Carnet de voyage

Objectif Guémédié

39 étapes
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Départ en novembre, de Dordogne, avec pour objectif, de rejoindre Souleymane et Cécile à Guémédié, au Sénégal, pour participer à la construction d'un haut fourneau!
Novembre 2021
12 semaines
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Ne cherchez pas de signification au titre du nouveau blog, il n y en a pas!

Lors de la soirée du depart de Margaux et Adeline, nous y avons un peu reflechi... mais sans grande inspiration!!!

Il y a eu comme propositions: "fin de l été en attendant le printemps", "Sénégal'aise" et "un âne sur le vélo".

Vu qu on n a pas pris de décision en commun, j ai opté pour le plus lofoque!!!

Il s appelle donc " un âne sur le vélo" et l adresse :

https://www.myatlas.com/bonduauvirginie/un-ane-sur-le-velo

(Pas de précipitation,il est vide pour l instant!)

N hésitez pas a vous y inscrire ou continuer à venir le lire sans inscription. Vous pouvez aussi partager le lien avec les amis, pas de souci!

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Des changements se preparent sur le blog!

Deux raisons a cela, le format du blog proposé par my atlas est gratuit jusqu a 150 photos... et nous y sommes presque! Il reste la solution de faire sans photos, mais ça va manquer de couleur!!! Ou de faire un nouveau blog, ce qui redonne 150 photos de credit!

Et puis, le voyage en lui meme évolue puisque nous avons atteint Guémédié et que nous sommes maintenant plutot en mode decouverte du pays!

Adeline et Margaux sont parties decouvrir la Casamance et Didier et moi, on farniente un peu a Kedougou avant de visiter une partie du Siné Saloum.La creation d un autre blog permettra de contourner la limitation du nombre de photos, et chacun de nous 4 pourra alimenter en nouvelles! Dans un prochain article, je vous donne l adresse du nouveau blog!

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Kedougou est la ville la plus importante du Senegal oriental, proche des frontieres du Mali et de la Guinée, sur les bords du fleuve Gambie. C est là qu arrivent et partent les bus et autres transports en commun et des marchandises diverses et variées. Le marché, bien achallandé est grand et agreable. L ambiance n a rien à voir avec celui de Mbour et ses faux guides! Ici on se balade tranquillement sans se faire alpaguer à chaque étalage et surnommés Sénégaulois sans cesse. De même, les prix ne commencent pas à 10 fois le prix normal, le marchandage n est pas toujours indiqué...

C est donc par Kedougou que nous sommes repassés lors de nos differentes étapes de voyage depuis notre depart de Mbour. En arrivant nous avons trouvé, via le guide du routard, l adresse du campement Timinandya, avec des chambres presque dans nos tarifs.

Lieu de repos pour une nuit la première fois, nous y sommes finalement revenus à chaque fois! Situé a l exterieur du centre ville, presque en dehors de la ville, le campement est au bord de la route de Salemata. Une quinzaine de cases de style bassary, mais construites en ciment, serrées au pied d une antenne relais!!! Le top de la modernité!

Bon, ici personne ne se questionne sur les effets sanitaires possibles des ondes électromagnetiques! Et puis, il parait que juste en dessous de l antenne on en prend moins qu un peu plus loin...

Ici, en terme de pollution, on est au top entre les insecticides pour le coton dans les jardins, les plastiques qui brulent a longueur de journée, les vehiculent qui fument noir noir, on n est plus a quelques ondes pret!!!

Donc des cases carrelées avec électricité, Wc, salle d eau a l interieur... on ne peut pas vraiment les qualifier de propres, mais pas non plus de sales... un entre deux acceptable quand on fait soi même un minimum de ménage dans les sanitaires en arrivant! Un accès wifi, qui fonctionne plus ou moins regulierement et peu de coupure de courant!

La route est toute proche. Pas encore trop frequentée, elle apporte tout de même ses sonorités de moteur (motos essentiellement), le muezzin de la mosquée d à coté nous reveille tot le matin et nous fatigue de ses discours le vendredi, et le soir surtout, mais aussi la journée, on profite du cri désagreable et bien sonore des pintades!!!

Le gérant du lieu, surnommé le commissaire, impliqué dans l organisation du tourisme dans la region, est le plus souvent absent, et c est le jeune Mamadou qui fait fonctionner le lieu au quotidien, à son rythme! A revenir regulierement dans le quartier, nous prenons nos habitudes et les habitants du quartier s habituent aussi a nous revoir! Ainsi, petit dej fait d un sandwich au thon ou pommes de terre ou niebé chez les femmes à droite en sortant, à midi, tieboudien ou mafé chez les guinéennes plus loin sur la gauche, une virée au "bandit" pour boire une gazelle en fin de journée et le soir, spaguettis ou pommes de terres viande chez le ptit gars au carrefour plus loin!

