*Un hiver en Asie du Sud Est, comme des oiseaux migrant vers des pays hospitaliers, avec pour ailes nos vélos Brompton. *A winter in SE Asia, as migratory birds with our Brompton bikes as wings
Du 17 décembre 2019 au 17 mars 2020
92 jours
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
17
déc


Il y aura beaucoup de photos dans ce carnet de voyage car son 1er objectif est un peu égoïste: il s'agit pour nous de garder une trace. Ainsi dans 30 ou 40 ans, lorsque nous aurons davantage de mal à voyager 😉, ces images suffiront à notre voyage intérieur. En particulier le plus important: les personnes que nous avons rencontrées.

Alors il y a de quoi faire défiler.

Il sera en "Franglais" tantôt français, tantôt anglais, au fur et à mesure j'essayerai de complèter les 2 langues, mais l’on a qu 3 mois 1/2 pour boucler le voyage. 😉

There will be a lot of photos in this travel log, our objective is to keep track. Then within 30 or 40 years, when we will not be any more able to travel, 😉, these images will be enough for our inside trip. Especially the most important: the people we have met. A lot of images to scroll 😊

So, let’s go 

Après avoir traversé la pagaille parisienne, quel soulagement de s'immerger dans la magnifique ville de Singapour, accueillante, verdoyante et sûre !

After having crossed the Parisian mess (strikes, demonstrations, typically french...), what a great relief to reach Singapore, welcoming, respectful, green and safe.

Verdoyante et aérèe 
Surprise: Noël “The season of Joy” est largement fêté ! Surprise: Chrismas is celebrated !
Marché de Noël et patinage... artificiel, il fait près de 30•. Mais vélo naturel 😀
Hello, il fait chaud, ça sent bon les fleurs et les  épices, les oiseaux chantent, what else? Un Brompton 

Sans compter le plaisir d'être accueillis chez nos amis Ayu et Bruno et de partager leur vie quotidienne avec leurs garçons Damien et Julien !

Thank you so much Ayu and Bruno for your wonderful welcome !

Pondokbamboo... paradise
Bruno se prépare à rencontrer un client... sous l'oeil avisé d'Ayu et Caro
Damien, constructeur d'avions Legos, et Julien qui, après une formation "Brain Bridge", lit les yeux bandés: très impressionnant !
Boys & French leaving for East Coast Park. At the food market it’s easier with Lisa the maid.
Women cooking for Christmas 

Singapore is a garden !

Même le centre de la ville avec ses grattes ciels est très verdoyant, Singapour n'est pas seulement un pays et une ville, c'est un jardin ! Ils ont limité le nombre de voitures, développé les transports en communs auxquels s'ajoutent les taxis bon marché: inutile de posséder une voiture à Singapour, un Brompton suffit! 😀


Singapour est peuplée de 6 millions d’habitants 
...au pied des constructions, toujours de la verdure. Et Singapour, ce ne sont pas que des grattes-ciel
... mais partout une végétation luxuriante

Et puis la mer tout autour, Singapour est une île de 50km x 20km

And all aroud: the sea !

Sur la côte sud est, une magnifique piste cyclable séparée de la voie piétonne: East Coast Park
Allez hop un petit plongeon: elle est chaude. Au sud, l'île de Sentosa, plages et... parc d'attractions

Singapour est multiculturelle: Malais, Chinois, Indiens, etc, vivent en bonne intelligence. Un pourcentage de logements est réservé à chaque communauté, laquelle est mentionnée sur l'état civil et le passeport. Imaginez vous cela en France?

Chaque communauté préserve son histoire. A Little India, nous sommes en Inde
L'anglais et la langue officielle et les enfants apprennent en plus la langue de leur communauté 

Le commerce profite des fêtes religieuses de chaque communauté: Nouvel an chinois (cette année fin janvier), Hari Raya Puasa musulman en mai, Diwali indien en novembre, et puis Noël: surprise de se ballader en short aux marchés de Noël sous les illuminations féeriques des shopping malls !

Pour les Chinois, c’est l’année du rat... devenu  glamour
Et puis bien sûr Noël et... Santarina aux couleurs de mon vélo !

Noël à la maison. Chrismas at home:

Le 24 déc, les enfants se cachent dans des tentes en attendant le père Noël que l'on aperçoit à minuit... et c'est le bonheur !
... plus qu’à jouer 

Le quartier Gardens by the Bay et son fameux Marina Bay Sands, trois tours de 55 étages sur lesquelles repose le Skypark, une plateforme suspendue de 1ha contenant une piscine à débordements.

Marina Bay Sands, cathédrale athée à la gloire de l'urbanisme. Je trouve ça beau ! Tout en haut une piscine à débordement... 
Vers le nord. Et vers le sud Gardens by the bay
Allez on redescend, The « floating baby » nous attend, une sculpture de 7 tonnes. Its a boy 😀

Rien que pour déguster à toute heure la nourriture excellente, variée et bon marché des food courts ou hawkers, l'Asie du Sud Est pour moi vaut la peine.

Miam miam: des comptoirs avec des plats de toute l’Asie, excellents et bon marchés
Et si l’on s’est aventuré trop loin, hop les Brompton dans le métro !


On Sundays, we meet up with the Singapore Brompton Club for a weekly ride: what a pleasure to be warmly welcomed ! Brompton riders are a worlwide community.

Les dimanches nous nous joignons à la sortie vélo hebdomadaire du Singapore Brompton Club où nous sommes accueillis comme des amis.

Thank you very much to our Singapore Brompton friends !

C’est parti , avec beaucoup d'arrêts devant les décorations de Noël
Et de papotages: c’est comment chez toi? 
C’est reparti. Nous avons retrouvé notre ami Steven
Devant une ancienne shophouse chinoise
Ce dimanche matin c’est longe côte... ... Comme à Saint-Malo, mais pas dans l’eau ! 😀
La sculpture représente la diversité de la population singapourienne. En dessous aussi. 
Chinese new year preparation. Felipe, Brompton friend, especially came to meet us


At Ayu & Bruno's home, the new year celebration begins on the 31 noon with a succulent Thaï buffet. Friends and family will casually come one after the others and, like us, enjoy the different courses all along the afternoon.

En attendant les invités (pas de mal à choisir des chaussures). Aya, le papa d’Ayu, avec Damien et Julien
Caroline surveille le buffet... de succulents plats Thaï
Multiculturelles
Amis et famille se succèdent...
Ayu, ses nièces et ses deux chéris 

A la soirée de nouvel an nous allons à la fête officielle du quartier: spectacles de musique, loteries, discours de la député... New year celebration in Gaylang Serai.

Interview du français de l’étape, mon heure de gloire 2019, il était temps 😊 A French has its glory hour of the year, just in time

Final avec les leaders des communautés religieuses et message humaniste: différentes cultures, religions mais une seule humanité! 
Happy new year friends!  Heureuse année la famille!

Et pour le matin du 1er janvier, Notre amie Ching du club Brompton nous a proposé une ballade à vélo que nous avons réussi à retarder à 8h30...

Thank you very much Chin, we will remember this first 2020 ride !

Et c’est parti à travers les parcs... La pause au Sock Seng Cafe qui appartient à un collectionneur de vélos!
Ching a tenu à nous faire découvrir cette fameuse rue  

After 2 weeks in Singapore, and 160 km bike ride, on the 2nd of January we leave in a bus to Kuala Lumpur with our bicycles, lets go to Malaysia! We had planned only one week in Singapore, but everything and everybody was so nice...

Après 2 semaines à Singapour, 160km de vélo, ce jeudi 2 janvier nous partons en bus pour Kuala Lumpur en Malaisie.

Merci beaucoup Ayu, Bruno, Damien and Julien for all the good time we shared and for your warm hospitality ! 🙏🏻

Thanks also to all our kind Singapore Brompton friends for our nice rides ! ✌🏻

Thank you so much Ayu for your caring, see you end of March !

Et pour la route le tube australien « Danse Monkey » que nous avons dans la tête bien vissé: écouté en boucle et joliment chanté par les enfants d'ici:

2
janv

On the 2d of January, we took a very confortable and cheep bus from Singapore to KL (KKKL company).

Six hours bus including customs, then bike ride from Berjaya Times Square bus stop to a hotel close to Petronas Towers. A bicycle lock fall in the bus trunck, but we get it back a few days after, KKKL is an efficient bus company.

Le 2 janvier, 6h en bus très confortable et bon marché entre Singapour et Kuala Lumpur.

Le 3 janvier, notre ami Sin Tai Lim du Brompton club de Malaisie nous conduisait aux grottes de Batu dont les temples indhous sont un célèbre lieu de pélérinage.

On the 3rd of January, our dear Brompton KL friend Sin Tai Lim drove us to Batu Caves, a famous Indian Temple in the north of KL.

In yellow, its Murugan. With Caro it is our dear friend Sin Tai Lim. Encouragés par des singes, we climb the 300 steps to the cave
Effectivement dans ce site naturel impressionnant les hindous ont pu ressentir le divin. Comme moi l'humain dans Marina Bay Sands😀

Enfin une page culturelle: l’histoire de la famille ci dessus représentée, telle que Sin nous l’a comptée:

La mère promit une mangue magique à celui de ses 2 fils qui ferait le premier 3 fois le tour de la terre.

Le fils qui est à droite boucla les 3 tours pendant que celui de gauche, Ganesh, restait sur place. Ses parents lui demandèrent pourquoi il n’était pas parti. Ganesh leur répondit que son monde, c'était eux et qu'il n’avait donc pas besoin de s'éloigner... il gagna la mangue!

Bel hommage familial mais conclusion: faut il voyager ? Oui, lorsqu'on ne s’appelle pas Ganesh.

Et que l'on ne craint pas, en voyant d'autres mondes, de s'apercevoir que notre magnifique pays, la France, toujours grincheuse, est en train de sombrer. Pendant que d'autres pays florissent avec optimisme alors que nos journalistes franchouillards les considèrent avec condescendance.

