Carnet de voyage

A la recherche de l’ennui

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Un tour d’océanie de 9 mois....est ce possible de s’ennuyer? Ce périple devrait me mener 7 semaines en Nouvelle Calédonie, 5 mois en Polynésie française et 2,5 mois en Nouvelle Zélande. En route!
Mars 2022
40 semaines
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Bienvenue en Nouvelle Calédonie ! Nous commençons par le grand sud...

6 Mars, vol Paris Nouméa Via Tokyo, 19000 km, 26h, sans survoler La Russie. A l’arrivée, quarantaine de 7 jours à Plum, petite bourgade en bord de plage, 25 km de Nouméa. La baie est magnifique.... premières baignades, l’eau doit être à 26 ou 28°C... on s’adapte à la chaleur et au décalage horaire (+10h). Remarquez le petit sac, il est lyonnais, il s’est invité au voyage et il aime bien poser sur les photos....

9 au 13 mars, la quarantaine est supprimée ! Nous louons une voiture et partons explorer le grand sud pendant 4 jours, toujours basées à Plum. Normalement interdit aux voitures de location, le grand sud est assez sauvage et nous nous retrouvons en effet sur des pistes plus que des routes. C’est sportif mais comme le temps est sec, la route est très belle... mais en cas de fortes pluies.... pas recommandé en effet! Le paysage est étonnant, une terre vraiment très rouge, très riche en minerai (d’où les mines dans le coin), couverte d‘un maquis forestier aux verts multiples et les échappées vers la mer dans tous ses dégradés de bleus. Nous parcourons les terres principalement des bagnes dont la main d’œuvre était utilisée dans les exploitations forestières : port boisé, la réserve N’Dua, baie Prony, réserve de la rivière bleu, lac Yaté, la côte sud. Ce grand sud, maintenant couvert d’un maquis était le lieu de la forêt primitive. Décimée à 95% pas seulement par l’exploitation forestière mais aussi par le train utilisé pour le transport du bois : celui-ci en laissant tomber des charbons incandescents a été à l’origine de nombreux feux destructeurs 😦.

Et pour conclure cette semaine, un petit shampoing....tout d’abord nous devons rendre une voiture propre, et surtout effacer les traces de terre rouge qui couvre la voiture, témoin de notre passage dans le grand sud....Marielle excelle dans cet exercice! La semaine prochaine nous serons sur l’île des pins, ce serait la plus belle île au monde....


Le challenge de ce voyage....1 dessin par jour....pas facile de garder le rythme! Oui je sais c’est un peu de la gribouille....

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A 20 minutes de Noumea en avion, se trouve la très fameuse Ile des Pins, Kunié en canaque qui signifie « ile la plus proche du paradis », baptisée par Cook à cause de la multitude de pins colonaires dont il a cru un moment que c’était une immense armada qui se cachait dans l’île. 2 fois plus grande que Belle Île, 2 fois moins peuplée, 98% canaque, autant dire que cela reste très sauvage et authentique. Une seule grande structure hôtelière sur l’ile, le très beau Méridien, le reste sont de charmantes structures plus ou moins élaborées du bungalow ou la case typique ou tout simplement camping. Le tourisme y est peu développé, sauf pour les nuits de noces des japonais et les paquebots qui debarquent et que la population désormais limite. Une fois dans notre bungalow, nous avons une admiration pour la beauté de la plage et de la baie. D’où vient que nous associons systématiquement la plage de sable blanc, l’eau turquoise, la végétation luxuriante au paradis, alors que certains ne jurent que par la montagne et sa poudreuse...!

La découverte de l’ile commence par son église, ses totems et d,autres plages tout aussi paradisiaque l’une que l’autre....trop dure la vie...

Et nous ne pourrions quitter l’ile sans goûter la spécialité locale, la bulime, un coquillage? Pas du tout un escargot géant! Délicieux pour ceux qui aiment les escargots, perso j’adore!! Important aussi, séance émotion en naviguant sur l’eau turquoise du lagon sur cette magnifique pirogue à voile... construction navale très astucieuse: une coque centrale faite d’un tronc, un balancier à tribord ou babord et une grand voile gigantesque, parfois un foc...

Notre capitaine et son bateau... 

Et côté gribouille....

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Publié le 30 mars 2022

Lifou, île principale de l’archipel Loyauté, compte 10.000 habitants pour une surface proche de celle de la Martinique. A 40 minutes de vol de Nouméa, bien que assez visitée, elle reste encore très authentique. Ici, comme à l’ile des pins, nous n’avons pas l’impression que le tourisme soit vraiment important. En effet, peu de structures hôtelières, la majorité des logements se font chez l‘habitant. L‘île reste extrêmement traditionnelle, case dans presque chaque jardin, la robe mission comme habit traditionnel, une population canaque à plus de 95%, fête locale de la population. L’île appartient entièrement aux locaux, les bords de mer donc les plages sont privées, il faut demander l’autorisation pour y aller, ce qui ne pose pas de problème...l’accueil est chaleureux, toutefois nous restons des invités, le respect est attendu.

Ici, nous sommes logées pour une semaine dans une maison, dans la campagne, via l’échange de maison que je pratique. Tiphaine habite depuis 7 ans à Lifou, elle est française, elle est venue pour un remplacement de 6 mois à la pharmacie et s’est finalement installée avec son conjoint. Nous avons la charge de nous occuper des animaux, 3 poules (oeufs frais à volonté), 1 chien, 2 chats et le cochon qui sert de composteur des restes alimentaires de tout genre! Un beau jardin, en ce moment c’est l’avocat qui donne à fond, délicieux. Nous nous glissons aisément dans le mode de vie de nos hôtes.

Côté paysage, Lifou recèle de nombreux trésors. Falaises, grottes, plages secrètes, anses harmonieuses, les eaux turquoise, le cortège de végétation tropicale, le sable blanc ainsi que de magnifiques fond sous-marin que je vais explorer 2 fois en plongée bouteille. Le temps reste assez chaud, et bonne nouvelle, il n’y a pas de moustiques!

Des rencontres insolites à la maison de la vanille (la meilleure de la planète) avec une femme qui nous parle de plantes médicinales, mais aussi du rôle crucial, presque dangereux du sorcier, plus fort que le chef de la tribu. D’un jeune homme qui nous emmène en grotte qui nous raconte la vie de clan et aussi l’emploi des plantes médicinales, ainsi que la rencontre avec un journaliste de la radio Calédonie 1ere, à la fête, trop content d’avoir repéré les seuls non locaux à ce moment, et qui nous interviewe en live sur notre passage en nouvelle calédonie! Et aussi, le miel de Lifou, très réputé qui se vend partout en calédonie.

Et la gribouille, toujours...

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Publié le 8 avril 2022

Voici notre 4ème semaine qui s'est terminée. Nous sommes encore en Province Sud, à Poe, juste à côté de Bourail. Nous sommes à 180 km de Nouméa, ce qui prend 2h30 en voiture sur la RP1, la route provinciale 1....la route tournicote pas mal au sein de prairies et montagnes bien vertes. Le paysage change!


Poe est le « Saint Tropez » des Nouméens, mais là encore rien à voir avec ce que nous vivons sur la côte d’azur! Le week-end la plage « se remplit », en effet, il y a maintenant un petit groupe de personnes tous les 200m😃. Ben oui, la semaine, la plage est déserte! Côté hébergement, hormis le Sheraton, un bel ensemble luxueux de bungalow de rêve sur la belle plage de Poe, il n’y a que quelques bungalow à louer, des gites ou des campings, le tout cachés dans une végétation luxuriante qui laisse penser que l'endroit est sauvage et désert. Côté restauration, pas de véritables restaurants ni de bar, juste 2 ou 3 snacks discrets proche de la plage. Ici, pas de chaises longues ou parasols, pas de bar bruyants, de boutiques, de vendeurs de glace....bref on rêverait une côte d'azur comme cela! Côté activité, ce sera plongée, randonnée palmée sur la barriere, requin et raie sont au rendez-vous parmi la multitude de coraux. Randonnée le long de la côte et farniente. C'est qu'il fait encore bien chaud!

Marielle me fait un beau cadeau. Comme nous nous logeons "gratuitement» lorsque nous faisons des échanges de maison, elle m’offre un vol au dessus du lagon de Poe. Des personnes rencontrées en plongée à Lifou, nous ont fortement conseillé de faire les vraies touristes et de faire ce vol. Nous avons le choix : hydravion, petit coucou ou autogyre....le choix se porte sur l’autogyre car cela assure une meilleure vue. Tout est ouvert. Ce bestiau est l’ancêtre de l’hélicoptère: son hélice horizontale assure la portée, l‘hélice verticale la propulsion. Cela donne un engin très maniable, très adapté à ce type de vol touristique. Ce qu’il y a d’exceptionnel ici, c’est la proximité de la barrière qui permet de mieux voir le lagon. En effet, vu du ciel c‘est magnifique. Volant à 300 m d’altitude, on voit très bien les animaux: de nombreuses tortues (environ 1m de long), les dugong (vache de mer) et les raies (entre 1 et 2m d’envergure). Mais les photos parlent mieux que les mots!

Et côté gribouille...


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Ce mercredi à partir de 18h, nous passons du stade pré alerte cyclonique à alerte de niveau 1. A 2h du matin nous passerons en alerte 2. Le cyclone touchera essentiellemnt la partie nord et la partie nord ouest (nous sommes au nord est) mais nous seront touchés aussi par de forts vents et de fortes pluies.



En alerte 1, il est recommandé de regagner son domicile ou un abri communal, de ranger les affaires dans le jardin qui pourraient voler, de vérifier les évacuations d'eau, de faire des provisions d'eau et nourriture et d'arrêter toute activité nautique et extérieure. Les écoles ferment ainsi que les commerces. Il est conseillé de mettre des panneaux en bois aux fenêtres ou du scotch sur les vitres. En alerte 2 il est interdit de sortir et de circuler. Nous voilà prévenues!

Nous sommes actuellement dans une maison, en haut d'une colline avec vue plongeante sur la mer. Pas de risques d'inondation, ni de glissement de terrain. Les arbres autour ne sont pas très grands, tout va bien. Nous décrochons quand même 2 toiles qui servent d'auvent. Et nous nous confinons. Ha ha...cela faisait longtemps!!

48h après...nous voici libérée de notre confinement....mais sans electricité donc pas de wifi...à 30 lm plus au sud nous savons que l'electricité a été rétablie...d'où ce post que maintenant....

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Un petit mot maintenant sur le voyage, la façon dont nous nous organisons, comment nous vivons cette épopée. Nous finissons notre 5ème semaine (aie aie ça va trop vite!). Ĺà, c'est sûr, on est pas juste en vacances pour 3-4 semaines. Ça va durer, alors nous nous organisons. Comme nous allons rester désormais sur Grande Terre, nous avons loué une voiture pour le mois, ce sera notre annexe. Nous avons dû diviser notre valise, car pour aller dans les îles nous étions limitées à 12 kg. Premier constat, nous vivons très bien sur ce petit sac. Et oui, pas besoin de 36 T-shirt, robes, short, jupes...en fait on revient toujours au même : donc 2 short, 3 T-shirt, 2 chemises, 1 robe sont largement suffisants! Se rajoute en revanche chapeau, lunette de soleil, crème solaire, maillots de bain, palme masque tuba et serviette. Et le tour est joué. De fait, nous ne touchons pas à ce qu 'il y a dans le grand sac, au point de ne plus savoir ce qu'il y a dedans! Côté logement, il y a une très faible offre d'hotel hormis à Noumea. Les possibilites sont le camping, qui est roi ici, les gites avec table d'hôte, essentiellement dans les tribus, et enfin les bungalows avec kitchenette, la formule que nous préférons, surtout quand il est en bord de plage! C’est raisonnable en prix, et surtout cela permet de cuisiner car les restaurants sont assez chers. En fait, il y en a peu, c’est surtout des tables d’hôte dans les tribus, mais pareil cela reste assez couteux, environ autour de 30 € le plat parfois le repas. Se rajoute à ces possibilités de logement, le home exchange qui nous permet de régulièrement nous poser en maison avec l'énorme avantage de pouvoir faire des lessives! Nous cuisinons donc souvent, si possible avec les produits locaux. Là, je vais être obligée de casser le mythe des pays tropicaux et de la luxuriance...en fait oui et non. Les canaques vivent majoritairement en autarcie. On pêche, on chasse le cerf, les roussettes (chauve souris), le crabe de cocotier, on a son poulailler, peut-être son cochon, on cultive son jardin et parfois on vend ses produits du jardin. Sur la route, devant chaque maison, il y a un étal avec quelques produits dessus, un prix, une boite où on laisse les sous. Nous avons vite compris, que si on veut trouver des légumes ou des fruits, il faut s’approvisionner là, car au supermarché il n’y a très peu de frais ou alors que de l’import et de toute façon limité aussi. Du coup, nous tournons un peu en rond sur les carottes, le chou rouge et blanc, quelques courgettes. Sur les étals, nous trouvons le local: l’igname, le taro bonbon (tout deux des tubercules), la patate douce, une sorte de haricot très très long (50 cm et 3 cm de diamètre), des avocats. En fruit, essentiellement des bananes, des pamplemousses et mandarines délicieux, des pommes lianes (fruits de la passion). Après que trouvons nous d’autre? Ce qui est impressionnant, c‘est que quasiment tout est importé de France. Le fromage reste très cher, et cela fait bizarre d’acheter ici le camembert Petit Breton ou le beurre Elle&Vire. On opte pour le gruyère, la mimolette, un peu de cheddar et le Kiri qui va vite devenir incontournable! Et oui, il résiste à la chaleur! C’est la fête quand on trouve du chèvre ou de la féta qui me permet de faire mon plat grec préféré en nomadisme, lentilles-tomates-féta, recette donnée par ma cousine Isabelle la grecque🥰. Et pour le matin, le top du luxe, du bacon pour accompagner des oeufs « sunny side up ».... toute relation avec un voyage précédent aux US est une pure coïncidence!😘 On a aussi craqué pour le Noisety, le Nutella local, pour faire une bonne action avant d'apprendre que le fabricant qui achète ses fèves de cacao à Vanuatu, les envoient en Italie pour les torréfier!


