusqu'à 11h, nous passons le contrôle de police et de douane LV présentation portes capot et hayon ouvert pour chaque véhicule, 20 minutes environ pour nous le temps de récolter nos tampons sur la fiche de circulation que nous rendons au chek point de sortie.

À savoir que la plate-forme ferme chaque jour de 8h à 9h et de 20h à 21h pour les relèves, et de 13h à 14h pour le repas..


Sortie Lettonie poste de Teherova

Maintenant nous avons le droit de faire la queue à l'entrée en Russie de 11h20 à 15h20 soit seulement 7h d'attente en tout : raisonnable. Premier check-point pour remplir la fiche d'immigration, ratures interdites, je suis un peu tendu, il faut écrire bien et dans les petites cases, je me trompe une fois, puis deux, puis trois.. le garde frontière est rapidement excèdé je recommence trois fois, Je m'applique terriblement. Muni du sésame nous pouvons aller faire une troisième queue de quelque heures, au contrôle police puis douane.

Douane Russe de Bourachky
Frontière physique

Nous sommes séparés en deux flux : Russes est autres. Peu de Russes, beaucoup d'étrangers travailleurs Lettons ou touristes.

Le contrôle de police se passe bien, fiches bien remplies, passeports et visas en règle, enregistrement du véhicule, j'obtiens mon premier tampon Russe par la route sur mon passeport, la 309 découvre un nouveau pays.

Nous pouvons rejoindre l'aire de contrôle de douane, ça se complique. Il faut rédiger une déclaration chacun, écrite en cyrillique, heureusement Elena les a pré-remplies, c'est la galère pour les étrangers autour de nous.

Étant le chauffeur, je dois déclarer la 309, valeur retenue 700 euros, un service me délivre un document en cas de contrôle par la police de la route et pour la réexportation obligatoire.


Nous somme pris en charge par un gradé en bel uniforme équipé d'une caméra sur la chemise et d'un appareil photo, rejoint par une agente de douane en tenue de travail. Celle-ci est équipée de matériel de fouille, nous présentons à nouveau le véhicule ouvertures baillantes, elle fait le tour méticuleusement inspecte le dessous et donne les injonctions, nous vidons ainsi tout le coffre. Son collègue prend des photos du véhicule, du chargement, coffre plein coffre vide.

Chaque véhicule subit le même sort, peu importe la queue en amont, nous sommes arrivés assez tôt, derrière nous une file immense maintenant.

Nous récupérons le précieux document d'enregistrement de la 309, et c'est presque terminé, nous franchissons encore 2 check-point de sortie, qui vérifient que nous avons effectués toutes les démarches. Nous voici en Russie !


Quelques documents
Nous sommes passés
File de sortie de Russie 700 m de voitures, 3 km de camions...

C'est parti ! De la frontière nous sommes à 600 km de Moscou, mais nous passerons plus au nord.

Direction Velikiye Luki pour une petite visite, ville de violents combats de 1941 à 43, dont l'encerclement de 20 000 allemands retranchés dans une forteresse ancienne qui a provoqué la destruction de la ville. Puis nous recherchons un lieu pour dormir 35 km après la ville. Camping sauvage pas très difficile tellement il y a de place, mais tellement de moustiques !

Veliky Luky
Un héros de la ville : Alexandre Matrosov
Beaucoup de Berces du Caucase ici, la sève est très dangereuse sur la peau.
Cigogne
Notre campement a l'écart de tout !
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700 km 4510 Km au total


Départ à 7h ce matin.

Nous reprennons la M9, belle route très bien aménagée, en direction de Moscou par une grande ligne droite sur 200km à travers la forêt, ici ont été livrés de durs combat lors de l'invasion Allemande.

Avant de bifurquer 200km avant Moscou, en direction de Rjiev au nord-est, là nous découvrons un revêtement beaucoup moins bon et même critique vers Rjiev.

La 309 vibre en tous sens durant des heures..

Rjiev est une ville héros de l'URSS, s'y est jouée la bataille du même nom, engageant en tout 3,4M de combattant. Elle est traversée par la Volga.

Nous en profitons pour ravitailler au marché se procurer des cartes Sim Russes (Megafon), et installer une caméra embarquée, qui filme la route en boucle de 5mn, en cas de litige.


Un parc de Rjiev
La Volga à Rjiev
T34

Nous continuons en direction de Tver, toujours vers le nord, très mauvaise route.

Passage par Staritsa ville fondée en 1297 sur le cours supérieur de la Volga. Occupée par les Allemands de 1941 à 1942.

La Volga à Staritsa

Nous passons Tver rapidement en direction de Kalazin, sur des routes épouvantables, est sous des orages à l'échelle du pays. Visiblement c'est le climat ici alternance de gros orage et d'éclaircies intenses, la fête pour les moustiques dans ce pays plat et marécageux.

À kalazine nous admirons la Volga (retenue) Nous faisons le plein de SP95 à 42 Roubles le litre. 1€ = 75 RUB

Puis nous continuons vers le sud-est pour une nuit en hôtel trouvée au dernier moment, 1300 RUB, à Serguiev Possad, belle ville connue pour son monastère évoqué plus haut.


Demain nous repartons en direction de Nijni Novgorod.


Maison typique de village
Kalazine
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850 km 5360 km au total


Départ 06h30 ce matin après un passage devant le célèbre monastère de la Trinité Saint Serge.

Direction Vladimir, 200km de routes russes demandant pas mal de concentration, éviter les nids d'autruche à grande vitesse (90km sur voie à double sens)qui seraient fatal au train avant, calculer les croisements à 3 sur des routes à 2 voies.. A part cela conduite facile, il y a beaucoup d'ouvrage pour protéger les villages et les traversées de piétons, ralentisseurs, radars quasi systématique en village et nombreux en agglomération. Et pas mal de contrôle de la police de la route, la ДПС.

Pour l'instant même si nous sommes observés attentivement, pas de contrôle.

Alternance d'averses intense et de soleil, 13° ce matin.

Monastère Saint Serge, à gauche le monument aux combattants de 41/45 de la ville
Pluie
Soleil

Après 200km et 3h de route, arrivée à Vladimir pour une petite visite, sauf que.. oubli de mon passeport, espèces, CB, carte grise, sim du tel, etc.. à l'hotel. Retour à Serguiev Possad, en priant à l'approche de chaque contrôle de ДПС, nous n'avons aucun documents pour la voiture ni pour moi, l'hôtelier nous donne le sac oublié complet, trouvé dans la chambre. Remerciement par une bouteille de vin rouge de Bordeaux. Comment faire 600 km pour 200..Nous relativisons, en rapport à la taille du pays.

Nous continuons donc seulement jusqu'à Nijni Novgorod pour y passer la nuit, par la route M9, 2x2 voies limitée à 90 km, pas mal chargée en poids lourds, régulièrent s'échelonnent des postes fixe de la Дпс ou s'opèrent des contrôles aléatoires.


Réconfort dans un des nombreux "Kафе" qui bordent la route, excellente cuisine
Il y a aussi des faux policiers !

Arrivée sous de grosses averses à 21h à Nijni Novgorod où nous dégotons rapidement un appartement parfaitement équipé, pour 1200 RUB.


Maintenant nous commençons à rentrer dans le voyage, après une interminable traversée de l'Europe de l'ouest sous la chaleur, passé l'appréhension de la frontière Russe, et de la conduite en Russie, nous sommes maintenant organisés. Chaque choses à trouvée sa place dans la 309 grace rangement millimétré et immuable de l'auto, nous sommes au point pour nous sustenter et abreuver la voiture, ainsi que la gestion du logement le soir venu, nous espérons ressortir la tente bientôt, une fois le climat plus sec.

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720 km 6080 km au total

Levé à 6h30, le soleil brille déjà fort, il se lève très tôt ici.

Ce matin visite de la ville : Nijni Novgorod, Нижний Новгород, anciennement Gorki (Écrivain à l'époque soviétique) : arrosée par la Volga 3700 km et son confluent l'oka, 1,3M/hab, fondée au moyen âge, puis victime d'invasions Tataro-Mongole.

