Depuis plus de 20 ans, nous voyageons en indépendant autour de notre belle planète et nous avons le plaisir de vous faire partager quelques unes de nos échappées belles ...
A
Nous avons réalisé un de mes rêves pendant l'été 2021: nous rendre en Polynésie malgré les restrictions liées au Covid. Au total nous avons visité dix îles sur trois archipels.
Du 6 juillet au 16 août 2021
6 semaines
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Ah…la Polynésie française, le Fenua (le pays) en Tahitien , ce nom en lui-même est porteur d’évasion et de rêve...Une collectivité d’outre-mer, un POM (pays d’outre-mer) au sein de la République française à 16000km de la France.

Elle est composée de cinq archipels, regroupant 118 îles dont 76 sont habitées :

Les îles de la société avec les îles sous-le-Vent et les îles du Vent. Des îles volcaniques hautes, tout comme les autres archipels d’ailleurs, à l’exception des Tuamotu.

L’archipel des Tuamotu : des anneaux coralliens, totalement plats.

L’archipel des Gambiers

Les îles Australes

L’archipel des Marquises

Au fond peu d’îles sont visitées par les touristes internationaux :

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La Polynésie, le voyage d’une vie, dit-on… J’en rêvais. C’est pendant l’épidémie du Covid, en juillet et août 2021 que nous nous sommes envolés vers cette destination dite paradisiaque (et à juste titre), où nous avons passé plus de six semaines.

Six semaines que nous avons réparties dans trois archipels :

Les îles de la Société, Les Tuamotu et les îles Marquises

Le choix des îles a été difficile à opérer pour les Marquises et les Tuamotu. Alors ? Tikehau ou Fakarava ? Aller ou pas à Fatu Hiva après Hiva Oa?

Après de multiples tergiversations, nous nous sommes posés sur les îles que voici, dans l’ordre :

Maupiti

Raiatea

Huahiné

Bora Bora

Rangiroa

Fakarava nord et sud

Hiva Oa

Nuku Hiva

Moorea

Tahiti

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Nous avons choisi la compagnie Air-Tahiti Nui. Après une attente interminable à Roissy avec contrôles divers, on embarque. Le contraste avec l’entrée dans l’avion est saisissant : les tenues bleues du personnel de bord, la fleur de tiare offerte avec un sourire, les couleurs des sièges… On est tout de suite dans le bain et on est bien...





Le vol dure 20 heures, les 2 heures d’escale incluses. Pour nous, elles ont lieu à Vancouver, Covid oblige… Habituellement l’escale a lieu à LA.

On atterrit à Papeete en début de soirée. Il y a des formalités assez pénibles à accomplir, comme un nouveau test PCR à l’arrivée alors qu’on avait dû en subir un deux jours avant notre départ… Et surtout la trouille qu’il soit devenu positif et d’être refoulés à l’arrivée. Certains ont eu cette malchance. Quelle période de folie…

Enfin, passons…

Nous sommes en PF et le ton est donné dès notre arrivée avant le verdict...

Tests négatifs. Ouf...Le patron de notre petit hôtel, le Faré Suisse, vient nous chercher à l’aéroport . Après nous avoir montré les lieux, nous dînons et allons nous balader dans les environs. Le sommeil est long à venir. Normal avec les 11 heures de décalage...

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Le lendemain, nous faisons un tour dans le centre de Papeete avant de nous envoler vers une destination qui était une priorité pour moi : la superbe Maupiti. J’avais réservé assez longuement à l’avance un bungalow, un faré en Polynésien, au Maupiti Résidence. Très bien à tout point de vue. Spacieux et remarquablement bien situé. En plus les tarifs sont « abordables » pour la PF. Seul inconvénient, aucune restauration n’est proposée, ce qui peut être problématique surtout le dimanche quand tout est fermé. Il y a un téléphone à disposition dans le faré, on peut commander des plats, succulents , pendant la semaine. Sinon, il est possible de dîner dans une pension située à côté du faré. On trouve aussi un snack un peu plus loin.

les environs... 

