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La Team MyAtlas

Carnet de voyage

Grande Traversée du Massif Central 2020

11 étapes
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Dernière étape postée il y a 296 jours
Par chsart
Plusieurs jours en autonomie pour traverser la plus belle partie de cet itinéraire. Dans le dédale des volcans, sur les plateaux et les plus beaux sommets, entre lacs et montagnes.
Juin 2020
12 jours
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Publié le 1er juin 2020

Comme souvent dans ce genre d'expérience, on a beau se préparer d'un point de vu logistique, le départ est finalement précipité par un concours de circonstances.

Alors départ... Ce mois-ci ! Le 11 juin. Les circonstances du Covid19 et l'incertitude économique de nos entreprises, nous oblige à concilier avec mon compagnon de route un départ précipité.

Cette aventure est un peu particulière, elle sonne pour moi comme un retour aux sources. Cela fait maintenant plus de 30 ans que j'ai quitté la région de mon enfance. Le choix de cette nouvelle expedition ne s'est donc pas faite au hasard. Pour bien faire, je serai accompagné par mon ami d'enfance qui est resté dans la région et que je n'ai que trop peu vu pendant toutes ces années.

Après le chemin de compostelle, le GR des volcans d'Auvergne, le GrP de Brocéliande, et la velodyssee en 2019, c'est en VTT et en autonomie, que nous partagerons avec vous parmi les plus beaux paysages de France.

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Publié le 4 juin 2020

Comme pour chaque aventure itinérante, son lot d'incertitudes. Météo capricieuse ? Equipement suffisant ? Entraînement suffisant ? Compatibilité entre les membres ? Ce sont toutes ces questions qui trouveront des réponses jour après jour et qui permettront de sublimer l'éxperience.

À défaut d'avoir ces réponses, sur le papier l'équipage est complémentaire:

Charly c'est le vétetiste aguerri, le technicien, la mécanique c'est son "rayon"... Mais il est aussi un musicien émérite (pas certain que cela nous soit d'une grande utilité, mais sait-on jamais !). Ici, l'Auvergne, c'est son terrain de jeu...

Moi, c'est Seb, accompagnateur rando, mon truc c'est l'itinérance, le minimalisme quelque soit le moyen de locomotion (pédestre, vélo, kayak...) mon sport la course d'orientation. Mais je suis aussi artiste peintre (pas certain que cela nous soit d'une grande utilité, mais sait-on jamais !). Mon terrain de jeu, la Lorraine...

En tout cas, comme pour confirmer mon introduction, Charly me gratifie à l'instant, et à quelques jours du départ d'un WhatsApp pour me dire qu'il ne retrouve pas la liste du matériel que je lui avait conseillé de se procurer il y a 2 mois... 🤔... Ça commence bien.

Tu perds les pédales Charly ? 🤣🤣🤣

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Je ne sais pas où en est Charly de son côté, mais ici en Lorraine ça passe tout juste ! La seule marge réside dans le choix de l'équipement pour dormir: Hamac ou tente ? Du coup j'ai mis les deux, le choix se fera à la dernière minute, en fonction des prévisions météo.

C'est quand même peu probable que tout rentre quand on voit l'équipement déployé.

Mais c'est le principe même du bickepacking: une formule itinérante qui nous vient droit des états Unis. Les Américains et les Canadiens en sont friands.

Il faut un peu de ténacité et de patience, et de méthodologie, je n'ai qu'une seule de ses trois qualités: la ténacité... Ce qui explique sûrement pourquoi ce fut si difficile. 😰

J'aurai sûrement dû faire un plan. 🙄


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Publié le 12 juin 2020

La veille du départ est toujours un moment d'excitation particulier. On se sent nerveux à l'idée de s'élancer dans la nature pour une nouvelle aventure.

Toutefois ce jour est dédié à la mise en place. La mission étant pour nous de convoyer un véhicule à notre point d'arrivée dans quelques jours.

Ce point qu'il nous faut atteindre, se situe dans la commune Le Pont De Montvert.

Un petit paradis perdu dans les Cevennes.

