Suite de notre découverte de la Grèce.
Du 14 juin au 2 juillet 2018
19 jours
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Nous rejoignons tranquilement Athènes et nous nous installons en début d'après midi sur le camping de Kifissia. Nous sommes assez éloigné du centre d'Athènes mais le camping est calme et agréable. On doit prendre le bus puis le métro soit environ une heure pour aller au centre d'Athènes. Il fait chaud mais le camping a une piscine. C'est appréciable.

Ce matin, nous avons fait des grandes courses car nos stocks sont au plus bas. A cette occasion, nous avons fait la rencontre sympathique d'une française mariée à un grec et qui vit en Grèce depuis 14 ans. Nous avons échangé nos impressions sur la Grèce, c'était très intéressant.

Nous avons passé 2 journées à visiter Athènes et nous n'avons pas le sentiment d'en avoir fait le tour mais ces journées ont été épuisantes. Nous sommes partis tôt le matin et rentrer tard le soir en prenant bus et métro. La première journée, nous avons eu un beau soleil mais le lendemain c'était orage et averse avec un rafraîchissement.

Nous avons commencé par l'Acropole, le site mythique d'Athènes en prenant la large rue piétonne qui relie tous les sites de la ville antique à partir de la station de métro Thissio. Nous avons pris un pass qui permet de visiter plusieurs sites. C'est très pratique et très avantageux. Nous entrons sur le site par les Propylées. Un peu avant sur un promontoire se trouve le temple d’Athéna.

Les Propylées et le temple d'Athéna vus d'une colline
Les Propylées et le temple d'Athéna vus d'une colline
Les propylées  et le temple d'Athéna

Nous découvrons le Parthénon en travaux puis l'Erechthéion et le portique des Caryatides.

Le Parthénon 
l'Erechthéion et le portique des Caryatides 

De ce plateau, nous avons une vue sur Athènes, la colline de Pnyx et le Pirée.

La colline du Pnyx
Le stade
L'Agora grecque
vues de l'Acropole

Nous redescendons par le versant sud de l'Acropole avec une vue sur l'Odéon d'Herode Atticus. Il ne se visite pas et est utilisé pour des spectacles. Nous arrivons au niveau du théâtre de Dyonisos. Sur le front de scène, il y a de belles sculptures. Au premier rang, on peut voir des stalles en marbres pour les personnalités et un trône pour le prêtre.

Vue sur l'Odéon
Le théâtre de Dyonisos
l'Odéon d'Herode Atticus et le théâtre de Dyonisos

Nous poursuivons jusqu'à la porte d' Hadrien et L'Olympiéion, les quelques colonnes du gigantesque temple de Zeus. Nous faisons un détour par le stade d'Athènes complètement rénové pour en apprécier la grandeur avant de rejoindre le parlement pour voir la relève de la garde. Malheureusement il y avait une manifestation devant le parlement, nous verrons ultérieurement.

L'Olympiéion 

Nous passons par des petites rue du Plaka pour aller sur le site de l'Agora romaine avec sa porte monumentale et sa spectaculaire tour des vents en marbre qui date du 1er siècel avant JC. C'est une horloge hydraulique équipée de cadrans solaires, elle était équipée d'une girouette. En fait, c'était une station météo ! Nous arrivons trop tard pour voir la bibliothèque d'Hadrien (fermeture à 15H).

L'Agora romaine 

Nous poursuivons sur l'Agora grecque, un immense espace. C'était le centre politique, économique et sociale d'Athènes antique. La Stoa d'Attale qui abritait les boutiques a été complètement restaurée. C'est maintenant le musée de l'Agora qui présente les objets trouvés sur le site. Ce site présente de nombreuses ruines , stoa, temples constructions datant des périodes grecque et romaine. Il est dominé par le Thésion, le temple d'Hephaïstos (IVème siècle av JC). Sur ce champ de ruines, a été construite une charmante église Aghii Apostoli du Xième siècle de notre ère.

Le temple d'Hephaïstos
Le temple d'Hephaïstos
Aghii Apostoli
 L'Agora grecque 
La stoa restaurée
 La Stoa d'Attale et son musée

Il se fait tard, il est temps de retourner au camping.

Le lendemain, nous nous arrêtons à la station de métro Monastiraki et visitons la bibliothèque d'Hadrien. Il ne reste de cette immense édifice qu'une partie de la façade. Une église a été construite à l'intérieur au niveau du bassin. C'est un grand champ de ruines dont on devine la grandeur.

La façade de la bibliothèque d'Hadrien 

En passant par les rues du Plaka, nous retournons vers le parlement où nous assistons aux déplacements et à la relève des gardes.

La relève de la garde 

Puis nous reprenons la rue piétonne pour rejoindre le musée de l'Acropole qui présente différents objets trouvés sur le site ainsi qu'une présentation complète du Parthénon dans son état d'aujourd'hui, grandeur nature avec les pièces d'origine : frontons et frises du temple. Ce qui est remarquable dans ce musée, c'est la présentation de statues avec leurs couleurs originelles. C'était superbe mais pas de possibilité de prendre des photos.

