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Lézardons pendant un an...
Septembre 2019
200 jours
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A la Réunion comme en métropole, le confinement stricte s'est terminé le 11 mai. A partir de cette date, il a donc été possible de retrouver les chemins de randonnées, les plages, et les apéros en petit comité. On ne s'est donc pas privés !

Pour être plus libre de nos déplacements, nous avons loué une voiture. Conduire à la Réunion donne de belles sensations, entre la côte d'un coté, les montagnes de l'autre, les grands axes ou les routes en lacets sur des kilomètres. Celà nous a surtout permis d'être moins dépendants des transports en commun. Car, si certain.e.s reprenaient le travail, nous reprenions simplement le cours de nos vacances !

Nous avons retrouvé la ville de Saint Pierre, ses rues commerçantes, ses plages et ses kite-surfeurs, les kiosques de samosas ou les petites librairies de Terre Sainte.

Nous avons longé la côte Ouest et nous avons pique niqué au Gouffre, le long des sentiers où la mer s'engouffre dans le sillage des roches noires.

Nous avons promené la chienne que nous gardons, Inca, dans la forêt d'Etang salé ou sur la plage de cairns avec Anna et Zoumine.

Nous avons fêté en famille l'anniversaire de Kevin et avons visité la maison coco, une encyclopédie vivante pour tout savoir de cette grosse noix.

Nous avons randonné au départ du Maïdo plus de 5 heures et 900m de dénivelé pour atteindre le Grand Bénare, le second plus haut sommet de l'île.

Léa, qui nous guidait, ose encore aujourd'hui appeler ça une "randonnée tranquille". Sudiste de naissance, réunionnaise de cœur, le cocktail explosif 😉

En compagnie de Sabrina et des sœurs de Kevin, nous nous sommes émerveillés face au trou de fer, un incroyable point de vue sur une cascade en contrebas de plusieurs montagnes que l'on atteint après plus d'une heure de marche en forêt.

Nous sommes sortis en mer avec Léa et quelques un.e.s de ses ami.e.s pour tenter d'apercevoir en bateau les quelques baleines tout juste arrivées sur les côtes réunionnaises. Cette matinée là, elles ne se montreront pas, mais nous aurons la chance de partager de longs moments avec des dauphins... et même de nager avec eux !

Nous avons reprogrammé une randonnée qu'on avait dû annuler lors du début du confinement : Verre bouteille. Une petite boucle au panorama phénoménal, avec grimpette, échelles, sentiers et marche sur la crête. Sublime !

Nous avons fait plusieurs apéros bien sûr. À deux, à trois, à quatre, même un peu plus (mais jamais plus de dix!).

On a retrouvé tout ce qui fait le charme de la Réunion, en même temps que notre envie de profiter des quelques dernières semaines ici. Le retour se confirme pour Juin, et avec lui le plaisir à venir de retrouver famille et ami.e.s.

Et après 9 mois de voyage, on a tout de même hâte.

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Tout ceux qui ont voyagé savent à quel point la nourriture fait partie intégrante de la découverte d'un pays. Un qui l'a bien compris, c'est Kévin. Et c'est le OFF partie 4 !

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Publié le 27 avril 2020

Comme tout le monde, nous entamons la septième semaine de confinement. Nous avons la chance de le vivre dans des conditions toujours aussi agréables et, même si la frustration de ne pas pouvoir profiter de l'île de la Réunion comme on le voudrait devient plus grande, on garde le moral.

Nos activités ici deviennent presque coutumières maintenant : sport, méditation, jeux avec le chien, séries sur Netflix, piscine, lecture ou jeux vidéos.

Toujours en compagnie de Léa, on se lance des défis cuisine, partie de Yam et déguisement. On se donne pour règle de faire des week end des moments différents de ceux de la semaine.

Mais tout n'est pas montrable ici. Comme tout le monde également, on a nos moments de pétage de plomb avec expériences capillaires douteuses et autres déguisements...

Et puis, ce confinement nous laisse du temps pour replonger dans les rushs vidéos du voyage. Et il est temps maintenant de dire la vérité : il y a eu un peu de mises en scène et de jeux d'acteurs, on avoue tout ! La preuve en images.

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Publié le 19 avril 2020

On continue le tour de nos archives vidéos. Chiens, chats, vaches, buffles, poussins... on s'en est fait des potes à 4 pattes. C'est le OFF deuxième du nom !

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Publié le 14 avril 2020

Confinement oblige, on en a profité pour se regarder photos et vidéos de notre petit trip asiatique. Et on a décidé d'en faire un making off. Voici le numéro 1 !

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Publié le 8 avril 2020

Contrairement à cette photo, nous sommes loin d'être enfermés dans une grotte sombre. Au contraire, nous avons la chance depuis plusieurs semaines d'être dans une grande maison avec Piscine et animaux trop mignons en compagnie de Léa, notre coloc ange gardienne (on finira peut-être pas l'appeler Joséphine...).

Pour le reste, c'est la même réalité sur l'île de la Réunion qu'en Métropole. Le confinement est déclaré ici depuis plus de 3 semaines afin de tenter d'endiguer la propagation du Covid19. Au vu de l'évolution de la situation, on s'y attendait, mais on ne savait pas comment on aller vivre les choses. On a maintenant la réponse : Au vu des circonstances exceptionnelles, on le vit bien (très bien même !).

On a d'abord tout de suite créé une routine pour garder quelques repères : sport, méditation, jeux vidéos, jeux de société, séries, lecture, cuisine, écoute de musique et podcast. En fait, sur ce point, ça ne nous a pas beaucoup changé de nos derniers mois en voyage (on a développé un vrai talent pour s'enfermer et faire des choses rien que pour nous!).

On prend aussi des nouvelles de nos proches, familles comme ami.e.s. On a rien inventé, mais le truc qui est clairement devenu à la pointe du Hype en 2020, c'est l'apéro visio ! Plus un appel sonore, que des facetime ! Peut-être trop même... enfin, disons que du coup, on commence à se rendre compte de qui tient le coup et qui a clairement abandonné : on va pas dénoncer, mais pour certains ça sent le cheveux gras et le petit bourrelet naissant ! L'été va être dur...;). Mais c'est surtout un vrai plaisir et une bonne occasion de se marrer et de garder le lien.

Avoir du temps, c'est aussi tenter des activités qu'on faisait peu : côté manuel, coloriage pour Kevin (il a même pas dépassé!) et pâte à Sel pour Guillaume (qui va probablement ouvrir sa galerie d'art d'ici peu, on prend les commandes dès maintenant, on accepte la CB!).

Côté intellectuel, Kevin poursuit l'apprentissage de l'anglais, Guillaume regarde des conférences sur différents sujets sur Youtube (bon souvent, une vidéo en emmenant à une autre, il se retrouve vite à regarder l'intégral de l'amour est dans le pré!). Côté spirituel, ça parle Raiki, Qijong, Cohérence cardiaque et développement personnel à gogo ici. Parfois, on pourrait croire qu'on est dans l'adaptation d'un livre de Laurent Gournelle ! Ok, on est aussi pas loin de l'ambiance maison de repos... mais ça nous va plutôt bien !

Suivant les préceptes de Léa, Guillaume s'est d'ailleurs lancé dans un jeûne de 4 jours (4 jours en plus des 2 jours de descente alimentaire bouillon/légumes mixés et des 2 jours de reprise). Aucune nourriture, seulement de l'eau. Une expérience fantastique. Fantastiquement dure : Insomnies, courbatures, mauvaise haleine, maux de tête et vomissements. De quoi bien occuper le confinement. Mais au final, après les tous premiers jours difficiles, la suite est vraiment...bon difficile aussi, mais porte ses fruits : on se sent bien, dans son corps et dans sa tête, en forme et plein d'énergie.

Après ça par contre, il était clairement temps de reprendre l'apéro...

On a plutôt conscience que notre situation reste privilégiée et c'est aussi ce qui fait qu'on se sent bien : nous ne sommes pas les personnes les plus à risque (et on fait attention), on ne perd pas d'argent (puisque on n'en avait pas!), on a pas d'enfants à gérer (bonheur !!)... Alors, on fait en sorte que cette période soit la plus cool et agréable possible.

Enfin, notre dernière bonne astuce : on reste éloignés de l'info en continu. La seule info qui nous intéressera, c'est quand tout s'arrangera ! D'ici là, on continue à vivre !

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C'est l'été à la Réunion. L'été Austral. Grand soleil puis orage, pluies régulières, menace de cyclones, variétés de micro-climats. Températures supérieures à 35°, Corps moites, chaleur humide... C'est une saison ou il n'est pas toujours simple de prévoir le programme des journées, d'organiser une randonnée ou une sortie à la mer tant la météo est changeante. Mais la nature offre des paysages époustouflants et même par temps de pluie et de vent, certains lieux sont incroyablement beaux.

C'est le cas notamment du Grand Souffleur, devenu l'un de nos sites favoris. Sur le littoral, le long de la route qui chemine à l'ouest de l'île, d'étang salé à Saint Leu, de puissantes vagues viennent se fracasser contre les falaises de basaltes brunes en un grand feu d'artifice d'embruns qui se jettent dans les airs jusqu'à plusieurs mètres !

C'est aussi une période ou les insectes sont très présents, peut-être plus que pendant l'hiver, et où ils se réfugient un peu partout au sein des maisons : Papillons multicolores, Libellules surdimensionnées mais aussi Gros cafards grouillants, araignées sauteuses ou au très longues pattes, guêpes protectrices des nids, moustiques tigrés agressifs ou petits scorpions « bruns » : voilà quelques unes des « gentilles» bêbêtes que nous côtoyons quotidiennement, la plupart du temps inoffensives. Ce qui ne nous empêche pas de nous faire quelques petites frayeurs.

C'est donc dans cette fin de saison d'été que nous avons passé notre premier mois réunionnais, à la Ravine des Cabris, à un petit quart d'heure de l'entre deux et une vingtaine de minutes en bus de Saint Pierre, la « capitale » du Sud de l'île.On y va d'ailleurs régulièrement, autant pour nous baigner sur sa petite plage que pour dévaliser les snacks de bonbons piments et autres samoussas. C'est là bas qu'on a retrouvé Marjo, une ancienne collègue de Guillaume installée ici depuis plus d'un an maintenant, pour une journée « 3B » - Bouffe / Baignade / bières !

Le voyage en Asie a laissé place à l'organisation d'un nouveau quotidien et avec lui, de nouveaux repères et habitudes.On continue de profiter de la plage le week end en famille ou de redécouvrir les spécificités de l'île, comme les dimanches soirs animés par les concerts des rondavelles de Saint Leu.

La colocation avec Léa se passe toujours parfaitement bien et on a même eu droit à un bonus piscine, chien et chats en passant une semaine dans la maison de ses amies dont elle avait la garde. Forcément, dans ce rythme détendu, l'apéro de début de soirée fait partie désormais de nos rituels et on trouve régulièrement une nouvelle occasion de trinquer tous les trois.

Entre deux discussions sur le bien être (méditation, le Raiki, la micro-kiné ou le jeûne), la culture LGBT ou la vie sur l'île, Léa nous propose de nous emmener découvrir les tunnels formés par les coulées de lave successives du piton de la Fournaise. Nous voilà donc partis vers le sud sauvage, sous un temps capricieux, pour rejoindre un chemin caché derrière les arbres que seul.e.s les initié.e.s semblent connaître. La montée à pied est plus ardue que prévue, et il nous faut grimper entre les pierres glissantes, les branches et les feuillages. Si l'on peine à trouver l'entrée d'un tunnel, le parcours lui est magnifique, et le contraste entre l'éclat de la végétation et la noirceur de la roche volcanique est saisissant. Alors que notre sueur se mélange à la pluie, on finit par trouver une cavité sombre cachée derrière de gros cailloux que l'on pense être l'entrée principale. Illuminés de nos lampes frontales, on s'y aventure mais ce tunnel ne fait finalement pas plus d'une vingtaine de mètres. C'est pourtant le seul que l'on trouvera. La nature ce jour ci avait décidé de préserver quelques uns de ses secrets...

Au retour, nous nous arrêtons sur la plage de 'Ti sable pour déjeuner. Si la pluie s'est arrêtée, le ciel reste sombre et les nuages pesants. Poussée par le vent, la mer s'agite et les vagues déferlent sur le sable noir. Un pique nique au charme Apocalyptique.

Il y a tant à faire à la Réunion qu'il nous est parfois difficile de choisir. On nous conseille différentes randonnées, différents points de vue, différentes cascades. Parfois le mieux, c'est de se laisser guider. C'est en tout cas de cette façon qu'on découvre « la savane », une randonnée atypique dans les hauts de Saint Paul ou nous emmène Sabrina. Ici, en surplomb de l'océan, au croisement de plusieurs ravines, la végétation est sèche et la couleur jaune des herbes hautes domine. La chaleur est écrasante, le soleil tape fort, beaucoup plus que ce que nous avions imaginé, et l'ombre se fait rare. Nous réalisons rapidement que nous avons mal anticipé la quantité d'eau nécessaire. Owen, boxer pourtant énergique, avance comme nous parfois difficilement. Le chemin n'est pas toujours bien balisé et il n'est pas simple de se diriger sur les bons sentiers. Après trois heures de bonne marche et des gourdes vides jusqu'à la dernière goutte, c'est finalement heureux de la matinée mais aussi soulagés que nous rentrons.

Souvent, Vincent et Sabrina nous prêtent la voiture à la journée. C'est Kévin qui est au volant. Son envie de permis de conduire est née ici il y a bientôt 3 ans et c'est aujourd'hui lui qui nous conduit sur les routes de montagnes ou de bord de mer. Chaque jour, il gagne en aisance sur les différentes routes en lacets des montagnes, même si certaines montées en épingle semblent encore bien impressionnantes. C'est le cas pour les virages de Langevin qui mènent aux chutes de Grand Galet, une falaise de plusieurs dizaines de mètres d'où surgissent de la même paroi plusieurs cascades. Un lieu incroyable où il faut parfois négocier sévèrement avec la route à la presque verticale pour pouvoir s'y rendre. Quand Anna nous propose donc un dimanche de nous y amener avec ses ami.e.s et son chien Zoumine (qui devient lui aussi rapidement notre pote), c'est avec plaisir que nous acceptons de nous y faire conduire.

Après avoir admiré la beauté du site, on poursuit la journée par une petite randonnée à Cap blanc, à l'ombre des filaos dans un sous bois envahi par la végétation le long d'un petit cours d'eau. Après plus d'une 1h de marche, on atteint le bassin de la rivière ou luttent contre le courant quelques truites. Un endroit idéal pour pique niquer.

