Sydney, sur les rives de la mer de Tasman

Direction Sydney pour une découverte express en 5 jours avant de rentrer en France après 6 mois en Nouvelle-Zélande.
Partager cet article

Après plus de six mois passés chez les kiwis, je m’apprête à rentrer en France mais pour profiter un peu plus de ce semestre loin de chez moi, je m’offre quelques jours à Sydney puis à San Francisco, Las Vegas et Los Angeles (carnet « A la découverte de l’ouest américain »). Je laisse Auckland derrière moi avec regret, une nouvelle page se tourne. Une fois sur le sol australien, je rejoins des amis qui m’hébergent à Manly, au nord de Sydney. Le train de la ligne The City Circle line amène les passagers depuis l’aéroport jusqu’au Circular Quay en une vingtaine de minutes pour un peu moins d’une vingtaine de dollars australiens. Depuis ce quai, et malgré la pluie, je n’ai qu’à tourner la tête de chaque côté pour apercevoir le célèbre Harbour Bridge et l’Opera House.

Opera House 
Harbour Bridge 

L’heure n’est pas à la flânerie, je suis à Circular Quay pour prendre le ferry pour Manly. Un comptoir s’occupe des ventes de tickets et donne des explications claires aux voyageurs quant au départ des bateaux et aux bateaux à prendre (tous ne vont pas au même endroit).

Circular Quay 

Le bateau longe l’Opera House nous en offrant une approche différente, nous sommes nombreux à dégainer nos appareils photos mais le voyage se corse une fois l’opéra passé, la houle et le vent y étant probablement pour quelque chose. J’arrive à Manly trempée (je ne m’attendais pas à cette pluie fine) mais contente. Mes amis sont des français expatriés : chez eux, aucune fenêtre ou porte n’est laissée ouverte sans moustiquaire, la faute aux bestioles plus dangereuses voire mortelles (araignées, serpents…). Il est aussi impensable de marcher pieds nus ou de s’allonger dans l’herbe de leur jardin, toujours pour les mêmes raisons. En discutant avec d’autres australiens, ils en rigolaient presque ! Il est certain qu’il est préférable de fermer sa chambre ou sa maison pour éviter de retrouver une grosse bête dans un vêtement ou une chaussure, sachant que pour le coup les araignées australiennes sont quand même (beaucoup) plus grosses. Cela n’est pas sans rappeler une anecdote amusante, l’une des araignées classées parmi les plus dangereuses du pays n’a pas gagné ce titre à cause de son venin (il n’est pas dangereux) mais du fait qu’elle se cache dans les pare-soleils des voitures pour se reposer et les automobilistes perdent souvent le contrôle de leur véhicule en découvrant l’énorme bête dans leur voiture. Il faut néanmoins se montrer plus prudent dans le désert et faire preuve de bon sens (comme ne pas aller se baigner à minuit sur une plage du Cairns réputée pour ses nombreux crocodiles marins).

L’après-midi se déroule au zoo de Taronga. La foule ne se bouscule pas à l’entrée du zoo, les rares visiteurs s’abritent sous leur parapluie. Ce zoo est réputé pour sa vue sur l’Opera House et le Harbour Bridge : une girafe au premier plan, Sydney au second, il n’y a pas mieux ! Nous avons le temps d’apercevoir quelques animaux, essayant eux aussi de s’abriter de la pluie avant qu’un déluge ne nous oblige à nous entasser sous un auvent puis finalement à malheureusement quitter ce lieu, la météo capricieuse ne nous offrant aucun répit.

Vue de Sydney dans le brouillard depuis l'enclos des girafes

Ce zoo semblait prometteur malgré un prix d’entrée dépassant les 40$. Ce n’est pas une légende, l’Australie est un pays très cher. Retour à la maison pour une soirée tranquille.

• • •

Réveil tardif et sous la pluie en ce lundi matin et direction le centre-ville de Sydney via le ferry, la mer bouge toujours autant au milieu du voyage. A noter, deux types de ferry existent : les rapides et les moins rapides. Le prix sur un trajet est d’environ 1$ dollar de plus sur le ferry rapide et réduit le trajet à 20 minutes au lieu de 30 (et le calvaire pour les personnes sujettes au mal de mer). Ce moyen de transport est très utilisé, il n’est pas rare de s’assoir entre deux personnes en costumes qui se rendent à leur travail. La journée débute par la visite de la Sydney Tower Eye qui est la 2ème tour la plus haute de l’hémisphère sud, après la Sky Tower d’Auckland. Elle culmine à 305 mètres et offre un panorama sur la ville… sauf quand une épaisse brume s’invite.