La statue originale d'une cariatide
Reproduction du fronton du Parthénon
Reproduction du fronton du Parthénon
Musée de l'Acropole 

Nous poursuivons notre découverte en rejoignant le site de Kerameikos (le Céramique), la principale nécropole d'Athènes en activité du IXème siècle av JC à la période romaine s'étendait en dehors des murs de la ville autour de la voie sacrée et de la voie des Panathénées qui grimpe à l'Acropole. De chaque côté de ces voies étaient enterrés des personnalités et des riches citoyens. La porte sacrée, percée dans l'enceinte des murs de la ville donnait sur le voie sacrée et le quartier des potiers utilisant l'eau de l'Eradinos qui passait le long de la voie sacrée. La porte de Dipylon ouvrait sur la voie des panthénées. C'est par cette porte que passait la procession des panathénées, il reste de cette période les ruines du Pompéion, vaste bâtiment à péristyle intérieur qui servait aux préparatifs du cortège et d'entrepôt.

 La nécropole de Kerameikos et son musée

Nous arrêtons là la visite d'Athènes. Nous profitons de notre pass bus métro pour aller à Pirée, port mytique mais nous sommes déçus c'est un vaste port où se côtoient des ferrys et des bateaux de croisière. La ville est industrieuse. Nous reprenons la métro puis le bus et retour au camping.

Athènes est une ville à découvrir sur plusieurs jours, il y a tellement à voir et à comprendre. La rue piétonne qui relie tous les sites est très agréable. Nous n'avons pas l'impression d'être dans une grande ville si ce n'est la vue que nous avons de l'Acropole. De là nous voyons une ville qui s'étale jusqu'au pied des collines et de la mer à Pirée. Les sites archéologiques sont étendus et donne de l'air au centre ville. Pour apprécier cette visite, il faut vraiment la préparer pour éviter de faire trop de déplacement.

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Nous quittons le camping en fin de matinée puis nous prenons la direction du cap Sounion.

A partir de Vouliagmeni, nous suivons la route côtière. C'est une route large très agréable avec des points de vue sur les criques. Tout au long de la côte, il y a de nombreux parking pour s'arrêter ou aller à la plage. L'eau est d'une belle couleur mais l'éclairage est très mauvais. le temps est orageux et nous avons eu une très grosse averse en quittant Athènes.

Sur la route côtière occidentale 
Le temple de Poséidon en soirée

Nous allons jusqu'au cap Sounion. Le temple de Poséidon sur la pointe du cap est superbe en éclairage du soir mais nous le visiterons demain si possible en éclairage du matin.

Nous revenons sur nos pas car nous avons repéré une zone pour se baigner et passer la nuit vers Thimari.

Sympa la plage pour se baigner
Ambiance agréable  pour  se baigner et passer la nuit !

Nous visitons le temple de Poseidon, Dieu de la mer au Cap Sounion. Il date du IVème siècle av JC. Il en impose en haut de ce cap. Sur le site, il y avait de nombreuses perdrix pas très farouches.

Perdrix
Le temple de Poséidon 

Nous remontons la péninsule Attique du côté de la côte orientale que nous longeons très peu. Cette zone est beaucoup plus urbanisée. Elle est moins sympathique que la côte occidentale.

Nous nous arrêtons un peu avant Vravrona pour voir le temple d'Artemis mais le site est fermé le lundi. C'est dommage car le site est charmant et parait intéressant. Nous poursuivons en passant la plaine de Marathon très urbanisée et prenons une route qui monte jusqu'à 500 m d'altitude pour aller voir l'Amphiaraion d'Oropos.

Le sanctuaire d'Amphiaraion d'Oropos, héros guérisseur et devin est un petit site vraiment sympathique qui comprend un temple, un autel de sacrifice au dessus de la source sacrée, une structure allongée où se trouvait les statues des pèlerins bienfaiteurs et dans le prolongement le portique d'incubation où les pèlerins passaient la nuit sur des banquettes en marbre enveloppés dans la peau du bélier qu'ils avaient sacrifiés, des thermes et un petit théâtre. De l'autre côté du torrent actuellement à sec, il y a les ruines d'habitations et une horloge hydraulique.

Le temple
L'autel des sacrifices
Le portique d'incubation
Le théâtre
L'horloge hydraulique
Le sanctuaire d'Amphiaraion
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Nous passons un pont qui relie l'île d'Eubée au continent. C'est la deuxième île de Grèce par sa superficie. Nous avons quitté l'Attique. Nous sommes revenus en Grèce Centrale. L'île d'Eubée fait partie de la région de La Béotie.

Nous longeons la côte vers le sud avant de traverser l'île et d'aller à kymi où nous passons la nuit sur un parking au bord de l'eau sur la mer Egée. Nous terminons la journée par une baignade.

Nous quittons Kymi pour Eretria en traversant l'île par les collines. Nous suivons de petites routes mais le plus délicat c'est la traversée des villages. Toutefois c'est l'occasion de voir de beaux paysages.

Sur une des petites routes qui  traverse l'île 

L'histoire d'Eretria est surprenante. L'étendue des sites archéologiques démontre l'importance de la ville antique. Le petit musée qui n'a que 2 salles présente les trouvailles faîtes sur Eretria et les environs et les panneaux en français permettent de comprendre l'histoire qui commence au 3ème millénaire. La plupart des ruines visibles à Eretria date du VIème au IVème siècle av JC, période la plus faste pour la ville antique.

le Centaure
Le musée 

Il y a l'acropole en haut de la colline et des murailles qui se continuent au niveau des maisons hellénistiques, une maison avec des mosaïques, un théâtre, un gymnase, le sanctuaire d'Apollon, l'Agora et une tombe ronde, des thermes....

