Le Pays Basque en 4 jours… sportifs
Juin 2019
4 jours
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Mon Week-end au Pays Basque commence par une petite halte à Mauléon-Licharre pour découvrir la fabrication de l'espadrille. Il reste 6 entreprises de fabrication, dont l'Atelier Don Quichosse, Entreprise du Patrimoine Vivant. La visite du musée et de l'atelier est guidée par Philippe, un artisan passionné et amoureux de ce savoir-faire exceptionnel, qui explique aux visiteurs les origines de l'espadrille et les secrets de fabrication.

Fabrication d'une espadrille

Lors de la visite, on peut assister à la fabrication de la tresse en jute réalisée par une tresseuse; à la mise en forme de la semelle par pression dans des moules mâles/femelles pour ensuite réaliser la couture de la semelle par de grosses aiguilles qui traversent horizontalement de part en part la semelle; à la pose de la sous-semelle, et à la découpe du tissu uni, à rayures, à motifs…

A l’origine, l’espadrille s’est fortement développée comme chaussure de mineurs afin qu'ils puissent se prémunir des coups de grisous, la semelle en jute étant un bon isolant.

A l'entrée de l'atelier, des ventes se font aux particuliers via la boutique de l’usine, une bonne adresse pour cette espadrille française, qui s'exporte même au Japon, les Japonais étant friands de cette chaussure très frenchy.

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Venir au Pays Basque oblige à passer par Espelette pour découvrir ce petit village très typique. Ses maisons, ses restaurants, ses hôtels, ses boutiques et même la Poste ont leurs façades recouvertes de piments, accrochés sur de longues cordes, qui sèchent à l'air et au soleil après les récoltes de septembre.


Village d'Espelette sous la grisaille avec ses guirlandes de piments qui décorent les façades


Le piment d'Espelette (capsicum annuum) est venu des Antilles au XVIème siècle pour être utilisé en médecine. Par la suite, il a été utilisé comme condiment et conservateur de la viande, pour remplacer le poivre noir. Aujourd'hui, l'appellation "piment d'Espelette" est une appellation d'origine contrôlée (pour la France) et une appellation d'origine protégée (pour l'Europe).

La fête du piment à Espelette a lieu tous les ans le dernier Week-end d'octobre.

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Biarritz est une station balnéaire bien connue et très populaire sur la côte basque.

Une petite balade sur la promenade de Biarritz sous un ciel assez couvert permet de découvrir l'Eglise Ste Eugénie, l'Aquarium, la Cité de l'Océan, le Phare, le célèbre casino et sa piscine avec vue sur la mer, sans oublier le Rocher de la Vierge.

Biarritz, un peu triste sous la grisaille
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St jean de Luz est une jolie étape sur la côte basque avec son petit port, sa vieille ville, ses maisons basques et ses ruelles qui amènent le visiteur sur une plage protégée par une digue créée par l'homme pour éviter les vagues et les inondations des maisons situées en contrebas de la promenade longeant la plage. A l'époque, c'était un village de pêcheurs spécialisés dans la pêche à la baleine.

Saint Jean de Luz

Quand le soir arrive, une petite balade en direction de la plage pour admirer le coucher du soleil.

Coucher du soleil sur la mer - St jean de Luz

Ce Week-end du mois de juin réserve une surprise. C'est la 4ème année que l'Association Venezia Côte Basque Aquitaine organise un carnaval de Venise dans les rues de St Jean de Luz. Splendide, on se croirait en Italie.

Venise à St Jean de Luz

A St Jean de Luz, les gourmands ne doivent surtout pas louper la fameuse pâtisserie, Maison Adam, sur la place centrale où ils font des gâteaux basques excellents...

Vanille, chocolat, abricot ou cerise… un délice !

Et pour manger une glace, chez Moustache, tous les parfums les plus variés et exotiques vous attendent pour une petite pause quand il fait chaud. Les glaces ne sont pas basques, elles sont bretonnes mais elles sont bonnes!

il y a même une glace au goût du gâteau basque...
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De l'autre côté du pont, face à St jean de Luz, se trouve le magnifique petit village de Ciboure. Une balade dans les rues piétonnes au gré de son humeur fait découvrir des ruelles et des bâtiments aux couleurs du Pays Basque : le vert et le rouge basques sont de rigueur partout, sur les volets, sur les portes...

