Carnet de voyage

Aqui no màs!

10 étapes
24 commentaires
Un voyage à vélo à deux entre la L'équateur et la Colombie. C'est parti !
Janvier 2019
60 jours
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1

Après une bonne Nuit chez Marine et Pierre sur Toulouse nous profitons de la journée libre pour faire quelques achats de dernière minute : filtre à eau, rayons, gants casquette... Les préparatifs se sont finalement terminés par un sprint final jusqu'à la porte d'embarquement numéro 56 ! Last call Madrid! " Oui ! Nous !" on s'élance vers la porte d'embarquement ! Misère il ne faudrait quand même pas que les vélos partent sans nous !

Les bagages vélo faisaient 23 kilos chacun il n'en fallait pas plus.

Comme dit Beubeu on peut laisser reposer notre cerveau maintenant. Loins sont les choses multiples à penser de ces derniers jours. Après ces 3 étapes Voiron./Lozère /Toulouse, c'est avec délice que nous installons notre premier campement dans l'aéroport de Madrid

Nous arrivons avec un peu de retard quand la nuit tombe sur Quito. Nous avions déjà prévu de rouler les premiers kilomètres de nuit mais pas qu'Anais soit malade. Malgré tout nous montons les vélos à l'aéroport. Les vélos intriguent déjà et les gens viennent spontanément nous interroger sur le voyage et notre direction. Tout est en place et il reste un peu d'énergie à Anais pour quelques coups de pédales.

Nous n'iront pas loin : 2km pour trouver le premier petit hôtel. Heureusement Benoît insiste et Anais s'écroule sur le lit jusqu'au lendemain.

Les premiers kilomètres sont durs. La rémission n'est pas encore totale pour Nana et nos organismes ne sont pas encore habitués à la chaleur, à l'altitude et au poids mais on se dit que physiquement ça ira mieux de jours en jours!

Nous Pédalons jusqu'à Tumbaco. Benoît avait repéré une auberge spéciale cyclotouriste sur un blog. LA CASA DE CYCLISTAS

Nous sommes accueillis par Santiago le maître des lieux et d'autres voyageurs comme Martin de Medellin qui est ici depuis 1 mois. Ici tout est mis en commun. On plante la tente dans le jardin. On admire notre premier colibri et le verger d'agrumes.

Le repas est festif et partagé : pizza cuisinées par Antonio le rasta rital !



Installation de luxe à l'aéroport de Madrid
Installation de luxe à l'aéroport de Madrid
Montage des vélos
Montage des vélos
Bricolage vélo: compteur, garde boue, klaxon...
Bricolage vélo: compteur, garde boue, klaxon...
A la casa de cyclistas de Tumbaco
A la casa de cyclistas de Tumbaco
Les agrumes de Santiago
Les agrumes de Santiago

Trouver du gaz c'était l'objectif de la première matinée. Mais les magasins n'ouvrant qu'à 10h. Nous rentrons d'abord bredouille. Anais range les affaires tandis que Benoît repart en quête des précieuses bombonnes.

C'est parti :nous commençons tard sous la chaleur mais nous avons envie de nous dépenser et de commencer ce voyage. Nous quittons Tumbaco et rejoignons la panaméricaine par une piste cyclable magnifique (canion et tunnels) =El chaquinan. Il s'agit de l'ancienne voie ferrée allant de Quito à El Quinche. Maintenant l'agglomération de Quito l'a préservée et aménagée et beaucoup d'equatoriens viennent y faire du sport. Il n'y a aucune voiture aussi c'est une vraie piste puis une route de galets... Pas terrible en vélo les galets...

Mais qu'est ce qui est pire que les galets ? Les galets mouillés ! Au moment de manger une averse éclate. Nous trouvons refuge sous un appentis. Malheureusement la pluie s'intensifie et dure plus que prévu. Le moment de méditer et d'apprécier l'échelle de temps plus tranquille qui est la notre en ce jour. Première pluie à vélo !



Mais qui voilà au bout du tunnel !
Mais qui voilà au bout du tunnel !
Derniers efforts avant le repos
Derniers efforts avant le repos

Après une bonne nuit de sommeil, nous profitons de notre petit déjeuner à base de céréales banane et maracuya (fuit de la passion) pour observer la diversité d'oiseaux du jardin, colibri et autres de couleur allant du rouge au jaune. 1h30 c'est le temps qu'il nous aura fallu pour ranger, petit déjeuner et charger nos vélos ! Nous repartons en direction del Quinche et du camping de la mitad del Mundo, oui pour la petite traduction, c'est là que passe la ligne équatoriale d'où la "moitié du monde".

Nous avons suivi la panaméricaine sur une bonne partie de la journée afin de parcourir les 52km qui nous séparaient de notre destination. Le traffic y est dense mais nous nous y sentons en sécurité grâce à la bande latérale qui nous permet d'avancer sereinement à notre rythme.

Au camping un accueil très chaleureux nous fut réservé par Valentin le doyen de 68 ans Fernando son fils Leidy son épouse et leurs 3 enfants.

En fin d'après midi nous sommes partis en compagnie de Don Valentin faire quelques courses à la petite échoppe du coin, ce fut l'occasion d'en apprendre davantage sur sa vie et son goût pour la rencontre grâce à ce camping qu'il a créé il y a 8 ans. Sur la route nous nous sommes arrêtés goûter aux biscotchos, dessert typique de la région faits par sa fille. À notre retour Leidy nous offre  un thé verveine et nous discutons joyeusement. Nous rigolons notamment de nos fautes espagnoles : ne pas confondre mesa (table) misa (messe) et masa (la pâte)! Nous rentrons nous mettre au chaud sous la tente. Il pleut encore. Heureusement les réparations d'Anais semblent tenir.

Nous avons du mal à quitter nos hôtes accaparés par les multiples discussions ils sont pleins de projets et énormément curieux de ce que les autres leur apporte. On y serait bien restés 1 semaine. Ils ont construit un petit parc pour sensibiliser les enfants aux insectes, particulièrement les phasmes. Et ils remettent en avant leurs légendes: ils ont eu l'idée géniale de réassigner des constellations en lien avec les histoires traditionnelles locales pour les transmettre aux enfants. Juste avant de partir Valentin tient à nous offrir des avocats. Benoît et lui grimpent alors dans l'arbre de 40 ans pour la cueillette.



La cosecha (cueillette) de los aguacates
La cosecha (cueillette) de los aguacates
L'avocatier et les deux ceuilleurs
L'avocatier et les deux ceuilleurs
Jugo de naranjillas y ???
Jugo de naranjillas y ???

Direction Otavalo :


Monté puis descente sur la panaméricaine puis en recherche de plus de calme nous prenons les petites routes pavés, en terre et goudronnées pour rejoindre une auberge !

Beaucoup de français sont de passage ici. D'abord un peu sur la réserve, nous faisons des rencontres intéressantes : JB le pro des treks, un italien dameur des pistes de ski (et l'on prend conscience de la technicité et du danger de son travail) et un couple ayant acheté une vieille voiture en Colombie. A chacun son voyage!

Nous profitons de notre arrêt ici pour nous décharger des sacoches et pour aller visiter la Laguna Cuicocha à 20km de là et le marché artisanal d'Otavalo. L'ascension vers la laguna se fait sans trop de voiture et sur une jolie route. On apprécie et le rythme de la montée nous laisse observer les associations de culture : mais et haricots principalement!