Les Erétriens de l'île d'Eubée sont les premiers grecs au VIIIème siècle avant J.C. à s'être installés en Italie du sud et en Sicile en fondant des comptoirs.

Les maisons hellénistiques
Eretria 

Nous remontons ensuite vers le nord de l'île. Le paysage change, les reliefs sont de plus en plus boisés. La forêt est belle avec ses résineux et ses platanes. Nous faisons une petite pause dans le port de Limni où il doit faire bon vivre.

Limni 

Nous poursuivons jusqu'au camping de Rovies qui surplombe une plage de galet idéale pour une baignade en soirée. La mer est un peu agitée.

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Nous quittons l'île d'Eubée pour la presqu'île du Pélion. Nous prenons un ferry à AgioKampos pour revenir sur le continent. Cela nous évite de nombreux kilomètres.

Sur la route de Volos


De Volos, nous longeons la côte occidentale de la presqu'île jusqu'au port d'Afissos où nous faisons une petite pause. Ce village construit en amphithéâtre est charmant.

Le port d'Afissos 

Nous poursuivons la route vers le sud pour rejoindre le village perché de Trikeri situé à la pointe de la presqu'île. Nous passons de nombreuses criques qui donnent envie de se baigner avec leurs eaux limpides et turquoises mais les accès sont délicats voire impossibles.

Sur la route 

De Trikeri, nous poursuivons jusqu'à un petit port de pêche authentique. Impossible de le traverser en véhicule. Pourtant de l'autre côté il y a un parking et une plage aux eaux claires ! Nous remontons jusqu'à Trikeri et prenons la route qui arrive de l'autre côté du port d'Aghia Kiriaki.

Trikeri
Petit port de pêche Aghia Kiriaki
Trikeri en hauteur et Aghia Kiriaki au bord de l'eau 
Le port d'Aghia Kiriaki  

Le site est tellement charmant que nous y passons la nuit après une baignade avec masque et tuba pour voir des petits poissons.

Au petit matin
Le port d'Aghia Kiriaki 

Le ciel est nuageux lorsque nous remontons vers le nord de la presqu'île. Nous passons par Milina un charmant port puis à Miliès qui fut la capitale du Pélion. Il y a quelques maisons typiques. Nous visitons la bibliothèque mais on ne sait pour quelles raisons, le musée était fermé.

Milina 
Miliès 

Nous poursuivons notre découverte en prenant la route qui longe de plus ou moins loin la côte égéenne. La route est spectaculaire car elle passe sur des pentes abruptes de la montagne à une altitude d'environ 400 à 500 m. L'accès aux criques est d'autant plus vertigineux.

Sur la route 

La crique la plus remarquable est celle de Mylopotamus. Il y a 3 plages séparées par des parois rocheuses. Du parking, il faut descendre quelques marches !

Mylopotamus 

Nous découvrons ensuite la grande plage d'Agios Ioannis puis celle d'Horefto mais elles n'ont pas le même charme que celle Mylopotamus. Par contre en passant, nous avons repéré une petite plage sympathique. Il faut bien sûr prendre une petite route sur 1 km mais cela passe. Baignade agréable . Le cadre est agréable mais nous ne pouvons pas y passer la nuit. De plus en partant, nous avons eu quelques émotions. Le camping-car a refusé de monter la pente raide humide. Impossible de reculer car nous venions de passer un passage très étroit ! Après plusieurs essais, il patinait et refusait l'obstacle. Nous l'avons alors allégé de ses eaux propres et usées. Ouf, nous avons réussi à passer non sans stress. Autre anecdote plutôt amusante : suite à des travaux, nous avons dû passé une route à sens unique à contre sens et la flèche du GPS se déplaçait en reculant !

Agios Ioannis
Agii Saranta
Pour la baignade, j'ai préféré  la plage d'Agii Saranta

Avec tout cela, il se fait tard. Nous remontons vers le col qui permet de passer d'un versant à l'autre de la chaîne de montagne du Pélion entre des sommets à 1450 m d'un côté et 1550 m de l'autre. Les crêtes sont très boisées et apparaissent plutôt arrondies mais certaines pentes sont raides et parfois verticales. La route passe dans une forêt dense et verdoyante.

Nous passons la nuit sur un grand parking de la station de ski. Nous sommes à 1200 m d'altitude. Cette nuit nous ne devrions pas avoir chaud !

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Nous quittons les montagnes du Pélion pour rejoindre celles du Mont Olympe. Nous traversons la grande plaine de Thessalie où pour la première fois, nous voyons des grands champs de céréales. Nous roulons de nombreux kilomètres avant de buter contre les premiers reliefs que nous passons en montant à 500 m d'altitude.

Puis nous prenons une superbe route qui relie Elassona à Leptokarya. C'est une route qui passe au sud du massif du mont Olympe. Par curiosité, nous prenons une route sans issue qui monte à 1700 m dans une ambiance alpestre. Nous reprenons la route qui monte à 1100 m avant de redescendre vers la plaine côtière sur la mer Egée.

Au sud du mont Olympe 

Un petit détour vers Platamon et sa citadelle construite par les croisés. Nous sommes surpris. A l'école, on parle des croisés mais jamais de leur implantation dans les pays des Balkans ! Nous remontons ensuite vers Litochoro au pied du Mont Olympe. Nous passons le nuit sur le camping situé au bord de l'eau.

