La côte vendéenne, très touristique cache quelques belles surprises.
Octobre 2020
5 jours
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La Vendée est un département rural où l'agriculture occupe une place importante notamment en élevage. C'est pourquoi de nombreuses entreprises agro-alimentaires ont vu le jour dans le département.

La pêche est également un secteur important avec plusieurs grands ports de pêche, le premier étant celui des Sables-d'Olonne qui se classe au sixième rang des ports de pêche français. Autre port important, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, c'est le premier port de pêche de France pour la sardine. De même, la tradition de la pêche est fortement implantée à l'île d'Yeu. N'oublions pas également le rôle croissant de la pisciculture et de l'ostréiculture, huître de Vendée-Atlantique de Noirmoutier à Bouin.

Enfin le tourisme est la première activité économique vendéenne, c’est le deuxième département français de destination. Mais c'est surtout le littoral atlantique qui est le plus concerné par le tourisme (tourisme de type balnéaire). La Vendée compte en effet 250 km de côtes dont 140 de plages et le taux d'ensoleillement le plus important de la côte Atlantique. Des villes comme Les Sables-d'Olonne, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie sont réputées pour leur dynamisme touristique. De même l'île de Noirmoutier et l'île d'Yeu peuvent décupler leur population l'été.

À l'intérieur des terres, un tourisme rural s'est développé grâce à l'apparition de chambres d'hôtes car l'Est de la Vendée, pourtant fortement enclavé, n'est pas en reste grâce au parc du Puy du Fou.

L’autre côté de la médaille du tourisme, les côtes au niveau des grandes villes balnéaires sont défigurées par de grands immeubles. C’est dommage car la côte est belle.

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Nous arrivons dans l’après midi sur l’île de Noimoutier. Nous n’avions pas réfléchi mais nous sommes dans une période de grandes marées et les aires de camping-car sont prises d’assaut. Finalement nous optons pour le camping de la Pointe à Herbaudière. En hiver, c’est une aire de camping-car gratuite. La situation du camping est intéressante à la pointe nord de l’île à proximité du port de pêche et de loisirs.

Pointe de l'Herbaudière   
 Port de l'Herbaudière 
La pointe au coucher de soleil  

Le lendemain matin, nous quittons ce site pour rejoindre la très grande aire de camping-car de Noirmoutier en île d’où nous avons l’intention de faire deux circuits en vélo. Cette aire est seulement payante la nuit.

1er circuit en boucle : Entre plages et ports- 19 km

Nous revenons sur l’Herbaudière en faisant un détour sur la grande plage de Luzeronde. C’est une vaste plage de sable fin. Après le port de l’Herbaudière nous passons à proximité de quelques plages avant d’arriver au village du Vieil et ses maisons de pêcheurs. Puis nous passons une autre grande plage, celle de la Clère avant d’arriver au Bois de la Chaise. Je m’attendais à découvrir une forêt sauvage mais en fait c’est une zone habitée sillonnée de rues où l’on peut apercevoir dans la végétation plusieurs grosses villas.

  Plage de Luzeronde 
  Le village de Vieil 

Le bois de la chaise

Cette forêt de pins maritimes, de chênes verts et d'arbousiers abrite des villas qui s'unissent harmonieusement à la nature rocheuse de la côte. Le Bois de la Chaise borde des plages. Il se situe sur une falaise découpée en une succession de pointes rocheuses et d’anses sablonneuses.

En 1793, les armées vendéennes et républicaines se servent du bois pour se chauffer et faire face à l'hiver très rigoureux. Les Jacobsen, propriétaires de la plus grande partie du bois, planteront ensuite des pins avant d'y construire des villas. De la fin du 19e siècle jusqu'au début du 20e siècle, les notables de l'île construisent une centaine de villas dans le Bois de la Chaise. L'ère touristique voit le jour.

Les cabines de la Plage des Dames, de la Plage des Sableaux et de l'Anse Rouge marquent le début du tourisme balnéaire. Les dames y enfilaient leur maillot de bain à une époque où la mode était aux bains de mer et la pudeur encore très présente.