Cultures associées de maïs et haricots
Arrivés à la laguna !
Notre repas type version luxe
Le soleil joue à cache cache
Un brin de verdure
Place centrale

Le petit tour au marché d'otavalo nous permet d'apprécier la diversité de la population ici entre personnes Afro, descendantes d'esclaves, indigènes des communautés alentours. On croise d'ailleurs beaucoup de gens en habits traditionnels. Les hommes ont les cheveux longs, et un chapeau haut de forme. Les femmes ont un foulard sur la tête de gros colliers dorré, un chemisier brodé et une jupe et des sandales en toile. Leur cheveux sont eux aussi tressés puis entouré de tissus. Très élégantes !

Pour ce qui est de l'artisanat nous ne sommes pas très sûrs par contre du "local hecho a mano"


Nous nous habituons à la vie ici : au rythme, à l'accent et aux bruits comme par exemple celui du camion poubelle qui s'apparente à celui des marchands de glace ou celui des recolteurs qui sillonnent les rues en clamant ce qu'ils recherchent à l'achat "se compre botellas de plastico, baterias... "


Quelques rires aussi quand Benoît vérifie le chemin juste devant le panneau pour être bien sûr. Ou quand Anais renverse tout son repas en se défendant contre un moustique.


Quelques réparations et ajustements : la tente et ses coutures qui prennent l'eau, le rétro d'Anaïs, le garde boue de Benoît et nous voilà répartis !


Nous prenons la route en direction de la frontière au matin : nous avions choisi de scinder les derniers kilomètres jusque là en 3 parties inquiets d'une longue montée. Finalement nous la rejoindrons en seulement 2 jours en suivant la panaméricaine toujours sans trop de trafic. Et dormons au milieu de la montée sur un piton rocheux proche de la route.

Nous croisons un couple d'allemands en vélo eux aussi, en sens inverse : Claudia et Michel. Ils ont la cinquantaine et font le tour du monde. Nous échangeons quelques tuyaux.

À San Gabriel et tout au long du chemin vers Tulcan, et donc la frontière, nous croisons des migrants Venezueliens dans le sens inverse. Un groupe de jeunes nous accoste : ils ont 17 et 18 ans et nous demandent à manger. Nous leur laissons notre dernier petit pain. Nous avions déjà pris conscience de la situation au Venezuela en discutant avec les cyclistes  de ce pays à la casa de cyclistas mais les voir marcher avec leurs couvertures nous le remémore. Ils peuvent librement circuler en Amérique du Sud avec ce qu'ils appellent la Tajeta Andine.

Beaucoup partent travailler en Équateur ou au Pérou.



Una tienda (petite échoppe) gardée par les chiens
Pause au virage
En route...
Avec Claudia et Michel
Pain Banane, une recette ancestrale vietnamiene Bahn banane toujours d'actualité
Le maillot jaune arrive en Colombie !

Équateur : bilan


Total= 340km 26h 5550mD+

Vitesse moyenne 14km/h

Vitesse max 56km/h

Temperature 14 à 37 °C


Aéroport - hôtel  alpachaka =>3km

Hôtel-casa de cyclistas Tumbaco =>23km

Tumbaco-campingcarlos =>23km

Campingcarlos- San Juan de iluman => 40km

Sanjuan de Iluman-laguna Cuicocha-Otavalo => 50 km

San Juan de iluman- pampa => 78km

Pampa -  Tulcan =>69km

(pampa = milieu de montée vers San Gabriel)


Et pour finir... Le Quizz Équateur pour les plus motivés !

¿Nombre d'objets cassé par Anais = 2 mais quoi à votre avis ?

¿Nombre de tubes de superglue acheté par Benoît ?

¿Nombre maximal d'avocats que Benoît peut avaler en un repas sans être trop Stone après ? Sachant qu'un avocat ici fait 400 g !


En jeu : un lot de monnaie equatorienne dont on aimerait bien se débarrasser (en fait c'est plus de la monnaie Américaine pour être exact) et une surprise !

2

Nous roulons vers le Nord.

La ville frontière côté colombien se nomme Ipiales. Il n'y a pas grand chose à y voir. Mais comme toute ville frontalière il y a beaucoup de vie. Nous nous y arrêtons pour retirer de l'argent : il nous faut procéder à 4 tentatives dans différents guichets pour enfin pouvoir retirer un peu de monnaie. Il semble que tous les distributeurs de la ville soient à sec!

La monnaie change donc et nous passons des dollars aux Cop colombiens.

Les forces de polices sont omniprésentes. D'ailleurs chose rigolote vu le contexte en France, elles portent un gilet jaune.


La route se poursuit par une longue descente jusqu'au Rio et Pendregale. Un régal. Nous découvrons le paysage colombien. Et plus nous descendons plus nous rencontrons une flore différente : plus type jungle. La température se réchauffe aussi à mesure de la descente.

On nous offre gentiment un beignet nature avant la montée vers Pasto. Et nous discutons avec un cycliste et un vieux monsieur qui aimerait bien nous garder pour la nuit.

Mais nous avons 1800 m à monter. Nous attaquons donc l'effort après s'être assuré qu'il y aurait un hôtel au milieu. D'après le cycliste il y en a pour 3 heures mais avec le poids on ne dépasse guère les 7km/h et 400m/h. Il faut en avoir conscience.

Nous arrivons à Tangua au bout de 3h d'effort au milieu des travaux. En effet l'état colombien à engagé des travaux colossaux sur cette portion de la panaméricaine. Avec pour objectif de l'agrandir à 4 voies dans les 7 ans. 3000 employés y travaillent.

Nous cherchons d'abord une auberge dans le village mais tout est déjà occupé.  On nous propose bien de camper sur le stade... Mais cela ne nous va guère. Nous rebroussons chemin vers la station essence qui fait aussi hôtel pour routiers. Ce sera une belle surprise! En effet nous nous payons une bonne tranche de rire avec l'agent de sécurité de la station de lavage et les gérants de l'hôtel ! Très intéressés ils nous demandent de leur montrer des euros. Des ouvriers du chantier nous rejoignent.

Nous nous rendons au restaurant routier et nous invitons John à se joindre à nous. Poulet grillé, soupe, riz, haricots rouges ( c'est la base ici)


Nous sommes ravis de ces rencontres qui se trouvent là où on ne les attend pas.

Nous apprécions aussi de pouvoir communiquer même si l'accent colombien est différent . Pero entendimos !

D'ailleurs voici un mot que les colombiens disent souvent : "hechevere"

Même en altitude tout est cultivé ! Et les champs délimités par des haies
Miam !
Tangua

Comme tous les jours il faut nous remettre en route !

Nous rattaquons l'ascension avec des jambes reposées. En bord de route un magasin vend du kumis spécialité locale. Nous nous arrêtons pour goûter. Il s'agit d'un fromage blanc au lait de vache. Délicieux avec un peu de confiture de mûre !

Le gérant explique qu'il achète le lait. Avant il était sur Popayan mais il y avait trop de concurrence et le lait y était trop cher. Avec les travaux il devra à nouveau déplacer son magasin pour pouvoir être à côté de la route.


Au sommet de la côte se trouve la Cumba Negra ou il se vend des petits pains au maïs délicieux: les meilleurs goûtés jusque là ! On en prend 6 ça fera notre repas !


C'est génial pour ça ici car beaucoup d'echoppes ou de vendeurs se mettent sur la route et l'on voudrait tout goûter. Il n'y a qu'à s'arrêter !

D'ailleurs la prochaine chose à tester est le cuy ! (cochon d'inde souvent grillé)


Pasto : la ville est immense et la circulation y est très dense nous en sortons au plus vite.


