Nous avons découvert une grande variété de paysages et une richesse architecturale en remontant la vallée du Lot et en descendant la vallée de l'Aveyron.
Juillet 2021
2 semaines
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Lors de nos voyages, nous découvrons un pays, une région. Cette fois, nous avons décidé de découvrir une zone géographique à partir des cours d'eau. Nous avons choisi les zones situées autour de la vallée du Lot et de la vallée de l'Aveyron. Ce sont deux rivières qui sont parfois assez proche l'une de l'autre. Cela va nous faire traverser plusieurs départements, plusieurs régions historiques comme le Quercy et le Rouergue. Nous allons ainsi traversé des paysages variés, une architecture liée à la géologie de la zone. Nous allons même remonter très loin dans le temps...

En remontant le Lot, nous nous intéresserons à ses affluents et nous ferons de même en descendant l'Aveyron.

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C’est dans le département du Lot et Garonne, entre Tonneins et Aiguillon, que le Lot rejoint la Garonne. La confluence entre les 2 cours d’eau n’est pas très accessible.

A Tonneins, il y a une belle vue sur la Garonne ainsi que sur les quais.

La Garonne à Tonneins 

A Nicole, nous montons jusqu’à un site panoramique. Nous avons une vue d’un côté sur la vallée Garonne et de l’autre sur la vallée du Lot.

Lors d'un autre circuit le long du canal de Garonne, nous avons pu avoir une vue sur la confluence du Lot avec la Garonne. De là, nous avons une vue sur les falaises au dessus de Nicole.

La confluence du Lot et de la Garonne 
Les falaises au dessus de Nicole 

A Aiguillon, nous prenons la petite route qui va à Clairac et à Laparade où nous avons des points de vue sur la vallée du Lot. Nous traversons de grandes zones de cultures d’arbres fruitiers au niveau de la vallée. Au dessus de la vallée, nous passons dans les culture d’arbres fruitiers à coque.

Le Lot à Aiguillon 

Nous retrouvons la D911 que nous quittons à Ste Livrade sur Lot – route D217 jusqu’à Casseneuil puis D242 pour arriver à Villeneuve sur Lot. Nous revenons sur la D911 puis la D673 et la D158 pour rejoindre le château de Bonaguil.

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Bonaguil

Bonaguil est un château à l’architecture complexe. Le château actuel date du 15ème siècle. C’est une forteresse et en même temps une demeure confortable (latrines, égouts). C’est en fait une transformation du château du 13ème siècle. C’est une visite un peu sportive avec ses nombreux escaliers mais très intéressante.

Le château de Bonaguil et l'église située en contre bas du château

L’église de Bonaguil était à la fois église paroissiale et chapelle castrale édifiée à la fin du 15ème siècle par Bérenger de Roquefeuil sur les ruines d’une église du 12ème et 13ème siècle. Il choisit d’y établir son tombeau.

Nous entrons dans le château par la barbacane où se trouvait un des ponts levis. En effet, le château était défendu par 7 ponts levis.

L'entrée entourée de la Grosse Tour et du Donjon
La barbacane et la première cour  qui donne accès à la cour d'honneur

Nous passons devant le colombier en descendant au niveau de la basse cour. Le colombier était destiné à alimenter la table du seigneur mais surtout à récolter les fientes des pigeons qui servaient d’engrais pour les jardins seigneuriaux. La basse cour était le lieu de vie et d’économie accueillant les animaux d’élevage. Ainsi, on trouve à ce niveau, un fournil.

Le fournil
Accès aux fossés
La basse cour 
Jardins
Vues  à partir de la basse cour
Pont levis d'accès à la basse cour
Du pont levis d'accès à la basse cour, vues sur les fossés et le pont d'accès à la cour d'honneur 

C’est au niveau des fossés que se trouvent toutes les structures de défense. Il y a également une grotte naturelle qui servait de lieu de stockage. Au 18ème siècle les fossés sont transformés en terrasses avec des jardins à la française.

En passant par les fossés, on arrive au pied de la Tour Grosse, haute de 40 m. C'était un deuxième donjon au dessus du village. La partie basse était réservée à la défense et la partie haute à l’habitation. En contournant la Tour Grosse, on arrive à la tour carré commandé par un pont levis. Elle comprend 4 niveaux dont le 3ème étage abrite une chapelle.

Accès à la grotte
Grosse tour
Le donjon surplombant les jardins
Vues à partir des terrasses et des fossés
La tour carrée 

Les pièces de la tour carrée donnent sur la cour d’honneur où se trouvent le logis et l’accès au donjon principal. La grande salle du logis était à la fois salle d’apparat, de réception voire de justice. La cuisine située à l’extérieur du logis était proche de la grande salle. Le donjon était le dernier refuge en cas de siège.

la partie habitation de la Grosse Tour
La cour d'honneur et le logis
Grosse tour
Vues à partir du Donjon 

En Août 1908, un jeune étudiant en archéologie de 20 ans, passionné d’architecture militaire arrive à Bonaguil en bicyclette. Il s’appelle Thomas Edward Lawrence. Il poursuit un tour de France des forteresses en vue de sa future thèse. L’histoire le portera à la postérité sous le nom de Lawrence d’Arabie.

Le village de Bonaguil et son château 

Puy l’évêque

Après cette visite, nous partons pour Puy l’Evêque. Edifié sur un éperon rocheux, le castrum du Puy tient son nom du relief naturel sur lequel il est implanté. Le positionnement de ce village fortifié, en surplomb de la rivière Lot, à la croisée des voies reliant Moissac, Rocamadour et Cahors en fait un poste stratégique.

Nous nous stationnons sur une aire de camping-car rue Henry Dunant et rejoignons la place de la truffière où se trouvent la mairie et sa tour romane. Après être descendu puis remonté, nous trouvons enfin l’office du tourisme où nous récupérons un plan. C’est une visite très intéressante avec des constructions remarquables (châteaux, tours, portes…).

Vue de l'office de tourisme
Vue du pont sur le Lot
Puy l'évêque 

La ville médiévale est fortement hiérarchisée. Au sommet se trouve le fort enserré de remparts avec la tour Romane du 13ème siècle.

Au niveau inférieur, se dresse la deuxième enceinte composée des maisons tours de familles nobles. Proche du fort se trouve le château de Laychairie. Un peu en dessous, se trouve la chapelle des pénitents formée par le regroupement de 2 maisons du 13 et 16ème siècle. En descendant on trouve le château Bovila construit au 15ème siècle ainsi que plusieurs autres maisons tours.

Le château de Laychairie 
La chapelle des pénitents 
Château Beauregard du 15ème siècle
Hôtel particulier du 15ème siècle
Porte renaissance
ancien blason
Château de Bovila
Châteaux, maisons médiévales...
Le moulin Pontonié du 17ème siècle
En descendant vers le port 

En descendant vers la rivière jusqu’à l’emplacement de l’ancien port de commerce, plusieurs portes séparent les maisons des familles nobles des faubourgs artisanaux.

En 1227, le Puy entre dans le domaine du comte évêque de Cahors. Pour son soutien aux croisés lors de la répression contre les cathares, le comte évêque de cahors renforce son pouvoir sur la vallée du Lot en acquérant plusieurs postes confisqués aux seigneurs locaux ayant pris partie pour le comte de Toulouse.

Nous partons ensuite pour un circuit en suivant les méandres du Lot. Ce parcours passe à :

Grézels

L'histoire de Grézels est liée au château de la Coste. Ce château construit au 13ème siècle faisait partie d'un réseau de tours surveillant l'entrée occidentale des terres épiscopales qui allaient de Puy-l'Évêque à Cahors. Il fut donné à la famille Guiscard pour services rendus pendant la Croisade contre les Albigeois. Ce château a connu plusieurs dommages (guerres de cent ans et de religion) et plusieurs restaurations. Il fut complètement transformé au 17ème siècle avant d’être vendu comme bien national après la révolution. Il faudra attendre 1960 et les propriétaires actuels pour qu'il connaisse une véritable restauration de la version du 17ème siècle.

Le château Lacoste 

Bélaye

Bélaye est un ancien castrum des évêques de Cahors. Situé sur un plateau abrupt, Bélaye offre une belle vue sur la vallée du Lot. Dès le 13ème siècle, Bélaye apparaît comme l’une des principales cités du Quercy mais durant les guerres de religion le château et l’église furent saccagées et pillées. Après la révolution, le bourg a connu un lent déclin et il reste très peu de vestiges de son passé fastueux.

Castelfranc

Castelfranc est une ancienne bastide dominée par son église massive avec son mur clocher du 14ème siècle.

Albas

Albas, l’ancienne résidence des évêques de Cahors a conservé ses rues étroites et les vestiges de son palais épiscopal. De la rive droite du Lot, nous avons une belle vue sur la cité perchée sur son rocher dominant la vallée.

Vue de la rive gauche du Lot
Vue de la rive gauche du Lot
Vue de la rive droite du Lot
Vue de la rive droite du Lot

Dès la fin du 11ème siècle jusqu’au 13ème siècle, l’évêque de Cahors est l’un des seigneurs les plus puissant du Quercy : il détient la plupart des seigneuries de la basse vallée du Lot : les châteaux de Mercues, Luzech, Albas, Bélaye et Puy l’évêque. La rivière est un axe privilégié du commerce du vin produit en Quercy.

De tout temps la rivière a été un enjeu et le lieu des rivalités et des pouvoirs. Contrôler la circulation des biens et des personnes, les territoires et les équipements qui occupent les rives (droits de péage sur les chaussées et les cargaisons, moulins, bacs, pêcheries…) a permis aux évêques de Cahors d’accroitre leur pouvoir économique. Dès le 13ème siècle, les seigneurs évêques aménagent la rivière encore sauvage avec les premières chaussées.

Le commerce fluvial au niveau du port d’Albas ainsi que le péage sur le Lot devient une source de revenus pour le seigneur évêque.

La rivière n’est plus un enjeu avec la révolution : l’état en détient la possession et la gestion. De plus, à la fin du 19ème siècle, le phylloxera a détruit la plupart des vignobles des coteaux et l’ouverture de la ligne ferroviaire annonce le glas de la batellerie.

Albas 

Le château implanté sur un site naturellement défensif détenu par la famille de Luzech revient à l’évêque de Cahors au 13ème siècle. Il devient la résidence des évêques jusqu’au 17ème siècle. Le château était composé d’une tour carrée et d’un logis implanté sur le rebord de la falaise. La tour construite au 13ème siècle a été écrêté en 1895 par le maire de l’époque suivi par l’effondrement du mur sud en 1907. L’histoire de l’église romane est identique. Elle est détruite en 1894 car jugée trop petite et en trop mauvais état. L’église actuelle est reconstruite sur le même emplacement que l’église romane. Le fort était entouré de remparts et comptait 3 portes. A côté du fort il y avait le quartier aristocratique où se trouvaient des maisons médiévales. Près de l’église, un îlot de hautes maisons a été détruit lors de la construction de la nouvelle église à la fin du 19ème siècle.

Luzech

Nous passons la nuit à Caix à côté de Luzech sur l’aire de camping-car au bord du Lot. C’est très agréable. Le lendemain, nous découvrons Luzech.

Dominé par le donjon de son château épiscopal, Luzech occupe un site magnifique au cœur d’un méandre du Lot presque fermé. Dans sa partie la plus resserrée, l’isthme atteint à peine 90 m.

Vue du pont de chemin de fer désaffecté 

Nous faisons en véhicule le tour intérieur du méandre où se trouve la chapelle Notre dame de l’île. C’est le domaine de la vigne. Et c’est à pied que nous montons sur le promontoire de la Pistoule qui domine le méandre.

La chapelle Notre dame de l'île
Vues au niveau du méandre 

Nous revenons vers la rue du canal. A cet emplacement un canal a été creusé pour éviter le méandre trop dangereux à cause du courant – il est maintenant comblé suite à l’arrivée du chemin de fer. Aujourd’hui, le chemin de fer est désaffecté et il est possible d’y monter et d’avoir une vue sur le Donjon.

