Carnet de voyage

Nouvelle Zélande

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Voyage au pays des kiwis!!
Mars 2020
5 semaines
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Depuis la préparation de mon voyage et même avant, la Nouvelle Zélande est un des pays qui me fait le plus rêver, qui me donne le plus envie de le visiter. Alors quand j'ai commencé à entendre, avant de partir d'Indonésie, qu'à cause de la crise provoquée par le COVID-19 toute la suite de mon voyage était remise en question, j'étais assez dégouté. Et puis petit à petit, de nouvelles informations, le droit, à priori de rentrer sur le territoire néo-zélandais sous condition de respecter une période d'auto-isolement de 14 jours. La seule vraie contrainte était d'éviter les situations qui me mettraient en présence de beaucoup d'autres personnes comme dans un stade, une école, un hôpital. A priori, cette période ne me poserait pas de problème puisque j'avais prévu de louer un véhicule et de loger dedans pendant tout mon périple. Mais tout cela ne restait que des suppositions temps que le service de l'immigration néo zélandais ne me le confirmait pas.

Heureusement, au départ de Denpasar, j'ai rencontré un couple de français dans la même situation que moi, ce qui nous a permis d'échanger nos informations, de nous rassurer et aussi de discuter du programme prévu une fois arrivés sur place.

La première partie du vol n'a pas donné l'impression que quoi que ce soit ait changé à part la demande de l'équipage de remplir un questionnaire pour ceux qui devaient s’arrêter en Australie. Une fois à Brisbane, nous avions trois heures d'attente avant d'embarquer dans notre deuxième avion à destination de Christchurch. Après avoir revérifié encore une fois les dernières informations, trouvé de quoi manger un morceau, j'essaye de dormir un moment puisque, encore une fois, je n'ai pas dormi dans l'avion.

Au moment d'embarquer dans le deuxième avion, une impression qu'il y a peu de monde. Une fois dans l'avion, cela se confirme, seulement un tiers des places sont occupées. Difficile de savoir si c'est une conséquence du virus ou l'heure matinale. Arrivé à Christchurch, le sentiment est confirmé par un aéroport quasi désert. Nous sommes accueillis par un nouveau questionnaire à propos des jours précédents notre arrivée, puis nous passons au service de l'immigration. Quelques questions de routines puis on nous tamponne les passeports. Je demande s'ils récupèrent le questionnaire rempli plus tôt, on me répond que c'est un autre service qui s'en occupe. C'est là que je comprends que le chemin est encore long avant de pouvoir marcher réellement sur le sol néo zélandais.

Nous passons devant un second service, tenu cette fois par les services sanitaires néo zélandais, qui récupèrent le questionnaire portant sur les risques de COVID-19, puis un dialogue commence pour connaitre le programme que j'ai prévu dans les prochains jours, pour savoir si j'ai bien pris conscience des conditions actuelles et que je suis prêt à tout mettre en œuvre pour les respecter. Une fois la personne en face de moi convaincue de ma bonne foi, de mon sérieux et que j'étais prêt à faire des concessions sur mon programme afin de ne pas me mettre en danger ainsi que la population néo zélandaise, on me laisse passer au service suivant qui s'assurera que je ne fais rien rentrer de dangereux biologiquement sur le territoire. La seule question à laquelle j'ai répondu oui c'est d'avoir du matériel de sport utilisé dans le précédent pays, en effet, mes chaussures de randonnée, dans mon sac. On me demande de les sortir et après vérification, ces personnes iront rincer et désinfecter mes chaussures avant de me laisser passer.

Je commence à souffler un peu. Dernier portique de sécurité et nous pouvons enfin sortir de l'aéroport. Ça y est, nous sommes officiellement autorisés à circuler sur le territoire, sous réserve de respecter quelques règles de base qui s'apparentent à de la précaution comme pour une grippe saisonnière.

Je salue les français rencontrés plus tôt qui partent récupérer leur van. J'ai préféré jouer la prudence et ne faire démarrer ma location qu'à partir de demain. Pour ce soir, une nuit dans un hôtel proche de l'aéroport où je dois retrouver une personne rencontrée sur le site de couchsurfing et qui est à la recherche de quelqu'un pour partager les frais de location d'un van et visiter le pays.

Après plusieurs heures de recherches avec cette personne, je décide d'annuler ma première location d'une voiture afin de prendre un van ensemble. Cela me permettra d'avoir un peu plus de confort, quelqu'un avec qui voyager quelques temps et m'évitera d'acheter du matériel pour me faire à manger et aménager une voiture afin de pouvoir dormir dedans.

En Nouvelle Zélande comme en Australie, il existe deux grands loueurs de véhicules aménagés, Jucy qui fournit plutôt des véhicules autonomes (self contained), et Spaceship Rental qui a plutôt des véhicules type monospaces aménagés. Nous avons fait le choix, pour une question de budget, d'opter pour la solution de Spaceship.

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Publié le 27 mars 2020

Le premier matin est consacré aux différentes démarches pour régler la location du van. On commence à voir les premiers signes de changements causés par le virus. En effet, nous sommes accueillis à l'agence de location par un écriteau indiquant que les bureaux sont fermés et que toutes les démarches seront désormais dématérialisées. Malheureusement, nous n'avons pas reçu le mail de l'entreprise qui devait nous permettre de valider la location. Une employée nous aperçoit devant le bâtiment et vient nous parler au travers de la porte vitrée. Je comprends vite qu'une erreur à été faite dans la saisie de mon adresse mail au téléphone, nous rectifions avec cette personne et entamons les démarches pour valider la location qui ne démarrera qu'en début d'après midi. Nous retournons à l'hôtel, transmettons les derniers documents nécessaires et faisons nos sacs. Je profite de ce temps plus calme pour me mettre à jour sur mon blog qui avait pris un peu de retard suite à la semaine sans ordinateur à Bali afin de faire réparer mon écran cassé sur la route d'Amed.

Un peu avant 14h, nous nous dirigeons vers l'agence de location avec nos affaires. Après une demi heure de marche environ, nous prenons possession de notre van, déposons nos affaires dedans et nous dirigeons hors de Christchurch, après un arrêt pour faire des courses afin d'être autonomes pour au moins une bonne semaine.

Notre première étape se situera au lac Tekapo. Sur la route, après avoir laissé la ville de Christchurch et avoir commencé à rentrer un peu plus dans les terres, nous traversons d'abord un paysage assez vallonné, de grandes étendues de champs où l'on peut voir des moutons, des vaches et, un peu moins habituel, des élevages de biches. Petit à petit, les collines laissent place à des montagnes et les vallées se font plus encaissées. Le paysage est vraiment magnifique, on se croit dans une carte postale géante. Nous ne prenons cependant pas trop le temps de profiter puisqu'il se fait déjà un peu tard et que nous espérons arriver avant la nuit afin d'installer le van avec de la lumière pour la première fois.

Nous allons directement au camping repéré un peu plus tôt, récupérons une enveloppe prévue pour les arrivées tardives et allons garer le van sur l'emplacement qui nous a été alloué pour la nuit. Après avoir passé le van en configuration nuit, nous profitons des installations du camping pour nous faire à manger au chaud car avec la nuit, les températures ont bien baissé.

Le lac Tekapo est très connu pour la clarté de ses nuits qui permettent d'observer des ciels étoilés magnifiques. Fatigués par le trajet et l'heure un peu tardive après avoir mangé, nous nous couchons directement.

Après une bonne nuit de sommeil dans le van, nous nous réveillons, agréablement surpris par le confort de celui ci, ce qui promet un mois de visites agréables. Il est presque 10h, nous nous dépêchons de sortir le van sous peine de devoir payer une nuit supplémentaire au camping. Nous revenons ensuite prendre une douche et profiter une nouvelle fois de la cuisine du camping pour prendre un petit déjeuner.

Une fois prêts, en fin de matinée, nous allons voir l'église du Good Shepherd, qui est à la base un bâtiment commémoratif en mémoire des premiers colons.


Nous nous dirigeons ensuite vers le départ d'une randonnée qui doit nous emmener jusqu'au sommet du Mont John et nous permettre d'avoir une vision globale du lac et ses environs. Nous en profitons pour apprécier un premier aperçu de la couleur de l'eau très particulière à ce lac.


La randonnée serpente dans la forêt avant de déboucher sur une étendue beaucoup plus dégagée et enfin sur le sommet du Mont John, qui nous permet d'avoir une vision de la région à 360°, d'un côté sur le lac Tekapo, de l'autre sur les montagnes enneigées, nos prochaines étapes.

Au sommet, deux solutions pour redescendre. Soit faire demi tour, soit continuer sur le chemin appelé Lakeside. Nous optons pour la deuxième solution et nous profitons de la vue sur les lacs Mcgregor et Alexandrina, voisins du Tekapo.


Nous basculons à nouveau sur la rive du Tekapo et apprécions encore une fois la couleur particulière de son eau pour la suite de cette randonnée.



De retour au van, nous prenons la direction du lac Pukaki, seconde étape de notre périple, connu lui aussi pour la couleur de son eau, et surtout comme le départ de plusieurs randonnées qui permettent d'avoir des panoramas magnifiques.

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Nous passons cette deuxième nuit dans un camping gratuit, au bord d'un petit lac, qui ne dispose que de toilettes. Mais comme dirait le chat de Geluck, l'avantage c'est que le nombre d'étoiles ici n'est pas limité.






Nous démarrons le matin assez tôt afin de pouvoir prendre le temps de faire les deux randonnées prévues aujourd'hui. Nous prenons le temps sur la route d'observer le paysage et de nous arrêter pour prendre quelques photos. Nous apprécions notamment les premières vues sur le Mont Cook.




Notre première randonnée se trouve du côté du lac Tasman et nous permet de nous promener autour des "Blue Lakes" et d’apercevoir le glacier Tasman et nos premiers petits icebergs qui flottent à la surface du lac.

Nous reprenons la voiture et allons nous installer au camping du White Horse, au départ de nos deux prochaines randonnées dont celle de la Hooker Valley que nous faisons après avoir pris le temps de manger.

Cette randonnée est reconnue pour offrir une grande diversité de paysages, entre la vue sur les lacs, les montagnes, les torrents formés par les trop pleins des lacs et les multiples petits ponts. On peut aussi apprécier la vue sur la vallée formée par le glacier à l'époque où il était en place et qui offre une vue sur le lac Pükaki.


La météo se gâte un peu, les nuages arrivent et une petite pluie commence à tomber. Ce qui ne nous empêchera pas d'aller au bout de la randonnée, le lac Hooker, son glacier et ses icebergs.



Sur le retour, le temps alterne entre les nuages, la pluie et parfois un rayon de soleil, ce qui nous permet d'apprécier un joli arc en ciel.

En rentrant au camping nous nous reposons un moment dans la voiture avant d'aller manger, le temps est toujours assez bouché. Nous faisons notre première rencontre avec un Kéa, une espèce d'oiseau protégée en Nouvelle Zélande et qui a pour mauvaise habitude d'essayer de déchiqueter tout ce qui traine.

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Publié le 1er avril 2020

Le lendemain matin, le réveil sonne de bonne heure. Aujourd'hui nous avons prévu une première grosse randonnée néo zélandaise, l'ascension du Mont Ollivier. Sur le papier, ce ne sont pas les onze kilomètres qui font peur, mais plutôt les presque 1150 mètres de dénivelé.

Le début se passe sans aucun problème. D'abord du chemin avec parfois un peu de pente, ensuite des escaliers quand ça commence à grimper un peu plus. Nous arrivons assez vite et assez facilement au premier point de vue de Sealy Tarn avec ses deux petits lacs de montagne. La vue sur les lacs Mueller et Hooker en contrebas est déjà prometteuse et nous ne sommes pourtant pas encore très haut. La suite s'annonce prometteuse en terme de paysage.


Après une petite pause pour boire et profiter de la vue, nous reprenons notre chemin. Le tracé devient un peu plus chaotique, se transformant petit à petit en pierrier. La progression se fait plus difficile mais la vue qui se dégage petit à petit nous motive à avancer.



Nous finissons finalement par arriver au deuxième point de vue. A un peu plus de 1700 mètres d'altitude, nous arrivons sur une crête qui permet d'avoir une vue dégagée sur les glaciers accrochés à la montagne.


Après un nouveau passage au milieu d'un pierrier, nous finissons par rejoindre la Mueller Hut à un peu plus de 1800 mètres d'altitude. Nous profitons de la terrasse et du soleil pour manger et observer les Keas qui ont élu domicile autour du refuge et guettent de quoi manger.


Nous profitons encore un moment du soleil avant d'entamer la dernière ascension de la randonnée, toujours en pierrier, pour atteindre les 1933 mètres d'altitude du Mont Ollivier et pouvoir enfin profiter d'un panorama à 360°.

Ici aussi, nous profitons un moment de la vue, nous prenons le temps d'apprécier l'effort que nous venons de fournir puis nous entamons la descente. Celle ci s'avère finalement presque aussi difficile que la montée. En effet, dans certaines portions, les petites pierres roulent sous les pieds et rendent la progression difficile. Les guides conseillent de prévoir entre 8 et 10h pour faire cette randonnée, nous aurons mis un peu plus de 4h pour monter et il nous faudra presque 3h30 pour redescendre, sans compter la pause pour manger à midi. On retrouve la voiture, satisfaits de notre journée, et nous partons en direction de Wanaka, notre prochaine étape. Sur le chemin, nous nous arrêtons au village de Mont Cook pour profiter de douches publiques avant de continuer notre route.

L'enchainement des deux petites randonnées la veille et de celle de Mont Ollivier nous a bien fatigué, nous prenons la décision de nous arrêter dans un freecamp au bord du lac Ohau afin de faire une étape avant de rejoindre Wanaka. Le mauvais temps et les nouvelles informations pas très rassurantes sur le Covid-19 ne nous permettront malheureusement pas d'apprécier le lac à sa juste valeur.

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Publié le 1er avril 2020

Le réveil au bord du lac Ohau est aussi pluvieux que notre arrivée la veille. Nous passons rapidement le van en mode jour, avalons un petit déjeuner rapide et reprenons la route pour rejoindre Wanaka.

Nous avions prévu de passer la nuit dans un camping payant cette fois, pour profiter d'une cuisine couverte et de douches chaudes. En arrivant, le gérant nous demande les billets d'avion pour prouver la date d'arrivée dans le pays. Le couple de français qui voyageait en van nous avait prévenu la veille qu'ils s'étaient fait stopper dans un camping par des personnes n'ayant pas la même interprétation de la définition de l'auto isolement et des directives du gouvernement que nous ou que les personnes des services sanitaires rencontrés à l'aéroport et qu'ils avaient dû prévoir de passer la fin de leur deux semaines dans un logement en location sous peine de risquer une amende. Nous décidons donc de ne pas risquer un débat difficile à mener et qui pourrait nous empêcher de continuer le voyage pour le moment et de prendre la direction d'un nouveau freecamp après avoir profité de la qualité des magasins pour faire quelques emplettes "techniques". D'autant plus que nous prévoyons de nous réveiller au milieu de la nuit pour démarrer la prochaine randonnée très tôt afin de voir le lever de soleil au sommet.

La randonnée de Roys Peak est en effet réputée pour deux choses. Sa difficulté ainsi que la beauté du lever de soleil une fois au sommet. Nous voilà donc partis pour une randonnée qui fait seize kilomètres et 1300 mètres de dénivelé avec un départ prévu à 3h30 afin d'atteindre le sommet autour de 7h30.

Nous entamons donc l'ascension à la lueur de nos lampes. Une personne est déjà en train de monter devant nous, plusieurs arrivent alors que nous passons les premiers lacets. Le chemin est assez régulier, pas de difficultés majeures si ce n'est la pente qui atteint des degrés importants sur certains passages. Nous croisons et dérangeons en chemin plusieurs moutons et vaches qui s'écartent du chemin et vont terminer leur nuit un peu plus loin. Il n'y a pas vraiment de quoi faire une pause pendant la montée, peu de passage plat ou au moins en faux plat montant. Nous atteignons le sommet après un peu moins de trois heures de marche, en avance sur mes prévisions. C'est très bien pour le côté sportif, un peu moins pour le confort puisque le vent s'est levé au sommet, et malgré les doudounes, nous avons très froid. La température ressentie ne doit pas dépasser les 5°C maximum.


Je prends tout juste le temps pour une photo de Wanaka de nuit avant de redescendre un peu pour se mettre à l'abri derrière la crête de la montagne pour attendre l'aube.



Nous rencontrons un nouveau français, en Nouvelle Zélande depuis plusieurs mois avec un visa vacances-travail. Nous discutons un moment pour passer le temps. Le soleil se décide finalement à montrer le bout de ses rayons autour de 7h40 alors que nous commençons à avoir vraiment très froid. Le spectacle du lever de soleil est toujours aussi magnifique et les premiers rayons qui viennent nous réchauffer après cette longue attente dans le froid sont vraiment très agréables.

Nous profitons de ces rayons qui nous réchauffent doucement pendant un moment avant d'entamer la descente. Je profite encore de quelques points de vue pour capter cette lumière encore dorée.

La descente, particulièrement désagréable pour les articulations sera aussi longue que la montée. Heureusement, avec la lumière du jour, nous pouvons apprécier la beauté des paysages.

