Îles Tuamotu

Ia Orana! Voici notre break dans les paysages du bout du monde, entre bateau et rando, lagons et cascades, coco et monoï, fenua et mana, Fakarava et Bora Bora... Un rêve que l'on partage avec vous!
Du 25 septembre au 8 octobre 2021
2 semaines
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Le vol de 2h a finalement duré 3h, mais pour notre plus grand bonheur. N'étant qu'une vingtaine à se rendre à Fakarava ce jour, l'avion a fait 2 escales dans des atolls pour compléter et arriver à une soixantaine de passagers. Ce qui fait que nous avons survolé les atolls des Tuamotu et on en a pris plein les yeux!! Et petit bonus, priorité aux familles pour monter dans l'avion, nous sommes la seule, nous choisissons nos places.

Tétiaroa vu du ciel 

Escale sur l'atoll de Mataiva. Avec sa superbe tour de contrôle...

Atolls de Tikehau et de Rangiroa (on fait notre 2ème escale à ce dernier).

Puis arrivée à Fakarava

Et enfin, à notre bateau, qui va être notre maison pour 3 semaines.

A nouveau accueillis avec des colliers de fleurs, aux odeurs fleuris et délicieuses. On y prend goût!!

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Tuamotu signifie en tahitien « les îles au large ». Les habitants des Tuamotu sont les Pa'umotu.

Fakarava fait partie des sept atolls classés Réserve de biosphère par l’UNESCO. Il mesure 60 km de long par 21 km de large, pour une superficie des terres émergées de 16 km2. Son lagon s'étend sur 1 121 km2. Il y a 844 habitants, ...et 6 aveyronnais pour quelques jours. Et dernier petit détail, c'est un décor de carte postale!



Nous prenons nos aises dans le cata, et apprécions les aides du skipper Romu, et de l'hôtesse Christelle son épouse, une tahitienne qui nous prépare de bons plats locaux tous les jours. Elle nous explique aussi les traditions, les habitudes des tahitiens.


Sur le bateau il y a kayak et paddle... On ne va donc pas trop changer les habitudes des enfants, sauf peut-être le cadre dans lequel ils vont pagayer...

Alors attention, pour les photos qui vont suivre, je vous conseille de mettre les lunettes de soleil, et éventuellement le chapeau. Nous sommes dans une carte postale, ça paraît irréel et pourtant ça existe et on a la chance d'en profiter, et en bonus: seuls. On vous partage ces moments et ces fabuleux paysages pour que vous en profitiez à votre tour.

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On entre "explorer" les "terres". Des locaux ont installé des slacklines pour ceux qui souhaitent en faire, et une cabane.

Sable rosé


Et puis on sympathise avec le voilier voisin qui a à son bord 2 garçons des âges de nos 2 grands. C'est une famille qui fait le tour du monde sur son voilier, en 2 ans. Ils sont partis de Marseille il y a 1 an et ont traversé les 2 océans! Le feeling passe tout de suite.


La famille s'amuse 😁.

Nous profitons de ce coin de paradis à 100% et je trouve même un peu de réseau pour vous le partager.

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La petite souris passe aussi aux Tuamotu, pour notre 3ème cette fois-ci. Après un peu de navigation, nous amarrons le bateau au niveau de la passe sud de l'atoll.

Puis Romu nous amène en annexe dans cette passe où nous allons vivre un snorkeling unique. Cette passe est connue dans le monde entier pour être l'une des plus poissonneuse et diversifiée en faune aquatique. Le bonheur des plongeurs. C'est aussi ici qu'il y a la plus grande concentration de requins à pointe noire (mais ça on ne me l'a dit qu'après...).

Nous nous mettons à l'eau, nous devons rester groupés, puis nous nous laissons porter par le courant rentrant de la passe. Aucun effort à faire donc, juste admirer ce qu'il y a autour de nous. Un festival de couleurs, une palette d'espèces différentes, une quantité impressionnante de poissons en tout genre. On en prend plein les yeux. Il y a plus de 300 requins dans cette passe, on en verra des dizaines.

