A la découverte de l'Ouest Américain

En rentrant de Nouvelle-Zélande, j'ai profité d'une escale à Los Angeles pour découvrir trois villes complètement différentes: San Francisco, Las Vegas et LA.
Novembre 2013
8 jours
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Départ de Sydney direction Los Angeles. Je m’arrête à Auckland où je récupère ma valise puis après 13h de vol, j’arrive à LAX le 22 novembre où je laisse mon bagage à une compagnie privée pour ne pas m’encombrer pendant mon voyage.

La compagnie à laquelle j'ai confiée ma valise est laxluggagestorage. Les bagages sont stockées de façon sécurisée (je n'ai cependant pas laisser grand chose de valeur). Le prix est calculé en fonction du nombre de valises, de la taille et de la forme (objets inhabituels plus chers). Pour 8 jours, j'ai déboursé 99 dollars (ce n'est pas négligeable mais c'était plus rentable que de payer un supplément pour un bagage enregistré sur mes trois vols internes.

En attendant mon luggage keeper, je m'acclimate aux nouvelles températures (assez basses): je suis passée de la fin du printemps à la fin de l'automne en moins de 24h. Je change ensuite de terminal et patiente jusqu’au décollage à 22h, initialement prévu à 16h, pour San Francisco. Après un peu plus d'une heure de vol, je gagne le centre-ville en prenant le train: le Bay Area Rapid Transit (BART) qui dessert l'aéroport ainsi qu'une partie de la ville. C'est une alternative économique par rapport au taxi et le voyage n'est pas si long et même plutôt agréable. Je trouve facilement mon hôtel, le HI San Francisco Downtown Hostel, près d'Union Square, ayant préparé l'itinéraire au préalable. Je découvre ensuite ma chambre que je partage avec deux autres filles dans l’hôtel (étant seule, je préférais réserver dans un backpacker). Pour commencer ce voyage aux États-Unis, je dîne au comptoir du restaurant Loris Diner au design très américain (et très kitch) : capot de voiture dans la vitrine, voitures dans le bar, juke-boxs, gros canapés rouges et carrelage noir et blanc au sol. Je n'ai pas eu à aller très loin, le restaurant est situé juste à côté de l’hôtel. Au menu, des spaghettis à la bolognaise avec un grand coca offert par le patron. Je rentre me coucher, fatiguée de mon long voyage (Sydney - Auckland - LA - SF).

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Le lendemain, je me réveille à 5h30 et attends le bus qui doit venir me chercher pour visiter les points clés de cette ville. Étant seule et ayant peu de temps, j'ai privilégié cette solution. Vers 9h, nous commençons notre excursion. Le premier arrêt est aux pieds du très célèbre Golden Gate Bridge que nous traversons après une première halte photo. Ce pont est impressionnant avec sa hauteur de 227 mètres et sa longueur totale de 2737 mètres. L'endroit est calme et peu fréquenté en ce début de matinée.

Nous repartons vers Muir Woods (ou l’ancienne forêt rouge) à 80 km au nord de la ville. Je profite des trois heures libres que nous avons pour parcourir les bois, un chemin balisé arpente la forêt avec plusieurs possibilités d’itinéraires plus ou moins longs. J’ai le temps de visiter l’ensemble du domaine. Les arbres sont géants, leurs racines sont étonnantes. Le sentier est recouvert de feuilles rouges. L’automne offre un spectacle éblouissant. L’air de la forêt est apaisant et me ressource pleinement.

Après cette pause bucolique, notre chauffeur nous dépose à Sausalito pour une heure. Cette ville est située à 7km au nord de San Francisco connue pour avoir été une zone de construction navale lors de la Seconde Guerre Mondiale. Je décide de m'arrêter manger avant de visiter et je m’installe sur la terrasse du Bar Bocce depuis laquelle je savoure ma bière et ma bruschetta en face de la mer, le paradis.

Je me promène ensuite dans les rues de cette ville très agréable. Cela a été un coup de cœur.

Nous repassons ensuite par le fameux pont, où les touristes sont (beaucoup) plus nombreux que ce matin, chacun essayant de rejouer une scène mythique qui s’est déroulée sur ce pont pour une photo originale. Un peu plus compliqué lorsque l'on est seule. La vue sur la baie de San Francisco est très agréable.