Mais aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, les Cevennes sont en alertes météo orange ou rouge inondations. La mission est peu engageante.

Voici donc les images de cette escapade risquée, que nous avons accompli non sans mal, bravant les torrents déferlants sur les routes.

Le Tarn prenant des allures de fleuve Zaïre pour nous impressionner. .

371mm de précipitations en quelques heures.

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Publié le 13 juin 2020

A 9h 30 ce matin, nous voilà prêt pour le premier coup de pédale. Nous partons la fleur au fusil pour nous rendre compte après 1 km que nous faisions dejà fausse route...

Nous démarrons à 1000m tout sourire, le soleil nous accompagne, mais nous savons aussi que notre parcours sera fait de montagnes russes et de plusieurs cols, avec un point culminant à 1426m.

Cueilli à froid, nous sommes déjà en pleine ascension.

Grimper en bikepacking en VTT c'est un vélo de 13 kg avec 10kg supplémentaires.

Charly, lui à en plus, un sac énorme sur le dos, je ne sais pas comment il fait, c'est une force de la nature.

Les rigolos me diront sans nul doute, que ce n'est pas le vélo qui doit perdre du poids. 😊

Le meilleur est à venir: A l'approche de La godivelle, l'appel du déjeuner nous fait presser le pas... Nous voilà perdu... 🙄

Charly propose alors de rejoindre la route pas très loin, c'est celle de la Godivelle. Mais pour ne pas rebrousser chemin, nous décidons de traverser une tourbière, pour récupérer un cheminement en caillebotis qui la traverse.

Malgré nos pieds mouillés, c'est une victoire. Nous voilà sur nos montures sur les caillebotis... Quelques coups de pédales sur les traverses en bois et je gratifie Charly d'un spectacle hilarant ou affligeant... Tout dépend du point de vue:

Je manque une manœuvre et je bascule de tout mon long dans la tourbière, là où il y a 1m de fond. Le Vélo est sur moi, j'ai du mal à me dégager, je passe tout près de boire la tasse.

Je suis trempé des pieds à la tête, transi de froid sur le vélo. En descente vers la Godivelle, la sensation est horrible.

Pause repas, bain de soleil... Charly m'annonce que nous, avons sûrement fait le plus dur du dénivelé, 450D+...

Il avait oublié un truc... Le Col de Chamaroux.. 😥😥😥

Ah oui... Et pour les photos, il n'a pas arrêté de me prendre quand je poussai le vélo... 🤔🤔🤔.. Je jure que j'ai pas tout fait à pied... ✌️




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Publié le 14 juin 2020

Départ sous le soleil, et déjà on grimpe. Il va quand même falloir que je m'y fasse...😥

Le plat n'existe pas, le petit pignon est ton meilleur ami.

Cette journée est agréable, de beaux chemins sous les pins et nous évoluons enfin sur les planèzes, le haut plateau basaltique qui se situe entre les monts du cantal et la Margeride.

Petit murs de pierres sèches et jachères fleuries, on se régale.

Mais comme il faut bien un peu d'imprévu, aujourd'hui c'est Charly qui s'en charge avec une première crevaison avant de déchirer en fin de journée sa chaussure, la cale est restée coincée dans la pédale... Nous sommes quitte pour passer à intersport à l'ouverture demain matin.

Les pluies ont fortement détrempée le plateau et nous devons pédaler les pieds sous l'eau par moment, mais nous prenons du plaisir et c'est une franche rigolade.

Le soir est animée par le bivouac, personne au camping.

Nous décidons alors de poser nos tente dans le hameau, avant que 2 uluberlus paranos ( nous apprendrons plus tard qu'il s'agissait des neuneus du village) nous menacent. Et c'est la prise de bec.

Charly décide de retourner voir au camping, la gérante de retour nous invite à nous installer, et nous raconte que cela fait 4 générations que ces deux personnages terrorisent le village... Et qu'ils sont en procès avec le monde entier.

Nous avions bien choisi notre hameau... 🙄

Maintenant dodo, demain, journée de mémoire au Mont-Mouchet...


