Carnet de voyage

Tut tut bolides en Europe

24 étapes
150 commentaires
Voici l'histoire de la famille PERZO partie en voyage pendant 3 mois. Il y a le papa, Aurélien, la maman Mathilde et leurs filles, Alwena 6 ans, Lénaëlle 17 mois, mais surtout Maurice, le camping car.
Du 12 mai au 19 août 2018
100 jours
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Début février 2018


En attendant que l'hiver passe, le camping car est à l'abri dans la grange de mamie Kéryhouée en Bretagne. Nous le récupérons début mars et on a hâte...

En attendant petit récapitulatif de l'année passée. Au printemps 2017 Aurélien avait déjà repéré toutes ses failles et fait en sorte qu'il se porte bien pour notre grand voyage en Europe de l'est. L'électricité, la robinetterie, mais surtout Maurice prenait l'eau, les joints de tout le plafond ont dû être refait, entre les multiples averses, au moins 1 mois de travail. Moi je me suis amusée à repeindre tout en blanc, à décorer en plus moderne...enfin comme j'ai pu : rideaux occultants, rideau de douche, housses de coussins et avant tout ça gros nettoyage en profondeur du camping car.

L'été 2017 a été l'occasion de tester ce nouveau mode de vie, plutôt rude. Des nouvelles habitudes à prendre pendant 15 jours, économie d'eau en particulier (vaisselle, douches, sans parler du linge où il faut forcément passer par un camping), sommeil difficile avec dans la capucine moins d'un mètre de hauteur pour dormir dur dur. Les filles qui dorment en bas s'adaptent plutôt bien. Pour Alwena, le camping car, c'est une grande cabane sur roues et Lénaëlle à 8 mois, très facile, on verra à 17 mois. L'important sera de lui trouver un couchage adéquate, sans chute possible.

Je dirais que s'adapter au camping en général a été plus compliqué pour ma part que pour le reste de la famille, mais je reste motivée par la perspective de voir de très beaux paysages, de découvrir de nouvelles populations et pour l'aventure humaine, sûrement unique dans une vie.



Mi mars 2018,


Voici les 3 liens de notre itinéraire


1er de Pont Saint Martin jusqu'à Baltchik en Bulgarie

Lien 1


2eme de Baltchik à Visoko en Bosnie-Herzégovine

Lien 2


3eme de Visoko à la maison

Lien 3


Ça fait beaucoup de route, environ 12000 kms, avec 17 pays à découvrir et presque 100 jours. Maurice doit tenir bon !


Ça y est nous sommes allés chercher notre camping car en Bretagne et il ne reste plus que 2 mois pour le préparer, ça devrait aller, soyons optimistes. La révision vient d'être faite et rien à signaler.



Mi avril 2018,


Plus qu'un mois avant le grand départ et ce week end nous avions décidé de refaire une petite virée avec Maurice.

Départ le samedi en fin d'après midi pour le zoo de la Boissière du Doré, stationné sur le parking en gravillons, nous éviterons dorénavant la pelouse ou la terre par mauvais temps.

Le camping car est resté bloqué 1 mois sur notre terrain, complètement embourbé, d'accord il a beaucoup plu ces derniers temps.

Pour changer, il a plu jusqu'au dimanche midi, du coup repas à l'intérieur. La nuit fut très compliquée car Lénaëlle était surexcitée à l'idée d'avoir sa grande soeur juste à côté d'elle. Heureusement la visite du zoo de la Boissière est toujours un plaisir.

Bilan assez mitigé avec l'idée qu'il faudra suivre la météo de près pendant ces 3 mois et en espérant que les filles arrivent à trouver leur rythme de sommeil.


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Enfin le grand jour est arrivé, départ à 4h30 du matin avec nuit blanche pour ma part, sûrement le mélange d'angoisse et d'excitation.

Nous partons avec la pluie, direction Ostende en Belgique 🇧🇪 notre 1ere grande étape et certainement une des plus longues, 760km avec une vitesse moyenne de 75km/h, et oui Maurice n'est pas de toutes jeunesses. Nous passons par Rennes, Caen, Rouen puis Dunkerque et ça y est la Belgique est là.

Arrivés à Ostende, nous trouvons rapidement une place pour passer la nuit aux abords d'un grand parc. On décide, malgré la fatigue, de visiter la ville. Rien d'extraordinaire, joli port avec de beaux voiliers, mais surtout station balnéaire avec de grandes rues commerçantes. En tout cas, malgré le lampadaire juste au dessus de la capucine, la nuit a été bonne pour tout le monde, de quoi repartir en visite dès le lendemain matin à Bruges.

Très belle ville avec son beffroi et son carillon dont Lénaëlle a apprécié entendre sa jolie musique. Je retiens en particulier toutes ses ruelles pavées et leurs maisons typiques tout en brique. Pour le déjeuner, Aurélien a trouvé une très bonne adresse de brasserie, Brasserie De Halve Maan, avec leur bière régionale Brugse Zot et son pipeline de bière de 3km pour alimenter les bars de la ville, de quoi bien se détendre.

L'après midi, nous repartons déjà pour Gand en espérant, pour Alwena, qu'il y ait moins de rues pavées. En ville, la miss ne se déplace qu'en trottinette, de cette façon elle ne se rend pas compte des kilomètres. Au programme, château du moyen âge qui a bien plu à Alwena et balade dans la ville bien sympathique. Puis nous sommes tombés par hasard sur un festival de Food truck, très bonne ambiance pour terminer cette grande journée.

3eme jour et nous repartons déjà pour la capitale, Bruxelles. Plutôt déçue par cette grande ville, nous sommes arrivés avec le brouillard et repartis avec la fourrière aux fesses...bon un petit récapitulatif s'impose. Le matin, Aurélien, sans se poser de question, s'installe à 1km du centre avec des panneaux indiquant de ne pas stationner jusqu'au 14, hors nous sommes le 14, puis nous partons nous balader tranquillement. Peut-être avons nous loupé certaines visites, mais je ne retiens que la magnifique Grande place de Bruxelles et pour le côté dérision, le fameux Manneken Pis, malgré son étonnante petite taille et je parle biensûre de la statue entière. Après une grande marche dans la ville, retour auprès de Maurice et comme voisine lui tenant compagnie une très belle voiture bleue et blanche avec des gyrophares. En résumé, la fourrière étant hors délais (+30min) la police nous laisse repartir, nous frôlons les 120€ d'amende et le charme de Maurice opère. Maintenant partons vite aux Pays Bas...


Du point de vue d'Alwena 🦄

1er jr (France et Ostende)

J'ai vu des éoliennes et des champs. Je me suis bien occupée à faire des exercices, j'ai commencé un calendrier. J'ai mangé des frites et du poulet. Aussi, j'ai fait la pêche aux canards et j'ai gagné un jouet. J'ai même été à la plage. On a passé une bonne nuit, cette fois ma soeur n'a pas fait de bruit.

2eme jr (Bruges et Gand)

On a vu des églises, on a même été au restaurant et je voyais le canal passer à côté. J'ai été visiter un château, il y avait des chevaliers, pleins d'armes et même une guillotine avec un sac pour les têtes. Ensuite j'ai visité une cathédrale.

3eme jr (Bruxelles)

On a été voir un tout petit bonhomme qui fait pipi, beaucoup de monde venait le voir. Il y avait des beaux monuments dorés. On va aller à un camping et en plus on change de pays, les Pays Bas.


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A peine nous passons la frontière et l'on voit déjà que le pays respire la santé. Les Pays Bas 🇳🇱 pourrait également s'appeler les Pays Verts. Des champs, des prairies, les animaux sauvages et le plus étonnant les cyclistes, vraiment très présents, je dirais autant que les voitures, des pistes pour vélos autant que des routes, un vrai paradis à cyclistes. Nous décidons donc de planquer Maurice sur une aire de camping car pendant 2 jours, histoire de ne pas trop polluer.

A peine arrivés, nous profitons de prendre une VRAIE douche avec shampooing, ça requinque ! Le beau temps étant arrivé, nous mangeons dehors pour la 1ere fois. Que de progrès avec un camping, et je ne vous parle même pas du plaisir d'un accès à de vrais toilettes.

Ce matin, levé à 6h pour Aurélien qui a de nouveau mal au dos, cette fois c'est la planche du sommier qui s'affaisse. Du coup tout le monde est réveillé, départ pour Rotterdam, nous prenons un waterbus ( bateau taxi ) qui nous amène jusque dans le centre de la ville. Encore très surprise de voir autant de passagers cyclistes, la moitié du bateau servait de parking à vélos, plus la trottinette d'Alwena. Le matin, balade tranquille dans un parc qui nous mènera à l'Euromast, immense tour de 185m d'où l'on domine la ville dans toute son architecture moderne, ainsi que son impressionnante zone portuaire. Pour les derniers mètres on pénètre dans un ascenseur avec de grandes baies vitrées qui tourne et qui tourne juste pour admirer. Les filles ont adoré mais Alwena réclamait plus de sensations. On redescend sur terre pour se restaurer, on trouve un chinois avec une carte incompréhensible, Aurélien prend les 3 premiers choix, au pif. Nous, les filles nous avons plutôt apprécié mais en ce qui concerne Aurélien, je pense qu'il n'avait jamais mangé autant épicé, sa bouche était en feu les 2 heures qui ont suivi...le pire c'est qu'on ne saura jamais ce que c'était. L'après midi, nous nous sommes rendus au musée maritime et portuaire avec une grande collection de navires pouvant être visités, entre autre un "videur de barges". Puis un étage entier du musée était dédié aux enfants sur le thème des pirates et une zone simulant des docks où Alwena devait charger, décharger avec des petites grues et autres jeux, adorable ! Nous terminons par une balade dans le centre, rien d'extraordinaire, une grande ville avec ses buildings et magasins. Retour au bateau taxi pour nous rendre à Kinderdijk, le meilleur endroit pour admirer les fameux moulins hollandais, vieux de 300 ans. On se croirait dans une autre époque, très beau ! Pour clore cette encore très longue journée, il est 18h et il reste une marche de 5 km pour retourner voir Maurice. Il va falloir largement ralentir la cadence pour le reste du voyage...

Aujourd'hui, bricolage de la capucine pour Aurélien qui a toujours très mal au dos la nuit, vidange des cuves d'eau du camping car puis direction Keukenhof. Jusqu'à fin mai, on y trouve le plus grand parc à bulbes du monde, malheureusement cette année le parc a fermé plus tôt que prévu, les fleurs sont déjà vendues, dommage, une belle visite en moins sur le parcours. En route pour Marken, un petit village hors du temps niché sur une presqu'île, adorable ! Nous y trouvons un sabotier, une vendeuse de Gouda et d'autres artisans. Sur le petit port de plaisance le vent doit souffler au moins autant qu'à Cherbourg et Alwena nous montre bien son mécontentement. Nous repartons et dormons dans un village à la périphérie d'Amsterdam.

Le lendemain, nous essayons de nous garer au plus près de la capitale et prenons un pass tramway à la journée, ce qui nous permet de visiter toute la ville en un jour. Elle sera clairement dans mon top 5 des villes les plus agréables à vivre, les gens sont souriants, les canaux qui se fofilent partout sur notre passage, toutes ces maisons aux façades typiques et de toutes les couleurs, les monuments grandioses, les rues bondées de passants, le marché aux fleurs sur des bateaux arrimés et pleins de boutiques très sympas. Tout pour plaire. Le matin nous commençons par le parc Vondelpark, de quoi faire gambader les filles et surtout Lénaëlle. L'après midi, découverte de l'ancienne brasserie Heineken, je suis sceptique à l'idée de la visiter avec les filles (durée 1h30) et finalement Aurélien traduit à Alwena toute la conception, attentive jusqu'au bout. Et curieusement Lénaëlle reste un peu près calme. Nous avons même le droit à une bière ou trois d'offertes selon le consommateur, bonh entrée du musée 21€ par adulte. La suite de l'après-midi, nous flânons tranquillement. C'est presque la fin de notre voyage hollandais, ce soir repos sur une aire de camping car à 1h d'Amsterdam et environ 1h30 de la frontière allemande...


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Rotterdam

Nous sommes allés au camping, je me suis bien amusée. On a monté pleins d'escaliers dans une tour pour faire un manège qui tourne très lentement et pour voir la vue de la ville de haut. Nous avons pris 3 bateaux au début et fin de journée. J'ai été dans la grande ville et j'ai fait de la trottinette. J'ai visité un musée sur les anciens bateaux, il y avait un coin jeux où j'ai fait une carte aux trésors. Le soir, on a pris 2 bateaux pour aller aux moulins.

Marken

Nous sommes rentrés dans des grands sabots. Il y avait beaucoup de vent et mes cheveux étaient tout bouclés, au magasin j'ai acheté des cartes pour Elina et Capucine. Je suis allée aux jeux et j'ai fait le cochon pendu.

Amsterdam

On est monté dans un tramway, après on est allé aux jeux dans un parc, après papa et maman ont pris un café et j'en ai bu un tout petit peu. Ensuite il y avait une fontaine et des petites maisons avec des pierres.

J'ai visité le musée de la bière et j'ai eu un bracelet rouge avec 2 petits jetons rouges, les parents avaient d'autres bracelets, il y avait des écritures avec des oiseaux blancs. Le monsieur a parlé une autre langue et papa a compris et a même gagné un autre jeton, du coup il a pu boire 3 bières. Les bébêtes mangaient le sucre et ça faisait de la bière, l'eau est mélangée avec les céréales de France (orge). J'ai mis des céréales de France dans la machine et j'ai tourné, après j'ai mélangé dans le chaudron et ça sentait le sucre. Après il y avait un film et j'ai bu de la bière mais sans alcool (avant fermentation).

On a été chercher des fleurs en bois dans un magasin. Dans un bar, j'ai bu du jus de pastèque.

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...en réalité, il a fallu attendre quelques jours pour une bière allemande 🇩🇪 bien fraîche...

Un gros besoin de se reposer au bord d'un lac, d'une forêt ou n'importe où devenait urgent pour tout le monde. Les visites à la chaîne de grandes villes nous ont un peu épuisés. Nous décidons de changer notre trajet de départ en supprimant Hambourg et en passant par le centre de l'Allemagne. Nous rejoignons ainsi Berlin par les autoroutes et plus petites routes, mais malheureusement par les bouchons aussi, veille d'un week-end de 3 jours.

Autant dire que la recherche d'un camping n'a pas était des plus simples. Coup de bol, nous trouvons au sud d'Hanovre pour une nuit, de quoi faire notre première machine à laver et sèche linge, qui d'ailleurs n'a absolument pas fonctionné, j'ai du suspendre tout le linge dans le camping car, heureuse...

Après encore quelques heures de bouchons, nous trouvons ensuite pour deux nuits, un emplacement au bord d'un lac. Nous admirons la vue et sortons même nos fauteuils transat pour nous détendre. Le lac est peuplé de toutes sortes d'oiseaux : cigognes, oies, cygnes, faucons...et aussi de nos amis les moustiques.

Aurélien tente de pêcher, mais sans grande réussite. Pour une première, il pêchera une moule, tant pis ce sera conserve de choucroute ce soir. Lénaëlle joue à la poupée et autres jouets de plage. Alwena fait de la peinture et des bijoux, mais la pauvre n'est pas en grande forme, certainement une bonne angine avec plus de 39 de fièvre, notre week-end de repos ne tombe pas trop mal. Mais demain, nous repartons en visite et pas des moindres, Berlin...

Maurice n'étant pas très écolo et Berlin militant contre les véhicules polluants, nous sommes obligés de nous garer hors de la "green zone", nous prenons le métro pour nous rendre dans le centre de Berlin. Début de la balade touristique, comme souvent, par un parc immense, 3km de long sur 1km de large, on ne fera qu'une petite partie, Alwena n'est toujours pas dans son assiette, je débute d'ailleurs dès ce soir un traitement d'antibiotiques. Nous arrivons ensuite au Palais du Reichstag, impressionnant par sa taille et une belle coupole à son centre. Vient ensuite la symbolique Porte de Brandebourg qui faisait partie intégrante du mur de Berlin, symbole de la division. L'après-midi sera moins gaie car forcément qui dit ville historique, dit guerre. On commence par le Mémorial aux juifs, puis le musée "Topographie de la terreur", ancien terrain où se trouvaient le siège de la Gestapo et des SS. Nous continuons notre promenade, certe instructive mais surtout déprimante et les filles commencent à trouver le temps long, Aurélien, lui, adore. Direction l'emblématique Checkpoint Charlie, l'un des postes-frontières qui permettait de franchir la ville du secteur Est au secteur Ouest, lors de la guerre froide. Nous visitons le musée dédié au mur de Berlin. Après cet éprouvant après-midi, pause sur une petite plage en plein centre, étonnant et enfin nos premières bières berlinoises ! Nous reprenons le métro, puis le train pour nous rendre à East Side Gallery, morceau du mur de plus d'un kilomètre qui sert de support à une exposition d'oeuvres de steet art, vraiment très sympa. Malgré un repas de pirates avec hamburger, Alwena est toujours fébrile, elle s'endort même au restaurant. Il est temps de rentrer, elle finira dans la poussette pendant que Lénaëlle admire les peintures et fait sa folle.

Deuxième jour sur Berlin, Alwena se porte mieux heureusement. Ce matin, histoire de changer de sujet, nous partons voir un bel aquarium, avec comme particularité un immense tube entourant un ascenseur de 25m de haut avec poissons tropicaux et coraux donnant sur le hall d'entrée de l'hôtel Radisson, original. Bien-sûr les filles ont beaucoup aimé. Nous continuons tranquillement vers la cathédrale de Berlin qu'Aurélien va visiter pendant que Lénaëlle fait sa sieste et Alwena joue pieds nus dans une fontaine. Agréable journée bien ensoleillée avec 26 degrés. Notre périple allemand se termine là pour le moment et nous y reviendrons certainement en fin de voyage...si Maurice est d'accord.


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Camping à Hanovre

Nous sommes allés au camping. J'ai été au lac et après dès que je suis arrivée, j'ai sauté au trampoline. Ensuite nous sommes allés à la douche cassée.

2 jours au lac

Papa a été pêcher pendant que Lénaëlle dormait dans la poussette, son doudou était attaché à la poussette. J'ai fait de la peinture et des perles, j'ai fait un collier marron et orange. À la peinture, j'ai fait un petit cochon qui s'amuse dans la boue.