Nous arrivons ainsi à la grande plage des Sableaux avec ses cabines blanches en bois.

 La plage des Sableaux  

Puis nous prenons la jetée Jakobson . Elle a été construite en 1812 par J-C Jacobsen. Cette chaussée a joué un rôle central dans le paysage de l’île. En effet, cette digue a permis l’aménagement de part et d’autre de marais salants par la création d’un chemin de halage et d’un canal pour accéder au port. Le long de la jetée se trouve le polder Müllembourg, une réserve ornithologique. De là, nous avons une vue sur la ville de Noirmoutier en île avec son château médiéval et l’église St Philibert.

 Vues de la jetée Jakobson  

Les premières traces du château apparaissent au 9ème siècle avec l’abbaye de St Philibert et c’est au 12ème siècle qu’il est construit en pierre. Il domine la ville de Noirmoutier-en-l’Ile de son donjon. Ce château qui est, avec l'église voisine, tout ce qui reste de l'abbaye de Noirmoutier, témoigne de l'architecture médiévale du 12ème siècle. Du haut du château, nous avons une belle vue sur L’église St Philibert et sur le polder.

Le château et l'église St Philibert de Noirmoutier en Île   
  Le port de Noirmoutier en Île  

2ème circuit vélo en boucle : « Entre marais et moulins » - 22km

Ce circuit est moins attrayant que celui de ce matin. De Noirmoutier en île au port Morin, nous traversons une grande zone de marais. C’est au nord de ce port que se trouve la très grande plage de Luzeronde. Nous longeons ensuite la côte bordée de nombreuses villas qui s’étalent de l’Epine à la Guérinière sans interruption. L’ouest de l’île compte de nombreuses plages.

Du marais  à la côte Ouest  

A la Guérinière, on peut voir quelques exemples de moulins à vents. L’île a compté jusqu’à 32 moulins au cours du 19ème siècle. La création des polders, sur lesquels on cultivait de larges pièces de blé, a favorisé la construction de nombreux moulins à partir de 1830. Les Polders de Noirmoutier ont été gagné sur la mer selon la technique des polders hollandais. Ce savoir faire a été importé sur l’île par la famille Jacobsen qui faisait du commerce de sel avec l'île de Noirmoutier.

Les moulins de la Guérinière  

A l’Est de la Guérinière, se trouve le port du Bonhomme et sa zone d’ostréiculture. Nous redescendons vers le sud de l’île et nous passons la nuit sur une aire de camping-car sans service à la Barbatre.

 Port ostréicole du Bonhomme 

Le passage du Gois

Le lendemain, de bon matin, nous rejoignons l’incontournable passage du Gois, en marée descendante. C’est une route submersible d’environ 4 km dans la baie de Bourgneuf qui relie l’île de Noirmoutier au continent. Il y a plus de mille ans, la rencontre de deux courants marins opposés qui contournent l'île de Noirmoutier, l'un par le nord, l'autre par le sud, donnent naissance à un banc de hauts fonds sableux qui s'ancrent sur des écueils rocheux. Ces fonds sableux se sont continuellement déplacés et c'est encore vrai aujourd'hui. Ils deviennent franchissables à pied au 18ème siècle. Au 19ème siècle face au nombre croissant d'accidents, le Gois est stabilisé afin d'empêcher les bancs de sable de se déplacer. En 1924, il est asphalté et balisé. Ces balises-refuges jalonnent le Gois et permettent aux personnes surprises de se repérer et de se réfugier. Malgré de très nombreux panneaux indiquant les horaires de marée, il y a chaque année des incidents, mais très rarement mortels.

 Le passage du Gois 

Lors des grandes marées, le lieu est réputé pour la pêche à pied. Dans la baie autour du Gois, on peut récolter des palourdes, des coques ou des huîtres. L'ostréiculture y est aussi développée, car le Gois permet l'accès à marée basse aux emplacements ostréicoles.

Aigrette garzette
Cygnes noirs et blancs
Grèbe castagneux
De nombreux oiseaux  sont également à la pêche ! 