Sur le chemin du retour, on s'arrête à Grande Anse, une plage de sable blanc sous des cocotiers ou se réunissent en nombre les réunionnais. Mais aujourd'hui, l'ambiance est un peu particulière et les gens semblent suspicieux. Ici comme partout ailleurs, l'actualité nous rattrape et l'incertitude grandit.


Le lendemain, lundi 16 mars, celà fait un mois que nous sommes arrivés ici. Mafate, Cilaos, Salazie : Il nous reste tant à faire à la Réunion. Mais ce lundi, c'est aussi le jour où les mesures de confinement pour lutter contre la propagation du virus se décident en France, en métropole comme sur l'île. Résignés mais confiants, on se prépare donc à ce que notre séjour ici prenne un autre tournant, dans l'attente de pouvoir à nouveau arpenter les sentiers de la Réunion.

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Les 5 premiers mois de voyage nous ont assurément permis de développer (si besoin était) notre capacité rapide d'adaptation. Ainsi, seulement deux petites semaines après notre arrivée sur l'île de la Réunion, nous y sommes déjà presque comme chez nous. Retour donc sur ces 15 premiers jours...

Après un vol de moins d'une heure entre Maurice et la Réunion, nous rejoignons Vincent, le père de Kevin et sa plus grande des deux sœurs Enola sur le parking de l'aéroport. Notre première venue sur l'île date de 2017 et on en garde un souvenir assez fantastique.

Mais il y a pourtant toujours cette sensation que le temps passent vite. D'ailleurs, cette fois ci, c'est Enola qui est au volant ! Après quelques virages qui serpentent dans la vallée, au bout du village de l'Entre Deux, nous arrivons à la case. Nous retrouvons le reste de la famille, Sabrina et Shanoa mais aussi un petit nouveau. Enfin « petit »... une trentaine de kilos de muscles et de poils, Owen, boxer de presque un an, nous adopte très rapidement. un air attendrissant et beaucoup d'envie de jouer mais une stature tout de même impressionnante et quelques élans maladroits...Très bien, nous allons pouvoir continuer à nous réconcilier avec les chiens !

Les retrouvailles sont chaleureuses, gourmandes et arrosées : du vin, du fromage et du pain, le graal ! La soirée est joyeuse, on prend des nouvelles des uns et des autres, personnelles, professionnelles, amicales. On actualise les infos, on échange des souvenirs, on se confie quelques mésaventures. On raconte aussi différentes anecdotes du voyage même si avec le blog, on réalise que toute la famille a pu nous suivre durant ces quelques mois.

De la terrasse de leur cases, on retrouve les montagnes, impressionnantes et majestueuses, plongées dans quelques nuages. Dans le cours de la journée, on descend promener Owen avec Vincent et Sabrina sur un petit sentier à la végétation abondante et exotiques (bananiers, flamboyants, palmiers, frangipaniers...) et aux fleurs exubérantes et colorées (becs de perroquets, passiflore, Bougainvilliers, Heliconia...). Le lendemain, sur la route des tamarins, au fil des ravines qui nous traversons, notre regard navigue de droite à gauche, des hauteurs rocheuses en surplomb à l'immensité de l'océan en contrebas.

Nous voilà bel et bien revenus à la Réunion.

Nous passons la première semaine dans la famille de Kevin, simplement le temps de nous organiser. C'est un tout nouveau rythme que nous entamons à la Réunion et il nous faut prendre nos propres marques. Nous avons prévu de rester sur l'île 3 mois, alors nous voulons construire ici même de manière transitoire une vie douce faite de découvertes et d'habitudes. Ca paraît d'ailleurs un peu bête mais on prend plaisir à retrouver des marqueurs du quotidien : dormir au même endroit, ranger ses vêtements hors du sac à dos, défaire la trousse de toilette, faire sa propre lessive, cuisiner soi même une salade ou une omelette... Et oui, nous sommes comme tout le monde vous savez;)

Pour le logement, en plus de recherches actives pour des sous-locations, nous avions prévu de faire durant 2 à 3 semaines du woofing (aide aux travaux à la ferme en échange du logement et des repas). Notre visite sur la petite exploitation nous fera très vite changer d'avis : plus aucun animal à s'occuper à par un chien « qui bouffe les culs » (dixit la maîtresse), pas de légumes à cultiver sur cette saison, un accueil froid et distant des propriétaires et des conditions d'accueil vraiment rudimentaires. On a même cru à une blague... C'est très vite décidé, on passe notre tour, merci, au revoir.

Et finalement, tout se met parfaitement en place. On rencontre Léa, une kiné d'une trentaine d'années, drôle et facile à vivre, avec qui le feeling passe directement et avec qui nous voilà lancés dans une colocation de quelques semaines. Entre apéros, confidences et bien être (Ennéagramme, Jeune, Raiki, tout ça tout ça...) c'est un peu Psycho TV Réalité ici. Et on se marre bien !

Pour la suite, on a loué un logement en avril rien qu'à nous et pour le mois de mai, on a eu la chance (merci Marie) de trouver un plan super motivant : on gardera une case d'un couple adorable sur Saint leu qui partent en vacances un mois en métropole et qui recherchaient des personnes pour garder leur chien et leurs poules durant cette période. Juste parfait !

On retrouve aussi notre copine Anna, la plus créole des Z'oreilles et on commence à se faire quelques connaissances. Plusieurs ami.e.s ont aussi prévu de venir sur les mois d'avril et mai.

Toutes ces belles rencontres, ces chouettes retrouvailles et ces concours de circonstances finalement positifs ont donc vite dissipés nos quelques doutes à venir ici sur une si longue période. On s'y sent vraiment bien et le plein de nature qu'il est possible de faire ici y est aussi pour beaucoup !

L'île de la Réunion est réputée pour ses nombreuses possibilités de randonnées aux dénivelées plus ou moins importants et aux points de vues souvent époustouflants. On est donc très demandeurs pour se lancer dans de longues marches. Et c'est tant mieux car nous avons la chance d'avoir une super guide avec nous, entraînée et sur-motivée : Indiana Sabrina !

Avec elle et Vincent, nous partons dès les premiers jours en randonnée, d'abord à l'ascension du Dimitile avec une randonnée de 13km et de 700m de dénivelé. C'est là qu'on a d'ailleurs compris qu'on va devoir renforcer nos cuisses et nos genoux... mais les paysages et le point de vue sur le piton des neiges en valaient vraiment la peine.

Quelques jours plus tard, c'est à l'assaut du piton de la fournaise que nous partons, le volcan encore hyper actif de l'île, pour une marche de 5h. Si une fois en haut, le ciel était trop nuageux pour apprécier le point de vue, le chemin casi lunaire sur la roche volcanique, noire et escarpée, est déjà un spectacle à lui seul.

Deux premières randos donc, qui en présagent beaucoup d'autres.

Alors bien sur, deux randonnées ne remplissent pas deux semaines et notre rythme de vacanciers au long court nous laisse pas mal d'envies et beaucoup de temps. Tant mieux, il y a tant à voir, faire et sentir ici.

Nous avons visité la ville de Saint Pierre, de sa mairie, ancien grenier à blé, à son front de mer où l'eau est chaude et la baignade bienvenue. De sa grande rue commerçante à ses ruelles où nous avons traqué les Gouzous. Comme un peu partout sur l'île, sur des murs ou des pieds de ponts, ces petits personnages jaunes, maintenant ultra célèbres, créés par le street artiste Jace, s'affichent en grand comme en secret.

Nous nous sommes baignés dans le lagon bleu turquoise de l'Ermitage. Dans ses eaux limpides, à seulement quelques mètres du bord, nous y avons rencontré une faune marine dense et des poissons multiformes. Le dimanche, abrités sous l'ombre des pins, en famille, nous avons sorti table, chaises, glacière et jeux pour déjeuner sur la plage.

Ici, à la Réunion, pour les créoles comme pour les z'oreilles, le pique nique le week end est une véritable institution. Personne ne semble donc effrayé pour monter un campement éphémère géant avec barbecue, banc, poufs, parasols, musique ou hamacs. On y mange des salades, des Carry, des bonbons piments, des bouchons ou des samossas. On y boit du rhum arrangé, rarement du vin et forcément de la dodo, la bière locale et bon marché.

Nous nous sommes baignés aux trois bassins (bassin Aiguillette), dans l'une des centaines de cascades que compte la Réunion. Autre joyaux de l'île, ces chutes d'eau sont parfois vraiment spectaculaires.

Marcher. Se baigner. Plonger. Randonner. Et se poser. Réellement. Décompresser. Faire des choses futiles. Nous arrêter un peu. 3 mois à la réunion, c'est aussi une chance pour nous de « digérer » les quelques mois en Asie, d'envisager sereinement le retour tout en vivant pleinement les instants présents ici.

Alors qui sait, au vu de la beauté de cette île, de tous ses trésors à découvrir, peut-être manquerons nous finalement de temps pour tout faire...

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Publié le 19 février 2020

Visiter l'île Maurice en une semaine relève de l'impossible tant ce petit bout de terre (pas si petit finalement) a à offrir. C'est donc à regret que nous nous en sommes rendus compte, réalisant que nous allions devoir faire des choix. Pour autant, Maurice restera pour nous une très belle parenthèse dans notre voyage, entre l'itinérance asiatique et l'installation temporaire à la Réunion.

Maurice est un pays d'Afrique composé essentiellement (mais pas seulement) de l'île du même nom. On y parle Français, Anglais ou Créole selon les situations, ce qui donne un mélange de langues plutôt atypique et singulier. Du nord au sud, elle mesure 65km de long pour 45km de large, mais les trajets en bus sont souvent très longs et peuvent sérieusement empiéter sur la journée.

S'ils sont souvent vieux et importés de différents pays d'Europe et d'ailleurs, ils ont au moins le mérite de nous donner un aperçu presque exhaustif de l'île, entre traversée de champs de sucre de canne, pitons rocheux et bord de mer. Au fil des routes, on y découvre aussi les villes et villages aux noms évocateurs : grand baie, trou aux biches, Flic en Flac, Gros caillou...

Ici, la végétation, les bambous, les cactus, les cocotiers et les fleurs poussent partout. Le jardin des pamplemousses que nous visitons permet d'ailleurs de découvrir la grande diversité des espèces d'arbres et de plantes que l'on retrouve à Maurice . Un petit paradis pour les oiseaux exotiques et les chauves souris qui peuplent l'île.

Les murs des maisons sont souvent colorés, les petites boutiques se parent de couleurs vives et souvent délavées par le temps. Aux abords des plages, des snacks dans des cabanons en bois ou taules participent du décor. Ici et là, on croise un temple hindou, une mosquée ou une église. Une des plus célèbres et emblématiques de l'île est celle du Cap Malheureux, avec sa toiture rouge et son clocher qui surplombe la mer.

Malgré les pluies annoncées, c'est une alternance de soleil, de plages et de mer qui guidera notre semaine.

On profite ici des plages de sables fins, du beau temps à l'ombre d'un palmier ou d'une petite forêt de pins, et surtout d'une eau turquoise et transparente, peuplée de coraux et de petits poissons. Ils ne nous en faut donc pas beaucoup plus pour occuper nos journées à observer la faune marine. Un spectacle dont on ne se lasse toujours pas !

Et puis, cette semaine à Maurice fut aussi l'occasion de retrouver quelques petits plaisirs simples qu'on commençait à oublier, comme par exemple « cuisiner ». C'est un grand mot bien sur, mais les salades de légumes que nous préparons accompagnent à merveille les spécialités d'ici, gâteaux piments, samoussas ou croissants fromage.

Finalement, avec un masque sous l'eau, de bons plats locaux et la chaleur des rayons du soleil, la huitaine de jours défilent très vite et la parenthèse se referme doucement pour ouvrir une nouvelle page du voyage : Île de la réunion, on arrive !

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Publié le 11 février 2020

Dernière cantine de rue, dernier padthai, dernier souvenir acheté, dernier massage, dernier passage au 7/11, dernier temple, dernière bière Chang... Et finalement encore un dernier passage au 7/11, on a du mal à s'en passer !

Après presque 5 mois en Asie, 150 jours exactement, nous nous apprêtons à cloturer la première partie du voyage.

Pour cette dernière semaine, c'est presque une évidence de finir par Bangkok, cette grosse ville qu'on a appris à aimer et ou l'on se sent presque aujourd'hui "comme à la maison".


Ici, nous retrouvons Eléonore et Adrien qui découvrent la capitale pour la première fois. Avec eux, on emprunte notamment le bateau public sur les klongs, une de nos plus belles découvertes ici. Un Bangkok modeste, tout en contraste au fil de l'eau... C'est une des images que l'on gardera de ce périple en Asie du sud est, même si nous en avons beaucoup qui se bousculent dans notre tête au moment de lui dire au revoir.


Nous avons aussi le plaisir lors de ces derniers jours d'être encore surpris par Bangkok : nous découvrons le quartier de Taling, de l'autre côté du Fleuve. Moins touristique et plus calme, c'est un endroit plein de charme, de vie et d'authenticité qui serpente au milieu du marché et des petites ruelles sans voiture.

C'est sur cette rive du Chao Prayah qu'on passe une des dernières nuits : notre amie Flo nous a offert, réservée de France, une chambre dans un hôtel très classe, avec piscine, lit extra large, cocktail de bienvenue, petit déjeuner gargantuesque et vue sur le fleuve. On en profite pour ouvrir la bouteille de vin rouge offerte par Adrien. On va être honnête, on est très très bien !


Et quel chemin parcouru entre cette chambre d'hôtel et la toute première, au mur en bois, salle de bain en taule et propreté optionnelle. Entre les deux, une cinquantaine de chambre qui on été tour à tour nos petits "Chez nous" depuis septembre.

Des chambres d'hôtel, mais aussi des milliers de kilomètres en train, bus, bateau, tuktuk, taxi, scooter et vélo. Des villes, des villages, des campagnes, des sites naturels à préserver. Des moments forts, magiques, intenses. Des paysages incroyables, surprenants, magnifiques. Des moments de joie, de complicité, de bonheur. Des doutes aussi parfois, des questionnements, des petits coup de blues. Des saveurs, des odeurs, des bruits. des rencontres, de l'étonnement, des découvertes.

Et finalement, dans une vie nomade, un quotidien qu'on a su réinventer et qui nous aura peut être un peu changé, sûrement rapproché.


