escapade en Jordanie

Petra : une destination mythique. L'été dernier, le projet du voyage s'est précisé... et le 15 novembre j'ai pris l'avion à Marseille avec ma copine Chantal : destination Jordanie pour 18 jours.
Novembre 2017
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Entourée par la Cisjordanie et Israël à l'Ouest, l'Irak au Nord-est, la Syrie au Nord et l'Arabie Saoudite à l'Est et au Sud, la Jordanie est un petit pays (89 350 km2) d'Asie occidentale qui compte 10 millions d'habitants.

Aux trois quarts envahie par le désert et longtemps peuplée exclusivement de nomades la Jordanie, charnière entre le monde méditerranéen et l'Orient, est au coeur même du berceau de l'humanité. Les nombreuses civilisations qui s'y sont succédé ont laissé de splendides vestiges et des fouilles récentes ont mis à jour un village préhistorique de plus de 10 000 ans.

J'y arrive la tête déjà emplie de tous les trésors dont je vais m'approcher... Jerash et les vestiges de la civilisation romaine, les mosaïques byzantines de Madaba, les Hébreux en route vers la Terre promise, le Jourdain dans lequel le Christ a été baptisé, les caravanes qui reliaient l'Afrique et le monde méditerranéen à l'Asie, les forteresses des Croisés, les palais des califes Omeyyades, Lawrence d'Arabie combattant avec les Bédouins pour un rêve de création d'une utopique nation arabe... la mer Morte lovée dans la faille la plus profonde du monde (400 m en dessous du niveau de la mer !)... et surtout découvrir Petra, la cité mythique creusée dans la roche par les Nabatéens.

17 novembre, 20 heures, l'avion atterrit... Le taxi nous conduit jusqu'à Madaba où nous allons poser nos sacs à l'hôtel Madaba pour 5 jours. Le temps de visiter la ville et de rayonner vers le désert et Jérash.

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la carte de la Palestine

Des siècles durant, Madaba s'est tenue à la croisée des chemins des caravanes de marchands, des armées d'envahisseurs qui cherchaient à repousser les limites de leurs propres empires et des pèlerins en quête de la Terre promise. Aujourd'hui encore cet endroit est marqué par les cultures de ceux qui y sont séjourné et les édifices anciens, les églises, les musées, les ruines imprègnent la ville de ce prestigieux passé.

Les mosaïques sont présentes partout et la tradition se perpétue aujourd'hui encore dans les écoles et les ateliers de poterie.

Déambuler dans la ville de Madaba, est un émerveillement et nous sillonnons les rues allant de découverte en découverte.

L'EGLISE SAINT-GEORGES

Elle renferme une exceptionnelle mosaïque de l'époque byzantine qui représente la carte de la Palestine. C’est la plus vieille représentation cartographique de la terre Sainte qui existe. Elle date de la fin du VI è siècle.

La taille actuelle de la mosaïque est de 16 m sur 5 m mais à l'origine, elle mesurait 21 m sur 7 et se composait de plus de deux millions de tesserae. C' est la première mosaïque géographique de l'histoire de l'art et elle a été d'une grande importance pour l'identification des lieux bibliques et la vérification de leur existence : en 1967, des fouilles archéologiques ont mis au jour l'église Nea et le cardo maximus12 dans le quartier juif de Jérusalem à l'endroit exact où ils étaient représentés sur la carte de Madaba !

l'église Saint Georges 

L'EGLISE DES APOTRES

Si l'on excepte la mosaïque de la Carte, on dit de cette église - actuellement en réfection - qu'elle renferme les plus belles mosaïques de la ville.

Dans la nef, la plus importante des mosaïques représente divers aspects de la mer (poissons, et créatures marines) avec comme sujet principal la déesse de la mer (sans doute Thétis ou Thalassa)

Dans les chapelles de côté, les mosaïques représentent des fruits et des animaux.

l'église des apôtres 

LE SANCTUAIRE DE SAINT-JEAN BAPTISTE

C'est en 2009, à l'occasion de fouilles, que des mosaïques ainsi qu'un ancien pavement romain sont mis à jour à l'emplacement de cette ancienne église.

Aujourd'hui le sanctuaire se visite comme un musée avec des photos du début du XXè siècle, un sous-sol avec un puits datant de 1000 ans avant J.-C. que l'on peut encore actionner, une succession de tunnels... et un clocher qui se termine par une échelle de fer d'où l'on peut découvrir, de très haut, la ville.

Ce sanctuaire est dédié à Jean-Baptiste (vénéré par les Catholiques mais aussi les Musulmans et les Orthodoxes).

Jean-Baptiste désapprouvait le mariage d'Hérode avec Hérodiade, la femme de son frère ce qui déplaisait à Hérodiade. Hérode ordonna donc l'arrestation de Jean-Baptiste mais cela ne suffit pas à Hérodiade car elle voulait la tête de Jean-Baptiste.

