Après un détour aux chutes Niagara dans l'Ontario, nous sommes partis à la découverte de la province du Québec avec ses belles couleurs automnales.
8 septembre au 15 octobre 2016
38 jours
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Départ de Paris pour Toronto le 8 septembre

Toronto - Niagara Falls en bus. Nous passons 2 nuits dans un motel.

Découverte des chutes Niagara à partir de l'esplanade, du bateau et pour les chutes en fer à cheval sur le côté en bas des falaises. La puissance de ces chutes est impressionnante et hypnotisante. Bien qu'elles soient situées dans un environnement urbain, elles méritent le détour.

vue globale sur les chutes américaines et  au fond sur le fer à cheval  en territoire canadien
Les chutes vues du bateau, de l'esplanade et en bas des falaises 

Il y a de nombreux écureuils gris sur les pelouses !

Niagara Falls - Toronto en bus

Toronto - Montréal en avion - Prise en charge du véhicule de location.

Départ pour Ste Adèle où nous passons la nuit à l'Auberge Champêtre - très bon accueil.

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A Ste Agathe des Monts, nous faisons le tour du lac des Sables. C’est un beau site mais peu accessible. De nombreuses villas sont construites sur le bord du lac. Nous rejoignons le lac Supérieur. Le temps est très nuageux à pluvieux.

Lac Supérieur 

A l'entrée du Parc National du Mont Tremblant au niveau du secteur de la Diable, nous prenons un abonnement pour les parcs québécois. En fin d'après midi, le soleil fait quelques apparitions, nous en profitons pour faire une première approche du parc avec 2 petites randonnées aux chutes de la Diable et Croche - les sentiers et l'ambiance du parc sont agréables (3 km).

Chute de la Diable  et chute Croche

Nuit en gite à St Faustin le Carré, nous dînons au restaurant St Hubert à Mont Tremblant.

Nous revenons dans le parc du Mont tremblant, secteur de la Diable en passant le long du lac Supérieur que nous découvrons sous un grand soleil.

Lac Supérieur 

Dans le parc, nous faisons le Circuit : "le lac des Atocas" (2 km) et le circuit de la "Roche - la Coulée - la Corniche" (8 km - Dénivelé 250 m).

Le lac des Atocas est un lac glaciaire formé par un bloc de glace qui a mis longtemps à fondre, il s’est ainsi créé un talus autour qui a ensuite retenu l’eau. La zone du circuit est plus ou moins humide en fonction de la saison mais l’eau n’y est pas stagnante. Belle vue sur la rivière de La Diable à partir du pont. C’est cette rivière qui alimente plusieurs lacs de la zone et c’est à partir du lac Chat que partent les canoës pour descendre les méandres de la Diable.

La Diable  et le lac Monroe

Après le pique -nique, nous prenons le circuit de la Roche qui devient raide avant d’arriver à un superbe belvédère sur le lac Monroe. Nous suivons ensuite le circuit de la Coulée, sentier moins aménagé mais qui permet de relier le circuit de la Corniche où il y a un autre belvédère sur le lac Monroe moins spectaculaire, la vue étant plus limitée à cause de la végétation. Globalement, nous avons suivi de très bons sentiers essentiellement en sous bois (bouleau, érable et épinette).

Lac Monroe 
cerf de Virginie 

Nous rejoignons St Donat par la piste du parc qui nous fait sortir au niveau du secteur de Pimbina. C’est une belle piste très boisée avec peu de visibilité sur le paysage et les nombreux lacs. Nous aurions envie de voir le lac des Sables mais il se fait tard. Le secteur de la Pimbina parait plus sauvage moins touristique.

Notre hébergement Le Fleuron à St Donat est d’un aspect très sympathique de l’extérieur. L’intérieur est assez sobre mais propre. Il est situé au bord du lac Archambault. Nous allons dîner à pied au restaurant.

A partir de St Donat, nous longeons le lac Archambault pour rejoindre le sentier qui monte au belvédère du Mont Sourire (2 km - Déniv. : 200 m) qui offre une belle vue sur St Donat et le lac Ouareau.

Lac ouareau 

Puis nous rejoignons le parc du Mont Tremblant dans le secteur de la Pimbina où nous allons voir la chute aux Rats qui est spectaculaire mais pas très accessible. Pique-nique sur le bord du lac Aux Rats, site agréable.

Chute et lac aux Rats 

Puis nous faisons le circuit Envol (4 km Dénivelé : 200 m) – très belle randonnée, beaux sentiers en sous bois composé d’érables et de bouleaux jaunes. C’est un sentier didactique avec un petit feuillet d’info à disposition au début de la randonnée. Nous passons donc dans une érablière à bouleaux jaunes. En haut, il y a un beau point de vue sur le lac Provost et la vallée de la Pimbina.

La vallée de Pimbina et le lac Provost   -   Bouleau jaune 

Nous revenons sur St Donat et faisons un petit tour sur les étangs qui servent à épurer les eaux usées avec des grandes roselières. C'est une zone favorable à l'observation des oiseaux.

Canard branchu 

Le ciel est bas, il pleut ce matin lorsque nous quittons St Donat et partons pour le secteur de l’Assomption dans le parc du Mont Tremblant. La route est toujours aussi boisée avec peu de visibilité sur le paysage et les lacs que nous longeons. Le ciel s’allège, il y a un peu plus de luminosité lorsque nous nous engageons sur la route qui mène vers l’entrée du parc. C’est une autre ambiance par rapport aux autres secteurs. En fait, cette zone est essentiellement orientée vers la pêche avec seulement 3 circuits de randonnée.

Nous commençons par faire le circuit du « lac de l’Assomption » (3 km). Il se situe au niveau « du delta », zone où la rivière Assomption se jette dans le lac après de multiples détours au cœur de la végétation. C’est un circuit où nous pouvons observer de nombreux champignons, des mousses, des lichens. Au niveau d’une tourbière, nous avons la surprise de découvrir des fleurs assez grosses d’une plante carnivore que nous pensions tropicale !

Le delta du lac Assomption 

Nous avons pique-niqué au bord du lac sur une des nombreuses tables prévues à cet effet. Il faisait froid mais le soleil a fait quelques apparitions.

D'un côté le delta, de l'autre le Lac Assomption 

En après midi, nous avons fait le circuit « Des Grandes Vallées » (5 km - Dénivelé : 200 m). Très beau site en montée régulière pour découvrir une vue sur le lac Assomption et celui de La Caisse. L’immensité du paysage est impressionnant et tout en forêt !

Le lac Monroe  et le lac Caisse

Nous avons finalement passé 3 jours dans le parc du Mont tremblant mais nous aurions pu y passer une journée de plus pour faire du canoë au niveau des méandres de La Diable. Nous le quittons pour un hôtel que nous avons réservé à Grand Mère, non loin du Parc de la Mauricie. La route est agréable et peu circulante. L’hôtel de l’extérieur est assez vieillot mais la chambre à l’intérieur est correcte décorée style western, c’est propre mais elle est au 2ème étage sans ascenseur. Par contre le dîner et le petit déjeuner peuvent se prendre sur place.

