Carnet de voyage

A la recherche de l’ennui

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Un tour d’océanie de 9 mois....est ce possible de s’ennuyer? Ce périple devrait me mener 7 semaines en Nouvelle Calédonie, 5 mois en Polynésie française et 2,5 mois en Nouvelle Zélande. En route!
Mars 2022
40 semaines
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Bienvenue en Nouvelle Calédonie ! Nous commençons par le grand sud...

6 Mars, vol Paris Nouméa Via Tokyo, 19000 km, 26h, sans survoler La Russie. A l’arrivée, quarantaine de 7 jours à Plum, petite bourgade en bord de plage, 25 km de Nouméa. La baie est magnifique.... premières baignades, l’eau doit être à 26 ou 28°C... on s’adapte à la chaleur et au décalage horaire (+10h). Remarquez le petit sac, il est lyonnais, il s’est invité au voyage et il aime bien poser sur les photos....

9 au 13 mars, la quarantaine est supprimée ! Nous louons une voiture et partons explorer le grand sud pendant 4 jours, toujours basées à Plum. Normalement interdit aux voitures de location, le grand sud est assez sauvage et nous nous retrouvons en effet sur des pistes plus que des routes. C’est sportif mais comme le temps est sec, la route est très belle... mais en cas de fortes pluies.... pas recommandé en effet! Le paysage est étonnant, une terre vraiment très rouge, très riche en minerai (d’où les mines dans le coin), couverte d‘un maquis forestier aux verts multiples et les échappées vers la mer dans tous ses dégradés de bleus. Nous parcourons les terres principalement des bagnes dont la main d’œuvre était utilisée dans les exploitations forestières : port boisé, la réserve N’Dua, baie Prony, réserve de la rivière bleu, lac Yaté, la côte sud. Ce grand sud, maintenant couvert d’un maquis était le lieu de la forêt primitive. Décimée à 95% pas seulement par l’exploitation forestière mais aussi par le train utilisé pour le transport du bois : celui-ci en laissant tomber des charbons incandescents a été à l’origine de nombreux feux destructeurs 😦.

Et pour conclure cette semaine, un petit shampoing....tout d’abord nous devons rendre une voiture propre, et surtout effacer les traces de terre rouge qui couvre la voiture, témoin de notre passage dans le grand sud....Marielle excelle dans cet exercice! La semaine prochaine nous serons sur l’île des pins, ce serait la plus belle île au monde....


Le challenge de ce voyage....1 dessin par jour....pas facile de garder le rythme! Oui je sais c’est un peu de la gribouille....

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A 20 minutes de Noumea en avion, se trouve la très fameuse Ile des Pins, Kunié en canaque qui signifie « ile la plus proche du paradis », baptisée par Cook à cause de la multitude de pins colonaires dont il a cru un moment que c’était une immense armada qui se cachait dans l’île. 2 fois plus grande que Belle Île, 2 fois moins peuplée, 98% canaque, autant dire que cela reste très sauvage et authentique. Une seule grande structure hôtelière sur l’ile, le très beau Méridien, le reste sont de charmantes structures plus ou moins élaborées du bungalow ou la case typique ou tout simplement camping. Le tourisme y est peu développé, sauf pour les nuits de noces des japonais et les paquebots qui debarquent et que la population désormais limite. Une fois dans notre bungalow, nous avons une admiration pour la beauté de la plage et de la baie. D’où vient que nous associons systématiquement la plage de sable blanc, l’eau turquoise, la végétation luxuriante au paradis, alors que certains ne jurent que par la montagne et sa poudreuse...!

La découverte de l’ile commence par son église, ses totems et d,autres plages tout aussi paradisiaque l’une que l’autre....trop dure la vie...

Et nous ne pourrions quitter l’ile sans goûter la spécialité locale, la bulime, un coquillage? Pas du tout un escargot géant! Délicieux pour ceux qui aiment les escargots, perso j’adore!! Important aussi, séance émotion en naviguant sur l’eau turquoise du lagon sur cette magnifique pirogue à voile... construction navale très astucieuse: une coque centrale faite d’un tronc, un balancier à tribord ou babord et une grand voile gigantesque, parfois un foc...

Notre capitaine et son bateau... 

Et côté gribouille....

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Publié le 30 mars 2022

Lifou, île principale de l’archipel Loyauté, compte 10.000 habitants pour une surface proche de celle de la Martinique. A 40 minutes de vol de Nouméa, bien que assez visitée, elle reste encore très authentique. Ici, comme à l’ile des pins, nous n’avons pas l’impression que le tourisme soit vraiment important. En effet, peu de structures hôtelières, la majorité des logements se font chez l‘habitant. L‘île reste extrêmement traditionnelle, case dans presque chaque jardin, la robe mission comme habit traditionnel, une population canaque à plus de 95%, fête locale de la population. L’île appartient entièrement aux locaux, les bords de mer donc les plages sont privées, il faut demander l’autorisation pour y aller, ce qui ne pose pas de problème...l’accueil est chaleureux, toutefois nous restons des invités, le respect est attendu.

Ici, nous sommes logées pour une semaine dans une maison, dans la campagne, via l’échange de maison que je pratique. Tiphaine habite depuis 7 ans à Lifou, elle est française, elle est venue pour un remplacement de 6 mois à la pharmacie et s’est finalement installée avec son conjoint. Nous avons la charge de nous occuper des animaux, 3 poules (oeufs frais à volonté), 1 chien, 2 chats et le cochon qui sert de composteur des restes alimentaires de tout genre! Un beau jardin, en ce moment c’est l’avocat qui donne à fond, délicieux. Nous nous glissons aisément dans le mode de vie de nos hôtes.