Nous montons ensuite au pied du Donjon, un édifice carré du 12ème siècle racheté au 13ème siècle par l’évêque de Cahors.

 Le Donjon

Pour rejoindre l’oppidum de l’Impernal, nous suivons un sentier escarpé. L’occupation du promontoire de l’Impernal débute dès le 4ème siècle avant J.C. et se poursuivra jusqu’au moyen-âge. En continuant le chemin sur la crête, il aurait été possible de voir plusieurs vestiges notamment des fortifications allant de la période de l’Age de Fer au 1er siècle avant J.C. mais nous resterons au niveau du premier vestige à savoir les bases d’un temple gallo-romain de tradition celtique du début du 1er siècle après J.C. Ce type de construction apparait après la conquête romaine au 1er siècle avant J.C. souvent sur des sites abritant déjà un sanctuaire celtique ou un enclos sacré. Ils perdureront jusqu’au 4ème siècle, période où l’église ordonne leur destruction.

Les vestiges du temple gallo-romain 

Nous préférons redescendre par une petite route et traversons le bourg en passant plusieurs portes notamment la porte intérieure du Capsol où était levé le péage par le baron de Luzech sur tout poisson entrant dans la ville. Toujours en descendant, nous arrivons à la maison des consuls fondée au 13ème siècle par l’évêque de Cahors.

La porte Capsol
La maison des consuls
Le bourg de Luzech 

Le site de Luzech a été occupé depuis longtemps. Du temps de la Gaule et des romains au niveau de l’oppidum, au moyen âge au niveau de l’isthme comprenant le donjon (la tour) et la maison des consuls.

La Plage aux Ptérosaures

Nous partons ensuite pour la plage aux ptérosaures sur la commune de Crayssac. Nous avons fait une réservation. La plage se situe au bout d’un chemin blanc sur le site d’une ancienne carrière aujourd’hui classée comme réserve naturelle géologique d’envergure internationale. En 1980, un paléontologue amateur remarque des empreintes sur les roches calcaires. En 1994, les fouilles commencent mais les très petites traces mises à nues s’érodent. Tout est recouvert en 2001 en attendant des fonds pour les protéger de l’érosion. Un bâtiment est construit en 2010 et les fouilles reprennent. Les empreintes et pistes d’animaux gisent par milliers dans les calcaires feuilletés de la plage de Crayssac mais la mise à jour est délicate et demande un très long travail de préparation.

Il y a 150 millions d’années, au jurassique supérieur, une mer chaude et peu profonde baignait les côtes de cette région. L’accumulation de sédiments marins a produit de grands plateaux calcaires appelés causses. L’exploitation du calcaire dans cette carrière a permis la découverte d’une plage fossile, véritable fenêtre ouverte sur le passé lointain de notre planète. Dinosaures, crocodiles, tortues, ptérosaures, crustacés, vers…ont laissé leurs empreintes dans la boue devenue calcaire.

Le site était une grande vasière qui séchait rapidement entre chaque marée ce qui a permis de conserver toutes ces empreintes. L’intérêt du site est la présence de piste permettant ainsi d’analyser le déplacement des animaux.

Le site présente de nombreuses pistes d’empreintes de ptérosaures qui ne sont pas des dinosaures. Les ptérosaures sont des reptiles volants mi-reptiles mi-oiseaux. C'était un carnivore qui s'attaquait probablement aux poissons et à d'autres petits animaux.

Ce sont des quadrupèdes avec 4 doigts, le 4ème doigt de la main porte l’aile et se replie lors de la marche. Les empreintes sur ce site ont permis de découvrir qu’ils étaient quadrupèdes : l’empreinte du pied présente 4 doigts alors que celle de la main seulement 3. La présence de piste permet également d’évaluer la taille de l’animal en fonction de l’espacement des empreintes….

Il existe plusieurs espèces de ptérosaures avec des tailles bien différentes. Celui qui est présenté lors de la visite « Merlin » est de petite taille (la taille d’une buse). C’est un ptérodactyle, un ptérosaure vivant au mésozoïque (ère secondaire ou ère des reptiles qui se décomposent en 3 périodes, le trias – 252 à 200 millions d’années – période du développement des dinosaures, le jurassique – 200 à 145 millions d’années et le crétacé – 145 à 66 millions d’années). Il a une queue courte, une tête allongée et des dents très spécialisées.

Empreintes de ptérosaures 
Empreinte d'un ptérosaure 

L'empreinte ci-dessus un peu allongée serait celle d'un ptérosaure en phase d'atterrissage. Cette empreinte très rare aurait permis au scientifique de conclure que les ptérosaures volaient !

Il n’y a pas uniquement des ptérodactyles sur cette plage mais une autre espèce de ptérosaures, les rhamphorhynchoïdes et plus précisément un dimorphodon. Il était plus primitif, il avait une longue queue et une tête plus courte et plus de doigts que les ptérodactyles.

Il n’y avait pas que des ptérosaures, il y avait notamment un petit dinosaure théropode « Arthur » avec des empreintes à 3 doigts.

Empreinte d'Arthur 

il y a également des traces de queues de petits crocodiles, des empreintes de tortues et de petits crustacées.

Empreinte de tortues 

Voir la présentation youtube suivante sur le site de la plage aux ptérosaures :

https://www.youtube.com/watch?v=6NcGAic_Kfo

Nous passons la nuit à Cahors sur un parking prévu pour le stationnement des camping-car à 150 m de l’aire de service qui ne propose que 3 places de stationnement. Parking très calme.

Cahors

Cahors est implantée dans un méandre du Lot. Entourée par des collines escarpées et les hauteurs arides des causses, la cité a une richesse architecturale, héritée notamment de l'Antiquité et du Moyen Âge.

Il ne reste de sa période antique que l’Arc de Diane, principal vestige des thermes romains et l’amphithéâtre gallo-romain découvert lors de la construction du parking souterrain sous la place F. Miterrand. L’antique cité doit sa naissance à la fontaine des chartreux, une belle résurgence qui alimente en eau potable encore la ville aujourd’hui. Du temps des Gaulois puis des Romains la fontaine était un lieu de culte à Divona, la déesse des eaux d’origine celtique.

Au 13ème siècle, Cahors connaît une période de prospérité économique due en grande partie l’arrivée des marchands et des banquiers lombards qui font commerce dans toute l’Europe. La ville est toujours restée fidèle au roi de France que ce soit pendant la guerre de cent ans ou pendant les guerres de religion.

Nous commençons par longer le Lot jusqu’au pont de Cabessut. Au cours de ce cheminement nous pouvons voir l’hôtel de Roaldes, la cathédrale et la belle tour du palais Via.

En longeant le Lot 

A partir du pont, nous traversons la ligne de chemin de fer, puis au croisement avec la D911, nous montons à droite vers le belvédère du Mont St Cyr d’où nous avons un point de vue sur Cahors. Le sentier est raide et il est aménagé par endroit avec des marches.

Cahors et le méandre du Lot vus du belvédère du Mont St Cyr 

En redescendant, nous traversons le Pont Louis Philippe, remontons le boulevard Gambetta séparant les quartiers anciens et neufs. Ce boulevard créée au 19ème siècle correspond au tracé de l’ancien fossé des remparts de la ville médiévale. A l’office de tourisme situé sur la place Mitterrand, nous récupérons un plan de la ville et partons à la découverte de l’ancien quartier.

La place Mitterrand 

Nous commençons par voir la maison du patrimoine (ancienne halle aux grains restaurée), l’hôtel de Roaldes, la Cathédrale St Etienne seulement de l’extérieur sans pouvoir accéder à l’intérieur et au cloître à cause de l’office en cours, le palais Duèze avec sa tour Jean XXII, l’église St Barthelemy avec son porche clocher, la barbacane et la tour St Jean.

L'hôtel Roaldes
L'hôtel Roaldes
L'hôtel Roaldes
Halle aux grains
La cathédrale St Etienne
La cathédrale St Etienne
La cathédrale St Etienne
La tour clocher de l'église St Barthelemy
Le palais Duèze et sa tour Jean XXII
L'église St Barthélémy et le palais Duèze 

La barbacane, corps de garde qui protégeait la porte Barre et la tour St jean qui dominait le Lot faisaient partie d’une ligne de remparts construite à partir de 1345. L’ensemble barrait entièrement l’isthme du Lot. De ces fortifications, il reste quelques vestiges comme la porte St Michel qui sert maintenant d’entrée au cimetière.

La barbacane
La Tour St Jean
Les vestiges des remparts avec la porte St Michel
Sur la ligne des remparts 

Au cours de notre cheminement, nous avons passé des rues médiévales avec de belles maisons à colombage en briques rouges et en pierres. Certaines sont bien restaurées mais beaucoup sont en mauvais état : rue Bergounioux, rue Lastié, rue daurade et rue du Château du Roi. Dans cette dernière rue, les maisons possèdent de belles ouvertures en ogive. Nous sommes surpris par la hauteur des maisons avec 3 ou 4 étages.

De la rue Bergounioux à la rue Lastié 
Rue Daurade 
La tour du palais Via
Le palais Via et la rue du Château du Roi 

Nous terminons par le Pont Valentré, très beau pont piétonnier. C’est un ouvrage militaire du moyen Age qui compte trois tours dont deux fortifiées.

 Le pont Valentré

Nous avions pensé monter jusqu’à la Croix Magné, le sentier aménagé avec des marches est raide et étroit. De plus l’arrière plan n’est pas terrible avec des constructions modernes blanches d’un côté et de l’autre des barres d’habitations. Nous revenons au parking par le chemin de la Chartreuse en passant devant la fontaine des chartreux. C’est sur ce site que nous terminons la visite de Cahors.

Nous rejoignons Bouzies et passons le nuit sur le parking de l’aire de service. C’est un site charmant au bord du Lot, au départ du chemin de hallage qui va vers St Cirq la Popie.

Dès 9H, nous suivons le chemin de hallage pour une randonnée en boucle entre Bouziès et St Cirq-Lapopie. Le chemin de hallage est creusé dans la falaise.

Le chemin de hallage 
Un bas relief sculpté par Daniel Monnier

Au niveau de l’écluse de Ganil, nous assistons aux manœuvres d’un bateau de loisir pour passer l’écluse.

L'écluse de Ganil 
A droite, le canal de l'écluse - a gauche, la confluence du Lot et du Célé 
Nous approchons de St Cirq Lapopie 

Un peu avant St Cirq-Lapopie, nous suivons un sentier muletier très agréable qui nous amène sur la place du Sombral.

 Place du Sombral

Nous commençons par monter sur le promontoire qui domine le bourg et la vallée du lot au niveau des vestiges du premier château de Lapopie construit au 10ème siècle. De là, nous avons de beaux points de vue sur la vallée du Lot et sur le village.

Vues sur les méandres du Lot 
St Cirq Lapopie vu en hauteur

Au 13ème siècle, trois familles seigneuriales (les Lapopie, les Gourdon et les Cardaillac) se partagent le fort et y construisent chacun leur château érigeant un ensemble fortifié complexe. Au pied du château initial s’élevaient plusieurs logis et donjon. En descendant, nous pouvons voir les ruines d’une demeure fortifiée construite au 13ème siècle située à l’intérieur de l’ancienne basse-cour du fort initial. Cette construction serait attribuée à la famille Cardaillac. Au 16ème siècle, les constructions du fort sont abandonnées pour des demeures plus confortables au niveau du village. C’est maintenant l’église gothique du 16ème siècle qui domine le village.

Nous passons au niveau du château de St Cirq Lapopie, un hôtel particulier du 16ème siècle. Un peu après, nous découvrons la maison Rignault, une ancienne maison forte du 15ème siècle implantée sur le rebord de la falaise en contre bas du fort. Le seigneur aurait déplacé sa résidence à l’extérieur de l’enceinte seigneuriale. Un peu en contre bas, il y a l’auberge des mariniers. Ce serait la maison la plus ancienne du village. Elle a été la maison d’André Breton qui était tombé amoureux de St Cirq Lapopie.