On se balade dans le village de Tétamanu. Sa rue, sa pension de famille, son club de plongée, son église et ses quelques habitants. Son église 'Maria no te Hau' est très colorée, décorée de nacres, de coquillages, et de fleurs d'hibiscus.

La rue
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Nous nous sommes rendus ensuite sur un autre site naturel unique. Les sables roses de Fakarava. L'accès est interdit aux gros bateaux, nous prenons l'annexe pendant 45 minutes. L'avantage est que nous profitons de ce lieu seuls! C'est superbe.

Une aire de jeu XXL, une piscine XXL, chaude à point, le soleil, ... et nous! Petit paradis sur terre...

Un pa'umotu vient à notre rencontre. Il s'appelle Ani et nous fait un coco-show pour notre plus grand bonheur. Il nous explique qu'ici le cocotier est utilisé entièrement, les cocos, les feuilles, l'écorce et même les racines, chaque partie a une utilité.

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On change de jour, on change d'endroit. On remonte tout l'atoll et allons jusqu'à la passe Nord. Chacun à la barre, sous les conseils de Romu.

Nous louons des vélos pour découvrir cette partie civilisée de l'atoll. Les maisons ont ici des grosses cuves de récupération d'eau de pluie. Leur seule façon d'avoir l'eau douce... Ça fait réfléchir.

On arrive au village de Rotoava. Son église est également colorée et soignée. Les polynésiens attachent une grande importance à la religion.

Rotoava

On croise le "bus" scolaire, une cabine téléphonique disparue des paysages de France métropolitaine, des requins dormeurs, les requins les plus pacifiques qui soient, des maisons locales fleuries, une table de pique-nique unique et une station météo, unique elle aussi.

De bien belles journées, qui se terminent avec de bien beaux couchers de soleil...

Nous partons demain vers un autre atoll, à priori sans réseau. 🤙

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Nous prenons le petit déjeuner en nav. Départ 5h45.

Nous quittons cet atoll pour en rejoindre un autre. 6h de navigation, poussés par le vent, avec la houle dans le dos. Navigation agréable, au milieu du Pacifique, entourés de poissons volants (malalas) et des fous (cousins du fou de Bassan). Nous arrivons à Toau. Nous pensions avoir vu tous les bleus possibles..., et nous en découvrons encore.

Toau - vue du cata pour manger le midi

Nos 2 jours à Toau nous permettront de tester l'isolement, la vie en autonomie, la vie avec ce qu'il y a autour de nous. (Avec des habitués, ce qui fait que ces 2 jours se sont passés zènement). Il y a une pension de famille ici, réputée, "chez Gaston et Valentine". Notre hôtesse Christelle leur avait réservé il y a 2 jours du poisson, du miel et d'autres petits agréments. Mais personne sur les lieux. Un coup de fil satellitaire pour apprendre qu'ils sont à Faka et n'ont pas prévu rentrer avant 15j! Ici c'est comme ça, la vie au jour le jour. Shaka baby! On fait un petit tour des lieux quand même, histoire de vous montrer les photos si l'envie vous prend d'y venir... avec le risque de trouver porte fermée! Petits coups de ❤ pour la cabine ☎️ et le hamac 😎.

Snorkeling et jeux sont nos occupations. Toujours beaucoup de poissons de toutes sortes, et un requin gris pour accompagner la balade aquatique.

Comment se nourrissent les pau'motu au quotidien? Nous essayons de faire un repas avec les moyens du bord. Pêche nocturne pour les garçons, technique de la mitraillette (pêche au toc) avec des appâts phosphorescents. Cela ressemble à du plancton, les rougets d'ici, les ihi'i, en sont friands. La pêche est miraculeuse, 1 poisson par minute. On a le smile, comme le nom des poissons!

Ihi'i 

Puis on s'essaye à la fabrication du lait de coco. Les enfants vont chercher des noix de coco sur la plage avec Romu. Il faut les ouvrir avec la technique de Ani de l'autre jour. Puis les râper avec la râpe spéciale. Un travail long, mais que tout le monde a eu plaisir d'essayer.