Eye tower 

J’aperçois quand même quelques quartiers alentours. La construction et l’histoire de la tour sont présentées au travers d’expositions et de films répartis sur le chemin jusqu’au dernier étage, intéressant de mon point de vue. Je me promène ensuite dans le quartier d’affaires mais le temps pluvieux m’oblige à l’écourter, même mon parapluie ne peut rien faire. A la place, ce sera une séance shopping dans le Westfield Sydney Shopping Center qui est réservée à une clientèle plutôt aisée (marque de luxe, restaurants gastronomiques…). L’architecture du lieu est sympa mais j’ai trouvé que globalement il lui manquait quelque chose, une identité peut-être, sentiment nuancé grâce au petit restaurant Zeus Street Greek. En plus d’être au pied de la tour avec la vue qui va avec, les plats sont bons et copieux. Au menu, tranches de pain et diverses sauces. J’ai été agréablement surprise par l’assiette composée de plusieurs bols de tartinables qui semblaient maison tant à la texture qu’au goût : houmous, poivronnade, tapenade, tomates et échalotes et de tranches de différents pains : pain au seigle, pain aux céréales, pain blanc, pain à l’épeautre… Ce restaurant a l’air d’avoir changé d’emplacement et de ne plus offrir de salle avec vue sur la tour, à voir si la qualité n’a pas pris un coup non plus ! Après cette pause gourmande, je me balade dans les quartiers de Sydney, mon fidèle ami (parapluie) au poste pour finalement arriver au Darling Harbour et faire un arrêt ravitaillement au magasin Lindt. Le nom du port est celui d’un lieutenant général qui a gouverné l’état du New South Wales au XIXème siècle.

Darling Harbour

Sur ce port, quelques attractions et restaurants offrent une bonne parade au temps maussade. Je jette mon dévolu sur le Sea Life, aquarium de Sydney. Encore une fois, il faut s’acquitter de plus de 40$ pour rentrer. L’aquarium présente une très belle collection de poissons, il y en a pour tous les goûts : poissons colorés, exotiques, inconnus, étranges… Les enfants sont plus que ravis. Des ateliers permettent de prendre part au travail des soigneurs : nourrir les pingouins, plonger dans le bac des requins (aucun courageux ce jour-là), visiter les coulisses… D’autres rendent la visite interactive : vidéo, démonstrations, explications. La partie la plus impressionnante est un aquarium complètement vitré dans lequel requins, raies Manta et autres espèces marines nagent. Un tunnel de verre nous fait presque croire que nous sommes en train de nager avec eux, les animaux passent au-dessus de nos têtes, en-dessous de nos pieds, à droite, à gauche, on ne sait plus où donner de la tête.

Un dernier tour autour du Darling Harbour avant de rentrer tranquillement par le ferry.

• • •

En ce troisième jour chez les kangourous, réveil très matinal à la découverte des Blue Mountains. J’ai réservé l’excursion d’une journée sur Internet pour 75$AUD comprenant le trajet en bus de 2h, quelques arrêts « point de vue » pour de belles photos et une découverte de ce lieu accompagnée par un guide. Quelques minutes à 5h du matin pour bien commencer la journée en admirant un magnifique lever de soleil sur la plage de Manly. Je ne suis pas la seule, je croise de (très) nombreux sportifs matinaux : volleyeurs, surfeurs, coureurs, cyclistes, yogis… Cela donne envie de changer son rythme de vie.

Manly à 5h du matin 

Les deux heures de bus sont entrecoupées de plusieurs arrêts. L’un d’eux surplombe les Blue Mountains, chaîne de montagnes culminant à plus de 1110 mètres et s’étendant sur plus de 1400km², appartenant à la cordillère australienne qui longe la côte australienne est et sud-est sur 3000 km. La vue est à couper le souffle, un sentiment de liberté, de grandeur et de quiétude se dégage de ce relief recouvert de forêts.

J’ai eu de la chance, les paysages n’étaient pas brûlés lorsque je m’y suis rendue. Il y a régulièrement des incendies qui détruisent d’importantes parties de ces bois. Après quelques pas sur ces montagnes bleues, il est l’heure de faire une pause déjeuner. Je profite de ce moment libre pour arpenter les ruelles de Katoomba. La ville est très petite et trop touristique à mon goût. L’après-midi démarre sur les chapeaux de roues, on quitte le bus pour une promenade de deux heures dans les montagnes dont l’histoire nous est racontée par le guide. Chaque oiseau ou fougère rencontré(e) a le droit à sa présentation en détails, la visite est intéressante. Nous apercevons les roches des trois sœurs qui se détachent au-dessus de la vallée et constitue l’un des sites les plus connus de la région. La légende raconte que trois sœurs ont été changées en pierre pour les protéger, suite à une guerre ayant éclatée car leur mariage avec des hommes d’une tribu voisine dont elles étaient amoureuses était interdit. La légende peut faire sourire, cependant elle n’est que le fruit de l’imagination de l’industrie du tourisme qui voulait attirer des visiteurs supplémentaires.