Chateau de St Cirq Lapopie
Maison Rignault
Auberge des mariniers
En descendant 

Nous flânons toujours en descendant dans les rues jusqu’à la porte de la Pelisseria.

En flânant dans les rues 

Les maisons de la rue Pelisseria sont des maisons à étages avec pans de bois du 15 et 16ème siècle. A proximité de la porte ce sont des maisons à arcades avec des échoppes du 15 et 17ème siècle.

La rue Pelisseria
Belle vue sur St Cirq Lapopie à partir de la porte de la  Pelisseria

Il nous faut revenir vers la Place du Sombral où nous déjeunons. En remontant, nous passons devant la maison Daura, belle maison médiévale du 13ème siècle agrandie au 16ème siècle.

La maison Daura 

Nous prenons des petites ruelles.

En prenant les ruelles 

Que ce soit en descendant ou en montant, nous avons apprécié l’architecture des maisons. Ce bourg avec ses maisons du 13ème au 17ème siècle est un bourg marchand et artisanal. Il comptait encore 1400 habitants au 19ème siècle. On y perpétuait le tournage du bois avec la fabrication des robinets de barrique. Le commerce du vin y était florissant et était étroitement lié à la navigation sur le Lot mais le phylloxera, l’exode rural et la concurrence du chemin de fer mettront un terme à cette économie très spécialisée.

Pour rejoindre notre circuit de randonnée, nous remontons la très belle rue de la Peyrolerie et montons finalement bien au dessus du village pour suivre ensuite quelques beaux sentiers caussenards où nous continuons à monter pour redescendre par une petite route qui nous ramène à Bouziès.

Rue de la Peyrolerie
En quittant St Cyr Lapopie 

Avis sur la randonnée n°4 du topoguide sur le Lot : le long du Lot, il serait préférable de suivre le circuit balisé jaune jusqu’au sentier muletier qui suit le GR. Sur le retour, à un moment nous coupons la D8 mais il aurait plus intéressant de suivre la route en corniche. Il est vrai qu’il y a de la circulation mais le circuit suivi monte beaucoup alors que la D8 descend tranquillement et nous n’avons pas la belle vue qu’offre la route en corniche.

St Cirq-Lapopie est un très beau village qui présente une belle homogénéité de son habitat très typique de la région. Quant au paysage, le passage sous les falaises le long du chemin de hallage est impressionnant.

Revenus à Bouziès, nous avons continué à remonter la vallée du Lot avec ses villages perchés et ses falaises qui sont soit rive droite soit rive gauche.

Cénevières

Nous avons fait un petit détour pour voir le château de Cénevières que nous ne pourrons pas visiter car il est fermé le lundi. La construction du château daterait du 9ème siècle mais c’est au 12ème siècle qu’il devient une forteresse médiévale puis au 16ème siècle sous l’influence de l’architecture italienne, il évolue en palais renaissance. Le peu que nous en avons vu de l’extérieur, sa structure apparaît complexe. Il surplombe la vallée du Lot face à Calvignac lui aussi perché sur des falaises.

Le château de Cennevières 
Calvignac 
Le Lot


Nous longeons le Lot et passons à Larnagol, un bourg qui a connu une période de prospérité du temps de l’exploitation du phosphate. Ce bourg est une des 21 communes faisant partie de la Réserve Naturelle Nationale Géologique du Lot situées dans le Parc naturel régional des causses du Quercy. Ce territoire recèle un riche patrimoine géologique racontant la longue évolution géologique et faunistique des plages et des lagons du jurassique aux forêts tropicales et au savane de l’ère tertiaire. Il raconte également la sculpture du calcaire par l’eau jusqu'à l’appropriation de ce territoire par l’homme.


Nous avons réservé une visite aux phosphatières du Cloud d’Aural pour approfondir ces périodes géologiques et compléter notre visite à la plage aux ptérosaures.

Nous passons la nuit sur une aire de camping-car à proximité du camping de Cajarc. Avant de quitter Cajarc, nous remontons un peu la vallée du Lot jusqu’au Saut de Mounine dans une boucle du Lot. A cet endroit, nous avons un point de vue sur un méandre du Lot. Ce site est lié à une légende.

Le saut de Mounine 
 La légende du saut de Mounine

Les phosphatières du Cloup d’Aural

Nous rejoignons ensuite les phosphatières du Cloup d’Aural sur la commune de Bach.

Il s’agit du site d’une ancienne mine de phosphate. La région compte plusieurs mines de phosphate sur une zone géographique très précise : le causse de Limogne. Plus de 300 phosphatières ont été exploitées de la vallée du Célé aux gorges de l’Aveyron. Des fossiles ont été découverts dans 160 d’entre elles.

Ce site propose une visite guidée sous terre au fond de la mine à ciel ouvert. Il est possible également de suivre plusieurs parcours thématiques avec des panneaux explicatifs pour compléter la visite guidée : le chemin du phosphate, le sentier du temps, le chemin de la paléontologie, un parcours flore, causse et phosphatières et un circuit ludique à la recherche des animaux du passé.

Descente dans la mine 

L’exploitation du phosphate a commencé en 1870 et s’est complètement arrêté dans les années 1940. Les 16 premières années ont été fastes mais les rendements étaient faibles et lorsque des gisements au Maroc (1er exportateur mondial) et en Chine ont été découverts avec un meilleur rendement, les mines en France ont périclité.

Cette exploitation s’est mise en place lorsque qu’un biologiste a analysé la terre dans certains creux de terrain qui semblaient plus fertile et pour cause ! Le phosphate est majoritairement utilisé comme engrais mais c’est aussi un polluant car il accélère la prolifération d’algues dans l’eau menant parfois à l’eutrophisation des rivières et des plans d’eau.

L’exploitation consistait à vider intégralement la cavité de son remplissage d’argile et de phosphate qui était ensuite traité chimiquement pour éliminer les impuretés qu’il contient (silice, argile, calcite, dolomite, oxyde de fer et d’aluminium).

En effet, le phosphate provient de minerais contenant du phosphore. Il provient pour 80 à 90 % de dépôts sédimentaires, pour 17% de remontées de roches en fusion et le reste correspond aux guanos (déjection d’oiseaux en bord de mer ou de chauve-souris dans les grottes).

On trouve donc le phosphate dans les roches sédimentaires dont les sédiments sont généralement d’origine détritique (débris d’anciennes roches) mais ils peuvent comporter en plus ou moins grandes quantités des restes d’organismes et de fossiles microscopiques et des minéraux. Suite à des processus physico-chimique et biochimique, les sédiments se transforment en roches sédimentaires.

Le phosphore est avec l’azote et le potassium un élément essentiel à la vie des végétaux et des animaux. On le trouve donc dans le plancton, les squelettes de tous les animaux.

Cette exploitation a permis la découverte d’une grande quantité de fossiles. Dans un premier temps, il n'a pas été tenu compte de cette richesse paléontologique. De nombreux ossements sont broyés pour donner de l’engrais. Certains mineurs cependant collectent des fossiles pour les scientifiques mais de nombreuses pièces sont vendues. Pourtant dès 1938, un géologue réalise les premières fouilles paléontologiques. Il met en évidence qu’une même poche renferme une faune homogène ce qui lui confère un âge précis. Une poche voisine peut avoir une faune d’âge différent. Il faut attendre 1965 pour que les paléontologues s’intéressent à ces sites.

Toutes les phosphatières de la région n’ont pas connu la même évolution si bien que les fossiles découverts sur ces sites sont très différents et les paléontologues ont pu étudier l’évolution des animaux sur 30 millions d’année.

Les fossiles des animaux découverts sur ces sites sont très particuliers. Il y a par exemple un animal avec une tête de cheval, à l‘avant des grands membres d’un gorille pourvus de griffes fendues en deux et à l’arrière du corps des membres courts puissants avec des sabots. Le fossile présenté dans la phosphatière du Cloup d’Aural est un « cadurcothère », espèce herbivore par ses couronnes dentaires planes. Il fait partie de ces espèces non répertoriées.

Fossile d'un cadurcothère 
Les oiseaux des phosphatières 

Ainsi, on peut trouver des fossiles d’animaux non répertoriés, d’animaux répertoriés ne vivant plus à notre époque et d’animaux vivant à notre époque mais dans des pays tropicaux… Lorsque nous parlons "fossiles", nous pensons animaux mais il y a également des fossiles de plantes.

  • les documents ci-dessus ont été photographiés sur le site des phosphatières du Cloud d'Aural sur les parcours thématiques.

Cette zone géographique, présente un paysage de causses avec des gouffres et des canyons de 20 à 30 mètres de profondeur datant de 50 millions d’années. Aujourd’hui, la zone géographique concernée par les phosphatières est classée au patrimoine de l’UNESCO. Toute la zone du causse de Limogne est déclarée «Parc naturel régional des Causses du Quercy», c’est un géo-parc mondial. Il a été retrouvé plus de 600 espèces de fossiles. En fait, 200 millions d’années d’histoire de la terre sont visibles sur cette zone.

Au jurassique, c’est un lagon tropical qui s’étendait sur ce site qui n’avait rien à envier au Bahamas. Ensuite, les causses du Quercy se sont successivement transformés en forêt tropicale, en savane et en steppe glacée.

Mais comment expliquer l’origine des phosphatières du Quercy ? Différentes théories tentent d'expliquer les origines des apports phosphatés.

Les exploitants des phosphatières se sont aperçus que la phosphorite du Quercy (roche phosphatée), accompagnée d'argile, ne remplissait que des cavités situées dans les calcaires et les dolomies compacts du Jurassique moyen et supérieur. De plus, il a été découvert de nombreux ossements fossiles au fond de ces cavités karstiques. La présence de phosphorite serait donc d’origine animale dans un contexte de phénomène karstique.

Il y a 170 millions d'années, le Quercy est recouvert par une mer tropicale qui dépose une boue carbonatée qui va former le calcaire des Causses du Quercy et du phosphate provenant de la décomposition de matières organiques.

Entre 70 et 50 millions d'années, suite au soulèvement des Pyrénées, la mer s'est retirée du Quercy et la région se recouvre d’une forêt tropicale. L'eau de pluie s'infiltrant dans le sol calcaire y crée des grottes et des rivières souterraines. En surface, l'érosion dissous les carbonates et provoque des accumulations d'argile avec des concentrations de phosphate.

Entre 50 et 20 millions d’années, l’érosion provoque l’ouverture de certaines cavités. L’eau y entraine les argiles avec les restes d’animaux et de végétaux. Les cavités se sont ainsi comblées d’argile riche en phosphate. Chaque phosphatière s’est comblée indépendamment les unes des autres en seulement quelques milliers d’années. Des restes d’animaux ou des débris végétaux y ont été entraînés et ont été fossilisés à des périodes différentes.

Il y a 20 millions d’années, le soulèvement des Pyrénées se poursuit provocant la remontée du lac de l’Agenais dont les dépôts recouvre le Quercy et protège les phosphatières de l’érosion. C’est ainsi que les vieilles cavités comblées par les phosphates sont conservées jusqu’au 19ème siècle.

*Le karst est une structure résultant de l’érosion de toutes roches solubles comme le calcaire.

*La phosphorite du Quercy est une roche phosphatée qui n'a pas une origine marine directe. C’est une roche sédimentaire et détritique des cavités karstiques. Ce sont principalement des concrétions microcristallines qui se sont accumulées pendant l'époque tertiaire dans ces cavités de dissolution des karsts jurassiques.

C’était une visite très intéressante. Sur place, il y a un laboratoire qui analyse les microfossiles récoltés par tamisage des sédiments.