Pour obtenir le fameux lait de coco, on va mettre la coco râpée dans un linge humide, et presser l'ensemble. Là aussi le travail est long... et musclé.

Maintenant on a tout pour faire un bon repas. Poisson cru au lait de coco et poissons grillés. Et comme tout s'utilise, rien ne se jette, des rochers coco en dessert, faits avec le râpé pressé pour faire le lait. Un repas offert par la nature!

Je profite du bon vent et du soleil pour faire une lessive. Les enfants jouent. On ne sait plus la date du jour. Il n'y a pas de réseau. Seuls et au bout du monde. On profite de l'instant.

La vie de Robinson...

Des dauphins viennent jouer avec nous.

A 17h on lève l'ancre. Nous faisons une navigation de 15h pour rejoindre un autre atoll. L'Océan est un peu agité. Repas express. Chacun trouve le sommeil malgré tout. Nous arrivons vers 9h sur l'atoll de Rangiroa. Et attendons pour rentrer dans le lagon, le courant rentrant dans la passe de Tiputa. Pas de mal de mer à déclarer sur tout le trajet, cool!

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Rangiroa est un atoll, le 2ème plus grand du monde. Son lagon est long de 80 km pour une largeur de 32 km, sa superficie atteint 1 446 km2. L'île toute entière de Tahiti pourrait y entrer dedans! La superficie des terres émergées fait quant à elle 79 km2. Seules deux îles sur les 418 qui composent l'atoll sont habitées en permanence. La population totale est de 2 709 personnes. Rangiroa est mondialement reconnu pour sa faune sous-marine exceptionnelle et pour son lagon à l'intérieur du lagon (appelé lagon bleu) !

Nous y arrivons par la passe de Tiputa avec le courant rentrant, accompagnés de grands dauphins contre le bateau. Nous nous amarrons à Tiputa et déjeunons sur le cata avec la visite de raies manta!! Notre venue sur cet atoll s'annonce bien.

Petite visite des lieux. Mais c'est dimanche, et le dimanche ici c'est sacré et non travaillé. On trouve tout de même une amie de Christelle qui nous ouvre sa boutique où les enfants choisissent des bijoux en coquillage ou avec une perle de culture pour notre fille. Puis un petit verre local face à la passe 😉, où dauphins et requins s'amusent.

Piña et Virgin Colada

Snorkeling dans "l'aquarium" de Rangi, où nous faisons une "balade aquatique" avec des panneaux explicatifs sous l'eau de la faune et de la flore...

Puis pêche nocturne bis, avec un Taia.

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LE LAGON BLEU

Il y a sur notre Terre des lieux uniques. Le Lagon bleu de Rangiroa en est un. C'est un lagon dans le lagon de Rangiroa! On ne savait pas trop à quoi s'attendre. Existe-t-il quelque chose de plus beau que ce qu'on voit déjà? La réponse en image...

On y accède en marchant dans l'eau, sur un banc de sable qui sépare les 2 lagons, après avoir fait 1h de bateau de vitesse local. La zone est vierge, aucun bateau, aucune habitation. Seuls des motus pour fermer cette merveille aux eaux de couleur lapis-lazuli. Aucun danger à l'intérieur, seuls quelques pointes noires s'y promènent. Le paradis terrestre!

Le Lagon Bleu

On va de motu en motu en marchant ou nageant dans l'eau. C'est beau. C'est bleu. C'est fabubleux!

Nous sommes arrivés ici grâce à Laetitia de Rangiroa excursions. C'est la capitaine de son bateau de vitesse et c'est elle qui nous prépare un bon repas tahitien, avec l'aide de son neveu Claude pour le BBQ. Laetitia nous initie au tressage, un savoir faire local bien maîtrisé.



Laetitia étant bien plus efficace que nous, elle fabrique des chapeaux ou couronnes pour les garçons. Toute la famille est parée de feuilles de cocotier.