Après tout ça, notre prochain "chez nous" sera donc la Réunion, ou nous resterons quelques mois. Malgré une certaine tristesse à quitter l'Asie, c'est aussi une forme de gratitude et de fierté que nous ressentons après ces 5 mois passés ici.

Ces sentiments se mélangent aussi à l'excitation que nous avons à nous projeter pour la suite, mêlée à quelques appréhensions à l'approche de cette seconde partie du voyage. Un joyeux bordel intérieur donc ! C'est aussi un peu ça, se sentir vivre !

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C'est presque devenu un rituel. Une étape transitoire obligatoire. Le passage par Bangkok, pour quelques jours, entre deux destinations. Et malgré la multiplication de nos venues dans cette énorme ville, on trouve chaque fois de nouvelles choses à y faire et de nouveaux lieux à y découvrir.

Cette fois ci, C'est dans les quartiers de Silom et de Siam, en plein centre ville, que nous nous posons. La ville est polluée, plus que les dernières fois ou nous sommes venues, et des masques sont distribués aux sorties des métros. Nous sommes ici au cœur de l'activité commerciale et nocturne. Qu'on aime ou pas, les centres commerciaux sont ici souvent atypiques, spécialisés dans un domaine et très différents de ce que nous connaissons. Nous découvrons notamment le Méga Plaza, et ses 7 étages exclusivement consacrés aux jouets, jeux vidéos et figurines de manga. On repasse aussi par le MBK, pour dépenser quelques Baths dans l'énorme salle d'Arcade du 8ème étage. Des dizaines d'écoliers et écolières, collégien.ne.s et lycéen.ne.s, encore habillé.e.s de leurs uniformes de leurs établissements respectifs, viennent se déchaîner sur les bornes de jeux vidéos, tapent frénétiquement sur les machines, dansent sur les tapis électroniques ou manient avec rapidité et habilité les joysticks. Un spectacle en soi !

Autre spectacle dans ces quartiers de la capitale, celui de la nuit et de sa folie débridée. Autour de Silom, sous les néons roses et bleus, les corps d'hommes et de femmes s'affichent, se montrent, se dénudent et se commercialisent dans les différents bars et clubs qui se concentrent autour de la rue de Patpong. Alcool, musique, sexe, prostitution, excès... C'est aussi une des réalités de Bangkok....

Mais notre venue à Bangkok ne reste qu'un passage éclair de 2 jours. Une nouvelle nuit en train nous attend pour descendre dans le sud de la Thailande, à l'Ouest cette fois, le long des côtes de la mer d'Andaman.

Adrien, un copain nantais, commence de son côté un voyage en Asie, possiblement de plusieurs mois, et rejoint sur les îles du Sud Eleonore, son amie partie sur les routes depuis septembre. On décide donc de le/les rejoindre. Nous nous retrouvons d'abord à Krabi, ou a atterri Adrien. La ville n'est qu'un stop avant de continuer sur les îles de la mer d'Andaman mais nous y découvrons tout de même un chouette marché de nuit où une grande scène installée au milieu voit défiler chanteurs.euses et danseurs.euses amateur.e.s avec plus ou moins de succès et d'humour ! Quelques bières, un peu de malbouffe pour les accompagner, des anecdotes de voyage et des nouvelles de Nantes, voilà qui remplit bien la soirée.

Nous arrivons à Koh Lanta en début d'après midi, le jour suivant. Bien que son nom soit très célèbre pour l'émission de télé éponyme, qui a en fait été tournée sur un îlot à côté, on est très loin de l'île des aventuriers (on s'en amusera d'ailleurs en vidéo...). Mis à part le fameux totem installé en géant sur une plage du sud, l'île est habitée, touristique et avec tout ce qu'il faut d'infrastructures. Elle se découvre plus facilement en scooter que nous louerons à notre hôtel. l'île est en son centre recouverte de forêts primaires et sur son rivage, de longues plages de sables blancs s'étirent parfois sur plusieurs kilomètres. Quelques virages donnent l'occasion d'admirer les côtes boisées qui plongent dans les eaux vert émeraude de la mer au rythme des marées.

Ici, on continue à adopter un rythme très tranquille et c'est dans la piscine de l'hôtel, avec vue sur la mer, qu'on passe une partie de la matinée, de la fin d'après midi de la soirée et parfois même de la nuit ! En journée, chacun organise ses activités et c'est le soir que nous nous retrouvons tous les 4 sur une des plages de l'île. Les pieds dans le sable, au son des vagues, dans un décor de vacances absolue, la détente continue pour nous. Les restaurants proposent, au delà des plats plus courants, du poisson grillé au barbecue, tout juste pêché. Sur une autre plage, nous assistons à un « Fire Show », un spectacle ou de jeunes artistes manient devant nous bollasses enflammées et torches ardentes. Impressionnant !

Finalement, nous ne passons que 4 jours ici. A vrai dire, Koh Lanta est très beau mais le charme opère un peu moins ici que sur la côte du Golfe de Thailande. Et puis, nous avons très envie de voir des pitons rocheux sortirent au milieu de la mer, image qu'on a vu à plusieurs reprises sur certaines cartes postales. Pour ça, nous avons le choix soit de nous rendre sur l'île de Koh PhiPhi, soit de rejoindre la baie de Phra Nang. Après plusieurs échos négatifs sur Phi Phi, nous choisirons la seconde option. Adrien et Eléonore quant à eux, décide de poursuivre vers Koh Tao.

C'est dans la ville d'Ao Nang que nous nous arrêtons. C'est une petite station balnéaire sans véritable charme, mais entourée de hautes falaises creusées de nombreuses grottes. Et surtout, au large des splendides plages, baignant dans la mer, jaillissent de gigantesques formations rocheuses sculptées par le vent et l'eau. Époustouflant !

On s'en rendra d'autant plus compte lors d'une journée que nous passerons en bateau à découvrir différents îlots aux alentours. Au milieu de ce décor superbe et sauvage, on plongera dans des eaux transparentes et chaudes, habitées par plusieurs espèces de poissons (némo!), et découvriront de magnifiques petits îlots. Malheureusement, quelques méduses rendront le snorkelling moins tentant et la pression dans l'eau provoquera une douleur intense de plusieurs jours à l'oreille pour Guillaume.

C'est donc plutôt sur trois journées repos, hôtel, télé et piscine qu'on clôturera notre séjour dans le sud de la Thaïlande. Et finalement ça nous réussit aussi !

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Des cocotiers sur les rives du fleuve, des buffles qui se baignent dans l'eau, des pêcheurs qui lancent leurs filets par dessus de petites barques motorisées, des habitations rafistolées en bois ouvertes sur l'extérieur et sur la nature, des grands champs de rizières jaunies par le soleil. Aucune voiture, pas de routes, juste des chemins de terre qui serpentent tout autour des îles. Des poules, des canards, poussins et canetons en liberté qui viennent picorer nos pieds. Parfois au bord de l'eau, parfois dans les herbes hautes et parfois au milieu du village, les vaches et veaux sont partout chez eux, cohabitants pacifiquement avec les nombreux chats et chiens.

Nous voici donc à Don Det et à Don Khône, les deux principales îles des 4000 îles au sud du Laos (en vérité, on en compte plutôt une centaine). Après un mois passé en Thaïlande en famille, l'exemption de visa touchait à sa fin et nous devions sortir du pays pour quelques jours. Nous avions particulièrement aimé la partie Nord du Laos et c'est assez rapidement que nous avons décidé de découvrir le sud. Évidemment, pour arriver jusqu'ici, il a fallu plusieurs heures de transport : une nuit dans un train, 4 heures dans un bus, trois autres sous la bâche d'un camion, et une petite demi heure de bateau... Mais c'est vite oublié une fois foulé la terre rouge des 4000 îles.

Bercées par les Flots du Mékong, un peu à part, un peu coupées du reste du monde, de son agitation et de son vacarme, l'endroit appelle à la douceur, insuffle la tranquillité et impose la paresse. Bien sûr, aujourd'hui et depuis sûrement plusieurs années, ces îles ne sont pas isolées et ne sont plus secrètes. Chaque jour, sur des longs bateaux en bois, c'est une petite dizaine de vacanciers qui débarquent et autant qui s'en vont.

Mais malgré tout, les habitants ici n'ont semblent-ils pas cédés aux sirènes du tourisme de masse. Ils en vivent, c'est certain, et la pointe de Don Det, port d'arrivée sur l'île, alignent petits restaurants, hôtels et bungalows en bois. Une partie qui reste d'ailleurs charmante, dépaysante pour nous, agréable pour s'y arrêter et où les laotiens y font aussi leurs vies. C'est ici que nous nous posons, en s'offrant une fois de plus un hôtel avec piscine et vue sur le fleuve. bronzer sur une chaise longue, lire les pieds dans l'eau, jouer aux cartes, nager longuement dans le bassin...on s'habitue vite à ces petits plaisirs...

On repère aussi rapidement deux restaurants qui deviendront nos autres lieux de « paresse », lors de nos repas ou nos envies de shake fruités, menthe-citron-miel. Pour d'autres touristes qui le demandent, et avec la complicité des autorités laotiennes, les shake sont aussi proposés « happy ». Ce n'est pas pour nous, mais c'est aussi une des curiosités de l'endroit.

Une autre partie des îles, bien plus vaste et étendue, laisse se dessiner des paysages d'une beauté sauvage et brute, dorée par les rayons du soleil. C'est d'abord à pied, lors d'une balade de plusieurs heures, puis en vélo les jours suivants, que nous nous y enfonçons. On transperce les champs, s'arrêtant de temps en temps pour observer les animaux et l'apaisement qu'ils nous inspirent. On traverse de grandes forêts de bambous, caillouteuses et ombragées. On se baigne dans les eaux tempérées et calmes du Mékong, non loin de cascades et de rapides où le fleuve s'agite.

Tout ici est une invitation à se détendre. Et tout ici semble facile. Si facile qu'on s'y pose d'abord quelques jours, puis finalement un peu plus. Une belle façon de clôturer notre (re)découverte du Laos, pays qui confirme être un véritable coup de cœur de notre voyage en Asie.

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Publié le 13 janvier 2020

La journée à Bangkok est express. Elle permet pourtant à la famille de mieux découvrir la ville, au fil des eaux agitées des labyrinthes de klongs, dans le tourbillon de son centre ville, dans le calme du parc Lumpini ou dans le silence des temples.

Mais à peine le temps de cette petite transition et nous voilà déjà dans le bus pour descendre plus au sud, à Koh Tao, profiter de l'eau bleue et de l'ambiance relaxante de l'île. Le trajet pour s'y rendre nécessite de porter son sac à dos dans les rues, de dormir dans le car, d'attendre quelques heures de nuit sur une plage puis de prendre le bateau jusqu'à destination. C'est amusant de voyager en groupe en backpackers, et encore plus de voir comme les filles suivent la cadence sans se plaindre. Ce fut surement moins drôle pour les autres personnes...un groupe de 7, ça peut faire beaucoup de bruit...

Quand nous embarquons sur le bateau, le jour vient tout juste de se lever. Les visages trahissent la fatigue que l'on ressent tous après la nuit passée mais aussi la joie d'être enfin arrivés. Après 1h45 de bateau, nous atteignons le rivage et débarquons sur le flanc ouest de l'île. On découvre notre hôtel, des chambres spacieuses, une piscine et la proximité des plages.

Troisième étape du séjour de la famille Hernandez et une aventure qui continue donc. De notre côté, on est aussi content d'y retourner, l'esprit plus léger, avec un regard presque neuf. On sent vite qu'on va se sentir bien ici !

Koh Tao est une très belle île, développée et animée mais encore sauvage à quelques endroits. Elle est voisine avec l'île de Koh Phangan, ou s'organise chaque mois à la pleine lune une énorme fête sur la plage regroupant plusieurs milliers de touristes. Ca tombe bien pour nous, la fullmoon a justement lieu cette semaine. Koh Tao et ses plages semblent donc plus désertées par les touristes. La mer turquoise, la végétation abondante, les cocotiers et l'ambiance chill sont eux bien présents !

Le premier jour est calme pour tout le monde, on traîne dans la piscine, on fait une première sortie plage ou fanni se fait de nouveau plusieurs amis chiens errants (une belle leçon pour nous qui en avions peur) et on termine la journée dans un marché local trouvé au hasard d'un bruit de concert, avec petits stands de nourritures et jeux de fêtes foraines. L'un d'eux consiste à lancer des anneaux en plastique sur des bouteilles. On s'y essaie sans succès. Autre échec également : Julien, le grand frère de Guillaume, s'est mis en tête de trouver des tongs à ses filles. Ce sera le runing gag du séjour. Spoiler : elles sont revenues avec les mêmes sandales qu'à l'aller !

C'est à partir du lendemain qu'on profitera réellement de l'île. Thibault d'abord, le petit frère, s'offre une journée en scooter en solo pour arpenter l’île du nord au sud. Il en reviendra conquis ! Pour nous, ce sera une journée plage, baignade, massages pour certains, jeux dans l'eau, bataille de sable et premier essai pour observer la faune marine.

Mais cette première tentative n'est rien comparée à la journée snorkelling qui vient par la suite. En effet, après avoir trouvés un bateau et son chauffeur sur la plage, on passe une journée en mer, tout autour de l'île pour nous arrêter dans différents spots où la vie aquatique est particulièrement importante. Pour nous tous, c'est un moment magique. La mer est calme, le soleil illumine l'océan, l'eau est d'une incroyable clarté. Chacun enfile masque, tuba et gilets et nous voilà à observer des dizaines de petits et gros poissons, de couleurs et de formes différentes, à contempler de sublimes coraux et à nager en plein milieu d'un banc de milliers de poissons blancs et jaunes. L'un des moments les plus forts des vacances.

Pour le dernier jour, on retentera le masque et tuba sur une autre plage de l'île, mais la météo en décidera autrement ; S'il fait relativement beau, le vent amène des vagues qui elles mêmes amènent de centaines de minuscules méduses. Dommage, on se consolera le soir en prenant le repas sur une plage, éclairés par la pleine lune...

Le séjour touche bientôt à sa fin, déjà arrive le bateau pour retourner sur la terre ferme, le bus pour revenir à Bangkok. Une dernière journée pour trouver quelques souvenirs et découvrir encore un peu cette grande ville (Golden Mountain, Chinatown). Un dernier restaurant indien, le temps de faire le bilan, d'évoquer nos meilleurs moments, de se dire merci aussi.