Il nous faudra continuer cette fin de journée sous la pluie. Nous nous equipons. Petite halte lorsqu'elle s'intensifie dans un garage pour camions. Un routier nous accoste et nous dit que ce serait son rêve d'aller jusqu'à Cartagene en vélo ! Ça nous donne du courage pour repartir sous la pluie.


Une longue descente nous mène à Chachagui. Village perché.

Nous interrogeons une dame : où se trouve l'hôtel ? Pas d'hôtel mais elle appelle un de ses voisins pour que l'on puisse dormir chez eux avec la tente. Il s'agit d'Amanda.

Nous descendons une rue pentue jusqu'au bout et là : surprise une petite maison au milieu d'une clairière et des bananiers ! L' endroit fait rêver !

Nous sommes alors hébergés chez Marlene et Orlando. Ils nous offrent même le couvert :un morceau de poisson de rivière et du riz pour le souper ! On aura bien mangé aujourd'hui ! Ça c'est sûr ! Et nous sommes touchés d'une telle hospitalité !

Avec notre ami John Alejandro
Pas de clôture les vaches sont donc attachée un piquet
Anais et son kumis
Mais tu vas où ? Ou comment rater une photo au retardateur !
la pluie ! On adore !
Selva
La maison de Orlando et Marlene
Juste derrière la case d'Orlando et Marlene
A la recherche de la maison d'Amanda pour aller prendre El desayuno (petit dej)
Hibiscus
Amanda et Hector
Benoît dans son élément : sur le terrain d'Amanda

Après un bon petit déjeuner et des au revoirs à Amanda et Hector nous reprenons les vélos pour une petite étape.

Jusqu'à El remolino : de la jungle aux plateaux verdoyants puis aux cactus ! On se retrouve à El remolino à 500 m d'altitude après les 3000 de l'équateur ! Autant dire que tout change. Ici c'est chaud et aride ! Mais cette route nous a encore réservé un immense surprise avec des paysages magnifiques.

3


EL BORDO

Nous cheminons petit à petit. Chaque jour est très différent de l'autre. Nous avons quitté la chaîne volcanique du Narino où les terres sont cultivées sur les pentes abruptes jusqu'à la crête pour l'ambiance sèche et étouffante del remolino. Nous retrouvons à El Bordo des températures un poil plus tempérées et nous pénétrons dans la région du Cauca.

On apprécie aussi les changements d'ambiance d'un lieu à l'autre : végétation, visages plus ou moins souriants, mises en gardes et encouragements, spécialités culinaires...

Nous n'hésitons pas à nous arrêter sur le bord de la route pour nous rafraîchir avec un kumis. Sur les conseils d'un monsieur nous nous arrêtons au niveau d'une échoppe où 3 femmes sont au travail. La tante âgée fait le fromage frais typique d'ici (à vrai dire il n'y a qu'un seul type de fromage ici) . Elle nous en offre un peu pour goûter : c'est le meilleur depuis le début ! On en prendra un entier. Elles nous offre aussi du Manjar, une spécialité faite à fartir de fromage et de dulce de leche et avant de partir elle prononce une bénédiction.

Sur El Bordo nous profitons de l'accueil à la casa de cyclistas par Silvia et Otto pour nous reposer et aussi goûter plein de fruits inconnus du marché. En Colombie il y a tellement de biodiversité qu'il n'existe pas de traduction pour chacun des fruits rencontrés ! Anun, guama, lula, guayavas, ciruelos...

Le soir de notre arrivée nous préparons des crêpes. Benoît est aux fourneaux bien sûr ! Es El Jefe ! "Muy Rico !" (c'est lui le chef. Très bon)

Victor, un jeune migrant Venezuelien partage le gîte avec nous et nous parlera de son périple vers l'équateur pour trouver un travail là bas.

Silvia la mama de la casa de cyclistas nous amène visiter l'hôpital et le collège où l'on a rencontré différents professeurs dont Alonzo qui nous hébergera à notre arrivée sur Popayan.

Nous avons passé un très bon moment à El Bordo. Un endroit avec une belle énergie et beaucoup d'amour.

Le matin du départ Anais se fait prendre au jeu du "yes man" et se retrouve en direct à la radio locale à commenter sa visite de l'hôpital et en Espagnol !


On se demandait quels étaient ces oiseaux tournoyant: des vautours
El Rio
Pas d'inquiétude vis à vis des limites de vitesse
Repas partagé
On fait goûter les crêpes à nos amis ! Bien sûr Benoît est dans la place !
Préparation des arepas pour le petit-déj : sorte de galettes à la farine de maïs
Otto et son sombrero : il ammenne le repas à son fils
Véritable casa de cyclistas
Anon y guayave
Victor et Otto

ROSAS


Sur la route mieux vaut être très prudent, quand ce ne sont pas les camions qui nous doublent il faut aussi faire attention aux chiens. Déjà quelques frayeurs comme ce chien qui nous a coursé et qui a mordu la sacoche arrière de Benoît. Anaïs veille à calmer leurs ardeurs en lançant un "FUERA" quand ces derniers sont trop agressifs. Plutôt efficace jusqu'à présent !


Un deuil national à été décrété suite à l'attentat commit sur Bogotá : une voiture piégée contre une école de police. Nous rappelant que la paix est en équilibre ici.


Nous quittons El bordo et reprenons la route en direction de Popayan, cette étape nous amènera jusqu'à Rosas où nous retrouvons Boris rencontré le matin même au départ del Bordo. "Boris El Loco" ou "Boris le fou" de son surnom ici, Colombien engagé dans l'aide auprès des voyageurs en tout genre vélo, van, trottinette, vespa... Il aime son pays est a à cœur de le faire connaître à ceux qu'il rencontre. Respect de la nature, de la culture, des traditions autant de sujets pour lesquels il milite.

À peine arrivé sur Rosas on retrouve Boris et un couple d'Argentins partis depuis plusieurs mois pour un voyage en van avec pour leitmotiv: nomades "sin prisa, sin pausa" "sans hâte, sans pause". Une belle énergie prend alors Boris qui nous soudainement nous entraîne dans une marche effrénée vers le sommet de la montagne voisine pour observer le coucher de soleil sur la Cordillera occidentale.

Sur le retour on aura même la chance de goûter à la panella locale accompagnée d'un verre de lait offerts par une famille du coin. La panela est une substance brune et dure qui s'obtient en chauffant lentement le jus de la canne à sucre. Utilisée pour sucrer les boissons et les pâtisseries la panela donne une saveur agréable en plus de son pouvoir sucrant.


Prémices du couché de soleil
Shiva, transport local
Pause arepas avec compote de guyavas
Encore quelques efforts !
Repas typique: soupe, poulet, riz, haricots et jus
Guamas, la pulpe blanche comestible et rafraîchissante.
Viande fumée
Vue depuis le haut de la côte

POPAYAN


Nous retrouvons à Popayan Alonzo, professeur d'espagnol rencontré plus tôt heureux de nous recevoir dans sa ville.

Popayan est aussi appelée la cité blanche. En effet les façades des édifices de style colonial sont toutes blanchies à la chaux ce qui lui procure un charme particulier.

Nous profitons de cette pause touristique pour se régaler :

-d'empanadas de pipian typiques de la région : la farce est à base de pommes de terre et de cacahuètes pimentées

-de salpicon payanès : sorte de granité de mûres et guanavana

- de champùs : boisson à base de maïs, lulo et ananas

- de tamal = sorte de pâte cuite dans des feuilles de bananiers.