Côté paysage, Lifou recèle de nombreux trésors. Falaises, grottes, plages secrètes, anses harmonieuses, les eaux turquoise, le cortège de végétation tropicale, le sable blanc ainsi que de magnifiques fond sous-marin que je vais explorer 2 fois en plongée bouteille. Le temps reste assez chaud, et bonne nouvelle, il n’y a pas de moustiques!

Des rencontres insolites à la maison de la vanille (la meilleure de la planète) avec une femme qui nous parle de plantes médicinales, mais aussi du rôle crucial, presque dangereux du sorcier, plus fort que le chef de la tribu. D’un jeune homme qui nous emmène en grotte qui nous raconte la vie de clan et aussi l’emploi des plantes médicinales, ainsi que la rencontre avec un journaliste de la radio Calédonie 1ere, à la fête, trop content d’avoir repéré les seuls non locaux à ce moment, et qui nous interviewe en live sur notre passage en nouvelle calédonie! Et aussi, le miel de Lifou, très réputé qui se vend partout en calédonie.

Et la gribouille, toujours...

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Publié le 8 avril 2022

Voici notre 4ème semaine qui s'est terminée. Nous sommes encore en Province Sud, à Poe, juste à côté de Bourail. Nous sommes à 180 km de Nouméa, ce qui prend 2h30 en voiture sur la RP1, la route provinciale 1....la route tournicote pas mal au sein de prairies et montagnes bien vertes. Le paysage change!


Poe est le « Saint Tropez » des Nouméens, mais là encore rien à voir avec ce que nous vivons sur la côte d’azur! Le week-end la plage « se remplit », en effet, il y a maintenant un petit groupe de personnes tous les 200m😃. Ben oui, la semaine, la plage est déserte! Côté hébergement, hormis le Sheraton, un bel ensemble luxueux de bungalow de rêve sur la belle plage de Poe, il n’y a que quelques bungalow à louer, des gites ou des campings, le tout cachés dans une végétation luxuriante qui laisse penser que l'endroit est sauvage et désert. Côté restauration, pas de véritables restaurants ni de bar, juste 2 ou 3 snacks discrets proche de la plage. Ici, pas de chaises longues ou parasols, pas de bar bruyants, de boutiques, de vendeurs de glace....bref on rêverait une côte d'azur comme cela! Côté activité, ce sera plongée, randonnée palmée sur la barriere, requin et raie sont au rendez-vous parmi la multitude de coraux. Randonnée le long de la côte et farniente. C'est qu'il fait encore bien chaud!

Marielle me fait un beau cadeau. Comme nous nous logeons "gratuitement» lorsque nous faisons des échanges de maison, elle m’offre un vol au dessus du lagon de Poe. Des personnes rencontrées en plongée à Lifou, nous ont fortement conseillé de faire les vraies touristes et de faire ce vol. Nous avons le choix : hydravion, petit coucou ou autogyre....le choix se porte sur l’autogyre car cela assure une meilleure vue. Tout est ouvert. Ce bestiau est l’ancêtre de l’hélicoptère: son hélice horizontale assure la portée, l‘hélice verticale la propulsion. Cela donne un engin très maniable, très adapté à ce type de vol touristique. Ce qu’il y a d’exceptionnel ici, c’est la proximité de la barrière qui permet de mieux voir le lagon. En effet, vu du ciel c‘est magnifique. Volant à 300 m d’altitude, on voit très bien les animaux: de nombreuses tortues (environ 1m de long), les dugong (vache de mer) et les raies (entre 1 et 2m d’envergure). Mais les photos parlent mieux que les mots!

Et côté gribouille...


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Ce mercredi à partir de 18h, nous passons du stade pré alerte cyclonique à alerte de niveau 1. A 2h du matin nous passerons en alerte 2. Le cyclone touchera essentiellemnt la partie nord et la partie nord ouest (nous sommes au nord est) mais nous seront touchés aussi par de forts vents et de fortes pluies.



En alerte 1, il est recommandé de regagner son domicile ou un abri communal, de ranger les affaires dans le jardin qui pourraient voler, de vérifier les évacuations d'eau, de faire des provisions d'eau et nourriture et d'arrêter toute activité nautique et extérieure. Les écoles ferment ainsi que les commerces. Il est conseillé de mettre des panneaux en bois aux fenêtres ou du scotch sur les vitres. En alerte 2 il est interdit de sortir et de circuler. Nous voilà prévenues!

Nous sommes actuellement dans une maison, en haut d'une colline avec vue plongeante sur la mer. Pas de risques d'inondation, ni de glissement de terrain. Les arbres autour ne sont pas très grands, tout va bien. Nous décrochons quand même 2 toiles qui servent d'auvent. Et nous nous confinons. Ha ha...cela faisait longtemps!!

48h après...nous voici libérée de notre confinement....mais sans electricité donc pas de wifi...à 30 lm plus au sud nous savons que l'electricité a été rétablie...d'où ce post que maintenant....