Le quartier n a vraiment rien de beau ou pittoresque. Situé en sortie de ville, il s organise autour de la route, nouvellement bitumée ( les travaux ne sont d ailleurs pas completement finis sur les bas cotés et la journée est aussi rythmée par les moteurs des pelleteuses et leur bip bip de recul!). Encore un peu la campagne et deja la ville, les constructions se melangent entre des cases traditionnelles et constructions inachevées en parpaings. Les chèvres, vaches, moutons, canards, poules, pintades se baladent et cherchent de quoi se nourrir autour des maisons et dans les poubelles! Décrit comme ça, le quartier ne fait pas vraiment envie... et pourtant, pour ma part (Virginie) je finis par trouver de la beauté à cette bande de goudron toute droite bordée de constructions rafistolées et vivantes. Le soir, avec la lumiere chaude d un couché de soleil dans la poussiere de la ville, voir en contre jour des femmes portants seaux et autres charges sur la tête, les enfants jouants sur le bord, une vache qui traverse au loin, des chevres un peu partout, des motos, des velos, un taxi qui fait demi tour au beau milieu... toute cette vie tranquille, et bien oui, je finis par trouver ça beau!


Virginie

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Depuis vendredi nous sommes arrivés a Dindefelo, village connu pour sa cascade la plus haute du Senegal (115m).

Pour arriver au village, si on n a pas son propre vehicule, on patiente a la gare routiere de Kedougou, le temps que le taxi brousse se remplisse (3 devant le chauffeur plus 2 passagers, 4 a l arriere, 3 ou4 dans le coffre et quelques uns sur le toit). Puis c est parti la piste la plus defoncée qu on n'ait fait jusque la: 35km, 1h30!

Et si vous pouviez voir dans quel etat est le 4×4 taxi!!! Pas facile d imaginer a quel point il est pourri!!! Les photos ne peuvent le montrer, et ce n est pas facile à decrire! Les portes ne ferment qu apres les avoir claquées vraiment tres tres fort, sauf celle du chauffeur, qui l a tenue d une main au debut du trajet (en telephonant de l autre et en reussissant tout de même a eviter les trous!!!) Et qu il a fini par attacher avec un bout de ficelle! Autre grande particularité dans ce vehicule: le haut de la caisse est desolidarisée du bas du vehicule. Ainsi, le pare brise se balade dans son emplacement mysterieusement bien plus large que prevu... Vraiment une allure particulierement deglinguée ce 4×4, il a reçu la palme du plus pourri pour l instant! Et, si ce n est qu il fait le pousser pour demarrer, le moteur tourne bien, et la boite de vitesse passe sans accrocher, une rareté dans le coin!!!

Arrivés au village, on est pris en charge! C est que nous sommes dans un lieu touristique et dans une reserve naturelle de surcroit, alors pas question de se balader au gres du vent! L entrée dans la reserve est payante, 2000 cfa, ce n est pas enorme mais le tarif a doublé cette année! Ici, chaque sortie doit se faire accompagnée d un guide ( payant bien sur). Et comme ils n ont pas grand chose a faire depuis le Covid, le guide qui nous est attribué passe tout son temps avec nous, soit en sortie, soit a attendre qu il nous vienne une envie de balade! C est un peu particulier comme climat, surtout pour nous qui nous baladons depuis quelques temps au Senegal et qui avons du temps! (Ce qui est extremement rare chez les touristes!) Comme l hebergement n est pas trop cher, presque correct et que l environnement est sympa, on "dure" un peu comme on dit ici!!! On est au campement villageois qui a dû etre bien un temps mais qui se decrepis doucement: la pompe solaire qui amenait l eau est en panne, un peu de lumiere dans les cases, mais pas de prise et pas facile d arriver a la charge complete du telephone dans l espace commun. Margaux et Adeline passent les denieres nuits dans un autre campement un peu mieux loti.

La commune de Dindefelo comprend le village situé au pied de la montagne et des hameaux environnants, dont certains se situe en haut de la falaise. Le seul moyen d acces est un chemin qui monte a travers la falaise, qui nous a bien pris 1h de marche (essouflée pour ma part). C est le chemin pris chaque jour, entre autre par les collegiens et lycéens pour venir en cours. Une piste existe pour relier les hameaux du plateau mais rallonge considerablement la distance. Apres quelques jours passés ici, on commence a ressentir les tensions qu il peut y avoir entre le haut et le bas, et encore plus en cette periode d elections municipales.


Nous avons fait une belle balade d une journée. La montée est raide, le paysage bien degagé une fois en haut!

Sur le plateau, nous avons vu les dents de Dandé, une particularité geologique,

Les "champs de termitieres champignons" des termies qui construisent leur termitières en forme de champignon!

une grotte qui a servi de refuge au peuple Bedik au 19eme siecle

et la source (ou resurgence) de la cascade.

Puis redescente vers la cascade qui est effectivement bien impressionnante. Le lieu est bien frais et l eau aussi!

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Apres quelques jours de repos à Kedougou, nous voila repartis dans la brousse: sur les conseils d un ami nous avons pris contact avec Bakary qui a un petit campement famllial dans son village de Malinda. Cette fois ci nous partons avec "un horaire" un "bus" qui a des horaires de depart, a la difference du taxi brousse qui part... quand il est plein! Bon, horaires, mais horaires africaines tout de meme car nous sommes partis avec plus d une heure de retard!!!

Le campement, c est 6 petites cases regroupées autour d un bel arbre. Pas d electricité, l eau au forage, mais la simplicite de la vie de village.

A quelques km, un cours d eau et de belles petites cascades. Une belle balade dans la vegetation et baignade a l arrivée!