Nous revenons dans la vallée du Lot et c’est l’occasion de découvrir le cirque de Vènes à proximité de St Cirq Lapopie. Ce cirque est un autre exemple d’érosion du plateau calcaire par l’eau. Entre 170 millions d’années et 70 millions d’années, une mer tropicale chaude et peu profonde recouvre toute la bordure sud ouest du Massif Central formant le socle calcaire des Causses. Quand la mer se retire, les couches calcaires sont progressivement érodées pour former un vaste plateau où s’écoulent des petits ruisseaux qui creusent des vallées peu profondes pendant des millions d’années. Il y a un million d’année, la rivière Lot creuse rapidement sa vallée, la falaise recule sous l’action de l’érosion et c’est ainsi que s’est créé le cirque de Vènes.

Le cirque de Vènes 

La vallée du Célé

Nous revenons dans la vallée du Lot à sa confluence avec le Célé que nous remontons jusqu’à Fijeac. Nous retrouvons le même paysage qu’en remontant le Lot.

Cabrerets

Nous passons à Cabrerets où se trouve un château du 14-15ème siècle qui domine la vallée du Célé. Un peu plus loin en amont, nous pouvons voir les ruines du château du Diable ou des Anglais. Pour protéger une habitation troglodytique, une gigantesque construction datant du début du moyen âge fut érigée, en aplomb au ras de la falaise, n’offrant au regard que son immense façade presque aveugle. Une seule fenêtre à meneaux s’ouvre en hauteur. Une grosse tour servant de poste de guet conforte l’ensemble. Ce nid d’aigle servit de repaire aux pillards pendant la guerre de cent ans d’où son nom. Cette zone de falaise compte plusieurs maisons troglodytiques.

Le château du Diable
Cabrerets 

Marcillac sur Célé

A Marcillac sur Célé, nous avons quelques difficultés à nous stationner car c’est jour de marché nocturne.

Il ne reste de l’abbaye qu’une église dont la partie attenante au clocher est en ruine et il ne reste du cloitre que la salle capitulaire. A coté de l’église se trouve la maison du Roy.

La maison du Roy
La salle capitulaire

Cette abbaye très ancienne probablement construite au 9ème siècle du temps de Charlemagne a connu multiples péripéties. L’abbaye située sur les routes des pèlerinages devient influente et puissante au point de nécessiter un agrandissement. Elle est rebâtie au 11ème siècle en style roman. Pendant la guerre de cent ans, elle est détruite pas les anglais au 14ème siècle. Elle est restaurée au 15ème siècle en style gothique. Pendant les guerres de religion, elle subit à nouveau des dommages, les protestants la pillent et incendie la bibliothèque et les archives.

Marcillac sur Célé 

Après avoir fait quelques courses à Figeac nous retrouvons le Lot au niveau de Capdenac. Le Célé et le Lot sont très proche l’un de l’autre.

Capdenac

Nous terminons nos visites dans le département du Lot à Capdenac le Haut, juché sur un promontoire rocheux qui domine une boucle du Lot. La cité n’est accessible que du côté nord par la porte nord après avoir passé la porte de Gergovie aujourd’hui détruite mais qui faisait partie d’un élément de défense de la citadelle avec le donjon. Ce dernier avait un but uniquement militaire : un logement pour une garnison et une salle de gardes.

La porte de Gergovie et la vue sur la vallée du Lot 
Le Donjon et la vue du haut du Donjon 

Capdenac soutint au moins 11 sièges au cours de son histoire. Elle joua un rôle de premier plan au moyen âge dès le 8ème siècle jusqu’au 16ème siècle. Elle aurait été également une cité gallo-romaine après un long siège contre deux chefs gaulois qui avait résisté aux attaques de Jules césar mais qui durent se rendre car Jules César avait détourné l’eau de la fontaine.

En sillonnant le bourg, nous suivons la rue de la Peyrolière et découvrons la surprenante fontaine dîtes des Anglais. Il faut descendre 130 marches au niveau de la falaise pour y accéder. Cette fontaine est composée de deux bassins troglodytiques qui captent un filet d’eau qui coule du plateau. Ils surplombent le Lot de 110 mètre. Non loin de là, l’office de tourisme est installé dans la maison des gardes à côté de la porte Vigane et nous avons découvert quelques belles maisons en suivant les ruelles de la cité à partir du plan de l’office de tourisme.

La fontaine  et son accès à flanc de falaise
La Porte Vigane et la maison des Gardes 
Quelques maisons du bourg 

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Vinzelle

Après Capdenac, nous arrivons dans le département de l’Aveyron, le paysage change. ll n’y a plus de falaises mais des collines. L’habitat est différent. Nous montons au village de La Vinzelle avec ses maisons en toit de lauze. La pierre est plus sombre. De là, nous avons une belle vue sur la vallée du Lot. Nous passons la nuit sur un parking en contre bas du village.

Vinzelle 
La vallée du Lot 

Conques

Nous avions décidé de visiter Conques une nouvelle fois. Nous l’avions vu en 2004 mais finalement on en restera sur notre impression de 2004. Il y a un grand parking tout en haut de Conques. Ce parking est contrôlé et nous devions descendre assez bas pour le camping-car. Arrivés en bas, cette zone était réservée.

La gardienne du parking nous ayant vu remonter nous fait signe de redescendre. Sur ce fait, nous décidons de quitter les lieux. L’important est de ne pas gêner la circulation et il est vrai que certains camping-caristes sont tellement peu scrupuleux que nous avons parfois l’impression d’être des pestiférés. En repartant, nous avons compris pourquoi la zone camping-car était réservée. En effet, nous avons croisé une colonne de camping-car !

Conques : photos prises en 2004 

La région d’Entraygues

Nous continuons à remonter la vallée du Lot.

A Vieillevie, le château et les maisons environnantes donnent une belle impression, malheureusement nous étions en contre jour dès le matin. Nous poursuivons jusqu’à Entraygues.

La confluence entre le Lot et la Truyère  à Entraygues

Le château se situe à la confluence du Lot et de la Truyère. Les deux tours dateraient du haut moyen âge mais comme de nombreux châteaux de la région, le château citadelle d’origine a subi de nombreux dommages à l’exception des deux tours lors des guerres de religion. Il faisait partie d’un ensemble de fortifications. Un logis a été reconstruit entre les deux tours au 17ème siècle. Aujourd’hui c’est une école privée.

Le château d'Entraygues et la confluence 

Le lot n’était navigable que 4 à 5 mois par an au moment des crues. Les gabarres avec un fort courant convoyait des marchandises jusqu’à Bordeaux où les gabarres et leur chargement étaient vendue. Les gabarriers revenaient à pied à Entraygues.

Le Lot
La Truyère
Le bourg d'Entraygues 

Nous déjeunons près du pont gothique à Entraygues qui traverse la Truyère. Ce pont du 13ème siècle est maintenant piéton. Il comportait une tour de péage à chaque extrémité.

Le pont gothique sur la Truyère 

Après une petite visite du bourg, nous montons jusqu’au Puy de Montabes à 772m avec un point de vue à 360°. Nous pourrions voir quelques sommets de la chaine des Puy mais le temps est assez brumeux.

Le Puy de Montabes
La Truyère
Eglise de Banhars
En allant au Puy de Montabes  

Nous comptions remonter la Truyère et ses nombreux barrages (8 ouvrages hydroélectriques en amont d’Entraygues) mais le temps était menaçant du côté nord alors nous avons préféré reprendre la route 920 en direction du sud le long du Lot. Ce dernier est torrentueux jusqu’au barrage de Golinhac. Nous sommes dans les gorges du Lot. La vallée est encaissée.

Estaing

Estaing

Nous arrivons à Estaing que nous visitons. Nous avons une belle vue sur le pont gothique de la fin du 15ème siècle et sur le château de Valery Giscard d’Estaing qui domine la vallée du Lot et le village. Face au château, l’église St Fleuret en impose avec ses escaliers. Il y a quelques belles maisons dont la maison Cayron du 16ème siècle. Elle qui abrite la mairie et l’office de tourisme. En remontant, la rue d’Oultre qui nous ramène au parking, nous découvrons quelques constructions remarquables. C’est à Estaing que la rivière Coussane rejoint le Lot en contre bas du château. La Coussane longue de 23 km pour 490 m de dénivelé prend sa source à 900 m d’altitude. Elle prend des allures de torrents lors de sa descente des contreforts de l’Aubrac.

Estaing 
Le château et l'église 
La maison Cayron (mairie) 
La Coussane, un affluent du Lot 

Espalion

Puis nous rejoignons Espalion où nous découvrons le pont Vieux en grès rose, le Vieux palais qui surplombe le Lot et la superbe chapelle romane de Perse.

Le  pont Vieux et  le Vieux Palais

Le Vieux palais a été construit au 16ème siècle dans un style renaissance avec 2 tours qui avaient un rôle défensif. La curieuse statue de scaphandrier, sur la rive droite du Lot, rend hommage à 2 Espalionais Benoît Rouquayrol, ingénieur des mines et Auguste Danayrouze lieutenant de vaisseau pour leur invention révolutionnaire : l’appareil –plongeur qui donnera naissance au scaphandre moderne sera utilisé pour la première fois en 1865.

L'église romane de Perse 

L’église romane de Perse fut la première paroissiale d’Espalion. Son chevet et son clocher-peigne est typique de l’art roman du Rouergue. Les sculptures de son tympan sont remarquables.

Le château fort Calmont d’Olt

Sur les hauteurs d’Espalion, nous pouvons voir de loin le château fort Calmont d’Olt qui surplombe la ville. Le château fort a été construit vers l’An Mil au sommet d’un volcan sur des orgues basaltiques. A la fin du moyen âge l’arrivée de la poudre et des canons modifient l’architecture des châteaux forts. A Calmont d’Olt, une nouvelle enceinte est construite pendant la guerre de cent ans afin de protéger le cœur du château de l’artillerie. Au 11ème siècle le donjon est un bâtiment défensif à 3 niveaux mais au 14ème siècle, un cellier vouté est construit au rez-de-chaussée. Le premier et le deuxième niveau servent d’habitations. Des travaux réalisés au 17ème siècle fragilisent l’édifice dont une partie s’effondre. Calmont d’Olt est alors abandonné.

Le château fort Calmont d’Olt
Vues à partir du donjon du château fort 

La plupart des châteaux sont équipés d’une citerne destinée à recueillir l’eau de pluie des toitures conservée à l’abri de la lumière. L’enduit de la citerne est composé d’un mélange de sable, de chaux et de terre cuite réduite en poudre.

Aujourd’hui, des animations sont organisées autour des machines de siège en usage au 15ème siècle. C’est une visite ludique pour les enfants.

Nous pensions dormir sur l’aire de camping-car d’Espalion mais il y avait beaucoup de monde. Nous poursuivons jusqu’à St Come d’Olt mais l’aire ne nous plait pas. Nous prenons alors une petite route en direction de Bozouls.

Le Clapas de Thubies

Sur la route, nous passons au niveau du clapas de Thubies, une coulée de lave qui provient du Mont Roquelaure, piton de basalte dominant la vallée. Clapas signifie amas de rocher. Il s’agit d’un éboulis de blocs de basalte plus précisément d’orgues basaltiques. La masse de cet éboulis est impressionnante.

Le Clapas de Thubies

A l’origine, le site était une vaste plaine traversée par une rivière. Il y a 7 millions d’années à la fin de l’ère tertiaire, le volcan de Roquelaure a surgi en périphérie du volcanisme de l’Aubrac. Sa coulée de lave a comblée la vallée sur plusieurs kilomètres. La coulée s’est refroidie rapidement au contact de l’eau formant ainsi des orges basaltiques. Petit à petit, l’eau a creusé de chaque côté de la coulée de lave dessinant un promontoire. Sous l’effet de l’érosion les orgues se sont démantelées progressivement en périphérie.

Finalement nous passons la nuit sur le parking du site à 600m d’altitude.

Bozouls

De bon matin nous rejoignons Bozouls. Nous passons au garage car le camping-car nous a fait quelques messages inquiétants. Il manquerait de l’huile. Le problème réglé nous allons nous stationner.

Bozouls est un village perché au centre d’un impressionnant canyon creusé par le Dourdou. C’est un méandre encaissé en forme de fer à cheval d’une profondeur d’environ 100 m. Le site est appelé «Le Trou de Bouzouls». Il se situe au nord du Causse du Comtal qu’il entaille.

