la région de Chiang Rai

quitter l'agitation des grandes villes et rayonner vers le Nord au départ de Chiang Mai, à la découverte de la campagne, des temples et des tribus montagnardes ou Shan...
Février 2017
18 jours
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Sur internet, J'ai repéré aux environs de Chiangmai un hôtel pour une halte dans la campagne avant de rejoindre Lampang : un resort avec piscine pour un prix dérisoire Aunyamanee resort !

Ce matin, à Warorot market je saute dans un songthaew pour parcourir les 25 km qui séparent Chiang Mai de Lamphun. Au fur et à mesure du trajet, le songthaew accueille de nouveaux passagers avec de grands paniers de légumes ou de viandes et nous nous entassons tous sur les banquettes...

En fait l'hôtel n'est pas véritablement à Lamphun mais à 16 km de la petite ville... Les passagers descendent les uns après les autres et, dernière à quitter le songthaew, je me retrouve au milieu de nulle part dans un endroit où les seuls bruits sont les chants des oiseaux et le cri des coqs dans le lointain. A part moi, les seuls clients de l'hôtel sont une famille thaï avec deux enfants qui à mon arrivée jouent dans l'eau verdâtre de la piscine.

Donut et sa mère Alp, les propriétaires, sont tout à fait charmants et m'attribuent la plus belle chambre. Donut, pousse le sens de l'hospitalité jusqu'à mettre un disque d'Edith Piaf lorsque j'arrive pour le diner dans l'immense salle de restaurant.

Mais il n'y a ni vélo, ni scooter à louer ! Je pense donc qu'une nuit ici sera suffisante pour me reposer !

Au réveil, j'explore la belle campagne alentour et je décide de continuer ma route pour Lampang.

Donut m'accompagne à la gare et me quitte après m'avoir aidée à prendre mon billet. J'ai deux heures devant moi et j'en profite pour visiter un beau temple du XIIè siècle : Wat Phra That Hariphunchai.

Le train est bondé et dans mon wagon, la plupart des numéros de sièges ont disparu...Je me retrouve donc en 3ème classe et je fais le trajet comme quelques autres, assise par terre au milieu des paniers...

Lamphun 
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Lampang est une ville encore préservée des touristes et elle sert souvent de décor à des films historiques car il n'y a pas d'immeubles. Lampang est aussi appelée Meuang Rot Ma qui signifie "ville des voitures à cheval" et aujourd'hui encore on peut s'y déplacer en calèche.

Il n'y a pas beaucoup de tuk-tuk dans la ville mais J'ai la chance de faire la connaissance d'un jeune motard, professeur d'anglais à l'université de Chiang Mai (donc nous pouvons converser facilement !) qui me propose gentiment de me faire découvrir Lampang et j'accepte avec plaisir.

La ville est connue pour avoir été au XXème siècle une place importante pour le négoce du teck, à une période où les contremaîtres birmans recrutés par des compagnies britanniques pour leur savoir-faire dans le domaine du bois, faisaient construire de magnifiques temples que me montre mon guide, ainsi que le quartier des maisons de bois, le marché... Nous nous arrêtons un moment dans une boutique pour discuter avec l'aimable propriétaire qui fabrique des instruments de musique à 4 cordes en bois de théier appelés Seung.

Lampang 

Après 2 nuits à Lampang, je décide de rentrer à Chiang Mai en train. Billet de deuxième classe cette fois-ci (Je peux encore m'offrir ce luxe : 53 bahts soit environ 1,5 euros), et dans un train dit express mais qui mettra quand même 2 heures à parcourir la centaine de kilomètres qui sépare Lampang de Chiang Mai.

gare de Lampang et trajet en train jusqu'à Chiang Mai 
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A une vingtaine de kilomètres de la ville de Lampang se trouve le Wat Phra That Lampang Luang qui est considéré comme l'un des plus beaux temples de Thailande et dont l'harmonie architecturale Lanna est remarquable.