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En vue de faire quelques analyses, nous voila parti a l hopital de Kedougou. Le taxi nous arrete dans un premier temps au centre de santé en ville, mais on insiste pour l hopital. Il nous y emmene donc. La route est un peu longue, on passe le fleuve Gambie, sort de la ville... la route se transforme en une piste poussiereuse sur 4/5km... pour arriver a un immense hopital flambant neuf! Digne d une grande ville europeennne. Le taxi nous demande si c est bien la qu on veut aller? Oui, oui, il nous depose, je lui trouve un air hesitant... vu qu il n y a rien ni personne autour, je me demande bien comment nous allons repartir d ici! Il nous faut trouver nos masques, oubliés depuis longtemps au fond du sac. Passage devant les gardiens:

"-que voulez vous?

-Voir un medecin,

-c est pour qui?

-Pour moi,

-mais vous n avez pas l air malade!

-Merci, mais quand meme je voudrais voir un medecin,

-en tout cas, votre bouche n est pas malade!!!

Le tout avec le sourire!

Apres son diagnostic ainsi posé, il nous indique tout de même l accueil, tout a l autre bout du batiment. Un doute me prend en longeant les batiments neufs et brillants: y a t il quelqu un a l interieur??? Dehors, il y a quelques jardiniers qui arrosent la pelouse et les plantations mais pas beaucoup d autres activités.

Une plaque informe que l hopital a ete inauguré par le president en personne, Macky Salle, le 31 mai 2021. Au final, c est bien en fonctionnement, on entre dans un batiment tout blanc, vitré et climatisé. Plusieurs secretaires nous accueillent sans attente pour completer le dossier administratif. Au bout d un moment, une voix dans un haut parleur declare "evacuation du batiment de toute urgence, dans le calme": personne ne bouge ni meme ne souleve un sourcil... donc pas d affolement. 3000fcfa pour entrer, avec facture editée automatiquement puis salle d attente meme pas pleine... attente, avec un sifflement bien desagreable qui sort des haut parleurs... il doit y avoir de la maintenance en cours, ce qui explique les appels d urgence qui n affolent personne.

A peine 1h d attente, reçue par une jeune medecin bien sympathique. Pas d inquietude mais une batterie de tests a faire. Nouveau passage a la caisse pour facturer les analyses puis direction le labo de l hopital. Il faut penser a se signaler car la salle d attente est vide!

La jeune infirmiere (?) qui s occupe de moi est bien attentionnée, même si , (selon Didier, moi je n ai pas regardé) elle tremblait un peu au moment de piquer pour la prise de sang! Au final, elle s est bien debrouillée, presque rien senti et meme pas de bleu!

Resultats des tests dans l apres midi.

Pour les 3h qui nous reste a attendre, pas vraiment d interet de faire le trajet pour rentrer en ville. Devant l entrée de l hopital, une seule petite vendeuse qui propose eau, bananes et arachides, perdue au milieu de cette brousse. Ça fera notre repas! Nous trouvons une place a l ombre d un petit hangar abandonné en face des urgences, avec chevres et moutons pour compagnie! Ce qui nous vaut quelques images insolites.

A 15h, nous rentrons dans la modernité de l hopital, pour les resultats. Nouveau rendez vous avec la medecin, decidement tres disponible! Une salmonelle typhi, autrement dit une fievre thyphoïde, qui devrait se regler avec un bon traitement antibiotique! Tout cela nous a permis de passer une journée a l hopital bien decalée! Pendant ce temps là, le reste du groupe a pris le temps de se balader en ville pour y faire les quelques demarches et courses qu on ne peut effectuer en brousse!

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Une pause dans le blog que vous aurez remarquée. J avais en tete plusieurs articles a rediger sur le village, la construction du haut fourneau... mais un petit contre temps sous forme de bacterie ou autre microbe m a tenue au lit, le cerveau fatigué! Le temps a passé, et hier, c etait le moment de quitter Guémédjé, Cecile et Souleymane...

Emotions de quitter le village et ses habitants...

Bien serrés dans le taxi brousse, pour environ 4h de piste poussiereuse.

Une grande partie du chemin utilise la route en construction, financée par I Am Gold, l exploiteur de l or local. Arrivé a Kedougou, on s installe dans un campement touristique: de jolies cases avec wc, salle de bain, electricité et ventilateur. Il manque juste des arbres pour faire de l ombre dans la cour, et ça serait parfait.

Des que j ai un peu de disponibilité, j essaie de vous faire les articles sur Guemedjé en retard...

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Si Souleymane et Cecile sont arrivés dans ce bout de Sénégal, c est bien pour son sol riche en fer ( entre autres, puisqu au sous sol, il y a aussi de l'or, mais aussi du Nikel, et plein d autre minerais plus ou moins rare mais ininteressants pour le haut fourneau!) et sa situation geographique paticuliere, aux confins de 3 pays: le Senegal, le Mali et la Guinée tous proches. L installation et le debut de la construction datent de novembre 2019! Le chef du village, le Dougoutigui, leur a attribué un lieu au bord de la falaise puis par la suite un champs pour la plantation d arbres Il a d abord fallu amenager la terrasse en vue de la construction et l accès, ce qui n est pas une mince affaire! Des pierres recoltées dans les environs assurent la base du batiment qui est ensuite construit en briques de terre fabriquées localement!

D autre briques, fabriquées specialement avec un mélange de sable riche en quartz et d argile claire (le karita) ont une capacité refractaire.

Elles sont faites sur place et constituent l interieur du haut fourneau.

Le chantier est divisé en 2 partie: en haut, le stock de briques, le poto poto ( mortier d argile rouge), l eau en bidon, et en bas, la construction du four proprement dit. Entre les deux, une tyrolienne fait office de transporteur.