Un jour, pour récompenser la fille d'Hérodiade qui avait réjoui par ses danses tous les participants à un banquet Hérode lui promit "demande moi ce que tu veux, je te le donnerai". La jeune danseuse réclama la tête de Jean-Baptiste sur un plateau pour l'offrir à sa mère. Hérode, contre sa volonté profonde, tint sa promesse et Hérodiade obtint ainsi satisfaction : Saint Jean-Baptiste fut décapité !

La tradition dit que le prénom de la jeune fille était Salomé... Salomé, la pièce d'Oscar Wilde, et l'adaptation qu'en a faite Strauss dans son opéra utilisent toutes les deux la danse des sept voiles.

le sanctuaire de Saint Jean-Baptiste 

BURNT PALACE ( le palais incendié)

Dans cette ancienne et imposante résidence privée du VIIe siècle les fouilles ont révélé au début du XXème siècle plusieurs mosaïques sur le sol. Ce palais, situé au bord d'une ancienne voie romaine, aurait brûlé à l'époque byzantine, peut-être durant le tremblement de terre de 749.

Et dans une salle rénovée, des mosaïcistes perpétuent la tradition...

Burnt palace 

LE MUSEE ARCHEOLOGIQUE

Le musée, édifié à partir de petites maisons anciennes qui, pour certaines possédaient des pavements en mosaïque, est très intéressant et agréablement agencé.

Outres les mosaïques, il abrite des collections de bijoux, d'armes, de poteries, de vêtements folkloriques, tapis...

musée archéologique 

On ne se lasse pas d'arpenter les rues en pente de Madaba... Mais nous apprécions les petites haltes dans les restaurants, les snacks ou les pâtisseries.

Délicieux falafels, beurek (feuilletés légers garnis de fromage et de menthe fraîche), hoummous, crudités et petits pains plats... (+ quelques frites que nous laissons généralement au bord de l'assiette), le tout accompagné d'une bière locale... Un régal avant de partir vers de nouvelles découvertes

Madaba 

Et le soir, avant de regagner notre hôtel, nous nous arrêtons faire un brin de causette avec Mohammad dans sa petite épicerie. Il semble toujours ravi de nous voir et nous offre dans un grand sourire une sucette ou un chocolat...

Madaba hôtel et Mohammad 

Madaba - dont j'ignorais jusqu'au nom - est une petite ville surprenante et riche de la culture de tous ceux qui l'ont habitée et en ont fait une mosaïque de peuples et de religions. Mosaïques que l'on retrouve aujourd'hui partout dans la ville.

Quant à ses habitants (et cela semble pareil dans toute la Jordanie) ils sont vraiment aimables, souriants, serviables, contents de discuter un peu avec les quelques touristes... et absolument pas insistants lorsqu'ils ont quelque chose à vendre.

L'hôtel dans lequel nous avons atterri est propre et confortable. Nous nous y sentons bien et le chant du muezzin au petit matin est suffisamment harmonieux pour que nous puissions nous rendormir après avoir été réveillées en douceur au petit matin.

Après 3 jours passés à visiter Madaba, nous récupérons la voiture que nous avons louée pour découvrir le pays.

les routes de Jordanie 
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Ce matin, l'agence de location nous a livré la petite voiture que nous avons louée pour 2 semaines et notre première destination est l'Est de Madaba : le désert.

Qsar Amra 

La route vers l'Est est un long ruban sans virage qui traverse une zone totalement désertique (mis à part un ou deux camps de réfugiés syriens) et c'est dans cette vaste étendue aride de la Jordanie que se trouvent les châteaux du désert que l'on doit aux premiers Omeyyades et qui semblent surgir de terre, irréels et comme par magie.

Situés le long de pistes ou d'anciennes voies romaines, les châteaux du désert conjuguaient un mode de vie urbain allié à un art de vie traditionnel dans le désert. On ignore encore comment fonctionnaient ces constructions en pierres calcaires ou basaltiques, non fortifiées. Elles avaient sans doute une fonction officielle et devaient être des lieux de réception contrairement à ce que pourrait laisser supposer l'expression "châteaux du désert".

QSAR AL AZRAK

Cette petite forteresse fut édifiée au IIIè siècle par les Romains puis occupée par les Omeyyades au VIIème siècle. Elle est entrée dans la légende après 1917 quand Lawrence d'Arabie et Faycal d'Arabie en firent leur QG.

A noter, la porte d'entrée dont chacun des deux vantaux pèse une tonne ! Et malgré le poids, il est encore aisé d'ouvrir et fermer la porte. J'ai testé !

Autrefois Azrak était une oasis qui s'étendait sur plusieurs kilomètres carré mais elle s'est aujourd'hui réduite à un mirage. Le niveau d'eau baisse dramatiquement et pour cause : un verre d'eau sur quatre bus dans la capitale provient des pompages effectués dans cette région. Le problème de l'eau est d'ailleurs un problème majeur en Jordanie.