C’est par l’intermédiaire de cette pension que nous réservons la sortie du lendemain : le tour du lagon avec observation des raies manta

Ces gracieux animaux marins sont une pure merveille à observer. Je reste un long moment sous l’eau, fascinée. Toma se contente de les regarder du bateau…

Tout cela est suivi d'un traditionnel déjeuner sur un motu , le Four Polynésien.

Le four polynésien est une méthode de cuisson d'aliments à l'étouffée. C'est un four en terre qui est creusé.Des pierres volcaniques sont chauffées par le feu, puis on y place des aliments entourés de feuilles de bananier. Le tout est recouvert de feuilles et de terre et quelques heures après, les aliments cuits, sont déterrés et partagés.

Nous passons un moment sur le Motu et allons explorer les alentours. Nous découvrons des endroits paradisiaques….

Aujourd’hui, petite balade en vélo sur l’île. C’est assez vite fait car l’île n’est pas bien grande. Il y a quand même une bonne montée située non loin de notre faré et la descente s’effectuera à pied. Eh oui, il n’y a pas de frein sur la plupart des vélos en PF, du moins ceux fournis en location. On ralentit en rétro pédalant !

Sinon, on occupe nos journées sur le motu situé en face de notre faré. On s’y rend à pied en fait car l’eau est peu profonde. Que du bonheur, malgré le vent ! On y découvre des paysages sublimes.


Parfois, la vie est dure… 
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Nous quittons ce petit paradis quelques jours plus tard pour nous rendre sur l’île de Raiatea.


Nous avons utilisé l’avion pour voyager d’une île à l’autre. La compagnie Air Tahiti propose différents pass aériens. Nous avions choisi le pass Société-Tuamotu et acheté un pass Marquises en supplément. Aller d’une île à l’autre peut s’avérer être un véritable prise de tête en raison des rotations aériennes, certaines îles n’étant pas desservies tous les jours. Bref, il faut bien étudier tout cela avant de construire son itinéraire et de réserver ses hébergements ensuite. D’une manière générale, il est quasiment impossible d’organiser un voyage en PF au dernier moment quand on voyage en indépendant, à moins de s’y rendre en saison (très) creuse durant la saison des pluies !

Raiatea offre des paysages maritimes moins spectaculaires que ceux de Maupiti, on y trouve moins de plages, les couleurs du lagon y sont moins variées qu’à Maupiti mais l’île vaut le détour car c’est le berceau de la culture polynésienne.

Raiatea abrite des trésors archéologiques (marae, pétroglyphes …) qui racontent l’histoire d’un peuple et d’une culture unique au monde. Étant la première île de la région à être peuplée, elle abrite le marae le plus spectaculaire du triangle polynésien :

Le marae Taputapuatea

Un marae est une cour rectangulaire recouverte de pavés en pierre qui servait à l'accomplissement de certains rites religieux, souvent associés à des cérémonies culturelles, sociales et politiques.

Nous louons une voiture à la journée pour explorer l’intérieur de l’île, très verdoyante.

Nous nous rendons au Marae et faisons une petite balade sur les hauteurs.

Les environs sont réellement très beaux et il y a plusieurs possibilités de randonnées, pas toujours bien indiquées et c’est pourquoi il vaut sans doute mieux utiliser les services d’un guide.

Nous faisons aussi un peu de canoë sur la seule rivière navigable, la rivière Faaroa…

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Et puis surtout nous passons une superbe journée bien remplie sur le lagon de Tahaa, la petite île voisine. Des activités bien rodées et très touristiques, bien sûr, mais l’excursion nous a bien plu et est incontestablement à faire si on ne séjourne pas à Tahaa, ce qui est notre cas.

Cette belle journée s'achève après un bel arc-en-ciel, suite à une forte ondée lors de notre retour au port de Raiatea...

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Après ces quatre jours passés à Raiatea, nous arrivons à Huahine sous une pluie battante. Quel dommage car l’île est de toute beauté. Nous logeons sur Huahine Iti, la petite île. Loin du centre du village, mais dans un très bel environnement. L’étroite plage de notre pension et des environs est très belle. Je profite de quelques timides éclaircies pour prendre des photos.