Ca fait du bien d'être en famille. C'est parfois pas si simple, parfois fatiguant, mais finalement, c'est important. Dix jours, c'est court mais ça suffit pour vivre de forts et grands instants, des moments partagés ensemble qui construiront les souvenirs de demain.

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« Tonton, c'est quoi ça ? » ; « oh ça pueeeee » ; « c'est trop beau ici ! » ; « c'est bizarre ça un peu », « tonton il fait super chaud » ; Et voilà, nous venons de retrouver une partie de la famille dont Manon et Fanni, nos deux petites nièces qui vivent leurs premiers moments à Bangkok. Après plus d'une quinzaine d'heures de vols et d'escale, c'est à quelques heures du réveillon du jour de l'an que l'avion atterrit. Et nous voilà donc en un instant passer de 2 à 7 voyageurs : le convoi arrive, écartez vous ! Et oui, car à sept, difficile d'être discret. Avec deux enfants encore moins. Quand tu es un Hernandez, impossible !

Avec la chaleur, le décalage horaire et la fatigue, la soirée est courte mais permet déjà de sentir l’atmosphère de la ville : la sollicitation des tuktuks, l'odeur particulière de Bangkok, les cantines de de rues, la couleur des taxis, et l'omniprésence des 7/11 bien sur !

C'est le lendemain que le voyage commence réellement. Le séjour est court et le programme est chargé. Nous avons décidé de leur faire découvrir des lieux que nous avions particulièrement aimé lors de notre venue en septembre. La troupe en sac à dos que nous formons rejoint donc la gare de Thonburi, sur la rive gauche du Chao Phrayah, pour prendre le train direction Kanchanaburi où nous passerons les 2 prochains jours.

Après presque 3 heures de trajet et de traversée de paysages tropicaux et de petites villes et villages thaïlandais, nous arrivons à destination. Les sacs déposés à l'hôtel, on rejoint le centre de la ville direction le pont de la rivière kwaï. Pour s'y rendre, on monte à 7 dans une moto-taxi prévue pour 4 personnes maximum. Mais en Thaïlande, rien ne semble impossible ! On s'amuse de la situation et les petites sont fans de ce petit goût d'aventure.

La fin de journée est simple et détendue : apéro sur les bords de l'eau face au fameux pont, repas dans les allées du marché de nuit, dégustation d'insectes et de larves....

Pour le troisième jour, c'est une journée randonnée qui nous attend. Le parc national Erawan travers une jungle dense et plusieurs cascades sur 7 niveaux. Si le début de la marche est relativement facile, les choses se compliquent un peu au 5ème niveau : il faut parfois grimper entre les branches, escalader des rochers, sauter de pierre en pierre, traverser des petits cours d'eau. Mais grands comme petits suivent le rythme et nous voilà déjà à profiter, malgré les petits poissons mangeurs de pieds, d'une agréable baignade dans ces chutes d'eau naturelles.

L'aventure se poursuit encore le jour suivant, cette fois ci auprès du plus célèbre des animaux de Thaïlande : l'éléphant. Animal sacré et parfois vénéré, il a aussi beaucoup été maltraité et utilisé dans des treks ou pour des numéros de cirque. Aussi, plusieurs lieux de recueil et de protection des éléphants ont vu le jour. Pour permettre de les nourrir et de faire vivre le centre, ceux ci sont ouverts au public et aux touristes. Mais ici, pas d'exploitation de l'animal : On peut leur donner à manger, on peut se baigner avec eux, parfois les caresser, et tout simplement les voir évoluer dans un milieu naturel.

Bien sûr, ces centres ont aussi leurs limites et parfois des intentions moins louables. C'est aussi pourquoi nous avons pris le temps de bien nous renseigner et de bien choisir le lieu où nous souhaitions nous rendre. Et c'est une matinée magnifique que nous passons auprès des ces gros mammifères et l'émerveillement se lit dans les yeux de Manon et de Fanni.

Mais il faut déjà reprendre le train. Après être repassé par Bangkok, un car de nuit nous attend pour rejoindre les plages, les cocotiers et les eaux turquoises du Golfe de Thaïlande...

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On peut aimer ou détester Bangkok, mais il paraît difficile de ne pas y être surpris ou dérouté. Grande mégalopole en perpétuelle développement, elle fourmille du petit matin au fin fond des nuits.

Ville aux multiples visages, elle se montre toute autant troublante et usante que belle et charmante. Pourtant, Bangkok ne semble pas se chercher, au contraire, elle paraît revendiquer ses contradictions.

Arpenter Bangkok en une journée, c'est commencer par se perdre dans les méandres de Khao San Road, entre fêtes, commerces et tourisme. C'est ensuite monter dans un bateau public qui remonte les klongs, ses multiples cours d'eau qui serpentent dans la ville. C'est alors découvrir sur les rives des maisons modestes, un peu branlantes, faites de bois et de tôle, souvent recouvertes de plantes et de linges au fenêtre.

C'est aussi les rives du Chao Prayah ou l'on aperçoit de majestueux temples et palais. C'est prendre le métro sous terrain ou aérien ultra moderne et s'arrêter dans le quartier de Silom ou de Sukhomvit et se sentir alors avaler par les énormes buildings qui s'élèvent dans le ciel, signe de la prospérité du pays.

C'est se rendre dans un des immenses centres commerciaux qui abritent des centaines d'enseignes, sans pour autant venir troubler les marchés plus traditionnels : marché aux fleurs, Marchés flottants, Marchés de nuit.

C'est s'amuser de la spécialisation de certaines rues : rue des scieries, rue des couturières, rue des pièces mécaniques. Rues du sexe aussi (bar à prostituée, show de lady boy ou de gogo danseuse...).

C'est dans cette ville tout en paradoxe que le voyage de Valérie s'est terminé.

Une dernière journée avec l'air rafraîchissant du bateau sur les cours d'eau, le panorama offert du haut de la Golden Mountain et de son stüpa doré, la curiosité de découvrir l'oratoire dédié à la déesse de la fertilité, entouré de dizaines de représentations phalliques.

Une dernière journée avec un passage par l'immense centre commercial Terminal 21 et ses 7 étages, où chacun d'eux représentent une ville du monde : Tokyo, Istanbul, Londres, Paris, et où le détail est poussé jusqu'au décor des toilettes !

Une dernière journée avec la traversée du quartier rouge, de la rue Soï Cow Boy, éclairée par les néons roses et bleus des bars à striptease ou parfois un peu plus.

Une dernière journée avec une balade de fin d'après midi au marché de Ratchana, lieu branché pleins de stands de babioles, de vêtements et de nourriture ou Kévin a enfin pu goûter aux insectes et larves fris.

C'est donc d'ici que Valérie repart en France après un séjour mémorable ensemble. Et c'est ici qu'on s'apprête à accueillir la famille Hernandez, frères et nièces...

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Des sièges qui se rabattent et des coffres au plafond qui s'ouvrent : le wagon se transforme en quelques minutes en train couchette. C'est pour la nuit autant notre hôtel que notre moyen de transport pour rejoindre le nord de la Thaïlande. Le confort n'est finalement pas si mal même si le sommeil est rarement profond.

En une dizaine d'heures, nous voici donc à Chiang Maï, une des plus grandes villes de la Thailande mais surtout la porte d'entrée pour les treks au milieu de la nature sauvage du pays. C'est ici que nous passerons les 5 prochains jours.

Le premier hôtel que nous trouvons est central et les chambres plutôt confortables. Il se situe près d'un parc ou l'on peut tester beaucoup de structures publiques pour pratiquer du sport. Il est aussi face à un hôtel de luxe de 14 somptueuses chambres, chacune d'elles possédant sa propre petite piscine... On a pas tous les mêmes moyens, mais le fantasme n'est pas interdit ! On s'autorisera tout de même pour les deux derniers jours un hôtel avec une jolie piscine...

Très vite, le trio éphémère que nous formons trouvent ses marques dans la ville, autant des lieux (le « Cat Station », le « good day ») que des petites habitudes (les apéros, les parties de Yams). On se marre bien ensemble, d'autant plus qu'en cette période de noël, nous avons décidé de porter tous les 3 un mini bonnet rouge qui amuse beaucoup les thailandais et les amènent à nous souhaiter « Merry Christmas » lorsqu'ils nous croisent.

Le second jour, nous négocions un tuktuk collectif avec des anglophones (un américain et un irlandais) pour rejoindre Doï Suthep, sûrement un des temples les plus populaires de la Thailande. Au milieu d'une montagne, il offre une vue incroyable sur Chiang Maï et ses environs. Le temple regorge de Boudhas, grands ou petits, en or et en pierres précieuses. Plus tard, on s'arrête près d'une cascade : le chemin est court mais intense, et on retrouve une « petite aventure nature ».

Nous profitons du dimanche pour nous rendre au musée, et pas n'importe lequel : le 3D Art museum, ou musée de l'illusion. Ici, une centaine de peintures et trompes-œil nous transportent dans les fonds marins, dans la jungle ou en Égypte ancienne. Les illusions sont bien faites et souvent stupéfiantes et on y passe finalement l'après midi.

On poursuit la journée en se relaxant avec une heure de massage thaï : ça craque, ça tire, ça tord mais c'est bon ! Enfin, le soir, on passe la soirée à arpenter les allées du grand marché de nuit où des centaines d'étals de vêtements, bibelots et nourritures défilent devant nos yeux. L'occasion pour Valérie de commencer à trouver quelques souvenirs à ramener.

Si le lundi est en grande partie consacré à profiter de la piscine de l'hôtel et du couché de soleil dans un bar situé sur le toit d'un immeuble, le mardi lui, sera plus sportif : chaussures de marches, crèmes solaires, on se lance pour un trek à la journée dans le parc national de Mae Wang, à une heure de la ville en voiture. C'est parti pour une petite marche au milieu de la végétation brute et foisonnante de la région : on avance dans des forêts sauvages, on traverse des ponts suspendus, on croise des éléphants, on se pose au pied d'une cascade.

Mais le moment le plus périlleux (et drôle !) de la journée est la descente de la rivière sur une planche en bambou. L'embarcation tangue beaucoup, nos chaussures et nos shorts sont trempés et on passe plusieurs fois près de longs serpents d'eau ! De bonnes sensations et quelques frayeurs !

Le soir, c'est donc un repas de noël grandement mérité que nous nous offrons (enfin, que Valérie nous offre...) : on choisit un bon restaurant, on commande du vin, on savoure des plats locaux (une soupe Tom Kha, une salade Khao Soy, des rouleaux de printemps frais...) ! Un vrai régal!

Le séjour à Chiang Maï est passé vite mais on a profité de chaque jour. Il est temps maintenant de retourner à Bangkok, de nouveau lors d'une nuit en train, pour les derniers jours de Valérie avec nous...

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Publié le 26 décembre 2019

Avant de nous rendre dans la région Nord de la Thailande, nous décidons de faire une halte dans la ville d'Ayutthaya. A une petite centaine de kilomètres de Bangkok, cette ancienne cité était la capitale du royaume pendant plus de 4 siècles, de 1350 à 1767.

Nous décidons donc de découvrir ensemble ces vestiges historiques et louons des vélos pour faciliter nos déplacements d'un lieu à un autre. Le site est vaste et abrite des temples de différents styles et différentes époques. Par ici une tête de bouddha avalée par les racines d'un arbre. Par là, un autre boudha géant, allongé, paisible et presque souriant. Murs ,colonnes, monuments : les ruines bien préservées et classées au patrimoine mondiale de l'Unesco témoignent de la grandeur passé de la ville.

La journée passe vite, le site est impressionnant, la chaleur pesante. En fin d'après midi, il est temps pour nous de trouver à manger et nous doucher avant de nous rendre à la gare : cette nuit, nous dormirons dans le train...

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Le périple au Laos touche déjà à sa fin ! Du moins, pour sa première partie. En effet, on réfléchit à y revenir dans quelques semaines... Pour l'heure, nous filons en minibus de Vang Vieng à Vientiane, la capitale du Laos, mais surtout le passage « obligé » pour rejoindre la Thailande.

Vientiane est une grande ville à l'intérêt limité. Pas désagréable, elle reste pourtant souvent un lieu de transition plutôt qu'une réelle destination touristique. La ville dénote avec le reste du pays (Luan Prabang exceptée) et on y retrouve de nombreuses influences françaises, dans l'architecture bien sur mais également dans le nom des rues ou de certaines écoles. C'est ici aussi que sont implantés les bâtiments administratifs et les ambassades étrangères, le palais présidentiel et les différents ministères. Sans grand charme, on y trouve tout de même quelques sites d'intérêts, comme le Patuxai, l'arc de triomphe local.

Avec « seulement » un million d'habitants, Vientiane est une grosse ville tranquille, sans la frénésie des autres capitales asiatiques. La ville marque la frontière avec la Thaïlande que l'on peut apercevoir de l'autre côté du Mekong. Chaque soir sur la rive, un grand marché de nuit s'y anime.

De notre côté, même si nous ne restons que 2 jours ici, on ne compte pas s'attarder dans la ville. Il fait très chaud au Laos en décembre et on s'imagine donc bien profiter d'une journée à chiller au bord de l'eau. On se met donc à la recherche d'une piscine, d'un lieu de baignade. On trouvera mieux : un réel parc aquatique, avec toboggans, bassin à vagues, bouées ! Ouvert tous les jours, et au sein même de la ville, l'entrée n'est qu'à 2€. Ça finit de nous convaincre, on y passera la journée ! Une fois entrés à l'intérieur, quelque chose nous surprend immédiatement : nous ne voyons personne d'autre que nous. Le parc est entièrement désert, les toboggans incroyablement vides, les transats totalement libres.

C'est drôle, fou, presque étrange. Il y a bien quelques employés et maîtres nageurs, en train de dormir dans une bouée ou sur une chaise à l'ombre. Mais à part eux, nous serons donc les seuls clients du parc cette journée là. Assez incroyable !

Le lendemain, il est temps de quitter le Laos, passer la frontière par le « pont de l'amitié » et rejoindre Bangkok en train couchette. Là bas, la mère de Kevin, Valérie, arrive bientôt. Elle vient nous rejoindre pour une dizaine de jours. Le trajet se passe bien, le train est moderne, propre, confortable, et il y a une certaine excitation pour nous à retrouver la capitale thaïlandaise après l'avoir laissée il y a déjà deux mois.

