plusieurs petits sejours à Nouachott une ville pas bien belle mais .... on s'y attache
Janvier 2019
3 semaines
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1

pourquoi Nouakchott ?

cette ville n'est pas "sexy" du tout, c'est vrai. Ville neuve, construite à la fin des années soixante à l'occasion de l'indépendance du pays, elle n'est vraiment "pas belle" du tout. pas jolie, et très sale. Des tombereaux d'immondices divers jonchent les rues, les places. Certains quartiers sont un peu plus clean, (ceux du centre) mais d'autres sont noyés dans les détritus.

Construire une ville de sédentaires dans un pays à culture nomade, c'est une gageure. La première gageure.

La seconde est le désert : ville du désert, les dunes viennent mourir à ses pieds, ou plutôt les faubourgs ont mangé le désert. Interaction incessante entre le sable et la ville.

La troisième gageure est la pauvreté. Pas d'argent pour construire des infrastructures citadines "modernes" : routes, assainissement, electricité, eau ....

on se demande parfois, au fil des balades, si tel ou tel quartier est en construction, ou en voie de démolition. On construit le nouveau en laissant sur place l'ancien en ruine. on construit au fur et à mesure des possibilités financières, les chantiers sont innombrables, sans qu'on sache si c'est abandonné, en attente de, .... parpaings, tas de sables, de ciment, échelles, materiel de chantier, évidemment détritus et chèvres .... what else ?

la belle maison côtoie la baraque en bois, le beau côtoie le sordide.

Malgré cela, comme il est écris dans le titre du carnet, on finit par s'y attacher, au fil des balades dans des quartiers improbables.

bien sur il ne faut pas être effrayés par le destroy.😉

Et quand, ayant fait trois le tour des "à voir à faire", on ouvre des portes (associations), on tisse des liens avec des habitants, on prend le temps de rester attablé à la terrasse de certains bistros (dans le centre) à regarder passer la ville, quand on a passé du temps à boire les 3 thés assis sur les marches d'une boutique des confins sablonneux, on essaie de comprendre (à ce titre, je conseille les lectures de l'excellent fond historique de l'institut francais) : on se prend d'amitié pour la petite métropole.

J'ai fait dans cette ville de très belles rencontres. je revois des presqu-amis en y retournant, j'y retourne bientôt avec grand plaisir.

ce carnet a pour but de voius donner quelques fils pour une découverte amicale de cette ville.

vendeur de chaussettes


.

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se déplacer dans Nouakchott, c'est essentiellement en taxis. ils sont nombreux, et pas chers du tout.

j'ai vu des bus, mais je n'ai pas percé le mystère de leur fonctionnement.

les taxis sont généralement en fort mauvais état.faut s'y faire.

Essayez, une fois, de vous rendre en lointaine banlieue :c'est PIRE que la Concorde. des files de voiture sur des 2 fois 6..... au carrefour, on se met tout à fait à gauche pour tourner à droite, et on se fraye une place en toquant la voiture d'à côté. du stock-car au ralenti. jamais vu ça .... Essayez, essayez 😉

taxi
bus

le déplacement des plus pauvres se fait en carriole à ânes.

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une des choses qui m'ont le plus frappée en Mauritanie en général, à Nouakchott en particulier, c'est le "brassage" ethnique et le climat général.

ni au Magrheb, ni aux pays d'Afrique subsaharienne, la Mauritanie n'emprunte son "art de vivre". Il est unique.

le clivage maures noirs-maures blancs est palpable. je suis arrivée la première fois à Nouakchott au moment de l'emprisonnement du leader de la lutte anti-esclavagisme. Depuis la salle de lecture de l'Institut Français, j'entendais claquer les grenades lacrymogènes, monter les clameurs des manifestants.