Grande activité économique ensuite, grâce à la Volga navigable.

Et encore maintenant avec les usines automobile GAZ : Gorkovski Avtomobilny Zavod (autobus et camion), d'aviation MIG : Mikoyan-Gourevitch et chantier naval.

Bien que loin du front Germano-Soviétique, la ville a été intensément bombardée de 1941 à 1943 par la luftwaffe, car c'était une des principales contributice à l'effort de guerre, pouvant équiper plusieurs divisions chaque jour de production par son industrie puissante, la ville devint ensuite ville interdite, en raison de sa production militaire de 1959 à 1991.

La ville est agréable, le relief et les rives y contribuent.

Théophile Gauthier disait : "Comment peut on vivre sans avoir vu Nijni Novgorod" alors à vous de voir...

Le monument à Tchkalov : aviateur émérite, héros de l'URSS, qui a réussi en 1936 la traversée sans escale (9374 km / 56h) de Moscou à Petropavlosk au Kamtchatka en Antonov 25 et celle de Moscou à Vancouver par le pôle nord en 1937, sans escale sur 12000 km dans le mauvais temps ! Il a donné son nom à la ville d' Orenburg ensuite.

Quartier ancien proche de notre appartement
Foire de Nijni N.
Lénine à Nijni N.
72 tonnes
Cathédrale Saint Alexandre Nevski
Gare Maritime de Nijni N. sur la Volga
Église de la nativité
Rive de la Volga
La Volga depuis l'escalier Tchkalov
Le monument à Tchkalov

Nous partons vers l'Est, en direction de Ijievsk via Kazan, ville que nous avons visitée en 2017 en train.

Nous traversons la République de Tchouvachie, peuplée notamment auparavant par les Bulgares de la Volga, la capitale en est Tcheboksary.

La fédération de Russie comprend 85 sujets, dont 21 républiques et 46 Oblast (région)

Les distances s'allongent, Perm est à 1000 km, nous y serons normalement demain, nous faisons le plein de légumes et de fruits auprès d'une Babouchka sur le bord de la route, tout est à vendre sur les bords des routes, baies, champignons, lait frais...

Affichage peu commun en France
Notre marché
Nous entrons en République de Tcouvachie

Chaque jour nous rencontrons notre lot de travaux, et d'attente prolongée, c'est la saison propice les chantiers sont à l' échelle du pays ils s'étendent en dizaines de km. Premier contrôle par la Дпс, nous sommes inquiet, tout se passe bien, contrôle des documents par un agent fort aimable, et plutôt intrigué par notre équipage.

Deux vraies autos
Poste fixe de contrôle de la police avant le grand pont sur la Volga

Nous entrons ensuite en République du Tatarstan et faisons une halte au monastère de Sviajck (fondé en 1551par Ivan le terrible) et contournons Kazan.

Nous roulons au nord-est jusqu'à la nuit qui tombe tôt (nous sommes au bout du fuseau horaire côté Est, demain nous changeons d'heure, cela sera plus agréable le soir)

Nous traversons un paysage de derrick en action et de torchères avant de trouver une petite chambre, à petit prix, nous sommes à 160 km de Ijievsk.

Nous sommes dans le rayon de Mendelev, la pancarte d'entrée et assez grande..

Les "Rayons" sont des divisions administrative de l'Oblast (la région)

Mendelev, chimiste Russe, père du tableau des élément périodiques, à travaillé ici, la ville porte son nom.

Paysage de la Volga avant Kazan
Monastère de Sviajsk
Rayon de Mendelev
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540 km, 6620 km au total.


Ce matin le soleil brille dès 4h00,

On se lève tôt, mais la fatigue se fait sentir.

Départ vers Ijievsk au travers d'un paysage agréable, 15°aujourd'hui.

Le paysage est parsemé de derricks, une odeur de naphte flotte.

Nous quittons le Tatarstan pour entrer en République d'Oudmourtie (les Oudmourtes sont un peuple autochtone proche des Komis)

De ce fait nous changeons d'heure (-1) nous avons maintenant 2h de décalage avec la France.

Nous arrivons à Ijievsk ancienne Oustinov après 160 km d'une bonne route toujours vers le nord-est.

Malgré son intense activité industrielle, cette ville de 650 000/hab. est intéressante.

Fondé au XVII ème siècle pour la sidérurgie, elle produisait à l'époque soviétique des armes, voitures, motos et machines outil.

Forte contributrice à l'effort de guerre, elle fut déclarée ville fermée après guerre pour des raisons stratégiques.

C'est ici à l'usine Izmaj qu'à été conçu est produit le fusil AK47 Kalachnikov, par Michaël du même nom. Un musée lui est consacré, il est mort à Ijievsk en 2013. Autodidacte ingénieux il avait conçu cette arme durant la guerre après une blessure sur le front de Briansk, elle n'a pas été retenue durant le conflit, mais adoptée pour équiper l'armée rouge et les pays de l'Urss à partir de 1947, d'où son nom : Автомат Калашникова « Avtomat Kalachnikova » modèle 47.

Réputée avant tout pour sa fiabilité légendaire et son calibre intermédiaire.

Nous visitons la superbe cathédrale, puis le musée Kalachnikov, séance de tir à l'Ak47, achats de quelques souvenirs et nous reprennons la route direction Perm, au nord-est.


Cathédrale St Michel
Michaël Kalachnikov
Différentes productions d' AK47
Séance de tir sous le musée
L'usine de motocyclettes
Ijievsk
Monument Soviétique

En allant vers Perm nous rencontrons une belle route vallonnée et sinueuse, l'approche de la chaîne de l'Oural se fait sentir. Nous n'avançons pas très vite d'autant que l'état de la route se dégrade, les paysages deviennent nordiques.

Nous entrons dans le Kraï (équivalent de l'oblast, 9 dans la fédération) de Perm, et nous changeons encore d'heure, les fuseaux ne sont pas découpés géographiquement mais par régions. 3h de décalage maintenant, mais nous sommes plus en phase avec le soleil, même si notre journée est amputée de 2h.

Nous dormons à Perm ce soir, et si tout se passe bien nous aurons franchi l'Oural demain, et nous serons en Asie et Sibérie aussi !

Sur le chemin nous achetons des fraises des bois, mûres arctiques et champignons au bord de la route avant de trouver un appartement très bien équipé pour 1000 RUB.

Le plein de sp95 à côté d'un camion Russe Kamaz
De Ijievsk à Perm
Appartement Perm
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640 km, 7260 km au total.


Ce matin nous visitons Perm appelée Molotov de 1940 à 1957, 1M/hab, bordant la rivière Kama et sur les contreforts de l' Oural, ancienne ville métallurgique, ou se sont installées de nombreuses usines déplacées durant la guerre. Le dernier goulag y a fermé ses portes en 1988 (Perm 36).On y produit des moteurs d'avion entre autre. La Kama (1800 km) y est très large, elle se jette dans la Volga.

La Kama à Perm
Perm
Théâtre Perm
Mosquée Perm
On ne le présente plus..

En route ! Nous partons au sud-est par la très belle R 242 en direction de Iekaterinbourg, paysage de plus en plus vallonné, en effet nous traversons bientôt l'oural. Nous rencontrons le panneau d'entrée dans l'Oblast de Sverdlosk. Je m'habitue à la conduite, se croiser à 3, être doublé par la droite, le faire aussi.. être attentif aux pietons qui traversent les voies rapides, identifier les très nombreux radars fixes à presque chaque carrefour, et aussi les nombreux mobiles qui sont sur des véhicules géré par une société. Beaucoup de Дрс le long de la route, pas de contrôle pour nous. Les grandes portions dégagées sont agréables, cepandant il y a beaucoup de villages qui ralentissent notre croisière automobile.

