Shanghai, perle de l’Orient

Premier voyage organisé en groupe avec le CE de mon entreprise pour découvrir sur 6 jours la ville de Shanghai qui nous a beaucoup plu.
Octobre 2018
6 jours
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Nous arrivons à Shanghai après 12h de vol et un premier vol annulé pour rejoindre Paris. Nous découvrons le groupe avec lequel nous allons partager ce voyage. C’est parti pour les formalités administratives. Nous passons rapidement l’immigration, ayant opté pour un visa individuel et regardons avec amusement nos camarades en file indienne rentrer en Chine. L’organisation avec un visa collectif doit être quasi militaire sous peine de recommencer plusieurs fois. Notre guide nous attend dans le hall de l’aéroport et nous accompagne jusqu’au bus, rose, que nous garderons jusqu’à la fin du séjour. Il est 9h du matin, nous sommes fatigués mais impatients de découvrir cette ville. Nous avons le droit à diverses anecdotes et explications concernant la vie à Shanghai. A mesure que nous approchons de la ville, le voile qui l’entoure ne diminue pas, la guide nous explique que c’est un nuage dû à la pollution et essaie de nous convaincre que cela arrive peu souvent. Nous avons vraiment été malchanceux car le voile était présent pendant tout notre séjour… Les informations données par la guide étaient intéressantes mais dès que nos questions portaient sur le gouvernement chinois ou sur les conditions de vie en Chine, les réponses, quand il y en avait, s’éloignaient de la réalité. Nous avons eu l’impression que les chinois que nous avons rencontrés devaient faire attention à ce qu’ils disaient et qu’ils se devaient de montrer la meilleure image qu’il soit de leur pays, la vérité n’était donc pas toujours au rendez-vous.

Notre premier arrêt est la tour de Shanghai, deuxième au classement des tours les plus hautes du monde avec ses 632 mètres, ses 128 étages et ses 420.000 m² de surface.

L'impressionnante Shanghai Tower vue d'en bas 

Cette tour a été inaugurée en 2014 dans le quartier financier de la ville, Pudong. La plupart des bâtiments ont été construits les 30 dernières années. L’avant-après est d’autant plus impressionnant que la période est courte. Pour atteindre le sommet de cette tour, nous prenons l’ascenseur le plus rapide du monde avec une vitesse de 73.8km/h, on est loin des 36.7km/h de la One World Tower de New York, dernière en date que l'on avait visitée… Les murs de l’ascenseur sont noirs et nous ne ressentons pas grand-chose si ce n’est la pression dans nos oreilles. Nous sommes impressionnés mais déçus en même temps, nous nous attendions à ressentir la montée. Arrivés en haut, notre déception s’estompe et laisse place à de l’émerveillement : la vue sur la ville, et ce malgré le voile, est spectaculaire et donne un aperçu de son immensité et de sa démesure. Les deux bâtiments qui nous marquent le plus sont le décapsuleur (tour la plus haute de Chine avant la construction de la Shanghai Tower, culminant à 492 mètres) qui est la Jin Mao Tower et une tour de télévision à la forme originale surnommée Perle de l’Orient, comme la ville. Une heure passée dans la tour et nous redescendons pour aller déjeuner. En bas de la tour, il est difficile d’apercevoir son sommet.

Aperçu du décapsuleur et des autres bâtiments de Shanghai. Le nuage de pollution est bien présent!

C’est l’heure de notre premier repas chinois. La première fois, c’est amusant de voir un plateau en verre au milieu de la table sur lequel sont déposés une dizaine de plat : porc au caramel, viandes en sauce, légumes au soja et autres ; plateau qui tourne et offre ainsi la possibilité à chacun de se servir de chaque plat sans bouger. Malheureusement, pour chaque repas, les restaurants où nous mangions avaient le même concept et les plats étaient très occidentalisés. D’ailleurs ces restaurants n’étaient réservés qu’aux groupes dont beaucoup de français. Nous avons été très déçus par ce manque de découverte, d’autant qu’en discutant avec des personnes dans la rue, très peu de chinois mangent sur des plateaux en verre tournants et les recettes ne sont pas non plus à leur goût. Ce sont des restaurants réservés aux touristes qu’il faut peut-être faire une fois à la limite mais qu’il vaut mieux éviter au maximum pour plus d’authenticité.