PS: vous verrez que TOUL n'est jamais très loin.... 😉 Et Compostelle non plus.





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Nous nous réveillons après une nuit bien trop fraîche. L'humidité au bord du ruisseau nous a glacé.

Aujourd'hui est une journée spéciale pour moi, c'est la journée du souvenir.

Mon grand-père résistant à combattu au Mont-Mouchet et perdu son plus jeune frère Maurice seulement âgé de 19 ans lors de cette offensive.

Maurice Chambon avait l'âge de mon fils, et comme on l'oublie trop souvent nous devons aussi notre liberté à de très nombreux jeunes hommes tout justes sortis de l'adolescence.

Ce chemin du souvenir émeut par l'âge de tous ces jeunes résistants mort pour sauver la France.

Je souhaitais retrouver la stèle qui rendait hommage à ces trois jeunes hommes dont Maurice blessé puis achevé avec sauvagerie par l'ennemi.

Je souhaitais aussi rendre l'hommage que je n'avais pas pu faire à mon grand-père dont les cendres reposent au jardin des souvenirs du Mont-Mouchet.

Mais en vélo cela se mérite... après un passage à intersport pour Charly, nous voilà parti. Charly est fier de ses nouvelles chaussures de vtt flambant neuves ! 😁... Je suis mitigé, il va rouler comme un furieux, je m'étais fait à l'idée de son handicap technique. 🙄

Nous rencontrons quelques obstacles reliquats des épisodes Cévenols de vendredi.

La piste est agréable et nous prenons le pique-nique à Ruynes En Margeride.

Charly s'exerce avec la commande vocale de la Go Pro... Je ne sais pas si le problème vient de la Go Pro ou de Charly, mais j'ai ma petite idée, il n'y a pourtant que 3 mots à retenir. 🙄

Le défi est de trouver cette stèle où les trois combattants sont morts.

Pour cela, nous devons sortir de la piste, et prendre une route en espérant que ce soit la bonne qui monte au Mont-Mouchet.

Nous voilà parti dans une ascension très difficile avec nos Vtt chargés comparables à des VAE sans moteur.

15km à 4%, il nous faudra 1h30, de nombreux arrêts surtout moi... 😥.

Un effort récompensé par les hommages, des paysages magnifiques, et un beau 1500m.

Ce soir les mollets sont durs. Demain nous prévoyons une étape très belle mais plus courte.








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Publié le 17 juin 2020

Ce qui devait être une courte étape ne fut finalement qu'une réplique des précédentes.

Nous avions convenu de passer l'apm au calme sur le site du domaine du sauvage à 23km. Un site remarquable dans un décors qui l'est tout autant. Un site bien connu et prisé des pèlerins sur le chemin de Compostelle.

Mais le domaine est porte close et ne rouvrira que la semaine prochaine. Nous rencontrons quelques pèlerins tout aussi désabusés qui nous font part de leurs difficulté à se loger ou se nourrir. En effet la Lozère est un département très sauvage où sont desseminée quelques fermes ici et là. Le moindre gîte fermé pose un réel problème aux randonneurs.

L'option numéro deux consiste à se rendre à la station des bouviers 15km plus loin, mais là aussi porte close. 😔

Nous évoquons alors l'idée de bivouaquer, mais ce jour nous évoluons entre 1350 et 1500m d'altitude avec une météo très incertaine, et des températures nocturnes très faibles.

Nous tentons alors de joindre le gîte d'étape de Giraldès à seulement 15km de plus...😭

Bingo ils acceptent de nous héberger. 👍

Nous en sommes à notre 4ème jour de VTT, et j'ai déjà monté 3000 fois la rue Gambetta (les dommartinois comprendront).

Cette partie de la Gtmc est pour nous la plus belle, 😍 tellement belle qu'à cette heure tardive nous avons déjà oublié les interminables montées de la matinée à pousser le vélo... 😥... J'ai bien dit "nous" , les pierrier et les 23%...ont finalement euent raison de la ténacité de Charly.