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Grand ciel bleu lorsque nous entrons dans le Parc de la Mauricie par St Jean des Piles. Il fait frais. C’est un parc canadien. Nous payons pour 2 jours et 2 nuits en camping.

Nous partons pour la randonnée "Lac solitaire - Lac aux Chevaux - Lac Bouchard et retour par le ruisseau Bouchard" (8 km) - sentiers parfois difficiles. Quelques beaux points de vue sur les lacs. Au niveau du point de vue du lac Aux Chevaux, il y avaient 2 chaises rouges très confortables où nous avons pique-niqué ! Les sentiers sont bien balisés mais moins aménagés que dans les parcs québécois. Nous avons fait de chaleureuses rencontres avec des retraités québécois.

lac solitaire   -   lac aux Chevaux   -   lac Bouchard
Écureuil roux -  Morille  -  Tamia rayé

Il est temps de s’installer d’autant que c’est notre première nuit en camping. Il y a des sanitaires très confortables et nous avons une table de pique-nique. Notre emplacement est assez grand au milieu d’un espace boisé, c'est un site très agréable. Nous avons retrouvé un couple de québécois en faisant la vaisselle…

Le lendemain, nous prenons la route qui traverse le parc. C'est une suite de lacs dont le plus grand est le "lac Wapizagonke" avec de superbes paysages. Il y a une randonnée plus physique mais certainement très intéressante au niveau du lac de Wapizagonke pour aller aux chutes Warber (8 km de canoë et 6 km de randonnée, aller retour)

Lac Ecarté  -  Lac Soumire  -  Lac Wapizagonke

Nous prenons la direction de Mistagance et de Shewenegan d’où nous partons pour faire les circuits des Cascades et des falaises (6 km). Très beau sentier en sous-bois agréable avec quelques petites vues sur le lac Wapizagonke. Nous croisons de nombreux écureuils roux et des tamias rayés et surtout nous avons la surprise de voir un jeune renard.

Lac Wapizagonke
Tamia rayé   -   Jeune renard 
Dans cette ambiance de sous-bois, il y a de nombreuses espèces de champignons 

Nuit en camping à Mistigance

Après 2 jours passés dans le parc de la Mauricie, nous le quittons en faisant le petit circuit de la tourbière d'Esker (3 km).

Tourbière d'Esker 
Plante carnivore  "sarracenia"  -   Linaigrette   -  grenouille  verte

Nous partons pour Wendake à côté de la ville de Québec - visite du musée hôtel présentant l'art et les objets de la vie quotidienne des amérindiens hurons-wendats. Il y a une reconstitution d'une habitation huronne. Cest une grande maison collective. Un petit tour en ville où nous découvrons la chute Kabir-Kouba.

Wendake  -   Habitation huronne entourée d'une palissade   -   Chute de Kabir-Kouba 

Il est temps de rejoindre le Parc de la Jacques Cartier où nous voulons passer la nuit. C'est samedi et il n'y a plus de place au camping. Nous devons nous contenter d'une aire de dépannage loin du véhicule et des commodités. Cela aurait pu être agréable s'il n'avait pas plu !

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Temps humide et brumeux après une nuit pluvieuse mais le temps s'allège dans la matinée. Heureusement qu’il y a une salle communautaire pour prendre le petit déjeuner.

Ambiance humide pour cette nuit en camping ! 

Nous partons à la découverte de la vallée de la Jacques Cartier. C’est une belle vallée encaissée. Il y a de jolis effets avec le soleil et la brume. Nous allons jusqu’au km 30 en véhicule : belles vues à partir du pont.

Vallée de la Jacques Cartier 

Randonnée de 10 km avec 450 m de dénivelé : circuit des loups avec 2 belvédères - très beau point de vue sur le confluent de la rivière Saurauski avec la rivière Jacques Cartier . Sur le retour, nous voyons débouler une martre et un peu plus loin c'est un lapin poursuivi par une autre martre !

Nous passons une deuxième nuit dans le parc mais ce soir nous avons pu réserver une tente Huttopia avec électricité et chauffage. Nous pourrons ainsi faire sécher notre toile de tente.

Avant de quitter le parc, nous faisons le circuit des cascades de 4 km, beau sentier bien aménagé qui longe plus ou moins la rivière Jacques Cartier avant de remonter un torrent vigoureux jusqu’à un pont qui le traverse et nous ramène à la piste de départ. Nous rejoignons le circuit des tourbières de 3 km. Le sentier est plutôt agréable mais nous surplombons la tourbière sans vraiment l’approcher. Le sentier qui descend à son niveau est fermé !

Ambiance sylvestre 

Nous remontons ensuite sur Saguenay - très longue route sans une seule habitation. Saguenay est une ville très étalée qui regroupe Chicoutimi, Jonquière et la Baie.

Finalement nous passons de l’autre côté du fjord. L’eau est très haute. Le fjord subit les effets des marées. Nous décidons d’aller camper à St Fulgence. Il y a peu de monde sur le camping mais notre emplacement est sympa.

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Nous rejoignons Ste Rose du Nord au bord du Saguenay, village sympathique - une petite promenade et nous déjeunons au bord de l'eau.

Le fjord du Saguenay à Ste Rose du nord 

La route qui mène à la Baie Sainte Marguerite offre de très beaux points de vue. En fait, nous suivons la rivière Sainte Marguerite qui se jette dans le fjord au niveau de la baie.

La rivière Ste Marguerite 

Arrivés dans le parc, nous installons notre toile de tente et partons à la découverte de la baie en suivant un très beau sentier (6 km AR). C'est un sentier qui a de l'histoire, il a été construit par les premiers colons. Des panneaux présentent tout l'historique de la baie à l'époque de l'exploitation du bois. Le bois était acheminé par la rivière et il y avait à cet endroit la plus grande scierie du Saguenay. Les panneaux expliquent également la vie de cette époque. Les maisons avaient l’eau et l’électricité et comme à certaines saisons il y avait de la boue, ils avaient construits des trottoirs avec les restes de bois. La vie devait être cependant dure dans cette région encore isolée de tout, le seul accès étant le fleuve.

Baie Ste Marguerite 

Nous restons un certain temps au belvédère "la halte du béluga" où il est possible de voir des bélugas. Nous n'aurons pas la chance de les voir mais nous avons tout le loisir d'observer les tribulations d'un écureuil frénétique en train de faire ses provisions pour l'hiver. Il est temps de rentrer, le soleil va se coucher.

Les tribulations d'un écureuil roux 

Nous passons la nuit au camping du Parc du fjord du Saguenay où l'environnement est agréable.

Le lendemain, le ciel est brumeux mais se dégage rapidement. Nous prenons notre petit déjeuner dans la salle communautaire face à la baie Sainte Marguerite. Avant de quitter le camping, nous retournons dans la baie. Ce matin, c'est marée basse et la baie est dégagée. C'est une autre ambiance.