De l’autre côté de la digue, se trouve la réserve naturelle régionale du polder de Sébastopol. Le polder Sébastopol a la forme d'une bande de 600 m de large sur 4 km de long sur le littoral est de l'île à proximité du Gois. Le polder a été créé par assèchement au 19ème siècle pour la mise en culture, les travaux étant terminés en 1856, année suivant la bataille de Sébastopol, d'où son nom. Peu entretenue, celle-ci a cédé en 1978, et le polder a été inondé, il s'est gorgé de sel, empêchant alors toutes cultures pendant plusieurs années. En 1978, le District de l’île de Noirmoutier acquiert le Polder de Sébastopol et engage un vaste programme de restauration, de remodelage des sols et de préservation de son écosystème.

 La réserve naturelle du polder de Sébastopol. 

Sur cette réserve, on dénombre au niveau de la flore, environ 240 espèces végétales comme la Zostère marine, la Salicorne, l'Erodium fausse mauve ou l'Ophrys abeille. L'avifaune compte plus de 170 espèces dont une quarantaine sont nicheuses. On trouve ainsi l'Avocette élégante, le Tadorne de Belon, la Sterne pierregarin, l'Échasse blanche, le Bruant des roseaux… On compte plus de 235 espèces de papillons. Un circuit de 3,2 km permet la découverte du site.

L’île de Noirmoutier est une île sympathique avec de belles plages.

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En sortant de l’île de Noirmoutier, nous longeons plus ou moins la côte. Il est difficile de s’y retrouver dans le dédale des rues de ces villes balnéaires où s’étalent les villas.

A Notre Dame de Monts, nous faisons une petite ballade sur la plage du Pont d’Yeu. L’accès se fait par une courte piste praticable. Le pont d'Yeu est un gué dangereux qui se découvre à marée basse sur 2 à 4 km suivant les conditions des marées. C'est un petit paradis pour la pêche à pied et pour la promenade mais attention à revenir à temps !

  Le pont d'Yeu
 Le Pont et la plage d'Yeu 

Le pont d'Yeu est un chemin de cailloux et de rochers qui s'avance sur environ 4 km en direction de l'île d'Yeu. Cette partie est praticable à marée basse seulement durant les grandes marées.

C'est une crête de calcaire gréseux très résistant à l'érosion, immergée à quelques mètres de profondeur sous l'océan Atlantique. Cette ligne de crête qui va de l’île d'Yeu jusqu'à Notre-Dame-de-Monts est âgée de plusieurs millions d'années. A l'origine, l'île d'Yeu était rattachée au continent par le pont d'Yeu mais il y a environ 7000 ans, l'élévation du niveau de la mer a fermé une extrémité du passage pédestre du pont d'Yeu sous quelques mètres de profondeur.

De cet évènement géologique est né la légende du Pont d’Yeu :

Vers le 4ème siècle, Saint Martin parcourait toutes les contrées des pays de Loire pour convertir les habitants des hameaux et des villages. Un jour, Saint Martin voyageant dans le pays de Monts, entend qu’au-delà de la mer à l’Ile d’Yeu, les gens sont païens. Il décide alors d’aller à l'île d'Yeu. Alors qu’il réfléchissait aux moyens pour rejoindre l'île, il rencontre le Malin qui lui propose un marché. "Je peux te construire un pont qui te permettra de marcher à pied sec jusqu’à l’île mais à une condition : il faut que la première âme d’un être vivant qui traversera sur ce pont me soit donnée". Saint Martin pensant aux nombreux habitants de l’île qu’il pourrait convertir, accepte la proposition. "D’accord, mais je suis pressé et je veux que ce pont soit construit pour demain avant le premier chant du coq ". Satan se voyait déjà triomphant dans le piège qu'il venait de tendre à Saint Martin. Il convoqua immédiatement toutes ses créatures et leur demanda de se mettre immédiatement au travail. "Pendant ce temps, dit-il, je vais donner du vin à boire au coq du village pour retarder son réveil. Toutes les créatures du diable se mirent à l'ouvrage mais le coq, tout enivré s’est mis à chanter éperdument avant l’arrivée de l'aube. A son chant, toutes créatures disparurent dans les landes, Le pont de roches resta inachevé, comme on peut encore le voir aujourd'hui à Notre Dame de Monts au moment des grandes marées.