Nous reprenons ensuite la route en direction de Lands end où je m’arrête dans l’unique café pour un petit en-cas, la bruschetta de midi semblant bien loin. Lands end est un parc dans le Golden Gate National Recreation Area, offrant de beaux points de vue sur la baie. Un mémorial à l'effigie du navire de guerre USS San Francisco est abrité dans ce parc. J'aperçois aussi les vestiges des bains de Sutro qui étaient des bains publics d'eau salée, construits en 1896 et qui ont brûlé en 1966. Quelques sentiers longent la côte, quel dommage de n'avoir pas plus de temps (arrêt de 30 minutes seulement).

Nous passons ensuite devant Ocean Beach avant de traverser le Golden Gate Garden en direction des Twin Peaks qui offrent une vue surplombant l’ensemble de la ville et nous permettent d’admirer son immensité (l'appareil photo que j'avais n'était pas très performant, notamment au niveau du zoom...). Il s'agit de deux collines s'élevant à 220 mètres au dessus de la ville.

Alors que le soleil commence sa descente, nous achevons cette journée découverte dans les quartiers résidentiels aux maisons très cosy et apercevons le réputé funiculaire (Cable Car).

Je prends une douche rapide avant d’aller me promener dans les rues autour d’Union Square. Je commande des sushis au Akiko restaurant que je mange sur le comptoir avec un verre de vin offert par le restaurant. Là aussi le personnel est très aimable et aux petits soins pour ses clients. Verdict: excellents. Je rentre ensuite me coucher mais une soirée a lieu dans les dortoirs de l’hôtel. C'est pour cela qu'il vaut mieux prévoir des boules quies lorsque l'on est hébergé dans un backpacker.

Lorsque l'on a peu de temps à San Francisco, les sight tours permettent d'apercevoir les principaux sites touristiques qui font la réputation de la ville. Il y a plusieurs compagnies pour tous les goûts. Personnellement, j'ai choisi une compagnie qui proposait de nombreux arrêts en dehors de la ville avec du temps libre (un peu plus chère que les tours classiques: 80$ la journée avec pick-up devant l'hôtel). J'ai bien fait car nous étions 9 dans le bus.

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Après une bonne nuit de sommeil, réveil à 5h. Je prends mon petit-déjeuner sur le trottoir en attendant le bus (biscuits achetés dans une supérette proche de l’hôtel). Aujourd'hui je me rends dans le parc Yosemite. J'ai réservé une "excursion" contenant le transport de SF jusqu'au parc, l'entrée dans le parc et le déjeuner. Je passe les quatre heures suivantes de route à dormir (et oui le parc se mérite). Nous faisons une pause un peu avant l’entrée. Le guide nous avoue qu’il n’a plus le droit de s’arrêter à cet endroit et on comprend pourquoi, le bus est garé sur le bas-côté de la route qui est étroite et que nous devons traverser pour atteindre un espace de 50 cm bordé d’un côté de cette route et de l’autre du vide. Mais l’endroit vaut le détour, la vue sur les montagnes et la forêt est sublime. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à prendre des photos.

Vallée de Yosemite

Quelques photos et selfies avec le guide plus tard (il tenait à avoir une photo avec chacune des personnes présentes dans son bus), nous repartons et arrivons finalement dans la vallée de Yosemite. Cet endroit est situé dans les montagnes de la Sierra Nevada (Californie) et a une superficie d’un peu plus de 3000 km². Nous avons quartier libre pour le reste de la journée (ou plutôt pour les quatre heures suivantes). Dans le bus, j'ai rencontré une française qui voyage aussi seule, nous décidons de commencer par déjeuner. Au menu: sandwich, chips, fruits et barre céréale que nous mangeons à l'extérieur du restaurant. C’est assez copieux. Le ventre rempli, nous partons à la découverte du parc et arpentons les sentiers balisés. Nous apercevons de nombreux oiseaux, plantes et même une biche et son faon. L’endroit est magnifique et reposant (il paraît que l’ambiance n’est pas la même en plein été mais ce jour-là, nous ne croisons pas beaucoup de curieux et tant mieux). Le paysage est composé de montagnes, de lacs, de forêts, de cascades. Le soleil passe derrière ces montagnes et le froid revient rapidement. Sur le chemin du retour vers le bus, nous distinguons une personne en rappel sur le Half Dome dont le sommet avoisine les 2693mètres et avons le plaisir de voir la chute du voile de la mariée (189 mètres de hauteur).