Il y a quand même plusieurs avantages à faire cette randonnée de nuit ou au moins le matin très tôt. Elle est très populaire dans la région et même dans le pays et se transforme en autoroute dès les premières lueurs du jour. Nous avons croisé énormément de monde qui montait pendant que nous finissions notre descente. La pente étant vraiment raide, on monte très vite en température. Même de nuit, on a pas eu de mal à se réchauffer avec seulement les polaires le temps que l'ont montait, il faut par contre bien prévoir une bonne doudoune, gants et bonnet une fois au sommet. La montée est régulière, sans difficulté et d'après de nombreuses personnes peu intéressante au point de vue des paysages. La faire de nuit diminue le côté régulier et rébarbatif qui peut être décourageant lors de longues randonnées.


Sur le chemin du retour à Wanaka, nous nous arrêtons au bord du lac pour aller voir une des curiosités de la région, un arbre qui pousse au milieu de l'eau.



Nous profitons ensuite des douches et de la laverie automatique de la station service de la ville. Pendant le lavage de notre linge nous allons manger un morceau dans un des nombreux restaurants, en terrasse pour profiter encore un peu du soleil qui est maintenant haut dans le ciel.

En début d'après midi, nous prenons la direction du freecamp de Lumsden pour passer la nuit dans l'intention de continuer la route le lendemain jusqu'à Slope Point, le point le plus au sud de l'île. La route est magnifique, nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour profiter du paysage.

Ce freecamp est situé sur le parking d'une ancienne gare ferroviaire et d'anciens trains y sont exposés.

Nous trouvons un bar encore ouvert, allons y boire un coup et profitons du wifi pour prendre les dernières informations sur l'avancée de la pandémie et les directives du gouvernement néo zélandais afin de réfléchir à la direction à donner à notre roadtrip. Pour le moment le pays est toujours placé en niveau d'alerte 2, ce qui nous permet de continuer notre périple à condition d'éviter au maximum, comme depuis le départ, de nous exposer à des situations où l'on serait en contact avec une foule.

Le lendemain matin après le petit déjeuner, les informations et directives n'ayant pas changées, nous continuons la route selon notre programme, en direction de Slope Point.

La route est encore une fois magnifique, nous longeons un lac pendant un grand moment, nous croisons des troupeaux de vaches, de moutons et même de lamas dans les près en bordure.

Un peu avant d'arriver la météo change rapidement. Une fois sur le parking, à une vingtaine de minutes à pied de Slope Point, la pluie commence à tomber doucement et le vent se lève. Je ne me laisse pas décourager et prend la direction du chemin. Après à peine cinquante mètres, la petite pluie se transforme en déluge et en moins de deux minutes je suis trempé. Le temps de mettre mon appareil photo à l'abri, je retourne dans le van et nous décidons finalement de remettre à plus tard cette balade.

Nous nous arrêtons non loin de là dans un nouveau freecamp. Les directives du gouvernement ont changé, le niveau d'alerte est maintenant passé à trois et le niveau quatre est prévu 48h plus tard. L'agence de location du van nous demande de le ramener dans les plus brefs délais afin de nous conformer aux exigences du confinement prévu deux jours après. Une dernière question se pose à nous, chercher à tout prix un billet pour rentrer en France, prendre le risque de faire face à plusieurs annulations de vol, traverser des aéroports au milieu de beaucoup d'autres personnes, d'être bloqué lors d'une escale, ou bien chercher un logement en Nouvelle Zélande et vivre sur place en attendant que la pandémie soit terminée sachant que les installations médicales du pays sont très bonnes et que pour le moment il y a bien moins de cas de Covid-19 confirmés ici qu'en France. Nous prenons finalement la décision de rester en Nouvelle Zélande et de patienter.

Je contacte le couple de français rencontré à Denpasar quelques jours plus tôt. Ils sont maintenant installés dans une petite maison trouvée sur AirBnb à Dunedin et vont eux aussi devoir retourner leur van à Christchurch. La bonne nouvelle du jour c'est que leur maison est mitoyenne et que la deuxième appartient au même propriétaire et est aussi en location. Après l'avoir contacté, nous prenons donc la décision de nous y installer pour passer cette période de confinement. Cela nous permettra de partager une location de voiture pour revenir de Christchurch après avoir rendu les vans, pour faire des courses avant la mise en place du niveau 4 et surtout de pouvoir échanger un peu avec d'autres personnes.

Nous passons une nuit dans une ferme sur la route, faisant la connaissance d'une française installée depuis quelques années dans le pays, mariée à un Néo Zélandais. Ils nous font faire le tour de la propriété et nous expliquent que contrairement aux paysans français, les néo zélandais bénéficient d'une image extrêmement positive auprès de la population puisqu'ils produisent une grande partie de ce que le pays consomme en viande, en lait. Beaucoup de jeunes garçons rêvent de devenir fermiers comme des petits français rêvent d'être pompiers. Après un bon repas nous profitons du confort d'une bonne douche chaude et d'un grand lit.

La journée du lendemain sera passée sur la route entre la ferme, Dunedin et Christchurch. C'est le début d'un mois de confinement.

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Publié le 22 avril 2020

Après un mois de confinement à Dunedin, les troupes s'épuisent et commencent à douter. Mes cinq colocataires depuis un mois doivent rentrer en France pour diverses raisons ou simplement de crainte de ne pas pouvoir se permettre de rester en Nouvelle Zélande jusqu'à ce que la situation se débloque un peu. Ne pouvant pas rester seul dans la maison à Dunedin autant d'un point de vue financier que pour ma bonne santé mentale, je prends la décision de profiter de leur trajet pour aller prendre leur vol à Christchurch et trouver un nouveau logement afin de patienter et voir comment la situation va évoluer.

Nous profitons d'avoir une voiture pour pousser la ballade un peu plus loin que d'habitude à Dunedin et allons voir la Baldwin Street, la rue la plus pentue au monde. La montée de la côte est physique et impressionnante, on s'imagine la descendre en voiture, en vélo et c'est assez effrayant.

Après un passage rapide à la pharmacie pour que ceux qui rentrent se ravitaillent en masques et gel hydro-alcoolique pour le trajet jusqu'en France, nous allons faire un tour au bout de la presqu'ile au sud de Dunedin et passons un bon moment à profiter d'une plage, complétement seuls.

Nous dérangeons au passage quelques lions de mer en train de faire leur sieste.

Puis nous poussons au bout de la presqu'ile en espérant pouvoir apercevoir des pingouins. Il fait presque nuit quand nous y arrivons et l'accès à la plage est bloqué, nous devrons nous "contenter" du coucher de soleil.

Nous rentrons ensuite afin de préparer nos sacs pour partir de bonne heure le lendemain et faire un peu de ménage dans la maison. C'est la fin d'un mois de coloc' à Dunedin.

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Publié le 22 avril 2020

Le réveil sonne a 5h30, petit déj, derniers rangements, on charge la voiture et départ à 6h30 de la maison.

Nous voulions profiter de ce dernier trajet ensemble pour en prendre une dernière fois plein les yeux. Sur la route on décide donc de s’arrêter sur une plage pour aller voir une curiosité de la région, les Moeraki Boolders, des rochers ronds posés dans le sable. On a beaucoup de chance avec la météo et on profite un bon moment des premiers rayons du soleil et de cette magnifique lumière.

On en profite pour faire une petite séance photo sur les rochers, les filles prennent des poses de yoga et moi je saute de l'un à l'autre.

Nous terminons le trajet jusqu'à Christchurch, les filles me déposent devant ma nouvelle colocation trouvée le matin sur internet dans une grande maison où on se retrouvera à une douzaine de personnes. Le niveau trois de confinement a été annoncé pour au moins deux semaines, on espère pouvoir reprendre les vans et le voyage à la suite de ça.

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La suite du confinement se passe à Christchurch, dans une grande maison partagée avec une douzaine d'autres français dans des situations très différentes. Certains travaillaient depuis plusieurs mois en Nouvelle Zélande, d'autres n'étaient ici qu'en visite mais sur une longue durée, d'autres encore sur le fameux Te Araroa, le trek qui traverse la Nouvelle Zélande du sud au nord. Les journées sont rythmées par les heures décalées des réveils de chaque personne, entre les premiers vers 8 ou 9 h du matin et les derniers en début d'aprèm voire un peu plus en fonction de l'heure du coucher. Nous devons régulièrement aller faire les courses, et pour une douzaine de personnes ça se transforme vite en mission pour tomber juste sur les quantités, ce que tout le monde aime ou non... Et puis quand les tâches essentielles sont passées, on profite des belles journées pour aller taper un peu le ballon dans le parc du coin, faire du Géocaching au bord d'une rivière. Le niveau 3 de confinement Néo Zélandais nous laisse tout de même pas mal de liberté à condition de ne pas se mêler à d'autres personnes qu'on ne connait pas.

Ce jour là on a opté pour une rando en fin de journée sur les hauteurs de Christchurch afin de prendre l'air. La montée est assez raide, comme souvent en Nouvelle Zélande, mais les vues sont à couper le souffle. Une fois en haut, on se pose quelques instants pour profiter du paysage.

Les couleurs sont magnifiques et les paysages toujours aussi époustouflants. Le soleil se couche et nous continuons à profiter tout en redescendant.

Dernièrement le gouvernement Néo Zélandais a annoncé que nous allions passer au niveau 2 de confinement, ce qui devrait nous permettre de reprendre le voyage et continuer la visite de ce pays qui réserve encore de nombreuses surprises en sachant que la neige arrive du côté de Christchurch et la partie sud de l'île du sud.

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Le retour au road trip se fait en douceur. On décide en effet de prolonger un peu la coloc du confinement en profitant d'un Freecamp tous ensemble le temps d'un week end. On passe le temps entre pétanque, jeux de carte, géocaching... En gros, la même chose qu'on faisait avant mais en faisant la cuisine et en dormant dans les vans.

Je profite d'être à nouveau hors de la ville pour faire des photos des étoiles.

Le second soir on a même "l'honneur" de voir passer une partie des 480 satellites lancés par SpaceX, l'entreprise d'Ellon Musk, qui sont censés fournir la nouvelle 5G à la terre entière.

Le week end passé, le groupe de 15 se sépare en deux. Une partie prend la route pour le nord de l'île à la recherche de travail tandis que l'autre partie, dont moi, prend la direction du sud afin de poursuivre la visite du pays à peine entamée avant le confinement. On reprend la route pour de bon.

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Publié le 25 mai 2020

Première étape de cette reprise de road trip, la petite ville d'Akaroa et ses nombreuses touches françaises.

On commence par profiter d'un magnifique coucher de soleil sur les hauteurs de la ville tout en préparant à manger.

Peu de temps après notre arrivée, une voiture de police débarque et nous fait comprendre qu'il est interdit de passer la nuit ici. On lui explique que l'on a trouvé l'endroit marqué sur une application qui recense les freecamps du pays mais la policière nous explique que cette application n'est pas toujours fiable et que nous devons descendre en ville pour passer la nuit sur un parking prévu à cet effet.


Nous prenons tout de même le temps de manger sur place et de profiter des étoiles avant de changer de place pour la nuit.


Le lendemain matin on prend de la hauteur pour entamer la première randonnée post confinement. Les muscles tiraillent, le souffle est court, mais on profite de reprendre l'air et de retrouver les beaux paysages de la Nouvelle Zélande.


Après cette bonne remise en jambe, on passe une nouvelle nuit sur le freecamp. Le lendemain matin, on visite cette ville aux accents très français et on en profite pour manger dans un des lieux réputés, la French Bakery. Les rues et les lieux d'intérêts portent des noms comme La Rochelle, La Boucherie du Village... Il y a même une maison qui s'appelle Auvergne !

Après ce petit air du pays, nous reprenons la route.

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On retrouve les grands espaces en faisant un petit détour sur la route pour aller sur un des lieux de tournage de la saga du Seigneur des Anneaux. On s'attaque en effet au Mont Sunday qui est dans le film du Retour du roi, le lieu où est construit la capitale du royaume du Rohan, Edoras.

Les montagnes enneigées comme toile de fond, on profite du cadre pour manger un morceau avant d'entamer la marche.

La randonnée en elle même est assez simple mais encore une fois nous sommes émerveillés par les panoramas qu'offre ce pays. On a aussi très bien en tête les images du film et on s'attend presque à voir sortir de nul part Gandalf sur son cheval.

A gauche la réalité, à droite une image du film 

Les seules âmes que nous croisons et qui gardent désormais les lieux sont les quelques vaches qui profitent du calme du lieu.

Seul le ruisseau que l'on traverse sur un pont suspendu vient perturber le silence des lieux.

Après cette petite sortie, on reprend la route pour rejoindre un nouveau freecamp à mi chemin du lac Tekapo, notre prochaine étape.

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Je connais bien cette nouvelle étape, c'était la première de mon voyage avant le confinement. Malgré tout, la saison a changé et les couleurs ne sont plus les mêmes. La météo des deux premiers jours n'est pas très bonne, on décide de passer une nuit dans un camping payant afin de prendre une bonne douche chaude, utiliser les machines à laver et la cuisine fermée.


On passe nos journées sur une aire de pic-nique en bord de lac entre pétanque, disco-golf (sorte de parcours ressemblant à du golf mais qui se joue avec un frisbee), et toujours un peu de géocaching pour découvrir les environs.


Malgré le temps couvert les panoramas sont toujours aussi beaux.

Je profite de la lumière et prend quelques photos en bord de lac.

Le troisième jour, le soleil pointe enfin son nez et le vent tombe. On en profite pour aller faire la petite randonnée sur les hauteurs du lac et je découvre les mêmes paysages qu'il y a deux mois avec des tons différents.

Le soir, nouvelle division des troupes. Quatre personnes veulent passer une nuit de plus sur place pour prendre le temps de récupérer de la randonnée de la journée pendant que je pars avec deux autres personnes en direction du lac Pukaki afin de faire une autre randonnée le lendemain.

Nous y arrivons une grosse demi heure plus tard alors que le soleil lance ses derniers rayons au travers des nuages qui sont en train de s'installer sur le lac et les montagnes autour.

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On a décidé de recommencer les choses sérieuses avec une randonnée dans la zone du Mont Cook, le Mont Sébastopol.

On se réveille de bonne heure dans un épais brouillard, on voit à peine à vingt mètres. On se dit que faire une randonnée qu'on ne connait pas dans de telles conditions c'est pas forcément le plus prudent. Après un bon petit déjeuner, on décide quand même de prendre la route pour le centre d'information du Mont Cook pour au moins demander des informations sur les conditions de la randonnée que l'on veut faire quelques jours plus tard, la Mueller Hut Track, le même chemin que pour le Mont Ollivier.

Sur la route le brouillard reste présent, mais heureusement au bout de quelques kilomètres, au détour d'un virage, le lac apparait enfin, les nuages sont plus haut. On ne voit pas encore les montagnes autour mais on se dit que plus on va s'enfoncer dans la vallée plus on sera protégé des montagnes et plus le soleil arrivera à percer. En effet, arrivé au bout du lac, à mi chemin du village de Mont Cook, les nuages sont encore plus hauts et on peut enfin voir les sommets alentours et notamment, après un virage sur la route, le Mont Cook, sommet le plus haut de Nouvelle Zélande.

Premier arrêt, le centre d'information. Première info, il est difficile d'avoir une vraie idée des conditions des différentes randonnées de la zone. La météo change souvent en ce moment et certains passages sont plus exposés que d'autres. L'idée générale est que les chemins sont tout de même bien sécurisés, qu'on peut se lancer mais qu'il faut rester prudents et lucides, qu'au moindre doute il vaut mieux faire demi tour plutôt que de rester coincés ou d'avoir un accident. Deuxième information, il n'y a pas vraiment de chemin qui monte jusqu'au mont Sébastopol. En effet, une randonnée monte bien jusqu'à mi chemin environ et à un lieu appelé Red Tarns, mais ensuite le chemin est plus ou moins tracé. L'employée du centre d'information nous fait voir, à moitié sur une carte à moitié en nous montrant directement la montagne devant le bâtiment, par quel endroit il faut passer pour atteindre le sommet une fois arrivé au bout de la randonnée des Red Tarns. Les explications sont approximatives comme l'est à priori le chemin. Il faut passer à travers les buissons, dans des pierriers, on comprend qu'à certains moments l'escalade prend le pas sur la marche. Mais à priori on n'est pas les seuls à se lancer sur cette randonnée et elle ne nous déconseille à aucun moment de le faire.

On prend donc la décision de nous lancer et, au pire, on fera demi tour si on ne le sent pas.


La première partie de la randonnée est constituée de marches et, à part le fait de vite prendre de l'altitude, il n'y a pas de difficulté. On arrive assez rapidement au bout du chemin et aux tarns, ces fameux petits lacs de montagne. Ceux ci ont la particularité d'abriter une espèce d'algue de couleur rouge, d'où le nom de Red Tarns.




Comme prévu, la suite de la randonnée est plus "freestyle". On commence à traverser les buissons, à marcher sur des pierres plus ou moins stables. Pour le moment on n'a pas besoin d'escalader mais certains passages nécessitent quand même de poser les mains.




A mi chemin du sommet, on arrive à un gros rocher sur lequel on fait une petite pause pour profiter de la vue sur la vallée.




