Carnet de voyage

20 jours au pays du soleil levant

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Nous quittons le Canada, après 6 ans sur le territoire, pour partir à l'aventure pendant un an. Premier arrêt : le Japon. Suivez-nous dans la découverte de ce pays avec ce carnet de voyage!
Du 29 août au 21 septembre 2019
24 jours
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Publié le 29 août 2019

Se lever les matins d'hiver en même temps que le soleil et boire son café ébloui par les rayons orangés de ce dernier, observer la lune énorme se lever entre les bâtiments, fêter le nouvel an et la fête du Canada avec les feux d'artifice de la ville qui pètent de partout, admirer les arc-en-ciel, tenter de capturer en photo les éclairs sur la ville la nuit, coller le front contre la fenêtre froide pour contempler une tempête de neige, flotter dans les nuages et ne plus voir la rue d'en bas,...

Au revoir Toronto!

Résumé de 3 ans à Toronto vu du 35ième étage 

Nous allons partir comme nous sommes arrivés : avec un sac à dos vers de nouvelles aventures! Je vous remercie de nous suivre via ce carnet de voyage. Je vous partagerai nos aventures aussi souvent que l'internet le permettra. Premier arrêt : Tokyo : 18 heures de voyage nous attendent!

Appartement vide, sac sur le dos... On dit adieu à cette magnifique vue!  
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Publié le 31 août 2019

Nous avons beaucoup trop de choses à dire sur notre première journée à Tokyo...

Premièrement, notre voyage a duré plus de 24h. Mon réveil a sonné l'alarme à trois heures du matin (heure a laquelle nous avions quitté Toronto) lorsque nous avons atterrit. Cela faisait donc: 24h. Ajoutez à cela un bon deux heures de train pour atteindre notre hôtel en plein centre ville de Tokyo : Bakurocho. Nous avons combattu dans le train contre le sommeil pour ne pas rater notre arrêt.

Tokyo nous accueille avec son soleil couchant derrière la tour de Tokyo 

Arrivé à 19h, heure local, nous nous sommes littéralement effondrés et avons dormi jusque 8h du matin presque d'une traite, ce qui nous fait donc un bon 13h de dodo.

Magnifique! Nous nous somme levé dans un état "second", comme dans un rêve. Premier objectif : trouver du café. Nous sommes donc sorti de notre hôtel pour la première fois "conscients".

Une première photo de notre quartier : Bakurocho 

Trois choses nous ont surpris à la sortie dans la ville :

1. la chaleur moite et collante d'environ 31C à 8h du matin sans soleil;

2. le calme des japonais, je m'attendais à une foule grouillante à 8h du matin et nada, le quartier de Bakurocho semble presque désert avec des gens qui chuchotent au téléphone quand tu les croises sur le trottoir et des piétonniers qui marchent dans le même sens que les voitures;

Habitudes d'européen : quand on croise des gens, instinctivement, on va à droite, or, ici, instinctivement les japonais vont à gauche, du coup, on se rentre presque dedans... Mais ils sont gentils et nous évitent assez rapidement, ils doivent se donner le mot : les étrangers aux yeux non bridés marchent dans le sens inverse, même choses dans les escaliers, les escalators... Avec le décalage horaire, j'ai failli prendre un escalator qui descendait pour monter.... On va vite s'y faire! Mais ce sont des petites choses qui perturbent au premiers abords.

3. Le café ne semble pas une tradition matinale chez les japonais...

Heureusement, Tokyo est une grande ville, et après deux minutes de marche nous avons trouvé un super petit bar nous offrant café et pain au chocolat européen. Ok, oui, on ne s'est pas immédiatement plongé dans la tradition, mais vu notre décalage horaire et notre état de somnambulisme, le café et le pain au chocolat nous a grandement aidé à nous réveiller. Nous avons rencontré deux français avec qui nous avons discuter longuement. Ils rentraient en France après 3 semaines de voyage, alors que nous, nous les commencions, nos 20 jours de voyage.

Ils nous ont confirmé que le café et le pain chocolat d'une telle qualité étaient rares et qu'on s'habituait vite au thé le matin.... Humph... Pas sûre!

Après une heure, nous avons décidé de partir à la découverte de deux quartiers adjacents au nôtre : Akihabara et Ueno.

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Publié le 1er septembre 2019

Sacré décalage avec notre petit et calme quartier de Bakurocho.

Akihabara 

Akihabara est un quartier avec des boutiques à perte de vue d'électroniques, de jeux vidéo, d'anime, d'ordinateurs, et j'en passe. Très bruyant, c'était peut-être pas la bonne matinée pour nous y promener, car un sacré mal de tête nous tambourinait les tempes...

On y est passé rapidement, pour atteindre une zone plus calme, en hauteur : le sanctuaire Kanda Myôjin.

Kanda Myojin 

Ce fût notre premier contact avec les traditions et les croyances du Japon.

Au premiers abords, nous y avons rien compris.

À l'entrée du sanctuaire, les gens se lavent les mains et la bouche avec une petite coupelle. Cela doit être des actes de purification.

Ensuite, ils se purifient avec la fumée de l'encens à l'entrée du sanctuaire : sur le visage et derrière le dos et les épaules. Ca m'a fait penser aux superstitions comme quand on fait tomber du sel sur la table.

Et puis, finalement, des gens s'approchent du sanctuaire, jettent une pièce ou une enveloppe dans une grosse bassine à l'entrée, font deux salues, tapent dans leur mains ce qui résonne sur toute la place, prient les mains jointes, re-saluent et font demi-tour pour laisser place à quelqu'un d'autre derrière.

Nous avons dégusté une glace en chuchotant sur la place pour nous ressourcer au doux bruits des "semi" (= les cigales) et des claquements de mains des croyants. Après une recherche sur le net, trois dieux sont vénérés dans ce temple : Ebisu (prospérité), Daikoku (richesse), Masakado (bonne santé financière). Bref, on y retrouve principalement des entrepreneurs en électronique et en informatique qui vont prier pour la bonne santé financière de leurs entreprises. Je ne sais pas si ça marche, mais en tout cas, il ne manquait pas de monde pour venir y claquer les mains.

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Publié le 2 septembre 2019

Nous avons sûrement dû faire des kilomètres sans nous en rendre compte. Après Akihabara, nous nous sommes retrouvé au milieu d'un marché "Ameyoko" dans le quartier d'Ueno, avec des japonais qui nous criaient dessus littéralement! Cela m'a beaucoup fait pensé au marché le dimanche matin près de la gare du midi; avec les trains qui passent juste à côté et au-dessus... Entre les cris, le résonnement des trains, notre male de tête a vite fait de nous rappeler que nous en étions seulement à notre premier jour!

Menus de restaurant en japonais, statue de pandas et petites ruelles marchandes :  Bienvenue à Ameyoko

Un gros "gong" nous pousse à quitter la ruelle remplie pour nous diriger vers un temple. Quelle contraste! Nous avons dû grimper une petite ribambelle d'escalier, pour finalement pouvoir nous assoir, sous les odeurs mélangées de l'encens de purification et de la poissonnerie juste en dessous...

"Marishiten Tokudai-ji", ce temple honore le protecteur et patron des Samourai, aujourd'hui, ce dieu permet d'apporter l'énergie et la santé aux croyants. Merci aux moines, qui nous ont donné un petit papier en anglais explicatif! Je vous laisse écouter le son des "taiko" (sorte de tambour japonais).

Désolé pour la qualité des films et photos. Nous ne sommes pas partis avec le réflex pour ce premier jour à Tokyo.

Après le marché, nous sommes allés nous promener dans le parc d'Ueno. Nous avons pu découvrir encore plus de temples, plein de sanctuaires, de magnifiques jardins avec des familles japonaises et un grand étang rempli de Lys en fleur.

Parc d'Ueno 

Nous avons fait une halte plus longue pour découvrir le "Toshogu Shrine" qui nous accueille avec une allée de magnifiques lanternes en pierre et une pagode de 5 étages sur le côté. Le "Toshogu Shrine" est un grand bâtiment de couleur or et ocre dont il fallait payer l'entrée pour rentrer dedans.

Nous comprenons enfin ce que représentent toutes ces petits carré en bois accrochés à côté des temples. Ce sont des "Ema"; ils rassemblent tous les résolutions, prières et souhaits des croyants.

Nous nous promenons plus loin que Ueno, dans le quartier de Yanaka, quartier résidentiel, peu fréquenté par les touristes. Nous nous perdons dans un cimetière, la fin de journée s'approche et c'était désert! Malgré la chaleur suffocante, on voit que l'automne est presque là avec les feuilles mortes qui roulent à terre...

Cimetière de Yanaka 

Nous découvrons le Jomyoin Temple qui nous accueille avec une grande porte qui nous envoie de petits sprays d'eau dessus (pour purifier j'imagine), ce qui est très rafraichissant. C'est un lieu paisible et agréable, pas un touriste ni habitant à vu d'oeil. Ce temple boudhiste abritent plus de 84 000 petites statuettes en pierre à l'effigie de "Jizo" dieu des pèlerins et des enfants.

Nous terminons notre journée dans les ruelles bondées de Yanaka. C'est un petit quartier vraiment mignon, aux maisons basses, de paisibles jardins et petits cafés. La ruelle m'a fait pensée à la ruelle si connue de Québec city; rue du petit champlain, mais en beaucoup plus grand 😀

Nous nous sommes arrêté dans un restaurant japonais au hasard. Je vous dis pas la tête face au menu... Puis, grosses déceptions, alors que nous étions prêts à prendre des risques simplement en pointant au hasard sur la carte, la serveuse nous a donné une carte en anglais avec trois choix! Nous avons, en plus, été déçus du plat : légumes et saucisse fris au nombre de cinq mini-brochette pour la maudite somme de 40$ CAD! Gloups!

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Publié le 3 septembre 2019

Nous ne pouvions plus nous passer de notre bon petit café et croissant. Ici, ils déjeunent des soupes et de la viande avec du thé... Cette expérience culinaire sera pour notre Ryokan dans deux jours. Pour l'instant nous allons continuer avec ce que nous connaissons.Après avoir pris notre café, qui nous sert aussi de Dolliprane, nous nous sommes dit que pour passer notre mal de tête lié au décalage horaire rien de mieux qu'une visite d'un temple (San'en-zan Zojo-ji)

Précédemment nous avons commencé a collectionné les Sceaux des Temples, autrement appelé le Goshuincho (oui oui on parle Japonais, quand ca nous arrange).