Half Dome 

Arrive l’heure de quitter ce bel endroit. Malgré la route, je ne regrette pas cet arrêt, le parc est très agréable. Nous faisons ensuite une pause pour admirer San Francisco de nuit, très bonne idée, merci au chauffeur. Après plusieurs détours à chaque hôtel, je me repose avant de ressortir. Avec mes colocataires de quelques nuits (une autrichienne et une franco-allemande), nous décidons de dîner au Cheesecake factory au dernier étage de Macy’s mais le restaurant est complet avec plusieurs heures d’attente pour une table. Nous en profitons pour faire une photo en hauteur d’Union Square et trouvons finalement un pub irlandais avec au menu haricots verts et rôti de porc accompagnés de bière. Nous passons une très bonne soirée.

Union Square
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Le lendemain, je me réveille à 6h le lendemain car j’ai réservé pour Alcatraz à 8h et la place n’est pas garantie, si d’autres personnes achètent des tickets pour cet horaire et que je ne peux pas embarquer, c’est tant pis pour moi. Je ne prends pas de risques et monte dans un taxi direction Alcatraz Island Ferry Terminal. J’arrive sur place plus tôt que prévu et commande un petit déjeuner au chaud. A 7h45, de nombreuses personnes arrivent et je quitte la chaleur pour attendre dans la file du ferry. Peu avant 9h, le bateau est complet et part (enfin !) vers l’île abritant la fameuse prison.

Dès notre arrivée, nous sommes mis en conditions et avons l’impression d’être nous-mêmes des prisonniers. Les membres du personnel portent l’uniforme des gardiens de prison et nous rassemblent dans la cour. Le directeur des lieux nous fait un discours. Nous pouvons souffler, nous ne sommes pas là pour y passer le restant de notre vie mais bien pour une visite. Il nous explique que les prisonniers arrivaient sur l'île en bateau et qu’ils étaient accueillis comme nous l’avons été, avant de rejoindre leur cellule.

Avant de pénétrer dans la prison, je fais le tour de l’île. Je distingue le Golden Gate Bridge au loin et la baie de San Francisco. Je m’aperçois qu’il devait être difficile de s’échapper de cette prison car l’île n’est qu’à 2.4 km de la ville mais semble plus loin et les roches et le courant ne sont pas non plus là pour aider à une fuite. Profitant du soleil, je retourne vers le fort d’Alcatraz. Ce bâtiment fut une prison fédérale de haute sécurité de 1934 à 1963 et a accueilli de célèbres prisonniers comme Al Capone par exemple. Elle a été fermée à cause des coûts trop élevés de gestion. Un peu avant l’entrée, une grande tour de garde se dresse face à la mer.

View on fog city 

Dans la prison, je récupère un guide audio (indispensable pour la visite) et je suis ses indications. Je m’immerge complètement dans la vie des détenus mais aussi des gardiens. De nombreuses anecdotes sont racontées. Avant toute chose, j’apprends la devise d’Alcatraz : « Break the rules and you go to prison, break the prison rules and you go to Alcatraz », ce qui laisse imaginer le genre de prisonniers.

J’arrive dans le couloir central de la prison, d’ailleurs chaque couloir a le nom d’un endroit connu (Time Square, Michigan Avenue...), les cellules ne sont pas très grandes et sont équipées du strict nécessaire : un lit, un toilette, un évier et une table. Il y a plusieurs étages. Le guide évoque des émeutes où tous les prisonniers se montraient agressifs, j’imagine très bien la peur que les gardiens pouvaient ressentir. Je me dirige ensuite vers la cour où les prisonniers étaient autorisés à passer du temps (la cour était bien sur entourée d’un épais grillage pour éviter toute tentative d’évasion).

Cellule pour les prisonniers "normaux" 
Cour

Je passe ensuite dans une partie de la prison où les prisonniers les plus dangereux étaient enfermés.Les cellules semblent d’ailleurs plus sécurisées.

