Carnet de voyage

Cap au Sud

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Mai 2023
30 jours
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Le départ s'est effectué sous les bonnes étoiles, et un bon vent de Nord Ouest, ce lundi 1er mai. Nous avons hissé les voiles et tiré plusieurs bords l'après-midi, puis la sortie du Golfe s'est bien passée. Nous partons en direction du Pouliguen, afin de retrouver Bernard le lendemain. Le vent soufflait assez fort pour que l'on mette un ris dès le début de la navigation. Nous avons pu faire un dernier au revoir à nos familles qui nous convoyaient depuis des petites embarcations dans le Golfe du Morbihan.

Nous sommes tous fiers de vivre ce moment riche en emotions, après plus d'un an de rafistolage, les bateaux prennent enfin l'eau. Une grande pensée à toutes celles et ceux qui ont participé à l'élaboration de ce projet fou!

Le capitaine Mathieu vous salut sur la photo ci-contre. Direction le Sud !

Kenavo

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Publié le 6 mai 2023

Belle journée de bricolage sur la plage située juste à côté du club de voile CNBPP. Au programme : réglage du gréement complet, strate de la rallingue qui s'ouvre légèrement et fait déchausser le trampoline. C'est déjà beaucoup pour une première journée d'aventure. Il a fait super beau, des enfants en stage de voile nous posaient beaucoup de questions sur nos réparations et le voyage en lui même : les endroits où nous dormions, à quoi servent les trucs noirs sur les côtés, comment on arrivait à aller de plage en plage.

Une rencontre incroyable avec Yves Loday, ancien champion olympique en Tornado nous forma l'esprit. Le bateau est selon lui vivant, pour le comprendre et le manier correctement, quoi de mieux que de l'observer, anticiper les réactions. Ce n'est pas seulement un champion c'est un homme, grand père venant nous souhaiter bonne chance dans nos aventures.

Ce fut aussi la rencontre d'un pro de la strate, François du chantier multi Cat, personnage haut en couleur aussi grand passionné par les engins flottants.

Nous avons bivouaqué deux jours durant sur une plage pouvant être recouverte à grand coefficient et répondu aux questions des curieux.ses.

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Mercredi, les reparations faites sur la rallingue, il ne reste plus que le gréement à régler. Ce que nous avons fait sans attendre sur la plage du Pouliguen de beau matin. Nous le pouvons grâce à Bernard et Anne qui sont venus la veille nous apporter les barres de flèches manquantes autour d'une très bonne crêpe le soir. Nous partions avec toutes nos chances.

Yves est venu nous filer un coup de main pour le réglage de la tension du gréement losange du mât. Avec Mathieu, nous avons sauté sur l'occasion pour accompagner Yves chez lui chercher le tensiomètre. Nous avons eu le droit à une visite du club nautique CNBPP et même pu recharger les VHF (on a oublié de prendre les boitiers de chargement évidemment). Le départ prévu pour le milieu de journée, Arthur nous a ramené des algues pour le pique nique. Nous quittons la vue sur les buildings de la Baule pour l'île d'Yeu direction la plage des conches.

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Une quatrième journée mémorable ou plutôt rocambolesque de notre périple nous souda véritablement sur l'île d'Oléron. Le départ s'effectua de la pointe des conches le matin et l'arrivée devant Oléron après 8h30 de navigation au vent de travers.

Nous surfions sur la houle au Nord d'Oléron, c'etait simpas mais nous avions oublié de trouver un endroit où s'arrêter. Le courant descendant nous mena vers le sud de l'île dans un parc à huître et nous n'avions pas eu le choix d'attendre la renverse. Les débutants que nous sommes. La nuit fut rude et au petit matin nous decollions vers un endroit plus civilisé, direction le clocher de Château d'Oléron ou plutôt sa citadelle !


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Arrivés au petit matin sur une petite plage de Château d'Oléron sous la citadelle, nous avons pousser les bateaux à bout de bras. En effet la nuit a été fraîche et humide sur les parcs à huître. Nous sommes allé directement au bistrot du port pour se revigorer et ingurgiter des chocolats chauds et gauffres. Il n'a pas fallut longtemps pour que la moitié de la ville soit au courant de notre arrivée avec les affaires qui séchaient sur la rembarde des barrières donnant sur le port. Notre campement situé en dessous de la citadelle était bien agréable, des pêcheurs à pied passaient le matin et des promeneurs venaient à notre rencontre.