Entrée de l'Oblast de Sverdlosk
Nous filons à bonne allure

15 km avant Iekaterinbourg, nous arrivons à la frontière géographique entre Europe et Asie, selon la définition du Général De Gaulle, elle suit le tracé de la chaîne de l'Oural qui traverse la Russie du nord (mer de Kara) au sud (steppe du Kazakhstan) sur 2500 km. S'y trouve une stèle marquant symboliquement la séparation, faite de pierre venant du détroit de Bering (face à l'Alaska) pour la partie est, et de pierre du cap "Cabo de Roca" le plus occidental du Portugal pour la partie ouest. Il y a un peu de mystique ici, en effet beaucoup attachent des rubans dans les arbres, d'autres boivent une bouteille de champagne y enferme un souhait, scellent la bouteille, et l'entrepose.

Nous voilà en Asie et en Sibérie !

Panneau d'entrée de Iekaterinbourg
La stèle

Nous contournons Iekaterinbourg, car nous y sommes déjà venus en train en juillet 2017 et février et 2018, nous roulons jusqu'au soir et à 200km de Tioumen, proche de Kamichlov, nous cherchons un endroit pour dormir au milieu de l'immensité (c'est peu dire) de la campagne Russe, ce n'est pas aisé car il y a peu de chemin, seulement des accès aux champs pour engins. Nous dormons finalement dans un champ de camomille. La météo semble plus clémente, moins fraîche qu'auparavant, mais d'énormes nuages d'averses guettent.

Nous transportons toujours 15l d'eau pour assurer la douche et la cuisine.


Où dormir ?
Ici..
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550 km 7810 km au total


Après une bonne nuit, nous repartons inexorablement vers l'est. Direction Tioumen et au delà.

Quelques véhicules russes : aujourd'hui la marque UAZ : Ульяновский автомобильный завод, УАЗ, (kOulianovski Avtomobilny Zavod) à Oulianovsk donc. Qui produit depuis 1941 de bons véhicules tout terrain, déclinés ensuite en Hunter puis Patriot pour le UAZ 459, le 452 est toujours commercialisé modernisé, très répandu, poste, ambulance... Adapté au réseau secondaire et aux pires conditions.

Une borne des anciennes routes pour diligences qui traversaient le pays
Uaz 469 depuis 1971
Uaz 452 depuis 1965

Nous entrons dans l'Oblast de Tioumen, 1ère région pétrolière et gazière de Russie.

Tioumen, dans la plaine de Sibérie occidentale, 650 000/hab, au bord de la Toura (1030 km) qui se jette dans le Tobol. Ville à très bon niveau de vie qui concentre beaucoup d'activités pétrolières et gazières. (Gazprom, Lukoil, Yukos...)

Le corps de Lénine y fut déplacé provisoirement pendant la guerre, tandis que la ville produisait de nombreux équipements militaires.

La ville est vraiment apaisante, la conduite plus calme, l'environnement agréable, Tioumen jouit d'un climat plus doux.

Après un contrôle de la Дпс par un policier fort aimable, nous visitons la ville et ravitaillons, il fait une vingtaine de degrés, avec toujours ce ciel parsemé, qui fait de superbes photos.

Des voitures nous klaxonnent, et nous adressent des signes amicaux. C'est encourageant car nous commençons à nous sentir loin de chez nous avec notre auto.

L'entrée dans la rayon de Tioumen
Maison du début 1900
Le gouvernement de Tioumen
Notre-Dame du Signe à Tioumen 1768
La Toura
Bord de la Toura à Tioumen

La 309 reprend sa route vers l'est, je ne parle plus des longues lignes droites, car c'est la norme ici, en centaines de km. Nous allons vers Ichim (300km) dans l'espoir d'y loger pas trop tard pour se reposer un peu. Demain, direction Omsk.

Nous longeons d'immenses parcelles agricole

Nous relachons dans un petit hôtel d'Ichim, sympathique petite ville. D'où est partie Praskofia Lupolova, 18 ans, en 1803 à pied vers Saint Petersbourg, pour défendre la cause de son père déporté à Ichim par le Tsar Alexandre 1er. Elle mit un an, d'une éprouvante épopée, elle apprit à lire à écrire durant son voyage, son père fut gracié.

La ville est tranquille, et à l'air agréable, beaucoup de restes de mamouth ici, la rivière en charrie, les baigneurs trouvent d'immenses os.

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720 km, 8530 km au total, 5h de décalage.


Départ vers 7h ce matin par beau temps, 20° parfait pour rouler, nous empruntons sur plus de 300 km la R481 en direction de Omsk, le paysage devient moins habité, beaucoup de marais, de forêts. La route s'appelle l'Irtych Trakt. Auparavant nous étions sur l'oural Trakt.

À l'entrée dans l'Oblast de Omsk, nous perdons de nouveau une heure : 4 heures de décalage. Notre journée est plus courte.

Nous visitons la ville où nous nous étions brièvement arrêtés en février 2018.

Omsk, 1,18M/hab, traversée par la rivière Irtych qui coule du sud au nord longue de 4250 km ! Elle rejoint l'Ob ensuite soit 5410 km.. Navigable depuis la Chine elle contribue à l'activité économique de la ville avec son grand port fluvial. Le transsibérien passe aussi à Omsk. La ville a été fondée en 1716 pour assoir l'influence Russe sur cette partie de la Sibérie et la protéger des raids mongols. Durant la guerre sa population a été multipliée par trois, elle produisait notamment des chars, elle reste ainsi ville fermée jusqu'en 1990. Gazprom y est installé, la pétrochimie s'y porte bien. Une usine y produit des moteurs d'avion.

Le climat y est continental sec, 300 jours de soleil par an.

Entrée de Omsk
La bibliothèque..
Cathédrale de l'assomption à Omsk

Nous visitons le centre, ravitaillons au magasin, puis filons à la plage au bord de l'Irtych, l'eau est plutôt bonne pour un fleuve de Sibérie, qui gèle en hiver. Il fait chaud maintenant 25°. On se sent plutôt bien dans cette ville.

La plage de Omsk
Elena et Maïlys sont déjà dans l'eau, fort courant, prudence...

Nous sortons de la ville, direction Novossibirsk, il faut toujours se concentrer en ville, la conduite n'est pas facile. Il faut gérer les trolley bus et les tramways entre autres. Petit arrêt devant l'usine de moteurs d'avions pour admirer un Sukhoï 17 (Cухой)

Ici il faut tourner à gauche, le trolley bus aussi veut tourner
Omsk
SU 17

16h30 en route pour Novossibirsk à 600 km de là, nous contournerons la ville, que nous avons bien visitée en février 2018, et allons certainement faire un grand crochet demain vers le sud, de quatre à cinq jours dans le massif de l'Altaï, car nous avons une petite avance. En effet Vladivostok se trouve en théorie à 5825 km de Novossibirsk. Avant cela nous allons chercher une solution pour dormir ce soir, sachant que le temps est clément, mais que les abords de la route ne sont que marécages depuis Omsk. Pas facile pour le camping.

Toujours pas vu une seule plaque d'Europe occidentale sur la route, des voyageurs Russes nous encouragent en nous dépassant dans un gros UAZ.

Surprise en entrant dans l'Oblast de Novossibirsk, nous perdons encore une heure... - 2 h aujourd'hui, 5 h de décalage avec la France, et la journée qui se termine plus vite que prévue.

Nous roulons tard ce soir, "à la fraîche" dans un paysage de marais infini, ça sent presque la mer, il y a des mouettes, alors que nous sommes à un des endroits les plus éloigné de toute mer sur terre, au milieu du continent Eurasiatique. Nous terminons dans une petite chambre au bord de la route près de Barabinsk.

Entrée dans l'Oblast de Novossibirsk, la ville est à 500 km
Sur la route
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580 km 9110 km au total, 5 heures de décalage.


Lever plus difficile ce matin avec le décalage, 17° légère pluie, nous partons vers... l'est, 300 km de route correcte jusqu'à Novossibirsk au milieu des marais. En fait, Omsk-Novossibirsk c'est 600 km sans village d'une route en talus au dessus des marais, la nature est belle, il y a beaucoup d'oiseaux, mais en cas d'arrêt, gare aux taons et aux moustiques !