Baie Ste Marguerite 

A Tadoussac, nous découvrons le fleuve St Laurent. Nous commençons par faire le circuit de la Colline de l’Anse à l’Eau. Il permet de voir d’un côté, le Saguenay, le traversier et le lac de l’Anse à l’Eau puis de l’autre côté, la baie de Tadoussac et le port d’où l’on peut traverser le St Laurent. C’est vaste, on se croirait au bord de la mer et non au bord d’un fleuve. Nous faisons un petit tour du côté du lac.

Lac de l'Anse à l'eau    -    Le traversier de la Baie de Tadoussac  

Nous stationnons à côté de l’hôtel de ville et partons à la découverte de la Pointe de l’Islet en passant par le parc des ancêtres.

La Pointe de l'Islet 

Comme nous terminons notre petit tour de la Pointe de l’Islet où nous n’avons vu ni baleine ni béluga, un bateau de croisière s’apprête à partir. Il est encore possible de s’embarquer alors pourquoi pas. Il fait froid sur le bateau mais il y a un peu de soleil et l’eau est agitée. Nous commençons par voir des petits rorquals en chasse puis nous nous éloignons et voyons plusieurs souffles de rorqual mais ils sont au repos si bien que nous ne verrons que leur souffle. Nous repartons vers le fjord lorsque nous croisons un banc de bélugas ! C’était superbe.

Sur le Saint Laurent  : vue sur les dunes de Tadoussac
Petits rorquals   -     Souffle d'un rorqual    -   Bélugas

Nous visitons Tadoussac – hôtel, église, maison de traite, maisons…

Tadoussac 

Nous remontons au nord vers le Cap Bon Désir en faisant un détour pour voir les dunes de sable vertigineuses qui surplombent le St Laurent. C’est un paysage étrange.

Les dunes de Tadoussac 

Puis nous prenons "la route des baleines" – la route 138 mais en fait nous ne longeons pas la côte. Nous nous installons au bord de l'eau sur le camping "le paradis marin" à proximité du cap Bon Désir. De cet emplacement, Nous pouvons observer les baleines sur les rochers parfois d’assez près.

Vues du camping  - Petit rorqual 

En attendant de prendre le traversier aux Escoumins qui va aux Trois Pistoles de l’autre côté du Saint-Laurent, nous allons jusqu’au Cap Bon Désir . C’est un parc canadien où il y a possibilité d’observer les baleines. Nous avons pu observer de nombreux marsouins et quelques petits rorquals.

Marsouin   - Petit rorqual 
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C'est sous ciel gris que nous arrivons aux Trois Pistoles

Les Trois Pistoles 

Nous prenons la direction du Parc du Bic où nous allons dormir dans une tente Huttopia (il est annoncé un peu de pluie pour le nuit). Le site est accueillant et dès notre arrivée nous croisons un cerf de virginie.

Cerf de Virginie 

Il a plu pendant la nuit et ce matin le ciel est sombre. Nous partons en randonnée à partir du centre de découverte de la ferme de Rioux. C'est une ancienne ferme et le parc était une zone habitée avec des résidences de vacances dont la maison Lynman. Nous commençons par croiser un renard.

Nous prenons ensuite le sentier nord qui longe le littoral, c'est une côte très découpée avec de belles anses. Nous poursuivons par le chemin des contrebandiers qui nous amène à l'anse du Mouille cul où nous pique-niquons. Nous continuons par la jonction de l'Escalier puis le sentier du Scoggan qui nous amène à la baie Ha-Ha et nous terminons par le sentier de la pinède qui surplombe la côte (10 km). Très belle randonnée.

Cette nuit, nous campons. Il fait frais et nous passons la soirée dans la salle commune de la ferme de Rioux.

Le lendemain, nous montons au Pic Champlain (3 km - Dénivelé 250 m). La montée est tranquille sur des petits sentiers tortueux. Il y a plusieurs points de vue, un sur les îles et presqu’îles du parc et un autre sur l’îlot au Flocon et les falaises de la Muraille mais le ciel devient menaçant. Nous redescendons assez rapidement.

Vues sur la côte découpée du parc 

Nous allons ensuite à la Pointe aux Épinettes pour observer les phoques.

L'Anse à l'Orignal 

Nous allons ensuite au Cap Caribou. Le point de vue se trouve sur la plage et il y a une pente très raide pour y accéder. Il y a de nombreux phoques. Ils grognent et se disputent les places sur les rochers.

A marée basse, les phoques investissent les rochers  

Nous partons ensuite à la découverte de l’île aux Amours. c'est un très beau site.

l'accès à l'île  aux Amours

Nous poursuivons par le sentier des Anses qui arrive sur la plage du Cap du Caribou (environ 5 km au total) . Nous passons sur le tombolo qui est le résultat du phénomène des courants entre une île et le continent. Au début c’est une comète comme l’accès à l’île des amours c'est-à-dire une bande de sable qui peut encore être recouverte par la mer en période de grandes marées. Le tombolo n’est plus recouvert par la mer et la végétation s’y installe.

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Nous faisons un arrêt à Sainte Flavie pour voir le Grand Rassemblement. C’est un artiste qui a créé un ensemble de statue en béton sur la plage.

Le Grand Rassemblement 

Nous faisons également un petit détour par Baie de Sable pour son église et ses maisons en bois.

Nous arrivons à la nuit à Cap Chat, la chambre du motel le Pirate est sympathique et nous dînons au restaurant Valmont. Le ciel est très nuageux et il fait froid.

Lorsque nous quittons le motel, le ciel est relativement dégagé sur la côte mais au loin le ciel est sombre.

Nous prenons la direction du Parc de Gaspésie à partir de Ste Anne des Monts. Nous entrons en forêt et le ciel est de plus en plus sombre. Il a plu, la route est humide. Nous allons vers le lac de Cascapédia. Il est grand. Comme on allait partir, arrive un véhicule avec 3 photographes super équipés avec une tenue camouflage ! Ils ont vu une femelle orignal et son petit. Nous pourrons apercevoir le petit.

Lac Cascapédia   -   Jeune orignal

Nous rejoignons le centre de découverte qui nous propose des places en refuge pour la nuit. En attendant de s’installer, nous partons faire une petite randonnée pour voir les chutes Ste Anne et du Diable (4 km).

Chute Ste Anne 

Sur le retour, nous verrons une femelle orignal tranquillement installée à ruminer sous les arbres dans le camping du mont Albert situé en face du refuge . Nous trouvons 2 couples de français au refuge. C'est très confortable et bien aménagé avec 4 lits superposés équipés de petits rideaux pour garder l’intimité. Il y a un poêle à bois, il fait chaud, c'est agréable !