Cellules pour les prisonniers les plus dangereux

Croyant avoir vu les cellules les plus dégradantes, je tombe sur pire. Pour les prisonniers moins chanceux (et surtout moins obéissants), ils étaient enfermés dans ces cellules d’isolement. Elles portent bien leur nom : elles sont encore plus petites que les cellules « normales », laissent entrer très peu de lumière et sont complètement vides (ni lit ni WC). Les prisonniers enfermés ici étaient très peu nourris et n’avaient pas le droit à leurs moments de détente dans la cour ou dans la bibliothèque. Certains en ressortaient sans toute leur raison.

Cellule d'isolement

Je traverse la prison pour arriver dans un endroit qui semble plus sain et plus agréable : les habitations des familles des gardiens. Elles étaient logées sur place ; il y avait une école, un médecin et les provisions leur étaient livrées par bateaux. J’entends plusieurs témoignages glaçants d’épouses et d’enfants de gardiens, ils étaient terrorisés car souvent, quand la nuit arrivait, ils entendaient des cris assourdissants de prisonniers et vivaient dans la peur d’une éventuelle émeute. Je repars ensuite dans les cellules pour apprendre l’évasion de trois prisonniers le 11 juin 1962. Frank Morris et les frères Anglin prennent la fuite à bord d’un radeau. Ils se sont échappés par un trou creusé dans leur cellule à l’aide d’une petite cuillère. Un quatrième complice ne parvient pas à s’échapper faute d’assez d’espace dans son tunnel. Ces trois prisonniers n’ont jamais été retrouvés et les autorités ont considéré qu’ils s’étaient probablement noyés. Je termine ma visite par le réfectoire où mangeaient les gardiens et reprends le ferry. L’endroit est incontournable, le guide audio s’avère passionnant et indispensable. Les nombreuses anecdotes et témoignages nous permettent d’appréhender l’histoire de ce lieu selon plusieurs points de vue (anciens détenus, familles, gardiens...) sans s’ennuyer une seconde.

Les billets pour Alcatraz peuvent être réservés sur Internet, ce qui permet d'être sur d'avoir une place car les billets se vendent rapidement et cela serait dommage de passer à côté de ce site.

Uniforme de gardien 

De retour à San Francisco, je me promène le long des quais, profitant du beau temps, jusqu’au pier 39. Une de mes colocataires m’a conseillé de m’y rendre car on peut y admirer des lions de mer. Le spectacle est amusant, ces animaux se prélassent par dizaines au soleil, sur des pontons.

Je continue sur cette jetée qui est aménagée avec de nombreuses boutiques et restaurants. Le lieu est décoré en vue des fêtes de fin d’année et l’ambiance est chaleureuse. Je m’offre un sandwich et une bière dans un restaurant. Après un rapide aperçu des boutiques, je m’installe sur un banc, au soleil, pour quelques minutes de lecture. Le moment est très agréable.

Vertigineux sapin et zone aménagée prés du pier 39

En début d’après-midi, je repars en direction d’Union Square par un tramway et fait quelques emplettes. Je souhaite emprunter le funiculaire mais la longue file d’attente m’en dissuade. Je flâne encore un peu dans les rues de la ville, près d'Union Square.

Après une pause Starbucks, je récupère ma valise et me rends à l’aéroport. Le court séjour à San Francisco est déjà terminé, quelle ville incroyable. Après une heure de retard, nous embarquons enfin dans l’avion. Alors que nous sommes installés et prêts à partir, nous devons changer d’avion car un problème a été détecté sur le nôtre (mieux vaut tard que jamais mais cela n'est pas pour nous rassurer...). Nous décollons à 23h30 (au lieu de 19h) pour Las Vegas.

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Je suis plongée dans l’ambiance dès mon vol : en plus des collations, une hôtesse distribue des jetons qui sont valables dans tous les casinos de la ville. En arrivant dans l’aéroport, je suis déjà frappée par la démesure de Vegas. Je prends un taxi en direction du Hard Rock Hotel. Dans le hall, un détail m'interpelle: des centaines de tables de poker, de machines à sous et autres tables de casino défilent presque à pertede vue et il n’y a aucune fenêtre. Je constaterai la même chose dans tous les casinos, la lumière du jour est proscrite pour faire perdre la notion du temps aux joueurs. Après avoir déposé mes valises dans ma luxueuse chambre (deux lits king size pour moi toute seule, pas de backpacker ici, Vegas oblige) depuis laquelle j'ai une magnifique vue sur le Strip, je mange une part de pizza dans l’un des restaurants de l’hôtel avant de me coucher vers 2h. Je n’ai pas la force d’aller essayer les machines à sous ce soir.