À chaque étape je me lance le défi de ne pas revenir mouillé, c'est loupé. Les photos parlent d'elles mêmes.

Ce soir il pleut fortement, et je me rend compte que j'ai oublié mes baskets qui étaient entrain de sécher dehors... Il est 22h... 😱

Là journée résumée en photo...



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Aujourd'hui était une journée semée d'obstacles...mais dans des décors de rêves.

Si on considère que chaque journée commence par une ascension, alors nous sommes dans la norme.

Il fait frais ce matin, 7 degrés. Il a plu une bonne partie de la nuit, le ciel est chargé.

Nous allons passer rapidement de 1272m à 1500m, direction le Lac Charpal par les cols.

Ah, ce fameux Lac Charpal dont Charly me parle depuis 3 jours tellement qu'il est beau.

On a pas intérêt à le louper. 😮

Mais oui ! Ce lac entouré de tourbières et zones humides est une récompense à nos efforts.

Une petite pause après un passage sous l'église en peigne de Laubert et nous progressons en direction des monts des Cevennes.

L'ogre qui va nous manger demain se dresse majestueusement devant nous et sous le soleil, il est imposant avec ses 1669m, et sème le doute dans nos esprit. Nous appréhendons cette étape de demain. 🙄

Nous entrons par l'imposante forteresse de Tournel.

Les descentes et montées typiques des Cevennes à la fois très raides et très techniques nous rendent la tâche difficile.

Nous devons descendre du vélo pour garantir notre sécurité...mais nous arrivont entiers, toujours sans une goutte de pluie. 🤪







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Cette étape nous effraie, nous savons que nous allons être cueilli à froid par une matinée d'ascension.

L'objectif de ce matin est d'atteindre les sommets du Mont Lozère.

Quelques viennoiseries. Un bon café. Quelques courses pour le repas, et les amitiés d'un cyclovoyageur sur route, lui aussi en bikepacking qui vient nous encourager. Un moment sympa.

Nous entamons cette dernière ascension du voyage, de quoi nous réchauffer rapidement en cette fraîche matinée.

Le décors a changé, mais à la sortie des bois nous retrouvons les prairies de montagnes, les fleurs et les gentianes.

Nous nous en faisions une montagne, 🥴, mais finalementcette grimpette ne fut qu'une formalité.

La variété des chemins très bucoliques, nos muscles et nos vélos ne faisant désormais plus qu'un nous rendaient la tâche plus facile. 💪💪💪

Charly profite de cette montée pour se faire un nouveau pote. 😊

Lui, qui depuis le début se moquait de mes expériences aquatiques, plante magistralement dans une énorme flaque d'eau et 50cm d'eau. Tout est sur vidéo.

Le spectacle qui s'offre à nous au sommet du mont Lozère est une nouvelle récompense.

La Lozère par sa variété de paysages exceptionnels a vu son parc classé patrimoine mondial par l'unesco et on comprend aisaiment pourquoi depuis deux jours que nous évoluons dans ce paradis.

Au delà de garder un souvenirs de ce voyage, ce journal n'a d'autre but que de vous faire découvrir le cœur d'une France sauvage méconnue.

Là richesse d'un patrimoine naturel qu'il faut aimer, découvrir et protéger.

Notre pays est fantastique !

8km de descente en direction de la vallée du Tarn nous permet d'apprécier le paysage sans le moindre coup de pédale.

Nous arrivons à Le Pont De Montvert le cœur serré mais les têtes remplies d'images et de souvenirs merveilleux.

308km, 6000 D+.

2 chutes pour moi dont un bain intégrale, et une chute pour Charly.

2 arrêts crevaisons.

Un nombre de cols que je n'ai pas réussi à déterminer tellement il y en a eu.

À travers, Les monts du cezalliers, le plateau du cezalliers, les planezes et monts de la Margeride, le gevaudan, les causses et les monts des cevennes, la vallée du Tarn, sans oublier les lacs et les flaques d'eau 😁.

4 départements traversés, Le puy de dôme, la haute Loire, le Cantal, la Lozère.