Femelle orignal 

Le ciel est brumeux lorsque nous passons à l’accueil du parc pour réserver une 2ème nuit en refuge pour ce soir. Puis nous partons pour le Mont Jacques Cartier (1270m). Il faut parcourir une quarantaine de kilomètres de piste pour arriver au camping d’où nous devons prendre une navette qui nous dépose à 800m d’altitude. Il ne reste que 450m de dénivelé pour aller au sommet (8 km AR). Le sentier monte régulièrement. Peu à peu nous arrivons au niveau de la neige car il a neigé sur les sommets ces derniers jours. Le ciel se dégage peu à peu avec encore de nombreux bancs de brumes.

En montant..... 

Arrivés sur le plateau, le vent est mordant et il fait très froid. Il n’y pas un seul arbre, ce n’est que rocaille et notre vue porte loin. Comment allons-nous voir des caribous sur une zone aussi dégagée relativement plane et caillouteuse ? Chance ou intuition, je décide de prendre les jumelles pour voir au loin et oh surprise, un peu en contrebas, il y a un petit groupe de caribous : 3 femelles et 1 mâle.

Caribous 

Nous déjeunons au niveau du sommet dans une petite tour chauffée. Le soleil est enfin au rendez-vous et la neige fond. Nous pouvons profiter d’un point de vue à 360°. Nous redescendons tranquillement pour retrouver la navette au plus tard à 16H.

vue sur le Mont Albert 
Vues  à partir du Mont Jacques Cartier 

Pour terminer la soirée, nous allons au lac aux Américains (3 km AR). Très beau lac situé dans un cirque glaciaire.

Mesangeay   -     Lac aux Américains 

Puis nous rejoignons le refuge du geai gris. Le refuge est occupé et on ne sait pas où s’installer. Il faut attendre que les personnes rentrent. Tout l'espace est occupé. C’est en fait un groupe de 5 chasseurs d’orignal. Ils sont là pour plusieurs jours et ils nous dégagent un lit superposé. C’est finalement une rencontre fort sympathique et intéressante. Nous passons une bonne soirée.

Nos compagnons de refuge se sont levés dès 4 Heures alors nous en profitons pour partir tôt pour le Mont Ernest Laforce car nous voudrions voir des orignaux. Il a gelé pendant la nuit et le ciel est étoilé mais au lever du soleil, les brumes gagnent les sommets.

Les refuges du parc  

Le sentier du circuit (4,5 km - Dénivelé : 150m) est très bien aménagé et permet d’avoir un point de vue à 360°. Nous commençons la randonnée dans les conifères puis ils diminuent en taille pour laisser place aux bouleaux et au sommet, les arbres deviennent arbrisseaux. Nous arrivons dans un environnement de toundra. Le paysage est superbe mais la lumière n’est pas géniale. Le soleil a du mal à faire sa place. Sur le chemin, nous avons vu une femelle tétra du Canada. Elle était capée sur le sentier se confondant avec le sol. Par contre nous n’avons pas vu d’orignaux si ce n’est 2 taches sombres au loin.

Sur le Mont Ernest Laforce 

Avant de quitter le parc nous faisons un tour au lac Cascapédia qui a un meilleur éclairage puis nous prenons la route.

Lac Cascapédia 

Nous longeons la côte au plus près pendant des kilomètres. C’est assez sauvage. Un arrêt à la Martre pour voir un phare en bois qui surplombe la mer. Puis nous longeons des falaises de schiste, nous traversons de charmants petits villages. A l’Anse à l’eau, nous visitons le phare de la Pointe de la Renommée où 2 constructions se côtoient : le plus récent avec une lentille de Fresnel (ce phare a été 20 ans à Québec avant de revenir sur son site initial) et l’ancien phare reconstitué. C’est un bel ensemble.

Phares de la Martre et de la Points de la Renommée 

Il se fait tard et il faut trouver un hébergement. A l’office de tourisme, nous réservons un gite aux Pétales de Rose à Cap aux Rosiers. Le gite et l’accueil sont chaleureux. Nous y resterons 2 nuits.

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Le soleil est au rendez-vous aujourd’hui et à l’abri du vent, on aurait presque chaud ! Nous allons au Cap Bon Ami dans le parc canadien du Forillon. C’est un très beau site avec de belles vues sur les falaises de la Pointe du Forillon. Nous pouvons voir des phoques, des eiders et des arlequins plongeurs. Nous commençons le circuit du Mont St Alban (8 km - Dénivelé 350 m). La montée au belvédère est raide mais arrivés à la tour c’est un point de vue à 360° : le phare du Cap aux Rosiers (le plus haut du Québec), la plaine, les falaises, la crête des Appalaches, la baie de Gaspé, Percé et l’île Bonaventure. Nous poursuivons en forêt pour faire la boucle sur de beaux sentiers et terminons sur la plage de galets.

Après le pique nique face aux falaises nous faisons le sentier de la Chute. Le sentier est intéressant car c’est une boucle qui nous fait passer au dessus de la chute. C’est un beau circuit.

Et il est l’heure d’aller voir les castors. C’est une activité proposée en soirée par le parc. Une guide nous présente l’animal puis nous amène sur un site pour l’observation et nous allons le voir à l’œuvre ! Au moment de la présentation, nous retrouvons notre fille et son compagnon qui sont également au Québec mais pour un séjour plus court. Nous dînons au restaurant ensemble.

En soirée le castor  s'active.... 

Nous quittons le gite et notre charmante hôtesse pour l'Anse aux Amérindiens dans le parc du Forillon. Nous longeons plus ou moins la côte pour rejoindre le bout du monde par une piste et le sentier des Graves (8 km au total). Il y a de très belles vues sur la côte. En forêt, nous croisons le chemin d’un porc-épic. C’est assez gros et pataud dans sa démarche. Arrivés au phare, nous avons un point de vue sur une des 2 pointes. Nous descendons dans le creux au milieu des 2 pointes et de là nous avons une belle vue sur la falaise du Bout du Monde.

Pointe du Forillon 
Pic  - Porc-épic 

Retour à l’Anse aux amérindiens où nous pique-niquons.

L'Anse aux Amérindiens 

Nous prenons la direction de Percé et en cours de route nous nous arrêtons à Penouille où il y a un sentier qui fait encore partie du parc du Forillon. C’est un joli site, d’un côté la plage, de l’autre une lagune. Nous allons jusqu’à un observatoire mais il y a peu d’oiseaux et ils sont loin. Par contre, il y avait beaucoup de champignons....

Sur le site de Penouille 

Nous passons ensuite 2 baies avant d’arriver à Percé où le relief escarpé est surprenant et nous apercevons la Roche Percée et l’île Bonaventure.

Nous nous installons pour 2 nuits sur le camping Nature Océan qui se trouve face à la mer et à l’île Bonaventure. Les enfants nous rejoignent et nous installons nos tentes sur le même emplacement puis nous dînons ensemble à côté d’un feu de bois.

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C'est avec le soleil que nous embarquons à 9H pour l'île Bonaventure.