Les gens sont fort accueillants, l'ambiance balnéaire et reposante avec les cabanes en bois et l'écluse nous ont permis de prendre du temps de repos, manger des fish and chips, et préparer du racomadage de trampoline. On fit le bilan de nos erreurs de la veille à savoir : trouver un point de chute quoiqu'il arrive.

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Apres le bilan de nos actions et des réparations, nous nous relançons dans la strate pour une nième fois, objectif : reparation de la rallingue sur Mimosa. Le repas de pâtes aux palourdes données la veille par des pêcheurs nous raviva et motiva pour les réparations. Nous nous rendons compte que nous bricolions beaucoup, et que nous étions extrêmement dépendants des éléments extérieurs. A tout moment des averses peuvent survenir et je me réjouis d'être là à préparer la suite de l'aventure dans de bonnes conditions ici à Château d'Oléron. Un vent chaud soufflait et nous sentions pas loin l'air chargé des estuaires de la Gironde et la Charente. Sur le port, une humeur paisible et balnéaire y règne, ce sont des cabanes en bois où des artisans travaillent et vendent aux touristes leurs œuvres de la journée. Un très bon restaurant Frit and chips sur le port où nous avons mangé la veille parfume les alentours de ses odeurs huileuses. Je suis allé demander de l'eau après mangé sous le soleil de plomb à l'armurie de la citadelle.

Le fenouille et les blettes maritimes bien digérées, on se ratrappe comme on peut ici et on détend l'atmosphère. Notre campement fait un peu tâche, il se trouve sur l'entrée tribort du port, juste sous le rempart de la citadelle. Le matin nous voyons une bonne vingtaine de pêcheurs à pied passer devant notre campement.

En fin d'après midi nous réussissons à strater la rallingue défaillante de Mimosa. Nous espérons que cela va tenir !

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Levé à 6h du matin pour un départ de notre citadelle à 7h20. Au programme : passage de Maumusson, puis la passe d'Arcachon. Nous avons pris la décision de s'appeler à heure fixe sur la VHF pour économiser les batteries. Très belles conditions de navigation, il annonçait 10 noeuds de vent, mais grâce au thermique forcissant, nous avons surfé à plus de 15 noeuds entre Oléron et Archachon. La prise de plaisir est grandissante et les bateaux naviguent très bien. Nous avons eu même le droit au chavirage de David et Mathieu.

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Publié le 8 mai 2023

Une belle journée chaude et reposante au Cap Ferret. En attendant de prendre le large nous prévoyons notre sortie du bassin d'Arcachon en sécurité de part la mer réputée capricieuse en raison des fortd courants et des brisants ne prevenant pas. Sur ce cap redouté, beaucoup de marins se sont retrouvés pris au piège, et un grand nombre y ont péril. Comme nous a fait part Alain, un pêcheur du coin. Dans leur famille, ils sont pêcheurs de père en fils, deux de ses fils sont pêcheurs comme lui et un autre est peintre, Fabien. Nous leur avons acheté deux ombrines bronzes pour ce midi que nous avons fait au barbeuc. Un délice ! Alain et Fabien nous ont expliqué comment sortir de la passe sereinement. Les riches de la côte sont bien là entre les ostréiculteurs et locaux. Il y a deux mondes bien distincts.

Nous nous reposons et prennons du temps chacun pour soit en cette belle journée chaude et ensoleillée en pensant que tout ira bien.

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Publié le 10 mai 2023

La journée commença sous la pluie, à la recherche d'un chargeur de VHF. Au port La Vigne je n'ai croisé personne comme si la pluie faisait disparaître les gens. Le club nautique de Ferret n'a pas n'ont plus de boitier compatibke avec nos VHF Navicom. Après quelques heures de marche à tourner en rond, je rejoints David à la brasserie de l'embarcadère L'Escale pour un chocolat chaud et une petite lecture. Je me suis rincé les pieds avec l'eau degoulinante du store du tabac et nous avons rejoint Guillaume et Mathieu pour un repas au pmu, endroit le pus vivant du coin.