Notre Goshuincho 

Le Goshuincho permet de collectionner les sceaux des différents temples visités. On donne le livre au moines avec un don monétaire. Le moine utilises l'encre noire pour calligraphier le nom du temple, ainsi que la date. Ensuite il estampille le livre avec le sceau rouge spécifique au temple.

Ce livret nous servira comme souvenir authentique et nous rappellera les temples que nous avons pu visiter (merci Nichie!). Cependant nous n'allons pas faire ca à chaque temple parce que chaque don est entre 5$CA et 8$CA, et nous avons encore du voyage à faire, et manger des onigiri à chaque fois n'est pas se qu'on préfère!

Onigiri est une sorte de riz froid en forme de triangle fourré au saumon ou au thon qu'on trouve dans les dépanneurs pour 1$ la pièce. Pour le moment, cela a été notre principale alimentation vu la barrière de la langue dans les restaurants.

Découverte du temple San'en-zan Zojo-ji : la particularité de ce temple boudhiste est qu'on retrouve à l'arrière une ribambelle de statuette en pierre représentant Jizo; le dieu protecteur des enfants. Cependant, ces statuettes à la différence de l'autre temple, sont habillés de bonnet de laine, d'écharpes et des petits moulins à vent. Afin que les bébés décédés n'est pas froid dans l'au-delà. C'est une très touchante tradition...

Après le mal de tête passé et une nouvelle page estampillée, nous avons pris la direction de Harajuku, aussi appelé le quartier "des jeunes qui crient et qui dépensent". Sur le chemin, nous découvrons encore un autre temple. Nous remarquons que les temples sont toujours en hauteur, mais cette fois-ci il fallait être très motivés et ne pas avoir le vertige pour découvrir ce véritable oasis de verdure en plein centre ville. Petit jardin, carpes "koi", petites fontaines, chats qui dorment... Quelle zénitude! Allez, on s'offre encore une page dans notre "Goshuincho".

Nous voyons les japonaise enrouler des petits papiers sur une corde. En faite, ils donnent une offrande en échange d'un papier qui donne la mauvaise ou la bonne fortune (un peu le même principe que les biscuits chinois). Si tu tombes sur une mauvaise fortune, il faut enrouler le papier sur la corde en faisant un noeud et les moines les brûleront pendant la prochaine cérémonie de prières.


Après avoir visité des endroits aussi paisibles et magnifiques, nous nous sommes enfoncés dans la jungle urbaine de Tokyo. "Harajuku" est le quartier des jeunes de Tokyo. Quel contraste! Autant les autres endroits à Tokyo, les japonais valorisent le silence et le calme, autant à Harajuku on a complètement enterré ce concept. Le brouhaha est impressionnant ! Vous voulez une description en un seul mot du quartier : Consommation! Évidement, on peut argumenter sur nos propos et plutôt décrire cet endroit comme le quartier jeune/dynamique/tendance, mais c'est notre blog on écrit ce qu'on veux! 😛

On y trouve des endroits très incongrues pour les étrangers, mais très tendance pour les japonais. Par exemple, des salles entières de Photo-Booth, dans lesquelles les petites jeunes japonaise très excitées de 14 ans courent partout en criant pour prendre des photos d'elles avec des grands yeux européen. On est ressorti aussi vite qu'on est rentré.

Nous voulions tout de même tester au moins une chose typique, Aurélie a dégoté un endroit ou des artistes japonais créent des pièces artistiques à base de mousse de lait et de chocolat sur la boisson chaude de notre choix. Daniel, un peu septique et avare, a tout de suite relevé le point de l'argent et du prix! Mais après avoir reçu le repas chaud (qui était excellent) et la boisson impressionnante de beauté et oishii (=délicieuse), la somme étais rentabilisée !

La deuxième attraction, choisie avec soin par Aurélie, a été un café félin. Nous n'avons pas de photo de Daniel pour cette partie, grâce a son allergie, après avoir saigné des yeux, s'est transformé en vampire et a disparue du cadre. Nous avions exactement 10min pour visiter l'antre des démons qui transforme Daniel en vampire. Après avoir reçu un bracelet et une explication comme quoi le temps de se changer compte dans les 10mins de visite, Daniel a lâché une larme et visité avec peu d'entrain la caverne aux chats.

Dernière visite de la journée, encore un temple... Mais ce dernier, contrairement aux autres, ne se retrouve pas en haut de hautes marches, mais plutôt après une longue marche qui nous accueillent avec d'énormes et impressionnantes "Tori gate". Les japonais passent en-dessous et font un salue pour continuer ensuite la marche vers le temple. La ballade est impressionnante par la grandeur de l'avenue bordée d'énormes arbres (des Ginkgo biloba), le grigri des cigales, le silence et le monde qui chuchote, personne qui ne marche au milieu mais chacun en une file bien alignée dans le sens de la circulation.

Des barils de saké "kazaridaru" sont alignés et empilés. Ils sont vieillis et offerts comme offrandes... Nous arrivons au Meiji-Jingu. Grand temple, qui m'a impressionné plus par les deux immenses arbres qui le bordaient. Nous nous offrons un sceau du temple dans notre petit livret. Interdit de prendre une vidéo, mais c'est une moine femme très belle qui nous fait le sceau avec une délicatesse et une douceur typique de ce pays.

Il est 16h, le décalage horaire nous rappelle qu'il est tard au Canada... Le ventre vide, nous nous effondrons dans le lit à l'hôtel...

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Publié le 4 septembre 2019

Après avoir passé une bonne "nuit", nous nous sommes réveillé à deux heures du matin, les ventres vides. Après avoir rouspété sur le fait qu'aucun Ramen-bar est ouvert, nous nous dirigeons alors vers un dépanneur.

C'est, sous le regard ébahi d'un japonais qui rangeait tranquillement les rayons pour la journée suivante, que deux européens affamés déboulent dans le magasin et commence à ramasser tout ce qu'ils trouvent de "mangeable" ou "à tester".

Après avoir colmater les murs de nos ventres avec du ciment venu d'une boite de pâtes lyophilisées, nous avons décidé d'aller prier au temple de Senso-ji, avec les moines bien évidemment.

Nous avons donc arpenté un peu les rues de Tokyo complètement vides jusqu'au célèbre temple Senso-ji avec sa pagode. La ruelle, normalement noir de monde et de boutiques, était presque déserte. Nous sommes arrivé trop tôt, nous avons fait un tour dans les jardins autour du temple en attendant que les portes du temple s'ouvrent. A 6 heure du matin, le chant des moines boudhistes nous a alors averti que la journée commençait véritablement.

Après avoir passé un temps zen à Senso-Ji, nous avons pris la direction du temple Imado-Jinja.

Le temple Imado-Jinja est un temple dédié au Maneki-Neko, le félin porte-bonheur, on y vénère aussi Izanami et Izanagi censés porter bonne fortune aux couples.

C'est l'unique temple dans lequel nous avons donné une offrande et fait une prière pour le bonheur de notre future mariage en sonnant la cloche après avoir fait un salue comme nous avions observé faire les locaux. Après, nous nous sommes rendu compte que nous avions complètement oublié l'étape de purification, erreur à laquelle on espère que la déité du temple a juste soupiré et a laissé passé notre prière, après nous avoir traité "d'incultes".

Temple en l'honneur des chats et des couples 

Après avoir offensé toutes les déités du coin, nous avons fuis vers le quartier d'Odaiba pour visiter l'exposition TeamLabs Borderless. Sur le chemin, nous avons lamentablement oublié qu'on était lundi matin 8h : heure de pointe japonaise. Le métro était plein de monde écrasé avec des agents qui poussent les gens à l'intérieur. Nous avions déjà vu des vidéos de cela, mais jamais nous pensions faire partie de cette vague blanche et noir! C'est comme si Dieu avait posé sa tête sur le clavier et à copier-coller tous les japonais.


Avant d'accéder à l'exposition, nous avons été trié comme des moutons, scannés, et une explication des consignes a été donné en japonais, au moins 200-300 mots la seconde, le pauvre japonais a regardé la foule d'étrangers et a essayé de meubler quelques explications en "janglais". Mais quelques consignes ont été expliquées grâce a des écriteaux levé vers le ciel, que nous avons lu comme les 10 commandements !

En soit l'expérience était impressionnante (voir photo et video comme preuves à l'appui!) mais les quelques files d'attentes coupent un peu l'expérience... Cela n'a absolument pas empêché Aurélie d'être excitée comme un petit chat, courant partout et voulant tout essayer, sa phrase favorite après avoir fini une salle : "on va revenir je voudrais revoir ça encore une fois".Nous avons même été suivi dans une file d'attente par deux petites japonaises qui ont crues qu'on faisait partie du jury de "The Voice", parce qu'après 2 minutes de discussion, elles se sont lancées dans une chorale de Disney, qui s'est arrêté juste parce que il fallait écouté des consignes, autrement on aurait vraiment réécouté toutes les chansons mythiques de Disney, en japonais évidemment !

Teamlabs bordeless 
Comme un chaton...  

Une fois la visite terminée, nous sommes allé dévorer un repas dans la cafète du coin. Après quoi nous avons mis notre pif dehors et c'est sous une chaleur qui t'écrase (40C) comme si Totoro s'était assis sur le coin de ta figure, que nous avons compris que c'était pas spécialement la meilleure heure pour aller faire des visites. Fatigués, nous sommes retourné hiberner quelques heures à l'hôtel, ou nous avons pris le soin de mettre un réveil pour 20h.

20h : le réveil sonne, nous avons tenté de l'étouffer avec des coussins pour ne plus l'entendre. Mais après que le pauvre bougre a gémi pendant plus de 30 bonnes minutes, nous avons décidé que c'était le moment de décoller... Nous avons donc pris la direction de Shibuya pour faire une visite nocturne, essentiellement pour y trouver le même quartier que le jour avec la même chaleur moite mais beaucoup plus de lumières artificielles.