Qsar Al Azrak 

QSAR AMRA

A 25 km de Qsar Al-Azrak se trouve le plus beau des châteaux du désert.

Sous la dynastie des Omeyyades c'était une résidence somptueuse dans laquelle les califes venaient se reposer (et prendre du bon temps).

Bâti au début du VIIIè siècle c'est le seul château du désert classé par l'Unesco.

Le principal intérêt de Amra est l'étonnante conservation des fresques de ses thermes qui furent découvertes à la fin du XIXè siècle et l'opulence de ces peintures contraste avec la modestie des dimensions du bâtiment.

Qsar Amra 

QSAR AL KHARANA

C'est le mieux conservé des châteaux du désert. On l'a longtemps assimilé à une forteresse mais les petites ouvertures pratiquées dans ses façades que l'on prenait des meurtrières sont en fait des ouvertures qui étaient destinées à remplir un rôle de ventilation.

Il s'agissait en fait d'un caravansérail, sorte d'auberge de 90 couchages, avec des écuries, des cuisines et même un hammam.

Qsar Al Kharana 
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A une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Amman, en bordure de la ville moderne de Jerash se dressent les ruines de l’ancienne cité romaine Gerasa. Une visite incontournable - avec Petra, bien sûr - lors d'un séjour en Jordanie parce que Jerash est un des plus beaux sites romains du Moyen-Orient.

Jérash 

Gerasa fut l’une des cités romaines les plus riches et les ruines de cet ancien ensemble ont été découvertes par hasard au tout début du XIXè siècle, ensevelies sous un épais manteau de sable. Il a fallu attendre plus d’un siècle avant que des fouilles sérieuses ne soient entreprises.

Le site est si étendu - et si riche - qu'il est difficile de consacrer moins de 3 heures à sa visite. Mais comme nous sommes au mois de novembre, nous avons la chance de ne pas avoir beaucoup de touristes et surtout de ne pas souffrir de la chaleur.

Jérash 

LES ETRANGES COLONNES DE JERASH

Un certain nombre de colonnes du site ne sont pas totalement en pierres.

On distingue

- les colonnes musicales : Une barre de fer a été placée dans une cavité creusée en leur coeur et dès la première secousse sismique, la barre de fer en bougeant à l'intérieur de la colonne émet un son particulier qui alerte sur l'imminence du danger.

On les repère aujourd'hui en tapant simplement sur la colonne : le son est totalement différent de celui de la colonne toute en pierre !

- les colonnes à boules : entre la colonne et le socle une boule a été insérée afin que la colonne vacille mais ne tombe pas en cas de secousse sismique.

L'APPEL DU MUEZZIN DANS LES RUINES DE JERASH

Jérash
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Wadi Mujib 

Nous quittons l'hôtel de Madaba (où nous reviendrons en fin de séjour) pour aller vers le Sud et nous empruntons la route des Rois qui sillonne la montagne au milieu de paysages fabuleux. Dommage que la température ait chuté et que la pluie soit de la partie.

Nous profitons d'une accalmie pour nous arrêter un moment dans une adorable petite cahute - le temps de boire un thé à la menthe - dans le superbe canyon du Wadi Mujib qui se déploie sur 70 km perpendiculairement au Jourdain entre la route du Désert et la mer Morte.

Wadi Mujib 

Umm Ar Rasas

Ancienne garnison romaine Umm Ar Rasas est aujourd'hui un petit village à mi-chemin entre la route des Rois et la route du Désert à une trentaine de kilomètres de Madaba.

L'intérêt principal de ce site classé par l'UNESCO en 2004 réside dans les deux magnifiques mosaïques datant du VIIIème siècle et récemment découvertes.

La plus belle de ces deux mosaïques est celle de l'église Saint-Etienne qui pavait entièrement l'abside centrale, les deux salles annexes et les trois nefs de l'église.

Hélas la pluie tombe drue et il n'y a pas assez de lumière pour mettre en valeur la beauté de ces mosaïques.

Umm Ar Rassas 

Karak

Nous arrivons à Karak en tout début d'après-midi, toujours sous la pluie et nous décidons de faire une halte pour goûter au plat national, le mansaf, dans un restaurant près de la forteresse.

La forteresse croisée de Karak installée sur un promontoire rocheux naturel le long de la route des Rois fait partie de la chaîne de châteaux croisés qui constituaient une ligne fortifiée entre Aqaba et la Turquie. C'est une grande bâtisse qui s'étend sur 220 mètres pour une largeur variant de 40 à 125 mètres et qui fut édifiée par Payen le Bouteiller en 1132.

La forteresse est belle mais nous sommes trempées par la pluie et nous ne nous y attardons pas, pressées de trouver un hôtel pour la nuit.

Le successeur de Payen le Bouteiller, Renaud de Châtillon,, était un croisé "sans foi ni loi". Il terrorisait et pillait tout ce qui passait dans la région, pèlerins et caravanes, sûr que personne ne pourrait le déloger de cette forteresse. Il avait également conçu pour ses prisonniers une mort particulièrement barbare : il les balançait du haut de la muraille, la tête protégée par une armature de bois afin qu'ils soient encore conscients lorsque leurs os se brisaient lorsqu'ils arrivaient tout en bas. Les croisés n'étaient pas toujours angéliques !