La forteresse de Platamon
Le Mont Olympe vu du camping

Nous sommes en Macédoine, une région au nord de la Grèce. Le Mont Olympe, un bloc de montagne imposant avec des sommets à 2800 et 2900 m est à la jonction entre la Thessalie et la Macédoine.

Nous quittons le camping avant 8H pour voir les sommets du mont Olympe avec le soleil. En passant à Litochoro, nous apercevons le mont Olympe mais nous poursuivons vers le monastère Aghios Dionysos d'où l'on devrait avoir un beau point de vue. Nous marchons une petite heure dans les gorges de l'Enipéas à partir du monastère sans avoir de vue sur le Mont Olympe. Nous reprenons la route mais nous sommes pris par les brumes...

Promenade autour du Monastère Aghios Dionysos

Nous poursuivons vers Dion où il y a un site archéologique. Dion a été la cité sacrée des Macédoniens. Elle se trouve dans la plaine au pied de l'Olympe, la demeure des Dieux et notamment de Zeus.

De la période hellénistique, il ne reste que les bases des remparts de Cassandre du IVème siècle av JC (gros blocs de pierre) qui faisaient le tour de la cité. A l'extérieur de la muraille, il y avait un petit théâtre, le sanctuaire de Demeter, de Zeus et d'Artemis, devenu celui d'Isis sous l'époque romaine.

Sanctuaire de Demeter
sanctuaire d'Isis
L'époque hellénistique 

A l'époque romaine, les murailles ont été restaurées avec un autre appareillage (mélange de briques et de pierres). A l'intérieur, nous découvrons les ruines de plusieurs villas, de belles voies romaines, des latrines, un grand bain avec des mosaïques, un odéon qui a été restauré.

Les latrines publiques
Bains romains
Couleuvre
Mosaïque au niveau des thermes
La voie romaine
La voie romaine
L'époque romaine 

A l'extérieur des remparts, il y a un autre petit théâtre. Au musée, nous voyons les nombreuses statues et objets trouvés lors de fouilles ainsi que quelques petites mosaïques classés par site. Le clou de la visite, c'est la grande mosaïque de 100 m² de la villa de Dyonisos présentée dans une grande salle.

Musée archéologique de Dion 

En fait, la conservation des mosaïques, des statues.... est le résultat d'un séisme suivi d'importantes inondations qui ont recouvert totalement le site.

De Dion, nous remontons vers la montagne pour aller voir la petite cascade d'Ourlias qui dévale les gorges. Puis nous cherchons une zone plane pour passer la nuit. Ce sera sur une aire de pique nique après la ville de Katerini.

Cascade d'Ourlias
Le Mont Olympe en soirée
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Le ciel est très nuageux ce matin. Depuis les orages à Athènes, le temps est assez perturbé. La température a chuté depuis 2 jours, c'est très agréable mais la lumière est laiteuse.

Le Mont Olympe est bordé du côté mer d'une large plaine côtière, du côté nord d'une grande zone de dépôts alluvionnaires. La hauteur et le ravinement de ces dépôts donne un paysage très vallonné. La route y est particulièrement sinueuse. L'altitude varie entre 300 à 600 m. Nous retrouvons peu à peu des reliefs calcaire entaillés par de profondes vallées.

Nous arrivons ainsi à Vergina située en bordure d'une grande plaine. C'est dans ce bourg que nous visitons les tombes royales. Sous un tumulus, se trouvent 4 tombes dont celles du père et du fils d'Alexandre le Grand. C'est un site remarquable et c'est une autre style de nécropole. C'est un double caveau fermé par des portes massives en marbre. Il y a la chambre funéraire et l'antichambre où l'on dépose les trésors du mort, les offrandes et le coffre en or où se trouvent les ossements de l'épouse. Les macédoniens utilisent principalement la crémation pour leur rite funéraire. Les caveaux les plus riches se présentent comme des petits temples. A l'intérieur, les murs présentent des peintures et à l'extérieur, il peut y avoir de faux portiques avec des décorations colorées. Le peuple disposait de tombes familiales où l'on inhumait les générations successives.

Le tumulus où se trouvent les tombes royales 

La visite est déstabilisante car elle se passe dans une certaine obscurité. Le site a été aménagé sous le tumulus et nous pouvons voir les 4 tombes de l'extérieur, les peintures de l'intérieur sont présentées sur des panneaux. Les portes en marbre sont impressionnantes. A proximité, des vitrines pour chaque tombe présentent les trésors qui s'y trouvaient. Le trésor de Philippe II est d'une grande richesse. Nous ne pouvons pas faire de photos et c'est dommage car c'est vraiment superbe, particulier et différent de tout ce que l'on a pu voir.

Sur ce site, il y a également le plus grand palais de Grèce, celui de Philippe II mais il est fermé le samedi et le dimanche. De plus, son accès n'est pas facile car il faut monter sur un peu plus d'un kilomètre à pied, le palais étant installé sur le flanc nord des Monts Piérie. Le site est en travaux et les accès restreints. Il y a notamment une grande mosaïque et les photos ne sont pas autorisées. Nous laissons tomber la visite. Les sites sont éparpillés et malgré le plan il est difficile de savoir ce que l'on peut voir, c'est très frustrant. C'est vraiment dommage car ce site est très intéressant car il montre un autre aspect de la Grèce.

Nous allons jusqu'à Veria pour aller au musée archéologique. C'est un très petit musée mais il présente les trésors et offrandes de tombeaux plus modestes avec une seule chambre. Il y avait en autre de nombreuses petites statuettes en terre cuite et peintes de femmes en costume. Dans cette ville, il y avait également plusieurs sites à visiter mais c'était très éparpillé et difficile à repérer.