Nous avons visité des petites ruelles ou se trouvent les Izakaya, un bar japonais dans lequel à peu près 5 japonais peuvent rentrer (ou 2 européens, les tailles des choses sont surtout adaptés aux japonais ici). Nous avons opté pour un tout petit resto japonais ou nous avons avalé des Takoyaki; des boules de pâtes avec des morceaux d'octopus dedans; autrement appelé les octo-couilles - selon Daniel) et des Edamame (généralement des pois vert chaud, là c'était froid...)

Une fois le ventre plein, nous avons continué à hanter les rues de Shibuya tel deux fantômes crevés...

Shibuya 
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sept

Matin du 5ème jour au Japon, nous nous réveillons enfin éveillés et en forme! Nous avons une petite routine maintenant alors que nous quittons déjà Tokyo demain. Nous allons au petit café pour s'abreuver de la potion de jouvence et pour manger notre petit pain au chocolat comme des bons vieux gaijin (=étranger), et prendre notre temps pour écrire notre petit blog.

Nous connaissons le quartier de Bakurocho comme notre poche, il y a Yukio "le livreur" et Akira "le barista". Nous nous disons que pour notre dernière journée, nous devons faire quelques préparations pour la suite du voyage, nettoyer nos vêtements qui sentent l'enfer, réserver les sièges pour le Shinkansen (=train à grande vitesse) pour ne pas se retrouver debout pendant 2h de train, et enfin ranger et fermer nos sacs qui même si nous n'avons rien acheté à Tokyo, ressemblent a deux gros Sumo.

Pour habituer notre ventre a la culture culinaire japonaise, rien de mieux qu'un marché! C'est un marché aux poissons mais ils vendent de tous, alors on va juste appelé cela un "marché".

Nous avons commencé par la fin et donc par le dessert : des mochis au matcha avec une fraise...

Mochis aux différents goûts 

Daniel reste hésitant mais Aurélie est déjà entrain d'acheté pleins de petites brochettes et autre délices du marché. En même temps, faut comprendre Daniel, tout ne semble pas très alléchants : algues, poulpes séchés, et d'autres nourritures dont la source nous est totalement inconnue...

Coup de coeur ? Les raisins qui coutent un pont mais qui goutent le paradis, comme un gros bonbon juteux et l'anguille qui goûte le beurre, elle fond en bouche et c'est tellement Oishii!

C'est le ventre bien rempli qu'on se met en direction du parc et palais impérial! Pas de photos, car cette sortie aura été une grosse déception! Tout était en construction, sûrement pour les Olympiques de 2020. Rien à voir, donc! Nous rentrons bredouille à l'hôtel avant le rush du soir.

La nuit tombe vite dans ce pays! À peine 18h et il fait déjà tout noir. Aurélie attend sous la pluie fine que notre linge sèche. Quelle bonheur cette pluie! Suite du voyage, dans les Alpes Japonaises.... N'hésitez pas à nous laisser des commentaires😀 Comme ça on sait que vous nous lisez!

4
sept
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Publié le 6 septembre 2019

Aujourd'hui pas le temps de niaiser ! Il faut dire que notre nuit a été coupée par une paire de japonais qui n'ont rien trouvé de mieux que de s'engueuler au milieu de la nuit, et évidemment nos chambres étant adjacentes, nous avons été au première loge pour y assister. Une fois la femme partie, le mec a rien trouvé de mieux que de marteler sa tête contre le mur pendant 2 heures, ou peut-être qu'il priait et que la chambre est tout simplement trop petite ? Mystère et boule de gomme...

On essaie d'oublier le marteau piqueur qui a élu domicile à côté de notre chambre et nous nous mettons en route, mais avant, un petit café 😀! Daniel est stressé, parce que les changements de train se font avec 5 minutes d'écart, Aurélie, elle, est très zen et sûr d'elle : "on est en vacances... Alz..." (spécial dédicace Giulia).

Bullet train ou plutôt "Shinkansen" 

Nous ressemblons à deux chameaux bien chargés et les japonais nous épient du regard avec curiosité. Nous nous sommes pointé un peu en avance pour prendre le train. Si vous avez jamais pris un Shinkansen, c'est un train luxueux; l'intérieur ressemble à une cabine d'avion, les indications sont en anglais, facile à comprendre, facile de se repérer.

À Takasaki, nous descendons du train, non sans amocher quelques japonais avec nos gros sacs. En effet, avec un sac de voyage dans le dos et un sac à dos devant, on se sent un peu comme un poids-lourd; il manque juste le "bip bip" quand on recule.

Hop, un autre train vers Nakanojo. Arrivé à Nakanojo, nous sortons sur le quai de gare vide... Plus d'anglais, quoi que Daniel a pu admirer une jeune fille avec un T-Shirt sur lequel il y avait écrit "Periods", excellent choix. Nous suivons des japonais, le seul mot que nous comprenons et qu'ils prononcent sans cesse est "Shima Onsen", parfait; c'est justement là ou nous devons aller!

Pour ce rendre à notre Ryokan (=auberge de luxe typique japonaise) il faut prendre un petit bus local. Préalablement aux festivités qui vont suivre dans ce bus magique, Aurélie a pris un petit médicament au gingembre, Daniel a décidé que c'était pour les faibles, il regrettera cette décision pas plus tard que le premier tournant dans les petites rues de montagne. On donne le nom de notre arrêt au chauffeur de bus: "Seiryu no Yu Iriguchi", pas sûre qu'il ait compris, mais il nous répond avec le signe international "OK".

Aventure dans le bus...  

L'attraction a pris une petite heure, au cours de la laquelle l'Onigiri dans le ventre de Daniel a fait de l'escalade, à côté Aurélie est toute souriante et admire le paysage. Il faut dire le paysage est à couper le souffle. Nous arrivons enfin à notre arrêt, une mamy japonaise super souriante nous a entendu dire "Kashiwaya Onsen", elle appuie donc sur le bouton à notre place pour signaler au chauffeur, qui avait oublié notre arrêt ou n'avait pas compris notre japonais basique, de s'arrêter.

Après quelques secondes de marche, nous arrivons dans notre Ryokan, nous sommes accueilli comme roi et reine. Ils nous offrent des chaussures-pantoufles qu'il faut changer à chaque changement de salle : pied nu pour la chambre, chaussures en osiers pour la toilette, et chaussures en bois pour le Onsen.

Une fois familiarisé avec les lieux, le personnel nous demande de nous changer dans l'habit traditionnel japonais, un Yukata. Après 10 minutes de lecture du manuel "Le Yukata pour les nuls" nous adoptons enfin un habit qui sied mieux dans cet endroit mystérieux. Daniel ressemble à un japonais de 14 ans et Aurélie adopte un look de gaicha.

Le diner est à 18h30, nous fonçons donc dans un des Onsen privé offert par le Ryokan.

Un onsen (温泉,« source chaude ») est un bain thermal japonais. Il s'agit de bains chauds, généralement communs, intérieurs ou extérieurs, dont l'eau est issue de sources volcaniques parfois réputées pour leurs propriétés thérapeutiques. La nudité y est de rigueur.

Nous n'allons pas rentrer dans les détails, mais, c'était très chaud et on a fait plouf-plouf.

Un Onsen s'utilise une fois lavé, des douches sont disponibles dehors juste avant d'accéder au bain. Pas de douches dans les chambres... Les douches du Onsen font office de douches pour tout le Ryokan. Quel drôle de sensations de se laver tout nus dehors avec comme fond de paysage les montagnes japonaises. *Voici que des photos "family friendly", vous pouvez nous contacter pour acheter des photos plus suggestives...

Découverte des Onsens privatifs 

Après avoir fait un pèlerinage à Tokyo de 4 jours, cette pause détente dans les eaux chaudes était plus que méritée. Le repas sera bientôt servis dans la chambre, nous nous séchons et nous attendons dans notre chambre.

Une serveuse attitrée à notre chambre nous amène le repas sur des tables-plateaux. Elle nous explique le menu, en prenant bien le soin de prononcer les "D" comme des "F". Daniel a mis une bonne minute a réalisé que TOUS les plats n'était pas que du poisson : quand elle voulait dire "Dish" elle disait "Fish". Le "F" devient "P" donc le mot "Fish" devient "Pish". Bref on avait des "Fish de Pish". En gros, on a pas compris grand chose de ce que l'on mangeait. Elle nous signale, ensuite, qu'elle va revenir avec plus de nourritures dans 30 minutes.

Au menu, patate à manger avec des baguette (autant être équilibriste), des algues gluantes, des trucs piquants, des pâtes de pomme de terre et le riz qui cuisait tranquillement à côté, le temps qu'on finisse la partie "froide du repas".

Coup de coeur le Saké de prunes et le riz cuit avec des marrons chauds , un vrai délice.

itadakimasu 

Nous avons eu des énormes fous rire en testant les plats. Chaque plat avait une consistance et un goût que nous n'avions encore jamais dégusté dans nos vies avant. Heureusement que nous étions seuls dans notre chambre, car Aurélie tombait, pliée de rire, à plat ventre sur le tatami, ne pouvant se tenir face aux grimaces de Daniel.

Une fois le repas ingurgité aussi vite qu'il a été servi, la ceinture de Yukata sensée retenir la robe a dû être déserrée pour cause d'expansion de nos ventres (Aurélie moins que Daniel). Une personne est venue installer notre futon au sol avec une précision chirurgicale.

Vous devinez la suite, nous avons piqué dans le lit douillet comme des Stukas à 19h.

Oyasumi nasai ! (=bonne nuit)

5
sept
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sept

Avant de nous détendre dans le onsen, nous nous sommes offert une petite balade dans cet endroit calme et désert, oui, parce que la voiture que vous voyez sur la première photo est probablement la seule voiture que nous avons croisée.

Avant de partir faire notre balade, le personnel du Ryokan n'a rien trouvé de mieux que de nous avertir que des ours noirs vivaient dans la montagne, information à laquelle Aurélie a réagi avec vigueur : "On rentre pas trop tard hein!" et tout le long de la promenade, Aurélie n'a pas arrêté de signaler "dis donc, le soleil se couche vite!", "il fait un peu noir, là, non ?". Non, nous n'avons pas vu d'ours, ils devaient surement profiter de l'un des Onsen du coin.

La balade fût assez courte au finale, mais nous y avons vue plein de belles choses dans un paysage fantomatique et mystérieux. Pas de soleil pour nous dans ces lieux, juste les nuages très bas puis une fine pluie battante, avant un gros orage qui nous a poussé en retraite dans notre ryokan.