Bozouls 

A l’office de tourisme, nous découvrons que nous pouvons faire plusieurs circuits dans le canyon. Nous décidons de faire le circuit de 7 km qui passe au fond du canyon. Nous l’abordons dans le sens inverse à ce qui est présenté.

Le lavoir
Le lavoir
La fontaine de l'Alrance
Le lavoir et la fontaine de l'Alrance 

Dans un premier temps on descend au lavoir et à la fontaine de l’Alrance. La fontaine est une exsurgence de l’Alrance, un affluent du Dourdou. Elle a alimenté en eau potable les habitants de Bozouls jusqu’au milieu du 20ème siècle. Le lavoir situé en contrebas a été construit en 1884.

Les Tours médiévales 

Nous passons au pied des tours médiévales du 14 et 15ème siècles avant de rejoindre le canyon que nous longeons en remontant tranquillement jusqu’en bas de l’église Ste Fauste.

Au fond du canyon, la rivière Dourdou 

De là, la remontée vers l’église est raide. C’est une église romane, bâtie sur le promontoire au cœur du canyon au 12ème siècle. Elle a connu plusieurs périodes de constructions. La partie romane comporte le clocher porche, la nef et son déambulatoire.

L'église Ste Fauste et les vues au niveau de l'église 

L’église héberge une centaine de chauve-souris de Grand Rhinolophe et de Murin à oreilles échancrées de mai à septembre dans ses vastes combles qui servent de maternité ! Ces mammifères sont protégés. Ils jouent un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes en contribuant à réguler des populations d’insectes.

Le Dourdou et la cascade du Gour d'Enfer 

Ensuite nous redescendons dans le canyon et nous nous arrêtons au niveau du moulin qui donne accès à la cascade du Gour d’enfer. C’est un petit restaurant qui propose une formule pique nique avec des crudités, une galette fourré de jambon ou de fromage de chèvre, des frites et un cornet de glace. Nous pouvons nous installé à une table ou le long de la rivière sur une table basse et des rondins de bois en guise de siège. C’était une formule très sympa. Après s’être restauré, il nous faut remonter au niveau du village en repassant près des tours médiévales. Le village propose une aire de service pour camping-car.

Le bourg 

Flaujac

Nous revenons sur Espalion pour aller voir le fort de Flaujac. On pourrait penser qu’il s’agit d’un château mais en fait c’était un fort édifié au 15ème siècle à la fin de la guerre de cent ans pour protéger la population. Les habitations sont ceinturées d’un rempart percé par 2 portes avec une herse et des assommoirs. Certaines parties sont restaurées alors que d’autres sont en ruines. Ce devait être un bel ensemble.

Le fort de Flaujac  vu de l'extérieur
L'intérieur du Fort de Flaujac 

St Come d’Olt

Nous poursuivons sur St Come d’Olt. Il s’agit d’une petite ville prospère au moyen âge protégée par une enceinte fortifié avec 3 portes. Le plan de la ville est circulaire et s’organise autour d’une place centrale dominée par l’église et son clocher torsadé ou flammé et son château aujourd’hui mairie.

Le château
L'église
Le château (mairie) et l'église 

Il y a également de belles demeures qui présentent une grande diversité architecturale mais certaines sont en très mauvais état. Ce bourg fait l’objet d’importants travaux de sa voirie qui devrait améliorer l’aspect général.

Le Bourg 

En extérieur, nous découvrons la très belle chapelle des Pénitents et sa toiture en carène ou toiture dites Philibert. Nous pouvons observer cette forme de toiture sur d’autre construction. D’après un habitant cette forme de toiture permettait d'agrandir les greniers.

Photo prise en 2004
 La Chapelle des Pénitents

Ste Eulalie d’Olt

Nous rejoignons ensuite Ste Eulalie d’Olt où nous passons la nuit sur une aire de camping-car sympathique près du Lot.

Le lendemain, nous avons découvert quelques belles maisons typiques du village de Ste Eulalie en nous promenant d’une rue à l’autre. La balade était agréable.

Hôtel particulier du 16ème siècle
Ste Eulalie d'Olt 

Ste Eulalie du Lot est un bourg médiéval situé sur la rive gauche du Lot dans une plaine fertile. Le bourg aurait été une place forte ceinturée de murailles, de fossés et flanquée de tours. L’église romane édifiée au 11ème siècle fut transformé en citadelle de défense au 12ème siècle.

La vallée du Lot de Ste Eulalie à St Laurent d'Olt

Nous avons pris ensuite la route D509 en suivant plus ou moins la vallée du Lot. Nous passons à Pomayrols. Cette partie de route passe en corniche avant de redescendre à St Laurent d’Olt qui se trouve dans un méandre du Lot. C’était une route étroite, boisée très agréable juste un peu difficile pour les croisements.

Pomayrols 
St Laurant d'Olt 
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En prenant la D809 et la N88, nous sommes dans le département de la Lozère. Nous arrivons à Chanac.

Chanac – Le Villard

A Chanac, nous avons marché une douzaine de kilomètres AR pour rejoindre Le Villard en longeant le Lot.

La tour de l'horloge (photo de 2008)
L'Aveyron
Chanac 

En chemin, nous avons essayé d’approcher le château de Ressouches.

Le château de Ressouches au bord du Lot

A Le Villard, nous avons vu quelques belles constructions, les remparts du village fortifié avec son logis et sa chapelle.

Photo de 2008
 Le bourg du Villard
Photos prises en 2008  du village fortifié 
Le village fortifié avec son logis et sa chapelle 
Sur le chemin du retour le long du Lot 

A Mende, nous avons fait quelques courses alimentaires avant de prendre la route 901 pour rejoindre le Bleymard.

Nous continuons à remonter le Lot. Nous faisons quelques arrêts pour voir de plus près le Lot qui est par endroit très encaissé. Il n’est pas toujours facile à voir de la route, caché par la végétation. Au niveau des barrages, il est calme, large mais entre temps il est peu profond, parfois torrentueux et il continue à faire des méandres ou plutôt à contourner les reliefs.

St Julien de Tournel

Nous passons Bagnols les bains et arrivons à St Julien de Tournel où nous faisons un arrêt. Nous sommes à 950 m d’altitude. L’église domine le village et nous arrivons en pleine préparation d’un festival. A cette occasion, nous avons eu le plaisir de parler avec une personne de la région. Elle surveillait le fonctionnement du four banal. Ce four allumé la veille devait être maintenu en chauffe toute la journée pour la cuisson des pizzas et du pain en soirée. C’est une région où il extrayait les lauzes dans le schiste.

Le Lot
 St Julien de Tournel

Après St Julien de Tournel, le Lot a creusé son lit dans le schiste, la vallée est encaissée lorsque nous passons les tours de Tournel qui sont actuellement en travaux. Nous descendons au niveau de la rivière pour apprécier son aspect torrentueux.

Le Lot au pied des tours de Tournel 

St Jean de Bleymard

Nous poursuivons vers St Jean de Bleymard où se trouve un bel ensemble : un prieuré et sa chapelle. L’église daterait du 12 ou 13ème siècle. Le prieuré présente les caractéristiques des maisons bourgeoises avec une tour où se trouvent les escaliers. Il est presque exclusivement construit en schiste.

Au dessus de Bleymard à plus ou moins 1400 mètres, le relief élevé s’arrondit.

Le Bleymard

C’est au niveau du Bleymard que se trouve la source du Lot. Nous arrivons tardivement. Au lieu de faire la randonnée à partir du Bleymard, nous remontons la D20 puis la D120 jusqu’à une piste qui nous permettrait de rejoindre la source. Nous prenons cette piste à pied, elle est plus ou moins située sur une crête d’où partent plusieurs ruisseaux vers la vallée du Lot d’un côté, vers la vallée de l’Allier, de l’autre côté. Il est 17H et nous pensions avoir largement le temps pour découvrir la source avec le GPS mais cela n’a pas été aussi simple. Nous avons eu du mal à repérer la source si bien que cette découverte nous aura pris 2H30 pour 6 km et 200 m de dénivelé !

La source se situe à 1272 m d’altitude. Elle se situe dans une zone boisée avec plusieurs talwegs avec des zones humides qui alimentent peu à peu la source, un mince filet d’eau. Pour y accéder, le sentier équipé d’un ponton en bois traverse une zone marécageuse. Au niveau du Bleymard, plusieurs autres ruisseaux viennent grossir le volume du Lot.

La source
Le vallon où s'écoule le Lot encore ruisseau
Le Lot avant le Bleymard
La source du Lot 

Nous sommes enfin arrivés au niveau de la source après avoir traversé depuis sa confluence des paysages vallonnés, passé des gorges dans les causses, retrouvé des paysages vallonnés et suivis des vallées profondes dans un paysage montagneux.

Finalement nous passons la nuit sur un parking de randonnée de la D20 à 1400 m. L’impression que nous avons eue du bourg ne nous incite pas à y séjourner.

A notre réveil, nous sommes dans le brouillard ou dans les nuages. Nous redescendons sur le Bleymard à environ 1100 m d’altitude.

Nous revenons sur Chanac où nous allons rejoindre les sources de l’Aveyron en traversant le Causse du Sauveterre.

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Nous avons quitté Chanac et la vallée du lot en passant par la route D32 qui traverse le causse de Sauveterre. En chemin, nous découvrons le sabot Malepeyre et les falaises qui bordent le Causse. Nous sommes dans une ambiance caussenarde. Nous y passons la nuit.

Notre projet maintenant est de rejoindre la rivière Aveyron et de la descendre jusqu’à sa confluence avec le Tarn mais nous faisons un petit intermède en Lozère. Nous profitons de notre passage sur le causse de Sauveterre pour aller voir le Point Sublime des gorges du Tarn. C’est un site que nous connaissons mais c’est toujours aussi grandiose à voir. La vue du matin est intéressante. Par contre, le soleil jouait beaucoup à cache-cache avec les nuages.

Le point sublime dans les Gorges du Tarn 
Vautour  fauve

Nous rejoignons ensuite le village de Massegros où nous faisons une petite randonnée de 6km à la découverte du causse de Sauveterre. Le circuit traverse de belles prairies sauvages très fleuries. Le sol parait aride mais c’est incroyable le nombre d’espèces de fleurs que nous avons pu voir. Et avec les fleurs, il y a de nombreuses variétés de papillons. Après quelques photos, nous quittons le village pour rejoindre la source de l’Aveyron.

Sur le causse de Sauveterre 
Flore et papillon 
Massegros
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Les sources de l’Aveyron

Nous commençons notre découverte de la rivière Aveyron par ses sources qui se situent à quelques kilomètres de la cité médiévale de Séverac le Château au nord du parc régional des Grands Causses. C’est après un parcours souterrain sous le Causse de Sauveterre que les 3 sources qui donnent naissance à l’Aveyron apparaissent à l’air libre. Il y a celle de Vayrou au dessus d'un petit lac, celle des Douzes et celle de Cayrac qui fait l’objet d’un captage.

Source de Vayrou
Source des Douzes
Source des Douzes
Source des Douzes
Les sources de l'Aveyron 
En longeant l'Aveyron 

D’une longueur de 250 km dont 189 km dans le département de l’Aveyron, ce cours d’eau a été exploité par les hommes. On a dénombré plus de 80 moulins tout au long de son parcours (moulin à farine, à l’huile de noix, à la pâte à papier, à foulon, pour les scieries….). l’Aveyron se jette dans le Tarn sur la commune de La Française.

Au niveau de Cayrac, il y a un ancien moulin.

Parrallèlement à l’Aveyron, coule la rivière Verlenque qui se joint à l’Aveyron au niveau du moulin de Gary.


Sévérac le château

Sévérac le Château 

Nous commençons par monter au niveau du château en ruine dont la taille est impressionnante. C’est une résidence fortifiée. Nous passons la porte de la première enceinte qui était fortifiée et donnait accès à une deuxième enceinte. L’entrée de la deuxième enceinte se fait par un portail de style corinthien. Nous entrons ainsi dans la cour d’honneur où se trouve la chapelle St Jean Baptiste du 14ème siècle restaurée.