Statuettes funéraires
la Méduse
 Musée archéologique de Véria 

Nous quittons la zone et passons la grande ville de Tessalonique pour rejoindre la Chalcidique. Entre Veria et Tessalonique nous traversons la grande plaine où il y a de nombreux arbres fruitiers et notamment des nectarines. Nous passons la nuit sur un parking à côté du village de Simandra.

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Le temps est encore nuageux lorsque nous rejoignons le sud de la Chalcidique qui est composé de 3 presqu'îles.

Nous commençons par la presqu'île de Kassandra très urbanisée avec de nombreuses stations balnéaires. Nous abordons très peu la côte alors nous prenons une petite route qui la traverse pour la quitter rapidement. Cette route passe dans un paysage plus sauvage. C'est très vallonné, on dirait que le relief est composé de sable compacté.

La presqu'île de Kassandra 

Nous rejoignons la presqu'île de Sithonia, beaucoup plus sympathique.

La presqu'île de Sithonia 

Après Porto Carras, nous prenons une petite route qui passe dans les pins et qui surplombe la côte découpée avec ses nombreuses petites criques. C'est superbe. Nous arrivons ainsi en descendant progressivement sur une belle plage de sable blanc. Nous déjeunons au bord de l'eau.

Sur la route des criques 

Nous remontons sur la route principale et passons au port de pêche de Porto Koufo abrité au fond d'une crique reliée à la mer par un chenal. Nous poursuivons vers Kalamitsi avec une vue sur l'impressionnant Mont Athos et ses 2033 m d'altitude qui domine la troisième presqu'île. Kalamitsi est remarquable avec sa belle plage enchâssée dans la côte rocheuse. Il y a de nombreux vacanciers. Les enfants grecs sont en vacances depuis une semaine et il y a beaucoup d'immatriculation de pays slaves.

Porto korfo
Vue sur Kalamisti et le Mont Athos
De Porto Koufo à Kalamitsi 
Plage de Kalamisti 

Nous continuons et passons la nuit sur le camping de Platanitsi situé juste après Sarti. La plage de sable blanc est très agréable pour la baignade et elle se trouve face au Mont Athos. Il faut en profiter ainsi car la presqu'île du Mont Athos est occupée par un vaste ensemble monastique composé de 4 monastères et les femmes n'y sont pas admises.

La plage du camping de Platanitsi
La plage du camping de Platanitsi
La plage du camping de Platanitsi vue de la route
Mont Athos
Mont Athos
La plage du camping de  Platanitsi

Le ciel est bas, la mer agitée et le vent souffle fort lorsque nous quittons le camping. Le Mont Athos a disparu à l'horizon. Nous revenons sur la plage de Kalamitsi. Il est 9H du matin et avec ce temps nuageux à menaçant, il n'y pas grand monde sur la plage !

La plage de Kalamitsi  

Nous remontons vers le nord du côté Est de la péninsule. De ce côté, le relief est plus élevé et la côte est plus pentue. Les routes d'accès aux criques sont raides. Nous sommes toujours dans un paysage très boisé avec de nombreux résineux à l'aspect agréable. Ils ont de belles couleurs et les aiguilles donnent l'impression d'être souples.

Nous poursuivons jusqu'à Arnaia que nous visitons. Ce bourg situé entre 500 et 600 m d'altitude a conservé plusieurs maisons traditionnelles très colorées du XIXème siècle. Il commence à pleuvoir et en rejoignant la côte, la pluie devient de plus en plus intense.

 Arnaia

Nous faisons une pause sur une aire de pique nique à environ 300 m d'altitude, la vue devrait être belle sur la plage de Stratoni mais il pleut tellement que nous n'avons aucune visibilité. Nous patientons mais cela dure, l'orage tourne alors nous décidons de passer la nuit ici.

Avant de quitter la Chalcidique, sur la route en remontant vers Kavala, nous faisons un arrêt sur le petit site archéologique de l'ancienne cité de Stagire au sud d'Olympiada. L'accès est libre et très bien balisé. De plus, il se situe dans un superbe cadre sur une pointe rocheuse au bord de la mer. Fondé au VIIème siècle av JC et abandonné 6 siècles plus tard, il reste les remparts du Vème siècle, un sanctuaire archaïque ainsi que des maisons des périodes classiques et hellénistiques. Nous avons commencé la visite avec quelques timides rayons de soleil et nous avons terminé sous la pluie. C'est dommage car c'était une belle promenade matinale.

la Stoa
Cité ancienne de Stagire 
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Nous poursuivons à la recherche du site archéologique d'Amphipolis. Les sites archéologiques sont souvent dans la nature. C'est ainsi que nous sommes arrivés un peu au hasard au niveau de l'impressionnante statue du lion d'Amphipolis situé au bord de la route. Il pourrait s'agir du monument funéraire de Laomédon, un général d'Alexandre le Grand...

le lion d'Amphipolis 

Nous poursuivons la route pour rejoindre le musée qui présente pour chaque époque des objets et des explications sur les sites d'Amphipolis. Il y a notamment sous le musée la tombe de Brasidas. Un peu plus loin, il y a le site de l'Acropole où se trouvent les ruines de plusieurs basiliques avec quelques mosaïques. Mais nous faisons cette visite sous la pluie et nous arrêtons là sans aller voir la maison hellénistique ainsi que le gymnase et une autre tombe.