Balade le soir avant notre aventure au ryokan 

Le lendemain matin, une fois les ours endormis, nous nous sommes aventurés un peu plus loin. Nous avons croisé des travailleurs de la route qui nettoyaient chaque partie du trottoir. Ils nous ont chacun salué bien bas avec un "konnichiwa" (=bonjour) bien long sur le dernier "âââââ....". Nous longions la rivière Shima, toujours pas de soleil, mais malgré le manque de lumière, l'eau turquoise de cette rivière est digne du Blue Lagoon de l'Islande.

Petit arrêt devant un panneau devant lequel nous nous interrogeons longuement sur sa signification! Mais, à bien y regarder, quelque chose nous attire l'oeil! Allez, cherchez l'intrus !

A y regarder de plus près, l'avez-vous vu? Il ne bouge pas d'un centimètre et se fond parfaitement avec la couleur de bois! Bonjour, le joli phasme.

Après avoir pris en photo la faune et la flore locale, refait 150 courbettes au personnels de la route avant de rejoindre notre Ryokan, nous quittons Shima-Onsen pour Matsumoto, toujours dans les Alpes japonaises, mais beaucoup plus populaire.

6
sept

Nous prenons encore un train pour arriver à Matsumoto avec nos onigiri en poche. Les rizières parsèment le paysage japonais entrecoupé de longs tunnels à plus de 300 km/h.

Voyage en Shinkansen 

Nous arrivons à Matsumoto et nous y découvrons une ville, finalement pas si touristique que ça, avec les montagnes qui se dévoilent à chaque coin de rue. Comme vous pouvez le voir, Daniel n'a pas perdu un seul gramme, à force de goûter des plats à droit et à gauche...Le dixième étage de notre hôtel est un "lounge" restaurant qui offre une vue éblouissante sur les montagnes nipponnes, par contre le café y est dégueulasse. Nous observons, enfin, notre premier coucher de soleil au Japon.

Matsumoto, nichée dans les Alpes 

La journée 7 se termine sur une excellente note, Daniel, souffre de son oreille gauche, on ne comprend pas trop ce qui se passe. Alors, armés de notre SmartPhone et d'une application de traduction vocale, nous nous lançons vers l'alchimiste du coin qui ressemble à un magasin de potions de dents de dragon. Le vieil homme nous conseille d'aller à l'hôpital de Matsumoto car il ne pouvait rien faire pour nous. Les japonais sont décidément très courtois, ils n'aiment pas nous faire attendre. Au Canada, à l'hôpital, quand ce n'est pas une urgence, on peut attendre plus de 5 heures facilement. Ici, après quelques minutes de discussions avec les infirmières qui s'excusent de l'attente (10 minutes maximum), nous nous retrouvons avec un docteur japonais qui parle un parfait anglais (wouah!), et qui nous donne le diagnostique : otite.

200$ de moins dans la poche, la faim nous tiraillant le ventre et des antibiotiques dans un sac, nous partons dormir un peu à l'hôtel afin de nous reposer avant une randonnée à 1500m d'altitude dans la vallée de Kamikochi prévue le lendemain.

Après un dodo saupoudré par la douleur pour Daniel, et un petit déjeuné très original offert par l'hôtel : profiteroles et gaufres de liège! Nous n'avions pas vraiment le choix, c'était ça ou des croissants à la consistance plastique, une souple Miso, des nouilles trop gluantes pour nos ventres ou encore de la viande avec du riz.

Nous partons pour Kamikochi, les ventres vides mais heureux d'avoir respecter notre tradition de européen (=de français!!) qui est de râler sur tout. Vous pouvez trouver les étapes très explicites sur cette photo de nos tickets.

Notre destination 

Après 30 minutes dans un petit train local, nous prenons un bus pour monter vers les cieux. Aurélie au lieu de prendre des tablettes de gingembre, mâche déjà une racine complète, et heureusement car le voyage est rempli de virages serrés. C'est ainsi que nous avons découvert qu'une otite, agrémentée d'antibiotiques et une ascension ne vont pas ensemble. Daniel sert les dents, la souffrance en vaut la chandelle! La rivière ici n'est plus du tout turquoise mais verte émeraude, avec par endroit des vapes de fumée... Et oui, ici, les volcans sont actifs! C'est la grosse différence avec les alpes françaises, outre le fait que personne ne parle français.

Eau verte émeraude 

Résumé très rapide et efficace : Balade, trop de monde, plus personne, eau turquoise, fatiguée, mal au pied, que du soleil, trop chaud et... MAIS comment peut-il y avoir de la neige là haut avec 40C?

PS: Il y a des canards au Japon aussi.

La vallée de Kamikochi 

Pour être un peu plus précis, nous y avons étais bluffé par le paysage et les montagnes recouvertes d'une belle couverture verte. Nous y avons appris une technique ancestral de Ninja, transmise de génération en génération, elle s'appelle "Mauvais Soleil Trop Chaud Brûler Nous Maintenant T'Eviter". Ainsi nous nous déplaçons silencieusement pour éviter les trois ennemies de cet endroit, les chinois qui crient trop fort, les guides qui crient beaucoup plus fort et le soleil, qui crame la peau en un peu plus de quelques secondes.

Grâce à notre nouvel objectif surnommé "le voyeur", nous avons pu prendre des incroyables photos. Il permet de zoomer assez loin pour y dénicher des choses difficiles à prendre en photo ou tout simplement faire du voyeurisme d'ou son nom.

Voici des papillons, des gros et des petits 

Après avoir fait une marche de deux heures, qui reste une petite de ballade de santé pour des grands sportifs comme nous, nous cherchions un endroit ou assouvir notre envie de casse croute. Sur le chemin, nous rencontrons une petite famille de macaques japonais qui se promenait au milieu de la foule sans s'en soucier.

Poursuivis par une bande de mamy japonaises en furie, les pauvres bêtes traversent le pont pour y trouver refuge, mauvais choix, avec notre technique de déplacement, nous sommes déjà de l'autre côté à les attendre au tournant.

Vous pouvez retrouver toute la famille au grand complet 

Nous les avons épié pendant une bonne trentaine de minutes, il faut dire que nous avons respecter leurs espaces vitaux; un, par respect, deux, nous n'avons jamais combattu un singe et l'expérience nous intéressait guère.

Puis, nous nous sommes assis sur le bord de la rivière pour déguster une bonne glace et contempler le paysage avant de prendre le bus infernal pour retourner à Matsumoto, tablettes au gingembre re-englouties par Aurélie en prévision.

Vallée de Kamikochi - vue du pont

Après toutes ces émotions, nous avons pris un petit burger dans un fast food du type MacDonald. Nous avons été surpris du choix : Burger teriyaki, burger curry, sashimi burger (non, on rigole, pas le dernier) Demain, visite du château et voyage vers Nagano, autre ville mais nous restons dans les alpes...

7
sept
7
sept

La journée commence bien, l'otite va mieux, nous avons la chance avec le temps, il fait beau, un peu trop chaud, mais beau. Comme nous l'avons déjà indiqué, le café est pas très bon à l'hôtel, du coup il faut en boire 3 ou 4 avant de sentir l'effet de la douce drogue qui nous transforme et transporte chaque matin. Désavantages, on souffre d'incontinence urinaire, surtout Aurélie. Nous sommes aller réserver nos billets de train pour Nagano et comme nous avions quelques heures à tuer avant de monter dans notre Shinkansen, nous nous perdons dans les petites ruelles de la ville.

La ville de Matsumoto 

On croise des temples à tous les coins de rues ici, et les japonais passent presque à chaque temple pour y déposer 100 Yen et prier. Nous cherchons encore le secret du porte-monnaie qui génère l'argent à l'infini... Nous croisons des chiens protecteurs de temple, des grenouilles-ninja protecteurs des étangs, et Daniel qui mange, comme d'habitude. Le délicieux met qu'il a en bouche s'appelle un Taiyaki.

Le taiyaki est un gâteau japonais en forme de poisson. La plupart du temps, il est fourré d'anko, une pâte de haricots rouges sucrés. D'autres garnitures possibles incluent la crème pâtissière, la crème au chocolat et la crème au fromage.

Bref c'est des pancakes japonais, très très bon ! Oiishi-desu !!!

Temples et visite culinaire à Matsumoto 

Nous nous approchons du "corbeau noir"...

Le château de Matsumoto (松本城, Matsumoto-jō?) est l'un des châteaux historiques du Japon datant de 1505. Il est surnommé « le corbeau » en raison de sa couleur noire.

Entouré d'un petit étang, remplis de carpes, avec des lèvres qui nous rappellent Angelina-Jolie, nous faisons le tour pour y contempler chaque coin de cette belle forteresse, que nous ne pouvons pas visiter car nous sommes pressé par le temps et la quantité de café ingurgité auparavant.

Le corbeau noir 
Angelina Jolie tu as de la concurrence ! 

Ah! et voici l'invention asiatique la plus cool au monde, un tout petit ventilateur portable pour ne pas avoir trop chaud. Pour refroidir Daniel, il faudrait une petite turbine d'un A380, surtout avec cette chaleur, mais ce petit machin suffi amplement à cette petite madame japonaise.

ventilateur portable - un outil plus que nécessaire chez les japonais 

Allez, let's go pour Nagano! Beaucoup à dire dans la prochaine étape!

8
sept

Nous sommes arrivé à Nagano, les rues sont désertes, normal, il y fait une chaleur écrasante et ce n'est pas la seule qui nous écrase, nos sacs y participent aussi. Arrivés à l'hôtel appelé "unicorn hôtel" (spéciale dédicace pour Giulia), nous décidons de le surnommer le "poussin" vu la couleur jaune de sa façade. Sur le chemin le seul habitant du coin qui nous dit bonjour est une libellule de 4m de long, sans exagération. Elle décide de faire une partie du chemin avec nous, mais arrivés devant les portes de notre hôtel, nous lui signalons qu'elle n'a pas participé à la facture du logement, et nous la dégageons gentiment à coup de pied dans l'arrière train.

Je n'avais pas de "banana for scale" 

Et voici le poussin !