Nous voulons faire le circuit en boucle "Coquillages et pommes de pin" de 19 km au départ de Saint Jean de Monts mais quelle galère pour trouver un stationnement près de la piste cyclable. Il est interdit de stationner avec un camping-car à St jean de Monts. Finalement nous prenons le circuit par l'autre bout. Nous nous stationnons à partir de la route 123 avant les Becs sur le bas côté de la route qui va à la plage des Salines. La première partie longe la côte par la longue esplanade puis nous passons une zone urbanisée avant de retrouver le calme de la forêt. C'est un circuit assez moyen.

Le ponton de l'Esplanade à St Jean de Monts  

Nous rejoignons la corniche vendéenne à St Hilaire de Riez en suivant les routes 123 puis D6A. Nous avons le même problème qu’à St Jean de Monts pour le stationnement sur les communes de St Hilaire de Riez et de St Gilles Croix de Vie. Finalement nous nous stationnons en retrait de la côte sur la place d’une petite église. Nous marchons le long de la belle côte rocheuse du site des « 5 pineaux » au phare "Feu de Grosse terre" avec de beaux points de vue côté océan. Côté terre, c’est une longue ligne de constructions avec de nombreux immeubles ne s’intégrant pas vraiment dans le paysage.

La corniche vendéenne

 La corniche vendéenne 

La corniche vendéenne est un affleurement des couches géologiques du massif armoricain. Elle est constitué notamment de schiste vert formé il y a plus de 300 millions d’années. Les falaises et rochers de la corniche vendéenne sont les rivages d’une ancienne île. Au fil des siècles, le bras de mer séparant le continent de l’île nommé l’île de Rié a été peu à peu comblée par des dépôts marins.

Nous passons la nuit sur l’aire de camping-car de la Plage de Riez. C’est sympa, nous sommes au pied des dunes qui nous sépare de la plage. Le lendemain, après une petite marche sur la plage de Riez, nous revenons sur la corniche vendéenne à St Hilaire de Riez pour voir la côte rocheuse à marée basse. Dommage c’est un peu tôt et le soleil est encore bas.

 Les "cinq pineaux" 

Nous poursuivons le long de la côte en longeant la grande plage de St Gilles Croix de Vie. Au niveau du port, deux cours d'eau se rejoignent – La Vie et son affluent Le Jaunay. La vie est un fleuve côtier d'environ 60 km. Il traverse une zone de marais dans l’arrière pays avant d'arriver sur la côte. Le Jaunay est une rivière de 45 km. C'était une fleuve mais une tempête combla son embouchure.

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Les Marais d'Olonne

Nous avons découvert le bourg de l’Île d’Olonne grâce au festival de la photo à ciel ouvert. Ce bourg présentait une exposition de photos dans quelques rues de l'Île d'Olonne et en bordure des marais salants. C’était l’occasion d’apprécier ce charmant village situé en bordure du marais d’Olonne.

Île d'Olonne  

Nous rejoignons ensuite la vaste plage du Sauveterre.

 Plage de sauveterre 

Le lendemain, nous faisons une sortie vélo à partir des "Granges", notre point de départ pour aller jusqu’à la plage du Paracou. C’est un aller retour d’environ 27 km. Le site des Granges se situe au niveau de l’estuaire de l’Auzance qui forme un grand plan d’eau à l’arrière du barrage qui le sépare de l’océan.

  L'Auzance et le Havre de la Gachère

Notre parcours passe dans un premier temps dans la forêt avant de sillonner dans les marais d’Olonne. Nous traversons à nouveau la forêt et arrivons sur la côte et la plage du Paracou. Le parcours était agréable avec de beaux tronçons de piste.

 La plage du Paracou 
 Dans les marais d'Olonne 

Les sables d'Olonne

Après déjeuner, nous continuons vers les Sables d’Olonne par la route 38 avec l’intention de suivre la côte au plus près. Nous passons sur le front de mer de Brétignoles avant d’arriver au Sables d’Olonne par La Chaume (routes 38 puis 80 et 87). Nous arrivons dans une grande ville balnéaire où le stationnement du camping-car est interdit.