On se balade pendant que le thon et le poulet se dorent au BBQ.

Buffet repas sur la plage. On se régale. Thon, poulet, poisson cru au lait de coco, pain-coco, riz... Nos restes sont donnés aux requins, ils ont l'air d'apprécier le repas aussi.

Baignade digestive dans un cadre waouh! On savoure l'après-midi.

 Happy Aligotrip en Polynésie 😁

On voit des requins citrons en sortant du lagon bleu. On part vers la passe d'Avatoru où on se baigne avec le courant rentrant. Le courant est fort. Laetitia nous suit avec son bateau et Claude est dans l'eau avec nous. On se laisse porter par ce courant en admirant les fonds marins. L'eau est claire. La faune toujours aussi riche. On croise murènes, poissons, bancs, coraux, ...

Pour clore cette journée Laetitia nous invite à boire un verre à sa pension, au lagon vert, où il est possible de séjourner :

Généreuse, souriante, accueillante... une pau'motu que nous sommes heureux d'avoir rencontré. Je termine cette page avec son beau sourire.

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Changement de décor. On navigue 3h vers le sud de l'atoll, après le petit déj en compagnie de raies manta autour du bateau. L'arrivée est un peu la même au début, eau turquoise, cocotiers penchés, personne aux alentours... Vous pouvez garder les lunettes de soleil, c'est toujours éblouissant.

On sort paddle et kayak pour arriver à notre piscine du jour. Je pagaye, je pagaye, et puis je m'échoue sur une île déserte (encore une!). Oups mais où sont-ils?

 Ouf, je retrouve ma tribu! 

On prend le pique-nique tous les 6 sur ce motu désert puis nous allons voir les Féo. Ce sont des sculptures naturelles faites de formations coralliennes, surélevées, burinées par l'érosion. Un peu lunaire, et beaucoup abrasif (mais pas de bobos à déclarer 👍). Les Féo s'étirent sur plusieurs centaines de mètres, entrecoupées de petits chenaux et de vasques qui forment des piscines naturelles.

Photos de l'arbre du raisin de mer.

Soirée pêche. Un poisson-écureuil, remis à l'eau car trop jeune.

En Polynésie les requins et les raies ne sont pas pêchés. Ils sont protégés car considérés comme étant les réincarnations des ancêtres polynésiens.

Nous vivons sans réseau depuis quelques jours, ça a eu quelques effets de retour aux sources sur nos têtes 🙄😂!

Après une bonne bibine tout est rentré dans l'ordre 😉.

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L'île de Makatea se mérite. On n'y accède uniquement par bateau. 13h de navigation depuis Rangiroa pour nous. L'océan très calme nous a permis de faire une bonne nuit. A 5h15, se lever et apercevoir une terre au loin, au milieu de nulle part. Puis à 5h30 capter cet instant où le soleil se lève pour illuminer le paysage dans un calme absolu... me laisse penser que la nature est puissante et offre, comme là, des instants uniques.

5h30

Makatea n'est pas dans les guides touristiques. Makatea ne se visite que depuis 3 ans, par quelques touristes en bateau qui tentent l'accostage. Accostage sur le récif qui doit être calculé en fonction de la houle, et donc maîtrisé par le skippeur. Romu est un connaisseur, et nous y emmène avec l'annexe. C'est sportif. On y va 2 par 2.

Nous visitons l'île avec Ruben dans son 4x4, enfin dans sa benne. Nous prenons une route bien pentue, c'est aussi sportif que l'arrivée en bateau! L'île se mérite.