Au programme de l'après midi : sieste puis ballade en direction du vrai Cap. Je pars à la pointe du Cap dans le but de croiser Benoît. Sur la route je croise Guillaume qui revenait de sa ballade. Nous allions à la rencontre de Benoît vers 16-17h. Benoît est un personnage très connu du coin que nous ont recommandé les pêcheurs de la veille. Nous sommes allés à sa rencontre chez lui et avons appelé Mathieu pour le prévenir afin qu'il nous rejoigne. Benoît était un peu occupé à l'image de l'homme d'affaire qu'il est. Nous lui decrochions une discussion au pas de la porte de son chalet très cosi. Il possède tout le bout de la pointe du Cap Ferret et a réalisé en autre une digue impressionnante, la plus haute d'Europe environ 38m de haut. Nous souhaitions échanger avec lui et lui présenter notre projet d'itinerence, et peut être obtenir une invitation de sa part. Il nous dit de repasser le lendemain !

Au menu du repas du soir : beignets aux fleurs d'acacia robinier accompagnés de fenouil, salicorne et herbes du marais de Mimbeau. Une douche prise aux robinets des jardins voisins nous revigore et nous nous couchons paisiblement.

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Nous sommes parti pour 2 jours de mauvais temps ou du moins de la houle redoutée par les pêcheurs du coin. La houle est prévue de baisser jeudi, ça devrait aller mieux. La passe fait beaucoup parler d'elle.

Cependant, un des gars ne va pas bien. Cest David qui nous fait part de son envie de ne plus continuer le périple avec nous. Nous nous rejoignons au bistrot du coin le Cap ou pas cap en fin de mâtiné et il nous expose le fond de sa pensée. Nous ne continuerons pas plus avec lui c'est vraiment dommage car il était un point fort de l'équipe qui sait le plus sécu et prévoyant. Il prevoit autre chose.

Nous retournons au bar dans l'aprèm pour un café et partons début de soirée pour chez Benoît. Il nous accueilla chaleureusement, autour d'une bouteille de haut medoc, bonne mais sans plus. Il nous retraça l'histoire récente du Cap, celle qui l'a connue, quand les investisseurs ont commencé à construire des routes et habitations. Lui faisait des cabanes et piegeait avec ses compagnons d'armes les buldozers de l'époque à l'aide de pelles et de pioches. La petite guerrilla du Cap dans les années 50 puis ses histoires d'affaires, et enfin ses cabanes,etc on disinguait peu à peu la vérité. Il nous fait visiter la pointe du Cap qui est enfait inaccessible pour le public. Tant de privilèges pour un nombre réduit de personne rend légèrement parano.

Nous débattions sur le chemin du retour, preferant manger des fleurs d'acacia et rigoler à des conneries plus futiles.

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Publié le 15 mai 2023

Une journée sociale pour tout monde. Ici le temps passe vite, et il faut bien interagir. Je décide d'aller au pmu tôt le matin et la je tombe avec les locaux du 3e âge bien en forme à raconter des histoires. Des communistes antifacho de Bordeaux en vacances ici au Cap et revenant de Marie Galante quand même tu pouvais pas louper ça ! On cuisine des lentilles avec David et prend le temps de se dire les choses. Ce n'est pas facile dans un groupe où il y a des interactions déjà mises en place. Un peu de remu ménage fait du bien parfois. Nous visitions le phare et puis nous nous sommes soûlés. Nous avons dormi dans une belle maison du Cap Ferret avec Mathieu après avoir rencontré des jeunes au bar. Guillaume et David sont rentrés plus tôt après le premier bar.

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Après s'être levé à 13h avec Mathieu, nous commençons la journée difficilement. Nous discutons rapidement avec Alex notre hôte de la veille et lui proposons de venir nous rencontrer sur la plage dans l'aprèm. En attendant, nous cherchons quelqu'un pour remplacer David car il nous faut être 4 pour partir à 2 bateaux. Nous nous rendons compte peu à peu que les personnes motivées ne se trouvent pas comme cela et puis qu'elles soient disponible aussi. Alors, nous partons avec l'idée de finir le voyage à 3 sur 1 bateau. Nous préparons nos affaires et déchargeons le bateau Alya pour le départ prévu demain vendredi. Nous parterons direction Hendaye afin de récupérer des combinaisons sèches et les chargeurs de VHF. Dernière nuit dans notre campement de rêve.