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Un petit mot maintenant sur le voyage, la façon dont nous nous organisons, comment nous vivons cette épopée. Nous finissons notre 5ème semaine (aie aie ça va trop vite!). Ĺà, c'est sûr, on est pas juste en vacances pour 3-4 semaines. Ça va durer, alors nous nous organisons. Comme nous allons rester désormais sur Grande Terre, nous avons loué une voiture pour le mois, ce sera notre annexe. Nous avons dû diviser notre valise, car pour aller dans les îles nous étions limitées à 12 kg. Premier constat, nous vivons très bien sur ce petit sac. Et oui, pas besoin de 36 T-shirt, robes, short, jupes...en fait on revient toujours au même : donc 2 short, 3 T-shirt, 2 chemises, 1 robe sont largement suffisants! Se rajoute en revanche chapeau, lunette de soleil, crème solaire, maillots de bain, palme masque tuba et serviette. Et le tour est joué. De fait, nous ne touchons pas à ce qu 'il y a dans le grand sac, au point de ne plus savoir ce qu'il y a dedans! Côté logement, il y a une très faible offre d'hotel hormis à Noumea. Les possibilites sont le camping, qui est roi ici, les gites avec table d'hôte, essentiellement dans les tribus, et enfin les bungalows avec kitchenette, la formule que nous préférons, surtout quand il est en bord de plage! C’est raisonnable en prix, et surtout cela permet de cuisiner car les restaurants sont assez chers. En fait, il y en a peu, c’est surtout des tables d’hôte dans les tribus, mais pareil cela reste assez couteux, environ autour de 30 € le plat parfois le repas. Se rajoute à ces possibilités de logement, le home exchange qui nous permet de régulièrement nous poser en maison avec l'énorme avantage de pouvoir faire des lessives! Nous cuisinons donc souvent, si possible avec les produits locaux. Là, je vais être obligée de casser le mythe des pays tropicaux et de la luxuriance...en fait oui et non. Les canaques vivent majoritairement en autarcie. On pêche, on chasse le cerf, les roussettes (chauve souris), le crabe de cocotier, on a son poulailler, peut-être son cochon, on cultive son jardin et parfois on vend ses produits du jardin. Sur la route, devant chaque maison, il y a un étal avec quelques produits dessus, un prix, une boite où on laisse les sous. Nous avons vite compris, que si on veut trouver des légumes ou des fruits, il faut s’approvisionner là, car au supermarché il n’y a très peu de frais ou alors que de l’import et de toute façon limité aussi. Du coup, nous tournons un peu en rond sur les carottes, le chou rouge et blanc, quelques courgettes. Sur les étals, nous trouvons le local: l’igname, le taro bonbon (tout deux des tubercules), la patate douce, une sorte de haricot très très long (50 cm et 3 cm de diamètre), des avocats. En fruit, essentiellement des bananes, des pamplemousses et mandarines délicieux, des pommes lianes (fruits de la passion). Après que trouvons nous d’autre? Ce qui est impressionnant, c‘est que quasiment tout est importé de France. Le fromage reste très cher, et cela fait bizarre d’acheter ici le camembert Petit Breton ou le beurre Elle&Vire. On opte pour le gruyère, la mimolette, un peu de cheddar et le Kiri qui va vite devenir incontournable! Et oui, il résiste à la chaleur! C’est la fête quand on trouve du chèvre ou de la féta qui me permet de faire mon plat grec préféré en nomadisme, lentilles-tomates-féta, recette donnée par ma cousine Isabelle la grecque🥰. Et pour le matin, le top du luxe, du bacon pour accompagner des oeufs « sunny side up ».... toute relation avec un voyage précédent aux US est une pure coïncidence!😘 On a aussi craqué pour le Noisety, le Nutella local, pour faire une bonne action avant d'apprendre que le fabricant qui achète ses fèves de cacao à Vanuatu, les envoient en Italie pour les torréfier!


Donc 5ème semaine, nous basculons sur la province nord (je remets la carte) pour les 3 semaines qui nous reste en Calédonie (aie! ça passe trop vite!), et nous passons sur la côte Est! A nous les levers de soleil à 6h du matin!

Néanmoins, c'est justement le moment où le cyclone a décidé de venir nous chatouiller! Il a du trouver que ce serait bien pour des touristes d'avoir ce genre s'expérience! Heureusement cette semaine nous sommes dans un home exchange et ce sera bien confortable d'avoir une maison en dur...comme les 3 petits cochons si vous rappelez! Résultat, nous avons eu beaucoup de degradés de gris qui seront venus remplacer ceux de bleus. Et ce n'est que le dernier jour, en partant, que nous vu le soleil!

J'ai eu tout le temps nécessaire pour me mettre à jour en dessin!

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Vendredi nous quittons notre abri anti cyclone de Touho et prenons ce qui est dit être une des plus belle route de Calédonie...et, en effet, longeant la mer d’un côté, et les falaises de hautes montagnes (la plus haute est à 1600 m) de l'autre côté, elle offre des points de vue époustouflants. La route s'interrompt au niveau d'un fleuve, la Ouaième, pour lequel il n'y a pas de pont car c'est tabou. Il est dit que les âmes descendent la rivière et doivent pouvoir s'échapper vers le large. Nous avons à la place un bac bien efficace, une plateforme, un cable conducteur, un moteur de chaque côté de 90 CV, et un joyeux gaillard qui fait cela depuis 26 ans, son père l'ayant fait avant lui. Le bac fonctionne 24h/24.

Notre prochaine étape est le Ouane Batch, dont plusieurs personnes nous ont parlé. Petit havre de paix, nous y resterons 2 nuits. Bungalows très simples directement sur la plage, on frise le paradis! Le couple de z'oreilles (les blancs de métropole) qui tient le lieu, installé là depuis 9 ans, offre un plus une excellente cuisine, faits de produits locaux. Ils travaillent avec la tribu qui leur laisse ce site à développer, pour cultiver, pêcher et chasser. De l'authentique! Certains les jugeront comme des idéalistes, des hippies...d'autres comme des courageux....car ça bosse. Un genre de vie, étonnant pour nous les citadins, une vie proche des valeurs simples de la terre, de l'entraide et de la nature en général.