Nous contournons par des routes difficiles de circulation et de poussière, la grande Novossibirsk que nous avions beaucoup appréciée en février 2018, par - 26°, aujourd'hui il fait 28°, nous cherchons une plage après avoir traversé le barrage sur l'Ob, ici, "la mer de l'Ob" fait plus 1000 km2. En se garant pour l'admirer, nous rencontrons notre premier véhicule étranger en 8000 km, des Français ! (même les camions sont tous en plaque Russe) ils vont en Mongolie pour 50 jours, en 4x4 Land Rover (trop facile !) ils sont entrés par la même douane que nous, 17h d'attente.. Nous continuons sur le Tchouïski Trakt qui fait environ 1000km, cette route traverse le massif de l'Altaï pour se rendre en Mongolie, connue des voyageurs d'Asie centrale, elle permet notamment de relier le Kazakhstan à la Mongolie en passant par la Russie, car ces deux pays n'ont pas de frontière comunne.

Nous nous baignons finalement dans un bras de la mer de l'Ob, bain bienvenu, il fait très chaud en voiture.

Premier véhicule français
Le mer de l'Ob
Le cours de l'Ob à Novossibirsk
Plage sur l'Ob

Après s'être éloigné de Novossibirsk plein sud sur plus de 200 km et avoir contourné la ville de Barnaoul, Nous trouvons un superbe endroit au bord d'une rivière en pleine campagne pour se rafraîchir et bivouaquer à Pokrovka, le long de la Losikha. Demain nous espérons être dans le massif de l'Altaï, c'est un petit détour, qui nous coûtera facilement 1600 km. Nous irons en direction de Gorno Altaï puis Aktach.

Entrée dans le Kraï de l'Altaï
Plein sud !
Pas de clôtures en Russie, les troupeaux sont gardés, ici à cheval.
Rivière sabloneuse
Bivouac
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600 km, 9710 km au total, 5h de décalage.

Départ tôt ce matin, vers 7h après avoir plié la tente sous une petite pluie et 16°.

Fermement décidés à aller dans le massif de l'Altaï, nous partons plein sud vers Binsk puis Gorno-Altaïsk (250 km), la porte d'entrée du massif.

L'Altaï, situé au sud de la Sibérie, est un massif de 2000 km de long sur 600 km de large ! À cheval sur 4 pays : Russie, Chine, Kazakhstan, Mongolie, culminant à 4506 m.

Après le Kraï de l'Altaï hier, nous entrons en République de l'Altaï, peuplée de Russes (54%) et d'Altaïens très typés Mongol, absolument sympathiques et toujours souriants. Arrivés à Gorno Altaïsk, nous nous enfoncons sur 350 km à l'intérieur du massif par la route Tchouïsky Trakt en direction de la Mongolie.

Quelque part ça fait du bien de trouver du relief et des routes qui tournent. Les premiers reliefs sont doux, la vallée que nous remontons est habitée par moment, les vallées autour sont vierges.

Entrée en République de l'Altaï
Attention au ours ;)
Les premiers villages de l'Altaï

Après un premier col, une deuxième vallée, nous entrons dans le massif, nous ne sommes pas déçu, la nature est immaculée et immense ! La sensation de grandiose est agréable.

La route est très roulante, mais attention aux animaux, ici vaches, moutons, chevaux et yacks sont en liberté..

Uaz
Dans chaque village, la contribution des soldats de l'Altaï
Yacks
Le Tchouïsky Trakt derrière nous
Village Altaïen

Après un deuxième col, une troisième vallée que nous allons remonter longuement jusqu'à Aktach notre destination. Le paysage devient fabuleux à parcourir pour nous, et donne des envies de Mongolie et d'Asie centrale.

En route pour Aktach
Le Lénine de l'Altaï à Inya, qui regarde vers la Mongolie
De la belle mécanique comme j'aime
Monument au constructeurs de la route.
Titine tiens le coup, grosse étape de montagne aujourd'hui.
Pétroglyphes de l'âge du bronze, nombreux dans la région.

Nous arrivons à 20h à Aktach, 1750m, sous un crachin frais (16°), beaucoup de camping ici, mais nous n'avons pas envie de la planter, nous trouvons une hutte, et réservons 1h de sauna pour ce soir, bonheur assuré et remise en forme.

Demain nous restons autour d'Aktach, et tenterons le camping sauvage si il ne pleut pas trop, il y a une multitude d'endroits extraordinaires pour camper en sauvage ici.

Pour nous le Tchouïsky Trakt s'arrête ici, nous sommes à 150 km de la frontière Mongole par un paysage qui doit être superbe, la frontière est à 2000 m d'altitude. Mais nous n'avons pas le droit d'aller beaucoup plus loin, c'est la zone frontière, il nous faudrai présenter un visa Mongol pour continuer, ou demander 30 jours à l'avance une autorisation à la 75ème brigade des troupes garde frontières de l'Altaï à Aktach. Nous ferons encore les quelques km autorisés jusqu'à Koch-Agatch pour essayer de voir les hautes montagnes si le temps le permet.

Camping Aktach
Banya Russe
Ça chauffe !
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250 km, 9970 km au total, 5 h de décalage.


Ce matin grasse matinée, la première, lever 8h, il fait 8°, il pleut, la neige n'est pas loin sur les sommets au dessus, en route pour Koch-Agatch, à 110 km d'Aktach, nous continuons le Tchouïsky Trakt, jusqu'à la zone frontière qui fait 70 km de largeur. Une fois de plus nous ne sommes pas déçu par les paysages, la route est un vrai bonheur de grands espaces et de nature. Seul bémol, le temps est maussade, c'est fort dommage, car depuis la haute steppe de la Tchoui que nous allons parcourir on peut voir en temps normal les hauts sommets de l'Altaï dont l'Ak-Tur (4075m) ou le Macheï-Bachi (4173m) etc..

Nous avons la chance d'apercevoir les montagne avant la pluie.



Nous ajoutons une pierre pour la bonne continuation de notre voyage

Nous croisons de superbes paysages déserts, entre Aktach (3600 hab) et Koch Agatch (5700 hab)

Steppe

Durant le trajet, petite inquiétude, le voyant d'huile s'allume parfois, nous espérons trouver une station service à Koch Agatch, aussi pour faire le plein, car il y a peu de stations ici et nous sommes maintenant à 450 km à l'intérieur du massif. Nous arrivons à Koch-Agatch sous une bonne pluie, une sorte de bout du monde où s'échouent des voyageurs en transit, et d'échange et de marché entre Russes et Mongoles. Juste avant la zone interdite pour nous, nous trouvons une station radar de l'armée Russe. Beaucoup de militaires en ville. Pas de moineaux ou de pigeons ici, mais des dizaines de rapaces en ville.

Le plein fait, et le niveau d'huile completé, je me sens mieux, sauf que Titine ne démarre pas.. La batterie ? L'aternateur ? Rapide diagnostique, c'est l'alternateur qui ne charge plus, je me disais aussi, les essuies glaces vont de moins en moins vite.

Il faut réparer, nous sommes au plus loin, dans une micro ville, et sous une pluie battante.


Après avoir sortis outils et pièces de rechange en vidant le coffre dans l'habitacle, dépose de l'aternateur, il fait 7°, démontage de celui-ci, j'ai ma petite idée, avant de le remplacer par celui de rechange, essayons de le réparer. Un Altaïen viens discuter mécanique, ici les pannes rassemblent. Un camion s'arrête sur notre parking pour réparer aussi..

Ce sont bien les charbons, (pièce du bas) je remplace par des charbons neufs-d'occasion, que j'avais emportés (pièce du haut) nous hélons un Altaïen en Lada, qui nous permet de redémarrer aux câbles, c'était bien ça !

Heureux nous allons nous restaurer de nourriture Mongole pour un prix modique, et arpenter le bazar de la ville, cette ville est un peu chaotique, il pleut sans fin, l'eau ne peut s'écouler à cause du permafrost.. Mais nous nous y sentons bien. Quelques emplettes et nous prenons le chemin du retour vers Aktach. La ville est à 1750m, l'endroit le plus sec de l'Altaï (?) et des plus froid, -62°relevé en hiver.