Les plats étaient posés sur le plateau au-fur-et-à-mesure 

Il est temps pour nous de rejoindre notre hôtel : le Central Hôtel, hôtel 4 étoiles situé à deux pas de la célèbre rue Nankin, aux chambres très spacieuses et aux équipements multiples : deux lits king size, baignoire, douche, bureau, salon…

Central Hotel, Shanghai 

Certains profitent de l’après-midi libre pour tester les lits des chambres, quant à moi, je vais me promener dans les rues de la mégapole.

Je tombe rapidement sur la place et le parc du peuple qui sont entourés de magasins de grande marque. Je me laisse porter par la musique douce, les cours de yoga, les spectacles et jeux improvisés, la nature environnante. J’ai l’impression de rentrer dans une bulle, loin du temps où règnent la spontanéité, la joie de vivre et le bien-être. Il n’y a aucun jugement, si vous voulez vous joindre à un groupe de danseurs, de chanteurs ou prendre place dans un tournoi de cartes, les habitants vous accueillent avec plaisir, même si vous ne savez absolument pas danser, chanter ou jouer. L’endroit est très agréable.

Des ouvriers en plein travail 
Jeux de rues 
Calligraphie à l'eau

A la tombée de la nuit, je rejoins le reste du groupe pour un nouveau restaurant aux plateaux tournants. Nous terminons la soirée en nous promenant dans la rue Nankin, rue commerçante la plus animée de la ville. Un paradoxe nous étonne : dès notre arrivée, Google, Facebook et WhatsApp ne fonctionnent pas, ces applications sont interdites dans le pays car américaines. Dans les rues chinoises, pourtant, on peut acheter tous les produits Apple dans des Apple stores, des vêtements de marques américaines et on trouve des McDo à chaque coin de rue. Pour le boycott des produits américains, c’est raté.

Rue Nankin 
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Après une nuit reposante, nous nous rendons dans le vieux quartier chinois, l’un des rares qui n’a pas été construit dans les 30 dernières années. Nous sommes séduits par l’endroit, loin des gratte-ciels, les maisons sont typiques : bois rouge, toits de tuiles noires, statues en or, dragons, lanternes rouges ; les commerces semblent à première vue authentiques : thé, statues en bois, peintures, porcelaines et vêtements.

Nous atteignons les jardins de Yu Yuan après avoir traversé des ponts en zig-zag au-dessus de l’eau. Ce jardin chinois considéré comme l’un des plus beaux de Shanghai a été construit au XVIème siècle. S’étendant sur deux hectares, il représente le monde en miniature, les fleuves sont symbolisés par les ruisseaux et les montagnes par des rochers. L’homme est en harmonie avec ce monde. Ces jardins sont reposants même si très fréquentés. La visite se fait sur une musique douce et relaxante, au gré des pavillons, des bassins de lotus et de poissons rouges, des nombreux ponts et de la végétation où nombreux signes d’humanité et de sagesse sont présents : le rouge symbolise le bonheur et la joie ; le yin et le yang sont souvent représentés pour caractériser l’équilibre entre l’homme et la femme, le noir et le blanc, la virilité et la pureté ; la couleur jaune quant à elle fait référence à la sagesse. Les portes sont surélevées pour empêcher les mauvais esprits de pénétrer dans les maisons et des statues représentant des dragons symbolisent le pouvoir.