Nous poursuivons vers le nord. Prochaine étape, 2 nuits à Ouegoa, dans la montagne. Changement total de paysage. Nous y rencontrons Rickie, 5ème génération d'un bagnard, fort sympathique et dynamique. Il nous emmènera sur le diahot et son estuaire, seul fleuve navigable, à la clé grillades de cerf, chassé en famille, sur la plage d'un îlot dans l'estuaire.

Et pour clôturer ce séjour dans le nord, nous montons vraiment tout au bout où nous attendent de somptueux paysages d'îles et de baies éclatants de couleurs. Autre gîte sur la plage, encore un endroit où nous aurons plaisir à flâner. Au passage, visite de Tiebaghi, ancienne mine de chrome. A sa fermeture dans les années 60, il y avait un village où vivaient 1500 personnes, avec une boulangerie, un hôpital, une école, un "club" où se réunissaient les habitants pour les fêtes. La mine a fermé et du jour au lendemain, tout le monde est parti en laissant tout en l'état. Après quelques cyclones et pillages, une association a décidé de restaurer le site. Visite émouvante.


La vision côté gribouille...


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Nous sommes à 420 km de Nouméa, dans ce grand nord que nous avons adoré....il va falloir se rapprocher! Nous partons à la fin de la semaine pour la 2ème étape de cette aventure....La polynésie! La côte Est nous a marquée et nous avons été un peu frustrées par le temps gris que nous avons eu pendant le cyclone....de plus je n’ai pas plus plonger alors que les spots sont spectaculaires sur cette côte. Donc, en route, nous revenons sur nos pas et boudons le haut de la côte Ouest! Sous le soleil, c’est encore plus beau!! Nous repassons la Ouaième et son bac.


Côté plongée, je me régale! Toutefois, c'est le WE de pâques tout est reservé, seul moment où nous rencontrons du monde...et cela nous fait tout drôle! Du coup, nous avons du louer tente, matelas, duvet au camping du club de plongée...ambiance bien cool! Marielle me prête son appareil photo pour la plongée...

Et puis c'est le retour à Noumea, en passant avant 2 nuits juste avant d'entrer dans la ville, les monts Koghis, où les Nouméens essaye d'échapper à la chaleur...nous avons un charmant chalet dans une végétation luxuriante... A nouméa, nous irons sur l'île Amédée et son phare, juste en face, comme si nous n'avions pas eu assez de turquoise, de sable blanc....le petit sac, vous l'aurez remarqué, est très content de cette dernière escapade!

Et puis, ce samedi 23 Avril nous prenons l'avion pour Tahiti. Nous rejoignons nos amis après 7h de vol et arrivons le vendredi 22 Avril à 19h! Nous avons gagné 1 journée. Nous aurons 2 vendredi soir et 2 samedi 23 Avril!!

Et la gribouille....

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Nous voilà donc tous les 4 réunis! Nous passons une semaine à terre, avant de prendre le bateau à la fin de la semaine. Le programme sera: découverte de l'île de Tahiti, repérages divers et variés (nourriture, matériel..), organisation du voyage.... le temps a filé bien vite, toutefois il a été propice à de longues discussions de brainstorming et d'organisation...tout en profitant de quelques beaux paysages....

Teahupoo, la vague dangeureuse. Ce n'est pas la plus grosse vague au monde mais la plus dangeureuse...elle se lève très rapidement et déferle ensuite sur une barrière de corail. C"est ici que se dérouleront les épreuves de surf pour les JO 2024. Pour voir la vague, il faut prendre un bateau...on le fera après notre croisière. Pour le moment, on s'entraine!!

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Ce samedi 30 Avril, une rencontre imprévue (la visite guidée était complète et, suite à notre demande, le nombre de place a été augmenté) avec Titouan Lamazou qui présente justement un travail de 4 ans sur les archipels de polynésie, une introduction à notre voyage en peinture....

Un moment spécial pour moi, tout d'abord il a fait ses armes avec Tabarly sur Pen duick VI et c'est même sur Pen Duick VI, avec Tabarly qui offrait un tour du monde á ses équipiers qu'il est arrivé la 1ère fois en Polynésie en 1977. Il y a 3 ans, pour m'apporter du beaume au coeur, un ami m'a offert un calendrier avec les dessins de Titouan en polynésie et c'est ça qui m'a donné envie de faire un carnet de voyage en peinture. J'ai trouvé mon maître!


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Et voilà, j'ai du mal à y croire, j'ai beau me pincer mais on y est vraiment! L'été 2020, alors que nous naviguions tous les 4, Claudine je crois, a lancé un "cela serait bien si nous naviguions ensemble en Polynésie un jour!"

En Mai 2021, Claudine et moi rejoignions Marielle sur son bateau à Vannes pour une semaine de navigation, et nous voilà en train d'en reparler sérieusement, en 2022 ? pourquoi pas... et de fil en aiguille, les agendas des uns et des autres se sont alignés pour rendre cette aventure possible!