Dans un premier temps, nous faisons un tour au Rocher Percé puis nous faisons le tour de l’île de Bonaventure. Du côté Est, il y a de très belles falaises où nichent les fous de Bassan. Il y a également des phoques gris. Du côté Ouest, il y a plusieurs maisons typiques, l’île n’est plus habité depuis 1970 lorsqu’elle est devenu un parc mais il reste encore les constructions en plus ou moins bon état. Nous avons visité celle du gérant. C’est une très belle maison en bois.

Le Rocher Percé    -   L'île Bonaventure vue du bateau 

Nous faisons ensuite le sentier des Mousses qui nous amène au niveau des falaises de la côte Est où nous pouvons observer la grande colonie des fous de Bassan. Leur nombre est impressionnant. C’est bruyant et très odorant.

Fous de Bassan 

Pour le retour, nous prenons le chemin du Roy. C’était la zone habitée de l’île.

Les anciennes habitations 


Percé et le rocher Percé vue de l'île Bonaventure   -   Le Rocher Percé sur  le chemin du retour 

Nous reprenons le bateau à 16H, c’est le dernier. Très belle journée sur des sentiers agréables. Retour au camping et nous allons tous les quatre dans un restaurant orienté mer où J’ai mangé du homard....

Après 2 jours passés avec les enfants, nos routes se séparent lorsque nous quittons le camping.

C'est avec le soleil que nous faisons un petit tour à Percé sur la promenade réaménagée suite aux fortes tempêtes qui ont endommagées le sentier initial. Nous passons ensuite au centre de découverte du Parc Bonaventure. Il y a une présentation sur la pêche à la morue dans la zone depuis les amérindiens. Avant l’arrivée de Jacques Cartier en 1534, il y avait déjà des pêcheurs venant de l’Europe. Puis vers 1760, des immigrés venant de Jersey se sont installés sur l’île Bonaventure. Ils étaient agriculteurs, pêcheurs et construisaient eux-mêmes leurs maisons. Ils vivaient en autarcie. Quelques uns au cours du XIXème Siècle ont eu une belle réussite au moment où la pêche à la morue était en pleine essor. Ils restent de cette période quelques belles maisons. Il y a également une présentation sur la pêche à la morue et sur les oiseaux notamment les fous de Bassan et sur les bateaux.

Percé 

Après être passés à l’office de tourisme, nous rejoignons le Coin du Banc situé après Percé en direction de Gaspé pour aller sur le site de la chute de la rivière Emeraude ou du Portage. Très belle chute, l’eau tombe dans un bassin au couleur émeraude. Très belle petite promenade. L’accès à la chute est un peu délicat.

La rivière Émeraude 

Retour vers Percé et dans la baie, sur la côte avant Percé, il y a un sentier sur le barrage (cordon de sable) du barachois de Malbaie. Quelques points de vue sur Percé et la roche Percé et nous quittons la zone en remontant la baie des chaleurs.

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Nous quittons la région de Percé en remontant la baie des chaleurs.

Nous faisons un arrêt à la ville de Bonaventure, sa rivière et ses maisons acadiennes. Un autre à Carleton où nous pensions dormir mais le camping est fermé. Dommage, il y a un très beau point sur Carleton.

Bonaventure   -   Rivière Bonaventure   -   Carleton 

Nous poursuivons jusqu’à Nouvelle où il y un camping. Il n’y a personne à l’accueil mais une affiche annonce que nous pouvons nous installer. Les sanitaires sont ouverts, nous sommes les seuls campeurs !

Nous avons eu une belle journée assez chaude et nous avons parcouru environ 200 km sur la route 132 sans grand intérêt. Il y a quasiment des habitations tout au long de cette route.

Le lendemain, le ciel est nuageux lorsque nous arrivons dans le Parc de Miguasha. C’est un site où il y a une falaise avec de nombreux fossiles datant du dévonien composé essentiellement de poissons et de végétation (pin, fougère et ginkgo). Au musée, la qualité et la quantité des fossiles sont impressionnantes. Nous passons plus d’une heure à regarder et lire les informations. Sur le site, il a été découvert un tétrapode qui serait le lien entre le poisson et l’animal terrestre. Puis nous allons sur le site des falaises avant de faire une balade d’environ 4 km le long de la côte avec des panneaux qui retracent toute l’évolution de la vie. Visite intéressante.

Le parc de Miguasha   -    La baie des Chaleurs 
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Nous rejoignons la vallée de Matapédia et allons à St Alexis de Matapédia jusqu'au belvédère sur la vallée de Restigouche. C’est vraiment superbe d’autant que les arbres commencent à prendre leurs couleurs d’automne. Cette rivière est la frontière entre le Québec et le New Brunswick.

Vallée de Matapédia 
Vallée de Restigouche 

Il se fait tard, nous revenons sur Matapédia. Le camping est fermé mais on nous conseille de nous installer sur ce petit camping. C’est assez sommaire. Nous dînons au restaurant en face du camping.

Le jour suivant, nous commençons la matinée par la Chute à Picot. C’est un superbe site d’accès facile. Le torrent dévale la pente avec plusieurs petites chutes avant de faire le grand saut. L’eau est très calcaire et laisse sur les roches un coussin de travertin.

Clavaire   -    Chute à Picot 

Nous retournons sur la route 132 et suivons la belle vallée de Matapédia que nous voyons avec les couleurs de l’automne.

La rivière Matapédia  -   Un pont couvert 

Avant Amki, nous faisons un détour vers la Chute Philomène (direction de St Alexandre des Lacs). C’est une superbe cascade. Elle se situe près du parking mais il y a une grande série d’escaliers pour arriver au pied !

 La forêt prend son habit d'automne  -   Chute Philomène

Nous avons vu quelques oies blanches au niveau du lac Matapédia

Oies blanches   -   Lac Matapédia

Nous décidons de rejoindre la côte : Rimouski, 3 Pistoles et Rivière du Loup où nous arrivons tardivement Nous prenons un motel tout près du traversier. Nous dînons au restaurant St Hubert.

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Grand ciel bleu lorsque nous quittons le motel mais le pare-brise est gelé ! Nous prenons le traversier pour St Siméon où nous prenons la direction de La-Malbaie par la route 138 que nous quittons en direction du Parc des Hautes Gorges de la rivière Malbaie. Nous roulons 30 km avant d'arriver à l’accueil du parc. Nous réservons une nuit au camping du Pin Blanc et nous partons pour une promenade sur le sentier du Riverain à partir du Pont des Erables (km2). En fait, ce sera une petite randonnée fort sympathique d’environ 9km aller retour, facile avec 3 points de vue sur la rivière Malbaie. C’était superbe avec les couleurs de l'automne.

Le long de la rivière Malbaie 

Nous allons ensuite découvrir notre place de camping. Il se situe au bord de la rivière sous des arbres au feuillage coloré. C’est très sympa, les emplacements sont très espacés. Nous ne serons pas dérangés par les voisins ! Nous partons du camping sur le sentier des rapides plus ou moins au bord de l’eau pour voir éventuellement des orignaux. En fait, nous ne verrons que des passages de castors et nous pourrons en observer un.