La visite de l'île se fera sous un ciel maussade. Dommage car elle est intéressante. Nous faisons un tour pour voir les spots de l'île: le point de vue sur Maroe Bay, les anguilles sacrées aux yeux bleus, le lac Fa'una nui...

Maroe Bay 

Comme nous sommes dimanche le jour suivant, nous allons déjeuner au restaurant qui propose un four Polynésien. Celui-ci nous déçoit un peu en raison de son côté trop touristique. Nous sommes réellement très nombreux. Il faut dire que la météo ne se prête pas aux activités nautiques et notre excursion sur le lagon a été annulée. Snif !

Au bout de deux jours, nous quittons cette belle île un peu frustrés de ne pas en avoir bien profité…Avant de nous envoler vers Bora Bora, nous allons faire un tour au village principal. Le temps s'améliore un peu.

La "femme couchée" Huahine est aussi appelée « l'île de la femme », car elle a toujours été gouvernée par des reines.
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Notre prochaine destination est la fameuse Bora-Bora.

Notre arrivée... 

Evidemment, l’île est absolument paradisiaque, ses couleurs sont magnifiques, mais...


mais ce n’est pas l’élue de notre cœur. Elle est très (beaucoup trop) touristique, de nombreux hébergements sur pilotis dénaturent un peu le lagon, même si l’architecture s’intègre souvent bien au paysage. Tout y est hors de prix. Cependant, il faut reconnaître que la qualité offerte est au rendez-vous. Nous ne logions pas dans les bungalows luxueux puisque nous étions dans un hôtel plutôt moyen de gamme non loin de la plage de Matira, mais nous avons apprécié les prestations aux alentours : les restaurants, le vélo électrique, quelques belles boutiques d’artisanat et l’excursion sur le lagon. En contre partie, l’île est bien moins entretenue que sa voisine, la modeste Maupiti, mais ô combien plus charmante.

Dès qu’on quitte les coins touristiques, certains lieux sont un peu laissés à l’abandon. On est très loin du monde aseptisé des luxueux resorts…

Le lagon regorge de vie sous marine mais en raison du vent, le lagon était malheureusement trop agité pour nous permettre de voir les raies mantas, nombreuses sur cette île.

Nous louons un vélo pour circuler autour de l'île.

C'est étonnant de découvrir des canons sur l'île ! Les américains les ont installés en 1942 sur Bora Bora, craignant une attaque des Japonais après Pearl Harbor, quelques mois plus tôt...

le mont Otemanu 
la pointe Fiti'u'u 

Nous quittons l’Archipel de la Société pour rejoindre Rangiroa dans les Tuamotu après avoir survolé plusieurs îles… Waouh, waouh, waouh !

Bora, Tahaa, Raiatea 
Huahine 
Huahine, Moorea 
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L’archipel des Tuamotu est un vaste ensemble insulaire très dispersé de 76 atolls. Avec le pass aérien, il est possible de n’en visiter que 3 : Rangiroa, Fakarava et Tikehau. D’autres atolls possèdent bien un aéroport, mais parfois il peut n’y avoir qu’un seul vol hebdomadaire, à partir de Papeete uniquement, voire aucun. Il y a donc moins d’infrastructures touristiques sur ces atolls. J’envisagerais bien un petit séjour sur Anaa, un petit atoll préservé à l’est de Fakarava…

Notre escale depuis Bora a lieu à Papeete et nous atterrissons à Rangiroa 1 heure 1/2 plus tard.

vue sur le lagon bleu de Rangiroa


Rangiroa, l'atoll le plus grand de Polynésie… Nous logeons dans un hôtel non loin de l’aéroport. Très agréable avec de jolis fonds marins sous le ponton. On peut y louer des vélos, ce qui nous a permis de nous rendre d’une passe à l’autre, malgré le vent: la passe Avatoru et celle de Tiputa où sont concentrées la plupart des pensions de l’île. C’est aussi à cet endroit que nous avons pu observer des bancs de dauphins. Les atolls sont une grande première pour nous. A vélo, nous avons tout le loisir d’approcher le lagon d'un côté de la route et l’océan de l’autre côté.