La suite de la randonnée se transforme petit à petit. Les marches deviennent plus étroites, le chemin plus vertical. On est pas vraiment sur de l'escalade mais on n'est plus vraiment sur de la marche non plus. Le terrain est varié, parfois des petits graviers qui roulent, parfois des pierres un peu plus grosses, et parfois presque une falaise à grimper. La progression est plus lente et on prend le temps d'assurer nos prises, que ce soit avec les pieds ou les mains. On prend notre temps, on revient parfois sur nos pas pour emprunter un chemin plus sûr.

Enfin on arrive au sommet et on peut profiter du panorama qui s'étend du lac Pukaki jusqu'au glacier au pied du Mont Cook en passant par les différents lacs de la vallée.

La vue du lac Pukaki avec cette couche de nuages très distincte et les ombres des montagnes au fond est magnifique. On reste au sommet quelques minutes avant d'entamer la descente qui sera un peu plus sportive que la montée. Comme toujours, les terrains accidentés sont plus simples à grimper qu'à descendre.

Revenus au parking, on se met à l'abri sur place pour grignoter un morceau et on se relaie pour profiter de la douche chaude payante.

Le soir on retourne sur le même freecamp, avec le même brouillard, mais on retrouve le reste du groupe qui a profité de la journée pour faire la route depuis Tekapo.

La journée du lendemain est annoncée comme très pluvieuse et sera donc consacrée au repos, machines à laver, mise à jour des blogs, recharge des appareils électriques et électroniques dans la ville voisine de Twizel en attendant le retour du soleil pour se lancer dans les deux randos attendues, Hooker Valley et Mueller Hut.

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Le groupe de quatre resté un jour de plus au lac Tekapo ne tarde pas à nous rejoindre. Après deux jours de repos forcé pour cause de mauvaise météo, c'est reparti pour les randonnées avec le retour du soleil.

Après une bonne nuit au freecamp à profiter du ciel étoilé et de la vue (enfin) dégagée sur le lac au petit matin, on se met en route pour le fond de la vallée.

Comme souvent en Nouvelle Zélande, la distance à parcourir sur la route n'est pas longue, mais on met bien plus longtemps à cause des arrêts photo !

Tout le monde en profite pour demander des photos des véhicules dans l'optique de la revente en fin de séjour !

La première rando sur la liste c'est la Hooker Valley, déjà faite en mars mais très nuageuse à ce moment là. Cette fois ci, on se gare sur le parking au début du chemin sous un grand soleil. La randonnée n'est pas technique, pas très longue non plus, mais elle traverse de magnifiques paysages et on a, tout du long, le Mont Cook en ligne de mire.

Tout au bout, le chemin débouche sur un cul de sac, devant le lac Hooker au fond duquel trône le glacier du même nom, surplombé par le Mont Cook. Le spectacle des petits et gros icebergs flottants à la surface du lac est toujours aussi magique et on reste à les observer pendant un bon moment. Une fois qu'on est presque seuls sur place, la surface du lac se lisse petit à petit et on finit même par y voir le reflet du Mont Cook.

Le soir, on décide de rester dans un camping payant sur la route pour profiter des douches chaudes et limiter la route en prévision de la grosse randonnée du lendemain, la Mueller Hut Track.

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Aujourd'hui on s'attaque à ce qui a été un gros morceau de mon road trip de mars, la Mueller Hut Track. Et parce que les 1100m de dénivelé sur 8km ne sont pas encore assez, cette fois ci on rajoute un peu de neige histoire de rendre les choses plus intéressantes. Les informations prises ce matin ne nous mettent pas spécialement en confiance, la météo a été assez mauvaise ces derniers jours et des équipements sont fortement conseillés. Nous sommes au mieux équipés de chaussures de randonnée, nous prenons quand même le départ tout en sachant qu'on devra peut être rebrousser chemin pour ne pas prendre de risques.

Les escaliers de la première partie cassent toujours autant les jambes mais restent assez simples à monter en prenant le temps. On arrive assez vite au niveau du Sealy Tarn, à la fin des marches, pour attaquer la partie pierrier. Quelques minutes plus tard, les choses commencent à se compliquer un peu avec la présence de neige qui rend le sol glissant et masque le terrain. On a alors du mal à distinguer les formes des pierres et donc les endroits où il n'y en a pas. Le rythme de progression diminue un peu mais on croise plusieurs personnes qui descendent et nous rassurent sur l'état du chemin un peu plus haut. Il y a de la neige mais la glace a fondu et le terrain n'est plus aussi glissant. On reprend donc espoir sur le fait de pouvoir aller jusqu'au bout et peut être même jusqu'au sommet du Mont Ollivier.


On rejoint enfin le premier point de vue, autour de 1700m. La première récompense est de taille, le paysage est magnifique, la vue sur le lac Hooker entouré de tous ces monts enneigés est sublime. On prend le temps d'en profiter avant de se lancer dans la dernière ligne droite vers la Mueller Hut.






Sur cette partie, la neige est présente en épaisseur plus importante. Heureusement le terrain est plus plat et les nombreuses personnes qui sont passées avant nous ont laissé des empreintes qui ont fini par former une trace bien visible.




Comme en mars, le moment où on arrive en haut de la bute et où l'on commence à voir la hutte, posée là au milieu de nulle part est toujours aussi magique. En plus, cette fois ci, tout est recouvert de neige. On a un peu l'impression d'être en train de randonner dans les hauts massifs en France.



Après une pause repas bien méritée sur la terrasse de la hutte et en profitant du soleil, nous décidons d'entamer la montée vers le sommet intermédiaire à 1919m. On retombe sur le même terrain qu'avant le premier point de vue, un pierrier recouvert de neige. On progresse doucement en faisant attention où l'on pose les pieds et en essayant au maximum de marcher dans les traces de ceux qui nous ont précédé. On arrivera sans problème en haut, mais je n'irai pas cette fois jusqu'au sommet du Mont Ollivier un peu plus loin. En effet, le pierrier ne m'avait déjà pas beaucoup inspiré en mars mais en rajoutant la neige je trouve dangereux de pousser plus loin.

La descente me paraitra, cette fois encore, interminable. La progression dans les pierriers requiert un bon équilibre pour maitriser les nombreuses glissades, et une fois les escaliers retrouvés et appréciés pendant un instant, je languis de retrouver la voiture. Je finirai par arriver sur le parking en fin d'après midi et retrouver les autres personnes de mon groupe qui sont allées plus vite que moi ou se sont arrêtées au point de vue intermédiaire.


Après un arrêt aux douches bien mérité, on reprend la route pour notre camp de base du lac Pukaki. Sur le trajet, je me rappelle d'une photo montrée par une personne du groupe et me dis qu'il serait bien de trouver l'endroit où elle a été faite afin d'y revenir les jours suivants. Tout en conduisant, je vois les couleurs du soir prendre de plus en plus de place dans le ciel et j'arrive finalement au bon endroit, au bon moment.



A nouveau, nous serons mis au repos forcé pendant deux jours à cause de la mauvaise météo, puis je déciderai, avec une partie du groupe, de prendre la route pour notre prochaine destination quelques jours avant les autres, estimant avoir fait une bonne partie du tour de cette belle vallée du Mont Cook.

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Publié le 6 juin 2020


Pour une fois on décide de prendre la route dès le matin, direction Wanaka, son lac et ses nombreuses randonnées. J'avais été marqué par la beauté de la route au mois de mars. Cette impression se confirme aujourd'hui grâce au soleil qui nous accompagne.


On arrive sur place en début d'après midi, sous les nuages. On décide de prendre notre temps, manger un morceau, prendre une boisson chaude, prendre une bonne douche chaude.

- Le Patagonia chocolates est un excellent endroit pour prendre une boisson chaude les jours de grisaille à Wanaka. Les tasses ou bols sont généreux et les prix assez raisonnables.

- Vous trouverez d'excellents burgers au Red Star Burger. Les frites sont aussi excellentes et les portions plus que généreuses pour un bon repas.

- Si vous décidez de manger en bord de lac, vous pouvez vous arrêter pour prendre un excellent Fish and chips chez Erik's fish and Chips et surtout ses frites maison. Là aussi les portions sont plus que généreuses pour un prix raisonnable.

En fin de journée on s'installe sur un des emplacements de camping responsable autour de Wanaka. Bien que participant à l'économie locale en mangeant dans les restaurants, en achetant dans les magasins locaux, les "backpackers" qui dorment sur ces freezones sont souvent mal accueillis. En effet, pendant la soirée et la nuit les conducteurs qui passent n'hésitent pas à garder la main sur le klaxon tout le long de la zone. Mis à part ce petit désagrément, on ne sera pas plus embêtés.

On se réveille après une première nuit assez fraiche. Le temps est couvert et la météo n'est pas vraiment optimiste pour la journée. On sent la perspective d'une deuxième journée Off en se dirigeant vers la ville et en voyant de mieux en mieux la couche de nuages qui recouvre tout le lac. Ce sera donc une journée consacrée aux courses, prise d'informations pour les prochaines randonnées et magasins de sport.

En début d'après midi, un premier vendeur nous explique que la couche de nuages n'est en fait pas si importante que ça et qu'on peut facilement se retrouver au dessus, ce qui nous rassure pour les prochains jours. Nous entrons ensuite au centre d'information et nous renseignons sur les altitudes atteintes par les différentes randonnées prévues et demandons des précisions sur la météo. On nous dit que la Diamond Lake, qui est dans notre programme, nous permettrait de passer assez rapidement au dessus des nuages et pourrait nous offrir de belles vues. Après cinq minutes d'hésitation due à l'heure, nous décidons de tenter le coup.


Une petite demi heure de route plus tard, entre montagnes et nuages, et quelques arrêts photo, nous arrivons sur le parking qui marque le départ de la randonnée.



Avant même d'avoir arrêté le moteur, une dame nous fait un grand sourire et nous lance "All clear up there". La perspective d'un ciel complétement dégagé au sommet nous motive encore plus et on se dépêche d'entamer la montée.

Les premiers kilomètres se font sous et dans les nuages. Nous atteignons rapidement le Diamond Lake et ses reflets puis continuons notre route vers le sommet de Rocky Peak en suivant un chemin très varié, et en espérant passer enfin au dessus de la couche de nuages. On passe par un point de vue sur le lac de Wanaka mais on ne voit rien du tout à part quelques ombres bizarres.

Après quelques kilomètres, au sommet d'une colline, on débouche sur un petit plateau avec des herbes hautes remplies de rosée et un grand soleil. On est enfin sorti des nuages et le panorama est spectaculaire. La couche de nuages forme une mer qui s'étend quasiment sans interruption au dessus de toute la vallée. On prend déjà quelques minutes pour apprécier le soleil que l'on avait pas encore vu depuis le matin.



Les nuages s'écartent parfois un peu comme pour que l'on se rende encore plus compte du caractère particulier de cette météo.





On continue notre ascension pour enfin arriver au sommet et profiter d'une vue encore plus époustouflante.

Ici encore on profite de longues minutes de cette vue. La lumière commençant à diminuer, on prend la direction de la descente. Le chemin nous offre encore plusieurs magnifiques points de vue et la lune veille sur nous.

En arrivant à nouveau au dessus du Diamond Lake, les nuages se sont dissipés et nous pouvons profiter un peu mieux des reflets parfois étonnants.

De retour au parking, on reprend la route pour la freezone et on prend la décision de se coucher assez tôt afin de se réveiller tôt dans la nuit et aller faire le lever de soleil sur Royce Peak le lendemain matin en espérant avoir une météo au moins aussi clémente qu'aujourd'hui.

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Le réveil sonne, il est à peine cinq heures du matin. C'est bien plus tard que les deux heures au mois de mars mais c'est quand même difficile d'émerger aussi tôt. Surtout qu'il a fait très froid cette nuit, et pour la première fois, il a presque autant gelé à l'extérieur de la voiture qu'à l'intérieur. On a prévu de démarrer du freecamp une demi heure après environ, mais je mets déjà le moteur à tourner pour faire disparaitre les couches de givre du pare brise. Je lève les yeux sur un ciel totalement dégagé, pas un seul nuage ne vient voiler la voie lactée et toutes ses étoiles. Je me dis qu'on va avoir un temps magnifique pour voir le lever de soleil. Un café vite avalé et quelques tartines plus tard, tout le monde est debout et on prend la route pour rejoindre le parking au départ de la randonnée.

C'est un peu avant 5h40 que nous arrivons sur place. Nous finissons de préparer les sacs avant de commencer à marcher. Encore sur le parking, j'ai l'impression qu'il fait plus froid encore que sur le camp. Je lève les yeux, plus une seule étoile en vue. Les nuages recouvrent entièrement l'endroit et le ciel n'a pas l'air dégagé. Une sensation d'humidité rentre à travers les vêtements et nous refroidit un peu plus. Les voitures fermées, nous nous lançons à l'assaut des 1200m de dénivelé sur 8km environ. Comme souvent en Nouvelle Zélande, ça grimpe fort, peu d'endroit plat pour se reposer et encore moins de descente pour récupérer. Je connais la difficulté pour l'avoir déjà faite deux mois avant, mais la pente parait toujours plus raide. Même si l'effort nous fait rapidement tomber la veste, on reste en polaire car les nuages bloquent l'humidité près du sol. On commence tout de même à entrevoir quelques étoiles voilées au travers de la couche de nuage.


Un peu plus tard on finit par passer au travers de cette dernière, d'un seul coup comme la veille à Diamond Lake. A ce moment là, le ciel est entièrement dégagé. On peut voir la file des lampes frontales qui sont en train de gravir la montagne et se confondent presque avec les étoiles.





Je prends le temps de faire quelques clichés, la température est tout de suite plus douce et l'humidité omniprésente sous les nuages a maintenant disparu. Mes deux acolytes du jour continuent leur chemin et prennent rapidement de l'avance. Je presse le pas malgré la pente toujours aussi raide et j'arrive enfin à la hauteur du premier. Je reste un moment avec lui, nous dépassons plusieurs groupes de personnes qui ont l'air d'en baver encore plus que nous. Je jette un œil à l'horizon, à ma montre, au GPS. A ce rythme là nous arriverons tout juste au sommet quand le soleil sortira à l'horizon, on a vu un peu juste au niveau du temps d'ascension. Je décide de reprendre un rythme plus rapide afin d'essayer d'arriver en haut un peu plus tôt et je prends rapidement de l'avance jusqu'à rejoindre la deuxième personne de mon groupe. L'horizon est maintenant bien orange et il nous reste encore du chemin jusqu'en haut. Je presse encore le pas et dépasse de nombreuses personnes sur les derniers virages. J'arrive enfin au même point de vue qu'au mois de mars et prend le temps de m'assoir. Le ciel est déjà très coloré et les étoiles ont disparu. Je suis un peu déçu de ne pas être arrivé plus tôt mais profite tout de même du spectacle qui s'offre à moi. Le paysage est complétement différent de la dernière fois. Sous les premières lueurs du jour s'étend une mer de nuage qui recouvre tout ce qui est en basse altitude, lac, ville, colline. L'horizon n'est qu'un immense champ de coton.

Les premiers rayons de soleil percent l'horizon et bientôt viennent remplacer l'étendue blanche par des teintes dorées en même temps qu'ils commencent doucement à faire remonter les températures et réchauffer les corps qui se sont refroidis durant la courte attente.

Après de longues minutes à contempler le paysage et à profiter de la chaleur du début de journée nous prenons le chemin du retour. Comme toujours ici aussi, la descente semble interminable, heureusement on peut se consoler avec les vues magnifiques jusqu'à ce qu'on repasse sous les nuages.

On ira vite se réchauffer au Patagonia devant de grands bols de chocolat chaud et cappuccino pendant que le reste du groupe fait la route pour nous rejoindre depuis le lac Pukaki où ils sont restés quelques jours de plus. On se retrouve dans l'après midi pour profiter un peu du lac alors que les nuages se dissipent peu à peu.

Le soir après le repas et quelques géo-caches pour s'occuper, voyant que le ciel est dégagé j'ai l'idée d'aller faire quelques photos du fameux arbre de Wanaka de nuit en espérant pouvoir faire quelques clichés originaux. Il fait froid et j'ai dû aller vite car la batterie de mon appareil photo est presque vide et pour une fois j'ai oublié d'en prendre une de rechange, mais je crois que le résultat en valait la peine!

La météo des jours suivants n'est pas bonne, et après une nouvelle journée de magasin et d'hésitations, nous décidons tous ensemble de prendre la route pour Queenstown, cinq personnes du groupe devant y être rapidement pour des rendez vous avec des tatoueurs. Il nous reste encore des choses à voir à Wanaka et on essayera de revenir.

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Après une première journée tranquille à Queenstown, à faire les magasins et visiter un peu pendant que certains commencent à se faire tatouer, on saute sur une promotion trouvée sur internet qui comprend le transport en mini bus jusqu'aux Milford et la croisière de deux heures pour visiter. On finit la journée avec un repas dans l'institution de la ville, le Fergburger.

Réveil de bonne heure pour attendre le bus à 7h30 sur un parking pas très loin du camping et nous prenons place pour 300km et trois heures de trajet rythmées par quelques pauses afin d'admirer le paysage.

Première pause dans la ville de Te Anau pour prendre un café et permettre au bus de refaire le plein d'essence. J'en profite pour aller voir d'un peu plus prêt un des animaux d'élevage répandu dans ce pays qu'on a pas l'habitude de voir en France, l'Alpaga.