Les motifs colorés et caractéristiques du Pays Basque

L'église est typique avec son clocher de forme octogonale, unique au Pays Basque.

Un régal pour les yeux et les amateurs de photos.


Ciboure
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Cette partie est réservée aux sportifs de 1er niveau. De St Jean de Luz, il est possible de faire une petite randonnée jusqu'au petit port de Socoa et revenir sur Ciboure par le sentier du littoral. Pour les plus sportifs, une randonnée de 25 kms sur ce sentier conduit de Bidart à Hendaye. Si l'on part de St Jean de Luz à Hendaye, la parcours fait 16 kms. Il existe également une piste cyclable sur ce sentier.

En prenant le départ du Golf de la Nivelle, on commence par longer la Nivelle jusqu'au pont qui relie Ciboure à St Jean de Luz. Il faut rester du côté de Ciboure et longer le port jusqu'à la mer pour emprunter le sentier du littoral d'où l'on aperçoit le port de Socoa. C'est magnifique et l'eau est transparente.

La Baie de Socoa

On passe devant un cimetière d'où les occupants ont une vue sur la mer qui ferait envie aux promoteurs immobiliers… Après le petit pont de Socoa, sur la droite, il faut longer la rivière Untxin pour arriver au port avec en arrière-plan le Fort de Socoa. Dans le port, on peut voir un ancien bateau à 2 coques qui a servi à transporter les gros blocs de pierre pour réaliser la barrière de protection au large de St Jean de Luz.


Port à marée basse et le Fort de Socoa

Au bout de la jetée, sous le phare, on peut se reposer pour admirer le paysage. On ne sait pas si l'on est à la mer ou à la montagne… on voit un lac devant des montagnes, mais on entend les vagues. On est transporté et complètement dépaysé devant ce paysage où le sommet de La Rhune se dessine en toile de fond.

Repos au pied du phare

La côte est magnifique avec ses formations rocheuses que les géologues ne s'expliquent pas.

Cadeau de la nature pour les yeux

Après l'effort, il faut prendre des forces dans un petit restaurant sur le port de Socoa. Dans un autre restaurant, c'est la fête en costumes traditionnels au son de chansons basques.

Couteaux et sangria, chants basques

Le retour jusqu'à Ciboure fait découvrir les plages et la ville de St Jean de Luz. En longeant le port de Ciboure, on peut prendre un escalier pour traverser le pont jusqu'à St Jean ou découvrir le village de Ciboure avant de retourner au Golf de la Nivelle. Cette balade fait environ 8 kms.

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La Rhune est le sommet mythique du pays Basque. Il est traversé par la frontière franco-espagnole et situé à 905m d'altitude.

Il y a différentes manières de grimper au sommet. Les moins courageux prennent le petit train à crémaillère de La Rhune datant de 1924 au départ de la gare de Sare qui mène en 35mn au sommet. Les plus courageux prennent leurs jambes pour grimper. Il y a plusieurs départs possibles au départ de France mais l'arrivée est identique sur les 1500 derniers mètres et est assez difficile avec une belle grimpette et beaucoup de cailloux. Mais c'est tout à fait praticable. On se demande seulement comment faire pour redescendre.

Le choix du parcours s'est fait depuis Olhette. A quelques kilomètres après la sortie de Olhette en direction d'Ascain, il faut prendre à droite le chemin de Xurien Borda et continuer jusqu'au bout sur le parking. Au fond du parking, des panneaux indiquent le sentier et les paysages à découvrir. Après recherches, il semble qu'un autre départ de ce parking se fasse à droite au début du parking en passant un petit pont et rejoigne après 1 ou 2 kilomètres, le chemin espagnol.