100 habitants sur l'île. 1 seul accès. 6 touristes aujourd'hui. Et pourtant Makatea a été la plus peuplée des Tuamotu et la mieux équipée de Polynésie au début du XX° siècle... Que s'est-il passé? Ses phosphates étaient une mine d'or à l'époque. 1904 - découverte des phosphates sur l'île. Quelques années plus tard des équipements industriels, dont un réseau de chemin de fer, apparaissent. L'île étant peu accessible, des passerelles vont jusque dans la mer, dont l'une de 100m, avec des systèmes de rotation, pour déverser directement dans les paquebots. Un funiculaire arrive aussi directement sur la plage. A cette époque plus de 3 000 personnes vivent ici, l'électricité est produite sur place par des centrales à charbon, des châteaux d'eau sont construits, habitations, cinéma, école, route, commerce... le bonheur pendant une cinquantaine d'années. Le CFPO (Compagnie Française des Phosphates de l'Océanie) qui gérait le site a tout arrêté en 1966, après avoir extrait 11 millions de tonnes de phosphates. 3 semaines après cette décision, toute la population est partie chercher du travail ailleurs. L'île a été déserté. Seules quelques familles sont restées. Toute les installations ont été laissées, même si au départ il était question de tout enlever... Seules les passerelles sur la mer ont été détruites car devenues dangereuses.

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Ruben nous donne les explications sur site. Site dévoré par la végétation...

La route est superbe. La végétation luxuriante. Cela nous change du bleu de ces derniers jours. Aujourd'hui on y voit vert!

Nous allons à la Mairie où sont exposées des photos des années glorieuses de l'île.

Les passerelles

On explore l'île. On arrive au belvédère. Beau point de vue.

Ruben nous montre les trésors cachés de son île. Il y a des installations de via ferrata sur les falaises. Nous en prenons le début seulement.

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Des trésors cachés, Ruben en connaît d'autres. On le suit en toute confiance dans une grotte. Arrivés en bas on se baigne dans une eau limpide et turquoise entre stalagmites et stalactites, éclairés par les lampes torches.

L'eau est fraîche. Nous sommes tous les 7 dans cette aventure. Nous empruntons un passage de quelques mètres, où seules nos têtes passent hors de l'eau... nos corps sont immergés. Ça pourrait être angoissant, mais c'est fabuleux! On arrive sur une deuxième cave, toujours en nageant. On éclaire le plafond et sous l'eau.

Ruben nous montre un autre passage pour arriver sur un 3ème bassin. Plus grand. Au milieu trône une stalactite volumineuse, ressemblant à un pied d'éléphant. On doit la toucher, c'est la tradition ici, sinon tu ne peux pas dire que tu es venu à Makatea! C'est le corps immergé que l'on tend le bras pour toucher le pied d'éléphant tous les 6.

Le pied d'éléphant de Makatéa 

Chemin inverse. Puis douche spéciale. Ruben nous donne des citrons combawa pour nous doucher avec le jus et la pulpe. Expérience inattendue et drôle, au parfum exquis!

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La découverte continue. Ruben nous invite chez lui, avec sa femme Mata. Elle nous a préparé un repas polynésien, avec le poisson que Ruben a pêché ce matin avant notre arrivée. Il y a des plats, des couleurs, des saveurs, des odeurs, des sourires... Un vrai festin.

Et surtout, il y a LA spécialité de l'île : le kaveu (ka-bé-ou), crabe des cocotiers. Un magnifique crabe que l'on trouve en abondance sur cette île et très peu ailleurs en Polynésie. Ruben nous dit : il y a 2 choses qu'il faut avoir fait pour dire que tu es venu à Makatea : si tu touches "le pied d'éléphant" de la grotte et que tu goûtes le kaveu. Il n'y a plus qu'à!

Kaveu

On se régale. La bête est balaise. On n'a plus faim. Ils nous font visiter leur jardin et nous laissent cueillir des citrons verts.

Avant de nous ramener au quai, Ruben nous explique que cela fait 3 ans qu'ils ne sont pas sortis de leur île. Que les approvisionnements sur l'île se font par goélette 1 fois par mois, sans date fixe. Qu'il vend des kaveu quand la goélette passe. Ils ont un jardin, pêchent et ramassent les cocos. Et se mettent au tourisme doucement avec ce genre de visite. Mata est née et a grandi ici, avec toute sa famille. Ils sont heureux et ont le temps, le temps d'apprécier leur île, le temps de nous la faire découvrir, avec générosité.