La chaume est séparé du centre ville des Sables d’Olonne par le chenal du port. Ce village de marins pêcheurs est ancien et nous découvrons en suivant la corniche du Nouch (très rapidement à cause de notre problème de stationnement) le phare d’Armandèche, le fort et le Prieuré de St Nicolas, la tour d’Arundel et le château St Clair ainsi que l’entrée du port. Passés le pont, nous essayons de suivre la côte et c’est une très mauvaise idée, nous nous retrouvons à passer dans des petites rues étroites.

 Le phare d’Armandèche et au loin le phare des Barges
 Le fort et le Prieuré de St Nicolas 
 Le chenal d'entrée au port 

Nous décidons de sortir complètement de la zone et revenons sur la côte au niveau du Château d’Olonne où se trouve la corniche et le trou d’Enfer mais nous faisons que passer vu nos difficultés de stationnement. Il faut dire que nous sommes dimanche, début des vacances scolaires et à quelques jours du départ de la course du Vendée Globe.

La région talmontaise

Nous continuons en longeant la corniche talmontaise en direction du Port de Bourgenay. Et là, nous pouvons enfin nous arrêter pour faire quelques photos de la côte rocheuse.

 La corniche talmontaise 

Nous remontons vers Talmont pour rejoindre le port ostréicole de la Guittière. Bourgenay et La Guittière sont séparés par le canal du Payré à Talmont. Le Port de la Guittière se situe entre le canal du Payré à Talmont et le fleuve Payré.

Le port de la Guittière  

Le Payré est une petit fleuve dont la source se trouve à une vingtaine de kilomètres de la côte. C'est finalement deux cours d'eau qui se rejoignent un peu avant la côte pour former l'estuaire du Payré. A l'époque médiévale, les embarcations remontaient le chenal du Payré à Talmont jusqu'au pied du château de Talmont et plus récemment jusqu'au port de la Guittière pour charger le sel des marais locaux. C'est aussi un havre pour les oiseaux migrateurs en automne et en hiver. Dans cet estuaire, les eaux douces se mélangent avec les eaux salées de l'océan formant ainsi un milieu propice à la culture des huitres.

Nous revenons sur Bourgenay et la plage du Veillon. C’est une très grande plage situé au niveau de l’estuaire du Payré. A marrée haute, la pointe du Payré parait très éloignée tout comme le port de la Guittière.

L'estuaire du Payré à marée haute  
La plage du Veillon au coucher de soleil  

Nous passons la nuit sur une aire de camping-car sans services sur la route qui mène à la plage du Veillon.

Le lendemain matin, nous faisons une grande ballade sur la plage du Veillon. Nous sommes en marée descendante, il y a beaucoup moins d’eau que la veille. C’est l’occasion d’aller jusqu’à l'entrée du chenal du Payré à Talmont par la plage qui se découvre au fur et à mesure que nous avançons. Sur le retour, nous pouvons approcher la Pointe du Payré et nous voyons se dessiner le cheminement du cours d’eau qui se jette en mer.

 Ballade sur la plage du Veillon 

Avant de partir, nous faisons un détour au port de la Guittière pour voir le site à marée basse. C’est impressionnant de voir cet immense espace à nu.

 Le port de la Guittière à marée basse 

Cette zone mérite d'être découverte : il y a des circuits vélo mais aussi un circuit pédestre à partir du parking de la plage de la Mine (à Jard sur Mer) pour découvrir la Pointe du Payré.

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Quelques mois plus tard, nous profitons d'une météo favorable pour revenir sur le site de l'estuaire du Payré par Jard sur mer.

Jard sur mer

En soirée, nous avons rejoint Jard sur mer et notamment la route qui mène à la plage de la Mine et à la Pointe du Payré. Il est possible de se stationner avec le camping-car sur une petite partie de l’immense parking. Nous revenons sur nos pas et passons la nuit sur l’aire de camping-car des Goffineaux à Jard sur mer. C’est une petite zone d’une vingtaine de place en surplomb de la plage de Madoreau. C’est sympa.

