Carnet de voyage

Dès que le vent soufflera...

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Dernière étape postée il y a 1636 jours
365 jours pour parcourir des milliers de kilomètres, manger au quatre coins du monde et découvrir les merveilles que le monde nous propose. Viens on t'emmène, grimpe dans notre sac.
Janvier 2017
52 semaines
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Dernières semaines avant le départ.

Le temps pour nous de finir les préparatifs, de rendre à l'appartement sa candeur d'antan, la paperasse et toutes les choses nécessaires pour éviter de disparaître sans laisser de traces. Parce que ça, l'administration Suisse n'aime pas beaucoup (ni les grands-mamans d'ailleurs 😉) !!

Le temps pour vous d'enregistrer l'adresse de ce blog. Vous pourrez ainsi nous suivre pendant notre voyage, partager nos découvertes et nos coups de coeur.

A très vite,

Cyndie et Alex

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Publié le 4 janvier 2017

L'embarquement de notre premier vol est en cours et nous sommes impatients de décoller pour notre première étape. Après un crochet par Londres, nous serons jeudi 5 à Chennai (anciennement Madras).

Heure prévue d'arrivée : 5h45...

C'est donc après 2 heures de sommeil, 2 heures de voiture, quelques larmes et 9203 km que nous poserons le pied en Inde.

Nous sommes prêts et au taquet pour de nouvelles aventures, déjà remplis de fromage, chocolat et autres spécialités.


Vous allez tous nous manquer !


Laissez-vous emporter avec nous par l'appel du large...


[Je f'rai le tour du monde

Pour voir à chaque étape,

Si tous les gars du monde,

Veulent bien m'lâcher la grappe


J'irais aux quatre vents

Foutre un peu le boxon,

Jamais les océans

N'oublieront nos prénoms] Renaud


Avec 12 kg en moyenne sur le dos, pas moyen que l'avion reste cloué au sol !! 
9
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Publié le 12 janvier 2017

Bon, déjà, bonne nouvelle, on est bien arrivés :) .

Les premiers jours ayant été intenses et mouvementés, faute de temps (quelle ironie! :P), nous avons choisi de vous faire visiter en un article les 3 villes que nous avons traversées entre le 5 et le 9 janvier. En effet, nous avions prévu 10 jours pour relier Chennai à Kochi (afin de retrouver Timaël, le cousin de Cyndie qui ne sait pas encore dans quoi et avec qui il s'embarque :D) ce qui nous semblait amplement suffisant... C'était sans compter sur la rapidité des transports indiens (article à venir) :P !!!


Bref, nous voilà à la sortie de l'aéroport de Chennai. On est tout de suite plongés dans le thème, des centaines de personnes se tiennent derrière des barrières, regardant dans notre direction et semblant attendre leurs proches. Puis, on grimpe dans le taxi pour notre première immersion dans le centre de Chennai, quartier d'Egmore. Le trajet est épique, le chauffeur zigzaguant dans le traffic où la notion de piste n'est pas vraiment définie. Pas de feux, ni de stop. Ici la circulation, c'est au klaxon, à la taille et au culot!


Cette ville nous semble démesurément grande, d'autant plus que nous n'y avons fait que 24h! Le quartier où nous logeons est bruyant mais la petite rue de l'hôtel rend le cadre plus à échelle humaine, avec de quoi manger, trouver des roupies (après le retrait des billets les plus courants, il est parfois encore difficile de trouver des espèces, et d'autant plus des petites coupures). Cyndie a aussi pu trouver des tenues indiennes multicolores pour se fondre dans la masse plus facilement.

Une courte nuit de sommeil et départ du train pour Pondicherry à 6h35. Pas besoin de réveil, l'imam du quartier et l'appel à la prière se charge de nous rappeler qu'il est 5h. Nous découvrons ainsi la cohabitation entre 3 religions fondamentales en Inde (musulmans, chrétiens et hindous).

Ici aussi Noël se fête, c'est leur côté chrétien 

Arrivée à Pondichéry après 5h30 de train. Une petite ville occupée dans un premier temps par des hollandais et qui devint une colonie française au XVIIème siècle. La compagnie française des Indes en terminera la reconstruction. Nous y avons trouvé rapidement un logement très sympa et plutôt grand (2 pièces!) dans un guesthouse charmant. Notre chambre donne au dessus des toits de la ville, elle est très rudimentaire mais on s'y sent bien!

Coquette chambre sous les toits 

La ville est bien entretenue avec sa promenade au bord de l'océan, copie indienne de Miami Beach, son parc central et ces beaux bâtiments vestiges du colonialisme. Il reste encore de nombreux rappels de l'appartenance à la France tels que les noms de rues, de boutiques et de bâtiments qui sont encore bien souvent en français.

Puducherry 

Autour de Pondicherry se trouve la petite et mystique Auroville. Bâtie par une Française (dite La mère) et un Indien connu sous le nom de Sri Aurobindo, ce lieu a été conçu pour atteindre l'Unité Humaine, notamment par la méditation, l'affranchissement des religions et des codes sociaux. N'étant pas un lieu propice au tourisme, la cité protège ses secrets, nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer et discuter avec des Aurovilliens. Cependant, l'idéal poursuivi par Sri Aurobindo et La Mère mériterait plus de temps et pour l'apprécier pleinement il aurait sans doute fallu rester quelques semaines voire quelques mois.

Auroville 

Mais le temps file et nous devons nous rendre à Madurai. Au menu, 7 heures de bus de nuit, bringuebalant mais confortable.


Madurai, la cité des temples est grandiose. Plus petite que Chennai mais remplie de petites rues colorées et de petits immeubles fourmillants de boutiques de tissus.

L'attraction principale de la ville est le Sri Meenakshi Temple. Les 4 points cardinaux sont représentés par des tours où des milliers de sculptures forment les toits des stuppas. Au centre, un bassin où se ressourcer.

À l'intérieur, une foule d'Hindous avides de spiritualité, priant chacun à leurs façons, dans un brouhaha gigantesque.

La cité des temples 

En résumé, notre visite du Tamil Nadu a été intense. Tout est démultiplié. La densité de la population, la force des odeurs et des goûts. Tous les gens que nous avons rencontré ont été adorables et très accueillants !!

Prochain épisode, la traversée vers le Kerala.

11
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Publié le 26 janvier 2017

En route pour le pays des épices, le Kerala. Mais avant, nous avons entendu parler d'un petit village caché dans la montagne et de ses magnifiques paysages. Ni une, ni deux, nous voilà partis pour Munnar.


Le réveil est un peu rude, obligés de partir de Madurai avant 5h30 du matin. Eh oui, notre "charmant" réceptionniste nous montre l'immense panneau "24h Check out". C'est donc ça... Après âpres négociations, nous obtenons une heure de rab! Victoire ! :)

J'ai beau être matinal, aïe, j'ai mal! 

Le bus montre quelques difficultés à naviguer dans les routes de montagnes, mais cela nous permet d'admirer les paysages. De la verdure à perte de vue, l'opposé de la région que nous quittons.


Munnar est une petite ville au milieu des montagnes. La légende veut que le premier colon ait été conquis par la verdure et la confluence de trois rivières. A 1800 mètres, la différence de température est palpable.

Nous tombons sur un Home Stay dans laquelle la propriétaire, Mary, loue 3 chambres. Le jardin est très mignon avec la vue sur les montagnes.

Theresian Cottage 

En effet, la région est dédiée à la culture du thé et tous les vallons sont tapissés de haut en bas d'arbres à thé.


Nous avons enfin pu poser les sacs pour 3 nuits consécutives dans cet endroit bucolique.

Après avoir loué une petite bécane et malgré quelques soucis mécaniques, nous avons exploré la région, passant le long des lacs et des champs de thé.

Balade au lac puis à Top Station pour une vue imprenable sur le Tamil Nadu (légèrement brumeux...) 

La météo a été très variable, recouvrant depuis le milieu de la matinée les montagnes d'un châle brumeux. Et puis, il y a les nuits... Fraîches...voire froides (moins de 10 degrés!)...Confiante et naïve, Cyndie a essayé de survivre à la première nuit sans le sac de couchage... Grave erreur, la condensation sur les vitres le matin nous a confirmé nos soupçons : on se caille à Munnar ! Heureusement, un petit robinet distribue de l'eau chaude dans la salle de bain, un délice pour le matin.


Nous nous sommes baladés dans le parc national d'Eravikulam où nous avons pu posés avec de magnifiques Tahr, espèce de bouquetin en voie de disparition.

Parc National d'Eravikulam

Se balader dans les champs de thé n'est pas chose aisé. Après plusieurs rappels à l'ordre des autochtones, nous avons abandonné l'idée de randonner dans ces montagnes. Nous apprendrons plus tard que tous ces champs sont la propriété du géant indien, Tata.


Un peu déçu mais quand même très content de ce moment au calme, nous rendons les motos pour partir le lendemain matin pour Kochi.

C'était sans compter sur Chandri, notre loueur de moto, qui se révèle, en plus d'être mécano, loueur de moto et conducteur de rick-shaw, guide de randonnée. Et nous voilà appâtés par ses photos et l'assurance de faire un parcours en une demi journée et quand même pouvoir respecter notre planning.

Départ à 7h. Le temps est superbe, la montée se fait sous un soleil qui chasse progressivement la fraîcheur du matin. Le panorama est époustouflant. La descente à midi s'avère plus rude, à pic et sous le soleil de midi.

Trek au dessus des champs de thé  

Les 6 heures de bus sous un soleil de plomb ont fini de nous achever. Avec une petite insolation, nous nous effondrons dans une guesthouse à Fort Kochi. Nous sommes épuisés, teintés de rouge mais comblés par notre escapade!


Le 14.01 réveil de bonne heure pour accueillir le cousin qui nous fera prendre du retard dans nos rédactions ;)

14
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Publié le 2 février 2017

Il est 8h quand nous émergeons, impatients de découvrir Fort Kochi avec Timaël. L'insolation de la veille n'est plus qu'un mauvais souvenir. L'aéroport étant situé à quelques kilomètres de notre Homestay, nous l'attendons pour le petit déjeuner... que nous prendrons à 13h... Un grand merci au taxi qui lui a offert 2h de trajet sans pour autant trouver notre lieu de résidence !! :)

Il est donc arrivé à pied, en jean sous le soleil de midi. Welcome in India !! :D Qu'à cela ne tienne, nous nous précipitons pour boire un jus frais et profiter du bord de mer de Fort Kochi. Ici, les klaxons sont bannis, de quoi laisser à nos oreilles le temps de cicatriser un peu ;)


Fort Kochi est un quartier touristique au nord de la presque-île de Kochi. Comme à Pondicherry, les rues quadrillent la ville, vestiges de la colonisation Hollandaise.

Nous nous baladons le long de la côte en traversant notamment le quartier Juif, où se multiplient boutiques de vêtements, magasins de parfums et d'épices. Cette rue très colorée et animée nous entraine à faire de petites emplettes destinées à parfaire notre style Indy.

Fort Kochi 

Nous retournons ensuite en bord de mer pour observer les carrelets chinois et profiter de la fin d'après-midi.

Bord de mer 

Notre journée s'achève sur un spectacle de danse Keralaise (mix de danse et de théâtre pratiqué par des femmes) pour certains et pour d'autres, la tête entre les bras pour une douce sieste réparatrice bercée par la musique.

Danse de la mort traditionnelle  

Après Fort Kochi, nous partons vers Allepey, fameux départ des séjours sur les Backwaters. Sillonner les kilomètres de canaux de la région sur des bateaux traditionnels constitue l'attraction principale de la région. Mais pour l'heure nous attendons l'arrivée de Michel, El Padre, ou Baba en Indy.

Après avoir parcouru la plage en long, en large, et en travers, Cyndie nous dégotte un Homestay sur la plage, à un prix défiant toute concurrence.

Nous y sommes restés 3 nuits. L'ambiance de ce resort familial était des plus agréable et on s'est vraiment senti comme à la maison.

Chillin' in Allepey 

On a même eu la surprise de voir à 2 reprises, le passage d'une famille de dauphin près de la côte. Quel spectacle !!


Nous nous rendons au port de départ des bateaux. Les embarcations sont de formes et de standing différents. Après avoir passé 2h à choisir et négocier notre bateau parmi la vingtaine de maisons flottantes, notre choix s'est arrêté sur le Lake's Legend, bateau de classe supérieure. Mais tant qu'à craquer le budget, autant se faire plaisir (2 fois notre budget journalier!).

Il est beau mon bateau ! 

Nous embarquons donc en famille pour 3 jours all inclusive au fil de l'eau avec capitaine et cuisinier personnel !

Le cadre est idyllique, calme et nous profitons à fond de cette expérience hors du commun en Inde. Les décors se succèdent mais ne se ressemblent pas. Depuis le canal, nous avons la possibilité d'observer des scènes de la vie quotidienne, des églises locales mais aussi de longues étendues de rizières.

Les backwaters 

Seul bémol, le capitaine qui nous demande d'aller nous coucher à 22h30 pour une raison encore bien obscure à l'heure actuelle... Après négociations, nous obtenons une autorisation jusqu'à 23h! De quoi faire quelques parties de Jass supplémentaires en sirotant des bières durement acquises :D .

Alcool en libre service? Hummmm, pas en Inde ! Admirez les grilles en arrière plan 😉

De retour sur la terre ferme, nous quittons le Kerala la nuit même en train pour Bangalore, capitale du Karnataka, une métropole de 8 millions d'habitants sans grands intérêts. Nous y passons la journée à somnoler dans le Freedom Parc, bâtit sur une ancienne prison de luxe pour dissidents politiques avant de repartir pour une nuit de bus direction Hampi.

Prochain article sur Hampi.

Des bisous

22
janv
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Publié le 6 février 2017

La route fût donc longue jusqu'à Hampi (2 nuits de transports d'affilées) mais le jeu en valait la chandelle. Cette petite ville placée sur les berges d'un fleuve, au milieu de montagnes de gros rochers et de ruines de temples est absolument époustouflante.

Le lieu est d'ailleurs connu à travers le monde pour la grimpe et nous y croisons beaucoup d'adeptes avec leurs crashpads sur le dos.

En haut des collines, les panoramas sont superbes 

La ville est coupée en 2 parties par une petite rivière. Le premier pont qui la traverse est à 20km. Pour se rendre d'une rive à l'autre, il est soit possible de prendre une petite barque moyennant 10 roupies (l'embarquement est plus long que la traversée) soit, entreprendre la difficile et dangereuse traversée de 3 minutes à travers la fraîche et profonde rivière (30 à 40 cm de profondeur selon les voies :) ).

Un peu plus loin sur la rivière, les même bateaux font traverser la rivière 

A propos, il est interdit de franchir la rivière après le coucher du soleil, au risque de se retrouver au menu des fameux crocodiles d'Hampi !! La seule chose que nous ayons vu de nuit étant des lampes torches et des touristes, nous comprenons rapidement, en discutant avec les locaux, que la présence des dits reptiles n'est qu'un moyen de garder les touristes proche de leurs guesthouses.

La dangereuse faune d'Hampi 😀

Le vieux Hampi est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il est considéré par les indiens comme un lieu saint où la viande et l'alcool sont interdits.

Sur la dernière photo, on voit le vieux Hampi en premier plan et on distingue la rivière à droite 

De l'autre, les restaurants non végétariens et les resorts se sont développés de manière à satisfaire la demande des touristes. Seul ombre au tableau, avec l'attrait touristique d'Hampi, les propriétaires proposent des tarifs inadaptés pour des logements plus que rudimentaires.

Nous avons nous aussi traversé la rivière pour trouver un resort excentré mais pas cher. La location d'une moto étant indispensable, nous nous sommes baladés autour de l'Anjanadri Hill, le long d'un lac et à travers les rizières. La région d'Hampi est très agréable. Tout d'abord, l'atmosphère est moins étouffante que dans les grandes villes. Ensuite, ici, moins de voitures et moins de bruits. Les temples, les couleurs et les amas de rochers entretiennent la part de mystère du lieu. En 1h, on fait facilement le tour des environs.

On the Road Again  

Et pour le coucher du soleil, nous avons gravi les 575 marches (oui, on les a comptées !! :) ) qui nous séparaient du sommet où trône le Monkey Temple. Malgré la brume (pollution?) présente partout en Inde, nous savourons la vue imprenable à 360°.

On est en haut ! Yeah \o/ 

Hampi nous a vraiment plu mais après 2 nuits, il est déjà temps de plier bagage pour Goa. Comme il n'y a plus de place dans les bus privés, nous tentons le bus gouvernemental Sleeper (avec des places couchettes !!). La différence? "La maintenance !" Nous réponds l'agence. De quoi dormir sur nos 2 oreilles ! ;)


See you soon !

25
janv
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Publié le 17 février 2017

Nous arrivons enfin à Panaji.

Il est très tôt et la nuit a été très difficile. Le bus gouvernemental s'est révélé en très bon état et plus confortable que certaines compagnies privées que nous avons déjà prises. La route gouvernementale en revanche : / ... Ajoutez à ça le pire placement dans un bus (tout derrière) et vous obtenez un cocktail explosif. Décollage de 30cm et moments d'intimité entre le crâne et le plafond. De mémorables souvenirs... mais de longues heures :) .

Notre destination finale est Arambol, petite plage tout au nord de Goa où Michel, le papa de Cyndie, a eu la chance de séjourner il y a 30 ans. Nous ne savons pas encore où nous allons mettre les pieds car nous avons eu toutes sortes d'échos durant ces dernières semaines. Cela dit, Arambol est connu comme étant la partie la plus calme de Goa, ancienne plage hippie et lieu réputé pour le yoga et les drums sessions au coucher du soleil.

Comme d'habitude, nous demandons notre chemin aux locaux et comme d'habitude nous recevons plusieurs réponses différentes. Alex trouve un bus direct pour Arambol, durée 40 minutes. Parfait ! Nous voilà dans le bus, avec le soleil qui se lève peu à peu. Tout à coup le chauffeur nous interpelle : "Descendez et prenez ce bus là!"... Pas si direct que ça! Finalement, après 2h de trajet nous atterrissons sur la place du village. Visiblement les lieux se sont fortement développés et Michel ne reconnaît plus grand chose des petites huttes dans le sable de sa folle jeunesse.

Grande plage d'Arambol 

De prime abord, pas moyen de voir la mer. Le plupart des panneaux sont écrits en russe. Ça ressemble à ce qu'on nous a décrit...

Sur les conseils de Michel et d'une française rencontrée au petit déjeuner, nous nous dirigeons à l'extrême nord de la plage, jusqu'à une petite plage atteignable seulement à pied.

Le lit de Michel est toujours là 30 ans après 

Et là, le plaisir. À gauche, la mer, la plage de sable fin et les cocotiers. À droite, un petit lac d'eau douce. Cyndie et Timaël nous ont trouvé une guesthouse à flanc de colline, avec une superbe vue sur l'endroit.

Notre petite oasis et ses alentours 

L'état de Goa est connu pour faire la fête. Le premier soir, nous tombons sur une fête sauvage animée par des russes. Nous nous mettons dans l'ambiance quand soudain, la musique se coupe et tout le monde part en courant. A priori, l'événement semble illégal puisque la police embarque le matériel. Nous nous dirigeons prudemment vers nos bungalows pour éviter de visiter aussi les prisons indiennes ;) .

Le lendemain, nous apprenons que les élections approchent et que le mois précédant, la musique et la vente d'alcool doivent cesser après 22h.

Les soirs suivants, nous nous sommes quand même baladés à la recherche d'endroits animés. Imaginez une silent party sur plusieurs kilomètres de plages. Tous les bars étaient ouverts, avec des lumières clignotantes, canapés sur la plage et bières au triple du prix (prohibition oblige...) le tout dans un silence complet !! Nous avons donc oublié les soirées Drum and Bass ou autre Trans tant réputées ! À nous soirées cartes avec musique sur sono portable et bières chaudes :)

Le temps passe vite sur cette plage et au moment de réserver le bus retour, Timaël, tellement triste de nous quitter après, je cite, "la meilleure expérience de toute sa vie avec les meilleures personnes qui puissent exister" (non, je n'en rajoute pas, je vous ai dit que c'était une citation ;) ) décide de repousser son départ de quelques jours.

On est beau tout malade !

Arrive ensuite le week-end et, avec lui, de nombreux touristes venus coloniser notre petit lac paisible. Pour l'histoire, ce lac composé d'eau douce est alimenté par une petite rivière. Tous les ans, à la mousson, il se rempli puis déborde dans la mer, emportant avec la pollution accumulée.

Malheureusement, la mousson est en Juillet-Aout et la dernière n'a pas été très prolifique...

Cet afflux de touriste nous est fatal ! Fièvre, tourista et autres maux.

Nous nous sommes retrouvés à faire un tournus lors des repas du soir. Michel et Cyndie alors que les jeunes mâles sont cloués au lit par la fièvre, puis Michel et Alex alors que les petits Bersier squattent chacun un WC. Seul Michel, quand même "pas à 100%", n'a pas loupé un repas !

Pour l'anecdote, il faut savoir que nous étions aussi sujet à des coupures d'électricité régulières et une pénurie d'eau (plus souvent coupée que présente). A croire que la présence des deux simultanément relevait du miracle. On vous laisse imaginer...

Malgré tout, nous garderons un très bon souvenir de Goa avec des moments de détente, beaucoup de rires et de partage malgré quelques jours rudes.

Sorties entre les orages intestinaux 😀

Finalement ce n'est pas au meilleur de notre forme que nous quittons la tranquille Arambol pour attraper le bus de nuit qui nous ramènera à Mumbai où nous laisserons Timaël rentrer en Suisse.

D'ailleurs, le retour en bus local pour Panaji sera l'occasion pour Alex de déclencher une conjonctivite... Amour, joie, bonheur.

En selle pour une nuit de bus !


See you in Mumbai !

31
janv
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Publié le 21 février 2017

Nous voilà arrivés aux portes de l'Inde ! Le bus nous lâche à notre arrêt. Enfin, notre arrêt... 1km plus loin parce que le temps de comprendre le nom du stop, de se réveiller et de trouver nos tongs, le bus était déjà repartit. Et oui, en Inde, il faut être très réactif!

Bref, nous sommes accueillis par des rickshaws avides de nous délester de nos roupies. Heureusement, un passant arrive à notre rescousse et nous aide à négocier le trajet.


Nous nous rendons proche de l'aéroport pour faciliter le transfert de Timaël. Le mini Bersier n'étant toujours pas au top de sa forme, et pour tout dire, le quartier étant assez cher, nous choisissons la chambre climatisée qui se trouve être au même prix que le dortoir. Bizarre mais vous savez, comme les locaux nous répètent, "Everything is possible in India" !


Pour ce premier jour nous avons 2 objectifs, le rendez-vous médical de Timi (dont profitera aussi Alex et son œil collé) et les tickets de train pour continuer notre voyage vers l'Inde du Nord.

Il est midi, nous commençons notre quête qui s'achèvera juste avant la fermeture des guichets de train, soit 20h. Le rendez-vous médical a été vite expédié mais le fameux sésame ferroviaire est des plus compliqué à obtenir. Nous essayons 2 guichets différents à la gare proche de notre hôtel pour s'entendre dire que les trains sont pleins... dernière chance, la gare de Churchgate où il semble rester des places dans les quotas touristes...tout au sud de la ville !

Excusez moi, où est la station de train? Ah, ok... 