Après Te Anau, la route devient plus intéressante, les paysages changent, les lacs laissent peu à peu place aux montagnes.

Nous nous arrêtons ensuite aux fameux Mirror Lakes qui sont reconnus pour leurs magnifiques reflets des montagnes environnantes quand le vent ne souffle pas, et quand les canards ne font pas des ronds dans l'eau... Je trouve quand même quelques points de vue qui ne sont pas gâchés par les palmipèdes.

Un peu plus loin sur ces mêmes lacs, je suis attiré par d'autres angles finalement plus originaux même si la vue est moins dégagée.

Si vous avez du mal a comprendre ces photos, il faut parfois savoir réfléchir à l'envers ;p 

Un peu plus loin, les falaises prennent encore de l'altitude et on se sent de plus en plus petit.

Nous arrivons enfin à l'embarcadère ou nous montons sur le bateau qui nous portera pour ces deux prochaines heures de visite. Les falaises formées par la fonte des anciens glaciers se jettent profondément dans l'eau des fjords et de nombreuses cascades les accompagnent formant parfois des arcs en ciel.

La visite se poursuit, nous allons faire demi tour à l'embouchure des fjords dans l'océan. En se retournant, on remarque que de part la façon particulière dont elles sont placées, les falaises masquent complétement l'entrée des fjords, ce qui a compliqué leur découverte par les anciens navigateurs. Un peu plus loin, un goéland vient jouer au dessus des vagues qui se forment derrière le bateau et une otarie fait la sieste sur un rocher.

Sur le retour, encore de nombreuses cascades, se jettent de plus ou moins haut et le soleil joue avec les falaises, ce qui fait considérablement chuter les températures mais qui offre une magnifique lumière au paysage.

La visite est terminée, on repasse du bateau au minibus et on prend la route du retour sans s’arrêter cette fois ci. Un peu plus de trois heures plus tard, nous voilà rentrés au camping avec un sentiment d'être tout petits. Les températures ont bien baissé ces derniers jours. De la pluie et de la neige sont annoncées pour la suite, rendant la planification compliquée puisqu'il n'y a pas de certitude que les randonnées resteront ouvertes une fois la neige tombée.

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Publié le 11 juin 2020

Après quelques jours de mauvais temps passés à faire des lessives, les magasins, rattraper le retard sur les blogs etc, la météo annonce enfin une journée de beau temps. On en profite pour se lancer à l'assaut du Queenstown Hill Track, petite randonnée sur les hauteurs de la ville, qui devrait nous permettre d'avoir un beau point de vue sur le lac.


Quelques points information ponctuent le chemin vers la montée qui ne présente pas de difficulté ni technique ni physique. On prend aussi le temps de faire quelques pauses photos sur les principaux points de vue.


En arrivant au sommet intermédiaire, nous découvrons un joli panorama sur une partie du lac et ses environs ainsi qu'un petit tarn complétement gelé.

Un peu plus haut, nous découvrons le point de vue de l'autre côté de la colline et un peu plus dégagé sur le lac.

La suite du chemin est barrée par un panneau propriété privée. Nous savons que les "kiwis" ont tendance a ne pas trop rigoler avec ce genre de choses donc nous préférons faire demi tour. Nous en profitons pour passer sur la colline opposée où nous avions aperçu des chèvres de montagne. Elles s'enfuient un peu avant notre arrivée mais nous profitons tout de même de ce nouveau point de vue.

Une fenêtre favorable de météo est annoncée pour le milieu de semaine, nous prenons donc la décision de nous éloigner un peu de la ville pour aller randonner du côté de Glenorchy, à une petite heure de route, sur le début d'une des Great Walk néo zélandaise, les randonnées les plus réputées.

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Publié le 11 juin 2020

En chemin pour rejoindre le début de la Routeburn Track, prévue le lendemain, nous avons repéré une randonnée autour du Moke Lake avec un petit crochet pour obtenir un beau point de vue sur ce lac à la forme très particulière.

Nous y arrivons en fin de matinée après avoir parcouru la route qui y mène, passant entre les montagnes, dérangeant les troupeaux de moutons qui paissent en semi liberté dans ces endroits un peu plus reculés.

Nous commençons tranquillement par le tour du lac qui offre de jolis points de vue et ne présente pas de difficulté si ce n'est les passages à l'ombre où subsiste un peu de neige et de glace.

C'est en arrivant au crochet pour aller au point de vue au dessus du lac que les choses se compliquent un peu. En effet, le chemin n'est plus vraiment tracé, seul un semblant de marches marque un peu la direction à prendre. La boue et la neige rendent la progression laborieuse, on s'aide régulièrement avec les mains, on se rattrape parfois à quatre pattes. La pente est raide, les muscles sont mis à rude épreuve.

Heureusement, l'arrivée au point de vue nous récompense magnifiquement avec un panorama à presque 360°.

A la descente, nous trouvons un chemin qui contourne un peu la colline mais permet aussi de descendre un peu plus doucement, ce qui évite les endroits un peu trop glissants.

Nous retrouvons les voitures, en profitons pour manger un morceau puis finissons la route jusqu'au freecamp où nous passerons la nuit, un peu plus loin que la petite ville de Glenorchy.



Nous faisons encore un arrêt pour voir les lueurs de la fin de journée sur le lac.





Le soir, je profite d'un ciel dégagé pour faire un nouveau cliché de la voie lactée pour m'entrainer aux photos de nuit. Nous nous couchons ensuite de bonne heure pour être en forme pour la journée du lendemain.

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Publié le 11 juin 2020

C'est aujourd'hui que la plupart d'entre nous vont faire connaissance avec ce que les "kiwis" appellent les Great Walks, les randonnées les mieux cotés du pays, celles qui offrent les plus beaux paysages.

Nous nous réveillons avec de très belles lumières de début de journée et un ciel plutôt dégagé.

Pour cette première nous nous lançons sur la Routeburn Track, qui passe normalement au travers des montagnes pour rejoindre la région de Milford, une trentaine de kilomètres plus loin. Quelques jours auparavant nous nous sommes renseigné auprès du département de conservation néo zélandais qui gère l'exploitation des espaces naturels du pays. Selon eux, la randonnée est sûre jusqu’à environ 10 kilomètres, au niveau d'une hutte proche de chutes d'eau. Nous avons donc décidé de faire l'aller retour dans la journée jusqu'à ce point de vue.

Le début du profil est assez régulier et ne monte pas beaucoup, cela ressemble plus à une ballade qu'à une randonnée. Nous en profitons pour nous arrêter régulièrement et prendre des photos de la magnifique rivière qui nous accompagne le long du chemin.

Puis, à partir du 7ème kilomètre, le chemin se fait un peu plus raide. La rivière jusque là plutôt paisible se transforme régulièrement en cascades comme les torrents qui viennent l’alimenter.


Nous traversons un versant de montagne qui a été dévasté par un glissement de terrain une trentaine d'années plus tôt. L'avantage pour nous est que la vue sur la vallée est magnifique et complétement dégagée.


Nous arrivons enfin en haut des 1000m d'altitude marqué par la hutte qui sert aux personnes qui font la randonnée sur plusieurs jours. Un peu plus haut, nous prenons une pause devant les magnifiques cascades.

Nous tentons de pousser un peu plus loin pour rejoindre un point de vue un peu en hauteur. Quelques centaines de mètres plus loin, c'est un torrent qui occupe le chemin que l'on est censé emprunter et le brouillard avance de plus en plus vite. Nous décidons de faire demi tour et prenons une pause à la hutte un peu plus bas pour manger un morceau avant de reprendre la descente.

Au final nous avons bouclé 24 kilomètres de randonnée dans la journée et nous avons compris ce qui différencie vraiment les Great Walks des autres randonnées. En effet, si l'on est toujours émerveillé par les paysages rencontrés dans ce pays, ceux croisés aujourd'hui sont encore un cran au dessus, même si nous n'avons pas pu faire la partie montagneuse qui est, à priori, la plus jolie.

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Publié le 17 juin 2020

Après une journée de repos bien méritée à la suite de cette longue journée, nous décidons de nous lancer à l'assaut de la montagne, à pied, pour rejoindre une des attractions de la ville, la descente en luge.

Nous commençons donc la journée avec la montée du chemin Tiki Trail qui passe en dessous de la fameuse Skyline de la ville. Il nous faudra une heure environ pour gravir les 400mètres de dénivelé sur un peu plus de 2km. L’ascension est raide et plutôt fatigante pour les jambes, mais nous sommes récompensés, une nouvelle fois, par un magnifique panorama.

Bon plan sur le tarif des luges qui n'est que de 35$NZ les 3 descentes du mercredi au dimanche.

Après avoir fait quelques descentes de luge, nous prenons le temps de nous réchauffer devant un bon café puis nous entamons la descente qui sera bien plus rapide.

Une fois en bas, nous en profitons pour faire un tour au Kiwi Birdlife Park qui nous permet de voir, entre autre, la fameuse emblème du pays. Pas de photos malheureusement puisque ces animaux nocturnes sont logés dans des pièces avec très peu de lumière. Je suis assez surpris de la vitesse qu'ils peuvent atteindre quand je les vois courir dans leurs volières. Nous en profitons pour aller voir aussi des Keas, ce perroquet alpin qui ne vit qu'en Nouvelle Zélande et qui se fait très discret en ce moment. Nous en avons effectivement aperçu un sur la Mueller Track et entendu un sur la Routeburn mais contrairement à d'habitude, ils ne sont pas présents aux différents sommets que nous avons pu atteindre.

La journée se termine tranquillement au camping et nous prévoyons une petite randonnée pour le lendemain, la Bob's Cove.

Le point de départ de cette randonnée se trouve sur la route entre Queenstown et Glenorchy et permet d'avoir de magnifiques points de vue sur le lac. C'est plus une balade qu'une randonnée et nous prenons le temps de flâner un peu.

Sur le retour, nous en profitons pour nous arrêter au Fergburger, LE restaurant de burger de référence à Queenstown et bien au delà. Leur renommée depuis 20 ans est tellement grande qu'ils ont aujourd'hui ouvert un bar, une boulangerie et un glacier les uns à côté des autres.

Nous profitons de la soirée pour glaner encore quelques informations sur la Ben Lomond Track, une des randonnées les plus renommées dans la région de Queenstown. Les conditions ne seraient pas optimales mais permettraient tout de même de monter jusqu'au sommet sans avoir besoin d'équipements alpins. Nous décidons donc de la faire le lendemain.

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Cela fait maintenant une dizaine de jours que nous sommes dans les environs de Queenstown et autant de temps que nous guettons la météo pour pouvoir faire une rando en particulier, la Ben Lomond Track. Réputée difficile autant physiquement que techniquement mais avec la récompense d'une magnifique vue en arrivant au sommet. On guette la météo depuis dix jours puisque, hémisphère sud oblige, nous sommes en automne et nous rapprochons à grands pas de l'hiver. Et cela fait surtout quelques temps que la neige s'est invitée dans la région des lacs et de Queenstown, compliquant un peu plus les différents accès aux sommets.

Cela fait plusieurs jours que nous avons fait la Routeburn et pas d'autres grosses randos donc physiquement on est reposé. Presque une semaine depuis la dernière chute de neige et les sommets alentours paraissent plutôt dégagés. Cela fait aussi déjà une bonne semaine que l'on glane des informations partout où l'on peut pour savoir comment est le terrain. Les conditions étant les meilleures possibles, on prend la décision de se lancer le lendemain matin de bonne heure sur la rando. Et comme le défi des 1400m de dénivelé sur 11km n'est pas assez drôle, on se dit qu'on va pousser la rando jusqu'à Arthur Point, au fond de la vallée pour voir d'autres paysages et ne pas faire un simple aller retour. Une bagatelle de 8km supplémentaires.

Le matin de bonne heure nous allons donc déposer deux véhicules à la fin de la rando et rejoignons le début avec les deux autres. Cela nous évitera un grand passage sur la route que l'on estime pas intéressant et qui prolongerait un peu trop l'effort.

Nous voilà donc à l'attaque de la montée par le chemin de One Mile Track histoire de ne pas reprendre le Tiki trail emprunté deux jours plus tôt. Comme d'habitude, pas de chichi, ça grimpe dur dès le départ. Le chemin passe dans la forêt et longe une ancienne conduite d'eau avant de croiser plusieurs fois un terrain de vélo de descente.


En sortant de la forêt, le paysage change brusquement. Jusqu'à présent le sol était protégé par les arbres et l'épaisse couverture empêchait les températures de descendre trop bas la nuit. A partir d'ici on est à découvert et il a bien gelé.


On continue sur le chemin mais on commence à avoir plus de difficultés à avancer sur ce qui ressemble de plus en plus à une patinoire. Heureusement on a pris de la hauteur et les paysages commencent à être époustouflants.

En arrivant au col, la vue se dégage sur l'autre côté que l'on avait pas encore vu jusqu'à présent. La vue du côté du lac se dégage aussi grâce à la hauteur.

On attaque désormais la dernière partie, l'ascension du sommet. Le chemin passe parfois au soleil et parfois à l'ombre, on alterne la marche entre la boue et la glace. Dans tous les cas on glisse, on a souvent du mal à avancer. Tout en montant on se dit intérieurement que la descente va être compliquée quoi qu'il arrive, mais la promesse du sommet est si proche que l'on continue quand même. On profite des petits repos pour faire quelques photos.

Après un peu plus de trois heures d'efforts on est enfin au sommet. La vue est dégagée à 360° très loin à l'horizon, très peu de nuages et un beau soleil. Difficile d'avoir une plus belle vue pour un pique nique.


On en profite pour faire connaissance avec un local :D.





Après un peu plus d'1h30 au sommet, entre l'attente des derniers et la pause repas, on prend le chemin du retour. Revenus au niveau du col la question se pose sur la fin de la rando. Certains veulent continuer vers Arthur Point comme prévu, d'autres préfèrent redescendre par le même chemin que la montée pour raccourcir la journée. Après avoir échangé les clés des véhicules afin que tout le monde puisse rentrer, je prends la direction d'Arthur Point avec deux autres personnes. Le chemin longe le flan de la montagne pendant un long moment, traversant des prés remplis de moutons, des ruisseaux à moitié gelés et offrant des paysages qui changent un peu de la forêt.

On arrivera finalement au parking juste avant la nuit et on rejoint le camping peu de temps après l'autre groupe qui a eu des difficultés à redescendre le chemin gelé.

Le soir, on commence à regarder la suite du programme. Deux ont déjà fait la région des Catlins et vont commencer à remonter sur la côté Ouest pendant que nous irons les visiter. Le lendemain sera journée repos et on reprendra la route le surlendemain.

On va mettre en pause les montagnes et les randos pour quelques jours et profiter de régions plus plates et vertes.

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Publié le 27 juin 2020

Nous voilà donc partis à trois pour visiter la région du sud de l'ile du sud, le début du Fjordland et les Catlins. Le périple commence donc au sud ouest par quelques points de vue intéressants comme la plage de Monkey Island qui offre de très belle couleurs au coucher et lever du soleil.

La plage de Gemstones et ses galets très particuliers.

Juste avant de quitter la côte et traverser la grande ville du sud, Invercargill, nous nous arrêtons sur un point de vue du village de Riverton pour admirer un arc en ciel et prendre quelques photos d'une tondeuse à gazon locale.

Invercargill n'est pas connue pour être une ville très intéressante, nous profitons quand même de notre passage pour aller visiter le Queen's Garden et voir ses animaux et notamment ses volières très colorées.

Puis nous prenons enfin la route des Catlins, région réputée pour sa faune et ses paysages côtiers, en commençant par les falaises de Fortrose. La météo n'est pas au beau fixe mais cela nous permet d'avoir de belles lumières et de nombreux arcs en ciel.

Nous continuons ensuite avec Waipapa Point et son fameux phare juste avant la tombée de la nuit avant de s'installer non loin de Slope Point pour la nuit dans un freecamp.

Le lendemain, la visite commence avec le point le plus au sud de l'île du sud de la Nouvelle Zélande. C'est ici que mon voyage du mois de mars s'était arrêté à cause du confinement.

La suite du programme comprend plusieurs plages et cascades le long de la route en commençant par celle de Curio Bay. Elle est normalement réputée pour ses manchots et ses dauphins mais nous n'avons pas eu la chance d'en voir. Nous nous sommes contentés du paysage, la forêt pétrifiée ainsi que la vivante.

Plusieurs chutes d'eau intéressantes se trouvent sur la route dont les Koropuku, McLean, Matai et Purakanui. Les chemins pour y accéder traversent des forêts denses et verdoyantes ce qui nous change des paysages montagneux et neigeux de ces dernières semaines.

Sur la route nous prenons le temps de nous arrêter à de multiples points de vue comme les falaises de Florence Hill, nous essayons aussi de trouver l'entrée d'une grotte cachée étant donné que celles de Cathedral Caves sont actuellement fermées mais sans succès.

Nous nous arrêtons ensuite sur la plage de Cannibal Bay où nous avons la chance de voir des lions de mer en train de se chamailler.



Nous passons ensuite la nuit dans un camping payant pour profiter du réseau, des douches chaudes et surtout de la proximité avec notre dernière grosse étape dans la région, Nugget Point que nous voulons faire le matin de bonne heure.