Arrivés au petit matin, nous retrouvons donc Bangkok et son agitation, ses odeurs, son effervescence ! On y retrouve une cantine de rue où on aimait avaler un bon padthaï, on se prélace dans les coussins du bar « Madame Mussur » avec une grande bière Chang, on se fraye un chemin parmi les étals, les tuktuks et les touristes de rambuttri road.... Autant de petits moments simples et quotidiens qu'on s'apprête à partager avec Valérie.

Car la voilà, tout droit arrivée du froid parisien après une dizaine d'heures de vol. Lorsqu'elle nous voit à l'aéroport, son visage s'illumine et s'émeut : les retrouvailles avec Kevin sont enfin arrivés ! Elle nous présente rapidement ses deux nouveaux amis rencontrés dans le train, deux quarantenaires gays avec qui elle a partagé anecdotes, rires, vin et champagne dans l'avion. Elle n'a donc pas changé, et c'est tant mieux !

Et puis avec son arrivée, c'est un peu noël avant l'heure pour nous : notre commande est arrivée ! Savon, jeux vidéos, livres, mais surtout, surtout...Fromage et Vin ! Qu'il est bon de retrouver l'essentiel !;)

Pendant deux jours, c'est donc à elle de s'étonner, s'émerveiller et s'interroger sur cette grande ville, synonyme de première fois en Asie. Apéro, massage, 7/11, temples, chinatown, little india, khao san road, Wat Pho, fried rice et Tom Kha, Sawat die kha et Khop Khoun Kha. C'est parti pour 10 jours !

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Publié le 17 décembre 2019
Nous non plus on ne sait pas..
Le sandwich de la vie
Le laap, une spécialité du Laos! Enfin!!
Et oui c'est un croque madame.
Parfois on mange sainement
La scandaleuse saucisse cocktail à l'unité, pour les radins de l'apéro.
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Publié le 15 décembre 2019

Vang Vieng, au centre du Laos, doit sa réputation fougueuse à son passé mêlant excès, alcool, drogues et touristes plus ou moins respectueux... A priori donc, peu de raison de s'y arrêter longuement. Sauf que depuis quelques années, la ville tente de changer son image et pour ça, elle a fait le ménage ! Exit donc les pratiques dangereuses ou abusives, on y préfère maintenant proposer une gamme d'activités de loisirs, sportives et amusantes, le bien souvent au milieu de la nature environnante. Finalement, une halte s'impose !

Côté Ville, Vang Vieng s'organise autour d'un bourg plutôt agréable, un ensemble de rues perpendiculaires ou se succèdent magasins, petits shops, guesthouses, bar... Une atmosphère à la cool s'en dégage, sans stress ni pression.

Pour l'estomac cependant, pas de quoi saliver : après les délices de Luang Prabang (pâtisseries au citron, chocolat ou noix de coco, baguette de pain bien garnies au fromage ou à l'avocat, fruits frais mixés...), c'est globalement décevant. Liés en partie au passé de la ville, on y trouve beaucoup de petits stands de sandwichs bon marché et assez médiocres. Mais paradoxalement, c'est aussi à Vang Vieng qu'on a mangé (et plusieurs fois) dans l'un des meilleurs restaurants que l'on a croisé au Laos (voire même de notre voyage) : Happy Mango, ou le plaisir de déguster une Tom Kha (soupe coco), du poulet mariné aux épices relevés (pour kevin), un padthaï raffiné ou un succulent Fried Rice œufs/légumes, accompagnés d'un verre de vin rouge à la main (après 3 mois d'abstinence, soulagement!). Des spécialités thaïlandaises donc, comme un avant goût du retour prochain dans ce pays...

Mais la ville, en vrai, on ne s'y attarde pas.

Côté Nature, Vang Vieng à en revanche de quoi impressionner ! A peine quelques mètres au delà des ponts en bambou qui enjambent la rivières de la Nam Song, frontières entre la ville et la nature, et nous voilà plongés au cœur d'une campagne dominée par les champs de rizières. La récolte plus tôt dans l'année donne aux pousses séchées une couleur dorée qui s'illumine sous les rayons du soleil. Un décor idyllique pour randonner aux alentours, ou s'y lancer en vélo, et se perdre au milieu de troupeaux de dizaines de vaches, veaux et parfois même de buffles.

Au beau milieu des montagnes verdoyantes, dans une jungle touffue, on traverse parfois d'impressionnantes forêts, on emprunte des sentiers s'enfonçant entre d'immenses arbres de teck, de bananiers ou de bambous qui s'élancent dans le ciel.

Partout autour, de spectaculaires formations karstiques aux falaises abruptes dominent l'horizon . Nous aurons d'ailleurs l'occasion d'en escalader une d'entre elle, le piton Phapouak. Une petite dose d’adrénaline sur ces rochers escarpés et les échelles de fortune un peu branlantes pour un point de vue superbe sur la vallée de Vang Vieng.

Par beaucoup d'aspects, la nature de Vang Vieng nous aura régalée, impressionnée, apaisée, émerveillée. Encore une fois, on avait hésité à survoler cette étape. Et encore une fois, malgré plusieurs changements de programme, on aura finalement bien fait de s'écouter !

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Publié le 11 décembre 2019

Au nord du Laos se trouve la ville de Luang Prabang, lieu de toutes les attentions et de tous les intérêts pour beaucoup de touristes : Classée au patrimoine de l'Unesco depuis une vingtaine d'année, elle rassemble de jolis monuments religieux, une architecture travaillée, des maisons coloniales françaises... Une atmosphère paisible et douce s'en dégage.

Le soir venu, le marché de nuit se dévoile dans la rue principale au travers d'un ballet d'étals aux tentes rouges. Les vendeurs des rues entrent en scène : vêtements, sacs, bijoux, statuettes, liqueurs, marionnettes, éventails, lampes, sculptures, peintures, accessoires…

Ce n'est pourtant pas véritablement un coup de cœur pour nous, peut-être car nous sommes plus facilement subjugués et plongés dans le voyage au milieu d'un beau paysage plutôt qu'au milieu de bâtisses et de lieux patrimoniaux. Peut-être qu'ici, par son passé et l'attention pour le tourisme, nous nous sentons presque trop familier avec l'endroit, moins dépaysé.

Mais la ville est tout de même agréable et se fait facilement à pied. Il y a peu de circulation, les gens y sont sympathiques, la cuisine est plus raffinée qu'ailleurs.

Les restaurants et les bars sont ici faits pour se poser : le célèbre bar l'Utopia par exemple ressemble à une grande terrasse exotique à la végétation grimpante, ouverte sur la rivière ou l'on peut se poser du matin au soir dans un des nombreux coussins et poufs disposés un peu partout. Un vrai repère de détente !

Et puis, après presque 3 mois à avoir changé régulièrement de lieux et avoir parcouru des centaines et milliers de kilomètres en bus, train ou bateau, le besoin s'est fait naturellement sentir de ralentir le rythme. Le Laos a semblé le lieu idéal pour ça, et Luang Prabang une étape adaptée.

Ainsi, si l'on devait résumer notre séjour à Luang Prabang, trois mots suffiraient presque : Farniente, Chill et piscine ! Un programme épurée, entre petites balades, sandwichs, lecture, sport, jeux, séries, piscine, grand soleil. Et apéro bien sur. La base !

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Publié le 7 décembre 2019

A une heure de bateau de Nong Khiaw se trouve le village de Muang Ngoi, ou nous décidons de faire une petite halte d'une journée. Sur la rive gauche de la Nam Ou, on y accède par un escalier en béton qui mène à un chemin de terre orangé, unique rue du village.

Si l'endroit semble avoir développé l'accueil de touristes depuis quelques années déjà, il reste très tranquille (presque trop), avec un air de bout du monde. Il n'en reste pas moins qu'avec ses habitations en bois, ses poules qui se baladent en liberté un peu partout, son cadre tropical, sa vue sur la rivière d'où l'on aperçoit de grandes jonques fendre la surface et de grandes formes triangulaires au loin qui témoignent du relief sauvage de la région, Muan Ngoi a de quoi nous séduire.

Mais plus que le lieu, c'est finalement un petit chien errant, qu'on de surnommer d'appeler B-Boy (même nous, on ne sait toujours pas pourquoi!), et qui lui décide de nous suivre partout, qu'on se prend d'admiration et d'affection. Et, puisque le bateau du retour ne passera pas, nous obligeant finalement à prendre un bateau privé en fin de journée, c'est pendant plusieurs heures qu'on profitera de lui.

Ah le voyage, et le charme des rencontres...

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Deux planches de bois de chaque côté de l'embarcation, à quelques centimètres du plancher. Les sacs entassés à la proue du bateau. Le confort de la jonque est spartiate mais la traversée est splendide. D'une durée de 5 heures environ, la descente de la rivière Nam Ou traverse des paysages incroyables. Bordée par une épaisse végétation et dominée de part en part par d'imposantes montagnes aux contours usés, elle donne à voir le spectacle d'un Laos paisible et traditionnelle, ou, à quelques exceptions près (électricité, bateau à moteur...), le temps semble s'être figé dans une douce quiétude. Quelques buffles se rafraîchissent dans un grand bain de boue, des pêcheurs lancent de grands filets par dessus leurs barques, des femmes frottent énergiquement le linge le long du rivage, des enfants s'éclaboussent sur les bords du cours d'eau.

La vallée de Nong khiaw s'étirent sur deux rives de quelques centaines de mètres chacune au fond desquelles coulent la Nam Ou. Autour de chemins de terre sont plantés des dizaines de maisons en bois. Un pont moderne et bétonné relie les deux côtés de ce gros village.

C'est ici, dans ce paisible bourg du nord du Laos, qu'on s'arrête quelques jours. Nous posons nos sacs dans un petit bungalow avec balcon et hamac qui surplombe la rivière et fait face à d'imposantes montagnes. Le matin, à notre levée, la brume fond doucement sur leurs sommets révélant au fur et à mesure des minutes toute son impressionnante beauté. La journée, on arpente le village, on lit, on joue, on goûte, on observe, on sent, on écoute, ou on se prélasse simplement dans le hamac. Le soir venu, c'est une bière à la main qu'on savoure notre chance.

Il est possible, après plus d'une heure de grimpe et d’effort, d'atteindre le sommet d'une des montagnes qui offre un panorama extraordinaire sur la vallée. D'ici, nous avons une vue superbe sur les cimes escarpées et les couleurs automnales verdoyantes et orangées des hauteurs de la région. Au loin, dans l'horizon, le soleil inonde la silhouette des collines comme une multitude d'ombres chinoises.

On tombe complètement sous le charme de cet endroit ou nous nous sommes rarement sentis aussi bien depuis notre arrivée en Asie. La vie y est simple, facile, agréable. La douceur de chaque journée renforce notre complicité, facilite les rencontres, simplifie le lien aux laotiens. Si la venue au Laos n'a pas vraiment été une évidence au départ, il aurait été réellement dommage de rater ça tant la beauté du pays s'impose naturellement aujourd'hui à nous.

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4h du matin, nous nous levons rapidement, fermons les sacs et vérifions la chambre une dernière fois. C'est le grand jour du passage de frontière entre le Vietnam et le Laos.

La veille, nous avons fait la route de Sapa à la ville de Dien Ben Phu en une dizaine d'heures, dont les 2 premières furent quelque peu « épiques» : Dans le minivan de 9 places, nous sommes 14, et les deux seuls touristes. A côté de Kevin, sur les 3 sièges arrières occupés par 4 personnes, un vietnamien n'a d'autres choix que de se coller à lui. A côté de Guillaume, une jeune femme se laisse surprendre par le mal être des montagnes. Son petit déjeuner n'en finit pas d'être évacué dans un sac en plastique à chaque virage.... Proximité avec les locaux garantie donc! Heureusement pour nous, c'est dans un bus un peu plus grand (et moins confiné) que nous continuerons la route pour les huit heures suivantes.

Cette fois ci, nous n'avons « que » 5 heures de route pour nous rendre à Muang Khoua, le premier « vrai » village au Laos, à une soixantaine de kilomètres de la frontière. Nous ne nous attardons pas à Dien Ben Phu, juste le temps d'y manger, d'y dormir et d'avoir le plaisir de retrouver quelques degrés à la hausse. La ville ne semble pas avoir beaucoup d'intérêt, et, malgré nos réticences sur cette destination depuis le départ, liées à de mauvais souvenirs ici pour Guillaume, il nous tarde finalement d'arriver au Laos. Pays peut-être moins facile, plus « roots » sûrement, moins touristique aussi.

Alors que le jour n'est pas encore levé, chauffeurs, rabatteurs, vendeurs et voyageurs s'agitent déjà dans la petite gare routière de Dien Ben Phu. De nombreux car et minibus stationnent, arrivent ou sont sur le point de prendre la route. Nous trouvons facilement le van qui part en direction du Laos. Nos sacs sont chargés sur le toit et nous comprenons avec humour en montant dans le camion que le trajet sera encore folklorique. Plusieurs paquets et marchandises sur le sol, sous les sièges ou dans les portes bagages. A l'heure indiquée, le minibus démarre alors que touristes, Laotiens et Vietnamiens se sont entassés dans l'engin. Allez, c'est « seulement » 5h...

« Bad Dollars, we don't take it ». Le verdict est sans appel: le contrôleur à la frontière laotienne ne veut pas de nos billets qui sont semble t-il trop abimés. Sans Kip ou Dongs (monnaie laotienne et vietnamienne), nous ne pouvons pas payer nos visas. Alors qu'on s'imagine déjà bloqués ici, on se rappelle finalement qu'il nous reste plusieurs Baths, la monnaie thailandaise. Ça passe ! Avec une petit pourboire en supplément, mais on ne se formalise pas, on s'y était préparé ! On y est, Laos !

Les 72 kilomètres entre la frontière et Muang Khoua s'avalent rapidement, d'autant plus que les paysages à flanc de montagnes sont réellement magnifiques. Nous y arrivons aux alentours de 10h et dès le premier pas posé en dehors du minibus, on se sent heureux d'être là. Le charme du Laos opère immédiatement.

Sur la petite rue principale, quelques boutiques, un ou deux restaurants, quelques guesthouses. Par là une femme fabrique une étole sur un simple métier à tisser en bois. Par ici, une dizaine de poussins se précipitent sous la taule d'une habitation pour se cacher de nos pas sous l’œil suspect d'une poule. Là encore, un groupe de 4 enfants sortant de l'école esquissent un sourire et lancent un « hello » hésitant et amusé lorsqu'ils nous croisent. Sur le marché, les étals sont colorés de fruits et de légumes que nous ne reconnaissons pas tous. Quelques vendeurs agitent des chiffons au dessus de rats cuits et éventrés pour en éloigner les mouches. Un grand pont suspendu valdinguant de gauche à droite relie le village à celui de Ban Natoun et permet d'admirer les collines alentours et la vie qui s'organise au bord de la rivière.