Et ben, le train de ville à Bombay c'est quelque chose !! Il est parfois impossible de sortir à son arrêt tant il y a de passagers qui montent dans le wagon. Certains sautent alors que le train est en marche (15-20km/h), quitte à se faire mal, pour trouver une place assise. Nous observons tout ça, et nous nous étonnons que notre wagon ne soit pas plein à craquer. Ah, nous sommes en première classe, c'est donc ça ! Oups ;) !

Bref, une fois au bout de la ligne puis les billets obtenus, nous décidons d'explorer le quartier. Nous tombons par hasard sur la grande baie de Mumbai où s'enchaînent les restaurants et les hôtels de luxe.

La baie au Sud de Mumbaï 

Pour la dernière soirée du cousin, nous craquons pour un très beau restaurant proche de la baie. Pas mal du tout ! ;)

Serveurs, portiers et nappes propres ! 😉

Le lendemain, derniers aurevoir avec Timaël tôt le matin. La petite larme séchée, nous profitons de notre dernière journée dans cette gigantesque ville.

Nous errons dans les rues de la mégalopole sur le chemin qui nous mène aux jardins suspendus, sur une colline tout au sud de la ville.

Petite balade dans les Hanging Gardens et séance de selfies coutumière 

L'occasion de belles rencontres avec des locaux avec qui nous passons de très bons moments.

La maison de Gandhi 

Avant de prendre le train, nous faisons un dernier crochet pour voir les fameuses Portes de l'Inde.

Les portes de l'Inde
Le Taj Palace, un luxueux hôtel en face des portes 


Retour à l'hôtel pour récupérer les bagages. Nous sommes à la bourre (non, ce n'est pas du tout notre genre!!) et nous devons obligatoirement emprunter le train de ville aux heures de pointes. Dans le wagon les indiens sont inquiets, l'arrêt où nous descendons est particulièrement difficile. Alex et Michel roulent des mécaniques et se préparent pour la mêlée. Et voilà que les premiers intrépides se jettent dans la rame. Puis l'arrêt du train. Et là, c'est pire que ce que nous avions jamais vu ou imaginé. Une nuée de bras, de têtes et de jambes s'abattent sur nous. Impossible de résister à la pression. Alex se débat et réussi à s'extirper de la masse, non sans dommages. Michel a un peu plus de chance et Cyndie, qui s'est tassée contre la paroi arrive à sortir plus facilement. Résultat : 2 tongs disparues, une paire de lunettes explosée et des griffures sur les bras! Finalement, nous retrouvons les chaussures sur les rails. Plus de peur que de mal. Nous remercions les indiens qui nous ont apportés leur aide, même si face à cette foule, ils n'ont pas pu faire grand chose.

Choqués, nous nous installons dans notre train couchette, prêts à nous rendre à Rajkot, dans l'état du Gujarat.

Le repos du guerrier 

Plein d'à priori avant d'arriver, nous avons trouver cette ville riche en surprise et très belle dans les quelques quartiers que nous avons visités. Même si les grandes villes ne sont pas notre fort, nous avons apprécié le temps passé dans cette fourmilière indienne.


A bientôt au Gujarat, la bise ;) !

2
fév
2
fév
Publié le 1er mars 2017

Namaste ! Il est 8 heures, nous sommes dans le train depuis 12 heures. Nous profitons du temps restant pour entamer la conversation avec un couple d'indiens d'une cinquantaine d'années assis en face de nous. La discussion est très intéressante et nous devons nous concentrer pour saisir tout le vocabulaire anglais employé. Après quelques minutes, nous voilà en train d'écouter leurs aventures helvétiques au milieu des effrayantes vaches que nos montagnes abritent! En effet, Madame a travaillé à la mise en place du système de réservation des CFF à Zurich... un comble quand on voit la difficulté pour réserver un billet en Inde ! :)


Enfin, nous arrivons à Rajkot, une petite ville à priori sans intérêt, située au milieu de l'état du Gujarat. Lieu de transit vers l'île de Diu, nous avons prévu une nuit d'arrêt afin de nous reposer. Après une difficile recherche de restaurants, c'est finalement dans cette ville que nous avons mangé le meilleur Tali de tout le voyage.

Miam miam, le bon Gujathi Tali  

NB : Le Tali est un plat traditionnel de l'Inde du Nord, composé de plusieurs plats, que l'on nous ressert jusqu'à satiété.


Le Gujarat est un état où peu de touristes occidentaux se rendent, ce qui amplifie la curiosité naturelle des indiens. Nous sommes donc sujets à toutes sortes de sollicitations (provenance, âge, noms, photos et naturellement, le désormais traditionnel selfie).

Après une séance de selfie avec des agents de circulation, nous nous retrouvons embarqués dans la célébration d'un mariage. Alex et Cyndie sont invités à danser au milieu de locaux accompagnés d'un orchestre ambulant en pleine circulation, vous n'imaginez pas le bazar au milieu de la petite rue où nous évoluons!

Séance de selfie oblige 


C'est un moment très sympathique que nous avons pu partager avec cette famille indienne. En rentrant à l'hôtel avant de prendre notre bus, un autre mariage est en cours. La sortie de l'hiver est en fait une période très courue pour les célébrations, sensée porter bonheur aux mariés.

Cortège matrimonial 
Séance de selfie au mariage de notre hôtel 

Cette nuit de repos nous a permis de peaufiner notre itinéraire. Nous avons choisi de nous arrêter en cours de route pour tenter d'observer les derniers lions d'Asie dans la réserve de Sasan Gir.

1400 hectares de parc national qui abritent plus de 500 lions mais dont l'activité touristique se concentre sur 7 hectares où vivent une vingtaine de ces prédateurs. Le prix du safari est fixé par jeep naviguant dans le parc et non par personne. Nous laissons donc passer le week-end à la recherche de touristes (indépendants et non inscrits avec des tours opérateurs) afin de diviser le coût du safari (assez élevé par ailleurs/ 6600 rps).

Un jour à Sasan 

Notre recherche ayant été vaine, nous partons le lundi matin, à 6h tapante pour 3 heures de traque aux premières lueurs du jour. Il fait un froid de canard et l'oubli d'une bonne paire de chaussettes nous laisse les pieds gelés jusqu'à la mi-journée. Malheureusement, hormis son rugissement, pas de lions en vue mais des biches, des perroquets et un gros lièvre viennent accompagner de nombreux paons.

La réserve de Sasan Gir 

Bredouilles, nous rentrons déguster un bon Chai (thé indien) avec néanmoins les magnifiques couleurs du lever du soleil sur les montagnes de la réserve en tête.


Michel ayant attrapé une bonne crève, nous repoussons notre départ et modifions à nouveau notre itinéraire :) . Finalement, nous zappons l'île de Diu au profit de Somnath, qui abrite un des principaux temples dédiés à Shiva (célèbre divinité hindoue) en bord de mer, pour nous permettre de rallier plus rapidement le Rajasthan par la suite.

Le train pour cette région côtière est des plus vétustes et l'attente de ce dernier en lisière de forêt est accompagnée de surprenants voyageurs qui restera un chouette souvenir de Sasan Gir.

 Les animaux de la réserve se sont donnés rendez-vous pour nous dire au revoir !

Arrivés à Somnath via Veraval après 2 petites heures de train, nous partons à la découverte de ce lieu saint. C'est tout une histoire pour accéder au temple. L'entrée au temple s'avère être fortement surveillée et de nombreuses restrictions ralentissent sa visite. Pas de sac, ni de téléphone ou d'appareil photos autorisés. Nous avons donc fait preuve d'ingéniosité (et de fraude) pour partager avec vous la beauté de ce lieu majestueux ;).

Le fameux Somnath Temple 

La partie en bord de mer est plus touristique et les nombreuses sollicitations entravent le calme des lieux.

Le bord de mer de Somnath 
Les Ghats (escaliers) menant au lac saint où les gens se trempent pour se laver de leurs péchés

En nous enfonçant dans le vieux Somnath, nous retrouvons cette ambiance chaleureuse et typique de l'Inde avec ses ruelles étroites, ses petites échoppes et ses regroupements populaires. Au détour d'une rue, nous tombons sur un petit commerce devant lequel se joue une partie de carambole (billard indien), l'occasion pour Michel de se joindre à eux le temps d'une cuisante défaite et de quelques selfies.

La vie animée de Somnath 

Avant de repartir pour une nuit de train direction Ahmedabad, la ville frontière avec l'état du Rajasthan, chacun de nous prend le temps de faire quelques petites emplettes aux couleurs locales!


Les voyages forment la jeunesse comme il est coutume de dire. Nous avons donc choisi de rejoindre Jaisalmer de manière accélérée. En Inde, il s'agit donc de faire 1 nuit de train et 1 nuit de bus à la suite. N'ayant pas oublié que nous étions accompagnés d'un quinquagénaire qui a fait ses expériences en son temps, nous prenons une chambre d'hôtel confortable pour la journée de transit à Ahmedabad afin de nous reposer paisiblement. Les souvenirs que nous gardons de cette ville sont donc brefs. Ils se limitent à une grosse galère avec les rickshaws pour parvenir à atterrir dans l'hôtel souhaité et un aperçu depuis le bus de nuit d'une métropole qui semble moderne et bien entretenue.


Nouvel épisode à venir au Rajasthan!

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Publié le 15 mars 2017

Les expériences en Inde se succèdent mais ne se ressemblent pas. Contre toute attente, cette nuit de bus pour rejoindre Jaisalmer a été extrêmement froide et les fuites d'air continues par les vieilles fenêtres ont rendues la traversée un peu pénible. Bien évidemment, nos tenues pour affronter le froid des montagnes népalaises dormaient bien au fond de nos bagages dans la soute du car! :D


L'arrivée sur Jaisalmer est magnifique. Le lever du jour sur le désert Thar, les premiers rayons de soleil sur "la ville dorée" et son somptueux fort nous réchauffent rapidement. Nous trouvons facilement une bonne adresse d'un homestay chaleureux dans une vieille bâtisse en pierre tenue par un couple proche de la soixantaine. Le fort est ouvert au public sans restriction mais nous choisissons de loger à l'extérieur. En effet, l'édifice a été construit sur une masse de sable a une époque où la population était nettement moins importante et l'ajout de canalisations par la suite a précipité l'écroulement de certaines parties. Les guides recommandent donc de ne pas loger dans ce dernier. Cela étant, le calme et le confort des lieux nous invitent à poser nos sacs pour 6 jours des plus agréables dans cette ville.

Jaisalmer, son fort et ses temples Jaïn 

Le Rajasthan est une grande région désertique à l'ouest du pays. Chaque ville importante a la particularité d'être connue pour la couleur propre avec laquelle elle a été peinte à l'origine. Jaisalmer, à tout juste 100km à vol d'oiseau du Pakistan est la ville dorée, Jodphur la ville bleue, Udaipur la ville blanche et Jaipur la ville rose. Les maharajas se sont succédés dans chacune de ces cités, laissant derrière eux de magnifiques forts en héritage. Vous l'aurez donc compris, cet état est connu dans toute l'Inde pour sa multitude de couleurs qui se retrouvent autant dans la construction des villes, les vêtements des femmes, les divers mets, les poudres ou encore les bracelets multicolores sur les marchés. Imaginez Cyndie dans ce paradis de couleurs !! Seul le porte-monnaie a pâli! :) Bilan: 2 colis de 3kg direction la Suisse! (Pourquoi 2? Car nous pensions avoir tout envoyé dans le premier...ça c'était avant de découvrir Pushkar et ses ruelles!).

Shopping shopping! 

Dans ce grand état où tout mérite d'être visité, nous avons opté pour 3 endroits. Jaisalmer perdue au milieu du désert, Jodhpur et son fort imposant et Pushkar la ville sainte.


L'attraction principale de Jaisalmer, hormis son fort, repose sur ses safaris à travers les terres arides et les dunes de sable à dos de dromadaires. Nous prenons des renseignements sur plusieurs jours pour finalement nous décider sur une aventure de 2 jours et 1 nuit à la belle étoile loin des dunes les plus touristiques. La région étant surveillée de part sa proximité avec le Pakistan, les touristes ne sont pas autorisés à s'éloigner de plus de 60km aux alentours ouest de la ville. C'est donc dans ce périmètre que nous pénétrons, dans un premier temps en Jeep, à la découverte de villages fantômes et à la rencontre de notre chamelier. Par la suite, l'immersion se poursuit à dos des camélidés pour une balade d'une heure entre les champs d'éoliennes nous permettant de rejoindre la dune de sable fin qui nous servira de gîte. Repas, soirée autour du feu et installation d'un espace nuit confortable sont agréablement arrangés par le chamelier et son entourage afin de nous permettre un moment de repos plaisant. Le lendemain nous observons avec émerveillement le levé du jour sur la dune avant de repartir pour une petite trotte en dromadaire jusqu'à la Jeep. Malheureusement, un couac dans l'organisation force Michel à faire du dromadaire le second jour, ce qui ne devait pas faire partie de notre arrangement avec l'organisateur. Il lui en coûtera quelques jours de marche avec un magnifique bâton de bambou pour appui. Une histoire d'entraide entre le fameux bambou et Michel, l'entraîne à prendre une décision, non sans conséquences, de le ramener avec lui jusqu'en thaïlande (nous vous laissons imaginer l'aventure dans les divers transports tels que rickshaws et bus sans compter l'avion à venir avec le-dit bâton de 2m de haut :D ).

Camel Safari 

L'hygiène alimentaire en Inde étant ce qu'elle est, Cyndie a attrapé une petite infection alimentaire durant le séjour à la ville dorée qu'elle a baladé jusqu'à Jodphur avec des sérieux maux de ventre. Sous la pression d'Alex, elle finira par visiter le médecin d'un petit hôpital local après 5 jours pénibles. 3 jours d'antibiotiques plus tard, l'épisode est clos! Quel bonheur de pouvoir à nouveau mettre du solide dans ce petit bidon fatigué d'absorber des soupes au riz en face de ses hommes qui débordent de créativité et d'appétit en matière de commandes :)


Outre cette mésaventure, les derniers jours à Jaisalmer et la découverte de Jodphur sont des plus sympathiques et les locaux se montrent toujours aussi curieux quant à notre provenance et nos liens familiaux. Les selfies sont cependant moins fréquents, ce qui n'est pas pour nous déplaire.


A Jodhpur, la ville bleue, nous résidons aux pieds du fort, dans un petit guesthouse surplombant la ville, juste au dessus du quartier de Clock Tower. Comme son nom l'indique, une grande horloge trône majestueusement au milieu de la place centrale. Entourée d'un bazar dans lequel il est possible de trouver tout et n'importe quoi, des magasins de tissus aux réparateurs de vélos, nous découvrons le petit bistro "Café Royal" où nous passons de longues heures à discuter avec la très sympathique famille propriétaire du shop autour de délicieux cafés italiens! Les premiers depuis qu'on est en Inde, hmmmmm :P

Clock Tower place à Jodhpur 

Durant nos 4 jours dans la ville, nous tentons de faire réparer une pièce en bois antique que Michel s'est procuré à Jaisalmer. Sur les conseils du vendeur, nous nous rendons dans une menuiserie qui se révèle être... un shop d'envoi de colis... Comme se plaisent à dire les locaux, "In India, everything is possible... but not always available". Cependant, après quelques haussements de voix face à des indiens qui ne semblent pas disposés à nous aider, nous faisons la rencontre d'un local qui nous prendra sous son aile par pure sympathie. Avec lui, nous zigzaguons aux travers des ruelles et le long de rangées d'industries jusqu'à un petit menuisier (un vrai cette fois ! ;) ) avant de se voir offrir un bon lassi bien frais. Nous passerons un jour supplémentaire dans la ville le temps de récupérer le précieux objet réparé, sans aucun frais!

En contre-partie, nous entraînons Michel, passionné par l'histoire (c'est bien connu ^^), à la découverte du fort lors d'une visite matinale au son de l'audio-guide francophone. La vue sur la vieille cité depuis le haut des remparts est imprenable.

Après plusieurs visites, Michel déserte la troupe. Nous en profitons pour continuer à nous promener autour de ce fort de Mehrangarh, où nous découvrons des jardins ainsi qu'un temple bouddhiste, là-haut sur la montagne ! Plusieurs centaines de marches plus haut, nous admirons la vue sur la région, l'ancienne ville comme la nouvelle.

Mehrangarh et ses alentours

Le trajet précédent se révélant difficile pour la gambette de Michel, nous récupérons la pièce en bois avant de monter dans un AC Volvo deluxe bus ! Wahou ! Le voyage est passé beaucoup plus vite sans être bringuebalés dans tous les sens. Nous avons même réussi à dormir quelques heures, événement rare dans les bus de jour ;).


Nous arrivons ensuite à Pushkar, un village encerclant un tout petit lac. La négociation de notre logement est difficile mais nous obtenons 2 jolies chambres placées autour d'un jardin. Nous sortons à peine visiter la ville lorsque des "dévots" nous sautent dessus pour réaliser des prières au bord de ce lac sacré. Prévenus, nous déclinons l'invitation. Nous les voyons alors se précipiter vers d'autres touristes, en insistant pour recevoir de l'argent en contre-partie (parfois beaucoup d'argent !).

Nous passons nos journées à nous balader le long de ghats de Pushkar, dans la ville et les alentours. L'air en Inde est tellement sec que des crevasses s'ouvrent sous nos talons. C'est finalement un sympathique Indien qui nous amènera chez lui pour une méticuleuse pédicure. Sa famille est présente est nous profitons du moment pour discuter avec sa femme et sa fille, notamment de la préparation de la fête du jour, la Shivaratri.

Pushkar 

NB : Cette fête est très importante pour les Hindous, étant dédiée au Dieu Shiva. Elle dure 24 heures et emmène avec elle, un cortège de musique, de prières (récitation de mantras) et de célébrations. Durant cette journée, il est de coutume de consommer le fameux Bhang Lassi (ou toutes autres préparations à l'herbe qui fait rire).


Finalement, après plusieurs jours bien reposants, nous rejoignons Agra pour la découverte d'une des sept nouvelles merveilles du monde.


À bientôt, Namaste.

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Publié le 15 mars 2017

Nous pensions en avoir fini des bus de nuit mais finalement nous y prenons goût car ils permettent d'éviter de fastidieux trajets sous un soleil de plomb !


Nous rejoignons donc Agra au petit matin, plus ou moins reposés. Nous trouvons un petit guesthouse miteux à 2 pas du Taj Mahal qui nous satisfera pour la seule nuit que nous ferons avant de rejoindre Delhi. Plusieurs restaurants alentours proposent des repas depuis leurs terrasses sur le toit, permettant de contempler le somptueux monument. C'est ainsi que nous profitons de ce premier face à face avec cet extraordinaire édifice, bien plus imposant que dans notre imaginaire.

Michel ayant déjà eu la chance de découvrir les lieux trente ans au par avant, il nous laisse partir pour la visite des jardins du Taj Mahal seuls. Le précieux sésame vaut tout de même 1000rps par personne, ce qui est plus cher que nos nuitées à l'hôtel !


La fin de matinée approche quand nous pénétrons dans l'enceinte chargée de visiteurs. La grandeur des monuments et la splendeur des jardins nous font rapidement oublier le monde qui nous entoure. Nous sommes tout bonnement émus par la magnificence de ce mausolée de marbre blanc semblant flotter au dessus du sol. Construit dans le style moghole, la symétrie est respectée dans chaque élément du décor, les murs sont incrustés de milliers de motifs géometriques et floraux en pierres semi-précieuses provenant des pays alentours. Il n'aura fallu pas moins de 23 années de travail pour en achever la construction complète en 1653. Pour histoire, cet édifice à été érigé par le Maharaja Shâh Jâhân en l'honneur de sa deuxième épouse adorée décédée en mettant au monde leur 14ème enfant!

Nous ne visitons pas plus la ville mais prenons le temps de flâner jusqu'au bord de la rivière en écoutant Michel nous conter ses souvenirs des lieux. Nous apprécions ce moment ensemble bien qu'il nous soit difficile de nous représenter les étendues vierges de tous ses marchands qui nous sollicitent.

Le lendemain nous partons pour notre train dans l'après-midi,malheureusement il est annoncé avec pas moins de 7h de retard ! nous contactons l'agence à Pushkar où nous avions fait notre réservation, il nous indique que le billet n'est pas remboursable mais que nous pouvons prendre un autre train sans frais supplémentaires. Les renseignements de la gare ne sont pas de cet avis. Nous choisissons cependant de sauter dans le premier train en direction de Delhi car nous ne sommes que peu motivés à arriver dans la ville aux alentours de 3h du matin ! Par chance, le contrôleur s'est arrêté aux sièges derrière nous,nous arrivons finalement à New delhi avec 1h d'avance sur notre programme initial !


L'hôtel où nous avons réservé une dernière nuit à 3 est très confortable et nous passons une bonne nuit dans un lit douillet.


Le matin du 1er mars, nous prenons un petit déjeuner sur la terrasse du toit avant de nous dire au revoir. Michel prend son avion à 16:20 pour Varanasi et nous partons direction le Népal. Le temps des bisous est rapide car le taxi, pressé par les klaxons, repart sur les chapeaux de roues. Nous profitons des quelques heures qui nous reste pour utiliser le bon wifi de l'hôtel et nous balader sur la célèbre Conaught place. Sous l'immense nuage de pollution se cache une belle place avec son "central park" et ses boutiques occidentales aux alentours. Les femmes en sarees sont remplacées par de nombreuses jeunes filles en baskets, talons, jeans et débardeur; parfois même, une clope à la main. Les amoureux se tiennent par la main et se becottent au bord des grandes avenues, nous nous sentons un peu décalés avec nos sarwels colorés.

Finalement, nous laissons tomber notre vol Delhi-Kathmandou (vol que nous avons du réserver pour obtenir le visa Indien) pour rejoindre le Népal par voie terrestre, en passant la frontière entre Bambassa (Inde) et Mehandranagar (Népal). Pour ça, un dernier bus de nuit Indien sera nécessaire.

Vraiment trop de place ! 

A bientôt au Népal !

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mars
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Publié le 9 avril 2017

Hey Hey les amis !! Il s'est écoulé du temps depuis le passage de la frontière mais nos rencontres sur place sont si enrichissantes que nous perdons la notion du temps.


Dans cet article, vous aurez droit à un résumé de notre première partie au Népal, du passage de la frontière jusqu'à notre départ pour le tour des Annapurnas ! Les photos brillent toujours par leur absence mais elles arriveront sous peu 😉


Bref, commençons par le passage pédestre de la frontière indo-nepalaise qui à été éprouvant et à la fois incroyable ! Nous ne regrettons absolument pas cette expérience qui nous a offert une vue imprenable sur la région du Terai Népalais et ses montagnes alentours. Il nous aura fallu pas moins de 10km de marche à pieds avec nos sacs, 5h de bus et 45mn de jeep après la nuit (moins mauvaise qu'expectée) entre Delhi et Banbassa, pour rejoindre le parc national de Bardia.

Le lieu est très calme et les touristes rares, les maisons en terres et la nature à perte de vue nous permettent de réaliser que nous avons définitivement quitter l'Inde. C'est dans cet univers que nous faisons la rencontre de Mieke (une hollandaise à la retraite) qui fait depuis 2 ans du volontariat dans une école locale en association avec les villageois de notre guesthouse. Majoritairement depuis l'Europe, elle vient cependant chaque année sur place pour apporter du matériel et donner quelques cours. Cyndie fait part de son enthousiasme quand à ce projet et c'est ainsi que nous nous retrouvons inviter à une cérémonie en l'honneur des plus grands (~16ans) qui vont quitter l'école pour rejoindre les hautes écoles des villes alentours. La motivation ne manque pas au milieu de tous ces enfants curieux. Cyndie, encouragée par Mieke et les profs locaux, se lance dans une journée "d'enseignement" à travers le partage de notre voyage autour du monde. Ce cadre permet d'aborder des éléments de géographie, de cultures, d'économie et de politique. Le caractère ouvert et demandeur des jeunes écoliers transforme rapidement ces cours magistraux en un échange un peu cacophonique et désorganisé. Faire régner l'ordre et la discipline dans des classes de parfois plus de 30 enfants en anglais ce n'est pas une mince affaire!