Nous voilà sur le bateau! Je vous le présente: un catamaran Bali 41, 13m. 3 cabines. La suite, sur babord, sera prise par Claudine et Christian, à tribord, se sont 2 cabines qui nous attendent Marielle et moi, chacune avec un grand lit et son cabinet de toilette, y'a pas à dire c'est le grand luxe! Puis c'est le salon/salle à manger/ cuisine...je me rejouis de cette cuisine qui permet de profiter du paysage en cuisinant. L'originalité de ce bateau c'est d'avoir un salon avant rigide, pas de trampoline. Et à côté du poste de barre il y a encore plein de matelas à bronzer...ou à cramer selon l'heure de la journée.


Une grosse étape: la préparation, les courses...

Notre programme de navigation inclue la navigation dans l'archipel des Tuamotu, un archipel assez isolé. Déjà c'est quasi impossible de se ravitailler en eau. On y trouve des petites épiceries. Conclusion: nous nous approvisionnons pour 2 mois = 4 caddies dont 5kg de patates, idem riz, pâtes, lentilles, couscous/quinoa, 20 boites de thon, 20 de maquereau et 20 de sardines. Je ne dirais rien sur le nombre de bières, de vin, de rhum seulement que nous embarquons 20l de jus de fruits, 100l d'eau en bouteille et nous avons aussi un dessalinisateur... et un reservoir de 800l d'eau. Sur le frais, 10 pamplemousses, plusieurs kilos de carottes, concombres, citrons, bananes, le problème c'est que tout ça ne se garde pas bien longtemps...les Tuamotu ne sont qu'à 3 jours de navigation...on trouvera peur etre un peu de frais....et l'idée c'est de pêcher....nous avons 3 lignes!

Sur la gribouille, j'ai fait une pause... cependant, j'ai un très sérieux encouragement à m'y remettre....la dédicace de Titouan...😊!

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Publié le 9 mai 2022

Pour notre 1ère ètape nous filons à Moorea, l'ile soeur de Tahiti, 15 M à l'ouest. La mer est agitée, nous prenons plusieurs grains avec des vraies pluies tropicales (pas le petit crachin breton qui parait-il ne mouille pas...), le vent 10N ne varie pas trop sous les grains, néanmoins nous n'avons pas mis la voile...aucun de nous n'avait le pied bien amariné...Les dauphins ont salué notre départ à la sortie de la passe de Tahiti. A Moorea, c'est un ballet de raies qui nous accueille. Premier mouillage, on remet les estomacs à l'endroit!

A la vue de la météo pour les quelques jours à venir, nous voyons que dans 2 jours le vent actuellement au N tourne à l'Est 15N. Or les Tuamotu se trouvent pile plein Est! Nous décidons de partir dès le lendemain tôt. Inconvénient de l'option, le vent sera de 5N de NNE, autrement dit rien, donc nous nous préparons à faire 48h de moteur! Nana (au revoir) Moorea! La vie va s'installer à bord, au ryrhme des quarts (2h chacun)..

La magie des traversées, entre autre, ce sont les spectacles des levers et couchers de soleil, le ciel étoilé (on voit la grande ourse mais pas l'étoile polaire)....et la pêche!!


Ia ora na (bonjour) Fakarava, Faka pour les intimes. Voilà l'image idyllique des îles de polynésie... Le planning des jours suivant est aussi idyllique....on ne FAIT rien! Ahhh enfin les vraies vacances!


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Publié le 18 mai 2022

L'île de Fakarava, 2ème plus grand atoll des Tuamotu. Le "on ne fait rien" se transforme vite ah et si on allait là, ah si on faisait ça. Il y a le petit village là, la petite église, le tour de l'ilot, la plage de sable rose....et voilà, les journées passent à une vitesse...puis il y a la cuisine...du Banana bread ou bananes flambées avec les bananes qui murissent trop vite, des rochers coco avec du coco frais...on est pas malheureux! Il y a aussi pas mal de baignades sauf qu'il faut s'habituer à la présence quasi constante des petits requins, petits, enfin ils semblent grands quand même! Nous sommes partis pour rester une 10aine de jours dans cet atoll. En moyenne 2-3 jours dans chaque mouillage. 1er mouillage à Tetamanu, petit hameau constituté de quelques habitants, d'une pension et d'un club de plongée. 2ème mouillage, celui d'hirifa, très sauvage, sur la plage, un "snack" comme ils disent ici. C'ert un petit restau plat unique. Il faut réserver à l'avance comme dans beaucoup d'endroits d'ailleurs. Nous y prendrons juste un apéro.

Les plongées

Voilà mon autre occupation de ce voyage: faire le tour de tous les spots de plongée de la polynésie au travers de clubs locaux. Fakareva fait partie des spots les plus médiatiques dans le monde des plongeurs. Je vous mets quelques une des meilleures photos. Sur ce lien Google Photos, vous trouverez aussi des petits films sur la passe aux 1000 requins et sur les raies manta : https://photos.app.goo.gl/cHJCDJYyqfVwXfUA8



La gribouille a repris! Mon atelier est vraiment très agréable!


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Publié le 19 mai 2022

Fakarava ayant 60 km de long, nous coupons la route avec un mouillage vers le milieu....cette fois ci nous sommes vraiment tout seuls. Il y avait jusqu'a présent entre 10 et 15 bateaux au mouillage. Le mouillage ressemble à celui d'Hirifa, grande plage bordée de cocotiers. C'est en réalité un ilot posé sur la barrière de corail, un motu. Puis nous continuons dans le coin NW de l'atoll où se trouve le village de l'atoll. Un vrai village: la mairie, l'école primaire, le dispensaire, 2 épiceries, la "stass" (station service), plusieurs snacks, 4 clubs de plongée.