Nous avions réservé une excursion absolument extraordinaire. S’il n’y en a qu’une seule à choisir en Polynésie, c’est, selon moi: le lagon bleu. Un lagon dans un lagon.

Il faut compter une bonne heure pour atteindre ce paradis à partir du port d’Avatoru.

dès l'arrivée en bateau... 
les petits requins à pointe noire 

Sortie inoubliable. The absolute must ! L’eau est merveilleusement limpide et offre des dégradés de bleus incomparables. On marche dans des chenaux entre deux motus…Waouh waouh waouh!

Au retour de l’excursion, nous sommes déposés à la passe d’ Avatoru que nous descendons avec le courant de la marée montante. Que du bonheur !

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Nous n’avons hélas pas pu faire une 2ème excursion phare : celle de l’île aux récifs. Il n’y avait plus de place. Raison de plus pour y revenir… ( si on gagne au loto…)

Nous nous sommes "rabattus" sur le lagon vert, non loin de la passe Avatoru. Pas exactement vert, d’ailleurs, mais très pittoresque avec sa plage étroite bordée de cocotiers, son accès à la passe et à l’océan. La pension du site qui organise cette excursion nous sert un déjeuner absolument délicieux.

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Nous quittons Rangiroa pour rejoindre un autre atoll non moins merveilleux, celui de Fakarava.

Nous sommes accueillis par Mahina, la patronne du Tokerau Village. Elle y réside avec sa maman pendant la saison touristique. La pension est au bord du lagon. Beaucoup de requins pointe noire inoffensifs aux abords des pensions sur cette rive.

la plage étroite près de notre pension 
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Nous faisons plusieurs activités à Fakarava : du vélo jusqu’au village et à la passe nord Garuae où l’océan rencontre le lagon. La piste est assez longue et dépasse l’aéroport. Avant d’arriver à la passe, l’environnement à gauche de la piste est de toute beauté et les plages d’un blanc immaculé nous invitent à une petite pause méridienne. Au programme : contemplation et baignade…

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Nous choisissons ensuite une excursion au lagon bleu. Encore une petite merveille. N’allez pas croire que ce lagon bleu ressemble à celui de Rangiroa ! Il est assez différent, plus petit. Et puis…rien n’est redondant sur ces îles !

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Nous nous rendons ensuite à la Raimiti Pension au sud de Fakarava. L’ ambiance est différente de celle du Tokerau Village, mais tout aussi appréciable. Nous avons un bungalow face à l’océan cette-fois-ci, histoire de varier les plaisirs… Et quel plaisir ! Nous aurons même la chance d’apercevoir une orque de la terrasse du bungalow. Nous faisons une sortie sur un motu aux Sables Roses.

Puis une autre excursion, la principale, à la passe sud de Fakarava, Tumakohua, le site incontournable des plongeurs, que nous ne sommes pas. Nous n'y ferons qu'une sortie snorkeling dans la passe, portés par le courant de la mer montante. Nous y voyons une faune aquatique extraordinaire, dont de nombreux requins. Les plus gros, que nous ne verrons pas, résident dans l’océan !

Toutes ces merveilles me font oublier que j’ai quand même attrapé une maladie alimentaire, la Ciguatera, appelée aussi la gratte, une intoxication consécutive à la consommation de poissons de récif. C’est vrai que j’en ai abusé. Où ? Aucune idée. Sans doute à Fakarava… Nous rentrons à Papeete et après une visite au dispensaire et un traitement de cheval à prendre, nous prenons l’avion en direction d’Hiva Oa, aux Marquises. Là où reposent Paul Gauguin et Jacques Brel…

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Petite histoire des îles Marquises

Le 21 juillet 1595, Mendaña aperçut pour la première fois les îles Marquises depuis son navire, la San Jerónimo. Il nomma l’archipel “Las Marquesas de Mendoza” en l’honneur de sa femme, la marquise de Mendoza.