Pendant ce temps, Alex se fait embarquer par les membres de la famille de la guesthouse où nous logeons pour essayer de collecter des touristes fraîchement arrivés en ville. Nous avons donc eu la chance de partager un peu de la vie du village pendant les quelques jours que nous avons passé à Bardia.


Étant dans une réserve naturelle, nous prenons 2 jours pour nous lancer sur la piste des tigres du Bengale en marchant dans la jungle avec 2 guides (obligatoires pour des raisons de sécurité). Nous n'avons pas croisé le chemin du félin (nous l'avons loupé de 30 minutes...) mais nous avons pu voir des rhinocéros, des vautours, des crocodiles et plein d'animaux en marchant dans cet environnement riche.

Après quelques jours, nous reprenons la route vers Katmandou pour préparer la suite de notre voyage. Refroidis par les 18 heures de bus, nous décidons de nous arrêter à Lumbini (à mi chemin) sur le conseil des propriétaires de notre guesthouse.

En attendant le bus, nous faisons la rencontre de Theun, un hollandais voyageant seul depuis 2 mois au Népal. C'est en sa compagnie que nous passons la journée dans le bus, ralentis par 3 grèves. Ayant eu un bon feeling, nous partagerons un bout dup voyage avec lui.


Lumbini, lieu de naissance de Bouddha, se découvre préférentiellement à vélo, afin d'explorer le grand parc en son centre. Nous louons donc des bicyclettes et parcourons pendant 2 jours les alentours en compagnie de Theun et Cristina (une Roumaine rencontrée à notre arrivée). La particularité de ce lieu réside dans le fait que chaque pays bouddhiste à offert un temple en l'honneur de Bouddha dans ce lieu hautement chargé en spiritualité. Cette diversité d'architecture est aussi un voyage à travers l'Asie et ses cultes bouddhistes.

Durant ces quelques jours, nous entendons enfler des rumeurs sur le blocage de la route vers Katmandou par des manifestants. A l'approche des élections, l'essence est en pénurie dans la capitale. C'est dans ces circonstances incertaines que nous prenons un bus de nuit pour Katmandou sous une pluie battante (notre premier orage depuis 2 mois :) ). Le trajet est comparable à un séjour dans une machine à laver. Et malgré un bus Deluxe avec WIFI et Air Suspension nous décollons de notre siège pendant 12 heures. Nous arrivons au petit matin, peu reposés pour célébrer la fête du printemps appelée Holi (et non "au lit" ;) )

La journée est pleine de couleurs, d'eau et de bonne humeur. Cristina nous quitte pour rentrer chez elle et nous restons avec Theun pour une fin de journée festive et ponctuée de nouvelles rencontres. Malheureusement, nous n'avons pas pu nous lancer à la découverte de la ville, Alex étant cloué au lit par une bonne tourista népalaise (Michel avait prévenu que le Népal fait mal au bidou).

Nous planifions notre trek pour les Annapurnas ainsi que la suite du voyage vers Pékin car les délais pour l'obtention du visa chinois n'attendent pas.


Finalement, nous partons le 16 mars à 3 à la conquête des sommets Himalayens sans guide ni porteurs pour environ 3 semaines de marche.


A bientôt !

17
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Publié le 13 avril 2017

Nous voici presque arrivés au départ du trek ! Cependant, le bus nous menant à Besi Sahar a bien du retard et nous voilà à la nuit tombée dans le bus local sur des routes plus qu'étroites et bosselées. Mais, après avoir sensiblement travaillé notre karma à Lumbini, un local nous accoste pendant notre trajet pour nous proposer de rester gratuitement pour dans sa lodge pour la nuit. L'orage commence et la pluie s'abat sur notre premier jour dans les montagnes. Nous acceptons volontiers l'offre et voilà notre première nuit bookée à Ngadi.

Avant de nous coucher, Madame nous conseille de ranger nos sacs en hauteur, de peur que la pluie n'inonde la chambre pendant la nuit.

Nous nous endormons, inquiets pour la suite de notre voyage...


Au réveil, la pluie a été chassée par un soleil radieux. Nous commençons notre marche remplis de motivation, prêts à avaler les kilomètres. Malheureusement, après 1 heure de marche, les nuages noirs s'accumulent et la pluie reprend ses droits.

Nous passons donc le reste de la journée et la nuit dans une petite lodge sympathique où nous faisons la connaissance de Hayo. Comme Theun, il est hollandais, et s'est lancé dans ce trek seul. Nous partons donc le lendemain avec un nouveau membre.

Les premiers jours passent plutôt vite. Avec en moyenne 5 heures de marche par jour, nous sentons nos corps se renforcer en portant les sacs. Nous avons essayé de faire le plus léger possible mais le sac d'Alex semble peser lourd. Le début du trek étant assez "plat", le poids n'est pas un problème. Mais les inquiétudes pour le passsage du Thorong La, à 5416m, sont présentes.


Les paysages sont comparables à la Suisse. Les hauts sommets ne sont pas encore visibles et nous marchons au milieu de la forêt et le long des rivières. Le 3ème jour, nous passons proche de la pluie mais l'évitons de justesse.

Puis, à partir de 2500m, nous n'aurons plus que du soleil, un ciel bleu sans nuage et un panorama grandiose.

C'est lors de notre 4ème jour que nous avons eu nos premiers contacts avec les hautes montagnes. Après un long escalier et une montée relativement raide (700m de dénivelé positif), nous arrivons à Timang où nous restons pour manger. Le ciel est parsemé de nuage et c'est après un moment que nous apercevons le Manaslu (8156m) en face de nous. Nous attrapons la carte pour essayer de déterminer les sommets alentours, mais toujours pas d'Annapurnas en vue.


Mais après quelques heures de marche à tourner autour d'une montagne, nous apercevons enfin Annapurna 2. Nos compagnons décident de rester pour la nuit pour pouvoir contempler pendant des heures les premiers sommets.


Le jour d'après est long et les dernières heures sont difficiles pour Alex qui commence à souffrir d'un genou. Heureusement, nous stoppons à Mungii, une petite ville à la croisée de 2 treks secondaires. Nous rencontrons sur place 2 américains, Patrick et Jeff. Notre groupe agrandi, nous entamons la première ascension à 4800m. Patrick est resté à la lodge et Alex le rejoint après 10' de marche, son genou l'empêchant de continuer. Déception, mais journée de repos parsemée de rencontres agréables. De son côté, Cyndie revient fatiguée avec un petit mal de tête (altitude oblige) mais enchantée par le panorama.

Seules 30 minutes de marche nous séparent de Manang (3540m), ville d'acclimatation avant de monter plus haut en altitude. Le rythme est tranquille, le terrain facile et plat. Bref, une journée très difficile ;)

Au programme de la journée d'acclimatation, chillin', cinéma privé avec pop corn et feu de bois avec nos compagnons de voyage ! Encore une journée fatigante ! :)

La prochaine étape nous mène très haut (5000m) pour aller voir le lac le plus haut du monde, le Tilicho Lake. Le chemin vient d'ouvrir la veille et nous partons tôt pour éviter les risques d'avalanches et de glissements de terrain qui peuvent survenir à cette saison.

La montée n'est pas si difficile à faible allure (sans les sacs!) et nous découvrons un gigantesque lac gelé et recouvert par la neige. Nous assistons à une avalanche en direct, ce qui nous incite à gentiment redescendre au camp de base. Le mal des montagnes se fait quelque peu sentir aussi et nous entamons le retour avec un léger mal de tête. La descente s'avère horrible pour le genou d'Alex qui arrive au camp de base sur les rotules (Ah Ah ;) ). Mais le jeu en valait la chandelle qu'il a dit !

Deux jours de marche après le lac, nous voilà enfin au pied du camp de base pour la fameuse Thorong La Pass. Nous choisissons de ne pas monter au camp de base situé à 4900m après plusieurs conseils de locaux et trekkers. En effet, à cette altitude, le mal des montagnes peut être plus fort et la nuit moins reposante. Malheureusement, le nuit n'est pas tendre avec Cyndie qui commence à avoir des douleurs au ventre (cela devient lassant!) ... Le réveil étant prévu à 4h du matin, nous prévenons nos amis que nous restons un jour de plus. Patrick et Jeff doivent partir, mais Hayo et Theun restent avec nous. Nous profitons de cette journée pour monter (très tranquillement) jusqu'au camp de base. En effet, le gérant de la guesthouse où nous logeons conseille à Cyndie un peu de marche pour aider son rétablissement. L'effet est immédiat et son état s'améliore. Nous tentons donc l'ascension le lendemain. Le départ sous les étoiles à la lampe frontale est superbe. A partir de 5000m, chaque pas est difficile, en particulier avec nos sacs sur le dos... Mais après 3 heures d'ascension, nous touchons enfin au but, l'arrivée à 5416m, au Thorong La !! Le panorama est magnifique, renforcé par la fierté d'être arrivé en haut. La descente se fait en quelques heures et finalement, s'avère moins difficile physiquement que celle de Tilicho mais la journée est longue (9h de marche) !

Le reste du trek s'avère plus facile. Nous marchons toujours 5-6 heures par jour mais le terrain est plat ou en légère descente jusqu'à Jomson.

De là, nous prenons un bus chaotique jusqu'à Tatopani ("eau chaude" en Népalais) où nous nous prélassons dans les sources d'eau chaude. Petite anecdote marrante, avant le départ du bus, nous avons été béni pour le voyage car nous allions essayer un nouveau chemin... Scène très cocace !


Enfin, pour les 2 derniers jours de trek, nous avons évolué au milieu d'une végétation luxuriante. La pluie et la grêle nous ont ralentis mais après 2000 mètres de dénivelés positif puis négatif nous arrivons à Naya Pul, dernière ville du circuit. Puis, transport à Pokhara pour se reposer quelques jours avant le retour à Katmandou.

Pokhara est une ville très agréable et reposante au bord d'un lac encerclé par les sommets enneigés, le lieu idéal pour récupérer du trek.Le programme est assez simple. Repos, massage, shopping et visite de temple. Cyndie passe une après midi complète dans un Beauty Parlour à se préparer pour Bali à la fin du mois.

Nous gardons quand même une certaine activité avec 1h de yoga chaque jour pour rééquilibrer notre corps et notre esprit (et forger notre body pour les mois à la plage :) )!

Nous sommes le 11 avril, et nous retournons à Katmandou pour finaliser notre trip au Tibet. Yeah !

Nous nous baladons dans Katmandou à la découverte des lieux. Nous passons dans Durbar Square, la place de l'ancien palais, qui a subi de gros dégâts suite au tremblement de terre de 2015. Nous apercevons à une fenêtre la Kumari, une petite fille choisie dans un village alentour qui est désignée comme la réincarnation d'une déésse.

Puis nous montons une colline pour arriver au Monkey Temple, un lieu saint important dans la vie népalaise.

C'est décidé, le 14 au matin, nous partirons pour 10 jours au pays du Dalaï Lama avant de rejoindre Beijing.


See ya friends !

14
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Publié le 18 mai 2017

Ni Hao!

Bien que s'agissant d'un petit vol (1h35) entre Katmandu et Lhasa, le dépaysement a été bien plus grand qu'attendu à notre arrivée au Tibet. Nous avons laissé derrière nous une ville encore marquée par le tremblement de terre de 2015, ses routes poussiéreuses à la circulation chaotique et un aéroport sommaire avec beaucoup plus de gens qu'il ne peut en contenir. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons atterri dans cet aéroport ultra moderne à l'organisation militaire, rencontré notre guide et notre chauffeur (obligatoire pour circuler au tibet) et pris place dans un monospace où nous pouvions étendre nos jambes en largeur et en longueur sans nous toucher. C'était sans compter sur les énormes routes en parfait état qui allaient gentiment nous faire somnoler pendant les longues heures de trajets régulés par les radars (on avait oublié que ces choses là existaient!).


Bref, nous arrivons à Lhasa après un vol franchement turbulent au dessus de l'Himalaya avec 2h15 de décalage horaire en plus. Malheureusement, de nombreux nuages ont limité notre visibilité des sommets. Notre guide tibétain s'appelle Pema, il a une trentaine d'années et parle bien l'anglais. Cela vous paraît peut-être évident mais il faut savoir que durant nos 2 semaines en Chine les personnes parlant quelques mots d'anglais se comptent sur les doigts d'une main, tout comme les panneaux en anglais d'ailleurs. Nous avons donc utilisé de façon très régulière un petit livre édité par Le routard (G'Palémo), constitué de 200 dessins pour se faire comprendre. À cela nous avons ajouté des mots de vocabulaires tibétains et chinois que nous avons demandé à notre guide afin de pouvoir commander de petits plats dans les restaurants locaux.

Le plateau du Tibet étant situé à ~3500-4000m, le soleil nous chauffe bien la peau mais les soirées sont franchement fraîches, le vent aussi d'ailleurs. En 8 jours nous avons visité principalement des monastères, le palais du Potala, passé 2 cols à plus de 5000m (mais en voiture cette fois!), vu de magnifiques étendues de nature sur fond de sommets enneigés et goûté de délicieux plats à base de Yak. Notre guide nous permet d'explorer les origines du bouddhisme tibétain ainsi que les particularités des édifices que nous visitons. Il répond volontiers à toutes les questions pour autant qu'elles ne touchent pas à la politique et/ou au conflit sino-tibétain.

Malheureusement, les nombreuses caméras dans les lieux de visites ainsi que dans la voiture brident les conversations. Cela dit, nos échanges sont très enrichissants tant au niveau des connaissances que de l'aspect spirituel et nous avons eu de quoi titiller nos neurones au repos depuis un moment. Les rapports avec Pema sont très agréables et malgré les obligations d'encadrement au Tibet pour toutes les visites, une fois celles-ci terminées nous sommes libres de déambuler dans les différentes villes/villages. Notre parcours a été le suivant; 2 nuits à Tsedang, 1 nuit à Gyantse, 1 nuit à Shigatse (avec des punaises de lit pour pas que l'on perde l'habitude :P) et 3 nuits à Lhasa.

Tsedang et ses alentours 
Passages à 5000 mètres sur la route pour Gyantse 
Gyantse 
Shigatse 
Lhasa 

L'après-midi de notre 8ème jour nous embarquons pour 40 heures dans "le train du ciel", le plus haut du monde, reliant Lhasa à Pékin. Nous avons la chance d'être dans une cabine à 4 (plus de places libres dans les classes inférieures) que nous partageons avec un couple de chinois adorables d'une septantaine d'années. Avec quelques gestes, des images et 1 mot 1/2 de vocabulaire nous avons bien rigolé et les heures sont passées rapidement. Malheureusement, les hauts sommets ont été traversés durant la nuit et les paysages ne sont guère très variés (en comparaison avec ceux que nous avons vus dans les dernières semaines). Prévoyants, nous avons suffisamment d'occupations pour faire passer le temps et le voyage se fait de manière agréable!

Des lunettes à oxygène disponible pour le passage à 5000m  
Sur le trajet 

Les 4 derniers jours à Pékin s'avèrent une bonne surprise pour nous. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre alors nous avions tenté de modifier nos billets d'avion pour 2 jours à Pékin et les 2 suivants à Hong-Kong mais en vain. Finalement, cette mégapole ultramoderne est très lumineuse, agrémentée de nombreux parcs, d'un peuple respectueux et discret (en dehors de certaines tenues vestimentaires extravagantes). Le tout sous un soleil radieux et des températures estivales. Nous avions également eu des échos négatifs quant à la nourriture, fort heureusement on s'est régalé avec chaque plat et, rassurez-vous, il n'y avait pas de cervelles d'animaux ni de sang de serpent au menu. Certains abats se mangent, certes, et des brochettes d'insectes sont parfois proposées dans certains quartiers mais rien de plus surprenant que dans d'autres régions du monde!

Scorpions, chenilles et vers à soie mais aussi calamar, porc et poulet ! Ouf !

Nous avons bien évidemment profité de nous promener à travers les allées des énormes centre commerciaux de la ville pour le plus grand plaisir de Cyndie (mais pas de place dans le sac pour acheter...) afin de garder le rythme du trek après quelques heures de visites! Nous avons aussi maintenu la cadence des visites initiées au Tibet car le peu de jours couplés à la curiosité face à la découverte d'une nouvelle civilisation est un mélange sportif. Nous vous laissons découvrir cela en photos pendant que nous repartons tout excités pour un séjour balinais (des vacances quoi ;) ) avec nos proches de Genève, Emma et Seb, ainsi que la cousine super Moit-Moit de Cyndie!

La cité interdite 
Heaven palace
Les Hutongs et le Lama Temple 
La grande muraille de Chine 
Old Palace 
Et le fameux canard laqué ! Un délice !! 

À bientôt, en bord de mer pour de nouvelles aventures!

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avr
27
avr
Publié le 31 mai 2017

Hello Sunshine !


Bonjour la moiteur, la sueur sur les tempes et le t-shirt mouillé. Non ce n'est pas une soirée arrosée mais un retour à la chaleur tropicale qui nous a tant manquée.

L'atterrissage à Denpasar plante le décor. La température est de 30°C et le niveau d'humidité élevé. Nous sommes sensés retrouver Emma et Séb sur une plage à l'ouest. Normalement, il ont déjà trouvé une guesthouse puisqu'ils avaient prévu de prendre le bateau de la mi-journée. Bien entendu, le WIFI ne fonctionne pas dans l'aéroport. Et surtout, nous sommes à nouveau pris d'assaut par les conducteurs de taxi. Asia quand tu nous tiens ! :)

Nous récupérons finalement nos amis sur la route (arrivés plus tard que prévu, très étonnant ;) ) grâce à notre taximan qui partage sa 3G et nous dégotons une guesthouse très confortable et très bien négociée par Cyndie et Séb pour les 2 prochaines nuits.

Après une visite nocturne à la plage, nous n'arrêterons de discuter que très très tard dans la nuit.

Les retrouvailles 😀

Le lendemain, nous goûtons aux délicatesses de Bali, planifions notre séjour et attendons l'arrivée de Maloé avec impatience. Le soir venu, nous sommes au complet, la voiture est louée et nous repassons une courte nuit avant de partir dans le nord vers Lovina Beach.

La journée d'anniversaire d'Alex est l'occasion de toutes les folies. Nous partons tôt le matin à la rencontre des dauphins sur une petite barque bâlinaise avant de partir tous pour une double plongée au parc national. Même Maloé se lance pour une initiation sous-marine! Toute notre petite bande fait la rencontre d'un requin à l'exception de nous 2 qui écoutons avec envie leurs récits. Le soir nous apprécions un apéro au rhum et même un super gâteau d'anniversaire tout rose pour l'occasion! Une journée parfaite pour entamer cette 30ème année!

Levé de soleil sur Lovina en compagnie des dauphins ! 
Joyeux anniversaire !! 
Plongées sur Pulau Menjangan Island 

Après avoir également profité des sources d'eau chaude naturelles qu'offre ce petit village côtier, nous partons pour les rizières d'Ubud. Les bouchons et la pluie entravent un peu la beauté des lieux mais ne limitent en aucun cas nos visites! Ce sera donc équipés de pèlerines que nous marchons dans ce décor magique.

Finalement, nous choisissons de terminer les derniers jours sur Nusa Penida, la plus grande des 3 petites îles au sud-est de Bali. Malgré sa taille, elle est la plus préservée des Nusa et les resorts se comptent sur les doigts de la main. Nous atterrissons à la nuit tombée dans un hôtel relativement chic qui est le seul à proposer encore une chambre. Les prix étants élevés pour notre budget et le choix limité, nous choisissons de partager cette chambre à 5 durant 3 nuits.

Ah voilà ! 

Les filles dans le lit, Alex sur un matelas de sol et Séb à même le sol. On a bien ri! La visite de l'île se fait en scooter (quasiment pas de voitures) et nous nous retrouvons dans des paysages les plus grandioses les uns que les autres, tant sur terre que sous l'eau. Le dernier jour nous partons à la rencontre des raies-mantas, quel spectacle!

Nusa Penida avec en dernier, la photo de couverture de notre prochain album : Bintang Bali 😉

Outre la possibilité de pratiquer notre français dans un cadre idyllique, ces quelques jours de partage entre amis et famille nous laisserons des souvenirs impérissables.

Fin du voyage à  Candidasa

Le temps est passé à toute allure et la joie des retrouvailles laisse place à de la nostalgie au moment de se séparer. C'est avec la hâte de pouvoir les resserrer à nouveau dans nos bras que nous nous envolons vers l'Australie afin d'allonger le séjour en famille de quelques jours.


See you!


PS: Pour information, nous sommes très excités à l'idée de rejoindre l'Australie car nous attaquons une nouvelle partie du monde, un nouveau continent, plus éloigné de l'Europe que toutes nos précédentes expériences.

7
mai
7
mai
Publié le 11 juin 2017

Hi guys !


It was early morning when we landed in Sydney, just on time for brekkie (breakfast for Aussie mates)!


Tout ça pour vous mettre déjà dans le bain, entre les accents de malade et le vocabulaire propre aux australiens on a de quoi ouvrir grands les yeux et les oreilles ;)

Opéra de Sydney Sous différentes perspectives 

Odile, la cousine de Cyndie vivant à Canberra (capitale australienne), est supposée nous accueillir à l'aéroport mais en raison d'une panne de réveil nous restons un peu plus longtemps en attendant sa venue, ce qui nous donne l'occasion d'un café à 4 dollars (eh oui, ce n'est plus l'Asie!). Nous passons une semaine avec elle et son mari, Andrew, qui nous gâtent chaque jour; appartement de location en front de mer à Manly Beach sur Sydney, 3 jours chez eux avec raclette au programme et finalement petite maison sur Hyams Beach (une des 12 plus belles plages du monde, rien que ça!) pour les 2 derniers jours. Autant de bons moments à rigoler en faisant nos premiers pas australiens que de visites qui s'enchaînent pour notre plus grand bonheur!

De Sydney à Canberra 

Ces quelques jours en famille nous ont permis de pratiquer notre switch entre l'anglais et le français, quelle embrouille par moment :) !

Durant cette semaine nous récupérons également notre van et foulons nos premiers kilomètres sur les longues routes australiennes. Entre collines à perte de vue, végétation luxuriante et plages à couper le souffle nous ne sommes pas déçus! Nous débutons réellement notre vie d'escargot à Jervis bay où nous dormons dans un parc national vierge de vie humaine ce dimanche soir de basse saison, avec la pluie. Nous faisons ainsi nos premières rencontres sauvages avec au menu des kangourous, des wallabies et des opposums, trop cool.

Jervis bay 

Nous remontons ensuite la côte Est en zigzag au gré de nos envies et inspirations. Nous bougeons beaucoup mais faisons de petites distances car le temps ne nous manque pas. Ainsi nous passons par les Blue Mountains où nous faisons une belle randonnée dans la forêt d'eucalyptus. Ces arbres, libérants des vapeurs avec la châleur (principalement en été), créent un voile bleu sur les montagnes ce qui leurs donne leur petit nom.