Au fond de la grotte, un accès au ciel, pas étonnant que les Indhous y aient vu la main de Dieu. Travelling is meeting the others
Near Batu Caves, we feel in India. Devinez d'où vient cette famille? Inde? Sri Lanka? Bangla Desh? Non, Ils sont Suédois!
Then succulent food street. Makan-Makan: Rojak & Cendol 
Then we are lucky to have a coffee at the famous Royal Selengor Club, of which Sin is a member, in front of Independance square 



Evening refreshment on the hotel roof 
Impressive Petronas Twin Towers , 452m, 37000 tons of steel. Malaysia has natural ressources: pétroleum, gaz, rubber, Palm oil...
Peu sensible à l’art, voir artistiquement inculte, j’ai été impressionné par ces tours que j’ai trouvées magnifiques! Men's hand..
4
janv

Sin nous organise une sortie à Putrajaya où le siège du gouvernement malaysien a déménagé. C’est à une 1/2 heure en voiture au sud de Kuala Lumpur, départ à 6h.

Regroupement des 22 Bromptons participant: le voyage, c’est la rencontre !
Photo de départ devant le bâtiment ministériel du 1er ministre 
Départ devant la mosquée de Putra. .The Putra « floating mosque » can accommodate 15000 worshippers
Gemilang Bridge vous rappelle quelque chose? C'est une reproduction du pont Alexandre III de Paris
En bonne compagnie 
Band on the ride 
Kenny me fourni de précieuses infos sur les pays qu’il a parcouru en Asie du Sud Est: va t'on devoir retarder notre retour?
The Brompton stars
Fantaisies
Au fur et à mesure des 33 km de ballade, le groupe rétrécit. Les gourmands restent jusqu’au bout du parcours... for the reward
5
janv

Dimanche 5 janvier, c’est car free day de 7h à 9h à Kuala Lumpur...

Rendez vous avec Sin, Andrew, Edmund... Les copines Karen et Caro
C’est presque parti
Flanked by her body guards, Edmund and Sin. Ah des rues sans voitures...  carfree roads !
Puis prolongement de la ballade  
Dans un vieux quartier chinois au pied des tours. De quoi rafraichir les enfants
On se faufile au marché  
Yumi Yum Yum. Les gâteaux sont encore vendus à l’ancienne... en vrac, ce qui redevient à la mode dans les magasins bio 
Allez, on ne résiste pas à un thé porridge 
Passage au Royal Selangor, place de l’indépendance obtenue en 1957
Vers le quartier chinois 
L’un de ses premiers temples chinois où la communauté continue à pratiquer la solidarité, au moins interne 
... et la peinture murale 
Thank you Chief Sin ! 
6
janv

Lundi soir nous retrouvons notre ami rennais Olivier, venu depuis la France en train ! Ses 15000 km de chemins de fer en solitaire et ses rencontres n’ont pas été seulement un itinéraire géographique. Il a mis à profit cette parenthèse de solitude pour faire le point sur l’année et les questions de son blog sont instructives:

  • « Qu’est ce que j’ai appris, ma capacité à agir ?
  • Mes relations, à la famille, à mes proches, les autres... en qualité et en quantité ?
  • Mon corps, comment je l’ai nourri, entretenu, développé ?
  • Le spirituel, mes prises de conscience de la vie, le sens que j’y met, mes questions, mes valeurs
  • Et exprimer ma gratitude pour tout cela »

Voici le lien vers son blog qui va élever le niveau spirituel de celui ci. (Mais l'on est qu'au début 😉)

O
obourquardLire ce carnet de voyage

Un grand tour et un petit vélo

De rennes à rennes en passant par Singapour, principalement en train, en bateau et avec un petit vélo. (Au figuré aussi !) Un voyage intérieur et extérieur pour sympathiser avec mon futur


Fin janvier, Olivier va rentrer en cargo depuis Singapour: des semaines pour prolonger sa réflexion.

Pour l’heure, nous avons le plaisir de nous retrouver dans un bar sur un toit de KL près des tours Petronas

Retrouvailles au W bar, également avec Cécile venue le rejoindre pour 2 semaines 
Puis restau malais où nous sommes kidnappés pour une photo qui va sans doute en assurer la promo  😀
7
janv

Kenny nous emmène visiter les villages restés traditionnels de Subang, à l’est de KL

Plantations de mangues, bananes, tapioca, lemongrass, parfois en jardins partagés 
Suite à notre erreur de station en arrivant, nous avons du emprunter quelques quatre voies, en serrant les fesses 
In addition to good Chinese dumpling, sponge cake, etc,  Kenny gave us interesting travel advice, thanks Kenny !
8
janv
KLCC park, rafraîchissant! Au fond pataugeoire et super jeux pour enfants. Une piste de jogging à revêtement souple tout autour 
Rafraîchissant aussi 
Notre mini food court. dans l’ancien quartier voisin des tours. Plats à 2€
A l’hotel, la décoration pour le nouvel an chinois des 25-26 janvier est déjà prête

Good bye KL, thank you all our dear KL Brompton friends for your kind welcome !

Tomorrow we put our bikes in a bus to Georgetown, Penang island

9
janv

Arrivée à la gare routière de George Town, île de Penang, la surprise d'être attendus par Sharine et Winson: la communauté Brompton est accueillante et solidaire... jusqu'à Penang !

Ils nous accueillent comme des amis alors que nous ne les connaissions pas, sinon sur le groupe Brompton Malaisie de Facebook

Comme nous cherchions de nouvelles poignées ergonomiques pour nos Brompton, Sherine et Winson nous emmènent au magasin Brompton de Georges Town, eh oui il y en a un..

A PG Cycle, Andy en profite pour nous faire une révision complète des vélos... 
... pendant que nous allons déguster quelques spécialités au food court tout en prenant de précieuses infos sur le Viêt Nam
Et installation à l’auberge de “jeunesse” Ryokan Muntri, chambre individuelle tout de même  
10
janv

Un petit tour à la mer pour commencer

Amis Maloins, il y a ici un bon spot pour créer un annexe de longe côte du Surf School

Et puis les fameuses peintures murales de Geoge Town

Art street 
Pour Coco Schott  
Hello the kids 
For riding further 
Hé hé... 

La communauté Chinoise représente plus de la moitié de la population de Penang. "Au19ème siècle, Penang connu un afflux de migrants chinois. Pour faciliter l'intégration de leurs familles et de leurs proches, beaucoup constituèrent des clans et construisirent des maisons de clan (kongsi) afin de créer un esprit de communauté, de loger les nouveaux arrivants et de les aider à trouver du travail." Guide LP

Nous visitons la maison Cheah Kongsi qui a été le siège de plusieurs clans et qui abrite un temple.

La maison Cheah Kong’s
et son temple où sont déposées ce matin des offrandes: fruits et poulets rôtis !
Le culte reste très pratiqué, en particulier celui des ancètres, dans les multiples temples chinois de Penang 
C’est malin... 

Ballade à Chew Jetty

Maisons en bois des pêcheurs chinois sur pilotis, (les maisons, pas les pêcheurs) 

Retour du soir dans la circulation de George Town

Cahotique et bruyante: George town, 700 000 habitants vit de l'industrie des semi-conducteurs: Sony, Intel... et du tourisme
Et qui nous retrouvons à l’auberge des jeunes ?
13
janv

Au Nord Ouest de l’ile, en bus + vélo, vu les routes étroites, sinueuses et encombrées

Samedi, c’est poissons frits
Nous verrouillons les vélos pour une ballade à pied dans la “jungle » 
Où nous rencontrons Alejandra et Chris, citoyen britannique pro Brexit... une discussion animée...
... suivie par les singes 
... ceci n’est pas un singe  
12
janv

Dimanche matin « à la fraîche », enfin, à la "pas trop chaude", les Bromptons de George Town se retrouvent au sud de la ville pour une ballade hebdomadaire qui commence dans le noir.

A l’instar de leurs ancêtres chinois, les cyclistes Brompton ont créé un clan très accueillant, même pour des Français.

Sherine et Winson nous prennent à l’hostel à 6h  
Au lever du jour, nous commençons les arrêts photos
La pluspart des membre du groupe ont des ancètres chinois et parlent 3 langues: Anglais, Mandarin et Bahasa (Malais-Indonésien)
C’est encore calme 
Les décorations du nouvel an chinois sont déjà installées pour le 25 janvier
... Ça tombe bien que nous en portions les couleurs 
Ça finit par une succulente soupe chinoise 

Et le soir, les végétariens se retrouvent plus ou moins par hasard à « The Leaf »

... pour une soirée d’au revoir 
13
janv

Ce matin nos adieux aux Bengalis Abu et Arun qui travaillent à l’auberge de jeunesse pour nourrir leur femme(s ?) et leurs enfants restés au Bangladesh. Ils ne retournent les visiter que tous les 2 ou 3 ans...

Le gars en jaune fait l’inverse 😊

Avant d’embarquer sur le ferry de l’île de Penang à celle de Langkawi, déjeuner dans le quartier indien où l’on s’y croirait, n’est ce pas les Rodgers?

A gauche les délices de l’Inde! À droite, voyez cette pub pour la bonne huile de palme, nous en reparlerons 
Le speed ferry fonce pendant 3h entre Penang et Langkawi. Caro en profite pour conter fleurette à Georgio, ce beau jeune Grec
Installation à The Cabin, Pantai Cenang 
13
janv

Langkawi, on en avait rêvé et c'est sympa, mais nous n'y avons pas retrouvé la magie de l'île de Tioman, au sud est de la Malaisie, où nous avions séjourné en mars dernier, mais qui est actuellement sous la mousson.

L’activité de l’île de Langkawi est orientée vers le tourisme (dont nous sommes) et c’est la pleine saison: échoppes de vêtements, agences pour sorties bateaux, locations de scooter des mers et des terres, tout cela est très vroum vroum. Et puis bars et restaurants que nous évitons au profit des étals de rue où nous composons nos assiettes pour un prix dérisoire.

Nous sommes bien logés à The Cabin, petits bungalows sympa à 40€ la nuit. Et pour les repas dans les food courts compter 3€ /pers maxi. Ceci pour répondre aux questions de nos amis français.

Bien logés à the Cabin, à Pentai Cenang le coin touristique 
Les filles, Caro en profite pour faire du shopping, sympa la robe? 
La plage est paisible au petit matin, avant que les scooters des mers se réveillent. Franck, une bonne occase pour Évasion Marine 
Team building matinal de la Navy malaysienne: rien de tel qu’une joyeuse balle aux prisonnier pour créer un esprit d’équipe !
Un peu plus tard, une multitude de bateaux pétaradants embarquent pour faire la tournée des îles. Et le loueur fait sa pause 
Le soir on saute se rafraîchir dans l’eau, bien qu'on entende parler de méduses
Roucoulements devant le soleil qui nous quitte pour se lever en Europe. Formidable soleil, s’il n’existait pas faudrait l’inventer
Le petit déj nous le prenons ici, à gauche bien sûr. Hélas les géants américains prennent le dessus. Quel contraste !   
Journée vélo, en roulant on se fait un vent rafraîchissant. RAS sur la route sinon quelques singes effrayants et un serpent.