Une urne  funéraire côté pile et côté face 
Le musée 
Le site des basiliques 

Nous avons eu l'occasion de parler en français avec une femme grecque gardienne du musée et d'avoir pour une fois un échange très intéressant et très sympathique.

Nous reprenons la route vers Kavala et nous trouvons une zone au bord de la mer pour passer la nuit. Il pleut toujours et la mer a des couleurs étranges : de l'ocre là où s'écoule les eaux de pluie, du turquoise ailleurs et au loin du gris comme le ciel.

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La Grèce du nord compte 2 régions, la Macédoine et la Thrace où nous allons passer la journée. nous sommes le plus à l'est de la Grèce.

Il a plu toute la nuit mais ce matin nous avons quelques rayons de soleil lorsque nous partons pour Kavala. Nous aurons beaucoup de chance car nous sommes arrivés à Kavala puis sur le site archéologique de Philippes juste après de belles averses !

Kavala est un port et la ville a investi les collines en amphithéâtre face à la mer. Nous limitons notre visite au quartier Ottoman. Nous commençons par visiter l'Imaret, un ensemble de bâtiment à coupoles qui comprenaient, une école, une université et un hospice pour les pauvres. Cet édifice construit au début des années 1800 par Mehemet Ali est maintenant un hôtel de luxe. Les chambres actuelles représentent 2 dortoirs de 10 personnes. Les cours intérieures étaient les salles de classe. Il y avait une petite mosquée où les cours de religion étaient donné. Les bâtiments des cuisines étaient assez conséquents pour fournir environ 1000 repas par jour.

Vues sur Kavala 
L'Imaret 

Nous visitons également la maison natale de Mehemet Ali. Officier ottoman d'origine albanaise, il devient vice roi d'Egypte de 1804 à 1849. Il est considéré comme le fondateur de l'Egypte moderne en faisant de vastes réformes. Nous montons jusqu'à la citadelle d'où nous avons de belles vues sur le port et la ville. Avant de partir, nous faisons un tour jusqu'à l'aqueduc.

Maison natale de Mehemet Ali
Mehemet Ali
Tour de la Citadelle
Aqueduc
 Visite de Kavala 

Puis nous rejoignons le site antique de Filippi (Philippes). La ville est fondée en 360 av JC par les Thasos qui demande assistance aux Macédoniens. Elle passe alors sous la tutelle du nouveau roi Philippe II. Le site a été maintes fois remanié. La base est grecque mais remaniée par les romains et ensuite par la construction de plusieurs basiliques au Vème siècle de notre ère.

Sur le site, nous pouvons voir un théâtre, un très grand forum ou agora, une palestre que l'on devine sous les ruines d'une basilique. Ce qui est impressionnant, c'est que sur ce site on trouve 3 basiliques, une église octogonale ainsi qu'un palais épiscopal.

L'Agora
l'Agora
Filippi 

Nous quittons la Thrace en remontons vers Drama puis en prenant la direction de Serres. Nous passons de vastes plaines entourées de reliefs à la recherche d'un camping surtout pour faire la vidange des WC. Mais à défaut de camping, nous dormons sur la route qui mène au monastère Timiou Prodamou.

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Nous sommes de retour en macédoine et nous commençons la journée par la visite du monastère Timiou Prodamou. C'est un monastère féminin fondé en 1275 et situé au fond d'un vallon dans la montagne. Au centre se trouve le catholicon (début du XIVème siècle) avec de nombreuses peintures. Il y a également une boutique dans une salle qui présente les différentes activités du monastère : le travail des céréales, la fabrication de l'huile d'olive. L'ensemble des produits vendus sont fabriqués au monastère. L'ambiance y est très agréable et c'est très fleuri.

Le monastère Timiou Prodamou 

Nous redescendons sur Serres et prenons la route de Thessaloniki (Thessalonique).

Thessaloniki est une très grande ville d'environ un million d'habitants. C'est la capitale de Macédoine et c'est la deuxième ville et port de Grèce. Le stationnement y est difficile, les parkings sont petits. Finalement nous stationnons sur un parking de bus le long de la route côtière et proche du centre ville.

Nous commençons la visite par la Tour Blanche, puis nous suivons le bord de l'eau au niveau du port et remontons vers le Panaghia Chalkéon, nous visitons le Bey Hammam, premier hammam ottoman construit en 1444. Il y a un secteur pour les femmes et un secteur plus spacieux et plus décoré pour les hommes. Nous remontons vers l'agora romaine que l'on peut voir de l'extérieur puis vers l'Aghios Dimitrios qui a servi de mosquée pendant la période Ottomane. Il y a de nombreuses mosaïques. En avançant nous passons devant plusieurs églises, nous arrêtons voir Aghia sofia puis la très belle église d'Aghios Pantéléïmon et la surprenante Rotonda par sa taille et sa forme. Ce qui est impressionnant c'est de voir le nombre d'églises sur un si petit espace. Nous terminons notre visite par l'Arc de Galère et ses bas-reliefs qui célèbre la victoire de Galère sur les Perses en Mésopotamie en 305 et un peu plus loin il y a les ruines de son palais.