La porte corinthienne
La porte d'entrée dans la cour d'honneur, la chapelle St Jean Baptiste. 

Au niveau de la chapelle, il y avait une présentation sur les plantes et l’industrie textile

Les plantes utilisées comme fibres textiles ont comme caractéristiques leur richesse en cellulose et leurs fibres assez longues pouvant s’entremêler pour permettre le filage. La fibre la plus utilisée est le chanvre, ensuite le lin et de façon plus marginale l’ortie et le genêt. Le coton ne sera autorisé en France que dans la seconde moitié du 18ème siècle. Le chanvre fournissait un fil solide permettant la confection de toiles. Le lin fournissait un fil plus ténu, moins rugueux dont on tissait de belles toiles plus fines que la toile de chanvre. L’ortie se prépare comme le chanvre. Elle était considérée comme une fibre bien supérieure pour sa longueur et sa résistance par rapport au coton, au chanvre et au lin. Elle se rapprocherait de la soie pour sa souplesse et son éclat. Le genêt des teinturiers servait à fabriquer une toile forte utilisé pour les voiles des navires. C’est une plante qui demande peu de soins.

Le cardaire appelé chardon laineux était utilisé pour l’apprêt du drap de laine au foulon pour brosser le drap.

Les plantes utilisées pour la teinture :

- Le bleu : le pastel, le kermes ou l’indigo

- Le noir : bois d’Inde ou de Campèche et galle d’alep

- Le rouge : graine d’écarlate ou vermillon, les racines de garance qui sera remplacé par le cochenille

- Jaune vif ou rouge : le safran batard.

En se retournant vers la porte que nous venons de franchir, on peut voir avec un peu d’imagination et avec l’aide des panneaux explicatifs les vestiges d’un escalier monumental en forme de fer à cheval, les vestiges de la résidence d’apparat ainsi que ceux où se trouvait la salle des hommages. La seule pièce du château que l’on peut voir est la cuisine et l’escalier qui desservait les pièces actuellement en ruine au dessus de la cuisine. Lors de notre visite, cette pièce était occupée par une chanteuse conteuse de la période médiévale.

Vue sur le bourg
Les vestiges du château 

L’histoire du logis est liée à la famille d’Arpajon, descendante des Séverac détenteur du fief jusqu’à l’assassinat en 1427 d’Amaury de Séverac, maréchal de France et dernier du nom. Ce n’est qu’en 1508 que les Arpajon pourront faire valoir leur droit sur ces terres.

Sans doute utilisée dès l’époque romaine, la butte ne prit toute sa valeur qu’au Moyen Age lorsqu’elle devint le siège d’une puissante baronnie dont l’autorité s’étendait jusqu’aux gorges du Tarn. Ses seigneurs furent de toutes les luttes, de toutes les intrigues : croisade des Albigeois, guerre de Cent Ans, place forte protestante… les première fortifications apparaissent dès le 9ème siècle mais la construction du premier château sur ce site est estimée au 11ème siècle. Il sera remanié au 14 et 15ème siècle. Mais c’est au 17ème siècle que le château connait une transformation importante. Seuls la chapelle et les remparts sont médiévaux. Ils ont conservés leur état initial lors des grands travaux commencé par Jean d’Arpajon et terminé par son fils Louis d’Arpajon.

Le logis seigneurial présentait plus de 80 m de façade avec une tour carrée de 7 étages au sud-Ouest. L’aile occidentale est construite sur les remparts du château médiéval. L’aile orientale où se trouvait la salle des hommages avait une façade sobre avec de nombreuses fenêtres. Le château de 52 pièces comptait une trentaine de chambres.

Après la mort de Louis d’Arpajon en 1679, le château n’est plus habité et se détériore lentement. En 1766 la grande tour a été foudroyée et une partie du logis de l’aile occidentale fut détruit pendant l’incendie. Le château va être ensuite pillé et servir de carrière après la révolution. Il ne sera classé comme monument historique qu’en 1922.

Nous descendons ensuite dans la ville médiévale. Les maisons ont des petites tourelles où se trouvaient les escaliers qui desservaient les étages. L’importance de cette tourelle était un signe de richesse. Nous sommes passés devant la fontaine romaine. L’origine de cette fontaine pourrait être la période gallo-romaine. En effet, les romains avaient installé un oppidum sur l’emplacement du château. Cette fontaine était le seul réservoir d’eau potable de la cité fortifiée de Sévérac.

La fontaine romane
En descendant dans le bourg 

Toujours en descendant les ruelles, nous passons devant plusieurs maisons aux façades du 13 et 14ème siècle (encorbellements et colombages). La maison de Jeanne daterait du 11ème siècle et elle serait la plus ancienne du Rouergue.

Maison de Jeanne
Maison de Jeanne
Porte du Peyrou
En flânant dans les rues de Sévérac le château 

Nous avons visité la maison des consuls rénovées par une association de bénévole. Le bâtiment, qui abritait autrefois l'administration des Consuls, est un rare exemple d'architecture civile du 17ème siècle. Il y avait également une prison avec un cachot en sous-sol. Dans une des salles était présenté le matériel médical du 17ème siècle. Dans une autre pièce nous pouvons voir une maquette du château.

La maison des Consuls 
Les maquettes du château dans sa période faste. 

Cisba

Après avoir fait le plein d’eau et les vidanges sur l’aire de service de Séverac, nous descendons au niveau de lac de Cisba et nous passons la nuit sur un parking à proximité du lac au pied d’un terril. Cela peut surprendre de parler de terril sur un espace nature. En fait, le lac de Cisba est un lac artificiel et le site a été une zone industrielle.

C'est en 1943 que le groupe industriel connu aujourd'hui sous le nom de Peychiney créait la Compagnie Industrielle des Schistes Bitumineux Aveyronnais dont le principal site se trouvait sur la commune de Lapanouse. Les schistes étaient exploités en carrière à ciel ouvert sur un front de plus de 10 m de hauteur. Ils étaient ensuite broyés et conduits dans des fours. Des gaz très chauds traversaient la matière première, la vapeur recueillie à la sortie était condensée et au bout coulait une huile lourde très proche du fioul. L'usine employa jusqu'à 500 personnes. L'exploitation de l'usine cessera le 31 janvier 1951.

De cette époque, il reste le lac artificiel situé dans le trou de la carrière et les terrils, seuls témoins de l'activité industrielle.

Le terril
Le lac et le terril de Cisba

Ces terrils sont les scories du traitement des hydrocarbures. Ces scories encore chaudes mises sur les scories précédentes entretenait une température qui a fait que l’embrasement a duré une dizaine d’année après l’arrêt de l’activité. Il en résulte la présence au niveau des terrils, de nombreuses espèces minérales générées par l’embrasement. La plupart des minéraux de ces terrils embrasés se retrouvent dans la nature mais parfois on peut rencontrer de nombreux composés nouveaux.

Après avoir fait un tour au niveau du lac, nous quittons Séverac par la N88 puis nous prenons la D64 pour aller voir le village fortitifié du 13ème siècle de Vimenet. Au croisement de la N88 et D64, nous pouvons également voir le château de Loupiac. La route D64 est très agréable et nous fait passer dans un paysage vallonnée verdoyant entrecoupé par une zone de causse très rocailleuse.

Le château de Loupiac

Vimenet

Vimenet est un ancien village fortifié qui comptait au 18ème siècle 90 tisserands (chanvre et laine). A la fin du 19ème siècle, l’invention du métier mécanique Jacquard, la création des manufactures et l’arrivée du coton sur le marché mirent fin à l’activité prospère de Vimenet. Il comptait également 3 moulins banaux à l’origine servant à différents usages (extraction huile de noix, foulon pour les draps….) Le village avait été fortifié vers le 14ème siècle au moment de la guerre de Cent Ans. En 1999, une association a été créée en partenariat avec la municipalité pour valoriser le patrimoine de la commune.

Les remparts et la porte d'entrée du village fortifié
L'église et son clocher peigne 
La deuxième porte 
Une ferme à l'extérieur des remparts 

Montrosier

Nous revenons vers la N88 pour rejoindre le site de Montrosier, le village et son château du 15 et 16ème siècle domine la vallée de l’Aveyron. Nous passons le pont gothique et son calvaire pour monter vers le château en suivant des petites ruelles sympathiques avec quelques belles maisons.

 L'Aveyron et son pont gothique
Le château et le village 

Rodez

Nous poursuivons vers Rodez. Nous avons la chance de trouver une place de stationnement sur le boulevard d’Estourmel entre les tours Raynalde et Corbières du 15ème siècle. Ces deux tours sont les rares vestiges des fortifications de la ville construites entre le 14 et 15ème siècle. Un peu plus haut, c’est le palais épiscopal. Le premier palais épiscopal au 15ème siècle s’appuyait sur les remparts. Au 16ème siècle, il est détruit pendant les guerre de religion et reconstruit à la fin du 17ème siècle. La Révolution française chasse les évêques et transforme la palais en préfecture. De l’autre côté de la rue se trouve la Cathédrale Notre Dame.

La tour médiévale et les remparts
La Cathédrale  Notre Dame

La construction de la Cathédrale débutera à la fin du 13ème siècle et se terminera au 16ème siècle ! Extérieurement, elle est imposante par sa taille et par son aspect massif. Ses volumes sont énormes comparés à la taille de la ville (102 mètres de long, plus de 30 mètres de haut sous les clefs de nef, une largeur de 37 mètres dans l’axe du transept). La hauteur de son clocher datant du 14ème siècle est impressionnante avec ses 87 m de hauteur et ses 4 étages. Il est détaché de la cathédrale.

L'intérieur  de la Cathédrale 

A l’intérieur de la cathédrale est tout aussi grandiose. Les deux portes se situent au niveau du transept et se font faces. Il y a de nombreuses sculptures. La chapelle du saint sacrement possède une architecture exceptionnelle : un plafond à caissons de pierre Renaissance et une voûte quasiment plate. Dans le chœur, le grand nombre de stalles, exécutées entre 1468 et 1478, traduit l’importance numérique du clergé aveyronnais dans le passé et explique la grandeur de la cathédrale. Les vitraux des 7 chapelles du déambulatoire du chœur sont insolites. Ils sont l’œuvre de Stéphane Belzère réalisés en 2003.

Vitraux réalisés par Stéphane Belzère
Les vitraux au niveau des chapelles 

Les thèmes des vitraux de la 3ème photo dans l’ordre de présentation : le songe de Booz, les saints au ciel, la chute des anges, la création du monde, l’église de Rodez au fil du temps, la résurrection, les sacrements.

La construction de la Cathédrale en grès rose nécessite des travaux d’entretien réguliers et une partie de la façade était échafaudé lors de notre visite. Il est possible de visiter le clocher et les planètes de la cathédrale (les terrasses) mais cette visite est limitée à certains jours. Il est donc préférable de contacter l’office de tourisme de Rodez.

Nous continuons notre visite par quelques maisons remarquables : la maison Guitard du 14ème siècle, dîtes Tour des Anglais malheureusement peu visible car en travaux, la maison Benoît du 15ème siècle, la maison canoniale et la maison Trouillet également du 15ème siècle et la remarquable maison d’Armagnac du 16ème siècle.

La maison Benoît
La maison Benoît
La maison canoniale
La maison canoniale
La maison d’Armagnac
La maison d’Armagnac
La maison Trouillet

Rodez surplombe la vallée de l’Aveyron. Nous descendons avec le véhicule au niveau de l’Aveyron avant de quitter Rodez par la D840.

L'Aveyron à Rodez 

Salles-la-Source

Nous faisons en soirée un détour par Salles la source qui mérite d’être vu. La particularité de ce bourg situé au flanc du Causse du Comtal est d’être divisé en 3 quartiers. On peut voir également 2 belles cascades, l’une peu après la source et l’autre du côté du quartier de St Paul. Chaque quartier a son château !