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Publié le 15 mai 2023

Départ de la plage des américains à 11h avec la fin de la mer montante. Tout se passe bien, la passe Nord a été plutôt simple, Guillaume à la barre, Mathieu et moi à l'embarque. Nous observons les bancs de sables et la dune du Pilât passer devant nous et aussi les brisants et déferlantes de part et d'autre de notre trajectoire. Cest avec un peu de tension que nous traversons la passe Nord de l'entrée du bassin d'Archachon. Maintenant c'est direction Hendaye au 205 ! Plein travers, nous defilions les milles sous spi, le vent était bon. Nous affalions le spi à cause du vent forcissant et faisons un recalage. Un grain nous arrivait dessus nous affalions la GV à 20miles de l'arrivée puis nous la remettons , un peu trop surtoilé, on avançait vite au près et en serrant les fesses. Nous arrivons à bon port, et sautons dans les sanitaires pour se rechauffer. Le gars du port nous croisa et demanda d'aller régler la note à 21h30 d'un ton pas commode. Nous avons eu nos tapas, une douche chaude ce soir là et chaud aux fesses !

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Le colis récupéré avec nos nouvelles combi sèches et les chargeurs de VHF, plus aucune raison nous pousse à rester dans ce port de plaisance. Même en payant 24 euros nous n'avons pas accès aux sanitaires car il fallait faire une carte d'accès avec une caution... enfin nous décidons de larguer les amarres après une petite bouffe sur le ponton. Le vent est annoncé à 20noeuds rafales à 25 et le ciel est couvert avec de mauvais nuages. Mais nous n'ecoitons pas les gens du port sinon nous partirons jamais.

Nous partons quand même pour une trentaine de miles au près. Le vent forcissait pas mal en fin de journée, nous avions affalé le foc, mis 2 ris dans la GV et tenions bon le cap au 240, visant un petit bout de terre depassant de la côte dans les nuages. Les vagues étaient fortes comme la houle de 2,5m, Gascogne ça cogne ! Nous accostons sur une plage idyllique à l'entrée du petit port de pêche de Guetaria, en plein pays Basque. Petite visite des lieux sur les hauteurs, avec des auberges attirantes de l'agrotourismo donnant sur des champs de vigne. Des jardins en terrasses cultivés d'oignons, choux et autres légumes attirent notre attention. Nous nous arrêtons sur les hauteurs et mageons quelques fleurs piquantes de capucine. Ensuite, nous allons au bistro boire la bierre Basque et manger un bon burger avec un oeuf et plein de frites. À peine arrivé au bar, des gens venaient nous voir et nous demandait si c'etait nous qui sommes arrivés sur la plage de leur village. Les gens n'avaient pas vu le bateau mais en parlait déjà. Guetaria est très accueillante, il y a une ambiance de pêche et de tourisme.

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Publié le 15 mai 2023

Le lendemain, nous prevoyons de s'arrêter une journée ici sur cette belle plage abritée car le vent vient de l'Ouest (dans le sens que l'on souhaite aller). Des gens nous recommande la Galice d'ailleurs. Nous attendons donc demain pour partir, le vent est annoncé au plein Nord, puis Est, ce qui est idéal pour aller à l'Ouest ! Le dematage est en cours après la sieste et le rougaille saucisse préparé au soin par Mathieu et Guillaume. Il faut regraisser le pied de mât qui couine. Un flic est passé à midi et je lui ai dit qu'on partait demain, les gens savent que l'on reste, juste pour les étapes du voyage. Tant que nous faisons pas désordre, j'espère que ça ira. Il y a beaucoup de monde à marcher vers Saint Jacques de Compostelle, des panneaux indiquent les auberges. Nous croyons donc en la bonne compréhension des autorités pour nous laisser profiter du voyage.

Des locaux viennent prendre le bateau en photo, et notre ami Otto que l'on a rencontré la veille est revenu discuter avec nous et d'autres personnes sont venus nous voir cet après midi. Je suis toujours pied nu et pas de chaussures en vue... Le pied de mât est graissé et les boulons resserrés, nous sommes rassurés. Demain nous partons pour les Asturies, pour une cric derrière Santander.