Nous nous réveillons donc autour de 6h du matin et prenons la route malgré les nuages pour rejoindre le fameux point de vue. La météo n'est pas au beau fixe mais le soleil arrive quand même parfois à se frayer un chemin pour réchauffer un peu l'atmosphère.

Notre détour dans cette région s'achève sur ces belles images et nous prenons ensuite la route pour rejoindre la West Coast en passant par la ville de Wanaka.

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Publié le 27 juin 2020

De passage sur Wanaka, on en profite pour programmer une rando que l'on avait pas eu le temps de faire lors de notre premier passage, Isthmus Peak. Une nouvelle fois, la météo est plutôt couverte et nous commençons la marche sous les nuages, ce qui ne nous empêche pas de faire une jolie rencontre.




Nous continuons à marcher et nous retrouvons vite dans les nuages, à progresser dans la neige et dans le froid.





Les 16km et 1000m de dénivelé mettent cette rando à peu près à la hauteur de sa voisine Roy's Peak, mais la diversité du terrain, des paysages rendent la progression moins redondante.

Nous passons assez rapidement au dessus des nuages, comme on l'avait espéré et une nouvelle mer de nuages s'étend devant nous et certains d'entre eux franchissent les passages un peu plus bas dans la lumière.

La fin de la progression est plus difficile, alternant épaisse couche de neige et parfois passages boueux. Nous arrivons finalement au sommet après environ trois heures d'effort.

Normalement la vue y est impressionnante sur le passage étroit entre les deux lacs de Wanaka et Hawea mais aujourd'hui la météo nous offre un paysage plutôt plat. Nous sommes quand même contents d'avoir fait la rando.

Sur la descente, nous nous arrêtons un moment pour prendre quelques photos d'une des emblèmes du pays un oiseau surnommé "fantail" car il a très souvent sa queue en éventail.

Nous passons une nouvelle nuit sur le freecamp au bord du lac Hawea afin de reprendre la route le lendemain en direction de la West Coast.

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Publié le 27 juin 2020


Nous entamons donc la région des glaciers, où la mer rencontre la montagne et la forêt. Le début de la route se fait sous les nuages tant que nous n'avons pas dépassé les deux lacs Wanaka et Hawea, puis nous entrevoyons enfin le soleil.


Le premier arrêt se fait après une petite demi heure de route aux Blue Pools. Nous empruntons un court sentier qui nous emmène au dessus des "fausses" piscines formées par le ruisseau avant de se jeter dans la rivière. L'eau est turquoise et transparente, ce qui donnerai une nouvelle fois envie de s'y jeter s'il ne faisait pas aussi froid.

Nous reprenons la route en direction du nord est et profitons à nouveau des cascades sur le trajet avec la Fantail et la Thunder Creek avant de passer la ville de Haast et de rejoindre la côte.


La route côtière est très belle et nous profitons de nombreux points de vue avant d'arriver dans la région des glaciers Franz Josef et Fox.



Notre premier arrêt est prévu au lac Matheson, largement connu pour son reflet quasi parfait des monts Cook et Tasman. Le ciel est plutôt nuageux et nous hésitons un peu avant de nous lancer dans le tour du lac qui dure environ 1h30, surtout qu'il est déjà un peu tard et la lumière risque de manquer. Nous décidons finalement de faire au moins un repérage des lieux pour le lendemain. Aux deux premiers points de vue le vent brouille le reflet mais les nuages ont commencé à se dissiper. Nous arrivons au dernier point de vue alors que le ciel s'est dégagé et le vent est tombé. Le reflet est quasiment parfait.

Ayant prévu d'y revenir le lendemain, les deux personnes qui voyagent avec moi décident de rejoindre le freecamp pour la nuit. Pour ma part, je préfère profiter des bonnes conditions pour essayer d'avoir un cliché du fameux reflet en y ajoutant la beauté du ciel nocturne néo zélandais.

La difficulté réside dans le fait d'avoir assez de luminosité pour capter le reflet des montagnes mais pas trop pour ne pas se retrouver avec un ciel saturé d'étoiles. Je repars à la lueur de la frontale assez satisfait de mes prises de vue.

Le lendemain nous commençons la journée par 11km de randonnée afin d'atteindre le point de vue Robert's Point qui permet de prendre un peu de hauteur et se rapprocher au maximum du glacier Franz Josef. La progression est plutôt amusante et change des autres randos avec des ponts suspendus vertigineux, des passages de pierriers, une forêt parfois assez dense.


Nous arrivons finalement au fameux point de vue sur le glacier et profitons un moment du soleil pour prendre une petite pause avant d'entamer le retour.



Nous reprenons la direction du lac Matheson afin que les autres puissent faire des photos sans les nuages de la veille. J'en profite bien évidement pour refaire quelques clichés, la lumière du soleil couchant étant plus présente que la veille.

En repartant la veille au soir j'ai croisé deux opossums, animal qu'un de mes deux co-voyageur cherche a voir depuis quelques temps. Nous décidons donc de rester un peu après la tombée de la nuit afin d'avoir une chance d'en recroiser. L'occasion pour moi d'améliorer mes clichés de nuit !


Une fois les dernières lumières disparues pour de bon, nous prenons le chemin du retour et tombons sur le fameux animal qui reste un moment vers nous et nous permet de prendre quelques photos.



Après une nouvelle nuit au freecamp près de la ville de Franz Josef nous reprenons la route pour rejoindre le dernier arrêt prévu de la West Coast, les fameux Pancakes Rocks.


Petite pause sur la route dans la ville d'Hokitika afin de manger et faire les pleins d'essence puis nous repartons vers le nord.



Nous arrivons enfin aux fameux rochers qui doivent leur surnom à leur formation en strates qui rappelle une pile de Pancake. Vu l'heure tardive, nous décidons de rester afin de profiter d'un magnifique coucher de soleil sur l'océan avant de rejoindre notre stationnement pour la nuit.




Au réveil nous faisons la connaissance des Wékas, oiseau qui ressemble un peu au Kiwi mais beaucoup moins rare et surtout moins craintif.




Nous reprenons la route vers le nord afin de profiter encore un peu du soleil avant quelques jours annoncés comme nuageux et de la très belle route côtière et ses nombreuses plages.

Nous rejoignons finalement la ville de Greymouth pour profiter des grandes surfaces, du wifi de la librairie, des douches publiques et pour discuter de la suite du programme. La météo sur Arthur's Pass est annoncée très mauvaise et nous empêchera de faire les quelques points prévus, nous nous dirigerons donc vraisemblablement directement vers le nord et la région des Nelson lakes.

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Publié le 8 juillet 2020

La neige annoncée pour une bonne semaine sur Arthur's Pass nous décourage d'emprunter cette route mythique de Nouvelle Zélande pour ne pas avoir à attendre une fenêtre plus favorable. Nous prenons donc la décision de rejoindre directement la région des Nelson Lakes par une autre route, moins intéressante mais plus directe et rapide.

Nous arrivons donc au premier lac, le Rotoroa, aux alentours de midi pour y pique-niquer. Le programme prévu n'est pas chargé et consiste essentiellement en de petites balades aux alentours des lacs pendant les deux ou trois jours suivants. Nous prenons donc le temps de déjeuner tranquillement au bord du lac en profitant de la vue et des différents oiseaux.

Tranquillement est un bien grand mot. En effet, le problème n°1 des plages de lac ou océan en Nouvelle Zélande s'appelle la "Sandfly". C'est un insecte qui n'est pas plus gros qu'un moucheron mais aussi vorace qu'un gros moustique. Le plus désagréable n'est pas la piqure de base mais plutôt le deuxième effet kisscool. En effet l'endroit touché à tendance à démanger pendant plusieurs jours et généralement dans les moments calmes comme au coucher.

On finit un peu plus rapidement que prévu le repas afin de se débarrasser de ces nuisibles très dérangeants et de nous diriger vers le second lac, le Rotoiti. En arrivant nous profitons de notre proximité avec le I-center pour prendre des informations sur les différentes randonnées alentours et acheter un jeton pour une douche chaude. L'employée nous parle d'une hutte située au bord d'un joli lac de montagne tout en nous prévenant que la randonnée est assez longue (24km aller retour) et les conditions hivernales peuvent en augmenter la difficulté. Elle nous met aussi en garde à propos des mauvaises conditions météo annoncées pour les jours suivants. Bien sur il ne nous en fallait pas beaucoup plus pour nous donner envie de faire cette rando prévue sur deux jours, en un seul. On vérifie le dénivelé, la météo sur des sites un peu plus pointus, on se concerte et on prévoit donc de se lancer le surlendemain pour laisser passer une journée au temps plutôt incertain.


Nous profitons du lendemain pour faire une petite balade le long du lac. Les nuages sont bien présents mais la pluie ne vient pas nous déranger. Nous finissons la journée en buvant une bière et profitant du Wifi pour peaufiner notre parcours du lendemain.


On ne veut pas prendre de risque, le départ est donc décidé pour 8h30 afin d'avoir une grosse journée pour parcourir la totalité du chemin et ne pas se faire surprendre par la nuit. Même si les jours commencent à rallonger, le soleil se couche encore aux alentours de 17h30.

Le réveil sonne donc de bonne heure et nous nous dirigeons vers le départ après avoir avalé un petit déjeuner. Sur le panneau de début de parcours, la boucle prévue est annoncée en 12h mais on sait depuis longtemps que les estimations de temps sont données très larges. Sur les 700m de dénivelé que compte la randonnée, la première côte nous fait parcourir les premiers 500m. On commence à avoir l'habitude des pentes raides de Nouvelle Zélande mais ça tire toujours autant dans les jambes!


Une fois ce premier sommet atteint, nous nous accordons un temps de repos. Celui ci sera écourté par l'arrivée du vent qui souffle assez fort et fait lourdement chuter la température ressentie. On se remet donc rapidement en route pour se réchauffer, après avoir enfilé un coupe vent.


La suite du chemin n'est pas compliquée physiquement mais on traverse de multiples pierriers plus ou moins stables et le vent nous refroidit toujours plus. Nous profitons des rares tas de pierres assez hauts pour nous mettre à l’abri le temps de nous réchauffer un peu avant de continuer. Heureusement les panoramas sont vraiment magnifiques et on ne regrette à aucun moment de s'être lancés. On croise de nombreux tarns aux eaux translucides et des paysages qui changent complétement des autres randos que l'on a pu faire jusqu'à présent.

Au bout de 3h30 d'effort et de cache cache avec le vent nous arrivons enfin en vu de la fameuse Angelus Hut et son magnifique lac. Malheureusement ce dernier est presque entièrement gelé et nous empêche d'en apprécier la couleur, le paysage reste tout de même très beau et nous offre un cadre exceptionnel pour le repas de midi.

Le cadre et le soleil sont tellement agréables que l'on ne voit pas le temps passer et ce n'est que deux heures plus tard que nous prenons le chemin du retour. La première partie emprunte le même sentier avant d'atteindre la bifurcation qui va nous permettre de rejoindre une rivière au fond du vallon. Après l'avoir traversé plusieurs fois et l'avoir longé pendant un bon moment, nous rejoignons la forêt que l'on ne quittera qu'en arrivant au parking. Les deux heures de pause repas nous ayant bien retardés, nous arrivons alors que le soleil est déjà couché et que la lumière commence à se faire rare sous les arbres.

Nous rejoignons le camping en bord de lac afin de profiter des douches chaudes et d'un abri pour manger un morceau avant de retourner dormir au freecamp à la sortie de la ville. Demain nous nous séparons encore en deux groupes et pour ma part je prends la direction du parc national d'Abel Tasman, au nord ouest de l'île.

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Nous voilà au nord de l'île du sud de la Nouvelle Zélande et aux portes d'un des parcs nationaux les plus fréquentés. Lors de la préparation de mon voyage, j'ai souvent lu que la plus belle façon de parcourir cette réserve est par les eaux, en kayak. Après une halte technique pour faire les pleins d'eau, d'essence, quelques courses et des machines à laver, nous nous mettons donc en quête des magasins de location afin de pouvoir comparer les tarifs. Nous rejoignons donc le petit village côtier de Marahau, d'où commencent la plupart des locations. Une fois sur place nous ne trouvons qu'un seul magasin ouvert et prenons les renseignements et avis sur le programme à suivre. En effet, il existe de multiples combinaisons entre navigation en kayak et à pied par les terres. Nous nous mettons d'accord pour finalement faire la totalité par l'océan, en deux jours, pour changer un peu des multiples randonnées. Voulant tout de même pouvoir comparer les prestations nous allons dans le village voisin de Kaiteriteri où nous trouvons tous les prestataires fermés pour l'après midi, puis retournons dans la ville de Motueka afin de se renseigner au I-center. Nous y arrivons juste avant la fermeture et sommes accueillis très gentiment par une Kiwi qui a vécu plusieurs années en France, à Gap, et une employée française. Après plusieurs appels téléphoniques et discutions avec nous, nous finissons par choisir un prestataire pour ces deux journées et réservons directement au I-center. Le départ est donné pour le lendemain matin 8h30.

Nous passons donc la soirée à préparer nos affaires et la nourriture pour la durée du séjour que nous ferons en total autonomie puisque nous passerons une nuit dans une hutte à mi-chemin où le plus grand confort sera la chaleur du poil à bois.

Après un petit briefing sécurité, une explication sur l'utilisation du kayak et quelques conseils sur le parcours à suivre nous voilà dans notre embarcation à 9h30, le long de la plage de Marahau. Il y a peu de vague et nous pagayons tranquillement le long des côtes avant d'entamer la traversée vers Adèle Island afin d'y prendre le repas de midi. Quand nous passons sur le côté exposé de l'île les vagues se font un peu plus grosses et on se fait un peu plus secouer mais rien de bien méchant, juste assez pour nous réveiller un peu. Nous atteignons une petite plage abritée pour y prendre le déjeuner en compagnie de différents oiseaux qui y vivent.

Nous avons même la surprise et le plaisir de voir passer dans l'eau, juste devant la plage, plusieurs otaries. Elles sont malheureusement un peu trop furtives pour que je puisse sortir mon appareil photo à temps.


Nous continuons notre navigation tranquillement en longeant les côtes afin d'atteindre la hutte où nous avons réservé une place pour la nuit, à Anchorage Bay.



Le soleil se couchant aux environs de 17h30 ajouté à la fatigue de la journée, nous sommes au lit vers 20h et le sommeil nous fait rapidement fermer les yeux. L'inconvénient pour moi qui ne suis pas un gros dormeur, c'est qu'à 4h30 je n'ai plus envie de dormir. Je me lève donc et prend mon temps pour petit déjeuner dans la salle principale où un autre pensionnaire est déjà en train d'allumer un feu dans le poêle à bois. J'en profite aussi pour me mettre à jour sur mon carnet de voyage en attendant les premières lueurs du jour.


Les couleurs du lever de soleil sont magnifiques et me font oublier mon levé plus que matinal. Les températures restent pour le moment très froides, on attend donc que l'air se réchauffe un peu avant de commencer à préparer les affaires pour la deuxième journée de kayak.


Vers 9h, nous mettons notre embarcation à l'eau en marchant sur le sable gelé, ce qui est très désagréable. Je lance en rigolant "Vivement qu'on ait les pieds dans l'eau" mais au final, en bord de plage, sa température est bien plus supportable que le sable.

Après une nouvelle matinée de navigation à travers différentes baies, nous faisons une halte pour le déjeuner aux Tonga Arches. Le soleil est vraiment agréable et nous prenons notre temps pour manger.

L'après midi, nous faisons le tour de la Tonga Island, une autre réserve marine sur laquelle vivent de nombreuses otaries. L'une d'entre elle, surprise de notre présence, sort plusieurs fois la tête de l'eau pour nous observer. Enfin, nous atteignons notre point de rendez vous avec le bateau-taxi qui doit nous ramener au départ, à Onetahuti Bay.

Nous aurons donc parcouru 38km sur deux jours et vu de nombreux beaux paysages. Le fait de changer de moyen de visite est vraiment intéressant, permet de reposer un peu nos jambes, souvent sollicitées jusque là, et d'avoir un autre point de vue.



Nous avons réservé la totalité de ces deux jours auprès du I-Center de Motueka. 32$ pour la hutte hors saison et environ 165$ pour les deux jours de kayak et le bateau-taxi avec Kahu Kayaks.

De retour à Marahau, nous avons la bonne surprise d'avoir une douche chaude à disposition. On se rend compte comment des choses qui pourraient d'habitude nous paraitre complétement insignifiantes nous font désormais plaisir. Quand on vit en van et que l'on veut prendre une douche chaude, il faut déjà la chercher, et en général elles sont payantes. Donc quand on a accès à ce sésame de manière gratuite, on en profite!

Dans la foulée et revigorés par la douche, nous prenons la route vers l'ouest afin de rejoindre la pointe nord de l'île du sud, Cap Farwell. Nous nous arrêtons un peu avant pour passer la nuit dans un freecamp.

Le matin, nous décidons d'emprunter un chemin afin de visiter les trois points repérés qui ne sont espacés que de quelques kilomètres. Le circuit n'étant pas une boucle, nous laissons une voiture sur le parking du phare de Farwell avant de rejoindre celui qui nous permettra d'aller à Wharariki Beach, le premier endroit que nous voulons visiter.

Nous y sommes accueillis par un paon qui se promène en liberté et vient tourner autour de chaque voiture qui s’arrête. Nous démarrons donc ce qui devait être une balade. La première partie est assez simple jusqu'à la plage, nous avons même la surprise de voir, de loin, une otarie jouer dans une rivière en contre bas.