Déjeuner dans une ambiance familiale où 3 générations cuisinent riz, noodles, multiples poissons, légumes, sauces aux épices, en libre service. Euh la dernière génération, 20 mois, pionce paisiblement sur la table...

... pendant qu’à Marseille, notre blonde Nénette du même mois doit faire des pirouettes sur le lit de son frère
Le but était d’atteindre ce télécabine vertigineux
Où le spectacle est également dans les œufs 
Là-haut le marchand de cadenas fait des affaires. Nous, c’est purement immatériel 😊
A la gloire du touriste doré qui assure la prospérité de l’île ?

Comme l'affirme un philosophe-voyageur encore peu connu, O. Bourquard, "Voyager c'est renoncer". Un bon sujet de rédaction.

C'est en effet renoncer à son petit confort habituel pour se remettre chaque jour en question.

Et aussi, vu que plus on voyage plus on a envie de voir le monde, voyager c'est aussi renoncer à ne pas aller dans tous les endroits où l’on souhaiterait confronter son mode de vie.

Pour la suite, nous sommes en pleine expectative et interrogeons les personnes avec qui nous lions conversation. Les avis sont souvent contradictoires concernant la Thaïlande qui serait trop courrue. Mais unanimement positifs pour le Viet-Nam !

En tout cas nous poursuivons vers le nord en embarquant vendredi 17/01 dans un petit ferry pour la petite île thaïlandaise de Koh Lipe.

Encore une fois, si ce carnet contient beaucoup d'images dont tout le monde se fiche, n'oublions pas que son but principal est pour nous d’en graver les couleurs. Vous pouvez d'ailleurs atteindre directement une étape depuis l’entête en cliquant sur "xx étapes".

De grosses bises à celles et ceux qui ont eu la patience de le parcourir jusqu'ici.

17
janv

Si la Thaïlande est si touristique, il y a de bonnes raisons. On peut y voyager à bon marché, la nourriture est excellente et les thaïs sympatiques. Et le pays compte des miliers d'îles couvertes de jungle et bordées de plages magnifiques où l'eau est juste chaude comme il faut. Beaucoup d'îles sont protégées en parc national donc inhabitées. On peut seulement en aborder les plages ou y pratiquer le snorkeling et la plongée. D'autres ont profité de leurs atouts pour y développer le tourisme avec plus ou moins de bonheur. Cela dit, la Thailande est très diversifiée et possède bien d'autres attraits que ses plages paradisiaques, comme nous tenterons de le découvrir dans la suite du voyage.

En tout cas nous avons choisi une première étape sur l'île de Koh Lipe qui nous a été conseillée et nous ne le regrettons pas. Bien sûr il y a beaucoup de vacanciers comme nous le soir dans la rue principale bordée de restaurants. Mais il y a pas de voitures, seulement quelques poussifs tuktuks. Il se dégage de l’île une atmosphère de nonchalance que les habitants semblent transmettre aux touristes. Et même aux gentils chiens qui dorment au milieu des rues et qu’il faut enjamber sans qu'ils ne bougent une oreille.

Les lodges sont généralement des cabanes en bambous tressés regroupées soit près des plages, soit plus calmes dans la nature. Ce qui était le cas du nôtre situé au milieu de l'île, parmi de grands arbres aux oiseaux chanteurs enchanteurs. Nous y avons trouvé une ambiance paisible. Koh Lipe c’est cool !

Reposante traversée de Langkawi à Koh Lipe. le poste frontière Thaïlandais est sur cette plage: douaniers en tee-shirt & tongs 
Installation au paisible Gecko Lipe  
Le 1er soir, on a envie de tout voir, ici Pattaya beach
Petit plongeon à l’est, à Sunrise beach, où dès 18h30 le soleil disparait 
Le lendemain matin c'est Sunset beach... où il y a de l'ombre

Je ne peux pas laisser Caroline 10mn sans qu’elle ne lie conversation. Cette fois c’est le beau Graig de Boise dans l’Idaho. Boise, une ville qui rappelle quelque chose à mon ami québecquois Claude à qui, en 1977, j’ai fait faire quelques centaines de km de détours pour y chercher une lettre de Caroline en poste restante. Eh oui les jeunes, point d’internet à l’époque, on s’écrivait les lettres d’amour à la main. Mais pas à la plume d’oie, le stylo était déjà inventé, c’est juste pour vous situer.

Les chiens grattent le sable pour s’y rafraîchir le ventre, pendant que Graig de Boise conte fleurette à Caro
La fameuse Walking street, ses promeneuses
Le transport de troupes et de victuailles, dans walking street tout est permis

Nous nous inscrivons à une journée de snorkeling sur les côtes de petites îles protégées.

Nous n’étions que 8 participants, cela crée des liens 
Allez plouf sur 5 ou 6 spots 
et du temps pour se marrer avec Gini et sa fille, de Corée, et Tai et Vicent qui se partagent entre Thaïlande et France 

Tai et Vincent nous ont éclairé sur les multiples facettes de la Thaïlande. Ils nous ont conseillé des endroits comme la petite ville de Pai, dans les montagnes tout au nord, qu’ils apprécient au point d’y avoir une acquis une maison. Un lieu de retraite?

Au retour  
Bon c’est pas le tout, on est là pour faire du vélo... cross, le Brompton est tout terrain 
Si l’ile présente des aspects paradisiaques, au niveau des poubelles ils ne sont pas encore complètement au point. Nonchalance? 
Allez un petit tour à Sunrise beach 
Et une petite pause

Sur une île, on se retrouve facilement: Thaï et Vincent sont conquis par le Brompton.

Et puis Maria et Luis, notre sympathique famille portugaise que nous retrouvons le soir dans la salle commune du Gecko qui sert de salle de jeux à leurs petits, Noah 3 ans et Caio 1 an. Ils voyagent pendant plusieurs mois et vont maintenant aux Philippines. Avec leurs mignons petits, ils ont de quoi faire.

Nos amis de quelques jours. Tiens, à gauche, j'aurais rapetissé? Comme mon vélo...
Allez pour Gilberte un magnifique coucher de soleil sur Sunset beach que Vincent et Thai nous ont gentiment envoyé hier soir 

Le mardi 21 janvier, nous embarquons vers le nord pour Ko Muk, une autre île qui nous a été conseillée...

21
janv

Les 2h30 de traversée depuis l'île de Koh Lipe ont été épiques. On nous avait prévenu que ce serait sans doute un petit speed boat, en effet il n'était pas très grand, mais armé de 3 puissants moteurs et de beaucoup d'années de navigation. Ça fonçait, ça bondissait, ça vrombissait et il a fallu se cramponner. Mais nous sommes arrivés à bon port, tanguants mais soulagés de remonter sur nos vélos jusqu'à notre Coco Lodge.

Koh Muk est une île assez sauvage couverte de jungle avec seulement un village près de la jetée, quelques lodges et petits restos, qui, outre la pêche et la plongée, doivent en assurer l'économie.

Le jour se lève vers 6h1/2 mais les coqs se mettent à chanter dès 4h du matin, persuadés que c'est leurs 2h de Cocorico qui vont décider le soleil à se lever. Ils font en tout cas les affaires de la société Quies dont les boules d'oreilles font merveille. (Ils me font aussi penser à nos braillards manifestants franchouillards, persuadés qu'ils vont faire avancer le monde alors que celui-ci ne les a pas attendu pour nous dépasser. Oups, ça fait du bien)

Après un au revoir à Tai et Vincent, nous embarquons avec nos Brompton sur un long tail boat judqu’au speed boat
Dont le pilote kamikaze m’a fait penser à une sortie aux Eybiens pilotée par Michel... qui se serait régalé à coiffer ce confrère😀
Quelques bienfaisants coups de pédales nous conduisent à notre lodge spartiate

En sortant du petit déj le lendemain, nous rencontrons Cassandra qui voyage seule depuis plusieurs mois et vient d’être rejointe par Marion et Phoebe. Elles allaient embarquer dans un long boat pour une journée snorkeling vers les petites îles voisines. Hop on se prépare et on y fonce

Sur ce type de bateau à longue queue... comme son fier capitaine Cheht ? 


L’équipage 
 Et son pilote-plongeur-mécanicien (euh à droite; à gauche c’est une sirène)

Contrairement à notre snorkeling de Koh Lipe, ici ce pilote nous accompagne à chaque sorties dans l’eau avec palmes, masque et tuba. Et nous le suivons aux bons endroits où il nous débusque des bancs de petits et grands poissons multicolores (et même clowns), bizarres (qui se gonflent), et puis des coraux. Bien plus intéressant.

Hé, t'oublies d’enlever ton tee-shirt 
Ah voilà.    Ces deux là, on a failli les oublier 
Remarquez vous la transparence de l’eau? 😀
Allez on repart pour un autre spot

Le lendemain, ballade dans le village sur les vélos du lodge habitués à rouler dans le sable

Beaucoup de bois, et Ikea n’est pas arrivé Jusque là
C’est sommaire, ils ne s'embêtent pas avec les détails, vie paisible, heureuse ? ... font aussi des petits tout mignons 
Contrastes 
Oups 
Après la journée d’hier passée dans l’eau, même plus envie de nous baigner, déjà blasés? Euh, on soigne nos coups de soleil 🤪
Janvier-février 2019 en France: transi, enrhumé et fiévreux. Janvier-février 2020 en Thaïlande... c'est thérapeutique 
Amoureux polonais au crépuscule du soir 

Demain nous quittons l’île de Koh Muk pour le continent où nous venons de décider de notre prochaine étape, Ao Nang, près de Krabi, un endroit sur lequel les avis sont contrastés...

24
janv

Nous avions envisagé le parc National de Khao Sok mais ceux qui en revenaient enchantés par les paysages étaient déçus par l'affluence en cette saison. C’est le cas de Bartek et Patricia, polonais voisins à Coco Lodge. Ils allaient repartir pour Krabi et nous proposent de partager long tail boat et minibus. C'était sur notre itinéraire et nous avons embarqué avec eux pour Ao Nang, près de Krabi, qui était l’une de nos options.