Les toilettes du restaurant
Koch-Agatch
Vêtements de laine Mongole

Retour à Aktach, toujours de beaux paysages, nous trouvons une cabane pour dormir vers 21h, l'eau courante est dans le ruisseau, l'électricité par groupe est coupée dans la nuit, pour le chauffage il faut faire son feu, superbe endroit. Nous profitons une fois de plus du sauna, avec refroidissement dans la rivière. Très belle soirée.

Thé Mongole dans la Yourte
Aktach
Notre cabane
Le cannabis pousse naturellement le long des rivières
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420 km, 10 390 km au total, 5h de décalage.


Ce matin nous partons encore plus tard, il a plu toute la nuit.. Nous récupérons aussi.

Aujourd'hui le but est de sortir de l'Altaï, pour regagner bientôt notre itinéraire pour Vladivostok, 800 à 900 km que nous ferons en deux jours.

Nous faisons un premier arrêt sur une tombe d'un cavalier Mongol très ancienne, estimée à 3000 ans. Nous prenons autant de plaisir à parcourir cette route au retour. Certains paysages sont couverts de kourgans, autant de tombes de guerrier Mongole.

La 309 tourne comme une montre Suisse et l'alternateur fait son travail.

Tchouïsky Trakt

Arrêt au col Seminsky (1894 m) pour parcourir le marché. Beaucoup de lainages de l'Altaï et de Mongolie sont proposés, en chèvre, mouton, chameau ou yack. Nous achetons finalement un beau tapis assemblé en mouton.

Plus loin nous achetons du lait et du pain frais au bord de la route. Nous croisons un pont routier à tablier suspendu des années 60 en béton et bois sur la rivière Katoun nous dormions hier près de sa source.

Col Seminski
Utile pour le tout terrain, pas d'échange possible..

20 km avant Biïsk nous stoppons au bord d'un étang, non loin de la Katoun, l'endroit et parfait pour bivouaquer et se baigner, nous admirons un superbe couché de soleil. Avec toujours autant de moustiques voraces ! Nous avions oubliés les moustiques et la chaleur en altitude...

Demain nous envisageons de rejoindre Kemerovo, en passant par Biïsk, Barnaoul et Leninsk-Kouznetski.

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660 km, 11 050 km au total, 5h de décalage.


Ce matin nous ne tardons pas à plier le campement sous les assauts de moustiques sanguinaires, départ à 6h30, bon timing. Notre objectif du jour : plein nord, Kemerovo, pour rejoindre le Sibirsky Trakt, la route de la Sibérie.

Nous arrivons rapidement à Biïsk, jolie petite ville de 205 000/hab, bordant la rivière de Biia. Forteresse fondée en 1709. Durant la guerre là aussi de nombreuses usines y ont déménagé, contribuant à l'économie d'après guerre, la ville a conservé une production d'armement, et est spécialisée dans la recherche en nouveaux materiaux.

L'entrée de Biïsk

Après 160 km nous faisons un détour par Barnaoul, capitale du Kraï de l'Altaï, 630 000/hab, à la confluence du fleuve Ob et de la rivière Barnaoulka, ancienne ville minière, elle fut principale productrice de minerai d'argent. Durant la guerre, une usine de tracteurs Ukrainienne (Karkhov) y fut déménagée, devenue usine de moteur diesel maintenant, ainsi qu'une usine de cartouches, devenu la plus grande entreprise de ce genre.

Nous en profitons pour faire le plein d'eau.




L'entrée de Barnaoul
L'arrivée à Barnaoul, le pont sur l'Ob

Nous repartons pour Leninsk-Kouznetsky, 220 km d'une route intéressante, d'abord en ligne droite sur digue à travers des marais, puis une longue traversée d'une zone boisée et vallonnée, sans âme qui vive. Le paysage est superbe, la nature luxuriante les forêts impénétrables, quel espace !

Vers 13h nous faisons halte le long de la route, difficile de trouver de l'ombre il fait très chaud pour nous, 27°.

Sur 180 km la route est vraiment mauvaise, la 309 tremble avec nous, la conduite est fatigante, je ne pensais pas que la voiture pouvait encaisser autant de secousses et de chocs.

L'occasion de réviser les bougies après 10 000km, qui se révèlent être bien belles, un petit coup de brosse, et remontage.

Nous quittons le Kraï de l'Altaï pour l'Oblast de Kemerovo et sa discrète porte d'entrée.

Entrée de l'Oblast de Kemerovo

À 16h30 nous arrivons à Leninsk-Kouznetsky par 30°, 100 000/hab, au bord de la rivière Inia qui se jette dans l'Ob.

Ville minière par excellence depuis 1763, dans le bassin houiller du Kouzbass, entièrement tournée vers l'extraction du charbon, de nombreuses mines se situent dans l'emprise de la ville même. Des camions charrient du charbon en tous sens, des blocs d'anthracite parsèment les bas côtés. La ville est très poussièreuse, les cheminée des usines crachent noir. Une immense gare de triage recueille ce charbon pour l'expédier.

À 19h nous arrivons à Kemerovo, ou nous prennons un petit appartement dans la périphérie, pour profiter de la salle de bain et laver du linge. Appartement sympa de l'époque soviétique en béton préfabriqué assemblé, comme on peut en voir partout en Russie et ex Urss.

L'entrée de Kemerovo
Notre bâtiment, nous sommes au 5ème.
Le quartier, tranquille.

Demain nous visons Krasnoïarsk à 540 km, plein est.

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600 km, 11 650 km au total, 5h de décalage.


Départ à 8h30 ce matin, nous commençons par un tour en ville, à Kemerovo anciennement Shcheglovsk, datant de début 1700. C'est une grande ville de 545 000/hab, bordée par la rivière Tom (830 km) qui se jette dans l'Ob. Ville industrielle : chimie, mécanique, "capitale du Kouzbass" (Bassin du Kouznetsk) gigantesque gisement de charbon qui produit 61% du charbon Russe, notamment pour la sidérurgie.

Kemerovo
Monument aux mineurs

En route pour Krasnoyarsk, Irkoutsk (Baïkal) est déjà indiqué à 1500 km. Nous passons par Mariinsk, ravitaillons en bord de route, et prenons la pause au bord de la rivière.

En guise de fête nationale nous croisons notre deuxième français en 2CV !

Entrée de la ville de Mariinsk
Gare de Mariinsk, nous y somme passé en février 2018

Sur le trajet, Atchinsk : usine d'alumine et gisement de lignite, nous longeons de véritables montagnes de stériles miniers. La route est belle, mais la circulation difficile nous restons concentré. Aujourd'hui nous avons roulé à travers d'infini parcelles de colza, puis principalement en forêt de pins.

Sur la route

Arrivée tardive à Krasnoyarsk, bouchons du dimanche soir avant la ville. Nous traversons la ville dans une circulation difficile, et nous empressons d'en sortir. La ville est couverte de fumée due à un incendie de taïga. Nous stoppons au bord du fleuve Ienisseï, le plus long à se jetter dans l'océan Arctique (4100 km).

Entrée de Krasnoyarsk
Ienisseï
Le pont ferroviaire du transsibérien sur le Ienisseï

N'ayant trouvé le camping escompté, nous errons jusqu'à 22h avant de camper au hasard d'un chemin dans les bois.

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710 km, 12 360 km au total, +1h, 6 heures de décalage.


Ce matin départ à 6h30, lever avec le soleil, direction le barrage sur l'Ienisseï à 40 km de la ville, qui retient le réservoir de Krasnoyarsk, autrement appelé "la mer de l'Ienisseï", une retenue de 358 km sur 15 de large ! Le barrage fait 125m de hauteur et 1 km de largeur et produit 6000 MW. La création du barrage en 1972 à modifié le climat de la ville devenu plus "chaud" et humide, le fleuve n'y gèle plus.