Hotel Unicorn 

Nous vous avions parlé brièvement du tatami lors de notre étape dans le Ryokan à Shima Onsen. Mais cette fois-ci, il est intéressant de vous décrire plus en détail les uses et coutumes japonaises de ce tapis de sol. À peine rentrés dans l'hôtel, l'odeur nous attaque le nez! Aurélie, vive comme l'éclair, s'écrie "je parie que c'est une chambre en tatami". Et oui! Comme cette odeur si particulière et si forte est présente à chaque fois que le tatami est installé, nous faisons une recherche pour mieux comprendre de quoi il est confectionné.

Les tatamis sont traditionnellement fabriqués avec des couches de paille de riz superposées et entrecroisées puis compressées constituant le matelas. L'odeur relativement forte du tatamis neuf (la paille est alors verte) s'atténue par la suite. Leur poids varie entre 25 et 30 kg. Leur épaisseur est d'environ 5 cm. Il est tellement utilisé maintenant au Japon que ces dimensions fixes en font une unité de mesure pour les pièces.

Notre hôtel "poussin" avec le sol en tatami 

Après une bonne douche pour se rafraichir, nous avons trainé un peu, puis nous sommes parti chercher à manger. Nous avons trouvé un petit bar à Sushis, tenu par une petite famille japonaise, qui nous a questionné "d'ou venez-vous?". Après avoir expliqué que Daniel venait de la France (compris sans soucis), nous avons tenté d'expliquer qu'Aurélie venait de la Belgique. Le vieux papy cuisto, sorti alors de son bar à sushis pour ouvrir une grande map du monde et nous demandons de pointer le Belgique. "Incroyable, incroyable" nous dit-il en japonais (merci Daniel qui comprend ce mot).

Nous avons, ensuite, dégusté des sushis, sous le regard curieux de la petite famille et des autres clients. Ils étaient tous aussi bon les uns que les autres, sauf le long blanc, c'est un calamar crue, celui-ci est vraiment difficile à manger😦. Ils nous ont fait aussi la blague de cacher du wasabi entre chaque couche de riz et de poisson crue. Est-ce vraiment une blague ou est-ce juste une normalité pour eux? En tout cas, Aurélie a failli s'étouffer avec le wasabi ce qui a fait beaucoup rire "papy cuisto".

Et vu qu'on essaie de s'imprégner de leurs cultures, nous avons arrosé tous cela avec du saké chaud et une bonne bière locale. D'ailleurs petite parenthèse, les bières au Japon, pour l'instant sont excellentes, meilleures qu'à Toronto!

Notre premier bar à sushi 

Après avoir mélangé poison cru, saké, bière et antibiotique, nous avons gambadé dans les rues déjà éteintes de Nagano. Nous sommes tombé sur des danseurs et des musiciens chinois. C'était magique! Quand ils ont fini, nous sommes parti incognito, mais ils nous ont rattrapé et nous on expliqué qu'il fallait se faire mordre la tête par le dragon pour vivre 100 ans de plus. Nous nous faisons donc mordre la tête puis ils ont pris une photo de nous 😀 Nous, voilà, bon pour vivre jusque 150 ans au moins chacun! Merci!

Le lendemain, nous partons en randonnée à Togakushi. Difficile de trouver un café si loin de des coins touristiques. Nous nous sommes donc dirigés vers la gare pour prendre notre bus et avons décidé de s'arrêter au Starbucks. Seul café du coin ouvert, et qui sert quelque chose qui se rapproche d'un déjeuner européen, aussi proche que le Japon est de l'Europe. Nous ne sommes pas fan de cette chaîne américaine... Mais quand il faut, il faut. Petite surprise, les Starbucks au Japon sont d'excellente qualité, le café y est bon, et ils offrent même de délicieux scones au chocolat!

Nous partons donc pour une petite heure de bus dans les montagnes, on vous passe les détails, gingembre, virages serrés, gingembre encore... Aurélie tient à préciser que la vue est magnifique, on voyage entre les rizières et les petites maisons japonaises de compagne aux toits de chaume... Très beaux, mais cela ne rend pas bien en photos dans un bus en mouvement.

Suite à nos différentes lectures sur ce lieu, nous décidons de nous arrêter en bus au premier sanctuaire des trois. Nous planifions de faire la randonnée qui est reconnue comme un pèlerinage jusqu'au deuxième, puis jusqu'au troisième sanctuaire. Heureusement, il fait bon! Juste 25 degrés, Daniel ne veut plus redescendre en ville.

Il est un adage qui dit que le but n’est pas seulement le but mais aussi le chemin qui y conduit. Le sanctuaire de Togakushi, dans la préfecture de Nagano, pourrait être son allégorie. Car, non content de compter 3 sanctuaires shinto, les divers chemins qui y mènent sont une ode à la nature et au recueillement.

Nous commençons notre pèlerinage par de longs escaliers, bordés par d'énormes Cyprès et Cèdres du Japon, qui n'en finissent plus. Nous emmerdons les moines du coin en les prenants en photo (c'est une blague, nous ne sommes pas des bêtes, on a demandé avant!). Après le premier temple, nous nous engageons sur un petit chemin de randonnée sans touristes, seul au monde, sous les odeurs des cèdres et le chant des cigales.

Premier temple : Hoko-sha, le sanctuaire bas

Après plus de 45 minutes de marche, nous arrivons au deuxième temple. Les bus touristiques y afflux, les chinois parlent fort, prennent tout en photo, mais semble manquer les petits détails qui nous nous questionnent. Tout d'abord, nous faisons câlin a des arbres sacrés (ceux qui sont entourés de cordes avec des banderoles blanches de papier), cela, d'après la légende, nous portera chance, plus tard nous découvrons que ca n'a pas marché . Aurélie fait enfin une photo digne de ce nom d'une petit maisonnette au toit de chaume, et oh! Grande surprise, encore des escaliers pour atteindre le deuxième temple. Ensuite, nous découvrons des petits objets en dessous de chaque lanternes de pierre... Pourquoi? Des offrandes?

Deuxième temple : Chu-sha, le sanctuaire du milieu 

Avant d'aller trop loin, nous profitons de la spécialité du coin, les Soba noodles. Pour éviter les touristes, nous évitons les recommandations Google et fonçons dans une rue étroite déserte. Comme promis, personne d'autres que des japonais. J'en profite pour faire des photos du restaurant comme il se doit. Ici, on enlève les chaussures avant de rentrer, on s'installe sur des tatamis, et on commande avec les menus qui sont accrochés à la verticale sur des planches de bois.

Restaurant Soba 

Les soba sont un mets japonais constitué de pâtes de sarrasin. Un vrai délice pour nos ventres vides!

Même consistance que nous après la randonnée 

Etant donné que nous sommes en randonnée et que Daniel prend des médocs, nous nous sommes dit que boire une petite bière allait mieux faire passer la pilule. Nous continuons donc la randonnée, qui n'est que en montée, alors on force sur nos jambes, que nous avons surnommé les "Soba-nouilles".

Nous randonnons au milieu des sépultures en pierre, des lacs "miroir", des vues sur les alpes japonaises digne d'un tableau, des torii japonais (portes rouges), des statues avec des pièces de monnaie au pied et des chemins pavés.

Randonnée de deux heures avant d'atteindre le dernier temple 

A 1km de l'arrivée, nous voyons de plus en plus de panneaux "Attention aux ours". Ces panneaux se multiplient jusqu'à se répéter tous les 3 mètres. Aurélie transforme alors Daniel en une vache, grâce a la gourde et le mousqueton. Autant dire qu'on a rien vu du tout, même les japonais ont fui avec ce bruit, et pour garnir le tout Daniel, faisait du tambourin de guerre avec cette gourde. Nous sommes surpris qu'aucun moine ne soit venu pour nous dire de la fermer.

Finalement, le silence et la zenitude du paysage commencent à laisser place au bruit d'une foule, et en effet, un tournant plus tard, nous nous retrouvons sur l'allée très touristique de Togakushi : vers le dernier temple. L'allée est bordée de grand Cyprès impressionnants. On leur dit bonjour en les touchant et on marche entre leurs énormes racines couvertes de mousse en se sentant comme des petits schtroumpfs.

Le troisième et dernier temple : Oku-sha, le sanctuaire haut 

Arrivé au sommet, nous sommes accueillis par des shrines et des temples, que nous n'avons même pas vraiment regardé car la dernière valse d'escaliers nous a assommé de fatigue. Daniel est quand même parti faire son sceau du temple. Vu que c'est un temple hautement touristique, pour avoir la calligraphie des moines, il faut faire la file, recevoir un numéro puis attendre que son numéro soit appelé pour récupérer le livre. Le moine nous donne le numéro "628", que nous ne savons absolument pas dire en japonais... On sais compter jusqu'à 4 et c'est déjà pas mal. Daniel demande alors au moine comment dire "628" en japonais. Le moine a beaucoup ri, nous a sorti un long mot japonais d'au moins une minute. Puis, la mine basse, nous sommes aller nous assoir pour attendre qu'il nous fasse signe, car impossible de savoir s'il nous appelait ou non.

Au retour, les touristes ont fui le lieu qui fermait à 16h. Or, ayant beaucoup trainé, 16h30 passé, nous étions finalement presque seul sur ce chemin de Cyprès. Une petite famille de trois japonais nous suivait de près. Daniel a eu le réflex de prendre la photo, au moment ou ils se sont retourné sous le portail rouge et ont fait un très beau et long salue pour les déités avant de quitter les lieux.

Au revoir Togakushi 

Nous quittons cet endroit magique et la fraicheur des Alpes pour Kanazawa, une ville côtière du côté Sud.

9
sept

En partant de Nagano, en chemin, nous cherchons désespérément un café comme des drogués en manque de notre dose. Nous tombons sur des statues que nous n'aimerions pas croiser la nuit... Puis, nous rencontrons un moine-mendiant qui ne bouge pas d'un millimètre, droit comme un "i", caché sous son chapeau de paille, il fait sonner une petite cloche toutes les trente secondes.

Les komusō étaient des moines mendiants japonais pendant la période d'Édo. Il se distinguaient par le tengai, un panier de paille de jonc ou de roseau, qu'ils portaient sur la tête afin de manifester l'absence d'ego spécifique.