Berlin

J'ai vu le tracé du mur, papa et maman étaient déjà nés quand il y avait le mur. Pour passer de l'autre côté du mur, ils se mettaient dans le coffre de la voiture et aussi tout pliés dans des tunnels ils s'enfuyaient dans des petites voitures. Après sur le mur on a vu des dessins, ils étaient très très beaux. Ensuite nous avons repris le tramway et nous sommes répartis au camping car. Le lendemain, nous sommes allés voir des poissons, il y avait un livret à tamponner. Après j'ai touché un oeuf de requin. Il y avait un coin jeux pour enfants. Il y avait des d'écrans, j'ai regardé des coquillages au microscope.



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A peine, nous passons la frontière et l'état des routes se dégrade. Sur les autoroutes, nous roulons à 50 km/h, sur les nationales pour faire 100 kilomètres, nous mettons 2 heures. Les articulations de Maurice vont souffrir en Pologne🇵🇱, 2 étagères sont tombées suite aux secousses, Aurélien a du bricolage en vue. Nouvelles habitudes à prendre dans ce pays, le langage des signes, personne ne parle anglais, mon niveau est supérieur, oui c'est possible. Vient ensuite le changement de monnaie, fini l'euro, désormais ce sera le zloty, on divise tout par 4 en gros. Pour finir, la nourriture façon "fish and chips", viandes, poissons excellents, tout est panés et accompagnés de frites. On sature vite.

1er arrêt au bord d'un lac magnifique, une grande aire de jeux pour les filles et une petite paillote avec au menu du cabillaud et du sandre pêchés un peu plus tôt. Nous passons une très bonne nuit.

Le lendemain nous nous mettons à la recherche d'un camping, je crois que je tiens mon record du nombre de jours sans vraie douche, 5 jours ! Sur la route nous frôlons l'accident, une voiture se prend en pleine face une grosse remorque mal attachée d'une voiture venant de l'autre voie, oufff, l'avantage de Maurice c'est qu'il prend ses distances, on a le temps d'anticiper. Arrivés au camping, nous mangeons et partons nous ressourcer à la plage juste en face. Les filles s'éclatent et Lénaëlle redécouvre le sable, y goûte même. L'eau de la mer Baltique est glaciale, mais deux petits garçons de 4, 5 ans se baignent tout nus sans sourciller.

Nous reprenons notre chemin, toujours autant cabossé, les villages ne sont pas très beaux, on ressent bien l'influence soviétique durant une quarantaine d'années. Malgré l'état médiocre des routes, les polonais se mettent à l'oeuvre pour la belle saison et les travaux sont nombreux, ce qui rend aussi le trajet interminable. Aujourd'hui nous essayons d'atteindre la jolie ville de Gdansk et nous arrivons même un peu avant de manger en fin d'après midi. Un petit créneau de 2 heures nous permet de commencer les visites.

L'hyper centre est à faire absolument, très belle rue principale avec sa fontaine de Neptune, l'église Sainte-Marie et la Town Hall qui dominent largement les très hautes façades colorées et peintes des maisons. L'animation se trouve principalement dans cette rue, beaucoup de vendeurs de bijoux en ambre. La Green Gate termine cette avenue et l'on arrive dans un tout autre décor, le chantier maritime, avec ses bateaux pirates et sa grue médiévale. Nous flânons et rentrons tranquillement grignoter et dormir.

Après avoir déjà pas mal déambulé hier soir dans Gdansk, il ne reste plus grand chose à découvrir. Nous en profitons pour faire un peu de sport avec Alwena et montons toutes les 2, les 409 marches de l'église Sainte-Marie, qui nous offrira un panorama splendide sur la ville et ses alentours. Un petit café et en route pour le gigantesque château médiévale de Malbork.

C'est Le plus grand d'Europe, donc en effet plutôt impressionnant. Il est construit au début du 13e siècle par les chevaliers Teutoniques, mais le plus étonnant ce sont ses murs tout en brique. La visite avec audioguide obligatoire est très bien faite et dure 2 heures et demi. Alwena est connectée au mien pour pouvoir profiter des commentaires qui sont justes parfaits, pour une fois, concis et clairs. Il y a des détecteurs à l'entrée de chaque nouvelle pièce qui déclenchent l'audioguide automatiquement. Aurélien décide de prendre Lénaëlle sur son pauvre dos, la petite miss apprécie bien. Nous passons la soirée sur un camping à 500m du château.

Ça ne pouvait pas durer, le soleil était avec nous depuis la Belgique, mais malheureusement l'orage et la pluie le remplacent pour la suite de notre périple polonais...


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J'ai été au restaurant, j'ai mangé un hamburger avec du vrai poisson. Ensuite on est allés à la plage, il y avait une tyrolienne et un tourniquet, une balançoire aussi. Nous sommes allés sur un pont qui nous amenait sur l'eau.

Nous sommes allés à un camping, le 1er était fermé et le suivant était ouvert. Nous sommes allés à la plage, j'ai joué dans le sable et un peu au bord de l'eau, je me suis faite tremper les pieds et les fesses, du coup ma culotte était trempée, l'eau était un peu froide.

On a été au restaurant et après on a mangé une glace. J'ai été dans la maison d'Hansel et Gretel, elle était toute à l'envers, la porte était à l'étage et à l'envers.

Nous sommes allés visiter un château, dedans il y avait des toilettes et les moines s'essuyaient avec des feuilles de choux. Les charettes passaient sur des chemins de pavés tout lisses. Il y avait aussi la cuisine du royaume, il y avait des herbes, beaucoup de pain et aussi des casseroles. On a vu un grand moulin pour faire la farine et après les boulangers faisaient le pain.





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Nous décidons de rouler sous la pluie pour éviter une journée perdue. Nous trouvons, par hasard sur la route, le lieu de pèlerinage le plus important du pays, un sanctuaire baroque sorti des contes de fées de petites filles. Finalement une bonne journée de pluie et le soleil refait déjà son apparition dans la soirée. Nous nous arrêtons sur un petit port et goûtons aux spécialités, soupe de saucisses et oeufs, épinards au fromage. Pour faire une pause digestive, j'opte pour une salade feta et concombres, moins original. Autant la balade au bord de l'eau et notre repas sont plutôt agréables, autant la nuit qui suivie devient la pire de toutes. En résumé, c'est une nuit blanche pour tous les deux (les filles dorment déjà depuis longtemps), nous avons tout simplement garé Maurice à côté d'une boîte de nuit, sans enfant on serait allés faire la fiesta, mais avec, c'est autre chose...

Depuis le début du séjour, nous nous couchons en moyenne vers 21h et nous levons vers 7h, les filles sont malgré tout assez fatiguées, en particulier Alwena. A priori la période d'adaptation a duré suffisamment longtemps, nous sommes partis il y a déjà deux semaines et Alwena nous montre bien son agacement pour certains changements du quotidien. L'espace restreint dans le camping car, sa soeur qui hurle dans les oreilles dés qu'on lui change sa couche, le manque de copains avec l'ennui et l'impatience de trouver de nouveaux jeux, et comme toujours s'habiller devient un calvaire ! Une vraie princesse, cela me rappelle une photo de Bruxelles.

Après cette très mauvaise nuit, nous continuons notre route pour les lacs de Mazurie. C'est une succession de lacs entourés par des forêts, Aurélien va tenter de repêcher, ça n'est pas gagné. Tout le long de notre parcours, nous nous arrêtons 4 ou 5 fois sur différents ports de plaisance, plus ou moins touristiques. Certains sont très mignons et bien animés. Le soir, nous trouvons une aire pour nous reposer 2 jours, un beau lac avec ponton pour pêcher et des jeux pour les filles, le top ! Une autre petite fille de 3 ans se joint à nous, adorable York surnommée Mika. Nous ne mangeons pas de poisson frais au barbecue, Aurélien n'a pas vraiment l'âme d'un pêcheur, apparemment ses hameçons ne sont pas adaptés. Alwena en profite pour se baigner parmi les roseaux. Les nuits sont très calmes cette fois-ci, mais le soleil à partir de 4h du matin et la chaleur dans la capucine nous empêchent de dormir correctement.

Prêts à repartir dans le sud, en route pour Cracovie, mais d'abord, au bout de 6h de route, un arrêt au camping s'impose pour recharger en eau, vider les cuves et bien-sûr profiter d'une bonne douche. C'est un camping privé, un couple de retraités se charge de nous accueillir et plus tard dans la soirée, ils accueillent pour le dîner une colonie de vacances. Alwena est aux anges, elle va pouvoir jouer avec des enfants de son âge, ça lui fait beaucoup de bien. Le lendemain nous repartons pour encore quelques heures de trajet, j'en profite pour rappeler l'état des routes assez déplorable, en l'occurrence une similitude avec nos pistes de skis de fond. Nous mettons 2 jours à redescendre la Pologne. Cette région du pays est beaucoup plus riche en culture, la végétation est plus dense et les habitations se font plus coquettes.

Nous arrivons à Cracovie vers 15h et profitons pour flâner vers la Grande Place, qui porte très bien son nom, immense et très belle, en son centre se trouve anciennement la "halle aux draps" ou Sukiennice qui aujourd'hui accueille que des marchands de jouets, bijoux en ambre ou autres babioles. Nous profitons de visiter le musée rassemblant les reliques de l'ancien sous-sol aux temps du moyen âge. Ambiance plutôt étrange, on se retrouve juste en dessous des halles et de la place, nous passons même sous la fontaine et voyons les gens tremper leur pied. Nous nous arrêtons ensuite à l'une des vingtaine de brasseries qui entourent cette fameuse Grande Place. Toute la soirée, Lénaëlle est occupée à regarder les carrosses qui défilent avec des chevaux magnifiques devant les terrasses des restaurants. En attendant son plat et son dessert en tête de clown, Alwena fait de la trottinette sur la place, il y a des parasols brumisateurs, elle peut enfin se rafraîchir. Nous atteignons les 30°C/35°C depuis deux jours, insupportable avec Maurice !!! Dans le camping car, on peut largement rajouter +10°C, dur dur pour bien dormir. J'appréhende les pays du Sud de l'Europe. Le jour suivant, le matin nous nous promenons dans un jardin botanique plutôt ancien, datant de 1783, pas très bien entretenu, mais de beaux nénuphars et une balade sympa pour les filles. Nous finirons la visite de Cracovie par le château de Wawel, il se situe sur le haut d'une colline et est accolé à une splendide cathédrale. En contrebas on retrouve une grotte de calcaire, Alwena et Aurélien la visite. Selon la légende celle-ci est protégée par un dragon qui terrorise les gens et crache du feu, la statue le représentant à l'entrée de la grotte fait peur à Alwena.

Aujourd'hui, à une dizaine de kilomètres de Cracovie, nous nous rendons à Wieliczka, on y trouve la plus ancienne mine de sel d'Europe avec 9 niveaux et 300 km de tunnels. La visite du musée et des galeries est à plus de 135m sous terre et ne représente que 1% de la mine, la balade sera rafraîchissante, en moyenne 14°C. C'est vraiment surprenant et très beau, certaines galeries sont immenses. Le sel nous entoure de partout. Nous marchons dessus, les murs sont pleins de cristaux blancs comme de la neige, la guide en plaisantant nous propose d'y goûter et Alwena se met à lécher la paroi, plus loin il y a une fontaine d'eau salée à boire, je trempe juste mon doigt et j'ai l'impression d'avoir pris une cuillère entière de sel. Plusieurs statues de sel nous sont montrées, des représentations de scène de l'époque minière et surtout des salles monumentales, un lac d'eau salé avec un plafond à 100 m de haut, une chapelle avec des lustres en sel, magnifique !

La visite terminée, nous nous rendons à Auschwitz, pour une toute autre atmosphère. Nous dormons dans une rue à 500m du musée pour être fin prêt le lendemain matin pour la visite française de 10h (achat des billets pour Aurélien à 7h). Les commentaires sont poignants, mais expliqués délicatement par la guide, de cette façon Alwena ne sera à aucun moment choquée et écoute très attentivement, comme nous tous d'ailleurs. Nous commençons par le camp Auschwitz I, nous rentrons dans différents blocs, ici il y a beaucoup de photos, documents, objets ayant appartenus aux prisonniers. Dans une pièce entière, il est entassé les cheveux coupés de force à l'arrivée aux camps afin de confectionner, entres autres, des matelas pour les civils allemands. On pénètre ensuite dans une chambre à gaz, on y aperçoit les trappes servant aux nazis à introduire les cristaux de Zyklon, la pièce suivante contient le four crématoire, l'ambiance est assez glauque, les murs sont noircis par le feu et les corps. Dans une seconde partie de la visite, nous prenons un bus pour nous rendre au second camp, Auschwitz-Birkenau, le lieu est assez émouvant et immense plus de 170 ha, c'est ici que les détenus étaient logés et travaillaient, malheureusement beaucoup mourraient avant même d'arriver. Dans les wagons lors du transport jusqu'aux camps, ils étaient entassés par 80 prisonniers et le voyage durait parfois plus de 2 semaines, sans eau, sans nourriture. Ceux qui descendaient du train en mauvaise santé étaient redirigés directement aux fours crématoires. D'autres tombaient malades par la suite de malnutrition ou de froid lors des travaux forcés (-20°C, l'hiver en Pologne). Dans tous les cas, leur sort était le même. Au total au moins 1 400 000 d'hommes, de femmes et d'enfants vont mourir à Auschwitz, un véritable massacre.

Nous terminons la Pologne après 12 jours de routes difficiles avec Maurice et nous dirigeons désormais vers la Slovaquie, j'espère pour des journées plus fraîches.


🦄🦄🦄 Blog d'Alwena


On a vu un lac, il y avait pleins de jeux, j'y allais le matin et même la journée, ma soeur y arrivait aussi. Je me suis baignée dans le lac, il y avait pleins d'autres enfants, une fille a voulu jouer un peu avec moi, ma copine parlait polonais, elle comprenait un peu ce que je disais. J'ai aussi pris le pistolet à eau et je faisais pschitt pschitt. Je faisais ma canne à pêche avec un bambou et j'essayais de piquer les poissons avec.

On est parti dans un camping, il y avait une balançoire où l'on pouvait aller très très haut. Papa me poussait et d'autres enfants sont venus donc papa devait les pousser et du coup on devait faire la queue. J'ai essayé aussi la corde à sauter. Le lendemain matin on est partis, j'ai mangé au restaurant et on mange tout le temps au restaurant. J'ai poussé ma soeur à la balançoire du restaurant.

J'ai fait le musée avec des choses anciennes, après on est allé au restaurant, j'ai mangé un clown glace et pendant ce temps là je faisais de la trottinette sur la place et je devais faire attention aux carrosses, aux vélos et aux voitures, je me suis rafraîchie avec un jet d'eau. Ensuite, il y avait des magasins et j'ai eu une couronne de fleurs.

J'ai été dans le jardin botanique, le jardin japonais était fermé, après on a mangé au restaurant, j'avais une pizza Mickey, elle était trop bonne avec des oreilles toutes gonflées. Après j'ai été dans une grotte de dragon avec papa, il n'y avait rien de spécial, juste de la roche. Il y avait aussi un dragon qui crachait du feu.

On est allé dans une mine de sel, le carrelage était fait en sel, même les statues. J'ai regardé aussi un film, il racontait le sel et l'histoire de la mine. J'ai trempé mes doigts dans l'eau salée.

Puis on a visité un camp, c'était un lieu où des méchants emprisonnés des gentils, des fois ils essayaient de s'enfuir et du coup les méchants voulaient les tuer. Les granulés empoisonnaient les gens. Ils devaient faire exactement ce qu'on leur disait. Il y en a qui sont répartis en Allemagne. Ils arrivaient dans des wagons, on prenait leur bagage, on prenait leurs habits, on leur coupait les cheveux et on leur rasait les poils. On les tuait s'ils tombaient malade. C'était Monsieur Moustachu qui faisait n'importe quoi.


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Premier jour en Slovaquie 🇸🇰, les averses et la fraîcheur font leur grand retour, pour ma part, cela me fait un bien fou. Nous modifions notre itinéraire en supprimant notre passage éclair en République Tchèque. A l'origine, le but était d'éviter les montagnes séparant la Pologne et la Slovaquie, la chaîne des Carpates. C'est un test pour voir ce que Maurice a sous le capot. De plus les paysages montagneux changent notre vue panoramique du camping-car faite de plaines et de champs cultivés depuis le début du voyage.

Nous nous arrêtons 2 nuits dans un camping familial assez paradisiaque, très calme et sanitaires parfaits (cabines de douche ultramodernes). Nous avons vu sur un lac entouré de montagnes et Alwena fait des châteaux de sable sur la plage. À côté du camping se trouve un ranch avec une petite ferme et nous y restons tout un après-midi. Alwena en profite pour monter à cheval, il y a aussi un tas de jeux pour les enfants et Lénaëlle y rencontre un petit Patrick slovaque du même âge.

Nous reprenons le trajet en descendant tranquillement le pays. Sur la route nous admirons rapidement, le temps d'un cliché, le château d'Oravsky, édifice construit sur sa montagne. Plus loin, c'est le test ultime pour Maurice, une montée à 20% très étroite, nous sommes obligés de nous arrêter au croisement d'une voiture et on entend les pneus déraper sur les gravillons au redémarrage, la côte est trop raide et Maurice a beaucoup de mal à avancer. Enfin arrivés au sommet, nous nous arrêtons manger dans un charmant village classé Unesco, Vlkolinec, sûrement pour ses adorables petites maisons. Elles sont en argile et en bois, très joliment colorées. La descente se déroule parfaitement, mais nous avons eu là un aperçu des limites à ne pas franchir. Après quelques kilomètres, c'est la ville de Banska Stiavnica que nous visitons. Soit disant une étape incontournable de la Slovaquie, nous trouvons les ruelles et les façades des maisons plutôt mal entretenues, cela dit, il y a un joli château. Je pense que nous sommes devenus exigeants, nos découvertes précédentes, aussi bien Bruges, Amsterdam ou encore Gdansk, nous ont tellement émerveillées...

Ce soir, nous passons déjà la frontière hongroise. La balade polonaise avait été très longue, mais nous battons notre record avec la balade slovaque, en 3 jours seulement, nous avons découvert un pays très montagneux et rafraîchissant.


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On est allé dans un camping et il y avait des jeux sur la plage du lac. Avec des copains, j'ai construit une rivière qui tombait dans le lac, j'ai aussi fait un mini lac. Le deuxième jour j'ai été à la mini ferme, on est allé se balader et ça sentait le feu, car il y en a qui faisait cuire du poisson. J'ai fait aussi du cheval. Après j'ai mangé beaucoup de pommes de terre et de viande et aussi une glace, puis je suis retournée aux jeux. Après on a été dormir.