Elevé sur une colline verdoyante et entouré de murs épais, on y accède par un grand escalier blanc avec deux rampes en forme de dragon pour atteindre sa porte finement sculptée d'oiseaux, de personnages mythiques et de dragons.

La plupart des bâtiments datent du XVè siècle et son immense chedi de 45 mètres de haut et 24 mètres de circonférence abriterait un cheveu de Bouddha.

Les fresques murales ainsi que certaines statues de Bouddha sont très belles et le petit musée est intéressant.

Wat Phra That Lampang Luang 
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De nombreux centres proposent des promenades à dos d'éléphant ou des spectacles d'éléphants peintres, joueurs de foot etc. Cette attraction ravit chaque année des millions de touristes en Asie, notamment en Thaïlande. Cela cache une réalité dont peu de touristes ont conscience : pour en arriver là, les animaux subissent une vraie torture dont le but est de soumettre l'éléphant jusqu'à ce qu'il accepte de faire tout ce qu'on lui demande. Il est donc battu, affamé, privé de sommeil... C'est aux touristes qu'il appartient de cesser de cautionner ce business.

Pourquoi ne pas aller plutôt dans les réserves d'éléphants qui proposent de passer la journée avec ces animaux en participant à leur toilette dans la rivière, en les nourrissant etc. ?

En 1993, Soraida Salwala, émue par la détresse des éléphants en souffrance a ouvert le premier hôpital d’Asie pour éléphants.

Situé au milieu de la réserve nationale Mae Yao de Lampang, le FAE's ELEPHANT HOSPITAL (FAE : friends of Asian Elephants) est installé sur une superficie d’environ 800 000 m2 et il comprend des infirmeries pour éléphants et une nurserie pour les bébés éléphants. Les soins sont gratuits et les mahouts (gardien) sont logés et hébergés gratuitement pendant la durée d'hospitalisation de leur éléphant.

L'hôpital FAE n'est pas une organisation gouvernementale et il ne vit que grâce aux donations internationales.

Depuis sa création, en 1993, l'hôpital a soigné 4 000 éléphants d'Asie pour des maladies diverses, des blessures par couteau ou armes à feu, des accidents de voiture ou encore parce qu'ils ont sauté sur des mines (en Birmanie par exemple).

Parmi ceux qui ont été victimes de mines, deux sont devenus des hôtes permanents : Bébé Mosha blessé en 2008 à l'âge de 5 mois a dû être amputé et a été le premier à bénéficier d'une prothèse pour éléphant et en 2009, cela a été le tour de Motala, une éléphante adulte.

Dans la nursery, il y a une maman et son bébé de deux mois. Les éléphantes sont amenées là en fin de gestation et elles sont hébergées jusqu'à ce que leur petit ait atteint 5 mois.

FAE hospital - Lampang 
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Avec 7 autres personnes, dont Nui, la propriétaire de la guesthouse, nous avons loué un songthaew pour deux jours : direction Mae Kampong, dans la montagne.

Chiang Dao cave

Chiang Dao cave est un enchevêtrement de galeries dans la montagne Doi Chiang Dao.

Nous grimpons au sommet de la montagne par un interminable escalier encadré sur toute sa longueur de deux najas avant de nous engouffrer dans un boyau étroit pour descendre, avec une torche, par un escalier très raide une centaine de mètres sous terre.

Nous débouchons alors dans une grande grotte impressionnante dans laquelle un immense Bouddha couché, doré, nous accueille. Autour de nous, d'étranges stalagmites et un sol couvert de galets - sans doute le lit d'une ancienne rivière -... Une multitude de petits autels ont été aménagés et reçoivent toutes sortes d'offrandes : encens, bougies, jouets, statuettes...

chiang dao cave 

San Kamphaeng

Avant de rejoindre Maekampong, nous faisons une halte à San Kamphaeng où jaillissent des sources d'eau soufrée chaude avec une grande piscine...