De bon matin, nous revenons sur le parking de la plage de la Mine et prenons le sentier qui va jusqu’à la Pointe du Payré. Nous suivons un superbe sentier en sous bois de chênes verts, c’est un sentier très agréable.

Plage de Madoreau   
Le sentier en sous bois   

Par endroit, des sentiers adjacents permettent d’accéder à un plateau au bord des falaises. La falaise est parfois fortement attaquée et nous devons quitter le sentier côtier pour revenir sur un sentier intérieur.

 Le sentier côtier au dessus des falaises  

Le sentier de la pointe est aménagé et nous amène du côté de l’estuaire du Payré. De là, nous pouvons voir au loin les Sables d'Olonne, de plus près, le port de Bourgenay, la vaste plage du Veillon, le fleuve Payré et son bel estuaire de sable.

 Vues depuis la Pointe du Payré  
La Pointe du Payré et le fleuve Payré   
  La Pointe du Payré 
L'estuaire du Payré entre les plages du Veillon en face et la plage de la Pointe du Payré  

Nous remontons l’estuaire et derrière la dune, nous apercevons le port ostréicole de la Guittière.

 Le port de la Guittière  
  L'écoulement de la rivière le Payré

Sur le chemin du retour, nous apercevons la plage de la Mine.

 Vue sur la plage de la Mine à partir des falaises  

Après déjeuner, nous descendons sur la plage de la Mine, nous y arrivons à marée basse. C'est une très belle plage qui mérite le détour. Cette grande plage est encadrée par les falaises.

  Les falaises du côté Nord 
 Les falaises du côté Sud  
La plage en marée montante   

Nous sommes revenus sur le site pour voir les falaises d’en bas à marée basse et voir notamment l’arche. Nous rejoignons le bas des falaises mais à une pointe de la côte, nous ne pouvons pas passer, la marée n'est pas suffisamment basse ! Nous sommes remontés sur le plateau et sommes redescendus un peu plus tard, un peu plus loin.

 Au pied des falaises 
Sur les falaises   
L'arche vue  du haut des falaises  
L'arche vue au pied des falaises  

Sur le chemin du retour, nous sommes passés à l’observatoire du marais qui surplombe les marais à poissons à l’Est de l’un des chenaux de l’estuaire du Payré.

  Les marais à poissons

L’estuaire du Payré est constitué de plusieurs paysages : parcs ostréicoles, marais salants, marais à poissons mais aussi falaises, plages, dunes et forêts littorales. La biodiversité y est riche (flore, oiseaux, reptiles et amphibiens).

Ce réseau hydraulique complexe découle de la volonté des seigneurs et des moines du moyen âge (11 et 12ème siècle). Ces derniers ont mis en place des redevances modérées pour attirer les paysans, les travaux nécessitant une importante main d’œuvre et ce fut un succès.

De Jard sur mer, nous prenons la route qui rejoint la D21 que nous quittons à St Vincent de Jard pour la D19A et passons devant une aire de service payante située non loin de la plage et de la maison de campagne de Georges Clémenceau. Il est possible à partir de la maison de Clémenceau de suivre un sentier le long de la côte pour rejoindre le port de Jard sur mer. La maison de Clémenceau est à l’origine une maison de pêcheur où Georges Clémenceau venait se retirer.

Sur le sentier de St Vincent de Jard à Jard sur mer 

Au niveau de St Vincent de jard, la plage est étroite. Elle est rongée par la mer lors des grandes marées. Elle s’élargit ensuite le long de la forêt domaniale de Longeville.

 La Plage au sud de St Vincent sur Jard

Nous continuons par le chemin des roulettes puis le chemin de la Parée qui rejoint la D105 en évitant Longeville sur mer. Peu après nous faisons un détour par le village balnéaire "Le Rocher" où il y a une aire de service payante sur un site accueillant où nous passons la nuit. Ce village en bordure de l’océan est entouré par la forêt.