Cassandra nous avait déconseillé Ao Nang, elle avait raison. Une grande plage, des vrombissements de long tail boats en échappement libre (le silencieux est inconnu ici), des magasins de souvenirs, des restos bondés... Pouquoi une telle foule de touristes ici alors qu'il y a tellement d'endroits plus agréables?

Après une nuit nous décidons de fuir (en annulant les nuits suivantes réservées sur booking, ça marche même si non annulable) d'autant plus que l'on vient de recevoir un mail de Richard nous disant qu'il est avec Françoise à Hua Hin qui est sur notre itinéraire vers le nord...

Co-transbordage avec Bartek et Patricia 
Mécaniques (pour Jean-Jacques) 
A Ao Nang, il y a des falaises, une plage, des bateaux sans pot d’échappement...
Trop de monde, trop de bruit, malgré cette jolie voix du nouvel an chinois, on se tire !
25
janv

Ce samedi 25 janvier au matin du nouvel an Chinois, une carte d'Asie du Sud Est à la main, nous partons improviser notre itinéraire vers le nord.

Succession de bus pour Krabi, taxi qui rattrape et arrête le bus cahotant pour Surat Thani, sur la côte Est. Là changement épique (personne ne parlait anglais) pour minibus de 14 personnes pour Chumphon. (Super hôtel à 27€ petit déj buffet inclu: endroit peu touristique malgré belles plages)

Dans le bus en potassant le guide LP, je vois que malgré des endroits bondés en saison, on peut trouver des sites magnifiques de plages et de jungle qui sont calmes et bon marché. Ce serait le cas de Bang Sapang et Ban Krut, sur la côte Est. A noter pour une prochaine fois.

A Surat Thani, trouver le bon bus pour Chumphon...
Et se ravitailler. Une vendeuse est même tombée du ciel pour me vendre une carte SIM Thaï appels et Internet /1 mois à 200 BT=6€ !
Après une nuit confortable et bon marché au Nana Buri de Chumphon, trouver un moyen de rallier Hua Hin...
26
janv

Le lendemain matin à vélo dans Chumphon, nous cherchons une solution pour ralier Hua Hin. À la gare ils balbutient l’anglais et sont effrayés par nos vélos peut être interdits dans les trains. Il y a partout des petits agences surtout pour la plongée, excursions, transport. Beaucoup de discussions qui commencent par un taxi très onéreux, se poursuivent par un minibus partagé moins cher pour arriver à un bus régulier à 358 bahts c’est à dire 11€ par personne pour 400km! En fait on a payé 18€ parce que celui qui nous a vendu les billets s’est pris une belle commission.

Mais bus grand confort, siège inclinable, hôtesse (ou hôte?) qui offre à boire et à grignoter... et arrêt à mi chemin avec repas offert à volonté !

A la prochaine enquête Ouibus, j’aurai des suggestions.

A Chumphon, un premier véhicule pour ralier la  gare routière 
Ensuite bus de luxe avec hôtesse virile mais attentionnée
20mn de pause: free food ! 
Un dernier transbordement miraculeux, notre bus qui allait vers Bangkok nous a laissé à 20km de Hua Hin le long d'une 4 voies
Victoire, nous y voilà, la nuit tombe mais ils ont allumé les lampions, pour nous? 
27
janv
Notre but pricipal à Hua Hin: rencontrer nos amis Richard et Françoise qui s’y posent quelques jours en rentrant du Cambodge 
Hua Hin s’étend sur une vingtaine de km le long de la mer avec cette artère principale où Caro s’entraine pour Bangkok 
Hotels et plages à l’infini (nous n’y sommes pas allés... blasés?) Les ruelles débouchent sur la plage mais aucune ne longe la mer
Au nord la ville ancienne, ruelles et vieux port, Marseille ?  
Mon Brompton est petit mais Rama X est grand (et a tiré un meilleur chiffre que son ancêtre Rama VII )  😀
La gare royale de Hua Hin a les couleurs de mon vélo
Des inconnues y dorment et Sushida lorgne sur ma bécane
Notre cantine du midi, 65 baths chacun, soit 2€ 
Aussi des travailleurs modestes 
Des écoliers qui chantent, une maîtresse m’ouvre pour les photographier: fiers de leur costume et de leur discipline ? 
Descente triomphale des marches de Market Village, un big mall 
Le lendemain de notre dîner, Françoise & Richard suivent un cours complet de cuisine Thai. Si cette cuisine nous manque...  🤪

Demain nous prenons un bus pour Bangkok, Caro vient d’acheter des masques...

29
janv

Traversée Sud-Nord de Hua Hin à vélo pour rejoindre la station de bus.

Dans les grandes avenues, nous avons trouvé le truc pour circuler: rouler à contre sens. Ainsi l’on voit l’ennemi voiture arriver.

Comme à Singapour et en Malaisie, la circulation est à gauche. En principe.

C’est bon de se dégourdir les jambes avant de s’entasser dans un mini-van d’une vingtaine de places dont une pour les vélos 
Au fait, voici l’écriture Thaï. Pas étonnant qu’ils aient du mal à apprendre l’anglais 
Pour manger, nous arrivons toujours à nous comprendre, miam, miam 
30
janv

Le premier jour nous avons circulé en bateaux-bus sur le fleuve Chao Phraya. C’est un moyen de déplacement couramment utilisé sur différentes sortes de navettes.

Visite des temples What Pho puis grand palais.


Les Chao Phraya Express boats, c’est à dire bus fluviaux
Et ballades au milieu d’une multitude de temples qui furent des lieux d’éducation et maintenant lieux de pélèrinage... ou de poses
A gauche, Cherchez l’erreur. A droite on se recueille? ou on compte ses sous?
Ah c'est malin !Pour certaines parties, il a fallu se couvrir les jambes et acheter ce pantalon 3€. Je le remettrai 
Comme chez nous, les édifices religieux nous montrent notre petitesse. The fameux Bouddha couché (euh en jaune).
Nos copines japonaises dont je fus pendant 10mn le.photographe officiel, mais elles ont raté les nôtres 
Caro cherche des idées de déco. Dans notre cuisine je trouve que ça ferait trop chargé 
Et puis des peintures à l’époque éducatives 
Caro me dit que le premier possède un grand nez comme le mien, empreint de sagesse.... j’ajoute et de virilité
Gentils coréens... chez qui nous figurons aussi dans l’album photos. Et notre selfie du jour
On vient aussi pour se recueillir 

Au marché des amulettes tout proche, on vient acheter ses talismans

 Certains ont du mal à choisir leurs amulettes. Heureusement une conseillère en image passait par là.
31
janv

Le 2ème jour nous avons circulé en métro aérien. Comme dans le cas du bateau, à l’arrivée c’est pedibus. Il y a peu de lignes de métro, alors on marche beaucoup. Et comme nous l’a dit une Bangkokoise, « Il a 3 saisons ici: chaud, très chaud et très très chaud. » Je crois que cette journée est passée par les 3 saisons.

Petit tour au parc Lumphini (trop?) calme en journée, très animé le soir lit on. 
 Affiche pour le libre service vélo de Bangkok que l’on a pas beaucoup vu. Vélos pliés autorisés à toute heure dans  le métro !
pèlerinage à une boutique Brompton   

Puis visite de la maison que s’est fait construire l’américain Jim Thomson dans les années 60. Jim y a exprimé sa passion des soies, des jardins et de l’architecture traditionnelle Thaï. Ses couleurs ont inspiré Caro pour repeindre le salon au retour. Pas pressé de rentrer... 😀

Pour plus de détail, voir son blog “Couleurs et Sentiments”:

https://www.myatlas.com/carolinehumb/couleurs-et-sentiments/t/785127


En fait plusieurs magnifiques maisons en bois. Intéressante visite guidée mais sans photo à l’intérieur
Cherchez la lionne
infusion d’inspiration 
Le selfie du jour 

Le soir nous reprenons une navette bateau pour Chinatown

Avenues rutilantes et endroits plus modestes... 
Allez j’invite Caro à dîner (50 baths = 1,50€) 
1
fév

Le 3ème jour, enfin, une quarantaine de Km à vélo dans Bangkok. Sur cette merveilleuse invention (surtout quand il s’agit d’un Brompton! Bon, toujours pas de revenus publicitaires), on est assis, on se fait du vent et on se faufile partout. Caro n’était pas rassurée mais un gars qui organise des visites à vélo m’a loué une tablette avec des circuits vélo tracés, génial ! Il s’agit de “Go Bangkok Tours”, à noter.

Évidemment la circulation n’inspire pas confiance
Mais comme nous l’a conseillé une pratiquante à Hua Hin, il suffit de rester concentré sur sa trajectoire, comme Caro ici
On se faufile dans des endroits insolites
Masque ou Casque ? Un motard-taxi veinard 
Hé hé.. 
C’est par où? 
Petit boulot, grande sagesse? 
 Ici on trouve des pièces mécaniques, dis moi Jean-Jacques ce que je ramène ? 😀
Là tout un quartier de statues à vendre. Elles iraient bien dans le jardin mais trop lourdes pour nos sacoches: sont en métal !
L’année du rat ! 
Home work avec une maîtresse casquée 
Une robe de Khaosan road ? 
Des coins un peu sordides 
Vers le palais c’est royal. Et un homage à Rama VII déjà cité (pour ceux qui suivent), fameux inventeur de la pelle à balayure 
Allez on traverse le fleuve en bateau
18h, rentrons pour un massage récupérateur !  (enfin Caro, moi je repars voir le mec du GPS pour lui conseiller les vélo-cargos)
2
fév

Merci à toutes celles et ceux qui nous laissent de gentils commentaires qui nous font très plaisir. Je suis désolé de ne pas prendre le temps d'y répondre individuellement. En fait nous sommes toujours très occupés entre les visites, les pauses nécessaires, les tris de photos et puis l'organisation du voyage: où aller, quels bus, où loger, et c’est passionnant de toujours découvrir de nouveaux endroits.

Après Bangkok, pour couper le trajet en bus pour Sukhothai, nous faisons escale à Nakhon Sawan.

Dans les gares routières...