il est palpable aussi dans le quotidien. qui fait quoi, en ville ? il faut ouvrir les yeux. Ca peut être une jeune femme venue demander à son employeur de payer la facture de médicaments de son enfant. Elle n'est pas payée. ils logent sur place. l' "employeur" fournit .... exemple parmi pas mal d'autres. Un eleveur peulh vivant à Nouakchott qui paye ses bergers du Brakna en tissus et sacs de riz. ("mais pourquoi m'ont ils volé des boeufs ? ma femme leur a apporté les coupons et les sacs de riz ?").

maures blancs et leurs esclaves, mais aussi maures noirs et leurs esclaves. esclaves ou serfs façon moyen âge ? entre l'esclave "tradi" et le vrai salarié il existe tout une échelle de statuts... en haut une majorité de beïdanes (maures blancs) en bas une majorité de maures noirs.

au sein de la population noire, une sourde répprobation aussi vis à vis des manifestant anti-esclaves : " ils ont la loi pour eux, qu'ils se débrouillent" .Haratins- non haratins. Noirs non esclavagisés contre descendants d'esclaves, noirs avec des esclaves... la solidarité n'est pas au rendez vous.

la population noire est complètement acculturée.

l'embroglio linguistique (arabe littéraire, français, Hassanya, langues vernaculaires noires ...), ne facilite pas les choses. Le manque de scolarisation, ou les défauts de celle ci, accroit sans doute encore les difficultés.

bref, on "sent" littéralement les difficultés. Enfin c'est ce que j'ai ressenti lors de mon premier séjour.

c'est aussi passionnant.

histoire de Tarba, ancienne esclave

http://medseib.mondoblog.org/2017/11/04/moi-tarba-jai-decide-detre-miseres-dune-ancienne-esclave-a-atar/

femmes  haratines
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le peuple mauritanien, toutes ethnies confondues, est profondément pieux.

il est rare de voir un taxi sans un chapelet pendu au rétroviseur, pas rare du tout d'y entendre, tournant en boucle, des cassettes de chants du Coran ou des prêches d'imams belliqueux (Dieu a souvent l'air très courroucé).

beaucoup de magasins ferment au moment des 5 prières. Même si, tenant lieu d'hommage à Allah, on retrouve le vendeur piquant un petit roupillon derrière son comptoir, allongé sur des cartons. Dieu est miséricorde 😉

un taxi peut s'arrêter pour prier, dehors à coté de la portière. Toi, tu es priée d'attendre gentiment.

mais personne ne m'a jamais interpellée sur le sujet.Je me suis prise quelques vents en tendant la main à un homme, (ce que je ne fais plus, c'est bon, j'attends l'initiative)

inutile de chercher (mais : on trouve quand même) de l'alcool, du vin, de la biere.. .

sans être croyante, il est tout de même émouvant de voir ces hommes (les femmes ne prient pas dans la sphère publique) prosternés sur le sable.

Religion du désert, l'Islam peut être, à ces moments précis, simplissimement beau.

des balades à faire : les mosquées


deux grandes mosquées : la mosquée saoudienne, et la mosquée marocaine.

petite présence chrétienne : tolérée, discrète.

il y a une petite eglise catholique dans le quartier de l'ambassade de France.

Essentiellement fréquentée par les expats.

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au coeur de la ville, la palmeraie

la palmeraie de Nouachott a été créée récemment, ex nihilo, sur des bases écologiques interessantes : irriguée par les eaux usées et recyclées de la ville, elle devait servir à la création de jardins potagers.

làs ! l'asssainissemnt des eaux est devenue un grand point d'interrogation, la palmeraie n'est plus ni irriguée ni entretenue, ni ne fait l'objet de cultures maraîchères, à part quelques petites parcelles.

certains endroits servent carrément de dépotoir.

mais sur quelques parcelles, certains s'acharnent : deux horticulteurs proposent des plantes de jardin ou d'appartement, et, lorsque je suis passée,un jardiner lymphatique sarclait et arrosait des platebandes , sous la surveillance d'un "homme bleu" en grande toge.

elle est triste, sale, pelée.

on y va en taxi.