L equipe du chantier est constistuée d hommes du village dont beaucoup de jeunes. 10 à 15 personnes peuvent travailler ensemble sur le site. Parfois, il y a plus de personnes qui se presentent et Souleymane leur propose de tourner pour que chacun puisse travailler. La difficulté est d avoir une equipe durable, chacun venant en fonction de ses besoins de travail. Et surtout, dès qu un filon d or est exploitable, la tres grande majorité des hommes valides partent à la recherche de gains plus importants. Notre equipe de bras blanc s est intergrée dans le groupe et nous avons aussi fait quelques chantiers d apres midi entre nous! Les horaires du chantier, 8h-10h et 16h-18h, evitent les heures les plus chaudes. Ils permettent aussi aux constructeurs d avoir d autres activités, comme Fabouré, le constructeur-coiffeur! En un mois, le four est monté d environ 1m, 1m20 et Souleymane espere que les briques seront finies de monter fin fervrier, pour un allumage fin mai debut juin, avant la saison des pluies, Incha Allah. En fonctionnement, le four devrait fournir 1 tonne de fonte par jour qui pourra etre transformée en marmites, et autres ustensils utilisés quotidiennement par la population. Pour fabriquer des outils et autres objets en fer, il faudra d autres etapes pour transformation la fonte en fer.

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Guemedié ou Guemedjé en fonction des ecritures est situé proche des frontieres du Mali et de la Guinée. Un petit bout du bout du Senegal, dans le pays Bassari. Environ 2000 habitants, mais c est tres fluctuant en fonction des arrivées et des departs! Guémédjé est un village qui vaut de l or! En effet, le sous sol de la région est parsemé de paillettes tres tres recherchées... La tres grande majorité des villageois vivent de près ou de loin de l extraction de l or. C est un peu comme un village du far west, une grande rue avec des mini commerces de chaque coté. Des constructions legères en bois et bambou qui cotoyent les cases rondes traditionnelles du pays Bassari. Souleymane nous raconte qu a chaque fois qu un nouveau filon est decouvert dans la region, tous les hommes, et certaines femmes aussi, partent jouer les chercheurs d or. Le village se vide,il ne reste que les vieux et les enfants. L or est exploité officiellement par une societé en majorité canadienne "I Am Gold". De nombreux forages d exploiration confirment la presence du précieux metal. Cette societé finance de petits projets: jardin des femmes, electrification du forage, etc... et de plus importants comme la route ou un aeroport pour que l or quitte la region en toute securité! A coté de l exploitation officielle, il y a les nombreux "douras" petites mines artisanales, où un peu d or peut etre recolté au prix d un travail épuisant, dangeureux, parfois mortel. Les morts dans des accidents de douras sont nombreux. Malgré tout l espoir de "faire fortune" reste le plus fort. Guemedjié a aussi la particularité d etre peuplé de deux ethnies: peuls et diallonkés vivent ensemble, plus ou moins melangés: les peuls a l entrée du village et les diallonkés du coté du campement. Deux ethnies et donc 2 langues... pas facile d apprendre les salutations et de tomber juste quand on croise quelqu un dans la rue! Dans la plaine, en bas du village, les cultivateurs produisent des arachides, du mais, et un peu de riz pendant la saison des pluies. On trouve aussi quelques manguiers plantés ces dernieres années mais tellement peu d autres arbres fruitiers, c est dommage... En saison seche comme en ce moment, ce sont plutot les troupeaux des nomades qui circulent dans la plaine.

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Une affirmation qui peut vous étonner, mais ici, comme en France, c est la saison de la neige. En pleine journée, malgré la chaleur et un soleil eclatant, il tombe souvent des flocons... noirs. C est que nous sommes à la saison des feux de brousse. Au loin, une fumée noire s'éléve, une partie de la brousse est en feu... le soir, du haut de la falaise où est le campement, on voit les feux rougissants, quand ils ne sont pas loin, on entend les craquements de la végétation. Souvent flotte une odeur de brulé et la cendre se mêle a la poussiere qui se depose partout. Bien sur nous pensons aux animaux qui s enfuient, et a ceux qui ne peuvent pas fuir... La pratique est millenaire parait il, elle permet la repousse d une herbe plus verte semble t'il... la haute vegetation qui a poussé pendant l hivernage (saison des pluies) puis sechée à devenir de la paille haute de plus de 2m. Ainsi"grace au feu" l espace est "nettoyé". Les feux de brousse seraient le fait des bergers nomades qui font cela pour mieux nourrir leurs troupeaux ensuite. Lorsqu'on entend au loin les crepitements du feu, on ne peut s empecher de le surveiller: est il de ce coté ci de la riviere? Dans quel sens est le vent? Pas question de quitter le campement trop longtemps quand les feux ne sont pas loin... et puis, un jour, la neige noire est plus importante, on entend le feu, il n est pas loin, il s approche... il est de l autre coté du chemin. Avec les faux que nous avons transportées, nous avions deja commencé à couper la paille pour degager autour du campement, mais il en reste encore beaucoup! D un coup le feu est là, la température monte, la paille puis les les arbres s emflamment, le feu avance vite! Il laisse derriere lui un paysage mineral noirci par la cendre.


Pour cette fois ci, il est passé a coté du campement sans dommage.