... il faut lire le Thaï 
Les cours sont fournis
Noter le no du bus, en profiter pour dormir et laisser défiler le paysage où se détachent d’énormes statues

A Nakhon Sawan comme dans d’autres villes Thaïlandaises, le service voirie ne s’est pas embêté et à coupé la ville en deux par une espèce d’autoroute à 2 fois 4 voies qui dessert chaque côté: voir photo ci dessous. Comme un fleuve qui traverserait la ville avec des affluents perpendiculaires. Cela veut dire passage obligé par cette voie. Par exemple pour se rendre à vélo de la gare routière à notre lodge. Puis pour aller visiter le lac.

Comment traverser ça à vélo ? 
Pour y rouler, il nous paraît plus prudent d’y aller à contresens. Et pour traverser c’est Malin qui s’y colle 

Mais à Nakhon Sawan, un peu à l’écart de la ville vers l'ouest, nous sommes bien logés au Wangpla Villa Resort...

Notre villa tout confort, salle de bain, clim, café, thé... à 18€ la nuit 

A l’est de Nakhon Sawan il y a un joli lac

Les Bromptons aiment les lacs 
 Des sportifs y qui font de la gym 
 D'autres nourrissent les poissons et se mettent à papoter 
Il y en a même qui roucoulent
Et un Brompton attend sa cavalière...
... pour faire le tour du lac où l'on croise des centaines de joggers
A la nuit tombante le dragon se réveille 
... et mange le petit vélo 
3
fév

Aussitôt arrivés en bus à New Sukhothaï, nous déplions les vélos pour rejoindre Old Sukhotaï en faisant quelques détours pour prendre des petites routes...

Ça commence fort... 


Oh, une piste cyclable... et une cygogne pour accueillir notre alsacienne 
Arrêtons nous ici pour déjeuner 
Fantaisies équilibristes 
Arrivée à destination: Magnifique
4
fév

Le parc historique de Sukothaï, ce sont les ruines de la première capitale du Siam, 13ème siècle, situées dans une nature tranquille où l’on se régale à vélo


Ça change de Bangkok 
Ici les Bouddha sont rustiques
Certaines s’en inspirent 
D’autres y font les fous 
Et il y en a deux qui sont contents de faire du vélo tranquillement  
Les arbres sont naturellement magnifiques  
Et les humains aussi dans leur variété, ici de Tokyo 
Le selfie “expression d’une image de soi défaillante..”  L’important, c’est de s’en foutre, disait Marcel Pagnol à Jean d’Ormesson
Le bonheur sur la terre
Allez des monuments (en rouge ? 😀)
Lumière du soir 
Salut Bouddha, rentrons à notre refuge de Thaï Thaï 
5
fév

Journée vélo dans la campagne environnante, guidés par Koy de Cycling Sukhothaï qui nous fourni des VTT.


Emmenés par Koy, avec Cynthia chinoise de Shandong et son copain Arthur de “Dizon” (comme disait Loulou) étudiant à Shanghai
Des rizières avec des cigognes ! D’Alsace ? 
En tout cas une Alsacienne ! De Bretagne ? 
La maison typique Thaï, sur pilotis, avec le cleps qui guette les vélos qui passent
Je crois avoir vu une cigogne 
Ici comme partout un petit temple pour les offrandes. Là d’astucieux pièges à rats à côté de fleurs de bananiers
C’est parti pour des visites de fermes
Ici on élève des coqs de combat, bichonnés par leur médecin comme des joueurs du PSG, euh pardon, de l’OM 
Ce policier élève aussi des rats pour l'exportation. Il cultive aussi des citrons. Fonctionnaire à 3 métiers, comme à Marseille? 
Culture du tabac 
Et séchage des feuilles de tabac pour fabriquer du bon poison Philip Morris 
Un petit snack. (Caro s’était désinfecté les mains et la gentille dame nous coupe des mangues les mains pleines de terre)
Pour éloigner les chiens, Koy prétend qu‘il suffit de leur crier « Barbecue, Barbecue... » et ils ont peur... qu’on les mange
Puis une fumerie de poissons qui viennnent de la mer en mini-vans. Réfrigérés? 
Un temple pour prier et un crématorium pour dire adieu. La crémation est ici l’usage 
De belles mécaniques pour donner des idées à mon copain JJ 
Ah ben dans cette ferme on fabrique du Whisky de riz. Et on le goûte. Santé Richard !
Ces écolières trouvent qu’Arthur est beau. Alors on le photographie avec leur téléphone, puis avec le nôtre pour avoir votre avis?
Le riz est récolté mécaniquement quatre fois par an
Au déjeuner, nous mélangeons nos salives franco-thaï-chinoises...
Et le sprint final. Koy conseille à Cynthia de ne plus dire qu’elle est chinoise mais Coréenne, une histoire de virus...
6
fév

A Sukhothaï nous prolongeons d’une 4ème nuit pour, comme dirait Pierre, « Faire le point »: Blanchisserie, renvoyer à la maison 5 kg de bagages inutiles, planifier la suite, se reposer à notre Thaï Thaï guesthouse.., des vacances en fait ! 😀

🥰
7
fév

Après un dernier tour dans sukhothai, un temple y contient une empreinte de pied du Bouddha (qui avait de grands pieds d'1 m de long), nous embarquons pour 5 h de bus vers le Nord.

A gauche bye Sukhothaï. A droite bonsoir Chiang Mai où les bébés, bénis des moines, ne portent pas de casque mais leur biberon   
8
fév

,Chaque année en février, les habitants de la région de Sukhothaï organisent le festival des fleurs. Entre les ambiances de la fête des jonquilles de Gerardmer et de celle du carnaval de Rio 😀, de magnifiques chars fleuris et les différentes populations de la région vont défiler dans leurs costumes traditionnels.

Située entre la Birmanie, la Chine et le Laos, cette région de la Thaïlande comprend des ethnies variées et typées.

... des images qui se passent de commentaires et j’ai du mal à en supprimer
Enco yune... pour les artistes 😀
9
fév

La ville est réputée pour ses temples bouddhistes où l’on vient du monde entier pour effectuer des retraites spirituelles. Effectivement, beaucoup d'occidentaux dans les rues.

On peut aussi y discuter avec les moines 
Si le Bouddha est souvent représenté par un homme, sa statue est parfois féminine ... et sexy! (Habillée par JP Gaultier?)

Est ce que visiter des temples, ou des églises, rend moins stupide ? (Aujourd’hui Caro pense que non, du moins en ce qui me concerne 😩, enfin juste aujourd’hui j’espère 😀)

Au lieu de nous balader, devrions nous faire des retraites en monastère comme nous l’avions fait quelques fois au siècle dernier? 😇

Un voyage pourrait aussi être intérieur...

Les marchés, une institution 

En me baladant dans l’immense marché du dimanche soir, des hauts parleurs diffusaient un discours en Thai que j’imaginais un prêche bouddhiste comme on en entend près des temples. Puis une musique, un hymne?, et tout le monde, marchands et foule de passants se sont figés en silence. Un sentiment d’unité avec cette foule. Comme pendant notre Angélus à une époque pas si lointaine. (De Millet). L’abandon de ces coutumes est il une évolution ou une régression?

Cela dit, ici on téléphone encore bien fort dans les bus pendant des heures... ah si cet hymne pouvait y retentir ! 😀

10
fév

Et puis Chiang Mai était aussi notre lieu de rendez vous avec Irène et Joël, les cyclomigrateurs en route depuis 5 ans sur leurs vélos couchés, qui font de temps en temps des pauses dans leur maison d’Acigné.

De quoi se raconter autour d'un Pad Thaï  
Et d’assister â leur départ, ils font tout à vélo 
Nous sommes des petits joueurs... sur des petits vélo...
Peintures d’accueil sur les murs de la gare routière de Chiang Rai
11
fév

Avec Caro nous partons pour une trentaine de km dans la campagne de Chiang Rai vers le Singha Park et le temple blanc

Nous quittons la fameuse tour de l’horloge de Chiang Rai et c’est parti
En chemin, un temple « quelconque » parmi d’autres 
A Singha Park nous avons rendez vous avec PK et Krut Phornphibul du club Brompton Thailand
Krut possède 18 vélos dont 4 Brompton... et les tenues assorties. Quelques vues “fashion”  qu’il m’a transmises
Ballade dans l’immense Singha Park 
Un grand classique 
Avec ou sans 
Ah, sur une colline ombragée, un endroit frais pour la sieste. Ce temple n’est pas là par hasard
C’est reparti 
Dans les plantations de thé 
Vélo & Love 
Ravitaillement. C’est un pays béni où tout pousse facilement: la nourriture est bon marché, en particulier les excellentes bananes
L’étonnant temple blanc 

Tous les parents le savent, même immergés dans des endroits surprenants, le souci des enfants est présent...

12
fév

Journée de marche dans la jungle et à travers des petits villages de réfugiés chinois et birmans qui cultivent le riz (ici une seule récolte par an), d’excellents petits ananas, le thé, etc. Deux guides nous accompagnent et nous préparent le repas dont la vaisselle sera taillée sur place dans des bambous.

Sous la vague 
Ça grimpe et ça descend 
Nous croisons un ramasseur de bambou. Là on récolte le caoutchouc du "happy tree" dira ce quide a l'humour peu fin, le latex...


A chaque pause Caro est bien gardée
Le repas va être cuit et dégusté dans des bambous taillés sur place
Cuisine écolo 
Des villages de réfugiés chinois et birmans arrivés il y a quelques dizaines d’années. Les frontières sont proches.  
C’est sommaire 
Mais on se marre et il y a un magasin 
Et l’on cultive, au 1er plan des ananas, au second du riz 
Les montagnes du fond sont en Birmanie (Myanmar)

Le soir à Chiang Raï nous retrouvons les cyclomigrateurs Irène et Joël, accompagnés de Tim, de San Francisco, et son amie Lucy, de Santiago. Ils ont roulé ces quatre dernier jours depuis Chiang Rai.

Tablée vélocypédique. « Home is where the bicycle is »
13
fév
Après les écritures matinales, Irène sur son cahier et Joël sur son Mac, nous partons tous les 6 pour le temple bleu
Qui s’avère bien gardé 
Comme tout bijou précieux
Et l’on aurait du mal à repeindre notre cuisine... 
Dévotion et dégustation 

Vu sa hauteur le “Bouddha blanc” est visible depuis les environs. En fait il ne s’agit pas d’un Bouddha mais de Guan Yin, déesse chinoise de la compassion. Mélange de bouddhisme et des divinités préexistantes.