Parking sur le chemin de Xurien Borda

Le sentier est assez raide au départ avec des pierres. Il faut prendre le rythme "montagne" pour ne pas s'essouffler trop vite avec le dénivelé. Les indications blanches et rouges sont celles du GR10 à suivre jusqu'au plateau des 3 Fontaines. On découvre des paysages à couper le souffle sur la Côte basque.

Un 1er chemin assez raide pour découvrir la côte basque

Lorsque l'on décide de faire une randonnée en montagne, il faut bien regarder la météo avant de partir. Il était indiqué que le ciel se dégagerait vers 13h. Avec 2 à 4 heures de montée prévisible, le départ a été fixé à 10h30 pour avoir une chance d'arriver au sommet avec une bonne visibilité, sans pour autant en être sûr! Le départ ne présageait pas forcément une vue dégagée car on ne voyait même pas le sommet de La Rhune.

Apparition magique du sommet entre les nuages

Puis le ciel s'est petit à petit dégagé pour laisser apparaître le sommet de La Rhune devant un ciel bleu azur.

La Rhune


En marchant, on aperçoit les premiers pottoks. Sur le plateau des 3 Fontaines, c'est un troupeau entier de ces petits chevaux sauvages courts sur pattes que l'on peut observer avec leurs petits qui viennent de naître. Un régal pour les yeux.

Les pottoks au Plateau des 3 Fontaines


Une bergerie et les rochers composés de petits cailloux au plateau de 3 fontaines

Du plateau des 3 Fontaines, le chemin se complique un peu. Le panneau nous indique que nous avons parcouru 3,5 kms depuis le parking en 1h. Comme on s'est arrêtés pour prendre des photos et contempler le paysage, on a mis 1h15, c'est normal. Il nous reste 1,5 kms à faire avec un temps indiqué de 1h05, ce qui veut dire que ça doit grimper pas mal.


Encore 1h de marche (ou plus) pour arriver au sommet.

A partir du plateau, on voit très bien le sommet de La Rhune mais on distingue moins bien le chemin pour y accéder. Il commence a y avoir un peu plus de monde aussi car tous les chemins se retrouvent ici. Une jeune fille nous dit qu'il faut monter et prendre le chemin avec les pierres ou faire comme on veut. On en voit descendre hors chemin. Effectivement, ça grimpe et ce ne sont que des pierres avec par endroits, un peu d'eau qui coule mais ça ne glisse pas. Il faut juste faire attention où on pose les pieds. Et la vue sur la vallée est magnifique.

Les derniers 1000 Mètres

En continuant à travers des passages assez étroits, on commence à en voir le bout et on aperçoit le petit train. On est sur le bon chemin!

On arrive!

Avant l'arrivée, on se couvre un peu car on ressent la fraîcheur de l'altitude et avant de visiter le site, on fait une pause casse-croûte pour reprendre des forces et être en forme pour mieux apprécier. On est monté en 1h15, ce qui fait un temps total de 2h30. Raisonnable...

Du sommet de La Rhune

Il y a encore quelques nuages, mais le temps d'explorer le sommet et les alentours, le ciel se dégage complètement et la vue à 360° est splendide.

Borne frontière, bergerie, pottoks, arrivée du chemin espagnol, Pyrénées, petit train… tout est beau!

Après une petite pause pour admirer le paysage, il faut redescendre. Il n'y a pas de règles, chacun fait comme il veut, ou plutôt comme il peut ou encore comme il le sent. On peut reprendre le chemin avec les pierres, pas facile; on peut descendre tout droit pour couper au court, pas facile non plus car ça glisse sur l'herbe et aussi sur la terre… Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on arrive à redescendre quel que soit le chemin emprunté et quelle que soit la formule retenue, descente en marchant, en courant ou aussi en glissant…

Ce qu'il faut retenir, c'est que c'est BEAU et c'est à faire au moins une fois dans sa vie !...

Chemin du retour

Le retour a duré 2 heures, toujours en s'arrêtant pour admirer les vues magnifiques et prendre des photos pour immortaliser les paysages.

A refaire par un autre chemin, au départ de Sare ou d'Ascain…

Tous les chemins mènent à La Rhune