Donc 5ème semaine, nous basculons sur la province nord (je remets la carte) pour les 3 semaines qui nous reste en Calédonie (aie! ça passe trop vite!), et nous passons sur la côte Est! A nous les levers de soleil à 6h du matin!

Néanmoins, c'est justement le moment où le cyclone a décidé de venir nous chatouiller! Il a du trouver que ce serait bien pour des touristes d'avoir ce genre s'expérience! Heureusement cette semaine nous sommes dans un home exchange et ce sera bien confortable d'avoir une maison en dur...comme les 3 petits cochons si vous rappelez! Résultat, nous avons eu beaucoup de degradés de gris qui seront venus remplacer ceux de bleus. Et ce n'est que le dernier jour, en partant, que nous vu le soleil!

J'ai eu tout le temps nécessaire pour me mettre à jour en dessin!

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Vendredi nous quittons notre abri anti cyclone de Touho et prenons ce qui est dit être une des plus belle route de Calédonie...et, en effet, longeant la mer d’un côté, et les falaises de hautes montagnes (la plus haute est à 1600 m) de l'autre côté, elle offre des points de vue époustouflants. La route s'interrompt au niveau d'un fleuve, la Ouaième, pour lequel il n'y a pas de pont car c'est tabou. Il est dit que les âmes descendent la rivière et doivent pouvoir s'échapper vers le large. Nous avons à la place un bac bien efficace, une plateforme, un cable conducteur, un moteur de chaque côté de 90 CV, et un joyeux gaillard qui fait cela depuis 26 ans, son père l'ayant fait avant lui. Le bac fonctionne 24h/24.

Notre prochaine étape est le Ouane Batch, dont plusieurs personnes nous ont parlé. Petit havre de paix, nous y resterons 2 nuits. Bungalows très simples directement sur la plage, on frise le paradis! Le couple de z'oreilles (les blancs de métropole) qui tient le lieu, installé là depuis 9 ans, offre un plus une excellente cuisine, faits de produits locaux. Ils travaillent avec la tribu qui leur laisse ce site à développer, pour cultiver, pêcher et chasser. De l'authentique! Certains les jugeront comme des idéalistes, des hippies...d'autres comme des courageux....car ça bosse. Un genre de vie, étonnant pour nous les citadins, une vie proche des valeurs simples de la terre, de l'entraide et de la nature en général.


Nous poursuivons vers le nord. Prochaine étape, 2 nuits à Ouegoa, dans la montagne. Changement total de paysage. Nous y rencontrons Rickie, 5ème génération d'un bagnard, fort sympathique et dynamique. Il nous emmènera sur le diahot et son estuaire, seul fleuve navigable, à la clé grillades de cerf, chassé en famille, sur la plage d'un îlot dans l'estuaire.

Et pour clôturer ce séjour dans le nord, nous montons vraiment tout au bout où nous attendent de somptueux paysages d'îles et de baies éclatants de couleurs. Autre gîte sur la plage, encore un endroit où nous aurons plaisir à flâner. Au passage, visite de Tiebaghi, ancienne mine de chrome. A sa fermeture dans les années 60, il y avait un village où vivaient 1500 personnes, avec une boulangerie, un hôpital, une école, un "club" où se réunissaient les habitants pour les fêtes. La mine a fermé et du jour au lendemain, tout le monde est parti en laissant tout en l'état. Après quelques cyclones et pillages, une association a décidé de restaurer le site. Visite émouvante.


La vision côté gribouille...


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Nous sommes à 420 km de Nouméa, dans ce grand nord que nous avons adoré....il va falloir se rapprocher! Nous partons à la fin de la semaine pour la 2ème étape de cette aventure....La polynésie! La côte Est nous a marquée et nous avons été un peu frustrées par le temps gris que nous avons eu pendant le cyclone....de plus je n’ai pas plus plonger alors que les spots sont spectaculaires sur cette côte. Donc, en route, nous revenons sur nos pas et boudons le haut de la côte Ouest! Sous le soleil, c’est encore plus beau!! Nous repassons la Ouaième et son bac.


Côté plongée, je me régale! Toutefois, c'est le WE de pâques tout est reservé, seul moment où nous rencontrons du monde...et cela nous fait tout drôle! Du coup, nous avons du louer tente, matelas, duvet au camping du club de plongée...ambiance bien cool! Marielle me prête son appareil photo pour la plongée...

Et puis c'est le retour à Noumea, en passant avant 2 nuits juste avant d'entrer dans la ville, les monts Koghis, où les Nouméens essaye d'échapper à la chaleur...nous avons un charmant chalet dans une végétation luxuriante... A nouméa, nous irons sur l'île Amédée et son phare, juste en face, comme si nous n'avions pas eu assez de turquoise, de sable blanc....le petit sac, vous l'aurez remarqué, est très content de cette dernière escapade!

Et puis, ce samedi 23 Avril nous prenons l'avion pour Tahiti. Nous rejoignons nos amis après 7h de vol et arrivons le vendredi 22 Avril à 19h! Nous avons gagné 1 journée. Nous aurons 2 vendredi soir et 2 samedi 23 Avril!!

Et la gribouille....

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Nous voilà donc tous les 4 réunis! Nous passons une semaine à terre, avant de prendre le bateau à la fin de la semaine. Le programme sera: découverte de l'île de Tahiti, repérages divers et variés (nourriture, matériel..), organisation du voyage.... le temps a filé bien vite, toutefois il a été propice à de longues discussions de brainstorming et d'organisation...tout en profitant de quelques beaux paysages....

Teahupoo, la vague dangeureuse. Ce n'est pas la plus grosse vague au monde mais la plus dangeureuse...elle se lève très rapidement et déferle ensuite sur une barrière de corail. C"est ici que se dérouleront les épreuves de surf pour les JO 2024. Pour voir la vague, il faut prendre un bateau...on le fera après notre croisière. Pour le moment, on s'entraine!!

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Ce samedi 30 Avril, une rencontre imprévue (la visite guidée était complète et, suite à notre demande, le nombre de place a été augmenté) avec Titouan Lamazou qui présente justement un travail de 4 ans sur les archipels de polynésie, une introduction à notre voyage en peinture....

Un moment spécial pour moi, tout d'abord il a fait ses armes avec Tabarly sur Pen duick VI et c'est même sur Pen Duick VI, avec Tabarly qui offrait un tour du monde á ses équipiers qu'il est arrivé la 1ère fois en Polynésie en 1977. Il y a 3 ans, pour m'apporter du beaume au coeur, un ami m'a offert un calendrier avec les dessins de Titouan en polynésie et c'est ça qui m'a donné envie de faire un carnet de voyage en peinture. J'ai trouvé mon maître!


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Et voilà, j'ai du mal à y croire, j'ai beau me pincer mais on y est vraiment! L'été 2020, alors que nous naviguions tous les 4, Claudine je crois, a lancé un "cela serait bien si nous naviguions ensemble en Polynésie un jour!"

En Mai 2021, Claudine et moi rejoignions Marielle sur son bateau à Vannes pour une semaine de navigation, et nous voilà en train d'en reparler sérieusement, en 2022 ? pourquoi pas... et de fil en aiguille, les agendas des uns et des autres se sont alignés pour rendre cette aventure possible!

Nous voilà sur le bateau! Je vous le présente: un catamaran Bali 41, 13m. 3 cabines. La suite, sur babord, sera prise par Claudine et Christian, à tribord, se sont 2 cabines qui nous attendent Marielle et moi, chacune avec un grand lit et son cabinet de toilette, y'a pas à dire c'est le grand luxe! Puis c'est le salon/salle à manger/ cuisine...je me rejouis de cette cuisine qui permet de profiter du paysage en cuisinant. L'originalité de ce bateau c'est d'avoir un salon avant rigide, pas de trampoline. Et à côté du poste de barre il y a encore plein de matelas à bronzer...ou à cramer selon l'heure de la journée.


Une grosse étape: la préparation, les courses...

Notre programme de navigation inclue la navigation dans l'archipel des Tuamotu, un archipel assez isolé. Déjà c'est quasi impossible de se ravitailler en eau. On y trouve des petites épiceries. Conclusion: nous nous approvisionnons pour 2 mois = 4 caddies dont 5kg de patates, idem riz, pâtes, lentilles, couscous/quinoa, 20 boites de thon, 20 de maquereau et 20 de sardines. Je ne dirais rien sur le nombre de bières, de vin, de rhum seulement que nous embarquons 20l de jus de fruits, 100l d'eau en bouteille et nous avons aussi un dessalinisateur... et un reservoir de 800l d'eau. Sur le frais, 10 pamplemousses, plusieurs kilos de carottes, concombres, citrons, bananes, le problème c'est que tout ça ne se garde pas bien longtemps...les Tuamotu ne sont qu'à 3 jours de navigation...on trouvera peur etre un peu de frais....et l'idée c'est de pêcher....nous avons 3 lignes!

Sur la gribouille, j'ai fait une pause... cependant, j'ai un très sérieux encouragement à m'y remettre....la dédicace de Titouan...😊!

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Publié le 9 mai 2022

Pour notre 1ère ètape nous filons à Moorea, l'ile soeur de Tahiti, 15 M à l'ouest. La mer est agitée, nous prenons plusieurs grains avec des vraies pluies tropicales (pas le petit crachin breton qui parait-il ne mouille pas...), le vent 10N ne varie pas trop sous les grains, néanmoins nous n'avons pas mis la voile...aucun de nous n'avait le pied bien amariné...Les dauphins ont salué notre départ à la sortie de la passe de Tahiti. A Moorea, c'est un ballet de raies qui nous accueille. Premier mouillage, on remet les estomacs à l'endroit!

A la vue de la météo pour les quelques jours à venir, nous voyons que dans 2 jours le vent actuellement au N tourne à l'Est 15N. Or les Tuamotu se trouvent pile plein Est! Nous décidons de partir dès le lendemain tôt. Inconvénient de l'option, le vent sera de 5N de NNE, autrement dit rien, donc nous nous préparons à faire 48h de moteur! Nana (au revoir) Moorea! La vie va s'installer à bord, au ryrhme des quarts (2h chacun)..

La magie des traversées, entre autre, ce sont les spectacles des levers et couchers de soleil, le ciel étoilé (on voit la grande ourse mais pas l'étoile polaire)....et la pêche!!


Ia ora na (bonjour) Fakarava, Faka pour les intimes. Voilà l'image idyllique des îles de polynésie... Le planning des jours suivant est aussi idyllique....on ne FAIT rien! Ahhh enfin les vraies vacances!