On ne pouvait pas le louper... et ça grimpe 
Un ascenseur permet de monter à l’intérieur, 26 étages, mais quelle taille ont les étages?
De là haut vue plongeante sur la pagode voisine 
Voyez les sculptures 
Déesses ancienne et nouvelle... 
Auprès de certains temples, un repas végétarien est offert. "The mind is bright in a healthy body" a t'on lu sur des murs d'écoles
14
fév

Nos visas Thaï allant expirer, nous devons atteindre le Laos en 2 jours. Au petit matin, nous partons tous les 6 pour un village étape situé à 68km, Ban Noen Sombun où nous espérons trouver un hébergement.

2 vélos couchés Azub, un tandem couché Azub et 2 Brompton ne passent pas inaperçus
Tim et Lucy 
Irène et Joël 
Caro et mon vélo 
Pause ravitaillement au7/Eleven: des Pastels de Nata
Après beaucoup de rizières et quelques bonnes grimpettes 
Nous trouvons un hébergement en pleine nature...
Où les gentils propriétaires nous transportent au lointain marché pour acheter à manger. Et Joël fait ce plan large du chargement
Phunamsai Resort à Ban Noen Sombun, 12€ la nuit paisible
15
fév

Nous parcourons une quarantaine de km en Thaïlande avant d’atteindre le Mékong sur lequel un rare pont mène au Laos.

A la frontière, les formalités de visa d’entrée au Laos ont été plus faciles que prévu, malgré une succession de guichets (à vélo!), une prise de température (sur le front, ouf), nous étions quasiment les seuls à passer.

Fringuants au départ 
Il fait encore frais mais en journée la température monte au delà de 30 degrés 
En route je photographie des maisons... pour donner à Caro l’envie de s’installer dans l’un de ces pays ?
Dans un village, on nous invite gentiment à participer à une fête dont nous ignorons la raison, personne ne parlant anglais 
Cela se passe dans le jardin du temple 
Des danses auxquelles Irène participe activement ! 
Des stands de nourriture où l’on nous invite gracieusement 
 Si Irène avait eu le costume elle y serait bien allée 
A quand nos fêtes de villages ?  Allez, il faut y aller si nous voulons arriver au Laos avant la nuit
On the road again 
Irène ne manque pas une occasion de procurer des sensations. A l’approche de la frontière, la Thaïlande a fleuri sa route. 
Ouf les formalités douanières laotiennes sont passées. Ici on roule à droite et l'on est millionnaires (100€ = 1 million de baths)
Nous voilà en pays communiste et ça se voit tout de suite 
A Huay Xai, au moins il y a peu de circulation 
Et de quoi manger, même si le service au Laos n'est pas très souriant... à l'image de son économie communiste 🇱🇦
16
fév

Aujourd’hui avec nos amis, nous cherchons une bonne solution pour atteindre Louang Phrabang. Nous optons pour deux jours de navigation sur le Mékong, départ demain matin.

L’escalier pour le temple domine le Mékong et en face la Thaïlande. Près du temple, des monastères peuplés de jeunes moines 

Alors qu’il allait rejoindre ses confères pour le second repas du jour (il n’y en aura pas 3) Touy est venu discuter. Il a visiblement très envie d’approfondir son anglais débutant. A 16 ans, il est dans ce monastère depuis 2 ans et pense y rester encore 4 ans (il peut en partir quand il veut) avant de devenir ingénieur informaticien. J'admire son calme, devrais je faire le parcours inverse? Il m’a demandé des vidéos YouTube pour travailler son anglais. Vais je lui transmettre des vidéos de Shakira ? 😀

Touy  
17
fév

Après la surprise du défilé des moines qui viennent quémander leur nourriture de la journée, nous prenons la route du “port” pour embarquer sur un slow boat confortable.

6h30 du matin, les moines sont attendus par les habitants qui leur ont mijoté leur nourriture de la journée
Au départ de l’hôtel, rencontre d’un couple américain qui roule vers le nord et avec qui j’ai failli échanger mon vélo 😀
Arrivée au port et embarquement, les vélos couchés sur le toit du bateau et nos Bromptons dans la cale 
Depuis Singapour, nous sommes remontés vers le nord pendant 2 mois. Aujourd’hui sur le Mékong  que nous repartons vers le sud 
Deux journées relax 
Sur la rive des buffles qui broutent du sable? Des orpailleurs qui ne roulent pas sur l’or. Sur l’eau le butin est plus sûr
A bord chacun s’occupe plus ou moins sagement 
Arrêt dans un village. Ex cultivateurs de pavot du triangle d’or? Ici on se marie tôt (jeune couple à gauche) et bcp d’enfants
Bye bye les petits vendeurs de bracelet qui ont fait craquer Caro
Débarquement pour la nuit au village de Paksé. Nous grimpons chercher un hôtel. Nos vélos restent sous haute surveillance
18
fév
Au lever du jour le spectacle quotidien observé discrètement depuis la fenêtre 
C’est reparti, alors que les éléphants sortent du bain 
Au boulot dans la fraîcheur du matin 
En journée ça se réchauffe 
Arrêt pour visiter grottes aux 1000 bouddhas , bof
Puis un village où les dames brodent sagement pendant que les maris “alambiquent” du whisky 
Avant le débarquement à Luang Prabang, le fils du conducteur du bateau aura appris à dessiner des vélos 
Le nouveau port de Luang Prabang... est un chemin de sable à une dizaine de km de la ville 
et ça commence par grimper dur 
Un passage délicat 
A Luang Prabang peu de voitures mais des nuées de scooters 
Ce18 Mars, accueillis à l’hôtel par un sapin de Noël, mais l’on est bien situés dans l’espace 
19
fév

Rester plusieurs jours au même endroit est relaxant et permet de ressentir l’ambiance locale. Et de faire le point.

Alors que nos compagnons de route nous quittaient pour rouler vers le Vietnam, nous avions prévu de descendre jusqu’au sud du Laos en bus par étapes puis de rejoindre Siem Rep au Cambodge. Mais totalisant les jours de bus et voyant qu’il existe un vol direct Louang Prabang - Siem Rep, nous optons pour cette solution et en profitons pour rester quelques jours à Louang Prabang. Pour flemmer un peu et j’étais affaibli par quelques troubles gastro.

Même si cela se passe bien, il n’est pas tous les jours facile d’être deux 24h/24 pendant plusieurs mois. Il peut y avoir des moments de tension lorsqu’on a pas les mêmes envies aux mêmes moments ou lorsqu’on est fatigués. Moi dans les excès qui veut cavaler partout à vélo ou bien ne rien faire et Caro plus posée qui aime flâner sur les marchés mais ne veut pas rester seule. Mais c’est passager et l’on reste solidaires et très motivés par le voyage.

Aussi, sur les photos, nous montrons le plus beau. Au Laos tout est très négligé, il y a une espèce de nonchalance, j’allais dire de fénéance parfois agaçante. Difficile de faire lever la tête de son téléphone à un fonctionnaire ou même de présenter des billets d’entrée. A l’accès payant au temple sur la colline, toute sortes de détritus, bidons, bouts de bois avec des clous, etc. En général les laotiens nous ont paru bien moins affables que les Malaisiens et les Thaïlandais. Des années de communisme semblent avoir miné leur économie, leur motivation et leurs sourires. Pédaler dans des rues ornées de drapeaux rouges avec drapeau et faucille perturbe mon processus digestif. Ces raisons ont sans doute contribué à nous faire quitter le Laos plus plus tôt que prévu.


Louang Prabang sur son fleuve nourricier, le Mékong 
Dans l’artère principale, peu de voitures mais de furieux deux roues parmi lesquels se faufile un agile Brompton
Un souple pont de bambou sur un affluent du Mékong 
Douceurs du soir 
Bien sûr des temples mais on en devient blasés. Alors quelques statues bien intégrées
Surprise le matin de voir le marché installé dans la rue devant notre hôtel 
Le soir, une rue principales est envahie par un immense marché de vêtements et de souvenirs. Caroline résiste... et craque parfois
A gauche on bricole le papier en musique, à droite on est fervent d’électronique

A quelques km de Louang Prabang, un centre d’artisanat créé il y a une vingtaine d’années par une Anglaise et une Laotienne. Cela s’appelle Ock Pop Tok qui signifie rencontre de l’Orient et de l’Occident. L’endroit est magnifique au bord du Mékong. Une visite gratuitement guidée montre les étapes de fabrication des tissus, depuis les larves de vers qui s’entourent d’un cocon de soie, le filage, la teinture aux produits naturels et le tissage auquel on peut s’initier. Un restaurant surplombant le fleuve permet de se régaler de spécialités laotiennes dans un cadre paradisiaque.

Pour y arriver, comme souvent, on se fraie un chemin entre volailles et chiens endormis
Ock Pop Tok, un endroit paisible 
Vers à soie et filature 
Teinture naturelle 
Caro va t’elle s’inscrire à un stage de tissage? 
Le restaurant d’Ock Pop Tok est un hâvre de paix au bord du fleuve
On s’y régale ! 

A une trentaine de km de Louang Prabang, les cascades de Kuang Si que nous décidons de rallier à vélo malgré la chaleur et les montées... Caro a apprécié 🤪

d’autant plus qu’ils profitent de la saison sèche pour refaire les multiples ponts: descentes, montées... 
Le long de la route 
Un parc où l’on soigne les ours 
Et les cascades... 
que l’on a du mal a apprécier car la route fut longue et ensoleillée. Mais les Bromptons pliés, nous négocions le retour en auto

Alors que nos amis nous ont quitté depuis quelques jours en prenant un véhicule pour la première étape de franchissement des montagnes...

L’embarquement du tandem et des vélos couchés Azub 
Bye bye amis Cyclomigrateurs ! Joël nous transmet ce panorama souvenir 

Et de notre côté nous trouvons de quoi emballer les Bromptons pour prendre l’avion...

... des sacs en plastique que les vendeurs du marché utilisent pour emballer leur camelote. Portables les Bromptons !
Bye bye déesse laotienne
24
fév

Angkor, nous avons tous vu des images de ces ruines de temples envahis par la végétation. Cette harmonie est frappante entre vieilles pierres du 12ème siècle et arbres multi centenaires. Les centaines de temples de l’ancien empire Khmer sont disséminés dans un écrin de 400 km2 de forêts.