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Publié le 20 mai 2023

Nous avons quitté la belle ville de Guerita le matin après un excellent petit-déjeuner offert par Mikael, une personne incroyable qui connait bien la mer et la navigation en dériveur. Il nous raconta une traversée en hobbit cat qu'il avait fait. Des amis à lui sont parti pour la fête du Golfe avec des pinasses, des bateaux basques. Nous avions rencontré Mikael la veille, il parle très bien français et nous donna plein de spots intéressants, et surtout une grande admiration se dégageait dans son regard. Le matin il est venu à 8h et nous proposa de venir prendre le petit déjeuner avant de partir. Enfait, il travaille à l'hôtel Saiaz, je reprends un deuxième café et nous repartions au bateau pour le départ direction Santander. Il fallait profiter du vent aujourd'hui pour avancer! Pas une minute de plus à perdre, même dans la salle à manger de hôtel donnant sur la mer et le Cap à l'Ouest que nous allons prendre vers 10h.

Nous sommes sortis d'un bord bâbord amure avec une mer hachée de quoi se rappeler du petit-déjeuner. Le vent était Nord Ouest puis addonna au Nord Nord Ouest comme prévu. Impeccable, nous virons de bord et nous pouvions longer la côte et voir la pointe de Leikitio après quelques minutes le temps de faire passer le tout. Cette pointe avec ses pics descendants au loin me disait quelque chose. La couleur sombre du ciel et les nuages recouvrants la terre au loin ne faisaient pas une ambiance très accueillante. Peu importe il fallait avancer. Nous tenions le bon cap, hissions le spi assez rapidement et filions à toutes allures sur Santander. Nous lâchions des pets carabinés à cause de eau bu à Guerita des rinces pieds de la plage. Le ciel se découvrait et laissait place à une mer belle. Sous spi à fond nous allions arrivés pour l'heure de l'apéro!

19h30 arrivée dans la baie de Santander ça donnait. Guillaume pris la barre et nous emmena au Puerto Chico dans une place réservée au memebre du club nautique de Santander. Avant d'arriver, sous le soleil du soir, je fis quelques photos debout sur la coque avec mon téléphone et, en voulant le ranger je le fis tomber dans la mer en face du Château de la Magdalena. Une fois au port, je me dirigeait au club nautique pour prévenir nôtre arrivée, nous étions rincés, 75 miles parcourus, il était 21h et un gars en costard nous pris pour de la merde à interieur du luxueux club. Il voulait qu'on bouge le bateau illico presto l'enfoiré. On le déplaça juste en face dans une zone privée mais pas du club nautique de Santander. On alla manger une pizza et retournons au port nous coucher comme on pouvait. Guillaume sur Alya dans la tente, Mathieu sous un taux de bateau à moteur et moi dans une vedette sentant fortement le gazoil.

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Publié le 20 mai 2023

Malgré l'apparence poisseuse de la nuit, chacun y trouva un bon sommeil réparateur. Guillaume me réveilla en frappant sur la coque de mon bateau assez tôt car les pêcheurs commençait à arriver. Mathieu se leva plus tard et alla prendre un café. Nous décidions d'aller se ballader avec Guillaume afin d'éviter à devoir déplacer une autre fois le bateau. Je pris une autre direction en pensant que nous devions trouver des couvertures de survie. Nous demandions à quelques pharmacies mais aucune n'en avait. Le point matériel fait ,je me dis qu'un téléphone pourrait servir. Puis des chaussures. Je fis mes petites courses et rejoints les gars un peu après midi. Les sandales de piscines de Mathieu troqué contre des basquettes font bien l'affaire. Le ventre barbouillait encore, Mathieu me file du spectacle, lui ça allait mieux il avait bu moins d'eau. Les assises des échelles se decousent à quelques endroits. On décide de les réparer. Pour cela, Guillaume appela una velaria (une voilerie) et le gars nous propose de ramener nos échelles pour la reouverture du magasin à 16h. Au boulot après le couscous mangé sur le ponton. Je profite du soleil pour faire une lessive générale. Mathieu part déposer les assises pour 16h et nous partions avec Guillaume nous ballader sur les hauteurs de Santander. Une fois rentré au bateau vers 19h un autre gars au téléphone s'excitait proche de notre bateau. Je descendit en escaladant le ponton et le gars nous dit de bouger. Nous prenons notre mal en patience et bougions le bateau à l'entrée du port. Dernier apero avant de repartir le lendemain. Guillaume nous prépara des lentilles au saucisson façon rougail Mathieu un délice. Puis, je me suis lancé à la recherche d'un objet que j'avais fait tombé plus tôt dans l'après midi à la place precedente. Je profita de la marée basse et du passage moins fréquent à 23h pour tenter de retrouver cet object mystérieux. C'était enfait la lampe flash de Mathieu que j'avais fait tomber pendant la lessive! Les gars bidonné en haut du port me voyant remettre mes fringues, nous nous dirigeons vers un bar à spécialités de la region Cantabrie. On mangea du boudin, des anchois frits et des piments frits avec un très bon vin. On acheta un bleu et repartions prêts pour la nave du lendemain.