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Publié le 18 mai 2022

L'île de Fakarava, 2ème plus grand atoll des Tuamotu. Le "on ne fait rien" se transforme vite ah et si on allait là, ah si on faisait ça. Il y a le petit village là, la petite église, le tour de l'ilot, la plage de sable rose....et voilà, les journées passent à une vitesse...puis il y a la cuisine...du Banana bread ou bananes flambées avec les bananes qui murissent trop vite, des rochers coco avec du coco frais...on est pas malheureux! Il y a aussi pas mal de baignades sauf qu'il faut s'habituer à la présence quasi constante des petits requins, petits, enfin ils semblent grands quand même! Nous sommes partis pour rester une 10aine de jours dans cet atoll. En moyenne 2-3 jours dans chaque mouillage. 1er mouillage à Tetamanu, petit hameau constituté de quelques habitants, d'une pension et d'un club de plongée. 2ème mouillage, celui d'hirifa, très sauvage, sur la plage, un "snack" comme ils disent ici. C'ert un petit restau plat unique. Il faut réserver à l'avance comme dans beaucoup d'endroits d'ailleurs. Nous y prendrons juste un apéro.

Les plongées

Voilà mon autre occupation de ce voyage: faire le tour de tous les spots de plongée de la polynésie au travers de clubs locaux. Fakareva fait partie des spots les plus médiatiques dans le monde des plongeurs. Je vous mets quelques une des meilleures photos. Sur ce lien Google Photos, vous trouverez aussi des petits films sur la passe aux 1000 requins et sur les raies manta : https://photos.app.goo.gl/cHJCDJYyqfVwXfUA8



La gribouille a repris! Mon atelier est vraiment très agréable!


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Fakarava ayant 60 km de long, nous coupons la route avec un mouillage vers le milieu....cette fois ci nous sommes vraiment tout seuls. Il y avait jusqu'a présent entre 10 et 15 bateaux au mouillage. Le mouillage ressemble à celui d'Hirifa, grande plage bordée de cocotiers. C'est en réalité un ilot posé sur la barrière de corail, un motu. Puis nous continuons dans le coin NW de l'atoll où se trouve le village de l'atoll. Un vrai village: la mairie, l'école primaire, le dispensaire, 2 épiceries, la "stass" (station service), plusieurs snacks, 4 clubs de plongée.

Nous serons restés au total 11 jours dans l'atoll sur les 4 mouillages. Ici à Rotoava, nous refaisons le plein d'essence, et surtout le plein de légumes frais grâce au bateau de Tahiti arrivé ce jour. Cet évènement est connu de beaucoup de voiliers car tout à coup nous nous sommes retrouvés à 30 bateaux dans le mouillage, et autant de personnes dans la superette locale, attendant le debarquement des fruits et légumes. Résultat, en une heure toutes les cagettes sont vidées....et tu es content si tu as eu 3 carottes et 2 courgettes...sensation pas très agréable qui nous fait sentir la dépendance de ces iles à l'approvisionnement depuis Tahiti. Nous avons quand pu nous fournir raisonnablement. C'était important car le prochain ravitaillement esr dans 3 semaines au prochain plus grand atoll Rangiroa.

Même chose pour internet, la prochaine connexion dans 2-3 semaines à priori sauf si des habitants nois donne accès à leur internet!....donc prochaine publication à ce moment là. Demain nous changeons d'atoll. C'est l'aventure....

Et quelques dessins...


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Publié le 28 mai 2022

Nous voici dans un nouvel atoll à 15M de Fakarava, plus petit, seulement 20M sur 11M.

Le panorama en arrière plan de notre loft sur eau ne varie pas beaucoup eaux turquoises, palmiers aux dégradés de vert, toutefois nous n'arrivons toujours pas à nous en lasser! Les couchers de soleils sont époustouflants chaque soir, les baignades sont un régal (quand on apprivoise sa peur du requin...)...

Dans le mouillage, face à l'ancien village de Maragai, nous rencontrons Morton, un australien dont la grand mère polynésienne a une terre de 7 hectares sur cet atoll. Il y a 5 ans il a décidé de s'y installer avec sa femme, qui vit encore aux USA, bientôt à la retraite. Il y développe peu à peu quelques activités comme l'élevage de poules et miel qu'il va vendre aux plaisanciers ou à Fakarava où il se rend tous les 15 jours. Nous l'avons d'ailleurs aidé pour extraire son miel, de facon artisanale car il l'extrait en essorant la cire à la main. A 5, nous avons extrait 35 kg en moins de 2 heures!

Suite à cela, il nous a emmené sur le platier (la barrière de corail) pour aller pêcher coquillages, les maoas et oursins crayon et partager ensemble ces délicieux mets! Une très belle rencontre!


Après 4 jours dans ce mouillage, nous changeons pour un mouillage au sud. La plage avec ses palmiers nous accueille. Nous sommes 5 bateaux au mouillage et il y a une habitation à terre. Non loin, un joli motu entouré de sables roses nous attire pour le snorkeling. Nous y verrons 4 belles raies qui volent si gracieusement en plus des nombreux poissons, presque habituels maintenant, perroquets, chirurgiens, mérous, papillons, balistes...

Couchers de soleil et arcs en ciel après un bon déluge nous réjouissent. ...certains en ont profité pour se prendre une vraie douche tropicale.


Au nord, à l'extérieur de l'atoll, se trouve l'anse Amyot, un mouillage qui se niche dans un creux de la barrière de corail, avec 2 habitations. C'est Gaston et Valentine, ainsi que leur neveu, basé à Fakarava, qui habitent là et qui proposent parfois des déjeuners. Nous avons eu un superbe contact avec eux. Valentine habite là depuis toujours. Ils sont pécheurs, apiculteurs et restaurateurs. Ils nous ont régalés de beignets de perroquets, poisson cru coco et langoustes suivi d'un très bon gateau coco. Nous avons eu une demonstration sur le coprah (coco séché au soleil utilisé pour l'extraction de l'huile du même nom), préparé notre propre coco rapé, ingrédient indispensable pour les rochers coco! La journée s'est terminée par une partie de pétanque où Gaston nous a mis la patée! Nous restons encore un jour, à nouveau superbe snorkeling, le plus beau jusqu'à présent. Puis nous rendons à nouveau visite à ce couple charmant, et nous achetons cette fois ci poisson frais et miel. On repartira aussi avec du uru cuit (arbre à pain), délicieux.


Un peu de gribouille...

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Publié le 12 juin 2022

Nous voici dans Apataki où l’arrivée dans le lagon s’est déroulée tout en douceur. Ça fait du bien, car nous avons été bien effrayés lors de la sortie de Toau où nous nous sommes laissés surprendre par des vagues assez violentes, hautes et très courtes qui nous ont fortement secoués et effrayés! La difficulté de passer d’un atoll à l’autre est de calculer l’heure à laquelle on peut sortir d’un atoll, et l’heure d’entrée possible dans l’autre et d’estimer le temp de traversée. L’heure d’entrée et de sortie sont conditionnées par les heures d’étal non pas de la marée mais du courant entrant ou sortant car il peut y avoir des décalages importants. La distance entre Apataki et Toau est de 15M soit environ 3h de navigation à 5N plus 9 miles pour rejoindre le mouillage. Pouvant partir librement de l’anse Amyot qui se trouve à l’extérieur de l’atoll, nous nous calons pour arriver à l’étal de courant avec si possible soit un début ou de fin de courant entrant. Or nous avons marché à 7N donc nous avons 1 heure d’avance! Et bien, nous avons ralenti notre allure et attendu un peu pour le moment le plus favorable. Le passage des passes est toujours un moment prenant. Le passage est souvent étroit (100m par ex.) plus ou moins long 300-500m et profond de 30 à parfois 7-8 m, avec des courants pouvant aller jusqu’à 7 à 8 N. Souvent il y a un village d’un des 2 côtés ou les deux. J’imagine avoir ma maison là et regarder entrer et sortir les bateaux avec les hasards du courant, de la mer et du vent qui changent les conditions plusieurs fois par jour.

Nous rejoignons notre mouillage, les fonds aux différents dégradés turquoises, les palmiers avec leurs verts changeants sont au rendez vous. Comme dit précédemment, je ne m’en lasse toujours pas. 

A terre, il y a un carénage. Pas de ponton, juste une rampe d’accès sur la plage, assez incroyable. Et derrière les palmiers, nous apercevons en effet une forêt de mats et découvrons de très grosses unites en carenage ou gardiennage. Assez incroyable car il ne semble pas y avoir beaucoup de fond à l’approche de la plage. Le site est tenu par des cousins de Gaston et Valentine à qui nous livrons 4kg de filets de perroquets de leur part. Voilà l’esprit des Tuamotu, rendre service dans les passages inter-iles et nous le faisons avec plaisir!


Le lendemain, un vent de N de 20 N avec des grains et quelques pluies tropicales nous surprend et nous malmène au mouillage devenu exposé. Une difficulté dans les Tuams, c’est le peu d’abri que nous pouvons trouver en cas de vent autre que Est. Cela dure 24 h, l’ancre tient bien mais nous avons quand même préféré changer de mouillage car nous étions un peu près d’une patate de corail affleurante. Pour manoeuvrer, nous attendons Luc et Marielle, partis très tôt au village avec le responsable du carénage. A leur retour la mer est un peu forte et rend l’accostage du bateau à moteur difficile. La seule façon de remonter est de se jeter à l’eau près du bateau! Nous sauvons les courses, mais eux sont bien trempés! Le lendemain, avant de partir nous nous rendons compte que notre orin a fait le tour d’une patate de corail. Or, le corail est très agrippant, et espérer faire coulisser le bout’ est un leurre. Une seule possibilité : plonger. Il y a 8m de fond. Je me propose et armée de gants, arrive à dégager le bout au bout de la 2ème fois. Je ne pensais pas être capable de plonger en apnée si profond. Comme quoi quand on est obligé on y arrive!


Nous longerons ensuite la côte à l’intérieur du lagon pour 2 autres mouillage et nous rapprocher de la 2éme passe qui nous permettra de sortir pour le prochain atoll. Nous sommes seuls et jouons les Robinsons Crusoe en kayak. Le vent, étant un peu plus Nord - NE, nous permet de profiter du coucher depuis notre salon avant, très chic n’est ce pas. Car avec nos mouillages orientés Est-Ouest, le spectacle ne s’admire pratiquement que depuis le salon arrière !

Et la gribouille...

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Publié le 15 juin 2022

La prochaine étape est Rangiroa, à 75M. Nous savons déjà que nous devrons passer une nuit en mer, car à 5 N de moyenne il nous faudra 15 heures de navigation. L’heure optimale de sortie d’Apataki est midi et l‘heure idéale d'arrivée est autour de 8h au plus tard, ce qui nous laisse 20h de navigation. Il ne faudra donc pas dépasser 4N de moyenne. Nous sommes plein vent arrière avec un vent entre 10 et 15N de vent, temps idéal mais le bateau va à 5 N. Nous allons donc le brider tout au long de la navigation. Dommage, nous ne pêcherons rien cette fois. Le passage de la passe se déroule au mieux et nous voici désormais dans le plus grand atoll des Tuamotu, haut lieu de la plongée et du snorkeling.

Nous restons 10 jours ici. Ça c'est vraiment le luxe de notre croisière. C'est quelque chose de très nouveau que de passer plusieurs jours dans un même mouillage. Nous prendrons donc le temps de decouvrir l'atoll.

Nous partons déjà à la decouverte des 2 villages principaux , chacun bordant une des 2 passes de l'atoll, Tiputa et Avatoru. J'adore les églises ici que je ne manqurais pas de croquer plus ou moins fidèlement.

Pour les attractions locales, nous visiterons une ferme perlière, la très unique cave de Rangiroa, seule vignoble au monde sur un atoll donc sur un sol de corail.

La météo nous offrant 48h de temps calme, nous en profitons pour traverser l'atoll et aller visiter le recif coralien qui est spécifique ici et qui qe trouve sur la cote sud. 2 difficultés, le parcours n'est pas cartographié donc vigie à l'avant pour repérer les patates de corail, nous en croiserons une, et une fois sur place trouver une zone de mouillage sur sable sans corail et qui ne porte pas trop à la côte car nous ne sommes pas protégés du vent. Nous en profiterons pour faire une pêche de coquillages sur le récif et les déguster en poëlée. Le paysage est enchanteur. En revanche le lendemain le vent s'est levé malgré ce qu'avait annoncé la météo du coup nous sommes repartis plus tôt!

Autre excursion, le lagon bleu. Lui aussi de l'autre coté du lagon mais plus délicat pour mouiller, du coup nous le ferons en excursion organisée. 1h de bateau moteur surfant á 20 N sur les vagues, ça tape, ce n'est pas super confort, toutefois le capitaine est un as en surfeur de vagues. Sur place, nous sommes reçus sur un motu privatif. Nous irons à la recherche du crabe de cocotier, tresserons des chapeaux de feuille de palmier le tout avec un excellent déjeuner local au barbecue et un peu de snorkeling.