Le camping  du Pin blanc   -    Castor 

C’est une très belle vallée assez sauvage. La plupart des visiteurs font le sentier de l’Acropole des draveurs dont le départ est en face du camping. Nous pensions faire cette randonnée de 10 km et de 800 m de dénivelé mais elle est classée comme difficile. Nous hésitons beaucoup.

Il fait grand soleil le lendemain lorsque nous partons finalement vers le barrage des Erables. De là, nous prenons la piste fermée à la circulation qui va vers l’Equerre au bout du parc. En été, il y a des navettes. Nous longeons le lac généré par le barrage. L’ombre est encore très présente en dessous des sommets mais sur le retour nous avons de belles vues avec un soleil qui met en valeur les couleurs automnales. Belle promenade d’environ 8km.

Le long du  lac au dessus du barrage 

Nous pique-niquons sur le site du barrage après avoir fait un tour au belvédère. Le point de vue est limité par la végétation. Par contre nous avons une belle vue sur les sommets de l’Acropole des Draveurs. C’est très tentant mais ce sentier est classé « difficulté élevée ». Au niveau du barrage, il y a une petite expo sur la Drave. Ce barrage a été construit en 1958 pour transporter le bois. C’était un métier difficile et dangereux. De plus, les draveurs devaient faire 30 à 40 km pour arriver sur les lieux. L’entrée du parc est effectivement à 30 km des derniers villages. Ils pouvaient faire jusqu’à 16H de travail par jour et ils n’avaient qu’une seule journée de repos pour faire leur lessive ! Ils étaient payés 1$ par jour. Cette activité s’est arrêtée en 1985 sur la rivière Malbaie. Ils étaient alors payés 3,95 $. La drave a été interdite en 1995, elle avait débuté dans les années 1850. En 1996, la rivière Malbaie a connu de fortes crues, le barrage a été très endommagé et il y a eu des discussions pour ou contre sa reconstruction. Finalement, il a été reconstruit. Le parc a été créé en l’an 2000. Les saumons de l’Atlantique ont été réintroduits. C’était à l’origine une rivière à saumon mais avec l’activité et la pollution de la drave, ils avaient désertés la zone.

Le lac   -   L'Acropole des Draveurs 

Nous quittons le parc dans l'après midi et prenons la direction du Parc des Grands Jardins.

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Dans le parc des Grands Jardins, il y a plusieurs accès. Nous nous présentons à l’accueil d’Arthabaska mais il est fermé. Nous devons rebrousser chemin soit 29 km ! C’est le centre du Mont du lac des Cygnes qui est ouvert. Nous réservons 2 nuits de camping. Nous n’avons pas le choix, seul le camping du Pied des Monts est ouvert. Il est proche de la route 381. Notre emplacement se situe sous de beaux arbres aux couleurs automnales.

un renard sur le camping du Pied des Monts ! 

Installés, nous repartons sur le plateau vers Arthabaska pour essayer de voir des animaux (caribous, orignaux). Le paysage est spécial sur le plateau du haut. C’est une forêt essentiellement de conifères de petite taille – une ambiance de taïga. De plus en 1991, un feu a détruit toute une grande zone mais la végétation ici met très longtemps à se régénérer. Le sol dégèle très peu de temps. Par ailleurs, malgré le nombre d’année, il reste de nombreux troncs car dans cette ambiance froide le bois ne se décompose pas très rapidement. Par contre le feu a été favorable au pin gris et à l’épinette noire. Il leur a permis de se reproduire. De plus, les arbustes de petits fruits se sont développés apportant de la nourriture à la faune. Cela fait un paysage très dénudé. Il y a très peu de feuillus mais les nombreux mélèzes apportent une belle couleur lumineuse à la forêt. Le soleil se couche, il faut rejoindre le camping .

sur le plateau d' Arthabaska en soirée

Nous nous arrêtons au niveau des sanitaires car il y a une salle communautaire chauffée avec table, banc et évier. C’est très agréable, très confortable d’avoir un espace à l’abri pour manger et passer la soirée. De plus, nous faisons toujours des rencontres sympathiques dans ces lieux.

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour voir des animaux. Vers 6H30, nous quittons le camping, le ciel est dégagé mais arrivés sur le plateau, il y a du brouillard givrant. C’est beau. C’est encore plus beau lorsque le soleil essaie de traverser les brumes. Il y a environ 6° de différence entre le camping du Pied des Monts et le camping fermé d’Arthabaska. Finalement, nous étions mieux en bas. Nous avançons tranquillement en faisant surtout des photos de paysage. Nous continuons la piste 60 le plus loin que nous pouvons mais nous n’avons vu ni orignaux, ni caribous, seulement de belles poules tétra.

Sur le plateau d e l'Arthabaska au petit matin

Nous prenons le sentier de la chute (6km AR). C'est un sentier très agréable et facile. Le paysage de taïga avec ses lichens est superbe. Nous avons un point de vue sur la rivière Malbaie (eh oui, la même rivière que dans le parc des Hautes Gorges). Nous arrivons à la chute. En fait, la rivière Malbaie doit passer dans un étroit goulet. C’est impressionnant.

La chute sur la rivière Malbaie 

La forêt est essentiellement composée de conifères mais il y a beaucoup de mélèzes qui sont à cette saison d’une couleur dorée.

Les belles couleurs des mélèzes et des lichens 

Nous partons ensuite pour le sentier de la pinède (circuit de 6 km). Nous passons dans une forêt boréale de toute beauté avec ses tapis de lichens mais nous avons une vues partielles sur plusieurs lacs. C'est une belle randonnée où nous avons pu voir des mélèzes, des pins gris et des épinettes. Nous rentrons tranquillement en faisant de nombreux arrêts photos. Le ciel s’est couvert dans l’après-midi, il était parfois très sombre mais il s’est dégagé en soirée.

Dans cette ambiance de taïga, il y a de nombreux écureuils roux 

Dans ce parc, il y a des caribous qui ont été réintroduits car entre 1907 et 1920, le rendez vous de chasse du château Beaumont (une grande maison) a eu raison des derniers caribous. Nous avons seulement vu les traces de caribous et les crottes d’un ours…. Ce plateau froid donne une ambiance de grand nord.

Le lendemain, nous partons pour le grand circuit du Piouri et du Mont du Lac des Cygnes. Il y a quelques brumes dans le ciel mais il ne fait pas froid. Nous marchons dans un premier temps en sous bois. Les arbres ne sont pas très hauts. Le sentier est un peu rocailleux mais se monte bien et le ciel se dégage. Nous avons quelques beaux points de vue avant d’arriver au Lac Piouri.

en montant au lac Piouri 

Après le lac, le sentier est escarpé, pas aménagé et peu agréable. Enfin nous arrivons dans une zone de roches polies par les glaciers avec beaucoup de beaux points de vue.