Plutôt que de me baigner, j'ai opté pour un massage (il y a une grande salle pour cela) et j'ai cédé à un plaisir local : on achète une vingtaine d'oeufs de caille dans un petit panier, on accroche ce panier à un crochet qui lui permet de baigner dans la source chaude et 5 minutes après, les oeufs sont cuits !... Il n'y a plus qu'à les déguster avec la petite sauce qui a été fournie avec les oeufs... Délicieux !

San Kamphaeng 

Mae Kampong

Vers 16 heures, après avoir parcouru la cinquantaine de kilomètres qui sépare Mae Kampong de Chiang Mai nous arrivons dans un charmant village typique de la Thaïlande du Nord, perché à 1 300 mètres... Une atmosphère de village de montagne, des maisons en bois, des café sympas, un temple posé au bord de l’eau, sans oublier une superbe nature alentour... Le dépaysement est total.

Les habitants sont engagés dans la production de thé fermenté, appelé miang , et par ailleurs ils se sont regroupés en une sorte de coopérative gérée par le chef du village pour proposer des hébergements chez l'habitant. C'est au chef du village qu'il faut s'adresser pour obtenir un hébergement puisqu'il établit un tour de rôle pour qu'aucun des 27 propriétaires ne soit lésé. Le prix (modique) est le même quel que soit le confort de la maison (nous payons environ 600 baths par personne avec le diner et le petit déjeuner !).

Après une nuit fraîche et un petit déjeuner copieux nous partons en balade. Je ne sais pas quel est le dénivelé entre le village et les cascades mais je peux vous garantir que ça grimpe ! La promenade nous vaut quelques courbatures mais nous découvrons des paysages superbes, des maisons étonnantes, des toitures faites de feuilles de teck... et un étrange petit outil que les cueilleurs de thé enfilent sur leur index pour couper les feuilles.

En redescendant au village, avant de reprendre la route pour Chiang Mai, nous nous offrons le luxe d'un massage pour dénouer nos jambes crispées par les efforts .

Mae Kampong 
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2 heures 1/2 en van, des virages à n'en plus finir, 4 euros de frais de transport et me voilà à Pai après une courte halte dans un "snack" sur la route...

Dans la province de Mae Hong Son, au Nord de la Thaïlande, Paï est une petite ville située à un peu plus de 100 km de Chiang Maï et autant de Mae Hong Son, tout près de la frontière birmane.

A 600 mètres d'altitude, entourée de hautes montagnes et en bordure de la rivière du même nom, Paï est souvent baignée de brume au petit matin ou le soir mais elle a la réputation d'offrir un air très pur et de magnifiques panoramas sur la campagne et la jungle qui l'entoure.

On est loin ici de l'agitation citadine des villes de l'Asie.

L'hébergement que j'ai trouvé me convient tout à fait : un petit bungalow de bois en bordure de rivière dans le chant des oiseaux... très reposant... Un papillon presqu'aussi gros qu'un moineau tourne autour de ma chambre... Je vais passer ici 3 ou 4 jours...


Pai 

Peuplée de différentes tribus qui mènent une vie traditionnelle Paï accueille de nombreux touristes à qui elle sert de base de départ pour des trekkings alentour.

Se promener en scooter ne pose aucune problème car la circulation est très fluide et je n'hésite pas à en louer un.

Avant qu'il ne fasse trop chaud, ce matin, j'enfourche mon scooter pour explorer un peu les environs. Ne me demandez pas combien de kilomètres j'ai parcouru parce que le compteur kilométrique ne fonctionne pas plus que l'indicateur de vitesse ! Bloqués tous les deux... Pour le compteur de vitesse, ce n'est pas très gênant parce que, prudente comme je suis sur ces routes chaotiques, (seulement par tronçons, soyons honnête) je ne prends sûrement aucun risque.