Ici, comme à Fakarava, c'est soi disant THE place to be pour la plongée. La spécificité ici, c'est la plongée avec les dauphins. En effet à ma 1ère plongée, dès la mise à l'eau à environ 20m de fond 4 dauphins sont venus. Ils ont l'habitude de venir à la rencontre ses plongeurs. Ils se mettent devant toi et attendent que tu les caresses. Le spectacle est fascinant...cela dure quelques minutes et ils s'en vont. Un peu plus tard 2 dauphins sont passés, une femelle bien bien grosse (elle devrait mettre bas sous peu, 1 an de gestation quand même!). De tout ce spectacle, je n'ai pas de photo, je suis partie sans la go pro! J'ai refait 4 autres plongées et plus de dauphins...snif snif....mais il y a le reste, la plongée dans la passe avec des courants de 2 a 5 N, les requins, raies et la série des autres poissons tropicaux....

Et la gribouille....

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Publié le 29 juin 2022

Tout d'abord il a fallu y arriver! 45M, pas très loin à priori. A raison d'une vitesse de 5N on y arrive en 9h voire en 7-8h si on va plus vite. Seulement, on ne sort ou on ne rentre pas quand on veut! Il faut circuler pendant les étals et de jour. Les marées et renverses de courant sont telles que nous pouvons quitter Rangiroa autour de 13h et entrer dans Tikehau à partir de midi. On fait vite le calcul, 45M en 23h on devrait garder une moyenne de 2N (si on peut se ralentir, pas très évident parceque le vent souffle) ou alors faire le triple de distance! Nous opterons pour une 3e solution, celle de se mettre à la cape de 21h à 6, allure pendant laquelle nous avons dérivé à 1.5N ne parcourant ainsi que 12 M pendant la nuit. Cela ballotait, toutefois c'était plus confortable que de tirer des bords de largue ou travers toute la nuit!


Notre 1er arrêt sera à l'atoll Mauu, l'endroit le plus proche de la passe et protégé des vents d'est qui soufflent assez fort en ce moment. Autour du motu les fonds tombent vite à 15-18m. Il faudra mouiller proche, sur des fonds cristallins, ce qui nous permet d'être bien abrité de la mer du vent. Ici, c'est le motu des raies Manta. Le 1er matin, nous ne les voyons pas, probablement nous y sommes allés trop tard. Le lendemain, nous sommes à l'eau des 8h30. Et nous les voyons! Nous restons longtemps dans l'eau à admirer le spectacle.

La prochaine étape sera l'ile d'Eden à 10M du village. Celle-ci se trouve le long du pourtour de l'atoll, cela correspond à un motu, et a été acquis par un communauté religieuse d'origine taiwannaise dit "les chinois". C'est une ancienne ferme perlière d'où les maisonettes sur pilotis. 2 familles de chinois polynésiens y habitent et cultivent la terre en bio selon les prèceptes de leur prophète (guru?). Au final, ce qu'ils font est exemplaire. Ils ont réussi à fertliser le motu et y cultivent toutes sortes de légumes. Nous y achèterons aubergines, salades (cela fait 2 mois que nous n'en avons pas mangé!), basilic, menthe, bananes. Ils élèvent des poules, cochons et font leur miel. Bref, ils sont très proches de l'autarcie et pourraient être un exemple pour les autres polynésiens qui cultivent très peu et se contentent d'être dépendants de la nourriture livrée par la goélette hebdomadaire, dont le frais est généralement très limité.

Le coin étant particulierement joli et paisible c'est en effet paradisiaque! Et les couchers de soleil en hamac sont aussi au rendez vous!

Le plan d'eau étant particulierement calme nous reprenons les kayaks pour explorer mes hoas, passages entre 2 motu, jusqu'à la barrière de corail.

Nous continuons l'exploration d'une ile aux oiseaux avant de rejoindre un nouveau mouillage toujours aussi turquoise! Anoter que pournous déplacer dans le lagon il est impératif d'avoir des vigies à l'avant pour détecter les patates...

Le vent baissant un peu, nous envisageons d'aller au mouillage du village pas abrité des vents d'est pour visiter et essayer de trouver un peu de frais chez Henriette ou chez Ah Fou. La récolte est maogre: 4 aubergines, quelques pommes et oranges, des bananes, des oeufs et du fromage. Nous testerons aussi la boisson locale Tahiti drink, une sorte de punch léger.


A Tikehau, en plus de l'habituel snorkeling, je trouverais de quoi plonger aussi dans la passe. Très bel environnement, extŕèmement poissoneux, le plus de tous les atolls. Et même dans la passe, je revoie des mantas et un requin tigre...brrr, il est réputé agressif!


Ce qui aura rendu toutes ces plongées dans les Tuamotus encore plus sympathiques, se sont les interactions que j'ai pu avoir avec soit les directeurs de plongée soit avec les capitaines des bateaux, souvent des locaux, grâce aux incessantes questions sur les marées, les courants que l'équipage me chargeait de poser.


Ainsi, nous avons pu peu à peu tenté d'élucider les mystères de ces courants. Au final, le conseil que nous avons retenu, c'est d'appeler les centres de plongée qui font plonger dans les passes et ont l'info "terrain" bien plus précise que toutes les tables en notre possession! A Tikehau, ayant plongé dans la passe, j'ai repéré qu'un des mouillages était doté d'une grosse ancre. J'ai pu demander au club l'autorisation de l'utiliser pour notre prochaine étape. Cela nous a permis de sortir de l'atoll de jour, prendre la bouée et partir à 4h du mat' pour la prochaine étape!

Et le dessin continue à m'accaparer!

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Publié le 5 juillet 2022

Makatea sera la dernière ile des Tuamotu où nous nous arrêterons. Cette dernière est bien différente des autres îles car c'est en fait un atoll surélevé à 110m au dessus de la mer. Seule la côte sous le vent, côte ouest permet d'accoster, et encore. La configuration des lieux est assez spectaculaire. L'île est entourée d'une bande de récif coralien au niveau de la mer, entre 50 et 200m de large selon les endroits. Puis en l'espace d'une centaine de mètres, les fonds plongent jusqu'à 100m et plus. Autrement dit, on ne mouille pas et c'est grâce aux 4 bouées posées que nous pouvons nous y arrêter.


50 M séparent Tikehau de Makatea soit à peu près 8-10h de navigation. Nous pouvons le faire dans la journée cette fois ci car à l'arrivée nous n'avons plus le problème d'entrer dans une passe. Pour être sûrs d'arriver dans le milieu de journée et ainsi augmenter nos chances d'avoir une place à une bouée, nous décidons de partir à 4h du matin en utilisant une bouée que le club de plongée local a installé juste à l'extérieur de la passe. Nous sommes donc sortis vers 16h avec un sacré courant d'ailleurs, 9N sur le fond, et avons passé la nuit à la bouée bien abrités.


Nous voilà en vue de l'île, 1 seul bateau est au mouillage, il nous reste une bouée! S'il n'y en avait pas eu, nous aurions été obligés de faire route sur Huahine, à 170 M de là....


Le lendemain nous avons rendez vous avec le maire, Julien, pour une visite de l'ile car elle a une histoire bien particulière. En 1906, le gouvernement a accepté de donner une concession de 90 ans pour exploiter les gisements de phosphate dont l'île est riche. De 300 habitants, ils sont passés à plus de 3000 personnes sur une île qui fait 7 km de long et 7km à sa plus grande largeur.

Au fil des années, c'est une véritable ville qui s'est construite avec son hôpital, ses 2 cinémas, boutiques en tout genre, écoles, églises, temple... . Elle a acceuilli des personnes de tous les pays en tant qu'ouvriers, contremaitres, ingénieurs et tous les autres métiers nécessaires dans une ville. Les abords de l'île ont dûs être aménagés pour permettre aux bateaux d'accoster et on en voit les vestiges.

L'exploitation minière a été fermée le 6 sept 1966, et la quasi totalité des personnes sont parties en laissant tout en place. L'île, de par la fermeture de la mine, n'était plus habitable du fait qu'ils ont aussi fermé l'usine électrique. Plus d'électricité, plus d'eau qui était pompée électriquement. Tout a été abandonné, livré à la nature qui a tout enseveli sous d'épais branchages et feuillages. Reste les trous qui ont été creusés partout depuis la surface sur parfois 20m ou plus de profondeur. C'est toute une moitié de l'île qui est désormais litteralement impraticable et le paysage en ai définitivement marqué. Ci et là on remarque des vestiges de fer des différentes installations, quelques restes des fondations des maisons, des structures des citernes en béton, le reste a complètement disparu. 55 ans après (mon âge!), l'île cherche une renaissance dans l'écotourisme et ses remarquables falaises qui sont en passe de devenir un nouveau must de la grimpe! Un premier évènement a eu lieu avec les meilleurs grimpeurs du monde qui sont venus explorer et installer 150 voies d'escalade!

Voilà une aventure à suivre, car pour le moment l'île n'est desservie que par un seul bateau et ce tous les 15 jours, avec en plus que 12 places passagers plutôt réservées aux locaux des différentes îles desservies.


Le snorkeling, à notre mouillage, était spectaculaire, vertigineux même. Notre bouée de mouillage se trouve à moins de 80 m du recif, fixée on ne sait comment sur une pente qui passe de 0 à plus de 100m en quelques mètres. En me mettant à l'eau avec le masque, je ne voyais pas le fond juste en dessous, mais en regardant horizontalement je voyais la pente qui remontait jusqu'à une dizaine de mètres, telle une falaise quasi verticale. J'ai essayé de prendre une photo pour rendre ceci, l'eau étant tellement claire! Le plateau récifal est constitué d'un jardin de corail des plus poissonneux, un régal!


Et puis ce sera le retour dans les îles de la société. Nous partons pour le groupe d'îles dites "sous le vent" (de Tahiti) et qui regroupent Huahine, Tahaa, Bora-Bora, Raiatea. Il y a 175 M à parcourir, soit une 30aine d'heures. Nous partons vers 6h du matin, il fait déjà jour pour arriver autour de midi le lendemain. Nous serons plutôt à des allures de portant. Et ils annoncent du vent, entre 18 et 25 N parfois 30 sous les grains. Nous partons avec un ris. Dans la nuit, nous prendrons un 2ème ris pour être tranquilles. En fait, nous aurons rarement au dessus de 20N. Bref nous avons bien marché, plutôt à 6N de moyenne. Huahine, se profile au loin au petit matin, elle est assez haute, 600m, définitivement, le paysage va changer drastiquement.

Le dessin se poursuit....en pleine traversée, j'ai laissé le bateau peindre à ma place....

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Publié le 4 juillet 2022

Et voilà, nous sommes mouillés dans une baie entourée de hauts reliefs, 600 m pour le plus haut sommet. Nous changeons définitivement de relief. Nous sommes dans les îles de la société qui incluent Tahiti et Bora Bora pour les plus connues. Huahine c'est 6000 habitants, ca va nous changer des Tuamotu qui sont si peu peuplés.

L'équipage va évoluer, l'arrivée de Julie et Véronique, bien prévue et le départ de Christian et Claudine, pas prévu du tout. La mère de Claudine est décédée. Il est prévu qu'ils nous reviennent le 20 juillet pour terminer la croisière avec nous. La terrasse du "yacht club", bien placé devant le mouillage, nous accueille pour les pots... Nous voilà à nouveau 4 à bord. 4 filles, 4 lyonnes!


Marielle et moi, abandonnées pour 2 jours, profitons d'un vrai jour de repos, dimanche après avoir refait l'avitaillement pour faire le tour de l'île en voiture (55km) ...très beau, sauf que le temps était plutôt pluvieux...

Nous avons fait une belle découverte, Mélanie artiste peintre amoureuse de la polynésie et de Huahine, nous ramènerons quelques une de ses peintures notamment des portraits.

La fête: Huahine s'est mise sur son 31 pour fêter sa nouvelle mairie qui avait brûlé il y a 2 ans, les 50 ans de la création de la commune de Huahine et inauguration d'une stèle d'un indépendantiste reconnu, fils de l'île. Le président de la Polynésie était présent, les 3 députés nouvellement élus, tous indépendantistes, les 8 maires de l'île et toutes les personnalités de l'île. Toute la population est invitée au défilé, aux discours, à la visite de la mairie, au buffet-repas puis au concert l'après-midi. Nous devions quitter notre mouillage et avons décidé finalement de rester nous n'avons pas été déçus!