Il nous faut aussi changer une pièce du dérailleur de Benoît : une petite dent s'est cassée et bloque la chaîne en rétropédalage.



Non au glifosate
Petite touches de couleur
Les murs sont aussi un lieu d'expression des revendications sociales et étudiantes.

Bise à tous !

4

SAN AUGUSTIN

Pas de pièce de rechange. Benoît inverse le sens des roulettes du dérailleur et cela semble fonctionner même si la première vitesse coince un peu. Nous allons continuer comme cela jusqu'à Neiva, il suffira d'être précautionneux pour la vitesse 1.


C'est en bus que nous rejoignons San Augustin : site précolombien que nous avions à cœur de visiter.

Oui oui : en bus ! En effet suite aux récents événements de Bogotá la situation politique s'est tendue. Aussi sur les conseils des locaux Mam Amparo et Boris nous évitons ainsi d'être seuls sur des routes isolées.

C'est avec regret que l'on traverse derrière la vitre le Paramo, région de plateau d'altitude où la flore est particulière. Mais les remords sont vite effacés quand la pluie s'abat sur le bus et que l'état de la route se dégrade fortement : boue et trous.

San Augustin est une petite bourgade touristique certe mais très tranquille. À vrai dire nous sommes peu d'occidentaux et peu de touristes au total.

Nous attaquons la visite du site archéologique par le musée qui interprète les différentes statues visibles mi humaines et mi animales. Et les différentes civilisations ayant vécu sur le site.

Un des endroits que nous avons préféré est "la Fuente de Lavapatas" : un réseau de canaux, rigoles et statues creusés à même la pierre du Rio.

L'après midi nous reprenons les vélos jusqu'à un autre site : la Chaquira. Une seule statue mais le site surplombe le Rio Magdalena qui chemine comme nous jusqu'au Nord de la Colombie.

Nous y faisons la connaissance de Daniel, un québécois.  Très vite la discussion s' oriente entre leur passion commune avec Benoît ! Il a monté un cabinet de consultants en permaculture et d'accompagnement de projets. Nous prenons ses coordonnées dans l'hypothèse d'un petit tour au Québec qui sait ? Pour visiter les différents projets qu'il a accompagné ?

Il se base sur le milieu existant, pour l'enrichir et le faire coller au projet professionnel agricole de la personne. Au minimum 5 ans de réflexion sont nécessaires et on comprend pourquoi !




Installation au top
Force de la nature = ici tout pousse même sur une portion de compost !
Café en fleur
Les statues anciennement érigées au centre de San Augustin
Fuente de Lavapatas
Sage!
Un ptit tour à la Chaquira
Rio Magdalena

ALTAMIRA

Bien que nous descendons en altitude cela fut une dure journée ! Et surtout quelles côtes ! Non pas qu'elles soient longues mais les 11% indiqués au compteur nous brûlent les cuisses !

En chemin nous nous arrêtons pour acheter du Miel. Nous rencontrons dans la maison Felipe : Un jeune avocat heureux de partager avec nous les fruits du jardin. Alors que nous lui demandions de nous installer dans un coin du jardin pour pique niquer, il nous offre le meilleur repas mangé jusqu'alors (du riz au poulet et un dessert typique : une gelée aux épices servie dans du lait) Merci Felipe !


Arrivés à Altamira nous nous arrêtons au bord de route pour boire un jus et questionner au sujet d'un hôtel. Très vite nous entamons la discussion avec le boucher d'à côté : un joyeux luron au ventre rebondi, Éric.

Il nous propose alors de manger et dormir chez lui dans un village à 20 km. Nous laissons les vélos à la boutique et prenons la moto pour rejoindre Guadalupe et la famille d'Éric. Arrivés là bas nous avons droit au tour de la place publique et des amis... Présentation des 2 français ! Après le repas entre amis et voisins au restaurant nous rentrons pour quelques pas de danse (salsa et meringué...). Anais se débrouille plutôt pas mal d'ailleurs!! et une nuit de sommeil bien méritée !

C'est l'occasion d'une leçon : ici l'invitation et l'hospitalité sont naturelles. Et bien sûr chaque accueil est différent :

-le côté maternel de MamAmparo ou Silvia ;

- le côté naturel de Felipe ou d'Alonzo ;

- le côté démonstratif d'Éric.

Et nous comment serions nous si nous devions accueillir des étrangers chez nous ?


GIGANTE

Ce petit village tranquille n'est pas du tout touristique mais il y règne une ambiance douce et familiale.

La route qui y mène continue de longer le Rio Magdalena et un lac de retenue.

Nous nous arrêtons après cette chaude petite journée pour nous y reposer. Benoît ne va pas très bien et ne trouve pas d'énergie... Il fait un coup de chaleur. Nous allons donc rester 2 nuits pour bien s'hydrater et retrouver du peps.

C'est l'occasion aussi de régler quelques finitions concernant la thèse pour Nana et de soigner sa 40aine de piqûres de moustiques. (d'ailleurs un remède miracle : le baume du tigre ou le vicksvaporub = parole de colombien et ça marche !)



Les Flamboyants sont en fleur
Après la cueillette
Une manière différente de conduire le raisin
Dure la montée ?
Petit cours de danse
Pause goûter
Gigante
Des forces pour Beubeu

NEIVA :

Nous voici arrivés dans la capitale brûlante du département de Huila.

Brûlante ce n'est pas une blague le thermomètre affiche 42 degrés. Nous arrivons sur les coups de midi et nous recherchons un endroit pour avoir du WiFi et pouvoir contacter notre ami Warmshower. Nous sommes accostés par les gérants du restaurant et des clients et invités à se joindre à eux.

La chaleur nous épuise et nous sommes contents de suer en bonne compagnie et autour de boissons fraîches.

Omar le responsable aide même Benoît à aller jusqu au magasin de vélo et à changer son dérailleur et tous ses cassettes : il faut changer tout le système : à force la chaîne à abîmé les pignons. Hop ! Un nouveau dérailleur tout neuf pour Beubeu !

L'arbre centenaire de Gigante
Gros bisous
Fourmis
L'ananas rafraîchissant au bord de route !

ENFIN LES MONTAGNES ! On retrouve un peu de fraîcheur à Ibague après le désert.


En effet nous avons fait un petit détour par le Désert de la Tatacoa.

Au départ de Neiva vers 6heures du matin, nous sommes rejoint sur la route par une cinquantaine de cyclistes ce qui nous donne l'impression d'être au cœur du peloton du tour de France. C'est dimanche et c'est la grosse sortie.

Nous prenons la route vers le désert. Chose étonnante en 35km nous passons de zones humides où l'on cultive du riz à des plateaux de cactus. Là encore la Colombie nous livre ses contrastes.

Vilavieja : cette ville est aux portes du désert de la tatacoa. Nous y prenons un "gros petit" déjeuner avec des arepas et un "pastel" (à ne pas traduire comme une gâteau). Il s'agit en fait d'une sorte d'arancini : une boule de riz garnie avec des œufs de la viande et des légumes puis frite. De quoi caler un géant !

Il est alors 9h00 et nous pénétrons dans le désert. La chaleur est déjà importante et Anais peste un peu stressée du retour sous encore plus de chaleur.

Heureusement la beauté du lieu apaise les tensions : de petites dunes de terre rouge façonnée par la pluie et le vent. On a du mal à le croire mais ici il ne pleut seulement qu'un millimètre par an !

Nous retrouvons par hasard Daniel de San Augustin! Avec qui nous partageons sur la permaculture et autres ! Un bon moment !