Ils ont été entièrement sculptés et certains font des centaines de mètres de longueur. Époustouflantes constructions qui devaient à l’époque être grandioses. Et aujourd’hui sublimées par les arbres dont les racines s’enchevêtrent avec les énormes pierres. Le travail de la nature plus puissant que celui de l’homme.

Ils sont séparés de plusieurs km et nous passons de l’un à l’autre à vélo. En 3 jours sur les sites, nous n’avons eu le temps de n’en visiter que 6 ou 8. Certains plusieurs fois. De bonnes journées au calme dans la nature malgré les Tuk-Tuks et taxis dont la forêt feutre les bruits. Pour cause de virus, il y a moitié moins de visiteurs et les cambodgiens qui vivent du tourisme le déplorent en travaillant un jour sur deux.

Voici beaucoup de photos qui constituent pour nous un marquant souvenir. A Angkor, on se sent un peu hors du temps. Avec la nature en fond, nous mêlons l''ancien art Khmer au moderne design britannique illustré par nos Bromptons. (Hello Mike, Phillip & Richard. Au fait existe t'il un art britannique 😀 ).

En fait nos vélos ont pour nous (euh au moins pour moi) une certaine importance. Ils sont nos instruments de liberté. Et puis si l'on souhaite voir des photos d'Angkor sans Brompton 😀 il suffit d'aller sur internet.. On y trouve aussi de savantes explications.

Angkor encore 
Les bas reliefs montrent la vie quotidienne il y a mille ans 
La nature reprend le dessus 
Celle des femmes est éternelle 


Nous logeons à Siem Reap, la ville voisine située à 7km, un échauffement à vélo. Cette petite ville nous a plu aussi. Une ambiance cool et les Cambodgiens sympas et souriants. Sortis récemment de guerres sanglantes, ils ont de quoi se réjouir.

Souriante Siem Reap 
Aujourd’hui nous nous rapprochons des temples en Tu-Tuc avant de continuer à vélo
Il était temps que j’y passe 
Cosy l’Ibis Style 
Siem Reap by night  
Food street 
Surprise! Joyeux anniversaire Caroline !  

Le voyage est trop excitant et peu de temps pour fignoler le blog. Alors beaucoup de photos malgré une sévère sélection.

Et puis ma dernière lubie est une escapade au Viet-Nam avant de revenir au Cambodge...

29
fév

« On n’a pas une deuxième occasion de faire bonne impression »

Atterissant à Da Nang en fin d'après midi, notre première impression du Vietnam à été rendue excellente par le Seahorse Hotel choisi sur booking. Une déco tout de boiseries et de plantes, une chambre cosy de 50m3 avec salon et cuisine, vue sur la ville... pour 25€ la nuit. Tout d'abord la crainte d'avoir mal compris le taux de change et que ce soit 250€, sachant que 25000 Dôngs = 1€, pas facile au début, mais c’était bien 25€!

Pour prendre un vol économique depuis Siem Reap avec seulement des bagages cabine, nous avons laissé nos vélos et pas mal d’affaires au Cambodge où nous retournerons dans 12 jours.

Le Seahorse hotel au centre de Da Nang, une excellente adresse proche du fleuve Han


Dans les rues quelques pousse-pousses mais surtout des scooters, peu de voitures. 80% de la population possède un 2 roues motorisé
L’église rose dite « Chicken Church » (à cause de son coq) est dominée par la Viet Bank: Une nouvelle hiérarchie des valeurs?

Nous faisons une visite culinaire de la ville guidés par Jack, un jeune étudiant avec qui nous dégusterons 5 délicieux plats vietnamiens. Cette cuisine qui utilise beaucoup d’herbes et de légumes est pour nous une belle découverte.

Le Vietnam, encore un pays qui vaut la peine rien que pour sa cuisine délicieuse et surtout bon marché 
Da Nang est aussi célèbre pour son pont du dragon. Le dragon, ancêtre mythologique des vietnamiens, symbolise la prospérité  
Les soirs de week-ends, il s’illumine et crache feu et eau au dessus de la foule
2
mars

A une trentaine de km au sud de Da Nang, « Hoi An est une ville historique pleine de charme, peut être la plus ravissante du Vietnam. Jadis port de première importance, elle tire son avantage de son architecture traditionnelle, au bord du fleuve » dit le Lonely Planet.

En effet! Nous resterons 10 jours sous le charme de Hoi An. “Enfin des vacances” dira Caro 😀

Pourtant notre première nuit à la grande auberge de jeunesse de Hoi An a été spéciale. La chambre était très confortable mais le «Vietnam Backpackers Hostel» était peuplé de quelque 200 jeunes de moins de 25 ans venant du monde entier, forts sympathiques mais débordants d’hormones, de bière et de musique 24h/24. Une expérience à ne pas prolonger malgré les boules Quies.

Mais dés la deuxième nuit nous avons dégoté une chambre d’hôte exceptionnelle, la Old Lane Homestay, 21€ la nuit avec petits déj, dans une famille où nous nous sommes sentis chez nous. Au calme à 5mn à pied de la vieille ville, à 4km des plages que nous rejoignons à vélo et surtout dans une famille aux petits soins. C’est un coup pour s’installer ici à l’année...

Au Vietnam Backpacker hostel, photos prises le matin vers 11h, quand tout le monde a dessoûlé mais la musique déjà déboulé
Puis à Old Lane Homestay où nous passons 10 jours chez Tuan, Thuy et Nhi qui nous chouchoutent et nous conseillent
Sur la placette devant notre Homestay, des parties de foot endiablées avec une redoutable goal, « The Best !»

Dans les rues de Hoi An

Un calme et un charme particulier 
Marchés et marchandages 
Visites d’anciennes maisons de congrégations chinoises. Ces vietnamiennes en ào dài posent pour une photo d’entreprise
Et nous pour des photo de noce... d’argent?
Un instantané de Van, notre copine guide
Et de moi, en compétition pour la couverture du National Geographic consacré aux grand-mères vietnamiennes 😀

Visite de la ville avec Van, guide vietnamienne francophone

 Van nous initie à Hoi An et à la vie vietnamienne. Nous avons pas mal sympathisé et la retrouverons les jours suivants
Pagodes et temples 

Le pont japonais, emblème de Hoi An figure sur les billets vietnamiens de 20000 dongs...

et met en valeur mon vélo de location, de quoi rendre jaloux mon Brompton

Ah la cuisine vietnamienne, délicieuse et bon marché...

Chicken rice, thali Indien, morning glory, Pho

Dans les rues d’Hoi An, des centaines de maisons de couture proposent des vêtements sur mesure à bon marché

Nous avons finit par craquer 

Des ballades à vélo dans les villages alentours, aujourd’hui Tra Que, “vegetable village”

Rencontres  

Et par hasard Yves, dit Papy Bouddha normand qui habite ici depuis une dizaine d’années, père du célèbre photographe Rehahn qui a une galerie à Hoi An.

https://www.rehahphotographer.com

Papy Bouddha, ardent connaisseur de la région 
En route pour Kim Bong, un pont vibrant réservé aux deux roues... surtout motorisés, il faut avouer qu’à vélo, il fait chaud
Ruelle et maman buffle au bain avec son petit 
Les pêcheurs sont acrobates 
... et charpentiers 
Au village de Kim Bong, la terre modelable a favorisé la poterie. Ce modèle couché pour notre chambre?  trop lourd à vélo 🤪

Comme nous pensons revenir durablement l’hiver prochain, Van et son père nous emmènent visiter des maisons à louer

Caro n’avait pas imaginé circuler en scooter au Vietnam... Va t’elle troquer son Brompton? 
Là où vous viendrez nous rendre visite l’hiver prochain? 

A 18h le soleil s’en va éclairer l’Europe et Hoi An s’illumine

Même la lune s’en mêle 

Un soir nous assistons au magnifique spectacle “Hoi An Impressions” en plein air au Theme Park

500 acteurs pour illustrer en musique la vie de Hoi An ces derniers siècles : grandiose !  

La plage d’An Bang est à 20mn de vélo loués pour 30000 dôngs la journée, c’est à dire 1,15€

Cyclacrobaties, Jason Leong style
L’arrivée à la plage d’An Bang qui s’étend sur 10km
Le Vietnam bénéficie de 3000km de côtes. (Alors que le Laos n’a aucun accès à la mer.Comme la Suisse, mais l’analogie s’arrête là)
Retour de pêche. Une belle prise 😊
Côté jardin et côté mer. Quelques minutes suffisent pour sécher. Et vite sous les parasols pour déchiffrer "Vietnam News"

Pour la presse vietnamienne, si le Coronavirus est bien d’origine chinoise, il est en tout cas arrivé au Vietnam depuis l’Europe...

 Ici on se sent loin du branle-bas médiatique 

Au dessus de la plage, de confortables paillotes pour prendre un pot ou déjeuner

Notre favorite, la Soul Kitchen,  pour sa musique
Le week end, on peut y danser à toute heure de la journée 
D’autres en profitent pour se vautrer 
Nous sympathisons avec Quoc Dan Nguyen et son épouse Tran Thi Yen, artistes chaleureux

Ils viennent de quitter Ho Chi Minh city pour emménager à Hoi An, la ville natale de Dan. Ils me font penser aux artistes rennais Phil et Cha 😀

Dan revendique un style “non cubism” pour ses tableaux et ses photos prises en miroir sur l’eau présentent un angle interrogateur sur la réalité. Voir plus de détails sur le blog de Caro.

Ils se disent, du moins lui, désintéressés par l’argent. Encore “trop artistes” pour vendre des tableaux?

ils consacrent du temps à des ateliers d’handicapés qui brodent leurs vêtements et accessoires, lesquels leur donnent ce look caractéristique.



En voyage l’hébergement contribue fort à l’appréciation d’un endroit. A Hoi An, la cerise le gâteau, c’est la Old Lane homestay où nous sommes hébergés comme en famille.

Les conditions sont alors réunies pour se ressourcer et apprécier les environs.