Au revoir Nagano et un Komuso 

Nous prenons, finalement, le train pour Kanazawa tout en mâchouillant des graines de café. Kanazawa est une ville à une heure de train en shinkansen. Elle se trouve au bord de la mer du Japon (que nous n'aurons pas vu) et pas loin des Alpes japonaises que nous pouvons apercevoir à certains coins de rue. Nous ne sommes plus du tout les seuls non-bridés des lieux. Les touristes semblent affluer de partout dans cette ville... Après avoir déposé les affaires dans notre hôtel, nous partons à la chasse des Geisha, nous espérons en voir une dans le quartier ou elles résident. Nous partons donc pour le quartier traditionnelle de Higashi Chaya. C'est un quartier historique de maisons de thé et de Geisha.

Sur le chemin, la faim tiraillant nos ventres, Daniel ressemble déjà à une asperge après ces quelques jours de voyage, nous nous arrêtons pour manger un mets du coin. C'est ici que nous découvrons que la ville de Kanazawa est connue pour ses réserves d'or. En effet, Kanazawa est le principal producteur d'or du pays. Les japonais n'ont rien trouvé de mieux que de mettre de l'or partout, mais vraiment partout: poison, glace, donut, nomme ton plat et les japonais à Kanazawa vont mettre de l'or dessus.

La bonne question est: est-ce que ça rajoute quelque chose ?!

La surprise quand on reçoit le plat avec les pépites d'or dessus 

Après quelques recherches, scientifiquement, non, ça ne rajoute rien à part un goût de métal. Pour les japonais, c'est une manière de démontrer leur richesse. En soit la soupe était très bonne. Bon...bon... et sinon les Geishas ? Malheureusement, les Geishas ne sont réservés qu'aux habitants. Impossible de pouvoir en rencontrer ou en voir une. On les comprend, si elles sortent dehors, vu le nombre de touristes, elles risqueraient de se faire courir après... Les seules choses que nous trouvons ne sont que les maisons de thés que l'on peut visiter en payant.

Nous contemplons donc les petites ruelles avec l'architecture authentique japonaise et quelques japonais et japonaises qui se promènent en kimono et yukata traditionnelle avec leur chaussures qui font autant de bruit qu'un danseur de claquette.

Higashi Chaya 

Nous avons vu tout le monde en train de se prendre en selfie avec une bouteille "d'eau", après quelques échanges avec les locaux, nous comprenons que c'est un "soda", une spécialité de Kanazawa. Vu leur superstition, nous nous disons qu'il faut sûrement la boire pour vivre quelques années en plus. Nous prenons donc une limonade et une selfie avec. Super! Très rafraîchissante.

l'eau de Kanazawa 

Nous faisons une pause pour faire le plein de calories: une glace entre deux pâtes de pancake, c'est très bon, mais vraiment pas pratique. La pâte est chaude et la glace est froide... Outch, ce n'est pas bon pour les dents sensibles et on en fout partout!

On a oublié le nom de ce dessert 

Nous rentrons à l'hôtel, car nous nous sommes inscrits à un événement social : cuisiner des Takoyaki. Nous y rencontrons toutes les nationalités possibles, Néerlandais, écossais, américains, canadiens et un japonais, un peu perdu. La personne qui organise nous explique que c'est très simple et nous donne les ingrédients, étant donné que tout le monde a vu les Takoyaki se cuisiner dans la rue, on se dit tous que ce ne doit pas être trop compliqué et que nous avons un BAC+5 alors pourquoi on n'y arriverait pas !

Bon, à la bue de nos Takoyaki qui sont sensé être rond, nous nous rassurons sur que le fait que ce n'est pas à quoi ils ressemblent qui est le plus important, mais bien ce qu'ils goutent. Après avoir mangé des "casimodo-yaki" le tout accompagné de beaucoup de bière et saké, l'organisatrice étant japonaise, nous dit avec délicatesse que nous faisions trop de bruit pour l'hôtel et qu'il faut se disperser.

Ps: c'est sensé être des boules 

Le lendemain matin, vers 7h, recherche d'un déjeuner. Nous passons par le marché de Omichô, marché poissonnier, ou les restaurateurs semblent s'affairer pour choisir le meilleur poisson. Aurélie, dégoutée par l'odeur le grand matin et au regard des escargots encore en vie et les poulpes qui font coucou, court pour traverser le marché au plus vite.

Marché d'Omicho 

Pour finir la visite de Kanazawa, nous nous disons: rien de mieux que d'aller nous cuire nous-même comme des Takoyaki. À la base, nous voulions visiter le jardin très connu, un des trois plus beau jardin de tout le japon : un Kenro-ku.

Le nom Kenro-ku fait référence aux six attributs considérés comme les plus importants dans la notion du jardin idéal : espace, sérénité, vénérabilité, panorama, subtilité et fraîcheur.

Eh bien, la fraicheur, on ne l'aura pas vue. Par contre, on a mis une bonne dizaine de minutes à photographier un rapace qui planait dans le ciel. On a vu le château de Kanazawa, on a pris deux trois photos, sans s'arrêter, au risque de véritablement finir cuit. Nous avons vu le jardin de loin, un véritable four avec long parterre de pelouse à éviter. Nous y avons vu des touristes mourant... des japonais mourant... Impossible de visiter le jardin à 40C à l'ombre, en sachant qu'il ne semble pas y avoir d'ombre.

Château et jardins de Kanazawa pendant la canicule

Nous nous sommes posé une minute sur un banc pour boire, et bien même la nature ne nous aime plus... Nous nous sommes fait attaqué par un frelon asiatique, Daniel a failli y perdre une jambe. Nous avons donc cherché à nous abriter du soleil et des bêtes dans un magasin. Fait intéressant, il semble que 50% des japonais sont malade et portent des masques. Nous avons compris pourquoi, il fait 40C dehors, et dans les magasins, il fait 18C. Excellent moyen de choper la crève, les hôpitaux sont sûrement derrière toute cette conspiration.

Sur notre liste, visite du quartier des Samouraïs : Nagamachi. Il est même pas 10h, nous hésitons à sortir dans le four...

Ce quartier unique de samouraïs vous entraîne dans un dédale de ruelles bordées de murs couleur ocre. Il faut oser se perdre dans ce labyrinthe pour profiter pleinement de la tranquillité du quartier et de son ambiance rappelant le Japon féodal.

Bon, les textes décrivant ce quartier finissent par nous convaincre. Nous passons dans le quartier plus vite que le shinkansen en vitesse de croisière, en croisant quelques touristes qui se déplacent de superette en superette climatisée. Non, franchement, pas moyen de visiter dans ces conditions! Daniel a joué au Samouraï trois secondes dans la rue, c'est bon, on est content, hop, on rentre à l'hôtel pour reprendre des forces avant le train vers Kyoto.

Le quartier des Samourais 

Au final, Kanazawa est un grand four ou on mange tout avec de l'or et il faut vivre dans une bulle climatisée. On croise les doigts pour que notre prochaine destination, Kyoto, soit plus fraiche!

Spoiler: nous sommes finalement mort-cuits.  
11
sept
11
sept
Publié le 18 septembre 2019

Nous voilà arrivé à Kyoto, la madame qui nous accueille dans son AirBnB est très souriante, nous montre notre chambre qui s'appelle "Sakura"; chambre avec tatami et futon dans un quartier résidentiel de Kyoto. On vous passe les détails habituels, nous cherchons à manger, curry et côtelettes de poulet, c'était bon mais pas de quoi sauter au plafond. Nous sommes toujours tous seuls dans les restaurant le soir dans les quartiers résidentiels... On se dit que les japonais ne doivent vraiment pas y aller souvent.

Petite chambre dans une petite maison japonaise dans un petit quartier résidentiel de Kyoto 

Nous partons à l'aurore (vers 6h du matin) pour éviter les foules de "copier-coller" bridés qui s'engloutissent dans les trains (oui, parce qu'ils sont pareil qu'à Tokyo). Nous pensions avoir l'idée du siècle : se lever tôt et profiter des visites sans la chaleur. Nous allons vers la ville de Nara, à une heure de train de Kyoto.

Nara est connu tout particulièrement pour son parc avec des chevreuils qui se promènent partout en plein liberté. Mais il y a aussi plein d'autres belles choses à voir; des temples très vieux, des pagodes magnifiques rouge et or, la plus grande statue de Boudha en bronze du Japon, etc.

Après avoir marché une minute ou deux, nous croisons déjà notre premier spécimen ! Et pas n'import ou, dans un sous-terrain, le pauvre bougre s'était perdu, il est tout jeune. Nous n'osons pas encore les toucher, dès fois qu'ils soient porteurs de rage ou d'une maladie japonaise qui te transforme en loli.

Première rencontre 

La journée s'annonce bonne, notre plan est infaillible nous fonçons à travers les parcs tout en jetant quelques piécettes à une mamy qui en échange nous donne des biscuits "attracteurs de chevreuils". Nous sommes tout seul dans le parc, et ce dernier est en fleuraison ! Nous avons donc le casting total pour Bamby !

Nous utilisons notre lentille surnommé le "voyeur" pour prendre quelques photos des animaux. L'idée est de les attirer à un endroit en particulier pour prendre un shoot incroyable, et pour y arriver, rien de mieux que d'utiliser les biscuits. À l'odeur desquels, n'importe quel chevreuil dans un rayon de 10 mètres se transforme en missile à tête chercheuse. Une fois la cible verrouillée, le chevreuil ne lâche plus (ci dessous, vous pouvez apercevoir Daniel être pourchasser par une bête féroce). Les daims sont habitué au japonais, et les japonais passent leur vie à faire des courbettes : pour dire merci, bonjour, au revoir, etc. Voilà que les chevreuils commencent à nous faire des courbettes pour recevoir des biscuits.

Mais l'heure avance et la chaleur augmente, à peu près 1 degré toutes les 30 minutes, les chevreuils ne trainent plus avec nous, ils sont tous dans la rivière du coin. Nous essayons de les rejoindre, mais il n'y a plus de place dans le Onsen local. De plus, Aurélie trouve qu'il y a trop de mouches, l'hygiène laisse à désirer !

Les chevreuils de Nara 

Nous partons donc dans la forêt pour observer l'un des temples connue pour ses lanternes de bronze : Kasuga Taisha.

Kasuga Taisha est un sanctuaire Shintô. La légende Shintô attribue le rôle de messagers des kami (divinités) au daims du parc. Ce sanctuaire est connu pour ces trois mille lanternes, dons de pieux voyageurs.