Le soir nous profitons de la spécialité locale = le queso asado. C'est un fromage de chèvre "cuit" si on peu dire. Et oui même dans le désert les chèvres trouvent à machouiller : elles enlèvent les aiguilles de ces chers cactus et grignotent la Chaire.


Un dérailleur plus tard... Gracias à todos !
Tu râles encore !?
Bouquet d'épines
La cerise sur le cactus !
Et surprise c'est comestible !

Vite on quitte cette chaleur qui atteint les organismes. On prend même la route de nuit. Pour reprendre la route allant vers Ibague il nous faut traverser le Rio Magdalena en barque. Et mon Dieu c'est beau le lever de soleil !

C'est l'anniversaire de Benoît et il pleut ! Hourah on aurait pas rêvé mieux !

L'étape est plutôt vallonnée sans grosse montée. On avance vite et ça grise un peu les neurones !

Double date : on fête aussi nos 1000 km!

Et cette fois on traverse un paysage de savane avant d'arriver à Saldana notre ville étape.

Debarquadère
Pande Yuka = points de vie
B)

IBAGUE NOUS VOILÀ !

Riche journée que voici : un morceau de plat puis de piste ensablée puis de rude montée pour finir par un faux plat montant sur plus de 30 km !

Après cette Ascension de 1000 m nous retrouvons des températures bien plus acceptables.

Ibague = est une ville peu touristique = plus une grosse pomme qui grouille ! Benoît y fait encore des réparations rapides de son vélo et Nana achète des gants. Et oui en fait les gants un peu molletonnés ça sert à moins solliciter les mains (à ce que l'appui soit plus doux parce qu'à force ça fait mal) ! Ce n'est pas qu'une mode de cycliste ! B)



En piste !
Presque mature!
Jeunes manguiers
On recharge les batteries

LEXIQUE


Si cela vous amuse de réviser un peu votre espagnol nous vous avons créé un petit lexique des mots les plus utilisés.


Subir / Bajar = monter / descendre

Subida / Bajada = montée / descente

Izquierda/ derecha = gauche / droite

Pedalear = pédaler

La carretera = la route

Las maletas = les sacoches

Chevere = Le mot purement Colombien pour dire Super (chévéré)!



Et parce qu'en vélo on a sacrément faim ! Et aussi parce qu'on aime ça = Manger !


Queso= fromage

Zanahoria = carotte

Remolacha = betterave

Pepino = concombre

Pimento = le poivron

Pimenta = piment

Narranja = orange

Aguacate=avocat

Banana

Maracuya = fruit de la passion

Pina = ananas

Sandia =pastèque

Frijoles = les haricots rouges

Res: boeuf

Cerdo :porc

Pollo = poulet (un must ici)

Arroz = riz (un classique en Colombie !)

Huevos = œufs (aussi classique)




QUUIIZZ

Voilà les résultats de notre petit jeu du premier article. =

-Anaïs à cassé non pas ses lunettes mais 1 verre et 1 chaise

-au bout de 1,5 avocat Benoît n'avance plus

-pas moins de 5 tubes de superglue achetés ! Mais moins d'un seul utilisé = pour les coutures de tente et pour le rétroviseur.


Nous avons décidé de récompenser 3 gagnants. Chaque personne ayant gagné devra se reconnaître dans sa charade !


-le prix de l'initiative : mon premier est un animal qui griffe. Mon second est un poisson savoureux. Mon tout est une personne pétillante et volcanique !


- le prix de l'humour parce qu'il nous a bien fait rire : mon premier et mon tout font le bruit d'une cigale


-le prix juste ! Dans le mil Émile ! mon premier est une plante sous laquelle on s'embrasse mon second aussi. Mon tout est un passionné de fromage.


Gros bisous à tous de nous deux

6

Cette étape est l'histoire d'une longue montée... Et du passage dans un nouveau département : celui du Quindio.

Nous avons choisi de traverser la Cordillera centrale et de repasser à l'ouest de la Colombie. Pour cela 3000 m d'ascension nous attendent. La décision a été prise scinder cette grosse montée en deux.


CAJAMARCA

Nous quittons Ibague. La route s'élève dans un décor de jungle puis de cultures fruitières et de café, le tout sur des pentes abruptes donnant le vertige. Nous sommes étonnés de voir les hommes ou femmes et parfois mulets y travailler et descendre avec les régimes de bananes ou les bidons de collecte de lait. Ça aussi ça doit faire chauffer les mollets et accélérer le palpitant !


Cette première étape nous amène à Cajamarca, un petit village au pied d'un volcan.

Ici nous retrouvons Liz la maman d'un warmshower, Logan.

Lui n'est pas là, après son voyage à vélo de 3 ans à travers l'Amérique du Sud, sans argent, il s'est installé pour le travail à Medellin. Lyda nous accueille sur la place principale avec de gros bisous et des câlins ! Son bonheur de nous recevoir se ressent et nous touche. On se sent de suite bien et à l'aise. Elle a étudié la cuisine (aussi nous nous sommes régalés).

Nous sortons faire un tour dans le village avec elle : c'est l'occasion de goûter un arequipe à l'arracachas (pomme de terre céleri) et de discuter sur l'histoire du village.

En effet par votation populaire Cajamarca à mis fin aux explorations et exploitations minières sur son territoire. Pour ceux et celles intéressés par ce sujet très au goût du jour en France, voilà un chouette article pour plus de détails! (en Français ! 😊)

https://reporterre.net/En-Colombie-les-referendums-d-initiative-citoyenne-stoppent-les-mines

Ici les codes vestimentaires sont différents : les hommes portent des bottes et un chapeau de cow boy et certains viennent en ville à cheval. Mais la reine ici, c'est la jeep Willys !

Pause jus!
Cultures de bananiers et café
Pépinière de mangue
Fresque à Calarca
Place de Cajamarca
Convoi de mules chargés d'arracachas
En compagnie de Lyda

CALARCA


Après des au revoirs émouvant avec Liz nous remontons sur nos vélo pour "cruzar El alto de la Linea" : c'est le col qui nous attend. Le début est facile mais les derniers kilomètres bien inclinés calment nos ardeurs. Le paysage change, des cultures nous passons aux prairies toujours en pente. Les palmiers à cire typiques de la région commencent à faire leur apparition.

Heureux d'arriver au sommet on se venge sur une banane! À 3280m, on est alors bien loin de la chaleur du désert.

La descente n'est pas très plaisante : dans la montée nous étions assez régulièrement doublés par les camions mais là ils nous stoppent dans notre élan et il est difficile de les doubler. Nous subissons alors leurs gaz d'échappement, stoppons pour les laisser reprendre un peu d'avance puis repartons avant le prochain convoit! Les virages sont impressionnants et les camions ne peuvent pas toujours se croiser. Aussi des locaux ou des Venezueliens font la circulation de manière informelle : ils agitent leur casquette et siflent dans un chaos déconcertant. Au passage ils tendent la casquette pour un petit don.

Celui là on veut bien le prendre avec nous !
Un autre compagnon de pause
Cultures abruptes
La banane !

Allez encore une devinette

Quel est cet animal sur le panneau de signalisation ?

7

Nous quittons Calarca avec peps : la route qui mène à Salento est une petite piste de terre qui sillonne la vallée. Nous nous arrêtons dans une plantation de café bio chez Don Elias. Le circuit est bien ficelé. Et nous y retrouvons les touristes.

Ils ont surtout mis à profit l'association des cultures : les cafeiers sont plantés sous les bananiers ce qui leur apporte de l'ombre et de la fraîcheur mais aussi du potassium par exemple. Beubeu prends des notes.