Souleymane nous explique que le meilleur moyen de se proteger du feu est... de faire du feu! Plus precisément des contre feux. Le 31 au soir, il a eu l occasion de mettre en pratique sa theorie: En fin d apres midi, je me suis installée sous un arbre, dans la plaine en bas des petites falaises, pour observer les oiseaux et... ecrire un article sur les feux de brousse! 3 enfants sont passés sur le chemin a proximité, ils m ont saluée, ont demandé ce que je faisais la puis m ont dit: " il va bientot faire nuit, il faut rentrer!" Eux ont dit qu ils allaient chercher les vaches. Je les ai salués et j ai continué mon ecriture. Quelques minutes plus tard, j ai entendu le crepitement tout proche et au loin, j ai vu les enfants allumer la paille. Autant dire que je n ai pas attendu le couché du soleil pour rentrer dar dar au campement!

Le feu a pris dans toute la plaine et a duré une bonne partie de la nuit du 31. Le champ des arbres fertilitaires plantés par Cecile se situe dans la plaine en bas du campement, en plein dans la passage de l incendie. Un gros travail de defrichage a été fait en debut de saison seche, mais est-ce suffisant? Souleymane s est donc attelé a allumer des contre feu tout autour de la parcelle pour sauver le champ. Et ça a fonctionné, l incendie a continué son funeste chemin dans la plaine sans detruire les plantations. Par contre, il a grillé beaucoup d insectes, surement des animaux de toutes sortes, toutes les jeunes pousses d arbres sauvages... Les feux de brousses existe dans de nombreuses regions d Afrique, et contribuent certainement a l avancée de la desertification. Il n est pas evident de trouver des solutions, et s il y en a, elles ne peuvent s imaginer que sur du long terme. Mais les arbres tiendront ils assez longtemps pour que les hommes prennent tous conscience de la necessité de prendre soin de la nature?

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Un pèle mele de photos, telechargées a un moment ou le reseau a ete clement... en attendant les futurs articles, pas encore redigés!!!









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La vie quotidienne a Guémédjié:

Situé a 400m du village, le campement de Cecile et Souleymane est organisé autour de 3 fourgons. Le rouge est arrivé d un premier voyage, puis Cecile et Souleymane sont descendus de France il y a deux ans avec chacun le leur. Le fourgon rouge sert de cuisine et les deux autres d habitat.

Deux cases ont ete construite par la suite, une pour le rangement du materiel et une pour accueillir les visiteurs! Enfin, un petit "hangar" est en construction en ce moment meme dans la pepiniere, il se transformera en chambre d amis ou lieu de stockage en fonction des besoins.

En arrivant, nous avons fabriqué une grande douche au seau, toute equipée! Elle est agreable en fin de journée, avec l eau chauffée par le soleil, et vient completer la petite douche de la case!

The douche! 

Le campement est installé sous trois grands et beaux Néré, arbres magestueux qui font une ombre salutaire, au bord de la falaise. En bas, c est la plaine, inondable au moment de la saison des pluies. Et les collines d en face sont au Mali, la rivere fait office de frontiere.

Au campement, comme au village, il n y a pas de reseau electrique. Les panneaux solaires et l installation dans le fourgon de Souleymane permettent de charger portables et autres equipements a batterie, les lampes solaires chinoises que l on trouve beaucoup par ici, fournissent la lumiere du soir et le groupe electrogene permet de remonter l eau du puits grace a une pompe et, au besoin de faire fonctionner des outils electriques.

Pour l eau potable, elle provient du forage du village et est transportée par le petit "moto taxi" de Sanga. Pour plus de securité, l eau est bouillie avant d etre filtrée pour la boisson. Et comme vous pouvez l imaginer, nous avons regulierement unne activité lessive a la main!!!

Le puits creusé au jardin fournit l eau non potable grace a une pompe activée par un groupe electrogene. L eau est stockée dans des bidons de 20 litres...


La pepiniere est protegée des animaux errants par une cloture en bambou, les semis d artemisia sont a l abri sous une moustiquaire.

En arrivant, nous avons tout d abord mis en terre les noix de coco offertes par Kaydara. Puis, nous avons rapidement lancé des semis de legumes avec l espoir de manger rapidement des legumes du jardin! Les radis ont deja bien poussé et tomates, salades, concombres pointent aussi le bout de leur feuilles! Il faut dire qu au village on trouve tres peu de legumes, peu variés, pas tres frais et en petite quantité. Quand on imagine qu ils arrivent, comme les voyageurs, serrés dans le taxi brousse, on comprend la rareté des tomates et autres.

Au pied de la falaise, Cecile a implanté quelques arbres fertilitaires dans un espace jardin autour du puits. Plus loin dans la plaine, le chef du village leur a attribué une parcelle de terre pour y planter des arbres. Une cinquantaine de fertilitaires, des petits neems, un manguier et quelques moringas ont survecu a la saison des pluies, au passage des troupeaux des nomades et aux feux de brousse.

Nous avons refait quelques semis test d arbres, meme si ce n est pas trop la saison, et de nouveaux semis en grande quantité sont prevus en mars/ avril pour etre repiqués juste avant l hivernage. Et comme on est bien lancé, on sème les noyaux des quelques mangues qu on a mangé, des pepins de citron et des graines de papaye...