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les peuples du désert ont été des commerçants.

de grands commerçants.

Utilisant l'oasis pour la vie de famille et pour fournir repos, eau, vivres et fourrage, animaux de bât, de selle et de bouche, ils ont durant des centaines d'années assuré le lien entre Europe/Maghreb et Moyen Orient d'une part et Afrique subsaharienne de l'autre : sel, or, esclaves, objets et produits divers. les lectures sont nombreuses sur ce riche et parfois tumultueux passé.

ce commerce transaharien est presque tari maintenant, dans la forme des grandes "azalai". ces caravanes de milliers de chameaux dont une des dernières a été suivie par Odette de Puigaudeau (1937 - dans "le sel du désert").

Philippe Frey, dans "caravanes" parle de ces grandes caravanes et de ce qui en perdure au début de ce siècle.

Il n'en reste pas moins que le gène "commerce" est là. sédentarisé...😉

le côté "éphèmère" est ici donné, non par le rythme lent des dormadaires qui partent et que l'on ne reverra que dans quelques mois, mais par l'aspect improbable, un tantinet pouilleux, des échopppes, des marchés.

"Ici ou là, qu'importe" semblent dire ces lambeaux de toiles de tentes abritant des frusques d'occasion, des beaux méhalfas colorés, des stocks de chaussures exposés en plein air, ces hangars laissant passer le vent et le sable.

pourquoi faire beau et faire solide, quand tout peut changer, maintenant ou demain, ou si pas demain, un jour prochain ?? on ne fait "beau" que ce qui est aisément transportable, et solide ne va guère avec la legèreté requise pour se déplacer. Des sacs et des selles, oui, mais des toits pour vendre ???

je suis là aujourd'hui, demain où serais -je ? semblent dire ces installations.

on ne retrouve pas ici la splendeur joyeuse des marchés africains situés plus bas sur le continent (je connais ceux du Mali, du Sénégal, du Burkina, du Bénin) ni celle des souks marocains. Ni en quantité, ni en qualité.

Il faut dire que tout ou presque est importé. que la pauvreté veut dire aussi difficulté à investir dans de couteuses installations, pour de si pauvres consommteurs. Et il faudrait se pencher sur les politiques publiques dans ce domaine;

La riche bourgeoisie a bien sur ses circuits .... je parle ici au ras du peuple.

Marché National, dans le centre : un tas de détritus au milieu de ce marché, où chacun vient jeter ses ordures, ses invendus pourris, donne le ton de celles-ci.

Marché Cinquième : des immondices à peu près partout. on est obligé de piétiner dessus...un étage de merde un étage d'eaux stagnantes, un étage de carton pour marcher sur le tout.

la viande sur les étalages :il faut parfois chasser les mouches pour voir la couleur de la viande.

nulle part en Afrique (de l'ouest) je n'avais vu cela. le "Echappées belles" sur le marché national m'a bien fait sourire ....dire des vendeuses de méhalfas qu'elles cherchent à séduire le client .... heu ....

mais aussi : on trouve des petits supermarchés très corrects, des belles boulangeries (le pain en Mauritanie est délicieux), du lait et des yaourts locaux très très bons, une petite filière de lait de chamelle, une filière volaille aussi.

les marchés aux bestiaux se tiennent à la périphérie. avec en leur seing les abattoirs....je n'ai pas "visité"


visiter : marché national, marché cinquième, les rues du centre

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une visite s'impose à ce seul musée mauritanien. Y'a pas foule, personne à chacune de mes visites. Le gardien, du coup, aime bien papoter avec le visiteur. on nous indique gracieusement que les photos sont interdites .... mais comme aucune vente de photos ou de cartes n'existe .... on triche avec l'interdiction. C 'est pour la bonne cause.

le palais qui abrite le muse est momumental, impersonnel.

les objets exposés sont des témoins de l'histoire du pays.

ustensiles de cuisine, tentes, bâts de chameau, tout ce qui se transporte, et se porte sur soi.

et des très jolies maison de poupées , originaires de Oualata : en verrons nous en janvier prochain ?

les photos sont 

les photos sont ratées .... je les mets tout de même, je n'en ai retrouvées aucune sur le web.