On est parti du camping, nous sommes allés en montagne dans un petit village et j'avais mis ma robe Anna. J'ai vu aussi des statues en bois. On s'est arrêté au château et j'ai vu une mine qu'on n'a pas visité, c'était fermé à clé. Après on est reparti dans un autre pays.

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Nous passons la frontière et le thermomètre reprend 10°C, je regrette déjà la Slovaquie. Cela dit je vais arrêter de me plaindre, apparemment la France n'est pas gâtée ces jours-ci avec les orages. Nous commençons la Hongrie 🇭🇺 par une capitale magnifique, Budapest. En résumé, je la compare à un petit Paris oriental.

Nous nous arrêtons dans un camping très proche de la ville, enfin la table de camping bien installée, le siège transat sorti nous pouvons nous détendre, Lénaëlle gigote dans tous les sens comme à son habitude et tout d'un coup Aurélien voulant essayer de la rattraper se coince un nerf dans le dos...complètement bloqué, il est obligé de s'allonger, bien-sûr j'ai la panoplie d'anti-douleurs pour le soulager. Raisonnable comme il est, il décide quand même de visiter Budapest l'après midi. Le métro hongrois ne connaît pas l'ascenseur, mais n'est pas avare sur les marches. Nous prenons quand même la poussette et la trottinette, mais la balade n'est pas de tout repos avec tous ces escaliers. On commence à déambuler tranquillement dans les rues piétonnes, assez agréables avec beaucoup de petites boutiques. Nous nous dirigeons maintenant vers la Basilique St Etienne de Pest, assez imposante et à l'intérieur le décor est fabuleux, pleins d'ornements et de vitraux splendides. Nous rejoignons ensuite le Danube à pied, au ralenti car Aurélien ne va vraiment pas bien, et nous nous retrouvons avec une vue magnifique sur l'autre rive. Nous apercevons le palais de Budavar, le Pont des Chaînes reliant les deux rives, l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption, splendide ! Puis, de notre côté, nous tombons face au Parlement Hongrois, vaste édifice de 18000m2, grandiose, sa façade néo-gothique lui donne un air d'Orient. En revenant sur la promenade du Danube, encore au plus près de l'eau, nous croisons des chaussures en métal, mémorial dédié aux juifs décédés lors de la Shoah, plutôt inattendu. L'après midi se termine enfin et Aurélien est épuisé, le lendemain il reste au camping se reposer avec Lénaëlle pendant sa sieste. Avec Alwena, nous repartons toutes les deux en visite et je décide de traverser le Danube par le très vieux Pont des Chaînes, nous aurons ainsi une vision inverse à celle d'hier. Je décide de monter, et ça grimpe dur, jusqu'à l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, très très belle, avec un panorama aussi exceptionnel sur l'autre côté du fleuve. Nous marchons à un bon rythme jusqu'au Palais de Budavar et redescendons avec le funiculaire, Alwena a encore bien marché et trotiné surtout. De retour auprès d'Aurélien et Lénaëlle, je vois que tout le monde est reposé et même prêt à repartir le jour suivant. Le soir nous mangeons au petit restaurant du camping, trois plats au hasard, comme souvent, et je me régale avec la goulash, soupe traditionnelle avec des morceaux de viande et des légumes, excellent, à refaire pour mes futurs invités à la maison. Il faudra un jour revenir à Budapest, nous sommes loin d'avoir découvert toutes les facettes de cette ville, entres autres les Thermes qui sont une destination phare.

De nouveau sur la route, nous nous dirigeons vers la région Nord-Est de la Hongrie, Eger est notre première étape, ville très agréable où nous nous arrêtons manger et nous promenons une ou deux heures avant de repartir. Cette partie du pays est réputée pour son bon vin, les vignes envahissent les collines aux alentours, le climat doit être favorable. Après Eger et son vin qui rend fort, "le sang de taureau", c'est à Tokaj que nous passons la nuit au camping. Cette ville est bien connue pour son vin exceptionnel, le Tokaji aszu est son meilleur crû...malheureusement Maurice n'est pas équipé d'une bonne cave, nous ne pourrons donc pas en ramener à Pont Saint Martin pour le faire vieillir. Le soir même, nous avons l'occasion d'y goûter à la terrasse du camping, mais pas du meilleur crû. Le lendemain matin, nous repartons vite du camping, nous payons 20€ la nuit pour des douches inutilisables, on se croirait dans les vestiaires d'un stade de foot, en plus du manque d'eau chaude. Quelques emplettes dans les rues de Tokaj, histoire de déguster du bons vins ces jours prochains, et nous reprenons la route après manger. Nous partons à la rencontre des roumains dès ce soir, à ce rythme là, nous passerons peut-être par Prague début août...


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On s'est arrêté sur un parking juste pour la nuit, ma dent voulait tomber mais je n'y arrivais pas Lénaëlle a réussi à faire tomber ma dent, la petite souris est passée et c'était la petite souris de France car c'était une pièce de France.

Après on est allé dans un camping et il y avait des jeux. On a pris 2 métros pour aller en ville. J'ai vu une statue avec un bonhomme sur un cheval. Ensuite on s'est promené au bord de l'eau et aussi il y avait des chaussures pour rendre hommage aux gens qui sont morts pendant la guerre mondiale (je précise que les phrases d'Alwena sont retranscrites comme elle me les dicte).

Le lendemain, on est allé se promener maman et moi, on a été en ville voir une église qui ressemblait beaucoup à un chateau. On n'a pas pu visiter le musée de l'hôpital parce qu'à la guerre il y avait beaucoup de sang et tout le monde de l'école maternelle n'a pas le droit d'y aller.

On a été se promener en ville, il y avait un magasin avec des jouets rigolos, une balle toute molle. Ensuite on est parti au camping, on est reparti vite car il n'était pas bien.


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Nous passons la frontière et les champs de blés et de maïs défilent sous nos yeux à perte de vue, le terrain est plus aride que dans les autres pays. Ce qui me frappe aussi est le nombre de constructions inachevées, les poteaux électriques en quantité et les chiens errants dans les villages. La Roumanie 🇷🇴 nous fait gagner 1h avec la France et la monnaie est encore différente, comme en Hongrie, il faut prendre de nouvelles habitudes, un peu de calcul mental et de stress pour Aurélien.

Ce soir nous dormons de nouveau au camping, c'est le grand luxe on enchaîne les campings depuis 4 jours en espérant de trouver la perle rare. Celui là semble parfait, très calme, sanitaires propres avec des portes qui ferment, des jeux pour les filles, l'idéal. Le lendemain matin, levés à 7h30 avec plus de 30°C dans le camping car, et vers 11h ça se gâte, ciel noir et les orages arrivent et ne repartent plus, dommage nous avions comme programme de nous baigner au bord d'un lac. Malgré le temps, nous mangeons au bord de la plage dans une des nombreuses paillottes et nous y restons tout l'après-midi. Une famille fait la fête et danse sur de la musique locale, très bonne ambiance, Lénaëlle, toujours très à l'aise, se fait inviter et va de bras en bras.

Ce matin décollage à 10h, nous trainons un peu, nous sommes mitigés entre reprendre la route ou rester dans la crainte de se retrouver encore pris au piège dans les gros orages de grêle. Ça se couvre, donc départ pour Timisoara. C'est une jolie ville, mais les façades en mauvais état sont nombreuses, heureusement la grande place très animée avec son église donne envie d'y passer un moment. Nous reprenons la route pour Sibiu, nous trouvons un emplacement pour passer la nuit juste à côté du centre historique.

Dés 9h nous sommes prêts à découvrir cette séduisante cité. Elle fera sans doute partie du top 5 de nos plus belles découvertes ( pour ceux qui réclament le fameux classement de nos plus beaux pays ou villes, cela sera fait pas d'inquiétude, mais plutôt en fin de blog, un peu de patience ). Plus nous déambulons, plus nous tombons sous le charme, encore et encore des façades colorées, des commerçants dans leur boutique qui ont conservé leur vitrine du siècle passé. Puis la Grande Place, le soleil reflète sur le musée jaune et blanc du palais de Brukenthal, vient ensuite la Petite Place encore très colorée avec tous ses cafés en terrasse. Dommage, c'est lundi et les musées sont fermés, je trouve par hasard un musée sur l'histoire de la pharmacie. Plus loin, il y a l'église évangélique St Marie, sa toiture est splendide. Nous errons dans la ville en nous faufilons dans les ruelles étroites et les petits passages, vraiment charmants, enfin nous terminons en longeant les remparts de la ville basse. L'après-midi nous nous rendons en camping-car à 5 km du centre-ville au musée de plein air Astra, c'est un musée ethnographique qui rassemble plusieurs bâtiments traditionnels qui illustrent le patrimoine du pays. On y trouve des moulins à vent et à eau, des forges, des foulons permettant de préparer la laine. Alwena court dans tous les sens pour ne rien rater de la promenade, on dirait Carrie Ingalls dans "La petite maison dans la prairie". La balade est reposante, il n'y a quasiment personne dans le parc, à juste raison, le lundi toutes les animations sont fermées, au moins nous profitons du calme. Nous repartons avec Maurice. En chemin, nous croisons plusieurs villages et la palette de couleurs est impressionnante, le long de la route les abords des maisons sont fleuris et bien entretenus, c'est très beau. On se dirige vers Sighisoara, mais d'abord, nous essayons d'emmener Maurice en "Terre inconnue"pour la nuit...

Aurélien décide de défier une route en terre dans la montagne sur deux kilomètres, il y a quelques trous en prime par-ci par-là et un peu de boue, étonnamment tout se passe bien. Arrivés à l'emplacement prévu, le paysage est sauvage, ce sont des plaines entourées de forêts, un troupeau de chèvres et de brebis accompagné d'une dizaine d'énormes chiens nous accueillent. Ça dépayse du quotidien citadin. Et nous ne sommes pas vraiment seul...Aurélien aperçoit les bergers au loin qui nous observent, il va à leur rencontre et essaye d'expliquer le but de notre visite. Finalement ils nous proposent de garer Maurice dans leur terrain pour plus de sûreté, à priori les forêts aux alentours sont pleines d'animaux sympathiques tel que les ours, les renards, les loups et autres moins dangereux. J'avoue que rien que leurs chiens ne m'inspire pas grande confiance et pourtant ils servent de première défense en cas d'attaque. Bien installés derrière les barbelés qui entourent la maison, ils nous accueillent très chaleureusement et sans aucun à priori, on nous offre à boire, puis plus tard à manger, du lard avec des légumes. Nous essayons d'en apprendre un peu plus sur eux, Aurélien se sert de son appli pour traduction Français/Roumain avec le téléphone, bien pratique. On apprend que notre hôte, Vasilev est en fait dans sa maison de vacances et son ami, Mitcha, est berger, ce dernier propose à Alwena de lui apprendre à traire les chèvres plus tard dans la soirée. Vasilev était pompier mais a perdu son travail avec le changement de régime, il est déjà grand père deux fois, même s'il paraît avoir entre 40 et 50 ans. Il nous explique aussi qu'il pouvait chasser les ours avant et que maintenant c'est interdit, pour plaisanter il nous sort une vieille matraque en plastique qui serait sa seule arme de défense avec ses chiens, le berger perd régulièrement des bêtes et nous montre une blessure horrible sur l'un de ses chiens. C'est rassurant...Vers 20h, Mitcha nous amène à la traite, Alwena est impatiente. Sa première expérience en tant que jeune bergère, au départ elle tâtonne et après un peu d'entraînement, elle se débrouille très bien, la traite des chèvres et des brebis n'a plus de secret pour elle. Lénaëlle observe et joue avec les agneaux et chiots adorables. Après plus d'une heure de travail vient ensuite la dégustation. Ils nous invitent dans la bergerie et nous offre à tous les 4, un verre de lait de chèvre légèrement tiède, fraîchement recueilli. Puis nous goûtons au fameux fromage, excellent. Nous repartons même avec un énorme morceau qu'ils ne veulent absolument pas qu'on achète, c'est juste un cadeau. Nous passons une très bonne nuit, malgré les grognements des chiens que l'on entend par moment. Le lendemain matin, Vasilev nous offre le café, mais nous devons repartir. Leur hospitalité, leur générosité sont vraiment des exemples à montrer aux enfants, on est très heureux d'avoir fait vivre cette expérience aux filles. Au plus près de la nature et des gens c'est ce qu'il y a de plus vrai dans la vie. C'était un nouvelle épisode de "Rendez-vous en terre inconnue, en Transylvanie".

De nouveau sur la route, cette fois pour Sighisoara, ville charmante, encore pleine de couleurs, les ruelles pavées sont très belles, malgré tout mon coup de coeur reste pour Sibiu. Nous continuons notre chemin, sur le trajet, toujours des champs cultivés et beaucoup de houblon cette fois-ci, Maurice arrive enfin à doubler certains véhicules, les charrettes, bien présentes en Roumanie. Dans l'après-midi, nous arrivons à Bran, on y trouve ici le château de Dracula, gare aux vampires ! Si ce n'est qu'un comte, l'histoire intéresse quand même beaucoup Alwena. Le château est perché sur le sommet d'une colline entourée d'immenses montagnes et est assez joli. Le problème se situe tout autour de lui, les habitants se sont servis de l'histoire de Dracula pour en faire un site ultra touristique, dans toute la ville on croise des échoppes de babioles en tout genre, qui n'ont même rien à voir avec le mythe, le château est bondé, on a du mal à se croiser. Bref, le site ne laisse pas une très bonne impression malheureusement. Finalement je m'attendais plutôt à ce qu'ils se jouent de Dracula, pour en faire une sorte de château hanté, ce qui n'est pas du tout le cas.


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J'ai été dans un camping et il y avait beaucoup de jeux, un tracteur qui ramassait de la terre, des vélos. On a essayé d'aller au lac mais il y avait un gros gros gros orage, ça a coupé l'électricité au restaurant, il y avait des coulées de boue, des maisons inondées.

J'ai été à Timisoara, il y avait des parapluies de couleur pour ne pas avoir trop de soleil, c'était trop beau. On a été dans une église et après j'ai eu un ballon géant, le monsieur avait attaché un petit ballon avec de l'eau pour ne pas qu'il parte dans le ciel.

Après on a été à Sibiu, j'ai été regardé le spectacle, il y avait des danseurs, des musiciens. On s'est baladé en ville. Après on est parti dans un musée pour voir comment les hommes vivaient il y a très longtemps en Roumanie, j'ai vu des machines à coudre, des manèges à chevaux, ils écrasaient et faisaient de la farine. J'ai vu aussi une grande roue, il fallait bien se tenir elle n'était même pas sécurisée. Il y avait aussi des machines qui écrasaient les fruits, aussi une avec les pieds.

Le soir on a dormi chez des gens, là il y avait des ours, le monsieur était très gentil, on a mangé du salé. Après j'ai fait le lait des chèvres, c'était trop marrant, il fallait appuyer, tirer, appuyer, tirer. Après ils ont essoré pour enlever les poils, j'ai eu un verre de lait qui était très très bon, mais ma soeur en a renversé sur moi et sur le lit des gens, ils ont du mal dormir. Il y avait 2 fromages, j'ai préféré le doux, l'autre était trop fort. Ils nous ont offert le fort. La soirée avec les fermiers était trop bien.

On a été dans une ville, il y avait pleins d'escaliers, j'ai acheté des cartes, une pour Nolween, une pour Valentin, mais je n'ai pas trouvé encore de timbres. Après on a fait le château de Dracula, il n'y avait rien de spécial.


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Et le dépaysement continue en Roumanie...nous nous rendons maintenant dans un lieu étonnant, une zone rarissime où se forme des volcans de boues. Cette endroit se situe au nord-est de Bucarest, au dessus de Buzau, les derniers kilomètres sont un vrai cauchemar pour Maurice, les casseroles et les plaques de gaz finissent même par voler, rien de casser heureusement. Un camping a ouvert en contre-bas du site montagneux pour accueillir les visiteurs, puis c'est à 20mn à pied. Arrivés sur place, c'est un paysage lunaire que nous découvrons, assez irréel. Ces formations sont des éruptions lentes de boue, accompagnées par des émissions de gaz et même de pétrole, il n'y a pas de danger mis à part le fait de ne pas mettre ses pieds dans un cône, la profondeur étant indéterminée. Nous quittons ce décor irréel pour un tout autre à l'opposé de la nature, la grande ville de Bucarest.

Nous arrivons l'après-midi, il doit faire 30 ou 35°C et le temps est très orageux. Nous décidons d'aller nous rafraîchir dans un immense centre commercial bien climatisé. Alwena passe 1h30 dans un parc à jeux, elle en ressort ravie et maquillée en prime. Pendant ce temps avec Lénaëlle, nous rigolons un peu dans un musée sensoriel et Aurélien en profite ensuite pour se faire couper les cheveux. Le soir arrive et nous nous rendons sur un parking situé juste en face du Palais du Parlement, à la nuit tombée on entend un concert au loin et Aurélien décide d'aller voir avec Alwena. Le mieux c'est qu'Aurélien vous raconte la suite de l'histoire avec ses propres mots:

"Dirigés par le son, Alwena et moi allons en direction du palais en pensant à un concert dans un parc, nous repèrons une entrée et tentons notre chance... mais vite arrêtés par les gardes... raté le concert et sur le toit du palais, il est privé sans pass impossible de rentrer. La chance nous sourit, je repère quelques personnes sortir du palais et j'en profite pour demander leurs bracelet pass. Nickel y'a plus qu'à le mettre et faire semblant de le tenir car il est coupé. Nous passons tous les Checkpoint dont celui de la sécu du palais identique aux aéroports et là le palais est à nous. Nous déambulons dans les immenses salles et essayons de trouver le concert. Après bien 20 min de marche dans le palais (et oui c'est vraiment grand) nous arrivons sur une terrasse pour un concert privé organisé par une radio diffusé à la télévision, pour info nous n'avons pas reconnu une seule musique mais Alwena est passée à la télé roumaine. Après quelques musiques nous décidons de repartir Mathilde devant s'inquièter. Le retour durera encore plus longtemps après s'être perdus dans les sous sol et rattrapés par un garde, merci à lui, zut trompés de chiffre dans l'ascenseur. Bref nous avons vu plus du palais que dans la visite officielle du lendemain."