Pai 

Aux alentours de PaÏ, il y a, comme partout en Thaïlande, une multitude de temples à flanc de montagne ou nichés dans le creux des vallées...

les temples de Pai 

Considérée il y 20 ans comme une réplique de Katmandou, Pai attire toujours une population de touristes plutôt jeune (la quarantaine en moyenne) composée en majorité de backpackers. Beaucoup de tenues indiennes, de dreadlocks, quelques pieds nus, des jeunes couples avec des enfants, des démarches nonchalantes,... du calme partout (ici il n'y a ni taxis, ni tuktuks), une belle campagne... la jungle toute proche où certains partent faire des treks.

Ni agitation, ni frénésie... Chacun semble prendre le temps pour vivre..

Et aussi une profusion d'une décoration totalement kitsch, un peu à l'image d'une grande partie de l'expression artistique thaïlandaise...

kitsch 

Un peu d'appréhension pour aller tout en haut de la montagne qui domine Pai (surtout pour en redescendre, d'ailleurs) parce que la route est chaotique et la pente bien forte mais de là-haut, la vue est magnifique. Et sur la route, je m'arrête dans le village chinois de Pai chinese Yunnan village.

Pour accéder au terre-plein aménagé au sommet, il faut gravir encore quelques marches et payer 20 bhats qui donnent droit à un thé servi dans une théière individuelle avec un petit gobelet.

Toujours du kitsch, bien sûr... Des rubans multicolores à acheter pour les accrocher à un arbre port-bonheur et des coeurs sous lesquels les amoureux se font prendre en photo...

sur les hauteurs de Pai 

Chaque soir à partir de 18 heures, comme dans la plupart des villes de Thaïlande, walking street accueille le marché de nuit. Très, très agréable avec une délicieuse street food.

J'ai véritablement adoré l'ambiance paisible de Paï et la beauté de la campagne alentour.

Le scooter me semble indispensable car à l'exception d'un temple de style birman, Paï ne compte pas de monuments particuliers, sa véritable attraction se trouve dans la jungle et les montagnes alentour. S'y loger pour une somme très abordable est facile, on y mange très bien - particulièrement en streetfood - et la location d'un scooter revient à environ 3,50 euros par jour.

Je retourne à Chiang en van pour aller explorer d'autres endroits après 1 ou 2 jours.

la campagne de Pai 
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Chang Rai se trouve à une centaine de kilomètres au nord de Chang Mai et à 13 km de Chang Rai se trouve le Wat Rong Khun, également appelé White Temple qui a été conçu par un artiste thaï de renom, Charlemchai Kosipipat. La construction de cette oeuvre délirante a débuté en 1997 et n'est jamais finie.

Fait de pierres blanchies qui symbolisent la pureté du bouddhisme, l'ensemble est incrusté de morceaux de miroirs qui reflètent la lumière du soleil et sont censés suggérer la réflexion de l'illumination. Au milieu d'un jardin et de petits cours d'eau, le temple offre une architecture remarquable notamment pour la précision des sculptures qui ornent ses façades et qui mélangent de manière originale symboles traditionnels et références à la pop culture.

Pour accéder au temple, il faut passer entre deux crocs géants et emprunter un pont qui enjambe un lac parsemé de créatures de l'enfer... Pendant la visite, on croise Batman, Superman, Freddy, Alien... un avion s'écrasant sur le World Trade Center...

Quant à l'artiste, il déclare : "Je voudrais que les peuples de toutes les nations viennent admirer mon oeuvre, tout comme ils le font quand ils visitent le Taj Mahal ou Angkor Wat".



Wat Rong Khun - White temple 
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A une quinzaine de kilomètres au nord de Chiang Rai, l'artiste thaïlandais Thawan Duchanee (le mentor de Ajarn Charlemchai qui a construit le White Temple) a créé son "espace d'art" dans le vaste domaine de Baan Si Dum (Black House).

C'est un espace artistique étrange qui comprend une quarantaine de petites maisons sombres de style thaï faites de bois, de verre, de briques, de béton... disséminées au sein d'un grand parc paisible. Elles sont toutes décorées de peintures, de sculptures qui mettent l'accent sur le noir et le morbide (des os d’animaux, des peaux, des armes et d’autres pièces d’art faisant référence à la mort et au délabrement) et elles hébergent les créations étranges de l'artiste et des restes d'animaux : peaux de crocodiles et de serpents, chaises en corne de buffles, coquillages géants, squelettes d'animaux, armes à feu...