Nous arrivons vers le temple à 8h, et c'est l'heure précis que le tsunami de chinois arrive en bus et prend possession de cet endroit. Nous avons l'impression de marcher à travers des pigeons bridés. C'est vraiment impressionnant, comment en un instant, un lieu si paisible peu devenir si bruyant.

Nous utilisons donc notre entrainement de soldat et nous doublons tout ce monde sans clignotants. Nous traversons l'allée des lanternes de pierre assez rapidement, la foule de chinois sur nos talons. Finalement, nous arrivons devant la partie payante du temple. Aurélie, sans l'ombre d'un doute, balance déjà les billets à la madame, surprise par la hâte de cette dernière, et sans même une courbette ou konichiwa nous sautons par dessus la barrière pas encore ouverte, telle des gazelles fuyant les prédateurs.

Le contraste est stupéfiant, nous entendons les "pigeons" au loin, mais ici le calme règne, nous entendons plus que les bruits des balais passés par des demoiselles en tenue traditionnelle. Leur coiffe est magnifique et leur vêtement rentre en parfaite harmonie avec la couleur des lieux. Aurélie a demandé pour prendre l'une d'elle en photo, mais elle a refusé. Nous avons donc pris une photo de loin, sans possibilité de la reconnaitre de dos. L'ambiance zen s'installe, nous nous calmons et prenons une vitesse de marche calme pour profiter de ce lieu.

Sanctuaire Kasuga Taisha 

Le meilleur moment de la visite est lorsque nous entrons dans une pièce sombre couverte par des rideaux qui occultent une beauté incroyable ! Après avoir poussé un petit cri de joie, Aurélie s'élance dans la pièce sombre. La pièce n'est pas très grande, mais les miroirs disposés au fond de la pièce l'agrandissent avec un effet visuel assez impressionnant.

Lanternes

Après avoir profité de la beauté de cette pièce, nous continuons vers la sortie et vers le bazar que les chinois on créé autour du temple. Nous évitons tout chemin emprunté par les touristes (le beau chemin au lanternes de pierre) pour s'éloigner du poulailler. Nous passons donc par la forêt et nous nous perdons entre clairière et branches ballantes soutenue par d'énormes toiles d'araignée. Notre promenade dans la foret de bamby touche à sa fin, car comme a dit un philosophe japonais inconnu : "Quand soleil pointé son pif, toi mettre ton pif dans magasin".

On abandonne la visite et on court pour s'abriter dans le café le plus proche, pour au final finir notre journée dans les magasins, pas spécialement très intéressant, mais l'air climatisé est un ami dont on ne peut se passer ici. Nous n'aurons donc pas vu d'autres temples, pas de pagodes, pas de bouddha en bronze... Nous souffrions trop de la chaleur et des masses de touristes.

Restons donc sur cette note positive de la vue de notre dernier Bamby broutant de l'herbe sous un magnifique rayon de soleil.

12
sept
12
sept
Publié le 19 septembre 2019

Aujourd'hui l'idée est de visiter Osaka.

Aurélie tombe sur un café qui sert des pains perdu et du café, nous entrons donc pour goûter ces "french toast" mais nous découvrons que les pains perdu sont servie que de 14h a 16h. Après quelques courbettes, Aurélie a réussie a corrompre le serveur pour qu'il nous serve les "french toast". Par contre, 10h, pas de problème pour un petit jambon-fromage. Ils sont bizarre ces japonais!

Aurelie :"C'était très bon" 

Osaka ou "Tokyo 2.0" ne nous a pas vraiment impressionné, mais ne vous dites pas qu'il n'y a rien à voir, nous nous sommes juste pas très bien renseigné et nous étions vraiment crevé. Nous avons donc visité Osaka à la vitesse du Shinkansen, très vite, et essentiellement à travers les tunnels du métro.

L'unique photo d'Osaka 

Une chose réputé d'Osaka est son aquarium et tant mieux, vu la chaleur, nous n'avions aucune envie de jouer les touristes en pleine ville. Daniel profite de l'air frais pendant qu'Aurélie fait la file pour payer les tickets d'entrée.

Sur place, le bâtiment n'est vraiment pas impressionnant, plutôt moche même. Par contre à l'intérieur, nous sommes sous le charme, et nous ne sommes pas spécialement fan des aquariums. L'aquarium est fait en spiral et on tourne au tour d'un énorme réservoir contenant toute sorte de créatures japonaises. Ils sont ingénieux ces japonais!

L'une d'elle est le requin-baleine, il est très difficile de décrire alors regardé plutôt les photos, même si on a décidé de prendre des photos des gens plutôt que des poissons.

L'aquarium d'Osaka 

Il ne fait pas encore nuit, mais nous sommes déjà affamés. Avec le vent, la jupe d'Aurélie se lève et dévoile une mignonne petite culotte à tous les japonais du coin, qui se débrident en un instant (dédicace à Audrey).

Le port d'Osaka 

À partir du départ du port, nous avons eu que des frustrations.

Nous avons choisi un restaurant qui nous a couté trop cher pour 6 brochettes (3 tout petit morceau par brochette). Ils ont mis 30 minutes à nous les servir et en plus ils ont oublié un plat (juste un bol de riz que nous voulions avec les brochettes). Nous sommes sorti de ce resto les ventres vides. Nous sommes passé par un lieu incontournable de Osaka selon les blogs touristiques. Franchement, il y a ce genre de lieu partout : Times Square, Tokyo, etc. Nous n'avons pas du tout été impressionné, et maintenant, nous savons que les villes ne sont pas nos lieux prefere du Japon. Nous avons alors repris notre vitesse de shinkansen pour rejoindre le train pour Kyoto, tout en jurant comme des français sur les choses qui nous agacent des japonais.

Time Square mais au Japon. 

Au revoir Osaka. Ville de merde. Restaurant de merde. Et on a raté notre express = 1h en plus pour rejoindre Kyoto. M-E-R-D-E.

13
sept
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Publié le 21 septembre 2019

Nous allons vous décrire Kyoto, sur plusieurs soirées et jours différents mais dans une même étape. Nous y sommes restés en tout 5 jours. Cela nous a fait du bien de ne plus bouger avec nos sacs et nous a permis aussi de nous reposer. Osaka nous avait un peu défoncé le moral, alors pour faciliter la digestion des prochains jours au Japon, et pour éviter la chaleur, nous passons une petite journée tranquille a l'hôtel à nous détendre, dormir et bien d'autres choses.

Le soir, tel des ours après une hibernation, nous pointons le bout de notre nez dehors à la recherche de nourriture et entre autre pour visiter quand même Kyoto. Nous partons donc pour le sanctuaire de Yasaka sous une pluie battante qui a fait fuir semble-t-il tous touristes dans les alentours.

Nous avons voulu enchainer sur la pagode qui est encore allumée, magnifique, toute rouge, mais les japonais se couchent à l'heure des poules, alors vers 20h, ils ont tout éteint. La pagode plongée dans les ombres tel un château de Dracula ne nous inspire pas tellement. Aurélie se met donc à râler, et c'est là que Daniel comprend qu'Aurélie est prête à devenir une française, et donc une râleuse professionnelle. Aurélie, pense que ce n'était qu'un moment de faiblesse pendant un long voyage... Nous retournons donc à la maison pour continuer notre hibernation et notre débat de nationalité.

Nous trouvons un peu d'inspiration sous la pluie et près du sanctuaire 

Le lendemain matin, le premier but est de trouver des chocolatines (pain au chocolat pour les gens non originaire du sud de la France). Nous trouvons une petite boulangerie à notre grand étonnement sur google map et partons en pèlerinage improvisé vers ce lieu sacré. Une fine pluie continue a tombé, alors que Daniel n'est pas dans son élément, Aurélie y trouve son bonheur vu que c'est le temps de la Belgique... Bref, Aurélie s'amuse dans les petites ruelles résidentielles de Kyoto.

Il pleut à Kyoto 

Nous tombons par hasard sur un énorme temple sur notre chemin, pas un touriste, tout le monde est pied nue dans le temple, nous enlevons nos chaussure et visitons les lieux. Les moines se demandent encore pourquoi le bois du plancher de ce temple sent mauvais, raison: Aurélie y a marché pied nu.

À Kyoto, les temples Nishi Hongan-ji et Higashi Hongan-ji représentent la branche bouddhiste Jodo. Tous deux édifiés au XVIème siècle, ils forment une paire et sont situés à une centaine de mètres l'un de l'autre.

On n'a pas osé prendre trop de photos de l'intérieur, etc. comme des moines priaient.

Un magnifique arbre sacré appelé "Great Ginkgo Tree" trône au milieu et est soutenu par plein de planches entrecroisées.

Les temples Nishi Hongan-ji et Higashi Hongan-ji 

Nous avons bien trouvé des chocolatines, mais nous n'avons pas vu grand chose, nous rentrons et achetons sur la route un Bento pour nous nourrir plus tard.

Le bento (弁当) est un terme japonais désignant un repas contenu dans un coffret de type lunch box, mais aussi une manière de présenter les mets. Cette façon de consommer est profondément ancrée dans la culture culinaire japonaise.

On ne manque pas de choix pour un Bento 

Comme nous parlons des Bento, nous devons vous parler d'une expérience culinaire hors du commun que nous avons vécu. Un soir, nous nous décidons à nous offrir les spécialités du Japon, du boeuf Wagyu/Kobe/Ohmi, le tout dans un teppanyaki.

Le teppanyaki (鉄板焼き littéralement « grillé sur une plaque en fer ») est un mot japonais désignant un type de cuisson japonaise où l'on utilise une plaque chauffante pour cuire les aliments.

Nous avons un serveur et un cuisinier attitré, les plats sont tous succulent, le vin est délicieux (normal c'est français 😀), les gens sont très courtois, la viande fond dans la bouche comme du beurre et la facture est très salée. On tient a préciser que le boeuf japonais est très gras, et que même les estomacs les plus aguerri comme celui de Daniel, ne tiennent pas le coup. Il a, malheureusement, abonné la dégustation avant la fin tout comme Aurélie.

Expérience du teppanyaki

C'est seulement deux jours plus tard que l'on a visité Kyoto réellement et ces deux lieux les plus touristiques : le temple Kinkaku-ji (le pavillon d'or) et les 10 000 Torii Gates.