Après 5 nuits à Faré, village principal de l'île, nous partons explorer la côte sud ouest de l'île d'abord la baie d'Avea puis ....Les couleurs explosent entre les dégradés turquoises de la mer, la transparence de l'eau et les nombreux verts de la végétation sur les différents reliefs.

Après avoir visité l'atelier de Mélanie, je suis partagée. C'est dur de débuter! Enfin, c'est pour mieux fixer les souvenirs du voyage!!

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Publié le 15 juillet 2022

L'île vanille, à 25 miles de Huahine. Nous n'avons pas de vent, nous irons au moteur. Devant nous, se dresse l'île, on essaye de deviner la passe côté ouest. Celle-ci se dessine entre 2 motus couverts de palmiers qui se détachent à peine de la côte. La passe est tranquille. Nous décidons de nous enfoncer dans la baie de ...pour aller jusqu'au village "sentir l'atmosphère" à l'intérieur de l'île.


Le village, très simple, 2 supérettes, on y trouvera des oeufs, denrée très précieuse et toujours difficile à trouver. On y decouvrira un petit resto au bord de l'eau, dite la meilleure table de Tahaa, pas mal du tout, avant de repartir pour le mouillage du soir dit le plus beau mouillage de polynesie...en effet, on mouille par 4-5m sur fond de sable, sous un motu palmiers, autant dire que c'est bien turquoise le coin!!

Prochain mouillage, le motu Tautau pour son jardin de corail. Là, je trouve que le mouillage est encore plus spectaculaire. On mouille à la limite d'un banc de sable qui passe de 8m à moins de 2m. A 20m de l'arrière du bateau, on a pied! Nous faisons 1.3m de tirant d'eau, nous sommes sereines! L'eau est incroyablement transparente. En levant la tête, nous nous apercevons que nous avons un très joli alignement: l'île de Bora bora nous apparaît entre les 2 motus...


L'attraction du coin est le jardin de corail. L'idée est de remonter le passage entre 2 motus, cela s'appelle un oa. Et le redescendre avec le courant créé par l'eau qui rentre dans l'atoll. Le courant est en fait assez fort, et il faut se frayer un passage entre les patates qui affleure avant de trouver un "canyon" au milieu qui permet de se laisser glisser gentiment sans risquer de se faire lacérer par le corail, risque réel. L'exercice est vraiment rigolo, on se croirait dans un parc d'attraction. A tel point qu'on y retourne pour refaire la descente et profiter mieux des poissons car ça va vite. En plus d'être très rigolo, c'est magnifique!

Petite visite à terre dans une ferme perlière car Véro et Julie ne connaissent pas. Le soir c'est calme plat et nous jouissons d'un beau coucher de soleil sur Bora Bora.

Le lendemain, n'ayant pu organiser un tour dans la vanilleraie à Tahaa ni trouvé de voiture de location, nous décidons de partie sur Bora Bora, quitte à revenir sur Tahaa car c'est sur le chemin du retour. Dans la traversée, en voile et moteur, car il n'a pas de vent, nous pêchons un thazard, sorte de grand (!) maquereau. Cela nous demande pas mal de boulot à la découpe, et cela devrait nous nourrir 4 ou 5 fois au moins!

Et le dessin toujours

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Publié le 17 juillet 2022

Nous voici arrivées à l’extrémité nord ouest de notre secteur de navigation, dans les iles de la société, la mythique ile de Bora bora, dite la perle du pacifique. Nous avons prévu d’y passer 3 nuits, car nous avons un programme pour une fois et le temps est compté, on rend le bateau dans 14 jours, il reste Raiatea et Moorea à visiter.

Nous allons à un premier mouillage de rêve, eaux turquoises à gogo, cela reste spectaculaire. Toutefois la baignade est peu rassurante, nous avons 5-6 requins qui rodent autour du bateau... il est vrai que j’ai mis les planches qui ont servi à découper le thazard dans l'eau. Est ce que c’est cette odeur qui les attirent? Nous voilà, malgré nous, à faire du shark smelling, pratique locale alternative au shark feeding, plutôt dangeureux. En tout cas c’est efficace!

Le soir, nous venons espionner l'hôtel de luxe pas loin avec ses bungalow...l'apéro est indispensable...

Le lendemain matin tôt, nous partons à la recherche du point manta dans la baie. Pas difficile à trouver, il suffit de regarder où vont les bateaux à touristes, et en effet, en voilà une qui tourne au dessus de son rocher, avec les petits labres qui lui nettoient la bouche. Le site est incroyable, c’est peu profond, 1m peut-être, et les couleurs explosent.


L’après-midi nous descendons en ville, visiter le village,  faire les boutiques (!), retirer nos places de spectacle pour le Heiva, visiter une très belle galerie, bref humer l’ambiance.

Le lendemain, grande journée: tour de l’île en voiture et spectacle. La météo est un peu au gris. Il y a une alerte rouge à une forte houle de Sud Ouest qui s’est levée et menace les îles de la société et les Tuamotu. Nous pensons à ceux que nous avons rencontrés qui habitent pas très loin de l’eau. Le tour de l’île nous permet de voir les différents aspects : luxuriance des jardins, points de vues sur ce lagon réputé, les fameux bungalow des hotels de luxe un peu partout (no comment), rencontre de quelques insolites comme ce monsieur de Paris arrivé en 67 et qui passionné de maquettes, a constitué son petit musée avec un certain nombre de voiliers connus de navigateur solitaires ou grand voiliers des lumières. A noter, un voilier mythique que seuls les glenanais connaissent, la Sereine! Et en effet, c’est un ancien des glénans. 

Sur le sud de l'île, exposée au vent et à la houle, on voit les dégâts que génèrent cette forte houle malgré la protection de la barrière de corail. La mer passe au dessus et génère une montée des eaux qui va littéralement inonder la fameuse plage de Bora, la plage Matira.

Le soir, nous assistons aux fêtes du Heiva. Ce soir c‘est concours de danse entre les différents villages. Sinon, il y a concours d’orchestres (percussions), épreuves de force diverses. Autant dire que c’est vraiment authentique, et il y a pas beaucoup de touristes dans l’assemblée.

Et au final, c‘est ce que nous retiendrons de Bora Bora. La vie y est plutôt calme, pas beaucoup d’endroits  aller manger ou prendre un verre le soir. Les  restent dans leur beaux complexes hôteliers, et consomment les excursions touristiques. Nous sommes en dehors du flux, et c‘est bien agréable!

Entre temps, un fort Maramu, vent du SE, s'est levé qui avec la forte houle, qui nous bloque à Bora pour 3 jours...sic..va falloir improviser...il y aura un peu plus de snorkeling, des visites de boutiques, une ballade sur les crêtes, une plongée....être confinés à Bora, y'a pire...

Et les dessins..

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Publié le 24 juillet 2022

Et nous avons péché à nouveau entre Bora Bora et Raiatea, ici çà à l'air poissonneux! Voici une jolie bonite qui sera donc notre 3e poisson pêché en...3 mois! Quel record! Enfin, cela nous régalera en darne, en rillettes et en filet....

Ce sera une étape assez courte car, ça y est le timing nous tient! Nous avons RDV avec Claudine et Christian qui reviennent sur le bateau le 20 à Moorea. Et comme la météo de ces derniers jours nous a "bloquées" plus longtemps que prévu à Bora Bora, nous passerons que 2 jours. Du coup, nous optimisons. Nous quittons Bora Bora au petit matin, pour arriver vers midi. Nous louons une voiture en fin d'après-midi pour 24h. Nous partons à la découverte, un marae, ancien site religieux, une église protestante avec une architecture fort intéressante. Sur les conseils du loueur, nous nous rendons à la fête foraine, et découvrons un snack tenu par un village qui offrait des plats très typiques. Nous finirons la soirée en jpuant avec les locaux au Bingo! Gros fous rires quand on nous l'explique, car entre le joli accent polynésien et les expressions, nous ne comprenons pas toujours...par ex. 11 se dit "1 collé" 😉

Le lendemain, tour de l'ile: jardin botanique, Taputataputanea, un des marae le mieux mis en valeur, classé à l'Unesco, et enfin des formations volcaniques, les gabbros véritables cheminées d'où sortait la lave.

Le lendemain nous profitons de notre matinée pour remonter une rivière en annexe (idéalement il aurait fallu le faire avec les kayaks....). Puis c'est le départ pour le groupe d'îles situées au vent, c'est à dire Moorea et Tahiti. Elles sont situées à 100M ce sera donc une traversée d'environ 20h.....nous bénéficions d'un temps bien clément...5N dans le nez, mer calme, donc moteur....c'est mieux que 15N dans le nez mer agitée.....nous glissons sur l'eau au son d'un doux vroum vroum.....au revoir Raiatea...

Et en dessin....

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Publié le 25 juillet 2022

Après une belle nuit (au moteur), nous approchons la baie de Opunohu dans laquelle Cook a débarqué en premier. Nous apprendrons par la suite que le gouvernement a voulu la rebaptiser baie de Cook en son honneur, mais que la population s'y est opposée car c'est une baie sacrée. Ainsi ce sera la baie d'à côté qui sera baptisée baie de Cook. En attendant, l'arrivée devant cette baie d'Opunohu est spectaculaire avec son sommet, le mont Tohiea à 1207m, et 5 autres autour de 800m qui dominent l'île.

Nous explorons l'île en annexe pour débarquer soit pour voir un musée, déjeuner à un snack ou trouver un coin pour voir des raies....

Le lendemain, nous accueillons à nouveau Claudine et Christian qui ont interrompu leur voyage le 2 juillet. Nous partons en excursion 4x4 pour découvrir un autre visage de l'île. Nous allons prendre de la hauteur et monter sur plusieurs belvédères qui vont nous donner des vues plongeantes sur les baies.


Et le lendemain, nous sommes déja Samedi, nous rendons le bateau dimanche, nous tirons notre dernier bord en direction de Tahiti. Chose incroyable, pour la 1ère fois depuis 3 mois nous avons un vent de NW, qui nous permet de rentrer au portant à Tahiti.

Nous sommes partis le 5 Mai, les dauphins ont salué notre départ. Aujourd'hui les baleines nous accueillent avec un festival de sauts.. .la magie de la mer....

Nous ferons un dernier mouillage aux eaux turquoises avant de regagner le port de papeete.


Le voyage est fini! Nous aurons parcouru 1470 miles en 12 semaines, pêché 3 poissons, fait 17 plongées bouteille (que moi) et des centaines de plongées palme masque tuba...

Et le dessin

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Publié le 1er août 2022

Nous voici logés tous les six pour une semaine dans la très jolie maison de Sabine et Florent rencontrés par Home Exchange, petite famille qui a navigué et habité en bateau pendant 15 ans avant de s'installer à terre sur les hauteurs de Papeete. Là maison est très confortable et design, terrasse qui surplombe Papeete, piscine...

Les journées s'enchainent vite car ce ne sont pas les choses voir ou à faire qui manquent.

Dans le best off, figure par exemple une excursion baleine. Elles sont arrivées depuis l'antartique chassées par l'hiver austral (nous sommes en hiver ici) et elles viennent chercher des eaux plus chaudes pour se reproduire et mettre bas leur petit issu de l'accouplement de l'année précédente, la gestation dure un an...

L'animateur, passionné et passionnant, nous explique leur comportement, leur curiosité qui nous permet de les approcher et la connexion qui peut s'établir avec elles, étant aussi un mammifère. Petite anedocte, celle ci produit 300 L de lait par jour pour son baleineau qu'il aspirera tant bien que mal car elle le propulse dans l'eau.

L'objectif est de se mettre à l'eau si la baleine nous autorise, car c'est elle qui décide et notre animateur est en mesure de déceler cet accord. Nous en croisons 2 à l'intérieur du lagon qui viennent se reposer. Le mot d'ordre est de ne pas les déranger. Nous sortons dans l'océan et nous les repérons au loin grâce à leur jet. Nous en verront sauter. Nous.nous rapprochons très doucement, les conditions semblent favorables et nous nous mettons à l'eau. J'ai une petit mesaventure de palme qui se décroche et je remonte sur le bateau, le groupe s'éloigne je ne pourrais pas me remettre à l'eau. A leur retour ils me raconterons, instant magique, 2 baleines d'abord distantes, se sont rapprochées progressivement, cela les a beaucoup impressionnés.

Autre temps fort, un spectacle de danse tahitiennes pendant un spectacle donné dans une commune proche de Papeete. Là c'est sûr, pas de touriste à l'horizon, c'est du pur authentique....les parures végétales sont plus belles les unes des autres.