Salento : l'arrivée se fait sous l'orage. Presque heureusement car nous n'arrivions pas à nous décider pour un hébergement ! Nous atterrissons chez un breton qui tient une auberge et nous y posons la tente.

Nous sommes samedi soir et la ville est noire de monde : de touristes colombiens et occidentaux. C'est un village coloré mais victime de son charme. On y trouve surtout des boutiques de souvenir et certaines attractions un peu kitch ( des stands de photo sur la jeep Willis chargée de café déguisés en cow boy en poncho)

On préférait le côté coloré de Calarca sans l'animation.





La fameuse Jeep Willis ! Le cliché
Pause à Calarca
Un peu de chemins, un peu de calme
Le 2ème cliché du coin, muy tipico !
Après maintes tentatives ! (photo au retardateur)
Café recépés et bananiers

Nous nous organisons pour la randonnée vers le parc des Nevados. Après collecte de pas mal d'informations entre les guides, des voyageurs rencontrés, des blogs... Nous décidons de partir en autonomie sans guide et maps.me comme support carto avec en plus une géo-localisation (le luxe par rapport à une carte ign)


Nous prenons une jeep willys (la voiture emblématique du coin) pour rejoindre Cocora notre point de départ. Cette vallée est un des point les plus touristiques du pays avec ses palmiers à cire parfois haut de 60 mètres !

Au petit matin nous sommes seuls sur le site et les couleurs sont enchantées par le lever du soleil.

C'est le début de l'ascension. D'abord dans la jungle humide puis sèche, et c'est vers 3500m que la forêt laisse place au paramo: biotope d'altitude. La limite est d'ailleurs nette avec la forêt. Enfin nous rencontrons ces plantes endemiques les frailejones : elles peuvent atteindre plusieurs centaines d'années et sont le symbole des Andes colombiennes.

C'est aussi à cette altitude que commence nos maux de tête, et plus pour Anais. Nous atteignons les 3800 m d'altitude et redescendons à 3700 m pour rejoindre la Finca la Playa qui fait aussi refuge et où nous plantons la tente. Nous profitons de conditions météo exceptionnelles et d'une vue époustouflante sur le Nevado del Tolima et les montagnes alentour.

Les choses se corsent pour Anais qui déclare un véritable mal aigu des montagnes, nous motivant tant que les forces sont là à redescendre et à lever le camp. C'est une sacrée épreuve: nous voilà partis pour 3h00 de marche dans le paramos à la lumière des frontales et des étoiles. L'occasion de rencontrer des animaux nocturnes aussi.

Malgré la déception qui est celle de rebrousser chemin alors que nous étions dans notre élément au cœur de ces paysages magnifiques de montagne nous sommes content de cette décision. D'abord au fur et à mesure de la descente les symptômes régressent. Ouf ! Et enfin les leçons car la montagne nous en apprend toujours plus sur nous même. nous nous pensions acclimatés avec l'équateur et le vélo et nous aurions du monter de manière plus progressive. Et il est important d'écouter son corps et les symptômes et de redescendre à ce moment et surtout de savoir faire demi tour humblement.

Sur la redescente nous plantons la tente. Anais arrive enfin de nouveau à s'hydrater. Nous nous reposons quelques heures. Finalement nous retournons vers Cocora et choisissons de bivouaquer et randonner à de plus faibles altitudes. Notre état d'esprit a changé sur cette descente : soulagés, nous prenons le temps d'observer les oiseaux et colibris. On aperçoit même des toucans, et un carpintero.

La surprise et la récompense du soir après cette longue journée est celle d'un bivouac parfait dans la vallée de Cocora avec 2 petites vaches bien tranquilles qui broutent à côté de nous et un coucher de soleil magnifique !


Il suffit de passer le pont, et c'est tout de suite l'aventure...
Fougère arborescente
Les frailejones, ça se mérite !
Frailejones, tout duveteux !
Nevados Tolima
Hmmm des bonnes pâtes chinoises au camaron ! Très local 😁
Système-d suite à un petit oubli...

(Après une bonne salade de légumes et se fruits ! On change pas nos envies !) Nous reprenons les vélos ! Maintenant direction Medellin !

8

🚲Salento-la Virginia :64 km

Nous mettons du temps à préparer notre paquetage ce matin. Il nous faut refaire les sacoches après cette rando.

Benoît fait un check up velo. Pffffff iout ! La chambre à air de Nana s'est percée lors du gonflage : elle s'est cisaillée au niveau de la valve. Irréparable. Allez on fait chambre neuve !

Au bas de la descente nous rencontrons Neal un américain sur son petit vélo vert pliant. Trop chou !

Cela fait bientôt 40 ans qu'il voyage comme cela chaque année et ses coups de cœur : le Lot et la Dordogne ! Il parle très bien français. Très agréable, et doux, il nous explique comment il fait pour apprendre de nouvelles langues : il y a des sites qui mettent en contact les personnes de pays différents et cela fait bientôt 5 ans par exemple qu'il correspond avec un jeune au Guatemala. Il est plein de bons conseils pour la suite de la route.

On file vers la Virginia notre première étape.

Ce village nous marque par le nombre de vélos. En effet il est plat ! Il nous apparaît aussi plus pauvre que les autres d'où les vélos peut être. Nous faisons le tour des magasins pour y trouver une nouvelle chambre à air pour Anaïs. YES ! trouvée c'était la seule chez Jaime. Mais la valve est différente. Tampis espérons que ça tienne.


🚲La Virginia - Anserma : 50 km

L'arrivée à Anserma est marquée par un violent orage alors que nous passons devant l'église. Nous nous y refugions sous le regard des colombiens à l'intérieur . La pluie est tellement violente qu'elle rentre dans l'église construite en pente vers l'hôtel... Nous quittons nos casques un peu gênés et amusés de la situation.


🚲Anserma Riosucio Supia : 64 km

Direction Jardin? Oui mais comment ?

Cette étape avant Medellin nous a été soufflée par notre ami Guillermo lors de notre première nuit en Équateur à la casa de cyclistas de Tumbaco. Mais Neal rencontré quelques jours plus tard nous a mis en garde sur l'état de la route entre Riosucio et Jardin. "muy estapada"! Le bus mettant 3h30 pour effectuer les 50km séparant les deux villes. Après quelques recherches nous sommes refroidis devant la vidéo d'un bus sacrément embourbé sur cette route.

Nous nous arrêtons donc à Riosucio pour faire le point et nous renseigner sur l'état de la route. L'envie de poursuivre à vélo est là. Il faut dire que l'on reste un peu sur notre regret du joker Bus entre Popayan et San Augustin. Assis sur un banc au milieu de la place du village, nous tergiversons sur la suite du programme: attaquer la montée de 1500m sur de la piste en direction de Jardin, ou prendre la chiva... Finalement, Ivan, passant par là en vélo, nous aidera à trancher pour l'option 3: dormir chez lui et faire la montée ensemble le lendemain! On n'y avait même pas pensé 😊


Ivan, presque la soixantaine, ancien patineur à roulette professionnel, grand amateur de vélo et de casquettes nous reçoit ainsi chez lui et nous offre en toute simplicité sa chambre pour dormir. Il réussit même à nous convaincre d'une "petite" balade en vélo de fin d'aprem (de 25km et 700m de D+) histoire de se dégourdir les jambes ! L'occasion pour nous d'en baver encore un peu en suivant son rythme de montée pourtant "muy tranquilo"!

Faut il préciser qu'on avait pourtant bien pensé à enlever les sacoches ?