Les paysages sont très verts, vallonnés, ce qui nous change des montagnes que l'on a pu voir jusqu'à présent. Après quelques minutes de marche, nous arrivons enfin à la fameuse plage. Pour ceux qui ont une impression de déjà vu, ces rochers sont célèbres pour être un des fonds d'écrans de base de Windows.

Après avoir longé la plage et essayé de trouver un point de vue qui n'apportait finalement pas grand chose, nous prenons la direction du cap Farwell. C'est alors que les difficultés vont commencer. On doit d'abord traverser un petit ruisseau, juste assez large et profond pour ne pouvoir ni sauter au-dessus, ni marcher dedans. Les seules grosses pierres qui pourraient nous permettre de créer un passage sont de l'autre côté. Je passe en premier, ayant des chaussures imperméables. Je réussis à prendre appui sur quelques pierres avant de sauter la deuxième partie. Je récupère quelques pierres afin de créer un passage un peu sur élevé et faciliter la tâche aux suivants. Ce qui nous semblait être une balade sur la papier s'avère finalement un peu plus compliqué,les pentes sont raides et parfois un peu glissantes. Heureusement ici encore, nous sommes récompensés par de très beaux paysages. Comme dans les Catlins, nous sommes épatés par ces arbres qui poussent quasiment couchés, contraints par le vent, et qui nous donnent l'impression d'être dans un tableau d'un peintre impressionniste.

Attention à bien respecter les règles de bonne conduite sur les chemins de Nouvelle Zélande car les gardiens veillent au grain!


Nous atteignons ensuite le Cap Farwell, point le plus au nord de l'île du sud de Nouvelle Zélande.




Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'au phare, sur le même type de chemin. Celui-ci, contrairement à Waipapa et Nugget, est un phare moderne, en métal, avec des panneaux solaires et entouré de grillage. Il ne mérite pas vraiment l'effort à faire pour l'atteindre et les arbres qui l'entourent empêchent de voir le paysage et notamment la longue avancée de sable de 34km au bout de laquelle se situe l'ancien phare.

Nous rejoignons ensuite la première voiture et récupérons la deuxième avant d'entamer la traversée de l'île afin de rejoindre la quasi totalité du groupe de la colocation de Christchurch pour passer le week-end ensemble à Blenheim.

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Publié le 13 juillet 2020

Nous profitons de deux jours de météo plus clémente pour faire un aller retour à Kaikoura, petite ville de la côte Est de la Nouvelle Zélande. La ville se situe à proximité d'un canyon marin, ce qui permet à une riche diversité marine de s'y rassembler et notamment des cachalots, baleines à bosse, orques et dauphins. Je sais d'avance que nous ne verrons pas de baleines puisque j'ai appris lors d'un précédent voyage qu'elles sont en Polynésie entre juin et novembre à peu près. Je me doute que les cachalots et orques restent au large à cause de leur taille mais peut être que nous aurons la chance de voir des dauphins jouer dans les baies autour de la ville.


Nous arrivons sur place en milieu de journée et nous mettons en marche pour une petite balade qui longe la côte.




Cette partie de la côte Est est aussi très réputée pour abriter de larges populations d'otaries, et nous allons vite nous en apercevoir. Le chemin que nous empruntons passe très près des rochers où logent ces animaux, parfois même au milieu de leur colonie. En grande majorité ils sont en train de dormir mais leur grand nombre nous permet d'en voir certains en train de jouer sur terre ou dans l'eau, et même des bébés qui hésitent un moment avant de s'éloigner du passage.



Les cormorans et les mouettes partagent la côte avec les otaries.




Les nuages commencent à pointer leurs nez quand nous arrivons au point le plus éloigné du chemin. Nous nous dépêchons de faire demi tour et rejoignons les voitures.

En fin de journée, nous nous installons sur un freecamp au Sud de la ville. Au réveil, je traverse la dune qui nous sépare de la plage pour y prendre mon petit déjeuner en espérant voir des dauphins jouer dans la baie avant de s'éloigner en mer pour la journée. Pas de chance cette fois encore, pas l'ombre d'une nageoire au large.


Une fois que tout le monde est levé, nous reprenons la direction de la ville et nous baladons le long de la plage où l'on croise à nouveau quelques otaries mais toujours aucun signe des gros poissons.


On est déçu de ne pas avoir vu de dauphin ou baleine mais quand même content d'avoir pu approcher autant d'otaries.

Nous reprenons ensuite la route pour rejoindre la ville de Blenheim et y passer la journée suivante, annoncée plutôt grise, avant de terminer notre périple de l'île du Sud par les Marlborough Sounds.

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Publié le 13 juillet 2020

Cette journée "technique" m'a notamment permi d'acheter mon billet de retour pour la France. C'est officiel, dans un peu plus d'un mois mon voyage prendra fin.

Avant cela, dernière étape de notre tour de l'île du Sud, les Marlborough Sounds sont d'anciennes vallées fluviales qui ont été englouties par le Pacifique.

Nous commençons notre tour de cette région par une partie de la Queen Charlotte Track, une randonnée qui la traverse sur un peu plus de 70km, qui nous permet de rejoindre le Eatwell Viewpoint. Le chemin est bien tracé, un peu long mais le dénivelé n'est pas très important donc pas de grosse difficulté. Le chemin nous laisse entrevoir le panorama et nous atteignons rapidement un premier point de vue qui nous met l'eau à la bouche.


En arrivant au point culminant de notre randonnée nous découvrons une belle vue sur la sortie des Marlborough Sounds dans le pacifique et nous pouvons même apercevoir l'île du Nord qui se situe à une cinquantaine de kilomètres.



Le seul camping dans la région se situe tout au bout d'une gravel road et cela nous prendra la fin de la journée pour le rejoindre. Juste avant d'emprunter la longue descente vers son emplacement, nous avons le plaisir d'avoir un magnifique point de vue sur une autre partie de la région, et nous pouvons même entrevoir, au loin, le mont Taranaki, montagne mythique de l'île du Nord.


En arrivant au camping, nous avons la bonne surprise de découvrir qu'il est gratuit en ce moment et profitons du coucher de soleil sur la plage avant de manger un morceau et de se mettre au chaud dans les voitures pour la nuit.

Le lendemain, nous prenons la route pour une randonnée qui nous fera grimper au sommet du Mont Stokes, un des plus hauts de la région, et devrait nous permettre d'avoir une belle vue panoramique. La randonnée est annoncée pour 5h aller retour malgré qu'elle soit moins longue que celle de la veille. Nous prévoyons donc les sandwichs et nous lançons dans l'ascension. Le chemin n'est pas du tout comme celui de la veille. Cette fois ci les racines prennent le relais des pierriers et la progression tient plus du trek technique que de la balade. C'est loin de me déplaire puisque là aussi ça change un peu des chemins très roulants.

J'atteins le sommet en premier après 1h15 environ, ce qui laisse présager un temps de randonnée bien inférieur à celui annoncé. La vue est magnifique, presque à 360° sur toute la région et assez dégagée pour voir encore une fois l'île du Nord.

Les derniers atteignent le sommet un peu plus d'une heure après moi. Nous discutons de ce qui est censé être la deuxième rando de la journée. Comme je le pensais, ils ne sont pas motivés pour la faire aujourd'hui, je prends donc la direction de la descente afin d'y aller rapidement. Je bouclerai le tout en environ 2h15 sur les 5h annoncées au début. Nous commençons à avoir l'habitude des marges sur les durées des randonnées mais cette fois ci l'écart est vraiment important.

Le Onahau lookout, est encore une partie de la fameuse Queen Charlotte Track. La vue y est très belle encore une fois mais ressemble beaucoup aux deux randonnées précédentes. Une fois cette balade d'une heure environ bouclée, nous rejoignons un freecamp à l'entrée des Marlborough pour y passer le weekend avec le reste de la bande.

Nous sommes trop nombreux pour tous rester sur place pour la nuit puisque ce freecamp est limité en nombre de véhicules. Je vais m'installer sur un autre un peu plus loin où j'ai la bonne surprise de pouvoir appercevoir, à la lueur de ma frontale, une otarie en train de chasser et jouer à quelques mètres de la plage.

Le lendemain matin, je reprends la direction de l'autre camp afin d'y passer la journée avec les autres, sans oublier de m'arrêter sur la route pour profiter du paysage.

Nous sommes à la fin de ce roadtrip sur l'île du Sud, nous profitons d'un dernier repas avec tout le monde dans la ville de Picton avant de prendre le ferry pour l'île du Nord où nous allons continuer notre périple.

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Nous avons décidé de prendre le ferry en début d'après midi afin de profiter du paysage tout au long de la traversée. Nous embarquons donc vers 14h à Picton pour un trajet de 3h environ entre les deux îles. Le temps est nuageux et il y a un peu de vent mais nous restons sur le pont supérieur pour le début du voyage. Au bout de quelques minutes nous apercevons quelques dauphins qui passent dans les vagues du bateau mais n'y restent pas. Je n'ai que le temps d'apprécier le moment mais pas de préparer l'appareil photo.


Nous traversons une bonne partie des Marlborough que nous avions parcourues en voiture et en rando. Les paysages restent aussi impressionnants depuis l'océan.





Nous passons finalement à l'extrémité de l'île et arrivons dans les eaux un peu plus agitées du canal.



Le reste de la traversée est plutôt calme et nous arrivons en fin d'après midi à Wellington. Le temps de descendre du ferry, nous nous lançons dans les rues de la capitale Néo Zélandaise et la différence est frappante avec l'île du Sud. On a un peu l'impression d'arriver dans un nouveau pays. Les petites rues et bâtiments à taille humaine sont remplacés par de grandes avenues a trois voire quatre voies qui s'élancent le long de hauts grattes ciel. Nous profitons de ce passage pour prendre une douche chaude et faire quelques courses avant de rejoindre notre freecamp.

Le lendemain nous partons quelques jours dans la région des Pinnacles à l'est de Wellington avant de revenir y passer la fin de semaine et le week-end.

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Le matin de notre deuxième jour sur l'île du Nord, nous prenons donc la route vers l'Est afin d'aller voir le phare du Cap Palliser et la région des Pinnacles, réputée pour ses formations rocheuses très particulières.

Nous faisons une première pause quelques kilomètres avant le cap afin d'observer une colonie d'otaries qui vivent ici. Une nouvelle fois, nous restons un long moment à les regarder déambuler entre les rochers, se tourner et retourner pour changer de position pour la sieste...




Nous finissons ensuite notre route pour atteindre le cap et son phare.






Nous rebroussons ensuite chemin pour atteindre une plage réputée pour ses coquillages nacrés et notre freecamp pour cette nuit. Il est tôt, nous en profitons pour prendre un peu plus de temps que d'habitude pour cuisiner un peu, jouer aux cartes et assister à un magnifique coucher de soleil.


Le lendemain, nous prenons la direction des Pinnacles malgré la pluie. Ces formations rocheuses créées par le ruissellement de l'eau ont servi de décors dans un des films du Seigneur des anneaux et sont très impressionnantes. Elles sont majestueuses, dressées fièrement et on se rend aussi compte de leur fragilité quand on marche à leurs pieds et que le sol s'écroule sous nos pas.


Nous continuons un peu le chemin afin de rejoindre un point de vue un peu plus en hauteur et découvrons l'ensemble du site.



Nous décidons ensuite de poursuivre le chemin afin de faire une boucle plutôt que de faire demi tour. Nous avons sûrement loupé une balise quelque part et été induits en erreur par d'autres traces de passage puisque nous nous sommes finalement retrouvés à devoir suivre la rivière en nous faufilant à travers les broussailles pendant une bonne demi heure afin de rejoindre la route qui nous ramène aux voitures. C'était pas vraiment le chemin prévu mais on arrive au final à destination sans prendre de risque à part d'être un peu sales à cause de la boue.

Retour ensuite sur Wellington afin d'y passer la fin de semaine avant de commencer la route en direction du Nord.

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Publié le 21 juillet 2020

Coincés par la météo et voulant découvrir Wellington en week-end, nous y sommes restés quelques jours.

Nous en avons profité pour visiter le Te Papa Tongarewa, le musée national Néo Zélandais. Il est composé de multiples espaces avec autant de thèmes abordés comme la participation de la Nouvelle Zélande à la première guerre mondiale, les traditions NZ, l'histoire de l'immigration et comment le pays a été peuplé aux différentes périodes de l'histoire, des études sur la faune, la flore mais aussi l'activité géologique du pays.


On y est resté un long moment, les salles sont très bien faites, ludiques pour les enfants et avec beaucoup de choses à découvrir pour les adultes autant sur le plan culturel que nature.


Le Te Papa Tongarewa est un musée super intéressant et pour ne rien gâcher il est gratuit, de passage sur Wellington c'est vraiment LE lieu à visiter !

L'après midi nous avons profité d'une éclaircie pour aller nous balader à Zealandia, un eco-sanctuaire où de nombreux oiseaux vivent en liberté totale. On a pu observer l'intelligence des Kakas qui doivent actionner une plaque pour ouvrir leur gamelle de nourriture, et la vitesse de bien d'autres oiseaux qui profitent de ce moment la pour venir y piocher. Le tout accompagné des chants de tout ce beau monde, c'est une promenade agréable.

En temps normal l'entrée de Zealandia est à 22NZD. Nous avons profité de la période post-COVID et des nombreuses journées gratuites dans ce genre d'endroit mais nous avons trouvé le Kiwi Birdlife de Queenstown bien plus intéressant et complet.

La deuxième journée à Wellington, nous avons décidé de nous attaquer à une institution Néo Zélandaise et d'aller voir un match de rugby au Sky Stadium. Le hasard faisant bien les choses, la rencontre oppose les Hurricanes de Wellington aux Blues d'Auckland. Les équipes sont classées 2 et 3 du championnat et les rencontres sont toujours très serrées. Et si cela ne suffisait pas, c'est aussi l'occasion d'un duel entre deux des frères Barrett, membres de l'équipe des All Blacks et opposés dans ce match.

Petit coup de stress à l'arrivée à la billetterie puisque ceux achetés sur le net ne passent pas. Apparemment nous ne sommes pas des cas isolés puisque plusieurs Néo Zélandais se retrouvent au même endroit que nous afin de questionner les responsables du stade. Au final il a fallut racheter de nouvelles places mais nous nous retrouvons avec un meilleur placement qu'à l'origine.

Dès l'entrée dans les couloirs du stade, l'histoire de l'équipe impose le respect et on retrouve de grands noms.



Nous sommes arrivés de bonne heure, le stade est encore bien vide.



Le côté positif c'est qu'on peut assister aux échauffements en se rapprochant du bas des gradins.

Beaucoup de grands noms se bousculent sur et autour du terrain. De nombreux membres des All blacks, anciens ou actuels comme les frères Barrett, TJ Perenara, Tana Umaga, Carlos Spencer, Asafo Aumua, Ben Lam et bien d'autres.

Le côté négatif c'est qu'en raison du COVID, les supporters d'Auckland n'ont pas pu faire le déplacement et l'ambiance dans le stade est entièrement tournée vers l'équipe des Hurricanes. Cela vaudra à Bauden Barrett d'être hué à presque tous les ballons qu'il touchera, sûrement une réaction à son passage de l'équipe de Wellington à celle d'Auckland lors de cette saison.


Le match commence et le duel entre les frères Barrett tient ses promesses. Les autres joueurs ne sont pas en reste et on assiste à un festival de 9 essais dont un refusé à Jordie Barrett. Comme souvent avec le rugby Néo Zélandais, il y a beaucoup de jeu ce qui rend la partie passionnante.




Après plusieurs rebondissements, le match se termine sur un score extrêmement serré avec une victoire des hôtes.



Le lendemain, nous prenons le temps de faire une journée technique avant de reprendre la route. Pour ma part, je dois remonter jusqu'à Auckland pour récupérer un van de location. 11h de bus, 2h30 de marche dans la ville puis 4h30 de route pour redescendre du côté du Taranaki. La journée suivante s'annonce fatigante.

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Publié le 28 juillet 2020

Après plusieurs jours passés à attendre la bonne fenêtre météo autour du Taranaki, on a fini par comprendre que ce ne serait pas pour tout de suite. On a donc décidé de changer de région afin de reprendre un peu contact avec le soleil et on se dirige donc vers Taupo, porte d'entrée de la région géothermique la plus réputée de Nouvelle Zélande.

La petite ville n'offre pas grand chose d’intéressant à visiter à part les fameuses Huka Falls. Ces chutes d'eau sont situées sur la rivière Waikato qui mesure normalement une centaine de mètres de large. Quelques dizaines de mètres avant la cascade, les rives se rapprochent et forment un goulot d'étranglement qui voit passer environ 220 000L d'eau à la seconde, de quoi remplir plusieurs piscines olympiques à la minute. Les bulles d'air amassées pendant les 11mètres de chutes donnent à l'eau une belle couleur bleue. Un peu plus loin la rivière retrouve sa largeur normale et reprend son cours tranquillement.

Un peu plus loin, profitant de ce débit d'eau important, le pays a mis en place un barrage hydro-électrique, "l'Aratiatia power station". Afin de réguler la retenue, celui ci est ouvert plusieurs fois par jour. La différence de niveau change en quelques minutes et est très impressionnante.