Le matin nous nous réveillons encore très fatigués et le camping-car est déjà une fournaise. Au programme, visite et revisite pour certains du Palais du Parlement. L'objet de sa construction n'est pas très réjouissante et ce que cela a entraîné surtout. Ce bâtiment est le plus grand construit en pierre au monde, il a une surface habitable de 350000m2, rien que ça. Le grand projet de Ceausescu provoque la destruction de l'équivalent de trois arrondissements de Paris, la destruction d'une trentaine d'églises et de 7000 maisons, avec pour conséquence le relogement de 40000 personnes. Ce palais à lui seul aura coûté au pays entier, 40% de son PIB et aura entraîné sa ruine. Triste histoire, malgré tout pendant la visite on ne peut que se réjouir de la beauté et de l'immensité du lieu, les pièces sont majestueuses, ornées de décorations murales dorées, de lustres en cristal gigantesques, la hauteur des pièces est impressionnante, pour certaines 60m et les colonnes en marbre qui les soutiennent d'autant plus. Tout est dans la démesure, à tout point de vue malheureusement. Nous repartons du palais et nous dirigeons vers le centre historique, nous mangeons dans les rues piétonnes très animées et joyeuses. Puis direction la très belle Eglise du monastère Stavropoleos, dans le quartier le plus peuplé de la ville et le plus bruyant, à l'intérieur de cette dernière on se retrouve dans une atmosphère très reposante, donnant presque envie de méditer. Nous reprenons notre marche pour nous rendre à l'Athénée Roumain, bel édifice d'extérieur, mais bien plus à l'intérieur. C'est une salle de concert d'orchestre philharmonique et les décors sont très beaux. Avec l'épaisseur des murs, la chaleur n'a pas pu y rentrer, on se permet une pause fraîcheur sur les fauteuils rouges de la salle, Lénaëlle très à l'aise, en profite avec un acoustique parfait, pour chanter et crier. Nous finissons la balade dans un grand parc à l'ombre, les filles s'éclatent aux jeux.

Aujourd'hui, nous partons pour de vraies vacances. C'est un camping tout à l'est de la Roumanie, à Mangalia. Il y a une belle piscine, on est à 300m de la mer et les sanitaires sont corrects, il manque juste la machine à laver, on lave tout notre linge à la main, c'est encore une nouveauté pour ma part. Alwena en profite pour se perfectionner à la natation, elle nage de mieux en mieux, presque sans brassard et a beaucoup moins d'appréhension pour sauter ou mettre la tête sous l'eau. Elle rencontre dès le premier jour une copine roumaine de 9 ans, Maria, adorable et qui parle très bien anglais, elle essaye désespérément de me retransmettre ce qu'elle veut dire à Alwena, malheureusement mon anglais est pitoyable, du coup j'appelle Aurélien à la rescousse, pratique de communiquer. Nous profitons des belles plages du coin, l'eau est à 23 et plutôt transparente, ça change de St Brévin. Le camping est aussi équipé de grands barbecues que nous utilisons plusieurs fois, de Vraies Vacances, fini de courir partout pour les visites. Nous y restons une semaine, notre plus long séjour sur place. Toute bonne chose a une fin, en route pour la Bulgarie...


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On a été encore dans un camping et on est allé voir les volcans de boues, il y en avait un gros il fallait faire attention de ne pas tomber dedans, il faisait des énormes coulées.

On s'est garé sur une place, il n'y avait pas besoin de payer, la nuit il y avait énormément de bruit, les voitures tournaient autour du camping car. On est aussi parti voir un concert et il fallait un bracelet, quelqu'un nous en a donné un. Après on est passé dans le palais et on est monté monté monté, on est allé voir le spectacle et papa m'a mis sur ses épaules sinon je ne voyais rien. Le lendemain matin on s'est encore promené dans le palais, après on a été au jeux et j'ai fait un tour de trampoline, je me suis trop trop bien amusée.

Après on a été dans un camping, je me suis faite une copine, Maria et une autre le dernier jour, Anastacia. Tous les jours on allait à la plage et tous les jours à la piscine. A la piscine j'ai appris à nager, j'ai mis la tête sous l'eau, ma copine m'a aidé à faire le poirier. A la plage j'allais sous l'eau avec mes lunettes et des gens nous ont donnés des popcorns et m'ont offert une bouée. On s'est offert des cadeaux avec ma copine.


😉😉😉 Petit clin d'oeil à un couple français, avec le camping-car de nos rêves et une marche de pirate, rencontré au camping des volcans de boues. Après mûres réflexions, nous décidons de ne pas faire la route jusqu'au Delta du Danube, un endroit qu'il faudra pourtant faire un jour dans notre vie. À bientôt peut-être en Bretagne.

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Nous commençons la Bulgarie 🇧🇬 par un petit contrôle à la frontière et l'achat obligatoire de la vignette pour pouvoir prendre "les plus belles routes" du pays (ce fut le cas déjà en Slovaquie et Roumanie), il va falloir aussi s'habituer à l'alphabet cyrillique, on se croirait en Russie, vraiment pas dans nos habitudes. Premières étapes, trois villes qui se suivent sur la côte de la Mer Noire, la première Baltchik, petit port entouré par des montagnes, puis nous descendons sur Varna, bien plus grande que Baltchik, c'est une station balnéaire, nous y admirons les ruines de Thermes romains, il y a un joli centre piétonnier, mais rien d'exceptionnel. Je suis encore surprise de voir autant de constructions abandonnées, les chats et les chiens errants sont nombreux comme en Roumanie. Le paysage est de plus en plus aride et très montagneux sur la côte, ce qui rend la route bien plus agréable, d'un côté la mer turquoise de l'autre des vallées de tournesol et des montagnes à perte de vue. Petit bémol, les barres d'immeubles et les grands hôtels envahissent le bord des plages, c'est logique, il faut bien accueillir les touristes sans un bon vieux Maurice. La troisième ville est la plus jolie et typique, Nessebar, c'est une presqu'île avec un village rempli de petites églises et entouré par des remparts. Pour dîner nous trouvons un restaurant sur les hauteurs, la vue est magnifique sur le petit port ainsi que tout le reste de la côte. Cette fois le soleil se couche sur les terres, contrairement à la belle Bretagne française. Nous dormons sur le port, le stationnement pour une nuit est au même prix qu'un camping, au moins nous sommes au coeur de la presqu'île. Les goélands nous réveillent plusieurs fois, ils marchent sur le toit et hurlent plus fort que des coqs dès l'aube. Alwena croit entendre des singes.

Ce matin nous visitons toute la ville, on se perd dans les ruelles pavées pleines d'artisans et de petits cafés. A chaque croisement, une nouvelle petite église, en ruine ou toute entière, des maisonnettes en bois et en pierre accompagnent toutes ces églises. Les touristes sont nombreux, mais Nessebar garde tout son charme. Nous quittons la côte et disons au revoir à la mer Noire, direction plein Ouest et un site un peu particulier. Sur un terrain calcaire d'un blanc éclatant, ce sont formés des champignons géants allant parfois jusqu'à 2m50 de hauteur. L'explication daterait de plusieurs dizaines de millions d'années, ce lieu était en fait un fond marin et suite à une éruption volcanique, des cônes de roches fusionnés se sont formés et la base se serait érodée avec le temps. Le lieu n'est pas très grand, mais cela en vaut le détour. Nous repartons désormais pour la Vallée des roses, un peu plus au Nord du pays. Ce soir, Maurice dort au bord d'un lac, moins de goélands en vue...

Aujourd'hui nous tentons d'approcher la Vallée des roses, comme à Keukenof aux Pays Bas, nous avions manqué de peu le jardin au million de tulipes et bien en Bulgarie c'est la même histoire, nous avons environ deux à trois semaines de retard sur le spectacle. Entre les montagnes, une route est empruntée chaque année à partir de début mai pour admirer des champs de roses blanches, roses et rouges vives, fin juin la taille est déjà terminée et la distillation de l'essence de rose aussi. Nous visitons justement une distillerie avec son musée, nous n'y apprenons pas grand chose, mis à part de profiter d'un bel établissement qui a pu être construit avec un rendement profitable gagné avec l'huile essentielle de rose. Le pays est le premier producteur mondial avec 70% du marché. J'en profite pour m'acheter de l'eau parfumée. Il faut dire que l'odeur qui dégage de la distillerie est très agréable. Le midi nous mangeons dans un restaurant qui propose des produits à base de rose : vin à la rose, yaourt bulgare à la confiture de rose, gâteau au miel de rose. Pendant notre repas, nous faisons la connaissance de trois sympatiques touristes venues de Taïwan, on échange nos histoires et nos adresses Facebook, peut être irons-nous les voir en Asie un jour... La visite se termine, à cette époque, les roses sont fanées, mais le jaune étincelle dans les champs bondés de tournesol, là aussi très beau spectacle.

En route Maurice, cette fois pour une merveille bulgare, le monastère de Rila. Sa réputation n'est pas exagérée, ce monument historique, au fin fond des montagnes du Parc de Rila, est incroyable ! Ses fresques murales, son architecture originale, les moines que nous croisont régulièrement lors de la visite en font un lieu hors du temps. Nous profitons également du musée, mais Lénaëlle hurle et n'est pas d'accord pour rester dans les bras. Puis nous montons dans la tour du monastère, on y croise une chauve-souris qui manque de peu mes cheveux, ce n'est pourtant pas le château de Dracula. Cette tour défensive est le bâtiment le plus ancien de tout l'édifice, le seul à être resté intact. Après cette belle découverte, nous décidons de marcher un peu, en partant du monastère nous prenons un sentier balisé et partons pour 3h, aller/retour, nous picniquons sur une petite plaine avec vue sur le Parc de Rila, ça dégourdit les jambes. Lénaëlle profite du paysage sur le dos de papa et Alwena adore escalader quelques troncs d'arbres qui bouchent le chemin et surtout franchir une grande rivière, comme dans Dora l'exploratrice.

Pour notre dernière journée en Bulgarie, je trouve par hasard un lieu encore insolite, des sources chaudes naturelles, les températures selon les bains pouvant passées de 40 à 70°C. L'eau arriverait par des cheminées géothermiques et au contact de certaines croûtes terrestres chaufferait plus ou moins. Le temps se dégradant depuis deux jours, la baignade est d'autant plus plaisante. Alwena se fait même des emplâtres d'argile verte ou plutôt de boue, pour moi non merci. Cet après-midi nous nous dirigeons vers la Grèce pour de nouvelles aventures.


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On a été dans une ville, il y avait un spectacle tellement beau, il y avait des danseuses. On a mangé au restaurant et papa avait mis des vidéos sur son téléphone. Le lendemain matin on a visité la ville, il y avait beaucoup d'églises, une était toute cassée. J'ai bien aimé le magasin où on a acheté mes boucles d'oreilles Raiponce.

Après on a été voir des gros champignons, il y avait un passage secret.

On a été dormir au bord d'un lac et après on est allé voir les roses, on a senti le parfum et on a vu des dames qui ont mangées avec nous. J'ai pris du yaourt à la rose, papa et maman un vin à la rose.

Après on est allé dormir auprès de la montagne, il y avait des monsieurs qui nous ont donnés des sandwichs à la pomme de terre et à la cerise, ils étaient bizarres, ils avaient une robe toute noire et un gilet tout noir. Le matin on a visité le monument. On a pris un ticket pour aller dans une tour et il y avait une chauve souris, c'était trop marrant. Après on est monté sur une montagne, on a fait un picnic et il y avait une belle vue. Il y avait une grande cascade et on a du la traverser et les pieds s'enfonçaient dans la boue.

Ce matin on a été se baigner dans des bains chauds avec de la boue. Et après changement de pays...


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Nous débutons la Grèce 🇬🇷 par du mauvais temps, étonnamment, moi qui appréhendais les températures parfois excessives de ce pays. Avant de nous aventurer dans la belle région des Météores, nous restons quelques jours dans un camping sous Thessalonique, au bord de la mer Egée. Endroit plutôt paradisiaque et sans les nombreux vacanciers qui nous rejoindront bientôt, les moustiques par contre ne se font pas attendre, j'ai l'impression d'avoir la varicelle. Le beau temps et la chaleur reviennent vite, les plages sont très belles et propres, eau translucide à 24°C, bleue turquoise, de quoi donner envie de se baigner, même Lénaëlle n'a plus peur de la mer.

Après cinq jours de farniente, nous reprenons la route en direction des Météores, "roches envoyées sur terre par le ciel", région montagneuse exceptionnelle, le seul but de notre passage en Grèce. Cette zone constituait, à l'ère tertiaire, le lit d'un fleuve et suite à de nombreux facteurs, plissement de terrain, érosion, s'est transformée en d'énormes pitons rocheux semblant monter dans les nuages. Nous trouvons un camping dans le village de Kastraki, vu sur les Météores de la piscine. Nous consacrons une journée entière à la visite, levés à 7h du matin pour prendre le bus de 9h qui nous emmène au pied du Grand Météore. C'est le plus visité des six monastères encore en activité, il faut monter quelques marches pour y arriver, dur dur. On peut y admirer une église, trois musées et surtout une vue à couper le souffle sur les montagnes et les autres météores. A l'origine, c'était un endroit destiné aux moines voulant être retirés de toute civilisation, on y accédait par un système de treuil, il n'y avait pas de marches, celles-ci on étaient construites vers 1920. L'après-midi, après avoir perdu deux heures à attendre notre bus bloqué par les bouchons sur l'unique route menant aux différents météores, nous réussissons à visiter un autre monastère. Le monastère de la Saint Trinité, accessible par ses 140 marches. Il est bien plus petit que le premier, c'est le plus ancien érigé vers 1400, il y a une petite chapelle où les fresques sont très bien conservées et vraiment très belles (interdites aux photos malheureusement). Sur la terrasse on se retrouve au milieu d'un désert rocheux grandiose, des pics vertigineux gris-noirs et lisses, la vue est encore époustouflante. Nous restons un moment pour profiter de ce moment précieux et redescendons déjà dans la vallée. Nous décidons de ne pas attendre le bus, encore plus de deux heures d'attente, la descente est un peu sportive. Alwena, en sandales (ce matin, grosse crise pour mettre des tennis), tombe et se blesse au genou, rien de grave ça lui servira peut être de leçon... Un chien errant, complètement assoiffé mais adorable, se joint à nous pendant nos 500m de dénivelé, comme pour nous montrer le chemin. La température a du atteindre les 37°C à l'ombre aujourd'hui, j'adore !!! Sans parler de la visite du deuxième monastère, avec tenue correcte exigée, bien sure avec cette chaleur, le mini short et petit haut sont de circonstance, mais non, on me donne une longue jupe et un châle pour mon décolleté, de quoi me réchauffer d'avantage, bon c'est pour la bonne cause et surtout pour le respect de la religion. Après notre belle descente pour rejoindre la ville de Kalambaka, nous nous arrêtons à la terrasse d'un café, nous terminons par deux petits kilomètres de remontée jusqu'au camping, tout ça sous une chaleur accablante, un bon bain dans la piscine s'impose. Il y a un restaurant au camping, nous en profitons les deux soirs, moussaka et grillades au feu de bois, avec un bon verre de Ouzo pour Aurélien. Nous quittons la Grèce par de longues routes de montagnes et toujours avec un panorama impressionnant.


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On a été dans un camping, il y avait un jour de pluie. A la plage j'ai rencontrer des copines, mais je n'arrivais pas trop à me faire comprendre, j'ai fait un bateau à pédalo avec les copines, c'était trop bien ! J'ai fait des grands tours avec la trottinette. Dans la mer avec mes lunettes je ramassais les plus beaux cailloux et coquillages dans l'océan comme Ariel la sirène et je montais sur ma bouée et je faisais comme si j'avais des palmes.

On a été aux météores, la route était assez longue. C'était comme des grandes montagnes, on les appelle comme ça car elles touchent presque le ciel. On a visité des monastères, il y avait un monastère où maman avait une jupe et une écharpe. Après on a descendu la montagne, je suis tombée parce que j'étais en sandales et on a recroisé une française qu'on avait déjà croisé dans le monastère et dans le bus le matin.

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Ça y est le pire arrive en Albanie 🇦🇱 pour notre pauvre Maurice, des routes montagneuses à plus de 10% qui se succèdent les unes après les autres. Le moteur chauffe et la température extérieure n'aide pas à refroidir. Les premiers paysages sont des champs de kakis, ils ne sont pas mûrs à cette époque de l'année, cela ressemble à des orangers, les montagnes sont arides et nous aussi. Pour notre périple nous longeons la côte albanaise, toujours aussi belle avec des villages en flan de collines, vue encore paradisiaque.

Nous débutons les visites par le parc de Butrint, presqu'île avec une faune et flore exceptionnelle. Nous arrivons par le Sud avec une première petite épreuve pour Maurice, le bac, et oui c'est une presqu'île, mais par le Nord. Bac sommaire en bois, on se demande si les flotteurs tiendront le choc, et finalement tout se déroule parfaitement. Nous nous arrêtons dans un site archéologique, Butrint est une ville portuaire antique au milieu d'une forêt de pins et d'eucalyptus gigantesques, quelques cactus aussi, le tout entouré de la mer ionienne. On se promène en découvrant de nombreux vestiges de différentes époques datant du 8ème siècle avant JC jusqu'à 1807, le forum, le théâtre romain, des temples, des fontaines, des bains, des villas et même un château y a été construit un peu plus tard. Au bord du théâtre il y a des petits cours d'eau et des tortues ont trouvé bon de vivre ici. Après cette belle visite, nous nous rendons au camping un peu plus au Nord à Ksamil. Les propriétaires nous accueillent très chaleureusement avec un café frappé, Alwena s'amuse avec une tortue peinte en bleu en lui donnant de la tomate. Le soir nous déambulons sur le bord de la plage, les bars et restaurants se suivent avec sur chaque centimètre de plage des transats. Dans la ville, nous sommes étonnés de voir quelques immeubles effondrés, on pense à un tremblement de terre, mais on apprendra plus tard que ce sont des bâtiments construits dans l'illégalité et que le gouvernement détruit en partie systématiquement.