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Après une courte nuit, je quitte mon lit douillet à 4h30 (et oui, la nuit a été courte) car le bus vient me chercher à 5h pour aller visiter le Grand Canyon. J’ai le temps d’apercevoir le fameux Strip.

Strip aux aurores 

Vers 7h, nous sommes déposés dans une immense salle où de nombreuses personnes sont réunies et réparties dans différents bus en fonction du lieu de visite. J’avais initialement réservé une visite de la partie nord du canyon, jugée moins touristique et plus authentique. Cependant, les organisateurs nous expliquent que les bus allant au North Rim rentrent après 22h alors que pour le South Rim, ils rentrent vers 19h. Le problème est que j’ai aussi réservé, pour la même soirée, un spectacle du cirque du soleil qui débute à 21h. N’ayant pas envie de le manquer, je décide de changer d’itinéraire et d’aller au South Rim. Nous sommes quelques-uns à changer d’avis. Un couple juste devant moi se voit refuser la partie sud car tous les bus sont pleins. Je me résigne mais on me rappelle car il reste une seule place. Étant un peu frustrée de ne pas aller voir la partie nord (il y a six fois plus de personnes pour le sud que le nord...), je m’offre un petit plus : un survol du grand canyon en hélicoptère. Je refuse l’entrée au Skywalk car les avis sont assez négatifs (les appareils photos sont interdits (des photographes vous prennent en photo et les vendent à prix d’or), l’endroit est envahi par les touristes, il faut attendre plusieurs heures avant de pouvoir marcher sur la passerelle en verre suspendue dans le vide...). Je m’assieds à côté d’une américaine dans le bus et m’endors sur la route. Un premier arrêt est fait au Hoover Dam, c’est un barrage qui donne le vertige avec ses 220 mètres de hauteur.

Photo du barrage, prise du bus car nous ne nous sommes pas autant approchés à pieds 

Quelques photos plus tard, nous repartons avant de monter dans des bus plus petits et moins confortables. Le second bus comporte moins de places et je me retrouve à partager la banquette du fond, initialement prévue pour cinq, avec six personnes (heureusement, très sympathiques). Malgré le fait que l’on soit en novembre, tout le monde aurait apprécié que le bus soit climatisé. Une heure de route (non goudronnée) plus tard, nous arrivons enfin dans le parc. Les personnes ayant réservé le survol en hélicoptère sont réunies dans une pièce où nous patientons jusqu’à notre tour (cela est bien rôdé, j'ai l'impression d'être dans une usine). L’attente est interminable, des familles entières râlent car elles trouvent le temps long (nous devons être de retour au bus dans le milieu d’après-midi donc plus nous attendons dans cette pièce, moins de temps nous passons dans le canyon), le personnel du site perd patience et les fait passer en premier. Je reste la dernière assise, préférant laisser passer les impatients, avec un couple américain qui fête son dixième anniversaire de mariage. Au final, j’ai bien fait car les hélicoptères sont remplis au maximum, soit sept personnes qui sont placées en fonction de leur poids et de leur taille. C’est enfin mon tour, nous marchons sur la piste où nous apercevons deux groupes encore devant nous. Le protocole est bien maîtrisé : les hélicoptères se posent, les passagers débarquent, d’autres montent à bord, un à un, chacun ayant le droit à une photo à côté de l’appareil, et l’hélicoptère part aussitôt. La manœuvre complète doit durer au plus trois minutes. Quand vient mon tour, j’ai aussi le droit à ma photo et ai le privilège de prendre place devant, à côté du pilote. C’est génial! Nous décollons et j’en oublie les heures d’attente, les changements de bus et les prix exorbitants. La vue est sublime, à couper le souffle. Le pilote, voyant que nous ne sommes que trois, descend plus près des roches et se permet un détour pour notre plus grand plaisir, ce qui nous permet de mieux admirer le paysage. J’ai l’impression d’être libre, l’instant est magique.

Nous nous posons dans le canyon et comme nous sommes les derniers (nous ne le regrettons pas à ce moment-là), nous sommes seuls. Nous embarquons ensuite dans un bateau et admirons les splendides couleurs des roches (rouge, jaune et orange) d’en bas.