Les Marquises sont constituées de deux groupes d’îles. Hiva Oa appartient au groupe méridional et Nuku Hiva , au groupe septentrional.

Hiva Oa signifie La Grande Crête et Nuku Hiva que nous visiterons plus tard, signifie La Crête des Falaises.

Avant le contact avec les Européens, chaque vallée des Marquises était le territoire d’une tribu, et des conflits pouvaient les opposer. Un des rôles des tauas, sorte de prêtres,était de pratiquer la divination pour « lire » la volonté des esprits ou des dieux et trancher le litige. Si cela échouait, les guerriers procédaient à un Haka (parade d’intimidation) pour éviter la confrontation physique si l’un des deux clans se retirait. À l’issue d’une guerre et dans un cadre religieux, le sacrifice humain rituel et le cannibalisme pouvaient parfois être pratiqués aux dépens des prisonniers de guerre, ce qui a beaucoup impressionné les commentateurs européens...

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Le survol de l’île offre des paysages bien différents de ceux des Tuamotu…

Tania, notre chaleureuse hôtesse est à l’aéroport et après nous avoir conduits à la petite superette d’Atuona, la capitale de l’île, nous dépose chez elle où nous allons passer quelques jours.


Nous ferons la connaissance de Jonathan, un Français vivant à Hiva Oa et amoureux de son île. Il a réussi à nous faire partager sa passion des Marquises et de son histoire. C’est avec lui que nous partirons à la découverte de cette île étonnante.

le Tiki Souriant serait une représentation de la reine d'Utukua.


Takaii est l’image d’un chef guerrier d’autrefois, sans doute l’un des vainqueurs du clan de Puamau, les Naiki, qui avaient enlevé le chef de Hanapaaoa pour le sacrifier. Les tribus alentour se liguèrent et conduisirent les Naiki à la mort ou l’exil. C’est après cette victoire que les grands tikis furent dressés, Takaii étant possiblement l’un de ces vainqueurs des Naiki. Le site, ancien, daterait du XVe siècle, mais les grands tiki, dont Takaii, datent très probablement de la fin du XVIIIe siècle.

Les tombes Tohua et Pehe Kua  

Le nord de l'île offre des paysages spectaculaires.

Les Baies d’Hanapaooa et d’Hanatekuua  

En fin d'après-midi, nous montons au cimetière d'Atuona rendre hommage au grand Jacques Brel et à Paul Gauguin.

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Toujours avec Jonathan, nous nous rendons sur l'île de Tahuata le lendemain matin. Elle est distante de seulement 4 km d’Hiva Oa, dont elle est séparée par le Ha‘ava, ou Canal du Bordelais. Cette excursion nécessite une journée complète.



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Tahuata est la première île de l’archipel à avoir été foulée par un Occidental. Le 27 juillet 1595, le navigateur espagnol Alvaro de Mendana débarque dans le village de Vaitahu. L’accueil des habitants à l’égard des visiteurs est d’abord chaleureux, puis s’en sont suivis de nombreux morts chez les Polynésiens. Ces tueries semblent avoir été provoquées par la peur des Espagnols d’être débordés par les Marquisiens, en nette supériorité numérique, et à leur aspect impressionnant (physique musclé, tatouages). À la suite de ce premier contact sanglant, les habitants de Tahuata se méfièrent longtemps des explorateurs et marchands occidentaux qui abordèrent leur île.

l’église de Vaitahu. 
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Nous atterrissons à Nuku Hiva quelques jours plus tard.



Nuku Hiva est la plus grande île des Marquises.Tout comme le reste de l'archipel, Nuku Hiva est une île volcanique formée par la crête émergée de volcans éteints depuis deux millions d'années. Son relief est constitué de pics de basalte hauts d'une centaine de mètres. Son point culminant est le mont Tekao s'élevant à 1 224 m.