Le lendemain, en route ou plutôt en chemin pour "The Blue Eye", site naturel encore de notre belle planète où une source d'eau profonde de plus de 45 mètres jaillit dans une forêt presque enchantée. Gros bémol, on y accède par un chemin de terre de deux kilomètres et demi assez étroit, où les bus touristiques s'enchaînent toute la journée. Nous décidons donc de nous y rendre assez tôt et arrivons, au bout d'une demi-heure, à trouver enfin une place. Malgré la foule, l'enchantement est bien là, une forêt magnifique avec des libellules noires turquoises, comme dans les contes de fée. Et pour clore le spectacle, la rivière déjà translucide que nous remontions plutôt sur le trajet arrive à son point de départ, un gros trou noir dont ressort de l'eau totalement pure et transparente, avec le fond de la rivière, on peut voir des dégradés de couleur vert bleu turquoise. Avec un peu d'imagination, cela peut donner l'impression d'une pupille entourée d'un iris bleu, "Blue Eye". Après avoir attendu de voir cette beauté de la nature sous une chaleur encore intenable (35°C), l'envie de mettre ses pieds dans l'eau si pure est tentant, des jeunes garçons du coin plongent directement dans le trou, on se contente simplement, avec une eau à 10 petits degrés, de tremper juste nos pieds, Alwena est plus téméraire avec ses jambes entières. L'eau est tellement froide que ça pique un peu, au moins ça active la circulation. Après cette belle découverte, il faut repartir ou pas...Maurice remet son turbo en marche et tout d'un coup on entend un frottement sur le sol avec un bruit de moteur comme si nous avions une grosse voiture de course, le pot d'échappement est tout simplement tombé, le pire endroit pour se faire dépanner. Nous sommes sur une montagne avec un accès très difficile, heureusement Aurélien trouve un vieux câble et réussit à faire tenir le pot avec la suspension, de façon provisoire bien-sûr, en attendant de trouver un garage. Au bout d'une bonne heure de descente entre piste et route à vitesse très réduite, environ 10km/h, nous tombons sur un garagiste très sympathique, le bricolage d'Aurélien aura tenu jusque là, soulagés !!! Et encore un miracle, le garagiste arrive à ressouder le tout, en attendant nous sommes accueillis par sa belle fille qui tient un café à côté du garage, Lénaëlle joue avec sa fille de 2 ans. La chance nous sourit. Maurice aura eu finalement du pot ! Nous reprenons notre aventure avec un peu plus de stress, la route qui va suivre est pleine de côtes très pentues, vraiment dur l'Albanie pour notre pauvre camping-car pas vraiment adapté. Sur le trajet, nous admirons la côte et ses jolies villes, Saranda, belle station balnéaire avec ses hôtels de luxe et plages privées, puis nous croisons plusieurs villages qui descendent des montagnes avec vue plongeante sur la Riviera Albanaise turquoise et transparente, encore de très beaux paysages. Ce soir nous dormons au camping d'Himarë, la route pour s'y rendre est pleine de lacets et de pentes à plus de 10%, plutôt sport pour Maurice et son conducteur.

Nous repartons avec encore une grosse appréhension, sur notre route aujourd'hui une immense montagne à gravir, on passe de 0 à 1100 mètres d'altitude sur 8 kilomètres, un bon dénivelé. Sur le chemin, forcément des paysages qui laissent encore rêveur, montagnes et mer, le couple gagnant. Avant de franchir le mur qui se dresse devant nous, Aurélien décide de laisser refroidir le moteur une trentaine de minutes et nous repartons, la montée se déroule parfaitement, nous roulons à 10km/h avec bouchon derrière nous, mais au bout d'une petite heure, la montagne dans les nuages est gravie, on s'arrête manger tout là-haut, on profite de la climatisation naturelle en altitude. Maurice est le roi du monde !!! Cet après-midi nous nous rendons à Apolonia, un autre site archéologique, l'Albanie est bien la voisine de la Grèce. Le parc pourrait également s'appeler le parc aux tortues, une centaine de tortues vivent sur le site entre les colonnes de marbres, Alwena s'amuse à les chercher partout. Apolonia est moins impressionnant que notre première visite à Butrint, mis à part quelques beaux édifices, les ruines antiques sont très incomplètes, c'est grâce aux panneaux explicatifs que l'on arrive à s'imaginer les anciens monuments. Nous dormons en pleine nature avec nos copains les chiens errants, très peureux mais toujours adorables...en étant prudent.

Aujourd'hui, direction Berat, village en flan de collines, vraiment typique. Les maisons sont pourvues de multiple fenêtres, sûrement pour profiter au mieux de la lumière. Sur la place du village, plusieurs joueurs d'échecs s'affrontent, attention à respecter les règles. Je cherche ensuite une boutique à touristes, mais sans succès. J'ai pour mission, dans chaque pays visité, d'habiller Maurice d'un sticker avec un drapeau, malheureusement ou heureusement l'Albanie n'est pas encore habituer aux visiteurs étrangers. Après les fortes chaleurs, un orage arrive sur nous, on écourte un peu la journée et rentrons vite au camping sous la grêle. Très vite la chaleur écrasante et le soleil reviennent, nous rencontrons une famille française adorable, ils ont deux filles dont l'une est née à 2 jours d'intervalle avec Alwena. Enfin Alwena peut parler français avec une copine. Le couple arrive du Nord des Balkans, nous partageons nos aventures et nos bons plans. Le soir, pendant que les filles s'amusent tranquillement et que Lénaëlle ou "Chucky" dort déjà, on profite tous les quatre d'un verre de Raki, ça décoiffe ! Nous repartons déjà le lendemain matin pour la Macédoine, en espérant des routes meilleures...

(Nous reviendrons, dans une deuxième partie, en Albanie du Nord)


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On a pris un bac avec le camping car. Ensuite j'ai vu une mini ville et un château, aussi il y avait des petites mosaïques. Après on est partis, on a été dans un camping, le monsieur nous a offert un lait au chocolat, mais il y avait beaucoup trop de sucre. Après il m'a montré sa tortue trop belle, elle était toute bleue. Le soir j'ai essayé de gagner une peluche dans une fête, mais je n'ai pas réussi.

Le matin on est allé à l'oeil bleu, on s'est baigné jusqu'au jambe, elle était froide, j'avais pas le droit de mouiller ma culotte. Il y en avait qui sautaient dans l'eau. Le camping car à eu son pot d'échappement cassé, il a été réparé et maintenant c'est mieux. Le soir on a été dans un autre camping et je me suis baignée.

Après on a été dans un autre site archéologique, il y avait pleins de tortues et j'aimais bien les toucher, puis on a été voir un monastère. Le musée était déjà fermé. J'ai eu un gros bobo parce que j'avais trop marché (ampoule avec ses tongues). On a dormi en bas du site archéologique.

On a été au restaurant manger, on a été dans la ville en trottinette et j'avais peur de l'orage. Après on a été au camping et j'ai connu des français, je me suis bien amusée avec elles.

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Et c'est reparti pour de plus belles aventures en Macédoine 🇲🇰. Par hasard à la frontière macédonienne, nous recroisons la route de nos amis français rencontrés plutôt au camping albanais, ils avaient sûrement prévu d'aller au même camping que nous sur le lac d'Orhid, malheureusement leur carte verte d'assurance n'est plus valable, le douanier est sans concession, pas de laissez-passer. Dommage, c'était une belle rencontre, les pauvres ont dû faire demi-tour. Sur la route, le tonnerre est de retour, les chutes de pierres ne sont pas rares, il faut être très prudent. Nous arrivons au camping avec comme accueil, un bon café et un verre de Raki, on ne se laisse pas aller dans les Balkans. Les gens sont très ouverts et accueillants depuis l'Albanie, il faudrait que tous les français adoptent cette mentalité, que de chaleur et pas que dans l'air ! Notre emplacement se situe en bord de lac, la vue est splendide, par période des pélicans viennent envahir l'endroit, ce serait leur lieu de nidification, nous n'aurons vu que de beaux canards à notre passage. Le soir, nous mangeons sur une terrasse presque les pieds dans l'eau et commandons une pizza locale à la pâte de maïs. La générosité est aussi dans l'assiette en Macédoine, la pizza est excellente mais un peu épaisse avec huit couches de pâte, c'est un peu large. Nous en ramenons même en doggy bag. La nuit sera bien reposante, pas de moustique et la fraîcheur est revenue, formidable...

Le lendemain, nous nous rendons à Orhid, à une vingtaine de kilomètres. Très belle ville accrochée à la montagne et surplombant le lac. Nous croisons des maisons traditionnelles, quelques églises ornées de fresques incroyables, une forteresse médiévale et encore des tortues ??? Il faut croire que les tortues se plaisent dans les Balkans. Plus bas dans la ville, entourée de falaises, une église, encore très beau panorama avec le lac juste derrière. La visite dure un après-midi, Orhid a un patrimoine très riche et magnifique. Le soir est un Grand Soir, c'est la demi-finale des bleus, impossible de louper cette événement. Nous retournons au restaurant de la veille, Aurélien avait repéré une télé. Alwena a sa tablette, Lénaëlle fait du charme aux serveurs et surtout fait le clown, elles sont presque sages, de quoi regarder tranquillement notre match. Le café est plein, mais nous sommes les seuls français, certains sont pour la Belgique et d'autres pour nous. Nous ne marquons qu'un unique but, mais suffisant pour aller en final, on nous offre encore un verre de Raki et repartons comme des winners. Félicitations à nos bons joueurs de foot !!!

Décollage ce matin plus tardif, Aurélien avait besoin de récupérer. Après deux kilomètres, nous rechargeons une bouteille de gaz et un nouveau pépin pour Maurice arrive, plus d'électricité soudainement. Aurélien perd une bonne heure a repéré la panne, un simple coup de bombe contact suffit à tout remettre en route, sinon plus d'eau, plus de lumière et plus de frigo lorsque nous roulons. Si peu de choses remettent en cause tout le voyage, allez Maurice encore un mois à tenir. En route maintenant pour le canyon de Matka, au Sud de Skopje. Nous arrivons en bas du canyon, dans les rapides, il y a beaucoup de courant et l'envie de se baigner est grande, nous trempons juste nos pieds sur le bord. Après une petite marche de 30 minutes, on se retrouve juste après le barrage, au lac de Matka. Il y a des croisières organisées assez rapides qui mènent jusqu'à la grotte de Vrelo, nous prenons une petite embarcation, les filles mettent des gilets de sauvetage. Le canyon est magnifique, les montagnes dessinent un chemin jusqu'à la grotte, les forêts sont également très belles et riches en faune et flore, la balade dure une trentaine de minutes, mais ça passe trop vite. En réalité nous ne voyons qu'une infime partie de la grotte de Vrelo, le plus impressionnant se trouve dans les profondeurs, c'est la plus grande grotte souterraine d'Europe, peut être du monde, mais il n'y a que des plongeurs avertis qui peuvent profiter d'un tel spectacle. Nous voyons quelques stalagtites et protubérences éclairés par les spots colorés, allumés spécialement pour les visiteurs, une impressionnante colonie de chauves souris garde les lieux. Nous repartons naviguer sur le canyon, toujours aussi somptueux. Sur le chemin de retour, nous grignotons des épis de maïs grillés, excellent. Nous avions prévu de rester dormir au canyon, malheureusement l'envers du décor est une poubelle à ciel ouvert. Les abords de la rivière sont pleins de détritus, vraiment triste dans ce paysage si pure et naturel. Finalement nous nous dirigeons déjà vers notre prochaine destination, la capitale macédonienne, Skopje. En soirée, les températures étant un peu redescendues, nous en profitons pour manger en ville et bien-sûr trouvons de quoi voir le match de foot. Nous verrons ainsi qui sera en final avec les français, en tout cas, une chose est sûre, les macédoniens sont pour la Croatie. Les prolongations n'ont pas commencé et nous repartons en promenade. Skopje est très déroutant, improbable, une ville Disney au milieu de la pauvreté. Un peu d'histoire est nécessaire, cette pauvre ville a subi bien des déboires, elle est incendiée en 1689 et plus récemment un tremblement de terre en 1963 détruit quasiment tout Skopje. On constate malgré ces événements, une bonne croissance des investissements et de ce fait une reconstruction rapide. Depuis 2000 la capitale est le siège d'une opération d'urbanisme destinée à lui donner un visage plus monumental. En effet les monuments sont bien présents, des ponts tout neufs, une porte immense presque identique à l'Arc de Triomphe, des fontaines en bronze incroyables, autant de statues que d'habitants, tout est à l'excès et surtout sans âme, ce sont des monuments historiques mais qui n'ont pas d'histoire, assez troublant. Une vraie "ville-musée". L'avantage d'une balade de nuit, c'est que les lumières scintillent, les fontaines sont mises en valeur, c'est un autre Skopje que nous verrons demain. En fin de soirée, la coupe du monde met l'ambiance, toute la population est devant un écran pour regarder la fin des prolongations. Au sifflet final, des cris de joies retentissent de partout dans la ville. Toujours impressionnant cette effervescence autour du foot et dans tous les pays du monde...vivement dimanche.

Réveil difficile ce matin, nous avons passé la nuit sur un grand parking à côté de la grande route et surtout en plein cagnard, 38°C à l'ombre aujourd'hui. Deuxième jour de visite pour la capitale et cette fois nous partons dans la vieille ville, beaucoup plus chaleureuse. Nous prenons un café et goûtons au baklawa (gâteau à l'amande et miel) dans le Vieux Bazar, seul quartier ancien ayant résisté au tremblement de terre. Nous flânons dans des petites ruelles pavées et pleines d'échoppes, on peut admirer un immense hammam, reconstruit de l'intérieur car avait été détruit en partie, des mosquées, une église orthodoxe et plusieurs caravansérails, anciens lieux de commerces marchands. On se croirait au Maroc, dépaysement total et complètement décalé avec le reste de Skopje. L'après-midi nous voulons faire plaisir aux filles et décidons d'aller au zoo. Lénaëlle est aux anges et Alwena aussi en moins démonstrative. Quel animal va faire une crise cardiaque en premier en entendant les cris stridents de joie de Lénaëlle ? Peut-être le pauvre hippopotame qui mange tranquillement sa pastèque ou alors les loups déjà bien apeurés. En tout cas, on peut dire que la ville n'a pas dépensé pour rénover ou du moins entretenir son zoo, les animaux manquent d'eau et les cages sont dans un triste état, ça fait mal au cœur.

Nous repartons de la Macédoine en fin d'après-midi, pour éviter les zones montagneuses de l'Ouest du pays, nous décidons finalement de passer par le Kosovo. Étape éclaire qui nous fait gagner un temps fou. Les routes du Kosovo sont comme en France, parfaites. Le pays ressemble à nos belles régions alpines, les habitations sont finies d'être construites, contrairement à l'Albanie ou la Grèce, finalement assez attrayant derrière les aprioris. Le soir même nous sommes déjà en Albanie du Nord et le Monténégro n'est pas loin. Nous dormons sur une aire d'autoroute avec encore un bruit continu de camions, bonne nuit tout le monde.


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A la sortie du pays, on a croisé les français, mais ils n'avaient pas les bons papiers. Nous on a réussi à passer, puis on a été dans un camping et je me suis baignée dans le lac, le soir on a mangé une grande pizza.

Le lendemain on a été dans une grande ville et on a beaucoup marché, il y avait des jeux, j'ai fait du toboggan avec ma soeur. Après on s'est promené au bord de mer et j'aimais bien. J'ai fait un petit bouquet de coquelicots et j'ai mangé une glace. Le soir au café, on a regardé le match de foot mais j'étais très fatiguée, après le match j'ai refait du trampoline au camping.

Nous sommes allés à l'essence et après on avait un problème d'électricité. On a été au lac, on a pris un bateau pour aller dans la grotte, le monsieur a allumé des lumières dans la grotte, il y avait pleins de chauve souris. Papa et maman ont dis que ça donnait des maladies. Après le monsieur nous a montré une source d'eau et le bateau est reparti. On a mangé des maïs au retour. On a été dans une grande ville et on a mangé au restaurant, on a vu pleins de fontaines.

On s'est promené encore dans la ville le matin dans les petites ruelles, Lénaëlle a trouvé un petit chat, il était presque comme Tina, mon chat mais qui est mort. On est parti et il y avait un gros bouchon, des policiers ne voulaient pas nous laisser passer. L'après-midi on a été au zoo, j'ai vu des tigres, des biquettes, des mini singes, des girafes, il faisait très chaud.🐆🐎🐴🦌🐒🐵🐐🐏🐑🐓🐔🦃🐀🐁🐤🐣🦅🦉🐹🐂🕷voici tous les animaux que j'ai pu voir, malgré qu'il y en avait d'autres. Il y avait aussi des autruches, des serpents, un hippopotame, le pauvre n'avait pas assez d'eau, des loups, des ours.


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Arrivés en Albanie du Nord, nous choisissons de nous reposer quelques jours dans un camping. Celui-ci nous a été recommandé plusieurs fois lors de nos rencontres. En effet, il est plutôt agréable, sanitaires propres, emplacements pour camping car à l'ombre et très spacieux, transats et hamacs sur la plage avec un ponton pour aller se baigner dans le lac. Malgré tout, le début du séjour est un peu chaotique. Aurélien a pressenti un problème de freinage avec Maurice, ce qui est plutôt indispensable pour la suite du voyage. Dès le premier jour, il se dirige vers un garage ou "auto-service", son pressentiment était le bon, le maitre-cylindre est à changer d'urgence sinon plus de freins. Par chance, le garagiste lui en trouve un tout neuf dès le lendemain, décidément Maurice a une bonne étoile.

Nous profitons de ce petit coin de paradis, restaurant, baignade, jeux pour enfants, en prime pas de moustiques, très étonnant car nous sommes au bord d'un lac et il y a des roseaux. Ce qui permet de profiter de soirées plus tardives à l'extérieur. Alwena se met à dessiner les constellations sur un cahier. Et bien-sûr un très bon dimanche soir en perspective avec une grande télé au café...Pour ce samedi 14 juillet, je suis envieuse des français, la fête et les feux d'artifice me manquent, mais avant tout la famille et les amis évidemment. Il y a beaucoup d'allemands dans les campings et trop peu de français avec qui échanger, la barrière de la langue est toujours aussi frustrante.

Et voici un très bon dimanche d'été, baignades la journée, mais avant tout un match hallucinant le soir, quelle chance vous avez d'être en France 🇫🇷 !!! L'ambiance doit être géniale à Nantes, à Paris, dans toutes les grandes villes de France 🇫🇷, j'aimerais tellement fêter ça dans mon pays. Quel beau match ! On est les champions du monde, c'est dingue et quelle fierté pour Didier Deschamps. Et dire que Lénaëlle ne dit toujours que deux mots, papa et la, la la, la, la, en fait elle se préparait à chanter pour la coupe du monde. Nous sommes au restaurant, il doit y avoir vingt tables et seulement deux supportent les bleus, prions pour retrouver Maurice sans graffiti. L'unique autre table de français, des nantais qui plus est, nous propose de boire un verre pour fêter l'événement. Félicitations aux bleus, très belle victoire !!! En tout cas on peut dire que les autres pays sont assez fair-play, aucune rancœur n'apparaît dans leur regard, au contraire plutôt de la gratitude.