Le temple Kinkaku-ji est connue pour ces parois recouverte entièrement de feuilles d'or.

C'est le lieu le plus touristique du Japon. Après avoir payé 500Yen chacun, nous avons découvert ce pavillon qui en effet ravi le regard avec sa réflexion en or dans l'étang. On a recherché des plans un peu différent à prendre en photo, prit en délit les jeunes japonaises frétillantes d'excitation en Yukata face au pavillon d'or, fait des photos de touristes et nous avons fait le tout dans un bon bain de foule avec une chaleur avoisinant les 30C mais plus supportable que les 40C des autres jours.

Le pavillon d'or de Kyoto 

Deuxième et dernière étape à Kyoto : Fushimi Inari Taisha ou les 10 000 Torii Gates.

Fushimi Inari Taisha est le plus grand sanctuaire shinto du Japon situé au sud de Kyoto. Erigé en 711, il est dédié à la déesse du riz Inari et plus largement à la richesse. La beauté de ce complexe se dévoile au gré d'une randonnée pédestre le long d'une vallée, balisée par des milliers de portiques vermillon appelés torii.

Comme prévu, il est 13h et le monde se presse dans les Torii Gates. Cependant, c'est quelque chose à ne pas rater! C'est très impressionnant de marcher sous ces milliers de portiques. Puis, 30 minutes plus tard, la masse de touristes diminue et laisse place à un calme serein, étant donné que la montée est longue et abrupte, les petits fainéants restent en bas.

Les 10 000 Torii Gates

Ici, les petits papiers des mauvaises fortunes tirées par les passants sont directement accrochées dans les arbres ce qui donne une drôle d'allure à la nature dans la montée vers le sommet.

Arrivés au sommet, en sueurs mais content de notre exploit, la vue sur Kyoto n'est pas INCROYABLE, mais la longue marche sous les Torii en valait grandement la peine!

14
sept

Levé au aurores pour éviter les touristes, les heures de pointes et la chaleur, nous partons pour visiter la bambouseraie de Arashiyama. Normalement, cet endroit contient plus de stick-à-selfie que de bambou, oui parce qu'un chinois moyen en utilise 3, un pour le groupe, un pour soi, et un pour prendre ce qu'il y a autour de lui, le quatrième on se le prend dans l'oeil, du coup il ne compte pas.

La célèbre bambouserai de Kyoto

Au final, c'est très joli en photo, ce n'est pas une très longue allée, 500 mètres à peine et ça ne vaut pas tellement le détour et le levé à l'aube. On pensait cela plus impressionnant en réalité et pour une fois, ce sont les photos qui sont plus impressionnantes que la réalité.

Nous décidons de nous offrir une journée romantique dans les environs de Arashiyama. Au programme montée dans la vallée en train romantique sans fenêtre et redescendre en bateau romantique.

Jusqu'à présent, nous n'avions toujours pas bu notre café, ce qui nous rend très aimable, nous avons donc trouvé un petit café qui ouvre juste avant le départ de notre train, et à notre grande surprise c'est un excellent café qu'il serve ici.

cafetière steam-punk 

Nous avons enchainé sur une ballade en train, touristique certes mais Aurélie a bien insisté pour être dans le wagon ouvert, et nous nous sommes au final retrouvé avec peu de monde, près de la fenêtre et en amoureux. Les vues ne sont pas de quoi arracher une perruque à un vieux pépé, ça reste très beau.

La descente, peut se faire en train ou bateau. Nous avons donc pris le bateau, qui zigzague a travers la vallée, la vue est magnifique. Le problème c'est que les gens parlent que japonais et expliquent pleins de trucs, on se sent un peu délaissé. Sur le chemin, nous retrouvons tous les personnages de kung-fu panda, dans leurs habitat naturel. On contemple aussi les reste d'un déluge et glissement de terrain dans les collines environnante. La force de la nature au Japon se voit souvent ici!

Expérience que nous n'avons jamais vécue est le petit restaurant qui s'est greffé a notre bateau pour vendre toutes sortes de choses. Ils y font grillé du pulpe, octopus, poisson... Nous nous sommes offert une bière...

Pour le soir, nous trouvons un restaurant tout proche de là ou nous restons, nous arrivons sur place. Pas d'enseigne, pas de nom et aucun client à l'intérieur. Nous passons donc une petite soirée tranquille en tête a tête avec le cuisinier. Daniel a enfin goûté à l'omelette géante Okonomiyaki, le gars nous a fait des desserts d'animaux le tout en regardant la finale de Sumo en direct de Tokyo.

17
sept
17
sept
Publié le 1er octobre 2019

(PS: désolé pour le laps de temps avant cet avant-dernière étape de notre voyage - l'internet à Singapour ne téléchargeait pas les photos - impossible de poster quoi que ce soit)

Après avoir quitté Kyoto, nous sommes arrivé à Odawara, ville dans laquelle nous avons réservé un Ryokan pour une nuit. Un Ryokan sacrément différent de celui de Shima Onsen. A côté de la gare, trou dans le lit, dans les fenêtres, etc. Cependant, voir Daniel avec un Yukata est toujours aussi drôle.

Daniel en Yukata 

Nous avons aussi oublié de vous parler des bouches d'égouts, elles sont décorées en couleur partout dans le Japon avec les thèmes de la ville, voici un aperçu qu'on a pu contempler à Odawara et à Matsumoto.

Les bouches d'égouts japonaises 

Nous restons donc une nuit dans ce Ryokan pas très coquet jusqu'au petit matin, ou nous nous pointons au bureau de location de voiture.

Là nous nous rendons compte que nous avons fait des recherches pour des locations de voiture en Nouvelle Zélande, Australie, mais pas pour le Japon, en tout cas pas correctement. Parce que, ici, le permis international est obligatoire. La fille nous répond que nous ne pouvons pas louer la voiture. Daniel lui répond en bon français : "Pardon ? Comment ça non?". La pauvre petite Japonaise est à la limite de pleurer, elle appelle quelqu'un qui peut expliquer les choses en anglais. Avec les japonais, quand c'est non, c'est NON. Pas moyen de louer une voiture.

Après un petit moment de désespoir, nous nous calmons tranquillement et cherchons donc un autre hôtel que celui prévu, qui était hors d'atteinte sans voiture. Nous décidons d'aller passer une nuit en plus à Fujisawa qui est notre dernière ville avant de quitter le Japon.

Avant de partir du Ryokan d'Odawara, la personne qui nous accueillait nous apprend qu'il y a un feu d'artifice à Atami, sur la plage, le soir même. Nous avons donc passé notre journée dans les trains. 40 minutes jusque Fujisawa pour déposer nos affaires dans l'hôtel et puis 1 heure en train pour retourner sur nos pas et dépasser à nouveau Odawara pour atteindre Atami en espérant ne pas être trop tard sur place pour le feu d'articifice.

Posé sur la plage et entouré de pleins de locaux, nous ne voyons pas un seul touriste à vue d'oeil. Le spectacle commence. Il n'y avait malheureusement pas un pet de vent, les premiers coups de feux sont cool mais le reste disparait dans la fumée un peu comme notre envie de manger des nouilles en fin de voyage. Après quelques pétards rouge, au lieu de voir un feu d'artifice, nous apercevons presque le monstre de "Stranger Things" apparaitre devant nos yeux.

Le feu d'artifice s'arrête soudain sans grand final et une voix japonaise monte des hauts-parleurs. Elle parle en japonais pendant une bonne minute, ensuite, le feu d'artifice recommence. 5 minutes à près, elle nous le refait : le feu d'artifice s'arrête, et la voix japonaise reprend avec cette fois en anglais un message d'amour pour une personne sûrement dans la foule. Ainsi, le feu d'artifice était entrecoupé de messages d'amour, on suppose. C'était étonnant!

Une fois le grand final Belzebut invoqué, nous repartons vers notre hôtel, emporté par une véritable masse humaine japonaise.

Feux d'artifice à Atami 

Le lendemain, nous décidons de passer une journée à Hakone. C'est un grand parc avec un long lac au milieu des collines qui donne une magnifique vue sur le Mont Fuji.

Nous avons pris un train de ville, ensuite, un train de village, suivi par un vieux train de montagne qui faisait sans cesse des arrêts pour monter doucement dans des montées très raides de la colline, ensuite, un funiculaire, puis, normalement, nous devions prendre des bulles comme pour aller skier. Malheureusement, une partie de la montagne (qui était en faite un volcan en pleine action) était trop active, et ils nous ont donc imposé un bus à la place pour atteindre notre destination finale. En bus, on croise des forêts entièrement ravagées par la lave et encore fumante; très rassurant!

Le long et grand trip jusque Hakone 

Ensuite, nous prenons un bateau de pirates sur le lac. Les japonais nous font de grands signes d'au revoir. C'est vraiment quelque chose qu'ils adorent faire: des courbettes et faire de grands signes d'adieux! La croisière est vraiment jolie, en plus sous le soleil, mais les nuages au loin cachent le Mont Fuji. Impossible de l'apercevoir, nous sommes un peu déçus.

La croisière s'amuse sur un lac japonais

Nous profitons de la croisière dans le lac. S'il n'y avait pas les grandes portes Torii rouge pour nous rappeler que nous étions au Japon, on se croirait presque dans le Fjord du Saguenay.

Hakone et le mont Fuji derrière les nuages

Nous arrivons à une petite ville de l'autre côté du lac qui est sensée donner sur une vue impressionnante du Mont Fuji. Bon, tant pis, la seule vue du Mont Fuji sera celle de notre bière pendant notre pause culinaire du jour.

Soba nouilles au crevettes au menu 

On décide de prendre une marche pour aller voir une porte rouge du lac de plus près. Quelle fût pas la surprise de voir une longue file d'attente pour pouvoir faire une photo sous la grande Torii. Pas pour nous, nous sommes monter jusqu'au temple pour découvrir un beau temple très serein (car tous les touristes étaient en bas à faire la file). On a fait le dernier sceau dans le livre de Daniel.

La journée tirait à sa fin, nous avons refait le même trajet mais en sens inverse : bateau - bus - funiculaire - train de montagne - train de village et enfin train de ville pour retourner à notre hôtel à Fujizawa. La croisière au retour était magnifique avec les rayons de soleil qui jouaient entre les nuages.