Alors qu'on se plait déjà ici et après quelques hésitations à savoir si on ne s'attarderait pas un peu ici, nous décidons finalement de rejoindre le village de Nong Khiaw comme initialement prévu. C'est là bas que nous ferons enfin une vraie halte après 3 jours en transports. Pour l'heure, on choisit simplement de profiter d'être ici, serein et impatient de vivre la suite...

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Publié le 30 novembre 2019
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Publié le 28 novembre 2019

C'est en « sleeping bus » que nous quittons Hanoï pour la ville (et la région) de Sapa. Un nouveau type de transport pour nous dans ce voyage : un ensemble de couchettes dans un car, et un stock de claquettes pour sortir dehors lors des arrêts pipi. Le tout pendant 6 d'heures de trajet. Facile !

Nous rejoignons donc la ville de Sapa, nichée à plus de 1600m d'altitude. Forcément, qui dit altitude dit température en baisse...et on l'a senti très vite ! Dès notre arrivée, on ressort les pulls, les foulards et les manteaux.

Dernière étape de notre voyage à travers le Vietnam (si l'on ne compte pas le passage de frontière à venir), Sapa fait aussi partie des plus belles. Située au cœur de magnifiques montagnes, elle donne à voir également un paysage modelé par les rizières en terrasse.

Depuis quelques années, un funiculaire permettent d'accéder à différents points de vue, dont le temple du sunWorld. Il offre une vue époustouflante sur la vallée et un dénivelé impressionnant. Il y a cependant beaucoup de brumes lors de notre venue, ce qui ne nous permettra pas de profiter pleinement des paysages.

La Ville s'organise autour d'un grand lac, d'un bourg animé et d'un grand amphithéâtre en guise de place publique. Elle est illuminée de dizaines de guirlandes lumineuses. Avec la fraicheur saisonnière, l'ensemble nous renvoit à une certaine effervescence de noël. Dumoins le premier jour...puisque après 3 jours, nous serons ravis de retrouver du soleil, de la chaleur et nos tongs !

Au delà de la ville, il existe une multitude de villages habités par des minorités ethniques dont nous aurons l'occasion de nous rendre dans l'un d'entre eux, le village de Cat Cat. Nous y découvrirons, dans une ambiance tranquille, les habitations sommaires, les tenues traditionnelles et les danses folkloriques.

Sapa sera une agréable dernière halte dans notre traversée du sud au nord du Vietnam. Mais déjà, il est temps de penser à la prochaine destination : Laos, nous arrivons...

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Après plusieurs jours très nature, c'est finalement avec un certain plaisir que nous nous rendons à Hanoï, la capitale du Vietnam. A notre arrivée, le même rituel reprend : sortir les sacs des soutes, nous repérer dans la ville et trouver notre hébergement. Sauf que cette fois ci, on galère clairement. Ce n'est pas totalement notre faute : l’hôtel que nous pensions avoir réservé porte le même nom qu'un petit homestay (maison chez l'habitant) situé loin du quartier touristique... On tourne en rond, on demande notre chemin, on revient sur nos pas, on râle, on a chaud... Mais on fini par trouver ! Hanoï peut commencer ! Et on y restera d'ailleurs plusieurs jours.

C'est une ville où il est simple de se repérer, un peu moins grouillante et plus agréable que la diabolique Hô Chi Minh. Comme souvent dans les villes que nous traversons, le patrimoine culturelle n'est pas grandiose, les bâtiments loin d'être exceptionnels, mais le simple fait de nous balader dans la ville est pour nous un plaisir : découvrir une rue charmante au hasard de notre chemin, observer une scène du quotidien qui nous paraît atypique, nous amuser de situations difficilement imaginables en France.

C'est aussi ici qu'on prend le temps d'organiser un peu la venue des familles prochainement : la mère de Kevin mi décembre, les frères et nièce de Guillaume début janvier. Une perspective qui nous ravie !

Une ville, c'est aussi le soir et la nuit qu'on la découvre. Alors on s'y colle : * Des restos ou des cantines de rues bien sur, avec notamment cette fois un Indien sur 5 étages qui sert des naans démesurés. * Des apéros aussi, et on profitera d'ailleurs d'une soirée match de foot (Vietnam-Thailande, qualification pour la coupe du monde) pour investir la rue autour d'une bière. Mais au Vietnam, il y a beaucoup de bières locales, alors il faut bien les gouter toutes... On arrêtera de les compter pour garder en mémoire une super soirée à se marrer au milieu de centaines de vietnamiens bien ambiancé.e.s.

Bref, Hanoï, on s'y perd, on s'y plait, on s'y pause !

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Autant le dire tout de suite, la baie d'Halong (maritime) nous a complètement émerveillés ! C'est en effet un paysage incroyable et unique que nous avons observé, avec ses énormes roches émergés et ses centaines d'îles désertes de toutes tailles qui flottent dans l'immensité de l'eau. Pour certaines, elles forment de petits archipels qu'on distinguent à perte de vue. Pour d'autres, ce sont de véritables falaises verticales de plus de 50 mètres qui s'imposent majestueusement à nous. Quelques unes portent des noms, en fonction des formes qu'elles dessinent : Tsunami, Femme allongée, Buffle couché...

C'est de l'île de Cat Ba que nous embarquons à la découverte de la Baie. L'île est grande, et pour nous simplifier le séjour, nous trouvons un hébergement sur la pointe la plus touristique. Un enchaînement d'immeubles en front de mer. Peu séduisant mais pratique, et proche de la plage. Et l'essentiel pour nous ici, c'est de trouver une agence sérieuse pour visiter le site d'Halong et de s'y retrouver parmi la multitudes de propositions possibles.


C'est en tout début de matinée que nous entamons donc le tour réservé. Nous sommes une trentaine de touristes sur le bateau, mais celui ci est assez grand pour tous et ce qui nous rassurera tout au long de la journée, c'est que nous ne croiserons que peu d'autres bateaux, ce qui rendra la découverte du site encore plus belle.

La journée que nous passons ici est superbe. La brume des derniers jours a laissé place à un grand soleil et un ciel bleu. Le bateau s'enfonce au milieu d'un horizon splendide, frôle ces karsts rocheux : A perte de vue et sur des kilomètres, des pics émergés, des monts escarpés, d'énormes rochers creusés par l'érosion.

En plus de la vue magnifique, la journée est aussi l'occasion de se baigner au milieu des pains de sucre, de plonger du bateau, de partir en kayak ramer dans le labyrinthe d'îlots ou encore de découvrir les petits villages de pêcheurs, ces quelques rares habitants vivants dans la baie de Lan Ha (l'une des baies qui composent l'ensemble du site).

Nous avions hésité à nous rendre ici, d'une part pour son aspect « trop » touristique, mais aussi pour la ressemblance supposée du site avec la baie d'Halong terrestre. Finalement, si les deux endroits nous ont littéralement stupéfait, la journée sur la baie d'Halong maritime restera comme un des grands moments de notre voyage.

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Publié le 16 novembre 2019

Le Vietnam sera sans aucun doute le moment de notre périple où l'idée du voyage en sac à dos aura pris tout son sens. En effet, du sud au nord du pays, les étapes comme les bus et trains s’enchaînent pour nous, les belles découvertes également.

C'est dans le village de Tam Coc que nous arrivons cette fois, principalement constituée d'une grande rue animée (donc de bars, de restos, de guesthouse et de bus karaoké !), et de plusieurs ruelles et habitations derrière ce bourg touristique. Situé face à un lac, agréable et pleine de vie, elle est une des portes d'entrée pour découvrir la baie d'Halong...Terrestre !

Et oui, moins connue que la baie maritime, la région abrite pourtant un paysage fantastique de monts rocheux couverts de végétation, aux formes étranges découpées au fur et à mesure des siècles par l'eau et le vent.

C'est en barque que l'on s'engage au milieu des pitons calcaires qui parsèment les rizières. La première journée, nous trouvons un embarcadère un peu à l'écart du port principal ce qui nous permet de découvrir plus tranquillement les lieux, un peu plus isolés des autres voyageurs. La balade offre une succession d'immenses pains rocheux et de petites grottes ou se faufilent la rivière et que l'on traverse dans le noir éclairée à la lampe de poche. On s'étonne de voir les rameuses (ce sont souvent des femmes) ramer avec leurs pieds.Sur les flancs rocheux, on suit les canards au fil de l'eau. Après presque 2 heures de bateau, on ressort ravis, subjugués par cet endroit qu'on avait peu entendu parlé avant d'arriver au Vietnam.

Le lendemain, nous décidons de renouveler l'expérience en partant cette fois ci d'un embarcadère différent, Tran An. Les paysages y seront tout aussi époustouflants avec des roches dessinées et déchirées par les éléments. Cependant, l'hypra-organisation à la chaîne des tours et le grand nombre de touristes (et donc d'embarcations) sur la rivière seront tout de même un peu frustrants. Mais la journée reste belle et complète bien celle de la veille.


Après ces deux jours où l'on adopte une fois de plus un rythme tranquille et relaxant (grasse matinée, piscine...), on décide pour le troisième et dernier jour ici de louer des vélos pour aller visiter le site de Bich Dong, un ensemble de petites pagodes dont l'une se trouve à l'intérieur d’une grotte. Ce qui ne devait être qu'une visite pour occuper l'après midi se révélera être un émerveillement pour nos yeux. Car, au delà des petits temples, lorsqu'on s'aventure un peu plus loin des pagodes, derrière les premiers grands rochers , on se retrouve à marcher au milieu d'un magnifique décor naturel, entourés des fameux pic rocheux, croisant des chèvres sauvages et surplombant une formidable succession de gros rochers à l'horizon, noyés dans la brume.

Après 3 jours immergés dans ce décor surprenant et singulier, nous continuons notre route, direction cette fois ci la célèbre baie d'Halong maritime.

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Après notre Halte à Hoi An, c'est encore avec plaisir que nous reprenons le train pour monter un peu plus au nord, dans la région de Phong Nha, classée au patrimoine mondiale de l'Unesco. La raison de notre venue ici : des grottes spectaculaires de plusieurs kilomètres de long parfois, certaines immergées, d'autre en pleine montagne.

Nous arrivons en fin de journée dans la ville près du site et découvrons notre guesthouse, un peu (trop) reculée du bourg pour nous. Mais pas le temps de (trop) réfléchir : le gérant nous prend (trop) en main : bière, alcool de banane qui pique (trop), guide des tours possibles entre les mains, et bim, nous voilà déjà booké pour une excursion le lendemain. Les choses vont donc un peu (trop) vite... mais après coup, on admettra que nous avons adoré la journée qui allait venir. C'est à 7h du matin que nous nous levons pour commencer la journée. Nous rejoignons une dizaine d'autres touristes dans un minivan, et celui ci nous emmène d'abord au Botanic Garden. C'est une balade de quelques kilomètres en forêt jusqu'à une cascade d'une cinquantaine de mètres qu'on descend le long d'un chemin escarpé à l'aide d'une corde.

Mais c'est surtout la suite de la visite que nous attendons avec impatience et nous ne sommes pas du tout déçus. Nous entamons la découverte de la Paradise Cave, une grotte immense, longue de plusieurs kilomètres (mais seuls les 2 premiers sont ouverts au public). S'enfoncer dans les fonds de la grotte au milieu d'énormes stalactites et stalagmites est vraiment très impressionnant. Les différentes formes des roches sculptées au fur à mesure du temps, du vent et de l'eau donnent à l'ensemble l'impression de pénétrer dans les entrailles de la terre.

Après une petite pause repas autour d'un grand buffet, nous enchaînons avec la visite de la Phong Nha cave. Cette grotte, plus petite que la première, est pourtant assez singulière : Immergée, elle se découvre en bateau le long d'une rivière souterraine. L'intérieur est d'une réelle beauté, un mélange de couleurs, de formes, accentués par le reflet des lumières dans l'eau qui lui confère un aspect de fonds marins presque surréaliste.

Le jour suivant cette journée sera beaucoup moins nature, mais tout aussi plaisant pour nous : repas dans un restaurant au style steampunk avec un burger délicieux, apéros devant un concert de reprise de musique rock, partie de badminton dans la rue avec des vietnamiens. On essaye même le célèbre jeu ici qui consiste à s'envoyer une sorte de volant à l'aide des pieds et moins souvent des mains (on est mauvais, disons le!).

Au final, une halte vraiment chouette dans notre itinéraire, belle porte d'entrée vers le nord qui nous tarde de découvrir.

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Publié le 8 novembre 2019

Voici un endroit plein de charme et de douceur. Certes, Hoï An est touristique et son dynamisme repose en grande partie sur l'affût de vacanciers Chinois, coréens et européens. Cependant, cela n'enlève rien à sa beauté, et les quelques jours ou nous y étions ont été très appréciables.

On a flâné dans les rues piétonnes interdites aux voitures et deux roues (un bonheur!), on a admiré les maisons et édifices classé.e.s par centaine au patrimoine mondial de l'Unesco,on a dégusté des « Banh trang Nuong ( pizzas vietnamiennes végétariennes) et le Cau Lau version végétarienne (spécialité de Hoi An à base de nouilles, d'herbes aromatiques et de lamelles de porc, remplacées ici par du Tofu), on a fait un tour en barque sur la rivière qui parcours les berges du centre de la Ville.

Et bien sur, on a contemplé Hoi An le soir venu, lorsque les milliers de lampions s'illuminent et donnent au lieu un côté très romantique. La parfaite destination en amoureux donc...

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9 millions d'habitants , une superficie de plus de 2000 km2, une activité qui ne s'arrête jamais : Voilà (encore) une ville pieuvre d'Asie qui nous fait plonger instantanément dans le bouillonnement vietnamien !

Hô-Chi-Minh-ville, nommée aussi Saïgon, est la plus grande ville du Vietnam et l'ancienne capitale. Dès notre arrivée, on comprend que Ho chi minh va être épuisante, d'autant plus que nous arrivons le jour d'halloween et qu'un nombre impressionnant de bars du quartier touristique ont joué le jeu avec une décoration qui rivaliserait presque avec certaines productions hollywoodiennes (on exagère à peine!).Ici non plus, on n'y échappera pas : c'est reparti pour se faire alpaguer par différents rabbateurs.euses et pour différents services : restaurant, bières, taxi, loterie, massages, marijuana, «lady »...