Nous repartons de ces petites vacances assez agréables, pour le Monténégro. Aurélien aurait voulu faire une ou deux excursions organisées par le camping, au lac de Koman ou au parc de Theth, malheureusement le nombre d'inscrits ne suffisait pas. L'Albanie a tellement de contrées a nous faire découvrir, il faudra revenir...


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On a été dans un camping et je me suis faite une copine, je l'aimais bien, elle parlait français mais elle est partie très vite. On a été sur un ponton se baigner il y avait une plage, le dernier jour il y avait un peu trop de vagues. On s'est reposé sur ce camping, il y avait un restaurant et j'avais toujours une glace à la fin du repas, presque tout le temps.

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Nous passons la frontière avec un peu d'attente cette fois-ci, une petite demi-heure. Les vacanciers sont bien arrivés, ça se ressent encore plus au Monténégro 🇲🇪 et sur sa côte. Nous visitons le pays en seulement deux jours, nous longeons la mer et les magnifiques Bouches de Kotor. Maurice se porte mieux et les routes sont en bien meilleur état qu'en Albanie. Malheureusement, un camping car dans cette région ultra touristique nous porte vraiment défaut. Les bouchons sont de plus en plus nombreux avec très peu de place disponible pour profiter des plus beaux endroits.

Pour notre premier point de vue, nous nous arrêtons en hauteur devant une presqu'île incroyable, tel un paysage de carte postale, c'est Sveti Stefan. Vieux village de pêcheurs devenu un hôtel de luxe dans les années 60, ce qui en fait un lieu impossible à visiter, juste à admirer. Puis nous avançons tranquillement vers Budva, une ville vénitienne qui valait certainement le détour, ceci sans compter la foule agglutinée et les places de parking inexistantes, nous tournons en rond dans les bouchons et finalement on se rend à l'évidence, nous sommes obligés de continuer notre route, désespérant. Heureusement la route est splendide, les panoramas de rêve s'enchaînent. On voit bien la différence de richesse avec le pays précédent, il y a de très beaux bateaux sur la mer, des jets s'éclatent devant les baigneurs, bien-sûr pleins d'hôtels de luxe se succèdent, moins imposants que sur la mer Noire. Direction maintenant les fjords méditerranéens, les Bouches de Kotor et notre première étape du même nom, la ville de Kotor. Pour y accéder nous devons attendre 45mn dans un tunnel qui bouchonne, puis trouver une place au bout de 30mn, le miracle arrive avec mon application sur tablette qui permet de trouver campings et parkings plus facilement. Enfin nous sommes garés et pouvons partir en balade. En marchant, on comprend très vite le nombre important de touristes. Cette ville est incroyable, entourée de murailles qui grimpent dans la montagne, un petit port adorable entouré par les fjords, une eau encore translucide et pour couronner le tout la visite de la vieille ville, petites ruelles pavées pleines de magasins ou de cafés plus ou moins intimes. Quelques églises, des grandes places où les enfants jouent et les grands se prennent en photo. Des habitants poilus nous accueillent aussi avec plaisir, des chats en quantité et de tous petits chatons courent partout dans les ruelles. Nous marchons une ou deux heures en contemplant tous les recoins de cette très jolie ville. La balade terminée, nous reprenons la route pour Perast. Village au pied des fjords, encore inaccessible en camping car. Nous trouvons une place en bord de route et l'accès à Perast se fait par quelques centaines de marches. Enfin arrivés en bas, la vue est imprenable sur les montagnes qui plongent dans la mer, sans parler du village bien typique et vraiment mignon, loin des touristes en comparaison avec Kotor, peut-être parce que nous sommes arrivés en soirée. Nous trouvons un petit restau tranquille pour nous reposer. Nous partons assez tard et le camping que nous avions prévu un peu plus loin est déjà fermé, nous dormons au bord de la route très bruyante, mais avec une très belle vue sur les fjords qui scintillent de petites lumières.

Le lendemain, nous décidons de visiter Herceg Novi, autre belle cité du Monténégro. Malheureusement après avoir tourné en camping car dans les rues pendant au moins une heure, nous rebroussons chemin. Les parkings sont tous complets, certaines rues sont interdites aux gros véhicules et la fourrière tourne dans toute la ville, à croire qu'ils veulent éviter les touristes. Notre passage furtif dans ce pays se termine déjà. Si nous devons revenir, ce serait en mai ou juin et bien-sûr sans un gros Maurice, qui a quand même quelques défauts.

🇭🇷🇭🇷🇭🇷Petite aparté pour une ville hors du commun, elle se situe en Croatie du Sud et tout à fait sur notre trajet actuel, c'est Dubrovnik. Nous reviendrons après la Bosnie-Herzégovine en Croatie.

Nous trouvons un camping à Mlini, ville située à 10km de Dubrovnik. N'ayant rien vu d'Herceg Novi ce matin, par la force des choses, nous partons sans attendre en visite. Le camping est en hauteur et nous devons descendre une centaine de marches, encore et sous au moins 35°C, pour rejoindre un bateau-navette qui nous emmène directement dans le port de Dubrovnik. Le trajet dure environ 30mn avec des remous importants, heureusement personne n'est malade, Aurélien garde juste la nausée tout l'après-midi, une bière le guérira instantanément. Arriver en bateau, nous offre un très bel aperçu des remparts et de la vieille ville qui s'avancent dans la mer, on se croirait dans Games of Thrones, c'est juste incroyable !!! On aperçoit aussi un peu plus tôt sur la côte, des hôtels abandonnés et beaucoup de restes de la guerre avec ses nombreux impacts. Lors de la guerre d'indépendance croate, en 1991, la ville avait été attaquée par l'armée yougoslave, ce qui laisse quelques cicatrices visibles. Après notre petite croisière, nous descendons du bateau et quelle déception, pas de Stark, pas de Lannister, ni de Jon Snow, où sont-ils passés ? Ça y est je les ai tous retrouvés, dans une dizaine de boutiques, spécialement dédiées à Games of Thrones, sur des tasses à café, des tee-shirts, des magnets et autres babioles, on peut dire que la série fait marcher le commerce à Dubrovnik. Mis à part ce phénomène, la beauté des lieux est bien là. Les remparts sont vraiment hauts et très impressionnants, puis des monuments magnifiques à l'intérieur, églises, cathédrale, une fontaine immense, les pavés sont blancs et polis par les piétinements. La foule est importante, mais on arrive à circuler et trouver sa place, il y a tellement de ruelles, d'escaliers, de quoi se perdre comme dans un labyrinthe. Nous visitons une exposition de peintures représentant Dubrovnik et retrouvons, depuis Sibiu en Roumanie où nous avions manqué l'ouverture, un musée de la pharmacie. Il se trouve dans une enceinte religieuse, une pharmacie est encore en activité et quelques documents, accessoires ou même un vieux comptoir sont présentés. Je ne pourrais jamais travailler dans cette endroit incroyable, il faut au moins parler croate, anglais et sûrement allemand, italien....Nous prenons un rafraîchissement dans une toute petite rue, les chaises et les tables sont collées au mur de façon à laisser passer une personne, au moins c'est calme et nous ne sommes pas bousculés. Notre navette est à 19h et il reste 1h, le temps de monter "quelques" marches, avec la poussette et Lénaëlle dans les bras, pour essayer d'atteindre les remparts et profiter de la vue. Toutefois, nous n'arrivons pas à trouver l'entrée et restons bredouilles tout en haut de la vieille ville, il ne reste plus qu'à longer les petites maisons et redescendre de l'autre côté, un peu de sport ne fait pas de mal, en tout cas les courbatures sont assurées pour le lendemain. Nous croisons un livreur avec quatre caisses de vin sur un chariot, je compatis. Le bateau est à l'heure, nous quittons ce petit joyau en espérant le revoir un jour. En tout cas dans ma série favorite.


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On a été à Kotor, j'ai vu pleins de chats et j'ai remarqué que sur la carte, les Bouches de Kotor faisait un chat. On a vu des habits de géants, ils étaient trop rigolos, je me demandais s'il y avait un géant par là, j'avais un peu peur. J'ai mangé une glace au chocolat et vanille. On a visité toutes les églises.

J'ai été au restaurant, j'ai pris un sandwich géant. J'avais ma tablette, il y avait beaucoup de batterie. J'ai pris pleins de photos avec ma tablette.

On a dormi sur la route et j'ai donné du lait à un chaton, papa a mis le reste de lait sur une baguette de pain.

Après on est allé au camping Kate. On a pris un bateau, il secouait beaucoup, ma soeur n'aimait pas trop et on est allé dans une grande ville et j'ai vu des jeux, mais maman a dit non et on a fait le musée de la pharmacie. On a aussi visité toutes les églises. On a repris le bateau et je me déplaçait dedans. Le lendemain, j'ai été à la plage, c'était rigolo, l'eau était très froide.



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Nous passons de nouveau la frontière Croatie/Bosnie avec difficulté, beaucoup d'attente une bonne heure cette fois-ci, il faut juste être patient. Dans les hauteurs de la Bosnie-Herzégovine 🇧🇦, on admire encore un peu la Croatie avec de beaux panoramas sur la mer adriatique. Ce nouveau pays est encore très chaud et étouffant. Nous sommes toujours dans des zones montagneuses, mais les routes ne sont pas si terribles qu'en Albanie, elles sont plutôt agréables et toujours situées dans les plaines, avec des forêts à perte de vue, une végétation vraiment dense. Ce qui marque en particulier en Bosnie, ce sont les habitations criblées de balles, parfois d'obus. C'est impressionnant et touchant à la fois.

Pour notre première découverte bosniaque, nous nous rendons à Trébinje, ville fortifiée entourée de remparts. C'est assez mignon, mais le tour de la vieille ville est très rapide. On admire les belles mosquées et profitons pour faire un musée, une guide nous fait même la visite en anglais. C'est un musée qui retrace l'histoire du pays, ses cultures, ses différents modes de vie. Alwena a l'air intéressé, mais ça ne dure pas, les filles ont plutôt décidé de faire les fofolles. Cet après-midi, il fait 43°C dans le camping car et juste 38°C dehors, on cherche la fraîcheur en priorité, nous repartons rapidement de Trébinje pour aller nous rafraîchir aux pieds des cascades de Kravica. Lieu naturel incroyable, la hauteur des chutes peut atteindre 26m et la largeur 120m. Nous garons Maurice sur l'immense parking où nous y passerons la nuit. Il est déjà 17h30, mais nous descendons voir cette beauté de la nature en espérant surtout pouvoir nous baigner. Je suis un peu surprise de voir que l'accès est payant, encore plus de voir un grand nombre de paillotes au pieds des cascades, avec un nombre impressionnant de visiteurs, forcément un endroit aussi beau ne peut rester secret. Comme à l'Oeil Bleu en Albanie, le site est juste paradisiaque, les chutes sont "Ouahhhou!!!", pas de mots pour les décrire, avec une piscine d'eau douce très appréciable avec ce temps, tout le monde se baigne avec grand plaisir. Nous y restons environ deux heures et nous ne ferons pas marcher les commerces du coin, qui polluent légèrement le paysage, nous rentrons manger et dormir avec Maurice.

Ce matin, décollage assez tôt pour aller contempler les ruines du château de Pocitelj. Les bienfaits de la baignade aux cascades sont vite estompés, nous devons gravir beaucoup de marches pour profiter de la vue avec encore 38°C à 10h et surtout rejoindre les ruines et escalader tous les recoins de la forteresse. Lors de la montée et de la descente nous croisons des vendeuses de bijoux, tapis, sacs et autres, nous gardons notre monnaie pour les vendeurs de fruits et légumes que nous avions aperçu plus bas. Un petit café frappé et nous sommes prêts à repartir, en route pour Blagaj. Cette ville est traversée par la rivière Buna où sa source s'y trouve également. La source est justement le but de notre visite, c'est un lieu un peu mystique, un monastère a été construit au pied d'une montagne et le commencement de la rivière se trouve dans une grotte juste en dessous de cette montagne. Biensure c'est encore très touristique, mais surtout très beau. Nous nous arrêtons manger dans un restaurant totalement halal, du coup pas d'alcool ça ne fera pas de mal...nous commandons du veau braisé à la broche, puis un baklawa en dessert, un vrai délice ce repas. Nous quittons la source sous 40°C et toujours une folle envie de nous baigner. Direction désormais notre camping où nous restons deux jours. Il est situé auprès de la rivière et l'accueil y est incroyable. A peine arrivés, nous devons nous rendre sur la terrasse qui longe la Buna, on nous offre un plateau de fruits de saison, melon, pastèque, une assiette de gâteau au miel et une boisson de notre choix offerte, le top, même si nous n'avons plus faim du tout après ce restau formidable. La terrasse est ombragée sous des saules pleureurs et il y a des canoës et pédalos à disposition. Aurélien et Alwena en profitent. Qui dit rivière, dit baignade, le seul soucis c'est que la source se trouve à environ quatre kilomètres, de ce fait la température de l'eau ne doit pas dépasser les 13°C, autrement dit se baigner devient une épreuve nordique. J'y parviens quand même le deuxième jour, ça réveille en tout cas.

Après une nuit difficile car très chaude, nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre à Mostar, à une dizaine de kilomètres. Ville encore bondée par une foule de visiteurs et sûrement avec un stationnement pour camping car qui devient vite un casse-tête. Le taxi nous dépose au plus près de la vieille ville, très pratique cette solution. Nous débutons la balade par le bazar de Mostar, plein d'échoppes, c'est une ambiance colorée et gourmande. Il y a beaucoup de bijoux, étoles de soie, savons et nécessaire pour soins du corps. Nous visitons justement un ancien hammam, ça donne envie...puis nous continuons de flâner. Quelques glaciers toujours parfaitement présentés, chaque parfum a une forme particulière, les boîtes de loukoums et autres pâtisseries sont aussi bien présentées. Enfin arrive l'attraction touristique de cette belle cité, son pont de 20 mètres de haut. La "ville pont" signifie Mostar en bosniaque. Un amas de chinois et autres visiteurs s'agglomèrent dans la fine ruelle qui mène au pont. Plus surprenant, des plongeurs en slip de bain rouge font la quête pour montrer leur exploit, ils arrivent à sauter de cette hauteur, plutôt angoissant. Après avoir passé le pont, par ailleurs très bien reconstruit après la guerre de 91, nous trouvons un musée expliquant l'histoire de Mostar, notamment pendant la guerre, ainsi que des scènes de vie datant du siècle dernier. Pour finir cette visite, nous visionnons un film avec des images de la guerre passée, c'est assez éprouvant. On se rend alors compte que ce fameux pont est un véritable symbole de renouveau. Le taxi devant nous retrouver vers 14h30, il ne nous reste plus qu'à déjeuner dans un petit restaurant qu'il nous avait plus tôt recommandé. A l'entrée de belles serveuses costumées et un décor très mignon avec une jolie fontaine, nous mangeons des spécialités locales, encore un régal. Notre taxi arrive à l'heure, vive la climatisation dans les voitures, de retour au camping, on profite de la rivière glacée et Alwena et son papa font du canoë à deux.

Le lendemain nous repartons pour la découverte d'un bunker, "Tito's Bunker". Nous ne verrons qu'une moitié, à priori l'autre partie est identique, mais Aurélien pense à tout autre chose...un secret bien gardé sans doute. L'endroit est immense, il y a trois entrées mais totalement invisibles de l'extérieur, cela ressemble à de simples maisons en bord de route. Ce bunker a été construit au moment de la guerre froide en 1953 dans le but de protéger le maréchal Tito, 350 personnes au total, hauts dignitaires et proches du maréchal, son existence n'a été révélé qu'en 1990. Une guide va nous faire la visite en anglais, comme toujours Aurélien me retransmet les informations. Le bunker est un musée et à la fois sert de lieu d'exposition à de nombreux artistes d'art abstrait en particulier. On peut y voir les pièces de communication, les salles de conférences, les chambres des gardes et des officiers plus gradés, puis la climatisation avec des conduits mesurant plus de deux mètres de large, ainsi que le système de pompage de l'eau directement dans la rivière. Nous terminons notre voyage au fin fond du bunker au bout de deux heures. Il est temps de nous rendre dans la capitale de la Bosnie-Herzégovine, Sarajevo. Nous trouvons un bel emplacement à 400 mètres du centre historique. Dès notre arrivée, nous partons découvrir la ville et dîner. La guerre qui avait ravagé la ville dans les années 90 (finalement il n'y a pas si longtemps), laisse de nombreuses cicatrices sur les murs, ça fait froid dans le dos. Sarajevo est à la fois catholique et musulmane, les quartiers sont clairement définis par ces différentes cultures. Dans le premier, nous pouvons voir la cathédrale de Sarajevo, le théâtre et la bibliothèque nationale, l'Eternal Flame en mémoire aux victimes de la seconde guerre mondiale et une passerelle pour piétons conçue par un designer. Dans le second quartier, les mosquées sont nombreuses et plus somptueuses les unes que les autres. Le bazar fait penser au Maroc et à l'orient en général, les odeurs d'épices, de grillades donnent l'eau à la bouche. Nous nous trouvons dans le Bascarsija, ancienne place marchande où les boutiques de joailliers, les marchands d'épices et d'étoffes faisaient la richesse du pays autrefois. C'est très dépaysant ! Après cette belle soirée, nous rentrons nous coucher.

Nous profitons de cette deuxième journée dans la capitale pour nous instruire un peu plus sur le triste passé de ce pays. On se rend au musée "11/07/95" expliquant en grande partie le massacre de Srebrenica. Il présente des photos et des films retraçant la guerre bosniaque qui commença en 1991. Le nombre de victimes est effroyable, on repense forcément à Auschwitz. Ce sont des crimes de masse, d'adultes, d'enfants, nous ressortons du musée plutôt troublés. De penser que nous étions adolescent dans un pays sans guerre et non loin de nous se déroulait un drame, je n'étais pas vraiment consciente à l'époque. Nous continuons de nous promener le long de la rivière longeant la ville, plusieurs ponts se succèdent et arrive le célèbre Pont Latin, où eu lieu l'attentat contre l'archiduc Francois-Ferdinand d'Autriche le 28 juin 1914, début de la 1ère guerre mondiale. Nous retournons manger à Bascarsija et quittons ensuite Sarajevo. Nous nous rendons un peu plus au sud, visiter le tunnel ayant servi lors du conflit yougoslave, "The Tunnel of Hope". C'est une construction qui servit à sauver beaucoup de civils en livrant des vivres dans la ville assiégée. Le tunnel se situe dans le Sud-Ouest de Sarajevo et passe sous l'aéroport, il mesurait 800 mètres de long, 20 mètres sont visitables à ce jour, 1,60 mètre seulement de hauteur et 1 mètre de largeur, se croiser devenait compliqué. Après cette journée d'histoire, nous repartons cette fois-ci pour Visoko, à environ 30 minutes de la capitale. Nous trouvons une place pour passer une nuit plus au calme que la précédente.