Quarante-cinq minutes plus tard, nous reprenons l’hélicoptère et revenons au point de départ. Nous repartons, tous les trois ravis, vers le canyon dans une navette.

Dernier tour d'hélicoptère

Arrivée sur place, je suis gênée par le monde agglutiné devant le précipice. Je décide de déjeuner. Au menu, un pique-nique composé d’un sandwich, de chips, d’une bouteille d’eau, d’une pomme et d’un mars (compris dans le prix du tour). L’endroit est bondé, je ne trouve pas de table libre et mange donc rapidement debout, voulant quand même profiter des paysages.

J’aperçois le couple qui a partagé mon vol dans la (très très) longue file d’attente pour entrer au skywalk et suis vraiment contente de ne pas y être. Durant l’heure qui me reste avant de reprendre la navette pour rejoindre mon bus, je prends des photos des falaises et m’éloigne un peu pour être plus tranquille. Il est vrai que l’endroit est sublime.

L'heure de partir de ce bel endroit est déjà arrivée. Dans la navette qui nous ramène au parking où nous attend le bus, je découvre les photos du couple sur le skywalk, mon sentiment est confirmé, j’ai bien fait de ne pas y aller. Même sur les photos qui coûtent près de 15 dollars pièce, je vois les pieds, jambes ou bras des autres touristes (et elles sont soit disant prises par un photographe professionnel...) et ces personnes n’ont pas eu le temps d’admirer, comme je l’ai fait, les paysages incroyables du canyon. Je m’installe dans le bus à une place plus proche de l’avant cette fois-ci et je m’endors sur le chemin du retour.

Le Grand Canyon est un endroit magnifique mais la partie que j’ai vue est trop touristique et l’attente pour les différentes attractions ôte la magie du lieu. La prochaine fois, je pense que j’irai visiter la partie nord par mes propres moyens.

Me retrouvant toute seule dans le bus, je descends et prends un taxi pour repasser à l’hôtel. Le taxi m’attend, je récupère ma place, me change et repars immédiatement pour le Treasure Island Hotel où a lieu le spectacle Mystère du cirque du soleil. Je suis même à l’avance. Je me commande une Margarita et entre dans la salle. L’un des placeurs me conduit à ma place (qui est plutôt vers le milieu) et me propose une place libre au deuxième rang. J’accepte avec plaisir, quel privilège. Je suis très bien placée. Quand le spectacle commence, tout le monde se tait. Il y a un clown qui fait rire la galerie et qui interagit avec le public puis plusieurs trapézistes, équilibristes, danseurs et autres artistes se succèdent... Les costumes sont admirables, les musiques enivrantes et les numéros impressionnants. Je ne regrette pas d’avoir modifié mon itinéraire dans le grand canyon à cet instant. Un seul mot : Waouh ! Après ce spectacle que je conseille, je dîne dans un restaurant du Treasure Island Hotel : une petite salade et une part de pizza (je mange très sainement depuis que je suis aux USA...). Je ne peux pas aller me coucher sans jouer au casino. Je change 100 dollars (les caissiers acceptent aussi les hypothèques des logements...) et essaie les machines à sous, la roulette et le poker. Je remarque qu'à partir du moment où l'on joue dans les casinos, les boissons alcoolisées sont pratiquement offertes, c'est malin, le mélange alcool - absence de lumière naturelle est un bon cocktail pour jouer encore plus. Je repars, je ne sais pas trop comment, avec 400 dollars (pour quelques mètres seulement) car je m'offre une jolie robe et ne récupère au final que ma mise. Je rentre dans ma chambre, épuisée après cette journée riche en émotions.

Treasure Island
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Première grasse matinée du voyage et jusqu’à 9h. J’ai une journée pour découvrir les secrets de Vegas. Après un petit-déjeuner dans l’hôtel, je marche jusqu’à la rue principale, le Strip.

Boutiques de luxe 

Chaque boutique est démesurée : Coca-Cola et M&M’s avec tous leurs produits dérivés, le Harley Davidson Café et sa devanture ornée d’une moto... On ne sait pas où donner de la tête. Tout est dans l'excès.