Les prairies de la kangaroo Valley et Les Blue Mountains 

Nous faisons également escale à Avoca Beach où nous rencontrons Philippe, un français d'une soixantaine d'années, du nord de la France, qui réside en Australie depuis de nombreuses années. Nous passons une soirée très agréable dans son petit bar espagnol privé à déguster des olives de sa confection et de l'emmenthal (suisse!) avec quelques bons verres de Rioja. L'avantage principal de notre mode de vie est que nous n'avons eu que 5m à parcourir pour rejoindre notre maison, ce qui peut grandement aider après quelques verres!

Avoca Beach 

Le lendemain nous avons repris la route pour la Hunter Valley (plus ancien vignobles australiens) afin de rester dans le thème où nous avons apprécié quelques dégustations au milieu des vignes.

On est pas bien à la Hunter Valley? 

Notre parcours nous fait aussi traverser Newcastle un jour de pluie, pour une pause lunch, avant d'aller passer la nuit du côté de Port Macquarie, une station balnéaire assez chic de la côte Est.

Newcastle under the rain

Nous avons profité de flâner au marché de Bellingen, une petite ville hippie que Philippe nous avait conseillé tout en faisant quelques courses pour les jours à venir.

Le marché Hippie de Bellingen 

Finalement, nous arrivons au matin de l'anniversaire de Cyndie sur Byron Bay où nous nous installons pour une petite semaine pleine de fun. Au programme: cours de yoga sur donation, cours de drum gratuits, soirées musicales, cours de surf, levé de soleil sur le phare de Byron et plongée à la rencontre du Wobbagong shark (requin moustachu inoffensif) sur Julian's rock. Le tout agrémenté de quelques restos, dégustations d'huîtres et glaces en bord de mer. Bref, vous l'aurez compris, Byron n'était pas très bon pour notre budget!

La grande vie à Byron

Nos premières impressions sont supers, cet immense pays propose des paysages d'une grande diversité allant de la rainforest tropicale aux grandes prairies parsemées de vaches, des zones désertiques aux longues plages de sable blanc. Les animaux sont plus nombreux que les êtres humains, ce qui n'est pas toujours pour nous déplaire et nous nous habituons au risque parfois existant de faire des rencontres potentiellement dangereuses. Les appréhensions de Cyndie se sont cependant largement dissipées en voyant les nombreuses personnes dans l'eau et en discutant avec les locaux qui font face à la faune sauvage depuis de nombreuses années. Elle vit maintenant sereinement le partage du territoire terrestre et marin!


Seuls bémols à ce jour, les températures parfois basses à la nuit tombée en raison de l'hiver. Dans notre maison nous nous sentons bien mais pour le pic-nic en plein air, certains soirs, on repassera!Bien que nous remontons justement dans le but de quitter les zones tempérées du sud à la rencontre des régions tropicales du nord, nous avons rarement plus de 25 degrés en pleine journée avec un vent bien souvent frais. D'autres part nous avions sous-estimé les interdictions de séjourner dans le van "overnight", nous devons donc bien souvent nous mettre aux abords des villes ou à l'écart des lieux touristiques pour dormir en fermant parfois les yeux sur les panneaux avertissants du risque d'amende. Selon les locaux, à l'exception de quelques localisations particulières, les Rangers / policiers sont bien souvent plus tolérant à cette période qu'en haute saison. So far, no fines! Malheureusement, nous devons aussi passer de temps en temps une nuit en camping pour recharger la batterie secondaire alimentant notre frigo car nous avons eu la surprise de découvrir que rouler ne suffisait pas à la recharger. Bref, mis à part ces 2 petites choses on profite pleinement et on est un peu tombé amoureux de ce pays!


Nous sommes actuellement en route pour les Whitsundays (nous avons fait quelques étapes depuis Byron) mais la suite des aventures sera au prochain épisode car sinon on va vous perdre :P


Gros bisous à tous!

Have a G'day!

28
mai
28
mai
Publié le 28 juin 2017

Salut à tous,


Les longues routes désertes de l’outback nous laissent le temps de rédiger la suite de nos aventures sur la côte est australienne.


Nous vous avons donc laissé au départ de Byron Bay, les folies budgétaires et les belles découvertes ne se sont pas arrêtées. Au risque de finir sur la paille, nous avons choisi de vivre nos expériences ainsi. Rassurez-vous, avec la nouvelle guitare d’Alex, les compétences naissantes de Cyndie en espagnol et nos figures d’acroyoga nous devrions pouvoir nous faire quelques sous pour rentrer en Europe :D L’autre bonne nouvelle c'est que le banquier ne nous a pas encore appelé :P

Chill avec le camper van 

Bref, c’est donc avec le couché du soleil que nous arrivons sur Gold Coast, station balnéaire la plus huppée de la côte est.

Il s’agit en réalité d’une ville en bord de mer avec une partie centrale composée de grattes-ciels et de boutiques de surf directement sur la plage de Surfer’s Paradise.

Surfers paradise à Gold Coast 

Cette ville est étonnante car elle est construite au beau milieu d’un réseau de canaux permettant de définir différents quartiers. La station est également connue pour ses nombreux parcs d’attractions que nous avons finalement choisi de ne pas faire au vue des coûts élevés de ces derniers. Nous avons opté de longer les quais d’un bout à l’autre de la fameuse promenade en bord de mer à vélo avant de nous trouver un très joli spot en bord de marina pour passer la nuit.

Balade à vélo sur la côte de Gold Coast et soirée Game Center 

Finalement, nous écumons des marchés à la recherche d’une guitare de seconde main pour Alex en vain (il la trouvera par la suite au cash converter de Brisbane). Cependant, nous repartons avec 2 jolies peintures à faire envoyer en Europe.

Marché en plein air à Gold Coast 
Free camping à Gold Coast, on est pas bien là !

Après Gold Coast, nous remontons jusqu’à Brisbane et sa fameuse plage artificielle en bord de rivière (malheureusement partiellement en rénovation). Nous tombons rapidement sous le charme de cette ville où le climat est agréable, de nombreux parcs et balades bordent les quais offrant un côté respirant à ce business center. Nous vadrouillons surtout dans le quartier de South Bank où nous apprécions un petit bain dans les bassins gratuits.

Brisbane, ville magnifique où on se verrait bien vivre... 

Finalement, nous profitons de la navette bâteau gratuite nous permettant d’observer la ville sous un autre angle.

Vue depuis le bateau mais aussi depuis notre lieu de free camping... 

Après ces 2 villes, nous ressentons le besoin de nous retrouver un peu au calme. Nous choisissons de faire escale à Noosa Heads, petite station balnéaire connue pour son joli parc national. Nous arpentons de long en large la forêt d’eucalyptus à la recherche d’un koala, en vain. Certes pour les animaux nous ne sommes pas très chanceux (cf. Le lion en Inde ou le tigre au Népal), cependant les paysages valaient réellement le détour!

Noosa Head et son superbe parc national 

Nous prenons désormais du temps chaque jour pour nos différentes activités, à savoir l’apprentissage de la guitare en autodidacte pour Alex, des étirements et exercices ensemble sous forme d’acroyoga généralement et Cyndie qui s’est mise à l’espagnol entre les moments où elle fait des bracelets brésiliens ! Certaines choses donnent plus rapidement des résultats que d’autres :P

On a du temps pour s'essayer à tout plein de nouvelles choses 😀

Nous poursuivons notre ascension sur Rainbow Beach, port d’entrée pour Fraser Island. Cette plage tire son nom des falaises qui la bordent et des teintes variées qu’elles prennent à l’aube et à la tombée du jour.

Rainbow beach au couché du soleil avant une séance d'acroyoga sur la plage 

Après avoir amassé quelques informations dans une auberge de jeunesse et au tourisme informations center, nous comprenons qu’il nous est plus économique de louer un 4x4 (seul moyen de locomotion sur l’île!) même à 2 et de se la jouer aventurier en camping plutôt que de prendre un de ces tours à 20 personnes, où on dort pour plus cher dans le seul hôtel de l’île! Pour des raisons écologiques, budgétaires et sociales nous nous mettons en tête de recruter 2 personnes de plus pour partager cette nuit d’aventure. Nous rencontrons finalement 2 jeunes allemands emballés à l’idée de conduire un 4x4 dans du sable tout en payant moins. Une fois les permis collectés, l’itinéraire défini en fonction des marées (la route étant en grande partie la plage nous nous devons de respecter certains horaires), les courses faites, nous voilà partis pour 2 jours sur la plus grande île parc national d’Australie.

Départ pour Fraser Island, c'est un beau 4x4 

Malheureusement, la pluie qui est d’ordinaire plutôt timide se montre bien présente durant cette escapade, en particulier le premier jour. Nous peinons donc à monter notre campement de manière efficace avec le matériel d’été que nous avons (loué avec la voiture). C’est finalement une famille d’australiens bien équipés qui nous aideront à avoir un beau campement qui nous permet de profiter d’une agréable soirée sous les étoiles.

Merci les Australiens pour le "léger" coup de pouce  

L’océan qui borde l’île est déconseillé à la baignade (requins, méduses diverses) en revanche l’île propose de splendides lacs où nous pouvons nous prélasser dans un décor paradisiaque en plein cœur de la rainforest. Fraser est une île particulière puisqu’elle abrite le dingo, une espèce de chien sauvage que nous n’aurons pas la chance d’observer (uniquement les traces aux abords de notre campement le matin). En revanche elle nous régalera de 2 magnifiques pythons (espèce inoffensive) sur la route dans les terres.

Sauvage, pluvieux mais tellement beau 
L'eau est claire...mais très très froide à Champagne pool! 
Pas de requins ni de méduses dans ces lacs !! Que du plaisir lors de cette balade sur les routes de sable 

Cette escapade terminée, nous remontons avec d’agréables souvenirs sur Airlie Beach, lieu de départ pour le parc national des Whitsundays découvert en 1770 par hasard par la Capitain Cook et son équipage le dimanche de Pentecôte.

Notre résidence à Canonvale, à 2km d'Airlie Beach. Pas de free camping ici, mais dès le soleil levé, retour sur notre spot 

L’archipel tire son nom de la plage de Whitheaven, constituée d’un sable blanc à 98.8% de silice et du fait qu’il s’est échoué dessus un dimanche (créatif le mec!). C’est dans cet endroit paradisiaque que Cyndie profite de son magnifique cadeau d’anniversaire, vol au dessus du parc national jusqu’à la grande barrière de corail et son récif en forme de cœur avant de naviguer le lendemain jusqu’à Whitheaven Beach. Malgré un soleil superbe, le vent est frais et c'est en bons australiens que nous mettons des combinaisons pour un plouf avec les stings raies et les bébés requins citrons. Nous faisons également 2 sessions de masque et tuba malheureusement décevantes en raisons d’une très mauvaise visibilité (env. 3m) et de coraux fortement abimés par le récent cyclone qui a dévasté cette région de la côte fin mars. La déception sous l’eau n’est cependant pas suffisante pour entâcher ces journées hors du commun et exceptionnelles que nous vivons dans ce lieu magique.

Juste magnifique... 
La plage de WhiteHeaven est probablement la plus belle plage qu'on ait vu, mais le vent était bien frais 

Sur la montée vers le cap nord-est nous faisons escale à Mission Beach (au sud de Cairns) pour nos premières découvertes de grandes plages vierges de baigneurs en raison du crocodile d’estuaire plus connu sous le nom de crocodile de mer! Dorénavant, se baigner dans la mer et/ou les rivières est fortement restreint ou déconseillé, nous nous rafraîchissons donc avec les douches ou les creeks protégées naturellement.


Puis Port Douglas et ses alentours nous tiennent en haleine. En effet nous bookons une triple plongée sur la grande barrière de corail, plus préservée du tourisme de masse qu’à Cairns. Nous choisissons pour cette expérience un petit club de plongée ne prenant pas plus de 12 personnes à la fois, naturellement le prix est plus élevé mais la qualité suit. En raison de la flexibilité de notre planning cette sortie se reporte finalement de 3 jours afin de tomber sur une merveilleuse journée avec une mer calme et un soleil superbe. Nous avons la chance de visiter des zones de la barrière où les grands bâteaux ne se rendent pas et nous sommes l’unique embarcation sur 3 merveilleux sites de plongée. 10 personnes max dans l’eau ce jour répartis en 2 palanquées et 2 personnes en snorkeling. Rien à voir avec les expéditions moins chères où le nombre de passagers peut monter jusqu’à 80!

Certaines photos sont faites avec la GoPro mais les autres sont prises par notre Divemaster, je vous laisse trouver lesquelles :D 

Nous avons profité de ces jours de patience pour monter à Cap Tribulation en plein cœur du Daintree National parc. De nombreuses balades dans la forêt tropicale nous permettent de finalement croiser la route de 3 casoars sauvages, de gros oiseaux préhistoriques de la taille d’une autruche! Nous dégustons également de bons burgers aux parfums locaux après une nuit dans un camping au milieu de la rainforest.

Cap Tribulation et le Daindree National Park! Sauvage ! 

Finalement, sachant que nous allons quitter la côte est australienne, et donc, notre seule chance de voir des koalas en liberté, nous décidons de nous rendre dans un parc d’observation. La majorité des animaux qui y séjournent ont été recueillis suite à des mauvais traitements, des blessures ou une impossibilité de séjourner en habitat naturel. Le billet d’entrée est 35 dollars par personne et nous pouvons y passer autant de temps que l’on souhaite durant 5 jours. Durant la journée de nombreux tours d’information sont organisés gratuitement nous permettant de mieux comprendre le mode de vie de la faune indigène. Bien évidemment nous faisons une photo avec un koala (pour la grand-maman bien sûr :D), activité fortement réglementée par le gouvernement du Queensland car chaque koala ne peut pas sortir plus de 30 minutes de son habitat au risque de perturber son sommeil. Il faut quand même noter que ce mignon petit marsupial bat nos records et ceux du chat avec en moyenne 20 heures de sommeil par jour perché à la cime des arbres. La digestion des toxines de la plante d’eucalyptus dont il s’alimente étant responsable de ces nombreuses heures de repos.

Trop mignon ces petites bêtes 

Le séjour tropical touche à sa fin et nous redescendons pour Townsville afin de nous préparer pour notre longue route à travers le désert australien. Au programme des 3 premiers jours, 2500km jusqu’à Alice Springs.


G’day guys!

19
juin
19
juin
Publié le 1er juillet 2017
🎼 Car j'étais sur la route toute la sainte journée 

Konishiwa mes petits scarabées,


On vous l’avait annoncé dans l’article précédent, nous voilà partis pour 2075km jusqu’à Alice Springs suivi de 465km jusqu’à Uluru (l’attraction principale de cette partie de l’Australie). Je vous laisse faire un rapide calcul…… Eh oui, au menu 2540km de route. On ne connaît pas trop l’état du chemin, ni l’emplacement des stations essences, mais on a assez d’eau et de nourriture dans le van pour tenir des jours dans le désert. Bref, on est chaud pour découvrir l’Outback Australien, chapeau de cow-boy sur la tête (enfin casquette, faut pas déconner non plus) et on commence à avaler les kilomètres.

Très vite, nous comprenons le point le plus important de notre trip désertique. C’est tout droit ! Mais pas avec des feintes ou des petits virages tranquillou… c’est vraiment tout droit, tout le temps !

Qu’à cela ne tienne, nous arrachons le bitume avec notre petit campervan, ballotés de gauche à droite par le vent ou les road trains, ces petits camions de seulement 53,5 mètres de long ! ;)

De dieu le monstre 😉


Finalement, nous traversons petit à petit 900km de bush ce premier jour. Alex qui était motivé finit cette journée un peu fatigué. « Demain tu t’y colles » qu’il dit à Cyndie.

Nous passons la nuit à Mount Isa, une ville (si si, on a trouvé la seule ville avant Alice Springs) bâtie semble-t-il plus par nécessité que par souci esthétique. En effet, elle entoure une mine de charbon qui continue à fonctionner aujourd'hui encore. Point positif, un caravan park gratuit au milieu de la ville. On y passe une bonne nuit reposante avant de reprendre la route.

Le lendemain, levé de soleil sur la ville depuis une colline surplombant la ville 

Pour la deuxième journée, on prend les mêmes et on recommence.

La route se fait quand même bien et du coup, Alex reprend le volant le matin pour 451km. A court d’essence, nous ferons halte à Barkly Homestead. Une station essence qui fait aussi restaurant, concert live, agence de voyage, camping, épicerie, garage, office de poste, bar… Bref, un complexe créé autour de la station essence où le stop est indispensable (500km de la ville d’un coté et 350km de l’autre). Pour le coup, on a un peu pleuré au moment de faire le plein, mais bon, on avait pas trop le choix ! :D

Alex laisse le volant à Cyndie, pour les 350km suivants jusqu’au camping, au centre de la capital OVNI d’Australie. En effet, dans la région, il y a eu un grand nombre d’expériences extra-terrestres et de témoignages au sujet de soucoupes volantes ou autres objets aliens.

Le camping OVNI et les Devil Marbles 

On a fait un peu moins de route aujourd'hui (seulement 795km) parce qu’on arrive à un peu moins de 400km d’Alice Springs, une bagatelle (Ah ah!).


Pour nous occuper, on a essayer plusieurs choses. Tout d’abord le jeu de la voiture jaune…mais comme nous ne croisions personne, c’est vite devenu lassant :D. On a tenté un Blind test. Là, on s’est bien marré mais bon, après un certain temps, le répertoire s’est épuisé. Alors on a décidé d’observer les animaux. Les oiseaux…oh un kangourou mort… les termitières…oh un kangourou écrasé…les superbes aigles…oh une vache…en train de sécher au soleil. Enfin vous l’aurez compris, malheureusement, ces routes sont un cimetière d’animaux. Mais quand on voit ces gros camions qui roulent de nuit, on est pas vraiment étonné. Pour rester positifs, on a quand même vu un groupe d’émeus au loin, des kangourous (qui sautillaient cette fois ;) ), des chèvres et même un chameau ! Beaucoup d’oiseaux (d'ailleurs, pendant le tour de conduite de Cyndie, un petit oiseau finira sous le van… bon ratio) dont de grand et majestueux aigles mais aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup de mouches… Mais vraiment beaucoup! Obligés de s’abriter dans le van pour manger le midi. Mais dès que le soleil entame sa descente, ces sales bestioles nous laissent tranquille.

Drôle de manière de s'occuper dans le bush! 

Et puis, au milieu de ce 3ème jour, nous apercevons la capitale de l’Outback, Alice Springs. C’est une ville d’environ 30 000 habitants, partagée par les descendants des colons et les natifs de la région, les Aborigènes.

Finally!! 

Ces derniers sont les descendants de nombreuses tribus nomades qui vivaient dans le désert.

Malheureusement, l’arrivée de l’homme occidental a bouleversé leurs mode de vie. Le choc culturel est immense et finalement, nous avons observé de gros décalages dans cette ville. L’alcoolisme est très répandu dans cette région, mais est devenu un problème majeur dans la communauté Aborigène, à tel point que le conseil des « anciens », représentant la communauté auprès du gouvernement Australien, a du réglementé la vente d’alcool de manière assez stricte. Il est en effet interdit d’en consommer dans la ville d’Alice Springs ailleurs que dans des débit de boisson. L’obésité est aussi très répandue dans cette région, mais cela dans les 2 groupes de population.

Pour en revenir au décalage, nous avons vu beaucoup de natifs pieds nus, assis en groupes pendant des heures en plein milieu de journée et de la semaine. Le but n’est pas de stigmatisé cette population mais de souligner un problème de société important dans cette région de l’Australie.

Nous avons quand même croisé beaucoup d’aborigènes dans les boutiques locales mais n’avons pas osé aborder le sujet avec eux.

Tout cela a fait que nous ne nous sommes pas senti très a l’aise dans les villes de l’Outback et que nous avons quitté Alice Springs assez rapidement.


La prochaine destination se situe à 150km (seulement? ;) ) à l’Ouest de la ville. Les Western Mc Donnell Range sont une chaîne de montagne qui formait un canyon du temps où la région était immergée. Car oui, des millions d’années plus tôt, ce désert était une mer de la taille de la Méditérannée qui abritait le plus gros dinosaure aquatique et des crocodiles géants.

On a passé 2 jours dans ce parc, entre randonnées, visites des différents sites et farniente au bord des jolies creeks (petits lacs, sources d’eau de toute la région).

Western Mc Donnell range,randonnée en nature 
Miam 

Puis départ pour Kings Canyon. Situé à moins de 200km de notre camping, la route est praticable seulement avec un 4x4… il nous faudra donc faire 550km par la route pour le rejoindre. Nous cheminons vers notre camping en admirant le somptueux couché de soleil qui illumine la roche rouge qui compose les montagnes. Malheureusement, nous arrivons trop tard au point de vue pour la photo.

A l’apéro puis au repas, nous croisons 2 dingos, beaucoup moins sauvages qu’à Fraser Island. On dirait de mignons petits toutous (un peu maigres certes) qui passent entre les caravanes pour voler la nourriture. D’ailleurs, une femelle vient nous rendre visite et passe à moins d’1 mètre d’Alex pour tenter sa chance. « Grrrrr, Alex pas partager dessert !! « .


Lendemain, levé de soleil sur le canyon, randonnée sur les crêtes puis dans les gorges. Les points de vue sont magnifiques.

Magnifique balades à Kings Canyon 

Petit point négatif, on vous en parlait plus haut, ce sont les mouches… par milliers, par millions. Et la particularité de cette espèce australienne, c’est qu’elle adore les oreilles et les yeux… Autant vous dire que c’est très énervant! L’avantage, c’est qu’elles ont une grande affection pour la chaleur et nous laisse plus ou moins tranquille une fois à l’ombre (faut la trouver dans le désert ;) ).

Et ça, c'est que le début... 

Après la rando, on décide de faire un bout de chemin vers Uluru pour s’avancer pour le lendemain.

Nous trouvons un petit stop très joli d’où nous observons un couché de soleil frileux (ça commence à se couvrir) mais très sympa. Des allemands viennent se poser quelques heures plus tard et nous les invitons à profiter de la lumière de notre van (ils avaient l’air un peu en galère). Il se trouve qu'ils reviennent d’Uluru et nous proposent leurs billets valable encore 3 jours. 50$ d’économisé, c’est plaisir !

Vue panoramique sur un lac salé en plein désert 

De nouveau, nous nous levons avec le soleil (Cyndie semble même commencer à apprécier :) ) mais le ciel est couvert. On discute avec des locaux qui n’ont pas vu la pluie depuis un bout de temps. Chouette. La météo annonce 7 jours de couverture nuageuse avec des averses… double chouette! Finalement, à force de persévérance, nous aurons 2-3 minutes pour observer les couleurs du levé de soleil sur Uluru. Nous n’aurons pas cette chance au crépuscule.

Mais en fait, c’est quoi cet « Uluru machin » dont on parle depuis le début de cet article?


C’est un gros rocher sculpté par le temps et les éléments constitué de sable rouge compacté (de l’ochre), juste un des piliers central de la culture aborigène de cette région 😀. Il est dédié aux cérémonies et garde les marques des légendes et de la culture aborigène. Une marche organisée par les rangers du parc nous a permis de découvrir leurs coutumes. Un point intéressant, les bases de leurs croyances ressemblent aux légendes du peuple tibétain. Étrange non?

Uluru 

Puis nous avons rendu visite à la petite sœur d’Uluru, Kata Tjuta (qui signifie plusieurs têtes en Anangu) à 40km de là pour une rapide rando au milieu de cette roche atypique. Le vent est froid et comme le soleil est timide, les températures stagnent autour des 13-15 degrés. Pas chaud chaud le désert. D'ailleurs, on a même choper la pluie...dans le désert, oui oui messieurs dames!