A Baan Si Dum, tout est référence à la mort et au délabrement dans un esprit artistique incontestable et déroutant.

Cet endroit délirant nous plonge dans l'univers de Dracula... Et on n'en finit pas d'explorer ce lieu unique pourtant bien moins populaire que le White Temple de l'autre côté de la ville.

Baan Si Dum 
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Le Temple bleu à Chiang Rai (Rong Suea Ten Temple) a ouvert depuis peu ses portes au public et c'est un endroit absolument magique...

Le Temple Bleu ou Wat Rong Suea Ten est situé dans le village de Rong Suea Ten dans le district de Rimkok à quelques kilomètres à l'extérieur de Chiang Raï près de la rivière Mae Kok. C'est un temple récent dont la construction a commencé en octobre 2005 pour se terminer en janvier 2016.

A l’extérieur, le bleu foncé mélangé au doré donne un rendu exquis. Les détails des dragons qui gardent l’entrée imposent le respect mais ce n'est que le début !

Une fois à l’intérieur du Wat Rong Seua Ten, la décoration murale faite de peintures et de tableaux uniques nous transporte dans un autre monde. Comme dans chaque temple, un bouddha assis nous regarde depuis le fond de la salle et ici, il est blanc.

La couleur bleue représente le Dharma, la vertu et la morale de Bouddha.

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Wat Rong Seua Ten - le temple bleu 
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Wat Huay Pla Kung, à quelques kilomètres de Chiang Rai, est un temple dédié à la boddhisattva Guan Yin, divinité de la miséricorde et de la compassion. Le titre de Bodhisattva indique le rang du niveau spirituel qui se trouve au-dessus du niveau d'Arhat (est Arhat celui qui a atteint le dernier échelon de la sagesse) et en-dessous du niveau de Bouddha.

Wat Huay Pla Kang est un endroit assez impressionnant. Au sommet d'une colline se dresse l'immense statue de cette déesse et un ascenseur permet d'accéder à l'intérieur de sa tête dont l'intérieur est entièrement sculpté de statues et d'où on a une extraordinaire vue sur la vallée.

Vêtue de blanc, assise sur un lotus, une branche de saule dans une main, un vase d'eau pure dans l'autre, Guan Yin est souvent appelée à tort le Big Buddha de Chiang Rai.

Guan-Yin est une des bodhisattva les plus vénérés et son image est affichée dans presque toutes les maisons.

la légende

Dans un récit mythique, Guan Yin était la fille du roi Miao Zhong. Lorsque la jeune fille décida de devenir moniale dans un temple bouddhiste, son père demanda à la mère supérieure de faire travailler sa fille jour et nuit pour la dégouter de la vie monacale mais des animaux vinrent aider la jeune fille à mener à bien ses travaux. Voyant qu'elle s'obstinait, son père préféra la tuer.

L'âme de Guan Yin descendit alors aux enfers mais sa pureté transforma le funèbre séjour en paradis... et les dieux demandèrent au Bouddha de la ramener sur terre.

Peu de temps après, son père fut frappé par la peste et atteint de cécité. Guan Yin le soigna en allant jusqu'à lui donner à manger la chair de ses bras et lui offrir ses yeux pour qu'il recouvre la vue.

Le père fut si ému par la générosité de sa fille qu'il devint un saint homme et cette conversion rendit la vue et les bras à Guan Yin.

le temple et la déesse 
les sculptures à l'intérieur de la tête de Guan Yin 
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après cette escapade dans le Nord et l'Ouest, retour à Chiang Mai dans ma petite guesthouse...

Mais je reviendrai, c'est sûr, en essayant d'aller un peu plus loin pour de nouvelles découvertes.