Ascenseur dans la bouteille

Plusieurs villes sont reconstituées sur cette avenue comme New York et sa statue de la liberté, Paris et sa tour Eiffel ou encore Venise et le Venitian Hotel. Il y a des manèges (certains sont perchés sur le toit d’un bâtiment), des danseuses, des sosies de stars attendant pour une photo, des cabarets, des affiches pour des spectacles (magie, chanson, art...). Je n'ai pas le temps de m'ennuyer.

Danseuses prenant la pause à côté d'une passante

J’achète quelques M&M’s pour mes amis et déjeune dans un bar à salade. Je visite ensuite un très luxueux hôtel de Vegas : le Caesars Palace, la décoration n’est pas très moderne mais le service est haut de gamme (portier, voiturier, porteur de bagages.). Je m’arrête au Margaritaville pour un cocktail avant de partir en direction de l’aéroport.

M&Ms au détail 
Différentes tailles de cocktail 

Cette ville est complètement folle, un jour suffit, surtout lorsque l’on voyage seule. Je mange un sandwich à l’aéroport en espérant que mon dernier vol interne partira à l’heure. Et non raté, jamais deux sans trois, nous partons avec 2h30 de retard.

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J’arrive à Los Angeles peu avant minuit et rejoins mon hôtel, Stay On Main, en train puis en bus. J’ai réservé un lit dans un dortoir où il n’y a qu’une seule fille, ce qui laisse 4 lits inoccupés. Le reste de l’hôtel n’est pas vraiment reluisant, la peinture tombe, les sanitaires ne sont pas très propres. Je me rassure en me disant que je n’ai que deux nuits à y passer. Je me couche rapidement, fatiguée de mes précédentes excursions.

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Après une nuit reposante, je m’achète des biscuits dans une supérette et prends le métro en direction du parc Universal Studios Hollywood. J’ai acheté un ticket pour éviter les files d’attente qui se révèle très pratique. En pénétrant dans le parc, je repars en enfance, les décors sont très bien faits et reflètent la période de Noël.

Je commence par un spectacle autour de l’eau : le WaterWorld. Les effets spéciaux et acrobaties sont réalisés à la perfection (une bataille est reconstituée et elle finit par l’explosion de bidons remplis d’essence, nous sentons la chaleur jusque dans les gradins).

J’assiste ensuite au concert des Blues Brothers, au top. Il y a des animations partout dans le parc, ce qui est très agréable. Après l’attraction Shrek en 4D, je me promène dans les villages reconstitués, c’est bluffant! En arrivant devant l’attraction des Simpson, je suis satisfaite de ne pas faire la queue : le temps affiché est de 2h45 pour une attraction de quelques secondes. En moins de 5 minutes, me voilà à bord du vaisseau de la famille déjantée pour quelques secousses et beaucoup de rire. Je crois que c’est ce que j'ai préféré dans le parc.

Je m'installe ensuite dans un train qui nous conduit sur les scènes les plus connues dont notamment Wisteria Lane ou une reconstitution d’un crash d’avion utilisé par Spielberg. De nombreux effets spéciaux nous accompagnent comme l’attaque d’un requin qui surgit de l’eau (et qui a d'ailleurs éclaboussé le zoom de mon appareil photo d'où une tâche floutée sur les photos suivantes), la secousse du train par King Kong ou encore l’inondation d’une rame de métro dans laquelle nous nous trouvons.

Wisteria Lane

Cette attraction permet de découvrir l'envers du décor. Je déjeune dans un restaurant mexicain : fajitas au poulet. N’étant pas la seule à avoir eu cette idée, je mange debout faut de chaise disponible. Je refais l’attraction des Simpson avant d’aller à Jurassic Park : The Ride. Je pars pour une ballade (au début seulement) à bord d’un bateau et finis trempée (la fin ressemble plus à des montagnes russes sans loopings). C’est pas mal mais la température extérieure ne m’encourage pas à le refaire. En face, je dépose mes affaires dans un casier et tente The Revenge Of The Mummy. On est dans des petits trains, bien harnaché et c’est parti pour quelques secondes de montagnes russes dans le noir le plus complet. Il vaut mieux éviter cette attraction pour les personnes sujettes aux maux de dos, pour les autres c'est à faire, sensations fortes garanties. Je saute ensuite dans un vaisseau de Transformers 3D, c’est très amusant. J’assiste à deux animations : animal actor qui explique comment les animaux sont dressés et nous montre ce que certains d’entre eux sont capables de faire et special effect stage où l’on découvre les trucages et effets spéciaux de certaines cascades. Ces deux animations sont très intéressantes.