La plage du Rocher au soleil couchant 

Nous poursuivons vers le sud et passons les Conches et sa plage. Le grand parking d'accès à la plage n'est pas autorisé au camping-car. De Saint Vincent de Jard à la Tranche sur mer, la côte est bordée par une grande plage plus ou moins large. A l'arrière, cette immense plage est longée par une grande forêt littorale essentiellement composée de pins maritimes et de chêne vert.

Cette forêt littorale s’étire avec quelques interruptions (au niveau des villes balnéaires) de la plage de la Mine à Jard sur mer jusqu’à la Tranche sur mer. L’origine de la forêt date du 19ème siècle lorsque l’Etat a ordonné la fixation des dunes par la végétalisation. En effet, les dunes non protégées étaient mobiles.

Nous reprenons la D105 que nous quittons à la Terrière pour rejoindre la grande plage qui mérite le détour. Par contre, le stationnement pour les camping-cars se fait sur le bord de la route car il n’y a pas d’accès possible au grand parking.

  La plage de la Terrière
La beauté des vagues  sur la plage de la Terrière

La Tranche sur mer

Nous rejoignons ensuite la Tranche sur mer par la route de la Vigie. Au niveau du phare, nous faisons un tour sur la plage et à la pointe du Groin du Cou. Le phare de la Tranche sur mer ou du Groin du Cou construit en 1866 fut détruit en 1944. Le phare actuel date de 1950. A l'époque, il était complètement isolé. Maintenant il est entouré par des habitations. La côte est globalement très urbanisée, heureusement il y a de grandes zones boisées de chênes verts et de pins maritimes.

Le phare du Groin du Cou à la Tranche sur mer  

La plage est agréable, elle est fréquentée par les surfeurs.

 La plage au Nord de la Tranche sur mer 
 La Tranche sur mer vue du côté Sud 

La côte allant de la Tranche sur mer au site de la Belle Henriette est complètement urbanisé. Il y a une cinquantaine d'année lorsque j'allais en vacances à la Grière avec mes grands parents, il y avait une séparation entre la Tranche sur mer et la Grière. Aujourd'hui, c'est une suite de construction le long de la route. A la Grière, au bout de l'Avenue de l'Atlantique, il y avait une belle plage, aujourd'hui il n'y a plus de plage à marée haute.

Sur le site de la Belle Henriette, dans mes souvenirs, la côte se situait loin de la route avec un paysage de dunes. Aujourd'hui, il n'y a plus de grandes dunes mais une grande lagune. Les souvenirs ont beau avoir la réputation de modifier la réalité, il est un fait que certaines tempêtes ont modifié l'aspect de la côte. En remontant dans le temps il y a eu Xynthia, encore avant, celle de 1999, et bien d'autres avant qui avait déjà endommagé notamment la plage de la Grière.

Le site naturel de la Belle Henriette

La réserve naturelle nationale de la Casse de la Belle Henriette, créée en 2011 protège l'une des dernières lagunes marines naturelles du littoral atlantique. elle se situe au nord de la Faute sur mer. Au 16ème siècle, la presqu'île de la Faute sur mer avec la Pointe d'Arçay n'existait pas et le site de la Belle Henriette était le débouché d'un bras du Lay dans l'océan atlantique. Ce n'est qu'au 17ème siècle qu'apparait une pointe de sable qui repoussera vers le sud l'estuaire du Lay. Jusqu'au 20ème siècle, le cordon dunaire gagnera du terrain sur la mer mais depuis quelques années suite aux dernières tempêtes (1999 - 2010) l'instabilité du trait de côte a poussé les autorités locales à protéger la lagune.

 Vues sur la lagune de la Belle Henriette du côté de la Faute sur mer

Son aspect varie suivant les marées. La lagune se vide à marais basse et se remplit à marais haute mais ce phénomène est encore plus visible lors des grandes marées. C'est même impressionnant à marée haute !

 L'estuaire de la lagune à marais basse
L'estuaire de la lagune lors d'une grande marée 

Les photos ci-dessus sont des photos prises lors de la plus grande marée de l'année. Cette situation de submersion reste limiter au cours de l'année. Cette fois, la météo était bonne et la mer calme mais il faut imaginer ce que cela peut être quand la mer est agité par vent fort ! Ci-dessous, on peut prendre comme référence les 4 poteaux pour voir l'importance du phénomène.