Les journées passent vite et sont bien remplies! Le matin, le chantier commence a 8h pour se terminer a 10h, et reprendre de 16 a 18h. Les heures les plus chaudes sont reservees a la sieste! Nous formons deux equipes: une "vegetale" pour les travaux autour des jardins et des arbres avec Cecile, et une a la construction du four avec Souleymane et les ouvriers qui viennent du village. Apres la "descente" (fin du travail) de 10h, nous allons generalement faire un tour au village, voir ce qu on peut acheter pour preparer le repas. Les vendeuses proposent du niébé, haricot local cuit avec une sauce aux oignons, principal plat d ici, et aussi du campement! ( en dehors des pàtes- sardines, specilité qui fait la reputation de Souleymane;-)).

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D ici, il n est pas facile de se rendre compte qu on est le 24 décembre, et que ce soir, c est reveillon! C est l heure chaude, et de la sieste, on entend la musique au village... pour la celebration d un mariage!

Pour ce soir, on a quand meme prevu un menu de fête: gigot de chevre sur feu de bois et pommes de terre a la braise!!!

On pense fort a vous!

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La vie au campement s organise autour des activités du chantier, et dans le rythme africain. Ici tout va bien. Il fait beau, chaud l apres midi et frais la nuit, l ideal!

 La pepiniere

Malgre une grande antenne qui domine le village, le reseau est faible et instable. Pas facile de vous envoyer des photos, plusieurs essais infructueux ce matin, esperons que ça fonctionne mieux tres prochainement!

Dès que ça fonctionne, je fais passer quelques photos!

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Apres avoir passé la matinée au marché et dans le centre de Kedougou, nous prenons un vehicule pour la derniere partie de la route vers Guémédié. Nous sommes cette fois ci dans le pic up qui fait le transport de marchandises!

La piste est tres bonne pour une grande partie, refaite pour facilité les transports liés aux mines d or qu il y a dans les coins. Il y a meme un aerodrome en construction pas loin, merci "I am gold"!

Puis la piste se retrécie, ici ou la le trafic aurait eu quelques difficultés a passer...


Et a la tombée du jour, au levé de la pleine lune, nous arrivons enfin à Guémédié!

Objectif atteint!!! 

Souleymane et Cecile nous attendent au carrefour, et c est avec joie que nous les retouvons!


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Gare routiere depart de Mbour, etape a Kaolack direction Tambacounda



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Ola les amis,

Nous voila enfin sur le sol africain!!! Et ça fait du bien!

Nous sommes arrivés le jour du depart de Pierre Rabhi, il reste un lien entre nous...

En 2 jours, nous nous acclimatons très vite et bien! Accueillis avec chaleur par la mere et le beau pere de Souleymane, dans une confortable maison du quartier de l hopital, (pas loin de chez Josette pour les souvenirs de la famille Bonduau Boutant).

Un tour au marché, en ville, et une baignade sur la plage! Et, au risque de vous decevoir, on n a pas pris de photos!


Voila les photos!!!

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 Les enfants du village, curieux et amusés par notre visite
La recolte et le tri des arachides! 
Les troupeaux traversent la route  

Mardi, nous avons accompagné Didier et Nicolas, technicien de l APAF Senegal, pour une visite des parcelles de production de semences.

Ci dessus, quelques images prises en route.

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La premiere image de la ferme de Kaydara, c est un champ de cocotiers!


En s approchant, on decouvre une grande biodiversité la dessous! Il y a des oiseaux, des margouillats, des chiens, un chat, des moutons, poules et pintades...

Mais aussi des jardins, des planches d oignons juste repiqués, des plants de salade, de tomate, de basilic de la patate douce et des papayes!

Et au milieu de ces vegetaux et animaux, il y a des humains! Des jeunes en formations, qui viennent ici decouvrir le travail de la terre, des futurs formateurs en agroecologie, Josette et Gora, qui depuis des années font de leur mieux pour faire vivre le lieu,et aussi des gens de passage, comme nous!

Les premiers cocotiers plantés sont en pleine production maintenant. Ils fournissent des noix de coco pour la consommation, et des semences pour devenir de futurs plants de cocotier. La ferme est maintenant connue au Senegal, entre autre, pour la production de plants de cocotier!

Cheikh Anta nous a cueilli des belles noix, pleine de jus! Pas facile de tout boire tellement elles sont pleines! Une fois le jus bu, la chair de coco est moelleuse, un regal!

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Après quatre jours passés à M'Bour, nous reprenons la route direction la ferme agroécologique de Kaydara à Samba Dya.

A M'Bour, nous avons profité de ces quelques jours de repos pour des baignades, des marches sur la plage, la découverte du marché aux poissons, aux légumes et autre quincaillerie. Nous avons aussi pu installer les cartes SIM sénégalaises, et déguster la cuisine locale!

Ici, nous retrouvons la « liberté africaine » : fini masques, casques de moto, ceintures de sécurité !!!


Et, si nous n'écoutons pas les « actualités », nous pourrions ignorer qu'un virus sévit dans le monde !

Didier et moi retrouvons avec plaisir la ferme de Kaydara, lieu de formation en agroécologie où Didier est intervenu pour une formation en production de semences potagères entre 2013/2015.

La ferme de Kaydara, lancé le 21 juin 2003 par l 'association Jardins d'Afrique, menée par Gora et Josette, a commencé par une grande plantation de cocotiers, dans l'objectif de développer une culture étagée de type oasien. Rapidement des formation en maraichage se sont développées, avec toujours des plantations d'arbres fruitiers. Les citronniers et autres citrus, commencent déjà à bien produire, et lorsque les manguiers vont s'y mettre, sur qu'il y aura de la mangue à manger, miam, miam !!!