Une dégustation de thés traditionnels est ensuite au programme : rituel de préparation du thé et découverte de nouvelles saveurs. Le salon Moonlight Teahouse, situé au quatrième étage, offre une vue dégagée sur le vieux quartier mais aussi sur les immenses immeubles du quartier des affaires. Le contraste est bluffant ! Il semblerait que cet endroit soit prisé par les tours opérateurs pour les réservations de groupe… Nous sommes invités à nous assoir autour de deux maîtres du thé. Je reste émerveillée devant des fleurs enroulées dans des feuilles de thé qui au contact de l’eau chaude s’ouvrent lentement, l’effet dans un contenant transparent est vraiment agréable à regarder. Nous goutons une dizaine de thés différents, certains goûts assez connus comme le thé au jasmin et d’autres plus originaux comme le thé noir aux litchis et abricots. Tous ces bons conseils en tête, nous passons dans la boutique (et oui, après la dégustation, on passe aux achats). Nous prenons 150g de thé au jasmin, 150g de thé aux litchis – abricots et une boîte de 9 fleurs de thé. On ne va pas vous mentir, la note à 75€ semble chère d’autant que juste en bas, dans la rue, les thés vendus sont beaucoup moins chers… [Après coup, je ne regrette pas cet achat car ce sont deux des meilleurs thés que j’ai goutés (et j’en ai gouté quelques-uns 😊).]

Contraste entre vieux quartier et quartier des affaires 

Après un nouveau déjeuner sur plateau tournant sans intérêt, nous avons un moment libre pour explorer à notre convenance ce quartier victime de son succès. Les magasins ne s’adressent pas vraiment à la population locale car les prix sont élevés.

Il suffit de sortir de cette forteresse pour découvrir dans des rues adjacentes des produits similaires pour des prix jusqu’à 10 fois plus bas. C’est aussi l’occasion de découvrir les habitudes de la population locale : marchés locaux, restaurants de rue, travaux manuels (préparation de la viande, maçonnerie…). Il est déjà l’heure de rejoindre notre point de rendez-vous, c’est ce qui est dommage avec les voyages organisés. Pour nous, le vieux quartier est un incontournable de Shanghai, nous l’avons beaucoup apprécié.

Quartier plus local

Nous prenons ensuite la direction de l’ancienne concession française. L’une des rues nous fait penser à Londres avec ses pavés et ses pubs.

Nous n’avons que très peu de temps pour nous y promener : zone neuve, magasins de luxe (Dior, Chanel…) et nombreux appartements luxueux. L’endroit nous attire moins que le vieux quartier, néanmoins en nous éloignant de ces magasins, nous apercevons un peu de l'intimité des habitants, loin de la cohue du quartier des affaires.

Nous terminons par 1h de spectacle d’acrobaties d’une troupe de Shanghai qui se produit régulièrement : contorsion, trapèze, portés et autres numéros. Nous sommes impressionnés, le niveau des athlètes est très élevé. Nous en ressortons conquis. Après un diner similaire aux précédents, nous remontons la rue Nankin pour découvrir le Bund de nuit. Nous sommes de l’autre côté du fleuve qui offre une vue incroyable sur les immeubles du quartier des affaires. Ces immeubles sont tous illuminés et projettent mille lumières, on aperçoit la tour de télévision, le décapsuleur et la tour de Shanghai. C’est presque féérique, on se croirait en plein jour. Cette promenade, de nuit, reste un temps fort de notre voyage. La puissance lumineuse produite est très impressionnante.

Pas le même rendu en photo 
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Réveil matinal en cette nouvelle journée car le programme est chargé. La première visite est dédiée au temple du bouddha de jade. Il s’agit plutôt d’un lieu avec plusieurs maisons et temples. Deux statues de bouddha en jade sont abritées dans ce lieu, les deux provenant de Birmanie, les photos de ces statues sont interdites. De nombreux fanions et lanternes aux couleurs rouge et or ornent les entrées des maisons.

L’endroit est paisible, on peut se laisser aller à la méditation, à la calligraphie (on est invité à prendre place sur une table, on nous fournit une plume, de l’encre et un papier sur lequel sont représentés des signes chinois, le but est de les recopier) ou encore à la promenade. L’endroit est agréable et poétique.

Calligraphie

Après un déjeuner rapide, nous allons au Jiangnan Silk Museum et y sommes accueillis par un guide francophone. La visite est enrichissante, nous découvrons l’univers de la soie, du vers à soie aux produits finis en passant par le tissage.