Kata Tjuta 

Après 2 jours de visite, nous faisons un stop d’une nuit à Alice Springs pour nous ravitailler avant de reprendre la route.

Anzac hills à Alice Springs 

Là, nous remontons vers Darwin, en passant par quelques parc nationaux, mais ça, c’est une autre histoire!


A bientôt les amis!

29
juin
29
juin
Publié le 5 juillet 2017

Hello, hello!


Sans grande surprise les prochains kilomètres jusqu’à Darwin sont…tout droit!


Nous rejoignons la ville de Katherine le second jour après notre départ d’Alice Spring. La verdure commence à reprendre ses droits et la température monte franchement de jours en jours. Nous avions quitté l’outback et ses 15 degrés un jour de pluie pour arriver dans la région du Top End sous un soleil de plomb et 30 degrés à l’ombre! De quoi suer et faire travailler notre système immunitaire avec tous ces changements de climat. Avec la chaleur nous récupérons également les moustiques qui se montrent très coriaces dans certains parcs nationaux (particulièrement au Kakadu) où nous nous retrouvons à cuisiner et manger dans le van, en transpirant à grosses gouttes avec une dizaine de moustiques devant chaque fenêtre!


La région du nord-ouest est le berceau de nombreux parcs nationaux, des terres qui appartiennent encore aux aborigènes et qui regroupent des lieux importants de leur culture. Aux alentours de Katherine nous partons à la découverte du Nitmiluk National parc pour une magnifique randonnée à travers les gorges de la Katherine River (sans surprise ;) ) avant de nous prélasser en fin de journée dans des sources d’eau chaude à 34 degrés (elles semblent fraîches cela dit !). Cette sortie en nature est l’occasion d’une rencontre imprévue avec des milliers de chauve-souris logées dans les arbres en bord de rivière dans le dernier kilomètre de marche. Le spectacle est impressionnant, elles semblent également subir la chaleur et se ventilent avec leurs ailes, tête en bas, dans un brouhaha surprenant!

Katherine et son Parc National, le Nitmiluk 

Nous choisissons par la suite d’aller explorer le Kakadu National Parc, classé au patrimoine de l’UNESCO et plus grand parc australien avec ses 20000 km2 (1/4 de la taille de la Tasmanie tout de même!). Nous y passons 2 journées entre randonnées à travers les 6 régions du parc et points de vue sur la multitude de décors qu’il offre. Des plaines humides, à la savane, en passant par la forêt tropicale et les roches des terres d’Arnhem, se parc est tout simplement majestueux.

1ère journée dans le Kakadu 

Le 2ème matin nous nous levons de bonne heure pour faire un tour en bâteau sur les billabongs (nom local désignant le réseau de points d’eau et de rivières permanents) au lever du jour afin d’observer la faune locale. Cette balade de 2h nous permet de découvrir un échantillon des 290 espèces d’oiseaux de la réserve et surtout de rencontrer le fameux crocodile d’estuaire dans son environnement naturel. Comme nous sommes (encore) jeunes, nous sommes placés dans la bateau avec une classe d’étudiants. La visite est ponctuée d’explications sur la culture locale autour de la vie dans ces billabongs et d’une bonne dose d’humour. Nous repartons enchanté pour un buffet déjeuner inclus dans le prix et qui nous tiendra au corps jusqu’au soir (MIAM!). Une des particularités du parc réside dans le fait qu’il est majoritairement inondé durant toute la saison humide (été australien) avant de s’assécher considérablement durant la saison sèche (hiver australien = maintenant) ne laissant que de rares étendues d’eau où les crocodiles se concentrent. Le nombre de ses reptiles étant importants, par rapport à la surface d’eau actuelle il y en a un tous les 10-15m en moyenne, la baignade n’est pas autorisée. Nous gogeons donc sympathiquement dans notre jus!

Balade en bâteau 
Ubirr, ses peintures rupestres et son look out magnifique 

Cette chaleur nous incite à faire un crochet par le Parc national de Litchfield, 130km au sud de Darwin où de nombreux espaces naturels sont aménagés et contrôlés de manière à pouvoir se baigner. Ici, plus de randonnées ni d’explorations, uniquement du repos au bord de la Wangi falls pour un plongeon bien mérité!

Les wangi falls, un plaisir! 😀

Finalement, nous remontons à Darwin pour nos 3 dernières journées australiennes afin de rendre « notre maison » et nous préparer psychologiquement pour le climat frisquet de l’hiver néo-zélandais!


À bientôt pour de nouvelles aventures en terres inconnues!

7
juil
7
juil
Publié le 24 juillet 2017

Hi folks,

Comme vous le savez peut-être, nous sommes en Nouvelle-Zélande pendant l’hiver. Ce qui signifie qu’il ne fait franchement pas chaud! Nous avions choisi d’écourter le séjour lors de la réservation de nos billets d’avion et c’était un bon choix. Nous passons donc deux semaines et demi dans ce pays somme toute magnifique, à voyager de part et d’autre de l’île nord dans un nouveau petit van, beaucoup plus sommaire que celui d’Australie. Point positif, la basse saison nous offre une voiture avec logement incorporé pour le même prix qu’une simple voiture de location, que demande le peuple?!

Notre nouvelle maison! Et dire qu'on riait doucement des gens qui devaient cuisiner debout dehors les jours de froids en Australie...

Nos premiers jours à Auckland nous mettent dans le bain, si on peut dire. Le soleil est présent mais très fréquemment le ciel se couvre entièrement de nuages gris qui laissent tomber une fine pluie (parfois plus grosse!) avant de nous envoyer dans la face un puissant vent. C’est le phénomène que les néo-zélandais qualifient de 4 saisons en une journée. Quelque soit la météo, la veste est de rigueur! Nous profitons de ce séjour pour assister à un match de rugby opposant les All Blacks (team NZ) aux Lions (team UK), une ambiance locale garantie à la fan zone sans un brin de pluie, très sympa!

Temps grisou sur Auckland mais découverte d'une très belle ville 

Après 3 jours à Auckland dans une auberge de jeunesse à découvrir la ville, du panorama majestueux du Mount Eden au village pittoresque de Devonport. Nous prenons la route pour le cap Reinga, pointe nord du pays. Les routes ne sont plus du tout celles de l’Australie, les virages sont présents, parfois à en filer la nausée! En effet, le décor est très valloné, ressemblant par moment aux montagnes que l’on connaît chez nous. Le long des routes, les paysages sont grandioses et très variés ce qui rend les trajets très appréciables. Nous faisons une petite escale au bord d’un lac pour la nuit et malgré la pluie nocturne, le réveil est bien sympa.

Le cratère du Mount Eden avec vue sur l'Eden Park et le quartier de Devonport 

Le cap Reinga est le lieu de rencontre de la mer Tasman et l’océan pacifique, considéré par les maoris comme un lieu sacré vers où convergent les esprits des personnes décédées. Nous avons la chance d’obtenir un couché de soleil pour notre rencontre avec ce lieu prenant, ce qui nous fait oublier (ou presque) le vent glacial. La nuit passée sur le camping du cap, nous partons à la découverte d’une des grandes dunes de sable de la péninsule avant de faire une brève escapade sur 90 miles beach, écourtée par une météo capricieuse. Nous ferons les journées suivantes sous une pluie plus ou moins constante jusqu’à Rotorua. La pluie nous incite à rouler car les balades et autres visites extérieures ne nous motivent que moyennement.

Nous découvrons la magnifique plage de Cathedral Cove dans les mêmes circonstances avec doudounes, bonnets et gants. Autant vous dire qu’on ne s’est pas baigné!

Bay of Islands et la route jusqu'au cap. 
La dune du Pila n'a qu'à bien se tenir 😉
Cathedral Cove et la douche sous la cascade...ou pas ! 

La météo est avec nous pour visiter les incroyables décors à Hobbiton. Pour ceux qui ne le savent pas, les films du Seigneur des Anneaux et du Hobbit (même univers) ont été tournés en NZ et ils restent certains lieux à visiter où les décors sont toujours présents. Soit parce qu’ils sont naturels, soit parce que ça rapporte de l’argent de les avoir laissé en place! Et pour ceux qui ne le savent pas non plus, Alex adore cet univers donc on a visité quelques uns de ces lieux enchantés. À Hobbiton par exemple, le travail fourni par les équipes de décorateurs est impressionnant et les lieux sont véritablement enchanteurs. Nous profiterons également de visiter les studios de production et de modélisme lors de notre passage à Wellington.

Les décors enchanteurs de Hobbiton et sous le soleil, s'il vous plaît! 

Entre le froid et la pluie, nous cherchons d’autres moyens de passer les fraîches nuits d’hiver. C’est ainsi que nous faisons la rencontre d’un couple d’américains via la plateforme de Couchsurfing (plateforme sociale permettant à des résidants de chaque pays d’offrir un lit ou un canapé à des hôtes de passage en échange d’une rencontre ou d’un repas par exemple). Nous passons le week-end chez eux, dans un lit magique (oui oui, autant que Hobbiton :D ) à mémoire de forme en échange d’un risotto cuisiné par Cyndie avec l’aide de son commis. Quel luxe!

Nous adorons Rotorua et ses alentours. Cette petite ville est étalée autour d’un lac (comme Genève) qui se recouvre d’une épaisse brume au matin (comme Genève). Elle est située dans la partie la plus active (au niveau sismique, on s’entend, c’est pas la big fiesta là-bas ;) ) de l’ile nord, un lieu géo-thermique important. On monte donc jusqu’à Taupo pour profiter de l’eau très chaude (pas comme Genève :D ) et s’immerger dans des bains naturels à 38-40°C alors que la température extérieure avoisine le très , très froid!

Huka falls et bains thermaux à Taupo

En chemin, nous visitons le site naturel de Wai-o-tapu, avec ses terrasses de silice, ses lacs remplis d’arsenic et autres composés chimiques remontés du centre de notre belle planète. Le territoire est inhospitalier avec ses geysers et la terre pelée qu’il n’est pas sans rappeler le Mordor dans le Seigneur des Anneaux.

Wai-ô-tapu et sa palette de couleurs 

Nous apprécions tellement les lieux que nous y passons à nouveau lors de notre remontée vers Auckland pour une balade entre les magnifiques arbres de la forêt de Redwood à la découverte de la source d’Hanamura (l’eau remonte d’une faille à 15m de profondeur).

La forêt de Séquoia (Redwood) importés des US et son eau cristalline (mais à 10 degrés!) 

Après 2 jours, nous quittons nos américains pour rejoindre la famille Audy qui remonte à Auckland. On les avait déjà croisés en Australie (pour ceux qui suivent :p ) et nous sommes restés en contact. Bref, nous décidons de visiter ensemble les grottes de Waitomo, célèbres pour les vers luisants qui tapissent le plafond de la grotte et qui donnent l’illusion d’un ciel étoilé. Nous partons ensuite vers Wellington.

Après une nuit au milieu de nulle part et une mini balade en forêt, nous trouvons un autre Couchsurfing sur la capitale Néo-Zélandaise pour le soir (Lucky us!) mais en passant devant le Tongariro (LE volcan de l’ile nord, aussi connu comme la Montagne du Destin dans le film de Peter Jackson) le ciel se dégage et le soleil brille de milles feux (Si si, je vous jure qu’après plusieurs jours de gris, on ressent beaucoup d’émotion à la vue du ciel bleu ;) ). Ni une ni deux, nous changeons nos plans et partons skier (Bah oui, on vous l’a dit, c’est l’hiver alors pourquoi pas?). Nous mettons nos habits les plus chauds et grimpons dans la navette après s’être assurés au visitor center que le domaine était ouvert. Arrivés au pied des pistes nous apprenons que pour la modique somme de 50€/55CHF, seulement une piste est ouverte en plus du jardin d’enfant… tant pis pour le ski et nous repartons un peu déçu sur la route. Heureusement, notre hôte n’est pas très strict et nous gardons notre lit pour ce soir!

Belle journée pour skier non? 

Nous atterrissons donc dans une maison, un pseudo squat-future auberge de jeunesse avec une vingtaine de personnes de tous les pays du monde dans une ambiance des plus cool! Vraiment de bonnes expériences cette plateforme.


Mis à part les studios Weta (studios de production des films de Peter Jackson), nous profitons de ces 2 jours à Wellington pour visiter le musée et découvrir un peu l’histoire du pays. Puis, comme la pluie n’est pas constante, nous montons sur les hauts du mont Victoria pour une vue à 360 degrés sur la ville.

Wellington est la ville la plus ventue de NZ avec en moyenne 173 jours par an avec des vents violents. 

Finalement, nous passons 2 journées à Napier, petite ville de la côte est d’inspiration Art-Déco, dans laquelle nous nous sentons bien. La région étant pleine de vignobles, nous en profitons pour nous octroyer une petite dégustation dans un des plus anciens vignobles de la région avant de remonter vers le nord. Au programme: packing dans des sacs qui deviennent de plus en plus petits (oui oui on vous assure que les sacs rétrécissent!) et nettoyage du van avant de repartir vers de nouveaux horizons.

Escapade hors du temps à Napier 
Même les voitures semblent dater des années 30 :D Haha!

En conclusion, cette escapade en Nouvelle-Zélande ne s’avère pas tout à fait à la hauteur de nos attentes en grande partie à cause de la météo qui ne nous était pas très favorable. Nous comptons donc bien revenir un jour durant la période estivale pour profiter un peu plus de la nature.

À très vite sur Le Caillou!

25
juil
25
juil
Publié le 6 septembre 2017

Bienvenue sur le Caillou!


Il est 16h30 lorsque le commandant de bord annonce: « Nous allons débuter notre descente sur l’aéroport international de la Tontouta, le temps est très beau et la température actuelle est de 23 degrés ». Cette petite phrase anodine associée à la vue sur le plus grand lagon du monde nous rendent très contents!

Après quelques arrangements sur les réseaux sociaux, nous sommes attendus chez un couple de métropolitains (appelés "les oreilles" par les kanaks) pour débuter notre séjour. Ils nous reçoivent avec un petit apéro et un délicieux tajine dans un appart tout confort avec vue sur les montagnes. C’est ainsi qu’a débuté notre belle amitié avec Laurine et Amaury chez qui nous revenons finalement régulièrement à partir de ce moment.

En attendant la livraison d’une tente de camping flambant neuve pour partir à l’aventure, nous sommes arrêtés à Nouméa où nous débutons notre formation de niveau 2 en plongée sous-marine (les plus: autonomie à 20m et possibilité de descendre à 40m accompagnés). Pas le temps de chaumer, nous sommes dans l’eau dès 7h30 le lendemain matin pour 4 matinées d’enseignement! Le spectacle aquatique est de taille; coraux préservés, requins divers (et non d’hiver :P ), tazards, thons, carrangues, napoléon et j’en passe! À bord du bateau entre les diverses plongées les surprises continuent avec des dauphins et pour notre plus grand bonheur: une baleine et son baleineau!


Nos après-midi sont libres, ce qui nous permet de découvrir la ville et ses alentours. Au centre de Nouméa se trouve la place des cocotiers, lieu de détente au bord d’un café dans cette ville malheureusement peu animée. De nombreuses anses bordent la capitale jusqu’au sud-est et proposent aux touristes toutes les commodités. Nous les parcourons régulièrement avec le bus ce qui nous permet d’admirer l’eau du lagon et les nombreux îlots alentours. Nous nous amusons de leurs noms; baie des citrons, baie de l’orphelinat, baie de l’artillerie, …

Anse Vata et panorama de la ville. Aperçu de la mine de nickel (sur la droite des photos).

Le nord quant à lui est nettement moins charmant avec sa mine de nickel en bord de mer (de nombreuses mines sont présentes dans ce pays, expliquant une partie de l’attrait de la France pour ce territoire d’outre-mer). Une escapade au parc Forestier nous permet de découvrir la faune et la flore endémique puis une randonnée aux marmites de Dumbéa (bassins naturels d’eau douce) nous invite à un premier contact avec les paysages de l’extérieur de la capitale.

Randonnée des marmites 
Centre culturel Tjibaou 

Le séjour se prolonge sur Nouméa en raison du retard de la tente mais heureusement nous rencontrons des gens plus sympathiques les uns que les autres. Ce sont finalement des amis à nos logeurs (Marion et Julien) qui nous en prêtent une afin que nous puissions partir quelques jours sur l’île des Pins.

La traversée sur le bateau Beticio (surnommé Vomit-chaud) est pour ainsi dire brassante! Alex est allongé au sol et Cyndie joue le médecin sur appel de l’équipage pour une jeune femme en panique suite à de nombreux vomissements. Le retour quelques jours plus tard est moins mouvementé et nous permet de profiter à nouveau de quelques jets de baleines à l'horizon.

Port du Beticio à l'île des Pins 

L’île des Pins doit approcher de très prêt ce que l’on appelle « une île paradisiaque ». Avec l’eau turquoise et les plages de sable blanc, pas de quoi se plaindre! Nous dormons dans un camping en bord de mer, ce qui nous permet d’admirer les lieux dès que nous ouvrons nos petits yeux le matin. Nous faisons la connaissance d’Agnès et Vincent, un jeune couple de médecins avec qui nous passons rapidement de bons moments. Sur conseil des locaux (et car les voitures et scooters sont tous loués), nous faisons du stop, appelé ici « le pouce », pour partir à la découverte des quelques attractions du coin. Nous commençons la journée par une sortie pirogue dans la Baie d’Upi. Après une brève marche, nous rejoignons la Piscine naturelle, où les poissons nagent tranquillement dans l’eau transparente. Puis le tour en stop se fait en quelques heures et de cette façon, nous passons par la Grotte de la Reine Hortense (rien d’exceptionnel si ce n’est un puit de lumière dans lequel chemine un magnifique Banyan et un plateau en pierre où la-dite reine aurait dormi). Nous terminons aux vestiges du bagne, quelques ruines de la prison à l’époque des bagnards. Finalement, de retour au camping nous remettons d’aplomb la petite barque du coin en fabriquant un bouchon afin de partir avec nos copains sur l’ilot Aventure le lendemain matin pour jouer les robinsons crusoé. Bien évidemment nous avons réservé une demi journée de plongée pour un nouveau spectacle sous-marin. Une de nos plus belles plongées.

Tour de l'île en une journée 
Baie d'Upi en pirogue et piscine naturelle de la baie d'Oro avant l'escapade sur l'îlot  
Plongée à l'île des pins et essais photos  

De retour sur la Grande Terre, nous échangeons les quelques habits sales, passons une chouette soirée avec nos amis de Nouméa et repartons de plus belle aux aurores. Notre tente est arrivée, et nous partons dans la foulée pour 12 jours en brousse (nom donné à toute la calédonie en dehors de Nouméa).


Pour la petite histoire, la calédonie est un POM (Pays d’Outre-Mer) Français. Des bagnards étaient envoyés sur ces terres durant la période coloniale. La population du pays étaient à l’origine constituée de kanaks à laquelle se sont donc ajoutés les descendants des bagnards, appelé les caldoches, des mélanésiens, des asiatiques et des métropolitains (surnom: les oreilles). Tout ce petit monde cohabite tant bien que mal à Nouméa tandis qu’en Brousse les kanaks sont sur leurs terres depuis de nombreuses générations et revendiquent l’indépendance. 70% de la population réside à Nouméa et 30% sur le reste des terres, îles incluses. Autant vous dire qu’une fois la capitale quittée, il y a de beaux et grands espaces vierges.


Bref, première étape à la plage de Poé à Bourail, lieu le plus proche de la barrière du lagon. Au rendez-vous une nouvelle plongée et la jolie randonnée des trois baies (Roche percée, baie des tortues et baie des amoureux). Nous logeons au camping du rêve de Némo où l’accueil est très châleureux!

Randonnée des 3 baies 

Nous sommes donc en stop (le bus nous a fait faux bond) et c’est sans difficultés que nous arrivons à la pointe nord le 3ème jour. Nous nous offrons le luxe d’un repas du soir au relais de Poingam, table d’hôte réputée pour ses mets locaux avec au menu du cerf à la broche. Un délice! Le lendemain nous nous promenons jusqu’au saline de Kô mais nous laissons tomber le snorkeling car l’eau à 22 degré reste trop fraîche pour nous. 4 jours dans ce paradis et nous repartons pour Hienghen sur la côte est.

Poingam, ses marais salants, ses bains de boue, et sa plage. Un petit coin de paradis au bout du monde.  

Changement de décor, nous passons des collines asséchées à une côte exposée aux Alizées où cheminent de nombreuses rivières et où les falaises se jettent dans la mer. Là encore nous nous offrons le luxe d’une double plongée, la plus belle depuis le début de nos aventures sous-marines. L’architecture des lieux et les tapis coraliens nous laissent béats.

Un aquarium en pleine nature! 
Un petit bébé bien caché 

Une sortie kayak nous permet de nous approcher de ses falaises à pic et nous gardons aussi du temps pour simplement nous reposer (eh oui la vie est dure ^^).

Hienghen: petits panoramas sur le Bac et la poule (rocher à la forme de poule). Kayaks et coucher de soleil devant le camping 
On ne se lasse pas des fonds marins 

Finalement, nous terminons par Poindimié, un joli coin plus au sud où nous nous prélassons avec une famille (Didier, Emilie, Mélisse et Myrtille) que nous revoyons pour la 3ème fois dans les divers coins de la calédo.

Photo avant la salade de papaye avec la famille Charvet 

Nous en profitons cette fois pour faire connaissance autour d’un feu de camp et partager leurs expériences de campeurs avérés et de stop à 4. Ils nous impressionnent!

Y'a pire comme endroit pour faire du stop !! 

La journée, une petite promenade s’annonce en bonne compagnie avec Coralie qui nous a gentiment pris en stop et qui nous fait découvrir la région depuis ses hauteurs. Pour la petite histoire, Coralie est psychométricienne, a fait ses études à Toulouse et a son frère qui vit à Chambésy (en suisse ;))! Nous nous essayons également à 15 petites minutes de snorkeling, que nous abrégeons gelés !

Poindimié... 


De retour sur Nouméa pour retrouver nos amis le temps d'un week-end que vous découvrirez dans le deuxième épisode 😉

18
août
18
août
Publié le 6 septembre 2017

Nous vous avions laissé à Poindimié, dernière étape de notre trip sur la Grande-Terre.

Nous terminons finalement ce tour en bus car il se présente plus vite que les voitures le jour du retour. Il ne restait plus que 2 places, elles étaient faites pour nous!

Cette aventure sur la grande terre se termine par un week-end avec Laurine, Amaury, Marion et Julien (des amis de nos hôtes nouméens) au parc de la rivière bleue et jusqu’à la pointe sud de l’île.

Fête d'anniversaire de Laurine et week-end sportif 😀

Le dimanche nous rentrons afin de prendre notre avion pour Lifou (une des îles loyauté) que nous râtons…eh oui à force d’être toujours à la der, parfois ça ne passe pas! :D La philosophie de la région étant « Casse pas la tête! », ils nous replacent à moindre coût sur le premier vol du lendemain matin!

Faux départ... 

Lifou est une île toute plate, relativement grande et très peu peuplée. Nous sommes accueillis par une famille du coin qui nous a invité chez eux quelques jours plus tôt lorsque nous faisions du stop. Sylvain, le père de famille et pasteur nous récupère à l’aéroport pour nous emmener dans sa tribu. Nous passons 3 jours avec lui, sa femme Marie-Claude et leurs 5 garçons à partager la vie en tribu.