Au niveau du quartier St Loup, nous découvrons la Grande Cascade. Les sources et ruisseaux de Salle-la-Source proviennent d’un réseau hydrologique souterrain du Causse Comtal. Les sources sortent au pied du rang supérieur des falaises du causse pour former le ruisseau Crénau qui traverse la partie haute du village avant sa chute de 25 mètres.

La grande Cascade 

Le crénau continue sa course de saut en saut jusqu’à la cascade de Crouzie d’une hauteur de 20 m. En fait, Salles-la-Source compte 3 cascades. La troisième, la cascade du Trou de l’Arnus d’une hauteur de 20 m provient du ruisseau de la Gorge du Loup traverse la route départementale avant de tomber en cascade au cirque de l’Arnus. Il vient alimenter le Crénau au niveau du quartier St Paul. Son accès n’est pas aménagé et difficile.

Cette abondance d’eau et la forte déclivité a favorisé l’installation de nombreux moulins avec comme particularité que chaque moulin dépendait les uns des autres. Si le moulin en amont fermait les vannes pour réparer, tous les moulins en aval étaient arrêtés. A l’inverse, si les moulins supérieurs évacuaient les eaux trop rapidement, ils pouvaient occasionner des dégâts aux autres moulins. Cela a été la source de nombreux litiges et procès. Les historiens ont recensé 13 moulins en 1376, 16 à 17 en 1424. En 1564, on comptait 8 moulins à farine, 4 à foulon (draps), un moulin à poudre, un moulin à aiguiser et une scierie.

C’est dans ce contexte moulinier qu’une manufacture va voir le jour en 1825 au niveau de la Grande cascade. Ils vont y installer 4 usines : deux filatures, une minoterie et une papeterie. En 1906, une petite usine hydroélectrique est construite pour les besoins de la manufacture. Elle permettra au village de bénéficier de l’électricité bien avant l’heure.

Nous passons ensuite devant le château mineur ou château des Ondes et montons sur les falaises d’où nous avons un beau point de vue sur les 3 quartiers. Le déplacement dans ce bourg est un peu sportif par son dénivelé mais l’ambiance y est très agréable.

Le château des Ondes
Le quartier St Loup et son château 

Nous descendons vers le quartier St Paul où nous découvrons la cascade de la Crouzie. L’église est un édifice roman dans son état de construction initiale. Le château de St Paul est en fait une maison noble provenant des éclatements successoraux de l’ancien bourg.

 L'église de St Paul
Le Créneau et la Cascade de Crouzie 
Le quartier de St Loup et le Causse du Comtal vus du quartier St Paul 

Nous verrons le quartier de St Laurent de loin car il se fait tard. Le château majeur qui daterait du 10ème siècle a été complété par 2 autres châteaux au cours du 12ème siècle (les châteaux de la Calmontie et de la Tour ou maisons nobles).

 Le quartier St Laurent

Revenons au causse Comtal. Entre 210 et 170 millions d’années au jurassique, la mer dépose ses alluvions qui vont former des strates superposées de calcaires et de marnes (mélange de calcaire et d’argile) formant la surface du causse. Ces strates reposent sur des couches plus anciennes de grès et d’argilite rouges d’il y a 245 millions d’années et des roches carbonifères (grès, schistes et houille) d’il y a 300 millions d’années. Suite aux bouleversements tectoniques la couche supérieure du calcaire est fracturée et laisse s’infiltrer l’eau de surface qui se trouve piégée en profondeur par les strates de marnes imperméables formant une nappe aquifère qui débouche à flanc de vallée par les sources ou les résurgences.

Les parois verticales de calcaire sont fragilisées par les failles d’infiltration et des pans de falaises peuvent glisser sur les marnes souples. C’est ce qui a formé le chaos de blocs de St Laurent et de la gorge du Loup. Le dernier éboulement remonte à 2005.

Le tuf ou travertin se forme au débouché à l’air libre de l’eau des réseaux souterrains. On peut le voir au niveau des cascades et dans le lit du ruisseau.

Le système hydrologique le plus important du causse est celui du Tindoul de la Vayssière. Il draine un réseau souterrain de 12 km qui trouve sont principal exutoire à Salles-la-Source. Le tindoul de la Vayssière est un aven, un regard naturel sur la rivière souterraine qui traverse le causse du Comtal. Cet effondrement de 25 m de long, 40m de large et 67 m de profondeur est une curiosité naturelle spectaculaire du Causse de Comtal. Le bassin d’alimentation de la rivière souterraine représente 55 km².

Le causse du Comtal que nous avons vu au niveau de Bozouls n’a pas l’aspect de grands espaces des Grands causses. Il se situe entre le Lot et l’Aveyron et présente une alternance de calcaire et de marne par le jeu de failles. Sa formation géologique complexe à l’Est juxtapose marnes, rougiers et schistes constitue une large zone de transition avec le Causse de Séverac.

C’est aux grès rouges de la fin de l’ère primaire (- 250 millions d’années) que les rougiers doivent leur nom. Les montagnes alentour en s’érodant ont laissé s’échapper des résidus qui se sont déposés et accumulés sous un climat chaud et humide et c’est l‘oxydation du fer contenus dans ces résidus qui a donné sa couleur à la roche.

Voir randonnée : le Tindoul de la Vayssière : 13 km – nous arrivons au ‘Tindoul’ de la Vayssière à 4 Km de Sébazac direction Muret le Château par la route - château de la Vayssière – puis nous prenons la direction de la Garenne, puis Lesclauzade et retour aux voitures en passant à Sanhes où se trouve un ensemble de 3 châteaux d’époques et de destinations différentes.

Nous continuons vers Belcastel mais il se fait tard et nous passons la nuit en cours de route.

Belcastel

De bon matin, nous rejoignons Belcastel que nous découvrons au soleil du matin. Le village et le château s’étage au dessus d’une boucle de l’Aveyron. Nous montons jusqu’au château par des ruelles où nous découvrons quelques belles maisons mais il fait bon flâner le long de l’Aveyron et traverser son superbe pont pour avoir un autre point de vue.

Le village de Belcastel 

Le château est en fait une forteresse bâtie il y a 1000 ans sur un éperon rocheux. Le château fut abandonné au 16ème siècle et laissé en ruine jusqu’en 1973 période à laquelle l’architecte Fernand Pouillon décida de le restaurer. Le pont et l’église datent du 15ème siècle.

En montant vers la château et en descendant  vers la rivière

Bournazel

Nous rejoignons ensuite Bournazel. Le château fort a fait place à un château renaissance. Nous en faisons le tour en découvrant le village. Nous sommes mardi et c’est le jour de fermeture.

Le château de Bounazel 
Le village 

En prenant des petites routes, nous rejoignons Peyrusse le Roc.

Peyrusse le Roc

Ce village nous propose un circuit sur le site médiéval en ruine qui compte deux tours du château inférieur, un beffroi, le tombeau d’un roi, une église en ruine, une synagogue ou salle basse du château, l’Hôpital dit « des Anglais », une chapelle. Ce parcours descend au niveau de la rivière Audierne qui est un affluent du Lot.

Le village de Peyrusse le Roc  : la place des treize vents

Le premier château bâti en pierre date de la période carolingienne (entre le 8 et 10ème siècle). La forteresse défendait la cité. Une troisième tour du château inférieur se trouvait au niveau de l’église. Cette tour castrale des 12-13ème siècles dits « la Synagogue » servait de système défensif du château inférieur. Au 17ème siècle, la tour désaffectée devient une synagogue. Le mausolée datant 14èmme siècle a été découvert en 1957 au fond d’une fosse de 6,50 m. L’église Notre Dame de Laval est édifiée à la fin du 13ème. Cet édifice gothique méridional composé de 12 chapelles sera désaffecté à la fin du 17ème siècle. L’hôpital dit «des anglais » était un hospice du 13ème siècle qui servait d’accueil pour les malades, les pauvres et les pèlerins. Un incendie ravagea le bâtiment au 17ème siècle.

Les tours du château inférieur
Les vestiges de l'église Notre dame de Laval 
Le beffroi et l'hôpital dit "des anglais" 
Le pont du faubourg sur l'Audierne 

Sur le chemin du retour, nous passons par la porte barbacane datant du 14ème siècle. C’était la porte d’entrée de la cité. En face, se trouve 3 voutes du marché couvert qui en comprenait une vingtaine.

La barbacane et une des voutes du marché couvert 
Nous revenons au niveau du village 

Villefranche de Rouergue

Nous rejoignons Villefranche du Rouergue où nous passons la nuit sur un parking en bordure de l’Aveyron. La ville occupe une vallée dans laquelle l’Aveyron et l’Alzou ont creusé leur lit. Cette vallée se situe sur une faille géologique qui s’étire de Najac à Asprières. Au sud-Est, se dressent les collines abruptes et boisées du Ségala avec une terre pauvre (schiste, granit, grès) et au nord ouest jusqu’aux rives du Lot les collines calcaires plus douces et vallonnées du Causse.

Le lendemain, nous visitons Villefranche de Rouergue, une bastide du 13ème siècle. Le centre ville médiéval est dominé par le clocher porche de la collégiale Notre Dame d'une hauteur de 58 m. Sa construction se fera du 13ème au 15ème siècle. A coté du clocher porche se trouvait l’ancien hôpital St Martial du 14ème siècle. La bastide a perdu ses remparts et ses portes mais les rues sont organisées en damier. Le clocher porche est intégré aux arcades de la place Notre Dame. La particularité de cette place centrale, c’est que des rues passent sous ces arcades. Quelques maisons remarquables entourent cette place. Il y a entre autre la maison du Président Raynal, la maison Dardennes-Bernays avec son escalier renaissance au fond de la cour, la maison Armand avec ses fenêtres à meneaux, construite après l’incendie qui ravagea la place Notre Dame en 1497. Il y a également dans l’angle de la rue Marcellin-Fabre, une maison à colombage dont le corps central est un escalier de 7 niveaux avec en bas une belle porte en pierre sculptée.

La cathédrale Notre Dame et l'ancien hôpital 
A gauche, la maison Armand
la maison du Président Raynal
La maison à colombage
La maison à colombage
La place centrale et ses arcades 

En se promenant dans les rues, nous pouvons observer d’autres belles maisons. Il y a l’ancienne chapelle Saint Jacques du 15ème siècle, la chapelle des Pénitents noirs du 17ème siècle avec un clocheton élégant. En quittant le centre ville, nous passons par le pont des consuls édifié au 14ème siècle afin de remplacer le gué qui interdisait l’accès à la bastide en période de crue.

La chapelle des Pénitents noirs
En flânant dans les rues
L'Aveyron et le pont des Consuls 

Avant de quitter Villefranche, nous visitons la Chartreuse St Sauveur construite au 15ème siècle. Elle possède 2 cloîtres, un petit classique et un grand qui serait le plus vaste de France. En fait, ce grand cloître est entouré de 13 maisons de chartreux avec leur jardinet. Ces maisons comprenaient un rez-de-chaussée qui servait d’atelier et de réserves de bois et un étage destiné à l’habitation. Aujourd’hui il ne reste rien de ces aménagements et l’hôpital est adossé au grand cloître. Une grande partie de l’église était réservé aux moines avec de belles stalles sculptées. Nous avons vu la salle capitulaire, le réfectoire, une grande salle qui devait être la cuisine avec un cellier.

L'entrée de la Chartreuse  et l'église 
La salle capitulaire
Le lavabo avant l'entrée au réfectoire
Le réfectoire
La salle capitulaire et le réfectoire  
Le Petit cloître 
Le grand cloître 

Najac

Nous continuons plus au sud pour rejoindre Najac, perché sur un promontoire surplombant un méandre de l’Aveyron. Le bourg s’étale jusqu’au pied de la forteresse qui domine le paysage. L’accès en camping-car n’est pas facile. Les parkings sont peu nombreux et très petits. En période estivale, il y a du monde alors nous décidons de passer notre chemin et de revenir en basse saison car le site est remarquable.