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là aussi maures noirs et maures blancs

les beïanes ne sont pas des pêcheurs. ce sont d'anciens nomades qui préfèrent nettement avoir du sable sous les pieds, pas la mer, pas la barque.

les pêcheurs sont donc des noirs.

pêcheurs noirs : maures noirs mais aussi énormement de sénégalais

c'est une économie de misère !

j'ai vu de merveilleux poissons traités comme de la charogne, balancés pêle mêle sur des camions infames, tombant coté, inondés, en guise de glace, d'une bouillabaisse maronnasse sortant de conduits rouillés.

le port de Nouakchott est impressionnant à voir : pour la beauté de ses bateaux, pour le courageux travail des hommes lorsque rentrent les barques de pêche, mais aussi pour ce spectacle incroyable même à mes yeux de néophyte : pas d'usine à glace, pas de structures pour bateaux et équipages, criées dégueulasses.... économie abandonnée 😦

quand on a descendu comme je l'ai fait plusieurs fois, de port en port, la côte marocaine, on est sidéré de ce qu'on voit là.

encore une fois, les politiques publiques sont inexistantes et quand elles existent, inefficaces.

pourtant la ressource est là, les pêches que j'ai vu rentrer, les barques étaient pleines de poissons spendides.

c'est un spectacle à ne pas manquer, ce" port" artisanal. On y va en taxi, (on en trouvera pour en revenir) on paye un tout petit droit d'entrée.

se faire léger sur les photos, les gens n'aiment pas trop cela. je les comprends bien.

à l'arrivée des bateaux, les caisses sont montées à la criée : achetées par ??? soit elle partent directment sur les tables des restau et sur les marchés, mais le plus gros partie part (ou ???), chargée sur des camions dont l'état est surprenant.

les bouches d'arrivée de la glace indispensable vomit un liquide épais marron qui surprend.

le fretin est laissé aux femmes qui glanent, à des hommes qui trainent par la et glanent aussi. Ils vont parfois (ce que les femmes ne font pas) jusqu'à aller voler sur le bateau arrivé sur le rivage quelques pièces plus importantes. je l'ai vu. Un joyeux foutoir.

camion attendant sa cargaison. port de Nouakchott (lphoto e routard)

La pêche artisanale en chiffres


  • 6 602 pirogues réparties dans les Wilaya de Nouadhibou, Nouakchott, Trarza et Brakna
  • 46 600 emplois directs représentant plus que 85% des effectifs du secteur
  • Plus que 250 000 emplois indirects dans les métiers en amont et en aval de la filière du poisson
  • 300 000 tonnes par an des prises débarquées représentant 37,5% de la production totale de la ZEE
  • 80% des opérateurs classés en dessous du seuil national de pauvreté
  • Une chiffre d’affaires…. qui demeure difficile à estimer avec précision !

Les défis de la pêche artisanale


  • Exploitation des ressources marines peu diversifiée et faiblement organisée, constituant d’or et déjà une menace pour leur durabilité : 80% de l’effort de pêche artisanale cible le poulpe, dont le stock est surexploité et en régression. Un autre 15% les petits pélagiques migrateurs dans un régime d’accès quasi-libre qui ne permet pas la planification rationnelle des opérations de capture
  • 95% des opérateurs, en mer et sur terre, évoluant dans l’économie informelle, hors tout contrôle et encadrement étatique et sans intégration effective à l’économie nationale
  • Faiblesse voire inexistence des infrastructures de débarquement, stockage, conditionnement et transformation limitant la rétention de la valeur ajoutée et empêchant à la plus part des artisans pêcheurs l’accès direct aux marchés d’export en raison de l’incapacité de respecter les normes et standards sanitaires sur les produits alimentaires
  • Faiblesse voire inexistence de l’ensemble des services de support aux filières artisanales, tels que le crédit maritime, la distribution organisée d’intrants, l’entretien et réparation des équipements, le système de suivi du marché, la promotion commerciale
  • Faible niveau de professionnalisme des opérateurs : analphabétisme répandu, formation technique précaire, instabilité des emplois et des carrières
  • Manque d’un cadre législatif et règlementaire clair régissant le secteur, notamment les segments de la filière en aval de la capture, ce qui décourage les investissements et l’innovation.