Marie-Claude et Sylvain qui nous ont accueillis comme des papes 

Les enfants sont ravis de recevoir chez eux des étrangers et malgré leur pudeur ils sont contents de nous faire découvrir leurs habitudes. Nous partons donc chasser avec les 2 grands fils en forêt, ils montrent à Alex comment manier la carabine et sont tout fiers de nous montrer avec quelle aisance ils tirent sur les animaux en plein vol.

La pose, c'est juste pour la photo 😉

Le soir Cyndie apprend à plumer un oiseau et à cuisiner le fameux Bougna (plat traditionnel). Nous ne vous détaillerons pas tout ce que nous avons découvert sur la vie en tribu car le système hiérarchique est très complexe et peu clair pour nous, européens. Cependant il est important de retenir qu’ils sont tous de la même famille dans une tribu, ils se disent tous frères, oncles ou autres et de nombreuses coutumes plus fortes que les lois régissent leur vie. Au niveau du fonctionnement, les garçons vivent tous ensemble dans la case traditionnelle, où nous avons nous-mêmes dormi et les filles (dans ce cas-ci elles ont déjà quitté le foyer) dans la maison avec les parents.

La case familiale 

Pour la petite anecdote amusante, si l’ainé d’une fraterie n’a pas encore d’enfant, le premier de ses frères et sœurs qui a un enfant doit lui en faire don. C’est tout simplement que le père de famille nous a dit: « c’est normal, vous aussi quand vous avez quelque chose que les autres n’ont pas vous partagez! ». Ils ont ainsi reçu leur première fille avant d’engendrer 5 autres enfants. Léa, si tu lis ceci, sache que nous ne sommes pas intéressés de recevoir gracieusement un enfant :P

Pour les lieux de vie, mis-à part la case, tout est en tôle, bois et/ou pierre en fonction des moyens. Nous avons également été soumis aux diverses prières au seigneur étant donné que nous sommes arrivés chez un pasteur!

Ce séjour se termine par quelques jours au nord pour une dernière plongée calédonienne avec accompagnement de dauphins au retour!

La plage de Luenghoni 
Plongée à Lifou 
La baie de Jinek, au nord de Lifou ! 

Cette aventure calédonienne a été très riche en rencontres. Nous avons été touchés par le gentillesse et l’accueil des locaux, métropolitains et kanaks, tout au long de ce mois de vadrouille. Imaginez-vous en Europe, se faire prendre en stop et être baladé par vos hôtes à la découverte des points de vue, de l’histoire du pays et des coutumes locales. Chaque personne a pris du temps pour nous, sans jugement, pour nous faire découvrir la région sous un autre angle et partager leurs connaissances. Nous nous sentons enrichis et touchés par ce partage qui a duré parfois 1h, parfois plusieurs jours sans attentes en retour. C’est donc le coeur léger et plein de belles émotions que nous partons pour la Polynésie Française où nous sommes d’or et déjà convaincus que d’autres belles rencontres nous attendent.


Tata bisous!

26
août
26
août
Publié le 13 octobre 2017

Ia orana !


Nous sommes arrivés en Polynésie Française ! Le paradis sur terre à ce qu’il paraît. Nous atterrissons la veille de notre départ, avec un magnifique couché de soleil. Les lagons ne sont pas visibles et il nous faudra attendre le lendemain pour admirer les eaux turquoises qui entourent Tahiti.


L’accueil est très chaleureux, avec danseuses et joueurs de Ukulélé, d’autant plus que la famille Audy (Christophe, Audrey et leurs 2 enfants que nous avons rencontré en Australie) nous attendent avec un collier de fleurs en guise de bienvenue. Il fait chaud, et nous profitons de cette soirée pour manger local aux roulottes de Papeete! Au menu salade tahitienne à base de thon cru et lait de coco. Mmmmh!

Atterrissage à Tahiti avec la famille Audy qui nous attends 
Visite de Papeete 

Le lendemain, départ pour Moorea, la petite soeur de Tahiti au lagon encore plus beau. Nous logeons au bord de la plage du Tipanier où nous profitons des activités nautiques proposées. Nous voilà, nageant au milieu des requins pointes noires et des raies pastenagues dans une eau transparente. Premiers coups de soleil qui arrivent, car malgré la Nouvelle-Calédonie, notre peau n’est visiblement pas préparée à cet afflux de soleil.

La plage Tipanier 

Heureusement pour nous (si l'on peut dire), le temps devient nuageux et même pluvieux après 2 jours.

Moorea sous les nuages 

Le vent se lève et la pluie persiste alors que nous décollons pour Huahine, première Île sous le Vent que nous visitons. L’île est très sauvage et très diversifiée, tant au niveau des montagnes que du pourtour du lagon. Nous faisons la rencontre de Robert et Cindy, un père et sa fille en vacances pour quelques semaines. Nous passons le temps en pratiquant la belote contrée, variante de la belote et du Jass, en attendant les éclaircies nous permettant de découvrir la sauvage Huahine.

Les derniers jours, le beau temps décide enfin de revenir, et nous en profitons pour faire le tour de l’île en voiture et explorer les fonds marins en masque et tuba.

Huahine mi-soleil, mi-pluie

Puis, départ pour Bora-Bora. LA mythique île du pacifique, réputée dans le monde entier pour son lagon aux couleurs exceptionnelles. Initialement, nous espérions snobé Bora pour rejoindre Maupiti (Bora-Bora il y a 15 ans et donc sans hotel de luxe!). Malheureusement, le manque de voyageurs sac à dos, exclut tout autre moyen de transport que l'avion pour se rendre sur cette île tout au nord de l'archipel de la Société. De plus, le manque de souplesse du pass que nous avons conclut auprès de Air Tahiti ne nous permet pas non plus de rejoindre ce petit bout de paradis. Manque de bol, nous nous retrouvons donc « bloqués » à Bora Bora… Quelle vie difficile.

L’arrivée sur cette île est magique. Son lagon mérite bien le titre de plus beau du monde. Les 30 minutes de bateau reliant l'aéroport à l'île principale sont un vrai spectacle. Avec un peu de stop et du porte à porte nous finissons tout de même par trouver un petit bout de jardin pour planter la tente.

Arrivée à Bora 

Cela dit, nous nous rendons compte que rester sur cette île à un prix…nous avançons donc notre vol pour les atolls. Ne vous inquiétez pas, nous avons bien profité de notre séjour pour nous immerger dans cette eau aux fonds sablonneux mais à la visibilité fantastique.

L’eau est transparente dans ce lagon turquoise 

Rangiroa sera notre premier stop dans les Tuamotus. Initialement, ces atolls (« couronnes » en maldivien) sont des îles comme Tahiti dont l'île principale s'est affaissée avec les mouvements des plaques tectoniques. Les coraux, qui formaient le récif primaire, continuent de se développer et assurent la pérennité de la couronne. Certains de ces atolls possèdent du sable mais Rangiroa n’est composée que de corail mort. Si l'on compare les îles, Tahiti est la plus jeune, Bora Bora, dont le lagon est plus développé, a quelques milliers d'années d'avance, et Rangiroa serait la plus ancienne, avec la disparition de son île centrale.

L'atterrissage est surprenant, puisque nous n’apercevons que de l'eau depuis notre hublot. En effet, la bande de terre ne fait qu’une centaine de mètres de large.

Pas beaucoup de terre!  

Il n’y a pas grand chose à faire ici en dehors de 2-3 excursions et de la plongée. Partis pour 2 plongées à Rangi, nous explorerons les fonds de la passe de Tiputa pas moins de 7 fois. Un festival de grosses bébêtes à n’en plus finir! Raie manta, raies léopard, requins gris, requin tigre, dauphins, etc.. Bref, des plongées de folies!

Des plongées sensationnelles différentes à chaque sortie 

Nous faisons aussi une excursion à la journée sur l'île au récif, qui nous emmène dans un décor complètement différent mais tout aussi fantastique avec ces paysages lunaires.

L’île au récif avec Alex, Cyndie, Cindy et Robert!  

C’est à Fakarava que nous finissons notre tour de Polynésie avant le retour à Tahiti. Et surprise, l'atoll est encore plus beau que Rangiroa. Le village où nous campons est très mignon et le bord du lagon plus développé qu’à Rangi, avec des bars et autres petits restos sur la plage.

Bords intérieurs de Fakarava... Sublime! 

Tout au long de notre voyage, les plongeurs que nous avons rencontré nous ont parlé de la passe sud de cette île. Nous voilà donc à organiser nos 2 jours pour combiner excursions et plongées vers ce fameux spot. Le sud de l’atoll est magnifique, les nuances de bleu sont à couper le souffle. La plongée est aussi super sympa et nous nous retrouvons à quelques mètres de gros requins gris et de raies aigle.

Requins, coraux et nudibranches 

Fred, le polynésien qui organise cette excursion, anime la journée avec beaucoup de bonne humeur et de bières. Le courant passe et nous voilà à passer 2 soirées à manger des langoustes, boire la bière locale et jouer du Ukulélé avec Fred et Richard. Le temps passé en Polynésie se conclut en beauté avec ce séjour sur Fakarava.

Excursion avec Fred et des voyageurs rencontrés au camping! Journée au top ! 

Encore 2 jours sur Tahiti, où le temps pluvieux ne nous empêche pas de visiter l'île et c’est ainsi que nous quittons ce petit paradis pour l'île de Pâques.

Cascades et grottes à l’intérieur de l’île et une promenade le long de la plage de la fameuse vague de Teahupoo 

Nous sommes un peu tristes de quitter les îles du pacifiques, et plus particulièrement la Polynésie. Cette destination est à la hauteur de sa réputation. Les paysages sont époustouflants, les gens adorables et nous nous sommes gavés de soleil et de poissons crus. De plus, les prévisions météo pour le Pérou ne sont pas pour nous réchauffer. Bref, petit coup de mou en partant. Un grand merci à Christophe et Audrey pour leur accueil sur Tahiti, à bientôt à Genève peut-être ;).

Oh yeah 

Nana les amis!

19
sept
19
sept

Holà a todos!


Le choc était prévisible mais nous n’avions pas pris en compte la dimension thermique. A l’atterrissage sur l’Île de Pâques nous perdons 15 degrés, il fait gris et les couleurs sont ternes. Heureusement, un adorable couple de chiliens nous attend à l’aéroport avec des colliers de fleurs et quelques paroles d’accueil que Cyndie devine. Et oui car nous sommes maintenant en terres hispanophones; langue officielle - espagnol avec option chilien. L’avantage, si vous ne parlez pas espagnol, c’est qu’ils ont la faculté de switcher sur le chilien :D autant vous dire que Cyndie se met désormais au langage des signes et aux longues ouvertures de bouche sans mots, de quoi reposer les petites oreilles d’Alex!


Mis à part ces petits détails de communication, Daniel et Viviane nous font découvrir leur petit chez eux où ils nous ont réservé une chambre. Ils ont la main sur le coeur et font tout pour que nous apprécions ce bref séjour sur l’île. Ils nous emmènent visiter le petit centre ville - très charmant- nous achètent les tickets pour visiter les parcs nationaux où reposent les fameux Moaïs au prix résident (plus de la moitié du prix!) et nous prêtent leur moto pour vagabonder.

Centre ville de Hanga Roa  

Le soir ils nous organisent un petit barbecue dans leur jardin, on est gâtés! La nuit tombe vers 20h30-21h, ce qui nous surprend, nous n’avions plus l’habitude des débuts de soirée illuminés. Ceci dit, cela nous aide à veiller un peu car nous avons pris 5h de décalage horaire entre la Polynésie et l’île de Pâques en 4h30 de vol et la nuit précédente a été courte!


Nous avons un jour plein pour visiter cette île dont l’attraction principale consiste en d’énormes statues de pierres, qui demeurent un mystère quant à leur déplacement et leur érection aux 4 coins de l’île. Selon étude, elles représentent des symboles importants de la culture polynésienne datant du XVème siècle. On se sent drôlement petits face à ces géants de pierre, mais il faut reconnaître qu’après le deuxième site on commence à en rire de ces Moaïs qui ne nous passionnent pas outre mesure. Moaï couché, Moaï debout, Moaï latéral, moaï cassé, moaï avec couronne, moaï sans couronne, on n’a rien raté du spectacle :)

A tchik a tchik a tchik !! Moaï Moaï Moaï !! 

L’île ne fait que 15km dans sa longueur maximale et ne possède que 2 plages. Le temps n’étant pas vraiment Caliente, nous ne trempons pas les pieds dans l’eau.

Beach please ! 

Quelques volcans s’érigent également sur les lieux mais malheureusement la végétation est quasi inexistante.

Il faut savoir que l’île de Pâques est une démonstration des capacités humaines à piller les ressources naturelles jusqu’à épuisement, c’est pourquoi elle est maintenant majoritairement un parc national, de manière à protéger la végétation réintroduite. Il ne reste qu’à laisser le temps au temps!

L’escale étant brève, nous repartons le lendemain pour Lima au Pérou où nous allons accueillir Léa, la sœur d’Alex, qui nous rejoint pour nos derniers mois de voyage!

Viviane nous accompagne jusqu’à l’aéroport et nous offre un collier de coquillage pour les aurevoir, ainsi qu’un collier et un savon. Nous repartons encore une fois heureux de la gentillesse des gens que nous croisons tout au long de ce périple.

Nos vemos ! 

Hasta luego!

21
sept
21
sept
Publié le 23 octobre 2017

Holà amigos!


L’arrivée à Lima le soir est agréable, nous avons réservé au pif une auberge dans le centre de Miraflores (quartier touristique) faute de trouver un Couchsurfing disponible. Les lieux sont tenus par un couple Péruvien-Bangladeshi et l’auberge est pleine de Français. Nous sympathisons très rapidement avec Barbara et Bastien, un couple d’Annecy en voyage depuis 8 mois en Amérique du Sud et qui attendent également l’arrivée d’un membre de leur famille. Pour eux, comme pour nous, les retrouvailles sont reportées en raison de l’aviation européenne et Léa nous rejoindra finalement 1 jour plus tard. Dans cet intervalle nous faisons également la rencontre de Jess et Lata, un couple de Niçois qui termine également une année de tour du monde.

C’est dans la bonne humeur générale que nous participons à la confection d’un repas que nous apportons le lendemain matin à des enfants des quartiers défavorisés de Lima pour un temps de partage.

Match de foot et repas avec les enfants 

L’auberge Zig-Zag a été montée dans le but de montrer qu’il est possible de proposer des services de qualité avec des prix accessibles aux petits budgets tout en reversant les bénéfices à des oeuvres caritatives, ce que nous respectons complètement. En fin de journée du samedi 23 septembre, nous récupérons la petite Léa pour de nouvelles aventures à 3.

Nous passons 5 jours de plus à Lima à nous reposer et à sillonner parmi les centre d’intérêts de la capitale. Nous découvrons ainsi les bords de mer, le centre de Miraflores et son parc Kennedy, les marchés où manger à petits prix et le quartiers art—déco de Barranco. Le soir nous nous retrouvons à l’auberge avec les copains pour une petite mousse et quelques rires.

Mercado 1 et parc Kennedy 
La côte de Lima et le parc de l’amour / « Reviens ma colombe, reviens vers ton doux nid »
Barrancos  

Mais tout ça c’était sans compter sur l’arrivée du frère de Bastien et de sa copine avec un plateau de fromage et de charcuterie de part chez nous! Nous partagerons donc avec eux un festin de petites douceurs pour notre palais, allant du saucisson à la tartiflette au reblochon Miaaaam! A force de céder à la gourmandise, nous devenons flemmards et ratons le spectacle lumineux aux fontaines du parc de la réserve (nous nous décidons le seul jour où il n’y a pas de show :/ ). Nous referons une nuit à Lima en transitant vers le sud afin de profiter de ce beau spectacle dont on vous partage de bref extraits.

Pour notre plus grand bonheur!! 

De Lima, nous partons directement pour 22h de bus (qui deviendront 24h) direction Chachapoyas. Ce petit village de montagne est très charmant et nous profitons d’une journée sur place pour aller visiter la cascade de Gocta, la 3ème plus grande au monde. Malheureusement de nombreux éléments ne jouent pas en notre faveur ce jour là et nous rebroussons chemin à 30 Minutes de la cascade de peur de rater les derniers collectivos (taxis collectifs locaux) pour nous ramener chez nous. De plus, la pluie est avec nous ce qui ne rend pas la marche si agréable.

Chachapoyas et la cascade Gocta 

Peu motivés à revenir sur cet « échec », nous choisissons de rejoindre l’Amazonie le lendemain. Après 12h de collectivos, nous arrivons exténués à Yurimaguas, portes de l’Amazonie et de la réserve de Pacaya-Samiria. Yurimaguas est au bord du fleuve Marañon, un affluent de l’Amazone, il s’agit de la dernière ville desservie par des routes. A partir de là, il faut se déplacer en avion ou en bateau dans l’Amazonie. Nous sympathisons avec le péruvien du moto-taxi qui finalement nous propose de partir visiter la réserve, comme on en rêvait, avec une association paysanne qui organise des tours depuis Lagunas. Même si la ville de Yurimaguas n’a que peu d’intérêts, nous choisissons d’y rester un jour de plus pour nous reposer et nous préparer à l’excursion.

Yurimaguas, aux portes de l’Amazonie 

Étant donné que nous refusons les bateaux touristiques rapides et plus chers, nous mettons 12h de lancha (un bateau organisant le ravitaillement des villages indigènes le long du fleuve et le transport de passagers) pour rejoindre Lagunas. Le transport est très agréable, installé dans nos hamacs au rythme de la vie locale!

Lancha locale jusqu’à Lagunas 

Les 5 jours suivants nous partons dans la réserve accompagnés de nos fantastiques guides, Maria et Aquiles. Aquiles est également garde forestier, il a une quarantaine d’années et est passionné par son métier. C’est grâce à lui que nous repérons un tapir, un anaconda, des crocodiles, des dauphins roses (seule espèce d’eau douce), diverses espèces de singes et d’oiseaux.

Il nous apprend à pécher à la ligne pour nous nourrir, ce n’est certes pas glorieux et la pêche aux piranhas ressemble plus à du fish-feeding qu’à autre chose, mais nous rigolons bien! Il nous emmène également marcher en forêt à la découverte des plantes et de leurs vertues chamaniques, une brève introduction très intéressante! Les guides aiment leur travail et la nature, les déchets sont triés et récupérés pour ne pas abimer la réserve et nous devons dire que c’est agréable de ne pas voir des déchets joncher les bords de l’eau comme malheureusement à beaucoup d’autres endroits au Pérou.

Quant à Maria, c’est notre cuisinière attitrée, elle a 65 ans et elle ravit nos papilles chaque jour en transformant les poissons péchés en de délicieux mets. Le soir et les midis les divers groupes se retrouvent dans de simples abris en bois pour manger et dormir sous des moustiquaires. Loin du tourisme de masse, nous sommes entre 4 et 10 touristes en fonction des jours. Le reste du temps nous voguons le long des canaux dans une petite pirogue sans moteur à l’affût des animaux de la jungle, seuls au monde. On n’aurait pas pu rêver meilleure expérience en Amazonie.

Into the wild 

Nous restons ensuite quelques jours dans le petit village de Lagunas, en attendant le passage de la grosse lancha faisant la liaison entre Yurimaguas et Iquitos, 2ème plus grande ville du Pérou, en pleine Amazonie. Comme de nombreux transports locaux, personne ne sait exactement quand partira la lancha. Cela dépend du chargement et de facteurs qui nous sont bien étrangers. Elle passera finalement 3 jours plus tard au milieu de la nuit. Nous installons à nouveau nos hamacs parmi les Péruviens et quelques rares touristes et nous voilà voguant 2 jours de plus jusqu’à rejoindre l’Amazone. Les journées passent vites sur le bateau entre les repas, la lecture, la rencontre de locaux et les siestes mais les après-midis sont étouffantes, la température avoisine les 38 degrés! Heureusement que les nuits sont fraîches pour contrebalancer la chaleur quotidienne.

La lancha  

Après tout ces jours loin de la civilisation, il nous est difficile d’arriver dans le bruit et la pollution d’Iquitos. Cette ville contraste franchement avec les grands espaces de nature qui l’entourent. Bien que le boulevard soit joliment aménagé avec sa vue sur l’Amazonie, il en ressort une atmosphère étrange, comme une peinture sur la façade d’un immeuble en centre ville.

Iquitos, au milieu de l’Amazonie 

Nous décidons de prendre un petit avion pour survoler l’Amazonie et nous ramener à Lima car nous ne sommes que peu motivés à reprendre une barque pour 5 jours et plusieurs heures de bus. Pour notre plus grande surprise, après plus de 9 mois de voyage et pas moins d’une quinzaine de vols, nous sommes ENFIN surclassés! Certes le vol ne prend que 1h30 mais quel plaisir d’avoir un siège bien confortable pour terminer la nuit (vol à 5h du mat’ + 2h à l’aéroport avant le vol!). Bien évidemment, Cyndie est tellement excitée qu’elle ne ferme pas l’œil du vol. Le survol de l’Amazonie est très brumeux et nous ne voyons pas grand chose. En revanche, la partie cordillère des Andes est magnifique à voir de bon matin.

1ère classe : check ! 😀

Finalement, nous profiterons d’une nuit dans une autre auberge bien agréable pour prendre une bonne douche et aller voir le spectacle des fontaines lumineuses au Parque de la Reserva le soir venu. Nous profitons d’un tête à tête car Léa est fatiguée et soumise à une petite tourista.

Spectacle d’eau et lumière à Lima 

Prochain épisode après 4h de bus vers le sud, à la réserve naturelle de Paracas.


Hasta luego!

12
oct
12
oct
Publié le 14 novembre 2017

Buenos días todos !


Après quelques heures de bus (seulement 4h), nous débarquons dans la jolie station balnéaire de Paracas. Une route principal traverse le village et de belles maisons en pierres blanches avec véranda bordent les côtes. La promenade principale est agrémentée de boutiques à touristes et de restaurants aux parfums envoûtants, seuls les prix rappellent qu'on est dans le saint-tropez des péruviens. Nous nous trouvons une charmante petite auberge de jeunesse juste sur la place principale et faisons la rencontre de la famille Soler dont Léa appréciera très rapidement le fils, Julio (pas compliqué, il est né en juillet-Julio)!


Malheureusement, Cyndie n'est pas très bien dès son arrivée là-bas, fatiguée avec une bonne petite tourista. Qu'à cela ne tienne, seuls les repas modifient les habitudes et quelques heures de sommeil en plus, nous partons tout de même à la découverte des alentours. Nous prenons une journée pour sillonner la réserve naturelle de Paracas à vélo, ses dunes allant du doré à l'ocre et ses bords de mer nous rappelant un lointain souvenir des derniers mois à la plage. Le tour du parc n'est pas très difficile, le soleil est avec nous mais un vent frais nous permet de ne pas fondre sur place. Seule déception, les cars de touristes qui nous passent à côté sans prendre soin de ralentir pour nous éviter les nuées de sable ! Sur 40km, nous ne croiserons qu'un seul autre couple à vélo.

La réserve de Paracas 


Les 2 autres journées que nous passons sur place, nous visitons le village, ses côtes, à la rencontre de multiples oiseaux et d'un lion de mer. L'anecdote est amusante car nous le croyions mort, échoué sur le sable, jusqu'à qu'il ouvre ses grands yeux à notre approche et nous pousse un gros grognement ! Ces ballades sont également l'occasion d'observer nos premiers flamants roses et de merveilleux coucher de soleil.