Autre temps fort, quelque chose que je voulais absolument faire... de la pirogue à voile, le Va'a Ta'ie, à 3 coques, donc du Va'a Ta"ie Tautoru. Une belle expérience. Une grand voile avec une bôme assez haute, une pagaie en tant que safran, 3 postes pour pagayer si besoin. Pour barrer, il faut donc utiliser la pagaie. Avec la vitesse du bateau, celle ci se colle à la coque. On la met sous le vent. Pour lofer, il suffit de la retirer ou l'écarter du bateau. Pour abattre, il faut l'enfoncer et la maintenir collée au bateau. Ça demande un peu de réflexion au départ, peu à peu on fait corps avec la pirogue et plus besoin de réfléchir..... les sensations sony au rendez vous car à ras de l'eau et ça va vite!

Et puis pleins d'autres moments ensemble de balades, d'apéros, glaces locales, déjeuners....


En conclusion.....

A bientôt pour la suite. Demain nous partons pour les îles Australes.....

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L'étape bateau est terminée. Elle a été magique car tout s'est bien déroulé, pas de casse ni de panne, pas de galères ni de gros temps...bref une navigation idéale.

Nous aurons passé 2 mois aux Tuamotu Marielle, Claudine, Christian et moi.



et un mois dans les îles de la société avec Marielle, Julie, Véronique et moi.

La 2ème partie du voyage sera consacré aux Australes, qui compte 5 îles habitées, un archipel plus au sud de Tahiti...on remonte en lattitude se rapprochant un peu de l'antartique, du coup les températures sont plus fraîches! Enfin entre 18° la nuit et 25° la journée au soleil. L'eau aussi, elle passe de 28° à 23° environ....bon c'est mieux que la Bretagne!!Nous sommes à cheval sur le tropique du capricorne par 23"S (dans l'hémisphèrenord, celui du cancer, passe par l'algérie) on est donc loin de l'antartique! Tahiti se trouve à la hauteur du 18°S et les Tuamotu, au niveau du 17°S (17°N est à la hauteur du Méxique ou l'Arabie Saoudite).

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Nous commençons par Rimatara, 857 habitants, 8,5 km2, le tour de l'île fait 9 km. Son plus haut sommet culmine à 83m. Nous restons 4 nuits. Le rituel d'arrivée comporte le passage dans un nuage de fumée, allumé par un gendarme sous la surveillance d'un pompier en tenue intégrale....je me fais surprendre en pleine grimace...

Notre hôte nous fait un rapide tour de l'île en voiture pour prendre nos repères. Nous découvrons une île fertile avec ses champs de taro, pamplemousses, citrons, papaye, mangue, avocat, banane...tout n'est pas mûr...

Nous partons faire le tour de l'île à pied par la route dite ceinture qui longe la mer. Pas bateau à l'horizon, l'île la plus proche est à 150 km, Rurutu notre prochaine escale. Ici le récif est proche de la côte, on voit bien l'océan qui vient frapper la barrière et juste devant les eaux cristallines du lagon, très mince ici.. L'île étant un atoll surélevé, le bord de la plage est bordé de récifs coralien formant de jolis reliefs. Ici la superbe baie des vierges. Un roi aurait recherché plusieurs vierges pour le masser pendant qu'il prenait son bain...


Nous traversons les 3 villages, et j'aime toukours photographier les églises Nous passons près d'un des cimetières caracteristiques avec ces tombes blanches. Celui là accueille les rois d'antan de l'île.

Le symbole de l'île est la perruche rouge, une espèce qui existe seulement sur cette île et sur une des îles Cook car les îles ont su se préserver du rat noir. A ce titre, à chaque arrivée d'avions et de bateaux, un chien dressé spécialement vient flairer les paquets en prévention. Les îliens sont très fiers de cela au point d'avoir refusé la construction d'un port. Quand le bateau ravitaleur arrive, le débarquement des marchandises se fait par l'intermédiaire de barges. Les points de tri sont joliment decorés par la perruche ou d'autres scènes de la vie polynésienne, comme le lever de pierre.

Et les dessins...

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Publié le 15 août 2022

2ème escale aux Australes, Rurutu, 2574 habitants, 33 km2, avec 3 pics dont le plus haut à 385m. Atoll surélevé d'origine volcanique, 3 villages, nous y restons 9 nuits! Comme nous faisons une boucle d'île en île, nous sommes dépendants des jours des vols entre les îles d'où la longueur variable des étapes. Comme Rimatara, c'est une île calme et authentique qui vit presque complètement en autarcie.

Nous explorons le village proche de la pension, son église, son snack, son petit port de pêcheurs. Ici les bateaux ne restent pas à l'eau, aussi est-il vide.

Nous avons eu la chance d'assister à un mariage traditionnel, il n'y en a que 2 par an. A chaque fois, il y a plusieurs mariages qui sont fêtés souvent dans la même famille. Il y a ceux qui se marient ce jour là et ceux déjà mariés mais qui n'ont pas eu leur mariage traditionnel. Cette fois ci, se sont 3 soeurs dont 2 sont déjà mariées (et même grand parents). Chaque mariés a son cortège de demoiselles et garçons d'honneur, tous habillés pareil. Les festivités durent une semaine. Dans la semaine précédente, les mariés ont reçu des différents parents toutes sortes de cadeaux et d'offrandes. Il parait qu'il faut une pièce entière pour les contenir. Le samedi, c'est la mairie, la messe suivis d'une autre remise de cadeaux aux mariés et autres membres de la famille. C'est colorié et il y en a beaucoup.

Puis ce sont des danses et des chants suivi du repas et encore des danses. Tous le monde était invité donc nous aussi. Nous avons estimé à 1500 le nombre de personnes assises. Quand on sait que l'île en compte 2500..... Tout est préparé par la population, ici pas de prestataires pour les tentes, les tables, pas de traiteurs non plus. On s'entraide, le matériel peut venir des centres religieux ou des communes, les repas préparés par les "mamans".

Nous parcourons l'île soit à pied, en stop (qui marche super bien) ou avec une voiture de location. On oublie les vélos, ça monte et descend trop! Partout des échappées sur l'océan pacifique, vide, calme et pas calme. L'ensemble des côtes de l'île est vraiment sauvage, le tout avec de superbes plages oú il fait bon de se baigner.

Le lagon est quasi inexistant, du coup les vagues viennent se fracasser sur le récif tout proche. Il fait entre 18 et 25° selon la météo. En ce début de semaine, nous avons un coup de vent, 30-40N et des grains, donc parfois on enfile les K-way! Pas pire que la Bretagne !!

Le relief de l'île comprend un mélange de récif corallien et de falaise de basalte. L'île a été soulevée 2 fois, il y a 12 et 8 millions d'années. Le tout est creusé de grottes sous marines qui sont maintenant à l'air libre., toutes superbes et riches de légendes locales. Plusieurs ont accueilli les premiers peuples, venus en pirogue, certains fuyant les guerres locales à Tahiti. Certaines se visitent avec guide car elles sont vertigineuses d'accès. Séquence aventure! C'est le cas du "sentier perdu" avec passage dans la "gueule du monstre".

L'île comporte 3 villages, très paisibles. J'aime y saisir les églises et quelques scènes de vie.

Notre hôte de la pension de famille, Téiti, après avoir fait l'école hôtelière a repris la pension de famille et un snack. Nous nous sommes régalés toute la semaine avec des produits uniquement de son jardin ou de che son cousin, tatie etc...c'est l'oncle ou le beau frère qui pêche. Bref comme ils sont tous famille, comme ils disent, les échanges vont bon train. Pour clôturer notre séjour nous allés déguster un repas fait dans le four tahitien. Les mets sont enrobés dans des feuilles de bananier ou autre, le tout est enfoui dans un trou où se trouve des braises, c'est recouvert et cela cuit toute la nuit à l'étouffée. Nous retrouvons les tubercules comme le taro ou la patate d'où e le fruit de l'arbre à pain. Dans les viandes il y avait de la chèvre au curry, du poulet au feuilles de taro (fafa cela ressemble à des épinards), du cochons sauce menthe. On trouve aussi du poisson. En dessert c'est du potiron ou de la banane cuit avec de l'amidon de manioc et arrosé de lait de coco..délicieux.

Et c'est le moment des adieux. Téiti nous offre un superbe collier de fleurs, cela restera une rencontre marquante de ce séjour.


A l'aéroport, le groupe local vient animer d'un concert le départ du vol. Coup de chance ceci ne se fait que le dimanche. Notre vol est à 16h, dès 14h l'orchestre s'installe pour notre plus grand plaisir. Le vol a 3h de retard. Cela ne perturbera pas nos joyeux musiciens, qui joueront jusqu'au bout. Une locale m'entraîne à aller danser...je n'ai pas la même souplesse et grâce que les tahitiennes!

Et les dessins....

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Publié le 17 août 2022

Île principale des Australes, 2322 habitants, 45 km2, voici notre 3ème étape. Nous y restons 3 nuits, timing avion oblige. Du coup, on est actif! 1er jour c'est vélo pour faire le tour de l'île, 25 km. L'île est fortement cultivatrice, comme ses voisines, elles sont le potager de Tahiti. Principalement les carottes, choux, pastèques, pamplemousses.... 2 autres importantes ressources de l'île les bénitiers et les litchis, qu'en décembre malheureusement. Le bateau bimensuel arrivant mercredi, nous voyons les pêcheurs qui s'activent pour livrer des centaines de kilos de bénitiers.

Autre spécialité, les murs peints et les bancs et tables multicolores positionnés tout autour de l'île pour l'agrément de tous.

Le lendemain, moins cool, nous avons une véritable tempête (40-45N) et beaucoup de pluie. Nous allons quand même au village à 8km. Nous revenons trempées! La fin de journée se passe sous la couette! C'est que c'est humide!

Pour le coup, j'ai eu le temps de dessiner!! Mais toujours pas de m'ennuyer!!

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Il en resterait une à visiter, Rapa, 500 hab. à quelques 500 km d'ici, joignable seulement par bateau cargo en 24h et ce, une fois par mois ou tous les 2 mois...faut être très motivé!

Raivavae, (se prononce Rèvavè), est grande comme Porquerolles, 8 km2, la route ceinture, caracteristique de toutes ces îles volcaniques, fait 21 km, 4 villages, 900 hab. Nous y passons une semaine.

Nous avons quitté Tubuai sous la pluie, nous arrivons sous le soleil accueillis avec une couronne de fleurs. Cela vous donne facilement le sourire!


Nous sommes logés dans une belle maison, la pension Nuruata. Nous occupons les 3 chambres à l'étage. Nos hôtes nous mettent à disposition 4 vélos, c'est parti pour un tour de l'île. La météo en a décidé autrement. 1 heure après que l'on soit partis, le ciel nous est tombé sur la tête! Nous ne trouvons qu'un maigre abri pour cette pluie diluvienne : demi tour et pic nic à la maison!

Le lendemain, la météo est nettement meilleure! Nous repartons pour le tour de l'île! L'attraction principale du jour est l'arrivée du bateau qui dessert l'île tous les 15 jours. En poursuivant la route, nous passons dans les villages avec la traditionnelle église que je ne manque pas de capturer. Nous découvrons la beauté du paysage entre 2 nuages, ici nous retrouvons une île avec un lagon d'où les tons turquoises.....Comble du luxe, un rayon de soleil nous permet de nous baigner. Ce sera à la plage du rocher de l'homme...l'eau est bonne, elle est autour 22-24°.

L'île, d'origine volcanique, présente quelques beaux reliefs. Pour le moment, les sentiers étant très boueux, nous nous contentons de randonner sir la route traversière qui passe par un col à 160m d'altitude. La route, à peine betonnée, s'enfonce dans la "brousse". Nous y découvrons un marae, site religieux, caché dans la forêt. Plus tard, la route qui grimpe au col est très pentue (45%) et particulièrement glissante rien qu'à pied! Nous n'imaginons pas les voitures passer, de fait nous n'en avons pas vu! A tel point, que nous pic niquons directement sur la route car de part et d'autre les herbes sont très hautes.

Dimanche, c'est culte. L'île est majoritairement protestante (merci aux anglais!). La messe sera en tahitien, au moins les chants sont beaux et nous nous réglons des tenues se ces dames et de leurs chapeaux, qu'elles laisseront d'ailleurs sur le banc pour dimanche prochain.

Le temps s'améliorant, nous ferons une excursion sur le motu piscine histoire de renouer avec les paysages d'eaux cristallines et de sable blanc et c'est spectaculaire! Notre hôte Guillaume, nous y conduit avec son potimarara, bateau de pêche dont le poste de conduite est à l'avant.