Ce matin, nous visitons un endroit un peu étrange, on ne sait pas distinguer le réel du faux...c'est soit disant un site avec cinq pyramides plus anciennes que celles d'Égypte. Elles sont recouvertes de forêts et ressemblent beaucoup à de simples montagnes. Des archéologues ont à priori trouvé des tunnels permettant de les ériger et c'est dans l'un de ces tunnels que nous nous rendons. La visite dure une heure et coûte quand même 20€. Notre guide nous mène dans ce labyrinthe de tunnels et nous explique, après un historique normal des pyramides, que les ions sont négatifs dans les tunnels, que les pyramides guérissent l'asthme, le diabète et autres maladies. Nous avançons ensuite jusqu'à une énorme pierre, il faut désormais que le groupe s'assoit autour et mette ses mains au dessus de la pierre, nous devons méditer. Bien-sûr Lénaëlle en a décidé autrement, elle court partout et crie, les ions négatifs ne lui plaisent pas, la guide a totalement craqué pour sa bouille et la garde gentillement dans ses bras, tant mieux mais vivement la fin de la balade. On continue vers une flaque d'eau qui apparemment est une source d'eau très très pure, comme dans toutes les sources de montagne. La guide termine en nous invitant à acheter un souvenir. Puis nous ressortons enfin des tunnels, très sceptique et repartons avec Maurice très rapidement, nous avons perdu notre temps et notre argent pour un site certainement intéressant, mais visiblement ils se jouent des touristes. Direction désormais Jajce, petite ville avec une succession de mini-cascades et de petits moulins, dans le centre de la ville on peut admirer une grande chute d'eau, mais impossible de nager à côté, il y a trop de courant. En arrivant au camping, on s'empresse d'aller regarder ces mini-cascades et de se baigner. Le soir nous grignotons au camping et une bonne nuit fraîche nous attend.

Aujourd'hui nous nous approchons au plus près des lacs de Plivitce, demain nous irons les visiter en partant tôt le matin. Mais avant de repartir, nous allons voir ces fameux petits moulins, il y en a une vingtaine, ils ressemblent plutôt à des petites maisons de pêcheurs, nous n'apercevons qu'un seul moulin à eau avec sa grande roue, mais c'est très joli. Il est temps de décoller, quelques heures de route au programme. Nous faisons une dernière halte bosniaque à Bihac, le temps de déjeuner et de découvrir les environs. Malheureusement la déception est bien là, une très belle ville avec une succession de cascades qui se fofilent entre de petites îles habitées et un tas de déchets qui entravent tout ce paysage, quel dommage !!! Les bosniaques sont en pleine reconstruction après ces dernières années de guerre, l'écologie ou même la propreté ne sont clairement pas leur priorité.


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On a été au restaurant et je m'amusais bien avec les jeux et ma soeur, après on est parti au musée et j'ai eu un cahier. Il y avait une maison et des habits de comme ils étaient avant. Il y avait une robe et un chapeau. Après on a été aux chutes d'eau, on s'est baigné et je suis montée sur une cascade.

Le jour d'après on est monté très haut dans le château, c'était dur avec toutes les marches. Après on a été au monastère, c'était rigolo parcqu'il fallait se mettre pieds nus. Ensuite on est allé au camping et j'ai fait du pédalo avec papa et du canoë, c'était trop bien. Il y avait aussi une fontaine, le deuxième jour il y avait des poissons dedans, j'essayais de les attraper avec mes mains.

Ce jour là on a été visité une ville avec un pont, il y avait un hammam, j'ai regardé une vidéo, c'était bien. Après il y avait des gens qui sautaient du pont, on a traversé la ville et on a fait un musée, on voyait les habits et la maison des gens, après on a vu un film sur la guerre et le pont tout cassé. Quand on est sorti, maman m'a fait une queue et j'ai perdu mon serre tête. Après on a regardé un autre monsieur qui sautait et on est allé au restaurant. On a attendu le taxi et on est rentré.

On a été voir un bunker, on est passé dans un tunnel, la dame nous a expliqué le plan. Il y avait une cuve d'eau, comme une grande piscine. Il y avait aussi pleins de dessins d'artistes, un avec des squelettes. J'ai vu un vieux téléphone, il pouvait communiquer avec tous les téléphones du monde, mais je l'ai essayé et il marchait pas. Il y avait aussi une machine à écrire mais ça ne marchait plus. Après on était assis sur des sièges de cinéma, en fait c'était la dame qui parlait.

Après on s'est garé sur un parking payant, le distributeur était à côté de nous. Après on est parti se balader dans la rue piétonne, on a mangé du pain. Il y avait des parapluies blancs et après des gros draps, on s'est pris en photo devant une flamme et il y avait des pièces dans le feu. Aussi il y avait des magasins pour cartables à roulettes mais on n'a pas trouvé le bon.

Le lendemain matin on est allé au musée et j'ai eu un audioguide, il y en avait pendant la guerre qui sont morts, dans un film un enfant est parti chercher de l'eau et quand il est rentré chez lui sa famille était morte. Après un monsieur l'a pris et l'a mis à l'abri. Ensuite on est allé dans la ville manger. Après on a été dans un tunnel à l'aéroport, il servait à sauver les gens, des fois il y avait des grosses bombes. Ils apportaient la nourriture aux gens. Le tunnel était rigolo.

J'ai été dans des pyramides, mais c'était pas tout à fait vrai. Il y avait une pierre où on pouvait toucher avec les pieds et les mains, mais maman ne voulait pas que je mette mes pieds. On avait la meilleure guide.

Puis on s'est garé sur un parking dans la ville et on a été voir la grande chute d'eau. Puis on est allé se baigner et on a vu des serpents dans l'eau.

On a été voir des moulins à eau, ça ressemblait à des petites maisons et il y avait des cascades. Après on est allé aux jeux, j'ai fait de la balançoire et du dada. Cet après-midi on s'est baladé au bord de l'eau.

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Deuxième passage en Croatie 🇭🇷, après la très belle ville de Dubrovnik, nous nous rendons dans un endroit merveilleux, en particulier pour les amoureux de la nature, les lacs de Plivitce. C'est une réserve forestière de presque 300 km2 pourvue de 16 lacs en terrasse, eux-mêmes liés par des cascades plus ou moins importantes, le tout se trouvant dans un canyon de calcaire. Le site est forcément très fréquenté, de ce fait un bon aménagement est prévu pour accueillir ce grand nombre de visiteurs, des bus-navettes nous conduisent sur le circuit choisi au départ, puis la balade se déroule sur des pontons en bois dont il est interdit de sortir, on peut prendre également un bateau pour rejoindre l'autre rive du beau lac Kozjak. Les circuits permettent de limiter les déchets humains, d'éviter d'abimer la faune et la flore en piétinant ou en arrachant les plantes par exemple. Alwena est plusieurs fois tentée de ramasser des belles fleurs. Nous choisissons le circuit permettant d'apprécier tout le parc, il dure entre 4 et 6 heures. Le matin, après avoir fait la queue assez longuement, nous démarrons vers 9H et pour le retour reprenons un bus vers 15H, en prenant le temps de regarder le paysage, et de faire nos 10 kilomètres, la journée est bien remplie. En se baladant, les jolies libellules noires et turquoises, déjà vu à l'Oeil Bleu en Albanie, viennent se poser sur la main d'Alwena. Le long du chemin l'eau est cristalline et d'un bleu splendide, nous permettant de voir les poissons, surtout des truites. Les pontons passent juste au dessus des cours d'eau et même des petites cascades, la végétation est très variée, les différentes teintes de vert et de bleu se mélangent, on croirait être au paradis. Pour embellir plus encore ce joyau, les immenses cascades commencent à apparaître, biensure les touristes comme nous voulant faire des clichés ont un peu d'attente avant d'atteindre le bon point de vue, tant pis ça vaut la peine. Vers 12h nous arrivons au bateau, il est électrique ce qui rend la promenade calme et agréable, on traverse le lac jusqu'au lieu de restauration, nous en profitons pour déjeuner et faire une petite pause. A la fin du repas, nous retrouvons par hasard une famille ardéchoise rencontrée il y a quelques jours au camping de Dubrovnik, nous avions passé une très bonne soirée en leur compagnie et les filles avaient bien joué ensemble. C'est la famille SMILE, les parents Sébastien et Mylène, les enfants Léontine et Eléonore, il manquait le I donc comme nous ils ont surnommé leur camping car, le leur c'est Isidore. Ils viennent juste de terminer leur repas et ont eux aussi choisi le même circuit de randonnée, que de coïncidences ! Nous passons l'après-midi ensemble. En chemin toujours de belles rivières, de beaux lacs, de grandes cascades, une forêt resplendissante, une nature bien vivante et en pleine santé. Un vrai plaisir à contempler. Sur le sentier, juste une preuve du passage humain trop fréquent est mis en spectacle, un lac complètement asséché et toute une végétation morte, des panneaux expliquent que les piétinements à répétition ont changé le cours de l'eau, ça fait réfléchir... Dans ce grand canyon, nous trouvons une grotte, il doit certainement y en avoir d'autres mais celle-ci est aménagée pour les curieux. Alwena et Léontine s'amusent à grimper et s'enfoncer au plus profond de la grotte, heureusement elle n'est pas bien grande. Nous continuons de marcher jusqu'à finir en beauté par la plus grande cascade de Croatie, 78 mètres de haut, c'est grandiose. On comprend l'intérêt d'ouvrir au public tout en limitant certains accès, c'est un vrai challenge réussi pour les croates. Après certainement une de nos plus belles visites en Europe, nous quittons notre belle famille SMILE avec regret, en espérant peut-être se recroiser en Slovénie...


🏵🏵🏵 Juste pour Mylène : je suis tombée sur le véritable nom de tes belles petites orchidées violettes, ce sont des Cyclamen purpurascens, mais le nom de petites orchidées leur va déjà très bien. Gros bisous à toute la famille !


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On est allé aux lacs de Plivitce, il fallait se lever très tôt et on a attendu longtemps pour faire la queue, du coup j'ai été aux toilettes deux fois. Après on a pris un bus, il nous a déposé et on est allé voir des cascades. J'ai vu une libellule elle est montée sur moi, il y avait beaucoup de marches avec des pontons. On est monté dans un bateau après on a mangé et soudain on a vu mes copines. On a touché l'eau pour toucher les poissons. Les gros poissons étaient rigolos. Après on a raté un bus, en attendant on a pris une glace. Le bus est arrivé et on s'est mis dans le premier wagon, je me suis mise à côté de ma copine. On a repris le camping car mais on allait dans un autre pays donc je la reverrai pas.


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Nous passons la frontière de la Slovénie 🇸🇰 sous l'éclipse de lune et atteignons déjà la prochaine visite dans la nuit. Nous sommes au plus près des grottes de Skocjan.

Ce matin nous nous rendons sur le site, mais profitons de dormir un peu plus que la veille pour les lacs de Plivitce. Les grottes calcaires ont été dessiné pendant des millions d'années par la rivière Reka et forment alors la plus grande zone humide souterraine du monde. La visite guidée dure 1h30 et nous partons par groupes de 40 personnes environ, malheureusement les photos sont interdites. On commence en descendant dans des galeries pleines de stalactites et stalagmites, c'est très beau, mais un petit monstre a décidé, pour toute la balade, d'hurler. Lénaëlle ne doit pas aimer les grottes, elle ne veut ni rester dans le porte bébé ni marcher, bref insupportable pendant l'heure et demi, ce qui gâche pas mal la visite. J'essaye au mieux de regarder tout autour de moi, les cavités sont de plus en plus grandes, jusqu'à rentrer dans l'immense grotte du Silence, elle fait 12000 mètres carrés et elle est magnifique, un canyon où coule la rivière ouvre le chemin, puis nous traversons une passerelle à 50 mètres au dessus du sol. L'immensité de la grotte est très impressionnante, on se sent tout petit. Lénaëlle continue son cirque jusqu'à ce que l'on ressorte par une cavité encore énorme, comme une grosse bouche. Nous remontons à la surface pour grignoter et calmer un peu la petite miss, mais la chaleur extérieure ne donne pas trop d'appétit. L'après-midi la suite de la promenade se fait sans guide. On commence par marcher tranquillement à travers les grottes toujours aussi grandioses tout en longeant le lit de la rivière Reka, Lénaëlle est bien plus calme, cette fois c'est Alwena qui prend le relais, aih aih aih !!! Sûrement la fatigue avec cet enchaînement de visites sous une chaleur torride et pas mal de marches... Dans cette partie du parcours les grottes sont ouvertes sur l'extérieur et on ne voit pas de stalactites, les photos sont donc autorisées. On termine la promenade par la vallée effondrée de Mala dolina, cela forme un gigantesque trou de calcaire recouvert désormais par de la végétation et c'est au même endroit que se trouve la fin de notre visite matinale. Nous remontons par le funiculaire contrairement au matin où nous avions monté une centaine de marches. Nous continuons notre après-midi "grottes", par un autre site très différent. C'est à quelques kilomètres, à Postojna, que l'on peut visiter une autre grotte en prenant un petit train, celui-ci nous emmène dans les entrailles de la terre. En attendant l'heure de visite, nous profitons d'un vivarium où nous découvrons différentes espèces d'animaux vivants dans l'obscurité la plus totale, notamment le Protée Anguillard, il ressemble à une larve de dragon et est vraiment très mignon, les filles sont de meilleure humeur et apprécient mieux la visite. Après le vivarium, nous nous rendons à une exposition ou quelques thèmes sont abordés : des papillons du monde entier de toutes les couleurs et tailles, puis la préhistoire avec des représentations d'animaux à taille réelle, Lénaëlle adore, une dernière exposition explique en détail la formation de la grotte de Postojna, mais l'heure de notre train arrive et nous devons partir. Nous montons à bord du petit train, il va assez vite et il n'y a pas de ceinture, je tiens très fort Lénaëlle dans mes bras qui se balance dans tous les sens. Nous nous arrêtons au bout d'une vingtaine de minutes, nous devons descendre du train et continuer à pied. Dès le début le spectacle est encore très réussi, face à nous des immenses stalagmites qui scintillent comme de l'or, certaines couleur crème, un peu plus loin, la salle des spaghettis où cette fois tout est blanc nacré et au plafond des petites stalactites par milliers qui ressemblent en effet aux pâtes, puis une série de draperies splendides nous fait face. Nous marchons une petite heure avec toujours de nouvelles surprises de salle en salle. La journée a été plus que remplie, mais surtout inoubliable. Nous partons vite dans un camping malheureusement mal renseigné, pas de douche rafraîchissante ce soir, juste un coup de gant.

Ce matin décollage vers 11h, petite grasse matinée et direction la minuscule capitale slovène, Ljubljana. Nous trouvons facilement où nous garer, aucun bouchon et pas grand monde, que demander de plus. Nous commençons la visite sous une chaleur encore étouffante et arrivons assez vite dans le quartier touristique de la ville. C'est assez agréable, de belles façades colorées, la rivière et tous ses ponts qui la surplombent, le pont aux dragons notamment, emblème de la capitale. Dans les hauteurs sur la colline on aperçoit un château, puis nous tombons sur la place Preseren où nous mangeons nos sandwichs au pied d'une grande statue, nous traversons ensuite le pont Tromostovje signifiant trois ponts, ils sont presque accolés avec un pont principal et deux autres piétonniers, idée originale et très jolie ! En continuant la balade, nous nous retrouvons devant la cathédrale St Nicolas qui est vraiment magnifique autant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Et puis un tas de petits restaus et cafés, comme on les aime, l'ambiance est parfaite. C'est une capitale à taille humaine et étonnamment petite. Dans l'après-midi, nous visitons le musée de la ville de Ljubljana, il retrace l'histoire du pays et présente une exposition sur un cinéaste-écrivain slovène, totalement inconnu pour nous. Le musée est aussi intéractif pour Alwena avec des activités tout le long du circuit. Nous flanons encore une petite heure dans les ruelles très sympathiques. Ce soir nous passons la nuit dans une grande ferme qui accueille quelques campings car. Le propriétaire prend un verre avec nous, il parle anglais et est plutôt ouvert et chaleureux. Il nous explique que sa ferme perdure depuis dix générations et qu'elle aurait 300 ans.

Ce matin, réveil à la campagne, entre le champ ou chant des vaches et un potager magnifique. Le fermier qui nous a accueilli la veille est déjà au travail depuis 5h. Sa ferme est classée, il y a de grands bâtiments, l'un pour stocker le foin et autres provisions, l'autre où la famille vit, tout est propre et bien rangé, pleins de photos dans des cadres décorent la pièce principale, ainsi que de beaux meubles anciens. Une autre partie est destinée aux bêtes, il y a des cochons, des poules, des vaches et des chevaux magnifiques. La journée est consacrée au repos, ça fait du bien après toutes ces visites enchaînées. A quelques pas de la ferme, coule une petite rivière, nous restons là à nous tremper les pieds. Aurélien construit un barrage avec Alwena, même au repos il faut que ça bosse. Sur le campement il n'y a que quatre campings car et seulement un ne parle pas français. Le soir nous nous retrouvons tous autour d'un verre ou deux ou trois...et le fermier au fur et à mesure nous apporte de quoi nous remplir l'estomac. De la charcuterie qu'il produit lui-même, saucissons, tranches de lard, jambon, puis du fromage et pour finir un cake à l'estragon. La soirée est très conviviale, il y a une famille parisienne et une famille italienne qui parle français couramment, les enfants jouent tous ensemble. Nous ne voyons même plus l'heure passée, Lénaëlle et les autres petits nous rappellent qu'il est temps d'aller se coucher. Une très bonne soirée détente à la ferme, très bon moment !