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Nous partons sous le soleil de Cantabrie pour les Asturies ce jeudi. Un réveil un peu difficile, nous devions remettre les assises des échelles, les retendre. Je vis qu'à un autre endroit ça se décousait. Ainsi je suis allé voir le club de voile juste en face où des entraînements de hauts niveaux y sont performés, dans le but de dégoter du matériel de rafistolage (aiguille, fil et tissu). Je rencontra quelques athlètes de hauts niveaux et un des responsables qui me donna ce que je cherchais. Une des athlètes, Maria, me donna une de ses aiguilles à coudre. Je tenta de réparer l'autre partie des échelles mais ça s'avère plus compliqué que prévu. Le temps nous manque. Départ à midi de Santander la nave se passe bien, à la recherche de la terre promise nous passions au large de belles criques et de falaises abruptes. Avec le vent de Nord Ouest, nous décidons de faire cap sur Llanes, sous les recommandations de Mikael. C'est un petit port de pêche très calme avec une écluse permettant de protéger les bateaux lors de temps impétueux. Les Asturies nous voilà et la moitié de l'Espagne traversée déjà. 50miles en plus au compteur. Nous fêtons cela au bistrot et préparons la suite de l'aventure. Nous avions pris nos affaires au bar afin de pouvoir camper directement après. Quelques croquetas bien grasses et une bonne nuit dans les champs près de la plage du Toro nous faisaient du bien. La nuit on entendait les cloches des moutons, puis dernier coup de carillon avant de s'endormir.

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Publié le 26 mai 2023

Déjà la moitié de l'Espagne parcourue. Après 50miles effectués dans la journée, nous debarquons dans le petit port de Llanes à la rame. On se croirait à Venise, le vent tomba complètement derrière l'écluse de ce port protégé et très calme. Cette fois ci nous prenons toutes nos affaires pour camper directe après manger. Nous allons au bar, une bière estrella de Galicia por favor et "para picar" quelques croquetas bien grasses. Nous avons camper dans un champ près de la plage du Toro. La nuit nous entendions les cloches des moutons en pâturage dans le champ voisin. Les Asturies est une région riche et champêtre.

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Le matin, Guillaume était déjà parti se ballader, je pars à mon tour en laissant la tente sécher car l'air est très humide. Il y a de grosses maisons ici, je pars vers la plage du Toro et voyant tous ces pics je rebrousse chemin. La veille j'ai voulu faire un mouillage mais en voyant cela de la terre, heureusement que nous n'avons pas débarqué sur la plage. Puis je me dirige vers le village de Cue à 2 km et me ressource dans la verdure sous les montagnes Asturiennes. Je croise les vaches sur le sommet de la pleine, et après je tombe à la très belle plage d'Antilles. Je me baigne, coupe mon citron sur les rochers saillants et observe un couple de goelans. Ensuite je rebrousse chemin afin de rejoindre les gars. Je passe au café du coin para desayunar,et me fait repérer par les locaux car j'ai entendu "catamaran". Nous mangeons un bout au resto au dessus de la poste et puis nous repartions en quête de la terre promise. Le vent n'était pas avec nous, nous avons pu faire seulement 20miles. Nous arrivons à Ribadesella. L'entrée est étroite et délicate en raison du courant. Nous crampons devant le bateau sur une petite aire de jeu, et nous avons été prévenu que la gardian allait nous réveillé. Tant mieux, demain départ tôt car la marée n'attend pas.