Ambiance sur le plateau    -    Poule tétra du canada 

Puis il faut redescendre pour remonter au Mont du Lac des Cygnes. Cette partie du sentier est très bien aménagée avec de nombreux escaliers. Du sommet, le point de vue est à 360°.

Vues à partir du Mont des Lacs des Cygnes 

Le sentier de descente est très agréable et les couleurs de l’automne l’embellissent. Très belle randonnée.

En descendant du Mont des Lacs des Cygnes 

De retour au parking nous prenons la route 381 pour rejoindre notre hébergement à l’Anse St Paul dans le Saguenay. La route est très belle dans sa première partie, les couleurs illuminent le paysage.

sur la route 381 

Nous retrouvons le fjord du Saguenay où nous voyons des oies des neiges.

Oies des neiges 

Le motel de l’Anse St Paul est sommaire, l’accueil sans plus. Nous allons manger à la fringale car de nuit, nous avons du mal à repérer les restaurants. C’est un resto-rapide.

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Le ciel est nuageux et devient vite très menaçant. Nous partons pour l’Anse Tabatière où nous faisons un petit circuit de 500 m pour voir plusieurs points de vue sur le fjord. Nous passons par l'Anse St jean beaucoup plus vaste. Nous traversons un pont couvert où il y a une exposition de tableau d’artistes locaux.

Le fjord du Saguenay  à l'Anse Tabetière 

Puis nous rejoignons Rivière Eternité ou nous faisons le sentier de la statue (7,6km). Le sentier commence tranquillement au bord de l’eau de la Baie Eternité puis monte très raide par des marches aménagées dans la roche. Nous arrivons au premier point de vue sur la baie. Il est superbe. Puis après un sentier agréable, nous commençons à descendre et à descendre pour arriver à la statue. Il y a de nombreux escaliers qu’il faudra remonter. Le point de vue est moyen et il y a de nombreux pèlerins qui récitent leur prière tout au long du chemin. Ce tronçon est superflu. Le premier point de vue était suffisant. Les couleurs sont belles mais manquent de luminosité et pour cause. Un peu après notre départ, il s’est mis à pleuvoir et après un temps d’accalmie, il s’est remis à pleuvoir de façon plus intense. Heureusement, nous arrivions au centre d’accueil.

Baie Éternité 

Nous faisons un petit détour sur le quai du Petit Saguenay. Le site mérite le détour, il y a de belles vues sur le fjord mais le ciel est bas. Nous continuons vers St Siméon, la route est belle avec les couleurs de l’automne entre Rivière Eternité et l’Anse St jean – Le Petit Saguenay.

Anse du Petit Saguenay 

Avec ce temps pluvieux, il fait très vite nuit et nous arrivons tardivement à Baie Sainte Catherine au Motel la Pointe aux bouleaux où nous sommes très bien accueillis par une personne dont les ancêtres étaient de Rochefort. Nous dînons au restaurant.

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Le lendemain, nous avons vu le soleil se lever sur le fleuve St Laurent de notre chambre ! Nous prenons notre petit déjeuner au gite Rochefort. Nous reprenons la route en direction de Baie St Paul où nous avons réservé une chambre dans un motel. Nous faisons un arrêt à Baie des Rochers, c’est un superbe site. Puis nous arrêtons également au village Port au Persil, un autre beau site.

Sur la route   -   Baie des Rochers 
Port au Persil 

Nous arrivons au motel à Baie Saint Paul, la chambre est moyenne surtout à l’extérieur mais c’est propre, chaud. Nous allons dîner en centre ville qui a l’air charmant.

Le ciel est bien dégagé ce matin. Le soleil est au rendez-vous. Nous faisons un petit tour du centre ville de Baie Saint Paul pour récupérer des infos sur le cratère et les éboulements. Le cratère de la météorite comprend la région de Baie de St Paul depuis le lac des Cygnes dans le parc des Grands Jardins. Les éboulements sont dus à un tremblement de terre et il est possible de le voir à partir du sentier des paysans.

Ambiance Halloween à Baie Saint Paul 
La Baie Saint Paul 

Finalement, Nous n'irons pas sur ces sites et quittons Baie St Paul pour la route 138. Il y a beaucoup de monde sur la route (fin du week-end prolongé : fête de l'action de grâce ou Thanksgiving, le 2ème lundi du mois d'octobre). Nous cherchons l’entrée du parc du Cap Tourmente. L’entrée principale se situe à San Joachim à côté de Beaupré. C'est un parc canadien proposant plusieurs sentiers. Nous commençons par aller voir les oies des neiges qui sont en grand nombre dans cette zone.

Baie du Cap Tourmente 
Oies des neiges 

Puis nous montons à un belvédère. Le sentier est raide. De loin, les arbres sont très colorés mais en sous bois tout est encore vert. C’est un beau site mais il faut y arriver plus tôt et ne pas choisir une fin de semaine. Au final, nous aurons fait 8 km et 200 m de dénivelé

Parc du Cap Tourmente    -   Reconstitution de la première ferme au temps de Champlain

Nous prenons l’avenue royale pour rejoindre Château Richet où nous avons un hébergement. C’est un gite dans une vieille maison (276 ans). Tout au long de la route, il y a de vieilles bâtisses, c’est l’ancienne route qui rejoignait Québec. C’est une ambiance très sympathique. Nous dînons dans un restaurant très chic, c’est très bon mais cher.

Grand ciel bleu ce matin lorsque nous quittons le gite. Le petit déjeuner était très copieux et nous avons beaucoup parlé avec notre hôte. C’est un ancien professeur de sport qui a créé une école en 2000 pour les enfants en difficulté scolaire. Elle est peu subventionné par l’état mais obtient de très bon résultat.

En quittant, nous passons visiter la basilique de Ste Anne de Beaupré. Elle est impressionnante par sa taille (elle est sur deux niveaux), par son décor, ses mosaïques, ses sculptures tout en restant sobre.

Basilique Sainte Anne se Beaupré 

Puis nous nous remontons vers la station Ste Anne. Nous nous stationnons un peu après le pont de la rivière Ste Anne. C’est de là que part un sentier « le chemin des chutes » d’environ 4 km. La chute Jean Larose est superbe avec ses 3 paliers.

 Chute Jean Larose à Sainte Anne

Nous prenons ensuite le direction de Québec. Nous passons devant la chute de Montmorençy, impressionnante par sa puissance mais située dans un environnement très aménagé et très urbanisé.

Visite de Québec. C’est une ville très touristique. Nous montons au Château de Frontenac et nous marchons le long de la promenade qui surplombe le St Laurent, nous contournons la citadelle pour longer les remparts de la cité ancienne puis nous redescendons visiter les quartiers du vieux Québec.

Québec  

A Québec, nous prenons le traversier pour aller à Levis où nous passons la nuit dans un gite. C’est une grande maison d’habitation où nous avons eu un très bon accueil. Nous sommes allés au restaurant avant de rejoindre l’esplanade pour faire une photo de la ville de Québec de nuit.