Patrick et Irène nous accueille et nous préparerons un excellent repas: coco fraîche pour l'apéro, langouste grillée, bénitier cru, poisson cru et grillé, pain coco et en dessert Poe banane (à base de banane et amidon de manioc) ...un délice.

Pour le reste, nous faisons le tour du motu sans être rassasié de ce festival de couleurs ainsi que la vue sur l'île qui nous montre son joli profil. Pas étonnant que l'on parle ici de la Bora Bora des Australes.

N'est pas un Raivavae celui qui n'a pas gravi le mont Hiro, 437 m. On nous annonce une randonnée, qui monte d'un côté et descend de l'autre, longue et difficile mais le chemin est bien tracé. En effet, ce sera long difficile et le chemin bien tracé au début mais pas du tout à la fin, nous a valu quelques inquiétudes. Comme le montre la carte, le chemin monte et descend tout droit! Le début et en effet très raide et glissant avec les pluies de ces derniers jours. Heureusement, un câble bien placé nous aide grandement dans cette étape. Puis nous attaquons un chemin moins raide dans des fougères de 1,5 de hauteur, jusqu'au 1er paysage. Déjà la vue est superbe. Arrivés au croisement des 2 chemins, nous sommes en vue du mont Hiro. Il est déjà 13h, une bonne heure pour le pic nic et vue l'heure, il faudrait encore 1h de marche, nous décidons de poursuivre le chemin des crêtes et vers l'autre côté. La vue sur le lagon est à couper le souffle. Le chemin des crêtes est vertigineux et assez compliqué pour Marielle qui souffre du vertige. En progressant lentement nous franchises le passage, jusqu'au point que nous avons identifié sur le carte et qui redescend de l'autre côté de l'île....sauf que nous ne trouvons pas le chemin! Nous sommes à 300m d'altitude, de part et d'autre de belles falaises devant nous une pente très raide couverte de fougères essentiellement. Le tracé sur la carte est relativement vertical... nous décidons de tracer tout droit dans la pente avec précaution. La pente est si raide que cela s'apparente plutôt à une glissade dans les fougères que une descente à pied. Néanmoins, nous atteindrons une partie moins pentue dans les arbres, nous pouvons reprendre la marche. La "brousse" est dense mais ça passe, ouf!! Et nous arrivons tranquillement sur la route ceinture au point qui était prévu!!

Pour le dernier soir, nos hôtes nous amènent à la seule roulotte de l'île pour le dîner. Nous y retrouvons différentes personnes que nous avons croisées sur l'île pendant la semaine, l'accueil est chaleureux. Nos hôtes nous laisserons un doux souvenir. Nous avons partagé leurs repas tous les jours, beaucoup discuté et donc découvert mieux leur mode de vie, une vie largement en auto suffisance, agriculture, pêche, cochons, poules, miel, artisanat. L'île, même connue des touristes, reste très préservée car il n'y a que 6 pensions donc peut-être entre 35 et 45 lits. Récemment, ils ont fortement limité le séjour des voiliers (à 72h) très décourageant vu l'éloignement des îles. De fait il n'y avait aucun voilier. Peu à peu, je commence à adhérer à leur point de vue. Les voiliers ne leur apportent que peu de revenus, un peu d'achats, peut être une excursion et une roulotte, et potentiellement abîment leurs fonds, polluent leur garde manger et gâchent leur vue. Vu comme cela, on les comprend. Et quand on voit la beauté de l'île, on a aucune envie de la voir se dégrader!

Nana Raivavae!

Et les dessins...

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Les marquises, immortalisées par de nombreux hommes célèbres, Gauguin, Brel, Stevenson, Melville et autres. Nous sommes à 1400 km de Tahiti. L'archipel s'étend sur 300 km et compte 9000 habitants environ. Douze îles dont 6 habitées que nous visiterons. 3 dans le sud, Hiva Oa,Fatu Hia et Tahuata et 3 dans le nord, Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka. C'est parti pour les 4 prochaines semaines!

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Publié le 2 septembre 2022

Notre première escale dans les mythiques Marquises. 40 km de long, 10 de large, 2243 hab. et 2 points culminant, le mont Temetiu, 1276m et Feani, 1126m. Nous renouons avec le hauts reliefs rencontrés dans les îles de la société.


Nous sommes à Atuona, la ville du coin! Une baie avec quelques voiliers, cela fait longtemps que nous en avons vus. Nostalgie de notre Poe Iti.... Nous sommes entourés de hauts reliefs volcaniques. Nous visitons un premier site archéologique, des milliers de pierres noires volcaniques assemblées en plusieurs estrades et un premier tiki. Ici aussi une église catholique construite avec ces mêmes pierres provenant de ces sites paiens que les missionnaires ont beaucoup détruits pour amener la population vers les religions chrétiennes.

Nous partons à la découverte de l'île avec le fils d'un popaa (le métro) qui s'est investi dans les recherches historiques. Il nous expliquera les différents sites et autre titks. Nous parcourerons l'île au relief plus qu'escarpé. Enfin, nous irons la rencontre des sculpteurs de bois notamment de tiki.

Hiva oa, c'est aussi l'île où Jacques Brel a séjourné les 3 dernières années de sa vie. Venu ici pour échapper au monde, passionné d'aviation, il assurera des liaisons à visées humanitaires dans les îles. L'île lui rend hommage en restaurant et exposant son avion avec une présentation touchante sur son passage. C'est aussi ici que Gauguin, s'est installé lui aussi à la fin de sa vie. Les voilà réunis au cimetière qui surplombe la baie.

Et les dessins...

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Ici, la sensation de bout du monde prend toute son ampleur. L'île compte 600 habitants répartis sur 2 vallées assez étroites, éloignées de 17 km, 500m de dénivelé, qui se parcourent en 5-6h à pied, 1h30 en voiture, 15 min. en bateau. L'île fait la taille de Belle-île mais est 10 fois moins peuplée! Il y a une école primaire dans chaque village. Pour le collège, les enfants partent en internat à Hiva Oa, 4h de bateau, et à partir de la seconde à Papeete.

Nous avons pris le bateau à Hiva Oa, à 3h du mat (sic) pour arriver à 7h avec un estomac plutôt retourné car la mer était forte! Le paysage à l'arrivée est époustouflant. Toutefois la houle est forte dans cette baie, et le bateau ne peut pas accoster. Nous descendrons à terre à l'aide d'un canot.

Nous sommes accueillis avec un collier de fleurs (cela m'émeut à chaque fois), et un petit déjeuner copieux pour nous faire oublier cette traversée.

Nous aurons le plaisir de voir la fabrication du tapa qui tenait lieu de tissu et donc de vêtements mais aussi de langes des bébés, et les femmes de nous préciser aussi de serviettes hygiéniques! Autre utilisation: les voiles pour les pirogues, faites en 2 couches croisées selon les points de force. Nous repartons avec un bouquet de senteurs réunissant diverses fleurs, des yeux d'ananas marinés dans le curcuma et la poudre de bois de santal....merveilleux mélange de parfums.

Le lendemain, nous passons du temps dans le village entouré par de hautes parois rocheuses. L'église, l'ancienne école, le nouveau Tohua (comme l'agora des grecs), la plage de gros galets noirs. Nous nous enfoncerons aussi dans la vallée, dans une végétation remplie de bananiers, cocotiers et manguiers.

Au fond de la vallée, se trouvent des pétroglyphes. Il y a probablement des sites avec des tiki, mais la population n'est pas sensibilisée à les dégager et mettre en valeur. C'est aussi un peu en guise de protection. Séjourner ici est vraiment un bain dans l'authentique, car il n'y a pas vraiment ici de quoi faire au niveau "touristique" à proprement parlé, et ça nous va très bien!

Après 2 jours dans cette vallée, celle de Omoa, nous basculons sur l'autre vallée, à pied! 17km, 500m de dénivelé, soi-disant 4 ou 5h selon les locaux...nous mettrons 7h! ..et souvent sous la pluie! Parfois on se croirait en Ecosse avec de jolis jeux de lumières entre les grains et le paysage tantôt très vert et parfois très sec et jaune ocre.

Baie d'Hanavave, un des mouillages réputés les plus beau au monde surnommée la baie des verges que les missionnaires se sont empressés de renommer la baie des vierges! Nous sommes chez Léa et Sopi. Là c'est particulièrement simple, nous partageons leur maison en simili bois. Une grande pièce vide, 3 chambres autour, salle de bain commune. Ils nous reçoivent avec une grande gentillesse, et s'attachent à nous faire découvrir les plats locaux, le cochon, le sashimi de thon frais, le poipoi (purée de Uru), les beignets de banane...


Sopi et sa femme sont de sacrés travailleurs Sopi, 62 ans, tonique, mince, il nous raconte ses parties de pêche où il ramène des poissons de plus de 200kg parfois, les parties de chasse dans la montagne, la course avec les cochons sauvages, les chèvres, ses plantations (bananes, pamplemousses, citrons) il fait son miel et est sculpteur. Sa femme l'aide dans la finition de ses tiki. Ses sculptures sont très soignées. Nous apprenons à apprécier son travail. Les tikis sont fait en faux ébène ou noyer du pacifique, cocotier ou bois de rose.

Après la grande ballade de la veille , nous aspirons à une journée de calme. Nous irons faire une courte ballade à la cascade toute proche. Nous prenons le temps de parcourir le village ou de rester près de la plage pour admirer cette fameuse baie et assister à l'entraînement de foot...

Et les dessins...

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Publié le 12 septembre 2022

Nous reprendrons le bateau communal entre Fatu Hiva et Tahuata. Cette fois nous sommes vent arrière et le bateau surfe sur des creux de 2m.... on est content de "descendre". Cela dure 3h.

La côte est ici aussi très verdoyante et abrupte.

Nous aurons le plaisir sur la route vers la pension d'avoir un joli coucher de soleil. Cela fait très longtemps que nous n'en n'avions eu un aussi dégagé!

Nous revoilà attablés autour d'une bonne table, accueillis avec le traditionnel collier de fleurs aux milles senteurs. Celui là est composé de fleurs de tiaré et de menthe. Parfois il s'agit de basilique. Nous en avons eu aussi avec ses morceaux de peau de pamplemousse séchée...bref tout ce qui est parfumé peut rentrer dans ces parures. Tehina (en rouge) nous accueille dans sa maison dans le village d'Hapatoni, un village à 7 km du village principal soit environ 30 min de route ....

Nous y restons 3 nuits. Le 1er jour nous ferons la marche vers l'autre village Hanatetena qui se trouve à 13 km. C'est une piste qu'empruntent les 4x4, elle est parfois bétonnée dans les endroits les plus raides, et ici les pentes atteignent facilement les 20-30% ou plus. Elle passe par 2 cols un à 500m l'autre à 400m, cela nous fera en tout 800m de dénivelé et à peu près 6h de marche. La piste a 20 ans. Avant c'était un chemin largement parcouru à pied ou à cheval car l'accès par la mer est très difficile dans cette baie. La météo restant très variable, il n'est pas rare que nous ayons à nous abriter avec les moyens du bord pour laisser passer le grain: feuilles de bananiers ou grotte de la vierge sont efficaces!

C'est dimanche, et pour faire plaisir à notre hôtesse nous irons à la messe, en marquisien certes, mais nous nous régalons des chants au son du tambour, de la guitare et du ukulele.

La messe sera suivie d'un copieux brunch, crêpes, beignets, pain perdu, œuf au plat(3!), chèvre au lait de coco, arbre à pain...vous le voyez sur les photos, les gens ont tous des gabarits conséquents....ils ont un sacré appétit! On a du mal à suivre!

Le reste de la journée sera la baignade avec raie manta en prime, la rencontre avec les artistes sculpteurs sur bois et os et conception de colliers en graine d'arbre.

Pour rentrer sur Hiva Oa, il n'y a pas de navette ce jour là. Nous prendrons un"bonitier", c'est un petit bateau de pêche qui peut prendre une 15aine de personnes. Le jour, ils transfère des touristes et la nuit il va pêcher! Nous quittons Hapatoni avec tristesse car nous nous sommes sentis bien accueillis dans ce petit village de 80 personnes environ.

Cela nous permettra d'aller au village principal, environ 500 pers. donc une ambiance différente pour y voir notamment la très belle église, récente pourvue d'une très belle architecture.

Nous traversons par hasard le terrain de foot des enfants et nous passons un moment joyeux avec eux car ils adorent être pris en photo!!