Kerak 
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Dana 

Au bord de la route des Rois, à 80 km au Sud de Karak et 60 km au nord de Petra, Dana est un pittoresque village de maisons de pierres situé sur un éperon rocheux. Il surplombe la plus grande réserve naturelle du pays (300 km2) et il n'est habitée que par quelques rares familles.

Les sommets alentour sont les plus hauts du royaume (1 800 m pour le plus élevé) et ils offrent des points de vue extraordinaires tandis que le point le plus bas de la réserve se trouve à 50 m du niveau de la mer.

Les reliefs sont sculptés dans le grès par le vent et l’eau et au fond des vallons se trouvent les wadis (vallées) alimentées en eau uniquement lors des épisodes pluvieux.

Dana doit son implantation à une alimentation hydraulique particulièrement favorable puisque 5 sources jaillissent à proximité du village. Pourtant dans les années 1970 les habitants abandonnent le village parce que les conditions de vie y sont devenues trop difficiles et que la plupart des habitants ont opté pour un travail à la cimenterie qui vient de s'installer à quelques kilomètres de là.

Le village renaît aujourd'hui après une réhabilitation qui assure des revenus aux habitants par le biais du tourisme. De plus il est maintenant approvisionné en électricité, et en eau grâce à la création d’un système d’acheminement d’eau par des canaux depuis les sources montagneuses jusqu’au village et aux cultures. Peu à peu, les habitants restaurent les petites maisons et l'endroit est à la fois plein de charme et de majesté.

La région abrite une biodiversité exceptionnelle. La réserve naturelle de Dana s’étend de la vallée du Rift au désert de Wadi Araba et les flancs de ses montagnes vertigineuses offrent des peintures rupestres millénaires - scènes de chasse, rondes de femmes… - qui témoignent de la vie quotidienne d’antan. On y croise (paraît-il) une faune et une flore exceptionnelle : reptiles, gazelles, hyènes du désert évoluent dans une nature spectaculaire : plaines verdoyantes, dunes de sable, forêts…

Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous faisons, avec Ali notre guide, une grande balade sur les versants abrupts de la montagne depuis le village jusqu'au wadi. Je dois reconnaître que nous n'avons vu ni gazelles, ni hyènes !... mais c'était fantastique. Arrivés au bord du ruisseau qui coule tout en bas de la montagne, Ali nous prépare un thé à la menthe et nous sortons du sac les petits gâteaux que nous avons achetés sur la route le matin.

Nous ne sommes pas descendues à pied depuis le sommet de la montagne jusque dans la vallée... C'est faisable mais un peu difficile et nous avons accepté avec plaisir de monter dans le 4X4 d'Ali.

La montagne est belle, l'hôtel est très agréable et tout le monde se retrouve autour du poêle après le diner pour écouter de la musique et danser.

Dana 
Chantal, Ali et moi à Dana 
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« A moins que tu n’y viennes, tu ne sauras jamais à quoi ressemble Petra. Sache seulement que tant que tu ne l’auras pas vu, tu n’auras pas la plus petite idée de la beauté que peut revêtir un lieu » (T.E Lawrence alias Lawrence d'Arabie)

Petra 

Blottie entre les canyons érodés des vallées du sud, non loin du désert, la cité antique de Petra, a été habitée depuis la préhistoire. Carrefour important entre l'Arabie, l'Égypte et la Phénicie elle était la capitale des Nabatéens, peuple commerçant qui, à partir du VIè siècle avant J.-C., domina la région jusqu'à l'arrivée des Romains.

Sculptée dans la roche, secrètement cachée à l'abri des montagnes, dans un dédale de failles granitiques, à l'intérieur d'un cirque de montagnes percé de couloirs et de défilés, Petra est un site archéologique des plus célèbres, où se mêlent les influences de traditions orientales anciennes et de l'architecture hellénistique.

Les extraordinaires couleurs du site qui sont dues à la présence d’oxydes métalliques piégés dans les grès : oxyde de fer pour les couleurs rouges ou jaunes, de cuivre ou de cobalt pour le bleu, de soufre pour l’ocre, de noir pour le manganèse… constituent de véritables tableaux.

Une inscription nabatéenne trouvée à l'entrée du Siq semble d'ailleurs indiquer que le nom sémitique de Pétra était "reqem", qui renvoie au caractère multicolore des blocs de grès. Les blancs, les mauves, les stries ocre embellissent celle que l'on nomme la "cité de grès rose", et lui donnent une atmosphère étonnamment vivante, comme si elle avait su garder, mystérieusement, le secret de la route des caravanes.

Les Nabatéens ont sculpté dans les montagnes de grès dont les couleurs varient selon la lumière du jour des temples et des tombeaux aux façades impressionnantes .