Chill sur la plage 

Nous partons ensuite pour l'oasis de Huacacina, anciennement naturelle, qui nous transporte dans les mirages du désert. Nous faisons une sortie buggy et surf sur les dunes de sables, l'activité phare des lieux. La horde de touristes présente ne nous empêche pas de savourer la beauté du décor mais en revanche nous sommes attristés de voir rouler des plastiques et des bouteilles vides au beau milieu de la nature. Nous nous amusons cependant bien à glisser sur la planche (à plat ventre) le long des dunes avant d'admirer le coucher de soleil. Pour information, le buggy, engin à 4 roues sans carrosserie pouvant accueillir 10 personnes, s'élance dans les dunes à tout allure pour un côté montagnes russes des plus décoiffant ! Nous découvrons finalement le jour de notre départ qu'il est possible de louer du réel matériel de ski/surf à la journée pour dévaler les dunes à la façon des pistes de ski, nous n'en faisons pas l'expérience malheureusement.

Oasis de Huacacina 

Une grosse nuit de bus nous attend et c'est après 18h que nous arrivons à Cusco (3400m) pour débuter notre acclimatation avant de partir pour un trek. Cusco est une grande ville au milieu des montagnes, où rien ne laisse penser que nous sommes si haut en altitude excepté le petit mal de tête du premier jour (100m-3400m en une nuit avec passage à 4000m, aie !). Nous sommes surpris d'être entouré par de la verdure alors qu'à cette même altitude au Népal il n'y avait quasiment plus aucune vie. Nous logeons sur les hauteurs, dans la partie peu accessible en voiture, ce qui nous offre un beau panorama sur la cité Inca. Le lendemain de notre arrivée est organisé un buffet péruvien dans l'auberge et nous faisons la rencontre de Pierre, un métisse péruvien-tunisien. Au matin, nous partons avec lui découvrir nos premières ruines Incas sur les hauteurs de Cusco. Le début de la montée est rude, le souffle est court avec l'altitude mais la ballade est superbe. Cyndie, qui en est à son 5eme jour de riz blanc commence à présenter des signes de faiblesse. Malheureusement, il est tant d'admettre que la petite tourista s'est transformée en une infection bactérienne et sur conseil de l'oncle docteur et de ses acolytes elle débute une série d'antibios pour la deuxième fois du voyage. Le plus dur, après la non participation au buffet péruvien, est de poursuivre le riz blanc pendant 2 jours avec l'appétit qui revient ! Bref, elle se requinque et nous décidons de partir sur une excursion aux Rainbow Mountain d'une journée à 4, car l'ami Julio nous a rejoint (cf. Paracas).

Au programme: levé 3h du mat', départ pour 3h de minibus, déjeuner et montée tranquille aux montagnes arc-en-ciel. Nous disons bien "tranquille" car nous montons de 4600m à 5100m! Pour tenir Alex alerte, nous avons décidé de nous relayer. C'est donc Léa qui est mal ce jour et nous l'acheminons sur un joli cheval afin qu'elle parvienne au sommet de la montagne. L'ami Julio peine lui avec l'altitude et au sommet nous avons même le droit à de la neige ! Le paysage sur ces montagnes n'en reste pas moins magnifique. Les différents métaux présents naturellement dans la roche lui confère 7 couleurs identifiables allant du jaune au violet en passant par le noir et le blanc. Nous sommes joueurs et nous n'anticipions pas d'éventuels problèmes de santé donc nous avions pris le grand tour, 4h de descente à l'abri du tourisme de masse par une autre vallée, la vallée rouge. Quasiment la totalité de notre groupe nous abandonne, soit en raison du temps, soit en raison d'intolérance à l'altitude, il n'y aura donc que nous 2 accompagnés de 3 autres personnes et d'un guide grincheux pour terminer notre tour. Mais nous sommes ravis ! De 500 personnes sur le chemin vers les montagnes, nous ne sommes plus que 6 au milieu de ces montagnes ocres et de ses plaines verdoyantes. Des colonies de lamas et d'alpagas nous accompagnent et même si le soleil n'est pas présent, la neige s'est rapidement arrêtée. Le guide mécontent d'être tombé sur des touristes persévérant nous presse le pas et souffle de nous voir si heureux à profiter de cette nature enchanteresse.

Nous rentrons finalement tout heureux de notre tour, retrouvons Léa fiévreuse au fond du lit accompagnée d'un Julio encore nauséeux. Comme elle a mal à la gorge nous regardons le fond de celle-ci et nous découvrons des tâches blanches bien inflammées autour. En bons docteurs, nous posons tous les 3 le diagnostic d'Angine blanche, bien souvent d'origine virale avec un traitement symptomatique. En 2-3 jours la voici d'aplomb, nous en concluons donc que nous allons finalement pouvoir partir pour notre trek de 9 jours reliant les ruines du Choquequirao à celles du Machu Pichu par d'ancien sentier Inca encore très peu touristiques. Alex qui patiente sagement depuis une semaine est tout content.

Nous préparons tout pour le départ, achetons les derniers équipements et partons avec un sac aussi léger que possible pour Cachora, village de départ du trek. Au départ de Cachora nous sommes à nouveau 4 car Cyndie avait fait la rencontre d'une australienne désirant faire le choquequirao et les dates tombant finalement à pics pour elle, elle nous rejoint pour les 3 premiers jours de ce trek.

Cachora 

Nous décalons à nouveau le départ d'un jour car Léa nous fait juste une petite infection urinaire avant le départ. Heureusement, la trousse à pharmacie possède l'antibio miracle monodose pour ce type de problème ! On va finir par croire qu'on aime les médics 🤣 ! Après une bonne lasagne et un café noir italien (nous sommes dans un petit hôtel tenu par un italien), nous partons nous coucher pour une dernière nuit dans un lit douillet.


Le trek au prochain épisode, restez connectés!

27
oct
27
oct

Jour 1:

5h30, le réveil sonne, nous terminons de paquer et partons pour un bon petit déjeuner. Nous sommes tous en forme et motivés. Un taxi nous attend à 6:30 pour nous déposer au début du chemin officiel, à 30-40mn de piste. La météo fait des siennes pour ce premier jour et nous sommes dans une épaisse brume pluvieuse. Nous patientons encore le temps d'un thé, la pluie cesse mais la brume reste. Peu importe, la journée s'annonce rude et même si le mirador ne nous offre pas la vue souhaitée sur le choquequirao au loin, nous partons tranquillement pour 1500m de dénivelé négatif avant de remonter de 750m! Rassurez-vous, les journées ressemblent, à peu de choses prêt, toutes à cela :D Au fur et à mesure de la descente, le soleil apparaît et nous arrivons suants à grosses gouttes dans le fond de la vallée où un petit papy nous attend dans un camping. On nous sert une bonne soupe aux pâtes, on se rafraîchit bien en se trempant la casquette et on repart pour la montée. Le soleil se cache et là c'est tant mieux car ça rend la tâche plus facile.

Nous rejoignons notre premier camping bien fatigués, montons notre tente et profitons d'un super repas chez l'habitant. Ici, pas de foule, seul un couple de chilien a également planté la tente.

Première journée très chaude ! 

Jour 2:

Nous rejoignons le camp du Choquequirao (+ 850m/-200m), les jambes un peu flageolantes, avec une halte chez l'habitant dans le village de Marampata pour savourer un plat typique à base d'avocat. Nous en profitons pour faire 2-3 réserves car nous devrons nous préparer des repas pour les 2 prochains jours (pas de ravitaillement possible). Sur conseil des locaux, nous mâchonnons des feuilles de coca (tout à fait courant dans ses régions) afin de rendre la marche moins difficile. C'est un peu amer et nous ressemblons à de vieux péruviens en crachant nos boulettes de feuilles vertes au sol. Cela dit, effet des feuilles ou non, Cyndie pète le feu pendant ce trek. Les paysages changent progressivement et les cactus disparaissent pour laisser place à une forêt dense. Nous repartons ainsi sous un ciel toujours majoritairement nuageux, la bonne humeur est présente malgré Léa qui commence à sentir la fatigue.

Heureux d’arriver en haut et d’apercevoir le site du Choquequirao 
On vient de là-bas !  

Jour 3:

Visite des ruines sous un soleil magnifique. Bien évidemment il est nécessaire de monter et de descendre de plusieurs centaines de mètres sur la journée mais sans les sacs nous sautons comme des cabris. Nous passons la journée entière à faire le tour de cette ancienne cité Incas, Hazel (l'australienne), Alex et Cyndie. Léa monte avec nous sur le site mais passera une bonne partie de la visite à dormir sous un arbre. Nous rencontrons une des personnes chargées de l'entretien du site qui nous explique qu'ils estiment avoir découvert environ 20% de la totalité du site. De gros travaux d'archéologie ont actuellement lieu pour mettre à nue ce site afin de rediriger dans le futur le tourisme du Machu Pichu (fortement dégradé par l'invasion humaine) vers le site du Choquequirao. Ce qui est sûr c'est qu’actuellement il n'y a pas foule, nous croisons 2 autres couples pendant la journée sur ce site grandiose alors qu'au machu il y a 7000 personnes par jour !!!

Personne sur le site, un ciel bleu magnifique... Que demande le peuple! 

Jour 4:

Nous quittons Hazel qui n'avait pas assez de temps pour faire la boucle avec nous et nous partons pour une très grosse journée. Tout d'abord +450m en montée, -1450 jusqu'au Rio Blanco et à nouveau +1100 de montée. Tout ça pour rejoindre le prochain village abandonné de Maizal où nous allons pouvoir planter notre tente dans un cadre paradisiaque dans une petite ferme. Réveil à 5:30 et départ 2h plus tard (et oui plier la tente, déjeuner et ranger les affaires ça prend du temps). Le premier bout de montée est déjà difficile pour Léa. Cyndie lui prend 3kg, nous faisons des pauses et atteignons finalement des ruines à mi-descente appartenant au site du Choquequirao et dont le système d'eau fonctionne toujours. Sous un soleil magnifique et dans une végétation dense nous faisons une halte repas devant un panorama à couper le souffle. Il fait chaud, très chaud et après la dernière heure de descente nous nous jetons dans le Rio bien froid pour un petit rafraîchissement bien mérité ! Choc thermique assuré ! Une fois hors de l'eau il ne faut pas tarder, de nombreuses petites mouches de sable et moustiques nous tournicotent autour près à nous dévorer. D'ailleurs durant tout le trek nous alternons entre anti-moustique et crème solaire, camouflés sous des tenues longues afin de ne laisser qu'un minimum de peau à découvert. Après un dernier bilan en bas nous partons pour 4:30 de montée jusqu'à une petite ferme à Maizal. Léa n'en peut plus, ce trek ne semble définitivement pas sa tasse de thé. Malgré les kilos en moins, la motivation n'y est pas et la montée semble très longue. Nous arrivons finalement au coucher du soleil avec vue sur des montagnes ensorcelées par les dernières lueurs du jour.

Journée difficile mais des paysages magnifiques! 

Jour 5:

Départ annulé, la fatigue se fait sentir et le cadre est suffisamment beau pour prendre un jour de repos. De plus, le ciel est tout gris et d'épais nuages cachent tous les sommets. Les seuls habitants du coin sont un couple de queshua, qui réside dans cette petite ferme à 2950m d'altitude entourés de poules, cochons, vaches, chèvres, chiens, cochons d'Inde et j'en passe. Leur fille est venue depuis Yanama ( notre prochain point de chute) leur donner un coup de main avec ses 2 fils âgés de 5 ans et 9 mois. On est assez admiratif quand on pense que le petit s'est fait 8h de marche à plus de 4000m d'altitude et la maman transportait le second sur le dos pendant ce temps là !

Journée de repos avec petite sieste!  

Jour 6:

Motivés et reposés, nous repartons pour une journée pleine de surprise. Ce jour nous passons un col à 4100m après 3:30 de montées plus ou moins douce. Léa, qui ne se sent pas top, se voit proposer le transport de son sac par le couple de la ferme qui se rend également à Yanama avec leurs chevaux. Nous en profitons pour le charger un peu plus afin de rendre l'ascension plus légère. Bien en a pris à Léa de laisser son sac car elle sera accompagnée d'une tourista avec évacuation digestive régulière tout au long de ce trajet qui sera placé sous le signe de la bonne humeur et de l'humour. La végétation se raréfie au fur à mesure de la montée avant de voir les couleurs réapparaître sur la descente vers le charmant petit village de Yanama.

La descente vers Yanama tranquille! 

Jour 7:

Nous ne sommes pas très motivés par l'idée de faire le dernier col à pieds, une grosse journée de marche au bord de la piste pour atteindre un passage à 4600m. Léa ne l'envisage carrément pas. Depuis Yanama nous savions qu'il était possible de prendre un collectivo pour alléger la journée cependant nous tombons le jour de réunion dans le village suivant pour la signature des papiers de propriété. Ce qui signifie que les 4 voitures du village sont prises d'assaut dès le petit matin, laissant un certains nombres de villageois faire la marche à pieds jusqu'au prochain village (de l'autre côté du col). C'est ainsi que nous restons une journée à Yanama, à profiter de nous doucher et de faire de la lessive (ça ne peut pas faire de mal de temps en temps :)).



Jour 8:

Départ prévu à 6h mais reporté à 7h par notre chauffeur en raison de la neige qui est tombée sur le col la nuit précédente. Il est important qu'elle fonde un peu si on veut parvenir à destination sain et sauf dans leur coucou aux pneus lisses. Le collectivo s'arrête au sommet de manière à pouvoir profiter de ce beau col avec vue sur la montagne du salkantay de l'autre côté. Nous descendons à Colpapampa dans l'espoir de profiter de bains chauds. Malheureusement, la motivation et nos maillots de bain ne suffiront pas à faire réapparaître la source chaude qui a été ensevelie depuis une montée des eaux quelques mois auparavant. Des amis nous avaient bien prévenus mais on a eu espoir qu'ils aient été réparés. Nous avons à présent rejoint le chemin du trek du Salkantay et nous commençons à voir des groupes de touristes sur notre chemin. La descente est douce et la journée n'est pas difficile. Nous arrivons finalement au village de Playa Sahuyasco, fin officielle de certains trek car la piste (route à voiture) dessert à présent aisément toutes les localités. Ce village étant dénué de charme nous poursuivons sur le chemin du lendemain pour trouver un agréable camping dans une plantation de café à 30mn de là.

Ok, on a un peu triché, on a grimpé le col en collectivo, mais ça n’empeche que c’est superbe! 


Jour 9:

La chaleur est revenue la nuit, nous sommes à 2150m d'altitude dans une végétation semi-tropicale, surprenant. Le matin nous nous réveillons tranquillement avec un petit dej royal et un bon café avant de partir sur le coup des 10h pour attaquer la journée. Elle ne s'annonce pas difficile, encore un petit col à franchir (+850m) avant de nous arrêter dans un chic camping/ Lodge avec panorama sur le Machu Pichu au loin (ENFIN !). Le soir nous avons le droit à un festin après une bonne douche chaude (oui,oui, je jure) avant de dormir sur nos deux oreilles.

Le Macchu Picchu! 


Jour 10:

Brume et pluie fine sont de retour. Nous avons beau attendre car la journée est tranquille, rien n'y fait, la tente ne sèche pas. Nous la rangeons donc toute humide et nous partons dans nos tenues de pluie. Sur la descente, le ciel se découvre et la chaleur revient. Dans la vallée, nous suivons la piste jusqu'à la station de Hydroelectrica (sans aucun intérêt), lieu de départ du train pour le Machu Pichu. Nous nous sustentons dans une petite cahute au bord des rails avant de partir pour 2:30 de marche le long des rails jusqu'à Aguas Caliente. Rassurez-vous nous ne sommes pas seuls à faire ça, le train étant très cher (les prix sont en dollars car il est géré par une société anglaise) de nombreuses personnes y compris des tours organisés marchent le long des voies de chemin de fer. Ce n'est pas très motivant mais heureusement il n'y a que peu de trains qui passent en nous sifflants dans les oreilles. Arrivés à Aguas Caliente, au pied du Machu Pichu, nous découvrons un village touristique sans intérêt franc excepté la présence de bonne pâtisseries. Nous achetons nos fameux sésames hors de prix pour la visite du lendemain et décidons d'aller dormir au camping municipal, loin de la foule.

La marche le long des voies est ennuyeuse.. et Aguas Caliente n’est pas une jolie ville... mais on est au pied de la cité 


Jour 11:

Réveil 3:45 du matin pour être parmi les premiers devant les grilles. Une trentaine de personnes font déjà la queue devant les portes qui n'ouvrent qu'à 5h. Puis nous montons tels des moutons pendant une petite heure sur des marches Incas (41' pour Alex et Cyndie, 44' pour Léa) afin d'arriver avant les premiers bus en haut. Semi-Victoire, nous sommes parmi les 5 premiers à entrer sur le site du Machu Pichu sous une épaisse brume XD. Ce site réhabilité est grandiose et nous imaginons aisément l'ampleur de la civilisation Incas à l'époque. En attendant que le ciel se découvre nous tendons l'oreille afin d'écouter les informations données par les guides dans toutes les langues du monde. Nous apprenons ainsi qu'entre 600 et 700 personnes vivaient sur ce site inachevé en raison de l'invasion espagnole. Il s'agissait d'une civilisation avec un mode de construction complexe, des quartiers existaient pour les différents secteurs de la société, des maisons à 2 étages ainsi qu'un système d'évacuation des eaux usées était en place. Ils avaient également une source d'eau potable qui desservait le village ainsi que l'équivalent de WC. Pour le XVe siècle c'était une société avancée ! Après 4h à trotter sur le site nous en avons assez vu et la présence de toute cette vie humaine nous oppresse. Nous redescendons ranger nos affaires et repartons sur nos rails de train jusqu'à Hydroelectrica où se pressent de nombreux minibus à l'affût des touristes. Nous rentrons ainsi sur Cusco après 6h de bus pour une bonne nuit dans un lit douillet bien mérité !

Brume, llama et esprits Inca! 

Finalement, après un bon massage et une petite séance d'épilation pour les filles, nous décidons de partir directement pour la Bolivie la nuit suivante. Buffet indien à volonté avant de nous échapper par la route en direction de copacabana sur les bords du Lac Titicaca.


A très vite sur l'altiplano !


PS: sincèrement désolés pour cet article un peu long et peut-être imbuvable mais nous tenions à publier le trek en une fois 😜

9
nov
9
nov
Publié le 24 novembre 2017

Buenas chicos!


Nous voici déjà en novembre... Certes mes amis, nous évitons cette année la grisaille déprimante qui suit inévitablement l’été indien. Ne soyez pas jaloux, il parait que le votre a été magnifique cette année.

Pour nous, ce début de mois a une saveur particulière, puisque maintenant, nous pouvons compter la fin de notre voyage en semaines. Nous nous joignons donc à vous dans cette période tristoune (même si la perspective de tous vous retrouver nous remplit de joie :) ).


Après notre article du Pérou, en particulier ceux qui connaissent un peu notre itinéraire, vous devez vous rendre compte que le temps file et qu’il nous reste beaucoup de route.

La Bolivie ne faisait pas vraiment partie de notre trajet mais vous savez, sur la route, rien n’est jamais fixé. Les femmes en jupes et chapeaux melon ont enflammés l’imagination d’Alex et l’idée de passer encore du temps en altitude a fini de convaincre Cyndie.

En vrai, beaucoup de voyageurs nous ont parlés du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni dans le Sud du pays comme alternative pour passer du Pérou au Chili.


Nous arrivons donc à la frontière Péruvienne, où le bus nous dépose pour effectuer les démarches administratives. Petit moment de solitude au moment où Alex s’avance vers le douanier. Ce dernier le dévisage, montre ses cheveux long puis son passeport d’un air interrogateur puis sa moustache. Il ne semble pas le reconnaître... Finalement, sans un sourire, Alex arrive à quitter le Pérou sans visiter le système carcéral.

Passage de la frontière  

Après quelques centaines de mètres en marchant, nous voilà en Bolivie. 30 Minutes de bus plus tard, nous arrivons au bord du lac Titicaca, dans la ville de Copacabana.

Copacabana 

Le lendemain, départ pour la Isla del Sol, petite île sur les bords du lac. Avant d’arriver, petit détour imprévu par l’Isla de la Luna pour 1 heure de visite, à quelques kilomètres de là.

Isla de la Luna

Pour épargner le porte-monnaie qui s’affine à vue d’œil, nous campons dans le village. La montée jusqu’au camping avec les sacs s’avère haletante à cette altitude (4000 mètres). Mais le temps se dégage et le panorama du lac et des montagnes (plusieurs 6000 mètres) se dévoilent. Le soleil chauffe bien et nous lézardons un peu au soleil.

Le village à flanc de colline est très charmant et seule la moitié de l’île est accessible aux touristes en raison d’un différend entre les communautés. Une balade de quelques heures est suffisante pour apprécier les ruines et l’atmosphère agréable de l’endroit.

Nous profitons plus tard du coucher de soleil sur les hauteurs de l’île mais le vent frais, très frais se lève en même temps que notre chauffage s’efface sur le lac.

Isla Del Sol 


Retour sur Copacabana le lendemain matin et nous enchaînons directement par un bus pour La Paz puis un bus de nuit pour Tupiza, point de départ moins fréquenté pour visiter le désert Bolivien.


La Paz est une ville très étonnante. A la base située dans une cuvette, elle s’est expandue de manière incroyable, colonisant les flancs de montagnes, parfois jusqu’à leur sommet, voire au delà. La ville n’est pas traversée par un métro mais par un réseau de télécabine. Oui, oui, c’est bien cela, la ville est survolée par des œufs rouges reliant le centre aux versants.

Les gens rencontrés pendant ce bref séjour se sont montrés très agréables et gentils. Un endroit où retourner un jour, par curiosité.

La Paz 

Nous n’avons pas beaucoup de temps dans la plus grande ville de Bolivie et nous montons dans notre bus. Alex a oublié de s’équiper correctement et nous passons une nuit glaciale. Même Léa, avec ses nombreuses couches nous demandera dans la nuit s’il nous reste quelque chose pour la réchauffer.

Malgré la nuit difficile, nous arrivons à Tupiza dans la matinée. La ville est très mignonne et nous profitons d’un petit déjeuner au marché du coin en découvrant des spécialités locales.

Subitement, Alex est pris d’une envie irrépressible de décorer artisanalement la housse de son ukulélé. Nous partons ainsi explorer la « Féria » du dimanche à la recherche d’un tissu local pendant que Léa rentre se remettre du trajet. L’ambiance est joyeuse et tout le village est rassemblé dans ce marché gigantesque (rapport aux proportions de la ville) où nous ne croisons aucun touriste.

S’en suit alors un après-midi couture où coach Cyndie s’applique à apprendre les rudiments de cette activité inconnue pour Alex. Selon plusieurs « experts », le résultat est bluffant.

Le carnet de commande sera ouvert mi-janvier :D 

Le temps est agréable et après le trek, nous passons la journée avec pour seules activités, la détente et la recherche d’une agence pour un tour de 4 jours dans la région.

Tupiza 

Nous jetons notre dévolu sur un tour un peu plus cher mais moins emprunté (et pour cause, nous rallierons notre hôtel le deuxième jour par un chemin encore jamais emprunté par nos guides grâce au GPS d’Alex).

Une quatrième personne vient se greffer au groupe, une Française bien sûr (il n’y a que ça en Amérique du Sud! :) ), Valentine, qui voyage en Argentine depuis 2 mois.