Merci à ceux qui nous ont suivis et encouragés en espérant vous avoir donné envie de visiter ces sites remarquables ou simple t de tenter une expérience itinérante.




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Publié le 20 juin 2020

Avant de partager chacun notre sentiment sur cette aventure, nous tenions à remercier tous ceux qui ont commenté et suivi notre carnet de voyage. Ce fut un vrai plaisir pour nous de vous lire chaque soir. Un moment particulier qui permet de revivre les instants marquant de chaque journée.


Je laisse donc la parole à mon ami Charles "Charly" pour son témoignage.


Charles Dufraisse compagnon de route:

"Quel beau voyage, quelle belle aventure. J'avais à coeur depuis des années de faire ce projet GTMC avec les amis du VTT. Les circonstances ont voulu que ce soit Sébastien, mon ami d'enfance qui transforme le rêve en réalité. Ce périple de 6 jours restera un merveilleux souvenir. Et comme dit Sébastien, quand on goûte à l'itinérance, on ne pense qu'à repartir. C'est vrai, je confirme même si le retour à la réalité est aujourd'hui difficile. Ce fut aussi l'occasion de se retrouver après plusieurs années sans se voir. J'ai retrouvé là mon Sébastien toujours enthousiaste et persévérant malgré une sortie de blessure récente. Ces 6 jours, nous étions commes des gosses en vadrouille. La magie des paysages nous a transporté. Les rencontres et les anecdotes ont complété le tableau. J'étais également touché par la dimension historique au Mont Mouchet, je me souviens du grand-père de Sébastien marqué par cette période de l'histoire, qui ne l'aurait pas été à sa place? L'itinérance à vélo a cet avantage de proposer un rythme qui permet de prendre le temps. Le temps de se déconnecter du quotidien, de contempler, de se recueillir, de découvrir mais aussi d'avancer rapidement sur d'autres régions. L'imprévu s'invite toujours au rendez-vous et met un peu plus de piment au voyage. Pratiquant le VTT régulièrement, cette expérience de plus longue durée ouvre la porte à d'autres projets. Pourquoi pas un autre tronçon de GTMC, le morvan ? la suite des cévennes ? Merci à Sébastien pour sa compagnie, son carnet de voyage, ses photos, ses vidéos qui gravent nos beaux souvenirs. J'ai une pensée pour mes amis passionnés de VTT qui n'ont qu'une envie de se joindre à nous. Et pourquoi pas."


Sébastien Chambon:

" C'est une nouvelle aventure itinérante qui s'achève. Et comme à chaque fin, un pincement au cœur. Comme toujours dans ce type de voyage, ce n'est pas de se lancer le plus difficile, mais bien d'arrêter.

Partager ce voyage avec Charly, s'était l'occasion de se retrouver après tant d'années dévoré par nos vies trop remplies, trop rapides.

Nous avons pris le temps, au rythme de notre mobilité douce de partager, nous retrouver, d'arrêter le temps. Un vrai bonheur de revoir mon ami.

Les paysages grandioses, la végétation luxuriante, les couleurs chatoyantes, et les belles rencontres, ont illuminé ce voyage de poésie.

Comme à chaque fois, le retour à l'essentiel, nous recentre sur ce qui est important, loin de cette société qui nous pousse sans cesse vers le consumérisme et l'indivudualisme, et qui est déjà de retour après le Covid.

Se poser, regarder, écouter ce et ceux qui nous entourent, sans jugement, avec bienveillance et émerveillement.

Tout nos sens se reapproprient le monde qui l'entoure. Le meilleur de chacun reprends le dessus sur les déformations de cette vie en société qui nous use.

Les vraies questions se posent et les réponses se dévoilent.

Comme à chaque fois j'invite tout ceux qui le peuvent à vivre ces aventures itinérantes.

Pour moi, la prochaine est pour juillet, la traversée des Cevennes avec un âne et ceux que j'aime. 12 jours sur les pzs de Stevenson de Monastier-sur-Gazeille à St-Jean du Gard. "