Grâce à un système de distribution d'eau très avancé, la cité était une véritable oasis artificielle. Aujourd’hui, on peut encore voir les vestiges de ces installations sur le flanc des parois.

Petra 

Pour les trois jours que nous passons ici, nous avons trouvé un hôtel dans la ville basse et c'est parfait car nous pouvons chaque jour aller à pied sur le site de Petra où nous nous rendons tôt le matin.

Nous avons acheté depuis la France le "jordan pass" que je conseille vivement car il donne accès à la plupart des sites touristiques et cela s'avère bien plus économique que les billets pris à l'unité.

BAB EL SIQ

Une fois franchi le guichet de vente des billets, on arrive sur le Bab el Siq (signifiant la porte vers le Siq). C' est une allée bordée de quelques monuments qui mène au Siq.

Bab el Siq - Petra 

le SIQ

C’était autrefois la seule voie d’accès à la ville de Petra.

Invisible depuis la route, la faille longue de 1,2 km, fa été creusée par les torrents dont les Nabatéens avaient détourné le cours pour pouvoir emprunter cette gorge aux immenses parois verticales, voie stratégique facile à défendre.

En suivant le lit du cours d’eau Wadi Moussa, ce long corridor se fraie un chemin entre des falaises qui peuvent atteindre 100 mètres de haut et dans lesquelles les Nabatéens avaient creusé des rigoles qui permettaient d’acheminer l'eau jusqu'à la ville. Les parois de grès rose sont creusées de nombreuses niches qui abritaient des idoles et l’érosion y a dessiné d’étranges sculptures.

Bab el Siq - Petra 

Après avoir parcouru allègrement (en tout cas le premier jour) environ 2 kilomètres depuis l'entrée sur le site, soudain, dans l'entrebaillement de la falaise, entre les formes découpées de la roche le Khazneh apparaît.

le Siq - Petra 


le KHAZNEH

Le Khazneth c'est l'image la plus célèbre de Petra. Khazneh qui signifie "trésor" en arabe dévoile une façade de 40 mètres d'inspiration corinthienne avec deux niveaux de colonnes, entièrement intégrée à la roche et s'ouvrant sur des salles intérieures vastes et travaillées (que l'on ne peut plus visiter). Elle a été taillée dans le grès au 1er siècle avant J.-C. et les archéologues ne savent toujours pas quelle était sa fonction.

La partie supérieure est sculptée d’aigles, de personnages parmi lesquels on devine une femme tenant une corne d’abondance et d'Amazones.

Les encoches dans la pierre, sur les côtés, auraient servi aux ouvriers lors de la réalisation de la façade qui a été creusée en partant du haut, à l'aide d'échafaudages. En effet, plus sculpteurs qu'architectes, les Nabatéens réalisèrent rapidement qu'il était plus facile de s'attaquer à la roche tendre que d'édifier des ouvrages vulnérables aux tremblements de terre

Le Khazneh est aussi appelé "le trésor du pharaon" car pendant longtemps les Bédouins qui vivaient sur le site croyaient que l'urne funéraire située en haut du bâtiment contenait un important trésor.

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le Khazneh - Petra 

LA RUE DES FACADES

Après le Khazneh, une large allée sur la droite mène à la rue des façades ainsi nommée parce qu' elle possède un alignement d'une quarantaine de tombes et d'habitations troglodytes (qui ont pour la plupart subi les ravages de l'érosion) datant pour les plus anciennes du 2ème millénaire avant J.-C.

rue des façades - Petra 

EL MADHBA - LE HAUT LIEU DU SACRIFICE

C'est par un chemin tortueux et une série de 800 marches !...qu'on accède à cet endroit qui domine la ville.

Sur place se dressent deux obélisques de 7 mètres représentant les deux principaux dieux nabatéens, Dushara et Al-Uzza auxquels étaient destinés les sacrifices (d'animaux apparemment).

Autour de la "table", une grande rigole terminée d'un cercle servait à recueillir le sang de l'animal qu'on utilisait ensuite pour badigeonner l'autel des dieux.

En fait, El Madhba n'est pas un endroit extraordinaire, la beauté est dans les chemins qui y mènent.


El Madhba - Petra 

Le chemin est absolument magnifique et les couleurs chatoyantes de la roche font oublier la fatigue.

Petra 

ED DEIR - LE MONASTERE

De l'autre côté du théâtre se trouve le monastère, Ed Deir. Mais il y a autant de marches à monter que pour aller à El Madhba et je dois dire que je commence à en avoir plein les baskets ! Courageusement Chantal fait le trajet à pied mais moi, je décide de faire une partie du chemin à dos d'âne. Je ne grimpe que les 178 dernières marches (je les ai comptées dans la descente !), sur un total de 788...

Le monastère est un imposant édifice de 45 mètres de haut et 50 mètres de large taillé dans le grès jaune de la montagne. Il date du 1er siècle après J.-C. mais, là non plus "on" ne sait pas grand chose de sa fonction initiale même si "on" sait qu'il aurait servi plus tard d'église à l'époque byzantine.