Les papayes! 

Les trois jours a venir, nous allons les passer au jardin, pour donner un coup de main dans le jardin des élèves, et Didier va donner quelques cours sur la production de semences et l'agroforesterie. Nous voilà dans notre élément !

 Le Professeur!
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Ça y est, nous sommes sur le sol africain!!!! Juste arrivé, en attente des formalités douanieres... avec 1h de retard, on a meme cru un moment qu on n allait pas decoller aujourdhui! Mais finalement si, vol sans encombres ensuite! Encore un peu de patience pour sortir de l aeroport, mais deja, il fait plus chaud!

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Nous sommes dans l avion!!! Escale à Barcelone, arrivée prevue a Dakar à 20h30 heure locale!

 ;-)

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Plus la date approche, plus le suspens augmente!!!

une étape de passée, nos tests PCR sont négatifs!!! c'est un point positif 😉

Reste à monter dans l'avion demain... on vous donne des nouvelles très vite!

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Persévérance et/ou entêtement?

Après réflexions, nous avons pris des billets d'avion pour Dakar!

S'il n'y a pas de changement de dernière minute, (et on est bien placé pour savoir que tout est incertain!) nous devrions partir samedi 4 décembre pour un retour mi février.

Le voyage ne sera pas celui qu'on avait prévu... mais il se fera (peut-être) quand même! L'objectif pour nous étant Guémédié et ce qu'il s'y passe.

Il nous reste à patienter encore quelques jours...

En attendant et en espérant le soleil du Sénégal, ce matin, nous avions de jolis flocons de neige!

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Il n'y a pas eu de message sur le blog depuis plusieurs jours... et ce n'est pas un problème d'accès au réseau!

Nous venons de traverser une semaine éprouvante...

- d'attente tout d'abord: on est chez nous, mais que temporairement. On ne sort pas le chargement du fourgon, on n'a rien de précis à faire...

- puis d'inquiétudes avec les informations sur la "5ème vague", les annonces du gouvernement...

- d'abattement, avec l'annonce de la fermeture des frontières par le gouvernement du Maroc,

- d'incompréhension, avec des informations contradictoires,

- d'attente encore, car la compagnie dit le 26 novembre de rappeler le lendemain, pour avoir des informations, puis plus personne ne répond au téléphone,

- de confusion, lorsqu'on reçoit un sms de la compagnie maritime nous demandant de nous munir d'au moins 2 masques pour l'embarquement...

- de choix kafkaïens à faire vite: tests PCR de moins de 48h pour embarquer... et si le départ n'est pas annulé, il nous faut donc le test? et l'infirmière nous attend à 10h, elle ne peut pas attendre... il faut se décider!

- d'espoir en trouvant sur le site de l'ambassade de France au Maroc une ligne disant que les ferries peuvent continuer à circuler tant que les autorités marocaines ne s'y opposent pas...

- et enfin, le message de l'annulation du billet pour cause de fermeture des frontières le 28 à 23h59, alors que notre billet est pour le 29...

Le voyage que nous préparons depuis des mois ne se fera pas tel que nous l'avions imaginé...

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En attendant le nouveau départ, et les aventures qui vont inévitablement suivre, voici un peu de lecture!

Ci joint deux lien pour mieux comprendre le projet du Haut Fourneau école à Guémédié et la philosophie de la construction de Sidéropolis.

Le premier est un blog qui concerne la vie quotidienne autour du projet,

Le suivant est un site qui présente plus globalement Sidéropolis et son projet de haut fourneau école.

Bonne lecture,

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Nous voilà de retour à la maison... moins d'une semaine après notre départ!

On apprécie la douche chaude et les belles flambées dans le poêle qui réchauffent rapidement la maison.

Quelle drôle d'idée d'aller faire du camping en Espagne au mois de novembre: figurez vous qu'il fait très froid et la nuit arrive tôt! Il a gelé au cours de deux des quatre nuits que nous avons passé là-bas, ce qui nous a permis de noter que nous sommes partis un peu léger en vêtements chauds et couvertures!

Bon, alors, mais que s'est-il passé pour que nous revenions au point de départ?

Pas facile de préparer un départ en ce moment où tout change vite. Nous avions l'information que les frontières du Maroc étaient fermées, et pour éviter de faire un aller-retour dans le sud de l'Espagne et trouver porte clause (sic!), nous avions réservé un billet de bateau avec une compagnie italienne qui fait des traversées entre l'Italie, la France, l'Espagne et le Maroc. Départ le 15 novembre de la maison pour une embarquement le 16 à Barcelone.

Sauf qu'une semaine avant le départ, la compagnie annule le billet et nous propose de reporter notre voyage. Déception car on était prêt à partir! Au même moment un ami marocain nous dit que le nouveau gouvernement annonce la levée des restrictions liées au COVID et l'ouverture des frontières, et toujours dans le même temps, les ferries entre Algeciras et Ceuta ont repris. On s'est donc décidé rapidement pour le sud de l'Espagne... un peu trop rapidement...