Même site à différentes périodes des marées 

Le lendemain matin, à marée basse, nous avions l'intention de faire une boucle à partir du chemin du Platin en partant vers le nord, passer sur la passerelle pour rejoindre la plage de la Belle Henriette et longer la plage jusqu'à l'estuaire, essayer de le traverser à marée basse et revenir vers la faute sur mer et longer la digue jusqu'à notre point de départ.

Nous n'avons pas pu traverser l'estuaire, le courant sortant de la lagune étant trop fort. Nous essaierons une autre fois avec des plus petits coefficient de marées.

L'estuaire de la lagune à marée basse côté plage (grande marée) 
La plage de la Belle Henriette à marée basse (grande marée) 
La plage de la Belle Henriette en marée montante

La grande plage de la Belle Henriette est très agréable et son accès se fait à partir d'une grande passerelle située en face du camping de la belle Henriette. A cet endroit, la lagune est prise par la végétation, elle offre un aspect différent de sa partie sud du côté de la faute sur mer.

La passerelle à marée haute (grande marée) et à marée basse 
Autour de la passerelle  
 Sur le chemin du retour vers notre point de départ

La Faute sur mer

La Faute-sur-Mer est placée sur une petite bande de terre côtière de l'extrême-sud de la Vendée. D'un côté l'océan, de l'autre le Lay. La plage de la Faute sur mer se trouve dans le prolongement du site de la Belle Henriette.

 La plage de la Faute sur mer

La Pointe d'Arcay

La Pointe d'Arcay est dans le prolongement des plages de la Faute sur mer.

 La Pointe d'Arçay  

A la Pointe d'Arçay, un observatoire a été installé dans une zone de marais salant. Nous sommes alors sur l'estuaire du fleuve Le Lay. Au loin, nous apercevons la Pointe de l'Aiguillon.

 Observatoire de la Pointe d'Arcay  

L'Aiguillon sur mer

L'Aiguillon sur mer se trouve au niveau de la Faute sur mer mais de l'autre côté du fleuve Lay. Elle se situe sur l’embouchure envasée du Lay en bordure des marais asséchés de Saint-Michel-en-l'Herm. Elle est séparée du littoral par le large cordon dunaire sur lequel est située la Faute sur mer. La commune est réputée pour son activité conchylicole (élevage de coquillages notamment les huitres et les moules de bouchots). Le long du Lay, il y a plusieurs petits ports où se mêlent les bateaux de pêche et de plaisance.

 Le Port de l'Aiguillon à marée haute 
 Le Port de l'Aiguillon à marée basse 
Vue sur le Lay au niveau de l'aire de service de l'Aiguillon au soleil couchant 

La Pointe de l'Aiguillon

En longeant le Lay vers l'embouchure à partir de l'Aiguillon sur mer, nous arrivons au niveau d'une grande digue qui protège les terres asséchées et enfin à la Pointe de l'Aiguillon qui se découvre loin à marée basse. On peut observer le long de la côte vendéenne jusqu'à la Tranche sur mer, les bouchots, supports utilisés pour l'élevage des moules.

 En longeant la digue, sur l'estuaire du lay 
  La Pointe de l'Aiguillon

La pointe de l'Aiguillon est une réserve ornithologique. Chaque année au printemps, quelques passereaux migrateurs arrivent pour nicher. Il y a notamment l'emblématique gorge Bleu.

Gorge bleu
Tarier pâtre
Linotte mélodieuse
Faucon crecerelle
Alouette
Bruant des roseaux
Quelques oiseaux observés dans la réserve 

La Pointe de l'Aiguillon, c'est aussi la porte d'entrée de la Baie de l'Aiguillon que nous verrons dans un autre carnet de voyage sur la vallée de la Sèvre et le Marais Poitevin. Les limites du parc naturel régional du Marais Poitevin se trouve au sud de St Vincent de Jard.