D'un autre point de vue, on peu observer la transformation d'un petit ruisseau entre les rochers en un torrent très violent.

Ci dessus, les photos sont prises à environ une minute d'intervalle 

Une fois n'étant pas coutume, c'est un lieu qui a servi de cadre lors du tournage d'un des films de l'univers du seigneur des anneaux, Le Hobbit : la désolation de Smaug. En effet, c'est en partie ici qu'à été tourné le passage où la fière équipe s'évade du royaume elfique par la rivière, embarquée dans des tonneaux.

Timelaps de 12secondes pour 7minutes en temps réel
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Publié le 29 juillet 2020

Avant de remonter plus loin dans l'île du Nord, nous décidons de faire un petit crochet par la ville de Napier sur la côte Est. La ville en elle même n'est pas très intéressante, même les plages sont interdites à la baignade à cause des puissantes vagues. La partie plus intéressante se situe un peu plus loin, autour du Cap Kidnappers.

Le chemin pour y accéder longeant la plage, nous devons attendre la marée basse pour l'emprunter. Nous en profitons donc pour faire un détour par le point de vue situé à Te Mata afin de prendre de la hauteur pour apprécier le panorama.

La variété des paysages en Nouvelle Zélande est vraiment impressionnante. Quasiment chaque point de vue nous donne l'impression d'avoir changé complétement d’environnement, presque de pays. Des lacs, des montagnes, des lacs de montagne, des plaines, des collines, des zones rocheuses, d'autres de forêt ou encore des prairies, toutes les sortes de paysages se trouvent dans ce pays.

L'heure de la marée approchant, nous nous dirigeons vers le début de la randonnée où nous apprenons malheureusement qu'une partie est fermée à cause d'un glissement de terrain. On comprendra en longeant les falaises pourquoi les éboulements et glissements de terrain sont fréquents sur cette côte. En effet, la falaise est faite en grande partie d'argile et de roches friables qui sont sans cesse assaillies par les vagues pendant les marées hautes. Et même pendant que l'océan laisse la falaise tranquille, il n'est pas rare d'entendre et de voire quelques roches dévaler les pentes pour s'écraser sur la plage.

Les 14km aller retour nous paraissent très longs malgré le profil complétement plat de la randonnée. Heureusement nous croisons quelques animaux pour nous divertir.


Le Cap est connu pour abriter une grande colonie de fous mais nous devrons nous contenter d'une plus modeste puisque la dernière partie de la plage est bloquée. Nous restons un moment pour apprécier la vue avant de prendre le chemin du retour.


Le soir, nous profitons de l'accès à une douche chaude avant de reprendre la route le lendemain.

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Nous voilà revenus dans la région de la géothermie de Nouvelle Zélande. L'activité volcanique y est importante et créé les nombreux parcs, bassins et piscines d'eau chaude que l'on peut y trouver.

Nous commençons le premier jour par visiter le parc de Te Puia qui regroupe une zone géothermique, un marae Maori, un centre de conservation des kiwis et plusieurs écoles des arts et métiers Maori.

La visite guidée commence par la zone Maorie et un aperçu des traditions et de l'art de ce peuple.


La précision des sculptures est impressionnante. La seule construction du marae avec toutes ces planches et poteaux sculptés a demandé 5 ans de travail en parallèle avec d'autres projets dans le pays.



Les Tikis, ces hommes-dieux, sont toujours aussi présents, autant noyés dans les gravures que trônant en haut de poteaux.

Nous visitons ensuite la zone du parc occupée par les écoles d'arts et métiers Maoris, à savoir la bijouterie, le "wood-carving", et le tressage. Nous pouvons voir des étudiants à l’œuvre et prenons conscience du travail réalisé et du temps que cela demande pour obtenir un résultat aussi net et précis. Cela peut varier entre une journée pour la "basique" dent de requin en jade, jusqu'à une semaine pour un bijoux avec plus de détails. Du côté de la sculpture, une "planche" demande en moyenne un mois de travail.

Les traditions étant encore très présentes, ces écoles sont aujourd'hui réservées exclusivement aux descendants Maoris masculins pour la bijouterie et le "wood-carving" et leur descendantes pour la partie tressage.

La suite de la visite se passe en plein air, dans la partie géothermique du parc où l'on peut observer différentes piscines d'eau acide avec leurs dépôts de souffre, des piscines de boues bouillonnantes et même le plus haut geyser de l'hémisphère Sud qui peut jaillir jusqu'à 30 mètres.


Nous avons même la chance de pouvoir gouter à un gâteau cuit à la vapeur d'une de ces piscines d'eau chaude, comme le font traditionnellement les Maoris.

Le soir, nous rejoignons le freecamp un peu à l'extérieur de la ville et profitons d'une petite balade pour aller voir les quelques cascades autour. La nuit tombée, je ne résiste pas à l'envie d'aller profiter d'un bel environnement pour faire une photo d'étoiles.

Pour ce deuxième jour, nous allons visiter le parc géothermique de Wai-o-tapu, un peu à l'extérieur de la ville. Une éruption d'eau chaude a créée ici de multiples piscines qui ont été colorées par les métaux remontés des profondeurs à la suite des différentes éruptions. Les piscines de boue sont présentes en nombre ici aussi.

L'odeur de souffre est toujours aussi présente dans les vapeurs et me rappelle toujours le passage au volcan Ijen en Indonésie. Le côté négatif c'est que je n'y suis pas habitué et cette exposition prolongée commence à me donner mal au crâne. Nous finissons la visite du parc et profitons de la proximité d'une rivière d'eau chaude pour aller nous relaxer un moment.

Pour le troisième jour sur place, nous nous baladons simplement dans la ville, profitant du Government Garden où l'on peu en été observer un magnifique jardin de rose, un village Maori en bord de lac et un parc géothermique dans la ville.

Les sources d'eau chaude sont omniprésentes dans certains endroits de la ville et la plupart sont canalisées afin de servir de spa ou encore de chauffage dans les maisons.

La météo se gâtant à nouveau, nous allons profiter des quelques jours avant l'arrivée de la pluie pour remonter un peu au Nord et visiter un autre endroit très réputé dans le pays et le monde, le village de Hobbiton.

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Publié le 30 juillet 2020

Nous nous attaquons aujourd'hui à un autre passage obligatoire lors d'un voyage en Nouvelle Zélande, Hobbiton, le lieu de tournage de la plupart des scènes des trilogies du Seigneur des anneaux et du Hobbit qui se passent dans le village de la Comté. Même pour les personnes qui n'ont jamais vu les films ce lieu est intéressant par son histoire, les moyens qui ont été mis en œuvre pour que le village prenne vie et reste en place même longtemps après la fin des tournages.

Le lieu en lui même est situé au milieu des champs d'une ferme et on ne peut y accéder qu'avec les bus de la société qui est chargée de l'exploitation. C'est bien sûr une grosse attraction touristique même si nous n'avons eu qu'un petit groupe d'une vingtaine de personnes, mais cela permet aussi de garder intact le lieu, de le préserver et surtout que tout le monde ne puisse pas s'introduire sur cette propriété qui reste privée n'importe quand et n'importe comment.



Le trajet en bus ne dure pas longtemps mais suffit pour nous mettre dans l'ambiance grâce à une première vidéo explicative et les collines vertes qui défilent derrière les vitres. Une fois descendus du bus, tout est fait pour nous mettre dans l'ambiance tout en gardant un minimum de suspens.




Nous entrons dans le village par le chemin principal qui débouche sur un grand jardin et plusieurs petits trous de Hobbits.

Nous entamons ensuite le tour du village et passons devant de nombreux trous de Hobbit qui apparaissent plus ou moins dans les différents films.

Sans oublier des lieux qui apparaissent bien plus souvent et plus longtemps à l'écran comme la maison de Bilbo dans le Hobbit qui appartient ensuite a Frodon dans le Seigneur des anneaux, reconnaissable à sa porte verte ainsi que le chêne qui la surmonte. Celui ci a d’ailleurs sa propre histoire puisque lors du tournage de la première trilogie il s'agissait d'un vrai arbre dont toutes les feuilles avaient été remplacées par plus de 2000 feuilles synthétiques alors que dans le Hobbit, chronologie oblige, l'arbre a été construit, plus petit, entièrement en métal.

Nous nous arrêtons un moment pour admirer la vue sur le fameux arbre de la fête qui apparait longtemps durant le discours de Bilbo au début de la trilogie du Seigneur des anneaux, et sur l'auberge du dragon vert en arrière plan.

Nous continuons ensuite afin de rejoindre le fameux pont à double arche qui mène à l'auberge du dragon vert, de l'autre côté de l'étang. Le chemin est entretenu et décoré tout le long, pas seulement là où des scènes ont pu être tournées, ce qui est appréciable.

Après avoir dégusté une des bières brassées spécialement pour être vendues ici, nous finissons le tour de l'étang avec de nouvelles vues sur le pont et l'auberge ainsi que l'arbre de la fête.

La journée a été très intéressante et nous avons appris pas mal d'anecdotes et d'astuces utilisées pour les tournages. Bien qu'il y ait eu beaucoup de retouche avec l'informatique avant d'avoir le résultat à l'écran, on a vraiment l'impression d'être immergé dans le film quand on se balade au milieu de toutes ces petites maisons.

Il faudra débourser la somme de 89NZD pour ces deux grosses heures de visite d'Hobbiton. Pour quelqu'un qui a vu les films ça vaut vraiment le coup de venir, pour s'immerger complétement dans l'univers des petits hommes aux pieds velus. Dans notre groupe il y avait plusieurs couples de personnes âgées qui n'avaient pas vu le film mais qui ont eu l'air d'apprécier. Peut être que ça peut aussi donner l'envie de se plonger dans les livres ou de regarder les films.

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Petite journée de transition afin de se diriger tranquillement vers le Nord Est de l'île et la région du Coromandel. Nous en profitons pour aller nous balader aux "Blues Springs", une rivière alimentée par une eau filtrée au travers d'un plateau pendant une centaine d'années. Le processus la purifie et la nettoie tellement qu'elle en ressort d'une magnifique couleur bleue et extrêmement limpide.

Nous n'avons parcouru qu'une petite moitié du chemin qui longe la rivière jusqu'à une autre route mais l'environnement très calme et un peu ombragé est vraiment agréable quand on a la chance d'avoir un rayon de soleil comme nous.

En début d'après midi nous rejoignons la ville de Ngatea aux portes du Coromandel où nous nous lancerons le lendemain. Nous profitons du wifi de la librairie et d'un peu de temps libre pour nous mettre à jour sur nos différents blogs.

Notre organisation nous a obligé à procéder dans cet ordre mais en venant du Sud, de Rotorua ou Taupo, la visite des Blues Springs peut se faire dans la matinée, sur la route pour Hobbiton, ce qui évite de refaire la route dans l'autre sens pour y revenir.

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C'est malgré une météo assez incertaine qu'on se lance sur la route pour explorer la péninsule du Coromandel. La route qui longe la côté Ouest est très belle, les virages s'enchaînent entre la forêt et l'océan. Le fait que la route soit aussi sinueuse nous empêche de monter bien au delà des 50 km/h environ, ce qui laisse le temps de bien apprécier le paysage. La route monte un peu et nous permet d'apprécier une meilleure vue d'ensemble.

Nous voulions aller voir la "New Chum Beach" qui a la réputation d'être une des plus belles plages au monde. Malheureusement nous n'avions pas assez de renseignement et en arrivant sur place on s'est rendu compte qu'elle n'est accessible qu'à marée basse alors que l'on est arrivé en pleine marée haute.

Nous continuons la route un peu plus loin pour rejoindre notre camping pour la nuit en profitant d'un dernier arrêt pour acheter un bon morceau de viande et profiter de la cuisine à disposition le soir pour faire un repas un peu plus original qu'à l'ordinaire.

Le lendemain matin, le départ est prévu de bonne heure afin d'arriver à destination après la randonnée d'1h30 et un peu avant la marée basse. En effet, la plage de Cathédral Cove n'est accessible qu'à ce moment là, comme c'est souvent le cas en Nouvelle Zélande.

La randonnée qui longe l'océan, un peu en hauteur, nous permet d'avoir un très beau panorama malgré la couverture nuageuse et nous profitons des quelques plages sur le chemin pour faire des petites pauses.

Nous arrivons finalement à la fameuse plage qui a servi de décors, non pas pour le Seigneur des anneaux cette fois, mais pour le monde de Narnia.

A gauche ma photo, à droite une image du film Le monde de Narnia 2 : Le prince Caspian

Bien que les nuages gâchent un peu le plaisir, nous restons un bon moment à nous balader sur la plage, profitant du peu de monde pour apprécier le bruit des vagues et l'immensité du paysage.

Sur le retour, nous nous arrêtons un moment sur une dernière plage puis nous rejoignons les voitures pour aller faire un tour à l'autre attraction de la région, "Hot Water Beach", qui est célèbre pour ses sources d'eau chaude souterraines qui permettent de creuser un spas directement dans le sable. Le seul inconvénient est qu'il faut une pelle pour pouvoir creuser assez profond et aucun de nous n'en a une. Nous allons quand même sur la plage pour profiter du paysage puis je pars en "expédition" dans les rochers bordant l'eau et finis par trouver une pelle que des locaux ont du cacher. De retour avec mon trophée, nous creusons sur quelques dizaines de centimètres de profondeur avant d'atteindre l'eau qui s'avère être très froide. Nous creusons encore un peu puis en discutant avec un groupe de locaux à côté de nous, ils nous apprennent que ce n'est, encore une fois, qu'à marée basse et plus en avant sur la plage que l'on peut creuser assez profond pour atteindre ces fameuses sources.

Nous reprenons les voitures et rejoignons le freecamp à l'entrée de la péninsule pour passer le dimanche, annoncé pluvieux, à l'abri. La météo annonçant un créneau plus favorable en début de semaine, nous prévoyons un aller retour pour aller admirer le Taranaki que l'ont n'avait pas eu la chance de voir lors de notre premier passage à New Plymouth.

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Publié le 5 août 2020

Comme prévu quelques jours avant, nous profitons d'une météo favorable le mardi pour planifier une visite au pied du Taranaki, montagne mythique de Nouvelle Zélande, qui ne nous avait pas fait le plaisir de se découvrir pendant les quelques jours de notre premier passage. La route étant plutôt longue, nous décidons de passer la nuit du lundi au mardi à Hamilton pour ensuite faire l'aller retour au Taranaki dans la journée avec une seule voiture afin de partager les frais de carburant.

Nous partons donc aux alentours de 7h du matin pour avaler les 3h30 de route qui nous séparent du départ de la randonnée. Le ciel se découvre peu à peu malgré les quelques nappes de brouillard que l'on peut trouver à certains endroits et nous apercevons finalement la fameuse montagne au détour d'un virage avec seulement une écharpe de nuage. La journée s'annonce belle et chaude, nous sommes rassurés dans le choix que nous avons fait.

L'estimation du temps de marche est prise comme à notre habitude sur Maps.me et nous avons environ 2h de montée pour atteindre le sommet et le fameux tarn qui offre un magnifique point de vue sur le mont enneigé.

Les premières vues nous motivent pour l’ascension qui s'annonce physique avec environ 700m de dénivelé positif pour parcourir les 5km de distance. On va vite se rendre compte aussi que le chemin choisi n'est plus entretenu, que les pluies ont raviné certains passages et que la progression sera plus difficile que prévue.


La forêt se découvre à certains endroits, nous laissant entrevoir notre objectif, ce qui nous permet de ne pas perdre notre motivation.

Nous avons l'habitude de parcourir les randonnées un peu plus rapidement que le temps annoncé par notre GPS, ce qui ne sera pas le cas cette fois ci à cause du terrain. Nous arrivons finalement en haut en un peu plus de 2h et le reste du groupe mettra environ 3h. Le sommet est entouré de nuage et une légère brise ne permet pas d'avoir un reflet net dans le tarn mais le vent tombe de temps à autre pour nous permettre de capturer de belles images.



Nous prenons la direction de la descente en deux groupes. Les moins rapides passent par le "nouveau" chemin qui est bien entretenu et sera plus simple à parcourir, les plus "aguerris" repassent par le même chemin et en profitent pour passer voir la cascade de Mangakotukutuku que l'on avait laissé à l'aller.



De retour à la voiture après 1h30 de descente, nous nous retournons une dernière fois pour observer la grandeur de la pyramide naturelle qu'est le Taranaki.


Nous passons à l'autre parking afin de récupérer les deux autres personnes descendues par l'autre côté puis profitons de douches chaudes dans la piscine à quelques minutes de route avant de continuer les 3h restantes pour rentrer.

La journée a été éprouvante mais nous ne regrettons pas du tout d'avoir fait ce choix car nous avons pu profiter d'un beau soleil et nous avons surtout pu voir un des incontournables de la Nouvelle Zélande que nous n'avions pas pu approcher jusqu'à présent.

Nous profitons des jours de pluie suivants pour nous reposer et préparer la suite du voyage dans le Northland, la pointe au dessus d'Auckland.

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Publié le 11 août 2020

Après deux jours bloqués par la mauvaise météo, nous prenons la route en direction du Nord de l'île afin de visiter la dernière partie de ce pays qui manque à notre carnet de route.