Les 4 jours de visite nous font découvrir des paysages superbes et très différents. La roche a été creusée par les pluies et l’eau présente il y a des milliers d’années. Cela donne des tableaux très variés, plein de couleurs. Marta notre cuisinière nous prépare des plats délicieux et plus que copieux.

Les 2 premiers jours, nous traversons la région du Sud Lipez, à une altitude de 4000-4500 mètres. La première journée est pluvieuse mais nous aurons du soleil le reste du temps. Il fait donc doux la journée, mais dès que le soleil se couche, on se pèle!!

1ère journée dans le Sud Lipez 
2ème journée, lagunas et sculptures de pierre 

Le 3ème jour, nous rejoignons le parc national. Nos guides ayant essayé une nouvelle route, nous sommes entrés dans le parc sans payer! Youpi! Nous passons la journée entre lagunes, geysers et montagnes colorées. Malheureusement, le point de contrôle de sortie du parc est fermé par une barrière et nous devons nous acquitter de la taxe d’entrée! « No suerte » comme nous dira Herman, notre chauffeur :) . Pour nous réconforter, Marta nous annonce que ce soir, c’est lasagne accompagnée d’une bouteille de vin! Miam!

Lagunas et geysers 
Désert et lagunas  

Pour le dernier jour, nous entrons dans le fameux Salar d’Uyuni. Cette ancienne mer est désormais un désert couvert de sel sur plus de 12 000 km2 ! Il est impossible d’estimer les distances et l’horizon se déforme sous l’effet de la chaleur! Le temps de quelques « fotos locos » (photos folles) et Alex devient conducteur du 4x4 pour nous mener jusqu’au lieu où nous attendrons le coucher de soleil. Magique!

Le fameux Salar 

Nous arrivons en début de soirée à Uyuni, ville grouillante et hors de prix où nous trouvons de justesse des places de bus pour San Pedro de Atacama au Chili. Départ tôt le lendemain matin!


Hasta luego chicos !


PS: Pour Lata et Jess: Malheureusement, on n’a pas réussi à esquiver la taxe de douane...tant pis pour la bière XD

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Publié le 15 décembre 2017

Buenos días amigos !


Nous arrivons dans le petit village touristique de San Pedro de Atacama dans l'après-midi sous un beau soleil. En recherchant un lieu pour camper et une auberge pour Léa nous découvrons que cet endroit est connu des chiliens et des touristes pour faire la fête. Cependant, malgré le charme de ce village, certains sont déçus car les lois ont changé et la fête n'est plus ce qu'elle était. Loin d'être attristés, nous apprécions les routes en terre, les maisons blanches aux jolies petites portes en bois et la végétation qui dégagent une atmosphère reposante.

S. P. De Atacama 

La plupart des activités du coin sont semblables à celles que nous avons faites côté Bolivien mais avec des tarifs bien plus élevés. Comme nous l'avons rapidement compris, le Chili est un pays développé où la qualité de vie est supérieure aux 2 précédents pays que nous avons parcourus et où le coût de la vie est nettement supérieur. Nous choisissons donc de nous prélasser sous le soleil qui nous réchauffe. Après un bref point sur la suite de l'aventure, nous décidons de tenter le stop pour descendre au sud du Chili de manière à faire des rencontres, en apprendre plus sur la culture, travailler l'espagnol et diminuer les coûts.


La première phase est une phase test. Sans objectif précis mis à part "le sud - santiago", nous décidons d'évaluer la faisabilité de nous déplacer ainsi à 3. Le résultat est plus que convaincant ! Le temps d'attente n'excède pas 30mn, les camions nous prennent volontiers et nous ferons finalement la route de nuit avec un gros poids lourd en route pour Santiago. Nous profitons d'une halte pour manger avec Polise dans un petit routier en bord de mer un bon menu de la mer avant de nous arrêter pour quelques heures de sommeil à l'arrière de son camion. Seul bémol, le lendemain il passera quelques heures à tenter de nous convertir en espagnol à la religion chrétienne...discussion longue et difficile ! Il nous dépose finalement à l'embranchement pour Valparaiso où nous attrapons un bus pour rejoindre la ville côtière.

Merci Polise 

Nous pensions trouver un petit village comme S.P de Atacama alors je ne vous explique pas la surprise quand nous débarquons dans ce qui fut une ville de fête et l'ancien plus grand port d'Amérique du Sud ! C'est lors d'un tour de la ville organisé par de jeunes étudiants que nous prenons conscience du passé glorieux de cette ville dont seuls quelques bâtiments ont survécu à son déclin suite à la création du canal de Panama. Par la suite, en 1906, un gros tremblement de terre a détruit la majorité des impressionnants bâtiments de cette époque faste, laissant place à une reconstruction peu charmante des bords de mer.

Visite de la ville 

Actuellement, la ville survit du tourisme et des étudiants, mais les inégalités entre les riches et les pauvres se creusent de plus en plus. Cependant, le quartier bohémien, vestige de la grande époque, et la configuration de la ville sur de petites collines nous séduit. Nous y restons 4 jours dans une auberge bien agréable !

Valparaiso dans le quartier bohémien

Une fois la ville quittée (étape la plus difficile en stop) nous repartons en longeant les côtes direction Puerto Montt. Sur conseils des locaux et par choix, nous évitons Santiago la capitale. Parmi nos belles rencontres il y a Donald, camionneur de 72 ans, qui nous propose une halte chez lui, à Valdivia, avant de repartir le lendemain vers le sud. Ainsi nous dormons au chaud, chouchoutés par sa femme et lui puis nourri avec de bons petits plats! Le peu d'heures de repos qu'il a dans une semaine, il les passe à nous faire visiter la ville et ses alentours marécageux typiques de la région des lacs. Nous sommes enchantés!

Valdivia 

De plus, ils possèdent 4 chiens et 2 chats Angora, de quoi satisfaire les 3 amoureux des animaux que nous sommes.

Sur ses conseils, il nous arrête à Puerto Varas, village au bord d'un lac et au pied du volcan Osorno. Chanceux jusqu’à présent, le soleil nous accompagne et nous décidons de rester quelques jours ici avant de rejoindre le port de Puerto Montt sans passer par l'île de Chiloé. Après le temps passé au Pérou, nous savions que des choix s'imposeraient mais les endroits merveilleux sont tellement nombreux que les regrets ne durent jamais longtemps ;) Après tout, nous nous apprêtons à traverser 1830km de canaux au milieu des fjords de Patagonie.

Puerto Varas 
Randonnée dans le parc Petrohué proche de Puerto Varas 

Avant d’embarquer, nous passons 2 jours chez Marcello et Jorge, un couple que nous avions rencontré le long du trek du Choquequirao. C’est un plaisir de se faire à manger et de dormir dans un lit ! Nous en profitons pour passer la soirée à discuter de l’histoire chilienne avec Marcello et de nous occuper de toute l’intendance.

Le lendemain, check-in matinal pour un départ prévu à 16h00, retardé par des mauvaises conditions météo (vents violents). Puerto Montt n’est pas vraiment une ville réputée pour sa beauté et nous passons donc la journée à trainer dans le centre commercial, à l’abri du vent (un bon vent, bien froid, qui atteint les 85 km/h). L’embarquement à finalement lieu vers 23h00 pour un départ le lendemain matin.

Puerto Montt 

Dans le bus qui nous emmène, nous faisons la connaissance de Baptiste, avec qui nous partageons la cabine.

Notre palace flottant est un ferry qui transporte des passagers et du frêt jusqu’à Puerto Natales. Long de 126 mètres et large de 23, nous avons la place de déambuler, flâner et même disputer des parties d’échec durant ces 3 jours de navigation.

Passe-temps ludiques en bonne compagnie

Le dortoir de 22 personnes est découpé en sections de 2 lits superposés. Nous avons de la place, du chauffage et même notre petite lampe personnelle. Du luxe je vous dis!

Rapidement, nous rencontrons Pierre et Marion sur le pont, en train de profiter du soleil (si, si, je vous jure qu’on en a eu) au seul endroit abrité du vent (ah ben voilà, elle est là la feinte ;) ) puis Lise qui nous rejoint pour une partie de cartes. Les activités ne manquent pas. Projections sur la faune et la flore de Patagonie, explications sur les différents sites traversés, yoga et échecs jalonnent nos journées. Bref, nous passons 3 jours au milieu de paysages incroyables sans nous ennuyer.

Traversée en ferry 

La partie la plus difficile est de s’organiser pour visiter la réserve de Torres del Paine. Malheureusement, il s’avère impossible de s’immiscer dans un des 2 circuits officiels à moins de réserver son tour 6 mois à l’avance (et à moins d’y laisser un bras, un rein et la peau d’une fesse). Nous louons donc une voiture avec Lise et Baptiste pour partager les frais et jouir d’une bonne liberté de mouvement.

Nous établissons notre campement à l’orée du parc, au village de Serrano, pour rayonner dans les points clés du parc, le glacier Grey et les fameuses Torres.

Les paysages sont superbes mais le parc est devenu une immense machine à faire de l’argent avec des campings actuellement à 100€ la nuit par personne avec sa propre tente... Une belle arnaque !

Île de Péhué 
Glacier Grey 
Randonnée des Torres 
Salto grande 

Nous rentrons à Puerto Natales après 3 jours au parc et nous en profitons pour se reposer une journée avant la prochaine destination. Nous embarquons Lise pour faire un bout de voyage avec nous. Le lendemain, direction Ushuaïa, l’Argentine et la fin du monde.

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Bonne année à tous !


Avant tout, meilleurs vœux à tous ! Nous vous souhaitons une année aussi riche en découvertes et en émotions que 2017 le fut pour nous.


La dernière fois, nous vous avions laissé sur la route d’Ushuaia. Aujourd’hui, nous nous rendons compte que nous rentrons et cette idée nous rend triste à l’heure où nous entamons notre dernier pays. La vie est belle, notre vie est encore plus belle et le voyage une expérience si forte que la routine semble bien fade en comparaison.

C’est donc avec un sentiment d’urgence que nous arrivons en Argentine. Le sentiment de devoir se gorger de ces expériences, de ces paysages, de ces rencontres. Comme un besoin de tout voir et tout vivre pour faire des réserves avant de retourner à notre quotidien.

Alors oui, vous pensez peut être qu’après un an de « vacances », il est temps de retourner au travail, à la réalité.

Certes, nous sommes conscients d’avoir eu « la chance » de pouvoir ouvrir cette parenthèse de notre vie que, pour l’instant, nous n’avons aucune envie de refermer. Heureusement les jours de blues, nous pensons à l’instant où nous vous serrerons dans nos bras, ce moment qui nous permettra de nous sentir bien et à notre place le temps de nous réinsérer dans la vie de tous les jours.


Sur ces douces paroles, nous arrivons au bout du monde au beau milieu de la nuit, largués par de sympathiques camionneurs à 4km du centre dans la zone industrielle.

Dernier chauffeur chilien et premiers pas en terre argentine! Centre: rappel de l’approche de Noël. Droite: notre premier maté. 

Nous sommes 5, Christian (un quincagénaire français en voyage constant et en stop également), Lise, Léa et nous 2 à la recherche d’un lieu où dormir. Il fait un froid glacial, une tempête de sable nous frappe la figure et ralentit nos pas. Nous décidons rapidement de ne pas continuer et de trouver un endroit à l’abri du vent pour planter les tentes et dormir quelques heures. Un bout de terrain adjacent à un club de sport nous fait de l’oeil et Christian, en homme avertit, vérifie la porte d’entrée; BINGO! La porte du hall d’entrée est ouverte et nous pouvons ainsi somnoler bien à l’abri du vent. Au petit matin, une charmante jeune femme ouvre les portes toute surprise et tout sourire, nous offre un thé autour d’une petite discussion accompagné d’un selfie souvenir de ce moment. Premier contact avec les argentins et leur sens de l’accueil et on n’est pas déçu!


Nous partons ensuite à la recherche d’un lieu pour dormir les prochaines nuits et atterrissons finalement dans une chambre chez l’habitant par le biais de airbnb (plateforme de location de chambre ou logement entre particuliers). Les lieux sont châleureux, les lits confortables et une petite table est à notre disposition pour nos fameuses parties de Coinche aux Toddy’s. Bon pour ceux qui ne sont pas encore avertis, on s’est trouvé une passion débutante pour les parties de Jass (variante suisse de la belote) avant de partir en voyage et le problème ne s’est pas amélioré.

La maison de la famille qui nous accueille via Airbnb. 
La fin du monde, ou presque ! 

Nous avons été initiés à la coinche/ contrée par Cindy et Robert en Polynésie, variante de la belote avec annonces. Nous nous sommes bien entraînés avec eux ainsi qu’avec Christophe et Audrey. Puis, sur le bateau chilien les copains ont bien tentés d’apprendre à Cyndie le tarot avant de se retrouver tous les 4 avec Lise, grande adepte de la coinche. Retour aux sources pour ainsi dire avec de nombreuses parties en perspective et même des tournois avec bière à la clé! Et qui dit cartes, dit petits biscuits pour accompagner les parties de jeu...nous vous présentons le champion toute catégorie de l’addiction: le fameux cookie Toddy! Pour plus d’informations sur le sujet, nous vous laissons le lien du blog de Lise qui résume très bien l’état de la situation d’impuissance face à ce petit concentré de sucre (https://detourlatin.wordpress.com/2017/12/21/toddy/).

Bref, à partir de ce point de chute nous partons marcher sur les traces du glacier Martial avec une Cyndie un peu ronchonneuse. En effet, la visite de la lagune d’Emeraude affrontait la randonnée du glacier. 3 contre 1 pour le glacier et comme nous devons être amenés par le propriétaire en voiture, il est difficile de se séparer car les 2 balades ne sont pas dans la même direction. Le glacier n’est finalement pas extraordinaire mais la vue sur la ville malgré le ciel gris est plaisante.

Le-dit « glacier » et son panorama. 

Puis, nous partons à la découverte du parc Lapataia, à 15 km d‘Ushuaïa, et des paysages de la fin du monde. Nous passons une très mauvaise nuit en tente dans le parc, à grelotter et le lendemain sous un temps très mitigé nous préférons un tournoi de cartes à une marche de 8h sous la pluie. Sans regrets car la première journée était magnifique mais avec une décision de prise: fini le camping avant de retrouver la châleur!

En haut à gauche: repas du soir sous un bel orage. En bas à droite: photo souvenir avec Pablo, notre logeur.

Nous quittons finalement Ushuaia avec un conducteur très sympathique. D’origine italienne, résidant londonien et vacancier argentin, il nous accepte les 4 dans sa voiture et nous balade sur la terre de feu jusqu’au bout de la route la plus à l’est: la fin de la route signalée simplement par un panneau « la fin de la Ruta ». :)

La fin de la route avec grand froid 

Le soir nous repassons la frontière pour rejoindre le continent par la partie chilienne, dormons dans un petit hôtel et repassons la frontière argentine le lendemain matin en direction de El Calafate. Nous disons au revoir a notre compagnon italien, Alessandro, après un paquet de petits tampons dans le passeport et montons dans un pick up argentin pour 60km à la vitesse de l’éclair.


S’il y a bien une chose que nous avons découvert chez nos amis Argentins, c’est qu’au volant ce sont des champions toutes catégories. Pour la vitesse, je nomme les pick-up, 60km - 25mn avec arrêt pour voir un volcan. Vitesse moyenne: 170 km/h sur les rythmes endiablés de Ricky Martin. Pour les activités accessoires la palme revient aux camionneurs, en roulant ils préparent le fameux maté (avec feu à gaz dans le camion bien sûr), à manger, nous montre des photos, téléphonent et/ou regarde des films, le tout sans ceinture bien sûr! On comprend mieux les petites croix sur les bords de la route! (NB: Ne vous inquiétez pas, si cet article parait c’est qu’on est vivant :D)

En route vers El Calafate. 


Bref, nous atteignons en fin de journée le petit village sympathique de El Calafate où nous nous offrons un bon burger d’agneau (viande très fameuse dans le sud) avant une nuit de sommeil bien méritée.

Simplement contents 

Le lendemain, nous partons voir de plus près le fameux Perito Moreno (glacier Grey côté chilien) avec un voyage aller très agréable mais un retour saccadé. Léa et Cyndie attrape rapidement un stop tandis que Lise et Alex finisse par se séparer, Alex arrivera finalement 3h plus tard! Malgré cette petite galère, la journée est extraordinaire et nous nous émerveillons une fois de plus devant la splendeur des créations de mère nature. Malgré les gens, l’atmosphère est calme, il n’y a pas de bruits, seuls s’échappent les crissements du glacier et les énormes fractures de glace... nous restons à l’admirer quelques heures durant sous un beau soleil.

Émerveillement devant le monstre de glace. 

Lise prend une grande décision, elle abandonne El Chaltén au profit de la côte ensoleillée et nous avec. Nous nous disons à plus tard car nous savons d’ores et déjà que nous passerons la Nouvelle année ensemble à Buenos Aires! On ne change pas une équipe qui gagne ;) Les prochains jours, jusqu’à El Chaltén, puis jusqu’à la Péninsula Valdez se font moins facilement en stop. Nous sommes sur la route 40, route touristique mais déserte, seulement quelques voitures par heure et nombreuses sont pleines à craquer. De plus, il y a parfois un petit peloton d’auto-stoppeurs en place rallongeant le temps d’attente. Par chance le soleil brille mais un vent glacial et fort s’engouffre sous nos vêtements durant les longues heures d’attente.

Mumuse avec le vent ou hibernation complète, chacun sa stratégie dans l’attente d’une voiture! 

Cela dit, nous parvenons tout de même à rejoindre les points que nous souhaitons dont le charmant petit village d’El Chaltén au milieu des montagnes avec son fameux mont Fritz Roy. Le temps est splendide le jour de notre arrivée mais malheureusement pour la randonnée du lendemain il se gâte et le pic reste caché tout du long. Peu enchantés de marcher sous la pluie intermittente, nous choisissons de ne pas aller au bout et de rejoindre Léa, délestée de sa motivation par le mauvais temps et restée se reposer à l’auberge. La météo ne semblant pas s’améliorer dans les prochains jours et la route étant encore longue jusqu’à Buenos Aires, nous ne traînons pas plus dans le froid (que nous retrouverons bien assez vite en Europe!).

Le pic du Fitz Roy, disparu le jour de la rando. 
La longue route 40 en pèle-mèle.  

A Puerto Madryn, porte d’entrée sur la Peninsula Valdés, nous retrouvons notre copine (oui oui on lui manquait) et la chaleur. Avec des températures aux alentours des 30 degrés, nous nous sentons dans notre élément pour passer les fêtes. Nous sommes hébergés en partie chez un jeune argentin, Nicolas, avec qui nous passons également ces quelques jours.

Puerto Madryn et la bouffe! 

Entre plage et glaces, nous passons du temps en cuisine à se confectionner de bons petits plats dans l’esprit de partage de Noël et nous nous offrons une petite sortie snorkeling le 25 avec les lions de mer dans une eau à 11 degrés! Je vous jure qu’on a cru y laisser des doigts, heureusement que le spectacle sous-marin en valait la peine.

Danse avec les lions de mer 

Finalement, nous passons une journée dans la réserve de la péninsule à la rencontre d’une faune riche. Outre les lions et les éléphants de mer, nous faisons la rencontre des petits manchots de Magellan avec leurs petits (naissances de novembre) et des tatous. Merveilleux! Nous attendons longuement espérant apercevoir un orque mais malheureusement ils ne se montreront pas ce jour là.

Les rencontres de la réserve Valdez 

Ainsi, nous remontons dans un camion pour les 1200km qui nous sépare de Mar de Las Pampas, un petit village en bord de mer recommandé par Yolane (la cousine de Cyndie) et Nicolas, plus charmant que Puerto Madryn (en soit peu intéressant à l’exception de la proximité avec la nature et la mer).

La route est longue mais heureusement ce véhicule est équipé d’un écran et de films! Pour éviter que le Pitouf (chauffeur) s’ennui...

Par ailleurs, avec l’actualité « brûlante » des réseaux sociaux autour de la rigueur hivernale, nous décidons de nous gaver de chaleur avant de nous plonger dans la neige jusqu’au cou (bon peut être seulement jusqu’à la cheville mais quand même!!)! :)

Bref, nous voilà dans une petite ville, Villa Gessel, à quelques kilomètres de Mar de las Pampas où les logements sortent à 300€ la nuit (ben quoi, on savait pas nous, on ne regarde pas à l’avance 😅).

Le coin est très joli, peu de building et avec un hôtel mignon (on n’y a pas laissé un bras dans celui-là 😀). La journée, nous visitons Mar de las Pampas, sa plage et ses petites rues sablonneuses bordées de pins. Toutefois, afin d’éviter toute combustion spontanée, nous ne nous risquons dehors qu’à partir de 15h00 avec une température avoisinant les 40°C à l’ombre. Ça fait plaisir!

Derniers jours sur le thème du plaisir! 


L’eau est rafraîchissante mais remplie de petites méduses (pas des australiennes on s’entend ;) ) et le bain est donc de courte durée. Les filles tentent aussi de parfaire leurs bronzages. Vite, vite, plus que quelques jours !! Après une balade dans la rue artisanale nous terminons la soirée dans un restaurant où nous dégustons une succulente « Parillada de carne » (barbecue de viandes argentines, Miam!).

Pour éviter des galères, nous décidons de prendre un bus jusqu’au centre de Buenos Aires.


Fini le stop, les camionneurs, leurs apéros et barbucs improvisés, les nuits en tente à côté du camion ou à l’arrière, dans la remorque. On a rencontré plein de gens adorables, prêts à partager repas et logements. Des heures pour améliorer notre espagnol, du temps pour danser sur la route en attendant de voir âme qui vive et discuter entre nous (ou pas selon le vent :D).


En remontant le continent, nous avons croisés la route de nandous, des guanacos et des chevaux magnifiques. Nous avons été pris dans des tempêtes, avec des vents froids soufflants à presque 100km/h (imaginez en hiver quand la température descend jusqu’à -30°C bbrrrr). Parfois même, les rencontres sur la route nous comptaient des légendes locales comme celle du Gauchito, dont les maisonnettes de prières rouges ornent le bord des routes.


A quelques jours du retour, nous voilà à Buenos Aires, dans un petit apart loué pour les derniers jours, à San Telmo, quartier des artistes et des danseurs, qui annonce un réveillon festif.

Nous profitons de nous balader dans les quartiers aux diverses athmosphères de Buenos Aires. Des ruelles pavées de San Telmo à la plus grande avenue du monde (140m de large, 16 voies) en passant par le coeur de la ville, la Plaza de Mayo. Nous arpentons les marchés et tentons d’apprivoiser l’histoire de cette capitale malgré cette période du Réveillon où le temps semble s’être arrêté.

San Telmo et le Buenos Aires d’antan 
Quartier populaire de la Boca. Berceau de l’immigration italienne, lieu de naissance de l’équipe de foot de Maradonna et du Tango 

Nous passons le réveillon en compagnie de Lise et d’Alessandro (l’italien qui nous avait fait traverser la frontière argentine!) sur une terrasse d’une immeuble. La nuit est douce et les feux d’artifices accompagnent le passage à la nouvelle année.

Et encore une bonne bouffe pour clôturer 2017! 

Nos prenons l’avion ce soir, il nous reste donc quelques heures pour profiter de la capitale.


Quelle aventure formidable nous avons vécu!! Que des souvenirs merveilleux!

Muchos Besitos cariños et feliz año nuevo!

The End. 


PS : L’article est un peu long mais prenez en considération le fait que ceci est notre dernier article posté en terre étrangère. Savourez le ! 😉