Nous serons restés au total 11 jours dans l'atoll sur les 4 mouillages. Ici à Rotoava, nous refaisons le plein d'essence, et surtout le plein de légumes frais grâce au bateau de Tahiti arrivé ce jour. Cet évènement est connu de beaucoup de voiliers car tout à coup nous nous sommes retrouvés à 30 bateaux dans le mouillage, et autant de personnes dans la superette locale, attendant le debarquement des fruits et légumes. Résultat, en une heure toutes les cagettes sont vidées....et tu es content si tu as eu 3 carottes et 2 courgettes...sensation pas très agréable qui nous fait sentir la dépendance de ces iles à l'approvisionnement depuis Tahiti. Nous avons quand pu nous fournir raisonnablement. C'était important car le prochain ravitaillement esr dans 3 semaines au prochain plus grand atoll Rangiroa.

Même chose pour internet, la prochaine connexion dans 2-3 semaines à priori sauf si des habitants nois donne accès à leur internet!....donc prochaine publication à ce moment là. Demain nous changeons d'atoll. C'est l'aventure....

Et quelques dessins...


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Publié le 28 mai 2022

Nous voici dans un nouvel atoll à 15M de Fakarava, plus petit, seulement 20M sur 11M.

Le panorama en arrière plan de notre loft sur eau ne varie pas beaucoup eaux turquoises, palmiers aux dégradés de vert, toutefois nous n'arrivons toujours pas à nous en lasser! Les couchers de soleils sont époustouflants chaque soir, les baignades sont un régal (quand on apprivoise sa peur du requin...)...

Dans le mouillage, face à l'ancien village de Maragai, nous rencontrons Morton, un australien dont la grand mère polynésienne a une terre de 7 hectares sur cet atoll. Il y a 5 ans il a décidé de s'y installer avec sa femme, qui vit encore aux USA, bientôt à la retraite. Il y développe peu à peu quelques activités comme l'élevage de poules et miel qu'il va vendre aux plaisanciers ou à Fakarava où il se rend tous les 15 jours. Nous l'avons d'ailleurs aidé pour extraire son miel, de facon artisanale car il l'extrait en essorant la cire à la main. A 5, nous avons extrait 35 kg en moins de 2 heures!

Suite à cela, il nous a emmené sur le platier (la barrière de corail) pour aller pêcher coquillages, les maoas et oursins crayon et partager ensemble ces délicieux mets! Une très belle rencontre!


Après 4 jours dans ce mouillage, nous changeons pour un mouillage au sud. La plage avec ses palmiers nous accueille. Nous sommes 5 bateaux au mouillage et il y a une habitation à terre. Non loin, un joli motu entouré de sables roses nous attire pour le snorkeling. Nous y verrons 4 belles raies qui volent si gracieusement en plus des nombreux poissons, presque habituels maintenant, perroquets, chirurgiens, mérous, papillons, balistes...

Couchers de soleil et arcs en ciel après un bon déluge nous réjouissent. ...certains en ont profité pour se prendre une vraie douche tropicale.


Au nord, à l'extérieur de l'atoll, se trouve l'anse Amyot, un mouillage qui se niche dans un creux de la barrière de corail, avec 2 habitations. C'est Gaston et Valentine, ainsi que leur neveu, basé à Fakarava, qui habitent là et qui proposent parfois des déjeuners. Nous avons eu un superbe contact avec eux. Valentine habite là depuis toujours. Ils sont pécheurs, apiculteurs et restaurateurs. Ils nous ont régalés de beignets de perroquets, poisson cru coco et langoustes suivi d'un très bon gateau coco. Nous avons eu une demonstration sur le coprah (coco séché au soleil utilisé pour l'extraction de l'huile du même nom), préparé notre propre coco rapé, ingrédient indispensable pour les rochers coco! La journée s'est terminée par une partie de pétanque où Gaston nous a mis la patée! Nous restons encore un jour, à nouveau superbe snorkeling, le plus beau jusqu'à présent. Puis nous rendons à nouveau visite à ce couple charmant, et nous achetons cette fois ci poisson frais et miel. On repartira aussi avec du uru cuit (arbre à pain), délicieux.


Un peu de gribouille...

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Publié le 12 juin 2022

Nous voici dans Apataki où l’arrivée dans le lagon s’est déroulée tout en douceur. Ça fait du bien, car nous avons été bien effrayés lors de la sortie de Toau où nous nous sommes laissés surprendre par des vagues assez violentes, hautes et très courtes qui nous ont fortement secoués et effrayés! La difficulté de passer d’un atoll à l’autre est de calculer l’heure à laquelle on peut sortir d’un atoll, et l’heure d’entrée possible dans l’autre et d’estimer le temp de traversée. L’heure d’entrée et de sortie sont conditionnées par les heures d’étal non pas de la marée mais du courant entrant ou sortant car il peut y avoir des décalages importants. La distance entre Apataki et Toau est de 15M soit environ 3h de navigation à 5N plus 9 miles pour rejoindre le mouillage. Pouvant partir librement de l’anse Amyot qui se trouve à l’extérieur de l’atoll, nous nous calons pour arriver à l’étal de courant avec si possible soit un début ou de fin de courant entrant. Or nous avons marché à 7N donc nous avons 1 heure d’avance! Et bien, nous avons ralenti notre allure et attendu un peu pour le moment le plus favorable. Le passage des passes est toujours un moment prenant. Le passage est souvent étroit (100m par ex.) plus ou moins long 300-500m et profond de 30 à parfois 7-8 m, avec des courants pouvant aller jusqu’à 7 à 8 N. Souvent il y a un village d’un des 2 côtés ou les deux. J’imagine avoir ma maison là et regarder entrer et sortir les bateaux avec les hasards du courant, de la mer et du vent qui changent les conditions plusieurs fois par jour.