Le Bombyx du mûrier, papillon originaire de la Chine et né de l’élevage (sériciculture), est à l’origine de la soie. A l’état de chenille, il se fabrique un cocon grâce à sa bave qui en durcissant se transforme en un fil de soie. Chaque cocon est donc un fil pouvant mesurer de 600 à plus de 1000 mètres de long. Il faut 11 kg de cocons frais pour obtenir 1 kg de soie. Certains cocons renferment deux chrysalides, ce qui rend le fil plus résistant et plus long. Contrairement aux idées reçues, la soie est une matière infroissable, très résistante à la chaleur et à la pression une fois plusieurs fils assemblés, elle est d’ailleurs utilisée dans les gilets pare-balle ou dans les premières peaux techniques des pompiers. Nous avons pu vérifier cette hypothèse en essayant de craquer de la soie tissée, verdict : quasi impossible.

L’usine est spécialisée dans les couettes et le discours du guide est bien rodé : les étapes de fabrication d’une couette sont détaillées ; il prend le parti dès le début de dire que la soie est un produit de luxe, il nous fait tester la qualité et la solidité du produit, il nous invite à participer à la confection d’une couette. Tout ça pour arriver dans… la boutique de l’usine. Pas de panique, des machines réduisent les plus grosses couettes à de petits coussins qui sont facilement transportables en avion, malin ! La moitié des personnes repart avec une couette, le guide est fort, il mérite sa commission. Concernant les produits textiles en « soie », ce sont des copies des grandes marques dans une qualité médiocre mais vendues à prix forts. Hormis cette boutique, le musée en lui-même est intéressant.

Étape d'assemblage d'une couette

Le bus nous amène à une centaine de kilomètres de Shanghai : à Suzhou, qui est qualifiée par la guide de village. Avec ses 10 millions d’habitants ce n’est pas vraiment ce qu’on qualifierait de village en France ! Il fait presque nuit à notre arrivée et nous arpentons de petites rues pavées pour rejoindre un embarcadère depuis lequel nous partons pour une heure de balade sur les canaux. Bon, nous sommes tous plus que déçus, c’est uniquement un tour de barque sans aucune explication, durant lequel nous croisons d’autres bateaux comme le nôtre et nous longeons des berges habitées par des rats, des déchets et autres choses qui font rêver, un moment pour faire passer le temps mais sans intérêt. Par contre nous avons aperçu la vieille ville qui s’organise autour des labyrinthes de canaux fluviaux, cet endroit semble pittoresque et plein de charme.

Après nous être installés dans notre hôtel et avoir diné, nous nous rendons aux jardins du maître des filets, le plus réputé de la ville. Nous évoluons dans les différentes pièces, jardins et kiosques et assistons à des mises en scène très courtes de divers arts chinois : musique, théâtre, opéra. Encore une fois il n’y a que des groupes et les spectacles sont un peu bâclés et sans lien entre eux.

Pour oublier les déceptions quant aux dernières activités, nous sommes quatre à aller nous promener dans la vieille ville que nous avons aperçue depuis le bateau un peu plus tôt dans la journée. 22h, l’heure de fermeture des magasins de la ville. Nous avons le temps d’en découvrir quelques-uns et goutons des produits locaux : vin fabriqué à partir d’alcool de riz (ce n’est pas mauvais), gâteaux de riz (très peu de goût), gelée à la fraise (le rouge vif laisse penser que ce n’est pas très naturel). Nous passons devant des restaurants locaux qui nous font regretter de ne pas y avoir diné. La ville est très agréable avec ses rues pavées, ses multiples ponts et ses petits commerces. Juste le temps de quelques bières locales dans un bar avant de rentrer à l’hôtel.