🚲Riosucio - Jardin : 57 km

Au matin nous voilà partis ensemble dans l'ascension des 1500m. Autant dire qu'il a vécu une expérience contemplative hors de l'ordinaire en nous attendant tous les 3km au point de vue suivant!

Bon ce coup ci pas le choix, le lourd fardeau des sacoches cumulé aux cailloux ne jouait pas en notre faveur. L'effort en montée est donc bien plus important à fournir pour s'élever jusqu'au col. Puis après une bonne collation au sommet chacun reprend la descente de son côté.


1700m plus bas et nous voilà arrivés à Jardin, magnifique village aux maison colorées, perdu au beau milieu des montagnes. Le contraste et le goût pour l'esthétisme est ici déconcertant tant ce point semblait très loin des préoccupations de la grande majorité des villages traversés jusqu'à présent. Ici chaque maison est ornée de boiseries aux fenêtres et balcons, et peinte au goût de chacun avec des couleurs vives. Après en avoir discuté avec un habitant, ce choix esthétique est ici culturel et naturel pour la population. C'est d'ailleurs la ville autoproclamée la plus belle d'Antioquia. Il s'en dégage une atmosphère chaleureuse qui se ressent jusqu'au relationnel avec et entre les locaux.

Notre environnement impacte t-il sur notre état d'esprit ?


Nous profitons alors de cette ambiance relax pour nous poser un petit peu ici 2-3 jours : rando, étirement, cuisine... D'ailleurs un nouvel objet vient s'ajouter dans nos bagages : un économe rappeur ! Ouech ! Sin prisa con posa avant les derniers km vers Medellin. Cette fois c'est la bonne ! 😉


Avec Neal!
Allez on pousse ! Pas facile hein !
Chez Ivan
Avant la remontée de Supia !
T'as le look coco ? T'as le look cycliste !
Même pas en rêve !
Le joker nous file sous le nez !
On partage la route ?
Overdose de Tosh!
9

Jardin-Buenos Aires - Jericó

Nous avons du mal à quitter Jardin, le cadre les gens... On était bien... Nous faisons un ultime arrêt dans une boulangerie un peu select française. Et jeune d'une vingtaine d'années, Juan Sebastián est à l'accueil. Il nous offre alors un pur moment de bonheur et le meilleur café à jamais. Pourquoi ? Le lieu ravissant, sa passion commune pour le vélo, le fait d'être ensemble, mais aussi la petite histoire autour du café qu'il nous compte, un café d'exception préparé d'une manière spéciale pour en déguster les arômes (il nous explique qu'il ne faut pas laisser le café infuser plus de 3 minutes pour ne pas développer l'amertume et garder les notes acides, et c'est vrai !) et surtout cette gentillesse qui se lie sur son visage. Ce jeune homme nous touche énormément avec son sourire, et son énergie.

On se remet en selle émerveillés de ce moment.

On choisit encore une fois de se rendre à Jericó par une petite route de terre et de pierres. Et nous entamons notre montée vers Buenos Aires. Nous arrivons dans un village tranquille suspendu face à la cordillière. Un peu après le village nous plantons la tente près du ruisseau. Le spectacle de la nuit est saisissant et ça ne se passe pas dans le ciel! Nous n'avons jamais vu autant de lucioles s'allumer et s'éteindre. Et des odeurs intenses de fleurs viennent à nos narines.


Jericó n'est seulement qu'à 10 km de notre campement. Mais nous nous y arrêtons car interpellés par un veil homme charmant de 88 ans. On y retrouve quelques touristes sans que le tourisme ici n'ait changé quoi que ce soit : pas de restaurant végétarien (c'est le critère).

Nous y rencontrons Sophie et Dominique qui voyagent en workaway. Deux autres québécois hyper dynamiques. Nous prenons bonne note de leur invitation ! B)

Ainsi Buenos Aires--Jericó fut notre journée pedalée la plus courte.




Remerciements
Buenos Aires
A la lueur de la frontale
Vers Jericó
Buenos Aires
Jericó
Umberto et Anais
Alto de los nuves

Mais vient l' étape Jericó-Titiribi : le jour le plus long. "c'est pour mieux te manger mon enfant"!

Le chemin est plus compliqué que ce que nous avions prévu, les 1500m de descente de Jericó jusqu'au Rio Cauca furent bien agréables au petit matin, la suite dans la vallée fut bien plus chaude (mais la vitesse à vélo permet de thermoreguler... Parole de docteur !)

La surprise du jour arrivé au niveau d'un énième arrêt pour cause de travaux. Il est midi. Le monsieur en charge de la circulation nous annonce que la route est tout simplement fermée et qu'elle ne rouvrira qu'à 17h... Explosion de falaise oblige. Il nous indique un chemin, caillouteux menant à quelque chose près à notre but moyennant 1200m de dénivelé et une 20aine de kilomètres. OK : on prend ! On a ni envie de rebrousser chemin ni d'attendre pour pédaler de nuit! Nous voilà partis dans cette longue et dure ascension par 37 degrés après une recharge en eau.

37 degrés... Là la thermorégulation est beaucoup plus difficile. Nana craque : on ne fait que 200m par heure et nous n'arrivons pas à pédaler plus de 15 minutes d'afiler au prix de 20 minutes de pause pour redescendre en température. Nous faisons une pause à l'ombre pour jouer aux cartes et attendre 16heures que le soleil décline. .. C'était la meilleure chose à faire.

Nous arrivons à Titiribi à la lueur des frontales vers 19h, exténués mais aussi heureux d'être passés par là car la vue depuis le chemin était tout du long à la hauteur de nos efforts.

On ne s'attendait pas à ce que le jour de la Saint Valentin soit le jour le plus dur !


Titiribi- Medellin

Nous rejoignons vite la route fermée la veille. Et nous entrons dans Medellin sur l'autoroute 3 voies... Sans bande d'urgence. Ça ne semble gêner personne et même à grande vitesse les véhicules nous laissent une petite marge. Il n'en reste que ces 20 km n'étaient pas une partie de plaisir.

Nous rejoignons John et Liz, les enfants de Lyda le soir même. Ils nous accueillent chez eux. John a effectué un voyage de 3 ans à vélo en Amérique du Sud sans argent (pourquoi ? Parce que dès l'équateur il n'en avait plus !).

Nous profitons du week end avec eux pour découvrir la ville: à pied, en métro, en téléphérique ! Quelle idée géniale. Ici appelé le métro câble, il permet de traverser la ville par les airs : Super rapide. Ce n'est pas une attraction c'est un véritable moyen de transport. De même que les Escalators mis en place dans la comuna 13, permettant de désenclaver ce quartier en pente.


Les signes du passé violent de Medellin sont omniprésents : traces de balles recouvertes par les graf dans la comuna 13 ou le Pajaro de la Paz ( oiseau de paix) sur la place San Antonio. (il y a 2 sculptures de Botero l'une à côté de l'autre. L'une à été détruite partiellement lors d'un attentat à la bombe). Mais à ce jour là ville dans son ensemble a retrouvé sa frénésie et sa légèreté.

Notre venue sur Medellin coïncide avec la dernière étape du Tour de Colombie. Très populaire ici le cyclisme rassemble plus que le foot d'autant que les favoris de cette course sont colombiens. Froom est là lui aussi. Nous partons au matin nous poster dans la montée finale.