Au-delà du monastère, sur un belvédère qui offre une vue magnifique sur le Wadi Araba un Bédouin nous propose de siroter sur un coussin un thé à la cardamome.

Le chemin qui mène au monastère offre ici encore un paysage coloré, accidenté... avec toujours ces roches veinées de couleurs.

Ed Deir - Petra 

Petra est un endroit magique... Nous y avons passé 3 jours à déambuler en tous sens mais le séjour aurait pu durer bien plus longtemps tant il y a de choses à voir... Pour plus de détails et de photos vous pouvez aller vous promener sur mon blog (www.chicha.over-blog.net) car il ne m'est pas possible de tout mettre ici.

A signaler quand même encore les tombes royales sublimes... le théâtre, le musée... et la rencontre de Lydia, Othman et leurs copains chez qui nous sommes allées diner un soir.

Petra 
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Wadi Rum 

Il existe plusieurs organismes de tourisme qui proposent un jour ou deux dans des campements dans le désert Nous avons fait le bon choix et là encore, nous sommes enchantées.

Nous avons rendez-vous à 9 heures à l'entrée des visiteurs du Wadi Rum avec notre guide, Nawaf, et c'est à 4 personnes que nous grimpons dans sa camionnette pour une randonnée dans le désert jusqu'au coucher du soleil.

Le Wadi Rum est une succession de dunes, de collines, de montagnes et de larges vallées sablonneuses qui varient du jaune au rouge et s’étendent jusqu’aux plaines de la Badia au Nord et à l’Arabie Saoudite au Sud. Du sable blond, des dunes de sable rouge, des rochers aux formes étranges, des inscriptions préhistoriques sur les parois des montagnes... Des paysages aux couleurs allant des pastels les plus tendres à des couleurs fortes. Sublime...

Le plus haut sommet, le Jabal Umm ad Dami, 1 855 mètres, est le point culminant de la Jordanie.

Habité depuis la préhistoire comme en témoignent les inscriptions qui sont gravées dans le grès le Wadi Rum doit sa popularité à Lawrence d'Arabie qui y séjourna longtemps et l'a décrit largement dans son livre "les sept piliers de la sagesse". Le gouvernement essaie de promouvoir le tourisme au bénéfice des communautés bédouines locales qui pour la plupart, même si elles se sont sédentarisées, tiennent à leur identité bédouine.

Des haltes pour boire un thé à la menthe dans des tentes bédouines... ou pour voir de plus près la source de Lawrence, la maison de Lawrence, une faille avec des inscriptions préhistoriques dans le Kazhali canyon, le Burdah rock bridge, pour escalader (pour être honnête, moi je me suis dispensée de l'escalade) une dune rouge et profiter du paysage depuis son sommet...

Et, à chaque fois, Nawaf nous donne des explications géologiques ou culturelles.

Vers midi, Nawaf stoppe le 4X4 dans le Mujlig, ramasse quelques morceaux de bois et fait cuire des légumes que nous mangeons avec du fromage, de l'hoummos, du pain... sur une grande natte étalée sur le sol.

Outre ses talents de conteur et ses sourires, notre jeune guide est un très bon cuisinier...

Wadi Rum 

Nous arrivons au campement à la tombée de la nuit... 8 tentes regroupées autour d'une 9ème beaucoup plus grande, agréablement aménagée, qui est la salle commune dans laquelle nous prenons le dîner.

Repas de luxe... Des légumes et du poulet cuits sur des grilles placées dans une sorte de citerne enfouie dans un trou creusé dans le sable. Un grand linge disposé sur le couvercle, le tout entièrement recouvert de sable et mis à cuire pendant des heures...

C'est sous quatre couvertures bien épaisses que je m'endors tandis que le silence enveloppe le désert...

Wadi Rum 

et c'est dans le Wadi Rum que j'abandonnerai mes chaussures...

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Depuis que nous sommes arrivées en Jordanie, nous avons beaucoup marché, beaucoup bougé et nous éprouvons le besoin de nous poser un peu...

Nous prenons donc la direction d'Aqaba... Un petit hôtel sympa à l'extérieur de la ville en bord de mer... Une chambre agréable, une piscine dont nous ne profiterons pas car il ne fait pas tout à fait assez chaud.... Des repas de poissons... Une promenade sur la plage...

Une seule petite virée en ville nous suffit car si Aqaba est la principale station balnéaire de Jordanie elle a assez peu de caractère... Repos...

Aqaba 
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Pour atteindre la mer Morte à partir d'Aqaba, nous traversons le Wadi Araba en empruntant, pendant 3 heures une route désespérément droite bordée par le désert aride qui longe la frontière avec Israël. Le désert de Wadi Araba se prolonge d'ailleurs de l'autre côté de la frontière où il prend le nom de Neguev.