Notre campement
Barrage sur l'Ienisseï, à droite la rampe inclinée à bateau, pas d'écluse ici.
Le barrage
Le cours normal du fleuve en aval du barrage.
Le monument aux constructeurs

Ensuite nous traversons rapidement la ville enfumée et engorgée en retenant notre respiration.. De plus des incendies de taïga sévissent et obscurcissent le ciel. Krasnoyarsk est une anciene forteresse de 1628, fondée pour lutter contre les Tatars présents le long du fleuve. Durant la guerre, ici aussi une douzaine d'usines ont déménagé contribuant à son développement ensuite. Ville de 1 070 000/hab en pleine expansion, centre industriel et de recherche, 85% de la puissance du barrage sert à l'usine d'aluminium. Le climat est très continental, l'été bref et chaud.


Sortie de Krasnoyarsk
Ils sont où ces Français avec leur 309 ?
Titine en compagnie de 2 Kamaz

Nous roulons ensuite sud-est en direction d'Irkoutsk à 1100 km, qui sera une étape importante pour nous avec le Lac Baïkal. La route est bonne à travers forêts et marais. Nous passons par la ville de Kantsk et y sommes confronté à une portion de mauvaise route sur 10 km. Depuis hier l'essieu arrière grince à chaque chaos, rien d'inquiétant sommes toutes je pense.


Taïga
Entrée de Kansk
Route de Kansk
15 à 20 km pas plus pour ménager la monture

Nous faisons toute la route avec un ciel gris, parfois un rayon de soleil et 19°, température idéale. Après 600 km nous sortons du Kraï de Krasnoyarsk (2ème territoire de Russie avec 13% de la surface, 3000km du nord au sud) et entrons dans l'Oblast de Irkoutsk il reste environ 600 km jusqu'à Irkoutsk. Par la même occasion notre montre avance d'une heure, nous avons 6h de décalage maintenant.

Entrée dans l'Oblast d'Irkoutsk

Ce soir nous avons des difficultés pour trouver un campement, il a beaucoup plu devant nous, tout est détrempé, après avoir fait le plein d'eau dans une rivière, nous frôlons l'enlisement dans un chemin défoncé et boueux, à peine sortis de la voiture nous somme assaillis par des nuées de moustiques comme jamais, nous battons en retraite, et dégotons non sans mal un petit hôtel pour routier au bord de la route, dans une petite ville inondée par les orages. Nous somme à 500 km d'Irkoutsk.

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550 km, 12 910 km au total, 6h de décalage.


Départ à 8h30 ce matin, il fait 13°, nous sommes dans une épaisse brume. Ça roule bien, nous fonçons dans le brouillard, mais très vite les premières zones de travaux apparaissent de 5 à 15 km en circulation alternée sur des chaussées défoncées. À la limite des capacités de franchissement de la 309 qui est bien chargée et bien basse, nous acrochons souvent dessous, d'où quelques inquiétudes pour les tuyaux de frein et d'essence.

Après 120 km nous arrivons à Touloun, ville qui s'est fait connaître dans l'actualité récente à cause d'une catastrophique inondation nocturne le 26 juin par le débordement de la rivière Iïa et de 6 rivières en amont. En effet il a plu anormalement et sans arrêt durant une longue période. La ville est ravagée ainsi que de nombreux villages, 3300 maisons ont été longuement inondée et 300 emportée 14 habitants ont péris. L'armée est sur place pour aider au nettoyage, des camions évacuent les décombres. Des camions d'eau potable et des distributions de dons venant de Russie sont présents en ville.

Nous avions une inquiétude avant le départ, car la route a été emportée ici, ainsi que le chemin de fer, hors ce sont les seuls axes d'ouest en est.

Ici nous avons notre 3ème contrôle de police, vérification des documents du véhicule et permis.

Touloun
Touloun

Nous traversons cette vallée, et allons vers des régions plus agréables. Après un plein de sp 95 à 42,5 Rub/L nous faisons un arrêt au village de Kouïtoun. Régulièrement nous traversons le chemin de fer du Transsibérien. Ces passages sont très protégés, gardien, barrière, et plaque en acier qui se lèvent pour empêcher un véhicule de s'engager, visible en premier plan.

Kouïtoun

Nous continuons jusqu'à Irkoutsk, il nous restera alors seulement 4000 km jusqu'à Vladivostok. Sachant nous nous en retournerons à partir du 6 août.

Ça roule bien, mais attention le bétail est en liberté partout, parfois en ville
Pendant les portions de travaux, surtout garder sa droite !
Entrée d'Irkoutsk
L'Angara, le seul exutoire du lac Baïkal qui traverse Irkoutsk.

Nous logerons 2 jours dans un très joli appartement qui nous est loué par connaissance, merci à Margarita que nous avions connue l'hiver dernier. La ville est très jolie, nous y fûmes en février 2019, voir publication 8.

Notre logement, au 3ème à droite.
Grand hôtel Angara

Demain nous envisageons une incursion vers le lac Baïkal, en autobus.. Repos des voyageurs et de la 309.

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140 km en autobus. 6 heures de décalage.


Ce matin nous partons à 8h depuis la gare routière d'Irkoutsk en direction de Listvianka au bord du lac Baïkal (décrit publication 8) nous avons de la chance il va faire très beau et chaud, 30° prévu.

Le rendez vous avec le Lac Baïkal est toujours aussi beau et magique.

Le Baïkal à Listvianka

Nous passons la journée à Listvianka, à profiter du lac et de l'environnement, l'eau n'est pas chaude, mais le soleil chauffe bien.

Le Baïkal c'est : 636 km de longueur sur 79 km de large, 1642 m de profondeur, le volume des 5 grands lacs américains reunis.

Ses 23 600 km3 d'eau représente aussi 260 fois le lac léman. Tandis que ses rives s'écartent de 5mm par an, il s'agit d'un rift, les 336 rivières qui l'aliment ne parvienne à le combler de sédiments car il s'agrandit.

Listvkanka

Pour le repas nous achetons le poisson du lac (l'Omoul), séché, fumé.

Retour en autobus ensuite par une route vallonnée en forêt. Nous passons par le marché central d'Irkoutsk avant de rejoindre notre logement.

Omoul à Listvianka
Marche d'Irkoutsk, un stand gâteaux !
Ici en hiver, point de légumes, mais des poissons congelés à l'air libre.

Aujourd'hui c'était journée relâche, sans voiture.. Demain nous reprennons notre entreprise, et repartons vers l'est en visant Oulan-Oudé en Bouriatie à plus de 500 km, au départ d'Irkoutsk nous devrons d'abord contourner le Lac Baïkal par le sud.

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330 km, 13 240 km au total, 6h de décalage.


Départ à 8h30 ce matin, il fait beau et déjà chaud à Irkoutsk, nous faisons un tour au bord de l'Angara avant de partir plein sud pour contourner le Baïkal.



L'Angara à Irkoutsk
Église du Sauveur 1706, Irkoutsk
Église de l'épiphanie, 1718, Irkoutsk
Iakov Pokhabov, cosaque fondateur de la ville en 1652

À la sortie de la ville un panneau annonce notre destination d'après demain, Tchita en Transbaïkalie. La route va être moins roulante maintenant, le contournement du lac est une route de montagne.

À la sortie de Irkoutsk
Un rond point à Chelierov

Après une route tourmentée nous arrivons à l'extrémité sud du Baïkal à Koultouk.

Koultouk, au bout du Baïkal
La 309 voit la Baïkal pour la première fois..

Maintenant nous longeons le lac sur son côté est et passons par Sloudianka et Baïkalsk, ensuite nous quittons l'Oblast d'Irkoutsk et pénétrons en République de Bouriatie. Puis nous arrivons à Vydrino qui est une étape pour nous, en février 2018 nous y étions arrivés en aéroglisseur après avoir traversé le lac sur la glace, et y avions déjeunés dans un café. Apercevant la route proche j'avais indiqué à Mailys : "c'est la route Moscou-Vladivostok !" Nous y voici revenus en voiture, nous déjeunons sur place, et à partir de là, c'est terra incognita pour nous trois.