Après un petit déjeuner convivial, nous prenons la direction des chutes de la Chaudière. C’est assez moyen bien que la chute soit importante et le sentier bien aménagé. Le barrage à l’arrière atténue l'effet de la chute. C’est comme à Montmorency. Nous reprenons la direction des USA et changeons de direction à St Georges.

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Nous suivons la route 204 qui remonte la vallée de la Chaudière en direction du Lac Mégantic que nous contournons. C’est une zone d’érablière, il y a beaucoup de couleurs mais la lumière du soleil est très pâle. La vue sur le lac Mégantic est très limitée. Nous nous arrêtons au bord du lac des Araignées avec ses belles couleurs.

Rivière La Chaudière   -    Lac des Araignées 

Nous rejoignons après déjeuner, le parc du Mégantic. Il se fait tard alors nous faisons les sommets du Mégantic et du Mont St Joseph en véhicule. Ce n’est pas une mauvaise idée car les sommets sont très boisés par des conifères assez denses bien que peu hauts. Le paysage n’est pas engageant mais la vue sur le paysage environnant est intéressante. Nous voyons d’un côté, les Appalaches, de l’autre on pourrait voir les Laurentides. Au sommet du Mégantic, il y a un observatoire. Nous marchons un peu entre le sommet de Mont St Joseph où il y a une petite chapelle et le sommet Victoria.

Mesangeay   -   Parc du Mégantic 

Nous rejoignons Piopolis où nous avons un hébergement. Le gite se situe au bord du lac Mégantic. Il commence à faire sombre, nous verrons mieux demain matin.

Au lever du jour, nous avons une belle vue sur le lac Mégantic de la chambre. Nous partons pour le secteur de Franceville du parc Mégantic. Cette zone est plus agréable que celle du secteur de l’observatoire, il y a des feuillus et donc des couleurs. Le soleil est présent alors que la pluie était annoncée. Tant mieux. Nous faisons un petit circuit de 9 km le long du ruisseau qui descend en cascatelles. Jusqu’en début d'après midi, nous avons eu un très beau soleil mais le temps se chagrine rapidement et lorsque nous revenons sur le parking après 4 heures de ballade, il se met à pleuvoir. Ce secteur mérite le détour. Il serait intéressant de faire le circuit des cimes et celui des Éboulements qui monte au sommet du Pain de Sucre.

Lac du Mégantic  -   Merle  -   Gélinotte huppée  -  Parc du Mégantic 

Lorsque nous quittons le parking , la pluie est installée. Nous rejoignons Sherbrooke puis Magog en passant par North Hatley, superbe village sur les bords du lac Massawipi. Le temps pluvieux ne permet pas d’immortaliser les lieux ! A Magog, nous cherchons l’emplacement de notre motel qui se situe juste après l’autoroute non loin de l’entrée du parc du Mont Orford. Le motel est correct et nous réservons 2 nuits ainsi nous partirons directement de là pour rejoindre l’aéroport. Dîner au restaurant St Hubert.

Hier soir, il pleuvait et ce matin c’est grand soleil pour partir à la découverte du parc du Mont Orford. Du centre de Bonnallie, nous prenons le circuit du Mont Chauve (11 km D 350 m). C’est un très beau sentier qui monte et qui descend avant de monter jusqu’au sommet (595 m). Nous avons quelques points de vue furtifs sur des lacs. C’est une zone de lacs et c’est superbe avec les couleurs. Nous passons toute la montée sans voir personne mais arrivés au sommet c’est la cohue – un grand groupe scolaire. Il y a un très beau point de vue sur le lac Stukely - belle randonnée.

Lac Cerise   -    Lac Stukely 

Arrivés en bas, nous repartons pour un 2ème circuit – l’Etang du Fer de Lance (3,5 km). Très beau circuit qui passe dans une érablière. Les arbres sont très grands et les couleurs rouges sont en haut. Au niveau du belvédère de l’Etang Fer de Lance, il y a des pins blancs au port altier. Le point de vue sur l’étang mérite le détour. Sur la route du retour, nous faisons quelques photos sur le lac aux Cerises avec les beaux reflets rouges.

L'étang du Fer de Lance   -    Lac Cerise 

A nouveau dîner au St Hubert. Retour au motel. il fait froid, le ciel est bien dégagé.

Il fait beau ce matin pour aller faire une dernière ballade dans le parc avant notre départ. Nous nous stationnons au niveau du lac aux Cerises. Superbe point de vue. Nous faisons une partie du circuit du Pékan qui longe plus ou moins le lac jusqu’à un point de vue.

Lac  aux Cerises 

Puis nous rejoignons le circuit des Trois Étangs par le chemin du Coyote (piste de ski de fonds) . Il nous semble que ces étangs sont générés par des barrages de castors. Nous revenons en début d'après midi, satisfait de notre ballade matinale. Nous avons le sentiment de bien terminer notre séjour au Québec et de partir sur une belle impression mais la suite sera moins heureuse.

 Mésange grise   -    Etang de la Cuvette   -    Etang de l'Ours  

C’est la fin de semaine et il y a beaucoup de monde dans le parc et sur la route. Nous prenons l’autoroute et normalement nous devrions arriver vers 16H30 à l’aéroport. Comme il y a beaucoup de circulation, nous allumons la radio où nous apprenons qu’il y a un pont fermé et justement sur notre route ! Panique à bord, que faire ? Impossible de se fier au GPS qui nous ramène toujours sur le circuit initial. Nous faisons un détour mais nous n’échapperons pas à un bouchon de 2 km avec plusieurs autres ralentissements. Nous ramenons le véhicule juste à l'heure. Nous arrivons tardivement dans la salle d’embarquement et à peine le temps de faire quelques achats à base de sucre d’érable que nous sommes appelés pour l’embarquement.

Et c'est le retour avec de belles images colorées en tête. Nous avons parcouru 5066 km.

Notre séjour a été essentiellement un séjour nature mais nous avons fait tout au long de notre parcours de belles rencontres et nous garderons le souvenir du très bon accueil québécois.

Les parcs nationaux sont très agréables, les sentiers sont globalement très bien balisés et aménagés. Il y a des parcs québécois et des parcs canadiens. Pour les premiers, nous avons pris un abonnement pour l'ensemble. C'est intéressant lorsque nous y passons plusieurs jours. Nous avons passé plus ou moins 2 jours dans chacun des parcs et c'est une bonne moyenne pour les découvrir tranquillement. Il y a bien sûr des randonnées que nous n'avons pas faites et que nous aurions aimé faire mais ce sera l'occasion d'y retourner....

C'est très facile de préparer ses randonnées en allant sur le site internet : https://www.quebecoriginal.com/fr-fr/quoi-faire/parcs-nationaux.

Il y a également la possibilité d'aller sur le site de la "SEPAQ" qui gère les parcs québécois : http://www.sepaq.com