On s'aperçoit aussi très vite que c'est une ville aux contrastes saisissants : elle combine plusieurs vestiges de son passé colonial mêlés à des bâtiments à l'inspiration communiste. De grands buildings modernes côtoient des pagodes et des temples centenaires, des étroites ruelles sombres s'ouvrent sur de larges artères bondées.

Le plan de la ville est quadrillé, organisé. Des bâtiments et lieux touristiques y tiennent une place de choix ; Hôtel de ville, opéra, cathédrale inspirée de Notre Dame, grande poste centrale à la charpente métallique conçue par Gustave Eiffel : la Ville est parfois surnommée « le petit paris ».

Pourtant, il est facile de se perdre dans son dédale de petites rues aux fils électriques entremêlés, au linge étendu sur les rebords d'étroites ouvertures, aux peintures défraîchies et aux décorations désuètes.

Ce labyrinthe, où l'on distingue à peine le dedans du dehors, renferme un pan du quotidien des habitants de la ville : petits espaces exigus en guise de salon, télévision en bonne place prêt d'un espace de prières, repas souvent pris assis par terre, sieste en arrière fond d'une petite boutique. Ici vivent ensemble des familles entières :enfants, adultes et anciens mélangés.

Les scooters font ici la loi : ils sont des centaines à chaque carrefour à se lancer à l'assaut de la rue, à klaxonner en continue pour se frayer un chemin. C'est une sensation assez impressionnante de se retrouver au milieu de la route, à tenter d'avancer au travers des multiples deux roues qui slaloment entre les piétons sans pour autant réellement freiner.


On arrive tout de même à y passer 3 jours, et à rester en vie ! La ville reste plaisante à découvrir, et la visite du zoo centenaire en pleine ville nous permet de fuir le temps d'un après midi l'agitation de la ville. Elle nous permet d'avoir un premier aperçu du Vietnam, de ses habitants, de sa monnaie (on est millionnaire ici!), de sa gastronomie (dont des sandwichs!).On gardera aussi en souvenir les fauteuils massants et le super accueil d'Antonio et sa famille, gérants de la guesthouse, qui nous réserveront un chaleureux séjour entre deux chansons de musique française.

Mais on sent bien pourtant qu'on se lasse de ces grandes villes, qu'elles nous demandent beaucoup d'énergie. Après lectures de différents blogs et guides de voyage, notre itinéraire dans le pays se profile : On rejoindra le nord au maximum en train, moyen de locomotion fiable et sûr, et qui offre l'avantage de permettre de mieux côtoyer des vietnamiens tout en traversant différents paysages.

Notre première destination sera Hoi An, que nous rejoindrons par un train traversant le Vietnam du sud au nord (et inversement), de Hô-Chi-minh à Hanoï. Nous arriverons donc à Da Nang en quelques 19h de train ! Une expérience improbable mais réellement plaisante. 19H dans une cabine de 4 couchettes, d'abord avec un homme et sa femme qui descendront à 23h puis remplacés par un couple et ses deux enfants (dont un bébé) qui eux descendront vers 5h du matin à l'appel de la grand mère (non sans avoir pris la peine de nous réveiller, certains vietnamiens étant plutôt bruyants...). 19H à regarder les paysages par la fenêtre, à jouer sur nos écrans, à presque dormir parfois, à regarder et tenter d'échanger avec les autres passagers aussi...

19h qui nous mèneront donc vers Hoi An, notre point de chute à une petite heure en taxi de Da Nang, petite ville qui semble déjà être l'exacte opposée d'Hô Chi Min. Et c'est Tant mieux !

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Grande spécialité du Cambodge le lok lak.
Parfois on craque
C'est bien de changer de temps en temps ;-)
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Publié le 30 octobre 2019

Nous voilà arrivés au sud du Cambodge, après quelques nouvelles heures de bus. C'est à Kampot que nous posons nos sacs, une petite ville au bord d'une rivière, animée et charmante, connue pour son poivre mais aussi pour ses ronds points un peu extravagants (en forme de Durian notamment).

Ici, nous retrouvons Aurélie, une française du sud de la France avec qui nous avions découvert une partie des temples d'Angkor. Des retrouvailles propices aux apéros sur les bateaux-bars sur le bord de l'eau, le temps d'un couché de soleil et même un peu plus, entre deux baignades dans la grande piscine de notre Guesthouse ! On attendra pour le côté aventurier, on restera pour l'aspect vacanciers !


Si le centre urbain de Kampot est agréable avec son allure un peu désuet et quelques belles maisons à l'architecture coloniale, c'est surtout les alentours et la campagne environnante qui revêtes un réel intérêt. Un horizon vallonnée, des rizières d'un vert éclatant et des buffles se prélassant dans les eaux marécageuses.

Et pour la première fois depuis le début du voyage, on se lance en scooter sur les longues routes de terres pour découvrir ces paysages. Une belle sensation de liberté !


Après ces quelques jours à Kampot, nous décidons de nous diriger sur la côte cambodgienne bordée par la mer du Golfe de Thailande. Nous hésitons à rejoindre une des îles décrites comme « paradisiaques » mais nous optons finalement pour une ville balnéaire nommée Kep, réputée pour son marché au crabe et ses plages de rochers noirs et sables fins. Nous n'y resterons finalement qu'un seul jour...

Et oui, il arrive parfois de ne pas avoir un bon ressenti avec un lieu, ce qu'on y voit, ce qu'on y ressent. Celà a été le cas pour nous ici, même si ce dimanche à Kep fut un drôle de spectacle à observer tout de même : On y vient en famille ou entre amis. On y dresse une natte au sol le long du trottoir où s'entassent déjà les autres groupes arrivés tôt le matin des villes environnantes. On accroche les hamacs, on installe les chaises longues, on sort les glacières, on se baigne habillés, on branche les enceintes prêtent à cracher aléatoirement musique traditionnelle redondante et techno baclée beaucoup trop forte. On boit des bières au milieu des grosses voitures, des chariots de nourriture et des stands divers et variés : les vendeurs de glaces, de jus de sirop de canne et de plats de nouilles sont au rendez vous. On accumule des déchets de plastique et de polystyrène qu'on délaisse sur un trottoir, auprès d'un arbre ou directement dans la mer.

Mais l'image vendue du lieu est bien loin de la réalité qu'on y voit. C'est plutôt sale (selon nos critères occidentaux bien sur), l'eau de la mer est trouble, et le feeling ne passe pas réellement. Rien de grave cependant, pas vraiment de déception, peut-être simplement le sentiment que c'est un signe et que notre découverte du Cambodge touche à sa fin.

C'est pourquoi, après une nuit dans un charmant joli bungalow entourée de plantes et d'animaux, nous avons donc décidé de quitter le pays dès ce jeudi. Nous remontons donc à Phnom Penh, dans cette ville que nous avions particulièrement appréciée.

Entre marchés, balades en ville, tests culinaires, massages et coiffeur de rues pour Kevin, il est temps pour nous de faire le bilan de cette étape cambodgienne et nous projeter maintenant sur le prochain pays : Vietnam, nous voilà !

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C'est une atmosphère bien particulière qui règne à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Ville aérée, bien éclairée, bien pensée, elle concentre les monuments culturels, temples religieux et pagodes encore en bon état et les bâtisses coloniales marquées par la présence française.

Bien sur, à l'instar d'autres grandes villes, les rues vivent au rythme des embouteillages et les détritus s'accumulent vite sur les trottoirs.

Mais les larges artères qui transpercent la ville en quadrillage, les imposants bâtiments témoins d'un passé luxueux, les grandes places végétalisés, la promenade joliment animée sur les bords de la rivière Tonle Sap, les "diseuses" de bonne aventure le long des berges, les terrasses de café ou se savoure la pression de bière ou bien les marchés locaux donnent à ce grand fourmillement un certain bon vivre.

Si Phnom Penh se révèle être une étape quasiment indispensable au Cambodge, ce fut une halte aussi agréable à découvrir pour nous, quelques jours avant de descendre plus au sud.

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Voici plus d'une semaine maintenant que nous sommes arrivés au Cambodge, et nos impressions à notre arrivée se confirment jour après jour : ce pays modeste, coincé entre l'incontournable Thailande et le majestueux Vietnam, recèle un charme tout particulier. Il se dégage ici une certaine quiétude, une douceur qui tient en grande partie à ses habitants. La vie parait simple, pas tout à fait précaire mais pas réellement facile.La population est jeune, 70% des habitants auraient moins de 30 ans. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'enfants ici, souriants et parfois intrigués et amusés de notre présence. Nous nous déplaçons beaucoup en moto-Tuk Tuk, moyen de locomotion très répandue ici et peu cher. On paye en Riels ou en Dollars : et oui ici, les deux monnaies se côtoient. Côté nourriture, on sent le mélange de l'Asie et des influences françaises ; on retrouve de la baguette, et bien que la qualité laisse à désirer, on craque vite dessus. Des pâtisseries à la noix de coco ou aux haricots font parfaitement l'affaire au petit déjeuner. Les plats à base de riz restent bien sur très présents, mais on trouve aussi des soupes, des nouilles, des légumes, souvent agrémentées de citronnelle ou de coriandre. Du poisson aussi, beaucoup (trop) de viandes également, emplissent les étals des marchés ou des petits chariots de rue.

C'est en bateau que nous avons décidé de quitter la ville de Siem Reap pour rejoindre celle de Battambang. Une traversée de 7h sur le lac Tonlé Sap, lac le plus grand d'Asie du sud est, immense mais fragile. Au fil de l'eau, nous avons découvert une autre frange de la vie cambodgienne, celle des villages flottants. Tout le long de la traversée se succède des habitations sur pilotis, des maisons constituée de plaques de tôles ondulées et de longs morceaux de bambous. Les habitants d'y déplacent dans de longues et fines embarcations en bois, souvent colorées. Certains enfants se baignent et se détournent de leurs jeux pour nous saluer, souriant au passage de notre bateau. Cette traversée se montre paisible, douce, presque émouvante.

A Battambang, on nous resterons 2 jours, la ville n'a à nos yeux pas grand intérêt. Le centre ville est peu animé et s'éteint très vite le soir tombé, même du côté du marché de nuit. Mais nous étions curieux de découvrir la grotte de Phnom Sampieu, là ou plus d'un million de chauve souris s'envolent chaque soir dans un balai régulier en quête de nourriture. Un spectacle incroyable !

c'est aussi pour découvrir la campagne cambodgienne que nous sommes ici : Tout autour de la ville s'étalent de grands champs de rizières, à perte de vue. Quelques vaches ruminent sur les bas côtés de la chaussée, un petit troupeau de biquettes se retrouvent à l'ombre d'un manguier, des poules s'affolent d'un semblant de liberté. Les routes deviennent parfois de simples chemins de terres rouges inondés rapidement par les trombes de pluies qui s'abattent ponctuellement mais intensément jusqu'en octobre. Ici encore, des habitations de fortune, parfois bricolés hasardeusement, des visages parfois plus marqués, plus fatigués, mais toujours sympathiques.

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Publié le 18 octobre 2019
Notre lieu de vie pour quelques jours
Notre cantine préférée
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Selon certains guides et blog de voyage, Siem Reap n'est qu'une étape lors d'un voyage au Cambodge. C'est pourtant une ville qui nous a très vite séduit. Animée, colorée, à taille humaine, on sent tout de suite cependant que nous ne sommes plus en Thailande. L'asphalte est parfois défoncée et on devine le passage de la saison des pluies. Scooters, tuk-tuk et plus rarement voitures s'entassent sur les routes en bitume ou en terre. Les abords de la campagne environnante voit se succéder au milieu des rizières de modestes habitations en tôle, en bâche et en bois ou s'accumulent un bordel sans nom. Dans le centre ville, l'ambiance est bien sur différente : bars, cocktails, marchés de jour et de nuit... l'endroit vit du tourisme et le décor s'occidentalise un peu. Au delà de la ville, on a eu tout de suite un bon feeling avec les cambodgiens que l'on a croisé. Souriants, sympathiques, ils sont aussi plein d'humour et avec un certain caractère et de bonnes réparties.

Bien sûr comme souvent ailleurs, nous sommes d'abord des touristes et donc une manne financière pour les restaurants, les hôtels, les tuk-tuk, les salons de massage, les vendeurs de tissus, de souvenirs, de vêtements... Pourtant, il y a quelque chose de chaleureux et de drôle quand ils nous parlent. Tous n'hésitent pas à nous alpaguer pour nous proposer une bière, un foot massage, une soup noodle ou une course vers les temples. Un peu fatiguant mais on le prend toujours avec le sourire. Finalement, c'est le jeu aussi quand on a la chance de pouvoir voyager.

C'est donc par son plus emblématique site que l'on entame notre découverte du cambodge. De la ville de Siem Reap, les temples d'Angkor ne sont qu'à une dizaine de kilomètres que nous parcourons aisément en tuk-tuk. De là, un lieu incroyable, majestueux et impressionnant s'offre devant nos yeux. Bâti par le peuple Khmer entre le 10ème et le 15ème siècle, c'est une cité de légende et de fantasme que nous découvrons pendant 2 jours. Certains parlent même de la huitième merveille du monde.. Dès 5h30 du matin, nous assistons au levée du soleil sur le temple d'Angkor Wat, qui a donné son nom à l'ensemble du lieu.

Ce soleil ne nous quittera pas de la semaine et c'est sous une chaleur écrasante que nous arpenterons les vestiges de la cité. Même si plusieurs centaines de touristes sont également présents, l'endroit fait plusieurs milliers d'hectares et la basse saison au Cambodge nous permet vraiment de profiter de la visite et de se sentir presque seuls aux milieux de ces ruines. Chaque temple est singulier selon l'époque à laquelle ils ont été érigés ou les dieux qu'ils vénèrent. Beaucoup sont encore très bien conservés, plusieurs ont été restaurés. D'autres encore sont aujourd'hui recouverts par la nature, ce qui renforce l'aspect mystique et spirituel de l'endroit.

On a passé deux jours à Angkor un peu fantastique ici qui feront sans aucun doute partie de nos moments mémorables de ce voyage. On attend les prochains, on reprend les sacs à dos demain...

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Notre premier mois en Thaïlande s'achève déjà, et on réalise que cette année peut passer très vite...