Wadi Araba 

Et au bout de 3 heures de cette route monotone, la mer Morte apparaît avec ses festons blancs qui ne sont pas des vaguelettes mais des amas de sel.

la mer Morte 

La mer Morte est en fait un lac salé partagé entre Israël, la Jordanie et la Palestine.

Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer est de 2 à 4%, celle de la mer Morte est de 27,5% et c’est parce qu’aucun poisson ni aucune algue ne peut subsister dans ces conditions qu’elle est appelée mer Morte.

Avec une surface de 640 km2 et une profondeur de 390 mètres elle est le point le plus bas de la surface du globe avec une altitude de - 430 mètres sous le niveau de la mer. Vieille de 3 millions d'années, son niveau descend de 1,45 mètres par an en moyenne et elle a perdu 1/3 de sa superficie depuis cinquante ans soit 50 cm par an (cet assèchement est dû à la surexploitation croissante du Jourdain - sa principale source d’eau douce - mais aussi à l’évaporation due aux usines d’exploitations de sel de la mer Morte et à son exploitation par l'industrie de la potasse, l'une des ressources les plus précieuses de la Jordanie).

La mer Morte s’est déjà complètement asséchée il y a 120 000 ans et elle devrait vraisemblablement s’assécher de nouveau.

En fait, il n'y a pas de plage à accès libre car, compte tenu des montagnes escarpées, on ne peut pas accéder au bord de mer par contre il existe des lieux aménagés et payants. Nous n'hésitons pas : bien sûr, il n'est pas envisageable d'être là et de ne pas prendre un bain dans cette mer.

Se baigner dans la mer Morte est vraiment un moment totalement étrange !

La mer est bordée de petits blocs de sel et une fois qu'on les a franchis, qu'on est dans l'eau, rien ne fonctionne comme dans les autres mers :

- sur le dos on flotte totalement et lorsque l'on n'a pas pied, il est impossible de se tenir à la verticale

- impossible de nager sur le ventre parce que la partie inférieure des jambes ne reste pas à la surface de l'eau : elle remonte vers le ciel

- en se mettant dans la position de l'oeuf, on devient un véritable culbuto

étonnant, étonnant... et drôle !

Après un bain , il est possible de se faire enduire de boue de la mer Morte et on se retrouve vite transformée en pingouin... mais la peau est tellement douce après...

Moi, j'ai beaucoup aimé cette rencontre avec la mer Morte...

la mer Morte 
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C'est l'endroit où Jean-Baptiste a baptisé le Christ.

Les fouilles ont commencé en 1996 et pour l'instant elles ont mis à jour des vestiges de l'âge de bronze jusqu'à la période omeyyade. De nombreuses églises et bassins permettaient d'accueillir les pèlerins et les candidats aux baptêmes qui ont fréquenté ces lieux pendant de nombreux siècles.

A cause de sa proximité avec la frontière, la visite ne peut s'effectuer qu'avec un guide et c'est un petit bus qui fait la navette entre le parking et le site, avec contrôle à un check point. Après une petite marche (au pas de charge !) on accède au Jourdain.

Le Jourdain n'est plus une rivière d'eau pure mais un cours d'eau (parfois un filet en saison sèche, paraît-il) boueux dans lequel certains s'immergent (comme les Indiens dans le Gange).

Voilà un site que l'on peut allègrement zapper... La visite est vraiment décevante.

Autant le mont Nebo est un endroit empreint de spiritualité, autant Béthanie est un attrape touristes : le prix d'entrée est élevé et la visite est menée à un train d'enfer, le groupe est encadré (proximité de la frontière oblige) et il n'est pas question de s'éloigner du groupe et de s'attarder en chemin.

Al Maghdas 
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Le mont Nebo se dresse à huit kilomètres au nord de Madaba.

C’est au mont Nebo que s’acheva le long Exode des Hébreux à travers le désert et c'est de cette petite colline que Moïse contempla la Terre promise dont Dieu lui interdit l'accès. Il a donc conduit le peuple d'Israël sur ce sommet qui s'ouvre à l'Ouest au delà de la vallée du Jourdain et de l'oasis de Jericho et c'est aujourd'hui l'un des principaux lieux saints de Jordanie.

Une basilique fut construite au sommet par les premiers chrétiens byzantins, à la fin du IVème siècle, en hommage au patriarche et à partir du VIIème siècle, le lieu devint un passage obligé pour les pèlerins du monde entier. Le pèlerinage partait de Jérusalem, passait par Jericho, Ayun Musa, le mont Nebo et se terminait par une baignade dans les sources chaudes de Ma'in.

Les Franciscains ont acheté le site en 1936 et dégagé les ruines de l'église ensevelie depuis 3 siècles. Les fouilles de la basilique ont révélé de magnifiques mosaïques représentant des scènes de la vie pastorale et des animaux et certaines sont dans un excellent état de conservation.