Nous longeons les monts Lablonovy, une chaîne de montagne de 1600 km de longueur ! qui borde l'est du Baïkal et culmine à 2450 m, nous passons côté d'une station de ski.


Entrée en République de Bouriatie
La Kafé de Vydrino
La route de la côte est du Baïkal

Nous continuons vers Oulan-Oudé, mais ça n'avance pas très vite, tous les ponts sont en réfection, et nous parcourons des portions de route détériorées, parfois nous avons un beau ruban de bitume neuf.

Nous faisons un arrêt au bord du Baïkal, il fait très chaud et lourd. Nous découvrons des rives très propres et sans fin, il y a très peu d'accès, au lac. Et plus loin aucune route ne longe le lac. L'eau est plus chaude ici 18°.

Nous continuons à longer le lac sur 200 km en tout en passant par Babouchkine, et peu avant de nous éloigner des rives du lac à Boyarskiy, ne pouvant nous résoudre à quitter le lac, nous campons assez tôt dans un endroit extraordinaire, sur un promontoire au dessus du lac donnant sur des plages désertes. Nous rattraperons notre retard en nous levant plus tôt pour rejoindre Oulan-Oudé. Le bain au couché du soleil restera un bon souvenir. Nous avons peine à distinguer l'autre rive pourtant montagneuse. Derrière nous passe la ligne du Transsibérien, avec une grosse circulation de train de marchandise avec quelques minutes d'intervalle seulement et dans les deux sens, c'est assez impressionnant d'organisation.

Notre campement privilégié

Demain nous espérons nous lever tôt pour visiter Oulan-Oudé à 160km d'ici soit plus de 2h de route, et continuer vers Tchita.

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450 km, 13 690 km au total, 7 h de décalage.


Départ à 6h00 ce matin, après avoir franchi la ligne du Transsibérien près de laquelle nous avons campé, nous roulons au soleil levant, à travers les bouleaux et les pins sur le Baïkalski Trakt, la route est roulante mais entrecoupée d'importantes zones de travaux qui nous ralentissent et font souffrir les suspensions de l'auto.


Nous nous éloignons du Baïkal en remontant le cours de la rivière Selenga (992 km) et en traversant une chaîne de montagne, nous allons changer de climat.

Le plein d'eau potable et de lavage dans un puit bord de la route
La Selenga en aval d'Oulan-Oudé

Arrivée à Oulan-Oudé Capitale de la République de Bouriatie, à 8h30, après 170 km. Nous visitons le centre, de cette ville plutôt plaisante et bien entretenue. Ville de 430 500/hab, au bord la Selenga, fondée en 1666 comme avant poste par le cosaque Piotr Pokhabov, la ville est devenue un centre de commerce sur la route du thé et d'échange avec la Chine et la Mongolie. Elle est peuplée de Russes, Bouriates (peuples d'origine Mongole) et Evenks (originaires de Sibérie). Le climat y est très continental et très sec, il y fait 30°aujourd'hui.

Le Transsibérien est arrivé dans la ville en 1900, une usine de réparation de locomotive s'est installée ici, ainsi qu'une usine d'aviation qui produit surtout des hélicoptères MI8 et Mi171.

La statue de Lénine de Oulan-Oudé est connue, car il s' agit d'une tête de 7,50 m et 42 tonnes..


Depuis Oulan-Oudé on peut rejoindre la frontière Mongole, la route mène ensuite à Oulan-Bator.

Avenue Lénine
Église Odigitria
Perspective de l'avenue Lénine
Théâtre d'Oulan-Oudé
Maison en bois du début 20ème
La maison des pionniers

Nous prennons ensuite un peu de hauteur pour rejoindre le temple Bouddhiste "Datsan Rinpoche Bagsha" en haut de la ville, considérée comme la capitale du Bouddhisme Tibétain en Russie.

Oulan-Oudé vu depuis le temple

Nous sortons de la ville direction Tchita, à plus de 600 km, et faisons un détour vers Ivolguiesk, pour voir le monastère Bouddhiste "Datsan d'Ivolguiesk", le paysage se transforme en steppe, il fait très chaud, et c'est visiblement très sec.

Nous avons pas mal perdu de temps aujourd'hui, mais c'était intéressant. Il faut rouler vers Tchita maintenant. Les paysages le long de la Selenga sont superbes, ensuite c'est un paysage de steppe en altitude.

Le bétail est présent partout en liberté
La Selenga en amont de Oulan-Oudé

Nous quittons la République de Bouriatie et entrons dans le Kraï de Transbaïkalie, et nous perdons une heure : 7 heures décalage maintenant, cela n'arrange pas nos affaires déjà 19h.

Entrée dans le Kraï de Tchita
Sur la route

À 21h, à 370 km de Tchita, après avoir fait le plein de la 309, et trouvé une autre source pour l'eau, nous devons nous résoudre à camper un peu au hasard. Après avoir "escalader" une pente de sol sec est stable avec la 309, nous posons la tente, moucherons (qui piquent) et moustiques nous assaillent littéralement, la douche est un enfer, nous mangeons dans la tente, je fais les allers retours avec la voiture avec ma tenue étanche.. Nous avons une superbe vue sur la vallée où passe le Transsibérien et la route.

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Quelque part avant Bogomyagkovo

J 23~20 juillet Zakulta-Tchita-Bogomyagkovo

580 km, 14 170 km au total, 7 h de décalage.


Départ à 8h, (7h à l'heure d'hier), ce matin pas de rosée, la tente est sèche, direction Tchita. En fait, Oulan-Oudé/Tchita n'est pas une étape facile, la route et assez montagneuse et cherche son chemin entre cols, montagnes et plaines désertes. Nous rencontrons là aussi d'importantes zones de travaux qui font qu'il est difficile de prévoir la durée des étapes. Notre moyenne est faible.

Nous assistons au décollage d'un Biplan Antonov 2 (monomoteur quadripales de 1000cv mis au point en 1947, qui peut emporter 1400kg) depuis un champ, c'est un avion robuste qui décolle très court qui sert au transport, souvent vers des villages éloignés des routes.

Petite pause à 10h dans un Kafé, en guise de petit déjeuner, on mange plutôt bien et salé le matin en Russie, de plus tout est ouvert tout le temps, on peut manger à toutes heures, et l'offre est abondante.

Antonov 2

Nous rencontrons finalement la pluie, d'après la météo ça devrait durer quelques jours sur notre trajet... Le détour par Tchita, se fait sous un déluge, nous ne sommes plus qu'à 2 100 km de Khabarovsk, prochaine grande ville, d'ici là nous allons rouler dans la partie la moins habitée de notre périple. En attendant que la pluie diminue nous mangeons pour 500 Rub dans une cafétéria. Puis faisons un tour en ville, il pleut et fait 16°.

Tchita est une ville de 350 000/hab, fondée en 1653 par le cosaque Piotr Bekelov au bord de la rivière Tchita. Le Transsibérien fait escale ici, Moscou est à 6 200 km et Vladivostok à 3090 Km par rail (moins long que par route).

Ce fut également une ville fermée pour raison stratégique, et une ville de déportation à l'époque tsariste (Décembristes) puis de goulag à l'époque soviétique. La ville abrite quelques prisons et une importante garnison.

De Tchita on accède en Chine par le poste de Zabaïkalsk. Nous croisons quelques autos en plaques chinoises.


Petit reconstituant
Gare de Tchita, sur le trajet du Transsibérien
La poste à Tchita
En ville, les conduites de chauffage collectif, rien est enterré à cause du gel

Puis une visite à l'immense parc de la victoire.

Enfin nous allons au Chitinskiy Datsan

Nous reprennons la route direction nord-est à 18h (c'est tard) après avoir ravitaillé, et fait le plein. Seul Khabarovsk est indiquée à 2000 km, et très vite nous comprenons : très peu de villages et et de stations d'essence, le paysage est infiniment vallonné la route va être longue. Nous ne savons pas où nous allons dormir, il n'y a que très peu ou pas d'hôtel. Concernant la tente, entre la pluie et l'incertitude concernant les animaux sauvages... Il fait 13° maintenant.