Nous repassons 2 jours sur Hiva Oa. Nous en profitons pour aller voir l'exposition Gauguin, revoir le village, ses églises et passer du temps au bord de l'eau. Les baies devant Atuona, la ville, sont belles et nous ne nous lassons pas du spectacle des vagues et de quelques surfeurs occasionnels, même si c'est sous un ciel gris!

Et les dessins....

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Publié le 16 septembre 2022

Avec ses 386 km2 c'est la plus grande île des Marquises et la plus peuplée, 3000 habitants. Herman Melville, auteur de Moby Dick déserta sa baleinière et y vécu 3 semaines, Stevenson aussi y séjourna un temps.

Nous commençons notre séjour de Anaho, petite baie isolée du Nord Est de l'île. Notre avion ayant été retardé nous arrivons à la tombée de la nuit. Il faut 1 heure et demi pour arriver au village de Hatiheu. De là, un bateau nous attend pour 20 minutes de trajet pour tourner la pointe. Sur la cale, ambiance: pas vraiment d'éclairage, le ciel est bien sombre à cause des nuages, il y a du vent et un joli clapot. Nous apercevons un bateau moteur qui s'approche. Vite vite, nous transférons les bagages entre 2 vagues et sautons dans l'embarcation. L'impression d'être des clandestins est assez forte. Le bateau n'est pas éclairé, nous nous avançons vers la pointe. Le vent et la mer vient de derrière la pointe, comment sera la mer alors ? et bien, nous avons une belle houle, avec le vent, les embruns, notre mystérieux pilote et le fait que nous frolons la côte bien noire, nous plonge dans une sorte d'aventure. Force est de constater que celui-ci manœuvre bien son bateau, il accélère à un moment judicieux dans la vague ce qui fait que nous ne sommes plus eclaboussés. Au bout de 15 minutes, nous rentrons dans une baie, les nuages laissent passer parfois quelques rayons de lune qui nous donne à voir ce à quoi elle peut ressembler. Juste avant d'arriver sur le bord, nous heurtons un récif de corail. Notre marin ne s'affole pas, relève le moteur, saute pied nus sur le corail et doucement dégage le bateau.

Nous aborderons doucement sur la plage, pieds dans l'eau, nous récupérons nos sacs et nous retrouvons guidés à notre bungalow. Un dîner nous attend aussi, il faudra attendre le matin pour découvrir le paysage grandiose qui nous attend!

Nous passerons 5 jours dans ce cadre...une occasion de se poser....de poser le hamac, de bouquiner, dessiner bien sûr et regarder inlassablement cette magnifique baie, candidate à un classement auprès de l'Unesco. Des voiliers aussi apprécient ce mouillage même s'il peut être assez venté.

Le temps s'écoulera doucement. Nous faisons une seule ballade à la baie voisine, Haatuatua, une belle grande baie avec une grande plage de sable blanc. J'y ai adopté un petit copain, c'est Coco!

Pour le reste, des discussions avec nos hôtes nous permettent de nous immerger dans leur mode de vie. Ils ont habité à différents endroits, Hiva oa, Tahiti, Raiatea, et c'est le Covid qui les a fait débarquer à Nuku hiva sur les terres des grands parents d'elle. Elle a grandi à Anaho, son père y réside également et elle va reprendre la pension ouverte par sa grand mère. Son mari était cuistot, elle était aussi dans l'hôtellerie, c'est chose faite. Ils vivent de la pension, du resto, des cochons, (une vient de mettre bas), des chèvres, du potager du père et de la pêche des cousins.

Après 5 jours loin du monde, loin d'internet, au plus près d'une vie simple, retour en bateau, de jour cette fois ci, pour rejoindre la "grande" ville de l'île, Taiohae, la préfecture des Marquises! Peut être 2000 habitants. Ça nous fait drôle, et à nouveau il faudra nous habituer aux bruits des quelques voitures. Mais même ici, après la tombée de la nuit il ne se passe pas grand chose!!

C'est aussi le mouillage principal des Marquises et nous retrouvons de nombreux voiliers.

Nous louons une voiture et partons explorer la côte. 3 vallées nous attendent avec des vues plongeantes sur de belles baies que nous dominons souvent à plus de 500m d'altitude. De nombreux sites archéologiques nous attendent, facilement repérables par leurs grosses pierres noires à proximité de gigantesques banians, l'arbre sacré par excellence. Les peuples avaient comme coutûme entre autres de glisser les ossements de leurs défunts dans le dédale de leurs racines aériennes.


Nous reprenons la mer, enfin sur un bateau moteur et que pour la journée. Nous allons dans une baie qui n'est accessible que par la mer. De 8000 habitants autrefois, il n'en reste que 8 ici. En effet, pas d'école, donc déjà cela exclut la famille. Si on veut vivre dans cette vallée, il faut vivre comme dans la baie d'Anaho, là où nous étions au début de cette semaine. Il suffit juste de s'entraîner à tuer le cochon, attraper les coqs sauvages, chasser la chèvre, pécher le poulpe à marée basse, les poissons aux fusils en se debattant avec les requins, pêcher la langouste sur le récif malgré les vagues, monter aux cocotiers, dépecer et casser la nous de coco, cuire le fruit de l'arbre à pain, monter à cheval....quelques mois d'apprentissage en vue

3ème jour, nous reprenons une voiture pour nous rendre au centre de l'île, et faire une randonnée à 800m d'altitude sur le plateau de Toovii, constitué par le fond d'un ancien lac formé dans la caldeira du volcan. Le paysage est étonnant, on se croirait dans les Alpes tant c'est vert et qu'il y a des pins. La différence c'est qu'avec les vaches il y a aussi beaucoup de chevaux qui restent un moyen de transport important dans l'île notamment pour atteindre les vallées isolées et ramener le coprah par exemple.

Et quelques dessins

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Publié le 23 septembre 2022

Avec Nuku Hiva et Ua Pou, nous sommes dans les 3 îles des Marquises nord. Les 3 îles des Marquises sud étaient HIva Oa avec Fatu Hiva et Tahuata.

Ua Huka est une petite île à 45 km à l'est de Nuku Hiva, grande comme Belle-île et compte 650 habitants environ. Nous nous y rendons en bateau vent et houle dans le nez en 2h30. Ça secoue fort et j'avoue que je ne fais pas la fière! Je tiens le coup, l'estomac est resté accroché!

C'est une île désertique qui nous accueille et cela contraste fortement avec toute la luxuriance rencontrée jusqu'à présent. La côte est magnifique et nous retrouvons des eaux turquoises essentiellement grâce au soleil qui est revenu! D'emblée, nous apercevons à plusieurs reprises des hordes de chevaux en liberté. Même s'ils sont moins nombreux qu'à une certaine époque, nous comprenons pourquoi l'île est surnommée l'île aux chevaux.

Notre hôte Maurice, 70 ans et sa femme Delphine, nous accueillent dans leurs bungalows et nous prendrons le dîner sur leur terrasse, dans leur maison plus loin dans le village. Maurice nous embarque pour une visite de son île, le musée qu'ils ont créé, l'arboretum qu'ils ont créé, le centre artsanal dont Delphine est présidente, un des plus beaux que nous ayons vu. Maurice est aussi sculpteur mais nous y trouverons peu de pièces. Tant pis, il y en a plein d'autres.

Nous continuons la visite sur un 2ème jour. A noter une initiative de l'île pour reboiser: 3000€ pour le concours du plus bel arbre planté le long de la route dans ces petits enclos où chacun choisira son espèce (endémiqie) et aura la charge de l'arroser. Autre plaisir des visites notament des sites archéologiques, c'est de ramasser des mangues et les déguster en cours de route.....hum c'est bon mais après ça colle partout!

Après 3 jours, et de bien jolis échanges avec ce couplé charmant, nous repartons en bateau, retour sur Nuku Hiva, au lever du soleil. Cette fois ci, nous avons le vent et les vagues dans le dos, ça va mieux aller!!

Et j'arrive encore à trouver un peu de temps pour dessiner...

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Publié le 28 septembre 2022

Ce sera notre dernière île visitée aux Marquises et en Polynésie! La fin du voyage approche et nous avons du mal à le réaliser. Nous restons 6 jours dans cette île. Nous avons eu par bouche à oreille l'adresse d'une dame qui loue 2 chambres dans sa maison avec accès à la cuisine. C'est simple, il n'y a pas l'eau chaude et ce sera le logement le moins cher que l'on aura eu de toute la Polynésie! 25 € la nuit par personne...et l'eau froide n'est pas vraiment un problème sous les tropiques! Son idée est noble, elle souhaite dépanner les gens et couvrir ses frais d'eau et électricité. Elle sait qu'elle pourrait facturer plus mais elle pense qu'il ne faut pas assommer les touristes.... elle a conscience que les autres prestataires sont très chers, trop chers....nous ne la démentirons pas!!!

Historiquement, l'île a été découverte par un américain en avril 1791. En juin, le commandant Marchand, pensant en être le découvreur la revendique au nom de la France.

Nous découvrons le village principal de Hakahau qui se trouve dans une large vallée et regroupe 600 habitants sur les 2300 que compte l'île. L'île doit son surnom aux colonnes basatiques que l'on aperçoit dans le fond de la vallée. Dans la baie il y a quelques voiliers au mouillage, le club de Va'a (pirogue à rame) et quelques tiki sur le bord de mer...

Le lendemain nous louons une voiture pour 3 jours. La route part d'un côté vers la côte Ouest, de l'autre vers la côte Est. Cela fait déjà un programme pour 2 jours, on verra pour le 3ème. Nous passons de crêtes arides en vallées verdoyantes avec de belles vues sur la côte. Des balades sont à faire dans les vallées, par exemple à une cascade où il fait bon de s'y baigner.

Les villages s'étendent le long des vallées jusqu'à la mer, avec des plages plus ou moins grandes, souvent faites de galets, et pas si protégées....nous nous demandons souvent comment les pécheurs montent et descendent leurs pirogues qui sont assez massives.

Et c'était aussi la semaines de mon anniversaire....mes compagnons de voyage m'ont gâtée! Un gateau crêpes au petit déjeuner!

Nous faisons quelques rencontres: Pierre, un sculpteur de l'île sur bois et un certain Monfred, un allemand qui a attéri sur les terres de sa compagne il y a 26 ans. Personnage un peu loufoque, qui fait du chocolat, mais qui cache tellement bien sa recette et son atelier que des bruits courent que cela pourrait juste être du chocolat de couverture retravaillé...ceci dit il est très bon!

En vrac, sur 6 jours, gpurmands, il faut parfois cueillur les mangues depuis le toit de la voiture, ici c'est biquettes land, pas sauvages les biquettes! Sinon c'est les chevaux sur la plage où on picnic et se baigne, les moments hamacs....on arrive à en faire un peu@!

Et mes dessins...

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Publié le 1er octobre 2022

Le voyage (en Polynésie) est fini.... 4 archipels visités sur 5, 22 îles sur les 78 îles habitées...

Milles images se croisent dans ma tête, alors comment faire une synthèse? Et est ce bien judicieux? Alors ce sera sous forme de feuilleton...

1. L'accueil souvent floral ou en collier de coquillages et graines.

2. Les rencontres... qui resteront chères à nos cœurs...Morton, Gaston et Valentine, Téiti, Taina et Taina Vahiné, Sopi et Léa, Tehina, Maurice et Delphine, Evelyne et Pierre, Mathilde....

3. Nos moments ensemble...

4. Les polynésien(e)s et leurs fêtes

5. Les Ma'a (repas) polynesiens.

- Au menu de la chasse: chèvre braisée ou au lait de coco, cochon sauvage (le sanglochon) braisé ou en sauce. Le coq, lui est de moins en moins chassé (il faut le plumer), c'est plutôt le poulet de chez le chinois, le magasin, qui vient de nouvelle zélande et bourré d'hormones!

- Au menu de la pêche, ce sera thon, mahi mahi, thazard, perroquet, bénitier cru au lait de coco ou grillé, ainsi que du poulpe.

- En légumes, la base dont les carottes et le chou blanc, les frites du magasin (c'est plus facile) et si on de la chance des frites d'uru (arbre à pain), de patate douce ou de taro (plus consistant).

- En fruits: bananes et coco à profusion partout, à partir des îles de la société, on a trouvé ananas, mangues, pamplemousses verts (très sucrés et juteux), papayes, fruits de la passion et les excellents citrons des Marquises.

6. Les églises et temples

Je ne sais pas pourquoi, elles m'ont fascinée.

NANA, la Polynésie et merci pour votre accueil!!

Suite des aventures en Nouvelle Zélande...où nous allons retrouver des températures bien plus fraiches...aie aie!