La visite de cet endroit m'a emplie d'émotion. Qu'ils soient bouddhistes, chrétiens, musulmans... certains endroits sont tellement imprégnés de spiritualité qu'ils nous émeuvent. Mais peut-être aussi ai-je été brutalement submergée par le souvenir de ma petite mère qui était si croyante...


Le mont Nebo est un lieu "fort" contrairement à Bethanie au bord du Jourdain qui m'a semblé un endroit essentiellement commercial.

le mont Nebo 
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Amman 

Après une halte de 24 heures à Madaba où nous avons rendu la voiture louée, nous sommes venues en taxi jusqu'à Amman où nous allons passer les deux derniers jours dans un hôtel très sympathique de la vieille ville : le Amman Pasha hôtel.

amman pasha hôtel 

On estime à 4 millions (environ) le nombre d’habitants à Amman, capitale de la Jordanie depuis 1921. Il semble difficile d’établir un recensement précis car la ville accueille de nombreux réfugiés syriens, irakiens et iraniens en plus des camps de Palestiniens (créés en 1948 et 1967 en raison du conflit israélo-arabe). La Jordanie se veut une oasis de paix au Moyen-Orient et une terre d’accueil.

A l’origine Amman était bâtie sur 7 collines mais elle s’étend maintenant sur 19 collines (chacune étant connue sous le nom de « jabal » ou montagne).

Amman 

Il y a assez peu de choses à visiter à Amman mais il est agréable de flâner dans la ville basse (downtown) chaotique et labyrinthique surplombée par la citadelle.

Le marché aux fruits et légumes, le dédale des souks autour des ruines du théâtre romain, la multitude d’échoppes, le petit musée ethnographique près du théâtre… la citadelle...

Amman 

L’endroit le plus intéressant de la ville est la citadelle édifiée par l’empereur Marc-Aurèle dans la deuxième partie du deuxième siècle après J.-C. sur une colline connue sous le nom de Jabal al-Qal’a (à l'époque Amman s'appelait Philadelphie) De là, on jouit d’une superbe vue sur les collines couvertes des petits cubes beiges des habitations de la ville.

Après les Romains, l'endroit fut occupé par les Byzantins puis par les Ommeyades et en 1161, la forteresse a été occupée par les Croisés avant de devenir le domaine des Templiers après 1166.

Des fouilles ont mis à jour des vestiges remontant au Néolithique ce qui fait de Amman l’un des sites habités les plus anciens du monde ( plus de 7000 ans).

Sur le site de la citadelle, le musée national archéologique abrite de superbes pièces et particulièrement d'étranges statues émouvantes âgées de 8 000 à 10 000 ans. Leur corps est rudimentaire mais le visage est finement sculpté : la bouche, les narines et surtout les yeux en relief, peints en noir grâce à une incrustation de bitume !

La matière a été modelée à la main sur un réseau de branches de roseau ligaturées qui donne la structure interne à la manière d'un squelette. Le plâtre dont elle est composée est ensuite cuit.

Certaines statues ont deux têtes mais leur signification n'est pas encore connue.

Amman 
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Voyager, c'est bien sûr découvrir des paysages, des architectures, des cultures... qui nous surprennent mais c'est aussi aller à la rencontre des autres, et s'offrir à cette rencontre dépouillée des images et des préjugés dans lesquels nous enferme notre quotidien. C'est aussi pour cette raison que j'aime tant les voyages. Parce que j'en reviens toujours enrichie du regard des autres.

La Jordanie a été une de mes destinations les plus belles et les plus riches. J'y ai aimé les villes, le désert, les montagnes, la culture, la gentillesse de ses habitants et tant d'autres choses encore.

Les rencontres en Jordanie sont très faciles parce que les Jordaniens sont particulièrement accueillants. Avant mon départ, mon ami thaïlandais, Tantra, m'avait écrit "We found Jordanians to be some of the friendlies, most hospitable people we met in our travels"... Et il avait tout à fait raison.

Il y a eu les rencontres pour lesquelles nous avons pris le temps : Lydia et Othman le temps d'un après-midi et d'un dîner chez eux avec leurs amis, Ali qui nous a conduit en 4x4 au fond des gorges de Dana avant de nous y préparer un thé à la cardamome au bord de la rivière, Giovanni le guide à Amman, l'étrange Awadi à Petra, Sattam et son délicieux café devant l'hôtel Pasha à Amman, Nawaf, l'adorable guide du Wadi Rum et Mohammad qui chaque matin, dans un grand sourire, m'offrait un bonbon ou un chocolat avec la bouteille d'eau achetée dans sa boutique.

et puis il y a eu les autres rencontres... un peu plus brèves mais toujours aimables et souriantes.

Et pour plus de détails - et plus de photos - sur ce voyage n'hésitez pas à aller sur mon blog

www.chicha.over-blog.net

"Nous ne voyageons pas pour voir mais pour ne pas voir, c'est à dire pour essayer d'atteindre autre chose que la surface lisse et fugitive des choses, pour nous voir aux lumières d'ailleurs". Jean de la Croix

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