La Tour Blanche
Bey Hammam
L'Agora romaine
L'Aghios Dimitrios
Aghios Pantéléïmon
Aghia sofia
Aghia sofia
La Rotonda
La Rotonda de l'intérieur
L'arc de Galère
L'arc de Galère
Thessalonique 

Nous quittons Thessaloniki pour Pella où nous arrivons vers 17H. Nous avons traversé une grande plaine entourée de collines et de montagnes. En fait, le golfe il y a très longtemps allait jusqu'aux premiers contreforts. La zone de Pella se trouvait alors au bord de l'eau.

Pella est devenu la capitale de la Macédoine à la fin du IVème siècle av JC sous le règne d'Archélaos abandonnant Aegae (Vergina). Son activité sera florissante jusqu'à la fin du 1er siècle de notre ère au moment où elle est endommagée par un séisme, recouverte d'alluvion, elle sombre dans l'oubli. Nous sommes dans la zone où il y a de nombreuses tombes macédoniennes dont nous voyons les tumulus à partir de la route mais ils sont fermés, tout comme le palais.

Sur le site, nous découvrons des maisons du IVème siècle av JC avec des mosaïques remarquables, certaines sont exposées au musée. Il y a également une très grande agora, des sanctuaires, des ateliers de poteries et des bains. Ce serait les plus anciens bains de Grèce.

Maison de Dionysos
l'Agora
la Maison d'Hélène
Bains publics
Le site archéologique  de Pella

Nous terminons par le musée qui présente des mosaïques et des objets provenant des fouilles du site. Il y a des présentations sur les tombes dont la tombe multiple. C'est un très beau musée qui mérite le détour.

Le musée 

Nous passons la nuit sur le parking du site archéologique.

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Nous essayons de repérer la tombe multiple avant de quitter Pella. C'est une tombe à 7 chambres mais elle n'est ouverte que le dimanche ! Elle est entourée d'un grand champ de coton. C'est une zone de culture du coton et du tabac.

Dans les environs, il y a de nombreuses tombes ainsi qu'un palais mais ce n'est pas ouvert à la visite. Nous continuons en direction d'Edessa et en cours de route, nous prenons la direction de Véria pour voir au niveau de Lefkadia des tombes macédoniennes en espérant que ce sera possible. Il y a plusieurs panneaux le long de la route annonçant des tombes ou des sites archéologiques.

Un peu au hasard, nous rejoignons la Tombe du Jugement. Bonne pioche, elle est ouverte alors que les autres sont fermées. De plus, nous avons droit à une visite guidée en français par une conservatrice et nous pouvons faire des photos !

Présentation des peintures que l'on aperçoit sur la façade
La tombe macédonienne du Jugement 

Nous apprenons qu'il n'y a pas un modèle type de tombe, c'est suivant le goût de chacun. C'est la résidence pour l'au-delà. A l'origine, il n'y avait pas de tumulus mais les tombes ont été recouvertes de terre pour éviter les pillages. Les tombes étaient fermées par de lourdes portes en marbre blanc. Celle que nous avons visité ce matin ne les avait plus. En fait, elles sont au musée du Louvre ! C'est dommage, de plus cela oblige d'étayer la construction car les portes soutenaient l'ensemble du portique. Les tombes royales de Vergina avaient leurs portes. C'est vraiment très beau. La tombe servait à plusieurs générations d'une même famille mais il n'ouvrait pas la porte en marbre. En fait, il y avait une autre entrée secrète transmise de génération en génération. Les tombes étaient construites en dehors de la ville le long de la voie sacrée.

Elle nous a également parlé de la structure des villes antiques construites toujours sur le même schéma. Et nous avons appris que le théâtre n'était pas seulement un lieu de spectacle mais également un lieu pour les cérémonies comme le mariage ! Nous sommes allés jusqu'au théâtre de la ville antique de Mieza au dessus de la zone des tombes, il y avait également des maisons hellénistiques inaccessibles car prises par la végétation. Nous sommes allés voir également l'école d'Aristote située le long d'une falaise générée par une carrière.

Le théâtre de Mieza
Le site d el'école d'Aristote
Mieza 

Puis direction d'Edessa implantée en hauteur. L'eau coule dans la ville et se jette à plusieurs endroits de la falaise. L'une des cascades fait 25 mètres. Près de la cascade il y a une petite grotte. La roche est en fait du tuf ou travertin.C'est une zone où il y a plusieurs moulins. C'est une ville sympathique avec un bruissement d'eau très agréable quand il fait chaud. En contrebas il y a l'ancienne cité d'Edessa.

Edessa 

Il est déjà 17H et nous ne savons pas où dormir, toujours pas de camping. Ce n'est pas une région très touristique. Nous avançons vers Kastoria en espérant trouver un lieu en cours de route. Pour cela nous suivons une route secondaire agréable. Nous longeons un très grand lac à environ 600 m d'altitude entouré de petites montagnes aux formes arrondies. C'est un paysage très paisible. Nous montons jusqu'à 1100 m avant de redescendre vers kastoria à 600 m.

Finalement, nous passons la nuit sur le parking du musée de Dispilio sur le bord du lac de Kastoria.

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Nous rejoignons Kastoria et prenons la large route qui longe le lac. Il y a de nombreux parking. C'est très agréable et paisible. La ville se situe sur l'isthme de la presqu'île de Kastoria. Les maisons s'étagent sur les versants de la colline au dessus du lac.