Parce qu'en fait, c'est un peu plus compliqué. De ce qu'on nous a expliqué sur place, la frontière terrestre à Ceuta est complétement fermée, depuis mars 2020. A Tanger, la frontière terrestre est ouverte uniquement pour les marchandises. Il est possible de se rendre d'Espagne au Maroc en prenant l'avion de Madrid mais aussi de Malaga. Enfin, il est possible de voyager vers le Maroc en partant avec des compagnies maritimes françaises ou italiennes...

Sur le site de France diplomatie, les informations datent du 11 octobre et commencent par "toutes les frontières aériennes, terrestres maritimes sont fermées" puis la phrase suivante, disent que les vols ont repris progressivement depuis le 15 juin et donnent les règles d'entrées pour les vaccinés/non vaccinés. Pas facile de trouver une logique à tout cela (mais j'ai bien l'impression qu'il n'y a plus trop de logique dans notre société ces derniers temps).

Après s'être cassé le nez sur les grilles fermées de la frontière entre l’Espagne et le Maroc, nous avons repris la première idée, à savoir un départ en bateau. Mais les places sont limitées et très demandées (ce qui explique peut-être l'annulation de notre premier billet: le surbooking utilisé par les compagnies). On a réussi à trouver un billet au départ de Sète pour le 29 novembre. L'aventure n'est donc pas finie, juste en pause!

Cette première étape infructueuse nous aura fait perdre du temps, de l'argent et aggravé notre bilan carbone, mais nous sommes tous les trois en bonne santé et le fourgon en état de marche! restons positifs!!!

Elle nous aura permis aussi d’expérimenter notre organisation dans le véhicule, et hors mis quelques couvertures en plus pour les grands froids et quelques petits détails, ça fonctionne plutôt bien!

la suite à la prochaine étape!!!!

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Apres une réunion au sommet (des monts du coté d Algeciras), quelques recherches sur le net, on a fini par trouver (et ce ne fut pas simple) un billet Sete-Tanger! Et bien oui, les frontieres entre l Espagne et le Maroc sont fermées, mais pas entre la France et le Maroc!!! Donc nouveau depart... de Sete cette fois ci... et le 29 novembre! Entre temps, nous rentrons a la maison pour prendre une douche, se rechauffer autour du poêle et économiser notre budget bien chahuté par ces aventures...

La suite au prochain numéro: Départ 2!

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Et bien oui, même photo, même endroit, avec les sourires en moins...

On a bien foulé le continent africain, mais on est resté en Espagne... refoulés a la frontière, impossible de passer, ni même de négocier avec les douaniers puisqu il n y en a plus du coté du Maroc. Donc demi tour... et pour la suite? On réfléchit encore...

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Devinez quoi... 
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Pas encore en Afrique, mais on est a bord du Ferrie!!!! Youpi, youpi!!! Pas de complicatons administratives, ils n ont posé aucune question, on a fait aucune reflexion!

C est parti, youhou!!!

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Apres une journée sur les routes dEspagne (les autovias, des autoroutes gratuites!), une nuit sur un parking, nous voila en route vers Algeciras... et... sur les panneaux lumineux, est ecrit "frontiera con Africa solo abierta para mercancia" aïe aïe aïe... c est le debut des complications???

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Ola!

Première nuit de notre équipée! A 50km de Burgos, dans le froid (moins de 5°) et avec un peu de pluie... on s en sort plutôt bien, aucun pied, aucun nez gelé! on a plutôt bien dormi au milieu des champs d une grande plaine agricole. On espère que la suite sera plus ensoleillée.

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tout d'abord, les préparatifs:

Ils vont bon train! Les animaux de la maisonnée sont confiés aux parents et amis et rejoignent les uns après les autres leurs lieux de villégiature pour les 3 mois à venir!


Le fourgon se prépare aussi, les malles sont fixées, la seconde roue de secours aussi... et la chambre d'Adeline a sa place toute prête!

Et les imprévus...

Et bien nous avons reçu hier un message nous indiquant l'annulation du billet de bateau Barcelone-Tanger que nous avons réservé début octobre 😦

Maintenant qu'on est prêt, on ne va pas remettre le départ d'une semaine! après quelques recherches, on trouve des ferries qui font Algesiras-Ceuta. Nous les croyions arrêtés, mais ils fonctionnent.

Alors, c'est parti pour le sud de l'Espagne, détroit de Gibraltar et Maroc!

le départ lundi 15 au matin est confirmé, olé!

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Voilà, la première page du blog est lancée!

Le départ se prépare, la date du 15 novembre est dans nos têtes depuis un bon moment, et elle approche à grands pas!

on s'organise, on prépare, on essaie de ne rien oublier...

Au Sénégal, du coté de Guémédié, Souleymane et Cécile continuent le projet commencé il y a deux ans: la construction d'un Haut Fourneau école, tout un programme!

Nous prenons la route, avec pour objectif, de les rejoindre à Guémédié

Pour se faire une idée du projet, vous pouvez lire les "sidéropolis tam tam" n°0 et n°1:

et pour voir quelques unes des belles photos faites par Cécile, allez jeter un oeil chez Bienvulaveugle!

La suite... dans quelques jours!

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Et bien voilà, on y est, le départ, c'est demain matin!

Après une petite visite chez M'dame l'infirmière pour se faire gratouiller le nez à 8h, on démarre le fourgon et on se lance!

On vous remercie pour les messages, sms, petits mots, gris gris pour le fourgon, bisous et calins de dernières minutes. Pas sur d'avoir le temps de répondre à chacun mais toutes vos pensées nous sont agréables!

la suite... bientôt 😉