Nous rejoignons notre mouillage, les fonds aux différents dégradés turquoises, les palmiers avec leurs verts changeants sont au rendez vous. Comme dit précédemment, je ne m’en lasse toujours pas. 

A terre, il y a un carénage. Pas de ponton, juste une rampe d’accès sur la plage, assez incroyable. Et derrière les palmiers, nous apercevons en effet une forêt de mats et découvrons de très grosses unites en carenage ou gardiennage. Assez incroyable car il ne semble pas y avoir beaucoup de fond à l’approche de la plage. Le site est tenu par des cousins de Gaston et Valentine à qui nous livrons 4kg de filets de perroquets de leur part. Voilà l’esprit des Tuamotu, rendre service dans les passages inter-iles et nous le faisons avec plaisir!


Le lendemain, un vent de N de 20 N avec des grains et quelques pluies tropicales nous surprend et nous malmène au mouillage devenu exposé. Une difficulté dans les Tuams, c’est le peu d’abri que nous pouvons trouver en cas de vent autre que Est. Cela dure 24 h, l’ancre tient bien mais nous avons quand même préféré changer de mouillage car nous étions un peu près d’une patate de corail affleurante. Pour manoeuvrer, nous attendons Luc et Marielle, partis très tôt au village avec le responsable du carénage. A leur retour la mer est un peu forte et rend l’accostage du bateau à moteur difficile. La seule façon de remonter est de se jeter à l’eau près du bateau! Nous sauvons les courses, mais eux sont bien trempés! Le lendemain, avant de partir nous nous rendons compte que notre orin a fait le tour d’une patate de corail. Or, le corail est très agrippant, et espérer faire coulisser le bout’ est un leurre. Une seule possibilité : plonger. Il y a 8m de fond. Je me propose et armée de gants, arrive à dégager le bout au bout de la 2ème fois. Je ne pensais pas être capable de plonger en apnée si profond. Comme quoi quand on est obligé on y arrive!


Nous longerons ensuite la côte à l’intérieur du lagon pour 2 autres mouillage et nous rapprocher de la 2éme passe qui nous permettra de sortir pour le prochain atoll. Nous sommes seuls et jouons les Robinsons Crusoe en kayak. Le vent, étant un peu plus Nord - NE, nous permet de profiter du coucher depuis notre salon avant, très chic n’est ce pas. Car avec nos mouillages orientés Est-Ouest, le spectacle ne s’admire pratiquement que depuis le salon arrière !

Et la gribouille...

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Publié le 15 juin 2022

La prochaine étape est Rangiroa, à 75M. Nous savons déjà que nous devrons passer une nuit en mer, car à 5 N de moyenne il nous faudra 15 heures de navigation. L’heure optimale de sortie d’Apataki est midi et l‘heure idéale d'arrivée est autour de 8h au plus tard, ce qui nous laisse 20h de navigation. Il ne faudra donc pas dépasser 4N de moyenne. Nous sommes plein vent arrière avec un vent entre 10 et 15N de vent, temps idéal mais le bateau va à 5 N. Nous allons donc le brider tout au long de la navigation. Dommage, nous ne pêcherons rien cette fois. Le passage de la passe se déroule au mieux et nous voici désormais dans le plus grand atoll des Tuamotu, haut lieu de la plongée et du snorkeling.

Nous restons 10 jours ici. Ça c'est vraiment le luxe de notre croisière. C'est quelque chose de très nouveau que de passer plusieurs jours dans un même mouillage. Nous prendrons donc le temps de decouvrir l'atoll.

Nous partons déjà à la decouverte des 2 villages principaux , chacun bordant une des 2 passes de l'atoll, Tiputa et Avatoru. J'adore les églises ici que je ne manqurais pas de croquer plus ou moins fidèlement.

Pour les attractions locales, nous visiterons une ferme perlière, la très unique cave de Rangiroa, seule vignoble au monde sur un atoll donc sur un sol de corail.

La météo nous offrant 48h de temps calme, nous en profitons pour traverser l'atoll et aller visiter le recif coralien qui est spécifique ici et qui qe trouve sur la cote sud. 2 difficultés, le parcours n'est pas cartographié donc vigie à l'avant pour repérer les patates de corail, nous en croiserons une, et une fois sur place trouver une zone de mouillage sur sable sans corail et qui ne porte pas trop à la côte car nous ne sommes pas protégés du vent. Nous en profiterons pour faire une pêche de coquillages sur le récif et les déguster en poëlée. Le paysage est enchanteur. En revanche le lendemain le vent s'est levé malgré ce qu'avait annoncé la météo du coup nous sommes repartis plus tôt!

Autre excursion, le lagon bleu. Lui aussi de l'autre coté du lagon mais plus délicat pour mouiller, du coup nous le ferons en excursion organisée. 1h de bateau moteur surfant á 20 N sur les vagues, ça tape, ce n'est pas super confort, toutefois le capitaine est un as en surfeur de vagues. Sur place, nous sommes reçus sur un motu privatif. Nous irons à la recherche du crabe de cocotier, tresserons des chapeaux de feuille de palmier le tout avec un excellent déjeuner local au barbecue et un peu de snorkeling.