Nous avons quitté le pays samedi dans la journée. Pour la troisième fois depuis notre départ, Bangkok a été notre point de chute entre 2 étapes. Parc Lumpini (et ses sympathiques varans), Golden Mountain (et ses 300 marches), temples tel que Wat Arun ou Wat Pho (et son énorme boudha couché), Palais Royal, marchés aux fleurs ou marchés flottants (et ses centaines de poissons affolés), chinatown (et son dégueuli de marchandises), Centres commerciaux géants (le MBK et ses 8 étages de galeries commerciales), musée d'art contemporain (et ses sculptures parfois un peu glauques), Khao san road (et sa folie touristique)... il y a de quoi faire dans la capitale, et il y a aussi de quoi chiller tranquille (se faire masser, flâner dans les rues...) voir ne rien faire ! Et ça, on a aussi bien su faire !

Après plusieurs hésitations sur la suite du voyage, c'est finalement par le Cambodge que nous poursuivons notre route, direction la ville de Siem Reap. Un passage de frontière terrestre plutôt serein et déjà la découverte d'un pays d'Asie du sud Est bien plus modeste, moins développé, à l'histoire complexe et difficile, qui nous tarde donc de découvrir.

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Publié le 11 octobre 2019

Le soleil, les plages paradisiaques et les cascades c'est bien mais n'oublions pas notre ventre. Pour ça la Thaïlande nous gâte, pad thaï, fried rice et soupe de noix de coco font à présent partie de notre quotidien et méritent donc leur article. Bon appétit !!

#instagrameuseculinaire #çamedonnefaimdefairecetarticle #tutesensconàfairedesphotosdunbolderiz

Santé
Salade de saucisses pour Kevin
Thaï omelette pour Guillaume
Petites merdes du seven eleven
Morning Glory, particulièrement épicé.
Salade de papaye, la fameuse!
Pad thaï en bas, Fried rice en haut et Spring rolls à gauche
Soupe de noix de coco, la petite favorite ;-)
Et pour une grosse faim il y a toujours le buffet à volonté.
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Après une semaine entière sur une île du Golfe de Thailande, il y a presque un sentiment de trop peu. Il y a surtout l'envie d'y retourner prochainement !

Koh Tao fait partie d'un ensemble d'îles dont elle est l'une des 3 principales avec Koh Samui et Koh Pha Ngan. Trois îles différentes dans l'ambiance qui s'y dégage mais qui ont comme point commun les paysages époustouflants qu'elles offrent : une mer d'un bleu turquoise laisse deviner au travers de la surface les différentes espèces qu'elle abrite. Sur ses côtes aux pentes abruptes, recouverts de grands arbres, de broussailles et de plantes grimpantes, d'énormes roches polies par les vagues s'imposent majestueusement. Au large, de longues embarcations en bois recouverts de tissus colorés ou de plus grands bateaux un peu branlants habillent un peu plus l'horizon. Sur le rivage, les constructions en brique, en tole ou à l'aide de bambou viennent parfaire le décor. Les palmiers et les cocotiers en finissent de dessiner ce parfait tableau.

Si Koh Tao est la plus petite de ce trio maritime, elle est en revanche la plus célèbre pour ses fonds marins. Durant la semaine, nous aurons chaque jour l'occasion d'y observer les coraux (parfois bien trop détérioré malheureusement) et de superbes formations rocheuses sous marine. Les récifs abondent également de différentes espèces de poissons aux multiples couleurs, rayures et formes.

Loin d'être de grands aventuriers, nous sommes en revanche plutôt bons pour prendre le temps de flotter dans les piscines. De ce côté là, on se fait aussi plaisir et on s'offre le luxe de nager dans des bassins face à la mer. Hors saison touristique, on a la plupart du temps les piscines rien que pour nous. Avec une petite bière et un peu de lecture, on est plutôt pas trop mal...

Et puis on a aussi entendu parlé d'accidents avec des méduses tueuses venues des côtes australiennes, les dernières ayant a priori sévi en 2016. On se sent donc plutôt pas mal dans cet eau articifiel ! Méduses qu'on dit Jellyfish en anglais. Une information à retenir, notamment quand Guillaume, bien tranquille dans la mer, entend une femme sur un bateau lui crier « Jellyfish, Jellyfish ! ». Pour lui, ça sonne comme le nom d'un poisson bien joli. Et le voilà donc partie sous l'eau à sa recherche. Heureusement, il ne le trouvera jamais...

Nous louons aussi un kayak pour découvrir d'autres parties de l'île. Tuba en bouche et masque sur les yeux, il est facile d'explorer cette vie subaquatique un peu magique et de s'émerveiller dans cet aquarium naturel parfois seulement à quelques mètres du rivage.

Pour Guillaume, ce passage à Koh Tao sera aussi l'occasion de renouer avec la plongée sous marine, une pratique largement dispensée sur l'île. Encore une fois, un condensé de sensations fortes et d'émotions tranquilles.

Cette semaine à Koh Tao aura donc été un moment marquant pour nous. Au delà de la douceur de vivre qui s'y dégage, du quotidien tranquille qu'on y a vécu, des petites habitudes que nous y avons eu (baignade, repas dans un petit restaurant au couple de propriétaire attachant...), il s'est passé une sortie de petit déclic ici. Un déclic qui nous fait dire qu'on est bien dans cette nouvelle vie qui est la notre depuis plus de 3 semaines, et qu'on aime profiter de ces instants présents.

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Publié le 3 octobre 2019

Dimanche soir, 21h : un énorme bus à deux étages nous récupère à l'extrémité de chambuttri road. Nos deux gros sacs sont chargés dans la soute au milieu de dizaines d'autres. Nous montons dans le car et nous installons dans ce qui sera cette nuit notre moyen de transport et notre hôtel.

Durant les 9h de route, difficile de dormir : confort partiate mais surtout excitation de partir sur koh tao, une des 3 îles stars du golfe de Thaïlande.

À 8h, après 2h d'attente sur le port, nous embarquons sur le bateau. La traversée est douce et rapide, synonyme aussi que nous sommes bientôt arrivés.

Et c'est donc lundi matin que nous accueillait la mer aux eaux cristalines, des palmiers longilignes, et une faune aquatique abondante...


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Les quelques jours à Kanchanaburi ont été pour nous très agréables. Avec un soleil moins timide, on a pu réellement profité de cette région à près de 200km à l'ouest de Bangkok.

La vie a suivi son cours tranquillement et Kevin a continué ses découvertes culinaires avec plus ou moins de succès...et de plats épicés, au hasard des étals du Night Market...Après tout,si on souhaite prendre moins de risque pour son palais , il y a une valeur sure : le fameux 7/eleven ! Petite visite guidée en vidéo !


L'envie de sortir de la ville nous a aussi amené à louer des vélos à la journée pour nous enfoncer un peu dans la campagne thailandaise et y découvrir un temple impressionnant, niché dans la vallée, le Wat Tham Sua.


En chemin, on prend cependant conscience qu'ici, il va falloir très vite maitriser les habitudes de conduite si on veut s'en sortir. Pire, on croise plusieurs chiens errants, certains posés ou endormis, d'autres en revanche qui nous font comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus sur leurs territoires. Au retour du temple d'ailleurs, 3 gros molosses se jetteront à la poursuite de Kévin, obligeant Guillaume a faire demi tour et trouver une autre alternative que la traversée du chemin en vélo... merci aux thailandais pour ce coup de main ;)

Le lendemain sera moins éprouvant, quoi que sportif : randonnée en forêt, singes dans les arbres, et surtout baignade : les cascades d'Erawan, à 1h30 de Kanchanaburi, nous offre un premier spectacle naturel remarquable !

C'est donc remplis de pas mal d'émotions qu'on reprend nos sacs à dos : Un petit passage par Bangkok avant de descendre, enfin, sur les îles du sud...

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Publié le 24 septembre 2019
Le pont de la rivière kwai
La rivière Kwaï
Ça n'a pas l'air mais il y a des putains de chiens enragés partout
Wat tam suea
De là haut la vue est incroyable
Wat tam suea au milieu de la campagne
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Après un tout début de voyage au rythme un peu soutenu, nous avons décidé de ralentir le tempo et de profiter un peu plus d'être à Bangkok...pour ne rien faire ! Et ne rien faire peut prendre du temps !

C'est ainsi que nous nous sommes posés 3 jours durant dans un hôtel au standing un peu supérieur : bonne literie, salle de bain et toilettes privatives et surtout piscine sur le toit ! A deux, et en couple, on peut plus facilement se le permettre.

Ça fait tout de même du bien ce meilleur confort, d'une part car les dernières semaines en France ont été plutôt stressantes, qu'un voyage au long court est aussi synonyme de changement et de chamboulement, et que, ne nous mentons pas, l'un de nous deux a passé les 34 ans et doit prendre soin de son dos;). Bref on méritait mieux ! Entre deux baignades, 4 bières Chang et 3 fried Rice, on prend même le temps de s'initier à la relaxation et de débuter la méditation. Un nouveau départ donc dès le départ ! Et plus les jours passent, plus nous nous sentons tous les deux à l'aise dans ce nouveau décor où nous nous construisons de nouveaux repères.

Nous avons tout de même eu l'envie très vite de sortir un peu de Bangkok. A partir de la capitale, plusieurs choix s'offraient à nous : Le Nord et ses paysages montagneux, le sud et ses plages paradisiaques. Mais il a fallu faire en fonction de la météo, une météo capricieuse et très pluvieuse depuis notre arrivée. Nous privilégions finalement une première étape à proximité de Bangkok : ce sera Kanchanaburi.



Nous voilà donc partis vers la gare ferroviaire, celle située côté Est du Fleuve, plutôt contents d'enfiler de nouveaux nos sacs à dos. Prendre le train en Thailande est une expérience en soi. Le Trajet jusqu'à Kanchaburi dure 3h dans des wagons vétustes, vieillissants mais avec plutôt fière allure. Par les fenêtres baissées du train, on commence à deviner un autre aspect de la vie thailandaise, plus rurale, plus modeste aussi. Kanchanaburi est beaucoup plus petite que Bangkok, plus paisible, plus douce. Ici aussi, l'accueil est souriant et sympathique. La ville s'organise autour de la rivière Kwaï, d’où tient son nom le tristement célèbre pont. Celui ci est d'ailleurs l'un des attraits touristiques de la région. Il peut se traverser à pied alors même que le train continue à circuler au milieu des passants.

La vue de notre hôtel donne sur la rivière sur laquelle on peut voir des nénuphars s'étaler de tous leurs longs, des barques motorisées transpercer l'eau et quelquefois, nageant à la surface des flots, un varan onduler lentement. Malgré les pluies régulières et l'horizon brumeux, le paysage autour laisse deviner un horizon vallonnée à une végétation abondante.

Prenant plus facilement nos marques, on se laisse parfois aller au hasard des rues ou de chemins, ce qui nous réserve parfois de belles surprises : Ici un marché de nuit et ses stands de brochettes de poulpes, de plats à emporter. Là une cérémonie bouddhiste ou l'on nous invite à partager un petit repas.

Kanchanaburi est pour nous une seconde étape agréable, d'abord pour explorer un peu les alentours, mais aussi pour redéfinir notre itinéraire initial : Avec la mousson qui s'étend sur les semaines à venir dans plusieurs régions du Cambodge et du Vietnam, il va en effet falloir revoir les routes que nous emprunterons et finalement changer un peu nos plans. S'adapter souvent, c'est sûrement aussi un peu ça le voyage...

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Publié le 18 septembre 2019
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Bangkok, une ville immense, bordélique, colorée, bruyante, étouffante de chaleur, à la végétation luxuriante, aux portraits de la famille royale omniprésents, aux chats et chiens errants nombreux...et bizarrement ville agréable !

En tout cas, c'est ce que l'on ressent après presque une semaine ici. Pour l'un (Guillaume)c'est une retrouvaille avec des lieux visités la première fois il y a plus de 7 ans. Pour l'autre (Kevin), c'est une découverte de la mégalopole comme une bonne porte d'entrée sur la culture asiatique...et sur sa nourriture ! Padhaï, Fried Rice, brochettes de viandes (dont anus de poulet !), plus ça semble typique, et plus Kevin en mange ! Heureusement, on trouve aussi facilement de la nourriture végétarienne dans des petits restos ou sur les échoppes de rue. On trouve aussi de la bière (Chang, Léo) dans les bars (notamment de Khao San Road) ou au 7/11, ces petites supérettes ouvertes 24/24 et 7/7 que l'on trouve tous les 200 mètres environ (voire moins !).

Bangkok, c'est aussi une ville aux milles odeurs (et pas toujours les bonnes) : huile de friture, bouffe en tout genre, huile de massage, relan d’égout, encens, effluves des marchés, pot d'échappement... justement la circulation parlons-en : voitures, tuk-tuk, bus...c'est le bordel mais ça marche ! Enfin, pour les piétons que nous sommes, on risque nos vies à chaque traversée de rues (mais on s'améliore et on prend confiance !).

Pour se déplacer dans cette tentaculaire ville, on apprend à utiliser les bus locaux, avec ou sans air conditionné, une bonne occasion de se mélanger aux thaïlandais. Notre ballade dans le gigantesque marché de Chatuckak nous a aussi bien plongé dans l'effervescence de la fourmilière.

Notre guesthouse est bien cheap et bien cool, ambiance routard/pétard. Elle est surtout située devant un parc, où on prend le temps de se poser (et d'improviser des séances de sport matinales...enfin une seule fois pour le moment !). Elle est aussi située près du Chao Phraya, le fleuve qui traverse la ville. Ainsi, on prend souvent le bateau-bus pour nos déplacements. A côté de l'agitation du centre ville, naviguer pour rejoindre les lieux d'intérêts est un moment agréable.

Nous avons pu ainsi nous rendre au temple de Wat Pho et son boudha couché, sur la Golden Mountain et sa vue surplombant la ville, au marché aux fleurs de Pak Khlong Talat ou sur les bords du Wat Run. Dans un autre registre, nous avons assisté à des combats de Muay Thaï (boxe thaï) lors d'un championnat retransmis en direct sur la TV thaïlandaise (mattez la Channel 8, vous nous verrez grimacez à la vue des coups !)

Seule ombre au tableau (au delà des moustiques), les pluies et orages réguliers qui s’abattent une à deux fois par jour et qui obligent à organiser les journées en fonction et d'envisager les prochains jours du voyage selon la météo de la saison. A suivre donc...

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Publié le 13 septembre 2019
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Publié le 10 septembre 2019

Fête de départ, déménagement, journée d'au revoir, pot de départ au taf, mariage des cousins, hébergement à droite à gauche, dernières soirées en famille... 10 jours fous (et crevant !) avant décollage !