Three sisters

Un funiculaire traverse le paysage, les sensations doivent être impressionnantes, suspendu à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Pour la petite anecdote, il a la pente la plus importante du monde. Ce sera pour une prochaine fois.

La balade se termine trop vite et il est déjà l’heure de repartir. L’endroit mérite le déplacement. Les amoureux de la nature et des grands espaces seront enchantés, les possibilités de randonnée sont multiples. Les tours sur une journée sont un bon moyen de découvrir cet endroit mais j’ai trouvé dommage de rester si peu sur place et suis un peu restée sur ma faim.

• • •

Pas d’école pour les deux filles de mes amis qui ont gardé quelques habitudes françaises. Le rythme scolaire en maternelle est un peu à la carte à Syndey, l’école étant payante (c’est loin d’être donné !) et ce n’est pas un forfait comme chez nous, c’est en fonction du temps passé à l’école. Je profite de rendez-vous médicaux de mes hôtes pour découvrir un peu plus Manly. Au programme, une balade très agréable sous un beau soleil en longeant la baie. Eau turquoise, végétation environnante, fleurs colorées aux parfums de printemps, pavillons débordant de joie et de vie sont autant d’éléments qui participent à la douceur du moment. Ce chemin est accessible depuis le port d’où partent les ferrys pour Sydney, en prenant à droite.

Après cette escapade reposante, nous longeons la côte en voiture et faisons quelques arrêts pour des photos, des balades sur la plage ou des promenades en haut des falaises dominant la mer avec de beaux points de vue. Le bleu marine de la mer contraste avec le blanc du sable et le vert de la végétation. Sur les plages, les baigneurs ont le choix : nager dans la mer ou dans des piscines naturelles qui sont délimitées par des « murs ». Manly reste mon coin préféré de Sydney.

Après-midi farniente sur la plage Bondi beach avec des amis rencontrés en Nouvelle-Zélande quelques mois plus tôt. Lézardant sur nos serviettes, nous assistons à une alerte aux requins. S’ensuit une évacuation ultra rapide de l’eau et presque sans panique : en quelques secondes la mer est désertée. Les estivants sont bien disciplinés et ne semblent pas surpris par la procédure à suivre.

• • •

Le dernier jour en Australie est (déjà) arrivé, le dernier trajet mouvementé en ferry de Manly à Sydney aussi. L’heure est à la flânerie au Circular Quay, je regrette de ne pas avoir plus de temps pour visiter l’Opera House. Des visites guidées sont proposées plusieurs fois par jour au prix de 40$ par personne, les places sont limitées et souvent prises d’assaut quelques jours plus tôt. D’autres alternatives existent : réserver une table au restaurant gastronomique ou un billet pour l’un des spectacles qui se produisent à l’opéra. J’ai quand même l’occasion de m’en approcher, son architecture originale fait penser à un voilier pour certains ou à un coquillage pour d’autres, personnellement je ne trouve pas qu’il ressemble à un coquillage.

On admire l’opéra et on a qu’à faire demi-tour pour apercevoir le célèbre Harbour Bridge, pont le plus large du monde (presque 50 mètres). Là encore par manque de temps, je ne peux pas grimper sur le pont. En effet, les plus courageux pourront se risquer à marcher dans son arche qui s’élève à 134 mètres au-dessus du sol. Cette excursion est proposée par des agences de tourisme et est encadrée, on ne peut pas le faire tout seul.

Mais avant de partir, encore quelques instants pour profiter des royal botanic gardens situés à côté de l’opéra : un joli parc avec des arbres et animaux que je n’avais jamais vus qui est bordé d’un côté par une promenade le long de la mer et de l’autre par les gratte-ciels de la ville.

Royal botanic gardens - Vue sur l'Opera House et le Harbour Bridge

Il est temps de quitter ce pays, avec la tête pleine de souvenirs, pour quelques jours dans l’ouest américain. Il faut définitivement que je revienne dans cette ville, cela a été un coup de cœur et notamment avec Manly : on en oublierait presque que c’est une grande ville.

Poster un commentaire

Si vous êtes déjà inscrit sur MyAtlas, connectez-vous ! Pas encore inscrit ? Découvrez MyAtlas, le site qui permet de raconter et organiser ses voyages.