Cormoran pygmé
Pélican
Kastoria et ses  habitants ailés 

Nous partons à pied à la découverte de la ville. Dans un premier temps, nous longeons la promenade le long du lac avant de monter dans la ville. Nous prenons des rues et des ruelles très pentues à la recherche des maisons remarquables et des nombreuses églises byzantines. Nous faisons également la visite d'un petit musée installé dans une maison traditionnelle. A plusieurs moments, nous avons été désorientés. Cela a été l'occasion de faire des rencontres très sympathiques. c'était une ville prospère que ce soit pendant la période byzantine ou que se soit sous la domination ottomane. Son activité majeure était la fabrication et le commerce de la fourrure. Cela a commencé par la présence dans la région de castors.

La maison Skoutaris
La Maison Emmanouil
Maisons traditionnelles de Kastoria 
Visite de la maison Nerantziz Aivazis
Panaghia Koumelidiki
Eglise des Taxiarques Mitropoleos
Aghios Stefanos
Aghii Anargyri
Quelques églises byzantines 

Il nous restait à régler l'intendance (plein d'eau et vidange des WC), ce que nous avons fait dans une station service à défaut de camping. Nous avons été touchés par la gentillesse du pompiste. D'ailleurs, tout au long de notre parcours dans la ville, les contacts ont été très chaleureux.

Avant de quitter Kastoria, nous faisons le tour de la presqu'île sur une petite route étroite à l'ombre des platanes pour certains centenaires.

En faisant le tour  de la presqu'île de Kastoria 
En quittant Kastoria 

Nous avons passé une journée vraiment agréable dans la charmante ville de Kastoria. Nous montons ensuite dans la montagne pour rejoindre les lacs Prespa. Finalement, nous montons à 1500 m d'altitude au niveau d'une petite station de ski pour capter internet.

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Nous terminons notre voyage en Grèce par les lacs Prespa situés à 850 m d'altitude à la frontière entre la Grèce, l'Albanie et la république de Macédoine. Il y a en fait 2 lacs séparés par une bande alluviale - les lacs Mikri et Megali. C'est une bonne transition vers l'Albanie. C'est une zone où il y a des pélicans frisés et bien d'autres espèces d'oiseaux.

Pélicans frisés et cormorans
Le petit lac Prespa 

Nous rejoignons le village de Psaradès situé au fond d'une crique. C'est également un petit port d'où nous sommes partis faire un tour de bateau sur le plus grand lac, le lac Megali. Nous longeons de belles falaises pour voir deux fresques peintes directement sur la roche et 3 ermitages. Nous faisons un arrêt aux deux derniers ermitages. L'accès se fait par des escaliers. C'est raide. Et puis c'est le retour car nous approchons de la frontière albanaise. Tout au long du parcours, nous avons pu voir de nombreux pélicans frisés d'assez près ainsi que des cormorans et notamment le pygmé.

Les falaises vues du bateau 
Ermitages 
Pélicans frisés et cormorans 

Nous partons ensuite pour l'îlot Aghios Achilleos que nous rejoignons par un pont flottant. Sur cet îlot il y a 4 églises et un monastère. La basilique Aghios Achilleos du XVème siècle est en ruine. Le sentier d'accès est champêtre. C'est également l'occasion de voir quelques oiseaux et d'autres animaux.

L'îlot Aghios Achilleos  et sa basilique
Crabier chevelu 
Cormoran pygmé  et  ibis 
Grèbe huppé  (adulte et jeune )
Buffle d'eau et couleuvre 

La grande zone plane autour du petit lac est cultivée : il y a des hectares de culture de haricots.

Nous passons la nuit sur un parking dans la nature au niveau de la bande alluviale qui sépare les deux lacs.

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Nous avons parcouru 5700 km en Grèce continentale et au Péloponnèse et nous ne sommes pas allés sur les nombreuses îles du pays. Si la mer est très présente en Grèce avec une longueur de côte impressionnante, la montagne l'est également car les zones montagneuses représentent 80% des terres ! il n'y a pas de très hauts sommets mais lors de nos déplacements, il y avait souvent à l'horizon une ligne de crête montagneuse en ombre chinoise. Le Mont Olympe, le plus haut sommet ne culmine qu'à 2900 m. D'une superficie d'environ 132 000 km², la Grèce compte à peine 12 millions d'habitants, les îles grecques représentant 1/5 du territoire !

Au nord , le paysage est verdoyant avec de grandes zones boisées alors qu'au sud, le paysage est plus aride. C'est une végétation méditerranéenne où la culture de l'olivier est prédominante.

L'histoire grecque fascine mais nous avons découvert au fil de nos visites la complexité de cette histoire avec les mycéniens, la Grèce antique des cités, puis il y a la Grèce classique et l'époque helléniste avec Alexandre le Grand avant la domination de Rome jusqu'aux invasions barbares. La Grèce va voir s'installer ensuite l'empire byzantin puis l'empire ottoman entrecoupés par la période des croisés avec les Francs.....

Sur les grands sites touristiques du sud de la Grèce, l'accueil était très réservé, impersonnel. Par contre, l'accueil en Macédoine a été plus chaleureux. C'est une région moins touristique que le sud mais la population est agréable et curieuse de notre origine. Le revers de la médaille, c'est le manque de camping, le manque d'information, les sites archéologiques intéressants n'ont pas toujours les mêmes jours d'ouverture... Ce n'est pas toujours facile à gérer.

Voir la suite de notre circuit dans le carnet de voyage "l'Albanie" sur la partie retour

Ce carnet s'intègre dans le carnet global "périple dans les Balkans"

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