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Nouakchott, c'est une "ambiance"

c'est une porte d'entrée dans la réalité du "tiers monde", d'un pays "en voie de développement" qui ne se développe pas vraiment.

c'est la porte d'entrée non touristiquement correcte d'un pays dont la majeure partie du territoire est un désert.

Nouakchott n'a pas, dans la plupart de ces quartiers, l'aspect rieur que parfois il peut prendre "plus bas" en Afrique, on sent bien que la vie des gens y est dure.

la mer et les bateaux, c'est beau, c'est dur

les marchés c'est vivant, mais c'est dur

les quartiers périphériques , c'est dur

le rapport à l 'environnement y est marqué par l'inefficaté et le j'm'en foutisme des autorités.(palmeraie, hygiène des espaces publics). Idem pour tant d'autres aspect :l'eau, l'électricité, la voirie...

les relations sociales ne sont pas apaisées. elles sont dures pour les petites gens. les hierarchies sociales sont là, bien pesantes.

mais c'est aussi le passage obligé vers les grands espaces du désert,

ce sont des rencontres parfois loufoques, parfois riches de sens, c'est de l'amitié, des sourires, un café où on se dit "dans deux mois je revois Abdou", la gentillesse est là, la générosité aussi, dès qu'on a voulu les ouvrir, ces portes.

Nouakchott, c'est une évidence, on n' y va pas comme on va à Prague, à NY ou à Londres.

pas comme on va à Marrakech, Fes ou Merzouga.

si on y va ainsi, il n'y a rien à voir. Ou si peu.

si l'on s'interesse plus aux êtres humains plus qu'aux monuments ou aux musées :alors oui, on peut y rester quelques jours, quelques semaines.

et ce pays est fabuleux.

sa nature est "indomptée", brut de décoffrage dirions nous. Elle s'impose à tous. Ce n'est pas l'homme qui domine la nature ici, c'est l'inverse. L'homme est peu de choses dans cet univers. On a l'impression qu'il ne s'inscrit pas dans cette nature de la même manière que les occidentaux. Pas de recherche de maîtrise des éléments. On est là, on fait avec, mais on pourait tout aussi bien faire autre chose, ailleurs. Bien sur, ça existe aussi, mais initié par les désirs de l'occident, avec la colonisation. (exploitation du fer par exemple).

le contraste est total avec le Maroc par exemple.

le beau le moche le propre le crasseux

tout se cotoie

bref, la Mauritanie, elle se mérite 😉

Nouakchott, c' en est une clef ....

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le perirurbain de la ville

La ville s etend dans toutes les directions. Elle accueille une population chassee de tous les coins du pays par la secheresse et le manque d eau. Par l incapacite de l etat a finaliser ses projets de developpement. Il suffit de lire la presse mauritanienne pour faire l inventaire des projets avortes et des des structures construites puis abandonnees a leur sort.

Ces populations pauvres vivent dans ces confins sableux.

les lointains quartiers de Nouachott que nous avons decouvert se trouvent au sud. A proximite de l ocean.

Ils laissent une impression très étrange. une ville de nulle part, partagée entre sables et littoral, loin bien loin de l'urbanisme du centre;

ce sont des constructions plantées là, comme au hasard sur un peu de bitume, beaucoup de sable.

le littoral est beau, sauvage.

la pauvreté saute aux yeux