Nous passons sur le pont Saint Blaise qui traverse l’Aveyron. C’est un pont en pierre très étroit et pas très droit. Construit au 13ème siècle sur la décision des consuls de Najac, il permettait la circulation des marchands et des pèlerins.

Le pont Saint Blaise  sur l'Aveyron
Sur notre route 
8

Varen

Varen est un charmant village au bord de l’Aveyron. L’église construite au 11ème siècle jouxte le château du prieur entièrement fortifié dès sa construction. Il reste de sa période médiévale, une ancienne porte fortifiée. Face au château se trouve une fontaine et en rejoignant le moulin, nous découvrons un très beau jardin et les abords bien aménagé de l’Aveyron. Cette visite fait partie des belles surprises.

Varen 
L'Aveyron à Varen 

Saint Antonin-Noble-Val

Nous poursuivons le long de l’Aveyron et arrivons à St Antonin-Noble-Val où nous nous stationnons sur l’aire de service. Nous partons ensuite à la découverte de la ville médiévale. A l’office de tourisme, nous récupérons un plan avec un circuit que nous suivons. Il y a quelques belles demeures dont la maison romane, monument civil construit au 12ème siècle où était rendue la justice vicomtale. Au 14ème siècle, elle devint la maison des consuls et deviendra le siège de la municipalité jusqu’à la révolution. En suivant le circuit, nous pouvons voir plusieurs maisons cachées dans les petites ruelles. Il y a un riche patrimoine mais certaines constructions sont en très mauvais état.

D'une rue à l'autre 
La maison romane et la place des Halles 
L'auberge "Au Lion d'Or"
L'accès au quai
Détail de la maison des amoureux
Maison du Roy
En poursuivant notre découverte 

Sur notre circuit, nous avons quelques vues sur l’Aveyron avec en toile de fond les falaises. Le bourg se situe à la confluence de l’Aveyron et de la Bonnette et bénéficiait d’un passage commercial important entre Rouergue, Quercy et Albigeois.

 L'Aveyron

St antonin était fréquenté par de riches marchands de draps, de fourrures et de cuirs qui construisirent de belles demeures à partir du 12ème siècle. Le bourg est sillonné par deux canaux dérivés de la Bonnette. Leur mise en place est liée à l’implantation du moulin de l’abbaye et à la création de tanneries.

Un canal de la Bonnette 

Finalement, nous passons la nuit sur l’aire de camping-car de St Antonin.

Les gorges de l'Aveyron

Nous prenons ensuite la route D115 puis D115E (la route en corniche) pour rejoindre Penne. Nous longeons les gorges de l’Aveyron avec quelques points de vue. Les falaises des gorges de l’Aveyron abritent des oiseaux rupestres. Le Faucon pèlerin et le Grand-duc d’Europe sont parmi les espèces les plus rares des gorges de l’Aveyron.

Les gorges de l'Aveyron 

Penne

En arrivant sur Penne par la route D173, nous avons une belle vue sur le village et son château construits sur un éperon rocheux et c’est en entrant dans le village que nous réalisons à quel point le château est vraiment perché en équilibre sur un piton rocheux.

Penne 

Nous montons au château en traversant les ruelles du village et arrivons au niveau de l’église et de son clocher-beffroi percé d’une porte servant d’entrée au village fortifié. Les vestiges du château semblent défier les lois de l’équilibre. Par sa situation, il a joué un rôle important dans l’histoire locale du catharisme. Le seigneur de Penne, en bon chrétien a accueilli et protégé des « hérétiques » dans sa maison. Il sera jugé pour cela.

En montant au château 
Le château de Penne 
Vue du Château de Penne 
En descendant du château 
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Le catharisme

Vers le milieu du 12ème siècle, alors que l’Europe est dominée par une profonde et ardente foi catholique, le Midi toulousain est gagné par une hérésie, le Catharisme. Les valeurs morales et l’austérité de ses adeptes contrastent avec l’opulence et le relâchement des représentants de l’Église catholique. Les cathares rejettent les sacrements, les indulgences, le purgatoire et le culte des saints. Ils ne glorifient point le sacrifice de la croix, et ne reconnaissent pas le pape comme le successeur légal des apôtres. Ils font chanceler les fondations du christianisme au point que le pape Innocent II les déclare hérétiques.

C’est vers le début du 13ème siècle, en 1204, que le pape Innocent III demande au roi Philippe Auguste (Philippe II) de mener une croisade contre les hérétiques cathares du Languedoc. Le sud de la France va alors s’embraser dans une guerre fratricide, qui opposera ses habitants et ses seigneurs aux forces de l’Église Catholique qui ont pris la Croix. Plus connue sous le nom de Croisade des Albigeois, cette guerre dévastera le midi et durera plus de 30 ans. La région sera dévastée, pillée et ruinée. Les années de destructions et de combats vont plonger le pays dans la famine et l’appauvrissement.

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Le village fortifié et le château seigneurial occupe l’éperon rocheux dès le 11ème siècle. Au 13ème siècle le site est profondément modifié pour en faire une forteresse. Le logis construit au début du 13ème siècle puis remanié au 14ème et 16ème siècle sera habité jusqu’au 17ème siècle. Il tombe en ruine au cours du 19ème siècle.

Depuis quelques années, chaque été, des campagnes de restauration permettent de reconstituer les parties pour lesquelles il y a des restes architecturaux (documents ou structures). Ainsi la visite porte sur les travaux qui utilisent des moyens d’époque notamment en matière d’échafaudage et de taille de la pierre. Il y a également des panneaux pédagogiques concernant la vie au château au moyen âge. Des animations sont proposées : présentation des tenues vestimentaires et des armes des chevaliers de l’époque avec des mises en scène de combat, de vie courtisane. Il y avait aussi de la calligraphie avec des plumes de canard et d’oie avec de l’encre de brou de noix. Pour les enluminures, la peinture étaient réalisée avec des pigments (poudre de roche), de la gomme arabique, du blanc d’œuf battu en neige liquéfié et de l’eau miellée.

Il est déjà tard et nous déjeunons au restaurant situé en dessous du château. Nous prenons la route D115 le long de l’Aveyron pour rejoindre Bruniquel.

Bruniquel

Bruniquel est un village dominé par 2 châteaux situés en aplomb d’une falaise de 90 m de hauteur au dessus de l’Aveyron. En montant vers les châteaux, nous découvrons les belles demeures des marchands ainsi que quelques vestiges des fortifications.

En montant vers le château 

Le site comprend 2 châteaux à l’histoire mouvementée. Nous entrons par le château Jeune et arrivons dans la cour intérieure où se trouve les vestiges suivants :

- le Donjon ou Tour Brunehaut, du nom de la reine wisigothe à qui la légende attribue la fondation du premier château au 6ème siècle. Cette tour carrée aujourd’hui arasée à la moitié de sa hauteur initiale aurait été édifiée au 12ème siècle. La porte primitive était située à 8 m de haut et on y accédait par une échelle.

- le corps de Logis ou salle des chevaliers édifiée au cours du 13ème siècle. Appuyé sur les remparts cette construction devait être l’habitation principale des vicomtes de Bruniquel à cette époque.

- les remparts et les anciennes écuries.

Le corps de Logis ou salle des chevaliers 

Le château Vieux, construit en aplomb de la falaise, a connu plusieurs réaménagements. Pendant les guerres de religion dans la 2ème moitié du 16ème siècle, les constructions furent en partie brulées, rasées au niveau du premier étage car le vicomte de ce château était catholique alors que le vicomte du Château Jeune comme la majorité des habitants du village étaient protestants. L’histoire de ces châteaux est particulière.

En 1461, en raison d’une querelle entre le vicomte et son fils, une partie du domaine est vendue à son cousin et un mur de séparation est dressé autour du château vieux créant deux propriétés. C’est au début du 16ème siècle que le château Jeune sera construit. La division entre les 2 châteaux va durer trois siècles et elle sera exacerbée par les guerres de religion qui vont encore accroître l’opposition entre les deux châteaux et ce n’est qu’à la fin du 18ème siècle que le vicomte du château Vieux rachète le château Jeune.

Le château Vieux sera en partie reconstruit puis réaménagé au 17ème, 18ème et 19ème siècle. L’entrée se fait par une tourelle équipée d’escalier. Au rez-de–chaussée, il y a la salle à manger et plusieurs salles. L’une d’elle est consacrée à l’exposition de photos prises pendant le tournage du film « le vieux fusil ». A partir de cette dernière salle, nous accédons à la galerie du 19ème siècle de style renaissance qui surplombe la falaise offrant une belle vue sur la vallée de l’Aveyron. Ce château sera habité jusqu’en 1950 et servira de résidence secondaire jusqu’en 1987.

Vue sur un méandre de l'Aveyron à partir de la galerie 

Au premier étage, au dessus de la salle à manger, des panneaux d’information et un film présentent la grotte de Bruniquel.

La grotte de Bruniquel a été découverte en 1990 par un gamin de 15 ans, membre d’une société de spéléo-archéologique. Le lendemain les membres du club le rejoignent et ils découvrent des empreintes d’ours imprimées dans l’argile, des superbes concrétions et surtout des concrétions cassées visiblement aménagées alors qu’il n’y a aucune trace humaine, pas le moindre outil. Ils observent également des traces de feu. La datation des os d’ours semi brulés remonte à plus de 47 000 ans à l’époque de l’homme de Neandertal. Mais il faudra attendre 2014 pour dater cette structure, elle-même recouverte de calcite. La structure aurait 176 500 ans ! C’est bien l’époque de Neandertal et qui plus est un néandertalien ancien ! Cela bouleverse les connaissances des préhistoriens sur l’homme de Neandertal. Une nouvelle étude est réalisée à partir des traces de feu et ils découvrent ainsi que l’utilisation du foyer remonte à plus ou moins 180 000 ans, le feu est donc bien de l’époque de la structure. Les points de chauffe ont-ils servis à la cuisson, au chauffage ou à l’éclairage ? Beaucoup de questions restent en suspens.

Nous poursuivons notre visite au niveau du château Jeune, fortement remanié au 17ème et 18ème siècle. Il n’est plus habité depuis la révolution et laissé à l’abandon. Il est donc en très mauvais état et sa restauration se fait par étapes. Nous pouvons voir, la salle d’apparat et les boiseries de sa cheminée, son escalier à vis, son ancienne chapelle devenue cuisine, un belvédère sur la vallée de l’Aveyron, la première cuisine et son four.

l'entrée du Château Jeune
la salle d'apparat restaurée
l'escalier à vis
La chapelle devenue cuisine
La première cuisine
Le château Jeune 

En dessous de la salle d’apparat, la salle voutée présentent des objets de la préhistoire provenant de différents abris sous roche à proximité de Bruniquel pendant la période magdalénienne.

Une reproduction des bisons dans la grotte de Mayriere de Bruniquel
Bâtons gravés de la grotte de la Vache à Alliat
Harpons en bois de renne gravés de l’abri Plantade à Bruniquel
Copie d'objets provenant d'abris sous roche de la région de la période magdalénienne

En quittant les châteaux, nous flânons dans les ruelles et nous rencontrons Mr Poussou devant la maison de style 15 et 16ème siècle qu’il a mis 40 ans à construite sur une parcelle qui n'était qu'un tas de pierre en suivant des plans historiques. La maison Poussou accueille des expositions d’artiste de la région.

Porte Mejane
Place de l'horloge
En descendant 
 Maison Poussou

Nous terminons notre descente de l’Aveyron en rejoignant sa confluence avec le Tarn sur la commune de Lafrançaise dans le Lot et Garonne. Après Bruniquel, les falaises s’abaissent et l’Aveyron coule dans une large vallée alluvionnaire où sont cultivés de nombreux arbres fruitiers.

Nous terminons notre périple à partir de cette confluence et remontons vers le nord en prenant des petites routes qui nous permettent de mieux ressentir la vie locale.

L'Aveyron avant sa confluence 
La confluence entre l'Aveyron et le Tarn