Journée de gloire pour le cyclisme Colombien, vainqueur du tour : superman Lopez, et vainqueur d'étape : Nairo Quintana après un rebondissements de dernière minute. Alors que Nairo s'est échappé avec 2 autres, un aficionado le fait tomber dans la fin de la montée. Mais Nairo remonte s'accroche et remporte l'étape ! 😉


Nous prolongeons notre séjour à Medellin d'encore quelques jours car nous adorons les moments partagés avec John et Liz. Nous y avons retrouvé une coloc avant de nous rendre sur Santa Marta et de rejoindre François et Clara.

Gros bisous !

Tout nu dans la montée !
Ça pompe sous la chaleur !
Allez Nana, on y est presque, plus que 500m de dénivelé !!
Arrivée de nuit sur Titiribi
Titiribi
Les éléphants porteur de drapeaux blancs
Des enfants émerveillés par les obleas : 2 fines galettes garnies
Medellín de nuit
10

Nous rejoignons François et Clara, 2 amis de Grenoble sur Taganga proche de Santa Marta en bus cette fois. C'est la fin du vélo et il ne bous restera que de timides étapes.

En rejoignant la côte nous rejoignons la chaleur. Mais heureusement la mer est là pour nous raffraichir. C'est l'occasion pour quelques rappels de plongée pour Nana et un baptême pour Beubeu. L'initiation fut mouvementée directement dans le grand bleu !



Retrouvailles avec François et Clara
Session plongée
Jusque là tout va bien !
Ça se la coule douce...

Après 3 jours de côtes nous remontons dans les montagnes à Minca destination nature prisée des occidentaux. À notre arrivée nous sommes étonnés de constaté qu'il y a plus de gringos (expat et touristes) ici que de colombien.

Après la visite d'un petit musée à son initiative avec Raphaël nous comprenons mieux 'histoire de Minca. Comme par un effet loupe, elle fait écho à celle de Colombie.

La Sierra Nevada est le territoire historique des indiens. Ils la nomme d' ailleurs le cœur de la Terre, et nous sommes les petits frères (ceux qui font des bêtises). Plusieurs tribues la peuple encore dont les Kogis (que l' on a pu voir dans Rendez vous en terre Inconnue avec Thomas Pesquet). A l'origine les indigènes vivaient proche de la côte mais ils ont été poussés à remonter dans les montagnes d'abord par les colons puis par la société actuelle et les exploitations du territoire comme celle du café très présente sur Minca. Zone stratégique car propice à la culture et proche des grand ports des caraïbes, le petit village fut pris entre les paramilitaires, narcotrafiquants. La police ayant déserté, les habitants ont alors quitté un à un leur village face à la menace. Suite à cet exode ils ont mis en vente leur terrain et maison alors racheté par des occidentaux alors que la situation politique locale s'améliorant.

Cela ne fait que 7 à 10 ans que l' on peut tranquillement marcher dans Minca.


L'idée de Raphaël et sa femme est de refaire vivre l'histoire de Minca au travers de ceux qui l'ont vécue, avec leur témoignage mais aussi d'encourager et d'aider les initiatives colombiennes locales en donnant des cours d'anglais par exemple car les touristes délaissent les échoppes colombiennes.


Minca fut l'occasion de retrouver l'eau douce et de se baigner dans de très jolis trous d'eau et cascades et de se reposer. En effet l'envie était plus farniente et lecture en ces derniers jours. Mais notre immobilité nous fait proie facile pour les nonos : petites mouche impitoyables dont les morsures sont très supérieures en réaction à cel des moustiques. Ils donnent d'ailleurs l'air à certain de refaire une varicelle !

Et ce fut aussi le point de départ de notre dernière randonnée et bivouac en pleine nature au Cerro Kenedy près de la base militaire.



Un peu de fraîcheur !
Rivière et cascades, les lieux favoris des nonos !
Un peu de vélo à vide pour garder la forme !
Mais où est passé el pollo con arroz?
Il est où le singe hurleur ?

Nous avons pris le bus pour Bogotá (20h) pour pouvoir être le samedi sur la capitale et nous organiser pour les vélos, trouver un carton et le transport pour l'aéroport.

Bogotá nous faisait peur : encore une grosse ville. Elle est certe immense mais à vélo c'est un régal vu le nombre de pistes cyclables. Le dimanche c'est la ciclovia : 50km de route sont fermés pour permettre aux gens de sortir leur bicyclettes, de courir ou patiner. On va pas rater ça !

Nous faisons une petite visite au musée de l'or et dans les magasins d'artisanat.


Bogotá est aussi l'occasion de faire le bilan colombien


BILAN VÉLO :

1460 km en Colombie

26 jours pédalés

Soit 56 km par jour environ


🚲Tulcan- Tangua = 71km 1180m+

🚲Tangua - Chachagui = 58km 1160m+

🚲Chachagui - El remolino = 60km 1110m+

🚲El remolino - El bordo = 82km 1260m+

🚲El Bordo - Rosas = 44 km 1200m+

🚲Rosas- Popayan = 43km 930m+

🚌Popayan - San Augustin

🚲🛵San Augustin - Altamira - Guadalupe = 84km 840m+

🚲Altamira - Gigante : 58km 720m+

🚲Gigante - Neiva : 96km 720m+🔧

🚲Neiva - désert : 43 km 430m+

🚲Désert- Saldana : 103km 600m+

🚲Saldana - ibague : 84km 1100m+🔧

🚲Ibague - Cajamarca : 35 km 1300m+

🚲Cajamarca - Calarca : 48 km 1400m+ 🔧

🚲Calarca-salento:  22km 600m+🔧

🚲Salento-la Virginia :64 km 610m+

🚲La Virginia - Anserma : 50 km 870m+

🚲Anserma Riosucio supia : 64 km 1320m+ 🔧

🚲Riosucio - Jardin : 57 km 1300m+

🚲Jardin - Buenos Aires :  44 km1000 m+

🚲Buenos Aires - Jerico :10km 300m+😂

🚲Jericó - Titiribi :78km 1600m+😥

🚲Titiribi Medellin : 64km 950m+

🚲Santa Marta Taganga : 10km 85m+

🚲Taganga Minca : 28 km 870m+

🚲Minca - Santa Marta: 28 km



STAND RÉPARATIONS ET MECANIQUE

Benoit:

Changement du dérailleur et de la cassette

Changement de la manette de vitesses

Anaïs:

Dévoillage de la roue arrière

Crevaison au niveau de la valve

Rupture et remplacement du câble de frein

Remplacement des plaquettes de frein arrière



Mais ce que l'on retient surtout de la Colombie ce sont

LES BELLES PERSONNES

Merci à toutes ces rencontres spontanées et généreuses : Santiago, Martin, Guillermo, Oscar, Don Valentin, Fernando, Leydi, John, JB, Michel et Claudia, John Alejandro , Andrea, Marlene et Orlando, Amanda, Sylvia, Otto, Victor, Jesus, Alonzo, Boris, Gustavo et sa compagne, Mam' amparo, le papy de 80 ans à Popayan, Daniel, Éric et sa famille, Paula, Javier, Omar et sa femme, Jairo, Alfredo, Andrés, Lyda et Liz, gildardo, Philippe et sa femme, Anaïs et Pierre, Kévin, Gianluca, Fabien, Manon, Elodie, Neal, Jaime, Ivan, Esteban, Juan Sebastián, Elquin, Logan, Liz, François, Clara, Raphaël, Aubry, Gustavo et tous ceux dont le nom est inconnu ou à été oublié.


Maintenant on met les vélos en boîtes et les boîtes dans l'avion ! Et on emboîté le pas vers l'aéroport

Décollage ce soir !


Gros bisous de nous deux