Il me reste un peu de temps pour refaire Transformers 3D, The Revenge Of The Mummy et les Simpson plusieurs fois. La journée a été très agréable. Je quitte le parc à la tombée de la nuit et près de mon hôtel, je cherche un restaurant pour dîner. C’est le jour de Thanksgiving et tout est fermé. Je trouve un bar qui sert à manger mais c'est très étrange, un tupperware est posé sur une table avec de la dinde et quelques pommes de terre. Tous les clients sont tournés vers la télé. Un serveur me dit de me servir mais ne bouge pas. Je décide de quitter cet endroit, ne sachant pas vraiment quoi faire sinon. Après plus d'une heure de vaines recherches, je tombe finalement sur une supérette ouverte. Je me prends une salade froide. Une fois à l’hôtel impossible de trouver des couverts. Je monte dans ma chambre, et heureusement je suis toute seule, je mange la salade avec les doigts.

Afin de vraiment profiter du parc Universal Studios, le pass qui permet de ne pas attendre est vraiment un plus. On peut faire et refaire les attractions plusieurs fois. Le billet est un peu plus cher mais je trouve que cela en vaut la peine. Il s'agit réellement d'un billet sans attente (pas comme à Port Aventura en Espagne où tout le monde a ce pass et au lieu d'attendre 2h on attend quand même 1h).

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Après une nuit agitée, je n’ai qu’une hâte : déjeuner. Je rassemble mes affaires (et oui mon séjour aux USA se termine le soir même) et trouve une supérette (différente de celle de la veille) dans laquelle j'achète quelques biscuits. Je me rends ensuite près du point de rendez-vous pour le tour en bus (sight tour). Je fais un peu de shopping et profite des soldes du Black Friday qui sont très intéressantes aux premières heures d’ouverture (beaucoup d'offres se terminent dans la matinée). Une fois dans le bus, nous faisons un premier arrêt à Santa Monica, au commencement (ou à la fin) de la route 66. La plage est agréable, mais la pluie, la fatigue et le monde dans le bus ne me permettent pas de profiter pleinement.

Nous allons ensuite sur Rodeo Drive où je découvre toutes les boutiques de luxe (Prada, Chanel...). Les voitures sont aussi des plus luxueuses. L’ambiance de la rue est très tape-à-l’œil. Un grand sapin se dresse dans la rue. Je me promène dans les environs avant de remonter dans le bus.

Nous nous rendons au Walk of Fame. Je ne sais pas si c’est la fatigue mais quelle déception! Cette rue n’a aucun intérêt. Des étoiles ornent les trottoirs, il y a trop de monde pour les regarder et tous les magasins de la rue sont pour les touristes (et pas forcément de qualité). Il n’y a vraiment rien d’authentique. Cette rue est une grosse arnaque. Après seulement quelques pas, je rentre dans un café où je passe l’heure suivante. Je mange un sandwich en regardant les touristes se tremper pour la photo d’une étoile... Je m'attendais à une rue grandiose, il ne s'agit que d'un trottoir.

Après ce flop, direction Beverly Hills. Nous passons devant des maisons cachées par de gros portails, elles appartiendraient à Leonardo DiCaprio, Will Smith ou encore Miley Cirus. Un sentiment de malaise m’envahit car nous nous arrêtons devant chaque portail pour prendre une photo comme si nous étions au zoo. Le chauffeur en rajoute en racontant des anecdotes sur ces stars.

Dernier arrêt offrant un panoramique sur LA (le brouillard ne nous permet pas de profiter d’une vuetotalement dégagée). Je ne reste éveillée que quelques minutes et m’endors jusqu’à mon hôtel (je n’ai rien raté, Beverly Hills était le dernier endroit). Je suis contente de quitter Los Angeles, mis à part le parc, je n’ai pas du tout aimé cette ville qui semble superficielle (j’ai peut être mal choisi le tour). Je pars pour l’aéroport en train avec beaucoup d’avance. Je récupère ma grosse valise et je décolle finalement pour Paris, après plus de six mois passés à l’étranger. Les trois villes que j'ai visitées dans l'ouest américain ont chacune de nombreuses choses à offrir. J'ai eu un coup de cœur pour San Francisco.

Vue sur LA dans le brouillard