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Après une courte nuit, nous prenons le bus pour les jardins de la politique des simples de Suzhou. Construits à partir de 1509 et s’étendant sur 5 hectares, ces jardins font partie des quatre plus fameux jardins de Chine. Il s’agit de pavillons séparés par de nombreux bassins où nénuphars et végétation sont en harmonie. Malgré le temps nuageux, ces jardins sont paisibles et on aimerait y rester plus longtemps. Certains l’ont compris, on croise des visiteurs confortablement installés sur des bancs à méditer, lire ou profiter de ce bel environnement. Nous terminons par une collection importante de bonzaïs. Ces jardins valent le détour.

Avant de reprendre le bus, nous avons le temps de découvrir les alentours des jardins: petits commerces et travailleurs œuvrent aux dynamisme du quartier.

Nous voilà en route pour le village de Tongli (plus de 300 000 habitants), on a quartier libre pour découvrir cet endroit après un énième déjeuner sur plateaux tournants. Le village est très charmant avec de petites rues pavées, des magasins typiques, de nombreux ponts et un réseau de quinze canaux. Nous en profitons pour faire quelques achats : fruits séchés et gâteaux secs, casse-têtes chinois, pashminas, lampions… Nous passons un très bon moment. Les habitants semblent ravis de voir des européens.

Potions magiques et druide
Série de portraits 

Il est temps de retourner à Shanghai pour un diner croisière sur le Bund. Nous avions déjà pu admirer les plus grandes tours de Shanghai illuminées le soir, le spectacle est toujours grandiose, on se croirait en plein jour. De nombreux bateaux sillonnent le fleuve, nous ne sommes pas les seuls.

Contraste entre le Bund en fin de journée et de nuit 

Une fois sur la terre ferme, nous nous installons dans notre hôtel : le Grand Central, 5 étoiles. Les chambres sont très luxueuses.

Pour notre dernière soirée, un petit groupe part se promener sur la rue Nankin. Nous tombons sur une agglomération de petits restaurants traditionnels en sous-sol d’un magasin. Nous testons quelques produits : brochettes de porc, beignets de crevette et brochettes de scorpions. Nous n’avons pas osé tenter les verres grillés, peut-être une prochaine fois. Concernant les scorpions, ils sont tellement grillés qu’ils ont le goût d’une chips. Après ces découvertes culinaires, nous continuons notre balade et finissons la soirée avec un cocktail dans notre hôtel.

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Nous nous réveillons tardivement, et partons vers la nouvelle concession française avec l’idée de nous promener dans un marché local. Nous utilisons le métro et un constat s’impose : il est plus sûr que les lignes de métro parisiennes, certaines femmes ont même leur sac grand ouvert avec leur portefeuille qui dépasse et ne sont pas inquiètes. Deuxième constat, aussi bien les métros que les stations sont très propres. Nous avions déjà remarqué que la ville était impeccable, très peu de déchets sont visibles. Cela est probablement dû à un nombre très important de fonctionnaires employés pour s’occuper de la propreté de la ville, communisme oblige (nous avions vu, à plusieurs reprises, des citoyens jeter leurs papiers et déchets directement par terre… peut-être pour créer de l’emploi). Par contre, malgré les agents dans les métros, il n’est pas évident de se diriger, tous les noms des stations n’étant pas forcément écrits partout en anglais.

Une fois arrivés à la nouvelle concession française, dans un coin plus authentique et plus sympa que celui que nous avions visité quelques jours plus tôt, nous marchons désespérément à la recherche d’un marché que notre guide nous avait indiqué. Après plus d’une heure, nous le trouvons finalement. Les rues sont très étroites et de nombreux magasins vendent des produits touristiques. L’ambiance est agréable.

Brochette de fromage, beignets et viande séchée
Arbre de Noël chinois 

Nous mangeons dans un petit restaurant de rue où l’intitulé des plats n’est pas traduit en anglais et à notre agréable surprise, il n’y a pas de plateau tournant ! Nous expérimentons une soupe au porc, légumes et nouilles et une autre soupe de raviolis aux légumes : c’est super bon ! Nous regrettons seulement de ne pas avoir eu plus d’occasion de découvrir cette cuisine réellement locale.