Ici, comme à Fakarava, c'est soi disant THE place to be pour la plongée. La spécificité ici, c'est la plongée avec les dauphins. En effet à ma 1ère plongée, dès la mise à l'eau à environ 20m de fond 4 dauphins sont venus. Ils ont l'habitude de venir à la rencontre ses plongeurs. Ils se mettent devant toi et attendent que tu les caresses. Le spectacle est fascinant...cela dure quelques minutes et ils s'en vont. Un peu plus tard 2 dauphins sont passés, une femelle bien bien grosse (elle devrait mettre bas sous peu, 1 an de gestation quand même!). De tout ce spectacle, je n'ai pas de photo, je suis partie sans la go pro! J'ai refait 4 autres plongées et plus de dauphins...snif snif....mais il y a le reste, la plongée dans la passe avec des courants de 2 a 5 N, les requins, raies et la série des autres poissons tropicaux....

Et la gribouille....

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Publié le 29 juin 2022

Tout d'abord il a fallu y arriver! 45M, pas très loin à priori. A raison d'une vitesse de 5N on y arrive en 9h voire en 7-8h si on va plus vite. Seulement, on ne sort ou on ne rentre pas quand on veut! Il faut circuler pendant les étals et de jour. Les marées et renverses de courant sont telles que nous pouvons quitter Rangiroa autour de 13h et entrer dans Tikehau à partir de midi. On fait vite le calcul, 45M en 23h on devrait garder une moyenne de 2N (si on peut se ralentir, pas très évident parceque le vent souffle) ou alors faire le triple de distance! Nous opterons pour une 3e solution, celle de se mettre à la cape de 21h à 6, allure pendant laquelle nous avons dérivé à 1.5N ne parcourant ainsi que 12 M pendant la nuit. Cela ballotait, toutefois c'était plus confortable que de tirer des bords de largue ou travers toute la nuit!


Notre 1er arrêt sera à l'atoll Mauu, l'endroit le plus proche de la passe et protégé des vents d'est qui soufflent assez fort en ce moment. Autour du motu les fonds tombent vite à 15-18m. Il faudra mouiller proche, sur des fonds cristallins, ce qui nous permet d'être bien abrité de la mer du vent. Ici, c'est le motu des raies Manta. Le 1er matin, nous ne les voyons pas, probablement nous y sommes allés trop tard. Le lendemain, nous sommes à l'eau des 8h30. Et nous les voyons! Nous restons longtemps dans l'eau à admirer le spectacle.

La prochaine étape sera l'ile d'Eden à 10M du village. Celle-ci se trouve le long du pourtour de l'atoll, cela correspond à un motu, et a été acquis par un communauté religieuse d'origine taiwannaise dit "les chinois". C'est une ancienne ferme perlière d'où les maisonettes sur pilotis. 2 familles de chinois polynésiens y habitent et cultivent la terre en bio selon les prèceptes de leur prophète (guru?). Au final, ce qu'ils font est exemplaire. Ils ont réussi à fertliser le motu et y cultivent toutes sortes de légumes. Nous y achèterons aubergines, salades (cela fait 2 mois que nous n'en avons pas mangé!), basilic, menthe, bananes. Ils élèvent des poules, cochons et font leur miel. Bref, ils sont très proches de l'autarcie et pourraient être un exemple pour les autres polynésiens qui cultivent très peu et se contentent d'être dépendants de la nourriture livrée par la goélette hebdomadaire, dont le frais est généralement très limité.

Le coin étant particulierement joli et paisible c'est en effet paradisiaque! Et les couchers de soleil en hamac sont aussi au rendez vous!

Le plan d'eau étant particulierement calme nous reprenons les kayaks pour explorer mes hoas, passages entre 2 motu, jusqu'à la barrière de corail.

Nous continuons l'exploration d'une ile aux oiseaux avant de rejoindre un nouveau mouillage toujours aussi turquoise! Anoter que pournous déplacer dans le lagon il est impératif d'avoir des vigies à l'avant pour détecter les patates...

Le vent baissant un peu, nous envisageons d'aller au mouillage du village pas abrité des vents d'est pour visiter et essayer de trouver un peu de frais chez Henriette ou chez Ah Fou. La récolte est maogre: 4 aubergines, quelques pommes et oranges, des bananes, des oeufs et du fromage. Nous testerons aussi la boisson locale Tahiti drink, une sorte de punch léger.


A Tikehau, en plus de l'habituel snorkeling, je trouverais de quoi plonger aussi dans la passe. Très bel environnement, extŕèmement poissoneux, le plus de tous les atolls. Et même dans la passe, je revoie des mantas et un requin tigre...brrr, il est réputé agressif!


Ce qui aura rendu toutes ces plongées dans les Tuamotus encore plus sympathiques, se sont les interactions que j'ai pu avoir avec soit les directeurs de plongée soit avec les capitaines des bateaux, souvent des locaux, grâce aux incessantes questions sur les marées, les courants que l'équipage me chargeait de poser.


Ainsi, nous avons pu peu à peu tenté d'élucider les mystères de ces courants. Au final, le conseil que nous avons retenu, c'est d'appeler les centres de plongée qui font plonger dans les passes et ont l'info "terrain" bien plus précise que toutes les tables en notre possession! A Tikehau, ayant plongé dans la passe, j'ai repéré qu'un des mouillages était doté d'une grosse ancre. J'ai pu demander au club l'autorisation de l'utiliser pour notre prochaine étape. Cela nous a permis de sortir de l'atoll de jour, prendre la bouée et partir à 4h du mat' pour la prochaine étape!

Et le dessin continue à m'accaparer!