Il y a de moins en moins de véhicules sur la route et de camions depuis Irkoutsk, c'est appréciable.

Après 150 km de route déserte nous trouvons un Kafé isolé et prennons la dernière chambre (spartiate : parfaite) pas de douche mais un sauna, nous en profitons aussitôt pour nous détendre et faire nos ablutions. Finalement le hasard nous a mené dans un havre confortable pour la nuit.

C'est un peu le Far-East ici.

Demain nous espérons passer Mogocha, petite ville notable à 430 km au nord-est.

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760 km, 14 930 km au total, 7 h de décalage.


Nous nous mettons en route à 8h30, direction le nord-est, pour notre traversée du désert, à l'exception de deux villages au début, nous avançons dans un paysage de steppe sous la bruine, puis sous une pluie intense.

Nous arpentons de très bonne portions de route, et d'autres épouvantables. Lancés à pleine vitesse ça se termine toujours par des nids de poules ou des dos d'ânes géant, la voiture encaisse, nous prennons des G, ou alors nous nous trouvons en apesenteur... Ici les hivers sont très froid et sec, difficile de faire des travaux avec le gel, et les étés sont courts et très pluvieux, c'est la saison des travaux, pas facile du coup, mais d'énormes travaux sont en cours.

Nous sommes maintenant sur l'Amoursky Trakt, qui va vers la région du fleuve Amour (4354 km) nous allons longer la Chine, bientôt au plus près en décrivant une longue parabole de 2000 km, d'abord au nord-est puis au sud-est

Depuis 2 jours la jauge de carburant ne fonctionne plus, nous ne sommes pas tranquille. D'autant qu'ici on ne peut pas faire le plein, il faut annoncer et payer un litrage avant de se servir, donc le réservoir n'est jamais plein.


100 km de steppe pour commencer

Après un plein dans une station service au milieu de nulle part, véritable îlot avec Kafé, chambres et parking pour camions, je m'intéresse au problème de jauge, c'était simplement la prise sur le réservoir qui avait sauté avec les chaos. Remise à niveau de l'huile et nettoyage du moteur qui est couvert de boue, et nous repartons.

Nous sommes dans le district fédéral de l'extrême Orient Russe : Дальний Восток России, Dalni Vostok Rossiï, 7 millions de Km2 pour 8 millions d'habitants.

Nous enchaînons par 650 km de taïga vallonnée est complètement déserte, route lancinante et hypnotique sous la pluie parfois les orages, les yeux rivés sur le macadam, prêt à freiner pour éviter le chaos scélérat. Nous avons bien fait de faire le plein.

Taïga
Une aire, la seule.

Nous atteignons l'entrée de l'Oblast de l'Amour (fleuve qui fait frontière entre la Russie et la Chine sur 1600 km)

Nous apprenons à ce moment que la route devant nous s'est effondrée ce matin du fait des fortes pluies, voyant des camions arriver en sens inverse nous continuons, arrivés sur place le trou était rebouché, en train d'être dammé, pas de souci donc. (Accident sans gravité)

Ce fût une étape de liaison, les 13° ambiant on menagé l'auto et les passagers, nous sommes bien, il reste au moins 2000 km jusqu'à Vladivostok sans les détours.

Nous trouvons un hôtel à la tombée de la nuit à Skorovodino, première petite ville de 10 000/hab qui doit sa création au passage du transsiberien.

Entrée dans l'Oblast de l'Amour (fleuve)
Issu du Web, quelques heures avant notre passage
Notre hôtel à Skorovodino

Notre objectif à J+2 est Khabarovsk, à 1250 km. Demain nous ne savons pas où nous allons nous poser. La météo s'annonce exécrable, c'est un peu le temps d'été normal ici.

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Quelque km après Arkhara

J25~22 juillet-Skorovodino-Arkhara

790 km, 15 720 km au total, 7 heures de décalage.

Départ à 9h, sous des trombes d'eau et orages qui n'ont pas cessés de la nuit, une sorte de mousson, renseignements pris, c'est bien la mousson qui sévit plus au sud à cette époque, qui influence le climat de la région, il fait 14°.

Depuis notre chambre, véhicule pour la taïga

C'est reparti direction sud-est, à travers la taïga déserte qui se fait de moins en moins vallonnée. La route toute en remblais progresse au milieu du paysage détrempé. Notre moyenne est ralentie par une quinzaine de km de travaux.

Depuis mille km nous longeons la frontière Chinoise, qui est matérialisée par le fleuve Amour jusqu'à Khabarovsk, nous longerons ensuite la Chine jusqu'à Vladivostok, là c'est la rivière Oussouri qui marque la frontière.

Moissonneuse Ienisseï, fabriqué à Krasnoyarsk.

Après 500 km de taïga, la pluie cesse, la température remonte à 25°, le paysage se transforme en une plaine parfois cultivée, il y a "plus" de monde ici. Nous passons à côté de Magdatchi puis Belogorsk.

Nous arrivons devant La Stèle érigée pour l'ouverture (entièrement asphaltée) de la route Moscou—Vladivostok en 2010 inaugurée par Vladimir Poutine. Le Kremlin a fait de l'Extrême-Orient une priorité tant géopolitique qu'économique, avant, seul le Transsibérien traversait la Russie. La route a été ouverte 100 ans après !

Nous pensons aller jusqu'à Arkhara, ville de 10 000/hab, fondée en 1911 sur le tracé du Transsibérien. Arrivés là le seul (petit) hôtel est complet. Nous essayons un hôtel au bord de la route, itou, le troisième et le bon, pour 1300 Rub. Ambiance routier, Far-East, avec d'anciens camions américains importés par l'Alaska (qui n'est pas loin) et de robustes camions Russes. Ici la 309 se fait toute petite.

Ce soir il fait doux est très humide, une caractéristique de la région.


Demain nous ambitionnons de rejoindre Birobidjan dans l'Oblast autonome juif du même nom, créé par Staline en 1935

Puis Khabarovsk qui se situe à la confluence du fleuve Amour et de la rivière Oussouri (897 km)

La stèle de l'inauguration en 2010
1er hôtel routier
Le deuxième, le bon.
34

470 km, 16190 km au total, 8 heures de décalage.

Démarrage à 8h, nous roulons vers le sud-est à travers un beau paysage peu habité, avec du relief.

Il fait vite chaud : 28° d'un air bien humide.

Après être revenus sur nos pas pour être sûr de ravitailler la voiture, nous arrivons dans l'Oblast autonome juif dont la capitale est Birobidjan. Il est frontalier avec la Chine et les Oblasts de l'Amour et de Khabarovsk.

À cette occasion nous perdons 1 h de notre journée, nous avons maintenant 8 heures de décalage avec la France. C'est le dernier changement d'heure, car après Khabarovsk, nous n'irons plus vers l'est mais plein sud sur 800 km jusqu'à Vladivostok.

Entrée de l'Oblast juif autonome

Puis nous entrons à Birobidjan pour une déambulation, les noms des rues sont écrits en Cyrillique et en Yiddish, la ville de 75 000/hab a été construite en 1920 sur le tracé du Transsibérien.

Nous découvrons là un canon de marine Français fabriqué au "Chantier des Forges de Méditerranée" de 1877 n°367 de 152mm, initialement monté sur le croiseur impérial Riourik en 1909 puis utilisé à terre à l'époque soviétique pour contrer les Chinois en 1929.

L'entrée de Birobidjan
Monument de fraternité offert par la Chine.
Monument aux gardes frontières
Canon Français

Le nom de la ville vient de la confluence des rivières Biro et Bidjan à cet endroit.

Après avoir vu Lénine avec sa main dans la poche, nous allons voir le chandelier à sept branches devant la gare. Peu de juifs sont venus s'installer, certains de gré et d'autres de force, depuis la création de ce petit Oblast qui reste terre d'accueil. C'est le seul territoire administratif juif, avec Israël, où de nombreux habitants ont émigrés d'abord après la mort de Staline, puis à la fin de l'URSS. L'Oblast est peuplé de 92% de Russes et 1% seulement de juifs.