Restes des passerelles
Ruben et Mata

...le temps de nous offrir ces fleurs, faites par Mata avec des feuilles de cocotiers.

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Nous ne dormons pas là car ce n'est pas sécu du fait d'être proches du récif. Une des raisons aussi qui fait de Makatea une île isolée. Et pourtant si belle à l'intérieur! Une merveilleuse journée.

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Et puis le mauvais temps arrive pour la soirée. On n'avait pas encore sorti les k-way! On garde le smile, ...parce que c'est la 1ère fois qu'on les sort.

Mais le mauvais temps est de courte durée. La pêche à la traîne est fructueuse avec une bonite. De quoi terminer cette belle journée comme il se doit 😊.

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Navigation de 17h de Makatea à Tetiaroa. L'Océan Pacifique est calme cette nuit pour cette grande traversée. On quitte les Tuamotu pour rejoindre les îles de la Société. On aperçoit au lever du jour les îles de Tahiti et Moorea au loin. Elles forment avec Tetiaroa les îles du Vent dans l'archipel de la Société.

Tahiti au loin

Le cadre est agréable pour continuer le cahier journalier... ça va être dur de tenir sur un bureau dans une pièce fermée entre 4 murs au retour...

Tetiaroa en vue

Tetiaroa a 2 particularités : c'est le seul atoll des îles du vent, et c'est un atoll ...privé! Il appartient à la famille de Marlon Brando. L'accès à son hôtel "The Brando" se fait uniquement en avion privé de l'hôtel. Le 2ème accès à l'atoll se fait en bateau, sur une plage où l'accès est autorisé, mais par contre entrer sur l'île est interdit... Et là où ça devient encore plus compliqué, c'est que ce fameux accès à la plage est plutôt musclé et dépend des marées, un peu comme à Makatea. Romu nous explique que c'est en étant sur place que l'on sait si on pourra se poser sur l'atoll ou pas. 17h qu'on navigue, terres en vue, même si on ne descend pas, une pause est bienvenue. On s'amarre à une bouée avec le catamaran, près de la barrière de corail.


Romu nous prend 2 par 2 dans l'annexe et c'est parti! Les conditions sont bonnes aujourd'hui, on surfe la vague qui passe la barrière de corail, Tetiaroa on arrive!!



C'est beau, c'est bleu (encore, désolés), et c'est seuls que l'on se balade (encore). Il y a quelqu'un ?

La journée ne sera pas trop fatigante. Jouer à la passe à 10 avec une noix de coco dans l'eau, pique-niquer à l'ombre, nager sans frotter les genoux... on a pied partout, mettre la crème solaire pour ne pas rougir... au milieu de ce bleu ça gâcherait les photos, ne pas se perdre de vue, ...en bref une dure journée!

L'activité principale aura été de réussir une photo des enfants dans ce cadre parfait.

Voilà c'est fait. Les sourires ne sont pas forcés.

Vous pouvez apercevoir l'île aux oiseaux (derrière le bois flotté). Interdit d'y aller. Mais les oiseaux sont sympas ils sortent de leur motu et viennent jusqu'à nous. Mais 🤫, faut pas le dire à la famille Brando...

On a également vu un requin citron plutôt costaud qui a tourné autour du catamaran, et un crabe intrigué. Au dîner nous avons mangé la bonite pêchée hier en sashimi, délicieuse.

Fin de journée on met les voiles vers une autre île pour demain. On part pour toute une nuit de navigation, pour la 3ème fois consécutive. L'océan est toujours calme, c'est une belle opportunité pour se mettre tous les 6 à l'avant du cata, de profiter de ce coucher de soleil ensemble, de discuter sous les étoiles des constellations différentes de chez nous, de voir le croissant de lune opposé à celui que l'on voit en France... Une belle soirée au milieu du Pacifique.

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Pour suivre la suite de nos aventures c'est par ici :

Les îles Sous le Vent - Carnet de voyage de aligotrip (myatlas.com)