La baie et les falaises d'Hatiheu

Nous n’avons pas bénéficié d’un temps clément à Nuku Hiva et la pluie était souvent au rendez-vous. Nous avions prévu une randonnée le long des falaises du nord de l’île qui malheureusement n’a pu avoir lieu.Nous avons organisé la plupart de nos activités par le biais de l'hôtel, le plus luxueux de tout le séjour, mais pas le plus sympathique, loin de là... Il faut dire que le contraste fut saisissant après l'accueil chaleureux de Tania, Mahina, Yves... (j'en oublie...) Tout dépend de ce que les touristes recherchent, mais personnellement, nous avons, et de loin, préféré loger dans des pensions de famille.

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Des photos de Nuku Hiva:

Le plateau Taovi  au nord de l'île
Au sud: Taiohae  
La vallée luxuriante d' Hakaui  
Hakaui  
la baie d'Hatiheu 
Les falaises d'Hatiheu 

Site de Kamuhei. Le Banian ficus au dimensions exceptionnelles.




La fin du voyage approche et nous reprenons l’avion en direction de Papeete. Nous survolons les atolls d’Ahe et de Manihi. Il nous faudra 3 heures pour atteindre notre destination.

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Après une nouvelle nuit passée au Faré Suisse de Papeete, nous prenons le ferry qui nous mènera à la belle Moorea en à peine 45 minutes de traversée. Nous avons loué une voiture pour notre séjour de 3 jours et c’est une bonne idée. L’embarcadère se situe à l’est de l’île, à Vai’are et l'agence de location de voiture est juste en face.

Le 1er jour de notre arrivée, nous faisons le tour de l’île dans la direction des aiguilles d’une montre jusqu’à la plage publique de Temae, très chouette.

Notre point de chute est l’hôtel les Tipaniers, très bien situé au nord ouest de la baie d’Opunohu, en face de deux motus.

J’avais un peu d’appréhension à visiter Moorea après les îles Marquises car c’est une île très habitée, située à deux pas de Tahiti. Or Moorea est une beauté.

L'intérieur de l'île et ses champs d'ananas 
Le Mont Opunohu est magnifique avec ses reliefs abrupts et déchiquetés, sa vallée escarpée.

Moorea est une très belle île, dont on peut admirer le relief depuis Papeete. Elle conclut magnifiquement notre voyage.

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De retour à Papeete au Faré Suisse, nous louons une voiture pour faire le tour de l’île le lendemain. Il y a beaucoup à voir mais malheureusement, nous ne disposons que de peu de temps pour visiter Tahiti. Nous faisons donc les arrêts classiques: le belvédère de la vallée de la Fautaua, la plage de Ahonu, le trou du souffleur d’Arahoho, les cascades de Fa'uai, le belvédère de Taravao à Tahiti Iti qui ressemble étrangement à la Normandie.

belvédère de la vallée de la Fautaua. On aperçoit Moorea 
les cascades de Fa'uai 
Taravao 

Nous nous rendons ensuite au sud de Tahiti iti jusqu’à la côte face à la vague de Teahupo, l’une des plus puissantes du monde, puis nous nous installons un court instant au bord du lagon de Vairao.

Sur le chemin du retour, nous faisons une courte halte sur une grande plage de sable noir pour admirer les grosses vagues de l’océan. L’endroit est réellement dangereux avec un fort courant vers le large. Les sauveteurs sont présents et rappellent fréquemment les body boarders à l’ordre!

J’avais bien prévu l’excursion dans la vallée de Papenoo le lendemain, la veille de notre retour en France mais hélas, la Polynésie a été contrainte d’imposer un confinement le week-end (suivi d’un confinement quotidien par la suite !)

La veille de notre retour en France était un dimanche, donc pas d’excursion ce jour là…

Nous avons eu la chance de bien profiter de ces contrées superbes, ce qui n’a pas été le cas de ceux qui avaient prévu un voyage à partir du 15 août. Les pauvres… Quant à ceux qui vivent du tourisme, particulièrement les propriétaires des petites structures, des pensions de famille, no comment ...

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Ce fut un merveilleux voyage pour nous. Certaines îles nous font signe de revenir en Polynésie: Ravaivae dans les îles Australes, Ana'a et Mataiva dans les Tuamotu. Et je m'imagine assez bien vivre à Moorea...

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