Le lendemain, départ au ralenti, on a un petit peu mal aux cheveux. Un peu nostalgique de quitter cet endroit merveilleux, on aurait presque envie d'y rester toute la fin des vacances, mais non, en route pour un autre pays et d'autres découvertes. Après le passage des 10000 kilomètres pour Maurice à Ljubljana, il est temps d'accélèrer le retour en France.


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On a été voir des grottes. On a été au vivarium, il y avait pleins de petites bêtes, elles vivent dans l'eau et n'ont plus d'yeux. Après on a vu des papillons, il y en a que j'ai vu en France, après l'escalier on a vu comment les hommes vivaient avant et j'ai mis les doigts dans le nez de l'ours de la préhistoire. Ensuite on a pris le petit train, il nous a déposé et on a vu des stalactites et des stalagmites, des fois il y avait des salles avec de l'eau et des pièces dedans, il y a avait la salle blanche et la salle des spaghettis, les stalactites ils descendaient.

On a été dans une ville, le midi on a mangé des sandwichs. Après il y avait des panneaux "attention il pleut" et en fait il y avait un tuyau qui nous arrosait, j'ai été avec ma trottinette. Avec ma soeur on a fait de la trottinette et puis on a vu un petit train. On a été au musée au musée, il y avait une grenouille, elle nous disait de faire un puzzle c'était un pichet. Après je devais trouver ce que mangeait la grenouille. Aussi j'ai gagné un badge et il y avait des jeux avec un dragon, Lénaëlle a réussi à taper le code sur l'ordinateur.

On a été à la ferme, il y avait des cochons, des vaches et un taureau qui n'était pas méchant, des poules, un coq, des chevaux, des chèvres et des poissons. Je me suis fait des copains, il y en a un qui a été à la piscine, les autres ne parlaient pas ma langue. On a été à la rivière, papa a fait un barrage et moi je m'amusais avec ma feuille, les petits poissons me grignotaient les jambes. Le soir j'ai pris une douche chaude et après on a été à la ferme et j'ai joué toute la nuit avec mes copains, deux se sont endormis, il restait moi et mon copain et ma soeur.🐎🐄🐂🐖🐐🐈🐕🐣🐤🐓🐔🐥🦆🐟🐌


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1ère partie

Nous remontons l'Europe en passant par une première grande ville, Vienne, la belle capitale de l'Autriche 🇦🇹. Après un bref séjour en République Tchèque pour admirer la ville dont tout le monde nous parle, Prague, nous reviendrons en Autriche dans une 2ème partie pour une toute autre visite. Pour le moment nous voici, après six heures de route, dans une aire de camping car à quelques pas du métro viennois. Ce soir nous restons avec Maurice, Alwena nous fait un spectacle dansant avant d'aller dormir, mais la température du camping car doit être près des 40°C, le sommeil est très dur à trouver.

Réveil à 6h par les éboueurs de la rue passant à côté de notre emplacement, la nuit fût courte. Nous partons tôt pour profiter un maximum de Vienne en rejoignant d'abord en métro la grande cathédrale St Étienne, elle est installée sur la belle Stephansplatz, à l'intérieur des vitraux et des colonnes immenses. Nous continuons de marcher au ralenti avec le soleil qui donne toujours autant. A chaque ruelles et quartiers, le même sentiment, c'est une très belle ville mais nous faisant beaucoup penser à Paris. Les façades sont très bien entretenues et les monuments historiques grandioses. Nous croisons plusieurs charrettes tirées par des chevaux et arrivons devant l'un des nombreux palais de Vienne, Hofburg, c'est le plus grand. Il est gigantesque en effet, il a accueilli la dynastie des Habsbourg pendant plus de 600 ans et depuis les différents dirigeants de l'état. Le palais détient différents musées dont l'un présente le trésor impérial le plus important au monde. Nous allons voir ces beaux joyaux de plus près. On peut admirer des couronnes royales, des bijoux prestigieux, des manteaux et autres habits d'empereur, ça brille et c'est incroyablement beau. Il y a aussi la plus grosse émeraude travaillée au monde, il faut bien être un Habsbourg pour détenir de tels trésors. Nous ressortons avec les yeux qui pétillent, en tout cas pour ma part. La balade continue dans un petit jardin où nous croisons Mozart, puis nous nous arrêtons pour prendre un casse croute, des énormes saucisses avec du pain. Après manger on se dirige vers le sud, les différentes rues sont toujours aussi chic et toujours ce faux air de Paris, nous croisons l'opéra, puis Karlsplatz, place très fréquentée avec son église St Charles Borromée, qui est juste splendide. Lénaëlle, exceptionnellement, s'est endormie, on s'octroie un bon café pendant qu'Alwena a trouvé un parc à jeux. Un petit passage au marché permanent, Naschmarkt, pour découvrir les senteurs et les goûts viennois. Avant tout nous trouvons une source d'eau fraîche pour remplir nos bouteilles et nous arroser un peu, quel plaisir ! Le marché est en deux parties, l'une avec les restaurants et l'autre pour les vendeurs, on y trouve des épices, des fruits et légumes, des patisseries, un marché classique, mais très long et bien achalandé. A la fin du Naschmarkt, nous reprenons le métro pour la découverte du très grand château de Schonbrunn. Une foule de touristes se dirige devant le château. Nous ne visitons pas l'intérieur de peur que Lénaëlle n'apprécie pas la balade, mais partons plutôt dans le jardin, cela fait penser au château de Versailles et ses jardins à la française, des fontaines, une roseraie, des fleurs en quantité de toutes les couleurs et bien disposées. A côté de l'immense fontaine qui fait face au château se trouve le jardin zoologique de Schonbrunn, c'est un endroit que tout le monde appréciera, nous y passons donc l'après-midi. C'est le zoo le plus ancien au monde et il abrite le panda géant et l'ours blanc, le nombre d'espèces représentées est impressionnant. L'ours blanc n'est malheureusement pas visible, il séjourne dans un endroit plus frais du fait des fortes chaleurs de ces jours-ci. On est loin du zoo de Skopje visité il y a quelques semaines, les animaux ont des abris spacieux et bien entretenus. Les pandas géants sont adorables, on aimerait les prendre dans nos bras comme des grosses peluches, les koalas aussi d'ailleurs. Les filles passent un bon moment, Lénaëlle attend bien la fin de la visite pour s'endormir dans la poussette. Nous reprenons le métro en direction de Maurice et passons encore une très courte nuit. En avant pour une autre grande ville, Prague.


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On a pris le métro, il nous a emmené à côté d'une église. On a fait tout le tour et après on a continué, on a vu pleins de chevaux. Après on a traversé et on a vu un grand bâtiment où il y avait un musée avec pleins de pierres précieuses. Il y avait même un arbre et un gros diamant tout vert, aussi une couronne. On a repris l'ascenseur et on a pris des saucisses pour manger, elles étaient très très bonnes. Je suis allée aux jeux toute seule et je me suis bien amusée, ensuite j'ai mis les pieds dans l'eau. Après on est allé au marché, il était génial, j'ai mangé une très bonne glace. On a repris le métro, ma soeur a un petit peu hurlé. Puis on est allé voir le château et après le zoo. Je pouvais monter sur des grands lézards, c'était un mur d'escalade. Il y avait même des bisons et des buffles dans l'eau. On a vu des girafes, des chouettes, des tigres, des crocodiles, des ours, des otaries, des ours polaires mais on pouvait pas les voir, il y avait aussi des poissons.🐐🦁🐯🐎🦌🦇🐢🐸🦆🦉🐼🐨🐧🦏🐘🕊🦅🐇🐰🐟🐠🐜🐡🐚🌼🌻🌺🌵


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Cette destination n'est pourtant pas au programme, mais tout au long de notre voyage et même avant notre départ, un grand nombre de personnes nous a fortement recommandé cette grande ville, impossible de l'éviter. Un petit détour de 750 kilomètres nous permet d'y arriver, avec aucun regret. La veille, Vienne et aujourd'hui, en arrivant vers 16h, nous débutons déjà la visite de Prague, magnifique capitale de la République Tchèque 🇨🇿.

Nous trouvons un camping à quelques pas du tramway, très pratique. Arrivés en plein centre au bout d'une vingtaine de minutes, on s'empresse d'aller voir la vieille ville. Que de façades différentes dans chaque ruelle, avec une diversité de style surprenante, à la fois gothique, baroque ou renaissance avec des toitures bien typiques, mais surtout, comme à Gdansk, une palette de couleur magnifique. Dans tous les quartiers où nous allons, tout est propre et en bon état. La grande place est noire de monde, mais pas de groupes de touristes, les gens sont là pour prendre du bon temps dans la bonne humeur, une bière ou un appareil photo à la main. Malheureusement le magnifique ancien hôtel de ville a son horloge astronomique en rénovation. Nous l'apercevons sur un écran et elle semble énorme et très belle, à chaque heure les gens se précipitent pour la voir s'animer, des petits personnages s'articulent sur l'horloge géante. Nous quittons cette place avec dans chaque direction, les yeux qui s'émerveillent. En nous baladant, nous trouvons des petits passages sous les immeubles et tout d'un coup une nouvelle petite place qui donne envie de passer un moment, avec des cafés, des restaurants, des bars à bières ou des boutiques de marionnettes, de bijoux d'ambre ou plutôt d'alcool et autres choses interdites en France. Bref une ambiance toujours différente, dans la détente avec une musique douce ou plus festive avec un fond de musique hardrock ou techno, il y en a pour tout les goûts. Plus loin on tombe sur la Tour Poudrière, ancien dépôt de poudre, désormais elle sépare la vieille ville de la nouvelle. On continue notre promenade dans les nouveaux quartiers, nous trouvons un magasin immense de jouets pour enfants avec jeux à disposition et quelques photos sympathiques à prendre, surtout pour les fans de Marvel, de films fantastiques et du mignon René la taupe. Nous marchons ensuite jusqu'à la place Venceslas, elle est aussi en travaux, pas de chance. Nous nous arrêtons quand même au bord de la place prendre un apéro, quelqu'un fait des bulles énormes avec un filet et des bâtons, Lénaëlle s'amuse avec son petit camping car en bois et un des serveurs lui propose de faire des dessins. Nous repartons prendre notre tramway en nous arrêtant avant sur le mythique Pont Charles qui surplombe la rivière Vltava, en effet c'est un lieu incontournable. Il est piétonnier et bondé de promeneurs ce soir, des artistes de rues et des musiciens l'animent, les pavés, les statues et les deux tours à chaque extrémité, biensure ce panorama incroyable de part et d'autre sont uniques. Après en avoir pris plein les yeux, nous allons dormir un peu, histoire de prendre des forces pour la seconde partie.

Décollage à 10h, pour l'autre quartier historique et à ne surtout pas manquer de Prague, Mala Strana. On y trouve le plus grand et ancien château au monde, pour y accéder encore quelques marches avec la poussette sous 40°C, horrible !!! Nous pénétrons dans l'enceinte du château et là nous retrouvons nos bus de touristes avec leur guide et un panneau en tête, les uns après les autres, un monde terrible, mais nous nous efforçons à visiter en trouvant notre place. Premier endroit particulier, la Ruelle d'or, succession de petites maisonnettes rouge, jaune ou bleu vif avec des échoppes et une belle armurerie. Nous visitons ensuite une très belle chapelle puis une ancienne galerie monumentale, pour finir en beauté avec la cathédrale Saint Guy de Prague. De style gothique, cette construction est La plus jolie et de loin de toutes les cathédrales vues jusque là. Sa grandeur, son architecture, sa beauté sont un véritable plaisir pour les yeux. Lorsque l'on rentre, c'est au moins la même ferveur, des vitraux incroyables, la hauteur encore qui impressionne, on reste sans voix sauf Lénaëlle...On ressort de l'un des monuments le plus beau d'Europe et l'on redescend plus bas dans Mala Strana, nous trouvons un petit restau cuisinant une spécialité du pays, the Gulash in bread, cela ressemble à un bourguignon dans une grosse boule de pain, hors ce midi la boule s'est transformée en tranches, c'est très bon quand même. On continue de redescendre, les ruelles sont, comme la veille, impeccables et toujours la palette de couleurs mise en valeur avec le soleil, c'est très joli. On visite une nouvelle église avec la statuette de l'enfant Jésus, beaucoup de gens prient devant elle, c'est un fort symbole à priori surtout pour les indiens. Nous partons ensuite vers Kampa island, petite île située sur la rivière Vltava et nous cherchons désespérément un glacier, nous en trouvons un bien plus loin, à côté de la Maison dansante, oeuvre farfelue de deux architectes qui ont réussi à faire danser un immeuble de bureaux. La marche continue vers les beaux quartiers, parfois plus classiques, mais toujours teintés chaudement. On traverse un parc et comme la vision d'une oasis en plein désert, j'aperçois une source pour remplir nos bouteilles. Dur dur les visites de grandes villes par une chaleur aussi exceptionnelle, mais ça vaut la peine. Après un arrosage obligatoire sous peine de malaise, on remonte tranquillement la ville en terminant la boucle, nous retrouvons la vieille ville. Nous tombons sur une gallerie qui expose des statues en métal ou bronze représentant des personnages de films ou objets tel que le trône de fer ou un Mignon, très original, puis on recroise le marché de marionnettes et souvenirs en tout genre qui était fermé hier. Nous profitons encore une dernière fois de cette ville pleine de joie et de soleil. Je ferai comme tout le monde désormais, je conseillerai Prague aux gens qui aiment voyager et aux autres aussi pour donner envie de voyager.


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On a vu une statue noire avec un petit garçon, après on s'est baladé dans les petites ruelles et j'ai vu une horloge très très belle. Puis on a été à un magasin de jouets, il était rigolo, j'ai fait un tour de toboggan. On a vu un monsieur qui faisait des bulles. Le pont était très beau, puis j'ai eu une pizza et on a repris le tramway, le soir je me suis faite une copine.

Le lendemain matin, on a été voir un grand château, il y avait une cathédrale très belle, les couleurs étaient jolies. On est sorti du château et on a mangé. On est allé voir une église et j'ai fait un dessin pour un monsieur. Après j'ai pris une glace et il y avait la maison qui danse. On a vu le début d'une galerie qui était super, papa ne voulait pas la faire, c'était trop cher. J'ai été manger des fruits pour le goûter.

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2ème partie

Nous quittons les grandes villes pour l'air pur et le repos dans les montagnes autrichiennes 🇦🇹. Après Prague et à mi-distance de notre prochaine visite, nous faisons une escale en Allemagne d'une journée dans un camping tout confort. Il y a une piscine intérieure et extérieure salée, hammam, sauna, jacuzzi, grotte de sel pour se détendre sur des matelas à eau, biensure par cette chaleur il n'y a que le bassin extérieure qui fait envie, mais Lénaëlle préfère rester au chaud, sans doute trop habituée aux températures élevées du moment. Alwena, sans brassard, réussit sa premiere longueur de piscine, bravo ma puce !!! Nous reprenons des forces pour terminer en beauté la fin de ce merveilleux voyage.

Retour en Autriche pour une toute autre excursion, bien différente de la grande ville de Vienne, la découverte de la 5ème plus grosse chute d'eau au monde, la chute de Krimml. Avec ses 380 mètres, Krimml peut impressionner. Nous trouvons un parking à 15 minutes à pieds du point de vue le plus bas, il en existe une dizaine qui remontent sur un sentier le long de la chute, on se contente du premier. Nous arrivons au pied de la cascade et nous restons un moment l'admirer, nous pouvons voir les derniers 140 mètres. Chacun notre tour, l'un garde Lénaëlle en bas et l'autre grimpe sur les rochers glissants pour s'approcher au plus près, je reste à peine cinq minutes devant la chute et mes vêtements sont trempés, ça rafraîchit en tout cas, mais surtout c'est splendide. Je fais goûter les filles devant ce paysage de rêve et nous allons retrouver Maurice. Nous passons la nuit sur une aire de camping car située sur une montagne où le point de vue n'est vraiment pas mal.

Finalement après réflexion, nous restons une nuit de plus et profitons de ces belles montagnes pour marcher sur un sentier deux ou trois heures, nous picniquons avec un panorama exceptionnel sur un glacier. Aurélien est un peu frustré et rêverait d'arriver jusqu'au refuge du glacier, sans les enfants peut-être et sans moi aussi d'ailleurs...il faudrait certainement quelques jours. Nous redescendons sur le sentier assez raide et glissant en prenant tout notre temps. Malheureusement pas de douche sur cette aire de camping car, on se contente de la douchette dans notre micro salle de bain, hâte de retrouver un peu de confort permanent. Le soir nous restons un peu plus longtemps dehors avec Alwena et un bon jeu de cartes, pas de moustique, il fait frais et la vue est superbe.

Aujourd'hui nous quittons l'Autriche pour l'Allemagne, dernier pays avant notre grand retour à Pont Saint Martin. Auparavant, nous faisons une petite halte dans un village tyrolien. Alpbach est entouré par les montagnes et cette fois-ci ce ne sont pas les façades des maisons qui attirent l'oeil, mais plutôt ces nombreuses jardinières de géraniums de toutes les couleurs qui habillent les immenses chalets de ce petit village. L'église est également très belle et différente de ce que nous avons pu voir. Nous mangeons dans une auberge avec des spécialités locales, le serveur porte un habit traditionnel et même certaines personnes dans les rues. Nous repartons de ce pays montagneux et bien vert, il donnerait presque envie d'y retourner...


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On a été à un camping, il y avait une piscine extérieure et intérieure et un jacuzzi. Moi j'avais pied dans le jacuzzi. Le deuxième jour j'ai réussi à nager et j'ai pris aussi une douche à la piscine. Après on a été voir la chute d'eau et je me suis mise en sandales et c'était pas bien pour aller sur les rochers. J'étais trop mouillée donc je ne suis pas restée très longtemps. Après on a été sur un parking camping sans douche. Le premier jour on a été au restaurant et j'ai perdu une nouvelle dent, en tout ça fait 5 dents.

Le lendemain on s'est reposé et il y avait des français. Le matin on est parti faire de la rando et on a rencontré un poney, le soir il a voulu rentré dans un camping car. L'après midi j'étais dans la cabane et j'ai fait des plats et des desserts pour les français.

Le lendemain on est allé au village que nous avaient conseillé les français, ce petit village était beau, il y avait des fleurs contre les moustiques, je me demandais comment ils avaient planté tout ça. On a mangé au restaurant, j'ai eu une glace vanille et pépites de chocolat et avec mon plat j'ai eu des petits bonbons. Eloane tu pourras jouer avec ma boite à glace en forme de monstre, faut juste pas enlever la langue.