Notre première étape est la grotte située à coté de la ville de Waipu et qui est presque aussi célèbre que celle de Waitomo pour ses "glow-worms", une sorte de vers luisants. Nous y arrivons tard et sous la pluie ce qui ne nous dérange pas puisque nous serons dans une grotte. Des français déjà sur place nous préviennent qu'il y a de l'eau jusqu'aux chevilles environ, nous nous équipons donc de chaussures qui ne craignent pas grand chose. La progression dans la grotte n'est pas des plus aisée, le sol étant recouvert d'une bonne couche de boue dû aux récentes et importantes pluies.



Heureusement, il n'y a pas besoin d'aller très loin pour pouvoir admirer le spectacle et nous avons bientôt l'impression d'observer le ciel étoilé bien plus près que d'habitude.




Nous profitons un bon moment du spectacle avant de sortir de notre abri sous une pluie battante. Tout le monde rejoint son véhicule pour la nuit.

Le lendemain matin, nous nous affairons tant bien que mal à changer la roue d'un des véhicules du groupe qui a crevé en arrivant la veille. L'opération nous prendra bien plus de temps que prévu faute d'avoir les bons outils d'abord puis à cause de la vis complétement grippée et impossible à faire bouger ensuite. Heureusement la solidarité entre voyageurs se vérifiera une nouvelle fois quand un couple de Tchèques tout juste arrivés sur le parking prêteront leur roue de secours pour la journée.

Un nouvel épisode de pluie nous empêchera de suivre le programme prévu, nous nous contenterons de rouler en direction du Nord en faisant une simple halte dans la ville de Paihia pour se balader un peu et faire un peu de shopping.

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Publié le 11 août 2020

Nous voilà partis à la pointe Nord de l'île du Nord de la Nouvelle Zélande. Le Cap Reinga et toutes les croyances qui l'entourent. Pour les Maoris, c'est ici que les âmes des défunts prennent leur "envol" pour rejoindre l'Au-delà. Le ciel est toujours assez nuageux mais pas de pluie pour le moment donc nous nous lançons dans la petite balade qui permet de rejoindre le phare.

Comme à Slope Point, un poteau avec différentes directions indique la distance qui nous sépare de lieux importants dans le monde, on se rend compte à quel point on est loin de la maison.

C'est aussi ici que la mer de Tasman rencontre l'océan Pacifique et, normalement, la démarcation est bien visible de par la différence de couleur de l'eau et les vagues qui se font face. Aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies, le ciel sûrement trop gris, et nous ne voyons qu'un peu les vagues qui nous permettent de localiser la séparation.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons aux dunes de Te Paki qui font vraiment penser à un désert de sable et nous nous adonnons à l'activité phare du lieux, le "sandboard". Nous louons deux planches pour quatre et prenons la direction de la plus haute dune afin de nous élancer dans la pente en profitant de pauses photos pour reprendre notre souffle. La montée est largement aussi physique que sur la dune du Pilat.

Nous nous amusons quelques temps à glisser le long de ces pentes ensablées avant d'être chassés par le mauvais temps qui nous rattrape.

Après nous être bien amusés et avoir passé un bon quart d'heure à vider tout le sable qui a réussi à rentrer dans les vêtements et s'accrocher à notre peau, nous retournons au parking où nous avions laissé les autres véhicules pour la journée puis nous nous séparons en deux groupes. Les uns prennent la direction d'Auckland pour se préparer à prendre l'avion quelques jours plus tard, pour notre part nous prolongeons encore un peu le passage dans le northland afin de faire les dernières randonnées qui manquent à notre tableau.

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Publié le 11 août 2020

Comme d'habitude depuis notre arrivée sur l'île du Nord, nous guettons la bonne fenêtre météo pour nous lancer dans les randonnées que nous avions repérées ou qui nous ont été conseillées comme la "Dukes Nose Track" , recommandée par un des colocataires de la deuxième partie du confinement à Christchurch.

C'est donc le matin assez tôt que nous nous lançons sur le chemin qui doit nous mener jusqu'à un point de vue à 360° sur toute la région. Les pluies de ces derniers jours ont bien détrempé le terrain et on alterne entre boue et marécages en oubliant pas les traversées de rivières. Les chaussures et pantalons sont assez vite détrempés et malgré l'imperméabilité des premières, l'eau commence assez rapidement à s'infiltrer. Le chemin est varié et nous passons dans des forêts, traversons des prairies, longeons des étendues d'eau. Le profil est très plat et nous parcourons assez rapidement les 5km jusqu'au pied de la dernière partie bien plus pentue, croisant parfois des habitations complètement isolées.

La dernière partie grimpe beaucoup plus et la boue reste très présente rendant la progression lente et difficile. Nous prenons notre temps et arrivons devant les derniers obstacles, des barres métalliques fixées dans les rochers dont on va devoir se servir pour grimper, un peu comme en via ferrata. Des pierres dépassent largement de la paroi, ce qui facilite grandement l'escalade.

On arrive finalement sur le fameux plateau qui surplombe tous les alentours et nous permet d'avoir effectivement un superbe panorama à 360°.



On prend le temps de se poser un peu et de manger une barre de céréale tout en profitant du paysage avant de faire demi tour et retourner aux voitures.




Nous retournons dans la ville de Whangarei, où nous avons déjà passé une nuit en montant, afin de laisser passer un nouvel épisode pluvieux et en espérant une accalmie pour pouvoir aller parcourir les dernières randonnées repérées dans cette partie du pays. Ensuite, nous mettrons le cap sur Auckland afin de rendre la voiture de location et préparer le retour en France quelques jours plus tard.

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Publié le 18 août 2020

Nous avions prévu de rester quelques jours sur Whangarei pour avoir le temps de parcourir la côte Ouest en redescendant sur Auckland mais la COVID19 nous a une nouvelle fois obligé à revoir nos plans.

En effet, une famille de quatre néo zélandais ayant présenté des symptômes s'est avérée être infectée par le virus alors que le pays n'avait plus connu de transmission communautaire depuis plus de cent jours. Comme a son habitude la première ministre Jacinda Ardern et son gouvernement ont immédiatement réagi en instaurant, seulement quatre heures après avoir eu l'information, un verrouillage de niveau trois de la région d'Auckland et de niveau deux pour tout le reste du pays. En clair, les trajets doivent être réduits au maximum ainsi que les passages d'une région à l'autre, les rassemblements seront à nouveau limités en nombre, le télétravail doit être adopté dans la mesure du possible et, pour la région d'Auckland, tous les magasins qui ne sont pas de première nécessité doivent fermer.

Ces nouvelles informations ajoutées à une météo qui reste très grise nous font reconsidérer le programme que l'on avait mis en place et nous décidons finalement de nous rendre plus tôt à Auckland pour y retrouver quelques uns de nos anciens compagnons de voyage installés dans un AirBnb afin d'y passer quelques jours avec eux et éviter de se retrouver bloqués par des barrages policiers qui nous empêcheraient d'entrer dans la région.

Nous prenons donc la route en début d'après midi alors que le verrouillage a été instauré à midi le jour même. La réponse des kiwis à cette nouvelle situation de blocage est immédiate et identique à celle du mois de mars. Des files d'attentes dues aux limitations du nombre de clients dans les supermarchés commencent à se former sur les parkings malgré la pluie, et des kilomètres de bouchons se forment à l'entrée de la ville de Whangarei qui est la plus importante de la région alors que les gens se ruent dans les magasins pour faire des provisions, de peur que la situation n'empire et que le blocage se durcisse. Heureusement dans le sens où nous allons la circulation est un peu plus fluide même si nous rencontrons rapidement un bouchon de plusieurs minutes dû à un barrage policier mis en place à une centaine de kilomètres d'Auckland. Comme toujours leur rôle est de faire de la prévention et non pas d’empêcher la population de vivre, ils nous laisseront donc passer sans problème après s'être assurés que nous sommes au courant de la situation actuelle et que nous n'allons pas à Auckland simplement par plaisir.

Nous profitons du AirBnb pour faire nos lessives, apprécier de prendre des douches chaudes non limitées en temps, une cuisine et un espace de vie qui ne se limite pas aux 4m² d'une voiture. J'en profite aussi pour passer un bon coup d'aspirateur dans la voiture de location que je dois rendre le lendemain et ranger mes affaires en prévision de mon départ trois jours plus tard.

Le lendemain, après avoir rangé la maison, les trois premiers à partir embarquent dans ma voiture direction l'aéroport. Une fois que je les ai déposés, je laisse mes affaires dans une auberge choisie pour les deux dernières nuits puis je dépose la voiture à l’entrepôt après avoir fait le plein d'essence et l'avoir lavée. Comme lors de mon dernier passage sur Auckland, je fais la dizaine de kilomètres qui me sépare de mon auberge à pieds puisque je ne suis pas pressé par le temps.

Pour le dernier jour avant mon départ je décide, malgré le verrouillage de la ville, d'aller me promener dans Auckland. Il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues et tous les magasins sont bien fermés, sauf les restaurants qui sont autorisés à faire de la vente à emporter. Je peux donc me balader tranquillement dans les rues et prendre le temps d'en profiter même si je suis un peu déçu de ne pas pouvoir visiter d'avantage.

Je suis frappé par la diversité de construction, entre ancien et moderne, rappel culturel, religieux. Tous les types de constructions s’entremêlent pour former la ville la plus peuplée de Nouvelle Zélande, surplombées par la "Sky Tower" et ses 328 mètres de haut.




Comme toujours dans toutes les villes du pays, les espaces verts ont leur importance et de nombreux parcs parsèment la ville, permettant de profiter du chaleureux soleil d'hiver.



Un peu frustré de ne pas pouvoir plus visiter la ville, je vais me balader du côté du mythique stade national, l'Eden Park. Là encore on retrouve de nombreux rappels culturels avec plusieurs Tikis qui entourent le stade et des statues de joueurs qui ont marqués l'histoire du rugby néo zélandais.

Ainsi s'achève ma journée à Auckland et bientôt mon voyage en Nouvelle Zélande. Le lendemain je prends en effet le bus pour rejoindre l'aéroport où je retrouve deux françaises, rencontrées sur les réseaux, qui m'accompagneront pour ce retour au pays. Après les formalités habituelles et celles mises en place à cause de la pandémie actuelle, nous entamons notre trajet retour qui va durer une trentaine d'heures et nous fera transiter par l'Australie puis le Qatar. Par précaution, nous devons porter en permanence un masque et une visière de protection, ce qui ne rend pas le voyage plus agréable et ne facilite pas le sommeil en avion.

Après un dernier trajet en train, j'arrive en gare de Clermont-Ferrand, puis à la maison.

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Publié le 18 août 2020

Mon passage dans ce pays devait durer initialement un peu plus d'un mois, j'y suis finalement resté un peu plus de quatre. Si on ne compte pas la période de confinement qui ne m'a bien sûr pas permis de visiter, le road-trip a duré à peu près trois mois et j'ai parcouru environ 9000 km sur les routes néo zélandaises.

Je ne regrette pas du tout que mon séjour ait été prolongé dans ce pays car même si je ne doute pas qu'avec les bonnes conditions il soit possible de visiter l'essentiel des deux îles, ce temps supplémentaire m'a permis d'aller un peu plus en profondeur, de profiter d'endroits moins touristiques, de m'attarder dans des coins que je n'aurais peut être que survolés si mon projet était resté comme prévu.

J'ai eu une préférence pour l'île du Sud, ses randonnées, sa nature omniprésente, ses routes qui paraissent n'emmener nulle part mais nous surprennent toujours. Le Nord est plus peuplé et les points d’intérêt plus parsemés, il faut donc faire plus de route pour ne rester qu'un ou deux jours sur place voire parfois quelques heures. On y trouve cependant beaucoup plus de trace de l'héritage culturel Maori ainsi que les magnifiques parcs géothermiques et une grande diversité de paysages.

La région qui m'aura le plus marqué reste sans conteste la "diagonale" entre Christchurch et Queenstown avec toutes ses randonnées magnifiques, ses panoramas à couper le souffle, ses routes qui font oublier le temps qui passe, ses nuits sous un ciel toujours illuminé de milliers d'étoiles, ses lacs d'un bleu extraordinaire...

Le seul véritable regret est de ne pas avoir pu me lancer sur une des plus belles randonnées du pays, la Tongariro crossing Track, à cause d'importantes chutes de neige dues à la saison qui rendaient les conditions difficiles voire dangereuses.

Niveau budget, si je le prends dans sa globalité, j'ai dépensé environ 4900€ sur la totalité de mes presque cinq mois sur place, ce qui fait une moyenne journalière d'un peu moins de 33€. Ces chiffres sont bien sûr à prendre avec des pincettes puisque dedans sont compris les deux mois de confinement passés en collocation ainsi qu'une partie du deuxième road trip durant lequel j'ai "loué" la voiture d'une amie.

En ce qui concerne justement la location de la voiture, elle est intéressante si on reste pour une courte période dans le pays, à mon avis jusqu'à deux mois grand maximum. En effet, l'achat devient vite rentable avec des véhicules dont le prix tourne parfois autour de 2500/3000 NZD, ce qui est rapidement moins cher qu'une location. Les démarches administratives sont extrêmement simples et peuvent être facilement réglées en une journée. Si vous trouvez un véhicule qui vous intéresse, vous pouvez donc repartir avec, le soir même, sans aucun problème. La seule difficulté qui peut empêcher de sauter le pas sera sans doute la revente, qui peut parfois s'avérer un peu difficile et nécessiter de se déplacer pour le montrer à d'éventuels clients. Il faut donc prévoir un peu de temps consacré à cela en fin de séjour, ce qui peut être parfois embêtant si on a des dates à respecter. Beaucoup de gens se retrouvent obligés à des rabais conséquents afin de pouvoir se débarrasser de leur véhicule avant de rentrer chez eux.

Un choix que vous aurez à faire pour le véhicule sera entre "self-contained" (SC) et "non self-contained" (NSC). En pratique, les véhicules de la première catégorie sont simplement équipés de toilettes chimiques ainsi que d'un système pour récupérer les eaux usées et sont donc autonomes pour des périodes de quelques jours, alors que les autres ne le sont pas. Le choix est surtout important pour l'île du Sud car, même s'il est possible de se débrouiller pour trouver régulièrement des freecamps pour les véhicules NSC, la plupart sont réservés aux autonomes, ce qui vous obligera parfois soit à passer rapidement dans une région, soit à payer un camping assez cher pour le confort proposé. Le choix sera surtout important si vous envisagez la location puisque les véhicules NSC sont beaucoup moins chers que les autres, ce qui peut modifier énormément votre budget. A l'achat, vous trouverez essentiellement des véhicules autonomes. Sur l'île du Nord, on trouve plus facilement des freecamps dont l'accès est autorisé à tout le monde même si certaines régions représenteront un véritable casse tête pour les voyageurs en véhicules NSC.

Si vous voulez partir sur une longue période pour visiter le pays, sachez que le Wwoofing et le Helpx sont des pratiques extrêmement rependues. Le principe est d'avoir un logement et la nourriture fournis contre quelques heures de travail. Les "employeurs" demandent en général de rester un minimum de temps pour ne pas avoir à reformer régulièrement des nouveaux, au moins une semaine même si la plupart demandent deux semaines minimum. La différence se situera sur le "travail" à fournir. Le Wwoofing sera généralement plutôt en campagne avec des travaux à la ferme alors que le Helpx regroupe plus souvent des offres en ville avec des gardes d'enfants, d'animaux, du bricolage etc, bien que de plus en plus d'offres des deux catégories se retrouvent sur les deux sites.

Les kiwis sont en majorité très sympathiques et arrangeants, n'hésitez pas a leur demander des renseignements. Parfois cela peu donner lieu à de belles histoires comme celle d'une guadeloupéenne rencontrée un soir. Elle s'est retrouvée devant un freecamp fermé et, en demandant conseil dans une maison à côté et si elle pouvait simplement se garer sur leur terrain pour la nuit, s'est vu offrir le gîte et le couvert. Cette histoire n'est pas un cas isolé et même si ce n'est pas une généralité, j'ai entendu parler de plusieurs cas similaires. N'hésitez pas aussi a faire appel à la solidarité entre "backpackeurs" si vous avez besoin de quelque chose sur un freecamp. Un ami s'est vu dépanné d'une roue de secours après une crevaison sur la route alors que l'on arrivait pas à libérer la sienne à cause d'une vis grippée.

Petit point intéressant et qui peut en rassurer certains et sûrement certaines, la faune néo zélandaise n'est constituée que d'animaux qui ne sont pas dangereux pour l'homme. En effet, contrairement à son voisin l'Australie, aucune araignée ou serpent mortels, pas de crocodile ou de fauve. Un gros avantage quand on veut s'élancer en pleine nature dans des lieux que l'on ne connait pas et avec une végétation assez dense.

En conclusion la Nouvelle Zélande est un pays magnifique, extrêmement diversifié, qui mérite qu'on prenne le temps de s'y attarder et de s'y perdre un peu. Même si, comme dit précédemment, on peut parcourir les deux îles en un mois environ n'hésitez pas à prévoir plus de temps si vous en avez la possibilité. Si ce n'est pas le cas il ne faut pas culpabiliser ou se décourager car, même en surface, le pays est magnifique et regorge de panoramas plus beaux les uns que les autres. La plupart des kiwis eux même estiment n'en connaitre qu'une petite partie.