Un dernier tour dans les rues du marché et quelques achats avant de nous rapprocher de notre hôtel. Nous en profitons pour nous arrêter dans le parc du peuple : plusieurs rangées de parapluies ouverts avec des papiers scotchés dessus ont l’air de faire l’objet de discussions et de négociations. Nous restons bouche bée en apprenant de quoi il s’agit : des parents se regroupent pour trouver un mari / une femme à leur fille / fils qui n’est pas là. Sur les papiers, sont présentés les CV des grands enfants à marier (d’une vingtaine d’année au double) et leurs attentes en terme d’ « âmes sœurs » ; le français est un atout majeur, nous aurions fait des heureux ! C’est assez étrange comme procédé, cela semble archaïque ; nous ne savons pas si c’est pour le folklore ou si des parents arrivent à marier leurs enfants.

Danse improvisée 

Nous retrouvons notre groupe pour l’aéroport. Pour s’y rendre, on emprunte le Transrapid de Shanghai. C’est le premier et le plus rapide train à sustentation magnétique (train qui n’est pas tiré par des câbles) qui parcourt 30.5 km en 7 minutes 20 secondes avec une vitesse maximum de 431 km/h et une capacité à accélérer de 0 à 350 km/h en 2 minutes. La construction de cette ligne a coûté plus d'un milliard d’euros et n’est pas rentabilisée à cause des coûts élevés de maintenance et de la faible fréquentation. A l’intérieur, nous ne sentons pas tellement la vitesse, peut-être parce qu’il fait nuit et que nous ne voyons pas l’extérieur évoluer. On récupère nos valises ; la guide préférait que nous les mettions dans le bus pour ne pas être dérangés pendant notre voyage train ! Nous voilà à la fin de ce séjour qui nous a permis de découvrir Shanghai et son dynamise, quoique…

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Notre vol pour Paris devait décoller à 00h50, 20 minutes plus tôt, des bruits circulent, le vol est annulé. A 1h10, la confirmation de l’annulation de vol tombe et les bonnes nouvelles qui vont avec : notre vol sera reprogrammé au plus tôt 36h plus tard sans garantie, tous les vols allant en France dans les 48h suivantes sont complets et nous sommes priés de ressortir de la zone internationale pour être dirigés vers des hôtels en attendant. Notre groupe de 38 personnes repasse, lentement mais surement, l’immigration et la douane pour rentrer à nouveau sur le territoire chinois, le visa de groupe n’aidant pas. On finit par y arriver et par récupérer nos valises. Après plusieurs longues minutes de négociation, nous montons (enfin !) dans un bus pour un hôtel (et oui à 38 c’est plus difficile de nous caser). Nous arrivons dans un hôtel pris d’assaut par les passagers de notre vol. Alors que les scans de passeport commencent, nous dinons à 4h30 du matin, ce qui est bien c’est qu’on est déjà dans le décalage horaire. A 5h30 on obtient enfin une chambre, hourra ! Après une courte nuit, nous voilà dans le hall de l’hôtel à 8h30, l’hôtel ne veut pas nous réserver une navette pour l’aéroport, nous disant qu’ils n’ont aucune nouvelle d’Air France. On réussit finalement à partir à 15h30. A l’aéroport, les comptoirs AF n’ouvrent qu’à 21h et notre vol n’est pas affiché ni prévu sur internet. Une après-midi passée dans tous les cafés de l’aéroport, le comptoir ouvre enfin et là, panique à bord, notre avion n’est pas réparé et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir repartir comme prévu. Après des heures d’attente nous embarquons finalement à 3h du matin : une pièce du moteur était défaillante et il a fallu que la pièce soit acheminée depuis Paris puis montée sur l’avion. 36h d’attente sans beaucoup d’information mais tous les frais entièrement pris en charge par Air France. Notre bilan sur cette ville est que malgré les inconvénients des voyages organisés (sites touristiques, temps limité pour visiter) nous avons beaucoup aimé Shanghai, c’est une ville dynamique où l’on se sent en sécurité.