Old Lane homestay, havre de paix  
Women’s day: Tuan me devance et offre des fleurs à Caroline. Mais pendant qu’il travaille à Ho Chi Minh city, hé hé...
Au départ. Thank you Thuy, Nhy, Cat Tuong and Than who is in Ho Chi Minh City. For sure we will come back

Nous reprenons l’avion pour Siem Reap, au Cambodge, où nous attendent nos Bromptons...

... et nos copines réceptionnistes Thida et Nitch pour une séance de selfies free style à l’Ibis Style
13
mars

Après notre passage à Siem Rep où nous récupérons nos Bromptons, nous prenons un van Mekong Express pour Battambang, à 4h de routes en travaux.

Une famille rencontrée il y quelques semaines nous a conseillé le O'Hamok lodge d'où ils revenaient enchantés. En effet, un peu à l'extérieur de Battambang, ces quelques lodges en bois sont typiquement cambodgiens. Ils ont été conçus par Sarom et Annelyse, couple franco cambodgien très accueillant qui cultive aussi des hectares de rizières. Outre l'intérêt de leur habitat original, leur connaissance du Cambodge est passionnante.

Sarom est né il y a quarante ans pendant le génocide des Khmer rouges de Pol Pot auquel il a survécu par chance avec ses parents. Alors qu'il n'avait que quelques mois, ils ont réussi à fuir en Thailande où ils ont passé plusieurs années dans des camps de réfugiés. Quelques pays dont la France (mauvaise conscience de la gauche qui avait soutenu les khmer rouges...) ont ensuite expié en recueillant des réfugiés. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé en France à l'âge de 4 ans avec ses frères et soeurs, ses parents faisant des petits boulots, pauvres mais contents d'avoir survécu.

Alors qu'il avait une vingtaine d'années, Sarom est retourné vivre au Cambodge et à commencé à acheter des rizières par petits bouts, surtout avec l'argent de ses copains, et à les revendre avec plus value... II a acquis un instinct de survie et un grand sens des affaires. Et surtout une philosophie d'optimisme et d'acceptation. Après ce qui est arrivé à sa famille dans son enfance comme à beaucoup de Cambodgiens, il ne craint plus grand chose. "Par rapport au Khmer rouges, le Coronavirus, c'est un caprice" dira t'il.

Son épouse française Annelyse l'a suivi là bas et partage son optimisme et sa bonne humeur. Ils ont deux mignonnes filles, Mouny, 4 ans, et Chenda, 2 ans, qui est trisomique et a été récemment opérée des poumons. Une situation apparemment acceptée avec beaucoup de tendresse et de naturel. Chenda est différente mais adorable. Comme le dit Sarom, tout va bien.

Il est tout de même agacé par les français qui n'arrêtent pas de se plaindre alors "qu'ils chient dans l'eau potable tandis qu'au Cambodge la moitié de la population n'a pas accès à l'eau potable". Même si l'on connait les situations du monde, les côtoyer est une leçon. Il regrette évidemment le million de morts cambodgiens sous les communistes Khmer et les difficultés du pays pour se relever. Les dégâts du communisme sont ici aussi incommensurables...

Avec humour Sarom évoque aussi les mentalités des pays voisins, des clichés qui semblent un peu fondés: les Vietnamiens travailleurs, ce que nous avons constaté, les laotiens plus fainéants, en effet, et les cambodgiens entre les deux. " Le Vietnamien plante le riz, le Cambodgien le regarde pousser et le Laotien l'écoute pousser (les yeux fermés)". 😄

Il confirme aussi que "La misère est bien moins pénible au soleil". J'en suis convaincu.

J'ai aimé l'ambiance du O'Hamok lodge, j'ai aimé me balader à vélo dans Battambang et ses environs, j'ai aimé le Cambodge. D'autant plus que cela sentait la fin du voyage.

Le chemin d'arrivée à O'Hamok et notre lodge 
Le 1er jour les 3 lodges étaient occupés, ensuite nous étions les seuls locataires
Mouny apprend à faire du vélo et lorgne sur mon Brompton 
Le "salon", vivre dehors est un bonheur 
Sarom au boulot avec Chenda 
A droite, on vient se recueillir devant le "Dambang Kranhoung", emblème de Battambang érigé au milieu d'un grand rond point
La vie religieuse, bouddhisme, et la vie sportive, le volley semble très populaire
Encore un pays où le scooter est roi, sous cette chaleur c'est bien compréhensible 
Douce campagne 
Fier croisement 
Un petit matin, nous quittons Annelyse et Sarom avec émotion, sans trop savoir où nous allons 

Vu l'ambiance en France, nous n'avions pas très envie de rentrer, d'autant plus que nous ne pourrions pas voir nos petits enfants pour l'instant.

Ile de Ko Kut en Thailande? Nouvelle Calédonie rejoindre Christelle et sa famille? Singapour où Bruno et Ayu étaient prêts à nous accueillir? Rester chez Annelyse et Sarom qui peuvent vivre en autarcie?

Comme le virus a été amené en Asie du Sud-Est par des personnes en provenance d'Europe, on commençait ici à craindre les occidentaux. De plus les soins médicaux donneraient naturellement priorité aux autochtones. Il valait donc mieux rentrer en France.

Nous avons donc pris la route pour Bangkok, un premier soulagement en franchissant à pied la frontière Cambodge-Thailande à Poipet. Encore une fois prise de température à la douane, heureusement toujours sur le front. 😀

A l'aéroport de Bangkok, après plusieurs heures de recherche nous avons dégoté un vol Swiss Airline pour Zurich puis Paris.

Lorsque nous étions partis en décembre, la SNCF était en grève. Cette fois à Montparnasse quelques trains circulaient mais tout était fermé et AUCUN employé SNCF n'était présent. "Ils ont tous déserté" finira par nous confier un agent de surveillance d'une société privée. Parfait pour continuer à attendre tranquillement leur retraite anticipée. Toilettes fermées, aucune chaise pour s'assoir, des haut parleurs nasillard qui rappellent toutes 10mn qu'il faut se laver les mains... alors qu'ils ont condamné toutes les toilettes! Typiquement le coq qui se la ramène sur son tas de fumier. Honte au "service public" français !

Aéroport de Zurich. A Montparnasse pas de quoi s'assoir, toilettes fermées, aucun agent SNCF: "Ils ont tous déserté" En grève? 😡
Départ de Battambang et arrivée à la maison 60h plus tard, via hôtels à Bangkok et à Zurich. Ouf chapeaux et vélos sont saufs 😀
18
mars

Trois mois après notre arrivée à Singapour le 17 décembre 2019 nous quittions Bangkok le 17 mars 2020.

Nous avons passé 16 jours à Singapour, 15 en Malaisie, 30 en Thailande, 9 au Laos, 12 au Vietnam et 10 au Cambodge.

3 pays ou l'on roule à gauche et 3 à droite, 6 façons de dire bonjour, 6 monnaies avec des taux de change de 1 à 25000, le voyage c'est aussi du sport cérébral.

Parmi nos étonnements, le Vietnam nous a paru différent de ces autres pays. Chacun ayant ses charmes, et ils sont nombreux.

Notre retour était prévu 10 jours plus tard à Singapour où nos affaires de retour et Babuti nous attendait...

.. en révisant ses tables de multiplication. A Singapour, même les chatons sont à fond.

Enfant dans une vallée vosgienne, je rêvais de voir ce qu'il y avait de l'autre côté de la montagne. J'ai vu l'Alsace et cette soif d'aller plus loin ne s'est jamais apaisée. Au contraire, plus on voyage et plus on a envie de découvrir. J’ai des plans asiatiques pour l’année prochaine si tout va bien.

En Asie le voyage est motivant dès le réveil avec les coqs. Jusqu'au coucher où la lune a une forme de bol que l'on ne voit jamais en Europe. En voyage, j'ai l'impression de vivre intensément, avec une forme et une motivation démesurées. Et de prendre du recul. Chaque jour est éclairé de nouvelles découvertes et de rencontres. Le plus passionnant pour moi ne sont plus les paysages, les temples ou les musées. Ce sont les rencontres, à la fois des autochtones et des voyageurs. Parfois rapides, souvent très chaleureuses. J'essaie d’aborder un peu tout le monde et la plupart du temps ça accroche. Même quelques phrases échangées d'une table à l'autre dans une gargote peuvent devenir très personnelles. On est parfois plus loquace avec des personnes que l'on ne reverra jamais. Et comme l'écrit Sylvain Tesson" « … l’émotion provoquée par un beau paysage, ou mieux, par un visage, ce paysage de l’âme ».

Si notre France est magnifique, nous avons aussi beaucoup à apprendre d'autres pays souvent traités avec condescendance par notre presse franchouillarde. Peut être prendrais-je le temps d'y revenir.

"Toute expérience, lorsqu'elle est pleinement vécue, s'ancre en nos corps." écrit cette semaine Linda Bortoletto. Le voyage peut induire en nous quelques changements. La simplicité s'impose. (Même si elle est vécue différemment par Caroline?) On se rend compte que peu d’objets sont nécessaires, ils devaient tenir sur nos petits vélos. Et les laundry à moins d'1€ le kilo aident à porter des vêtements propres. Ce sont les découvertes et les rencontres qui prennent le pas sur les objets. Il faut dire que sous ces climats chauds où l’on vit dehors, c’est plus facile.

A Singapour chez Ayu et Bruno nous avons fêté Noël et nouvel an sans une goutte d'alcool avec leurs amis et la famille d’Ayu: L'esprit clair, ce fut particulièrement agréable et cela m’a fait réfléchir... Malgré l’euphorie artificielle qu'apporte un verre de vin occasionnel, le bilan me semble négatif, du moins en ce qui me concerne. Lors d’une journée de vélo au nord de la Thaïlande, Il était écrit en gros sur le mur une école, en Thai et en Anglais « The mind is bright in a healthy body ». Je l’ai ressassée sur pas mal de tours de pédales. Et puis voir des gens excités une bière à la main ne donne pas envie. Alors une des leçon de ce voyage sera t'elle pour moi une sobriété plus radicale ?

Cette pandémie nous fait aussi entrer dans une nouvelle ère. Puisse t'elle être solidaire.

Partout les gens ont les mêmes aspirations. Prenons soin de nous et des autres.

Ce que nous ne pouvons pas changer, nous pouvons au moins en changer notre perception.

Sans trop la polluer par une sur-information négative.

Mais en cultivant le positif et la gratitude.

En ce moment, nous créons notre vie par la façons dont nous pensons...